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Corrigé détaillé X ENS Physique SI MP 2021

L'effet piézo-électrique et deux de ses applications

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 32 questions sur 45, parties 2 et 3 en entier. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : PCSI 40 · PTSI 28 · TSI1 36 · BCPST1 18 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet difficile · Électrocinétique et électronique, Ondes et signaux, Mécanique · 9 incontournables · 40 questions de première année
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Ce sujet d'une remarquable élégance aborde la modélisation multi-échelle de la piézoélectricité, depuis la maille cristalline microscopique jusqu'à deux applications industrielles majeures : le transformateur de tension céramique piézo-électrique (transformateur de Rosen) et l'oscillateur à quartz de haute stabilité.

L'épreuve mobilise une large palette d'outils de physique théorique et appliquée : modélisation microscopique par réseau de ressorts et charges, passage à la limite continue mésoscopique, couplage électromécanique, propagation d'ondes élastiques stationnaires avec conditions aux limites inertielles, équivalence énergétique avec un oscillateur discret de type Mason/BVD, électrocinétique en régime sinusoïdal forcé, et théorie des systèmes bouclés linéaires. Très formateur et d'un niveau d'exigence représentatif des concours X-ENS, c'est un problème incontournable pour maîtriser les analogies électromécaniques et l'analyse fréquentielle approfondie.

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,77/20)
Temps estimé
≈ 4 h 20 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

9 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

18 questions rapides et accessibles · 8 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (18) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (8) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

45 questions
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Partie 1 : Étude du comportement d’un milieu piézo-électrique

1.1 · Modélisation du comportement électromécanique d’un élément piézo-électrique

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : force de rappel élastique, petite déformation

Indiquer quelle signification physique il convient d'attribuer aux « ressorts » représentés sur la figure (2). Préciser alors la condition, portant sur la variable , que cette modélisation présuppose.

Voir l'indice

Associer les ressorts aux forces de rappel interatomiques liant les cœurs ioniques au voisinage de leur position d'équilibre (approximation harmonique) ; la linéarité requiert un déplacement faible devant la maille (|x_B| \ll a).

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature microscopique des liaisons au sein du réseau cristallin et justifier l'analogie avec des ressorts linéaires à l'aide d'un développement limité du potentiel d'interaction.
  2. En déduire le domaine de validité de cette approximation harmonique, traduisant le régime des petites déformations pour la variable macroscopique/mésoscopique x_{\mathrm{B}}.
Voir la réponse courte

Ressorts modélisant les liaisons interatomiques au voisinage de l'équilibre ; hypothèse de petites variations des distances interatomiques : |x_B| \ll a.

Voir le corrigé complet

1. Signification physique des « ressorts »

Les ressorts modélisent les interactions de cohésion interatomiques (forces électrostatiques attractives et répulsives entre les ions ou atomes voisins dans le réseau cristallin).

Au voisinage de la position d'équilibre mécanique de la maille, l'énergie potentielle d'interaction interatomique E_{\mathrm{p}}(x) présente un minimum. Un développement de Taylor au second ordre (approximation harmonique) s'écrit :

E_{\mathrm{p}}(x) \approx E_{\mathrm{p}}(x_{\mathrm{éq}}) + \frac{1}{2}\left(\frac{\mathrm{d}^2 E_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}x^2}\right)_{x_{\mathrm{éq}}} (x - x_{\mathrm{éq}})^2

La force d'interaction correspondante, F = -\dfrac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}x}, est donc linéaire par rapport à l'écart à l'équilibre, ce qui justifie parfaitement le comportement élastique linéaire régi par la loi de Hooke (constantes de raideur K_1 et K_2).

2. Condition portant sur la variable x_{\mathrm{B}}

Cette approximation harmonique n'est valable que pour des déformations faibles devant les distances interatomiques caractéristiques à l'état de référence. La variable x_{\mathrm{B}}, qui mesure la variation d'abscisse du bord droit de la maille (déformation globale de la maille), doit donc respecter la condition de petites déformations :

\boxed{|x_{\mathrm{B}}| \ll a}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Cette question de compréhension a été abordée par une majorité de candidats mais avec seulement 50 % de réussite.

« Même si elle a été traitée par la majorité des candidats, seule la moitié a bien répondu. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : condition d'équilibre

Établir l'expression de la force correspondant à la situation d'équilibre.

Voir l'indice

Écrire l'équilibre mécanique des barycentres P et N soumis aux forces de rappel élastique des deux ressorts et à la force électrostatique exercée par le champ extérieur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les conditions d'équilibre mécanique des barycentres de charges \mathrm{P} et \mathrm{N} soumis chacun aux forces de rappel des deux ressorts qui leur sont liés et à la force électrostatique.
  2. En déduire les déplacements x_{\mathrm{P}} et x_{\mathrm{N}} en fonction de x_{\mathrm{B}} et E.
  3. Écrire la condition d'équilibre de l'extrémité mobile \mathrm{B} pour obtenir l'expression de la force extérieure f.
Voir la réponse courte

Équilibre mécanique du sous-système central sous l'action des forces élastiques et de la force électrostatique qE.

Voir le corrigé complet

Les déplacements algébriques des points \mathrm{P}, \mathrm{N} et \mathrm{B} le long de l'axe (\mathrm{O}, x) par rapport à leurs positions de repos sont notés respectivement x_{\mathrm{P}}, x_{\mathrm{N}} et x_{\mathrm{B}}, l'extrémité \mathrm{A} étant fixe en x = 0.

Équilibre du barycentre \mathrm{P} (charge +q) : Le point \mathrm{P} est soumis à :

  • la force de rappel du ressort de raideur K_1 lié à \mathrm{A} : \vec{F}_{1 \to \mathrm{P}} = -K_1 x_{\mathrm{P}} \vec{e}_x ;
  • la force de rappel du ressort de raideur K_2 lié à \mathrm{B} : \vec{F}_{2 \to \mathrm{P}} = K_2 (x_{\mathrm{B}} - x_{\mathrm{P}}) \vec{e}_x ;
  • la force électrostatique : \vec{F}_{\mathrm{e},\mathrm{P}} = q E \vec{e}_x.

À l'équilibre, la somme de ces forces est nulle, ce qui donne en projection sur \vec{e}_x :

-K_1 x_{\mathrm{P}} + K_2 (x_{\mathrm{B}} - x_{\mathrm{P}}) + q E = 0 \iff x_{\mathrm{P}} = \frac{K_2 x_{\mathrm{B}} + q E}{K_1 + K_2} \tag{1}

Équilibre du barycentre \mathrm{N} (charge -q) : Le point \mathrm{N} est soumis à :

  • la force de rappel du ressort de raideur K_2 lié à \mathrm{A} : \vec{F}_{2 \to \mathrm{N}} = -K_2 x_{\mathrm{N}} \vec{e}_x ;
  • la force de rappel du ressort de raideur K_1 lié à \mathrm{B} : \vec{F}_{1 \to \mathrm{N}} = K_1 (x_{\mathrm{B}} - x_{\mathrm{N}}) \vec{e}_x ;
  • la force électrostatique : \vec{F}_{\mathrm{e},\mathrm{N}} = -q E \vec{e}_x.

À l'équilibre, en projection sur \vec{e}_x :

-K_2 x_{\mathrm{N}} + K_1 (x_{\mathrm{B}} - x_{\mathrm{N}}) - q E = 0 \iff x_{\mathrm{N}} = \frac{K_1 x_{\mathrm{B}} - q E}{K_1 + K_2} \tag{2}

Équilibre de l'extrémité \mathrm{B} : L'extrémité \mathrm{B} (de masse négligeable) est soumise à la force extérieure \vec{f} = f \vec{e}_x et aux forces de rappel exercées par les deux ressorts de droite :

\begin{aligned} f \vec{e}_x - K_2 (x_{\mathrm{B}} - x_{\mathrm{P}}) \vec{e}_x - K_1 (x_{\mathrm{B}} - x_{\mathrm{N}}) \vec{e}_x = \vec{0} \end{aligned}

En utilisant les relations d'équilibre (1) et (2), on remarque que K_2(x_{\mathrm{B}} - x_{\mathrm{P}}) = K_1 x_{\mathrm{P}} - qE et K_1(x_{\mathrm{B}} - x_{\mathrm{N}}) = K_2 x_{\mathrm{N}} + qE, d'où simplement :

\begin{aligned} f &= K_1 x_{\mathrm{P}} + K_2 x_{\mathrm{N}} \end{aligned}

En remplaçant x_{\mathrm{P}} et x_{\mathrm{N}} par leurs expressions :

\begin{aligned} f &= K_1 \left( \frac{K_2 x_{\mathrm{B}} + q E}{K_1 + K_2} \right) + K_2 \left( \frac{K_1 x_{\mathrm{B}} - q E}{K_1 + K_2} \right) \\ &= \frac{2 K_1 K_2}{K_1 + K_2} x_{\mathrm{B}} - \frac{K_2 - K_1}{K_1 + K_2} q E \end{aligned}
\boxed{f(x_{\mathrm{B}}, E) = \frac{2 K_1 K_2}{K_1 + K_2} x_{\mathrm{B}} - \frac{K_2 - K_1}{K_1 + K_2} q E}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : moment dipolaire électrique

Nous définissons le moment dipolaire électrique d'une maille par le vecteur où . Exprimer en fonction des variables et ainsi que des paramètres du modèle.

Voir l'indice

Exprimer le moment dipolaire p = q(x_P - x_N) en injectant les expressions de x_P et x_N trouvées en Q2 en fonction de x_B et E.

Voir la réponse courte

Expression du barycentre des charges positives et négatives puis calcul du moment dipolaire p = q(x_P - x_N).

Voir le corrigé complet

D'après les résultats établis à la question précédente (Q2), les déplacements des barycentres \mathrm{P} et \mathrm{N} à l'équilibre s'écrivent :

x_{\mathrm{P}} = \frac{K_2 x_{\mathrm{B}} + q E}{K_1 + K_2} \quad \text{et} \quad x_{\mathrm{N}} = \frac{K_1 x_{\mathrm{B}} - q E}{K_1 + K_2}

La différence de position relative des deux barycentres vaut donc :

x_{\mathrm{P}} - x_{\mathrm{N}} = \frac{(K_2 - K_1)x_{\mathrm{B}} + 2qE}{K_1 + K_2}

Par définition du moment dipolaire p = q(x_{\mathrm{P}} - x_{\mathrm{N}}), on en déduit :

\boxed{p = \frac{K_2 - K_1}{K_1 + K_2}\, q x_{\mathrm{B}} + \frac{2q^2}{K_1 + K_2}\, E}

Résultat

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Question 4

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : équilibre d'un solide, chaîne de ressorts

Nous considérons un élément piézo-électrique formé d'un assemblage de , selon les axes respectifs , et , mailles telles que celle représentée sur la figure (2). Elles sont supposées être soumises au même champ électrique . Par ailleurs, cet assemblage est soumis, à son extrémité droite (d'abscisse ), à la force . L'élongation totale de cet assemblage, dans ces conditions, est notée .

Exprimer en fonction de , et des paramètres du modèle (toujours en situation d'équilibre).

Voir l'indice

Relier l'élongation de chaque maille à l'allongement total par x_B = \Delta / N_1, puis sommer les forces élémentaires sur les N_2 N_3 mailles réparties en parallèle sur la section transverse.

Voir la stratégie
  1. Associer les mailles en série selon l'axe (\mathrm{O},x) pour relier l'élongation totale \Delta au déplacement élémentaire x_{\mathrm{B}} d'une maille.
  2. Associer les mailles en parallèle dans le plan transverse (\mathrm{O},y,z) pour relier la force totale F à la force élémentaire f s'exerçant sur une maille.
  3. Injecter ces relations dans l'expression de la force f(x_{\mathrm{B}}, E) établie à la question 2.
Voir la réponse courte

Sommation des déplacements élémentaires de N_1 mailles en série et transmission de la force dans l'assemblage pour relier F à \Delta et E.

Voir le corrigé complet

Considérons l'assemblage de N_1 \times N_2 \times N_3 mailles élémentaires à l'équilibre :

  • Selon la direction (\mathrm{O},x), le milieu est formé de N_1 mailles disposées en série. Le champ électrique extérieur \vec{E} = E\vec{e}_x étant uniforme, chaque maille subit le même champ E et transmet la même force axiale f. Les déformations x_{\mathrm{B}} de chacune des mailles d'une file sont donc identiques. L'allongement total \Delta de l'assemblage s'écrit alors :

    \Delta = N_1 x_{\mathrm{B}} \iff x_{\mathrm{B}} = \frac{\Delta}{N_1}
  • Dans les directions transverses (\mathrm{O},y) et (\mathrm{O},z), l'assemblage comprend N_2 \times N_3 files de mailles disposées en parallèle. À la surface d'extrémité droite, la force extérieure totale \vec{F} = F\vec{e}_x se répartit uniformément sur chacune des files :

    F = N_2 N_3 f

D'après le résultat de la question 2, la force f à l'équilibre sur une maille s'écrit :

f = \frac{2K_1 K_2}{K_1 + K_2} x_{\mathrm{B}} - \frac{K_2 - K_1}{K_1 + K_2} q E

En substituant x_{\mathrm{B}} = \Delta / N_1 et en multipliant par N_2 N_3, on obtient l'expression de F :

\boxed{F = \frac{N_2 N_3}{N_1}\frac{2K_1 K_2}{K_1 + K_2}\Delta - N_2 N_3\frac{K_2 - K_1}{K_1 + K_2}qE}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Questions peu abordées et très sélectives avec un taux de réussite inférieur à 10 % en raison de la difficulté à appréhender le modèle.

« La difficulté de compréhension par les candidats du modèle ainsi formé fait que ces deux questions n’ont que faiblement été traitées. Le taux de réussite est inférieur à 10%. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : contrainte mécanique, loi de hooke

Nous notons la contrainte (force par unité de surface) à laquelle est soumis l'élément piézo-électrique et son allongement relatif (algébrique). Exprimer en fonction de et , ainsi que des paramètres , , et .

Voir l'indice

Diviser l'effort macroscopique F par l'aire S = N_2 N_3 (2a)^2 et faire intervenir l'allongement relatif \Delta_r = \Delta / (2a N_1).

Voir la réponse courte

Division de F par la section S et introduction de l'allongement relatif \Delta_r = \Delta/L pour identifier les coefficients élastique et piézo-électrique.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, chaque maille élémentaire est un cube de côté 2a selon les trois directions spatiales. On en déduit les dimensions macroscopiques de l'élément piézo-électrique :

  • sa longueur : L = 2a \, N_1 ;
  • sa section droite : S = L_y L_z = (2a \, N_2)(2a \, N_3) = 4 a^2 N_2 N_3.

D'après le résultat de la question précédente (Q4), la force totale à l'équilibre s'écrit :

F = \frac{N_2 N_3}{N_1} \frac{2 K_1 K_2}{K_1 + K_2} \Delta - N_2 N_3 \frac{K_2 - K_1}{K_1 + K_2} q E

En divisant par la section S = 4 a^2 N_2 N_3, la contrainte \sigma = F/S devient :

\begin{aligned} \sigma &= \frac{1}{4 a^2} \frac{\Delta}{N_1} \frac{2 K_1 K_2}{K_1 + K_2} - \frac{q(K_2 - K_1)}{4 a^2 (K_1 + K_2)} E \end{aligned}

Comme N_1 = \dfrac{L}{2a}, le terme \dfrac{\Delta}{N_1} s'exprime en fonction de l'allongement relatif \Delta_r = \dfrac{\Delta}{L} selon :

\frac{\Delta}{N_1} = 2a \frac{\Delta}{L} = 2a \, \Delta_r

En substituant cette relation, on obtient :

\boxed{\sigma = \frac{K_1 K_2}{a (K_1 + K_2)} \Delta_r - \frac{q (K_2 - K_1)}{4 a^2 (K_1 + K_2)} E}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Questions peu abordées et très sélectives avec un taux de réussite inférieur à 10 % en raison de la difficulté à appréhender le modèle.

« La difficulté de compréhension par les candidats du modèle ainsi formé fait que ces deux questions n’ont que faiblement été traitées. Le taux de réussite est inférieur à 10%. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : échelle mésoscopique, longueur caractéristique

Indiquer comment construire une longueur caractéristique de variation de la fonction et en proposer une expression. Préciser comment doivent être hiérarchisées l'échelle de longueur cristalline , celle de la longueur et celle de l'accroissement .

