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Corrigé détaillé Centrale Physique-Chimie 2 TSI 2023

Physique du tatouage et du d'étatouage

Faisable en sup ?

Faisable en partie en TSI1 : 5 questions sur 38. Autres questions faisables en TSI1

Autres premières années : MPSI 14 · PCSI 15 · PTSI 14 · MP2I 4 · BCPST1 3 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet difficile · Électromagnétisme, Mécanique, Diffusion et transferts thermiques · 8 incontournables · 15 questions de première année
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Ce sujet transversal et très original s'intéresse à la physique et à la chimie appliquées au domaine du tatouage : depuis l'actionneur électromécanique (dermographe) qui implante l'encre sous la peau, jusqu'à la fragmentation thermique des pigments par laser impulsionnel (d'étatouage).

L'épreuve balaie avec élégance une grande variété de domaines fondamentaux : magnétostatique et dynamique d'un solide en rotation, cristallographie et thermochimie d'oxydoréduction, électromagnétisme et propagation en milieu dissipatif (relation de dispersion complexe, vecteur de Poynting), et enfin diffusion thermique en régime impulsionnel ultra-court (confinement thermique). C'est un excellent sujet de révision pour consolider les ponts entre mécanique, électromagnétisme et transferts thermiques.

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,23/20)
Temps estimé
≈ 2 h 30 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

26 questions rapides et accessibles · 5 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (26) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (5) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

38 questions
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Partie I : Le dermographe, machine à tatouer électrique

A · Champ magnétique créé par une bobine

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : symétrie et invariances, champ magnétique

En utilisant un schéma, déterminer la direction du champ magnétique créé par le courant circulant dans la bobine et indiquer les variables dont il dépend.

Voir l'indice

Étudier les invariances du solénoïde par translation axiale et par rotation azimutale, puis exploiter les plans de symétrie et d'antisymétrie du système.

Voir la stratégie
  1. Choisir le système de coordonnées cylindriques (r, \theta, z) d'axe (Oz) adapté à la géométrie du solénoïde.
  2. Déterminer les invariances de la distribution de courant afin d'identifier les variables spatiales dont dépend le champ magnétique \vec{B}.
  3. Identifier les plans de symétrie ou d'antisymétrie de la distribution passant par un point M quelconque pour fixer la direction de \vec{B}(M).
Voir la réponse courte

Les plans contenant l'axe sont plans d'antisymétrie et la distribution est invariante par translation selon z et par rotation : le champ est axial et ne dépend que de r.

Voir le corrigé complet

On repère un point quelconque de l'espace M en coordonnées cylindriques (r, \theta, z) associées à la base locale (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_z), où l'axe (Oz) coïncide avec l'axe de révolution du solénoïde.

1. Invariances et dépendance spatiale :

  • Le solénoïde est supposé infini suivant (Oz) et parcouru par un courant stationnaire : la distribution de courant est invariante par toute translation le long de l'axe (Oz). Le champ \vec{B} ne dépend donc pas de la variable z.
  • La distribution de courant présente une symétrie de révolution autour de l'axe (Oz) : elle est invariante par toute rotation d'angle \theta autour de cet axe. Le champ \vec{B} ne dépend donc pas de la variable \theta.

Par conséquent, le champ magnétique ne dépend que de la seule variable radiale r :

\vec{B}(M) = \vec{B}(r)

2. Direction du champ magnétique :

  • Le plan \Pi_{as} = (M, \vec{u}_r, \vec{u}_z) contient l'axe (Oz). Le courant circule perpendiculairement à ce plan (selon \pm \vec{u}_\theta). La symétrie plane par rapport à \Pi_{as} inverse donc le sens des vecteurs densité de courant : \Pi_{as} est un plan d'antisymétrie pour la distribution de courant. Comme le champ magnétique \vec{B} est un pseudovecteur (vecteur axial), il appartient à ce plan :

    \vec{B}(M) \in \Pi_{as} \implies B_\theta(M) = 0
  • Le plan \Pi_s = (M, \vec{u}_r, \vec{u}_\theta) perpendiculaire à l'axe (Oz) coupe le solénoïde orthogonalement. Par réflexion par rapport à ce plan, le sens de parcours circulaire du courant le long des spires est conservé : \Pi_s est un plan de symétrie pour la distribution de courant. Le champ magnétique \vec{B} est donc orthogonal à ce plan :

    \vec{B}(M) \perp \Pi_s \implies B_r(M) = 0 \quad \text{et} \quad B_\theta(M) = 0

On en déduit que le champ magnétique \vec{B} est purement axial, dirigé selon \vec{u}_z :

\boxed{\vec{B}(M) = B_z(r)\,\vec{u}_z}

Le champ magnétique est dirigé selon l'axe (Oz) de la bobine et ne dépend que de la distance r à cet axe.

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : théorème d'ampère, solénoïde

En admettant que le champ magnétique est nul à l'extérieur de la bobine, déterminer le champ à l'intérieur de la bobine.

Voir l'indice

Appliquer le théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire fermé embrassant une portion de la bobine, dont un côté longe l'axe intérieur et un côté est situé à l'extérieur où le champ est nul.

Voir la stratégie
  1. Choisir un contour d'Ampère adapté aux symétries et à la géométrie du champ établi à la question précédente (\vec{B} = B_z(r)\,\vec{u}_z).
  2. Calculer la circulation de \vec{B} le long de ce contour, en exploitant l'annulation du champ à l'extérieur.
  3. Exprimer le courant total enlacé par le contour et appliquer le théorème d'Ampère pour en déduire l'expression vectorielle de \vec{B} à l'intérieur.
Voir la réponse courte

Théorème d'Ampère sur un rectangle enlaçant les spires intérieures : B = \mu_0 n I uniforme à l'intérieur.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q1, le champ magnétique est dirigé selon l'axe du solénoïde et ne dépend que de la distance radiale : \vec{B}(r) = B_z(r)\,\vec{u}_z.

On applique le théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire fermé \mathcal{C} = M_1 M_2 M_3 M_4 situé dans un demi-plan méridien (\vec{u}_r, \vec{u}_z), orienté selon la règle du tire-bouchon en cohérence avec le sens de parcours du courant :

  • un segment [M_1 M_2] intérieur au solénoïde, parallèle à l'axe (Oz), de longueur L et situé à une distance r < R de l'axe, orienté selon +\vec{u}_z ;
  • deux segments radiaux [M_2 M_3] et [M_4 M_1], orthogonaux à \vec{u}_z ;
  • un segment [M_3 M_4] extérieur au solénoïde, parallèle à l'axe (Oz), de longueur L et situé à r_{\text{ext}} > R.

La circulation de \vec{B} le long du contour \mathcal{C} vaut :

\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} &= \int_{M_1}^{M_2} \vec{B}_{\text{int}}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} + \int_{M_2}^{M_3} \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} + \int_{M_3}^{M_4} \vec{B}_{\text{ext}}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} + \int_{M_4}^{M_1} \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} \end{aligned}

Sur les segments radiaux, \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = B_z(r)\,\vec{u}_z\cdot(\mathrm{d}r\,\vec{u}_r) = 0. À l'extérieur, \vec{B}_{\text{ext}} = \vec{0} d'après l'énoncé. Il reste :

\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = \int_{M_1}^{M_2} B_z(r)\,\mathrm{d}z = B_z(r)\,L \end{aligned}

Le courant enlacé par ce contour correspond aux spires interceptées sur la longueur L. Avec n spires par unité de longueur parcourues chacune par le courant i, la surface s'appuyant sur \mathcal{C} est traversée par :

\begin{aligned} I_{\text{enlacé}} = n\,L\,i \end{aligned}

D'après le théorème d'Ampère en régime quasi stationnaire :

\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = \mu_0\,I_{\text{enlacé}} \iff B_z(r)\,L = \mu_0\,n\,L\,i \iff B_z(r) = \mu_0\,n\,i \end{aligned}

Le champ est donc uniforme à l'intérieur de la bobine et vaut :

\boxed{\vec{B}_{\text{int}} = \mu_0\,n\,i\,\vec{u}_z}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : ligne de champ, solénoïde

Tracer l'allure des lignes de champ magnétique pour une bobine infinie, puis pour une bobine de longueur finie. Décrire les variations du champ magnétique dans les deux cas.

Voir l'indice

Représenter des lignes de champ rectilignes et uniformes à l'intérieur d'un solénoïde infini, et montrer le bouclage avec effet d'évasement aux bords pour un solénoïde fini.

Voir la réponse courte

Lignes de champ rectilignes et parallèles à l'intérieur du solénoïde infini, et lignes bouclées s'évasant aux extrémités pour la bobine finie.

Voir le corrigé complet

1. Cas de la bobine infinie (solénoïde infini)

  • À l'intérieur : Le champ magnétique est uniforme :

    \vec{B} = \mu_0 n i \vec{u}_z

    Il est colinéaire à l'axe (Oz), indépendant des coordonnées (r, \theta, z). Les lignes de champ sont des droites parallèles équidistantes orientées selon \vec{u}_z.

  • À l'extérieur : Le champ magnétique est rigoureusement nul (\vec{B} = \vec{0}). Il n'y a donc aucune ligne de champ à l'extérieur.

2. Cas de la bobine de longueur finie

  • Au centre du solénoïde : Le champ magnétique reste quasi-uniforme, orienté selon \vec{u}_z, avec une intensité maximale proche de celle du solénoïde infini (B \approx \mu_0 n i). Les lignes de champ y sont rectilignes et resserrées.
  • Près des extrémités : Les lignes de champ s'évasent en sortant par la face supérieure (face Nord) et convergent en entrant par la face inférieure (face Sud). Sur l'axe, l'intensité du champ décroît progressivement pour valoir la moitié de sa valeur centrale aux extrémités (B \approx \frac{1}{2}\mu_0 n i pour un solénoïde long).
  • À l'extérieur : Le champ n'est plus nul ; les lignes de champ se referment sur elles-mêmes en boucle continue de l'extérieur vers l'intérieur (propriété de flux conservatif \mathrm{div}\,\vec{B} = 0). L'intensité du champ décroît rapidement lorsqu'on s'éloigne de la bobine (comportement dipolaire à grande distance).
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B · Fonctionnement du dermographe simplifié

Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : force de laplace

Recopier sur la copie le schéma de la figure 2 en indiquant le sens du courant électrique dans la partie mobile, ainsi que la force s'exerçant sur celle-ci lorsqu'elle est parcourue par un courant. Donner le nom et l'expression de cette force.

Voir l'indice

Le courant circule du pôle positif vers le pôle négatif ; exprimer la résultante de la force de Laplace \vec{F}_L = \int I\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}.

Voir la réponse courte

Repérage du courant, force de Laplace \vec{F} = I\,\vec{l}\wedge\vec{B} orientée vers le bas pour attirer la tige.

Voir le corrigé complet
  1. Nom de la force : Il s'agit de la force de Laplace (ou résultante des forces de Laplace).
  2. Sens du courant et de la force :

    • Le pôle positif du générateur est relié au pivot O et le pôle négatif à l'arc conducteur. Le courant d'intensité I circule donc dans la partie mobile de l'axe O vers l'extrémité (le palet).
    • En utilisant la règle de la main droite (ou du trièdre direct) pour le produit vectoriel I\vec{\mathrm{d}\ell} \times \vec{B} avec \vec{B} dirigé vers le fond du plan (\vec{B} = -B\,\vec{u}_z), la force de Laplace est orthogonale à la tige et orientée vers le bas (dans le sens de \theta croissant, soit selon \vec{u}_\theta).
  3. Expression de la force : En repérant un élément de tige par ses coordonnées cylindriques, un élément de longueur de la tige s'écrit \mathrm{d}\vec{\ell} = \mathrm{d}r\,\vec{u}_r (avec r \in [0, l]). La force élémentaire de Laplace subie par cet élément s'écrit :

    \mathrm{d}\vec{F}_L = I\,\mathrm{d}\vec{\ell} \times \vec{B} = I\,\mathrm{d}r\,\vec{u}_r \times (-B\,\vec{u}_z) = I B\,\mathrm{d}r\,\vec{u}_\theta

    En intégrant sur toute la longueur l de la partie mobile, on obtient la résultante :

    \boxed{\vec{F}_L = I l B\,\vec{u}_\theta}

    avec \vec{u}_\theta le vecteur unitaire orthoradial dirigé dans le sens des \theta croissants.

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : équilibre mécanique, ressort spiral

Initialement (), le générateur n'est pas branché et la partie mobile est au repos. Quelle est alors la position de la partie mobile ? Justifier la réponse.

Voir l'indice

En l'absence de courant, la force de Laplace est nulle : le couple de rappel mécanique impose la position d'équilibre spontanée.

