Corrigé détaillé Banque PT Physique A PT 2020
Détection des ondes gravitationnelles par interférométrie
- 62 questions corrigées
- Sujet difficile
- Faisable en PTSI : 15 questions sur 62, parties 1.B et 1.C
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PTSI : 15 questions sur 62. Autres questions faisables en PTSI
Autres premières années : MPSI 16 · PCSI 16 · MP2I 16 · TSI1 4 · BCPST1 4 questions.
Détail par partie
- Partie 114/20En partie
- Partie 20/252e année
- Partie 31/17En partie
Le sujet en bref
Sujet difficile · Électromagnétisme, Optique ondulatoire, Mécanique · 15 incontournables · 16 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet d'une remarquable richesse scientifique est articulé autour de l'une des découvertes majeures de la physique contemporaine : la détection directe des ondes gravitationnelles (prix Nobel de physique 2017). Il propose une modélisation physique complète et progressive du phénomène, depuis l'émission de l'onde lors de la coalescence de deux astres compacts jusqu'aux limites ultimes de sa détection sur Terre par les interféromètres géants LIGO et Virgo.
L'épreuve balaie de grands pans des programmes de physique de CPGE : gravitation newtonienne et mécanique céleste, optique ondulatoire (interféromètre de Michelson, cavités résonantes), fluctuations quantiques (bruit de photons), électromagnétisme dans les conducteurs (effet de peau) et diffusion thermique. Très formateur, ce problème constitue un support idéal pour les révisions transversales de concours, alliant rigueur des démonstrations et ordres de grandeur réalistes.
- Difficulté
- Difficile, d'après le rapport du jury
- Temps estimé
- ≈ 4 h 20 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
Part des questions du sujet.
- Incontournables
15 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en PTSI : 15 questions sur 62, parties 1.B et 1.C.
Où gagner des points
47 questions rapides et accessibles · 5 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Rapides et accessibles (47) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
Points à signaler : parties indépendantes
Parties indépendantes
Q1 (partie 1), Q1 (partie 2) et Q1 (partie 3) : Les trois parties (mécanique gravitationnelle, interféromètre de détection et comportement électromagnétique puis thermique du miroir) sont totalement indépendantes et peuvent être traitées dans l'ordre de son choix.
Comment utiliser ce corrigé
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Sommaire
62 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
62 questionsPartie 1
A · Préliminaires.
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : loi de coulomb, force électrostatique
Soient deux charges ponctuelles et disposées respectivement aux points et . Rappeler l'expression de la force que exerce sur . On introduira toutes les notations nécessaires.
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Écrire la loi de Coulomb vectorielle en introduisant le vecteur unitaire reliant P_1 à P_2 et la permittivité \varepsilon_0.
Préciser que les miroirs virtuels sont parallèles (coins d'air nul), les franges sont localisées à l'infini ; sur un écran quelconque, le contraste s'annule.
Caractériser l'onde : plane, progressive, harmonique (monochromatique), polarisée rectilignement selon l'axe Oz, se propageant selon +Ox.
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Expression vectorielle de la force d'interaction électrostatique de Coulomb entre deux charges ponctuelles.
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Soit \varepsilon_0 la permittivité diélectrique du vide. On note :
- \vec{r}_{12} = \vec{P_1P_2} le vecteur joignant le point P_1 au point P_2,
- r_{12} = \|\vec{P_1P_2}\| la distance séparant les deux charges ponctuelles,
- \vec{u}_{1\to 2} = \dfrac{\vec{P_1P_2}}{r_{12}} le vecteur unitaire dirigé de P_1 vers P_2.
D'après la loi de Coulomb, la force électrostatique exercée par la charge ponctuelle q_1 située en P_1 sur la charge ponctuelle q_2 située en P_2 s'écrit :
Résultat
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : théorème de gauss, flux électrostatique
Enoncer le théorème de Gauss de l'électrostatique.
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Exprimer le flux du champ électrostatique à travers une surface fermée en fonction de la charge intérieure totale.
Rattraper la différence de marche dispersive introduite par la traversée de la séparatrice pour le rayon transmis ; placer la lame parallèlement sur le bras adéquat.
Utiliser la relation fondamentale de dispersion dans le vide \nu = c/\lambda.
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Énoncé du théorème de Gauss reliant le flux du champ électrique à la charge intérieure.
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Le théorème de Gauss en électrostatique s'énonce ainsi :
Le flux du champ électrostatique \vec{E} à travers une surface fermée \Sigma orientée vers l'extérieur est égal à la charge électrique totale algébrique Q_{\text{int}} contenue à l'intérieur du volume délimité par \Sigma, divisée par la permittivité diélectrique du vide \varepsilon_0 :
où :
- \Sigma est une surface fermée fictive (surface de Gauss) ;
- \mathrm{d}\vec{S}_{\text{ext}} = \vec{n}_{\text{ext}}\,\mathrm{d}S est le vecteur surface élémentaire orienté vers l'extérieur de la surface fermée ;
- Q_{\text{int}} = \iiint_{\mathcal{V}} \rho\,\mathrm{d}\tau est la charge intérieure au volume \mathcal{V} délimité par \Sigma.
Sous forme locale, il correspond à l'équation de Maxwell-Gauss :
Résultat
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : loi de gravitation universelle, force gravitationnelle
On considère maintenant deux masses ponctuelles et en et . Exprimer la force de sur .
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Formuler la loi de gravitation universelle de Newton en veillant au signe traduisant le caractère purement attractif.
Déterminer la différence de marche \delta = 2e\cos i entre les deux rayons issus de la division d'amplitude et réfléchis par la lame d'air équivalente.
Utiliser la relation de structure des OPPH dans le vide \vec{B} = \frac{1}{c}\vec{u}_x \wedge \vec{E}, puis calculer \langle\vec{\Pi}\rangle = \frac{1}{2\mu_0}\operatorname{Re}(\underline{\vec{E}}\wedge\underline{\vec{B}}^*).
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Expression vectorielle de la force d'attraction gravitationnelle de Newton entre deux masses ponctuelles.
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D'après la loi de la gravitation universelle de Newton, la force gravitationnelle exercée par la masse ponctuelle m_1 située en P_1 sur la masse ponctuelle m_2 située en P_2 est une force d'interaction attractive, dirigée le long de la droite joignant les deux points.
En conservant les notations de la question précédente, en posant r_{12} = P_1 P_2 et en introduisant le vecteur unitaire \vec{u}_{1\to 2} = \frac{\overrightarrow{P_1 P_2}}{P_1 P_2} dirigé de P_1 vers P_2, elle s'écrit :
où G est la constante de gravitation universelle.
Résultat
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : théorème de gauss, analogie électrostatique gravitation
Etablir une correspondance explicite entre l'électrostatique et la gravitation. Enoncer le théorème de Gauss gravitationnel. On notera le champ gravitationnel au point .
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Identifier les correspondances formelles q \leftrightarrow m et 1/(4\pi\varepsilon_0) \leftrightarrow -G pour déduire l'énoncé du théorème de Gauss gravitationnel.
Pour le premier anneau brillant hors centre, chercher l'angle i_1 vérifiant \delta(i_1) = \delta(0) - \lambda, avec i_1 \approx R_1/f'.
Intégrer le flux du vecteur de Poynting moyen sur la section transverse S du faisceau laser pour relier \langle P \rangle à E_0.
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- Comparer l'expression du champ électrostatique créé par une charge ponctuelle à celle du champ gravitationnel créé par une masse ponctuelle afin de dresser le tableau d'analogie formelle.
- Transposer le théorème de Gauss de l'électrostatique au champ gravitationnel à l'aide de ce dictionnaire de correspondance.
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Correspondance entre charges et masses (1/\varepsilon_0 \leftrightarrow -4\pi G) et formulation du théorème de Gauss gravitationnel.
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Le champ électrostatique créé en un point P_2 par une charge ponctuelle q_1 située en P_1 s'écrit :
De façon analogue, le champ gravitationnel créé en P_2 par une masse ponctuelle m_1 située en P_1 s'écrit (d'après l'expression de la force de gravitation de la question Q3 avec \vec{F}_{1\to 2} = m_2 \vec{g}(P_2)) :
Par identification directe des deux expressions, on établit la correspondance suivante :
| Électrostatique | Gravitation | |
|---|---|---|
| Charge q | \longleftrightarrow | Masse m |
| Champ électrique \vec{E} | \longleftrightarrow | Champ gravitationnel \vec{g} |
| \dfrac{1}{4\pi\varepsilon_0} | \longleftrightarrow | -G (soit \dfrac{1}{\varepsilon_0} \longleftrightarrow -4\pi G) |
| Charge intérieure Q_{\text{int}} | \longleftrightarrow | Masse intérieure M_{\text{int}} |
| Densité volumique de charge \rho | \longleftrightarrow | Masse volumique \rho |
En appliquant cette correspondance au théorème de Gauss électrostatique (question Q2), on en déduit le théorème de Gauss gravitationnel :
Le flux sortant du champ gravitationnel \vec{g}(M) à travers une surface fermée \Sigma orientée vers l'extérieur est proportionnel à la masse totale M_{\text{int}} contenue à l'intérieur du volume délimité par \Sigma :
Sous forme locale, cette loi se traduit par l'équation de Maxwell-Gauss gravitationnelle :
où \rho désigne la masse volumique locale.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : théorème de gauss, champ de gravitation
On envisage un astre sphérique de centre , de rayon et de masse uniformément répartie. En justifiant clairement chaque étape du raisonnement, établir que le champ gravitationnel créé par cet astre en un point extérieur à l'astre s'écrit . Commenter cette expression.
Voir l'indiceIndice
Choisir une sphère concentrique de rayon r > R comme surface de Gauss, justifier les invariances et symétries, puis appliquer le théorème.
Suivre le trajet de la lumière : une réflexion (ou transmission) à l'aller (50\%) et une transmission (ou réflexion) au retour (50\%), soit un facteur 1/4.
Écrire Maxwell-Ampère et comparer l'ordre de grandeur du courant de conduction \gamma E à celui du courant de déplacement \varepsilon_0 \omega E.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter les symétries et invariances de la distribution pour déterminer la direction et les variables d'espace dont dépend le champ \vec{g}(M).
- Choisir une surface de Gauss adaptée aux symétries de la distribution et calculer le flux du champ gravitationnel à travers celle-ci.
- Appliquer le théorème de Gauss gravitationnel établi en Q4 pour en déduire l'expression vectorielle de \vec{g}(M), puis commenter le résultat physique obtenu.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du théorème de Gauss gravitationnel à une sphère de rayon R : le champ extérieur équivaut à celui d'une masse ponctuelle au centre.
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On repère le point M en coordonnées sphériques (r,\theta,\varphi) d'origine O, centre de l'astre : \vec{OM} = r\,\vec{u}_r, avec r = OM > R.
1. Symétries et invariances :
- Invariances : La distribution de masse est à symétrie sphérique, invariante par toute rotation autour de O. Le champ gravitationnel ne dépend donc pas des coordonnées angulaires \theta et \varphi : \vec{g}(M) = \vec{g}(r).
Symétries : Tout plan contenant l'axe (OM) est un plan de symétrie de la distribution de masse. Le champ gravitationnel étant un vrai vecteur, \vec{g}(M) doit appartenir à tous ces plans de symétrie : il est donc radial, porté par leur intersection, la droite (OM) :
\vec{g}(M) = g(r)\,\vec{u}_r
2. Choix de la surface de Gauss et calcul du flux : On choisit pour surface de Gauss \Sigma la sphère de centre O et de rayon r > R, orientée vers l'extérieur : \mathrm{d}\vec{S}_{\text{ext}} = \mathrm{d}S\,\vec{u}_r. Le flux gravitationnel sortant à travers \Sigma vaut :
3. Application du théorème de Gauss gravitationnel : D'après le théorème de Gauss gravitationnel (question Q4) :
Comme r > R, la surface de Gauss englobe la totalité de l'astre : M_{\text{int}} = m. On en déduit :
Le champ gravitationnel s'écrit donc :
Comme r = OM, on obtient bien :
Commentaires :
- Le signe négatif traduit le caractère attractif de l'interaction gravitationnelle : le champ est dirigé vers le centre attracteur O.
- En tout point extérieur (r > R), le champ créé par une sphère de masse m est rigoureusement identique à celui qu'engendrerait une masse ponctuelle de même valeur m concentrée en son centre O (théorème de Newton).
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : théorème de gauss, champ de gravitation
Etablir également l'expression de pour un point intérieur à l'astre.
Voir l'indiceIndice
Calculer la masse intérieure à la sphère de rayon r < R à l'aide de la masse volumique uniforme \rho = m/(\frac{4}{3}\pi R^3).
Calculer le déphasage optique le long de chaque bras \varphi_k = 2\pi(2 n_k L_k)/\lambda, puis soustraire les deux contributions en tenant compte du déphasage à la réflexion.
Prendre le rotationnel de Maxwell-Faraday dans le conducteur en négligeant le courant de déplacement et en utilisant \operatorname{div}\vec{E}=0.
Voir la stratégieStratégie
- Réutiliser les propriétés de symétrie et d'invariance établies à la question Q5 pour exprimer la forme du champ \vec{g}(M) et le flux à travers une sphère de Gauss de rayon r < R.
- Exprimer la masse intérieure M_{\text{int}} à cette sphère à partir de la masse volumique uniforme \rho.
- Appliquer le théorème de Gauss gravitationnel pour déterminer \vec{g}(M).
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème de Gauss pour une surface sphérique intérieure à l'astre : champ proportionnel au rayon r.
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Soit un point M intérieur à l'astre, situé à une distance r = OM < R du centre O.
Les symétries et invariances de la distribution sphérique sont identiques à celles analysées à la question Q5 :
On choisit comme surface de Gauss \Sigma la sphère de centre O et de rayon r (r < R). Le flux sortant du champ gravitationnel à travers \Sigma s'écrit :
La masse m étant uniformément répartie dans la sphère de volume V = \frac{4}{3}\pi R^3, la masse volumique de l'astre est :
La masse M_{\text{int}} contenue à l'intérieur de la surface de Gauss \Sigma est donc :
D'après le théorème de Gauss gravitationnel établi à la question Q4 :
Sous forme vectorielle, en utilisant \vec{OM} = r\,\vec{u}_r, on obtient :
Résultat
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Schéma ou tracé
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : champ de gravitation, allure de courbe
Tracer alors l'allure de en fonction de pour tout .
Voir l'indiceIndice
Tracer \|\vec{g}(r)\| : fonction linéaire pour r < R, raccordement continu en r=R, puis décroissance en 1/r^2 pour r > R.
Sommer les amplitudes complexes \underline{S}_x et \underline{S}_y, puis calculer le module au carré E_y = \underline{S}\underline{S}^* pour obtenir une formule du type de Fresnel.
Chercher une solution plane progressive de pulsation \omega et identifier la partie imaginaire de \underline{k}^2 = -j\mu_0\gamma\omega.
Voir la stratégieStratégie
- Recueillir les expressions de la norme du champ gravitationnel \|\vec{g}(M)\| obtenues aux questions Q5 et Q6 pour les deux domaines r \le R et r \ge R.
- Identifier les propriétés remarquables de la courbe : valeur en r = 0, continuité et extremum à la surface r = R, et comportement asymptotique lorsque r \to +\infty.
- Tracer le graphe correspondant en mettant en évidence les grandeurs caractéristiques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de la norme du champ gravitationnel : linéaire de 0 à R, puis décroissance en 1/r^2.
