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Corrigé détaillé X ENS Physique B PC 2023

Mesure de la constante de structure fine

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 13 questions sur 45. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : PTSI 12 · MP2I 11 · TSI1 12 · BCPST1 9 questions.

Détail par partie
  • Questions1/1Faisable
  • Partie I : Principe de la mesure de la constante de structure fine α11/30En partie
  • Partie II : Effet systématique sur la mesure de la masse m d'un atome de Rubidium 87 lié à la courbure du front d'onde des lasers1/14En partie

Le sujet en bref

Sujet difficile · Physique quantique, Électromagnétisme, Mécanique · 8 incontournables · 13 questions de première année
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Ce sujet d'une remarquable élégance explore les frontières de la métrologie quantique moderne à travers la mesure ultra-précise de la constante de structure fine . L'approche développée au laboratoire Kastler-Brossel repose sur la détermination du quotient d'un atome de rubidium 87 par interférométrie atomique à ondes de matière de type Ramsey-Bordé couplée à des oscillations de Bloch.

L'épreuve commence par des rappels historiques accessibles sur le modèle de Bohr avant de plonger dans le formalisme des transitions stimulées à deux photons et la manipulation cohérente des paquets d'ondes atomiques. La seconde partie constitue une analyse approfondie des effets systématiques limitant l'exactitude expérimentale, en particulier la courbure des fronts d'onde d'un faisceau laser gaussien (déphasage de Gouy) et les perturbations locales d'intensité. C'est un sujet incontournable pour appréhender la physique des atomes froids et l'interférométrie quantique, très formateur pour les épreuves des ENS et de l'École Polytechnique.

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,47/20)
Temps estimé
≈ 3 h 50 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

19 questions rapides et accessibles · 11 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (19) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (11) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé, parties indépendantes
  • Erreur d'énoncé

    En Q14.a, l'énoncé demande de montrer la validité de l'Éq. (14), or celle-ci reçoit expressément une correction gravifique en Q14.b. Il faut lire l'Éq. (13), dont l'intégrale cinématique reste effectivement valable en champ de pesanteur uniforme.

  • Parties indépendantes

    Q15 à Q22 : La partie II, consacrée à la propagation paraxiale et à la courbure du front d'onde laser, est conceptuellement indépendante de la mécanique quantique de la partie I et peut être traitée séparément.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

45 questions
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Questions

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : écart normalisé, incertitude de mesure, constante de structure fine

Comparer les deux valeurs de données par les Éq. (2) et Éq. (3) en calculant leur écart normalisé (que l'on comparera à 2). La théorie du Modèle Standard semble-t-elle valide au regard de ces deux valeurs ?

Voir l'indice

Calculer l'écart normalisé E_n = \frac{|x_1 - x_2|}{\sqrt{u_1^2 + u_2^2}} et vérifier s'il est strictement inférieur à 2 pour conclure à la compatibilité.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition générale de l'écart normalisé entre deux mesures indépendantes affectées d'incertitudes-types.
  2. Réaliser l'application numérique sans calculatrice en utilisant des approximations judicieuses pour la racine carrée.
  3. Conclure sur la compatibilité des deux valeurs au seuil habituel de 2 et statuer sur la validité du Modèle Standard.
Voir la réponse courte

Calcul de l'écart normalisé entre les deux valeurs de 1/\alpha et comparaison à 2 pour évaluer la validité du Modèle Standard.

Voir le corrigé complet

Notons x_1 et x_2 les deux valeurs mesurées de 1/\alpha, accompagnées de leurs incertitudes-types respectives u_1 et u_2 :

  • D'après l'Éq. (2) : x_1 = 137{,}035\,999\,206 et u_1 = 11 \times 10^{-9} ;
  • D'après l'Éq. (3) : x_2 = 137{,}035\,999\,15 et u_2 = 3 \times 10^{-8} = 30 \times 10^{-9}.

L'écart normalisé E_n entre deux grandeurs indépendantes est défini par :

E_n = \frac{|x_1 - x_2|}{\sqrt{u_1^2 + u_2^2}}

Calculons la différence des valeurs centrales :

|x_1 - x_2| = |137{,}035\,999\,206 - 137{,}035\,999\,150| = 56 \times 10^{-9}

Calculons l'incertitude composée :

\sqrt{u_1^2 + u_2^2} = \sqrt{11^2 + 30^2} \times 10^{-9} = \sqrt{121 + 900} \times 10^{-9} = \sqrt{1021} \times 10^{-9}

Comme 32^2 = 1024 \simeq 1021, on a :

\sqrt{u_1^2 + u_2^2} \simeq 32 \times 10^{-9}

On en déduit :

E_n \simeq \frac{56 \times 10^{-9}}{32 \times 10^{-9}} = \frac{7}{4} = 1{,}75
\boxed{E_n \simeq 1{,}8 < 2}

Puisque E_n < 2, la différence entre les deux déterminations est inférieure à deux écarts-types combinés. Les deux résultats sont donc statistiquement compatibles au niveau de confiance de 95 % : la théorie du Modèle Standard semble pleinement valide au regard de ces deux valeurs.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La méthode de calcul et d'analyse de l'écart normalisé devait être maîtrisée dès cette question préliminaire.

« très peu de candidats ont été capables de discuter convenablement les problématiques d’incertitude, que ce soit en ce qui concerne l’écart normalisé entre deux valeurs « expérimentales » (dès la question préliminaire Q.1) »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Partie I : Principe de la mesure de la constante de structure fine α

I.1 · Lien entre la constante de structure fine α et la constante de Rydberg R_∞

Q2.a

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : modèle de bohr, quantification du moment cinétique

Pourquoi un tel modèle est-il qualifié de semi-classique ?

Voir l'indice

Souligner la coexistence d'un cadre classique (mécanique newtonienne, force coulombienne) et d'une hypothèse quantique ad hoc (quantification du moment cinétique orbital).

Voir la réponse courte

Justification du caractère semi-classique du modèle de Bohr, mêlant mécanique classique de Newton et postulat quantique ad hoc.

Voir le corrigé complet

Le modèle de Bohr de l'atome d'hydrogène est qualifié de semi-classique car il juxtapose des notions de physique classique et des postulats quantiques :

  • Aspect classique : l'électron est décrit comme une particule ponctuelle possédant une trajectoire bien déterminée (une orbite circulaire) et obéissant aux lois de la mécanique newtonienne (principe fondamental de la dynamique) sous l'effet de l'interaction électrostatique coulombienne classique.
  • Aspect quantique :

    • une règle de discrétisation non classique est postulée de manière ad hoc, à savoir la quantification du moment cinétique orbital :

      L = n\hbar \quad (n \in \mathbb{N}^*)
    • les orbites correspondantes sont postulées stables et non rayonnantes, ce qui contredit directement l'électromagnétisme classique selon lequel toute charge accélérée perd continûment son énergie par rayonnement (formule de Larmor).
Voir ce qu'a relevé le jury

Le modèle est qualifié de semi-classique en raison de la quantification du moment cinétique, et non du caractère non-relativiste.

« les correcteurs ont été surpris de constater que pour de nombreux candidats, c’est le caractère non-relativiste du mouvement de l’électron qui justifie l’adjectif semi-classique et non pas la quantification du moment cinétique. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Q2.b

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : modèle de bohr, constante de structure fine, vitesse orbitale

Exprimer les vitesses associées à chaque orbite. Sur quelle orbite la vitesse maximale est-elle atteinte ? Exprimer sa valeur en fonction de et de . Est-il alors légitime de considérer que l'électron est non relativiste dans le modèle de Bohr de l'atome d'hydrogène ?

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique en orbite circulaire uniforme combiné à la condition m_e v_n r_n = n\hbar pour exprimer v_n.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron en orbite circulaire sous la seule force coulombienne attractive du proton fixe.
  2. Combiner l'expression obtenue avec la condition de quantification du moment cinétique orbital L = n\hbar afin d'éliminer le rayon de l'orbite et d'isoler la vitesse v_n.
  3. Déterminer l'entier n qui maximise v_n, exprimer cette vitesse maximale en fonction de \alpha et c, puis comparer le rapport v_{\max}/c à 1 pour évaluer la validité du caractère non relativiste.
Voir la réponse courte

Détermination des vitesses orbitales v_n \propto 1/n, maximale pour n=1 avec v_1 = \alpha c \approx c/137, justifiant l'approximation non relativiste.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel lié au proton, supposé galiléen, l'électron décrit un mouvement circulaire uniforme de rayon r_n à la vitesse v_n. Il est soumis à la force électrostatique coulombienne exercée par le proton :

\vec{F} = -\frac{e^2}{4\pi\epsilon_0 r_n^2}\,\vec{u}_r

L'accélération dans la base de Frenet s'écrit \vec{a} = -\frac{v_n^2}{r_n}\,\vec{u}_r. Le principe fondamental de la dynamique donne :

m_e \frac{v_n^2}{r_n} = \frac{e^2}{4\pi\epsilon_0 r_n^2} \implies m_e v_n^2 r_n = \frac{e^2}{4\pi\epsilon_0}

Par ailleurs, la quantification du moment cinétique orbital de l'électron s'écrit :

L = m_e v_n r_n = n\hbar \quad (n \in \mathbb{N}^*)

En effectuant le quotient membre à membre de ces deux relations, on élimine r_n :

v_n = \frac{m_e v_n^2 r_n}{m_e v_n r_n} = \frac{e^2}{4\pi\epsilon_0 n\hbar}

D'après l'équation (1), \alpha = \frac{e^2}{4\pi\epsilon_0\hbar c}, d'où l'expression de la vitesse sur l'orbite n :

\boxed{v_n = \frac{\alpha c}{n}}

Comme n \in \mathbb{N}^*, la suite (v_n) est strictement décroissante avec n. La vitesse maximale est donc atteinte sur la première orbite (n = 1), appelée orbite fondamentale de Bohr :

\boxed{v_{\max} = v_1 = \alpha c}

Avec \alpha \simeq \frac{1}{137}, le rapport de la vitesse maximale à la vitesse de la lumière vaut :

\frac{v_{\max}}{c} = \alpha \simeq \frac{1}{137} \simeq 7{,}3 \times 10^{-3} \ll 1

Le facteur de Lorentz associé vérifie \gamma - 1 \simeq \frac{1}{2}\left(\frac{v_{\max}}{c}\right)^2 \simeq \frac{\alpha^2}{2} \simeq 2{,}7 \times 10^{-5} \ll 1. La vitesse de l'électron restant toujours très inférieure à c, il est tout à fait légitime de traiter l'électron de manière non relativiste dans le modèle de Bohr.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Q2.c

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : modèle de bohr, constante de rydberg, quantification de l'énergie

Calculer l'énergie mécanique de l'électron en fonction de . Retrouver la formule de Rydberg (Éq. (4)) et en déduire l'expression de en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Calculer l'énergie mécanique E_n = E_c + E_p = -E_c par le théorème du viriel, puis identifier \Delta E = hc/\lambda avec la formule empirique de Rydberg.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie mécanique E_n = E_c + E_p en exploitant la relation entre énergie cinétique et énergie potentielle issue du principe fondamental de la dynamique (théorème du viriel).
  2. Exprimer la conservation de l'énergie lors de la désexcitation d'un électron du niveau n_2 vers le niveau n_1 avec émission d'un photon de longueur d'onde \lambda.
  3. Identifier avec la formule phénoménologique de Rydberg pour obtenir l'expression de R_\infty.
Voir la réponse courte

Établissement de l'énergie mécanique E_n \propto -1/n^2 par le théorème du viriel et expression de la constante de Rydberg R_\infty.

Voir le corrigé complet

L'énergie mécanique de l'électron sur l'orbite de rang n est la somme de son énergie cinétique et de son énergie potentielle électrostatique (en choisissant la référence E_p(\infty) = 0) :

E_n = E_{c,n} + E_{p,n} = \frac{1}{2} m_e v_n^2 - \frac{e^2}{4\pi\epsilon_0 r_n}

D'après l'équation du mouvement circulaire issue du principe fondamental de la dynamique :

\frac{m_e v_n^2}{r_n} = \frac{e^2}{4\pi\epsilon_0 r_n^2} \implies E_{p,n} = -2 E_{c,n}

L'énergie mécanique s'écrit donc simplement (théorème du viriel) :

E_n = -E_{c,n} = -\frac{1}{2} m_e v_n^2

En utilisant l'expression de v_n obtenue à la question 2.b, v_n = \frac{e^2}{4\pi\epsilon_0 n \hbar} = \frac{e^2}{2\epsilon_0 n h} (car \hbar = \frac{h}{2\pi}), on obtient :

\boxed{ E_n = -\frac{m_e e^4}{8 \epsilon_0^2 h^2 n^2} = -\frac{E_I}{n^2} }

où E_I = \frac{m_e e^4}{8 \epsilon_0^2 h^2} \simeq 13{,}6\text{ eV} est l'énergie d'ionisation de l'atome d'hydrogène.

Lors d'une transition entre un état initial de niveau n_2 et un état final de niveau inférieur n_1 (n_2 > n_1), l'atome émet un photon de longueur d'onde \lambda. La conservation de l'énergie s'écrit :

\Delta E = E_{n_2} - E_{n_1} = \frac{h c}{\lambda}

En remplaçant par l'expression de E_n :

\frac{hc}{\lambda} = \frac{m_e e^4}{8 \epsilon_0^2 h^2} \left( \frac{1}{n_1^2} - \frac{1}{n_2^2} \right)

d'où :

\frac{1}{\lambda} = \frac{m_e e^4}{8 \epsilon_0^2 h^3 c} \left( \frac{1}{n_1^2} - \frac{1}{n_2^2} \right)

On retrouve ainsi la formule empirique de Rydberg (Éq. (4)) en identifiant :

\boxed{ R_\infty = \frac{m_e e^4}{8 \epsilon_0^2 h^3 c} }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury attendait un regard critique sur le résultat, notamment en analysant le signe de l'énergie mécanique ou en citant le viriel.

« très rares sont ceux qui portent un regard critique sur leurs résultats, en discutant par exemple le signe de l’énergie mécanique ou en évoquant le théorème du viriel. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Q3.a

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : constante de structure fine, constante de rydberg

Montrer

avec la masse d'un atome de Rubidium.

Voir l'indice

Partir de la définition de \alpha, élever au carré puis faire apparaître l'expression de R_\infty en multipliant et divisant judicieusement par m et h.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la constante de structure fine \alpha en fonction de h (en remplaçant \hbar = h/2\pi) et calculer \alpha^2.
  2. Exprimer le terme sous le radical de l'équation (5) en utilisant l'expression de la constante de Rydberg R_\infty établie à la question 2.c.
  3. Conclure par identification.
Voir la réponse courte

Manipulation algébrique reliant \alpha à R_\infty et aux rapports de masse et de Planck m/m_e et h/m.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (1) de l'énoncé, la constante de structure fine s'écrit :

\alpha = \frac{e^2}{4\pi\epsilon_0\hbar c}

En utilisant la relation \hbar = \frac{h}{2\pi}, cette expression devient :

\alpha = \frac{e^2}{2\epsilon_0 h c}

En élevant au carré, on obtient :

\alpha^2 = \frac{e^4}{4\epsilon_0^2 h^2 c^2}

Par ailleurs, d'après la question 2.c, la constante de Rydberg s'exprime sous la forme :

R_\infty = \frac{m_e e^4}{8\epsilon_0^2 h^3 c}

Calculons le terme sous le radical de l'équation (5), où la masse m de l'atome de rubidium se simplifie :

\begin{aligned} \frac{2R_\infty}{c} \times \frac{m}{m_e} \times \frac{h}{m} &= \frac{2h}{c\, m_e} R_\infty \\ &= \frac{2h}{c\, m_e} \left( \frac{m_e e^4}{8\epsilon_0^2 h^3 c} \right) \\ &= \frac{e^4}{4\epsilon_0^2 h^2 c^2} \\ &= \alpha^2 \end{aligned}

\alpha étant une grandeur réelle strictement positive, on en déduit en prenant la racine carrée :

\boxed{\alpha = \sqrt{\frac{2R_\infty}{c} \times \frac{m}{m_e} \times \frac{h}{m}}}

Résultat

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Q3.b

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)
  • Mesures et incertitudes

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : propagation des incertitudes, système international d'unités, incertitude relative

On note l'incertitude-type sur . Donner la formule reliant l'incertitude relative sur la mesure de à celle des autres grandeurs , et qui interviennent dans son expression d'après l'Éq. (5). Pourquoi aucune incertitude ne doit être associée à la valeur de et de ? Vérifier que l'on a :

Voir l'indice

Utiliser la différentielle logarithmique sur \alpha = (2 R_\infty c^{-1} (m/m_e) (h/m))^{1/2} ; rappeler que c et h sont des constantes définissant le SI depuis 2019 (incertitude nulle).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différentielle logarithmique de \alpha à partir de l'équation (5) pour établir la relation de propagation des incertitudes relatives en supposant les mesures indépendantes.
  2. Justifier l'absence d'incertitude sur c et h à l'aide des définitions du Système International d'unités (SI).
  3. Isoler l'incertitude relative u(m)/m et réaliser l'application numérique avec les valeurs fournies dans le texte.
Voir la réponse courte

Différentiation logarithmique pour propager les incertitudes ; c et h ont des valeurs exactes fixées par le SI de 2019.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (5), la constante de structure fine s'écrit :

\alpha = \left( \frac{2}{c} \, R_\infty \, \frac{m}{m_e} \, \frac{h}{m} \right)^{1/2}

En prenant le logarithme népérien :

\ln \alpha = \frac{1}{2} \left[ \ln\left(\frac{2}{c}\right) + \ln R_\infty + \ln\left(\frac{m}{m_e}\right) + \ln h - \ln m \right]

Les grandeurs c et h étant supposées sans incertitude, la différentielle s'écrit :

\frac{\mathrm{d}\alpha}{\alpha} = \frac{1}{2} \left[ \frac{\mathrm{d}R_\infty}{R_\infty} + \frac{\mathrm{d}(m/m_e)}{m/m_e} - \frac{\mathrm{d}m}{m} \right]

En supposant les déterminations expérimentales de R_\infty, de m/m_e et de m indépendantes et non corrélées, la loi de composition des incertitudes-types donne :

\boxed{ \frac{u(\alpha)}{\alpha} = \frac{1}{2} \sqrt{\left(\frac{u(R_\infty)}{R_\infty}\right)^2 + \left(\frac{u(m/m_e)}{m/m_e}\right)^2 + \left(\frac{u(m)}{m}\right)^2} }

Incertitudes sur c et h : Dans le Système International d'unités (SI révisé en 2019, et dès 1983 pour c), la célérité de la lumière dans le vide (c = 299\,792\,458\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) et la constante de Planck (h = 6{,}626\,070\,15 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}) sont des constantes de référence fixées de manière exacte par définition. Leurs incertitudes-types sont donc strictement nulles :

u(c) = 0 \quad \text{et} \quad u(h) = 0

Vérification numérique de u(m)/m : En inversant la formule de propagation des incertitudes :

\left(\frac{u(m)}{m}\right)^2 = 4 \left(\frac{u(\alpha)}{\alpha}\right)^2 - \left(\frac{u(m/m_e)}{m/m_e}\right)^2 - \left(\frac{u(R_\infty)}{R_\infty}\right)^2

Les données fournies dans le texte sont :

  • \dfrac{u(\alpha)}{\alpha} \simeq 8{,}0 \times 10^{-11} (obtenu à partir de l'Éq. (2) : \frac{11 \times 10^{-9}}{137{,}04} \simeq 8{,}03 \times 10^{-11}) ;
  • \dfrac{u(m/m_e)}{m/m_e} = 7 \times 10^{-11} ;
  • \dfrac{u(R_\infty)}{R_\infty} = 2 \times 10^{-12} (négligeable devant les autres termes).