Voir la stratégie

Pour déterminer la position de la partie mobile à l'équilibre avant la mise sous tension (t = 0^-) :

  1. Recenser les actions mécaniques qui s'exercent sur la partie mobile en l'absence de courant.
  2. Écrire la condition d'équilibre mécanique de rotation autour de l'axe (Oz).
Voir la réponse courte

En l'absence de courant et de couple magnétique, le ressort de torsion maintient la tige en position d'équilibre au repos (\theta = 0).

Voir le corrigé complet

À l'instant t = 0^-, le générateur n'est pas branché, donc aucun courant ne traverse la partie mobile (I = 0) : la force de Laplace est nulle.

D'après les hypothèses de l'énoncé :

  • l'action du poids est négligeable ;
  • les forces de frottement sont négligeables ;
  • la liaison pivot d'axe (Oz) est supposée parfaite, son moment par rapport à l'axe (Oz) est donc nul.

La seule action mécanique ayant un moment non nul par rapport à l'axe (Oz) est le couple de rappel exercé par la lame métallique :

\vec{\Gamma} = -K\theta\,\vec{u}_z

La partie mobile étant au repos, elle est à l'équilibre mécanique. Le théorème du moment cinétique projeté sur l'axe (Oz) impose l'annulation du moment des forces extérieures par rapport à cet axe :

\Gamma_z = 0 \iff -K\theta = 0

Comme la constante de torsion K est strictement positive, on en déduit :

\boxed{\theta(0^-) = 0}

La partie mobile se situe donc à la position d'angle nul, c'est-à-dire dans sa position de repos où la lame métallique n'est pas déformée.

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : moment d'une force, force de laplace

On met le générateur sous tension à . Effectuer un bilan des actions mécaniques sur la partie mobile.

Voir l'indice

Recenser toutes les forces et couples appliqués : action du pivot en O, couple de rappel de la lame élastique et forces élémentaires de Laplace.

Voir la stratégie

Pour préparer l'application du théorème du moment cinétique scalaire autour de l'axe (Oz) à la question suivante, on précise :

  1. le système et le référentiel d'étude ;
  2. l'ensemble des actions mécaniques appliquées en mentionnant leur moment scalaire par rapport à (Oz) ;
  3. les actions explicitement négligées d'après les hypothèses du sujet.
Voir la réponse courte

Bilan des actions sur la partie mobile : couple de rappel du ressort -K\theta\,\vec{u}_z, force de Laplace et réaction d'axe.

Voir le corrigé complet

On étudie la partie mobile, assimilée à une tige rigide de longueur l, mobile en rotation autour de l'axe fixe (Oz), dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.

Dès la mise sous tension à t = 0^+, un courant d'intensité I circule le long de la partie mobile dans le champ magnétique \vec{B} = -B\,\vec{u}_z. Le bilan des actions mécaniques s'écrit :

  1. Forces de Laplace réparties le long de la tige : Chaque élément de longueur \mathrm{d}\vec{l} = \mathrm{d}r\,\vec{u}_r (pour r \in [0, l]) subit la force élémentaire :

    \mathrm{d}\vec{F}_L = I\,\mathrm{d}r\,\vec{u}_r \wedge (-B\,\vec{u}_z) = I B\,\mathrm{d}r\,\vec{u}_\theta

    Le moment résultant par rapport à l'axe (Oz) est :

    M_z(\vec{F}_L) = \int_0^l r\,(I B\,\mathrm{d}r) = \frac{1}{2} I B l^2
  2. Couple de rappel modélisant l'action de la lame métallique élastique :

    \vec{\Gamma} = -K\theta\,\vec{u}_z \implies M_z(\text{rappel}) = -K\theta
  3. Action de la liaison pivot sur l'axe (Oz) : Cette liaison bloque les translations et laisse libre la rotation autour de (Oz), son moment par rapport à (Oz) est donc nul :

    M_z(\text{liaison}) = 0
  4. Action normale de contact de l'arc de cercle conducteur sur le palet à l'extrémité : En l'absence de frottement, la réaction \vec{R}_c est portée par la normale au cercle, c'est-à-dire selon -\vec{u}_r. Son bras de levier par rapport à (Oz) est donc nul :

    M_z(\vec{R}_c) = 0

D'après les hypothèses de l'énoncé :

  • le poids de la partie mobile est négligeable devant les autres actions ;
  • les forces de frottement (dans la liaison et au contact du palet) sont négligées.
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Question 7

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : théorème du moment cinétique, oscillateur harmonique

Montrer que satisfait l'équation différentielle et exprimer et en fonction de et .

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Calculer le moment scalaire par rapport à l'axe (Oz) des forces de Laplace en intégrant les contributions élémentaires le long du bras mobile, puis appliquer le théorème du moment cinétique.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème du moment cinétique à la partie mobile par rapport à l'axe fixe (Oz) dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.
  2. Exploiter le bilan des moments scalaires établi à la question précédente.
  3. Identifier par identification des termes la pulsation propre \omega_0 et la constante A.
Voir la réponse courte

Théorème du moment cinétique scalaire par rapport à l'axe fixe : \ddot{\theta} + \omega_0^2 \theta = A avec \omega_0^2 = K/J et A = I B l d / J.

Voir le corrigé complet

On applique le théorème du moment cinétique scalaire à la partie mobile, de moment d'inertie J, en rotation autour de l'axe fixe (Oz) dans le référentiel d'étude galiléen :

J \ddot{\theta} = \sum M_z

D'après le bilan des actions mécaniques de la question Q6, en négligeant le poids et les frottements :

\sum M_z = M_z(\text{rappel}) + M_z(\vec{F}_L) = -K \theta + \frac{1}{2} I B l^2

On obtient ainsi :

J \ddot{\theta} + K \theta = \frac{1}{2} I B l^2

En divisant par le moment d'inertie J > 0 :

\ddot{\theta} + \frac{K}{J} \theta = \frac{I B l^2}{2 J}

Par identification avec l'équation demandée \ddot{\theta} + \omega_0^2 \theta = A, on en déduit :

\boxed{\omega_0 = \sqrt{\frac{K}{J}} \quad \text{et} \quad A = \frac{I B l^2}{2 J}}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : analyse dimensionnelle

Par une analyse dimensionnelle, vérifier l'homogénéité de l'expression trouvée pour .

Voir l'indice

Déterminer la dimension physique du terme A à partir des grandeurs I, B, l et J, en vérifiant que son unité équivaut à celle d'une accélération angulaire en \text{s}^{-2}.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la dimension attendue pour A à partir de l'équation différentielle \ddot{\theta} + \omega_0^2 \theta = A, sachant qu'un angle est sans dimension.
  2. Exprimer la dimension de chaque terme de A = \dfrac{I B l^2}{2 J} dans le système international d'unités (notamment celle de B à partir de la force de Laplace) et vérifier la concordance.
Voir la réponse courte

Vérification dimensionnelle : [A] = [I B l d / J] = \text{s}^{-2}, homogène à une accélération angulaire.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation différentielle obtenue à la question Q7 :

\ddot{\theta} + \omega_0^2 \theta = A

L'angle \theta étant sans dimension ([\theta] = 1), sa dérivée seconde par rapport au temps a pour dimension :

[\ddot{\theta}] = \frac{[\theta]}{[t]^2} = \mathrm{T}^{-2}

Pour que l'équation différentielle soit homogène, le terme A doit donc être homogène à l'inverse du carré d'un temps :

[A] = \mathrm{T}^{-2}

Examinons à présent l'expression trouvée pour A = \dfrac{I B l^2}{2 J} :

  • [I] = \mathrm{I} ;
  • [l] = \mathrm{L} ;
  • D'après l'expression de l'énergie cinétique de rotation \mathcal{E}_c = \dfrac{1}{2} J \dot{\theta}^2 ou ses unités (\mathrm{kg}\cdot\mathrm{m}^2), le moment d'inertie a pour dimension :

    [J] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^2
  • Pour déterminer la dimension du champ magnétique B, on utilise la force de Laplace F = I l B, où [F] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2} d'après le principe fondamental de la dynamique (F = m a) :

    [B] = \frac{[F]}{[I]\,[l]} = \frac{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{I}\cdot\mathrm{L}} = \mathrm{M}\cdot\mathrm{T}^{-2}\cdot\mathrm{I}^{-1}

On en déduit la dimension du produit au numérateur, qui correspond à un moment de force :

[I B l^2] = \mathrm{I} \times \left(\mathrm{M}\cdot\mathrm{T}^{-2}\cdot\mathrm{I}^{-1}\right) \times \mathrm{L}^2 = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-2}

Par conséquent :

[A] = \frac{[I B l^2]}{[J]} = \frac{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^2} = \mathrm{T}^{-2}
\boxed{[A] = [\ddot{\theta}] = \mathrm{T}^{-2}}

L'expression de A est donc bien homogène.

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique, équation différentielle

Résoudre l'équation différentielle pour déterminer l'expression de tant que le contact est assuré.

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle linéaire du second ordre avec second membre constant en imposant les conditions initiales de départ au repos \theta(0)=0 et \dot{\theta}(0)=0.

Voir la stratégie
  1. Rechercher la solution générale de l'équation différentielle linéaire du second ordre avec second membre constant issue de la question Q7.
  2. Déterminer les constantes d'intégration à l'aide des conditions initiales de position et de vitesse angulaire établies à la question Q5.
Voir la réponse courte

Solution générale avec conditions initiales nulles en position et vitesse : \theta(t) = \frac{A}{\omega_0^2}(1 - \cos\omega_0 t).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, la position angulaire \theta(t) satisfait l'équation différentielle :

\ddot{\theta}(t) + \omega_0^2\,\theta(t) = A

La solution générale est la somme d'une solution de l'équation homogène et d'une solution particulière constante :

\theta(t) = C_1 \cos(\omega_0 t) + C_2 \sin(\omega_0 t) + \frac{A}{\omega_0^2}

où C_1 et C_2 sont deux constantes réelles déterminées par les conditions initiales.

À l'instant t = 0^+, la continuité de la position et de la vitesse de la partie mobile (d'inertie non nulle J) impose :

\begin{aligned} \theta(0^+) &= \theta(0^-) = 0 \\ \dot{\theta}(0^+) &= \dot{\theta}(0^-) = 0 \end{aligned}

Or, l'expression de la vitesse angulaire s'écrit :

\dot{\theta}(t) = -C_1 \omega_0 \sin(\omega_0 t) + C_2 \omega_0 \cos(\omega_0 t)

En appliquant les conditions initiales :

\begin{aligned} \theta(0) &= C_1 + \frac{A}{\omega_0^2} = 0 \implies C_1 = -\frac{A}{\omega_0^2} \\ \dot{\theta}(0) &= C_2 \omega_0 = 0 \implies C_2 = 0 \end{aligned}

On en déduit l'expression de \theta(t) tant que le contact est assuré :

\boxed{\theta(t) = \frac{A}{\omega_0^2}\left(1 - \cos(\omega_0 t)\right)}

En remplaçant par les grandeurs du problème (A = \frac{I B l^2}{2J} et \omega_0^2 = \frac{K}{J}), cette expression s'écrit également :

\theta(t) = \frac{I B l^2}{2K}\left(1 - \cos(\omega_0 t)\right)

Résultat

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Question 10

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Mécanique › Mécanique du solide

Notions : perméabilité magnétique, condition d'équilibre

Lorsqu'on insère un matériau ferromagnétique dans une bobine, on modifie l'expression du champ créé en le multipliant par , perméabilité magnétique relative du milieu. En reprenant l'expression du champ magnétique obtenu pour la bobine infinie parcourue par le courant d'intensité , et sachant qu'on ajoute un matériau de perméabilité magnétique relative , quelle doit être la valeur maximale du coefficient de rappel pour qu'il puisse ne plus exister de contact entre la partie mobile et l'arc conducteur ? Vérifier que la valeur donnée dans l'énoncé satisfait à cette condition, sachant que l'intensité circulant généralement dans les dermographes est d'environ 1 A et que les bobines ont un nombre de spires par unité de longueur .