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D'après les résultats établis aux questions Q5 et Q6, la norme du champ gravitationnel s'écrit :
On relève les caractéristiques suivantes :
- Pour 0 \le r \le R, \|\vec{g}(M)\| varie de façon linéaire avec r, partant de zéro au centre (r = 0) ;
À la surface de l'astre (r = R), \|\vec{g}(M)\| est continu et atteint sa valeur maximale :
g_{\max} = \|\vec{g}(R)\| = \frac{Gm}{R^2}- Pour r \ge R, \|\vec{g}(M)\| décroît en 1/r^2 et tend vers 0 lorsque r \to +\infty ;
- La dérivée par rapport à r présente une discontinuité en r = R (pente à gauche égale à +Gm/R^3, pente à droite égale à -2Gm/R^3), traduisant la discontinuité de la masse volumique à la surface.
B · Description mécanique du système.
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : centre de masse, repérage barycentrique
A partir de la définition de , montrer que .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la définition barycentrique m\vec{CC_1} + m\vec{CC_2} = \vec{0} avec \vec{r} = \vec{C_1C_2} = \vec{CC_2} - \vec{CC_1}.
Calculer la longueur d'onde de l'onde gravitationnelle \Lambda_g = c/f_0 et la comparer à l'extension spatiale du miroir D.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire la définition barycentrique du centre d'inertie C pour le système constitué des deux masses ponctuelles identiques.
- Exprimer le vecteur \vec{r} = \vec{C_1 C_2} à l'aide de la relation de Chasles en faisant intervenir le point C, puis relier \vec{R_1} à \vec{r}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition du centre d'inertie de deux masses égales : position relative des deux corps.
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Par définition du centre de masse C du système constitué des deux corps C_1 et C_2 de même masse m, on a :
En simplifiant par la masse m \neq 0, il vient :
D'après la relation de Chasles, le vecteur position relative \vec{r} = \vec{C_1 C_2} s'écrit :
En substituant \vec{R_2} = -\vec{R_1} dans cette relation :
On en déduit immédiatement :
Résultat
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Cinématique et dynamique du point
Notions : mouvement plan, moment cinétique
Justifier que le mouvement de est plan.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème du moment cinétique à C_1 en C ; la force gravitationnelle étant centrale de centre C, le moment cinétique est conservé.
Comparer le temps de réponse T = 10^{-4}\text{ s} à la période optique de la lumière (T_{\text{opt}} \sim 10^{-15}\text{ s}) et à la période gravitationnelle (T_g = 10^{-3}\text{ s}).
Comparer l'épaisseur géométrique du miroir L = 1{,}0\text{ mm} à l'épaisseur de peau \delta trouvée précédemment.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la force s'exerçant sur le point matériel C_1 dans le référentiel galiléen lié au centre d'inertie C.
- Montrer que cette force est centrale de centre C et appliquer le théorème du moment cinétique en ce point.
- Conclure sur la conservation du moment cinétique et en déduire la planarité de la trajectoire.
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La force étant centrale, le moment cinétique est constant et la trajectoire est plane.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le point matériel C_1 de masse m dans le référentiel galiléen d'origine C.
Le système \{C_1 + C_2\} étant isolé, la seule force appliquée à C_1 est l'action gravitationnelle exercée par C_2 :
D'après la question Q8, on a \vec{r} = -2\vec{R_1} avec \vec{R_1} = \vec{CC_1}, donc :
La force subie par C_1 est donc une force centrale de centre C.
Appliquons le théorème du moment cinétique à C_1 au point fixe C dans ce référentiel :
Comme \vec{F}_{2\to 1} est colinéaire à \vec{R_1}, le moment en C de la force est nul :
Deux situations se présentent :
- Si \vec{L}_C(C_1) = \vec{0}, alors \vec{R_1} et \vec{v}_1 sont colinéaires à chaque instant : le mouvement est rectiligne, ce qui constitue un cas particulier de mouvement plan.
Si \vec{L}_C(C_1) \neq \vec{0}, le produit scalaire donne en permanence :
\vec{R_1}(t) \cdot \vec{L}_C(C_1) = \left(\vec{R_1} \wedge m\vec{v}_1\right) \cdot \vec{R_1} = 0Le vecteur position \vec{R_1}(t) est orthogonal au vecteur constant non nul \vec{L}_C(C_1).
Le mouvement de C_1 est donc plan.
Résultat
Question 10
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Cinématique et dynamique du point
Notions : mouvement circulaire uniforme, accélération tangentielle
En déduire que le mouvement de est uniforme.
Voir l'indiceIndice
La force gravitationnelle étant purement radiale, la composante orthoradiale de l'accélération est nulle, ce qui impose \ddot{\theta}=0 si r est constant.
Injecter n_x = 1-\tau et n_y = 1+\tau dans la différence de phase, écrire \varphi = \varphi_0 + \delta\varphi, puis développer \cos\varphi au premier ordre en \tau.
Intégrer la puissance volumique \langle p_J(x) \rangle sur tout le volume du miroir S \times \int_0^\infty \mathrm{d}x.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la relation \vec{R}_1 = -\frac{1}{2}\vec{r} issue de la question Q8 pour relier la distance R_1 = CC_1 à la distance constante r.
- Utiliser la conservation du moment cinétique établie à la question Q9 (ou, de manière équivalente, le théorème de l'énergie cinétique) pour montrer que la norme de la vitesse est constante.
Voir la réponse courteRéponse courte
La force étant purement radiale, l'accélération orthoradiale est nulle : la vitesse orbitale est constante.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q8, le vecteur position de C_1 par rapport à C s'écrit :
Puisque la distance r = \|\vec{r}\| est supposée constante, la distance R_1 = CC_1 l'est également :
Le mouvement de C_1 étant plan (d'après la question Q9), repérons la position de C_1 en coordonnées polaires (R_1, \theta) de pôle C dans ce plan, avec la base (\vec{u}_{R_1}, \vec{u}_\theta, \vec{u}_z) telle que \vec{R}_1 = R_1 \vec{u}_{R_1}. Le vecteur vitesse s'exprime par :
Comme R_1 = \text{cte}, on a \dot{R}_1 = 0, d'où :
D'après la question Q9, la force subie par C_1 est une force centrale de centre C, donc le moment cinétique de C_1 en C est conservé au cours du temps :
La masse m et le rayon R_1 étant constants, la vitesse angulaire \dot{\theta} est constante.
La norme de la vitesse vaut alors :
Résultat
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Cinématique et dynamique du point
Notions : mouvement circulaire, vitesse orbitale
Décrire le mouvement de . Faire un schéma où sont représentés, à un instant donné , et ainsi que leurs vecteurs vitesse respectifs.
Voir l'indiceIndice
Les deux corps décrivent des cercles de même rayon R_1 = r/2 en restant diamétralement opposés, avec des vitesses opposées \vec{v}_2 = -\vec{v}_1.
Dériver le terme en variation par rapport à \varphi_0 : la sensibilité est maximale pour \sin\varphi_0 = \pm 1, d'où \varphi_0 = \pi/2 \pmod \pi.
Effectuer un bilan d'énergie thermique adiabatique sur la zone d'absorption : \rho c_m S \delta \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} \approx P_J.
Voir la stratégieStratégie
- Synthétiser les propriétés cinématiques établies aux questions Q9 et Q10 pour caractériser la nature de la trajectoire et du mouvement de C_1.
- Déduire par symétrie la position et la vitesse de C_2 à partir de la relation barycentrique.
- Réaliser un schéma clair et soigné représentant la trajectoire circulaire commune, les deux astres diamétralement opposés et leurs vecteurs vitesse respectifs.
Voir la réponse courteRéponse courte
Description des trajectoires circulaires concentriques et schéma des positions et vitesses opposées.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions précédentes :
- le mouvement de C_1 est plan (question Q9) ;
- la distance de C_1 au centre d'inertie C est constante : R_1 = \|\vec{R}_1\| = \dfrac{r}{2} = \text{cte} (question Q8) ; la trajectoire de C_1 dans le référentiel galiléen de centre C est donc un cercle de centre C et de rayon R_1 = \dfrac{r}{2} ;
- la norme de la vitesse de C_1 est constante : v_1 = \text{cte} (question Q10).
Le mouvement de C_1 est donc un mouvement circulaire uniforme de centre C et de rayon :
D'après la question Q8, \vec{R}_2(t) = -\vec{R}_1(t). En dérivant par rapport au temps dans le référentiel galiléen lié à C :
Les corps C_1 et C_2 sont donc en permanence diamétralement opposés sur le même cercle de centre C et de rayon r/2, avec des vecteurs vitesse opposés, orthogonaux à la droite (C_1 C_2) et de même norme.
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : troisième loi de kepler, principe fondamental de la dynamique
Le mouvement de est périodique de fréquence . Etablir la relation .
Voir l'indiceIndice
Écrire la relation fondamentale de la dynamique sur l'axe radial : m v_1^2 / R_1 = G m^2 / r^2, puis exprimer v_1 en fonction de f et R_1 = r/2.
Relier l'énergie lumineuse totale collectée \langle E_L \rangle = \langle P_y \rangle T à l'énergie d'un photon unique \varepsilon = hc/\lambda.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique au corps C_1 dans le référentiel galiléen lié au centre de masse C.
- Exprimer l'accélération centripète de C_1 en fonction du rayon de sa trajectoire R_1 = r/2 et de sa pulsation orbitale \omega = 2\pi f.
- Égaler l'accélération à la force gravitationnelle attractive exercée par C_2 pour en déduire l'expression de la fréquence f.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de la deuxième loi de Newton en coordonnées polaires pour relier fréquence orbitale et rayon r.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le corps C_1 de masse m dans le référentiel galiléen lié au centre de masse C.
Le corps C_1 est soumis à la force gravitationnelle exercée par C_2, située à une distance r :
Cette force est centrale, dirigée vers le centre C de la trajectoire.
D'après les questions précédentes, le mouvement de C_1 est circulaire uniforme de rayon R_1 = \frac{r}{2}. Son accélération est donc purement centripète et s'écrit, en introduisant la pulsation \omega = 2\pi f :
La deuxième loi de Newton appliquée à C_1 s'écrit :
En projetant selon le vecteur unitaire centripète -\vec{u}_r, on obtient :
Comme la fréquence f est une grandeur positive, on en déduit :
Résultat
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : énergie potentielle de gravitation
Exprimer l'énergie potentielle gravitationnelle de dans le champ gravitationnel créé par en fonction de , et . On choisira nulle pour tendant vers l'infini.
Voir l'indiceIndice
Intégrer le travail élémentaire de la force gravitationnelle attractive entre r et l'infini pour fixer la constante d'intégration.
Exprimer la fluctuation de puissance \Delta P_y comme le rapport de la fluctuation d'énergie photonique \Delta N (hc/\lambda) sur la durée de mesure T.
Évaluer le temps de diffusion thermique par analyse dimensionnelle de l'équation de la chaleur : \tau_{\text{diff}} \sim L^2/D_{\text{th}} avec D_{\text{th}} = \lambda_{\text{th}}/(\rho c_m).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le travail élémentaire de la force gravitationnelle conservative exercée par C_1 sur C_2 lors d'un déplacement élémentaire relatif.
- Relier ce travail à la variation d'énergie potentielle via \mathrm{d}E_{\text{pot}} = -\delta W.
- Intégrer par rapport à la distance r et déterminer la constante d'intégration à l'aide de la condition de référence à l'infini.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de la force de gravitation newtonienne avec référence nulle à l'infini : E_{\text{pot}} = -Gm^2/r.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La force gravitationnelle exercée par le corps C_1 sur le corps C_2 s'écrit, d'après le résultat de la question Q3 avec m_1 = m_2 = m et \vec{r} = \overrightarrow{C_1C_2} = r \vec{u}_r :
Cette force dérive d'une énergie potentielle E_{\text{pot}} définie par :
On en déduit par intégration :
La condition de référence choisie impose \lim_{r\to+\infty} E_{\text{pot}}(r) = 0, d'où \text{cte} = 0.
L'énergie potentielle gravitationnelle s'écrit ainsi :
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie cinétique, théorème du viriel
Par une méthode de votre choix, montrer que l'énergie cinétique de peut s'écrire : .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la relation établie pour le mouvement circulaire afin de relier m v_1^2 à la force d'attraction gravitationnelle.
Écrire la condition \Delta P_{y,\text{signal}} \ge \Delta P_y au point de fonctionnement \varphi_0 = \pi/2 et en déduire l'inégalité sur \tau_M.
Voir la stratégieStratégie
Le mouvement de C_1 étant circulaire uniforme de rayon R_1 = \frac{r}{2} et de fréquence f, on peut soit exprimer sa vitesse v_1 à l'aide de la fréquence obtenue à la question 12, soit appliquer le principe fondamental de la dynamique à C_1 sur la normale rentrante.
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation de la vitesse orbitale pour exprimer l'énergie cinétique de l'un des astres.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le corps C_1 décrit un cercle de centre C et de rayon R_1 = \frac{r}{2} d'après la question 8, à la vitesse constante :
L'énergie cinétique de C_1 dans le référentiel barycentrique s'écrit donc :
En utilisant l'expression de la fréquence orbitale établie à la question 12, f^2 = \frac{Gm}{2\pi^2 r^3}, il vient :
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie mécanique, système conservatif
En déduire une expression de en fonction de , et seuls. Cette énergie mécanique est une constante du mouvement : expliquer pourquoi.
Voir l'indiceIndice
Sommer l'énergie cinétique totale 2 E_{c1} et l'énergie potentielle E_{\text{pot}} ; le système étant isolé et conservatif, E_m est constante.
Partir des équations de Maxwell dans le vide, appliquer l'opérateur rotationnel à \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} et utiliser la formule d'analyse vectorielle fournie.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie cinétique totale du système \{C_1 + C_2\} en utilisant la symétrie du problème établie précédemment (E_{c2} = E_{c1}), puis sommer avec l'énergie potentielle d'interaction E_{\text{pot}} obtenue à la question 13.
- Justifier la conservation de cette énergie mécanique au cours du mouvement en appliquant le théorème de l'énergie mécanique au système isolé, dont toutes les forces intérieures sont conservatives.
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme des énergies cinétiques et de l'énergie potentielle, justifiée par l'absence de force dissipative.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, l'énergie mécanique totale E_m du système \{C_1 + C_2\} s'obtient par la somme des énergies cinétiques des deux corps et de l'énergie potentielle d'interaction :
Par symétrie du mouvement dans le référentiel galiléen du centre de masse (question 11), on a \vec{v}_2 = -\vec{v}_1, d'où v_2^2 = v_1^2 et :
L'énergie cinétique totale vaut donc :
En utilisant l'expression de l'énergie potentielle gravitationnelle établie à la question 13, E_{\text{pot}} = -\dfrac{Gm^2}{r}, il vient :
d'où :
Conservation de l'énergie mécanique :
- Le système \{C_1 + C_2\} est isolé, il n'est soumis à aucune action mécanique extérieure.
- La seule force en jeu est la force gravitationnelle mutuelle entre C_1 et C_2, qui est une force intérieure conservative dérivant de l'énergie potentielle E_{\text{pot}}.
- Le travail des forces non conservatives est donc nul à chaque instant (\mathcal{P}_{\text{nc}} = 0).
D'après le théorème de l'énergie mécanique appliqué au système dans le référentiel galiléen lié à C :
L'énergie mécanique E_m est donc une constante du mouvement.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie mécanique, analyse dimensionnelle
En déduire que l'on a où . Vérifier explicitement l'homogénéité de l'expression précédente.