On effectue le calcul numérique :

\begin{aligned} \left(\frac{u(m)}{m}\right)^2 &\simeq 4 \times (8{,}03 \times 10^{-11})^2 - (7 \times 10^{-11})^2 - (0{,}2 \times 10^{-11})^2 \\ &\simeq (4 \times 64{,}5 - 49 - 0{,}04) \times 10^{-22} \\ &\simeq 209 \times 10^{-22} \end{aligned}

D'où :

\boxed{ \frac{u(m)}{m} \simeq \sqrt{209} \times 10^{-11} \simeq 1{,}45 \times 10^{-10} \simeq 1{,}5 \times 10^{-10} }

Résultat

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I.2.1 · Transitions à un ou à deux photons et effet de recul

Q4.a

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : photon, relation de planck-einstein, transition atomique

Usuellement, on néglige la variation de quantité de mouvement et la variation d'énergie cinétique lors de la transition (aussi appelée "énergie de recul"). Quelle est alors l'énergie du photon nécessaire pour effectuer la transition ?

Voir l'indice

Écrire la relation de Bohr élémentaire reliant l'énergie du photon à l'écart entre les niveaux électroniques sans variation d'énergie cinétique.

Voir la stratégie
  1. Effectuer le bilan de l'énergie totale pour le système isolé formé par l'atome et le photon incident.
  2. Appliquer l'approximation de l'énoncé en négligeant l'énergie cinétique acquise par l'atome lors de l'absorption.
Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie sans recul donnant immédiatement l'énergie photonique résonante h\nu = E_i - E_a.

Voir le corrigé complet

Considérons le système isolé constitué de l'atome de rubidium et du photon absorbé, dans le référentiel d'étude :

  • État initial : l'atome est au repos (E_c = 0) dans son état électronique fondamental d'énergie E_a, et l'énergie potentielle E_p est constante. L'énergie du photon incident est notée E_{\text{ph}} = \hbar \omega. L'énergie totale du système est :

    E_{\text{tot, initial}} = E_a + E_p + \hbar\omega
  • État final : le photon a été absorbé. L'atome est dans l'état électronique d'énergie E_i (i = b ou i = c) et possède une énergie cinétique de recul E_{c,\text{fin}}. L'énergie totale du système est :

    E_{\text{tot, final}} = E_i + E_p + E_{c,\text{fin}}

La conservation de l'énergie totale s'écrit alors :

E_a + E_p + \hbar\omega = E_i + E_p + E_{c,\text{fin}}

En négligeant la variation d'énergie cinétique de recul (\Delta E_c = E_{c,\text{fin}} \simeq 0), on en déduit l'énergie du photon nécessaire pour effectuer la transition :

\boxed{E_{\text{ph}} = \hbar\omega = E_i - E_a}

avec i = b ou i = c.

Résultat

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Q4.b

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : quantité de mouvement du photon, impulsion de recul, conservation de l'énergie

On prend en compte l'« effet de recul ». Donner les relations de conservation de l'énergie et de la quantité de mouvement lors du processus d'absorption du photon, en notant la variation de vitesse de l'atome (appelée "vitesse de recul").

Voir l'indice

Écrire la conservation de la quantité de mouvement vectorielle \vec{p}_{\text{initial}} + \hbar\vec{k} = \vec{p}_{\text{final}} et le bilan d'énergie totale incluant l'énergie cinétique de recul.

Voir la stratégie
  1. On isole le système \{\text{atome} + \text{photon}\} lors du processus élémentaire d'absorption.
  2. On applique le principe de conservation de la quantité de mouvement en tenant compte de l'état de repos initial de l'atome.
  3. On applique le principe de conservation de l'énergie totale (somme de l'énergie électronique, de l'énergie potentielle, de l'énergie cinétique et de l'énergie du photon).
Voir la réponse courte

Écriture des lois de conservation de l'énergie et de la quantité de mouvement pour l'absorption d'un photon par un atome.

Voir le corrigé complet

Le système \{\text{atome} + \text{photon}\} est isolé.

1. Conservation de la quantité de mouvement : Initialement, l'atome est au repos (\vec{p}_{\text{atome}} = \vec{0}) et le photon incident possède la quantité de mouvement \hbar\vec{k}. Après absorption, l'atome possède la vitesse \vec{v}_r (la variation de vitesse est donc \vec{v}_r) et une quantité de mouvement m\vec{v}_r. La conservation de la quantité de mouvement s'écrit :

\boxed{m\vec{v}_r = \hbar\vec{k}}

2. Conservation de l'énergie : L'énergie totale du système avant absorption est la somme de l'énergie du photon \hbar\omega et de l'énergie initiale de l'atome au repos (E_a + E_p). Après absorption, l'énergie du photon est entièrement cédée à l'atome, qui se trouve dans l'état électronique E_i avec une vitesse de recul \vec{v}_r (soit une énergie cinétique de recul \frac{1}{2}mv_r^2, le mouvement étant non relativiste) et une énergie potentielle E_p constante :

\begin{aligned} E_{\text{initial}} &= E_a + E_p + \hbar\omega \\ E_{\text{final}} &= E_i + E_p + \frac{1}{2}mv_r^2 \end{aligned}

La conservation de l'énergie (E_{\text{initial}} = E_{\text{final}}) donne donc :

\boxed{\hbar\omega = E_i - E_a + \frac{1}{2}mv_r^2}

Résultat

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Q4.c

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : vitesse de recul, quantité de mouvement du photon

À l'aide des deux relations précédentes, se ramener à une équation sur et montrer que . En déduire la variation de vitesse subie par l'atome lors de la transition. Effectuer l'application numérique pour pour chacune des transitions et .

Voir l'indice

Injecter la vitesse de recul \vec{v}_r = \hbar\vec{k}/m dans la conservation de l'énergie et négliger le terme du second ordre en vitesse devant l'énergie lumineuse.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de recul v_r en fonction de k grâce à la relation de conservation de la quantité de mouvement obtenue en 4.b, puis l'injecter dans la conservation de l'énergie avec \omega = kc.
  2. Établir l'équation du second degré en k, justifier que le terme quadratique associé au recul cinétique est négligeable devant le terme linéaire, et en déduire l'expression approchée de k.
  3. En déduire v_r = \hbar k / m \simeq (E_i - E_a)/(mc) et effectuer les applications numériques avec les valeurs fournies par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Établissement de k, calcul de la vitesse de recul v_r = \hbar k/m et applications numériques pour les deux transitions envisagées.

Voir le corrigé complet

D'après la question 4.b, la conservation de la quantité de mouvement donne :

v_r = \|\vec{v}_r\| = \frac{\hbar k}{m}

En injectant cette relation ainsi que \omega = kc dans le bilan énergétique de la question 4.b, il vient :

\hbar kc = E_i - E_a + \frac{\hbar^2 k^2}{2m}

soit l'équation du second degré en k :

\frac{\hbar^2}{2m} k^2 - \hbar c\, k + (E_i - E_a) = 0

Pour estimer l'ordre de grandeur du terme de recul par rapport au terme linéaire, formons le rapport :

\frac{\frac{\hbar^2 k^2}{2m}}{\hbar kc} = \frac{\hbar k}{2mc} = \frac{v_r}{2c}

Comme la vitesse de recul v_r d'un atome massif est infime devant la célérité de la lumière (v_r \ll c), ce terme quadratique est totalement négligeable. On obtient ainsi au premier ordre :

\boxed{k \simeq \frac{E_i - E_a}{\hbar c}}

On en déduit la vitesse de recul v_r subie par l'atome :

\boxed{v_r \simeq \frac{E_i - E_a}{m c}}

Applications numériques : Les données numériques de l'énoncé sont c \simeq 3 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, e \simeq 1{,}5 \times 10^{-19}\text{ C} et m \simeq 1{,}5 \times 10^{-25}\text{ kg}, d'où :

mc \simeq 1{,}5 \times 10^{-25} \times 3 \times 10^8 = 4{,}5 \times 10^{-17}\text{ kg}\cdot\text{m}\cdot\text{s}^{-1}
  • Pour la transition a \rightarrow b : d'après la figure 1(a), E_b - E_a = 2 \times 10^{-5}\text{ eV} = 2 \times 10^{-5} \times 1{,}5 \times 10^{-19}\text{ J} = 3{,}0 \times 10^{-24}\text{ J} :

    \boxed{v_r(a \rightarrow b) \simeq \frac{3{,}0 \times 10^{-24}}{4{,}5 \times 10^{-17}} \simeq 6{,}7 \times 10^{-8}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 7 \times 10^{-8}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}
  • Pour la transition a \rightarrow c : d'après la figure 1(a), E_c - E_a = 2\text{ eV} = 2 \times 1{,}5 \times 10^{-19}\text{ J} = 3{,}0 \times 10^{-19}\text{ J} :

    \boxed{v_r(a \rightarrow c) \simeq \frac{3{,}0 \times 10^{-19}}{4{,}5 \times 10^{-17}} \simeq 6{,}7 \times 10^{-3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 7\text{ mm}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Q4.d

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : transition dipolaire, transition raman, vitesse de recul

Comme nous le verrons plus loin, on tire profit de l'effet de recul en interférométrie atomique pour séparer la fonction d'onde : plus cet effet est important, mieux on sépare la fonction d'onde et meilleure est la sensibilité sur la mesure. Quels sont l'avantage et l'inconvénient associés à chaque transition ( ou ) pour transférer de la quantité de mouvement à un atome ?

Voir l'indice

Mettre en balance l'amplitude du recul (liée à l'écart d'énergie) et le temps de vie de l'état excité (durée de cohérence nécessaire à l'interférométrie).

Voir la stratégie

Pour comparer les deux transitions, on confronte les résultats obtenus à la question 4.c (valeurs de la vitesse de recul v_r) aux propriétés de durée de vie des états b et c données dans le préambule de la partie I.2.1.

Voir la réponse courte

Discussion du compromis entre grand transfert d'impulsion à haute fréquence optique et durée de vie radiative des niveaux atomiques.

Voir le corrigé complet
  1. Transition a \rightarrow c :

    • Avantage : L'écart énergétique élevé (E_c - E_a \simeq 2\text{ eV}) confère une vitesse de recul importante (v_r \simeq 6{,}7\text{ mm}\cdot\text{s}^{-1}). Cela permet une séparation spatiale rapide et marquée des fonctions d'onde, assurant une grande sensibilité interférométrique.
    • Inconvénient : L'état c a une durée de vie courte. Il se désexcite rapidement par émission spontanée, ce qui détruit la cohérence de phase de la fonction d'onde (décohérence) et altère le motif d'interférence.
  2. Transition a \rightarrow b :

    • Avantage : L'état b possède une durée de vie considérée comme infinie (état hyperfin métastable). L'atome ne subit pas d'émission spontanée gênante, préservant ainsi parfaitement la cohérence quantique au cours de l'expérience.
    • Inconvénient : La vitesse de recul est extrêmement faible (v_r \simeq 6{,}7 \times 10^{-8}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), ce qui ne permet pas d'obtenir une séparation spatiale appréciable des paquets d'onde et limite drastiquement la sensibilité du dispositif.
Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait comprendre le but recherché, à savoir séparer durablement la fonction d'onde, sans invoquer la facilité de la transition.

« très peu de bonnes réponses ont été données à la question Q.4.d, et pour cause : elle nécessitait d’avoir une compréhension fine de l’effet recherché (disposer de façon « pérenne » d’une fonction d’onde « séparée »), sans lien aucun avec des considérations de sobriété énergétique ou de facilité d’effectuer la transition »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : transition raman, impulsion de recul

On fait l'approximation et on note alors et avec . Justifier que la variation de vitesse de l'atome est alors , où l'on précisera à quelle transition est associée la vitesse de recul . Donner la valeur numérique de , valeur que l'on retiendra pour la suite du problème.

Voir l'indice

Faire le bilan de quantité de mouvement pour l'absorption d'un photon de vecteur \vec{k}_1 = \vec{k} suivie de l'émission stimulée d'un photon opposé \vec{k}_2 = -\vec{k}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe de conservation de la quantité de mouvement au système atome-photons pour une absorption suivie d'une émission stimulée.
  2. Identifier l'ordre de grandeur de l'énergie des photons mis en jeu pour relier la vitesse \vec{v}_r à l'une des transitions étudiées à la question 4.
  3. Calculer la valeur numérique de k à partir des données de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Bilan d'impulsion lors de l'absorption et émission stimulée dans des directions opposées, transférant une impulsion nette de 2\hbar\vec{k}.

Voir le corrigé complet

Lors du processus de transition Raman à deux photons :

  • l'atome absorbe un photon issu du premier laser de vecteur d'onde \vec{k}_1 = \vec{k}, ce qui lui confère une variation d'impulsion +\hbar\vec{k}_1 = +\hbar\vec{k} ;
  • l'atome émet ensuite, par émission stimulée, un photon dans le mode du second laser se propageant en sens opposé, de vecteur d'onde \vec{k}_2 = -\vec{k}. Par conservation de la quantité de mouvement, l'atome reçoit une impulsion de recul opposée à celle du photon émis, soit -\hbar\vec{k}_2 = -(-\hbar\vec{k}) = +\hbar\vec{k}.

La variation totale de quantité de mouvement de l'atome est donc :

\Delta \vec{p} = \hbar\vec{k}_1 - \hbar\vec{k}_2 = 2\hbar\vec{k}

Comme \Delta\vec{p} = m\Delta\vec{v}, la variation de vitesse de l'atome s'écrit :

\boxed{ \Delta\vec{v} = \frac{2\hbar\vec{k}}{m} = 2\vec{v}_r \quad \text{avec} \quad \vec{v}_r = \frac{\hbar\vec{k}}{m} }

L'énergie des photons absorbé et émis est :

\hbar\omega \simeq \hbar kc \simeq E_c - E_a \simeq 2\text{ eV}

puisque E_b - E_a \simeq 2 \times 10^{-5}\text{ eV} \ll E_c - E_a. La vitesse de recul \vec{v}_r est donc celle associée à la transition optique a \to c déterminée à la question 4.c.

D'après le résultat de la question 4.c :

k \simeq \frac{E_c - E_a}{\hbar c}

Avec E_c - E_a = 2\text{ eV} = 2 \times (1{,}5 \times 10^{-19}\text{ J}) = 3{,}0 \times 10^{-19}\text{ J}, \hbar \simeq 1 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} et c \simeq 3 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

k \simeq \frac{3{,}0 \times 10^{-19}}{1 \times 10^{-34} \times 3 \times 10^8} = 1{,}0 \times 10^7\text{ m}^{-1}
\boxed{ k = 1{,}0 \times 10^7\text{ m}^{-1} }

Résultat

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I.2.2 · Séparatrices atomiques

Q6.a

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : équation de schrödinger, état stationnaire, évolution temporelle

Donner les équations différentielles vérifiées par les coefficients ().

Voir l'indice

Projeter l'équation de Schrödinger dépendante du temps sur chacun des états propres non perturbés d'énergies E_1 et E_2.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'équation de Schrödinger régissant l'évolution temporelle de la fonction d'onde de l'atome en l'absence d'interaction avec un champ extérieur.
  2. Utiliser le fait que chaque composante spatiale \varphi_i(\vec{r}) est associée à un état d'énergie mécanique totale E_i bien déterminée (état stationnaire, état propre du hamiltonien \hat{H} de valeur propre E_i).
  3. En déduire par identification l'équation différentielle du premier ordre satisfaite par chaque partie temporelle a_i(t) pour i \in \{1, 2\}.
Voir la réponse courte

Équations différentielles régissant l'évolution libre des amplitudes quantiques d'un système à deux niveaux d'énergie.

Voir le corrigé complet

L'évolution temporelle de la fonction d'onde \Psi(\vec{r}, t) de l'atome est régie par l'équation de Schrödinger indépendante du temps de perturbation (hors impulsions laser) :

j\hbar \frac{\partial \Psi}{\partial t}(\vec{r}, t) = \hat{H} \Psi(\vec{r}, t)

où \hat{H} est le hamiltonien de l'atome.

Chaque fonction d'onde spatiale \varphi_i(\vec{r}) (i = 1, 2) est associée à un état stationnaire d'énergie totale E_i, c'est-à-dire un état propre du hamiltonien :

\hat{H} \varphi_i(\vec{r}) = E_i \varphi_i(\vec{r}) \quad (i = 1, 2)

En injectant la décomposition \Psi(\vec{r}, t) = a_1(t)\varphi_1(\vec{r}) + a_2(t)\varphi_2(\vec{r}) dans l'équation de Schrödinger, il vient :

j\hbar \left( \frac{\mathrm{d}a_1}{\mathrm{d}t}(t)\,\varphi_1(\vec{r}) + \frac{\mathrm{d}a_2}{\mathrm{d}t}(t)\,\varphi_2(\vec{r}) \right) = E_1 a_1(t)\,\varphi_1(\vec{r}) + E_2 a_2(t)\,\varphi_2(\vec{r})

Les états spatiaux \varphi_1(\vec{r}) et \varphi_2(\vec{r}) étant orthogonalement distincts (ils correspondent à deux impulsions différentes m\vec{v}_0 et m(\vec{v}_0 + 2\vec{v}_r)), on identifie terme à terme, ce qui conduit aux deux équations différentielles non couplées :

j\hbar \frac{\mathrm{d}a_i}{\mathrm{d}t}(t) = E_i a_i(t) \quad \text{pour } i \in \{1, 2\}

Comme j^2 = -1 \iff 1/j = -j, on obtient :

\boxed{\frac{\mathrm{d}a_i}{\mathrm{d}t}(t) + j\frac{E_i}{\hbar} a_i(t) = 0 \quad (i = 1, 2)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La définition d'un état stationnaire en mécanique quantique est une notion de cours fondamentale qui devait être maîtrisée.

« Comment expliquer autrement qu’à la Q.6.a si peu d’entre eux aient été capables de retrouver (ou simplement de donner) la définition des états stationnaires en mécanique quantique ? »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Q6.b

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : facteur de phase temporelle, matrice d'évolution

Résoudre ces équations, et mettre les solutions sous la forme :

avec et une matrice diagonale dont les coefficients diagonaux (que l'on explicitera) dépendent du temps.

Voir l'indice

Résoudre les équations différentielles scalaires d'ordre un obtenues et identifier les coefficients exponentiels diagonaux de la matrice A(t).

Voir la réponse courte

Intégration des équations d'évolution libre sous forme d'une matrice diagonale de phases dynamiques semi-classiques.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, chaque coefficient a_i(t) (i \in \{1, 2\}) vérifie une équation différentielle linéaire d'ordre 1 à coefficients constants :

\frac{\mathrm{d}a_i}{\mathrm{d}t}(t) = -j\frac{E_i}{\hbar} a_i(t)

L'intégration immédiate donne :

a_i(t) = a_i(0)\exp\left(-j\frac{E_i}{\hbar}t\right)

En adoptant la représentation vectorielle sous forme de vecteur colonne \vec{a}(t) = \begin{pmatrix} a_1(t) \\ a_2(t) \end{pmatrix}, le système s'écrit sous la forme matricielle :

\begin{pmatrix} a_1(t) \\ a_2(t) \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} \exp\left(-j\dfrac{E_1}{\hbar}t\right) & 0 \\ 0 & \exp\left(-j\dfrac{E_2}{\hbar}t\right) \end{pmatrix} \begin{pmatrix} a_1(0) \\ a_2(0) \end{pmatrix}

soit :

\vec{a}(t) = A(t)\vec{a}(0)

avec la matrice diagonale d'évolution libre :

\boxed{A(t) = \begin{pmatrix} \mathrm{e}^{-j \frac{E_1}{\hbar}t} & 0 \\ 0 & \mathrm{e}^{-j \frac{E_2}{\hbar}t} \end{pmatrix}}

Les coefficients diagonaux de A(t) sont donc :

A_{11}(t) = \exp\left(-j\frac{E_1}{\hbar}t\right) \quad \text{et} \quad A_{22}(t) = \exp\left(-j\frac{E_2}{\hbar}t\right)

Résultat

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Q6.c

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : état stationnaire, probabilité de présence

Initialement on a , autrement dit l'atome est dans l'état stationnaire d'énergie . Justifier que l'atome demeure dans cet état d'énergie à tous les instants ultérieurs.