Voir l'indice

Exprimer l'amplitude maximale de l'oscillation 2\theta_{\text{éq}} et écrire l'inégalité garantissant que cette position maximale dépasse l'angle limite \theta_S.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'amplitude du champ magnétique B créé par la bobine en tenant compte de la perméabilité relative \mu_r du noyau ferromagnétique.
  2. Utiliser la loi horaire \theta(t) établie à la question Q9 pour déterminer l'angle maximal \theta_{\max} pouvant être atteint par la partie mobile.
  3. Traduire la condition de rupture de contact (\theta_{\max} \geqslant \theta_S) pour en déduire la valeur maximale admissible K_{\max}, puis réaliser l'application numérique et la comparaison.
Voir la réponse courte

Le champ est multiplié par \mu_r, la valeur maximale 2A/\omega_0^2 doit dépasser l'angle critique de déconnexion : borne supérieure sur K.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q2 et l'énoncé, en présence du matériau ferromagnétique de perméabilité relative \mu_r, la norme du champ magnétique uniforme régnant au niveau de la partie mobile s'écrit :

B = \mu_r \mu_0 n I

D'après la question Q9, tant que le contact est assuré, l'angle évolue selon :

\theta(t) = \frac{I B l^2}{2K}\bigl(1 - \cos(\omega_0 t)\bigr)

Le cosinus oscillant entre -1 et 1, la valeur maximale susceptible d'être atteinte par l'angle \theta en l'absence de rupture est :

\theta_{\max} = \frac{I B l^2}{K}

Pour que la partie mobile puisse atteindre l'extrémité de l'arc au point S et donc quitter la zone de contact, il est nécessaire que l'angle maximal franchisse la valeur seuil \theta_S :

\theta_{\max} \geqslant \theta_S \iff \frac{I B l^2}{K} \geqslant \theta_S \iff K \leqslant \frac{I B l^2}{\theta_S}

En remplaçant B par son expression, on en déduit la valeur maximale de la constante de rappel :

\boxed{K_{\max} = \frac{\mu_r \mu_0 n I^2 l^2}{\theta_S}}

Effectuons l'application numérique avec les valeurs données :

  • \mu_r = 500 ;
  • \mu_0 = 1{,}257 \times 10^{-6}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • n = 2 \times 10^3\text{ m}^{-1} ;
  • I = 1\text{ A} ;
  • l = 3\text{ cm} = 3 \times 10^{-2}\text{ m} ;
  • \theta_S = \frac{\pi}{60}\text{ rad}.

Le champ magnétique a pour valeur :

B = 500 \times 1{,}257 \times 10^{-6} \times 2 \times 10^3 \times 1 = 1{,}257\text{ T}

On obtient alors :

K_{\max} = \frac{1 \times 1{,}257 \times (3 \times 10^{-2})^2}{\frac{\pi}{60}} = \frac{1{,}257 \times 9 \times 10^{-4} \times 60}{\pi} \approx 2{,}16 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-2}

Soit :

\boxed{K_{\max} \approx 2{,}2 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-2}}

La valeur donnée dans l'énoncé est K = 7 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-2}. On a bien :

K = 7 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-2} \leqslant K_{\max} \approx 2{,}2 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-2}

La condition est donc parfaitement satisfaite : la partie mobile est capable de vaincre le couple de rappel et de quitter l'arc conducteur.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique, rupture de contact

Déterminer l'expression puis la valeur de l'instant pour lequel la partie mobile quitte l'arc conducteur.

Voir l'indice

Poser l'égalité \theta(t_1) = \theta_S et isoler t_1 à l'aide de la fonction réciproque \arccos.

Voir la stratégie
  1. La partie mobile quitte l'arc conducteur lorsque son élongation angulaire atteint la position de fin d'arc, soit \theta(t_1) = \theta_S.
  2. On utilise la loi horaire \theta(t) établie à la question Q9 pour isoler t_1 (premier instant où cette condition est satisfaite).
  3. On effectue l'application numérique avec les paramètres géométriques et magnétiques du système.
Voir la réponse courte

Résolution de \theta(t_1) = \theta_{\text{rupture}} pour obtenir t_1 = \frac{1}{\omega_0}\arccos(1 - \theta_{\text{rupture}}\omega_0^2 / A).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, l'angle \theta(t) évolue selon :

\theta(t) = \frac{A}{\omega_0^2}\bigl(1 - \cos(\omega_0 t)\bigr) = \frac{I B l^2}{2K}\bigl(1 - \cos(\omega_0 t)\bigr)

La partie mobile quitte le contact avec l'arc conducteur à la date t_1 > 0 telle que \theta(t_1) = \theta_S :

\frac{I B l^2}{2K}\bigl(1 - \cos(\omega_0 t_1)\bigr) = \theta_S

On en déduit :

\cos(\omega_0 t_1) = 1 - \frac{2K\theta_S}{I B l^2}

Comme la partie mobile part du repos en \theta(0)=0 et s'écarte dans le sens des \theta croissants, t_1 correspond à la plus petite valeur strictement positive :

\boxed{t_1 = \frac{1}{\omega_0}\arccos\!\left(1 - \frac{2K\theta_S}{I B l^2}\right) = \sqrt{\frac{J}{K}}\arccos\!\left(1 - \frac{2K\theta_S}{\mu_r \mu_0 n I^2 l^2}\right)}

Application numérique :

  • \omega_0 = \sqrt{\dfrac{K}{J}} = \sqrt{\dfrac{7\times 10^{-3}}{2\times 10^{-6}}} = \sqrt{3500} \approx 59{,}2\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
  • B = \mu_r \mu_0 n I = 500 \times 1{,}257\times 10^{-6} \times 2\times 10^3 \times 1 \approx 1{,}26\text{ T}
  • \dfrac{2K\theta_S}{I B l^2} = \dfrac{2 \times 7\times 10^{-3} \times \frac{\pi}{60}}{1 \times 1{,}257 \times (3\times 10^{-2})^2} \approx \dfrac{7{,}33\times 10^{-4}}{1{,}13\times 10^{-3}} \approx 0{,}648

L'argument du cosinus vaut ainsi :

1 - \frac{2K\theta_S}{I B l^2} \approx 1 - 0{,}648 = 0{,}352

D'où :

\arccos(0{,}352) \approx 1{,}21\text{ rad}

Et finalement :

\boxed{t_1 \approx \frac{1{,}21}{59{,}2} \approx 2{,}0\times 10^{-2}\text{ s} = 20\text{ ms}}

Résultat

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Question 12

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique, condition initiale

Déterminer la nouvelle équation différentielle satisfaite par . La résoudre pour déterminer tant que le contact est rompu.

Voir l'indice

Pour t' > 0, le circuit est ouvert (I=0) : écrire l'équation différentielle sans second membre et raccorder la position et la vitesse angulaire à l'instant de basculement.

Voir la stratégie
  1. Identifier les actions mécaniques s'exerçant sur la partie mobile lorsque le contact électrique est rompu (I = 0).
  2. Appliquer le théorème du moment cinétique par rapport à l'axe (Oz) pour établir la nouvelle équation différentielle vérifiée par \theta(t').
  3. Déterminer les constantes d'intégration à l'aide des conditions de continuité de la position angulaire et de la vitesse angulaire à l'instant de coupure (t'=0 \iff t = t_1).
Voir la réponse courte

Sans courant, A = 0 : oscillateur harmonique libre \ddot{\theta} + \omega_0^2 \theta = 0, résolu avec la position et la vitesse en t_1.

Voir le corrigé complet

1. Nouvelle équation différentielle

Dès que la partie mobile quitte l'arc conducteur (t' \ge 0), le circuit électrique est ouvert : le courant s'annule (I = 0), et la force de Laplace devient donc nulle (\vec{F}_L = \vec{0}).

Seul subsiste le couple mécanique de rappel de moment scalaire par rapport à l'axe (Oz) :

M_z(\text{rappel}) = -K\theta

Puisque t' = t - t_1, on a \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t'} = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}. Le théorème du moment cinétique appliqué à la partie mobile en rotation autour de l'axe fixe (Oz) s'écrit alors :

J \frac{\mathrm{d}^2\theta}{\mathrm{d}t'^2} = -K\theta

soit, en introduisant la pulsation propre \omega_0 = \sqrt{\frac{K}{J}} déjà définie à la question Q7 :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2\theta}{\mathrm{d}t'^2} + \omega_0^2 \theta = 0}

2. Résolution pour \theta(t')

La solution générale de cette équation différentielle linéaire homogène du second ordre à coefficients constants est de la forme :

\theta(t') = C \cos(\omega_0 t') + D \sin(\omega_0 t')

où C et D sont deux constantes réelles déterminées par les conditions initiales en t' = 0 (soit t = t_1).

  • Continuité de la position : À l'instant t = t_1, la partie mobile se trouve à l'extrémité de l'arc conducteur :

    \theta(t'=0) = \theta(t_1) = \theta_S \implies C = \theta_S
  • Continuité de la vitesse angulaire : En dérivant \theta(t'), on obtient :

    \dot{\theta}(t') = -C\omega_0 \sin(\omega_0 t') + D\omega_0 \cos(\omega_0 t') \implies \dot{\theta}(t'=0) = D\omega_0

    D'après la question Q9, l'expression de \theta(t) pendant la phase de contact est \theta(t) = \theta_{\text{éq}}(1 - \cos(\omega_0 t)) avec \theta_{\text{éq}} = \frac{I B l^2}{2K}. La vitesse angulaire à l'instant t_1 vaut donc :

    \dot{\theta}(t_1) = \omega_0 \theta_{\text{éq}} \sin(\omega_0 t_1)

    Par continuité de la vitesse angulaire en t_1, on a :

    D = \frac{\dot{\theta}(t_1)}{\omega_0} = \theta_{\text{éq}} \sin(\omega_0 t_1)

Comme \cos(\omega_0 t_1) = 1 - \frac{\theta_S}{\theta_{\text{éq}}} et que \sin(\omega_0 t_1) > 0, on a également :

D = \theta_{\text{éq}} \sqrt{1 - \left(1 - \frac{\theta_S}{\theta_{\text{éq}}}\right)^2} = \sqrt{\theta_S(2\theta_{\text{éq}} - \theta_S)}

L'expression de l'angle \theta(t') tant que le contact est rompu s'écrit donc :

\boxed{\theta(t') = \theta_S \cos(\omega_0 t') + \frac{\dot{\theta}(t_1)}{\omega_0} \sin(\omega_0 t')}

ou, sous forme explicite en fonction des paramètres du système :

\boxed{\theta(t') = \theta_S \cos(\omega_0 t') + \sqrt{\theta_S(2\theta_{\text{éq}} - \theta_S)}\,\sin(\omega_0 t')}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : cinématique du solide

On admet que la valeur de l'angle maximal atteint par la partie mobile est de 0,096 rad. En déduire l'amplitude du mouvement de l'aiguille.

Voir l'indice

Associer l'amplitude de déplacement rectiligne de l'aiguille à l'angle maximal parcouru par la relation d'arc de cercle \Delta z \approx l\,\theta_{\max}.

Voir la réponse courte

L'amplitude de déplacement de la pointe de l'aiguille se déduit par arc de cercle : a = L_{\text{aiguille}}\theta_{\max}.

Voir le corrigé complet

L'aiguille est fixée à l'extrémité de la partie mobile, à une distance l de l'axe de rotation (Oz).

Pour de petites oscillations (\theta \ll 1\text{ rad}, ce qui est bien vérifié ici puisque \theta_{\max} = 0{,}096\text{ rad} \ll 1), le déplacement vertical de l'aiguille par rapport à sa position de repos \theta = 0 s'écrit :

z(t) = l \sin\theta(t) \approx l \, \theta(t)

L'angle \theta évoluant entre la position de repos \theta_{\min} = 0 et l'angle maximal \theta_{\max}, la course totale de l'aiguille (amplitude crête-à-crête du déplacement) vaut :

\Delta z = l \, \theta_{\max}

Application numérique avec l = 3\text{ cm} = 3{,}0 \times 10^{-2}\text{ m} et \theta_{\max} = 0{,}096\text{ rad} :

\Delta z = 3{,}0 \times 10^{-2} \times 0{,}096 = 2{,}88 \times 10^{-3}\text{ m} \approx 2{,}9\text{ mm}
\boxed{\Delta z = l\,\theta_{\max} \approx 2{,}9\text{ mm}}

Remarque : si l'on définit l'amplitude comme la demi-excursion autour de la position moyenne, on obtient a = \frac{\Delta z}{2} \approx 1{,}4\text{ mm}.

Résultat

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Question 14

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique, raccordement

Parmi les 4 courbes de la figure 3, choisir, en justifiant, celle représentant en fonction du temps. Les courbes ont parfois été tracées en accentuant fortement les caractéristiques : en réalité, les deux phases sont moins différenciées.

Voir l'indice

Analyser le caractère asymétrique des deux phases du cycle : l'une est accélérée vers l'ouverture sous l'effet conjugué du champ et du rappel, l'autre est une simple oscillation libre.

Voir la stratégie

Pour identifier la courbe correcte parmi les quatre proposées, on analyse les propriétés physiques et mathématiques de la fonction \theta(t) :

  1. Comportement à la position minimale \theta = 0 (existence ou non d'un temps d'arrêt).
  2. Régularité de la fonction \theta(t) aux extrema (continuité de la vitesse angulaire \dot{\theta}, présence de tangentes horizontales ou de points anguleux).
  3. Signe de l'accélération angulaire \ddot{\theta}(t) (concavité de la courbe) dans chacune des deux phases du mouvement.
Voir la réponse courte

Identification de la courbe adéquate par continuité de \theta et \dot{\theta}, concavité et alternance des deux phases.