Voir l'indice

Définir la longueur caractéristique de variation spatiale par L_u^\star = |u / (\partial u/\partial x)|, puis exprimer la condition d'échelle mésoscopique : 2a \ll \mathrm{d}x \ll L_u^\star.

Voir la stratégie
  1. Pour définir la longueur caractéristique de variation spatiale L_u^\star, on relie l'ordre de grandeur des variations du champ de déplacement u à celui de sa dérivée spatiale \partial u/\partial x.
  2. Pour établir la hiérarchie des échelles spatiales, on applique les principes fondamentaux de l'approximation des milieux continus (échelle mésoscopique \mathrm{d}x intermédiaire entre l'échelle microscopique 2a et l'échelle macroscopique L_u^\star).
Voir la réponse courte

Longueur de variation L_u^\star \sim |u/(\partial u/\partial x)|, avec la hiérarchie continue 2a \ll \mathrm{d}x \ll L_u^\star.

Voir le corrigé complet

1. Construction et expression de la longueur caractéristique L_u^\star

Une longueur caractéristique de variation spatiale L_u^\star représente la distance sur laquelle le champ de déplacement u subit une variation relative de l'ordre de l'unité. En effectuant une analyse d'ordre de grandeur sur la dérivée spatiale :

\left| \frac{\partial u}{\partial x} \right| \sim \frac{u}{L_u^\star}

on en déduit l'expression locale de cette longueur caractéristique :

\boxed{L_u^\star = \left| \frac{u}{\dfrac{\partial u}{\partial x}} \right|}

À l'échelle globale de la structure, si u_0 désigne l'amplitude caractéristique du déplacement et (\partial u/\partial x)_{\max} le gradient spatial maximal, on peut également poser :

L_u^\star = \frac{u_0}{\left| \dfrac{\partial u}{\partial x} \right|_{\max}}

Pour une onde harmonique de pulsation \omega et de longueur d'onde \lambda, cette longueur est de l'ordre de L_u^\star \sim \dfrac{\lambda}{2\pi} = \dfrac{1}{k} (ou de l'ordre de la dimension macroscopique L pour les modes propres de vibration du milieu).

2. Hiérarchie des échelles de longueur

Le passage à la limite continue repose sur la définition d'un volume élémentaire mésoscopique de dimension caractéristique \mathrm{d}x. La hiérarchie requise est :

\boxed{2a \ll \mathrm{d}x \ll L_u^\star}

Cette double inégalité se justifie physiquement ainsi :

  • Condition 2a \ll \mathrm{d}x (lissage statistique) : la tranche d'épaisseur \mathrm{d}x doit contenir un très grand nombre de mailles cristallines élémentaires (N_1^{\mathrm{meso}} \sim \mathrm{d}x/(2a) \gg 1) afin que les grandeurs continues (densité, déplacement u, contrainte \sigma, polarisation P) soient statistiquement bien définies par moyenne spatiale et affranchies des fluctuations discrètes atomiques.
  • Condition \mathrm{d}x \ll L_u^\star (validité du calcul différentiel) : l'accroissement spatial \mathrm{d}x doit être suffisamment petit devant l'échelle de variation des champs macroscopiques pour que les grandeurs puissent être considérées comme quasi uniformes sur la tranche et pour justifier les développements de Taylor au premier ordre (tels que \mathrm{d}u \approx \dfrac{\partial u}{\partial x}\mathrm{d}x).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très mal traitée, nécessitant du recul et de la réflexion physique à l'échelle mésoscopique.

« Cette question a été très mal traitée comme l’est ce type de question qui demande de la réflexion, du recul sur ce que les candidats sont en train d’étudier. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 7

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : piézo-électricité, relation constitutive

Donner l'expression, en fonction des paramètres , , et , de chacun des coefficients , , et issus du modèle que nous avons développé. Vérifier que .

Voir l'indice

Identifier terme à terme les coefficients microscopiques obtenus en Q5 avec les relations phénoménologiques locales liant P et \sigma à \partial u/\partial x et E.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la polarisation volumique P à l'échelle mésoscopique en divisant le moment dipolaire p d'une maille par le volume de la maille (2a)^3, puis relier l'élongation de la maille x_{\mathrm{B}} au gradient de déplacement \frac{\partial u}{\partial x}.
  2. Identifier par identification directe avec les relations (2) de l'énoncé les coefficients \alpha et \beta, puis A et B à partir de l'expression de la contrainte \sigma obtenue à la question Q5.
Voir la réponse courte

Identification terme à terme des coefficients \alpha, \beta, A et B et vérification de la réciprocité électromécanique \beta = B.

Voir le corrigé complet

Le volume d'une maille cubique élémentaire de côté 2a vaut :

v_{\text{maille}} = (2a)^3 = 8a^3

La polarisation macroscopique P s'obtient comme la densité volumique de moment dipolaire. D'après le résultat de la question Q3 pour p, on a :

P = \frac{p}{v_{\text{maille}}} = \frac{1}{8a^3}\left[\frac{2q^2}{K_1 + K_2}E + \frac{q(K_2 - K_1)}{K_1 + K_2}x_{\mathrm{B}}\right]

À la limite continue, l'allongement d'une maille de longueur 2a au repos s'identifie à la variation locale du déplacement :

x_{\mathrm{B}} = 2a\,\frac{\partial u}{\partial x}

En injectant cette relation dans l'expression de P, il vient :

P = \frac{q^2}{4a^3(K_1 + K_2)}\,E + \frac{q(K_2 - K_1)}{4a^2(K_1 + K_2)}\,\frac{\partial u}{\partial x}

Par identification avec la relation constitutive P = \alpha E + \beta \frac{\partial u}{\partial x}, on déduit :

\boxed{\alpha = \frac{q^2}{4a^3(K_1 + K_2)}} \quad \text{et} \quad \boxed{\beta = \frac{q(K_2 - K_1)}{4a^2(K_1 + K_2)}}

D'autre part, la contrainte établie à la question Q5 s'écrit, avec \Delta_{\mathrm{r}} = \frac{\partial u}{\partial x} :

\sigma = \frac{K_1 K_2}{a(K_1 + K_2)}\,\frac{\partial u}{\partial x} - \frac{q(K_2 - K_1)}{4a^2(K_1 + K_2)}\,E

Par identification avec la loi \sigma = A \frac{\partial u}{\partial x} - B E, on obtient :

\boxed{A = \frac{K_1 K_2}{a(K_1 + K_2)}} \quad \text{et} \quad \boxed{B = \frac{q(K_2 - K_1)}{4a^2(K_1 + K_2)}}

On constate immédiatement l'égalité :

\boxed{\beta = B}

Résultat

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1.2 · Étude électrostatique

Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : équation de maxwell-gauss

Établir, à partir de l'équation de Maxwell-Gauss, l'équation liant la composante du champ électrique à la dérivée partielle et à une fonction du temps , à ce stade encore arbitraire. Nous poserons .

Voir l'indice

Partir de \mathrm{div}\,\vec{D} = 0 en l'absence de charges libres en volume, avec \vec{D} = \varepsilon_0 \vec{E} + \vec{P}, et intégrer spatialement selon l'axe (Ox).

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'équation de Maxwell-Gauss locale dans le milieu piézo-électrique en tenant compte de l'absence de charges libres et de la présence des charges de polarisation.
  2. Exploiter la symétrie unidimensionnelle du problème pour projeter l'équation selon l'axe (Ox).
  3. Injecter la loi de comportement reliant la polarisation P au champ électrique E et au gradient de déplacement \partial u/\partial x, puis intégrer spatialement.
Voir la réponse courte

Équation de Maxwell-Gauss unidimensionnelle intégrée selon x, faisant apparaître une constante d'intégration dépendant du temps f_Q(t).

Voir le corrigé complet

Le milieu piézo-électrique est un isolant parfait dépourvu de charges libres (\rho_{\text{libre}} = 0). Les seules charges volumiques présentes sont les charges de polarisation :

\rho = \rho_P = -\operatorname{div}\vec{P}

Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi permanents (ARQP), l'équation de Maxwell-Gauss s'écrit à chaque instant :

\operatorname{div}\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon_0} = -\frac{1}{\varepsilon_0}\operatorname{div}\vec{P}

ce qui équivaut à :

\operatorname{div}\left(\varepsilon_0\vec{E} + \vec{P}\right) = 0

Dans le modèle unidimensionnel considéré, le champ électrique et la polarisation sont dirigés selon \vec{e}_x et ne dépendent spatialement que de la coordonnée x :

\vec{E} = E(x, t)\,\vec{e}_x \quad \text{et} \quad \vec{P} = P(x, t)\,\vec{e}_x

L'opérateur divergence se réduit donc à la dérivée spatiale selon x :

\frac{\partial}{\partial x}\Big(\varepsilon_0 E(x, t) + P(x, t)\Big) = 0

En utilisant la relation locale de comportement issue de l'équation (2) :

P(x, t) = \alpha E(x, t) + \beta\frac{\partial u}{\partial x}(x, t)

il vient :

\varepsilon_0 E + P = (\varepsilon_0 + \alpha) E + \beta\frac{\partial u}{\partial x} = \varepsilon E + \beta\frac{\partial u}{\partial x}

en ayant posé la permittivité diélectrique effective \varepsilon = \varepsilon_0 + \alpha. L'annulation de la dérivée spatiale implique que la quantité \varepsilon E + \beta\,\frac{\partial u}{\partial x} est uniforme dans le milieu et ne dépend que du temps t :

\frac{\partial}{\partial x}\left(\varepsilon E + \beta\frac{\partial u}{\partial x}\right) = 0

En introduisant une fonction du temps f_Q(t) arbitraire à ce stade, on obtient la relation :

\boxed{\varepsilon E(x, t) = -\beta\frac{\partial u}{\partial x}(x, t) + f_Q(t)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 9

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : théorème de gauss, relation de passage

Relier la fonction à la charge portée par l'électrode de droite. Établir alors que la composante vérifie l'équation :

Voir l'indice

Utiliser la relation de passage du vecteur déplacement électrique ou du champ électrique à la surface de l'électrode droite chargée par +Q.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les densités de charges (libre et de polarisation) sur la face interne de l'électrode droite à l'abscisse x = L.
  2. Appliquer la relation de passage du champ électrique à travers cette interface en utilisant l'annulation du champ électrique au sein de l'électrode métallique.
  3. Identifier la fonction f_Q(t) et en déduire l'équation (3).
Voir la réponse courte

Conservation de la charge sur l'électrode et intégrale du déplacement diélectrique pour identifier f_Q(t) = -Q(t)/S.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q8, la combinaison de la loi de Maxwell-Gauss et de la définition de la polarisation \vec{P} = \left(\alpha E + \beta \frac{\partial u}{\partial x}\right)\vec{e}_x conduit à :

\varepsilon_0 E(x, t) + P(x, t) = \varepsilon E(x, t) + \beta \frac{\partial u}{\partial x}(x, t) = f_Q(t)

où f_Q(t) est uniforme dans tout le domaine piézo-électrique.

Considérons l'interface à l'extrémité droite du milieu (x = L), en contact avec l'électrode métallique (D) :

  • L'électrode droite porte la charge totale +Q(t) répartie uniformément sur sa surface interne d'aire S, ce qui correspond à une densité surfacique de charge libre :

    \sigma_{\text{libre}} = \frac{Q(t)}{S}
  • La polarisation fait apparaître à la surface du milieu piézo-électrique une densité surfacique de charge liée \sigma_P = \vec{P}(L^-, t)\cdot \vec{n}_{\text{ext}}. La normale unitaire sortant du diélectrique étant \vec{n}_{\text{ext}} = \vec{e}_x, on a :

    \sigma_P = P(L^-, t)

La densité surfacique totale de charge à cette frontière s'écrit donc :

\sigma_{\text{tot}} = \sigma_{\text{libre}} + \sigma_P = \frac{Q(t)}{S} + P(L^-, t)

Appliquons la relation de passage du champ électrique à la traversée de cette surface chargée, orientée par \vec{e}_x du milieu piézo-électrique (x < L) vers le conducteur métallique (x > L) :

\vec{E}(L^+, t) - \vec{E}(L^-, t) = \frac{\sigma_{\text{tot}}}{\varepsilon_0}\,\vec{e}_x

Le champ électrique étant nul dans le métal en régime quasi stationnaire (\vec{E}(L^+, t) = \vec{0}), sa projection sur l'axe (Ox) donne :

- E(L^-, t) = \frac{1}{\varepsilon_0}\left(\frac{Q(t)}{S} + P(L^-, t)\right)

soit :

\varepsilon_0 E(L^-, t) + P(L^-, t) = -\frac{Q(t)}{S}

Or, la quantité \varepsilon_0 E(x, t) + P(x, t) ne dépend pas de x et vaut précisément f_Q(t). On en déduit :

\boxed{f_Q(t) = -\frac{Q(t)}{S}}

En réinjectant cette expression dans la relation établie à la question Q8, on obtient l'équation régissant le champ électrique :

\boxed{\varepsilon E = -\beta \frac{\partial u}{\partial x} - \frac{Q}{S}}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : potentiel électrostatique, capacité d'un condensateur

Déduire de l'équation (3) l'expression du potentiel électrostatique en fonction du déplacement , de la charge , de l'abscisse ainsi que des paramètres du modèle. Exprimer ensuite la différence de potentiel en fonction de et . On fera apparaître, dans cette expression, la capacité électrique .

Voir l'indice

Intégrer le champ électrique E = -\partial V/\partial x entre 0 et x avec V(0, t) = 0, puis évaluer \psi(t) = V(L, t) en faisant apparaître C_e = \varepsilon S / L.

Voir la stratégie
  1. Dans l'approximation des régimes quasi permanents, relier la composante E(x,t) du champ électrique au potentiel électrostatique V(x,t) par la relation E = -\frac{\partial V}{\partial x}.
  2. Intégrer cette équation par rapport à la variable d'espace x en utilisant les conditions aux limites à l'électrode fixe en x = 0 : référence de potentiel V(0,t) = 0 et déplacement nul u(0,t) = 0.
  3. Évaluer le potentiel à l'extrémité droite x = L pour en déduire la d.d.p. \psi(t) = V(L,t) - V(0,t) et introduire la capacité C_e = \frac{\varepsilon S}{L}.
Voir la réponse courte

Intégration de E = -\partial V/\partial x entre 0 et L, faisant apparaître la capacité C_e = \varepsilon S/L et le terme de couplage piézo-électrique.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi permanents (ARQS), le champ électrique dérive d'un potentiel électrostatique scalaire :

\vec{E}(x,t) = -\vec{\nabla} V(x,t) \implies E(x,t) = -\frac{\partial V}{\partial x}(x,t)

En injectant cette relation dans l'équation (3) établie à la question précédente :

\varepsilon E(x,t) = -\beta \frac{\partial u}{\partial x}(x,t) - \frac{Q(t)}{S}

il vient directement :

\frac{\partial V}{\partial x}(x,t) = \frac{\beta}{\varepsilon}\frac{\partial u}{\partial x}(x,t) + \frac{Q(t)}{\varepsilon S}

On intègre spatialement cette équation entre l'électrode de gauche (x = 0) et une abscisse x quelconque :

V(x,t) - V(0,t) = \frac{\beta}{\varepsilon}\bigl(u(x,t) - u(0,t)\bigr) + \frac{Q(t)}{\varepsilon S}x

L'énoncé précise que l'électrode de gauche est maintenue fixe et sert de référence de potentiel, ce qui impose :

V(0,t) = 0 \quad \text{et} \quad u(0,t) = 0

On en déduit l'expression du potentiel électrostatique en tout point du milieu :

\boxed{V(x,t) = \frac{\beta}{\varepsilon} u(x,t) + \frac{Q(t)}{\varepsilon S}x}

La différence de potentiel \psi(t) imposée par le générateur correspond au potentiel de l'électrode de droite (x = L) par rapport à l'électrode de référence (x = 0) :

\psi(t) = V(L,t) - V(0,t) = V(L,t)

Comme |u(L,t)| \ll L, on évalue l'expression en x = L :

\psi(t) = \frac{\beta}{\varepsilon} u(L,t) + \frac{L}{\varepsilon S} Q(t)

En introduisant la capacité géométrique C_e = \frac{\varepsilon S}{L} de l'élément piézo-électrique :

\boxed{\psi(t) = \frac{Q(t)}{C_e} + \frac{\beta}{\varepsilon} u(L,t)}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : contrainte piézo-électrique

Établir que la contrainte peut s'écrire sous la forme :

Préciser l'expression de chacune des constantes et .