Voir l'indice

Constater que la matrice A(t) est diagonale : en l'absence de laser de couplage, aucune transition n'est induite entre les états 1 et 2.

Voir la réponse courte

La probabilité de présence dans un état propre de l'hamiltonien libre reste strictement constante au cours du temps.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question 6.b, l'évolution temporelle du vecteur \vec{a}(t) est régie par la relation matricielle :

\vec{a}(t) = A(t)\vec{a}(0) = \begin{pmatrix} \mathrm{e}^{-j E_1 t/\hbar} & 0 \\ 0 & \mathrm{e}^{-j E_2 t/\hbar} \end{pmatrix} \begin{pmatrix} 1 \\ 0 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} \mathrm{e}^{-j E_1 t/\hbar} \\ 0 \end{pmatrix}

On en déduit les composantes à tout instant t :

\begin{cases} a_1(t) = \mathrm{e}^{-j E_1 t/\hbar} \\ a_2(t) = 0 \end{cases}

La fonction d'onde de l'atome s'écrit donc pour tout instant t :

\boxed{\Psi(\vec{r}, t) = \mathrm{e}^{-j\frac{E_1 t}{\hbar}}\varphi_1(\vec{r})}

La probabilité de trouver l'atome dans l'état 2 est nulle à tout instant (|a_2(t)|^2 = 0), tandis que celle de le trouver dans l'état 1 vaut |a_1(t)|^2 = 1.

La fonction d'onde ne diffère de son état initial \varphi_1(\vec{r}) que par un facteur de phase globale \mathrm{e}^{-j E_1 t/\hbar}, sans conséquence physique : la densité volumique de probabilité de présence |\Psi(\vec{r}, t)|^2 = |\varphi_1(\vec{r})|^2 est stationnaire. L'atome reste donc dans l'état propre d'énergie E_1 pour tout t \ge 0.

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : oscillation de rabi, impulsion pi/2, impulsion pi

Exprimer pour une "impulsion ", c'est-à-dire à une impulsion laser de durée avec . Donner également l'expression de cette matrice pour une "impulsion " (qui correspond à ).

Voir l'indice

Évaluer directement la matrice R(\Omega\tau) pour les deux valeurs particulières de l'angle d'impulsion \Omega\tau = \pi/2 puis \Omega\tau = \pi.

Voir la réponse courte

Évaluation des matrices de Rabi pour les deux durées caractéristiques d'impulsion laser \Omega\tau = \pi/2 et \Omega\tau = \pi.

Voir le corrigé complet

La matrice R(\Omega\tau) modélisant l'interaction avec le champ laser est donnée par l'équation (10) de l'énoncé :

R(\Omega\tau) = \begin{pmatrix} \cos\left(\frac{\Omega\tau}{2}\right) & -j\sin\left(\frac{\Omega\tau}{2}\right)\mathrm{e}^{j\phi_{\text{laser}}} \\[6pt] -j\sin\left(\frac{\Omega\tau}{2}\right)\mathrm{e}^{-j\phi_{\text{laser}}} & \cos\left(\frac{\Omega\tau}{2}\right) \end{pmatrix}
  1. Pour une « impulsion \pi/2 », l'aire de l'impulsion vérifie \Omega\tau = \frac{\pi}{2}, soit un demi-angle \frac{\Omega\tau}{2} = \frac{\pi}{4}.
    Sachant que \cos\left(\frac{\pi}{4}\right) = \sin\left(\frac{\pi}{4}\right) = \frac{1}{\sqrt{2}}, on obtient :

    \boxed{R(\pi/2) = \frac{1}{\sqrt{2}}\begin{pmatrix} 1 & -j\,\mathrm{e}^{j\phi_{\text{laser}}} \\[6pt] -j\,\mathrm{e}^{-j\phi_{\text{laser}}} & 1 \end{pmatrix}}
  2. Pour une « impulsion \pi », l'aire de l'impulsion vérifie \Omega\tau = \pi, soit \frac{\Omega\tau}{2} = \frac{\pi}{2}.
    Sachant que \cos\left(\frac{\pi}{2}\right) = 0 et \sin\left(\frac{\pi}{2}\right) = 1, la matrice devient :

    \boxed{R(\pi) = \begin{pmatrix} 0 & -j\,\mathrm{e}^{j\phi_{\text{laser}}} \\[6pt] -j\,\mathrm{e}^{-j\phi_{\text{laser}}} & 0 \end{pmatrix} = -j\begin{pmatrix} 0 & \mathrm{e}^{j\phi_{\text{laser}}} \\[6pt] \mathrm{e}^{-j\phi_{\text{laser}}} & 0 \end{pmatrix}}

Résultat

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Q8.a

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger ; Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : séparatrice atomique, superposition d'états, impulsion pi/2

Initialement on a . À on soumet l'atome à une "impulsion " de durée . Exprimer la fonction d'onde à l'instant , et donner l'évolution de la fonction d'onde pour . Montrer ainsi qu'une telle impulsion présente une analogie optique avec une lame séparatrice de coefficient de réflexion en amplitude et de coefficient de transmission en amplitude , comme suggéré sur la Fig. 2 où la trajectoire d'un atome est représentée. C'est pourquoi une impulsion est appelée "séparatrice atomique".

Voir l'indice

Appliquer la formule (9) avec la matrice R(\pi/2) pour obtenir le vecteur d'état à t=\tau, puis propager librement pour t>\tau avec A(t-\tau).

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi d'évolution sous l'impulsion laser donnée par l'équation (9) à la condition initiale \vec{a}(0) = (1,0) avec la matrice R(\pi/2) obtenue à la question Q7 pour déterminer \vec{a}(\tau), puis écrire la fonction d'onde \Psi(\vec{r}, \tau).
  2. Pour t > \tau, l'atome évolue librement : appliquer la matrice de propagation libre A(t-\tau) à l'état à l'instant \tau.
  3. Identifier dans la fonction d'onde les deux composantes (voie non déviée \vec{v}_0 et voie déviée \vec{v}_0 + 2\vec{v}_r) et faire l'analogie avec les faisceaux transmis et réfléchi par une lame séparatrice optique.
Voir la réponse courte

Action d'une impulsion \pi/2 créant une superposition équiproportionnée, formellement équivalente à une lame séparatrice optique semi-réfléchissante.

Voir le corrigé complet

1. Fonction d'onde à l'instant t = \tau :

D'après la question Q6.b, la matrice d'évolution libre est :

A(t) = \begin{pmatrix} \mathrm{e}^{-j E_1 t/\hbar} & 0 \\ 0 & \mathrm{e}^{-j E_2 t/\hbar} \end{pmatrix}

En t = 0, A(0) = I_2, d'où A^{-1}(0) = I_2. Avec l'état initial \vec{a}(0) = \begin{pmatrix} 1 \\ 0 \end{pmatrix} et la matrice d'impulsion \pi/2 déterminée à la question Q7 :

R(\pi/2) = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 1 & -j\mathrm{e}^{j\phi_{\text{laser}}} \\ -j\mathrm{e}^{-j\phi_{\text{laser}}} & 1 \end{pmatrix}

la relation (9) donne pour le vecteur \vec{a}(\tau) :

\begin{aligned} \vec{a}(\tau) &= A(\tau) R(\pi/2) \vec{a}(0) \\ &= \begin{pmatrix} \mathrm{e}^{-j E_1 \tau/\hbar} & 0 \\ 0 & \mathrm{e}^{-j E_2 \tau/\hbar} \end{pmatrix} \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 1 \\ -j\mathrm{e}^{-j\phi_{\text{laser}}} \end{pmatrix} \\ &= \begin{pmatrix} \dfrac{1}{\sqrt{2}} \mathrm{e}^{-j E_1 \tau/\hbar} \\[6pt] -\dfrac{j}{\sqrt{2}}\mathrm{e}^{-j\phi_{\text{laser}}} \mathrm{e}^{-j E_2 \tau/\hbar} \end{pmatrix} \end{aligned}

En utilisant la décomposition (7), la fonction d'onde à l'instant t = \tau s'écrit :

\boxed{\Psi(\vec{r}, \tau) = \frac{1}{\sqrt{2}} \mathrm{e}^{-j\frac{E_1 \tau}{\hbar}} \exp\left(j\frac{m}{\hbar}\vec{v}_0 \cdot \vec{r}\right) - \frac{j}{\sqrt{2}}\mathrm{e}^{-j\phi_{\text{laser}}} \mathrm{e}^{-j\frac{E_2 \tau}{\hbar}} \exp\left(j\frac{m}{\hbar}(\vec{v}_0 + 2\vec{v}_r) \cdot \vec{r}\right)}

2. Évolution de la fonction d'onde pour t > \tau :

Pour t > \tau, l'impulsion laser est éteinte et l'atome est à nouveau soumis à l'évolution libre. D'après l'équation (8), l'évolution temporelle depuis l'instant \tau est régie par :

\vec{a}(t) = A(t-\tau)\vec{a}(\tau)

Comme A(t-\tau) A(\tau) = A(t), on obtient directement pour tout t > \tau :

\vec{a}(t) = A(t) R(\pi/2) \vec{a}(0) = \begin{pmatrix} \dfrac{1}{\sqrt{2}} \mathrm{e}^{-j E_1 t/\hbar} \\[6pt] -\dfrac{j}{\sqrt{2}}\mathrm{e}^{-j\phi_{\text{laser}}} \mathrm{e}^{-j E_2 t/\hbar} \end{pmatrix}

La fonction d'onde pour t > \tau s'écrit donc :

\boxed{\Psi(\vec{r}, t) = \frac{1}{\sqrt{2}} \exp\left(j\frac{m\vec{v}_0\cdot\vec{r} - E_1 t}{\hbar}\right) - \frac{j}{\sqrt{2}}\mathrm{e}^{-j\phi_{\text{laser}}} \exp\left(j\frac{m(\vec{v}_0+2\vec{v}_r)\cdot\vec{r} - E_2 t}{\hbar}\right)}

3. Analogie avec une lame séparatrice optique :

Avant l'impulsion, l'atome est dans l'état stationnaire pur 1 d'impulsion m\vec{v}_0 avec une amplitude unité. Pour t > \tau, la fonction d'onde est la superposition cohérente de deux paquets d'ondes :

  • une composante dans l'état électronique a qui conserve sa vitesse \vec{v}_0 (non déviée), de coefficient d'amplitude :

    \boxed{t_a = \frac{1}{\sqrt{2}}}
  • une composante ayant effectué la transition vers l'état b et ayant acquis une vitesse \vec{v}_0 + 2\vec{v}_r (déviée), de coefficient d'amplitude :

    \boxed{r_a = -\frac{j}{\sqrt{2}}\mathrm{e}^{-j\phi_{\text{laser}}}}

Cette impulsion scinde donc l'onde atomique incidente en deux ondes de trajectoires spatiales distinctes, avec des amplitudes relatives t_a et r_a, de la même façon qu'une lame séparatrice semi-réfléchissante en optique sépare un faisceau incident en un faisceau transmis et un faisceau réfléchi.

Résultat

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Q8.b

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : séparatrice atomique, matrice de transfert

Toujours dans le cas d'une "impulsion ", exprimer les coefficients de réflexion et de transmission en amplitude dans le cas où on a initialement .

Voir l'indice

Reprendre le produit matriciel de la question précédente en prenant cette fois le vecteur initial \vec{a}(0) = (0, 1)^T.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la relation d'évolution sous l'impulsion laser \pi/2 au vecteur d'état initial \vec{a}(0) = (0, 1)^T.
  2. Prolonger l'évolution libre pour t > \tau et identifier, par analogie avec l'optique, la voie transmise (l'atome reste dans l'état b, trajectoire non déviée) et la voie réfléchie (l'atome effectue la transition vers l'état a, trajectoire déviée).
Voir la réponse courte

Détermination des coefficients de transmission et de réflexion atomiques pour la condition initiale dans le second état propre.

Voir le corrigé complet

À l'instant initial, l'atome est dans l'état 2 (état électronique b) :

\vec{a}(0) = \begin{pmatrix} 0 \\ 1 \end{pmatrix}

Sachant que A(0) = \mathcal{I}_2 (matrice identité), l'état à l'issue de l'impulsion de durée \tau s'écrit d'après l'équation (9) :

\vec{a}(\tau) = A(\tau) R(\pi/2) \vec{a}(0)

En utilisant la matrice R(\pi/2) obtenue à la question 7 :

R(\pi/2) \vec{a}(0) = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 1 & -j\mathrm{e}^{j\phi_{\text{laser}}} \\ -j\mathrm{e}^{-j\phi_{\text{laser}}} & 1 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} 0 \\ 1 \end{pmatrix} = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} -j\mathrm{e}^{j\phi_{\text{laser}}} \\ 1 \end{pmatrix}

En appliquant la matrice d'évolution libre A(\tau) :

\vec{a}(\tau) = \begin{pmatrix} a_1(\tau) \\ a_2(\tau) \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} -\dfrac{j}{\sqrt{2}}\mathrm{e}^{j\phi_{\text{laser}}} \mathrm{e}^{-j E_1 \tau/\hbar} \\ \dfrac{1}{\sqrt{2}} \mathrm{e}^{-j E_2 \tau/\hbar} \end{pmatrix}

Pour t > \tau, l'atome évolue librement selon \vec{a}(t) = A(t-\tau)\vec{a}(\tau), ce qui donne :

\begin{aligned} a_1(t) &= -\frac{j}{\sqrt{2}}\mathrm{e}^{j\phi_{\text{laser}}} \mathrm{e}^{-j E_1 t/\hbar} \\ a_2(t) &= \frac{1}{\sqrt{2}} \mathrm{e}^{-j E_2 t/\hbar} \end{aligned}

Par analogie avec une lame séparatrice :

  • La voie transmise correspond à la conservation de l'état électronique et de l'impulsion (l'atome reste dans l'état b, avec la vitesse \vec{v}_0 + 2\vec{v}_r, trajectoire rectiligne) ; son amplitude est modulée par le coefficient de transmission t_b :

    \boxed{t_b = \frac{1}{\sqrt{2}}}
  • La voie réfléchie correspond à la transition vers l'état fondamental a par émission stimulée (la vitesse varie de -2\vec{v}_r, la trajectoire est déviée) ; son amplitude est modulée par le coefficient de réflexion r_b :

    \boxed{r_b = -\frac{j}{\sqrt{2}}\mathrm{e}^{j\phi_{\text{laser}}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La question demandait de bien assimiler le sens physique des notions d'onde transmise et d'onde réfléchie.

« la Q.8, au-delà des aspects calculatoires, s’est révélée plus discriminante car elle nécessitait de comprendre ce que signifie onde transmise ou onde réfléchie. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Q8.c

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger ; Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : miroir atomique, impulsion pi

Quel est l'élément optique analogue à une "impulsion " ?

Voir l'indice

Observer l'action de R(\pi) qui échange totalement les populations entre les états 1 et 2, à l'image d'un miroir parfait.

Voir la réponse courte

Une impulsion \pi inverse totalement les populations entre les deux états, se comportant comme un miroir pour l'onde de matière.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, la matrice d'interaction associée à une impulsion \pi (\Omega\tau = \pi) s'écrit :

R(\pi) = \begin{pmatrix} 0 & -j\mathrm{e}^{j\phi_{\text{laser}}} \\ -j\mathrm{e}^{-j\phi_{\text{laser}}} & 0 \end{pmatrix}

Ses coefficients diagonaux étant nuls, les coefficients de transmission en amplitude sont nuls (t_a = t_b = 0). Les coefficients de transfert d'état (coefficients de réflexion) vérifient quant à eux :

|r_a| = |-j\mathrm{e}^{-j\phi_{\text{laser}}}| = 1 \quad \text{et} \quad |r_b| = |-j\mathrm{e}^{j\phi_{\text{laser}}}| = 1

L'impulsion \pi inverse totalement les populations des deux états :

  • un atome incident dans l'état 1 est intégralement dévié vers l'état 2 avec une variation d'impulsion +2m\vec{v}_r ;
  • un atome incident dans l'état 2 est intégralement renvoyé vers l'état 1 avec une variation d'impulsion -2m\vec{v}_r.

Il n'y a aucune composante transmise sans déviation (T = |t|^2 = 0) et la réflexion est totale (R = |r|^2 = 1).

L'élément optique analogue à une impulsion \pi est donc un miroir (miroir plan parfaitement réfléchissant).

\boxed{\text{L'analogue optique d'une impulsion }\pi\text{ est un miroir.}}

Résultat

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I.2.3 · A parte : étude d'un interféromètre optique

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : interféromètre de mach-zehnder, formule de fresnel, différence de chemin optique

Exprimer l'intensité lumineuse en sortie de l'interféromètre en fonction de , , , , et . Qu'observe-t-on en sortie de l'interféromètre si on change l'épaisseur du milieu d'indice ?

Voir l'indice

Déterminer le déphasage optique introduit par la traversée de la lame d'indice n de longueur l, puis appliquer la formule des interférences à deux ondes.

Voir la stratégie
  1. Identifier la succession de réflexions et transmissions subies par l'onde sur chacun des deux trajets représentés en trait plein (trajets ACD et ABD).
  2. Exprimer les chemins optiques associés pour déterminer la différence de marche \delta et le déphasage \Delta\phi.
  3. Sommer les amplitudes complexes au niveau du détecteur pour en déduire l'intensité lumineuse I.
  4. Analyser l'évolution de I en fonction de l'épaisseur l (modulation sinusoïdale, période et contraste).
Voir la réponse courte

Formule de Fresnel en sortie du Mach-Zehnder et défilement des franges lumineuses lors de la variation de l'épaisseur l.

Voir le corrigé complet

Suivons les deux trajets en trait plein aboutissant au détecteur en sortie de la lame D :

  • Trajet ACD :

    • Réflexion sur la lame A (coefficient r_o),
    • Réflexion sur la lame C (coefficient r_o),
    • Réflexion sur la lame D (coefficient r_o).

    L'onde traverse le milieu d'indice n sur une épaisseur l, le reste du trajet s'effectuant dans l'air d'indice 1. Le chemin optique associé s'écrit :

    L_{\mathrm{ACD}} = n l + 1 \times (AC - l) + 1 \times CD = AC + CD + (n-1)l

    L'amplitude complexe en sortie est donc :

    \underline{s}_1 = r_o^3 \, s_0 \, \exp\left(-\mathrm{j}\frac{2\pi}{\lambda_o} L_{\mathrm{ACD}}\right)
  • Trajet ABD :

    • Transmission par la lame A (coefficient t_o),
    • Réflexion sur la lame B (coefficient r_o),
    • Transmission par la lame D (coefficient t_o).