Voir l'indiceIndice
Remplacer r par son expression en fonction de f issue de la question 12 dans l'expression de E_m, puis vérifier les unités.
Reconnaître une structure spatio-temporelle à variables séparées, caractéristique d'une onde stationnaire.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rayon orbital r en fonction de la fréquence f à l'aide de la relation établie à la question Q12.
- Injecter cette expression dans celle de l'énergie mécanique E_m issue de la question Q15 pour identifier la constante \alpha.
- Réaliser une analyse dimensionnelle complète des grandeurs G, m et f pour vérifier que [\alpha f^{2/3}] correspond bien à la dimension d'une énergie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Substitution du rayon par sa dépendance en fréquence et vérification de la cohérence dimensionnelle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q12, la fréquence orbitale f s'écrit :
On en déduit l'expression de la distance r en fonction de f :
D'après la question Q15, l'énergie mécanique totale du système vaut :
En remplaçant \frac{1}{r} par son expression en fonction de f, il vient :
On identifie directement la relation demandée :
Vérification de l'homogénéité : Une énergie a la dimension du travail d'une force, soit :
La loi de la gravitation universelle F = G\frac{m^2}{r^2} permet d'obtenir la dimension de la constante de gravitation G :
Déterminons la dimension du coefficient \alpha :
La fréquence f est l'inverse d'un temps, donc [f] = \mathrm{T}^{-1} et [f^{2/3}] = \mathrm{T}^{-2/3}.
On en déduit la dimension du terme \alpha f^{2/3} :
L'expression est donc rigoureusement homogène.
Résultat
C · Prise en compte de l'émission d'ondes gravitationnelles.
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : onde gravitationnelle, perte d'énergie
Expliquer qualitativement comment évoluent et au cours du temps du fait de l'émission d'ondes gravitationnelles.
Voir l'indiceIndice
Comme le système perd de l'énergie (\mathrm{d}E_m/\mathrm{d}t = -P < 0) et que E_m \propto -1/r, le rayon r(t) diminue tandis que la fréquence f(t) augmente.
Utiliser la loi d'Ohm locale \vec{j} = \gamma\vec{E} avec une densité de courant finie et \gamma \to \infty pour justifier l'annulation du champ électrique interne.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le bilan d'énergie du système en reliant la puissance rayonnée à la variation de l'énergie mécanique totale E_m.
- En déduire l'évolution de la distance interastre r(t) à partir de la relation E_m(r) établie en Q15.
- Conclure sur le sens de variation de la fréquence orbitale f(t) à l'aide de la relation f(r) de la question Q12 (ou de E_m(f) de la question Q16).
Voir la réponse courteRéponse courte
L'énergie mécanique diminue par rayonnement, ce qui entraîne une réduction de r et une augmentation de f.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système \{C_1 + C_2\} émet des ondes gravitationnelles avec une puissance P(t) > 0. D'après le théorème de l'énergie mécanique appliqué au système isolé de toute autre interaction extérieure, la dérivée temporelle de son énergie mécanique s'écrit :
L'énergie mécanique totale E_m(t) du système diminue donc continûment au cours du temps (elle prend des valeurs de plus en plus négatives).
D'après le résultat de la question Q15, l'énergie mécanique s'exprime en fonction de la distance r(t) entre les deux corps sous la forme :
Comme E_m(t) diminue, la valeur absolue |E_m(t)| = \frac{Gm^2}{2r(t)} augmente, ce qui implique que :
Les deux corps se rapprochent continûment l'un de l'autre en décrivant une trajectoire quasi circulaire en spirale (coalescence).
D'après la question Q12, la fréquence orbitale f(t) est reliée à la séparation r(t) par la troisième loi de Kepler :
Puisque la distance r(t) diminue :
Le mouvement orbital s'accélère à mesure que les corps se rapprochent.
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : bilan énergétique, équation différentielle
Etablir que la fréquence du mouvement satisfait l'équation différentielle où est une constante numérique que l'on ne cherchera pas à calculer et où est une constante numérique que l'on précisera.
Voir l'indiceIndice
Calculer la dérivée \mathrm{d}E_m/\mathrm{d}t = (\mathrm{d}E_m/\mathrm{d}f)(\mathrm{d}f/\mathrm{d}t) = -P(t) en réexprimant r(t) en fonction de f(t) dans la puissance P(t).
Appliquer la continuité de la composante tangentielle du champ électrique en x=0 et x=L pour obtenir les valeurs de g(0) et g(L).
Voir la stratégieStratégie
- Établir le bilan d'énergie mécanique du système en reliant la dérivée temporelle de E_m à la puissance rayonnée sous forme d'ondes gravitationnelles : \dfrac{\mathrm{d}E_m}{\mathrm{d}t} = -P(t).
- Exprimer \dfrac{\mathrm{d}E_m}{\mathrm{d}t} en fonction de f et de \dfrac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}t} à l'aide de la relation obtenue à la question Q16.
- Exprimer la puissance P(t) en fonction de la fréquence f en utilisant la relation entre r et f issue de la question Q12.
- Identifier la puissance \beta de la fréquence f dans l'équation différentielle résultante.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation de la relation E_m(f) égalée à la puissance rayonnée pour obtenir l'exposant \beta = 11/3.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système \{C_1 + C_2\} perd de l'énergie mécanique par émission d'ondes gravitationnelles avec une puissance P(t), d'où le bilan énergétique :
D'après le résultat de la question Q16, l'énergie mécanique s'écrit en fonction de la fréquence f :
En dérivant cette expression par rapport au temps, on obtient :
Par ailleurs, d'après la relation établie à la question Q12 :
La distance r(t) s'exprime donc en puissance de f sous la forme r \propto f^{-2/3}.
En injectant cette relation dans l'expression de la puissance rayonnée fournie par l'énoncé, on obtient :
En égalant les deux expressions de \dfrac{\mathrm{d}E_m}{\mathrm{d}t} :
On en déduit :
L'équation différentielle vérifiée par la fréquence s'écrit donc bien sous la forme :
avec :
Résultat
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : équation différentielle, séparation des variables
En procédant à une séparation des variables, intégrer l'équation différentielle précédente et montrer que l'on a où est un temps caractéristique à exprimer en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Séparer les variables sous la forme f^{-11/3}\mathrm{d}f = K\mathrm{d}t, intégrer entre 0 et t, puis isoler f(t) pour identifier \tau.
Injecter la forme proposée dans l'équation de d'Alembert pour obtenir l'équation différentielle harmonique sur g(x), puis imposer g(0)=0.
Voir la stratégieStratégie
- Séparer les variables dans l'équation différentielle non linéaire issue de la question Q18 en regroupant les termes en f à gauche et les termes en t à droite.
- Intégrer entre l'instant initial t=0 (où f(0)=f_0) et l'instant courant t.
- Factoriser par f_0^{-8/3} pour faire apparaître l'expression demandée et en déduire l'expression du temps caractéristique \tau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de l'équation à variables séparées pour trouver la loi de divergence temporelle de la fréquence.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q18, la fréquence orbitale f(t) vérifie l'équation différentielle :
En séparant les variables, il vient :
On intègre cette relation entre la date initiale t=0, où f(0)=f_0, et une date ultérieure t :
On isole [f(t)]^{-8/3} :
En élevant les deux membres à la puissance -3/8, on obtient :
où le temps caractéristique \tau est défini par :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : temps de coalescence, temps caractéristique
Donner une interprétation physique de .
Voir l'indiceIndice
Observer le comportement de f(t) lorsque t \to \tau : \tau représente le temps restant avant la coalescence (fusion) des deux astres.
Utiliser la condition g(L)=0 pour quantifier le vecteur d'onde k_p = p\pi/L, puis en déduire les fréquences propres et longueurs d'onde associées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Interprétation de \tau comme durée résiduelle avant la coalescence finale des deux astres.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la loi d'évolution établie à la question Q19 :
Lorsque t tend vers la date \tau par valeurs inférieures :
D'après la relation issue de la question Q12, la distance relative r(t) entre les deux corps vérifie r(t) \propto f(t)^{-2/3}, de sorte que :
La grandeur \tau s'interprète donc comme la durée restant avant la coalescence (ou fusion) des deux corps, à compter de l'instant initial t=0 :
Résultat
Partie 2
A · L'interféromètre de Michelson.
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : interféromètre de michelson, localisation des franges
Expliquer qualitativement ce que cela signifie. Si on éclaire le dispositif avec une source étendue, où observe-t-on les franges ? Que se passe-t-il si l'écran d'observation est placé à une autre position ?
Voir la stratégieStratégie
- Décrire la configuration optique en termes de miroirs réels et de miroir fictif (image par la séparatrice) pour définir la notion de « lame d'air ».
- Déterminer le lieu de localisation des franges pour une source spatialement étendue dans cette configuration.
- Expliquer le phénomène de brouillage spatial lorsque l'écran n'est pas dans le plan de localisation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rôle de la source étendue et localisation des anneaux d'égale inclinaison à l'infini (plan focal).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Signification de la configuration en « lame d'air » :
L'interféromètre de Michelson est réglé de telle sorte que les miroirs plans M_x et M_y soient rigoureusement perpendiculaires entre eux. L'image de M_y à travers la lame séparatrice semi-réfléchissante, notée M'_y, est alors un plan strictement parallèle au miroir M_x. L'ensemble \{M_x, M'_y\} est optiquement équivalent à une lame d'air à faces planes et parallèles d'épaisseur :e = |L_x - L_y|- Lieu d'observation des franges avec une source étendue :
Dans une lame à faces parallèles, la différence de marche \delta = 2e\cos i ne dépend que de l'angle d'incidence i des rayons lumineux. Pour une source spatialement étendue, des rayons issus de points sources distincts mais se propageant dans la même direction (même incidence i) émergent parallèles entre eux et présentent la même différence de marche. Les interférences sont donc localisées à l'infini (franges d'égale inclinaison ou anneaux de Haidinger). On les observe dans le plan focal image d'une lentille convergente (ou à l'infini à l'œil nu sans accommoder). - Effet d'un déplacement de l'écran :
Si l'écran d'observation est placé à distance finie hors du plan focal image d'une lentille, les rayons qui interfèrent en un même point de l'écran proviennent d'incidences i différentes issues de différents points de la source étendue. Les figures d'interférence produites par chacun des points sources indépendants se décalent les unes par rapport aux autres : il y a brouillage spatial et le contraste s'annule rapidement, l'écran présentant alors un éclairement quasi uniforme.
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : lame compensatrice, chemin optique
En général on doit introduire dans le montage une lame compensatrice. Expliquer son rôle et la placer sur un schéma.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser le trajet optique des deux faisceaux à travers le substrat en verre de la séparatrice d'épaisseur non nulle.
- En déduire les deux inconvénients majeurs d'une dissymétrie de traversée du verre (dispersion chromatique et dépendance angulaire).
- Décrire les caractéristiques de la lame compensatrice (matériau, épaisseur, orientation, position) pour restaurer la symétrie.
- Réaliser un schéma clair du dispositif complet.
Voir la réponse courteRéponse courte
Compensation de la traversée dissymétrique de la séparatrice pour égaliser les chemins optiques dans le verre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans un interféromètre réel, la séparatrice possède une épaisseur non nulle e et est constituée d'un matériau d'indice n(\lambda) dispersif. La couche semi-réfléchissante n'est déposée que sur l'une de ses faces (généralement la face d'entrée).
En suivant les trajets des deux ondes :
- le rayon réfléchi par le traitement semi-réfléchissant se dirige vers le miroir M_y, s'y réfléchit, puis traverse une seule fois le substrat de verre de la séparatrice pour émerger vers la voie de sortie ;
- le rayon transmis traverse le substrat pour aller vers le miroir M_x, s'y réfléchit, puis retraverse le substrat avant d'être réfléchi par le traitement vers la sortie : il effectue au total trois traversées du substrat.
Sans compensation, il existe une différence de marche additionnelle liée à deux traversées du verre, de la forme \Delta L_{\text{verre}} = 2(n-1)e/\cos r', où r' est l'angle de réfraction dans le verre. Cette dissymétrie présente deux défauts majeurs :
- La dispersion chromatique : l'indice n dépend de la longueur d'onde \lambda (loi de Cauchy). En lumière polychromatique (ou blanche), la différence de marche dépend de \lambda, ce qui empêche d'obtenir une frange centrale achromatique (\delta = 0 pour toutes les longueurs d'onde) et réduit considérablement le contraste des franges.
- La dépendance angulaire : pour une source étendue, la compensation angulaire n'est plus rigoureusement vérifiée à tous les ordres d'incidence.
Pour y remédier, on introduit une lame compensatrice, taillée dans le même verre, rigoureusement de même épaisseur e que la séparatrice, mais sans traitement réfléchissant. On la dispose :
- dans le bras vers le miroir M_y (le bras qui ne subissait qu'une seule traversée) ;
- parallèlement à la séparatrice, de sorte que l'onde réfléchie traverse deux fois la compensatrice (un aller et un retour).
Les deux faisceaux effectuent alors exactement le même trajet dans le verre (deux traversées chacun), ce qui rétablit la stricte symétrie des deux bras.
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : différence de marche, frange d'égale inclinaison
Dessiner la marche des rayons qui interfèrent en un point sur l'écran. Etablir l'expression de leur différence de marche en fonction de l'épaisseur de la lame d'air équivalente et de leur angle d'incidence . Justifier la forme des franges observées.
Voir la stratégieStratégie
- Représenter le schéma équivalent du Michelson réglé en lame d'air à faces parallèles d'épaisseur e, constitué des deux miroirs plans M_1 et de l'image M_2' de M_2 par la séparatrice, suivi de la lentille de projection et de l'écran placé dans son plan focal image.
- Calculer la différence de marche \delta entre les deux rayons issus d'un même rayon incident d'angle d'incidence i interférant au point M du plan focal.
- Discuter l'invariance par rotation autour de l'axe optique pour en déduire la forme des franges (anneaux concentriques d'égale inclinaison).
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé des rayons de la lame d'air équivalente et calcul de la différence de marche \delta = 2e\cos i.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Schéma et marche des rayons
L'interféromètre de Michelson réglé en lame d'air est optiquement équivalent à deux miroirs plans parallèles M_1 et M_2' séparés par une couche d'air d'épaisseur e = |L_x - L_y|. Deux rayons parallèles issus d'une même onde plane incidente inclinée d'un angle i par rapport à la normale aux miroirs émergent parallèlement avec le même angle i et sont focalisés par la lentille convergente (L) de distance focale image f' en un même point M du plan focal image (l'écran).
2. Expression de la différence de marche \delta
Considérons une onde incidente plane inclinée de l'angle i. L'onde se réfléchit partiellement en I_1 sur M_1 (rayon 1) et traverse pour se réfléchir en I_2 sur M_2' avant d'émerger en J parallèlement au rayon 1 (rayon 2).
Soit K le projeté orthogonal de I_1 sur le rayon incident passant par J (surface d'onde incidente) et H le projeté orthogonal de I_1 sur le segment [I_2 J] (surface d'onde réfléchie). Le milieu étant l'air d'indice n \approx 1, la différence de marche géométrique entre les deux rayons vaut :
D'après le principe du retour inverse ou la construction géométrique standard projetant I_1 en H perpendiculairement à (I_2 J), la différence de marche s'écrit directement :
Or dans le triangle rectangle formé par I_2, sa projection sur la normale issue de I_1 et l'épaisseur e, on a I_2 J = \frac{e}{\cos i}. De plus, la distance I_1 J = 2e \tan i, d'où H J = I_1 J \sin i = 2e \tan i \sin i. Il vient :
3. Justification de la forme des franges
Dans le plan focal image de la lentille de distance focale f', un point M est repéré par ses coordonnées polaires (r, \theta) par rapport au foyer image principal F' (axe optique). La relation angulaire s'écrit \tan i = \frac{r}{f'}. Pour les petits angles d'incidence, on a simplement i \approx \frac{r}{f'}.