Voir l'indice

Injecter l'expression locale de E(x, t) issue de l'équation (3) dans la loi de comportement mécanique pour \sigma(x, t).

Voir la stratégie
  1. Partir de la loi de comportement mécanique locale liant la contrainte \sigma, la déformation \partial u/\partial x et le champ électrique E (seconde relation du système (2)).
  2. Exprimer le champ électrique E(x, t) en fonction du gradient spatial de déplacement \partial u/\partial x et de la charge Q(t) à l'aide de l'équation (3) établie en question Q9.
  3. Substituer cette expression dans celle de \sigma(x,t), utiliser l'égalité \beta = B établie en question Q7, puis identifier par identification directe les constantes A' et B'.
Voir la réponse courte

Substitution du champ électrique E(x,t) dans la relation liant la contrainte à l'allongement et au champ pour exprimer A' et B'.

Voir le corrigé complet

D'après la seconde équation du système (2) issue du passage à la limite continue, la contrainte mécanique locale s'écrit :

\sigma(x, t) = A \frac{\partial u}{\partial x}(x, t) - B E(x, t)

Par ailleurs, l'équation (3) établie à la question Q9 relie le champ électrique local à la déformation et à la charge macroscopique Q(t) :

E(x, t) = -\frac{\beta}{\varepsilon} \frac{\partial u}{\partial x}(x, t) - \frac{Q(t)}{\varepsilon S}

En injectant l'expression de E(x, t) dans celle de \sigma(x, t), on obtient :

\begin{aligned} \sigma(x, t) &= A \frac{\partial u}{\partial x}(x, t) - B \left( -\frac{\beta}{\varepsilon} \frac{\partial u}{\partial x}(x, t) - \frac{Q(t)}{\varepsilon S} \right) \\ &= \left( A + \frac{B \beta}{\varepsilon} \right) \frac{\partial u}{\partial x}(x, t) + \frac{B}{\varepsilon S} Q(t) \end{aligned}

En utilisant la relation \beta = B démontrée à la question Q7, cette équation prend bien la forme requise :

\sigma(x, t) = A' \frac{\partial u}{\partial x}(x, t) + \frac{B'}{S} Q(t)

avec les constantes :

\boxed{A' = A + \frac{B^2}{\varepsilon}} \quad \text{et} \quad \boxed{B' = \frac{B}{\varepsilon}}

Résultat

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1.3 · Étude mécanique

Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : équation de d'alembert, principe fondamental de la dynamique

En appliquant le principe fondamental de la dynamique à une tranche élémentaire du milieu, établir que l'équation aux dérivées partielles vérifiée par la fonction prend la forme :

On précisera l'expression du coefficient (choisi positif).

Voir l'indice

Appliquer le PFD selon (Ox) à une tranche de matière de masse \mathrm{d}m = \rho S \mathrm{d}x soumise aux efforts de contrainte S\sigma(x+\mathrm{d}x, t) - S\sigma(x, t) avec \partial\sigma/\partial x = A'\partial^2 u/\partial x^2.

Voir la stratégie
  1. Définir le système fermé constitué par la tranche élémentaire de milieu piézo-électrique comprise entre x et x + \mathrm{d}x à l'instant t, et calculer sa masse \mathrm{d}m.
  2. Effectuer le bilan des forces extérieures exercées sur cette tranche selon l'axe (Ox), en utilisant la définition de la contrainte \sigma(x,t) donnée par l'énoncé et le principe des actions réciproques.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique et exploiter l'expression de \sigma(x,t) établie à la question Q11 pour identifier la célérité c.
Voir la réponse courte

PFD appliqué à une tranche de barreau de section S et d'épaisseur \mathrm{d}x soumise aux contraintes élastiques sur ses faces.

Voir le corrigé complet

Considérons, dans le référentiel d'étude supposé galiléen, le système fermé constitué par la tranche de matériau comprise entre les plans d'abscisses au repos x et x + \mathrm{d}x, de section droite S.

La masse de cette tranche élémentaire s'écrit :

\mathrm{d}m = \rho S \, \mathrm{d}x

Son accélération selon l'axe (Ox) est donnée au premier ordre par :

\vec{a} = \frac{\partial^2 u}{\partial t^2}(x,t) \, \vec{e}_x

D'après l'énoncé, la pesanteur est négligée. Les seules forces appliquées à la tranche selon (Ox) sont les forces de contact surfaciques exercées par les parties adjacentes du milieu :

  • en x + \mathrm{d}x, la partie droite (abscisses > x + \mathrm{d}x) exerce sur la tranche (située à gauche de cette interface) la force :

    \vec{F}_{\text{droite} \to \text{tranche}} = \sigma(x + \mathrm{d}x, t) \, S \, \vec{e}_x
  • en x, d'après le principe des actions réciproques, la force exercée par la partie gauche (abscisses \le x) sur la tranche (située à droite de x) est l'opposée de celle exercée par la tranche sur la partie gauche :

    \vec{F}_{\text{gauche} \to \text{tranche}} = - \sigma(x, t) \, S \, \vec{e}_x

La résultante des forces s'exerçant sur la tranche est donc :

\mathrm{d}\vec{F} = \left[ \sigma(x + \mathrm{d}x, t) - \sigma(x, t) \right] S \, \vec{e}_x = \frac{\partial \sigma}{\partial x}(x, t) \, S \, \mathrm{d}x \, \vec{e}_x

D'après le résultat de la question Q11, la contrainte s'écrit :

\sigma(x, t) = A' \frac{\partial u}{\partial x}(x, t) + \frac{B'}{S} Q(t)

La charge Q(t) ne dépendant pas de l'abscisse x, la dérivée spatiale de la contrainte vaut simplement :

\frac{\partial \sigma}{\partial x}(x, t) = A' \frac{\partial^2 u}{\partial x^2}(x, t)

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à la tranche élémentaire projeté sur \vec{e}_x s'écrit :

\mathrm{d}m \, \frac{\partial^2 u}{\partial t^2}(x,t) = \mathrm{d}F

soit :

\rho S \, \mathrm{d}x \, \frac{\partial^2 u}{\partial t^2}(x,t) = A' \frac{\partial^2 u}{\partial x^2}(x,t) \, S \, \mathrm{d}x

En simplifiant par S \, \mathrm{d}x, on obtient l'équation d'onde de d'Alembert :

\frac{\partial^2 u}{\partial t^2} = c^2 \frac{\partial^2 u}{\partial x^2}

avec pour coefficient c positif :

\boxed{c = \sqrt{\frac{A'}{\rho}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas oublier que le coefficient c apparaissait au carré dans l'équation.

« un certain nombre d’étudiants n’ont pas vu que le coefficient « c » était au carré à la question 12. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : relation de dispersion

Justifier que, structurellement, l'équation (5) impose qu'à une pulsation soient associés deux nombres d'onde et . Donner leur expression.

Voir l'indice

Injecter la solution harmonique d'onde progressive dans l'équation de d'Alembert pour obtenir la relation de dispersion k^2 = \omega^2 / c^2.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme d'onde harmonique proposée à l'équation (6) dans l'équation d'onde de d'Alembert (5).
  2. En déduire la relation de dispersion liant \omega et k, puis expliciter les deux solutions k_+ et k_-.
Voir la réponse courte

Injection d'une onde harmonique dans l'équation de d'Alembert : relation de dispersion non dispersive k_\pm = \pm \omega/c.

Voir le corrigé complet

Considérons la solution d'onde harmonique sous forme complexe donnée par l'équation (6) :

\underline{u}(x, t) = \underline{\tilde{u}} \exp (j\omega t - jkx)

En dérivant deux fois successivement par rapport au temps et par rapport à l'espace, il vient :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 \underline{u}}{\partial t^2}(x, t) &= (j\omega)^2 \, \underline{u}(x, t) = -\omega^2 \underline{u}(x, t) \\ \frac{\partial^2 \underline{u}}{\partial x^2}(x, t) &= (-jk)^2 \, \underline{u}(x, t) = -k^2 \underline{u}(x, t) \end{aligned}

En injectant ces dérivées dans l'équation d'onde de d'Alembert (5), \dfrac{\partial^2 u}{\partial t^2} = c^2 \dfrac{\partial^2 u}{\partial x^2}, on obtient :

-\omega^2 \underline{u}(x, t) = -c^2 k^2 \underline{u}(x, t)

Pour une solution non triviale (\underline{\tilde{u}} \neq 0), on en déduit la relation de dispersion :

k^2 = \frac{\omega^2}{c^2}

Structurellement, la présence d'une dérivée seconde en espace dans l'équation de d'Alembert conduit à une relation algébrique du second degré en k. À toute pulsation \omega sont donc associées deux racines opposées :

\boxed{k_+ = \frac{\omega}{c} \quad \text{et} \quad k_- = -\frac{\omega}{c}}

Résultat

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, TSI1

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : onde stationnaire, condition aux limites

Dans le cas où (supposée alors positive, voire nulle), justifier que les solutions prennent la forme :

L'amplitude complexe n'est, a priori, plus celle apparaissant dans l'équation (6).

Voir l'indice

Superposer les deux ondes planes progressives se propageant en sens opposés et imposer la condition de déplacement nul au bord fixe u(0, t) = 0.

Voir la stratégie
  1. Écrire la forme générale d'une solution monochromatique de pulsation \omega comme combinaison linéaire des deux modes progressif et régressif trouvés à la question précédente.
  2. Appliquer la condition aux limites imposée par la fixation mécanique de l'électrode en x = 0.
  3. Identifier la constante complexe \underline{\tilde{u}} pour obtenir la forme demandée d'onde stationnaire.
Voir la réponse courte

La condition d'encastrement u(0,t) = 0 impose la structure spatiale sinusoïdale \sin(kx) de l'onde stationnaire.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q13, à une pulsation \omega \in \mathbb{R}^+ sont associés les deux nombres d'onde k_+ = k = \omega/c et k_- = -k. Par linéarité de l'équation de d'Alembert, la solution monochromatique générale s'écrit sous la forme d'une superposition d'ondes planes progressives se propageant en sens inverses :

\underline{u}(x, t) = \left( \underline{A} \, \mathrm{e}^{-j k x} + \underline{B} \, \mathrm{e}^{j k x} \right) \mathrm{e}^{j \omega t}

où \underline{A} et \underline{B} sont deux constantes complexes d'intégration.

L'électrode située en x = 0 étant maintenue fixe, la condition aux limites mécanique impose :

\forall t, \quad \underline{u}(0, t) = 0 \implies \underline{A} + \underline{B} = 0 \implies \underline{B} = -\underline{A}

L'expression de \underline{u}(x, t) devient alors :

\begin{aligned} \underline{u}(x, t) &= \underline{A} \left( \mathrm{e}^{-j k x} - \mathrm{e}^{j k x} \right) \mathrm{e}^{j \omega t} \\ &= -2 j \underline{A} \, \sin(kx) \, \mathrm{e}^{j \omega t} \end{aligned}

En posant \underline{\tilde{u}} = -2 j \underline{A} \in \mathbb{C}, on obtient bien la structure d'onde stationnaire demandée :

\boxed{\underline{u}(x, t) = \underline{\tilde{u}} \exp(j\omega t) \sin(kx)}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, TSI1

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : mode propre, pulsation réelle

Justifier que la pulsation est, dans ce cas, réelle (que nous choisirons positive).

Voir l'indice

En régime libre sans terme dissipatif, le système conserve son énergie mécanique, ce qui exclut toute partie imaginaire pour \omega.

Voir la stratégie
  1. Identifier les échanges énergétiques du système avec le milieu extérieur aux frontières mécaniques et électriques.
  2. Conclure sur la nature conservative du système en l'absence de tout mécanisme de dissipation.
  3. Relier la conservation de l'énergie à l'annulation de la partie imaginaire de la pulsation complexe \omega.
Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie mécanique du barreau sans terme dissipatif, imposant des pulsations propres purement réelles.

Voir le corrigé complet

Considérons le système constitué de l'élément piézo-électrique entre x = 0 et x = L :

  • À l'extrémité gauche (x = 0) : la surface est fixe, donc sa vitesse est nulle :

    \frac{\partial u}{\partial t}(0, t) = 0 \implies \mathcal{P}_{\text{méc}}(0, t) = 0
  • À l'extrémité droite (x = L) : la surface est libre de toute contrainte extérieure, soit \sigma(L, t) = 0, d'où une puissance mécanique échangée nulle :

    \mathcal{P}_{\text{méc}}(L, t) = -S\,\sigma(L, t)\,\frac{\partial u}{\partial t}(L, t) = 0
  • Sur le plan électrique : la charge est constante et nulle (Q = 0), le courant échangé avec l'extérieur est donc nul (i = \frac{\mathrm{d}Q}{\mathrm{d}t} = 0), ce qui implique une puissance électrique échangée nulle :

    \mathcal{P}_{\text{élec}}(t) = \psi(t)\,i(t) = 0
  • Dans le volume du milieu : le comportement élastique est modélisé sans terme visqueux ni frottement interne (équation de d'Alembert purement conservative sans dérivée temporelle d'ordre un).

Le système mécanique et électrostatique est donc strictement conservatif : son énergie totale reste constante au cours du temps.

En décomposant la pulsation complexe sous la forme \omega = \omega_{\mathrm{r}} + \mathrm{j}\omega_{\mathrm{i}} avec (\omega_{\mathrm{r}}, \omega_{\mathrm{i}}) \in \mathbb{R}^2, le facteur d'évolution temporelle s'écrit :

\exp(\mathrm{j}\omega t) = \exp(-\omega_{\mathrm{i}} t)\,\exp(\mathrm{j}\omega_{\mathrm{r}} t)
  • Si \omega_{\mathrm{i}} < 0, l'amplitude croîtrait exponentiellement au cours du temps, ce qui conduirait à une divergence de l'énergie, en violation de la conservation de l'énergie.
  • Si \omega_{\mathrm{i}} > 0, l'amplitude décroîtrait exponentiellement au cours du temps, ce qui traduirait une dissipation d'énergie, impossible en l'absence de tout terme dissipatif.

Par conséquent, on a nécessairement \omega_{\mathrm{i}} = 0, ce qui assure :

\boxed{\omega \in \mathbb{R}}

Par convention, on choisit \omega \ge 0, le signe de la pulsation pouvant toujours être absorbé dans la phase de l'amplitude complexe.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Seule la moitié des candidats a abordé cette question de raisonnement, mais elle a été bien réussie par ceux qui l'ont traitée.

« La question 15 est une question de raisonnement, seuls 50% des candidats ont traité cette question mais celles et ceux qui l’ont abordée ont bien répondu. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, TSI1

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : mode propre

Établir que les solutions de l'équation aux dérivées partielles (5) prennent alors la forme :

Donner l'expression du nombre d'onde ainsi que celle de la pulsation correspondant au mode . On choisira la dépendance de ces grandeurs avec l'entier telle que la valeur corresponde au premier mode (c'est-à-dire à celui de plus basse fréquence).