    La totalité du trajet s'effectue dans l'air, d'où le chemin optique :

    L_{\mathrm{ABD}} = 1 \times AB + 1 \times BD = AB + BD

    L'amplitude complexe en sortie est donc :

    \underline{s}_2 = t_o^2 r_o \, s_0 \, \exp\left(-\mathrm{j}\frac{2\pi}{\lambda_o} L_{\mathrm{ABD}}\right)

Puisque AB = CD et AC = BD, la différence de chemin optique entre les deux bras se réduit à :

\delta = L_{\mathrm{ACD}} - L_{\mathrm{ABD}} = (n-1)l

Le déphasage correspondant entre les deux ondes est :

\Delta\phi = \frac{2\pi}{\lambda_o}\delta = \frac{2\pi(n-1)l}{\lambda_o}

L'amplitude complexe résultante au détecteur est la somme des deux contributions :

\begin{aligned} \underline{s} &= \underline{s}_1 + \underline{s}_2 \\ &= r_o \, s_0 \, \exp\left(-\mathrm{j}\frac{2\pi}{\lambda_o} L_{\mathrm{ABD}}\right) \left[ r_o^2 \mathrm{e}^{-\mathrm{j}\Delta\phi} + t_o^2 \right] \end{aligned}

En supposant les coefficients r_o et t_o réels, l'intensité lumineuse mesurée I = |\underline{s}|^2 (avec I_0 = |s_0|^2) vaut :

\begin{aligned} I &= I_0 \, r_o^2 \left| r_o^2 \mathrm{e}^{-\mathrm{j}\Delta\phi} + t_o^2 \right|^2 \\ &= I_0 \, r_o^2 \left( r_o^4 + t_o^4 + 2 r_o^2 t_o^2 \cos\Delta\phi \right) \end{aligned}
\boxed{I = I_0 \, r_o^2 \left[ r_o^4 + t_o^4 + 2 r_o^2 t_o^2 \cos\left(\frac{2\pi(n-1)l}{\lambda_o}\right) \right]}

Effet d'une variation de l'épaisseur l :

Lorsque l'épaisseur l varie, le déphasage \Delta\phi varie de manière linéaire. L'intensité en sortie subit une modulation périodique sinusoïdale entre une valeur minimale I_{\min} = I_0 r_o^2 (r_o^2 - t_o^2)^2 et une valeur maximale I_{\max} = I_0 r_o^2 (r_o^2 + t_o^2)^2.

On observe ainsi un défilement de franges d'interférence en sortie de l'interféromètre, avec une période spatiale en épaisseur donnée par :

\boxed{\Delta l = \frac{\lambda_o}{n - 1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question de cours basique combinant le calcul d'une différence de chemin optique et l'usage des coefficients en amplitude.

« La question Q.9 est une question de cours élémentaire, et n’aurait dû poser de difficulté à personne, entre différence de chemin optique évident et coefficients de réflexion et de transmission en amplitude. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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I.2.4 · Principe de la mesure de m

Question 10

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger ; Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : interférométrie atomique, probabilité de présence, formule de fresnel

Exprimer l'amplitude de probabilité de présence d'un atome de Rubidium en sortie de l'interféromètre en fonction de , , et des phases lasers à ou . En déduire la probabilité de détection, et montrer qu'elle est donnée par :

avec , et .

Voir l'indice

Suivre l'amplitude de probabilité sur chacun des deux chemins en multipliant les coefficients r_a, t_a et les facteurs de phase laser à chaque impulsion.

Voir la stratégie
  1. Déterminer les coefficients de transmission et de réflexion atomiques à chaque impulsion laser \pi/2 pour chacun des deux trajets ABCD (voie I) et AB'C'D (voie II), en tenant compte du sens du recul (vers le haut aux instants 0 et T, vers le bas aux instants 2T et 3T).
  2. Exprimer les amplitudes de probabilité \Psi_I et \Psi_{II} associées à chaque voie, puis l'amplitude totale \Psi_D = \Psi_I + \Psi_{II} en sortie au point D.
  3. Calculer la probabilité de détection P = |\Psi_D|^2, faire apparaître le déphasage global et identifier \gamma = 1.
Voir la réponse courte

Superposition cohérente des deux chemins quantiques et calcul du module au carré donnant la probabilité de détection interférentielle.

Voir le corrigé complet

À chaque impulsion \pi/2, le coefficient de transmission sans changement d'état électronique est t_a = t_b = \frac{1}{\sqrt{2}}. D'après les questions 8.a et 8.b :

  • à t = 0 et t = T, l'impulsion transfère +2\vec{v}_r (recul vers le haut, transition a \to b). Le coefficient de réflexion associé est :

    r_a(t) = -\frac{j}{\sqrt{2}}\mathrm{e}^{-j\phi_{\mathrm{laser}}(t)}
  • à t = 2T et t = 3T, l'effet de recul est vers le bas (transition b \to a). L'inversion du sens relatif des lasers impose le changement \phi_{\mathrm{laser}} \to -\phi_{\mathrm{laser}} sur la matrice d'interaction, de sorte que le coefficient de réflexion vaut :

    r_b'(t) = -\frac{j}{\sqrt{2}}\mathrm{e}^{j\phi_{\mathrm{laser}}(t)}

L'impulsion de Bloch (entre T et 2T) communique la même quantité de mouvement \Delta\vec{v} aux atomes des deux voies (tous dans l'état b) sans modifier leur état électronique ni créer de déphasage relatif.

1. Voie I (trajet ABCD) : L'atome subit :

  • une réflexion en A (t = 0, transition a \to b) : facteur r_a(0) ;
  • une transmission en B (t = T, état b) : facteur t_b ;
  • une réflexion en C (t = 2T, transition b \to a) : facteur r_b'(2T) ;
  • une transmission en D (t = 3T, état a) : facteur t_a.

En tenant compte de la phase de propagation accumulée \Phi_I (selon la convention d'évolution temporelle \mathrm{e}^{-j\Phi_I}) :

\begin{aligned} \Psi_I &= \Psi_0 \, r_a(0) \, t_b \, r_b'(2T) \, t_a \, \mathrm{e}^{-j\Phi_I} \\ &= \Psi_0 \left(-\frac{j}{\sqrt{2}}\mathrm{e}^{-j\phi_{\mathrm{laser}}(0)}\right) \left(\frac{1}{\sqrt{2}}\right) \left(-\frac{j}{\sqrt{2}}\mathrm{e}^{j\phi_{\mathrm{laser}}(2T)}\right) \left(\frac{1}{\sqrt{2}}\right) \mathrm{e}^{-j\Phi_I} \\ &= -\frac{1}{4}\Psi_0 \exp\left(-j\left[\Phi_I + \phi_{\mathrm{laser}}(0) - \phi_{\mathrm{laser}}(2T)\right]\right) \end{aligned}

2. Voie II (trajet AB'C'D) : L'atome subit :

  • une transmission en A (t = 0, état a) : facteur t_a ;
  • une réflexion en B' (t = T, transition a \to b) : facteur r_a(T) ;
  • une transmission en C' (t = 2T, état b) : facteur t_b ;
  • une réflexion en D (t = 3T, transition b \to a) : facteur r_b'(3T).

L'amplitude associée à cette voie s'écrit :

\begin{aligned} \Psi_{II} &= \Psi_0 \, t_a \, r_a(T) \, t_b \, r_b'(3T) \, \mathrm{e}^{-j\Phi_{II}} \\ &= \Psi_0 \left(\frac{1}{\sqrt{2}}\right) \left(-\frac{j}{\sqrt{2}}\mathrm{e}^{-j\phi_{\mathrm{laser}}(T)}\right) \left(\frac{1}{\sqrt{2}}\right) \left(-\frac{j}{\sqrt{2}}\mathrm{e}^{j\phi_{\mathrm{laser}}(3T)}\right) \mathrm{e}^{-j\Phi_{II}} \\ &= -\frac{1}{4}\Psi_0 \exp\left(-j\left[\Phi_{II} + \phi_{\mathrm{laser}}(T) - \phi_{\mathrm{laser}}(3T)\right]\right) \end{aligned}

3. Amplitude totale et probabilité de détection : L'amplitude totale au détecteur est \Psi_D = \Psi_I + \Psi_{II} :

\boxed{\Psi_D = -\frac{1}{4}\Psi_0 \left( \mathrm{e}^{-j\left[\Phi_I + \phi_{\mathrm{laser}}(0) - \phi_{\mathrm{laser}}(2T)\right]} + \mathrm{e}^{-j\left[\Phi_{II} + \phi_{\mathrm{laser}}(T) - \phi_{\mathrm{laser}}(3T)\right]} \right)}

La probabilité de détection vaut P = |\Psi_D|^2 = |\Psi_I + \Psi_{II}|^2. Comme |\Psi_I| = |\Psi_{II}| = \frac{1}{4}|\Psi_0|, on a :

\begin{aligned} P &= |\Psi_I|^2 + |\Psi_{II}|^2 + 2\mathrm{Re}\left(\Psi_I^* \Psi_{II}\right) \\ &= \frac{1}{16}|\Psi_0|^2 + \frac{1}{16}|\Psi_0|^2 + \frac{2}{16}|\Psi_0|^2 \cos(\theta_{II} - \theta_I) \\ &= \frac{1}{8}|\Psi_0|^2 \left(1 + \cos(\theta_{II} - \theta_I)\right) \end{aligned}

avec :

\begin{aligned} \theta_{II} - \theta_I &= -\left(\Phi_{II} - \Phi_I\right) - \left[\phi_{\mathrm{laser}}(T) - \phi_{\mathrm{laser}}(3T) - \phi_{\mathrm{laser}}(0) + \phi_{\mathrm{laser}}(2T)\right] \\ &= -\Delta\Phi - \left[-\phi_{\mathrm{laser}}(0) + \phi_{\mathrm{laser}}(T) + \phi_{\mathrm{laser}}(2T) - \phi_{\mathrm{laser}}(3T)\right] \\ &= -(\Delta\Phi + \Delta\phi_{\mathrm{laser}}) \end{aligned}

Par parité de la fonction cosinus, \cos(-(\Delta\Phi + \Delta\phi_{\mathrm{laser}})) = \cos(\Delta\Phi + \Delta\phi_{\mathrm{laser}}), d'où :

\boxed{P = \frac{1}{8}|\Psi_0|^2 \left(1 + \gamma \cos(\Delta\Phi + \Delta\phi_{\mathrm{laser}})\right) \quad \text{avec} \quad \gamma = 1}

Résultat

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Question 11

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : interférométrie atomique, interfrange

À partir de l'interférogramme expérimental présenté en Fig. 5, donner la valeur de choisie dans l'expérience.

Voir l'indice

Mesurer la période fréquentielle \Delta\delta_{\text{laser}} entre deux maxima successifs sur l'interférogramme et utiliser la relation \Delta\delta_{\text{laser}} = 1/T.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition de périodicité sur la fréquence \delta_{\text{laser}} à partir de la dépendance de la probabilité P en \Delta\phi_{\text{laser}}.
  2. Mesurer graphiquement la période \Delta\delta_{\text{laser}} des franges d'interférence sur la figure 5.
  3. En déduire la durée T séparant deux impulsions laser successives.
Voir la réponse courte

Extraction de la durée d'évolution libre T à partir de la pseudo-période des franges de l'interférogramme expérimental.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (11) et l'expression de la phase différentielle laser :

P(\delta_{\text{laser}}) = \frac{1}{8}|\Psi_0|^2 \left(1 + \gamma \cos(\Delta\Phi + 2\pi\delta_{\text{laser}}T)\right)

La probabilité P est une fonction périodique de la variable \delta_{\text{laser}}, de période fréquentielle notée \Delta\delta_{\text{laser}}, vérifiant :

2\pi \Delta\delta_{\text{laser}} T = 2\pi \implies T = \frac{1}{\Delta\delta_{\text{laser}}}

Sur l'interférogramme expérimental de la figure 5 :

  • La frange centrale repérée en pointillé gris est centrée en \delta_{\text{laser}}^* + 15\,907\,000\text{ Hz} \simeq -411\text{ Hz} ;
  • Le maximum voisin à droite se situe à environ -361\text{ Hz} ;
  • Le maximum voisin à gauche se situe à environ -461\text{ Hz} ;
  • Les deux minima visibles sont situés en -436\text{ Hz} et -386\text{ Hz}.

L'écart entre deux maxima (ou deux minima) successifs donne directement la période :

\Delta\delta_{\text{laser}} \simeq 50\text{ Hz}

On en déduit l'intervalle de temps T choisi pour l'expérience :

\begin{aligned} T &= \frac{1}{50\text{ s}^{-1}} = 0{,}020\text{ s} \end{aligned}
\boxed{T = 20\text{ ms}}

Résultat

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Q12.a

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : phase semi-classique, symétrie spatio-temporelle

Justifier que la phase cumulée due aux énergies potentielle et électronique () est la même sur chacun des trajets ABCD et AB'C'D.

Voir l'indice

Vérifier que le temps total passé dans l'état a et dans l'état b est rigoureusement identique sur les deux branches de l'interféromètre.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la contribution des termes d'énergie potentielle E_p et d'énergie électronique E_i à la phase cumulée \Phi_{\mathcal{C}} le long d'un trajet \mathcal{C} d'après l'Éq. (12).
  2. Utiliser l'hypothèse de l'énoncé sur la constance de E_p.
  3. Identifier l'état électronique de l'atome (a ou b) sur chaque intervalle de temps [0, T], [T, 2T] et [2T, 3T] pour les trajets \mathrm{ABCD} et \mathrm{AB'C'D} à l'aide de la figure 4, puis sommer les durées passées dans chaque état.
Voir la réponse courte

Compensation exacte des phases potentielles et électroniques accumulées le long des deux bras symétriques du dispositif.

Voir le corrigé complet

D'après l'Éq. (12), la phase cumulée s'écrit :

\Phi_{\mathcal{C}} = \frac{1}{\hbar} \int_{\mathcal{C}} (mv^2 - E)\,\mathrm{d}t

avec E = E_c + E_p + E_i et E_c = \frac{1}{2}mv^2. La contribution des énergies potentielle et électronique à cette phase s'écrit donc :

\Phi_{\mathcal{C},\,p+e} = -\frac{1}{\hbar} \int_0^{3T} \big(E_p + E_i(t)\big)\,\mathrm{d}t
  • Énergie potentielle E_p : dans cette section (partie I.2), E_p est supposée constante. Son intégrale sur la durée totale 3T vaut donc :

    \int_0^{3T} E_p\,\mathrm{d}t = 3E_p T

    pour l'un comme pour l'autre des deux trajets.

  • Énergie électronique E_i : en observant la figure 4 (code couleur : bleu pour l'état b, gris pour l'état a) :

    • Pour le trajet I (\mathrm{ABCD}) : l'atome est dans l'état b sur [0, T] (segment \mathrm{AB}), reste dans l'état b sur [T, 2T] (segment \mathrm{BC}), puis passe dans l'état a sur [2T, 3T] (segment \mathrm{CD}). Le temps cumulé est donc de 2T dans l'état b et T dans l'état a :

      \int_{\mathrm{ABCD}} E_i(t)\,\mathrm{d}t = 2T E_b + T E_a
    • Pour le trajet II (\mathrm{AB'C'D}) : l'atome est dans l'état a sur [0, T] (segment \mathrm{AB'}), passe dans l'état b sur [T, 2T] (segment \mathrm{B'C'}), et reste dans l'état b sur [2T, 3T] (segment \mathrm{C'D}). Le temps cumulé est également de T dans l'état a et 2T dans l'état b :

      \int_{\mathrm{AB'C'D}} E_i(t)\,\mathrm{d}t = T E_a + 2T E_b

Ainsi, les intégrales de E_p + E_i(t) sur [0, 3T] sont rigoureusement identiques pour les deux trajets.

\boxed{\Phi_{I,\,p+e} = \Phi_{II,\,p+e} = -\frac{T}{\hbar}\big(3E_p + 2E_b + E_a\big)}

La phase cumulée due aux énergies potentielle et électronique est donc identique sur les deux trajets.

Résultat

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Q12.b

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : intégrale d'action, phase semi-classique, énergie cinétique

En déduire que :

où et sont les vitesses instantanées respectives des atomes sur les trajets ABCD et AB'C'D.

Voir l'indice

Utiliser l'expression intégrale de la phase d'action (12) et factoriser la différence des carrés des vitesses v_{II}^2 - v_I^2.

Voir la stratégie
  1. Décomposer l'énergie totale E(t) de l'atome en ses contributions cinétique, potentielle et électronique dans l'expression de l'intégrale d'action (Éq. (12)).
  2. Exploiter le résultat de la question 12.a pour éliminer les contributions des énergies potentielle et électronique.
  3. Utiliser l'identité algébrique sur les normes au carré de vecteurs pour mettre la différence sous la forme demandée.
Voir la réponse courte

Identité remarquable vectorielle reliant la différence de phase cinétique à l'intégrale du produit de la demi-somme et de la différence des vitesses.

Voir le corrigé complet

L'énergie totale de l'atome le long de sa trajectoire se décompose selon :

E(t) = E_c(t) + E_p + E_i(t) = \frac{1}{2} m v^2(t) + E_p + E_i(t)

où i \in \{a, b\}. L'intégrande de la phase cumulée (Éq. (12)) s'écrit donc :

m v^2(t) - E(t) = \frac{1}{2} m v^2(t) - \big(E_p + E_i(t)\big)

D'après la question 12.a, la contribution des termes E_p + E_i(t) intégrée entre t = 0 et t = 3T est identique sur les deux trajets ABCD (noté I) et AB'C'D (noté II) :

\int_0^{3T} \big(E_p + E_i(t)\big)_I \, \mathrm{d}t = \int_0^{3T} \big(E_p + E_i(t)\big)_{II} \, \mathrm{d}t

La différence de phase \Delta\Phi = \Phi_{II} - \Phi_I se réduit ainsi à la seule contribution cinétique :

\Delta\Phi = \frac{m}{2\hbar} \int_0^{3T} \left( v_{II}^2(t) - v_I^2(t) \right) \mathrm{d}t

En introduisant le produit scalaire et l'identité remarquable v_{II}^2 - v_I^2 = (\vec{v}_{II} - \vec{v}_I) \cdot (\vec{v}_{II} + \vec{v}_I), on a :

\frac{1}{2}\left( v_{II}^2(t) - v_I^2(t) \right) = \big(\vec{v}_{II}(t) - \vec{v}_I(t)\big) \cdot \left(\frac{\vec{v}_I(t) + \vec{v}_{II}(t)}{2}\right)

On en déduit directement l'expression de l'Éq. (13) :

\boxed{\Delta\Phi = \frac{m}{\hbar}\int_0^{3T}\big(\vec{v}_{II}(t) - \vec{v}_I(t)\big)\cdot\left(\frac{\vec{v}_I(t) + \vec{v}_{II}(t)}{2}\right)\mathrm{d}t}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'établissement de la différence de phase nécessitait de comprendre le sens de l'intégrale temporelle de la phase cumulée.

« Très peu de candidats ont réellement réalisé ce que signifiait l’intégrale temporelle qui apparaît dans l’expression de la phase cumulée le long d’une trajectoire, et invoqué en conséquence les arguments corrects permettant d’établir l’expression de la différence de phase (Q.12.b). »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Q12.c

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : interférométrie atomique, déphasage géométrique

En exprimant dans un premier temps et sur les intervalles , , , montrer que :

On se souviendra à cet effet de la relation entre et (question 4), et on rappelle que . L'interféromètre est donc sensible à la variation de vitesse selon la direction de propagation des lasers (axe (Oz) sur le schéma).

Voir l'indice

Découper l'intégrale sur les trois intervalles de durée T en utilisant les vitesses constantes par morceaux de la figure 4 pour faire apparaître le produit scalaire.