Voir le corrigé complet

Analysons successivement les caractéristiques du mouvement de la partie mobile :

  1. Absence de palier à \theta = 0 :
    Lorsque la partie mobile atteint la position \theta = 0, le contact électrique est fermé. Le circuit est parcouru par le courant I et la force de Laplace s'exerce. D'après l'équation différentielle établie à la question Q7 :

    \ddot{\theta}(0) = A - \omega_0^2 \times 0 = A > 0

    L'accélération angulaire n'étant pas nulle, la partie mobile ne peut pas stationner à \theta = 0 : elle repart immédiatement vers les angles croissants. Cela élimine la courbe 3, qui comporte des paliers d'attente à \theta = 0.

  2. Continuité de la vitesse et absence de points anguleux :
    Les actions mécaniques appliquées (force de Laplace et couple élastique de rappel) sont d'intensité finie. En l'absence de choc mécanique ou de butée, l'accélération angulaire \ddot{\theta}(t) reste finie à tout instant. La vitesse angulaire \dot{\theta}(t) est donc continue : la fonction \theta(t) est de classe \mathcal{C}^1.
    Aux extrema du mouvement (\theta = 0 et \theta = \theta_{\max}), la vitesse angulaire s'annule nécessairement (\dot{\theta} = 0), ce qui impose des tangentes horizontales.

    • La courbe 2 présente des pointes anguleuses aux maxima (\theta = \theta_{\max}), ce qui supposerait une inversion instantanée de la vitesse par un choc au sommet : elle est donc exclue.
    • La courbe 4 présente des pointes anguleuses en « V » à la base (\theta = 0), ce qui correspondrait à un rebond élastique sur une butée : elle est donc également exclue.
  3. Concavité et points d'inflexion :
    Examinons le signe de la dérivée seconde \ddot{\theta}(t) :

    • Phase de contact (0 \le \theta \le \theta_S) :

      \ddot{\theta} = \omega_0^2(\theta_{\text{éq}} - \theta)

      Or, d'après les questions Q9 et Q10, la position d'équilibre sous tension vaut \theta_{\text{éq}} = \frac{I B l^2}{2K} \approx 0{,}081\text{ rad} > \theta_S \approx 0{,}052\text{ rad}. On a donc \ddot{\theta} > 0 sur tout cet intervalle : la courbe est convexe (concavité tournée vers le haut).

    • Phase hors contact (\theta_S < \theta \le \theta_{\max}) :

      \ddot{\theta} = -\omega_0^2 \theta < 0

      Puisque \theta > 0, on a \ddot{\theta} < 0 : la courbe est concave (concavité tournée vers le bas).

    • Au passage en \theta = \theta_S, \ddot{\theta} change brutalement de signe : il y a un point d'inflexion sur chaque front montant et descendant.

La seule courbe présentant à la fois une allure périodique lisse (\mathcal{C}^1), des tangentes horizontales aux extrema (\theta = 0 et \theta = \theta_{\max}), une zone convexe à la base et une zone concave au sommet est la courbe 1.

\boxed{\text{La courbe représentant }\theta(t)\text{ est la courbe 1.}}

Résultat

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Partie II : Les pigments du tatouage

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : dénombrement d'atomes, coordinence

La structure cristalline de l'oxyde ferreux est décrite en figure 4. Donner, en justifiant la réponse, la formule chimique de ce pigment.

Voir l'indice

Dénombrer la population propre de chaque type d'ions dans la maille conventionnelle en tenant compte des fractions partagées (sommets, faces, arêtes, centre).

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature et la position des atomes ou ions représentés dans la maille à l'aide de la légende de la figure 4.
  2. Dénombrer le nombre d'entités en propre de chaque type par maille en appliquant les règles de partage géométrique.
  3. Déterminer le rapport stœchiométrique et en déduire la formule statistique de l'oxyde ferreux.
Voir la réponse courte

Maille cubique à faces centrées type \text{NaCl} : 4 cations \text{Fe}^{2+} et 4 anions \text{O}^{2-} par maille, d'où la formule \text{FeO}.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 4 et sa légende :

  • Les atomes de fer (disques noirs) occupent les 8 sommets du cube et les centres des 6 faces :

    N(\mathrm{Fe}) = 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 1 + 3 = 4
  • Les ions oxygène \mathrm{O}^{2-} (cercles blancs) occupent le centre du cube et les milieux des 12 arêtes :

    N(\mathrm{O}) = 1 \times 1 + 12 \times \frac{1}{4} = 1 + 3 = 4

Une maille contient donc 4 entités de fer pour 4 entités d'oxygène, soit une proportion stœchiométrique de 1 : 1.

La formule chimique de ce pigment est donc :

\boxed{\mathrm{FeO}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : nombre d'oxydation

Quel est le degré d'oxydation du fer dans l'oxyde ferreux ?

Voir l'indice

Associer le degré d'oxydation de l'ion oxygène à sa valeur usuelle (-II) et utiliser la neutralité électrique globale du solide.

Voir la réponse courte

Avec l'oxygène au degré -II dans l'oxyde, le fer est au degré d'oxydation +\text{II}.

Voir le corrigé complet

Dans l'oxyde ferreux de formule chimique \mathrm{FeO}, le nombre d'oxydation de l'oxygène sous forme d'ion oxyde \mathrm{O}^{2-} vaut :

\text{n.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{II}

L'espèce étant électriquement neutre, la somme des nombres d'oxydation des éléments constitutifs est nulle :

\text{n.o.}(\mathrm{Fe}) + \text{n.o.}(\mathrm{O}) = 0

On en déduit immédiatement le degré d'oxydation du fer :

\boxed{\text{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{II}}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de hess, enthalpie standard de réaction

À l'aide des données, calculer l'enthalpie standard de réaction à la température . La réaction est-elle endothermique ou exothermique ? Justifier la réponse.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Hess reliant l'enthalpie standard de la réaction aux enthalpies standard de formation des espèces chimiques en présence.

Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_r H^\circ par la loi de Hess à partir des enthalpies standard de formation ; réaction endothermique car \Delta_r H^\circ > 0.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction considérée est :

\mathrm{FeO(s)} + \mathrm{C(s)} = \mathrm{Fe(s)} + \mathrm{CO(g)}

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de la réaction s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation des réactifs et des produits :

\Delta_r H^\circ(T_0) = \Delta_f H^\circ(\mathrm{CO(g)}) + \Delta_f H^\circ(\mathrm{Fe(s)}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{FeO(s)}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{C(s)})

Par convention, l'enthalpie standard de formation d'un corps pur simple dans son état de référence à la température considérée est nulle :

\Delta_f H^\circ(\mathrm{Fe(s)}) = 0 \quad \text{et} \quad \Delta_f H^\circ(\mathrm{C(s)}) = 0

D'où :

\Delta_r H^\circ(T_0) = \Delta_f H^\circ(\mathrm{CO(g)}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{FeO(s)})

Application numérique avec les données à T_0 = 298\text{ K} :

\begin{aligned} \Delta_f H^\circ(\mathrm{FeO(s)}) &= -266\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \\ \Delta_f H^\circ(\mathrm{CO(g)}) &= -110\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \\ \Delta_r H^\circ(T_0) &= -110 - (-266) = +156\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r H^\circ(T_0) = +156\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Puisque \Delta_r H^\circ(T_0) > 0, la réaction nécessite un apport de chaleur du milieu extérieur : elle est endothermique.

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : relation de van 't hoff, constante d'équilibre

La constante thermodynamique d'équilibre de la réaction à 298 K est . En supposant indépendant de la température, exprimer la constante thermodynamique d'équilibre à la température en fonction de la température et de et . On rappelle la relation de Van't Hoff : .

Voir l'indice

Intégrer la loi de Van't Hoff entre les températures T_0 et T en considérant l'enthalpie standard de réaction constante dans l'intervalle.

Voir la stratégie
  1. Intégrer la relation de Van't Hoff entre les températures T_0 et T en utilisant l'hypothèse d'Ellingham (\Delta_r H^\circ indépendant de la température).
  2. Exprimer \ln \left(\frac{K^\circ(T)}{K^\circ(T_0)}\right), puis appliquer la fonction exponentielle pour obtenir l'expression de K^\circ(T).
Voir la réponse courte

Intégration de la relation de Van 't Hoff avec \Delta_r H^\circ constant : \ln(K^\circ(T)/K^\circ(T_0)) = -\frac{\Delta_r H^\circ}{R}\left(\frac{1}{T}-\frac{1}{T_0}\right).

Voir le corrigé complet

La relation de Van't Hoff s'écrit :

\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ(T)}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H^\circ}{R T^2}

En supposant l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ indépendante de la température (approximation d'Ellingham), on intègre cette relation différentielle entre la température de référence T_0 et une température T quelconque :

\begin{aligned} \int_{T_0}^T \mathrm{d}\ln K^\circ(T) &= \frac{\Delta_r H^\circ}{R} \int_{T_0}^T \frac{\mathrm{d}T}{T^2} \\ \ln K^\circ(T) - \ln K^\circ(T_0) &= \frac{\Delta_r H^\circ}{R} \left[ -\frac{1}{T} \right]_{T_0}^T \\ \ln\left(\frac{K^\circ(T)}{K^\circ(T_0)}\right) &= -\frac{\Delta_r H^\circ}{R}\left(\frac{1}{T} - \frac{1}{T_0}\right) = \frac{\Delta_r H^\circ}{R}\left(\frac{1}{T_0} - \frac{1}{T}\right) \end{aligned}

En composant par la fonction exponentielle, on en déduit l'expression de K^\circ(T) :

\boxed{K^\circ(T) = K^\circ(T_0)\,\exp\left(\frac{\Delta_r H^\circ}{R}\left(\frac{1}{T_0} - \frac{1}{T}\right)\right)}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : constante d'équilibre, critère d'évolution

Vérifier alors que la réaction est thermodynamiquement favorisée en se plaçant à 1300 K.

Voir l'indice

Calculer numériquement K^\circ(1300\text{ K}) et comparer sa valeur à 1 pour conclure quant au caractère spontané de la réduction à haute température.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la relation établie en Q18 pour calculer la valeur numérique de la constante d'équilibre K^\circ(T) à T = 1300\text{ K}.
  2. Comparer K^\circ(1300\text{ K}) à 1 pour conclure quant au caractère thermodynamiquement favorisé de la réduction.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de K^\circ(1300\text{ K}) : la valeur élevée confirme que la réaction de réduction est favorisée à haute température.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q18, la constante thermodynamique d'équilibre à T = 1300\text{ K} s'écrit :

K^\circ(T) = K^\circ(T_0)\exp\left[\frac{\Delta_r H^\circ}{R}\left(\frac{1}{T_0} - \frac{1}{T}\right)\right]

Calculons l'argument de l'exponentielle avec les valeurs numériques suivantes :

  • \Delta_r H^\circ = 156\times 10^3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} (d'après Q17) ;
  • R = 8{,}314\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • T_0 = 298\text{ K} et T = 1300\text{ K}.

On obtient :

\begin{aligned} \frac{\Delta_r H^\circ}{R}\left(\frac{1}{T_0} - \frac{1}{T}\right) &= \frac{156\times 10^3}{8{,}314}\left(\frac{1}{298} - \frac{1}{1300}\right) \\ &\approx 18{,}76\times 10^3 \times 2{,}586\times 10^{-3} \approx 48{,}5 \end{aligned}

D'où la valeur de la constante d'équilibre à 1300 K :

K^\circ(1300\text{ K}) = 7\times 10^{-19} \times \exp(48{,}5) \approx 8\times 10^2
\boxed{K^\circ(1300\text{ K}) \approx 8\times 10^2}

À T = 298\text{ K}, la constante K^\circ(T_0) = 7\times 10^{-19} \ll 1 indiquait une réaction quasi-nulle. À T = 1300\text{ K}, on a :

K^\circ(1300\text{ K}) \gg 1

L'équilibre est donc très largement déplacé dans le sens direct : la réduction de l'oxyde de fer \mathrm{FeO} par le carbone est bien thermodynamiquement favorisée à 1300 K.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Partie III : Le détatouage par laser

A · Absorption de l'énergie du laser par les pigments

Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell

Rappeler les équations de Maxwell dans le vide en précisant leur nom.

Voir l'indice

Écrire les quatre équations fondamentales de Maxwell sous forme locale dans le vide dénué de charges et de courants libres.

Voir la réponse courte

Écriture des quatre équations de Maxwell dans le vide (Maxwell-Gauss, Maxwell-Thomson, Maxwell-Faraday, Maxwell-Ampère).

Voir le corrigé complet

Dans le vide dépourvu de charges et de courants, les densités volumiques de charge et de courant sont nulles :

\rho = 0 \quad \text{et} \quad \vec{\jmath} = \vec{0}

Les quatre équations de Maxwell locales s'écrivent alors :

  • Équation de Maxwell-Gauss (MG) :

    \boxed{\operatorname{div} \vec{E} = 0}
  • Équation de Maxwell-Thomson (ou conservation du flux magnétique) (MT) :

    \boxed{\operatorname{div} \vec{B} = 0}
  • Équation de Maxwell-Faraday (MF) :

    \boxed{\vec{\operatorname{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}}
  • Équation de Maxwell-Ampère (MA) :

    \boxed{\vec{\operatorname{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \frac{1}{c^2}\frac{\partial \vec{E}}{\partial t}}

    avec c = \dfrac{1}{\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}} la vitesse de la lumière dans le vide.