Voir l'indice

Traduire la condition de bord libre en x = L (\sigma(L, t) = 0 avec Q=0), ce qui revient à annuler la dérivée spatiale \partial u/\partial x(L, t).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition aux limites mécanique en x = L (extrémité libre) à l'aide de la contrainte \sigma(L, t) avec Q = 0.
  2. Appliquer cette condition à la solution stationnaire obtenue à la question Q14 pour déterminer la condition de quantification sur le nombre d'onde k.
  3. En déduire les expressions de k_q et de la pulsation propre \omega_q en indexant les modes par q \in \mathbb{N}^\star de sorte que q = 1 corresponde au mode fondamental, puis expliciter la forme réelle du déplacement.
Voir la réponse courte

Condition d'extrémité libre \partial u/\partial x(L, t) = 0 donnant la quantification k_q L = (q - 1/2)\pi et \omega_q = c k_q.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de la contrainte établie à la question Q11 :

\sigma(x, t) = A' \frac{\partial u}{\partial x}(x, t) + \frac{B'}{S} Q(t)

Dans le cadre de cette étude, Q(t) = 0 et l'extrémité droite en x = L est libre de toute contrainte mécanique extérieure, ce qui impose :

\sigma(L, t) = 0 \iff A' \frac{\partial u}{\partial x}(L, t) = 0 \iff \frac{\partial u}{\partial x}(L, t) = 0

D'après la question Q14, le déplacement s'écrit en représentation complexe sous la forme :

\underline{u}(x, t) = \underline{\tilde{u}} \exp(j\omega t) \sin(kx) \quad \text{avec } k = \frac{\omega}{c} > 0

La dérivée spatiale en x = L vaut :

\frac{\partial \underline{u}}{\partial x}(L, t) = k \, \underline{\tilde{u}} \exp(j\omega t) \cos(kL)

Pour avoir une solution non triviale (\underline{\tilde{u}} \neq 0), la condition aux limites impose :

\cos(kL) = 0 \iff kL = \frac{\pi}{2} + (q - 1)\pi = (2q - 1)\frac{\pi}{2} \quad (q \in \mathbb{N}^\star)

On en déduit la quantification du nombre d'onde k_q :

\boxed{k_q = \frac{(2q - 1)\pi}{2L} \quad (q \in \mathbb{N}^\star)}

La pulsation propre associée \omega_q = c k_q s'écrit alors :

\boxed{\omega_q = \frac{(2q - 1)\pi c}{2L} = \frac{(2q - 1)\pi}{2L}\sqrt{\frac{A'}{\rho}} \quad (q \in \mathbb{N}^\star)}

Le choix q = 1 donne la pulsation la plus basse \omega_1 = \frac{\pi c}{2L}, correspondant bien au mode fondamental.

En choisissant l'amplitude complexe réelle (\underline{\tilde{u}} = A_q \in \mathbb{R}), ce qui revient à fixer l'origine des dates telle que la vitesse en t = 0 soit nulle, la partie réelle de \underline{u}(x, t) donne directement la forme demandée :

\boxed{u_q(x, t) = A_q \cos(\omega_q t) f_q(x) \quad \text{avec} \quad f_q(x) = \sin(k_q x)}

Résultat

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en PCSI, TSI1

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : profil spatial de mode propre

Représenter graphiquement la dépendance des fonctions et avec la variable .

Voir l'indice

Tracer sur [0, 1] les fonctions f_1(x) = \sin(\pi x / (2L)) et f_2(x) = \sin(3\pi x / (2L)) en précisant nœuds et ventres.

Voir la réponse courte

Tracé des profils f_1(x) = \sin(\pi x/2L) et f_2(x) = \sin(3\pi x/2L) entre 0 et 1.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q16, l'expression générale de la fonction spatiale associée au mode q est :

f_q(x) = \sin(k_q x) \quad \text{avec} \quad k_q = \frac{(2q-1)\pi}{2L}

En introduisant la variable adimensionnée X = \dfrac{x}{L} \in [0, 1], on obtient pour les deux premiers modes :

  • Pour le mode fondamental (q = 1) :

    f_1(X) = \sin\left(\frac{\pi}{2} X\right)

    Cette fonction est strictement croissante sur [0, 1], avec un nœud en X = 0 (f_1(0) = 0) et un ventre en X = 1 (f_1(1) = 1, avec une dérivée nulle f_1'(1) = 0).

  • Pour le deuxième mode (q = 2) :

    f_2(X) = \sin\left(\frac{3\pi}{2} X\right)

    Cette fonction s'annule en X = 0 et en X = \dfrac{2}{3}, atteint un maximum égal à +1 en X = \dfrac{1}{3}, et présente un ventre d'amplitude -1 à l'extrémité libre X = 1 (avec une tangente horizontale f_2'(1) = 0).

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury exigeait un tracé soigné avec des axes correctement légendés et une identification claire des deux modes propres f1 et f2.

« Pour la question 17, seuls les étudiants ayant bien compris comment caractériser les modes propres de vibration mécanique en régime libre ont pu tracer correctement ces deux fonctions »

« Les correcteurs ont été attentifs à ce que les axes soient bien référencés et que les deux fonctions f1 et f2 soient clairement identifiées. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, TSI1

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : conservation de l'énergie mécanique

Justifier que, dans ce cas encore, (que nous choisirons positive).

Voir l'indice

L'ajout d'une masse ponctuelle non dissipative ne crée aucun mécanisme de dissipation énergétique ; les modes propres restent purement oscillants.

Voir la stratégie

Pour justifier que la pulsation propre \omega est réelle, on réalise un bilan énergétique qualitatif du système global constitué de l'élément piézo-électrique et de la masse M_{\mathrm{o}}.

Voir la réponse courte

Système globalement conservatif (barreau élastique + masse ponctuelle non dissipative), d'où des fréquences propres réelles.

Voir le corrigé complet

Considérons le système global fermé constitué de l'élément piézo-électrique et de la masse M_{\mathrm{o}} fixée en x = L :

  • L'extrémité gauche en x = 0 est fixe (u(0,t) = 0), la puissance mécanique échangée y est donc nulle ;
  • La masse M_{\mathrm{o}} n'est soumise à aucune force extérieure autre que celle exercée par le barreau piézo-électrique, et aucun frottement (fluide ou solide) n'est introduit ;
  • L'élément piézo-électrique est modélisé comme un milieu élastique parfait, sans viscosité ni pertes diélectriques, et la charge électrique est constante et nulle (Q = 0), excluant tout transfert ou dissipation d'énergie par voie électrique.

Le système global est donc strictement conservatif : son énergie mécanique totale est constante au cours du temps.

Or, une pulsation \omega \in \mathbb{C} s'écrirait sous la forme \omega = \omega_r + j\,\omega_i, conduisant à un facteur temporel en \mathrm{e}^{j\omega t} = \mathrm{e}^{-\omega_i t}\,\mathrm{e}^{j\omega_r t} :

  • \omega_i > 0 correspondrait à un régime amorti (perte continue d'énergie mécanique, impossible sans processus dissipatif) ;
  • \omega_i < 0 correspondrait à une instabilité avec divergence exponentielle (croissance infinie de l'énergie mécanique, impossible en régime libre sans source active d'énergie).

L'invariance de l'énergie mécanique impose donc \omega_i = 0, soit :

\boxed{\omega \in \mathbb{R}}

Par convention physique, on choisit \omega \ge 0.

Résultat

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : condition aux limites, principe fondamental de la dynamique

Nous supposons que la longueur de l'objet, selon l'axe , vérifie . Traduire la condition limite en . Préciser en quoi l'hypothèse adoptée ici conditionne son écriture.

Voir l'indice

L'approximation k L_o \ll 1 permet de considérer l'objet comme un solide indéformable se déplaçant d'un bloc avec l'accélération \partial^2 u/\partial t^2(L, t).

Voir la stratégie
  1. Interpréter la condition k L_{\mathrm{o}} \ll 1 en la reliant à la longueur d'onde acoustique afin de justifier le modèle du solide indéformable pour l'objet de masse M_{\mathrm{o}}.
  2. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à ce solide à l'interface x = L en utilisant le principe des actions réciproques pour exprimer la force exercée par le milieu piézo-électrique.
Voir la réponse courte

PFD appliqué à la masse terminale M_o : force élastique exercée par le barreau -S\sigma(L,t) = M_o \partial^2 u/\partial t^2(L,t).

Voir le corrigé complet

1. Rôle et conséquence de l'hypothèse k L_{\mathrm{o}} \ll 1 :

Le nombre d'onde est relié à la longueur d'onde de vibration \lambda par k = \frac{2\pi}{\lambda}. La condition s'écrit donc :

L_{\mathrm{o}} \ll \frac{\lambda}{2\pi}

La dimension de l'objet selon (\mathrm{O}x) est très petite devant la longueur d'onde spatiale de déformation. De manière équivalente, le temps de propagation d'une onde élastique à travers l'objet est négligeable devant la période temporelle T = \frac{2\pi}{\omega}.

Cette hypothèse permet de négliger toute déformation interne de l'objet et de le modéliser comme un solide indéformable (comportement de masse ponctuelle ou globale). L'ensemble des points de l'objet possède ainsi, à tout instant, le même déplacement et la même accélération que l'interface en x = L, soit :

a_{\mathrm{o}}(t) = \frac{\partial^2 u}{\partial t^2}(L, t)

Sans cette hypothèse, il aurait fallu traiter l'objet comme un milieu continu élastique siège de réflexions et transmissions d'ondes.

2. Condition aux limites en x = L :

Système : solide de masse M_{\mathrm{o}}, dans le référentiel galiléen du laboratoire.

Bilan des forces : la seule force s'exerçant sur le solide est l'action de contact exercée par la surface d'abscisse x = L du milieu piézo-électrique. D'après la définition de la contrainte \sigma(x,t) (force par unité de surface exercée par la partie x > L sur la partie x \le L) et le principe des actions réciproques :

\vec{F}_{\text{piezo} \to \text{solide}} = - \sigma(L, t) S \, \vec{e}_x

En régime libre sans charge électrique (Q = 0), la contrainte s'écrit d'après la relation (4) :

\sigma(L, t) = A' \frac{\partial u}{\partial x}(L, t)

L'application du principe fondamental de la dynamique au solide projeté selon l'axe (\mathrm{O}x) donne :

M_{\mathrm{o}} \frac{\partial^2 u}{\partial t^2}(L, t) = - S A' \frac{\partial u}{\partial x}(L, t)

soit la condition aux limites :

\boxed{M_{\mathrm{o}} \frac{\partial^2 u}{\partial t^2}(L, t) + S A' \frac{\partial u}{\partial x}(L, t) = 0}

En régime harmonique (u(x, t) = \operatorname{Re}\left(\underline{u}(x, t)\right) avec \underline{u}(x,t) \propto \mathrm{e}^{j\omega t}), cette condition s'écrit de manière équivalente :

\boxed{M_{\mathrm{o}} \omega^2 \underline{u}(L, t) = S A' \frac{\partial \underline{u}}{\partial x}(L, t)}

Résultat

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, TSI1

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : équation transcendantale

Établir que le nombre d'onde est alors solution de l'équation :

Donner l'expression de la constante positive en fonction de , , et . En proposer une interprétation physique.

Voir l'indice

Écrire le PFD sur la masse M_o soumise à la seule force de contrainte exercée par le barreau en x=L, puis injecter la forme propre stationnaire.

Voir la stratégie
  1. Injecter l'expression du champ de déplacement stationnaire issue de la question Q14 dans la condition aux limites dynamique établie à la question Q19.
  2. Exprimer la pulsation \omega en fonction de k et de la célérité c = \sqrt{A'/\rho} (établie à la question Q12) pour faire apparaître la variable \theta = kL.
  3. Identifier le coefficient \mu et l'interpréter physiquement comme le rapport de deux masses caractéristiques du problème.
Voir la réponse courte

Remplacement de la solution modale dans la condition limite en x=L, aboutissant à \cot(kL) = (M_o/m)kL avec \mu = M_o/m.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q14, le champ de déplacement en régime harmonique s'écrit sous la forme stationnaire :

\underline{u}(x, t) = \underline{\tilde{u}} \exp(j\omega t) \sin(kx)

avec la relation de dispersion \omega = c k, où c = \sqrt{A'/\rho} d'après la question Q12, soit :

A' = \rho c^2

Calculons les dérivées partielles nécessaires en x = L :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 \underline{u}}{\partial t^2}(L, t) &= -\omega^2 \underline{\tilde{u}} \exp(j\omega t) \sin(kL) = - c^2 k^2 \underline{u}(L, t) \\ \frac{\partial \underline{u}}{\partial x}(L, t) &= k \underline{\tilde{u}} \exp(j\omega t) \cos(kL) \end{aligned}

La condition aux limites dynamique établie à la question Q19 en x = L s'écrit :

M_{\mathrm{o}} \frac{\partial^2 u}{\partial t^2}(L, t) = -S A' \frac{\partial u}{\partial x}(L, t)

En introduisant les expressions précédentes en notation complexe :

- M_{\mathrm{o}} c^2 k^2 \sin(kL) = - S (\rho c^2) k \cos(kL)

En simplifiant par -c^2 k \neq 0 (pour un mode non trivial) :

M_{\mathrm{o}} k \sin(kL) = \rho S \cos(kL)

Pour \sin(kL) \neq 0, cela conduit à :

\cot(kL) = \frac{M_{\mathrm{o}}}{\rho S} k = \frac{M_{\mathrm{o}}}{\rho S L} (kL)

En posant \theta = kL, on retrouve bien la relation demandée :

\cot(\theta) = \mu \theta

avec :

\boxed{\mu = \frac{M_{\mathrm{o}}}{\rho S L}}

Résultat

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, TSI1

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : résolution graphique, fréquence propre

Nous envisageons le cas où . La figure (4) représente graphiquement la fonction sur l'intervalle . Donner, à l'aide de cette figure, l'expression approchée du nombre d'onde et celle de la fréquence correspondante , en fonction de (c'est-à-dire de ce seul paramètre), pour . Calculer la valeur de . On présentera la démarche suivie. Nous rappelons que le mode numéro est celui de plus basse fréquence.

Voir l'indice

Identifier graphiquement les abscisses des intersections entre la courbe \cot\theta et la droite de pente \mu = 3 ; pour q \ge 2, exploiter la proximité des asymptotes.

Voir la stratégie
  1. Identifier la droite d'intersection avec la courbe \theta \mapsto \cot(\theta) à partir de l'équation obtenue à la question précédente pour \mu = 3.
  2. Constater graphiquement que pour q \ge 2, l'ordonnée de l'intersection est très grande, ce qui rapproche la solution de l'asymptote verticale \theta = (q-1)\pi.
  3. En déduire les expressions approchées de k_q et f_q dépendant uniquement de l'entier q, puis calculer numériquement f_2.
Voir la réponse courte

Intersection de la courbe \cot\theta avec la droite \mu\theta = 3\theta pour q \ge 2, donnant \theta_q \approx (q-1)\pi et calcul de f_2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q20, le paramètre sans dimension vaut :

\mu = \frac{M_{\mathrm{o}}}{m} = 3

L'équation de dispersion (9) s'écrit alors :

\cot(\theta) = 3\theta = 3\pi \left(\frac{\theta}{\pi}\right)

Les solutions \theta_q = k_q L sont les abscisses des points d'intersection entre la courbe y = \cot(\theta) et la droite y = 3\theta pour \theta > 0.

Pour le mode q \ge 2, la solution \theta_q se situe dans l'intervalle ](q-1)\pi, (q-1/2)\pi[. Dès le mode q = 2 :

\frac{\theta}{\pi} > 1 \implies y = 3\theta > 3\pi \approx 9{,}4

Comme le montre la figure (4), sur la branche ](q-1)\pi, (q-1/2)\pi[, la fonction \cot(\theta) décroît très rapidement depuis +\infty en \theta = (q-1)\pi^+ : pour une ordonnée y \ge 3\pi \approx 9{,}4, la valeur de \theta est extrêmement proche de l'asymptote verticale. On a donc au premier ordre :

\theta_q \approx (q-1)\pi \quad (q \ge 2)

Le nombre d'onde k_q = \theta_q / L s'écrit donc :

k_q \approx (q-1)\frac{\pi}{L}

Numériquement, avec L = 0{,}2\text{ mm} = 2{,}0 \times 10^{-4}\text{ m} :

\frac{\pi}{L} = \frac{\pi}{2{,}0 \times 10^{-4}} \approx 1{,}6 \times 10^4\text{ m}^{-1}

soit :

\boxed{k_q \approx (q-1) \times 1{,}6 \times 10^4\text{ m}^{-1} \quad (q \ge 2)}

La relation de dispersion des ondes élastiques s'écrivant \omega_q = c k_q (d'après la question Q12), la fréquence propre f_q = \omega_q / (2\pi) associée est :

f_q = \frac{c k_q}{2\pi} \approx (q-1)\frac{c}{2L}

La célérité c vaut (avec A' = 10^9\text{ Pa} et \rho = 2 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}) :

c = \sqrt{\frac{A'}{\rho}} = \sqrt{\frac{10^9}{2 \times 10^3}} = \sqrt{5 \times 10^5} \approx 7{,}1 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

D'où le facteur fréquentiel :

\frac{c}{2L} = \frac{7{,}1 \times 10^2}{2 \times 2{,}0 \times 10^{-4}} \approx 1{,}8 \times 10^6\text{ Hz} = 1{,}8\text{ MHz}

L'expression de la fréquence en fonction de l'unique paramètre q est ainsi :

\boxed{f_q \approx (q-1) \times 1{,}8\text{ MHz} \quad (q \ge 2)}

Pour le mode q = 2, on obtient directement :

\boxed{f_2 \approx 1{,}8\text{ MHz}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question d'analyse graphique peu abordée et assez mal traitée par les candidats.