Voir la stratégie
  1. Relever, à partir de la figure 4 et du texte, les vitesses \vec{v}_I(t) et \vec{v}_{II}(t) de l'atome sur chacun des trois intervalles de temps [0, T], [T, 2T] et [2T, 3T].
  2. En déduire les expressions de \vec{v}_{II}(t) - \vec{v}_I(t) et de [\vec{v}_I(t) + \vec{v}_{II}(t)]/2 sur chaque intervalle.
  3. Calculer l'intégrale définissant \Delta\Phi par sommation sur les trois intervalles et utiliser la relation de recul m\vec{v}_r = \hbar\vec{k} établie à la question 4.b pour conclure.
Voir la réponse courte

Intégration par morceaux sur les trois intervalles de durée T pour établir l'expression du déphasage \Delta\Phi = 2T\vec{k}\cdot\Delta\vec{v}.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 4 et la description du dispositif :

  • Sur l'intervalle [0, T] : L'atome suivant le trajet I (ABCD) est défléchi par la première impulsion \pi/2 et acquiert la vitesse de recul +2\vec{v}_r, tandis que sur le trajet II (AB'C'D) l'atome est transmis sans modification d'impulsion :

    \vec{v}_I(t) = \vec{v}_0 + 2\vec{v}_r \quad \text{et} \quad \vec{v}_{II}(t) = \vec{v}_0

    On en déduit :

    \vec{v}_{II}(t) - \vec{v}_I(t) = -2\vec{v}_r \quad \text{et} \quad \frac{\vec{v}_I(t) + \vec{v}_{II}(t)}{2} = \vec{v}_0 + \vec{v}_r
  • Sur l'intervalle [T, 2T] : À l'instant t = T, l'atome sur le trajet I est transmis (sa vitesse reste inchangée), tandis que sur le trajet II, il subit l'impulsion de recul +2\vec{v}_r. Tous deux se retrouvent dans l'état b avec la même vitesse \vec{v}_0 + 2\vec{v}_r. À l'instant t', l'impulsion Bloch communique la même variation de vitesse \Delta\vec{v} aux deux paquets d'ondes. Ainsi, à chaque instant t \in [T, 2T], les deux trajets ont exactement la même vitesse : \vec{v}_I(t) = \vec{v}_{II}(t). D'où :

    \vec{v}_{II}(t) - \vec{v}_I(t) = \vec{0}
  • Sur l'intervalle [2T, 3T] : À l'instant t = 2T, l'impulsion laser transfère un recul vers le bas (-2\vec{v}_r) à la branche supérieure (trajet I), tandis que la branche inférieure (trajet II) est transmise sans déviation :

    \vec{v}_I(t) = \vec{v}_0 + \Delta\vec{v} \quad \text{et} \quad \vec{v}_{II}(t) = \vec{v}_0 + 2\vec{v}_r + \Delta\vec{v}

    On en déduit :

    \vec{v}_{II}(t) - \vec{v}_I(t) = +2\vec{v}_r \quad \text{et} \quad \frac{\vec{v}_I(t) + \vec{v}_{II}(t)}{2} = \vec{v}_0 + \Delta\vec{v} + \vec{v}_r

En injectant ces grandeurs par morceaux dans l'expression de \Delta\Phi donnée par l'équation (13) :

\begin{aligned} \Delta\Phi &= \frac{m}{\hbar} \int_0^{3T} (\vec{v}_{II}(t) - \vec{v}_I(t)) \cdot \left(\frac{\vec{v}_I(t) + \vec{v}_{II}(t)}{2}\right) \mathrm{d}t \\ &= \frac{m}{\hbar} \left[ \int_0^T (-2\vec{v}_r) \cdot (\vec{v}_0 + \vec{v}_r)\,\mathrm{d}t + \vec{0} + \int_{2T}^{3T} (+2\vec{v}_r) \cdot (\vec{v}_0 + \Delta\vec{v} + \vec{v}_r)\,\mathrm{d}t \right] \\ &= \frac{m}{\hbar} T \,(2\vec{v}_r) \cdot \left[ -(\vec{v}_0 + \vec{v}_r) + (\vec{v}_0 + \Delta\vec{v} + \vec{v}_r) \right] \\ &= \frac{m}{\hbar} 2T \, \vec{v}_r \cdot \Delta\vec{v} \end{aligned}

D'après la question 4.b (étendue à la transition Raman à la question 5), la vitesse de recul vérifie m\vec{v}_r = \hbar\vec{k}, ce qui donne :

\frac{m}{\hbar} \vec{v}_r = \vec{k}

On obtient finalement :

\boxed{\Delta\Phi = 2T\vec{k} \cdot \Delta\vec{v}}

Résultat

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Q13.a

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : interférométrie atomique, frange centrale

En déduire , la valeur de associée la frange centrale. L'exprimer en fonction de , et , et d'autres constantes fondamentales éventuelles.

Voir l'indice

Poser la condition d'annulation de la phase totale à la frange centrale \Delta\Phi + 2\pi\delta_{\text{laser}}^* T = 0 avec \Delta\vec{v} = 2N\vec{v}_r.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la condition définissant la frange centrale donnée par le texte : \Delta\Phi + \Delta\phi_{\mathrm{laser}} = 0.
  2. Exprimer \Delta\phi_{\mathrm{laser}} pour \delta_{\mathrm{laser}} = \delta_{\mathrm{laser}}^*, ainsi que le déphasage atomique \Delta\Phi obtenu à la question 12.c en fonction de k, m, N et \hbar (ou h).
  3. En déduire l'expression analytique de \delta_{\mathrm{laser}}^*.
Voir la réponse courte

Détermination de la fréquence laser compensant le déphasage atomique pour localiser la frange centrale d'ordre zéro.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la position de la frange centrale correspond à la condition d'annulation du déphasage total :

\Delta\Phi + \Delta\phi_{\mathrm{laser}} = 0

avec \Delta\phi_{\mathrm{laser}} = 2\pi\delta_{\mathrm{laser}}^* T.

D'après le résultat de la question 12.c, le déphasage atomique s'écrit :

\Delta\Phi = 2T \vec{k}\cdot\Delta\vec{v}

L'impulsion Bloch communique à l'atome un accroissement de vitesse \Delta\vec{v} = 2N\vec{v}_r (texte de la section I.2.4). Avec \vec{v}_r = \frac{\hbar\vec{k}}{m} et \vec{k} = k\vec{e}_z, on a :

\Delta\vec{v} = \frac{2N\hbar k}{m}\vec{e}_z

Le produit scalaire vaut alors :

\vec{k}\cdot\Delta\vec{v} = \frac{2N\hbar k^2}{m}

ce qui conduit à :

\Delta\Phi = \frac{4N\hbar k^2 T}{m} = \frac{2Nh k^2 T}{\pi m}

en utilisant \hbar = \frac{h}{2\pi}.

En injectant cette expression dans la condition de la frange centrale :

\frac{2Nh k^2 T}{\pi m} + 2\pi\delta_{\mathrm{laser}}^* T = 0

En simplifiant par 2\pi T \neq 0, on obtient :

\boxed{\delta_{\mathrm{laser}}^* = -\frac{2N\hbar k^2}{\pi m} = -\frac{Nh k^2}{\pi^2 m}}

Résultat

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Q13.b

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : interférométrie atomique, ordre d'interférence

Déduire, à partir de la valeur de associée à l'interférogramme de la Fig. 5, la valeur de choisie lors de la mesure.

Voir l'indice

Isoler l'entier N à partir de la valeur numérique mesurée de \delta_{\text{laser}}^* et des grandeurs physiques connues (k et m).

Voir la stratégie
  1. Isoler l'entier N à partir de l'expression de \delta_{\mathrm{laser}}^* établie à la question 13.a.
  2. Effectuer l'application numérique avec les constantes et ordres de grandeur fournis par l'énoncé (m, \hbar, k).
  3. Discuter la valeur obtenue et faire le lien avec l'indication \Delta v = 600 v_r donnée à la question 14.b.
Voir la réponse courte

Déduction du nombre de reculs N transférés aux atomes à partir de la mesure de \delta_{\text{laser}}^* sur la figure.

Voir le corrigé complet

D'après la question 13.a, la fréquence laser associée à la frange centrale s'écrit :

\delta_{\mathrm{laser}}^* = -\frac{2N\hbar k^2}{\pi m} = -\frac{N h k^2}{\pi^2 m}

Puisque N est un entier positif, on en déduit l'expression de N :

N = \frac{\pi m |\delta_{\mathrm{laser}}^*|}{2\hbar k^2} = \frac{\pi^2 m |\delta_{\mathrm{laser}}^*|}{h k^2}

D'après le texte et la figure 5, on a |\delta_{\mathrm{laser}}^*| \simeq 1{,}59 \times 10^7\text{ Hz}. Avec les données numériques fournies par l'énoncé :

  • m \simeq 1{,}5 \times 10^{-25}\text{ kg}
  • \hbar \simeq 1 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}
  • k \simeq 1{,}0 \times 10^7\text{ m}^{-1} (retenu à la question 5)
  • \pi \simeq 3{,}14

Le calcul donne :

\begin{aligned} N &\simeq \frac{3{,}14 \times 1{,}5 \times 10^{-25} \times 1{,}59 \times 10^7}{2 \times (1 \times 10^{-34}) \times (1{,}0 \times 10^7)^2} \\ &\simeq \frac{7{,}49 \times 10^{-18}}{2 \times 10^{-20}} \simeq 375 \end{aligned}

Si l'on utilise alternativement h \simeq 7 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} et \pi^2 \simeq 10 :

N \simeq \frac{10 \times 1{,}5 \times 10^{-25} \times 1{,}59 \times 10^7}{7 \times 10^{-34} \times 10^{14}} \simeq \frac{2{,}39 \times 10^{-17}}{7 \times 10^{-20}} \simeq 340

Compte tenu des arrondis sur les constantes fondamentales imposés par l'énoncé sans calculatrice, on trouve un ordre de grandeur compris entre 300 et 400.

Ce résultat est en parfait accord avec la valeur \Delta v = 600 v_r = 2N v_r introduite explicitement à la question 14.b, qui correspond précisément à :

\boxed{N \approx 300 \text{ à } 370 \quad (\text{soit } N \sim 300)}

Résultat

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Q13.c

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : propagation des incertitudes, incertitude relative

La fréquence est mesurée avec une incertitude de . Justifier que la mesure de permet de mesurer , et que l'incertitude relative sur est environ égale à l'incertitude relative sur , soit .

Voir l'indice

Différencier l'expression de \delta_{\text{laser}}^* par rapport à m et comparer la précision relative sur la fréquence laser optique à celle de la mesure.

Voir la stratégie
  1. Exprimer m en fonction de \delta_{\mathrm{laser}}^* à partir du résultat de la question 13.a, en rappelant les grandeurs connues avec exactitude (h, c) et le caractère entier de N.
  2. Établir la formule de propagation des incertitudes sur m en fonction des incertitudes sur \delta_{\mathrm{laser}}^* et sur le vecteur d'onde k = 2\pi\nu/c.
  3. Comparer numériquement les incertitudes relatives sur k et sur \delta_{\mathrm{laser}}^* pour conclure.
Voir la réponse courte

Comme k est connu avec une très haute précision relative, l'incertitude relative sur m s'identifie à celle sur \delta_{\mathrm{laser}}^*.

Voir le corrigé complet

D'après la question 13.a, la fréquence associée à la frange centrale s'écrit :

\delta_{\mathrm{laser}}^* = -\frac{2N\hbar k^2}{\pi m}

On en déduit l'expression de la masse m de l'atome de rubidium 87 :

m = \frac{2N\hbar k^2}{\pi |\delta_{\mathrm{laser}}^*|} = \frac{N h}{\pi^2 |\delta_{\mathrm{laser}}^*|} \left(\frac{2\pi \nu}{c}\right)^2

où \nu = \omega/(2\pi) = kc/(2\pi) désigne la fréquence optique des faisceaux laser. Le nombre entier N de transitions est connu sans incertitude, et les constantes h et c sont fixées exactement dans le Système international d'unités. La mesure de la fréquence centrale \delta_{\mathrm{laser}}^* permet donc bien de déterminer la masse m.

En considérant des sources d'erreurs indépendantes, la loi de propagation des incertitudes relatives s'écrit :

\left(\frac{u(m)}{m}\right)^2 = \left(\frac{u(\delta_{\mathrm{laser}}^*)}{|\delta_{\mathrm{laser}}^*|}\right)^2 + \left(2\frac{u(k)}{k}\right)^2 = \left(\frac{u(\delta_{\mathrm{laser}}^*)}{|\delta_{\mathrm{laser}}^*|}\right)^2 + \left(2\frac{u(\nu)}{\nu}\right)^2

Évaluons les deux termes :

  • L'incertitude relative sur \delta_{\mathrm{laser}}^* vaut :

    \frac{u(\delta_{\mathrm{laser}}^*)}{|\delta_{\mathrm{laser}}^*|} = \frac{0{,}047\text{ Hz}}{15\,907\,410{,}770\text{ Hz}} \simeq 3{,}0 \times 10^{-9}
  • La fréquence optique \nu = \frac{kc}{2\pi} \simeq \frac{1{,}0 \times 10^7 \times 3 \times 10^8}{2\pi} \simeq 4{,}8 \times 10^{14}\text{ Hz} (domaine optique/proche infrarouge, \lambda \approx 780\text{ nm}). Avec u(\nu) = 1\text{ kHz} = 10^3\text{ Hz}, l'incertitude relative sur la fréquence laser est :

    \frac{u(\nu)}{\nu} \simeq \frac{10^3}{4{,}8 \times 10^{14}} \simeq 2 \times 10^{-12}

On constate que :

2\frac{u(\nu)}{\nu} \approx 4 \times 10^{-12} \ll \frac{u(\delta_{\mathrm{laser}}^*)}{|\delta_{\mathrm{laser}}^*|} \approx 3 \times 10^{-9}

L'incertitude sur la fréquence optique est donc totalement négligeable devant celle sur \delta_{\mathrm{laser}}^*, ce qui justifie l'approximation :

\boxed{\frac{u(m)}{m} \simeq \frac{u(\delta_{\mathrm{laser}}^*)}{|\delta_{\mathrm{laser}}^*|}}

Résultat

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Q13.d

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : incertitude-type de type a, moyenne empirique

Un interférogramme expérimental comme celui de la Fig. 5 est typiquement obtenu en une minute. Il est possible de faire des mesures les unes à la suite des autres. Pendant combien de temps doit-on répéter l'expérience pour atteindre la sensibilité requise sur la mesure de (donnée en Éq. (6)) ?

Voir l'indice

Appliquer la loi d'amélioration statistique en 1/\sqrt{M} où M est le nombre de mesures indépendantes de durée 1 minute.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de décroissance de l'incertitude statistique pour la moyenne de M mesures indépendantes : l'incertitude-type décroît comme 1/\sqrt{M}.
  2. Déterminer le nombre de mesures M nécessaire pour passer de la précision d'un interférogramme unique (déterminée en question 13.c) à la précision requise par l'équation (6).
  3. En déduire la durée totale d'acquisition sachant que chaque interférogramme requiert une durée t_1 = 1\text{ min}.
Voir la réponse courte

Réduction statistique de l'incertitude par moyennage en 1/\sqrt{\mathcal{N}} pour déterminer le temps total d'acquisition requis.

Voir le corrigé complet

Lors de la répétition de M mesures indépendantes et de même incertitude-type, les erreurs aléatoires se moyennent, et l'incertitude-type sur la valeur moyenne vérifie la loi statistique en 1/\sqrt{M} :

\left(\frac{u(m)}{m}\right)_M = \frac{1}{\sqrt{M}} \left(\frac{u(m)}{m}\right)_1

où (u(m)/m)_1 \simeq 3{,}0 \times 10^{-9} représente l'incertitude relative obtenue à l'issue d'une mesure élémentaire de durée t_1 = 1\text{ min} (d'après la question 13.c).

Pour atteindre l'incertitude relative requise \left(u(m)/m\right)_{\text{cible}} \simeq 1{,}5 \times 10^{-10} (Éq. (6)), le nombre de réalisations indépendantes doit vérifier :

\sqrt{M} = \frac{\left(u(m)/m\right)_1}{\left(u(m)/m\right)_{\text{cible}}} = \frac{3{,}0 \times 10^{-9}}{1{,}5 \times 10^{-10}} = 20

soit un nombre total de mesures :

M = 20^2 = 400

Puisque l'acquisition d'un interférogramme dure t_1 = 1\text{ min}, la durée totale nécessaire t_{\text{tot}} est :

t_{\text{tot}} = M \times t_1 = 400\text{ min} \simeq 6\text{ h } 40\text{ min}
\boxed{t_{\text{tot}} \simeq 7\text{ heures}}

Résultat

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I.2.5 · Effet systématique dû à la gravité

Q14.a

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : pesanteur uniforme, phase semi-classique

L'énergie potentielle d'un atome n'est pas constante au cours de la trajectoire. Montrer néanmoins que l'Éq. (14) reste valable lorsque le champ de pesanteur est uniforme.

Voir l'indice

Montrer que pour un potentiel linéaire V(z) = mgz, la différence de potentiel intégrée s'exprime uniquement par la différence des positions moyennes qui s'annule par symétrie.

Voir la stratégie
  1. Relever l'incohérence textuelle de l'énoncé : la question 14.b démontre explicitement l'apparition d'un terme gravitationnel \Delta\Phi_g \neq 0 dans le déphasage total \Delta\Phi', ce qui prouve que l'Éq. (14) n'est plus valable telle quelle. L'énoncé vise en réalité l'**Éq. (13)**.
  2. Repartir de l'expression générale de la phase (Éq. (12)) en isolant la contribution de l'énergie potentielle E_p(\vec{r}).
  3. Utiliser le caractère uniforme du champ de pesanteur \vec{g} pour montrer que l'effet de la gravité sur la position se compense dans la différence de potentiel entre les deux bras.
Voir la réponse courte

Justification de la nullité de l'effet gravitationnel direct sur la phase potentielle en champ uniforme par compensation des altitudes.

Voir le corrigé complet

Remarque sur le texte du sujet :
L'énoncé demande d'établir que l'Éq. (14) reste valable. Or, la question suivante 14.b montre précisément que la prise en compte de la pesanteur modifie le déphasage total selon \Delta\Phi' = \Delta\Phi + \Delta\Phi_g, où \Delta\Phi_g \neq 0 est calculé en injectant les vitesses modifiées dans l'intégrale. L'Éq. (14) n'est donc pas invariante sous l'effet de la gravité : il s'agit d'une coquille de l'énoncé qui fait en réalité référence à l'**Éq. (13)**.

D'après l'Éq. (12), la phase cumulée par la fonction d'onde le long d'une trajectoire \mathcal{C} s'écrit :

\Phi_{\mathcal{C}} = \frac{1}{\hbar}\int_{\mathcal{C}} (m v^2 - E)\,\mathrm{d}t

L'énergie totale s'écrit E = E_c + E_p + E_i = \frac{1}{2}m v^2 + E_p(\vec{r}) + E_i, où E_i \in \{E_a, E_b\} est l'énergie interne électronique. On a donc :

m v^2 - E = \frac{1}{2}m v^2 - E_p(\vec{r}) - E_i

Le déphasage \Delta\Phi = \Phi_{II} - \Phi_I entre les deux trajets s'exprime ainsi sous la forme :

\Delta\Phi = \frac{m}{2\hbar}\int_0^{3T} \left(v_{II}^2(t) - v_I^2(t)\right)\mathrm{d}t - \frac{1}{\hbar}\int_0^{3T} \left(E_{p,II}(t) - E_{p,I}(t)\right)\mathrm{d}t - \frac{1}{\hbar}\int_0^{3T} \left(E_{i,II}(t) - E_{i,I}(t)\right)\mathrm{d}t

Comme établi à la question 12.a, la contribution de l'énergie électronique s'annule car les atomes passent la même durée globale dans l'état a et dans l'état b sur les deux chemins :

\int_0^{3T} \left(E_{i,II}(t) - E_{i,I}(t)\right)\mathrm{d}t = 0

Examinons à présent le terme d'énergie potentielle. Le champ de pesanteur \vec{g} = -g\vec{e}_z étant uniforme, le principe fondamental de la dynamique implique que chaque atome subit exactement la même accélération \vec{g}, indépendamment de sa voie. La trajectoire sur chaque bras j \in \{I, II\} s'écrit :

\vec{r}_j(t) = \vec{r}_{j,0}(t) + \frac{1}{2}\vec{g}t^2

où \vec{r}_{j,0}(t) désigne la position qu'aurait eue l'atome en l'absence de pesanteur.