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de d'alembert, équation de maxwell

Établir l'équation de propagation vérifiée par le vecteur champ électrique dans le vide.

Voir l'indice

Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday et substituer le terme temporel à l'aide de Maxwell-Ampère.

Voir la stratégie
  1. Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday.
  2. Développer le double rotationnel à l'aide de l'identité vectorielle fournie dans l'énoncé et utiliser Maxwell-Gauss dans le vide (\operatorname{div}\vec{E} = 0).
  3. Intervertir les dérivées spatiale et temporelle dans le terme de droite, puis injecter l'équation de Maxwell-Ampère dans le vide pour éliminer \vec{B}.
Voir la réponse courte

Application du rotationnel à Maxwell-Faraday et utilisation de l'identité du laplacien vectoriel : \Delta \vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2\vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}.

Voir le corrigé complet

Partons de l'équation de Maxwell-Faraday dans le vide rappelée en Q20 :

\vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial\vec{B}}{\partial t}

Prenons le rotationnel de cette relation :

\vec{\operatorname{rot}}\left(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}\right) = -\vec{\operatorname{rot}}\left(\frac{\partial\vec{B}}{\partial t}\right)

D'une part, en utilisant l'identité vectorielle du formulaire :

\vec{\operatorname{rot}}\left(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}\right) = \vec{\operatorname{grad}}\left(\operatorname{div}\vec{E}\right) - \vec{\Delta}\vec{E}

Comme le milieu est le vide dépourvu de charges électriques (\rho = 0), l'équation de Maxwell-Gauss impose \operatorname{div}\vec{E} = 0. Il vient :

\vec{\operatorname{rot}}\left(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}\right) = -\vec{\Delta}\vec{E}

D'autre part, les opérateurs spatiaux et temporels commutent selon le théorème de Schwarz :

-\vec{\operatorname{rot}}\left(\frac{\partial\vec{B}}{\partial t}\right) = -\frac{\partial}{\partial t}\left(\vec{\operatorname{rot}}\vec{B}\right)

En injectant l'équation de Maxwell-Ampère dans le vide (\vec{\jmath} = \vec{0}) :

\vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial\vec{E}}{\partial t} = \frac{1}{c^2}\frac{\partial\vec{E}}{\partial t}

où la vitesse de la lumière dans le vide est définie par c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}}. On obtient alors :

-\vec{\Delta}\vec{E} = -\mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = -\frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

Soit finalement l'équation de d'Alembert vérifiée par \vec{E} :

\boxed{\vec{\Delta}\vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}}

Résultat

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : relation de dispersion, onde plane progressive harmonique

En régime harmonique et dans le vide, établir la relation existant entre et .

Voir l'indice

Remplacer l'opérateur \vec{\Delta} par -k^2 et \partial^2/\partial t^2 par -\omega^2 dans l'équation de d'Alembert.

Voir la réponse courte

Injection de l'OPPH dans l'équation de d'Alembert : relation de dispersion dans le vide k = \omega / c.

Voir le corrigé complet

L'onde plane progressive sinusoïdale se propageant selon \vec{u}_x est représentée en notation complexe par :

\underline{\vec{E}}(x,t) = E_0\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - k x)}\,\vec{u}_y

Cette onde vérifie l'équation de propagation établie à la question Q21 :

\vec{\Delta}\underline{\vec{E}} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2\underline{\vec{E}}}{\partial t^2} = \vec{0}

Le champ électrique ne dépendant que de la variable d'espace x, le laplacien vectoriel se réduit à :

\vec{\Delta}\underline{\vec{E}} = \frac{\partial^2\underline{\vec{E}}}{\partial x^2} = (-\mathrm{j}k)^2\,\underline{\vec{E}} = -k^2\,\underline{\vec{E}}

La dérivée temporelle seconde s'écrit :

\frac{\partial^2\underline{\vec{E}}}{\partial t^2} = (\mathrm{j}\omega)^2\,\underline{\vec{E}} = -\omega^2\,\underline{\vec{E}}

En injectant ces dérivées dans l'équation d'onde, on obtient :

\left(-k^2 + \frac{\omega^2}{c^2}\right)\underline{\vec{E}} = \vec{0}

Cette égalité étant vérifiée à tout instant et en tout point avec une amplitude non nulle (E_0 \neq 0), il vient :

k^2 = \frac{\omega^2}{c^2}

Pour une onde progressive se propageant dans le sens des x croissants avec \omega > 0, la norme du vecteur d'onde k est positive, ce qui conduit à la relation de dispersion :

\boxed{k = \frac{\omega}{c}} \quad \text{ou} \quad \boxed{\omega = c\,k}

Résultat

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : permittivité diélectrique complexe, relation de dispersion

Établir que .

Voir l'indice

Adapter la relation de dispersion obtenue dans le vide en substituant \varepsilon_0 \underline{\varepsilon}_r à la permittivité du vide \varepsilon_0.

Voir la stratégie
  1. Transposer l'équation de propagation établie dans le vide (question Q21) au milieu isolant non chargé en appliquant la substitution préconisée \varepsilon_0 \to \varepsilon_0 \underline{\varepsilon}_r.
  2. Injecter l'expression du champ électrique complexe \underline{\vec{E}}(x,t) sous forme d'onde plane progressive se propageant selon \vec{u}_x.
  3. Identifier la relation de dispersion liant le nombre d'onde complexe \underline{k}, la pulsation \omega et la célérité c.
Voir la réponse courte

Équation d'onde dans le milieu polarisable linéaire caractérisé par \underline{\varepsilon}_r, d'où \underline{k}^2 = \underline{\varepsilon}_r \omega^2/c^2.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de d'Alembert obtenue à la question Q21, le champ électrique dans le vide vérifie :

\vec{\Delta}\vec{E} - \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}

En régime harmonique et dans le milieu isolant non chargé considéré, les équations de Maxwell sont modifiées en substituant \varepsilon_0 \underline{\varepsilon}_r à \varepsilon_0. Le champ électrique complexe \underline{\vec{E}} satisfait ainsi à l'équation de propagation :

\vec{\Delta}\underline{\vec{E}} - \mu_0 \varepsilon_0 \underline{\varepsilon}_r \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2} = \vec{0}

En utilisant la relation définissant la vitesse de la lumière dans le vide c^2 = \frac{1}{\varepsilon_0 \mu_0}, cette équation s'écrit :

\vec{\Delta}\underline{\vec{E}} - \frac{\underline{\varepsilon}_r}{c^2} \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2} = \vec{0}

Le champ électrique s'écrit sous forme d'une onde plane progressive sinusoïdale se propageant selon +x :

\underline{\vec{E}}(x,t) = E_0 \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - \underline{k} x)}\,\vec{u}_y

Le champ ne dépendant spatialement que de la coordonnée x, le laplacien vectoriel se réduit à :

\vec{\Delta}\underline{\vec{E}} = \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial x^2} = (-\mathrm{j}\underline{k})^2 \underline{\vec{E}} = -\underline{k}^2 \underline{\vec{E}}

Par ailleurs, la dérivée temporelle seconde en régime harmonique s'exprime par :

\frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2} = (\mathrm{j}\omega)^2 \underline{\vec{E}} = -\omega^2 \underline{\vec{E}}

En reportant ces dérivées dans l'équation de propagation, on obtient :

\left(-\underline{k}^2 + \frac{\underline{\varepsilon}_r \omega^2}{c^2}\right)\underline{\vec{E}} = \vec{0}

Comme cette relation doit être vérifiée pour tout x et tout t (le champ n'étant pas identiquement nul), on en déduit la relation de dispersion :

\boxed{\underline{k}^2 = \underline{\varepsilon}_r \frac{\omega^2}{c^2}}

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : onde atténuée, absorption

On suppose que est strictement positif. Décrire l'évolution de l'amplitude de l'onde lors de sa propagation. Que peut-on en déduire énergétiquement ?

Voir l'indice

Substituer \underline{k} = k' - \mathrm{j} k'' dans l'exponentielle spatio-temporelle et interpréter la décroissance spatiale de l'amplitude lumineuse.

Voir la stratégie
  1. Injecter l'expression complexe \underline{k} = k' - \mathrm{j}k'' dans la forme de l'onde plane pour faire apparaître la dépendance spatiale de l'amplitude.
  2. Analyser l'évolution de cette amplitude au cours de la propagation le long de l'axe (Ox) dans le sens des x croissants (k' > 0).
  3. Interpréter la décroissance de l'amplitude en termes de bilan d'énergie pour le milieu matériel traversé.
Voir la réponse courte

L'amplitude décroît en e^{-k''x} lors de la propagation : le milieu dissipe et absorbe l'énergie lumineuse.

Voir le corrigé complet

L'onde se propage selon la direction \vec{u}_x. En substituant l'écriture complexe \underline{k} = k' - \mathrm{j}k'' dans l'expression du champ électrique complexe \underline{\vec{E}}, on obtient :

\begin{aligned} \underline{\vec{E}}(x, t) &= E_0 \exp\big(\mathrm{j}(\omega t - (k' - \mathrm{j}k'')x)\big)\,\vec{u}_y \\ &= E_0 \mathrm{e}^{-k'' x} \exp\big(\mathrm{j}(\omega t - k'x)\big)\,\vec{u}_y. \end{aligned}

Le champ électrique réel associé s'écrit donc :

\vec{E}(x, t) = E_0 \mathrm{e}^{-k'' x} \cos(\omega t - k' x)\,\vec{u}_y.

Comme k' > 0, l'onde se propage dans le sens des x croissants. Puisque k'' > 0, l'amplitude du champ électrique E(x) = E_0 \mathrm{e}^{-k'' x} décroît exponentiellement avec la distance de propagation x. On parle d'atténuation de l'onde, caractérisée par une profondeur de pénétration \delta = \frac{1}{k''}.

Conséquence énergétique : La densité volumique d'énergie électromagnétique et le flux d'énergie (vecteur de Poynting) étant proportionnels au carré de l'amplitude du champ électrique, l'énergie transportée par l'onde diminue au cours de la propagation selon la loi de Beer-Lambert en \mathrm{e}^{-2k'' x}.

L'onde cède donc continûment de la puissance électromagnétique au milieu traversé : le milieu est absorbant (ou dissipatif) et l'énergie électromagnétique absorbée est convertie sous une autre forme (ici principalement en énergie thermique).

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : milieu transparent, permittivité diélectrique

Montrer que si , alors . Comment se comporte alors le milieu de propagation ?

Voir l'indice

Calculer le carré de la quantité complexe \underline{k} et annuler sa partie imaginaire pour en déduire la nullité de k'' dans un milieu purement diélectrique transparent.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \underline{k}^2 à partir de la forme algébrique \underline{k} = k' - \mathrm{j}k''.
  2. Identifier la partie imaginaire avec celle du second membre \underline{\varepsilon}_r \frac{\omega^2}{c^2} sachant que \underline{\varepsilon}_r \in \mathbb{R}^+ et k' > 0.
  3. En déduire le comportement physique du milieu vis-à-vis de l'onde lumineuse.
Voir la réponse courte

Si \underline{\varepsilon}_r est réel strictement positif, \underline{k} = k' est réel donc k'' = 0 : le milieu est transparent sans atténuation.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q23, la relation de dispersion s'écrit :

\underline{k}^2 = \underline{\varepsilon}_r \frac{\omega^2}{c^2}

En développant avec la forme complexe imposée \underline{k} = k' - \mathrm{j}k'' (où k', k'' \in \mathbb{R}) :

\underline{k}^2 = (k' - \mathrm{j}k'')^2 = \left({k'}^2 - {k''}^2\right) - 2\mathrm{j}k'k''

Si la permittivité relative est un réel strictement positif (\underline{\varepsilon}_r = \varepsilon_r \in \mathbb{R}^+), le membre de droite \varepsilon_r \frac{\omega^2}{c^2} est purement réel :

\operatorname{Im}\left(\underline{k}^2\right) = 0 \iff -2k'k'' = 0

L'énoncé précisant que k' > 0, il vient immédiatement :

\boxed{k'' = 0}

Il en découle que le vecteur d'onde est purement réel, avec k = k' = \sqrt{\varepsilon_r}\,\frac{\omega}{c}.

L'onde plane s'écrit alors :

\vec{E}(x,t) = E_0 \cos(\omega t - k'x)\,\vec{u}_y

L'amplitude du champ électromagnétique reste constante au cours de la propagation : l'onde ne subit aucune atténuation. Le milieu se comporte comme un milieu transparent (non absorbant, ou diélectrique parfait sans pertes).