« On regrettera que les questions nécessitant des qualités d’analyse aient été significativement moins abordées que celles plus strictement calculatoires. Lorsqu’elles ont été abordées, elles ont été assez mal traitées, comme la question 21 par exemple. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, TSI1

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : cas limite, oscillateur équivalent

Analyser successivement les situations telles que et . Donner une interprétation du cas particulier correspondant au mode .

Voir l'indice

Faire tendre \mu vers 0 (retour au barreau libre) puis vers l'infini (masse dominante bloquant l'extrémité pour les harmoniques et oscillant en bloc pour le fondamental).

Voir la stratégie

L'équation aux valeurs propres s'écrit \cot(\theta) = \mu\theta avec \theta = kL > 0 et \mu = \frac{M_{\mathrm{o}}}{m}. Pour analyser les régimes asymptotiques :

  1. Lorsque \mu \ll 1, le second membre tend vers zéro pour \theta borné : on identifie les zéros de la fonction cotangente.
  2. Lorsque \mu \gg 1, la droite y = \mu\theta possède une très grande pente : on distingue le mode fondamental q = 1 (pour lequel \theta_1 \ll 1) des harmoniques supérieurs q \ge 2 (qui se rapprochent des asymptotes verticales de la cotangente).
Voir la réponse courte

Limites \mu \ll 1 (extrémité quasi-libre) et \mu \gg 1 (extrémité quasi-bloquée) ; interprétation de q=1 comme une masse sur un ressort équivalent.

Voir le corrigé complet

1. Cas d'une faible charge inertielle : µ \ll 1 (M_{\mathrm{o}} \ll m)

Dans cette limite, le terme \mu\theta est petit tant que \theta n'est pas trop grand. L'équation \cot(\theta) = \mu\theta se réduit à :

\cot(\theta) \approx 0 \implies \theta_q \approx (2q-1)\frac{\pi}{2} \quad (q \in \mathbb{N}^*)

On en déduit les nombres d'onde et les pulsations propres :

\boxed{k_q \approx \frac{(2q-1)\pi}{2L} \quad \text{et} \quad \omega_q \approx \frac{(2q-1)\pi c}{2L}}

On retrouve exactement les modes propres du barreau à extrémité libre en x = L établis à la question 16 : l'inertie de la masse M_{\mathrm{o}} est négligeable, la force d'extrémité est quasi-nulle et l'extrémité x=L constitue un ventre de déplacement (\cos(k_q L) \approx 0).

2. Cas d'une forte charge inertielle : µ \gg 1 (M_{\mathrm{o}} \gg m)

La pente \mu de la droite y = \mu\theta est très grande.

  • Modes supérieurs (q \ge 2) : Dans chaque intervalle ](q-1)\pi, q\pi[, la droite coupe la branche de cotangente là où celle-ci tend vers +\infty, c'est-à-dire très près de l'asymptote à gauche :

    \theta_q \approx (q-1)\pi^+ \implies \boxed{k_q \approx (q-1)\frac{\pi}{L} \quad (q \ge 2)}

    Comme \sin(k_q L) = \sin(\theta_q) \approx 0, l'extrémité x = L devient un nœud de déplacement : l'inertie considérable de la masse M_{\mathrm{o}} bloque le mouvement à ces fréquences élevées. Le barreau se comporte comme s'il était encastré (bloqué) à ses deux extrémités.

  • Cas particulier du mode fondamental (q = 1) : Dans l'intervalle ]0, \pi[, l'intersection se produit au voisinage immédiat de l'origine (\theta_1 \ll 1). En effectuant le développement limité \cot\theta \approx \frac{1}{\theta}, l'équation devient :

    \frac{1}{\theta_1} \approx \mu \theta_1 \implies \theta_1 \approx \frac{1}{\sqrt{\mu}}

    D'où le nombre d'onde et la pulsation propre du fondamental :

    k_1 \approx \frac{1}{L\sqrt{\mu}} = \frac{1}{L}\sqrt{\frac{m}{M_{\mathrm{o}}}}
    \boxed{\omega_1 = c k_1 \approx \sqrt{\frac{A'}{\rho}}\frac{1}{L}\sqrt{\frac{\rho S L}{M_{\mathrm{o}}}} = \sqrt{\frac{A'S / L}{M_{\mathrm{o}}}}}

Interprétation du mode q = 1 :

Puisque \theta_1 = k_1 L \ll 1, la longueur d'onde est très grande devant la longueur L du barreau. Le déplacement spatial vérifie u(x, t) \propto \sin(k_1 x) \approx k_1 x, ce qui correspond à une déformation élastique uniforme le long du barreau (\frac{\partial u}{\partial x} \approx \frac{\Delta}{L}).

Le barreau se comporte ainsi comme un simple ressort sans masse de raideur statique K^0 = \frac{A'S}{L}, associé à la masse ponctuelle M_{\mathrm{o}}. On retrouve la pulsation propre d'un oscillateur harmonique à un degré de liberté :

\boxed{\omega_1 \approx \sqrt{\frac{K^0}{M_{\mathrm{o}}}}}

Résultat

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1.4 · Adaptation de la modélisation à un cadre pratique

Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie cinétique, masse effective

Imposons que l'énergie cinétique du système reste, à tout instant, égale à celle (notée ) du système , pour . Établir la relation liant la masse effective à la masse de l'élément piézo-électrique assurant cette égalité. Analyser ce résultat.

Voir l'indice

Calculer l'énergie cinétique continue par intégration de \frac{1}{2}\rho S (\partial u/\partial t)^2 sur [0, L] pour le profil du mode fondamental et égaler à \frac{1}{2}m^\star \dot{\Delta}^2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse \dot{\Delta}(t) de la masse ponctuelle m^\star et en déduire l'énergie cinétique E_{\mathrm{c}}^\star(t) du système discret \mathcal{S}^\star.
  2. Calculer la vitesse locale \frac{\partial u}{\partial t}(x, t) de chaque tranche du milieu continu \mathcal{S} en fonction de \dot{\Delta}(t), puis intégrer la densité volumique d'énergie cinétique sur toute la longueur L pour déterminer E_{\mathrm{c}}(t).
  3. Identifier m^\star en égalant E_{\mathrm{c}}^\star(t) et E_{\mathrm{c}}(t) à tout instant, et analyser physiquement le facteur obtenu.
Voir la réponse courte

Intégration de l'énergie cinétique continue sur le profil spatial du mode 1 pour identifier la masse effective m^\star = m/3.

Voir le corrigé complet

Le déplacement de l'extrémité x = L pour le premier mode propre s'écrit, d'après l'équation (10) :

\Delta(t) = u(L, t) = u_1 \cos(\omega_1 t) \sin(k_1 L)

Or k_1 = \frac{\pi}{2L}, d'où \sin(k_1 L) = \sin\left(\frac{\pi}{2}\right) = 1, ce qui donne :

\Delta(t) = u_1 \cos(\omega_1 t) \quad \implies \quad \dot{\Delta}(t) = -u_1 \omega_1 \sin(\omega_1 t)

L'énergie cinétique du système discret \mathcal{S}^\star constitué de la masse ponctuelle m^\star est donc :

E_{\mathrm{c}}^\star(t) = \frac{1}{2} m^\star \dot{\Delta}^2(t)

Pour le système continu \mathcal{S}, la vitesse d'une tranche située en x s'écrit :

\frac{\partial u}{\partial t}(x, t) = -u_1 \omega_1 \sin(\omega_1 t) \sin(k_1 x) = \dot{\Delta}(t) \sin(k_1 x)

L'énergie cinétique totale du milieu piézo-électrique de section S et de masse volumique \rho s'obtient par sommation sur les tranches élémentaires de masse \mathrm{d}m = \rho S \, \mathrm{d}x :

\begin{aligned} E_{\mathrm{c}}(t) &= \int_0^L \frac{1}{2} (\rho S \, \mathrm{d}x) \left( \frac{\partial u}{\partial t}(x, t) \right)^2 \\ &= \frac{1}{2} \rho S \, \dot{\Delta}^2(t) \int_0^L \sin^2\left(\frac{\pi x}{2L}\right) \mathrm{d}x \end{aligned}

En linéarisant le sinus :

\int_0^L \sin^2\left(\frac{\pi x}{2L}\right) \mathrm{d}x = \int_0^L \frac{1 - \cos\left(\frac{\pi x}{L}\right)}{2} \mathrm{d}x = \left[ \frac{x}{2} - \frac{L}{2\pi} \sin\left(\frac{\pi x}{L}\right) \right]_0^L = \frac{L}{2}

La masse totale du barreau étant m = \rho S L, on en déduit :

E_{\mathrm{c}}(t) = \frac{1}{2} \left( \frac{\rho S L}{2} \right) \dot{\Delta}^2(t) = \frac{1}{2} \left( \frac{m}{2} \right) \dot{\Delta}^2(t)

L'égalité E_{\mathrm{c}}^\star(t) = E_{\mathrm{c}}(t) imposée à chaque instant conduit immédiatement à :

\boxed{m^\star = \frac{m}{2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Moins de 10 % de réussite : il fallait saisir l'équivalence énergétique avec un modèle discret masse-ressort pour réussir cette question et les suivantes.

« Moins de 10% des étudiants ont bien répondu aux questions 23, 24 et 25 qui sont fortement liées entre elle. »

« Il fallait comprendre ici comment d’un point de vue énergétique, l’élément piézo-électrique peut être équivalent à un modèle « discret » masse-ressort pour le premier mode. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Question 24

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie potentielle élastique, raideur effective

En adaptant le critère énergétique adopté pour identifier , déterminer l'expression de la raideur effective en fonction des grandeurs , et . On présentera chaque étape de ce calcul. Comparer cette expression à celle de la raideur que l'élément présente en statique (ou dans la limite quasi-statique).

Voir l'indice

Intégrer la densité volumique d'énergie potentielle élastique \frac{1}{2}A' (\partial u/\partial x)^2 sur le volume du barreau et égaler à l'énergie potentielle du ressort équivalent \frac{1}{2}K^\star \Delta^2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie potentielle élastique E_{\mathrm{p}}^\star du système discret équivalent constitué d'un ressort de raideur K^\star allongé de \Delta(t).
  2. Établir l'expression de l'énergie potentielle élastique E_{\mathrm{p}} du milieu continu \mathcal{S} en intégrant la densité volumique d'énergie élastique pour le premier mode de vibration.
  3. Égaler les deux énergies pour en déduire K^\star, puis comparer la valeur obtenue à la raideur statique K^0 d'un barreau en traction.
Voir la réponse courte

Intégration de l'énergie élastique sur le mode 1 pour calculer K^\star = (\pi^2/4)(A'S/L), comparée à la raideur statique K^0 = A'S/L.

Voir le corrigé complet

Pour le système discret \mathcal{S}^\star, l'énergie potentielle élastique emmagasinée dans le ressort de raideur K^\star sous l'allongement \Delta(t) est :

E_{\mathrm{p}}^\star(t) = \frac{1}{2} K^\star \Delta^2(t)

Pour le système continu \mathcal{S}, en l'absence de charges (Q = 0), la contrainte mécanique s'écrit d'après l'équation (4) :

\sigma(x,t) = A' \frac{\partial u}{\partial x}(x,t)

La densité volumique d'énergie potentielle élastique est w_{\mathrm{p}}(x,t) = \frac{1}{2} \sigma(x,t) \frac{\partial u}{\partial x} = \frac{1}{2} A' \left(\frac{\partial u}{\partial x}\right)^2. L'énergie potentielle élastique totale du barreau de section S s'obtient par intégration sur sa longueur :

E_{\mathrm{p}}(t) = \int_0^L \frac{1}{2} A' S \left(\frac{\partial u}{\partial x}(x,t)\right)^2 \mathrm{d}x

Pour le premier mode propre, le champ de déplacement s'écrit :

u(x,t) = u_1 \cos(\omega_1 t) \sin(k_1 x) = \Delta(t) \sin(k_1 x) \quad \text{avec} \quad k_1 = \frac{\pi}{2L}

puisque le déplacement en bout de barreau vaut \Delta(t) = u(L,t) = u_1 \cos(\omega_1 t) \sin\left(\frac{\pi}{2}\right) = u_1 \cos(\omega_1 t).
La déformation s'exprime donc par :

\frac{\partial u}{\partial x}(x,t) = k_1 \Delta(t) \cos(k_1 x)

En injectant cette relation dans l'intégrale de l'énergie potentielle élastique :

\begin{aligned} E_{\mathrm{p}}(t) &= \frac{1}{2} A' S k_1^2 \Delta^2(t) \int_0^L \cos^2\left(\frac{\pi x}{2L}\right) \mathrm{d}x \end{aligned}

En posant le changement de variable \theta = \frac{\pi x}{2L}, l'intégrale se calcule aisément :

\int_0^L \cos^2\left(\frac{\pi x}{2L}\right) \mathrm{d}x = \frac{2L}{\pi} \int_0^{\pi/2} \cos^2\theta \, \mathrm{d}\theta = \frac{2L}{\pi} \times \frac{\pi}{4} = \frac{L}{2}

Il vient ainsi :

E_{\mathrm{p}}(t) = \frac{1}{2} A' S \left(\frac{\pi}{2L}\right)^2 \frac{L}{2} \Delta^2(t) = \frac{1}{2} \left( \frac{\pi^2}{8} \frac{A' S}{L} \right) \Delta^2(t)

L'égalité E_{\mathrm{p}}^\star(t) = E_{\mathrm{p}}(t) à tout instant conduit directement à l'expression de la raideur effective :

\boxed{K^\star = \frac{\pi^2}{8} \frac{A' S}{L}}

Comparaison avec la raideur statique K^0 :

En régime statique (ou quasi-statique), sous l'action d'une force axiale F, la contrainte est uniforme le long du barreau :

\sigma = \frac{F}{S} = A' \frac{\Delta}{L} \implies F = \left(\frac{A' S}{L}\right) \Delta

La raideur statique s'identifie donc à :

\boxed{K^0 = \frac{A' S}{L}}

On en déduit le rapport :

\frac{K^\star}{K^0} = \frac{\pi^2}{8} \approx 1{,}23

La raideur effective dynamique K^\star est donc supérieure d'environ 23\,\% à la raideur statique K^0.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Moins de 10 % de réussite pour cette question fortement liée à la compréhension énergétique de la question 23.

« Moins de 10% des étudiants ont bien répondu aux questions 23, 24 et 25 qui sont fortement liées entre elle. »

« Il est évident que si la question 23 n’est pas comprise, il est impossible aux étudiants de répondre aux 2 questions suivantes. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : pulsation propre

Vérifier que les expressions trouvées conduisent bien à la pulsation du premier mode (se reporter aux questions (12) et (16)).

Voir l'indice

Calculer la pulsation propre \sqrt{K^\star / m^\star} du modèle discret et vérifier qu'elle redonne exactement \omega_1 = \pi c / (2L).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la pulsation propre \omega^\star de l'oscillateur mécanique équivalent \mathcal{S}^\star constitué du couple masse-ressort (m^\star, K^\star) : \omega^\star = \sqrt{K^\star/m^\star}.
  2. Injecter les grandeurs effectives m^\star et K^\star déterminées aux questions 23 et 24 en fonction des caractéristiques du barreau.
  3. Comparer l'expression obtenue à la pulsation \omega_1 issue du modèle continu (questions 12 et 16).
Voir la réponse courte

Calcul du rapport \omega = \sqrt{K^\star/m^\star} = (\pi/2)\sqrt{A'/\rho}/L, en accord avec \omega_1 = c k_1.