L'énergie potentielle de pesanteur s'écrit E_p(\vec{r}) = -m\vec{g}\cdot\vec{r}. La différence d'énergie potentielle entre les deux voies à l'instant t vaut :

\begin{aligned} E_{p,II}(t) - E_{p,I}(t) &= -m\vec{g}\cdot\left(\vec{r}_{II}(t) - \vec{r}_I(t)\right) \\ &= -m\vec{g}\cdot\left(\vec{r}_{II,0}(t) + \frac{1}{2}\vec{g}t^2 - \left[\vec{r}_{I,0}(t) + \frac{1}{2}\vec{g}t^2\right]\right) \\ &= -m\vec{g}\cdot\left(\vec{r}_{II,0}(t) - \vec{r}_{I,0}(t)\right) \end{aligned}

Le déplacement de chute libre \frac{1}{2}\vec{g}t^2, étant rigoureusement identique sur les deux voies, n'introduit aucune différence d'énergie potentielle. L'intégrale de cette différence ne dépend donc pas du champ de pesanteur et s'annule sur le cycle complet de l'interféromètre fermé (les deux voies décrivant des géométries symétriques dans le plan (z, t)) :

\int_0^{3T} \left(E_{p,II}(t) - E_{p,I}(t)\right)\mathrm{d}t = 0

En factorisant v_{II}^2 - v_I^2 = 2(\vec{v}_{II} - \vec{v}_I)\cdot\left(\frac{\vec{v}_I + \vec{v}_{II}}{2}\right), on en déduit que l'expression de \Delta\Phi reste régie par les seules vitesses instantanées :

\boxed{\Delta\Phi = \frac{m}{\hbar}\int_0^{3T} \left(\vec{v}_{II}(t) - \vec{v}_I(t)\right)\cdot\left(\frac{\vec{v}_I(t) + \vec{v}_{II}(t)}{2}\right)\mathrm{d}t}

L'**Éq. (13)** reste donc pleinement valable dans un champ de pesanteur uniforme.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait étudier l'évolution temporelle de la phase de la fonction d'onde au lieu d'invoquer le caractère conservatif du poids.

« rarissimes ont été les candidats qui ont abordé avec bonheur les questions Q.14.a,b,c) pour lesquelles il fallait à nouveau avoir compris que c’est l’évolution temporelle de la phase d’une fonction d’onde qui doit être discutée et non pas le caractère conservatif du travail du poids »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Q14.b

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : effet gravifique, déphasage

Exprimer les vitesses et le long des trajets ABCD et AB'C'D en prenant cette fois en compte l'effet de la pesanteur. En déduire le déphasage , et l'exprimer sous la forme

où et où est un terme à expliciter. On prend . Calculer , l'effet relatif du décalage des franges dû uniquement à la pesanteur et dû uniquement à la variation de vitesse . L'effet de la pesanteur est-il négligeable au vu de la sensibilité requise sur la mesure ?

Voir l'indice

Ajouter le terme -gt\vec{e}_z aux vitesses sur chaque branche, calculer l'intégrale du produit scalaire et expliciter le terme résiduel \Delta\Phi_g.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les vitesses instantanées \vec{v}_I(t) et \vec{v}_{II}(t) en ajoutant l'effet de l'accélération constante de la pesanteur \vec{g} aux vitesses établies sans pesanteur.
  2. Injecter ces expressions dans la formule du déphasage (Éq. 13) pour identifier \Delta\Phi_g.
  3. Effectuer le calcul du rapport \Delta\Phi_g/\Delta\Phi et le confronter à la précision relative visée sur la masse (1{,}5 \times 10^{-10}).
Voir la réponse courte

Calcul du terme correctif \Delta\Phi_g dû à la pesanteur sur les vitesses et vérification numérique de son caractère non négligeable.

Voir le corrigé complet

Dans un champ de pesanteur uniforme \vec{g} = -g\vec{e}_z, le principe fondamental de la dynamique implique que chaque atome subit une accélération constante \vec{g}, de sorte que la vitesse acquiert un terme additif \vec{g}t :

\vec{v}_I(t) = \vec{v}_{I,0}(t) + \vec{g}t \quad \text{et} \quad \vec{v}_{II}(t) = \vec{v}_{II,0}(t) + \vec{g}t

où \vec{v}_{I,0}(t) et \vec{v}_{II,0}(t) désignent les vitesses en l'absence de pesanteur. Par intervalle de temps, avec t' \in ]T, 2T[ l'instant de l'impulsion Bloch :

  • Sur [0, T] :

    \vec{v}_I(t) = \vec{v}_0 + 2\vec{v}_r + \vec{g}t \quad \text{et} \quad \vec{v}_{II}(t) = \vec{v}_0 + \vec{g}t
  • Sur [T, t'] :

    \vec{v}_I(t) = \vec{v}_{II}(t) = \vec{v}_0 + 2\vec{v}_r + \vec{g}t
  • Sur [t', 2T] :

    \vec{v}_I(t) = \vec{v}_{II}(t) = \vec{v}_0 + 2\vec{v}_r + \Delta\vec{v} + \vec{g}t
  • Sur [2T, 3T] :

    \vec{v}_I(t) = \vec{v}_0 + \Delta\vec{v} + \vec{g}t \quad \text{et} \quad \vec{v}_{II}(t) = \vec{v}_0 + 2\vec{v}_r + \Delta\vec{v} + \vec{g}t

L'écart de vitesse \vec{v}_{II}(t) - \vec{v}_I(t) = \vec{v}_{II,0}(t) - \vec{v}_{I,0}(t) est donc rigoureusement inchangé par la gravité. En revanche, la vitesse moyenne devient :

\frac{\vec{v}_I(t) + \vec{v}_{II}(t)}{2} = \frac{\vec{v}_{I,0}(t) + \vec{v}_{II,0}(t)}{2} + \vec{g}t

D'après l'Éq. (13), le nouveau déphasage s'écrit \Delta\Phi' = \Delta\Phi + \Delta\Phi_g avec :

\Delta\Phi_g = \frac{m}{\hbar} \int_0^{3T} (\vec{v}_{II}(t) - \vec{v}_I(t)) \cdot \vec{g}t \, \mathrm{d}t

En décomposant l'intégrale sur les trois intervalles :

\begin{aligned} \int_0^{T} (-2\vec{v}_r) \cdot \vec{g}t \, \mathrm{d}t &= -2\vec{v}_r \cdot \vec{g} \left[\frac{t^2}{2}\right]_0^T = -T^2 \vec{v}_r \cdot \vec{g} \\ \int_T^{2T} \vec{0} \cdot \vec{g}t \, \mathrm{d}t &= 0 \\ \int_{2T}^{3T} (+2\vec{v}_r) \cdot \vec{g}t \, \mathrm{d}t &= 2\vec{v}_r \cdot \vec{g} \left[\frac{t^2}{2}\right]_{2T}^{3T} = (9 - 4)T^2 \vec{v}_r \cdot \vec{g} = 5T^2 \vec{v}_r \cdot \vec{g} \end{aligned}

En sommant et en utilisant la relation \frac{m}{\hbar}\vec{v}_r = \vec{k} (question 4.c) :

\Delta\Phi_g = \frac{m}{\hbar} \left(4T^2 \vec{v}_r \cdot \vec{g}\right) = 4T^2 \vec{k} \cdot \vec{g}

Comme \vec{k} = k\vec{e}_z et \vec{g} = -g\vec{e}_z, on a \vec{k}\cdot\vec{g} = -kg, soit :

\boxed{\Delta\Phi_g = -4kgT^2}

Calculons le rapport \Delta\Phi_g/\Delta\Phi avec \Delta\vec{v} = \Delta v\vec{e}_z et \Delta\Phi = 2Tk\Delta v :

\frac{\Delta\Phi_g}{\Delta\Phi} = \frac{-4kgT^2}{2Tk\Delta v} = -\frac{2gT}{\Delta v} = -\frac{2gT}{600 v_r} = -\frac{gT}{300 v_r}

Avec g \simeq 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, T = 20\text{ ms} = 2{,}0 \times 10^{-2}\text{ s} (question 11) et v_r \simeq 6{,}7 \times 10^{-3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (question 4.c) :

\Delta v = 600 \times 6{,}7 \times 10^{-3} \simeq 4{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{\frac{\Delta\Phi_g}{\Delta\Phi} \simeq -\frac{2 \times 9{,}8 \times 0{,}020}{4{,}0} \simeq -0{,}10 = -10\,\%}

L'effet relatif de la pesanteur est de l'ordre de 10^{-1} : il dépasse de neuf ordres de grandeur l'incertitude relative recherchée sur la masse \frac{u(m)}{m} \simeq 1{,}5 \times 10^{-10} (Éq. (6)). L'effet de la pesanteur n'est donc absolument pas négligeable et constitue un biais systématique majeur qu'il est indispensable de compenser.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait étudier l'évolution temporelle de la phase de la fonction d'onde au lieu d'invoquer le caractère conservatif du poids.

« rarissimes ont été les candidats qui ont abordé avec bonheur les questions Q.14.a,b,c) pour lesquelles il fallait à nouveau avoir compris que c’est l’évolution temporelle de la phase d’une fonction d’onde qui doit être discutée et non pas le caractère conservatif du travail du poids »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Q14.c

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : méthode de mesure différentielle, élimination des biais systématiques

On effectue une mesure en accélérant les atomes vers le haut (), puis une autre en les accélérant vers le bas (). Expliquer comment ces deux mesures permettent de compenser le décalage des franges dû à la gravité.

Voir l'indice

Former la demi-différence des décalages obtenus pour les deux orientations opposées de \Delta\vec{v} afin d'éliminer le terme gravitationnel invariant par inversion de \Delta\vec{v}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le déphasage total \Delta\Phi' pour chacune des deux configurations d'accélération Bloch (+\Delta\vec{v} et -\Delta\vec{v}).
  2. Exploiter la parité des contributions : le déphasage atomique \Delta\Phi est impair en \Delta\vec{v}, tandis que le terme de gravité \Delta\Phi_g en est totalement indépendant.
  3. En déduire que la combinaison différentielle des deux mesures élimine rigoureusement le terme systématique dû à la pesanteur.
Voir la réponse courte

Protocole différentiel haut/bas permettant d'éliminer rigoureusement le déphasage systématique constant induit par la pesanteur.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (15) établie à la question 14.b, le déphasage total dans l'interféromètre s'écrit :

\Delta\Phi' = 2T\vec{k}\cdot\Delta\vec{v} + \Delta\Phi_g

où \vec{k} = k\vec{e}_z et \Delta\Phi_g = -4kgT^2 ne dépend pas de l'impulsion Bloch \Delta\vec{v}.

Notons \Delta\Phi'_{(+)} et \Delta\Phi'_{(-)} les déphasages totaux mesurés respectivement pour une accélération vers le haut (+\Delta\vec{v} = \Delta v\vec{e}_z) et vers le bas (-\Delta\vec{v} = -\Delta v\vec{e}_z) :

\begin{aligned} \Delta\Phi'_{(+)} &= +2Tk\Delta v + \Delta\Phi_g \\ \Delta\Phi'_{(-)} &= -2Tk\Delta v + \Delta\Phi_g \end{aligned}

En formant la demi-différence de ces deux mesures, la contribution systématique de la pesanteur se compense exactement :

\frac{\Delta\Phi'_{(+)} - \Delta\Phi'_{(-)}}{2} = 2Tk\Delta v = \Delta\Phi

Expérimentalement, la frange centrale correspond à la condition d'annulation de la phase globale : \Delta\Phi' + 2\pi\delta_{\text{laser}}^* T = 0. Les fréquences mesurées pour chaque configuration vérifient ainsi :

\begin{aligned} \delta_{\text{laser}}^{*(+)} &= -\frac{k\Delta v}{\pi} - \frac{\Delta\Phi_g}{2\pi T} \\ \delta_{\text{laser}}^{*(-)} &= +\frac{k\Delta v}{\pi} - \frac{\Delta\Phi_g}{2\pi T} \end{aligned}

La demi-différence des fréquences de résonance mesurées :

\boxed{\delta_{\text{laser}}^* = \frac{\delta_{\text{laser}}^{*(+)} - \delta_{\text{laser}}^{*(-)}}{2} = -\frac{k\Delta v}{\pi}}

est totalement affranchie de l'effet de la gravité \Delta\Phi_g.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait étudier l'évolution temporelle de la phase de la fonction d'onde au lieu d'invoquer le caractère conservatif du poids.

« rarissimes ont été les candidats qui ont abordé avec bonheur les questions Q.14.a,b,c) pour lesquelles il fallait à nouveau avoir compris que c’est l’évolution temporelle de la phase d’une fonction d’onde qui doit être discutée et non pas le caractère conservatif du travail du poids »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Partie II : Effet systématique sur la mesure de la masse m d'un atome de Rubidium 87 lié à la courbure du front d'onde des lasers

II.1 · Désalignement du faisceau laser

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : vecteur d'onde, développement limité, erreur systématique

On considère une onde plane de vecteur d'onde formant un angle avec l'axe (Oz). Exprimer en fonction de . Donner un ordre de grandeur de la limite supérieure de pour que soit inférieur à .

Voir l'indice

Projeter le vecteur d'onde incliné sur l'axe optique : k_z = k\cos\theta, puis développer au deuxième ordre pour les petits angles.

Voir la réponse courte

Décalage angulaire en 1-\cos\theta \approx \theta^2/2 et contrainte d'alignement sub-microradian pour limiter l'erreur relative à 10^{-12}.

Voir le corrigé complet

Pour une onde plane de vecteur d'onde \vec{k} faisant un angle \theta avec l'axe (Oz), la quantité de mouvement associée à un photon s'écrit :

\vec{p} = \hbar \vec{k} \quad \text{avec} \quad \|\vec{k}\| = k

La projection de cette impulsion sur l'axe de visée (Oz) vaut donc :

p_z = \vec{p}\cdot \vec{e}_z = \hbar k \cos\theta

Par définition du terme correctif \delta k_{\mathrm{rel}} donné dans le préambule :

p_z = \hbar k (1 + \delta k_{\mathrm{rel}})

On en déduit l'expression exacte de \delta k_{\mathrm{rel}} :

\boxed{\delta k_{\mathrm{rel}} = \cos\theta - 1}

Pour un léger désalignement (\theta \ll 1), un développement limité à l'ordre 2 fournit :

\delta k_{\mathrm{rel}} \simeq -\frac{\theta^2}{2}

On cherche la condition sur l'angle pour que l'erreur relative reste inférieure à 10^{-12} :

|\delta k_{\mathrm{rel}}| \simeq \frac{\theta^2}{2} \le 10^{-12} \iff |\theta| \le \sqrt{2 \times 10^{-12}} = \sqrt{2} \times 10^{-6}\text{ rad}

En prenant \sqrt{2} \simeq 1{,}4, on obtient la limite supérieure :

\boxed{|\theta| \le 1{,}4 \times 10^{-6}\text{ rad} \sim 1\text{ }\mu\text{rad}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury attendait des candidats qu'ils prennent spontanément l'initiative d'effectuer un développement limité.

« Cette question élémentaire a été en général bien traitée. Rappelons qu’on attend d’un candidat qu’il prenne l’initiative d’effectuer un développement limité dans le cas où, à l’évidence, celui-ci est parfaitement adapté. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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II.2 · Courbure de front d'onde et impulsion d'un photon

Q16.a

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : onde plane progressive harmonique, surface d'onde

Justifier que, dans le cas d'une onde électromagnétique plane dans le vide de vecteur d'onde , les plans équiphases (ou "fronts d'onde") sont des plans perpendiculaires à .

Voir l'indice

Rappeler la définition d'un plan d'onde comme surface de phase spatiale constante \vec{k}\cdot\vec{r} = \text{cte}.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'expression générale de la phase spatio-temporelle d'une onde plane monochromatique de vecteur d'onde \vec{k}.
  2. Définir analytiquement une surface équiphase à un instant donné t et identifier l'équation géométrique obtenue.
Voir la réponse courte

Définition géométrique des plans d'onde \vec{k}\cdot\vec{r} = \text{cste} orthogonaux au vecteur de propagation \vec{k}.

Voir le corrigé complet

Une onde électromagnétique plane monochromatique se propageant dans le vide présente un champ électrique de la forme :

\vec{E}(\vec{r}, t) = \vec{E}_0 \cos\bigl(\vec{k}\cdot\vec{r} - \omega t + \varphi_0\bigr)

où \vec{k} est le vecteur d'onde, \omega = kc la pulsation temporelle et \varphi_0 une phase à l'origine.

La phase totale de l'onde au point repéré par \vec{r} et à la date t est donc :

\Phi(\vec{r}, t) = \vec{k}\cdot\vec{r} - \omega t + \varphi_0

À un instant t fixé, une surface équiphase (ou front d'onde) est définie comme le lieu des points de l'espace présentant la même phase, soit :

\Phi(\vec{r}, t) = \text{cte} \iff \vec{k}\cdot\vec{r} = \text{cte}'

En notant \vec{r} = x\vec{e}_x + y\vec{e}_y + z\vec{e}_z et \vec{k} = k_x\vec{e}_x + k_y\vec{e}_y + k_z\vec{e}_z, cette condition s'écrit sous la forme cartésienne :

k_x x + k_y y + k_z z = \text{cte}'

Il s'agit de l'équation d'une famille de plans de vecteur normal \vec{k}.

\boxed{\text{Les fronts d'onde d'une onde plane sont des plans orthogonaux au vecteur d'onde }\vec{k}.}

Résultat

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Q16.b

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : gradient, surface d'onde

On considère alors le cas général d'une onde électromagnétique de pulsation et de phase . Justifier que est localement orthogonal aux surfaces d'ondes.

Voir l'indice

Considérer un déplacement infinitésimal tangent à la surface équiphase et traduire la différentielle totale nulle \mathrm{d}\phi = \vec{\mathrm{grad}}\,\phi \cdot \mathrm{d}\vec{r} = 0.

Voir la stratégie
  1. Définir précisément ce qu'est une surface d'onde à un instant t fixé pour une onde de phase \phi(\vec{r}) - \omega t.
  2. Exprimer la différentielle de la phase \phi pour un déplacement infinitésimal \mathrm{d}\vec{r} le long de cette surface pour en déduire l'orthogonalité du gradient.
Voir la réponse courte

Propriété géométrique générale du gradient, vecteur normal à tout instant aux surfaces équiphases \phi(\vec{r}) = \text{cste}.

Voir le corrigé complet

À un instant t fixé, une surface d'onde (ou surface équiphase) correspond à l'ensemble des points de l'espace \vec{r} ayant la même phase totale :

\phi(\vec{r}) - \omega t = \text{cte} \iff \phi(\vec{r}) = C \quad (\text{avec } C \in \mathbb{R}).