Résultat

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Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : absorption, longueur d'onde

En utilisant les courbes de la figure 5 donnant dans la peau en fonction de la longueur d'onde dans le vide du laser, déduire quelles longueurs d'onde de laser sont les plus adaptées pour effacer un tatouage noir.

Voir l'indice

Rechercher sur les spectres une plage spectrale où les coefficients d'absorption de la mélanine, de l'eau et de l'hémoglobine sont simultanément au plus bas (fenêtre optique thérapeutique).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le critère physique garantissant l'intégrité de la peau : le coefficient d'atténuation k'' des constituants cutanés doit être le plus faible possible devant celui du pigment noir.
  2. Analyser sur la figure 5 le spectre d'absorption des trois constituants majeurs de la peau (mélanine, oxyhémoglobine et eau) pour délimiter la fenêtre de transparence optique.
Voir la réponse courte

Lecture du graphe k''(\lambda) : choix d'une longueur d'onde où l'absorption du pigment noir est forte par rapport à celle de la peau.

Voir le corrigé complet

Pour effacer le tatouage sans endommager les tissus cutanés sus-jacents, l'onde laser doit être très peu absorbée par la peau lors de sa traversée, tout en étant fortement absorbée par le pigment noir, dont le coefficient est k''_{\text{pigment}} = 5 \times 10^4\text{ m}^{-1} = 500\text{ cm}^{-1} quelle que soit la longueur d'onde. Il faut donc se placer dans un domaine spectral où le coefficient k'' des constituants de la peau est minimal :

  • Mélanine : son absorption décroît continûment avec la longueur d'onde, passant de plus de 100\text{ cm}^{-1} dans le proche UV et le visible à moins de 10\text{ cm}^{-1} au-delà de 700\text{ nm}.
  • Oxyhémoglobine : elle présente une absorption très marquée pour \lambda < 600\text{ nm} (k'' \in [10, 100]\text{ cm}^{-1}), mais devient très faiblement absorbante (k'' \lesssim 1\text{ à }10\text{ cm}^{-1}) pour \lambda \in [650\text{ nm}, 1100\text{ nm}].
  • Eau : elle est particulièrement transparente pour \lambda < 900\text{ nm} (k'' < 0{,}1\text{ cm}^{-1}), mais son absorption augmente sensiblement au-delà de 1100\text{ nm} pour atteindre plusieurs dizaines de \text{cm}^{-1} à 1400\text{ nm}.

L'intersection des domaines de faible absorption de ces trois composants définit une « fenêtre thérapeutique » (ou fenêtre optique de la peau) située approximativement entre 650\text{ nm} et 1100\text{ nm}. Dans cet intervalle, l'atténuation cutanée globale reste inférieure à 10\text{ cm}^{-1}, soit au moins 50 fois plus faible que celle du pigment noir.

\boxed{\text{Les longueurs d'onde les plus adaptées se situent dans le rouge lointain et le proche infrarouge : } 650\text{ nm} \lesssim \lambda \lesssim 1100\text{ nm}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : spectre d'absorption, couleur complémentaire

Chaque pigment coloré aura une dépendance différente de son coefficient en fonction de la longueur d'onde incidente. Les spectres d'absorption de la figure 6 ont été obtenus pour différentes encres de tatouage. Quelle est la couleur des encres de chaque jeu de courbes (a, b, c) ?

Voir l'indice

Rapprocher les pics d'absorption complémentaires aux couleurs transmises ou diffusées par les différents pigments colorés.

Voir la stratégie

La couleur perçue d'un pigment éclairé en lumière blanche correspond aux longueurs d'onde du domaine visible qui ne sont pas absorbées (donc réfléchies et diffusées), c'est-à-dire à la couleur complémentaire de la bande d'absorption principale.

Voir la réponse courte

Déduction de la couleur perçue comme complémentaire des bandes absorbées pour chaque courbe de pigment.

Voir le corrigé complet
  • Jeu de courbes (a) : L'absorption est maximale dans la bande [400\text{ nm}, 500\text{ nm}], correspondant au violet et au bleu, tandis qu'elle est quasiment nulle pour \lambda > 550\text{ nm} (vert, jaune, rouge). La couleur perçue étant complémentaire du bleu absorbé, il s'agit d'encres de couleur jaune (à jaune-orangé).
    Remarque : La nomenclature standard des pigments confirme ce résultat (P.Y. pour Pigment Yellow, P.O. pour Pigment Orange).
  • Jeu de courbes (b) : L'absorption est très élevée pour toutes les longueurs d'onde inférieures à 600\text{ nm} (violet, bleu, vert), puis chute brutalement dans le rouge (\lambda > 600\text{ nm}). Ces pigments ne transmettent et ne diffusent que la partie rouge du spectre visible : il s'agit d'encres de couleur rouge.
    Remarque : Les codes indiquent P.R. pour Pigment Red.
  • Jeu de courbes (c) : L'absorption présente un plateau élevé dans la zone [600\text{ nm}, 800\text{ nm}] (orange, rouge) et un minimum d'absorption marqué dans la zone [450\text{ nm}, 550\text{ nm}]. Ces pigments diffusent préférentiellement les rayonnements bleu et vert : il s'agit d'encres de couleur bleue ou verte (cyan, bleu-vert).
    Remarque : Les codes confirment la présence de P.B. (Pigment Blue), P.G. (Pigment Green) et P.V. (Pigment Violet).

En résumé :

\boxed{\text{(a) : Jaune / Orange \quad ; \quad (b) : Rouge \quad ; \quad (c) : Bleu / Vert}}

Résultat

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : absorption sélective, laser

Quelle est la difficulté pour retirer un tatouage multicolore ?

Voir l'indice

Expliquer l'impossibilité de choisir une longueur d'onde unique permettant de cibler simultanément plusieurs encres présentant des spectres d'absorption disjoints.

Voir la réponse courte

Chaque pigment possède un spectre d'absorption différent, ce qui nécessite plusieurs longueurs d'onde laser distinctes.

Voir le corrigé complet

Pour effacer efficacement un pigment par effet photothermique ou photomécanique sans léser la peau environnante, il faut remplir simultanément deux conditions :

  1. le laser doit émettre à une longueur d'onde fortement absorbée par le pigment ciblé (k'' élevé pour ce pigment) ;
  2. le rayonnement doit se situer dans une gamme où les constituants naturels de la peau (mélanine, oxyhémoglobine, eau) absorbent peu (fenêtre thérapeutique, typiquement entre 650\text{ nm} et 1100\text{ nm}).

Comme le montrent les spectres de la figure 6, chaque famille de pigments colorés possède des bandes d'absorption propres et disjointes :

  • une encre rouge absorbe principalement dans le vert et le bleu (\lambda \sim 500\text{ nm}) ;
  • une encre jaune/orange absorbe dans le bleu et le proche UV (\lambda < 500\text{ nm}) ;
  • une encre bleue ou verte absorbe dans le rouge et le proche infrarouge (\lambda \sim 600\text{ à }800\text{ nm}).

Par conséquent, un laser monochromatique unique ne peut pas fragmenter l'ensemble des couleurs : une longueur d'onde optimale pour un pigment sera quasiment transmise (non absorbée) par un autre.

De plus, certaines teintes (comme le jaune ou l'orange) n'absorbent que dans des domaines de longueurs d'onde où l'hémoglobine et la mélanine absorbent également fortement, ce qui rend le ciblage sélectif très délicat et majore le risque de brûlures cutanées.

\boxed{\text{Il est impossible d'utiliser une seule longueur d'onde : retirer un tatouage multicolore impose d'associer plusieurs lasers distincts.}}

Résultat

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Question 29

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell-faraday, onde plane

En déduire que

et expliciter et en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Utiliser la relation de passage entre champ électrique et champ magnétique \underline{\vec{B}} = \frac{\underline{\vec{k}} \wedge \underline{\vec{E}}}{\omega} puis prendre la partie réelle.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation de structure des ondes planes harmoniques généralisée au milieu isolant absorbant sous forme complexe : \underline{\vec{B}} = \dfrac{\underline{\vec{k}} \wedge \underline{\vec{E}}}{\omega}.
  2. Injecter les expressions de \underline{\vec{k}} = (k' - \mathrm{j}k'')\vec{u}_x et de \underline{\vec{E}} = E_0 \mathrm{e}^{-k''x}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - k'x)}\vec{u}_y.
  3. Prendre la partie réelle du champ complexe \underline{\vec{B}} pour obtenir le champ physique \vec{B}, puis identifier les vecteurs \vec{B}_{0,1} et \vec{B}_{0,2}.
Voir la réponse courte

Calcul du rotationnel de \vec{E} et intégration par rapport au temps pour obtenir le champ magnétique \vec{B}.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la relation de structure s'écrit en représentation complexe :

\underline{\vec{B}} = \frac{\underline{\vec{k}} \wedge \underline{\vec{E}}}{\omega}

avec :

\begin{aligned} \underline{\vec{k}} &= (k' - \mathrm{j}k'')\,\vec{u}_x \\ \underline{\vec{E}} &= E_0 \,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - \underline{k} x)}\,\vec{u}_y = E_0 \,\mathrm{e}^{-k'' x}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - k' x)}\,\vec{u}_y \end{aligned}

Sachant que \vec{u}_x \wedge \vec{u}_y = \vec{u}_z, il vient :

\underline{\vec{B}} = \frac{E_0}{\omega}\,(k' - \mathrm{j}k'')\,\mathrm{e}^{-k'' x}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - k' x)}\,\vec{u}_z

En développant l'exponentielle complexe via la formule d'Euler :

\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - k' x)} = \cos(\omega t - k' x) + \mathrm{j}\sin(\omega t - k' x)

on obtient :

(k' - \mathrm{j}k'')\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - k' x)} = \left[k'\cos(\omega t - k' x) + k''\sin(\omega t - k' x)\right] + \mathrm{j}\left[k'\sin(\omega t - k' x) - k''\cos(\omega t - k' x)\right]

car -\mathrm{j}^2 = +1.

Le champ magnétique réel correspond à la partie réelle du champ complexe :

\begin{aligned} \vec{B}(x,t) &= \mathrm{Re}\left(\underline{\vec{B}}\right) \\ &= \frac{k' E_0}{\omega}\,\mathrm{e}^{-k'' x}\cos(\omega t - k' x)\,\vec{u}_z + \frac{k'' E_0}{\omega}\,\mathrm{e}^{-k'' x}\sin(\omega t - k' x)\,\vec{u}_z \end{aligned}

On retrouve bien l'expression demandée :

\vec{B} = \vec{B}_{0,1}\,\mathrm{e}^{-k'' x}\cos(\omega t - k' x) + \vec{B}_{0,2}\,\mathrm{e}^{-k'' x}\sin(\omega t - k' x)

avec :

\boxed{\vec{B}_{0,1} = \frac{k' E_0}{\omega}\,\vec{u}_z \quad \text{et} \quad \vec{B}_{0,2} = \frac{k'' E_0}{\omega}\,\vec{u}_z}

Résultat

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Question 30

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : vecteur de poynting, moyenne temporelle

On admet que l'expression du vecteur de Poynting est la même que celle dans le vide avec des notations réelles. Déterminer la valeur moyenne dans le temps du vecteur de Poynting.

Voir l'indice

Calculer le produit vectoriel instantané \vec{\Pi} = \frac{\vec{E}\wedge\vec{B}}{\mu_0} avec les composantes réelles et effectuer la moyenne temporelle des termes oscillants sur une période.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur de Poynting instantané \vec{\Pi}(x,t) = \frac{\vec{E}(x,t) \wedge \vec{B}(x,t)}{\mu_0} à l'aide des expressions réelles des champs obtenues en Q24 et Q29.
  2. Calculer sa moyenne temporelle sur une période optique en utilisant les moyennes usuelles des fonctions trigonométriques.
Voir la réponse courte

Produit vectoriel \vec{\Pi} = \frac{\vec{E}\wedge\vec{B}}{\mu_0} et calcul de la moyenne temporelle : \langle\vec{\Pi}\rangle = \frac{k' E_0^2}{2\omega\mu_0} e^{-2k''x}\,\vec{u}_x.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le vecteur de Poynting s'écrit avec les notations réelles sous la forme :

\vec{\Pi}(x,t) = \frac{\vec{E}(x,t) \wedge \vec{B}(x,t)}{\mu_0}

D'après les résultats des questions Q24 et Q29, les champs électrique et magnétique s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{E}(x,t) &= E_0 \, \mathrm{e}^{-k'' x} \cos(\omega t - k' x) \, \vec{u}_y \\ \vec{B}(x,t) &= \frac{E_0}{\omega} \, \mathrm{e}^{-k'' x} \left( k' \cos(\omega t - k' x) + k'' \sin(\omega t - k' x) \right) \vec{u}_z \end{aligned}

Sachant que \vec{u}_y \wedge \vec{u}_z = \vec{u}_x, le produit vectoriel donne :

\vec{\Pi}(x,t) = \frac{E_0^2}{\mu_0 \omega} \, \mathrm{e}^{-2k'' x} \left[ k' \cos^2(\omega t - k' x) + k'' \cos(\omega t - k' x)\sin(\omega t - k' x) \right] \vec{u}_x

Prenons la moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega}. En utilisant l'identité \cos(u)\sin(u) = \frac{1}{2}\sin(2u) :

\begin{aligned} \langle \cos^2(\omega t - k' x) \rangle &= \frac{1}{2} \\ \langle \cos(\omega t - k' x)\sin(\omega t - k' x) \rangle &= \frac{1}{2}\langle \sin(2(\omega t - k' x)) \rangle = 0 \end{aligned}

On en déduit la valeur moyenne temporelle du vecteur de Poynting :

\boxed{\langle \vec{\Pi}(x,t) \rangle = \frac{k' E_0^2}{2\mu_0 \omega} \, \mathrm{e}^{-2k'' x} \, \vec{u}_x}

Résultat

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Question 31

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : vecteur de poynting, bilan d'énergie

En effectuant un bilan de puissance moyenne sur un cylindre élémentaire d'axe de révolution compris entre et , montrer que la puissance volumique moyenne cédée par le laser au pigment est

Voir l'indice

Écrire le bilan de flux du vecteur de Poynting moyen traversant une tranche cylindrique d'épaisseur \mathrm{d}x entre l'entrée en x et la sortie en x+\mathrm{d}x.