La différence de marche \delta ne dépend que de l'angle d'incidence i, c'est-à-dire uniquement de la distance radiale r = OM :
Le système présente une invariance par rotation autour de l'axe optique. Les lignes d'égale différence de marche (\delta = \text{cte}) correspondent donc à i = \text{cte}, soit r = \text{cte} : ce sont des anneaux concentriques centrés sur le foyer principal F', appelés anneaux d'égale inclinaison (ou franges de Haidinger).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : anneau d'égale inclinaison, interféromètre de michelson
Dans le cas où , et , déterminer le rayon du premier anneau brillant.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'ordre d'interférence p(i) en fonction de l'angle d'incidence i, puis en déduire l'ordre au centre p_0 pour i = 0.
- Identifier l'ordre d'interférence correspondant au premier anneau brillant selon la convention adoptée pour le déphasage à la séparatrice.
- Relier le rayon R dans le plan focal à l'angle d'incidence i par la relation R \approx f' i et effectuer l'application numérique avec un chiffre significatif.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation entre le rayon sur l'écran r = f'\tan i et l'ordre d'interférence au centre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente Q3, la différence de marche entre les deux rayons émergeant avec une incidence i s'écrit :
L'ordre d'interférence associé à cette différence de marche est :
où l'ordre au centre (i=0) vaut :
Effectuons l'application numérique de p_0 :
1. Cas usuel où les anneaux brillants vérifient \delta = p\lambda :
Puisque p_0 = 10\,000 est un entier, le centre (i=0) correspond à un maximum d'intensité (centre brillant). L'ordre d'interférence décroissant à partir du centre lorsque i augmente, le premier anneau brillant non confondu avec le centre correspond à l'ordre immédiatement inférieur :
On en déduit l'angle d'incidence i_1 associé :
Le rayon R_1 de cet anneau dans le plan focal image de la lentille vaut :
Numériquement :
2. Prise en compte du déphasage supplémentaire de \pi introduit par la séparatrice :
Si l'on tient compte de la remarque liminaire (déphasage relatif intrinsèque de \pi entre les deux voies), le déphasage total est \Delta\phi = \frac{2\pi\delta}{\lambda} \pm \pi. Les anneaux brillants correspondent alors aux ordres demi-entiers p = k - \frac{1}{2}.
Le centre étant alors sombre, le premier anneau brillant correspond à p_1 = p_0 - \frac{1}{2}, soit p_0 - p_1 = \frac{1}{2}, d'où :
Conformément à la consigne de l'énoncé précisant que les calculs se feront avec un seul chiffre significatif, les deux approches conduisent au même résultat :
Résultat
B · Détection des ondes gravitationnelles.
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Modèle scalaire de la lumière et cohérence
Notions : éclairement, lame séparatrice
La séparatrice étant une lame semi-transparente qui laisse passer de l'éclairement incident et réfléchit . Quel est l'éclairement obtenu en sortie de l'interféromètre (dans la direction ) si on occulte l'un des miroirs ?
Voir la stratégieStratégie
- Suivre le trajet optique du faisceau lumineux issu de la source jusqu'à la voie de sortie (-\vec{u_y}) pour chacun des deux bras envisageables.
- Appliquer les coefficients de transmission et de réflexion énergétiques de la lame séparatrice (T = R = 0{,}5) et du miroir non occulté (R_{\text{miroir}} = 1).
Voir la réponse courteRéponse courte
Une double traversée (réflexion ou transmission) de la séparatrice à 50\% donne E_0/4.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'onde incidente, d'éclairement E_0, arrive sur la lame séparatrice (S_p) sous une incidence de 45^\circ. Les miroirs M_x et M_y sont supposés parfaits, soit un facteur de réflexion énergétique R_M = 1. La séparatrice réfléchit une fraction R = 0{,}5 et transmet une fraction T = 0{,}5 de l'éclairement incident.
Considérons les deux situations possibles selon le miroir occulté :
Si le miroir M_y est occulté : seul le faisceau parcourant le bras selon Ox parvient à la sortie. Le faisceau incident est d'abord transmis par (S_p) vers M_x (facteur T), se réfléchit totalement sur M_x (R_M = 1), puis est réfléchi par (S_p) vers la sortie dans la direction -\vec{u_y} (facteur R). L'éclairement en sortie vaut donc :
E_{s,x} = T \times R_M \times R \times E_0 = 0{,}5 \times 1 \times 0{,}5 \times E_0 = \frac{E_0}{4}Si le miroir M_x est occulté : seul le faisceau parcourant le bras selon Oy parvient à la sortie. Le faisceau incident est d'abord réfléchi par (S_p) vers M_y (facteur R), se réfléchit totalement sur M_y (R_M = 1), puis est transmis par (S_p) vers la sortie dans la direction -\vec{u_y} (facteur T). L'éclairement en sortie vaut donc :
E_{s,y} = R \times R_M \times T \times E_0 = 0{,}5 \times 1 \times 0{,}5 \times E_0 = \frac{E_0}{4}
Dans les deux cas, l'éclairement obtenu en sortie de l'interféromètre est identique :
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Modèle scalaire de la lumière et cohérence
Notions : différence de phase, chemin optique
Exprimer en la justifiant la différence de phase entre les deux ondes qui interfèrent en sortie de l'interféromètre en fonction de , , , et .
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le chemin optique associé à l'aller-retour dans chacun des deux bras de l'interféromètre en tenant compte des indices n_x et n_y.
- Relier le chemin optique au déphasage géométrique de propagation.
- Analyser l'effet des réflexions sur les miroirs d'extrémité et sur la séparatrice afin de situer le déphasage optique \varphi par rapport aux notations de l'énoncé pour la suite du problème.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression du déphasage en fonction des longueurs de bras L_x, L_y et des indices n_x, n_y.
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Considérons une onde incidente plane monochromatique de longueur d'onde dans le vide \lambda.
1. Chemins optiques et déphasages de propagation :
Dans le bras selon Ox, l'onde traverse la séparatrice, effectue l'aller-retour entre O et A (distance 2L_x) dans un milieu d'indice n_x, puis se réfléchit sur la séparatrice vers la sortie - \vec{u}_y. Le chemin optique associé à ce trajet est :
\delta_x = 2 n_x L_xLe déphasage accumulé lors de la propagation s'écrit donc :
\varphi_x = \frac{2\pi}{\lambda} \delta_x = \frac{4\pi}{\lambda} n_x L_xDans le bras selon Oy, l'onde est réfléchie par la séparatrice, effectue l'aller-retour entre O et B (distance 2L_y) dans un milieu d'indice n_y, puis traverse la séparatrice vers la sortie - \vec{u}_y. Le chemin optique associé est :
\delta_y = 2 n_y L_yLe déphasage accumulé lors de la propagation s'écrit donc :
\varphi_y = \frac{2\pi}{\lambda} \delta_y = \frac{4\pi}{\lambda} n_y L_y
La différence de phase de propagation entre les deux trajets s'exprime ainsi :
2. Prise en compte des déphasages aux réflexions :
- Les miroirs M_x et M_y sont identiques et introduisent chacun un déphasage de \pi à la réflexion ; leur contribution relative est donc nulle (\pi - \pi = 0).
- Selon le préambule, la séparatrice d'épaisseur nulle est dissymétrique : l'une des réflexions (face avant ou arrière) introduit un déphasage de \pi et l'autre un déphasage nul. L'une des deux ondes subit la réflexion sur la face avant (onde y) tandis que l'autre se réfléchit sur la face arrière (onde x). Les réflexions introduisent donc un saut de phase relatif intrinsèque de \pi.
Comme l'indique la formule cible de la question 10, l'énoncé désigne par \varphi le déphasage lié au trajet optique, le terme additionnel \pi intervenant dans le signe relatif des amplitudes complexes à la question 7.
Résultat
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Modèle scalaire de la lumière et cohérence
Notions : formule de fresnel, amplitude complexe
Exprimer les amplitudes complexes des deux ondes qui interfèrent dans la direction . En déduire l'expression de l'éclairement récupéré dans la direction en fonction de et .
Voir la stratégieStratégie
- Suivre le parcours optique de chacun des deux faisceaux depuis la séparatrice jusqu'à la voie de sortie -\vec{u}_y en comptabilisant les coefficients de transmission et de réflexion (modules et déphasages).
- Écrire les amplitudes complexes \underline{S}_x et \underline{S}_y en tenant compte du déphasage de propagation \varphi_x et \varphi_y, de la réflexion sur les miroirs (r_M = \mathrm{e}^{j\pi} = -1) et de la dissymétrie des déphasages à la réflexion sur la séparatrice.
- Sommer les amplitudes complexes pour obtenir l'amplitude résultante et en déduire l'éclairement E_y = \underline{S}\,\underline{S}^*.
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Somme des deux amplitudes complexes réfléchies et obtention de la formule de Fresnel pour l'éclairement.
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Soit \underline{S}_{\text{inc}} = S_0 l'amplitude complexe de l'onde incidente en O (prise comme origine des phases).
1. Onde issue du bras x :
- traverse la séparatrice (S_p) en O avec un coefficient de transmission t = 1/\sqrt{2} ;
- se propage dans le bras x sur un aller-retour (facteur de phase \mathrm{e}^{-j\varphi_x}) ;
- subit une réflexion sur le miroir parfait M_x (facteur \mathrm{e}^{j\pi} = -1) ;
- se réfléchit sur la face arrière de (S_p) pour émerger selon -\vec{u}_y avec un coefficient de réflexion r_x.
2. Onde issue du bras y :
- se réfléchit sur la face avant de (S_p) en O avec un coefficient de réflexion r_y ;
- se propage dans le bras y sur un aller-retour (facteur de phase \mathrm{e}^{-j\varphi_y}) ;
- subit une réflexion sur le miroir parfait M_y (facteur \mathrm{e}^{j\pi} = -1) ;
- traverse la séparatrice (S_p) en O avec un coefficient de transmission t = 1/\sqrt{2}.
D'après l'énoncé, |r_x| = |r_y| = 1/\sqrt{2}, et l'une des réflexions sur la séparatrice s'accompagne d'un déphasage de \pi tandis que l'autre se fait sans déphasage, soit r_y / r_x = -1 = \mathrm{e}^{j\pi}. Les deux réflexions sur les miroirs M_x et M_y introduisent le même déphasage \pi et n'introduisent donc aucune phase relative supplémentaire.
À une phase globale près, les amplitudes complexes des deux ondes s'écrivent :
3. Éclairement en sortie :
L'amplitude complexe totale résultant de la superposition dans la direction -\vec{u}_y vaut :
L'éclairement détecté est donné par E_y = \underline{S}\,\underline{S}^* :
Résultat
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation ; Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : onde plane, longueur d'onde
Justifier que l'on puisse négliger la dépendance en de à l'échelle de l'interféromètre sachant que l'extension verticale des miroirs ne dépasse pas .
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la longueur d'onde spatiale \Lambda_g associée à l'onde gravitationnelle de fréquence f_0.
- Comparer l'extension spatiale verticale D des miroirs à cette longueur d'onde (ou comparer le temps de transit vertical à la période de l'onde).
- En déduire que la variation de la phase de l'onde le long de l'axe Oz est totalement négligeable.
Voir la réponse courteRéponse courte
La longueur d'onde gravitationnelle étant très supérieure à l'extension du miroir, \tau est uniforme en z.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'onde gravitationnelle se propage le long de l'axe Oz à la célérité c avec une fréquence f_0 \approx 1\text{ kHz}. Sa longueur d'onde spatiale est :
Avec c = 3{,}0\times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et f_0 \approx 10^3\text{ Hz} :
La variation de la phase spatiale sur la hauteur maximale des miroirs D = 1\text{ m} s'écrit :
Numériquement, avec un chiffre significatif :
De manière équivalente, le temps mis par l'onde pour traverser la dimension verticale d'un miroir, \Delta t = D/c \approx 3\times 10^{-9}\text{ s}, est infiniment plus court que sa période temporelle T_0 = 1/f_0 = 10^{-3}\text{ s}.
Comme D \ll \Lambda_g, la perturbation \tau(z,t) peut être considérée comme uniforme selon z sur l'ensemble de la surface des miroirs :
Résultat
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence ; Interférences par division d'amplitude
Notions : temps d'intégration, éclairement moyen
Le temps d'intégration (ou temps de réponse) des détecteurs d'éclairement est pris égal à . Justifier que l'on puisse, dans ces conditions, utiliser l'expression de l'éclairement établi à la question 7 de la section B.
Voir la stratégieStratégie
Identifier les trois échelles temporelles caractéristiques du problème :
- la période de l'onde optique T_{\text{opt}},
- le temps d'intégration du détecteur T,
- la période de l'onde gravitationnelle T_g = 1/f_0.
- Vérifier la double inégalité T_{\text{opt}} \ll T \ll T_g qui justifie que le détecteur mesure bien l'éclairement optique moyen tout en suivant les variations temporelles induites par l'onde gravitationnelle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le temps de réponse T filtre l'oscillation optique tout en résolvant temporellement le signal gravitationnel basse fréquence.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Trois échelles temporelles caractéristiques interviennent dans cette mesure :
La période de l'onde lumineuse (fréquence optique \nu = c/\lambda) :
T_{\text{opt}} = \frac{\lambda}{c} = \frac{600 \times 10^{-9}}{3{,}0 \times 10^8} = 2 \times 10^{-15}\text{ s}.Le temps d'intégration (ou temps de réponse) du photodétecteur :
T = 10^{-4}\text{ s}.La période de l'onde gravitationnelle de fréquence f_0 \approx 1\text{ kHz} :
T_g = \frac{1}{f_0} = \frac{1}{10^3} = 10^{-3}\text{ s}.
On constate que ces grandeurs vérifient la hiérarchie :
- D'une part, comme T \gg T_{\text{opt}} (10^{-4}\text{ s} \gg 2 \times 10^{-15}\text{ s}), le photodétecteur moyenne parfaitement les oscillations optiques ultra-rapides du champ électromagnétique. Il donne donc bien accès à l'éclairement moyen E_y = \underline{S}_y \underline{S}_y^* tel que défini à la question 7.
- D'autre part, comme T \ll T_g (ou plus précisément T = T_g / 10 = 0{,}1\text{ ms}), le temps de réponse est suffisamment court pour que la phase \varphi(t), modulée par l'onde gravitationnelle, puisse être considérée comme quasi constante pendant une durée de mesure T. Le détecteur n'estompe pas le signal et peut suivre en temps réel la modulation temporelle de l'éclairement E_y(t).
Résultat
Question 10
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : développement limité, interféromètre de michelson
Du fait de la faible valeur de , on limite dans toute la suite nos calculs à l'ordre 1 en . Montrer que le rapport de l'éclairement détecté sur l'éclairement incident prend la forme
où est à exprimer en fonction de , et .
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le déphasage total \varphi en substituant les expressions des indices n_x = 1 - \tau(t) et n_y = 1 + \tau(t).
- Décomposer \varphi sous la forme \varphi_0 + \delta\varphi(t) et effectuer un développement limité à l'ordre 1 en \tau de la fonction cosinus.