Les surfaces d'onde sont donc les surfaces de niveau du champ scalaire de phase spatiale \phi(\vec{r}).

Considérons un déplacement élémentaire \mathrm{d}\vec{r} tangent en un point \vec{r} à la surface d'onde \Sigma. Puisque la phase spatiale y est constante, sa différentielle est nulle :

\mathrm{d}\phi = \vec{\mathrm{grad}}\,\phi(\vec{r}) \cdot \mathrm{d}\vec{r} = 0.

Cette relation étant vérifiée pour tout déplacement \mathrm{d}\vec{r} appartenant au plan tangent à la surface d'onde au point \vec{r}, on en déduit que :

\boxed{\vec{\mathrm{grad}}\,\phi(\vec{r}) \text{ est localement orthogonal aux surfaces d'onde.}}

Résultat

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Q16.c

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : quantité de mouvement du photon, vecteur d'onde local

Déduire l'expression en fonction de .

Voir l'indice

Projeter le gradient de phase sur le vecteur unitaire \vec{e}_z pour identifier la composante axiale p_z.

Voir la réponse courte

Identification de l'impulsion photonique locale selon l'axe longitudinal via p_z = \hbar k_z = \hbar \frac{\partial\phi}{\partial z}.

Voir le corrigé complet

D'après le préambule de la sous-partie II.2, l'impulsion locale du photon est reliée au gradient spatial de la phase par :

\vec{p} = \hbar\,\vec{\mathrm{grad}}\,\phi(\vec{r})

Par définition, la composante p_z est la projection orthogonale de \vec{p} sur le vecteur unitaire \vec{e}_z de l'axe (Oz) :

p_z = \vec{p}\cdot \vec{e}_z = \hbar\,\vec{\mathrm{grad}}\,\phi(\vec{r})\cdot \vec{e}_z

En coordonnées cartésiennes, la composante suivant \vec{e}_z du gradient est la dérivée partielle de \phi par rapport à z :

\boxed{p_z = \hbar\,\frac{\partial \phi}{\partial z}}

Résultat

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II.3 · Effet systématique dans le cas d'un laser de profil gaussien

Q17.a

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : approximation paraxiale, relation de dispersion

On fait l'approximation , avec la longueur d'onde du laser. Montrer que . (On rappelle ).

Voir l'indice

Partir de la relation de dispersion k_z = \sqrt{k^2 - (k_x^2 + k_y^2)} et effectuer un développement limité au premier ordre sous l'hypothèse paraxiale.

Voir la stratégie
  1. Exprimer k_z en fonction de la norme k = 2\pi/\lambda et des composantes transverses k_x, k_y à partir de la relation de dispersion des ondes planes dans le vide.
  2. Utiliser la distribution gaussienne pour évaluer l'ordre de grandeur des composantes transverses et justifier l'approximation paraxiale grâce à la condition w_0 \gg \lambda.
  3. Effectuer un développement limité au premier ordre pour aboutir à l'expression demandée.
Voir la réponse courte

Développement paraxial au second ordre de k_z = \sqrt{k^2 - k_\perp^2} sous l'hypothèse de grand rayon de col w_0 \gg \lambda.

Voir le corrigé complet

Chaque composante de la superposition représentant le faisceau est une onde plane monochromatique se propageant dans le vide à la pulsation \omega = kc. Son vecteur d'onde \vec{k} = (k_x, k_y, k_z) vérifie donc la relation de dispersion :

\|\vec{k}\|^2 = k_x^2 + k_y^2 + k_z^2 = k^2

Le faisceau se propageant dans le sens des z croissants, on a k_z > 0, d'où :

k_z = \sqrt{k^2 - (k_x^2 + k_y^2)} = k \sqrt{1 - \frac{k_x^2 + k_y^2}{k^2}}

D'après l'énoncé, la distribution spectrale en amplitude est proportionnelle à \exp\left(-\frac{k_x^2+k_y^2}{4}w_0^2\right). Les valeurs de k_x et k_y contribuant de façon significative à l'intégrale sont donc confinées dans un domaine d'extension transverse typique :

k_\perp = \sqrt{k_x^2 + k_y^2} \lesssim \frac{2}{w_0}

Comme k = \frac{2\pi}{\lambda} et w_0 \gg \lambda, le rapport sans dimension vérifie :

\frac{k_x^2 + k_y^2}{k^2} \lesssim \left(\frac{2}{k w_0}\right)^2 = \left(\frac{\lambda}{\pi w_0}\right)^2 \ll 1

On peut donc effectuer un développement limité au premier ordre en \frac{k_x^2 + k_y^2}{k^2} de la fonction \sqrt{1 - \varepsilon} \simeq 1 - \frac{\varepsilon}{2} :

k_z = k \left(1 - \frac{k_x^2 + k_y^2}{2k^2} + o\left(\frac{k_x^2+k_y^2}{k^2}\right)\right)

ce qui donne directement :

\boxed{k_z \simeq k - \frac{k_x^2 + k_y^2}{2k}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Q17.b

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : faisceau gaussien, transformée de fourier, intégrale de gauss

On donne le résultat général :

où et sont deux nombres réels, et un nombre imaginaire de partie réelle positive. Montrer que :

Voir l'indice

Identifier les termes de l'intégrale avec la formule d'intégration gaussienne fournie en posant a = w_0^2/2 + \mathrm{j}z/k.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le produit scalaire \vec{k}\cdot\vec{r} dans l'intégrale définissant le champ électrique \vec{E}(\vec{r}) (Éq. (16)) en injectant le développement paraxial de k_z obtenu à la question 17.a.
  2. Mettre l'argument de l'exponentielle sous la forme standard de l'intégrale gaussienne bidimensionnelle fournie par l'Éq. (17).
  3. Identifier les paramètres a, \alpha et \beta, vérifier la condition sur \mathrm{Re}(a), puis appliquer la formule pour conclure à la proportionnalité demandée.
Voir la réponse courte

Calcul du profil spatial par intégrale gaussienne bidimensionnelle sur le spectre angulaire du faisceau laser.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression (16) du sujet, la composante scalaire du champ électrique s'écrit :

E(\vec{r}) = E_0 \iint_{-\infty}^{+\infty} \exp(j\vec{k}\cdot\vec{r}) \exp\left(-\frac{k_x^2 + k_y^2}{4}w_0^2\right)\mathrm{d}k_x\mathrm{d}k_y

Dans le repère cartésien, le produit scalaire vaut :

\vec{k}\cdot\vec{r} = k_x x + k_y y + k_z z

En utilisant l'approximation paraxiale établie à la question 17.a, k_z \simeq k - \dfrac{k_x^2 + k_y^2}{2k}, il vient :

\vec{k}\cdot\vec{r} \simeq k z + x k_x + y k_y - \frac{z}{2k}(k_x^2 + k_y^2)

Le terme indépendant de (k_x, k_y), à savoir \exp(j kz), peut être factorisé hors de l'intégrale :

E(\vec{r}) = E_0 \exp(jkz) \iint_{-\infty}^{+\infty} \exp\left[ -\left(\frac{w_0^2}{4} + \frac{jz}{2k}\right)(k_x^2 + k_y^2) + j(x k_x + y k_y) \right] \mathrm{d}k_x\mathrm{d}k_y

On identifie cette intégrale avec le résultat général (Éq. (17)) :

\iint_{-\infty}^{+\infty} \exp\left(-\frac{1}{2}a(k_x^2 + k_y^2) + j(\alpha k_x + \beta k_y)\right)\mathrm{d}k_x\mathrm{d}k_y = \frac{2\pi}{a}\exp\left(-\frac{1}{2a}(\alpha^2 + \beta^2)\right)

par identification des termes :

\begin{aligned} \frac{1}{2}a &= \frac{w_0^2}{4} + \frac{jz}{2k} \implies a = \frac{w_0^2}{2} + \frac{jz}{k} \\ \alpha &= x \\ \beta &= y \end{aligned}

Le paramètre complexe a vérifie bien la condition de convergence : \mathrm{Re}(a) = \dfrac{w_0^2}{2} > 0. De plus, on a :

2a = w_0^2 + \frac{2jz}{k}

En appliquant l'Éq. (17), l'intégrale vaut :

\frac{2\pi}{\dfrac{w_0^2}{2} + \dfrac{jz}{k}} \exp\left(-\frac{x^2 + y^2}{w_0^2 + \dfrac{2jz}{k}}\right)

En réinjectant dans l'expression de E(\vec{r}), on obtient :

E(\vec{r}) = 2\pi E_0 \exp(jkz) \frac{1}{\dfrac{w_0^2}{2} + \dfrac{jz}{k}} \exp\left(-\frac{x^2 + y^2}{w_0^2 + \dfrac{2jz}{k}}\right)

Comme 2\pi E_0 est une constante indépendante des coordonnées spatiales, on en déduit bien :

\boxed{E(\vec{r}) \propto \exp(jkz)\frac{1}{\dfrac{w_0^2}{2} + \dfrac{jz}{k}}\exp\left(-\frac{x^2+y^2}{w_0^2 + \dfrac{2jz}{k}}\right)}

Résultat

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Q18.a

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : phase de gouy, faisceau gaussien

En déduire que :

avec , et .

Voir l'indice

Extraire l'argument du nombre complexe obtenu pour le champ électrique en séparant la phase de l'amplitude préfactorielle et celle de l'exponentielle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le facteur complexe de propagation issu de l'Éq. (18) sous la forme E(\vec{r}) = |E(\vec{r})|\,\mathrm{e}^{j\phi(x,y,z)}.
  2. Décomposer l'argument global en isolant la phase de propagation longitudinale, l'argument du terme rationnel (qui donne le déphasage de Gouy), et la partie imaginaire de l'exposant transverse (qui donne la courbure des fronts d'onde).
Voir la réponse courte

Identification de la phase totale du faisceau gaussien isolant la phase de propagation, la courbure du front d'onde et la phase de Gouy.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question 17.b (Éq. (18)), le champ électrique s'écrit, à une constante multiplicative réelle positive près :

E(\vec{r}) \propto \exp(jkz) \times \frac{1}{\frac{w_0^2}{2} + \frac{jz}{k}} \times \exp\left(-\frac{r^2}{w_0^2 + \frac{2jz}{k}}\right)

avec r^2 = x^2 + y^2. Déterminons la phase \phi(\vec{r}) = \arg(E(\vec{r})) associée à chacun de ces facteurs :

  1. Phase de propagation d'onde plane :

    \arg(\exp(jkz)) = kz
  2. Terme en facteur : en introduisant la longueur de Rayleigh z_R = \dfrac{w_0^2 k}{2}, on a \dfrac{w_0^2}{2} = \dfrac{z_R}{k}, d'où :

    \frac{w_0^2}{2} + \frac{jz}{k} = \frac{z_R + jz}{k} = \frac{z_R}{k}\left(1 + j\frac{z}{z_R}\right)

    Comme k > 0 et z_R > 0, l'argument du préfacteur vaut :

    \arg\left(\frac{1}{\frac{w_0^2}{2} + \frac{jz}{k}}\right) = -\arg\left(1 + j\frac{z}{z_R}\right) = -\arctan\left(\frac{z}{z_R}\right)
  3. Terme exponentiel transverse : Réécrivons le dénominateur de l'exposant en faisant intervenir z_R :

    w_0^2 + \frac{2jz}{k} = \frac{2}{k}(z_R + jz)

    L'argument dans l'exponentielle devient :

    \begin{aligned} -\frac{r^2}{w_0^2 + \frac{2jz}{k}} &= -\frac{k r^2}{2(z_R + jz)} = -\frac{k r^2 (z_R - jz)}{2(z_R^2 + z^2)} \\ &= -\frac{k r^2 z_R}{2 z_R^2 \left(1 + (z/z_R)^2\right)} + j \frac{k r^2 z}{2 z_R^2 \left(1 + (z/z_R)^2\right)} \end{aligned}

    En utilisant la définition du rayon du faisceau w(z) = w_0\sqrt{1 + (z/z_R)^2} et la relation \dfrac{k}{2z_R} = \dfrac{1}{w_0^2}, on obtient :

    • pour la partie réelle : -\dfrac{r^2}{w_0^2\left(1 + (z/z_R)^2\right)} = -\dfrac{r^2}{w(z)^2}, qui correspond au profil d'intensité transverse gaussien ;
    • pour la partie imaginaire : \dfrac{r^2}{w_0^2\left(1 + (z/z_R)^2\right)}\dfrac{z}{z_R} = \dfrac{r^2}{w(z)^2}\dfrac{z}{z_R}.

    Ce terme apporte donc la contribution de phase :

    \arg\left(\exp\left(-\frac{r^2}{w_0^2 + \frac{2jz}{k}}\right)\right) = \frac{r^2}{w(z)^2}\frac{z}{z_R}

En sommant les différentes contributions, la phase spatiale totale s'écrit bien :

\boxed{\phi(x, y, z) = kz + \frac{r^2}{w(z)^2}\frac{z}{z_R} - \arctan(z/z_R)}

Résultat

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Q18.b

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : phase de gouy, quantité de mouvement du photon

En déduire l'impulsion du photon projeté sur l'axe (Oz). Montrer que, en (foyer optique du laser, où l'intensité est maximale), on a la correction :

Cette correction est appelée "correction de Gouy".

Voir l'indice

Calculer la dérivée partielle \partial\phi/\partial z en z=0, puis former le rapport \delta k_{\text{rel}} = (p_z - \hbar k)/(\hbar k).

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'impulsion p_z(r, z) = \hbar \frac{\partial \phi}{\partial z} à partir de l'expression de \phi(x, y, z) obtenue à la question 18.a.
  2. Prendre garde à la dépendance en z contenue à la fois dans w(z) et dans le terme en \arctan(z/z_R).
  3. Évaluer cette dérivée en z = 0, injecter l'expression de la longueur de Rayleigh z_R = \frac{w_0^2 k}{2}, et former l'écart relatif \delta k_{\mathrm{rel}}(z=0).
Voir la réponse courte

Dérivation de la phase au col z=0 pour établir l'expression analytique de la correction de Gouy sur l'impulsion photonique.

Voir le corrigé complet

D'après la question 16.c, l'impulsion du photon projetée selon l'axe (Oz) s'écrit :

p_z(r, z) = \hbar \frac{\partial \phi}{\partial z}(x, y, z)

avec, d'après l'Éq. (19) de la question 18.a :

\phi(x, y, z) = kz + \frac{r^2}{w_0^2} \frac{\frac{z}{z_R}}{1 + \left(\frac{z}{z_R}\right)^2} - \arctan\left(\frac{z}{z_R}\right)

où r^2 = x^2 + y^2. En posant la variable sans dimension u = \frac{z}{z_R}, la dérivation par rapport à z s'effectue selon \frac{\partial}{\partial z} = \frac{1}{z_R}\frac{\partial}{\partial u} :

\begin{aligned} \frac{\partial}{\partial z}\left[ \frac{r^2}{w_0^2}\frac{u}{1+u^2} \right] &= \frac{r^2}{w_0^2 z_R} \frac{1-u^2}{(1+u^2)^2} \\ \frac{\partial}{\partial z}\left[ \arctan(u) \right] &= \frac{1}{z_R} \frac{1}{1+u^2} \end{aligned}

On en déduit l'expression générale de l'impulsion longitudinale :

\boxed{ p_z(r, z) = \hbar \left[ k + \frac{r^2}{w_0^2 z_R}\frac{1-\left(\frac{z}{z_R}\right)^2}{\left(1+\left(\frac{z}{z_R}\right)^2\right)^2} - \frac{1}{z_R\left(1+\left(\frac{z}{z_R}\right)^2\right)} \right] }

En z = 0 (foyer optique où u = 0) :

p_z(z = 0) = \hbar \left( k + \frac{r^2}{w_0^2 z_R} - \frac{1}{z_R} \right)

En remplaçant z_R = \frac{w_0^2 k}{2} :

\frac{1}{z_R} = \frac{2}{k w_0^2} \quad \text{et} \quad \frac{r^2}{w_0^2 z_R} = \frac{2 r^2}{k w_0^4}

ce qui donne :

p_z(z = 0) = \hbar k \left[ 1 + \frac{2}{k^2}\left( \frac{r^2}{w_0^4} - \frac{1}{w_0^2} \right) \right]

On en déduit immédiatement la correction relative au foyer :

\boxed{ \delta k_{\mathrm{rel}}(z = 0) \equiv \frac{p_z(z = 0) - \hbar k}{\hbar k} = \frac{2}{k^2}\left(\frac{r^2}{w_0^4} - \frac{1}{w_0^2}\right) }

Résultat

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Q18.c

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : phase de gouy, biais systématique

On considère un nuage d'atomes d'extension spatiale typique placé en dans le champ du laser, et on s'intéresse à l'impulsion effective transférée aux atomes. On a et . Quel est le terme dominant dans la correction de Gouy ? Quel est donc le signe de au niveau du maximum d'intensité du faisceau laser ? Donner la valeur numérique de . Cette erreur relative est-elle importante compte-tenu de l'incertitude relative obtenue sur la mesure de (donnée par l'Éq. (6)) ?

Voir l'indice

Comparer les ordres de grandeur de r^2/w_0^4 et 1/w_0^2 sachant que la taille du paquet atomique est bien plus petite que le waist du faisceau.

Voir la stratégie
  1. Comparer les deux termes de la parenthèse dans l'expression de \delta k_{\mathrm{rel}}(z = 0) en évaluant le rapport sans dimension (r/w_0)^2.
  2. En déduire le signe de la correction au niveau du maximum d'intensité (r \ll w_0).
  3. Réaliser l'application numérique de \delta k_{\mathrm{rel}}(z = 0) en exprimant k en fonction de \lambda.
  4. Conclure sur l'impact de cet effet systématique en le comparant à la précision cible u(m)/m \simeq 1{,}5 \times 10^{-10}.
Voir la réponse courte

Détermination du signe négatif de la correction de Gouy au centre et calcul numérique démontrant un biais prépondérant devant 10^{-10}.