Voir le corrigé complet

Le système discret équivalent \mathcal{S}^\star est un oscillateur harmonique non amorti de masse m^\star et de raideur K^\star. Sa pulsation propre d'oscillation libre s'écrit :

\omega^\star = \sqrt{\frac{K^\star}{m^\star}}

D'après les résultats des questions 23 et 24 :

m^\star = \frac{m}{2} = \frac{\rho S L}{2} \quad \text{et} \quad K^\star = \frac{\pi^2}{8} \frac{A' S}{L}

En substituant ces deux expressions :

\begin{aligned} \omega^\star &= \sqrt{\frac{\dfrac{\pi^2}{8}\dfrac{A' S}{L}}{\dfrac{\rho S L}{2}}} \\ &= \sqrt{\frac{\pi^2}{4}\frac{A'}{\rho L^2}} \\ &= \frac{\pi}{2L} \sqrt{\frac{A'}{\rho}} \end{aligned}

Or, d'après la question 12, la célérité des ondes longitudinales est c = \sqrt{A'/\rho}, et d'après la question 16 (avec q = 1), la pulsation propre du premier mode est :

\omega_1 = \frac{\pi c}{2L} = \frac{\pi}{2L}\sqrt{\frac{A'}{\rho}}

On constate ainsi l'égalité rigoureuse :

\boxed{\omega^\star = \sqrt{\frac{K^\star}{m^\star}} = \omega_1}

Le modèle masse-ressort équivalent restitue donc exactement la dynamique du premier mode propre de vibration.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Moins de 10 % de réussite pour cette vérification qui dépendait directement des questions précédentes.

« Moins de 10% des étudiants ont bien répondu aux questions 23, 24 et 25 qui sont fortement liées entre elle. »

« Il est évident que si la question 23 n’est pas comprise, il est impossible aux étudiants de répondre aux 2 questions suivantes. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : impédance mécanique, principe fondamental de la dynamique

Écrire le principe fondamental de la dynamique appliqué à la masse . En déduire la relation liant l'amplitude complexe de la force extérieure aux amplitudes complexes et de la vitesse et du potentiel. On ne fera intervenir, dans cette relation, que le paramètre et la grandeur définie par la relation :

Cette grandeur définit l'impédance mécanique du système masse-ressort .

Voir l'indice

Appliquer le PFD à la masse mobile M = m^\star + M_o en exprimant la force interne du barreau à potentiel imposé \psi via les équations électromécaniques.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la masse mobile totale M = m^\star + M_{\mathrm{o}} dans le référentiel du laboratoire, en identifiant les forces qui lui sont appliquées selon l'axe (Ox) grâce au principe des actions réciproques.
  2. Exprimer la charge Q en fonction de \psi et \Delta à l'aide de la première relation du système (11), puis l'injecter dans la force piézo-électrique F_L pour faire apparaître la raideur modifiée K^{\star\star} et le coefficient de couplage \gamma.
  3. Passer en régime harmonique pour relier l'amplitude complexe \underline{\tilde{F}}_{\mathrm{o}} à la vitesse complexe j\omega\underline{\tilde{\Delta}} et au potentiel \underline{\tilde{\psi}} via l'impédance mécanique Z_{\text{méca}}(j\omega).
Voir la réponse courte

PFD en régime sinusoïdal reliant la force motrice \tilde{F}_o au déplacement, à la vitesse et à la tension via le couplage piézo-électrique.

Voir le corrigé complet

Considérons le système constitué de la masse mobile totale M = m^\star + M_{\mathrm{o}}, repérée par son élongation \Delta(t) = u(L, t), dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

Ce système est soumis à deux forces portées par l'axe (Ox) :

  • la force extérieure \vec{F}_{\mathrm{o}} = F_{\mathrm{o}}(t)\,\vec{e}_x ;
  • l'action mécanique exercée par le reste de l'élément piézo-électrique. D'après l'énoncé, la force exercée par l'extérieur sur le milieu piézo-électrique en x = L est \vec{F}_L = F_L\,\vec{e}_x. Par le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton), la force exercée par le milieu piézo-électrique sur la masse M est -\vec{F}_L = -F_L\,\vec{e}_x.

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à la masse M en projection sur l'axe (Ox) s'écrit :

M \frac{\mathrm{d}^2\Delta}{\mathrm{d}t^2} = F_{\mathrm{o}} - F_L \tag{1}

D'après le système d'équations électromécaniques (11) :

\begin{aligned} \psi &= \frac{Q}{C_{\mathrm{e}}} + \frac{B}{\varepsilon}\Delta \implies Q = C_{\mathrm{e}}\psi - \frac{B C_{\mathrm{e}}}{\varepsilon}\Delta \\ F_L &= K^\star \Delta + \frac{B}{\varepsilon}Q \end{aligned}

En injectant l'expression de Q dans celle de F_L, il vient :

F_L = K^\star \Delta + \frac{B}{\varepsilon}\left(C_{\mathrm{e}}\psi - \frac{B C_{\mathrm{e}}}{\varepsilon}\Delta\right) = \left(K^\star - \frac{B^2 C_{\mathrm{e}}}{\varepsilon^2}\right)\Delta + \frac{B C_{\mathrm{e}}}{\varepsilon}\psi

En introduisant les notations données par l'énoncé :

\gamma = \frac{C_{\mathrm{e}}}{\varepsilon}B, \qquad K_{\mathrm{e}} = \frac{\gamma B}{\varepsilon} = \frac{B^2 C_{\mathrm{e}}}{\varepsilon^2}, \qquad K^{\star\star} = K^\star - K_{\mathrm{e}}

la force F_L s'exprime simplement sous la forme :

F_L = K^{\star\star}\Delta + \gamma\psi

L'équation du mouvement (1) devient alors :

M \frac{\mathrm{d}^2\Delta}{\mathrm{d}t^2} + K^{\star\star}\Delta + \gamma\psi = F_{\mathrm{o}}

En régime sinusoïdal de pulsation \omega, en adoptant la notation complexe \underline{s}(t) = \underline{\tilde{s}}\exp(j\omega t), les dérivées temporelles se traduisent par une multiplication par j\omega :

\frac{\mathrm{d}^2\Delta}{\mathrm{d}t^2} \longrightarrow (j\omega)^2\underline{\tilde{\Delta}} = j\omega(j\omega\underline{\tilde{\Delta}}) \quad \text{et} \quad \underline{\tilde{\Delta}} = \frac{1}{j\omega}(j\omega\underline{\tilde{\Delta}})

Le regroupement des termes inertiel et élastique fait apparaître l'impédance mécanique Z_{\text{méca}}(j\omega) :

\begin{aligned} M(j\omega)^2\underline{\tilde{\Delta}} + K^{\star\star}\underline{\tilde{\Delta}} &= \left(j\omega M + \frac{K^{\star\star}}{j\omega}\right)(j\omega\underline{\tilde{\Delta}}) \\ &= Z_{\text{méca}}(j\omega)(j\omega\underline{\tilde{\Delta}}) \end{aligned}

On en déduit la relation liant les amplitudes complexes :

\boxed{\underline{\tilde{F}}_{\mathrm{o}} = Z_{\text{méca}}(j\omega)\,(j\omega\underline{\tilde{\Delta}}) + \gamma\,\underline{\tilde{\psi}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ces questions pouvaient se traiter indépendamment des précédentes et étaient indispensables pour aborder la fin de la partie.

« Les questions 26 et 27 étaient des questions fondamentales pour pouvoir aborder les 2 dernières questions de cette partie. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique ; Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : courant électrique, couplage piézo-électrique

Exprimer l'amplitude complexe du courant en fonction des amplitudes complexes et . On ne fera intervenir, dans cette relation, que le paramètre et la capacité électrique .

Voir l'indice

Dériver temporellement la charge électrique Q(t) issue de la relation constitutive liant \psi, Q et \Delta, pour obtenir le courant i(t) = \mathrm{d}Q/\mathrm{d}t.

Voir la réponse courte

Dérivation temporelle de la charge Q(t) = C_e \psi(t) + \gamma \Delta(t) en notation complexe : \tilde{I} = j\omega C_e \tilde{\psi} + \gamma j\omega \tilde{\Delta}.

Voir le corrigé complet

D'après le système d'équations (11) donné par l'énoncé, la différence de potentiel \psi(t) s'exprime en fonction de la charge Q(t) et du déplacement \Delta(t) par :

\psi(t) = \frac{Q(t)}{C_{\mathrm{e}}} + \frac{B}{\varepsilon}\Delta(t)

En exprimant la charge Q(t) portée par l'électrode droite, on obtient :

Q(t) = C_{\mathrm{e}}\psi(t) - \frac{C_{\mathrm{e}}B}{\varepsilon}\Delta(t)

En introduisant le paramètre de couplage électromécanique \gamma = \dfrac{C_{\mathrm{e}}}{\varepsilon}B, cette relation devient :

Q(t) = C_{\mathrm{e}}\psi(t) - \gamma\Delta(t)

Le courant débité par le générateur alimentant l'électrode est relié à la charge par i(t) = \dfrac{\mathrm{d}Q}{\mathrm{d}t}. En dérivant par rapport au temps :

i(t) = C_{\mathrm{e}}\frac{\mathrm{d}\psi}{\mathrm{d}t} - \gamma\frac{\mathrm{d}\Delta}{\mathrm{d}t}

En régime sinusoïdal de pulsation \omega, en utilisant la notation complexe s(t) = \underline{\tilde{s}}\exp(j\omega t), l'opérateur de dérivation temporelle \dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} se traduit par une multiplication par j\omega. Il vient ainsi immédiatement :

\boxed{\underline{\tilde{\imath}} = C_{\mathrm{e}}(j\omega\underline{\tilde{\psi}}) - \gamma(j\omega\underline{\tilde{\Delta}})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ces questions pouvaient se traiter indépendamment des précédentes et étaient indispensables pour aborder la fin de la partie.

« Les questions 26 et 27 étaient des questions fondamentales pour pouvoir aborder les 2 dernières questions de cette partie. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 28

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique ; Transformateur

Notions : transformateur électromécanique, schéma équivalent

Les résultats établis en réponse aux question (26) et (27) permettent d'établir que ce système électromécanique peut être symboliquement représenté selon le schéma de la figure (7). L'opérateur (T) symbolise le couplage électromécanique apparaissant dans un élément piézo-électrique. Il joue un rôle analogue à celui d'un transformateur électrique.

Donner l'expression de chacune des grandeurs et . En déduire l'expression du rapport de transformation défini par le rapport .

Représenter le contenu du dipôle (B) en restant dans la logique de cette représentation, c'est-à-dire en utilisant les symboles de l'électrocinétique.

Indiquer pourquoi le transformateur (T) est dit « parfait ».

Voir l'indice

Identifier les lois de couplage liant F_e à \psi et J à \dot{\Delta} pour caractériser le convertisseur idéal, et représenter l'impédance Z_{\mathrm{m\acute{e}ca}} par une branche RLC série.

Voir la stratégie
  1. Identifier les grandeurs J et F_{\mathrm{e}} en reliant les lois des nœuds et des mailles du schéma de la figure (7) aux équations électromécaniques obtenues aux questions précédentes.
  2. Exprimer le rapport de transformation F_{\mathrm{e}}/\psi et en déduire les caractéristiques du couplage.
  3. Traduire l'impédance mécanique Z_{\text{méca}} sous forme d'une association de dipôles électriques usuels (analogie masse \leftrightarrow inductance, ressort \leftrightarrow condensateur).
  4. Justifier le qualificatif de transformateur « parfait » par le bilan de puissance instantanée et l'absence de pertes ou de stockage d'énergie.
Voir la réponse courte

Identification du rapport de transformation, dipôle mécanique représenté par un circuit résonant série (M, K), caractère sans pertes du couplage idéal.

Voir le corrigé complet

1. Expressions de J, F_{\mathrm{e}} et du rapport de transformation

D'après le schéma de la figure (7), la loi des nœuds appliquée à l'électrode supérieure s'écrit en grandeurs instantanées :

i(t) = C_{\mathrm{e}}\frac{\mathrm{d}\psi}{\mathrm{d}t} + J(t)

Or, d'après la relation établie à la question précédente (en représentation temporelle ou complexe) :

i(t) = C_{\mathrm{e}}\frac{\mathrm{d}\psi}{\mathrm{d}t} - \gamma \dot{\Delta}(t)

Par identification directe, il vient :

\boxed{ J(t) = -\gamma \dot{\Delta}(t) }

soit en amplitudes complexes : \underline{\tilde{J}} = -\gamma (j\omega \underline{\tilde{\Delta}}).

Considérons à présent la maille mécanique de droite. La vitesse \dot{\Delta} circule dans le sens trigonométrique le long de cette maille. En appliquant la loi des mailles (analogue à la loi d'Ohm généralisée pour une force) :

F_{\mathrm{o}}(t) = F_{\mathrm{e}}(t) + Z_{\text{méca}} \dot{\Delta}(t)

Or, d'après la question 26, le principe fondamental de la dynamique s'écrit :

\underline{\tilde{F}}_{\mathrm{o}} = \gamma \underline{\tilde{\psi}} + Z_{\text{méca}}(j\omega)\,(j\omega\underline{\tilde{\Delta}})

Par identification, on en déduit l'expression de la force électromécanique :

\boxed{ F_{\mathrm{e}}(t) = \gamma \psi(t) }

soit en amplitudes complexes : \underline{\tilde{F}}_{\mathrm{e}} = \gamma \underline{\tilde{\psi}}.

Le rapport de transformation s'en déduit immédiatement :

\boxed{ \frac{F_{\mathrm{e}}}{\psi} = \gamma }

2. Contenu du dipôle (B)

L'impédance mécanique définie par l'équation (13) s'écrit :

Z_{\text{méca}}(j\omega) = j\omega M + \frac{K^{\star\star}}{j\omega} = j\omega M + \frac{1}{j\omega \left(\frac{1}{K^{\star\star}}\right)}

Dans l'analogie électromécanique directe (force \leftrightarrow tension, vitesse \leftrightarrow courant) :

  • le terme d'inertie j\omega M correspond à une inductance L_{\mathrm{m}} = M ;
  • le terme d'élasticité \dfrac{K^{\star\star}}{j\omega} correspond à un condensateur de capacité C_{\mathrm{m}} = \dfrac{1}{K^{\star\star}}.

Le dipôle (B) est donc constitué de l'association en série d'une bobine d'inductance M et d'un condensateur de capacité 1/K^{\star\star}.

3. Caractère « parfait » du transformateur (T)

Le transformateur (T) est dit « parfait » car :

  • il est non dissipatif (sans pertes) : la puissance totale instantanée absorbée par le quadripôle est rigoureusement nulle à tout instant :

    \mathcal{P}(t) = \psi(t) J(t) + F_{\mathrm{e}}(t) \dot{\Delta}(t) = \psi(t) \big(-\gamma \dot{\Delta}(t)\big) + \big(\gamma \psi(t)\big) \dot{\Delta}(t) = 0
  • les lois de transfert entre grandeurs d'entrée et de sortie sont purement algébriques et instantanées, sans stockage d'énergie interne (pas d'inductance de fuite ni de magnétisation).

Résultat

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Question 29

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : impédance équivalente, résonance série

Nous nous plaçons dans le cas où . À partir du modèle du transformateur représenté sur la figure (7), préciser la composition de l'impédance électrique perçue par le générateur délivrant la différence de potentiel .

Voir l'indice

Ramener l'impédance de la branche mécanique au primaire à travers le rapport de transformation \gamma pour obtenir le circuit électrique équivalent vu du générateur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de déplacement complexe j\omega\underline{\tilde{\Delta}} en fonction du potentiel \underline{\tilde{\psi}} lorsque la force extérieure est nulle (\underline{\tilde{F}}_{\mathrm{o}} = 0).
  2. En déduire l'impédance ramenée par le transformateur au primaire, puis l'admittance totale perçue par le générateur.
  3. Identifier la nature et la disposition des dipôles électrocinétiques équivalents constituant Z_Q.
Voir la réponse courte

En F_o=0, impédance mécanique ramenée en parallèle sur la capacité C_e, formant la branche motrice RLC du quartz.