- Injecter ce développement dans l'expression du rapport d'éclairement E_y/E_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement limité à l'ordre 1 en perturbation métrique \tau de la formule d'interférence.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q6, la différence de phase entre les deux ondes en sortie s'écrit :
En introduisant les indices modifiés par l'onde gravitationnelle, n_x = 1 - \tau(t) et n_y = 1 + \tau(t), on obtient :
Posons le déphasage statique en l'absence d'onde gravitationnelle :
et la perturbation temporelle :
Puisque \tau_M = 10^{-21} \ll 1, la perturbation \delta\varphi(t) est extrêmement petite devant 1. On peut donc développer la fonction cosinus au premier ordre en \tau :
D'après la question Q7, l'éclairement en sortie vaut E_y = \frac{E_0}{2}(1 - \cos\varphi). En substituant ce développement limité, on trouve :
soit finalement :
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : sensibilité de détection, interféromètre de michelson
La puissance lumineuse étant simplement proportionnelle à l'éclairement, pour quelle valeur de la variation de puissance sur le détecteur est-elle maximale lors du passage de l'onde gravitationnelle ? Calculer numériquement la variation maximale pour une puissance incidente égale à avec et .
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la variation temporelle de puissance \Delta P_y(t) due à l'onde gravitationnelle à partir de l'expression de l'éclairement issue de la question B.10.
- Déterminer la valeur de la différence de phase statique \varphi_0 qui maximise l'amplitude de cette variation.
- Effectuer l'application numérique de l'amplitude maximale de variation de puissance avec un unique chiffre significatif, conformément aux consignes générales.
Voir la réponse courteRéponse courte
Choix du point de fonctionnement \varphi_0 = \pi/2 pour maximiser la sensibilité différentielle, puis calcul numérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La puissance lumineuse P_y(t) reçue par le détecteur et la puissance incidente P_0 sont obtenues par intégration de l'éclairement sur la section droite du faisceau. La relation établie à la question B.10 donne donc directement pour les puissances :
La variation de puissance induite par le passage de l'onde gravitationnelle s'écrit :
Cette variation est sinusoïdale de pulsation 2\pi f_0 et d'amplitude :
Pour maximiser cette amplitude, il faut maximiser |\sin\varphi_0|, ce qui impose |\sin\varphi_0| = 1, soit :
En pratique, on retient classiquement \varphi_0 = \frac{\pi}{2} \pmod{2\pi} pour que la variation de signal soit en phase avec \tau(t).
L'amplitude maximale de la variation de puissance vaut alors :
Application numérique :
- P_0 = 10\text{ W}
- L_x \approx L_y \approx 3\text{ km} \implies L_x + L_y \approx 6 \cdot 10^3\text{ m}
- \lambda = 600\text{ nm} = 6{,}0 \cdot 10^{-7}\text{ m}
- \tau_M = 10^{-21}
En ne conservant qu'un seul chiffre significatif :
Résultat
C · Seuil de détection.
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1
Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : photon, flux de photons
L'onde de puissance moyenne est détectée pendant une durée . Sachant qu'elle peut être assimilée à un flux de photons d'énergie , où est ici la constante de Planck, exprimer le nombre moyen de photons détectés en fonction de , , , (la vitesse de la lumière) et .
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie lumineuse totale \mathcal{E} reçue par le détecteur pendant la durée de mesure T à partir de la puissance moyenne \langle P_y \rangle.
- Relier cette énergie totale au nombre moyen de photons \langle N \rangle détectés sachant que chaque photon transporte le quantum d'énergie \varepsilon = \frac{hc}{\lambda}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énergie du quantum de lumière E=hc/\lambda et nombre moyen de photons reçus pendant T.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie lumineuse totale \mathcal{E} reçue par le détecteur durant le temps d'intégration T s'exprime en fonction de la puissance moyenne \langle P_y \rangle par :
L'onde lumineuse étant assimilée à un flux de photons de longueur d'onde \lambda, chaque photon transporte un quantum élémentaire d'énergie :
Le nombre moyen \langle N \rangle de photons détectés pendant cet intervalle de temps correspond au rapport de l'énergie totale reçue à l'énergie d'un photon :
D'où :
Résultat
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : bruit de grenaille, fluctuation de puissance
Sachant que le nombre de photons réellement détectés peut fluctuer de autour de sa valeur moyenne, exprimer la fluctuation de puissance correspondante.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la fluctuation de puissance \Delta P_y à la fluctuation d'énergie \Delta \mathcal{E} reçue pendant la durée de mesure T.
- Exprimer \Delta \mathcal{E} à partir de la fluctuation du nombre de photons \Delta N et de l'énergie d'un photon.
- Réinjecter l'expression de \langle N \rangle obtenue à la question Q12 pour obtenir \Delta P_y en fonction des grandeurs macroscopiques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Fluctuation quantique poissonnienne \Delta N = \sqrt{N} transposée en fluctuation de puissance détectée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pendant la durée d'intégration T, l'énergie lumineuse totale collectée par le détecteur s'écrit :
La puissance correspondante mesurée sur cette durée est donc :
Une fluctuation \Delta N = \sqrt{\langle N \rangle} du nombre de photons entraîne une fluctuation de puissance :
En utilisant l'expression du nombre moyen de photons établie à la question Q12, \langle N \rangle = \dfrac{\langle P_y \rangle \lambda T}{hc}, on obtient :
Résultat
Question 14
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : rapport signal sur bruit, sensibilité limite
On s'impose un rapport signal sur bruit supérieur à 1, autrement dit la variation de puissance mesurée due au signal doit être supérieure à la fluctuation de puissance . En déduire que la plus petite valeur de mesurable vaut
Calculer et conclure.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la variation de puissance mesurée due au passage de l'onde gravitationnelle \langle P_y \rangle(\tau) - \langle P_y \rangle(0) au premier ordre en \tau_M, pour le point de fonctionnement \varphi_0 = \frac{\pi}{2}.
- Écrire la condition de détectabilité imposée par le rapport signal sur bruit : |\langle P_y \rangle(\tau) - \langle P_y \rangle(0)| \ge \Delta P_y, en utilisant la fluctuation \Delta P_y déterminée à la question précédente.
- En déduire l'expression de la sensibilité limite \tau_M, effectuer l'application numérique avec un chiffre significatif, et comparer cette valeur à l'amplitude attendue de l'onde gravitationnelle \tau_M = 10^{-21}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison du signal à la fluctuation quantique pour fixer la déformation minimale mesurable \tau_M.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q10, pour un déphasage statique \varphi_0 = \frac{\pi}{2}, on a \cos\varphi_0 = 0 et \sin\varphi_0 = 1. L'éclairement s'écrit alors :
La puissance lumineuse étant proportionnelle à l'éclairement, la puissance moyenne en l'absence d'onde est :
La variation maximale de puissance due à l'onde gravitationnelle d'amplitude \tau_M (le signal) vaut donc :
En identifiant la variation relative par rapport à la puissance moyenne collectée \langle P_y \rangle selon la formulation de l'énoncé :
La condition sur le rapport signal sur bruit s'écrit :
En remplaçant \Delta P_y par l'expression établie à la question Q13 :
La plus petite valeur de \tau_M mesurable (seuil de détection) correspond à l'égalité :
On en déduit bien :
Application numérique : Avec les données de l'énoncé :
- L_x \approx L_y \approx 3\text{ km} \implies L_x + L_y \approx 6 \cdot 10^3\text{ m}
- h = 6{,}62 \cdot 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}
- c = 3{,}0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
- \lambda = 600\text{ nm} = 6{,}0 \cdot 10^{-7}\text{ m}
- T = 10^{-4}\text{ s}
- \langle P_y \rangle = \frac{P_0}{2} = 5\text{ W} (avec P_0 = 10\text{ W} d'après la question Q11)
On calcule le terme sous la racine :
D'où :
Puis :
Soit, avec un chiffre significatif :
(Si l'on prend \langle P_y \rangle \approx P_0 = 10\text{ W}, on obtient de même \tau_M \approx 3 \cdot 10^{-19} \sim 10^{-19}.)
Conclusion : L'onde gravitationnelle attendue possède une amplitude typique de \tau_M = 10^{-21}. Le seuil de détection imposé par le bruit quantique de photons (\approx 4 \cdot 10^{-19}) est plus de deux ordres de grandeur supérieur à cette amplitude. La détection d'ondes gravitationnelles est donc impossible avec cette configuration simple de l'interféromètre ; il est indispensable d'augmenter la sensibilité, notamment en repliant le trajet optique à l'aide de cavités résonantes (cavités Fabry-Pérot).
Résultat
D · Etude d'une cavité résonante.
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : équation de d'alembert, équation de maxwell
Retrouver l'équation de propagation vérifiée par le champ électrique.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire les équations de Maxwell dans le vide entre les deux conducteurs, en tenant compte de l'absence de charges (\rho = 0) et de courants (\vec{\jmath} = \vec{0}).
- Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday et utiliser l'identité vectorielle fournie dans les données.
- Injecter l'équation de Maxwell-Ampère et la condition \operatorname{div}\vec{E} = 0 pour obtenir l'équation de d'Alembert vérifiée par \vec{E}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation des équations de Maxwell dans le vide via le rotationnel du rotationnel pour obtenir d'Alembert.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le vide séparant les deux conducteurs situés en x=0 et x=L, la densité volumique de charge est nulle (\rho = 0) et la densité volumique de courant est nulle (\vec{\jmath} = \vec{0}).
Les équations de Maxwell s'écrivent donc :
Prenons le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday :
En substituant \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} par son expression issue de l'équation de Maxwell-Ampère et en utilisant l'identité vectorielle \vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = \vec{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\vec{E}) - \vec{\Delta}\vec{E} :
Comme \operatorname{div}\vec{E} = 0 dans le vide, et sachant que c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}}, on obtient l'équation de d'Alembert :
Dans le cas d'une onde ne dépendant que de la coordonnée spatiale x, cette équation se réduit à :
Résultat
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : onde stationnaire, séparation des variables
On cherche un champ sous la forme . A quel type d'onde cela correspond-il ?
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la dépendance spatiotemporelle : observer que les variables d'espace x et de temps t sont séparées sous la forme d'un produit.
- Préciser les propriétés spectrales, spatiales et de polarisation du champ électrique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Forme factorisée en espace et temps caractéristique d'une onde électromagnétique stationnaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La forme proposée pour le champ électrique est :
Cette forme présente plusieurs caractéristiques physiques :
- Onde stationnaire : les variables spatiale x et temporelle t sont factorisées sous la forme d'un produit g(x) \times \cos(2\pi ft). L'onde ne dépend pas d'une combinaison de propagation du type (t \pm x/c) : il n'y a pas de transport net d'énergie selon Ox, mais une oscillation synchrone en tous points avec une amplitude locale modulée par g(x), définissant des ventres et des nœuds d'oscillation.
- Onde monochromatique (ou harmonique) : l'évolution temporelle est purement sinusoïdale de fréquence bien déterminée f.
- Onde polarisée rectilignement : la direction du champ électrique est fixe au cours du temps et parallèle à l'axe vertical \vec{u}_y.
- Onde plane transverse : le champ ne dépend spatialement que de la seule coordonnée cartésienne x, et il est orthogonal à la direction de variation spatiale (\vec{E} \cdot \vec{u}_x = 0).
Résultat
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques
Notions : conducteur parfait, champ électrique
Que peut-on dire du champ électrique dans un conducteur parfait. Pourquoi ?
Voir la réponse courteRéponse courte
Dans un conducteur parfait de conductivité infinie, la densité de courant finie impose un champ intérieur nul.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'intérieur d'un conducteur parfait, le champ électrique est identiquement nul :
Justification :
- Par définition d'un conducteur parfait, la conductivité électrique tend vers l'infini (\gamma \to +\infty).
D'après la loi d'Ohm locale, la densité volumique de courant s'écrit :
\vec{j} = \gamma \vec{E}Pour que la densité de courant \vec{j} et la puissance volumique dissipée par effet Joule restent finies, le champ électrique doit impérativement vérifier :
\vec{E} = \frac{\vec{j}}{\gamma} \xrightarrow[\gamma \to +\infty]{} \vec{0}En régime variable harmonique de pulsation \omega, cette propriété se traduit également par une épaisseur de peau nulle :
\delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \gamma \omega}} \xrightarrow[\gamma \to +\infty]{} 0L'onde électromagnétique ne pénètre donc pas dans le conducteur, assurant la stricte nullité du champ électrique en son sein.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Mise en équation
Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques
Notions : condition aux limites, onde stationnaire
On admet la continuité du champ tangent aux interfaces conducteur/vide. Quelles sont alors les conditions aux limites vérifiées par le champ dans la cavité ?
Voir la stratégieStratégie
- Identifier l'orientation du champ électrique par rapport aux plans d'interface x=0 et x=L.
- Appliquer la relation de passage pour la composante tangentielle en utilisant le fait que le champ électrique est nul au sein du conducteur parfait (établi en Q17).
- En déduire les conditions aux limites vérifiées par le champ \vec{E}(x,t) et par sa fonction spatiale g(x).
Voir la réponse courteRéponse courte
Continuité de la composante tangentielle du champ électrique qui s'annule sur les parois métalliques.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les deux parois conductrices occupent les plans x=0 et x=L, dont le vecteur unitaire normal est \vec{u}_x. Par conséquent, tout vecteur orthogonal à \vec{u}_x, en particulier \vec{u}_y, est contenu dans le plan tangent aux interfaces.
Le champ électrique dans la cavité s'écrit \vec{E}(x,t) = g(x)\cos(2\pi f t)\,\vec{u}_y : il est donc purement tangentiel aux deux interfaces :
D'après le résultat de la question Q17, le champ électrique est strictement nul à l'intérieur des conducteurs parfaits situés en x < 0 et x > L. La continuité de la composante tangentielle du champ électrique à la traversée des interfaces impose donc :
Cette relation étant valable à tout instant t, la fonction spatiale g(x) doit vérifier :
ou, sous forme vectorielle pour le champ électromagnétique :
Résultat
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques
Notions : onde stationnaire, équation différentielle
Etablir l'équation différentielle vérifiée par et la résoudre.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter l'expression du champ électrique stationnaire \vec{E}(x,t) = g(x)\cos(2\pi f t)\vec{u}_y dans l'équation de d'Alembert établie à la question Q15.
- Identifier l'équation différentielle linéaire d'ordre deux vérifiée par la fonction spatiale g(x).
- Exprimer la solution générale, puis utiliser la condition aux limites en x=0 établie à la question Q18 pour déterminer l'une des constantes d'intégration.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation d'oscillateur spatial pour g(x) et résolution sinusoïdale compatible avec les nœuds aux bornes.
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D'après la question Q15, le champ électrique dans le vide vérifie l'équation de propagation de d'Alembert :
Le champ recherché est unidimensionnel et polarisé selon \vec{u}_y : \vec{E}(x,t) = g(x)\cos(\omega t)\vec{u}_y, avec la pulsation \omega = 2\pi f.
Calculons les dérivées partielles nécessaires :
En reportant dans l'équation de d'Alembert, il vient :
Cette relation étant vraie à tout instant t, g(x) vérifie l'équation différentielle de l'oscillateur harmonique spatial :
La solution générale de cette équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants est :
En appliquant la condition aux limites en x = 0 obtenue à la question Q18, g(0) = 0 :
On en déduit la forme de la fonction g(x) :
où B est une constante d'amplitude réelle.
Résultat
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques
Notions : mode propre, cavité résonante
En déduire qu'un champ électromagnétique harmonique ne peut exister dans la cavité que pour certaines fréquences. On exprimera ces fréquences ainsi que leur longueur d'onde associée.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la seconde condition aux limites établie à la question Q18, g(L) = 0, à l'expression de g(x) obtenue à la question Q19.