Voir la stratégie
  1. Définir le système fermé constitué par le volume élémentaire de pigment de section droite S compris entre x et x + \mathrm{d}x, de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x.
  2. Exprimer le bilan de puissance électromagnétique en moyenne temporelle sur ce cylindre élémentaire en reliant le flux entrant et sortant du vecteur de Poynting moyen \langle \vec{\Pi} \rangle à la puissance moyenne cédée p_v(x)\,\mathrm{d}V.
  3. Dériver l'expression de \langle \vec{\Pi}(x) \rangle établie à la question Q30 pour en déduire p_v(x).
Voir la réponse courte

Bilan de flux de Poynting sur la tranche entre x et x+dx : p_v(x) = -\frac{d\langle\Pi_x\rangle}{dx} = \frac{k'k''}{\omega\mu_0} E_0^2 e^{-2k''x}.

Voir le corrigé complet

Considérons une tranche cylindrique élémentaire d'axe (Ox), de section droite transversale S (perpendiculaire à l'axe (Ox)), comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x. Le volume de cette tranche est :

\mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x

L'onde plane se propageant selon \vec{u}_x, le vecteur de Poynting est dirigé selon \vec{u}_x : il n'y a aucun flux électromagnétique à travers la surface latérale du cylindre.

En régime périodique établi, l'énergie électromagnétique moyenne stockée dans le volume \mathrm{d}V est constante dans le temps (\frac{\mathrm{d}\langle U_{\text{em}}\rangle}{\mathrm{d}t} = 0). Le principe de conservation de l'énergie en moyenne temporelle stipule donc que la puissance moyenne cédée par l'onde électromagnétique au milieu matériel au sein du volume \mathrm{d}V, notée \mathrm{d}\langle P_{\text{cédée}} \rangle = p_v(x)\,\mathrm{d}V, est égale au flux net entrant du vecteur de Poynting moyen à travers la frontière du cylindre :

\mathrm{d}\langle P_{\text{cédée}} \rangle = \langle P_{\text{entrant}}(x) \rangle - \langle P_{\text{sortant}}(x + \mathrm{d}x) \rangle

avec :

\begin{aligned} \langle P_{\text{entrant}}(x) \rangle &= \langle \vec{\Pi}(x,t) \rangle \cdot \vec{u}_x \, S = \langle \Pi_x(x) \rangle \, S \\ \langle P_{\text{sortant}}(x + \mathrm{d}x) \rangle &= \langle \vec{\Pi}(x + \mathrm{d}x,t) \rangle \cdot \vec{u}_x \, S = \langle \Pi_x(x + \mathrm{d}x) \rangle \, S \end{aligned}

Au premier ordre en \mathrm{d}x, on a :

\langle \Pi_x(x + \mathrm{d}x) \rangle - \langle \Pi_x(x) \rangle = \frac{\mathrm{d}\langle \Pi_x \rangle}{\mathrm{d}x}\,\mathrm{d}x

d'où :

p_v(x) \, S\,\mathrm{d}x = -\frac{\mathrm{d}\langle \Pi_x \rangle}{\mathrm{d}x} \, S\,\mathrm{d}x \implies p_v(x) = -\frac{\mathrm{d}\langle \Pi_x(x) \rangle}{\mathrm{d}x}

D'après le résultat de la question Q30, la composante suivant \vec{u}_x du vecteur de Poynting moyen s'écrit :

\langle \Pi_x(x) \rangle = \frac{k' E_0^2}{2\mu_0 \omega}\,\mathrm{e}^{-2k'' x}

En dérivant par rapport à x :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\langle \Pi_x(x) \rangle}{\mathrm{d}x} &= \frac{k' E_0^2}{2\mu_0 \omega} \left(-2k''\right) \mathrm{e}^{-2k'' x} \\ &= -\frac{k' k''}{\omega\mu_0} E_0^2 \, \mathrm{e}^{-2k'' x} \end{aligned}

On en déduit directement :

\boxed{p_v(x) = \frac{k'k''}{\omega \mu_0} \mathrm{e}^{-2k''x} E_0^2}

Résultat

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Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : épaisseur de peau, approximation du milieu mince

On considère qu'un pigment noir a une longueur d'environ . Si on considère un laser Nd:Yag de longueur d'onde dans le vide 1064 nm, pourquoi peut-on considérer que la puissance volumique cédée au pigment noir est uniforme dans le pigment ?

Voir l'indice

Évaluer le produit sans dimension 2 k'' L_p et vérifier qu'il est très inférieur à 1 pour justifier le développement au premier ordre de l'exponentielle.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'expression de la puissance volumique moyenne p_v(x) établie à la question Q31.
  2. Évaluer la grandeur adimensionnée 2k''L_p (ou comparer la longueur L_p du pigment à la longueur d'atténuation de la puissance \delta_p = \frac{1}{2k''}).
  3. Conclure sur la validité d'une approximation au premier ordre du terme d'atténuation spatiale \mathrm{e}^{-2k''x}.
Voir la réponse courte

Calcul de l'épaisseur d'atténuation \delta = 1/(2k'') : comme la taille du pigment L \ll \delta, l'atténuation dans le grain est négligeable et p_v est uniforme.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q31, la puissance volumique moyenne cédée localement par le faisceau laser au pigment s'écrit :

p_v(x) = p_v(0)\,\mathrm{e}^{-2k''x} \quad \text{avec} \quad p_v(0) = \frac{k'k''}{\omega\mu_0}E_0^2

L'atténuation spatiale de la puissance volumique sur l'épaisseur du pigment, de longueur L_p = 1\,\mu\text{m} = 10^{-6}\text{ m}, est gouvernée par le facteur sans dimension 2k''L_p.

D'après les données de l'énoncé, pour un laser Nd:Yag (\lambda = 1064\text{ nm}), le coefficient d'atténuation vaut k'' = 5\times 10^4\text{ m}^{-1}. On a donc :

\begin{aligned} 2k''L_p &= 2 \times (5\times 10^4\text{ m}^{-1}) \times (10^{-6}\text{ m}) \\ &= 0{,}10 \ll 1 \end{aligned}

De manière équivalente, la longueur caractéristique d'atténuation en puissance :

\delta_p = \frac{1}{2k''} = \frac{1}{10^5\text{ m}^{-1}} = 10\,\mu\text{m}

est nettement supérieure à la taille du pigment : L_p \ll \delta_p.

Par conséquent, pour tout x \in [0, L_p], on a 2k''x \le 0{,}10, ce qui permet d'effectuer un développement limité à l'ordre zéro :

\mathrm{e}^{-2k''x} \approx 1

L'écart relatif maximal de p_v sur toute la traversée du pigment est d'environ :

1 - \mathrm{e}^{-2k''L_p} \approx 1 - \mathrm{e}^{-0{,}10} \approx 9{,}5\% \approx 10\%
\boxed{\text{Comme } L_p \ll \frac{1}{2k''} \iff 2k''L_p \ll 1\text{, la puissance volumique } p_v(x) \approx p_v(0) \text{ est quasi-uniforme dans le pigment.}}

Résultat

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B · Destruction du pigment noir

Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : loi de fourier, flux thermique

Écrire la loi de Fourier en donnant le nom et l'unité de toutes les grandeurs figurant dans cette loi.

Voir l'indice

Énoncer le vecteur densité de courant thermique \vec{\jmath}_{\text{th}} = -\lambda_p\,\vec{\mathrm{grad}}\,T en définissant soigneusement chaque variable et son unité SI.

Voir la réponse courte

Énoncé de la loi de Fourier \vec{\jmath}_{\text{th}} = -\lambda_p \vec{\nabla} T, noms et unités des grandeurs.

Voir le corrigé complet

La loi phénoménologique de Fourier relie le vecteur densité de flux thermique au gradient de température dans le milieu conducteur :

\boxed{\vec{\jmath}_{\mathrm{th}} = -\lambda_p \, \vec{\operatorname{grad}} T}

Compte tenu de la géométrie unidimensionnelle du problème où la température ne dépend spatialement que de l'abscisse x, elle s'écrit selon l'axe (Ox) :

\vec{\jmath}_{\mathrm{th}}(x,t) = -\lambda_p \frac{\partial T}{\partial x}(x,t) \, \vec{u}_x

Les grandeurs intervenant dans cette loi sont :

  • \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} : le vecteur densité de flux thermique (ou densité de courant thermique), exprimé en watt par mètre carré (\mathrm{W\cdot m^{-2}}) ;
  • \lambda_p : la conductivité thermique du milieu (ici le pigment noir), exprimée en watt par mètre par kelvin (\mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}}) ;
  • T : la température thermodynamique, exprimée en kelvin (\mathrm{K}) ;
  • \vec{\operatorname{grad}} T : le gradient de température, exprimé en kelvin par mètre (\mathrm{K\cdot m^{-1}}).

Résultat

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équation de la chaleur, bilan d'énergie

En effectuant un bilan d'énergie sur un cylindre élémentaire d'axe de révolution compris entre et , montrer que l'équation différentielle satisfaite par s'écrit

Voir l'indice

Établir le bilan d'énergie interne pour une tranche élémentaire de matière entre t et t+\mathrm{d}t en combinant flux conductif et terme source volumique de puissance.

Voir la stratégie
  1. Définir le système fermé constitué de la matière contenue dans le cylindre élémentaire compris entre x et x + \mathrm{d}x entre les instants t et t + \mathrm{d}t.
  2. Exprimer la variation d'énergie interne \mathrm{d}U du système assimilé à une phase condensée indéformable.
  3. Dresser le bilan des transferts thermiques conductifs aux frontières à l'aide de la loi de Fourier et exprimer le terme de source volumique apporté par le laser.
  4. Appliquer le premier principe de la thermodynamique pour aboutir à l'équation de la chaleur avec terme source.
Voir la réponse courte

Bilan thermique sur un volume élémentaire S\,dx avec terme source volumique p_v, conduisant à l'équation de diffusion 1D.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué par la tranche de pigment située entre x et x + \mathrm{d}x, de section droite d'aire S = \pi r_p^2 et de volume élémentaire \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x, entre les instants t et t + \mathrm{d}t.

Le pigment étant modélisé par une phase condensée indéformable et incompressible de masse volumique \rho_p et de capacité thermique massique c_p, le travail des forces de pression est nul. La variation d'énergie interne du système s'écrit :

\mathrm{d}U = \mathrm{d}m\,c_p\,[T(x, t+\mathrm{d}t) - T(x,t)] = \rho_p\,S\,\mathrm{d}x\,c_p\,\frac{\partial T}{\partial t}\,\mathrm{d}t

Pendant la durée \mathrm{d}t, les échanges énergétiques du système avec l'extérieur sont les suivants :

  • Le transfert thermique conductif net à travers les deux sections transversales en x et x + \mathrm{d}x orientées selon \vec{u}_x (le transfert thermique latéral étant négligé) :

    \begin{aligned} \delta Q_{\text{cond}} &= \Phi_{\mathrm{th}}(x,t)\,\mathrm{d}t - \Phi_{\mathrm{th}}(x+\mathrm{d}x,t)\,\mathrm{d}t \\ &= \left[ j_{\mathrm{th}}(x,t) - j_{\mathrm{th}}(x+\mathrm{d}x,t) \right] S\,\mathrm{d}t \\ &= -\frac{\partial j_{\mathrm{th}}}{\partial x}\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t \end{aligned}

    D'après la loi de Fourier établie à la question Q33, \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} = -\lambda_p\,\dfrac{\partial T}{\partial x}\vec{u}_x, d'où :

    -\frac{\partial j_{\mathrm{th}}}{\partial x} = \lambda_p\,\frac{\partial^2 T}{\partial x^2}
  • L'énergie thermique apportée par l'absorption du faisceau laser (terme source volumique p_v) :

    \delta Q_{\text{source}} = p_v\,\mathrm{d}V\,\mathrm{d}t = p_v\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t

D'après le premier principe de la thermodynamique :

\mathrm{d}U = \delta Q_{\text{cond}} + \delta Q_{\text{source}}

En remplaçant par les expressions obtenues :

\rho_p c_p S\,\mathrm{d}x\,\frac{\partial T}{\partial t}\,\mathrm{d}t = \lambda_p \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t + p_v S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t

En divisant par le volume élémentaire S\,\mathrm{d}x et par la durée \mathrm{d}t, on obtient l'équation de la chaleur unidimensionnelle :

\boxed{\rho_p c_p \frac{\partial T}{\partial t} = \lambda_p \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} + p_v}

Résultat

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : diffusivité thermique, temps caractéristique de diffusion

Estimer littéralement le temps caractéristique du phénomène de diffusion dans le pigment une fois l'impulsion laser terminée. On l'exprimera en fonction d'une longueur caractéristique, de , et .