Voir le corrigé complet

Lorsque la force extérieure est nulle (\underline{\tilde{F}}_{\mathrm{o}} = 0), la relation dynamique issue de la question Q26 donne :

Z_{\text{méca}}(j\omega)\,(j\omega\underline{\tilde{\Delta}}) + \gamma\,\underline{\tilde{\psi}} = 0 \iff j\omega\underline{\tilde{\Delta}} = -\frac{\gamma}{Z_{\text{méca}}(j\omega)}\,\underline{\tilde{\psi}}

D'après la question Q27, le courant complexe \underline{\tilde{\imath}} fourni par le générateur s'écrit comme la somme du courant traversant le condensateur C_{\mathrm{e}} et du courant \underline{\tilde{J}} entrant dans le transformateur électromécanique (\mathrm{T}) :

\underline{\tilde{\imath}} = jC_{\mathrm{e}}\omega\,\underline{\tilde{\psi}} + \underline{\tilde{J}} \quad \text{avec} \quad \underline{\tilde{J}} = -\gamma\,(j\omega\underline{\tilde{\Delta}})

En substituant l'expression de la vitesse complexe j\omega\underline{\tilde{\Delta}}, on obtient pour le courant motionnel :

\underline{\tilde{J}} = \frac{\gamma^2}{Z_{\text{méca}}(j\omega)}\,\underline{\tilde{\psi}}

L'admittance de cette branche ramenée au primaire s'écrit donc :

Y_{\mathrm{m}}(j\omega) = \frac{\underline{\tilde{J}}}{\underline{\tilde{\psi}}} = \frac{1}{Z_{\mathrm{m}}(j\omega)} \quad \text{où} \quad Z_{\mathrm{m}}(j\omega) = \frac{Z_{\text{méca}}(j\omega)}{\gamma^2}

En remplaçant l'impédance mécanique par son expression Z_{\text{méca}}(j\omega) = j\omega M + \dfrac{K^{\star\star}}{j\omega} (équation 13) :

Z_{\mathrm{m}}(j\omega) = j\omega \frac{M}{\gamma^2} + \frac{1}{j\omega \left(\dfrac{\gamma^2}{K^{\star\star}}\right)}

Cette impédance Z_{\mathrm{m}} s'interprète comme l'association en série :

  • d'une inductance équivalente (dite « motionnelle ») :

    L_{\mathrm{m}} = \frac{M}{\gamma^2}
  • d'une capacité équivalente :

    C_{\mathrm{m}} = \frac{\gamma^2}{K^{\star\star}}

L'admittance totale Y_Q = 1/Z_Q perçue par le générateur s'exprime donc sous la forme :

Y_Q = jC_{\mathrm{e}}\omega + \frac{1}{jL_{\mathrm{m}}\omega + \dfrac{1}{jC_{\mathrm{m}}\omega}}
\boxed{ Z_Q \text{ est constituée du condensateur } C_{\mathrm{e}} \text{ en parallèle avec la branche série } L_{\mathrm{m}}\text{--}C_{\mathrm{m}} \quad \left(L_{\mathrm{m}} = \frac{M}{\gamma^2}, \; C_{\mathrm{m}} = \frac{\gamma^2}{K^{\star\star}}\right) }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Cette question de compréhension sur le modèle du transformateur est celle qui a posé le plus de difficultés dans cette sous-partie.

« On note que la question 29, qui est une question de compréhension, est celle qui a posé le plus de problème. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Partie 2 : Application de l’effet piézo-électrique à la transformation de tension

2.1 · Détermination des éléments du schéma équivalent

Question 30

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : quartz, résonance et antirésonance

Estimer, à partir des tracés de la figure (11), la valeur de chacun des paramètres , , et (il est plus aisé de suivre cet ordre). On présentera chaque calcul.

Voir l'indice

Déterminer R à la résonance série |Y_1|_{\max} \approx 1/R, C_1 à basse fréquence (Y_1 \approx jC_1\omega), puis exploiter la relation entre pulsations série \omega_s et parallèle \omega_p pour trouver C et L.

Voir la stratégie

Pour identifier les paramètres dans l'ordre préconisé (R, C_1, C puis L) :

  1. Exprimer l'admittance d'entrée Y_1(\omega) à la résonance série \omega = \omega_s = 1/\sqrt{LC} où la branche (R, L, C) est purement résistive, puis exploiter le tracé de Nyquist (plan complexe) pour obtenir R et C_1.
  2. Relever les fréquences caractéristiques f_s et f_p sur le diagramme de Bode en module, puis déterminer C via la relation liant f_p/f_s au rapport de capacités C/C_1.
  3. Déduire l'inductance motionnelle L de la pulsation de résonance série \omega_s = 1/\sqrt{LC}.
Voir la réponse courte

Détermination de R au minimum d'impédance, des fréquences série et parallèle pour déduire C_1, C et L.

Voir le corrigé complet

L'admittance d'entrée s'écrit d'après l'équation (14) :

Y_1(\omega) = \mathrm{j} C_1 \omega + \frac{1}{R + \mathrm{j}\left(L\omega - \frac{1}{C\omega}\right)}

1. Détermination de la résistance R À la pulsation de résonance série \omega = \omega_s = \frac{1}{\sqrt{LC}}, l'impédance de la branche motrice s'annule pour sa partie réactive (L\omega_s - \frac{1}{C\omega_s} = 0). L'admittance vaut alors :

Y_1(\omega_s) = \frac{1}{R} + \mathrm{j} C_1 \omega_s

Dans le plan complexe, le terme \frac{1}{R + \mathrm{j}X} décrit un cercle passant par l'origine, de diamètre 1/R, dont la partie réelle maximale est atteinte pour X = 0. Sur le tracé de droite de la figure (11), le point d'abscisse maximale du cercle correspond donc à :

\operatorname{Re}(Y_1)_{\max} = \frac{1}{R} \approx 0{,}155\text{ S}

On en déduit :

R = \frac{1}{\operatorname{Re}(Y_1)_{\max}} \approx \frac{1}{0{,}155} \approx 6{,}5\ \Omega
\boxed{R \approx 6{,}5\ \Omega}

2. Détermination de la capacité C_1 Au même point de fonctionnement \omega = \omega_s, la partie imaginaire de l'admittance d'entrée est uniquement due au condensateur C_1 :

\operatorname{Im}(Y_1(\omega_s)) = C_1 \omega_s = 2\pi f_s C_1

Sur le tracé de gauche de la figure (11), le premier trait vertical en pointillés, repérant le maximum de |Y_1|, donne la fréquence de résonance série :

f_s \approx 1{,}90\text{ MHz}

Sur le tracé de droite, l'ordonnée du sommet droit du cercle (abscisse maximale) est légèrement positive :

\operatorname{Im}(Y_1(\omega_s)) \approx 0{,}003\text{ S}

On en déduit la capacité C_1 :

C_1 = \frac{\operatorname{Im}(Y_1(\omega_s))}{2\pi f_s} \approx \frac{0{,}003}{2\pi \times 1{,}90 \times 10^6} \approx 2{,}5 \times 10^{-10}\text{ F} = 250\text{ pF}
\boxed{C_1 \approx 250\text{ pF}}

3. Détermination de la capacité motionnelle C Sur le tracé de gauche de la figure (11), le second trait vertical en pointillés indique le minimum d'admittance (antirésonance ou résonance parallèle), qui se produit à la fréquence :

f_p \approx 2{,}03\text{ MHz}

D'après les relations (15) données par l'énoncé :

\frac{\omega_p^2}{\omega_s^2} = \left(\frac{f_p}{f_s}\right)^2 = \frac{C}{C_{\mathrm{eq}}} = \frac{C}{\frac{C C_1}{C + C_1}} = 1 + \frac{C}{C_1}

Il vient :

\frac{C}{C_1} = \left(\frac{f_p}{f_s}\right)^2 - 1 = \left(\frac{2{,}03}{1{,}90}\right)^2 - 1 \approx (1{,}068)^2 - 1 \approx 0{,}141

D'où la valeur de C :

C = C_1 \left[\left(\frac{f_p}{f_s}\right)^2 - 1\right] \approx 250 \times 0{,}141 \approx 35\text{ pF}
\boxed{C \approx 35\text{ pF}}

On constate bien a posteriori que C_1 \gg C (250\text{ pF} \gg 35\text{ pF}), conformément à l'hypothèse de l'énoncé.

4. Détermination de l'inductance motionnelle L À partir de l'expression de la pulsation de résonance mécanique \omega_s = \frac{1}{\sqrt{LC}} = 2\pi f_s, on extrait L :

L = \frac{1}{C (2\pi f_s)^2}

Application numérique :

L \approx \frac{1}{35 \times 10^{-12} \times (2\pi \times 1{,}90 \times 10^6)^2} \approx \frac{1}{35 \times 10^{-12} \times 1{,}43 \times 10^{14}} \approx 2{,}0 \times 10^{-4}\text{ H} = 0{,}20\text{ mH}
\boxed{L \approx 0{,}20\text{ mH}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Très peu de candidats ont traité cette question qui demandait d'extraire les paramètres R, L et C des tracés de Bode et Nyquist.

« A la question 30, il fallait savoir interpréter un diagramme de Bode et de Nyquist pour déterminer la valeur de la résistance, des condensateurs et de l’inductance. A la grande surprise des correcteurs, très peu d’étudiants ont traité cette question. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

Question déjà tombée ailleurs

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2.2 · Analyse du comportement du transformateur en charge

Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Conversion de puissance › Transformateur ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : impédance ramenée, transformateur parfait

En s'appuyant sur les relations de transformation des tension et courant et , exprimer en fonction de . Caractériser les éléments et constituant le dipôle (D) si l'on conserve la même structure de l'impédance, c'est-à-dire si ces deux éléments sont disposés en parallèle.

Voir l'indice

Utiliser les relations idéales du transformateur pour exprimer l'impédance équivalente Z'_2 = U_1 / J_1 en fonction de Z_2 = U_2 / J_2 et identifier R'_L et C'_2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'impédance ramenée au primaire Z'_2 = U_1/J_1 en fonction de l'impédance de charge au secondaire Z_2 = U_2/J_2 en utilisant les relations de transfert du transformateur idéal.
  2. Utiliser l'admittance Y'_2 = 1/Z'_2 pour identifier directement les grandeurs R'_L et C'_2 associées en parallèle.
Voir la réponse courte

Relation d'impédance ramenée Z'_2 = Z_2/m^2 et expression des composants équivalents parallèles R'_L = R_L/m^2 et C'_2 = m^2 C_2.

Voir le corrigé complet

Au secondaire du transformateur, la charge totale d'impédance Z_2 est soumise à la tension U_2 et traversée par le courant J_2, soit :

Z_2 = \frac{U_2}{J_2}

Au primaire, le dipôle équivalent (D) est soumis à la tension U_1 et parcouru par le courant J_1, son impédance est donc :

Z'_2 = \frac{U_1}{J_1}

D'après les relations de transformation U_2 = m U_1 et J_2 = J_1/m, il vient :

U_1 = \frac{U_2}{m} \quad \text{et} \quad J_1 = m J_2

On en déduit l'expression de l'impédance ramenée au primaire :

Z'_2 = \frac{U_2 / m}{m J_2} = \frac{1}{m^2}\frac{U_2}{J_2}
\boxed{Z'_2 = \frac{Z_2}{m^2}}

L'admittance équivalente Y'_2 = 1/Z'_2 s'écrit alors en fonction de l'admittance secondaire Y_2 = 1/Z_2 :

Y'_2 = m^2 Y_2

Au secondaire, le dipôle est constitué de la résistance R_L en parallèle avec la capacité C_2, son admittance vaut donc :

Y_2 = \frac{1}{R_L} + j C_2 \omega

On en déduit pour le dipôle primaire (D) :

Y'_2 = m^2 \left( \frac{1}{R_L} + j C_2 \omega \right) = \frac{m^2}{R_L} + j \left( m^2 C_2 \right) \omega

En identifiant cette expression à celle d'une association parallèle d'une résistance R'_L et d'un condensateur de capacité C'_2, de forme Y'_2 = \frac{1}{R'_L} + j C'_2 \omega, on obtient :

\boxed{R'_L = \frac{R_L}{m^2}} \quad \text{et} \quad \boxed{C'_2 = m^2 C_2}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Peu abordée, mais largement réussie par ceux qui ont simplement appliqué les lois du transformateur parfait.

« il suffit à la question 31 de déterminer les nouvelles valeurs de R et C en s’appuyant sur les lois d’un transformateur parfait. Peu de candidats ont traité cette question mais une majorité de celles et ceux qui ont essayé d’y répondre, ont bien réussi. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : résonance en courant, puissance active

En ne prenant pas en compte la dépendance de la résistance avec la pulsation, exprimer la pulsation de résonance en courant, notée , de la branche constituée des éléments , , , et en série. Exprimer, pour , la puissance transmise à la charge , en fonction de , et .

Voir l'indice

Annuler la réactance de la branche série RLC-R_s-C_s pour trouver \omega_r, puis calculer la puissance active dissipée dans la résistance équivalente R_s.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'impédance complexe de la branche série constituée de R, L, C, R_{\mathrm{s}} et C_{\mathrm{s}}, puis déterminer la condition d'annulation de sa partie réactive pour obtenir la pulsation de résonance \omega_{\mathrm{r}}.
  2. Calculer le courant dans cette branche à la résonance, puis en déduire la puissance active P_2 transmise à la charge (qui est intégralement dissipée dans la résistance équivalente R_{\mathrm{s}}).
Voir la réponse courte

Pulsation d'annulation de la partie imaginaire de la branche RLC-série et calcul de la puissance dissipée dans la résistance équivalente R_s.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma de la figure (12) où le dipôle (\mathrm{D}) est modélisé par l'association série de R_{\mathrm{s}} et C_{\mathrm{s}}, l'impédance de la branche motrice connectée aux bornes de la tension \underline{V}_1 s'écrit :

\underline{Z}_{\text{série}} = (R + R_{\mathrm{s}}) + j \left( L\omega - \frac{1}{C\omega} - \frac{1}{C_{\mathrm{s}}\omega} \right)

La résonance en courant correspond au maximum du module du courant traversant cette branche. En négligeant, conformément à la consigne, la dépendance de R_{\mathrm{s}} avec la pulsation, ce maximum est atteint lorsque l'impédance est purement résistive, c'est-à-dire lorsque la partie imaginaire s'annule :

L\omega_{\mathrm{r}} - \frac{1}{\omega_{\mathrm{r}}}\left(\frac{1}{C} + \frac{1}{C_{\mathrm{s}}}\right) = 0

On en déduit l'expression de la pulsation de résonance \omega_{\mathrm{r}} :

\boxed{\omega_{\mathrm{r}} = \sqrt{\frac{1}{L}\left(\frac{1}{C} + \frac{1}{C_{\mathrm{s}}}\right)} = \frac{1}{\sqrt{L\,C_{\text{eq,s}}}} \quad \text{avec} \quad C_{\text{eq,s}} = \frac{C\,C_{\mathrm{s}}}{C + C_{\mathrm{s}}}}

À la résonance \omega = \omega_{\mathrm{r}}, l'impédance de la branche se réduit à sa résistance totale :

\underline{Z}_{\text{série}}(\omega_{\mathrm{r}}) = R + R_{\mathrm{s}}

L'amplitude complexe du courant \underline{J}_1 traversant cette branche est donc :

\underline{J}_1 = \frac{\underline{V}_1}{R + R_{\mathrm{s}}}

Les éléments réactifs L, C et C_{\mathrm{s}} ne consomment aucune puissance active en moyenne, et le transformateur idéal (\mathrm{T}) conserve la puissance active. Par conséquent, la puissance active P_2 transmise à la charge R_{\mathrm{L}} est égale à la puissance dissipée dans la résistance équivalente R_{\mathrm{s}} :

P_2 = \langle p(t) \rangle = \frac{1}{2} R_{\mathrm{s}} |\underline{J}_1|^2

En remplaçant l'amplitude du courant, on obtient :

\boxed{P_2 = \frac{1}{2}\frac{R_{\mathrm{s}}}{(R + R_{\mathrm{s}})^2} |\underline{V}_1|^2}

Remarque : si |\underline{V}_1| désigne la valeur efficace V_{1,\text{eff}}, le facteur 1/2 disparaît et P_2 = \frac{R_{\mathrm{s}}}{(R + R_{\mathrm{s}})^2} V_{1,\text{eff}}^2.