- Exclure la solution triviale identiquement nulle pour déterminer les valeurs permises du vecteur d'onde k, puis en déduire la quantification des fréquences propres f_p et des longueurs d'onde associées \lambda_p.
Voir la réponse courteRéponse courte
Quantification des pulsations et longueurs d'onde imposée par la taille L de la cavité.
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D'après la question Q19, la solution générale respectant la condition aux limites en x=0 s'écrit :
La condition aux limites en x = L établie à la question Q18 impose :
Pour obtenir un champ électromagnétique non identiquement nul dans la cavité, l'amplitude B doit être non nulle, ce qui conduit à :
Le vecteur d'onde ne peut donc prendre qu'un ensemble discret de valeurs k_p = \frac{p\pi}{L}.
Comme k = \frac{2\pi f}{c}, les fréquences permises (fréquences des modes propres de la cavité) sont quantifiées :
La longueur d'onde dans le vide associée à chaque mode propre s'en déduit par \lambda_p = \frac{c}{f_p} :
Ce qui équivaut à la condition de résonance géométrique :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
E · Etude du dispositif complet.
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : cavité de fabry-perot, déphasage
Exprimer le déphasage entre deux ondes successives émergeant de () dans le sens de en fonction de , , .
Voir l'indiceIndice
Calculer le chemin optique supplémentaire parcouru lors d'un aller-retour dans la cavité d'indice n_x et d'épaisseur l_x.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la différence de trajet entre deux ondes consécutives émergeant de la cavité formée par (M'_x) et (M_x).
- Exprimer la différence de marche optique \delta correspondante en tenant compte de l'indice n_x du milieu.
- En déduire le déphasage \psi = \frac{2\pi}{\lambda}\delta.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déphasage acquis sur un aller-retour dans la cavité résonante en fonction de la longueur l_x.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons deux ondes successives émergeant de la lame partiellement réfléchissante (M'_x) dans le sens de -\vec{u}_x :
- La première onde subit une transmission à travers (M'_x), un aller-retour dans la cavité entre (M'_x) et (M_x), puis une transmission à travers (M'_x).
- L'onde suivante subit un aller-retour supplémentaire dans la cavité avant d'émerger : elle parcourt une distance géométrique supplémentaire égale à 2l_x dans un milieu d'indice de réfraction n_x.
La différence de chemin optique associée à cet aller-retour supplémentaire est donc :
Le déphasage de propagation correspondant s'écrit :
Par ailleurs, l'onde qui réalise cet aller-retour supplémentaire subit deux réflexions de plus :
- une réflexion sur le miroir parfait (M_x), induisant un déphasage de \pi ;
- une réflexion sur la face interne de la lame partiellement réfléchissante (M'_x), induisant également un saut de phase (souvent modélisé par \pi pour une réflexion interne ou compensé par les propriétés diélectriques de la lame).
Le déphasage lié aux deux réflexions supplémentaires vaut ainsi 2\pi \equiv 0 \pmod{2\pi} (ou est absorbé dans la définition de l'état résonant).
Le déphasage \psi entre deux ondes successives s'écrit donc :
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : condition de résonance, cavité de fabry-perot
En l'absence d'onde gravitationnelle, on souhaite que ces ondes successives soient en phase. En déduire une condition entre et . Commenter compte tenu de la question D.20.
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition d'interférences constructives \psi = 2p\pi, ce qui conduit directement à une condition analogue aux modes propres de la cavité.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le déphasage \psi en l'absence d'onde gravitationnelle, où l'indice du milieu est n_x = 1.
- Écrire la condition d'interférences purement constructives (ondes en phase), c'est-à-dire \psi \equiv 0 \pmod{2\pi}.
- En déduire la relation liant l_x, \lambda et un entier p.
- Comparer ce résultat à la condition d'existence des modes propres obtenue à la question D.20.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition d'interférences constructives à l'aller-retour correspondant aux modes propres de cavité.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En l'absence d'onde gravitationnelle (\tau = 0), l'indice de réfraction du vide dans le bras selon \vec{u}_x vaut :
D'après le résultat de la question Q21, le déphasage entre deux ondes successives émergeant de (M'_x) se réduit à :
Pour que ces ondes successives soient en phase, leur déphasage doit être un multiple entier de 2\pi :
On en déduit immédiatement la relation entre l_x et \lambda :
soit :
Commentaire :
À la question D.20, l'étude d'une cavité unidimensionnelle de longueur L entre deux conducteurs parfaits a montré que les longueurs d'onde des modes stationnaires résonants vérifient :
On retrouve exactement la même condition de résonance pour la cavité de Fabry-Pérot \{(M'_x) + (M_x)\} de longueur l_x : la cavité n'est à la résonance que si sa longueur est un multiple entier de la demi-longueur d'onde de l'onde incidente. Cela correspond à la formation d'ondes stationnaires résonantes par interférences constructives des allers-retours au sein de la cavité.
Résultat
Question 23
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : interférence à ondes multiples, amplitude complexe
En déduire l'expression de l'amplitude complexe émergeant de () en fonction de l'amplitude complexe incidente , , , et .
Voir l'indiceIndice
Adapter l'expression donnée pour le bras x au bras y en substituant l_x \to l_y, n_x(t) \to n_y(t), et noter l'inversion de signe liée à n_y = 1+\tau.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les symétries et les analogies entre les deux cavités résonantes des bras x et y.
- Prendre en compte la différence de signe de la perturbation d'indice induite par l'onde gravitationnelle entre les deux bras : n_x = 1 - \tau(t) alors que n_y = 1 + \tau(t).
- Transposer l'expression donnée pour \underline{S}'_x au bras y en substituant les grandeurs adéquates.
Voir la réponse courteRéponse courte
Sommation des réflexions multiples (suite géométrique) et développement à l'ordre 1 en déphasage perturbé.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La cavité résonante située dans le bras y, délimitée par la lame partiellement réfléchissante (M'_y) et le miroir (M_y), est géométriquement et optiquement analogue à celle du bras x :
- l'amplitude incidente sur la cavité est notée \underline{S}_2 (au lieu de \underline{S}_1) ;
- la longueur de la cavité est l_y (au lieu de l_x) ;
- le coefficient de réflexion de la lame (M'_y) est identique à celui de (M'_x), soit r, ce qui conserve le même facteur F = \dfrac{1+r}{1-r}.
En revanche, le passage de l'onde gravitationnelle induit une anisotropie d'indice :
L'écart à l'indice du vide dans le bras y est donc opposé à celui du bras x :
Par conséquent, pour obtenir l'amplitude complexe \underline{S}'_y émergeant de (M'_y) dans le sens -\vec{u}_y, il convient de remplacer dans l'expression de \underline{S}'_x :
- \underline{S}_1 par \underline{S}_2 ;
- l_x par l_y ;
- \tau(t) par -\tau(t).
On en déduit directement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 24
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : sensibilité de détection, cavité de fabry-perot
Expliquer comment est modifiée l'expression, obtenue en B.10. de l'éclairement mesuré en sortie de l'interféromètre.
Voir l'indiceIndice
Constater que l'écart de phase induit par l'onde gravitationnelle \delta\varphi est amplifié d'un facteur global F par les allers-retours dans chaque cavité.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer le déphasage induit par l'onde gravitationnelle avec et sans les cavités résonantes de Fabry-Pérot formées par (M'_x, M_x) et (M'_y, M_y).
- Exprimer la nouvelle différence de phase globale \varphi(t) entre les deux bras en tenant compte de l'approximation l_x \approx L_x et l_y \approx L_y.
- Effectuer le développement au premier ordre en \tau pour donner la forme modifiée du rapport \frac{E_y}{E_0}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Amplification du déphasage effectif par le coefficient de finesse de la cavité dans chaque bras.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions précédentes, en présence des cavités résonantes, les amplitudes complexes réémises par chaque bras s'écrivent :
où F = \dfrac{1+r}{1-r} et où \underline{S}_1 et \underline{S}_2 sont les amplitudes des ondes incidentes sur les cavités, issues de la séparatrice.
En sortie de l'interféromètre, la différence de phase \varphi(t) = \varphi_y(t) - \varphi_x(t) entre les deux ondes recombinées s'écrit alors :
où \varphi_0 est le déphasage statique en l'absence d'onde gravitationnelle, et où le déphasage dynamique induit par l'onde gravitationnelle vaut désormais :
puisque l_x \approx L_x et l_y \approx L_y.
Par rapport au cas sans cavité de la question B.10, la perturbation de phase est multipliée par le facteur d'amplification F.
L'éclairement en sortie s'exprime toujours par la formule de Fresnel :
Au premier ordre en \tau (car \delta\varphi \ll 1) :
On en déduit que le terme variable proportionnel à \tau(t) dans le rapport d'éclairement est simplement multiplié par le facteur F :
(ou de manière équivalente avec l_x + l_y à la place de L_x + L_y).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : coefficient de finesse, sensibilité limite
On se place à . En déduire que par rapport à l'étude sans les lames () et () la sensibilité du dispositif est multipliée par un coefficient numérique qu'on déterminera et qu'on évaluera numériquement pour . Sachant que le bruit est inchangé, conclure sur la faisabilité de la détection d'ondes gravitationnelles.
Voir l'indiceIndice
Calculer F = (1+r)/(1-r) pour r=0{,}995 et vérifier que le seuil de sensibilité minimal \tau_M est abaissé jusqu'au niveau requis (10^{-21}).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la variation de puissance mesurée au point de fonctionnement \varphi_0 = \frac{\pi}{2} et en déduire l'expression du coefficient multiplicatif de sensibilité F.
- Réaliser l'application numérique de F pour r = 0{,}995.
- En déduire le nouveau seuil minimal de détection \tau_{M,\text{min}} à partir de la question Q14 et conclure sur la faisabilité de la détection de l'onde gravitationnelle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du facteur d'amplification lié aux réflexions multiples et validation de la faisabilité de détection.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation établie en Q24, pour un point de fonctionnement \varphi_0 = \frac{\pi}{2}, on a \cos\varphi_0 = 0 et \sin\varphi_0 = 1. L'éclairement s'écrit :
La variation d'éclairement (et donc de puissance optique sur le détecteur) liée à l'onde gravitationnelle est donnée par :
où \Delta P_{y,0}(t) est la variation de puissance obtenue en l'absence des cavités (question Q11). La sensibilité du dispositif, définie par le taux de variation de la puissance par rapport à la déformation \tau, est ainsi directement multipliée par le facteur :
Pour r = 0{,}995 :
Le bruit de grenaille photonique restant inchangé (\Delta P_y conservé), la condition d'un rapport signal sur bruit supérieur à 1 impose :
La plus petite valeur mesurable de \tau_M est donc divisée par F :
En utilisant la valeur minimale sans cavité calculée en Q14, \tau_M^{(0)} \approx 4\cdot 10^{-19}, on obtient :
Cette valeur coïncide précisément avec l'ordre de grandeur de l'amplitude de l'onde gravitationnelle attendue (\tau_M = 10^{-21}, énoncé page 7). L'insertion des cavités résonantes de Fabry-Pérot permet d'atteindre le seuil de sensibilité requis : la détection directe des ondes gravitationnelles devient expérimentalement faisable.
Résultat
Partie 3
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : onde plane progressive harmonique, polarisation rectiligne
Donner les différents qualificatifs qui caractérisent cette onde.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définitions et qualificatifs du faisceau laser : plane, progressive, monochromatique, polarisée rectiligne.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'expression du champ électrique complexe de l'onde incidente est :
Cette onde présente les caractéristiques suivantes :
- Plane : la phase \omega t - kx et l'amplitude complexe sont uniformes dans tout plan x = \text{cte} perpendiculaire à la direction de propagation ;
- Progressive : l'argument est de la forme \omega t - kx, ce qui correspond à une onde se propageant dans le sens des x croissants à la célérité c = \omega/k ;
- Harmonique (ou monochromatique) : la dépendance temporelle est sinusoïdale, caractérisée par une pulsation unique \omega ;
- Polarisée rectilignement : la direction du champ électrique reste constamment parallèle à l'axe fixe porté par \vec{u}_z ;
- Transverse : le vecteur champ électrique \vec{E} est orthogonal à la direction de propagation \vec{u}_x (\vec{E} \cdot \vec{u}_x = 0).
Il s'agit donc d'une onde plane progressive harmonique (OPPH) transverse, polarisée rectilignement selon \vec{u}_z.
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation ; Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : fréquence, longueur d'onde
Calculer la fréquence de cette onde.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul immédiat de la fréquence optique à partir de la célérité du vide et de \lambda.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le vide, la relation liant la célérité c de l'onde lumineuse, sa fréquence \nu (ou f) et sa longueur d'onde dans le vide \lambda est donnée par :
Avec les valeurs numériques fournies par l'énoncé :
- c = 3{,}0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
- \lambda = 600\text{ nm} = 6{,}0 \cdot 10^{-7}\text{ m}
On obtient :
Conformément à la consigne générale précisant que les calculs s'effectuent avec un chiffre significatif :
Résultat
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : structure d'une opph, vecteur de poynting
Déterminer le champ magnétique puis le vecteur de Poynting moyen.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser la structure d'onde plane progressive harmonique (OPPH) dans le vide pour relier le champ magnétique \vec{B} au champ électrique \vec{E} via la relation de structure issue de l'équation de Maxwell-Faraday.
- Exprimer le vecteur de Poynting instantané \vec{\Pi} = \frac{\vec{E}\wedge\vec{B}}{\mu_0}, puis calculer sa moyenne temporelle \langle \vec{\Pi} \rangle (ou utiliser directement la formule des grandeurs complexes \langle \vec{\Pi} \rangle = \frac{1}{2\mu_0}\operatorname{Re}\left(\underline{\vec{E}} \wedge \underline{\vec{B}}^*\right)).
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination du champ magnétique associé via la relation de structure et calcul de la moyenne de Poynting.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'onde incidente se propageant dans le vide selon +\vec{u}_x possède le vecteur d'onde :
D'après l'équation de Maxwell-Faraday \vec{\operatorname{rot}}\underline{\vec{E}} = -j\omega\underline{\vec{B}}, le champ magnétique associé à cette OPPH s'écrit sous forme complexe :
Comme \vec{u}_x \wedge \vec{u}_z = -\vec{u}_y et \frac{k}{\omega} = \frac{1}{c}, on obtient :
Le champ magnétique réel s'écrit donc :
Le vecteur de Poynting instantané est défini par :
En injectant les champs réels avec \vec{u}_z \wedge (-\vec{u}_y) = \vec{u}_x :
La valeur moyenne temporelle de \cos^2(\omega t - kx) sur une période optique étant égale à \frac{1}{2}, le vecteur de Poynting moyen est :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : vecteur de poynting, puissance rayonnée
Exprimer la puissance moyenne du LASER en fonction de , , et . En déduire la valeur numérique de l'amplitude .
Voir la stratégieStratégie
- La puissance moyenne transportée par le faisceau laser correspond au flux du vecteur de Poynting moyen \langle \vec{\Pi} \rangle à travers une section droite S normale à la direction de propagation \vec{u}_x.
- On en déduit l'expression littérale de E_0, puis on effectue l'application numérique avec un chiffre significatif conformément aux consignes générales du sujet.