Voir l'indice

Construire le temps caractéristique de diffusion \tau à partir d'une analyse dimensionnelle liant la dimension spatiale L_p et la diffusivité thermique D_p = \lambda_p/(\rho_p c_p).

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation de la chaleur établie à la question Q34 en l'absence de terme source laser (p_v = 0).
  2. Effectuer une analyse aux ordres de grandeur des termes spatiaux et temporels pour relier le temps caractéristique \tau à une longueur caractéristique L du pigment.
  3. Évaluer numériquement ce temps à l'aide des données de l'énoncé afin de préparer la comparaison demandée à la question suivante.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle ou mise sous forme canonique : \tau_{\text{diff}} = \frac{\rho_p c_p L^2}{\lambda_p}.

Voir le corrigé complet

Une fois l'impulsion laser terminée, la puissance volumique apportée s'annule (p_v = 0). L'équation de diffusion thermique établie à la question Q34 s'écrit alors :

\rho_p c_p \frac{\partial T}{\partial t} = \lambda_p \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} \quad \Longleftrightarrow \quad \frac{\partial T}{\partial t} = D_p \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}

où D_p = \dfrac{\lambda_p}{\rho_p c_p} désigne la diffusivité thermique du pigment.

En notant L une dimension spatiale caractéristique du pigment (telle que sa longueur L_p ou son rayon r_p) et \tau le temps caractéristique de diffusion, l'estimation des ordres de grandeur des dérivées partielles donne :

\begin{aligned} \frac{\partial T}{\partial t} &\sim \frac{\Delta T}{\tau} \\ \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} &\sim \frac{\Delta T}{L^2} \end{aligned}

En injectant ces estimations dans l'équation de diffusion thermique :

\rho_p c_p \frac{\Delta T}{\tau} \sim \lambda_p \frac{\Delta T}{L^2}

On en déduit l'expression du temps caractéristique de diffusion :

\boxed{\tau \sim \frac{\rho_p c_p L^2}{\lambda_p}}

Application numérique : Pour le pigment noir considéré, la longueur et le rayon valent L \sim 1\;\mu\text{m} = 10^{-6}\;\text{m}. Avec \rho_p = 1\times 10^3\;\text{kg}\cdot\text{m}^{-3}, c_p = 2{,}5\times 10^3\;\text{J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et \lambda_p = 50\;\text{W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, la diffusivité thermique vaut :

D_p = \frac{50}{1\times 10^3 \times 2{,}5\times 10^3} = 2{,}0\times 10^{-5}\;\text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}

Le temps caractéristique est donc :

\tau \sim \frac{(10^{-6})^2}{2{,}0\times 10^{-5}} = 5\times 10^{-8}\;\text{s} = 50\;\text{ns}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : temps caractéristique de diffusion, approximation adiabatique

Sachant que la durée de l'impulsion laser pour un d'étatouage est de l'ordre de la nanoseconde, quelle hypothèse peut-on formuler sur le rôle de la diffusion thermique ?

Voir l'indice

Comparer la durée de l'impulsion laser au temps caractéristique de diffusion pour valider l'absence de fuite thermique hors du grain de pigment.

Voir la réponse courte

Comme la durée d'impulsion \tau_{\text{pulse}} \sim 1\text{ ns} \ll \tau_{\text{diff}}, la conduction n'a pas le temps d'évacuer l'énergie pendant le tir.

Voir le corrigé complet

La durée d'une impulsion laser est de l'ordre de :

\tau_{\text{laser}} \sim 1\text{ ns}

D'après l'estimation menée à la question Q35, le temps caractéristique de diffusion thermique au sein du pigment est de l'ordre de :

\tau \sim 50\text{ ns}

On constate ainsi que :

\tau_{\text{laser}} \ll \tau

Pendant la durée de l'impulsion laser, le transfert d'énergie thermique par conduction n'a donc pas le temps de s'établir. On formule l'hypothèse suivante :

\boxed{\text{La diffusion thermique est négligeable devant l'apport d'énergie du laser pendant l'impulsion.}}

Le terme conductif \lambda_p \dfrac{\partial^2 T}{\partial x^2} peut ainsi être négligé dans le bilan d'énergie au cours du tir.

Résultat

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Mise en équation

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équation de la chaleur, régime adiabatique

Proposer alors une simplification à l'équation différentielle précédente relative à .

Voir l'indice

Négliger le terme spatial de conduction thermique devant le terme source laser au cours de l'impulsion (hypothèse du confinement thermique adiabatique).

Voir la réponse courte

En négligeant le terme de conduction thermique, l'équation se simplifie en \rho_p c_p \frac{\partial T}{\partial t} = p_v.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q36, la diffusion thermique est négligeable devant l'apport d'énergie apporté par le laser pendant la durée de l'impulsion. On peut donc négliger le terme de diffusion conductive devant le terme source volumique dans l'équation de la chaleur établie en Q34 :

\left| \lambda_p \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} \right| \ll p_v

L'équation différentielle régissant l'évolution de la température T(x,t) se simplifie alors sous la forme :

\boxed{\rho_p c_p \frac{\partial T}{\partial t} = p_v}

Puisque la puissance volumique p_v est considérée comme uniforme dans le pigment (d'après la question Q32) et que la température initiale est uniforme, le champ de température T ne dépend plus de la position x pendant le tir. L'équation différentielle peut donc également s'écrire sous forme scalaire ordinaire :

\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} = \frac{p_v}{\rho_p c_p}

Résultat

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : échauffement thermique, premier principe

On suppose que le pigment garde ses caractéristiques quelle que soit la température et qu'il est initialement à la température de la peau (30 °C). Dans le cadre de ce modèle, déterminer la valeur de la température finale à l'issue de l'impulsion laser. Commenter.

Voir l'indice

Intégrer directement l'équation différentielle simplifiée au cours de la durée du flash en reliant l'énergie volumique absorbée à la fluence F du faisceau laser.

Voir la stratégie
  1. Intégrer l'équation différentielle simplifiée obtenue à la question Q37 sur la durée \Delta t de l'impulsion laser.
  2. Exprimer le produit p_v \Delta t en fonction de la fluence F du laser à l'aide de la relation entre puissance volumique absorbée et flux de Poynting (établie aux questions Q30 à Q32).
  3. Réaliser l'application numérique pour en déduire la variation de température \Delta T puis la température finale T_f, et commenter physiquement ce résultat.
Voir la réponse courte

Intégration sur la durée d'impulsion \Delta T = \frac{p_v \Delta t}{\rho_p c_p} : calcul de T_f montrant une surchauffe suffisante pour pulvériser le pigment.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation différentielle établie à la question Q37 traduisant le régime de confinement thermique pendant l'impulsion laser :

\rho_p c_p \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} = p_v

En intégrant entre le début de l'impulsion (t = 0) et sa fin (t = \Delta t), on obtient l'élévation de température :

\rho_p c_p (T_f - T_i) = p_v \Delta t

D'après les questions Q30 à Q32, la puissance volumique absorbée au niveau du pigment est quasi uniforme et vaut :

p_v \approx 2k'' \Pi_0

où \Pi_0 = \langle \Pi(0) \rangle est la puissance surfacique incidente du faisceau laser. La fluence F étant l'énergie par unité de surface reçue au cours de l'impulsion :

F = \Pi_0 \, \Delta t

Il vient ainsi :

p_v \Delta t = 2k'' F

On en déduit l'expression littérale de l'élévation de température :

\Delta T = T_f - T_i = \frac{2k'' F}{\rho_p c_p}

soit pour la température finale :

\boxed{T_f = T_i + \frac{2k'' F}{\rho_p c_p}}

Application numérique :

  • T_i = 30\text{ }^\circ\text{C}
  • k'' = 5 \times 10^4\text{ m}^{-1}
  • F = 5\text{ J}\cdot\text{cm}^{-2} = 5 \times 10^4\text{ J}\cdot\text{m}^{-2}
  • \rho_p = 1 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
  • c_p = 2{,}5\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} = 2{,}5 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}
\begin{aligned} \Delta T &= \frac{2 \times (5 \times 10^4) \times (5 \times 10^4)}{1 \times 10^3 \times 2{,}5 \times 10^3} = \frac{5{,}0 \times 10^9}{2{,}5 \times 10^6} = 2{,}0 \times 10^3\text{ K} = 2{,}0 \times 10^3\text{ }^\circ\text{C} \end{aligned}

On obtient :

\boxed{T_f \approx 2{,}0 \times 10^3\text{ }^\circ\text{C} \quad (T_f \approx 2{,}3 \times 10^3\text{ K})}

Commentaires :

  • L'élévation de température est gigantesque (\approx 2\,000\text{ }^\circ\text{C}). Dans ces conditions, l'hypothèse de caractéristiques thermiques et optiques constantes est une approximation très idéalisée : le pigment subit d'importantes contraintes thermomécaniques, une vaporisation partielle et une fragmentation brutale (principe de la photothermolyse sélective).
  • Cette très forte concentration d'énergie dans un volume nanométrique favorise également le claquage diélectrique, la création d'un plasma et une onde de choc mécanique destructrice, comme le précise la suite du texte.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2023 ?

Surtout 4 chapitres : Ondes électromagnétiques dans les milieux (22 % des questions), Diffusion thermique (16 %), Mécanique du solide (11 %) et Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (11 %). Plus ponctuellement : Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Magnétostatique, Thermodynamique chimique et équilibres, Induction et forces de Laplace, Cinématique et dynamique du point…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2023 dès la première année (TSI1) ?

Peu : 5 questions sur 38 (13 %) ne demandent que le programme de TSI1 : Q5, Q8, Q9, Q13 et Q16. Avec les autres programmes de première année : 14 en MPSI, 15 en PCSI et 14 en PTSI.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2023 ?

Environ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 1 h 15).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2023 ?

Q30 (vecteur de poynting) et Q31 (vecteur de poynting), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2023 ?

Questions de cours : Q1 (symétrie et invariances), Q2 (théorème d'ampère), Q4 (force de laplace), Q15 (dénombrement d'atomes), Q16 (nombre d'oxydation), Q20 (équation de maxwell), Q21 (équation de d'alembert), Q22 (relation de dispersion)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q18 (relation de van 't hoff) et Q34 (équation de la chaleur).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (26 sur 38), par exemple : Q1 à Q6, Q8, Q9, Q11, Q13, Q15 à Q22, Q24, Q25, Q27, Q28, Q33 et Q35 à Q37. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q7, Q23, Q29, Q31 et Q34.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le rapport indique que les questions peu ou pas guidées ont posé de sérieux problèmes à bon nombre de candidats et que plusieurs questions ont été très mal traitées, voire constitué une difficulté infranchissable pour la quasi-totalité des candidats. Moyenne : 9,23/20 (écart-type 4,22, 912 présents).

Faut-il utiliser la position d'équilibre ou l'amplitude maximale en Q10 ?

L'amplitude maximale : le système étant un oscillateur non amorti lâché sans vitesse initiale, il oscille entre 0 et \theta_{\max} = 2\theta_{\text{éq}}. La condition de rupture de contact impose que l'angle maximal dépasse la position de coupure, soit \theta_{\max} \ge \theta_S, et non \theta_{\text{éq}} \ge \theta_S.

Comment relier la puissance volumique à la fluence du laser en Q38 ?

En intégrant le vecteur de Poynting sur la durée de l'impulsion : la fluence F représente l'énergie surfacique reçue (F = \langle\Pi(0)\rangle \Delta t). En comparant l'expression de \langle\Pi\rangle issue de Q30 et celle de p_v en Q31, on identifie directement la relation p_v \Delta t = 2k'' F.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 38 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,23 et d'écart-type 4,22 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.