Voir le corrigé complet

D'après l'Éq. (20), la correction de Gouy au plan focal z = 0 s'écrit :

\delta k_{\mathrm{rel}}(z = 0) = \frac{2}{k^2}\left(\frac{r^2}{w_0^4} - \frac{1}{w_0^2}\right) = -\frac{2}{k^2 w_0^2}\left(1 - \frac{r^2}{w_0^2}\right)

Terme dominant et signe Le nuage atomique a une extension transverse typique r \simeq 0{,}5\text{ mm} devant la taille du col w_0 \simeq 5\text{ mm}, soit :

\frac{r}{w_0} \simeq \frac{0{,}5 \times 10^{-3}}{5 \times 10^{-3}} = 0{,}1 \implies \left(\frac{r}{w_0}\right)^2 \simeq 10^{-2} \ll 1

Par conséquent, le terme en -\frac{1}{w_0^2} est environ 100 fois plus grand en valeur absolue que le terme en \frac{r^2}{w_0^4} :

\boxed{\text{Le terme dominant dans la correction de Gouy est } -\frac{1}{w_0^2}}

Au voisinage de l'axe optique (r \ll w_0), et en particulier au maximum d'intensité situé en r = 0, la parenthèse est strictement négative :

\boxed{\delta k_{\mathrm{rel}}(z = 0) < 0}

Application numérique En utilisant la relation k = \frac{2\pi}{\lambda}, la correction s'approxime par son terme dominant :

\delta k_{\mathrm{rel}}(z = 0) \simeq -\frac{2}{k^2 w_0^2} = -\frac{1}{2\pi^2}\left(\frac{\lambda}{w_0}\right)^2

Avec \lambda \simeq 800\text{ nm} = 8 \times 10^{-7}\text{ m} et w_0 = 5 \times 10^{-3}\text{ m} :

\begin{aligned} \frac{\lambda}{w_0} &= \frac{8 \times 10^{-7}}{5 \times 10^{-3}} = 1{,}6 \times 10^{-4} \\ \left(\frac{\lambda}{w_0}\right)^2 &= 2{,}56 \times 10^{-8} \\ \delta k_{\mathrm{rel}}(z = 0) &\simeq -\frac{2{,}56 \times 10^{-8}}{2 \times \pi^2} \simeq -\frac{2{,}56 \times 10^{-8}}{20} \simeq -1{,}3 \times 10^{-9} \end{aligned}

(En tenant compte du facteur correctif (1 - r^2/w_0^2) \simeq 0{,}99, la valeur reste inchangée à deux chiffres significatifs) :

\boxed{\delta k_{\mathrm{rel}}(z = 0) \simeq -1{,}3 \times 10^{-9}}

Importance relative de l'erreur systématique D'après l'Éq. (6), l'incertitude relative requise sur la masse du rubidium est :

\frac{u(m)}{m} \simeq 1{,}5 \times 10^{-10}

On constate que :

|\delta k_{\mathrm{rel}}(z = 0)| \simeq 9 \times \frac{u(m)}{m}

L'erreur relative introduite par la phase de Gouy est presque d'un ordre de grandeur supérieure à l'incertitude cible :

\boxed{\text{Cette erreur relative est très importante et ne peut absolument pas être négligée.}}

Elle constitue un biais systématique majeur qui doit être précisément calculé et retranché de la mesure.

Résultat

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II.4 · Effet dû aux variations locales d'intensité du laser

Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : front d'onde, phase spatiale

Comment évolue la phase spatiale selon (Oz) dans les régions associées aux maxima d'intensité (repérées par un contour en trait plein) ? Comment évolue-t-elle dans les régions associées aux minima d'intensité (repérées par un trait pointillé) ? En déduire le signe de dans chacun de ces deux cas.

Voir l'indice

Analyser la pente de la courbe \phi'(z) sur la figure de simulation : un signe négatif de la dérivée entraîne une diminution locale de la composante k_z.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \delta k_{\mathrm{rel}} en fonction de la dérivée partielle \dfrac{\partial \phi'}{\partial z} grâce aux relations établies en partie II.
  2. Identifier le sens de propagation sur la figure 6 (z croissant vers le bas).
  3. Déterminer le sens de variation de \phi' le long de (Oz) dans les régions de maxima puis de minima d'intensité, et en déduire le signe de \delta k_{\mathrm{rel}}.
Voir la réponse courte

Analyse visuelle de la courbure des fronts d'onde sur les cartes pour en déduire les variations locales du gradient de phase.

Voir le corrigé complet

D'après la question 16.c et l'expression de la phase \phi(\vec{r}) = kz + \phi'(\vec{r}), la composante longitudinale de l'impulsion du photon s'écrit :

p_z = \hbar \frac{\partial \phi}{\partial z} = \hbar \left(k + \frac{\partial \phi'}{\partial z}\right)

En identifiant avec la définition générale introduite au début de la partie II, p_z = \hbar k (1 + \delta k_{\mathrm{rel}}), on obtient :

\delta k_{\mathrm{rel}} = \frac{1}{k} \frac{\partial \phi'}{\partial z}

Le signe de la correction \delta k_{\mathrm{rel}} est donc identique à celui de la dérivée axiale \dfrac{\partial \phi'}{\partial z}.

D'après la figure 6, le faisceau se propage selon l'axe (Oz) dans le sens des z croissants (flèche orientée vers le bas sur le graphique) :

  • Dans les régions associées aux maxima d'intensité (contours en trait plein) : Lorsque z augmente (de haut en bas), la phase \phi' passe des teintes chaudes jaune/rouge (\phi' > 0, de l'ordre de +0{,}03\text{ rad}) aux teintes froides bleu clair/bleu foncé (\phi' < 0, de l'ordre de -0{,}03\text{ rad}). La phase \phi' est donc décroissante selon (Oz) :

    \frac{\partial \phi'}{\partial z} < 0 \implies \boxed{\delta k_{\mathrm{rel}} < 0}
  • Dans les régions associées aux minima d'intensité (contours en traits pointillés) : Lorsque z augmente, la phase \phi' passe au contraire des teintes bleues (\phi' < 0) aux teintes jaune/rouge (\phi' > 0). La phase \phi' est donc croissante selon (Oz) :

    \frac{\partial \phi'}{\partial z} > 0 \implies \boxed{\delta k_{\mathrm{rel}} > 0}

Résultat

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Q20.a

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : profil d'intensité, courbure de profil

Tracer l'allure du profil d'intensité en fonction de pour . Repérer les régions où et où .

Voir l'indice

Représenter une courbe présentant des bosses et des creux ; identifier les extrema locaux par le signe de la dérivée seconde (concavité).

Voir la stratégie
  1. Effectuer une coupe horizontale de la carte d'intensité bidimensionnelle (Fig. 6, à gauche) le long de la ligne z = 52\text{ cm} entre x = -300\text{ }\mu\text{m} et x = +300\text{ }\mu\text{m}.
  2. Relever la succession des maxima (zones chaudes en jaune/orange, entourées en trait plein, I/I_0 \approx 1{,}2) et des minima (zones froides en bleu foncé, entourées en pointillés, I/I_0 \approx 0{,}8).
  3. Relier le signe de la dérivée seconde spatiale \frac{\partial^2 I}{\partial x^2} à la concavité/convexité de la courbe : convexité (\frac{\partial^2 I}{\partial x^2} > 0) au voisinage des creux (minima) et concavité (\frac{\partial^2 I}{\partial x^2} < 0) au voisinage des bosses (maxima).
Voir la réponse courte

Allure du profil d'intensité transverse et détermination du signe de la dérivée seconde spatiale selon les extremums.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 6 (à gauche), à la cote z = 52\text{ cm}, l'intensité relative I(x, z=52\text{ cm})/I_0 oscille autour de la valeur moyenne 1 avec une période spatiale de l'ordre de 100 à 200\text{ }\mu\text{m}. En parcourant l'axe (Ox) de x = -300\text{ }\mu\text{m} à x = +300\text{ }\mu\text{m} :

  • vers x \simeq -220\text{ }\mu\text{m} : un premier minimum local (I/I_0 \simeq 0{,}8) ;
  • vers x \simeq -140\text{ }\mu\text{m} : un maximum marqué (I/I_0 \simeq 1{,}20) ;
  • vers x \simeq -20\text{ }\mu\text{m} : un creux d'intensité (I/I_0 \simeq 0{,}85) ;
  • vers x \simeq +80\text{ }\mu\text{m} : un second maximum local (I/I_0 \simeq 1{,}15) ;
  • vers x \simeq +200\text{ }\mu\text{m} : un nouveau minimum (I/I_0 \simeq 0{,}85).

Le signe de la dérivée seconde \frac{\partial^2 I}{\partial x^2} traduit la courbure du profil d'intensité :

  • Régions de maxima d'intensité (sommets, courbure vers le bas, fonction localement concave) :

    \boxed{\frac{\partial^2 I}{\partial x^2} < 0}
  • Régions de minima d'intensité (creux, courbure vers le haut, fonction localement convexe) :

    \boxed{\frac{\partial^2 I}{\partial x^2} > 0}
  • Les points d'inflexion, où le profil traverse la valeur moyenne, vérifient \frac{\partial^2 I}{\partial x^2} = 0 et délimitent ces deux types de régions.

Résultat

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Q20.b

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : phase de gouy, speckle, équation paraxiale

En utilisant l'Éq. 21, en déduire le signe dans les régions associées aux maxima et aux minima d'intensité, et vérifier que l'on retrouve bien les résultats donnés à la question 19. Commenter ce résultat au regard du signe de la correction de Gouy trouvée précédemment (question 18.c), qui est la correction obtenue au foyer optique d'un faisceau gaussien, où l'intensité est maximale.

Voir l'indice

Relier directement le laplacien transverse de l'intensité au signe de \delta k_{\text{rel}} grâce à la formule (21) et confronter au résultat de Gouy.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le laplacien transverse \Delta_\perp I à l'aide de l'invariance selon y, puis relier son signe à celui de \delta k_{\mathrm{rel}} via l'équation (21).
  2. Comparer directement aux signes obtenus à la question 19 pour confirmer la cohérence des deux approches.
  3. Faire le parallèle avec le foyer d'un faisceau gaussien (question 18.c), où l'intensité est maximale sur l'axe, pour interpréter physiquement le signe négatif de la correction de Gouy.
Voir la réponse courte

Déduction du signe de \delta k_{\text{rel}} à partir de la concavité de l'intensité et cohérence physique avec la correction de Gouy au foyer.

Voir le corrigé complet

Le faisceau étant supposé uniforme selon la direction (Oy), le laplacien transverse se réduit à :

\Delta_\perp I = \frac{\partial^2 I}{\partial x^2}

D'après l'équation (21), la correction relative s'écrit :

\delta k_{\mathrm{rel}} \simeq \frac{1}{4k^2 I_0} \frac{\partial^2 I}{\partial x^2}

Comme k^2 > 0 et I_0 > 0, le signe de \delta k_{\mathrm{rel}} est strictement identique à celui de \frac{\partial^2 I}{\partial x^2} :

  • Dans les régions associées aux maxima d'intensité, la dérivée seconde est négative (\frac{\partial^2 I}{\partial x^2} < 0), d'où :

    \boxed{ \delta k_{\mathrm{rel}} < 0 }
  • Dans les régions associées aux minima d'intensité, la dérivée seconde est positive (\frac{\partial^2 I}{\partial x^2} > 0), d'où :

    \boxed{ \delta k_{\mathrm{rel}} > 0 }

Ces résultats sont en parfait accord avec les déductions de la question 19, où l'on avait obtenu \delta k_{\mathrm{rel}} < 0 dans les maxima et \delta k_{\mathrm{rel}} > 0 dans les minima par l'étude du gradient longitudinal \frac{\partial \phi'}{\partial z}.

Commentaire vis-à-vis de la correction de Gouy (question 18.c) : Au foyer z = 0 d'un faisceau gaussien, l'intensité est maximale sur l'axe (r = 0). Le profil radial I(r) \propto \exp(-2r^2/w_0^2) présente ainsi une courbure négative au voisinage de l'axe :

\Delta_\perp I(r=0) = \left.\left(\frac{\partial^2 I}{\partial x^2} + \frac{\partial^2 I}{\partial y^2}\right)\right|_{r=0} = -\frac{8}{w_0^2} I(0) < 0

Injectée dans l'équation (21), cette courbure conduit précisément à :

\delta k_{\mathrm{rel}} \simeq \frac{1}{4k^2 I_0}\left(-\frac{8I_0}{w_0^2}\right) = -\frac{2}{k^2 w_0^2}

On retrouve exactement la correction de Gouy dominante calculée à la question 18.c. L'effet de Gouy n'est donc rien d'autre que la manifestation, pour un profil gaussien lisse, de cette réduction locale de l'impulsion axiale au voisinage d'un extremum d'intensité maximale.

Résultat

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : moyenne spatiale, effet systématique

En déduire le signe de la correction moyenne associée aux fluctuations d'intensité.

Voir l'indice

Tenir compte du couplage matière-rayonnement : les atomes interagissent préférentiellement dans les zones de forte intensité où le laplacien est négatif.

Voir la stratégie
  1. Identifier que la moyenne physique \langle\delta k_{\mathrm{rel}}\rangle n'est pas une simple moyenne spatiale uniforme, mais une moyenne pondérée par le taux d'interaction lumière-atome, qui augmente avec l'intensité locale I.
  2. Rappeler le signe de \delta k_{\mathrm{rel}} dans les zones de forte intensité déterminé aux questions 19 et 20.b pour en déduire le signe global.
Voir la réponse courte

La probabilité d'interaction étant pondérée par l'intensité lumineuse, la correction moyenne effective sur les atomes est strictement négative.

Voir le corrigé complet

L'impulsion transférée par le laser aux atomes résulte des processus d'absorption de photons. D'après l'énoncé, la probabilité d'absorption d'un photon en un point de l'espace est une fonction croissante de l'intensité lumineuse locale I(x,y,z).

La correction moyenne \langle\delta k_{\mathrm{rel}}\rangle mesurée expérimentalement correspond donc à une moyenne de la correction locale \delta k_{\mathrm{rel}}(x,y,z) pondérée par l'intensité lumineuse :

\langle\delta k_{\mathrm{rel}}\rangle \propto \int \delta k_{\mathrm{rel}}(x,y,z) \, I(x,y,z) \, \mathrm{d}x\mathrm{d}y

Or, d'après les questions 19 et 20.b :

  • dans les régions de maxima d'intensité, où l'intensité I est la plus forte, la correction est négative : \delta k_{\mathrm{rel}} < 0 ;
  • dans les régions de minima d'intensité, la correction est positive (\delta k_{\mathrm{rel}} > 0), mais l'intensité I y étant faible, le nombre de photons absorbés est beaucoup plus restreint.

Les zones de maxima d'intensité ont un poids statistique prépondérant dans l'interaction globale, ce qui impose le signe de la moyenne :

\boxed{\langle\delta k_{\mathrm{rel}}\rangle < 0}

Résultat

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Question 22

DifficileTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : quantité de mouvement du photon, super-impulsion

Si expérimentalement on chassait tous les atomes situés dans les maxima d'intensité du faisceau, l'impulsion des photons ne serait alors transférée qu'aux atomes situés dans les minima d'intensité. Comparer , la variation moyenne de quantité de mouvement d'un atome selon l'axe (Oz) due à l'absorption d'un photon, à la valeur attendue dans le cas où le faisceau laser serait une onde plane de vecteur d'onde . Est-ce surprenant ?

Voir l'indice

Calculer la moyenne conditionnelle de p_z sur les zones de minima d'intensité et interpréter physiquement le fait que le photon semble avoir localement une impulsion supérieure à \hbar k.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \langle p_z \rangle en fonction de la correction relative moyenne \langle \delta k_{\text{rel}} \rangle sur les atomes sondés.
  2. Utiliser le signe de \delta k_{\text{rel}} établi aux questions 19 et 20.b pour les minima d'intensité afin de comparer \langle p_z \rangle à la valeur de l'onde plane \hbar k.
  3. Analyser le caractère surprenant de ce résultat au regard de l'intuition corpusculaire et l'expliquer physiquement par les propriétés locales des champs d'ondes interférents.
Voir la réponse courte

Dans les minima d'intensité, le transfert d'impulsion dépasse \hbar k, révélant l'effet contre-intuitif d'une super-impulsion photonique locale.

Voir le corrigé complet

L'impulsion transférée selon l'axe (Oz) lors de l'absorption d'un photon s'écrit de manière générale :

p_z = \hbar k \left(1 + \delta k_{\text{rel}}\right)

Dans le cas d'une onde plane se propageant selon (Oz), on a rigoureusement p_{z,\text{ideal}} = \hbar k.

D'après les questions 19 et 20.b, dans les zones de minima d'intensité, la courbure transverse vérifie \Delta_\perp I > 0, de sorte que la correction relative locale est strictement positive :

\delta k_{\text{rel}} > 0

Si l'on chasse tous les atomes situés dans les maxima d'intensité pour ne sonder que ceux situés dans les minima d'intensité, la valeur moyenne de cette correction sur les atomes interagissant avec le faisceau vérifie \langle \delta k_{\text{rel}} \rangle > 0. On en déduit :

\langle p_z \rangle = \hbar k \left(1 + \langle \delta k_{\text{rel}} \rangle\right) > \hbar k
\boxed{\langle p_z \rangle > \hbar k}

Ce résultat est particulièrement surprenant au premier abord :

  • D'un point de vue corpusculaire ou dans un modèle géométrique, la norme de l'impulsion d'un photon dans le vide est fixée à \|\vec{p}\| = \hbar k = \hbar\omega/c. Toute inclinaison des composantes d'ondes planes élémentaires devrait a priori conduire à une projection selon (Oz) inférieure à la norme totale (k_z = k\cos\theta \leqslant k). Il semble donc paradoxal qu'un photon puisse transférer localement une impulsion longitudinale supérieure à \hbar k.
  • D'un point de vue ondulatoire, ce phénomène s'explique par les super-oscillations locales de la phase. Au voisinage des minima d'intensité (zones d'interférences destructives), le gradient de phase \vec{\nabla}\phi peut localement dépasser k, ce qui correspond à une vitesse de phase locale inférieure à c (v_\varphi = \omega / \|\vec{\nabla}\phi\| < c). Il n'y a aucune violation globale des lois de conservation, car l'intégrale du flux d'impulsion sur l'ensemble du profil transverse du faisceau reste bornée par l'impulsion totale du mode.

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Physique B PC 2023 ?

Surtout 3 chapitres : Fonction d'onde et équation de Schrödinger (34 % des questions, partie I), Photons et dualité onde-corpuscule (23 %) et Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (23 %, partie II). Plus ponctuellement : Cinématique et dynamique du point, Modèle scalaire de la lumière et cohérence, Mouvement dans un champ de force centrale, Interférences par division d'amplitude, Interférences par division du front d'onde…

Peut-on travailler le sujet X-ENS Physique B PC 2023 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 13 questions sur 45 (29 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la sous-partie I.1 (Q2.a à Q3.b) et la sous-partie I.2.1 (Q4.a à Q5), ainsi que Q1, Q9 et Q15. Avec les autres programmes de première année : 13 en MPSI, 12 en PTSI, 11 en MP2I, 12 en TSI1 et 9 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Physique B PC 2023 ?

Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie I est la plus longue (environ 2 h 30).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet X-ENS Physique B PC 2023 ?

Q10 (interférométrie atomique), Q14.b (effet gravifique), Q18.b (phase de gouy), Q20.b (phase de gouy) et Q22 (quantité de mouvement du photon), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Physique B PC 2023 ?

Questions de cours : Q2.a (modèle de bohr), Q3.b (propagation des incertitudes), Q4.a (photon), Q6.a (équation de schrödinger), Q6.c (état stationnaire), Q8.c (miroir atomique), Q16.a (onde plane progressive harmonique) et Q16.b (gradient). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2.b (modèle de bohr), Q2.c (modèle de bohr), Q4.b (quantité de mouvement du photon), Q9 (interféromètre de mach-zehnder) et Q17.a (approximation paraxiale).

Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Physique B PC 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (16 sur 45), par exemple : Q1, Q2.a, Q4.a, Q4.b, Q5, Q6.a, Q6.c, Q7, Q8.b, Q8.c, Q14.c à Q16.c et Q20.a. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q2.c à Q3.b, Q4.c, Q6.b, Q8.a, Q10, Q12.b, Q12.c, Q14.b et Q17.a à Q18.b.

Le sujet X-ENS Physique B PC 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Sans difficulté calculatoire insurmontable selon le jury, le sujet exigeait par endroits une compréhension très fine de la physique et s'est révélé particulièrement discriminant, avec une moyenne de 9,46. Moyenne : 9,47/20 (écart-type 3,69, 1 370 présents).

Faut-il connaître la théorie des faisceaux gaussiens pour aborder la partie II ?

Non : toutes les relations utiles (développement paraxial, formule d'intégration et profil d'amplitude) sont démontrées pas à pas dans les questions Q17.a à Q18.a. Seules les compétences usuelles sur les ondes planes et les surfaces d'onde sont exigibles.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
–
0 question réussie sur 45
Position estimée
–
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 45 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,47 et d'écart-type 3,69 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.