Voir la réponse courteRéponse courte
Flux du vecteur de Poynting à travers la section du faisceau pour déduire l'amplitude du champ électrique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La puissance moyenne \langle P \rangle du faisceau laser traversant une section droite transverse S orientée par \vec{u}_x est donnée par le flux du vecteur de Poynting moyen déterminé à la question précédente :
Le faisceau étant modélisé par une onde plane uniforme sur toute l'étendue de la section S, l'intensité lumineuse \langle \Pi \rangle = \frac{E_0^2}{2\mu_0 c} est spatiale uniforme sur cette section. On a donc :
On en déduit l'expression littérale de l'amplitude E_0 du champ électrique :
La section circulaire de rayon R = 5{,}0\text{ cm} = 5{,}0 \times 10^{-2}\text{ m} a pour aire S = \pi R^2. En utilisant \mu_0 = 4\pi \times 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}, le facteur \pi se simplifie :
D'où :
Avec un chiffre significatif :
Résultat
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : équation de maxwell-ampère, arq magnétique
Ecrire l'équation de Maxwell Ampère dans le conducteur. Montrer que le courant de conduction est très supérieur à l'autre terme (courant de déplacement).
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation de Maxwell-Ampère dans un milieu conducteur ohmique en utilisant la loi d'Ohm locale \vec{j} = \gamma\vec{E}.
- Évaluer le rapport des amplitudes de la densité de courant de conduction \vec{j} et de la densité de courant de déplacement \vec{j}_D = \varepsilon_0\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} en régime sinusoïdal.
- Réaliser l'application numérique avec un seul chiffre significatif pour vérifier la validité de l'approximation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison des ordres de grandeur entre courant de conduction \gamma \vec{E} et courant de déplacement \varepsilon_0 \partial \vec{E}/\partial t.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le conducteur, la matière est modélisée par un conducteur ohmique neutre en volume, vérifiant la loi d'Ohm locale :
L'équation de Maxwell-Ampère s'écrit alors :
où \vec{j} est la densité volumique de courant de conduction et \vec{j}_D = \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} est la densité de courant de déplacement.
En régime sinusoïdal à la pulsation \omega = 2\pi \nu, les grandeurs varient comme \exp(j\omega t), ce qui conduit pour les amplitudes de ces deux termes à :
Le rapport des ordres de grandeur s'écrit ainsi :
Avec les valeurs numériques fournies :
- \gamma = 1{,}0 \cdot 10^7\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}
- \varepsilon_0 = 8{,}85 \cdot 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1}
- \nu = 5\cdot 10^{14}\text{ Hz} (d'après la question 2) d'où \omega = 2\pi\nu \approx 3\cdot 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
Le calcul donne (avec un chiffre significatif) :
On a donc bien :
Le courant de conduction est très supérieur au courant de déplacement (d'un facteur d'environ 400).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : effet de peau, équation de diffusion
Déterminer l'équation de propagation vérifiée par le champ électrique dans le conducteur.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler les équations de Maxwell applicables dans le conducteur ohmique en tenant compte de l'approximation validée à la question précédente (courant de déplacement négligé).
- Justifier la neutralité volumique locale du conducteur (\operatorname{div}\vec{E} = 0).
- Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday en utilisant l'identité vectorielle fournie dans les préliminaires.
Voir la réponse courteRéponse courte
Établissement de l'équation de propagation-diffusion du champ électrique dans un bon conducteur ohmique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le conducteur ohmique, les équations de Maxwell s'écrivent :
Maxwell-Faraday :
\vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}Maxwell-Ampère, dans le cadre de l'approximation établie à la question Q5 (courant de déplacement négligeable devant le courant de conduction \vec{j} = \gamma\vec{E}) :
\vec{\operatorname{rot}}\vec{B} \approx \mu_0\gamma\vec{E}Maxwell-Gauss : \operatorname{div}\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon_0}. L'équation de conservation de la charge \frac{\partial\rho}{\partial t} + \operatorname{div}\vec{j} = 0 associée à la loi d'Ohm locale donne :
\frac{\partial\rho}{\partial t} + \frac{\gamma}{\varepsilon_0}\rho = 0Le temps de relaxation des charges \tau_r = \frac{\varepsilon_0}{\gamma} \approx \frac{8{,}85\cdot 10^{-12}}{1{,}0\cdot 10^7} \approx 9\cdot 10^{-19}\text{ s} est extrêmement court devant la période optique (T \approx 2\cdot 10^{-15}\text{ s}) ; le milieu est donc neutre en volume en régime établi : \rho = 0, soit \operatorname{div}\vec{E} = 0.
Prenons le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday :
En utilisant la formule vectorielle fournie dans le sujet, \vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = \vec{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\vec{E}) - \vec{\Delta}\vec{E}, et en exploitant \operatorname{div}\vec{E} = 0, le membre de gauche devient :
En injectant l'équation de Maxwell-Ampère simplifiée dans le membre de droite :
On en déduit l'équation vérifiée par le champ électrique dans le conducteur :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : relation de dispersion, épaisseur de peau
Déterminer l'équation de dispersion (complexe). On posera .
Voir la stratégieStratégie
- On injecte la forme complexe d'une onde plane progressive harmonique se propageant selon les x croissants dans l'équation de propagation établie à la question précédente.
- On en déduit la relation de dispersion liant le vecteur d'onde complexe \underline{k} à la pulsation \omega, que l'on exprime en fonction de l'épaisseur de peau \delta.
Voir la réponse courteRéponse courte
Recherche de solution harmonique et identification de la relation de dispersion donnant l'épaisseur de peau \delta.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le conducteur (x > 0), on recherche le champ électrique sous la forme d'une onde plane progressive harmonique (OPPH) de pulsation \omega, polarisée rectilignement selon \vec{u}_z et se propageant suivant l'axe (Ox) :
où \underline{k} désigne la composante complexe du vecteur d'onde selon \vec{u}_x.
D'après la question précédente (Q6), le champ électrique vérifie l'équation de diffusion :
En dérivant l'expression de \underline{\vec{E}}(x,t), on obtient :
En réinjectant dans l'équation de propagation, il vient :
Comme le champ électrique n'est pas identiquement nul, on en déduit l'équation de dispersion complexe :
En introduisant la grandeur \delta = \sqrt{\dfrac{2}{\mu_0\gamma\omega}}, on a \mu_0\gamma\omega = \dfrac{2}{\delta^2}, d'où :
L'onde se propageant dans le sens des x>0, son amplitude doit décroître lorsque x \to +\infty (onde évanescente sans amplification à l'infini). Avec la convention de phase \mathrm{e}^{j(\omega t - \underline{k}x)} = \mathrm{e}^{j(\omega t - \mathrm{Re}(\underline{k})x)}\,\mathrm{e}^{\mathrm{Im}(\underline{k})x}, il est nécessaire que \mathrm{Im}(\underline{k}) < 0. On retient donc la racine :
Résultat
Q8.a
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : onde atténuée, effet de peau
Ecrire la solution harmonique plane de l'équation de propagation en supposant le métal illimité vers les . On notera son amplitude complexe et on fera apparaître .
Voir l'indiceIndice
Prendre la racine de \underline{k} avec une partie imaginaire négative pour assurer l'atténuation physique de l'onde pour x > 0.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la structure générale de l'onde plane harmonique se propageant selon les x croissants avec la convention de phase temporelle adoptée par l'énoncé \mathrm{e}^{j\omega t}.
- Imposer la condition aux limites à l'infini (x \to +\infty) pour éliminer la solution divergente dans le conducteur semi-infini.
- Exprimer le champ électrique sous forme complexe en introduisant \underline{E}_{ot}, \delta et la direction de polarisation \vec{u}_z.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de la solution exponentiellement décroissante vers l'intérieur du métal demi-infini.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'onde incidente étant polarisée selon \vec{u}_z et arrivant sous incidence normale, le champ électrique transmis dans le conducteur conserve la même polarisation :
D'après la relation de dispersion établie à la question 7, le vecteur d'onde complexe \underline{k} vérifie :
La solution générale sous forme d'onde plane harmonique s'écrit comme superposition d'ondes se propageant vers les x croissants et décroissants :
soit en explicitant les exponentielles :
Le milieu conducteur occupant le demi-espace x > 0 sans source à l'infini, l'amplitude du champ électromagnétique doit rester bornée lorsque x \to +\infty. On impose donc \underline{B} = 0.
En notant \underline{E}_{ot} = \underline{E}(0^+, 0) l'amplitude complexe en x=0^+, la solution s'écrit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Q8.b
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Application numérique
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : épaisseur de peau, atténuation
Que représente ? Calculer sa valeur.
Voir l'indiceIndice
Identifier \delta comme l'épaisseur de peau (distance caractéristique sur laquelle l'amplitude est divisée par \mathrm{e}) et effectuer l'A.N.
Voir la réponse courteRéponse courte
Signification physique de la profondeur de pénétration électromagnétique et calcul numérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La grandeur \delta représente l'épaisseur de peau (ou profondeur de pénétration) de l'onde électromagnétique dans le conducteur.
D'après l'expression établie à la question 8.a :
\delta mesure la distance caractéristique d'atténuation sur laquelle l'amplitude du champ électromagnétique (ainsi que la densité volumique de courant associée \vec{j} = \gamma\vec{E}) est divisée par \mathrm{e} \approx 2{,}72 en pénétrant dans le conducteur (effet de peau ou effet pelliculaire).
Pour le calcul numérique, on utilise \omega = 2\pi\nu = \dfrac{2\pi c}{\lambda} :
Avec les données numériques de l'énoncé :
- \lambda = 600\text{ nm} = 6{,}0\cdot 10^{-7}\text{ m}
- \mu_0 = 4\pi\cdot 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}
- \gamma = 1{,}0\cdot 10^7\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}
- c = 3{,}0\cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
On a :
D'où, avec un seul chiffre significatif :
Résultat
Q8.c
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : vitesse de phase, milieu dispersif
Déterminer la vitesse de phase de l'onde dans le métal et faire l'application numérique.
Voir l'indiceIndice
Calculer la vitesse de phase v_\varphi = \omega/\operatorname{Re}(\underline{k}) = \omega\delta et comparer sa valeur à la célérité de la lumière dans le vide c.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la phase de l'onde transmise dans le conducteur à partir de l'expression de \underline{\vec{E}}(x,t) établie à la question 8.a.
- Définir la vitesse de phase v_\varphi par la condition de phase constante \omega t - k_r x = \text{cte}, où k_r = \operatorname{Re}(\underline{k}) = \frac{1}{\delta}.
- Réaliser l'application numérique avec un chiffre significatif conformément aux consignes générales de l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression v_\varphi = \omega/k_r = \omega\delta et application numérique montrant une vitesse très inférieure à c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question 8.a, le champ électrique transmis dans le conducteur (x > 0) s'écrit :
La dépendance spatio-temporelle de la phase de l'onde se propageant selon les x croissants est de la forme :
Pour une surface d'onde définie par \phi(x,t) = \text{cte}, la différentiation donne :
En remplaçant \delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0\gamma\omega}}, on peut également exprimer cette vitesse sous la forme :
Application numérique : Avec \omega = 2\pi\nu = 2\pi \times 5{,}0\cdot 10^{14} \approx 3{,}1\cdot 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} et \delta \approx 7\cdot 10^{-9}\text{ m} (obtenu à la question 8.b) :
Avec un chiffre significatif :
Résultat
Q8.d
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : effet joule volumique, loi d'ohm locale
Calculer la puissance volumique moyenne dissipée par effet Joule à l'abscisse .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la formule locale moyenne de l'effet Joule \langle p_J \rangle = \frac{1}{2}\gamma |\underline{E}(x)|^2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance volumique instantanée dissipée par effet Joule à partir de la loi d'Ohm locale \vec{j} = \gamma \vec{E}.
- Prendre la moyenne temporelle en régime sinusoï dal à l'aide de l'amplitude du champ réel ou de son amplitude complexe.
- Exprimer le résultat en fonction de x, \delta, \gamma, |t| et E_0, puis calculer numériquement le préfacteur avec un chiffre significatif.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la puissance volumique moyenne cédée par effet Joule p_J = \frac{1}{2}\gamma |\underline{E}|^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la loi d'Ohm locale, le vecteur densité de courant volumique dans le conducteur s'écrit :
La puissance volumique instantanée cédée par le champ électromagnétique à la matière par effet Joule est :
En utilisant la forme réelle du champ électrique transmise déterminée à la question 8.a :
la moyenne temporelle sur une période s'obtient immédiatement grâce à \langle \cos^2(\dots) \rangle = \frac{1}{2} (ou par la formule complexe \langle p_J \rangle = \frac{1}{2} \operatorname{Re}(\underline{\vec{j}} \cdot \underline{\vec{E}}^*) = \frac{1}{2}\gamma |\underline{\vec{E}}|^2) :
Sachant que |\underline{E}_{ot}| = |t| E_0, l'expression de la puissance volumique moyenne dissipée à l'abscisse x s'écrit :
Calculons numériquement le coefficient pré-exponentiel p_{J0} = \frac{1}{2} \gamma |t|^2 E_0^2 :
- \gamma = 1{,}0 \cdot 10^7\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} ;
- |t| = 10^{-4} ;
- D'après la question 4, E_0 \approx 2 \cdot 10^3\text{ V}\cdot\text{m}^{-1} (précisément E_0^2 = \frac{2\mu_0 c \langle P \rangle}{S} \approx \frac{2 \times 377 \times 40}{\pi \times (0{,}05)^2} \approx 3{,}8 \cdot 10^6\text{ V}^2\cdot\text{m}^{-2}).
On a ainsi :
On obtient finalement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : condition aux limites, effet de peau
A quelle condition cette approximation est-elle fondée ?
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la différence physique entre un milieu semi-infini (x > 0) et une lame d'épaisseur finie (0 < x < L) : la présence de l'interface en x = L peut a priori donner lieu à une réflexion partielle de l'onde se propageant vers les x croissants.
- Exprimer le facteur d'atténuation de l'onde entre x = 0 et x = L pour en déduire la condition assurant l'absence d'onde réfléchie en x = L.
- Comparer numériquement l'épaisseur L à l'épaisseur de peau \delta trouvée précédemment.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition de validité du milieu semi-infini : épaisseur géométrique L très supérieure à l'épaisseur de peau \delta.
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Dans une lame conductrice d'épaisseur finie L, l'onde transmise en x = 0 se propage selon les x croissants et rencontre la face arrière en x = L. Une onde réfléchie peut alors apparaître et modifier la structure du champ à l'intérieur du conducteur.
D'après la question 8.a, l'amplitude du champ électrique décroît en \mathrm{e}^{-x/\delta}, où \delta est l'épaisseur de peau. L'onde incidente sur la face arrière en x = L est donc atténuée d'un facteur :
L'approximation d'un milieu semi-infini (absence d'onde réfléchie en x = L) est donc fondée si l'épaisseur L du conducteur est très grande devant l'épaisseur de peau \delta :
Application numérique : avec L = 1{,}0\text{ mm} = 1{,}0\cdot 10^{-3}\text{ m} et \delta \approx 7\cdot 10^{-9}\text{ m} (question 8.b), on a :
L'atténuation \mathrm{e}^{-L/\delta} \approx \mathrm{e}^{-10^5} est rigoureusement négligeable : l'onde est totalement absorbée bien avant d'atteindre la face arrière du miroir. L'approximation est donc parfaitement justifiée.
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : puissance dissipée, effet joule
Exprimer la puissance moyenne totale dissipée par effet Joule dans le conducteur en fonction , , et .
Voir la stratégieStratégie
- Intégrer la puissance volumique moyenne dissipée par effet Joule \langle p_J(x) \rangle, obtenue à la question 8.d, sur le volume du conducteur traversé par le faisceau de section S.
- Utiliser l'approximation de conducteur semi-infini (L \gg \delta, validée à la question 9) pour étendre la borne supérieure d'intégration à l'infini sans erreur appréciable.
- Exprimer le résultat en fonction des grandeurs demandées (E_0, \delta, \gamma, S) et du coefficient de transmission en amplitude |t|.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration sur le demi-espace de la puissance volumique pour obtenir la puissance totale dissipée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La puissance moyenne totale dissipée par effet Joule dans le conducteur s'obtient en intégrant la puissance volumique moyenne \langle p_J(x) \rangle sur le volume délimité par la section S du faisceau et l'épaisseur L du miroir :
D'après la question 8.d, la puissance volumique moyenne s'écrit :
Comme établi à la question 9, l'épaisseur du conducteur est très grande devant l'épaisseur de peau (L \gg \delta, avec L/\delta \sim 10^5), l'onde est totalement absorbée bien avant d'atteindre la face arrière x = L. On peut donc étendre la borne supérieure d'intégration à +\infty avec une excellente précision :
On obtient ainsi :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 11
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : capacité thermique, bilan thermique
Si cette puissance ne s'évacue pas du volume précédent, déterminer grossièrement l'élévation de température par unité de temps dans ce volume. L'estimer numériquement.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique à un volume V de conducteur recevant la puissance Joule P_J sans échange thermique avec l'extérieur.
- Exprimer le taux d'échauffement \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} en fonction des grandeurs thermo-physiques du matériau (\rho, c).
- Préciser et discuter le choix du volume considéré : le volume de l'épaisseur de peau V_\delta = S\delta (où l'énergie est effectivement déposée, en cohérence avec les questions Q12.b et Q13) ou le volume total éclairé du miroir V_L = SL.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan enthalpique adiabatique sur la couche superficielle \delta pour évaluer la vitesse d'échauffement initial.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Soit un volume V de métal recevant la puissance dissipée par effet Joule P_J. En l'absence de transfert thermique vers l'extérieur pendant une durée \mathrm{d}t, le premier principe de la thermodynamique appliqué à ce système fermé à pression constante s'écrit :
En introduisant la capacité thermique du volume considéré C = m c = \rho V c, où \rho est la masse volumique du métal et c sa capacité thermique massique, on a :
L'élévation de température par unité de temps s'exprime donc par :
Deux interprétations de « ce volume » sont envisageables selon l'échelle considérée :
Volume de pénétration de l'onde (effet de peau) : V_\delta = S \delta.
L'énergie étant quasi intégralement dissipée dans l'épaisseur de peau \delta avant d'avoir le temps de diffuser (comme précisé en Q12.b et Q13), on a :\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} &= \frac{P_J}{\rho c S \delta} = \frac{\frac{1}{4}\gamma |t|^2 E_0^2 \delta S}{\rho c S \delta} = \frac{\gamma |t|^2 E_0^2}{4\rho c} \end{aligned}Avec les valeurs numériques :
- \gamma = 1{,}0\cdot 10^7\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}
- |t| = 10^{-4} \implies |t|^2 = 10^{-8}
- E_0 \approx 2\cdot 10^3\text{ V}\cdot\text{m}^{-1} \implies E_0^2 \approx 4\cdot 10^6\text{ V}^2\cdot\text{m}^{-2}
- \rho = 8{,}0\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
- c = 400\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}
\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} = \frac{1{,}0\cdot 10^7 \times 10^{-8} \times 4\cdot 10^6}{4 \times 8{,}0\cdot 10^3 \times 400} = \frac{4\cdot 10^5}{1{,}3\cdot 10^7} \approx 3\cdot 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{s}^{-1}\boxed{\left(\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t}\right)_\delta \approx 3\cdot 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{s}^{-1}}Volume total éclairé du conducteur : V_L = S L.
Si l'on considère le conducteur dans son ensemble d'épaisseur L = 1{,}0\text{ mm} (défini au préambule précédant la question Q9) :\left(\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t}\right)_L = \frac{P_J}{\rho c S L} = \frac{\delta}{L}\left(\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t}\right)_\deltaAvec \delta \approx 7\cdot 10^{-9}\text{ m} et L = 1{,}0\cdot 10^{-3}\text{ m} :
\left(\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t}\right)_L \approx \frac{7\cdot 10^{-9}}{1{,}0\cdot 10^{-3}} \times 3\cdot 10^{-2} \approx 2\cdot 10^{-7}\text{ K}\cdot\text{s}^{-1}\boxed{\left(\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t}\right)_L \approx 2\cdot 10^{-7}\text{ K}\cdot\text{s}^{-1}}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Q12.a
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : dilatation thermique, déphasage
Pourquoi impose-t-on cette contrainte ? On indique que le coefficient de dilatation est donné par l'expression à pression constante.
Voir l'indiceIndice
Comparer la dilatation thermique admissible à la déformation infime induite par l'onde gravitationnelle (\sim 10^{-18}\text{ m}).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier l'effet physique d'une dilatation thermique de l'épaisseur du miroir sur la mesure interférométrique (déplacement de la face réfléchissante et variation du chemin optique).
- Évaluer numériquement la contrainte \mathrm{d}L < 10^{-15}\lambda et la comparer aux ordres de grandeur des grandeurs mesurées (déplacement induit par l'onde gravitationnelle mentionné dans le texte introductif).
- Conclure sur la nécessité d'éviter un signal parasite d'origine thermique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Justification de la tolérance sur la déformation pour préserver l'accord de phase de la cavité résonante.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une dilatation d'épaisseur \mathrm{d}L du miroir modifie la position de sa surface réfléchissante, ce qui induit une variation de longueur de bras \Delta L_{\text{miroir}} = \mathrm{d}L et donc un déphasage parasite dans l'interféromètre :
Avec \lambda = 600\text{ nm}, la contrainte imposée s'écrit :
Or, l'interféromètre a pour vocation de détecter les infimes variations de longueur de bras induites par le passage d'une onde gravitationnelle, de l'ordre de :
valeur cohérente avec le déplacement minimal détectable de \pm 2\cdot 10^{-18}\text{ m} mentionné dans le préambule du sujet.
Résultat
Q12.b
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Description d'un système thermodynamique
Notions : dilatation thermique, bilan thermique
Déterminer numériquement la durée maximale d'éclairement qui produit la dilatation à son maximum de tolérance. On considèrera que l'élévation de température ne se produit notablement que sur la longueur .
Voir l'indiceIndice
Relier l'allongement \Delta L = \lambda_d \delta \Delta T au seuil 10^{-15}\lambda et utiliser le taux d'échauffement (\mathrm{d}T/\mathrm{d}t)_\delta.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la dilatation thermique \Delta L subie par le miroir en tenant compte du fait que seule la couche superficielle d'épaisseur de peau \delta s'échauffe.
- Relier l'élévation de température \Delta T à la durée d'éclairement \Delta t à l'aide du taux de variation de température (\mathrm{d}T/\mathrm{d}t)_\delta obtenu à la question précédente.
- En déduire la durée maximale d'éclairement \Delta t_{\max} correspondant à la tolérance maximale \Delta L_{\max} = 10^{-15}\lambda et effectuer l'application numérique avec un seul chiffre significatif.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation entre dilatation linéaire et échauffement pour en déduire la durée maximale d'éclairement continue.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la définition du coefficient de dilatation thermique linéique \lambda_d, la variation de longueur d'un élément d'épaisseur initiale \ell soumis à une variation uniforme de température \Delta T s'écrit :
L'énoncé précise que l'élévation de température ne se produit notablement que sur l'épaisseur de peau \delta. Le reste du miroir (x > \delta) ne s'étant pas encore échauffé, la dilatation totale de l'épaisseur du miroir est égale à la dilatation de cette seule couche superficielle :
Pendant une durée d'éclairement \Delta t, l'échauffement de la couche d'épaisseur \delta s'écrit, d'après la question 11 :
La dilatation thermique du miroir s'exprime donc par :
On remarque que l'épaisseur de peau \delta se simplifie lorsqu'on réinjecte l'expression du taux d'échauffement (\mathrm{d}T/\mathrm{d}t)_\delta = P_J / (\rho c_m S \delta).
Pour que cette dilatation n'excède pas la tolérance imposée \Delta L_{\max} = 10^{-15}\lambda, la durée d'éclairement doit vérifier \Delta L \le \Delta L_{\max}, soit :
Application numérique :
- \Delta L_{\max} = 10^{-15} \times 600 \cdot 10^{-9}\text{ m} = 6 \cdot 10^{-22}\text{ m} ;
- \lambda_d = 1{,}0 \cdot 10^{-5}\text{ K}^{-1} ;
- \delta \approx 7 \cdot 10^{-9}\text{ m} ;
- \left(\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t}\right)_{\!\delta} \approx 3 \cdot 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{s}^{-1}.
Le dénominateur vaut :
D'où la durée maximale d'éclairement :
Résultat
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : temps caractéristique de diffusion, diffusion thermique
Cette chaleur diffuse ensuite dans l'ensemble du métal. Si l'on suppose que cet effet se produit principalement selon l'axe et sur la longueur , estimer numériquement (à un facteur multiplicatif près) la durée de cette diffusion. Commenter.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le coefficient de diffusivité thermique D_{\text{th}} du matériau à partir de sa conductivité thermique \lambda_{\text{th}}, de sa masse volumique \rho et de sa capacité thermique massique c_m.
- Par analyse dimensionnelle de l'équation de diffusion de la chaleur unidimensionnelle, relier le temps caractéristique de diffusion \tau_{\text{diff}} à l'épaisseur L et à D_{\text{th}}.
- Réaliser l'application numérique avec un seul chiffre significatif conformément aux consignes générales.
- Commenter la valeur obtenue en la confrontant à la durée maximale admissible \Delta t_{\max} calculée à la question précédente et aux échelles temporelles de détection.
Voir la réponse courteRéponse courte
Estimation du temps de diffusion de la chaleur à travers le substrat par analyse dimensionnelle t \sim L^2/D_{th}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La diffusion de la chaleur selon l'axe Ox est régie par l'équation de la chaleur sans terme source (hors de la zone de peau d'épaisseur \delta \ll L) :
où la diffusivité thermique du conducteur s'exprime par :
avec les données de l'énoncé :
- \lambda_{\text{th}} = 400\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
- \rho = 8{,}0 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- c_m = 400\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}.
On obtient :
Par analyse dimensionnelle ou ordre de grandeur, la durée caractéristique nécessaire pour que la chaleur diffuse sur la distance L s'écrit (à un facteur de l'ordre de l'unité près) :
Avec L = 1{,}0\text{ mm} = 1{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m} :
Commentaire :
- Cette durée est très supérieure au temps de tolérance thermique local \Delta t_{\max} \approx 3 \cdot 10^{-7}\text{ s} calculé en Q12.b : pendant les premières fractions de microseconde, la chaleur reste confinée dans l'épaisseur de peau \delta, induisant une forte surchauffe superficielle avant que la diffusion n'ait le temps d'évacuer l'énergie vers le reste du miroir.
- À l'échelle macroscopique, \tau_{\text{diff}} \sim 8\text{ ms} reste un temps très court : au-delà de quelques dizaines de millisecondes, la chaleur est uniformément répartie dans toute l'épaisseur L, ce qui dilue l'échauffement volumique (comme vu en Q11, l'élévation de température moyenne devient alors extrêmement faible, de l'ordre de 10^{-7}\text{ K}\cdot\text{s}^{-1}).
- Néanmoins, ce temps est du même ordre de grandeur que la période de l'onde gravitationnelle T_g = 1/f_0 \approx 1\text{ ms} et supérieur au temps de mesure T = 10^{-4}\text{ s}, ce qui montre que des gradients thermiques dynamiques peuvent subsister et perturber les mesures interférométriques de haute précision.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Banque PT Physique A PT 2020 ?
Surtout 3 chapitres : Interférences par division d'amplitude (23 % des questions, partie 2), Ondes électromagnétiques dans les milieux (15 %, partie 3) et Mouvement dans un champ de force centrale (15 %). Plus ponctuellement : Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Électrostatique, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques, Cinématique et dynamique du point…
Peut-on travailler le sujet Banque PT Physique A PT 2020 dès la première année (PTSI) ?
Peu : 15 questions sur 62 (24 %) ne demandent que le programme de PTSI. Blocs abordables : la sous-partie 1.B (Q8 (partie 1) à Q16 (partie 1)) et la sous-partie 1.C (Q17 (partie 1) à Q20 (partie 1)), ainsi que Q3 (partie 1) et Q2 (partie 3). Avec les autres programmes de première année : 16 en MPSI, 16 en PCSI et 16 en MP2I.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Banque PT Physique A PT 2020 ?
Environ 4 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Banque PT Physique A PT 2020 ?
Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : notamment Q10 (partie 2) (développement limité), Q14 (partie 2) (rapport signal sur bruit), Q23 (partie 2) (interférence à ondes multiples), Q25 (partie 2) (coefficient de finesse), Q11 (partie 3) (capacité thermique) et Q12.b (partie 3) (dilatation thermique).
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Banque PT Physique A PT 2020 ?
Questions de cours : Q1 (partie 1) (loi de coulomb), Q2 (partie 1) (théorème de gauss), Q3 (partie 1) (loi de gravitation universelle), Q4 (partie 1) (théorème de gauss), Q9 (partie 1) (mouvement plan), Q10 (partie 1) (mouvement circulaire uniforme), Q13 (partie 1) (énergie potentielle de gravitation), Q15 (partie 1) (énergie mécanique)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q5 (partie 1) (théorème de gauss), Q6 (partie 1) (théorème de gauss), Q12 (partie 1) (troisième loi de kepler), Q3 (partie 2) (différence de marche), Q7 (partie 2) (formule de fresnel), Q5 (partie 3) (équation de maxwell-ampère) et Q7 (partie 3) (relation de dispersion).
Où gagner des points facilement dans le sujet Banque PT Physique A PT 2020 ?
Beaucoup de questions rapides et accessibles (43 sur 62), par exemple : Q1 (partie 1) à Q4 (partie 1), Q6 (partie 1), Q7 (partie 1), Q9 (partie 1) à Q11 (partie 1), Q13 (partie 1), Q15 (partie 1), Q17 (partie 1), Q20 (partie 1) à Q2 (partie 2), Q5 (partie 2) à Q9 (partie 2), Q12 (partie 2), Q13 (partie 2), Q15 (partie 2) à Q18 (partie 2)…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q5 (partie 1), Q8 (partie 1), Q12 (partie 1), Q14 (partie 1), Q16 (partie 1), Q19 (partie 1), Q10 (partie 2), Q14 (partie 2) et Q7 (partie 3).
Le sujet Banque PT Physique A PT 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet Banque PT Physique A PT 2020 était-il difficile ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le rapport indique que le sujet a posé de grosses difficultés à une large majorité de candidats, avec très peu de bonnes copies et beaucoup de copies de niveau très faible, malgré de nombreuses questions proches du cours.
Pourquoi la fréquence de rotation augmente-t-elle quand le système perd de l'énergie ?
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Pourquoi la puissance Joule décroît-elle avec un facteur 2/δ dans le conducteur ?
Car la puissance volumique dissipée par effet Joule en Q8.d (partie 3) dépend du carré de la norme du champ électrique (|\underline{E}|^2). L'amplitude du champ s'atténuant en \mathrm{e}^{-x/\delta} d'après Q8.a (partie 3), la puissance moyenne absorbée décroît deux fois plus vite, en \mathrm{e}^{-2x/\delta}.
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