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : adaptation d'impédance, transfert maximal de puissance

Définir à quelle condition cette puissance est maximale, pour une amplitude de la tension d'entrée fixée.

Voir l'indice

Rechercher la condition d'adaptation d'impédance maximisant la puissance transmise en annulant la dérivée de P_2 par rapport à R_s.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance active P_2 en fonction de la résistance équivalente de charge ramenée en série R_{\mathrm{s}}, obtenue à la question précédente.
  2. Dériver P_2 par rapport à la variable R_{\mathrm{s}} pour déterminer le point d'annulation de sa dérivée et en déduire la condition d'adaptation de puissance.
Voir la réponse courte

Dérivation de la puissance par rapport à R_s : condition d'adaptation de charge R_s = R pour maximiser la puissance transmise.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q32, la puissance transmise à la charge à la résonance série \omega = \omega_{\mathrm{r}} s'écrit :

P_2(R_{\mathrm{s}}) = \frac{|\underline{V}_1|^2}{2} \, \frac{R_{\mathrm{s}}}{(R + R_{\mathrm{s}})^2}

Pour une amplitude de tension |\underline{V}_1| fixée, étudions les variations de la fonction f : R_{\mathrm{s}} \mapsto \frac{R_{\mathrm{s}}}{(R + R_{\mathrm{s}})^2} définie pour R_{\mathrm{s}} > 0. Sa dérivée par rapport à R_{\mathrm{s}} vaut :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}R_{\mathrm{s}}} &= \frac{(R + R_{\mathrm{s}})^2 - 2R_{\mathrm{s}}(R + R_{\mathrm{s}})}{(R + R_{\mathrm{s}})^4} \\ &= \frac{R - R_{\mathrm{s}}}{(R + R_{\mathrm{s}})^3} \end{aligned}

Cette dérivée s'annule et change de signe en R_{\mathrm{s}} = R : elle est strictement positive pour R_{\mathrm{s}} < R et strictement négative pour R_{\mathrm{s}} > R. La puissance P_2 admet donc un maximum absolu pour :

\boxed{R_{\mathrm{s}} = R}

La puissance maximale transmise à la charge vaut alors :

P_{2,\max} = \frac{|\underline{V}_1|^2}{8R}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question d'analyse qualitative très peu abordée par les candidats.

« Les questions de la 2ème partie portant sur une analyse qualitative des résultats n’ont été que très peu traitées, questions 33, 34 par exemple. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : adaptation de charge

Nous nous plaçons dans le cas où et nous considérons que . Discuter qualitativement la condition précédente vis-à-vis de la résistance .

Voir l'indice

Calculer le maximum de la fonction R_s(R_L) et discuter de l'existence de deux valeurs de résistance de charge R_L réalisant l'adaptation R_s = R.

Voir la stratégie
  1. Utiliser l'hypothèse C_2 \gg C et m \ge 1 pour simplifier l'expression de la pulsation de résonance \omega_{\mathrm{r}}.
  2. Analyser l'évolution de la résistance équivalente R_{\mathrm{s}} en fonction de R_{\mathrm{L}} à cette pulsation \omega_{\mathrm{r}} \approx \omega_{\mathrm{s}}, notamment son maximum.
  3. Discuter de l'existence et du nombre de solutions pour R_{\mathrm{L}} permettant de satisfaire la condition d'adaptation R_{\mathrm{s}} = R.
Voir la réponse courte

Traduction de la condition R_s = R sur la résistance de charge réelle R_L en tenant compte du grand rapport de transformation m.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de la capacité série issue de l'équation (16) :

C_{\mathrm{s}} = m^2 C_2 \left( 1 + \frac{1}{(R_{\mathrm{L}}C_2\omega)^2} \right) \ge m^2 C_2

Comme m \ge 1 et C_2 \gg C, il vient C_{\mathrm{s}} \gg C, ce qui entraîne \frac{1}{C_{\mathrm{s}}} \ll \frac{1}{C}. La pulsation de résonance en courant établie à la question 32 se simplifie donc :

\omega_{\mathrm{r}} = \sqrt{\frac{1}{L}\left(\frac{1}{C} + \frac{1}{C_{\mathrm{s}}}\right)} \approx \frac{1}{\sqrt{LC}} = \omega_{\mathrm{s}}

La pulsation de résonance est ainsi quasiment indépendante de la charge R_{\mathrm{L}}.

À la résonance (\omega \approx \omega_{\mathrm{s}}), la résistance ramenée R_{\mathrm{s}} s'écrit en fonction de R_{\mathrm{L}} :

R_{\mathrm{s}}(R_{\mathrm{L}}) = \frac{1}{m^2} \frac{R_{\mathrm{L}}}{1 + (R_{\mathrm{L}} C_2 \omega_{\mathrm{s}})^2}

Cette fonction présente les caractéristiques suivantes :

  • pour R_{\mathrm{L}} \to 0 (court-circuit) : R_{\mathrm{s}} \to 0 ;
  • pour R_{\mathrm{L}} \to +\infty (circuit ouvert) : R_{\mathrm{s}} \to 0 ;
  • elle atteint un maximum pour R_{\mathrm{L}} C_2 \omega_{\mathrm{s}} = 1, soit R_{\mathrm{L}0} = \dfrac{1}{C_2 \omega_{\mathrm{s}}}, dont la valeur est :

    R_{\mathrm{s},\max} = \frac{1}{2 m^2 C_2 \omega_{\mathrm{s}}}

La condition d'adaptation de puissance maximale R_{\mathrm{s}} = R obtenue à la question 33 se discute donc selon la valeur relative de la résistance interne R et du maximum R_{\mathrm{s},\max} :

  • Si R > R_{\mathrm{s},\max} : la condition R_{\mathrm{s}} = R n'admet aucune solution réelle. Le transfert maximal théorique ne peut être atteint par le seul choix de R_{\mathrm{L}}.
  • Si R = R_{\mathrm{s},\max} : il existe une unique résistance optimale réalisant l'adaptation :

    R_{\mathrm{L}} = \frac{1}{C_2 \omega_{\mathrm{s}}}
  • Si R < R_{\mathrm{s},\max} : l'équation R_{\mathrm{s}}(R_{\mathrm{L}}) = R possède deux solutions distinctes :

    • une faible résistance R_{\mathrm{L},1} < \dfrac{1}{C_2 \omega_{\mathrm{s}}}, telle que R_{\mathrm{L},1} \approx m^2 R si R \ll R_{\mathrm{s},\max} ;
    • une forte résistance R_{\mathrm{L},2} > \dfrac{1}{C_2 \omega_{\mathrm{s}}}, telle que R_{\mathrm{L},2} \approx \dfrac{1}{m^2 C_2^2 \omega_{\mathrm{s}}^2 R} si R \ll R_{\mathrm{s},\max}.
Voir ce qu'a relevé le jury

Question d'analyse qualitative très peu abordée par les candidats.

« Les questions de la 2ème partie portant sur une analyse qualitative des résultats n’ont été que très peu traitées, questions 33, 34 par exemple. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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2.3 · Alimentation d’une lampe fluorescente à cathode froide par un transformateur piézo-électrique

Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : caractéristique courant-tension, lampe fluorescente

Reproduire (approximativement) la figure (15) et y placer (toujours approximativement) le point correspondant à la situation initiale. Réaliser cette figure suffisamment grande, elle sera réutilisée dans la suite.

Voir l'indice

Noter qu'avant l'allumage, aucun courant ne traverse la lampe (I_2 = 0 \implies R_L \to \infty), ce qui place le fonctionnement sur la courbe à vide à f = 70\text{ kHz}.

Voir la stratégie
  1. Caractériser l'état initial de la lampe fluorescente (éteinte) pour déterminer la courbe de charge R_{\mathrm{L}} sur laquelle opère le système.
  2. Identifier la fréquence de fonctionnement imposée à cet instant par le dispositif électronique (f = f_{\max}).
  3. Reproduire l'allure des courbes de réponse fréquentielle de la figure (15) et repérer avec précision le point de fonctionnement initial \mathrm{P}_0.
Voir la réponse courte

Reproduction de la caractéristique de la lampe à cathode froide et positionnement du point de fonctionnement initial hors amorçage P_0.

Voir le corrigé complet

Dans la situation initiale, la lampe fluorescente à cathode froide (LCF) est éteinte. Aucun courant ne la traverse :

I_2^{\text{eff}} = 0

D'après la courbe R_{\mathrm{L}}(I_2^{\text{eff}}) fournie à la figure (14), lorsque le courant s'annule, la résistance équivalente de la lampe devient extrêmement grande (R_{\mathrm{L}} \to +\infty). Le transformateur fonctionne donc à vide ou sur une très forte impédance, situation modélisée au plus près par la courbe de charge correspondant à la valeur maximale disponible sur la figure (15), à savoir R_{\mathrm{L}} \ge 750\text{ k}\Omega (courbe présentant le pic de résonance le plus haut).

Le dispositif électronique de commande impose initialement la fréquence maximale de la plage de balayage :

f = f_{\max} = 70\text{ kHz}

Le point initial \mathrm{P}_0 se trouve donc à l'intersection de l'abscisse f = 70\text{ kHz} et de la courbe de charge maximale (R_{\mathrm{L}} = 750\text{ k}\Omega). Sur la figure (15), on y lit une tension efficace de sortie de l'ordre de :

V_{2,0}^{\text{eff}} \approx 180\text{ V} \quad (\text{comprise entre } 150\text{ V et } 200\text{ V})

Le point \mathrm{P}_0 se trouve donc placé à l'abscisse f = 70\text{ kHz} sur la courbe R_{\mathrm{L}} = 750\text{ k}\Omega.

Voir ce qu'a relevé le jury

Pour obtenir tous les points, il fallait légender les axes avec leurs noms et unités et justifier brièvement la position du point de fonctionnement.

« il est nécessaire d’avoir des axes avec les bons noms et les bonnes unités, ainsi qu’une explication rapide de la position de chaque point de fonctionnement pour avoir la totalité des points. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 36

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : amorçage, surtension à la résonance

Le dispositif électronique réduit alors progressivement la fréquence pour atteindre le point correspondant à l'amorçage. Placer ce point (approximativement) sur la figure précédente en justifiant sa position. Indiquer la valeur de la fréquence correspondante.

Voir l'indice

Diminuer la fréquence le long de la courbe de plus haute résistance jusqu'à atteindre l'ordonnée de la tension d'amorçage V_2^{\mathrm{eff}} = 950\text{ V}.

Voir la stratégie
  1. Identifier la courbe de fonctionnement suivie par le système tant que la lampe est éteinte.
  2. Traduire la condition d'amorçage en termes de tension efficace de sortie V_2^{\mathrm{eff}}.
  3. Suivre l'évolution de la fréquence depuis f_{\max} = 70\text{ kHz} jusqu'au franchissement de la condition d'amorçage pour en déduire les coordonnées du point \mathrm{P}_1 et la fréquence f_1.
Voir la réponse courte

Déplacement vers la résonance en diminuant f pour atteindre la tension d'amorçage au point P_1, lecture graphique de f_1.

Voir le corrigé complet

Tant que la décharge n'est pas amorcée, aucun courant n'a encore circulé dans le tube (I_2^{\text{eff}} = 0). La résistance équivalente de la lampe reste donc quasi infinie, et le point de fonctionnement évolue sur la courbe correspondant à la résistance de charge la plus élevée représentée, soit R_{\mathrm{L}} = 750\text{ k}\Omega (courbe présentant le pic le plus haut sur la figure 15).

D'après les données de l'énoncé, l'allumage est provoqué lorsque la tension efficace de sortie atteint la tension d'amorçage :

V_2^{\text{eff}} = V_{2,\text{am}}^{\text{eff}} = 950\text{ V}

Le dispositif de pilotage diminuant continûment la fréquence depuis la valeur initiale f_{\max} = 70\text{ kHz}, la tension V_2^{\text{eff}} augmente en remontant le flanc droit du pic de résonance.

Le point \mathrm{P}_1 correspondant à l'amorçage est donc l'intersection entre le flanc droit de la courbe R_{\mathrm{L}} = 750\text{ k}\Omega et la droite horizontale V_2^{\text{eff}} = 950\text{ V}.

Une lecture sur le graphe de la figure 15 donne l'abscisse de ce point :

\boxed{f_1 \approx 60\text{ kHz}} \quad (\text{ou } 59{,}5\text{ kHz})

Sur la reproduction de la figure 15 réalisée à la question Q35, on place donc le point \mathrm{P}_1 aux coordonnées :

\boxed{\mathrm{P}_1 = (f_1 \approx 60\text{ kHz} \, ; \, V_2^{\text{eff}} = 950\text{ V})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pour obtenir tous les points, il fallait légender les axes avec leurs noms et unités et justifier brièvement la position du point de fonctionnement.

« il est nécessaire d’avoir des axes avec les bons noms et les bonnes unités, ainsi qu’une explication rapide de la position de chaque point de fonctionnement pour avoir la totalité des points. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : point de fonctionnement nominal

Il s'agit enfin d'atteindre le point de fonctionnement correspondant au régime nominal. Placer ce point (approximativement) sur la figure précédente en justifiant sa position. Préciser comment doit être ajustée la fréquence depuis la situation . Indiquer la valeur de la fréquence correspondante.

Voir l'indice

Calculer la résistance nominale R_{L,\mathrm{nom}} = V_{2,\mathrm{nom}}^{\mathrm{eff}} / I_{2,\mathrm{nom}}^{\mathrm{eff}}, repérer la courbe correspondante et relever la fréquence délivrant 680\text{ V}.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la résistance équivalente R_{\mathrm{L}} de la lampe dans les conditions de fonctionnement nominal à partir de la loi d'Ohm en régime efficace, afin d'identifier la courbe de réponse correspondante sur la figure (15).
  2. Identifier l'abscisse f_2 correspondant à la tension nominale V_{2,\mathrm{nom}}^{\mathrm{eff}} = 680\text{ V} sur cette courbe, en considérant le sens de variation de la fréquence depuis le point d'amorçage \mathrm{P}_1.
  3. Préciser le réglage de fréquence requis par le dispositif de pilotage et positionner le point \mathrm{P}_2.
Voir la réponse courte

Ajustement de la fréquence pour stabiliser le courant nominal sur la branche allumée au point P_2, lecture de f_2.

Voir le corrigé complet

1. Détermination de la courbe de fonctionnement nominal :
Au régime nominal, la tension efficace et le courant efficace de la lampe sont donnés par :

V_{2,\mathrm{nom}}^{\mathrm{eff}} = 680\text{ V} \quad \text{et} \quad I_{2,\mathrm{nom}}^{\mathrm{eff}} = 5\text{ mA} = 5 \times 10^{-3}\text{ A}

La résistance équivalente de la lampe à cathode froide s'en déduit immédiatement :

R_{\mathrm{L}} = \frac{V_{2,\mathrm{nom}}^{\mathrm{eff}}}{I_{2,\mathrm{nom}}^{\mathrm{eff}}} = \frac{680}{5 \times 10^{-3}} = 136 \times 10^3\ \Omega = 136\text{ k}\Omega \approx 140\text{ k}\Omega

Le point nominal se situe donc sur la courbe caractéristique correspondant à R_{\mathrm{L}} = 140\text{ k}\Omega, qui est la courbe dont le maximum est le plus bas sur la figure (15) (les maxima croissant avec R_{\mathrm{L}}).

2. Position du point \mathrm{P}_2 et valeur de la fréquence f_2 :
Sur la courbe R_{\mathrm{L}} = 140\text{ k}\Omega, l'ordonnée V_2^{\mathrm{eff}} = 680\text{ V} est atteinte pour deux fréquences : l'une située avant la résonance (vers 53\text{ kHz}) et l'autre située après la résonance (vers 56\text{ kHz}).

Le point d'amorçage se trouvant à f_1 \approx 60\text{ kHz}, le système électronique régule le fonctionnement du côté des fréquences supérieures à la résonance mécanique pour des raisons de stabilité. Le point \mathrm{P}_2 correspond donc à l'intersection sur le flanc droit de la courbe de résonance :

\boxed{f_2 \approx 56\text{ kHz}}

3. Ajustement de la fréquence depuis \mathrm{P}_1 :
Le dispositif électronique de pilotage doit continuer à réduire la fréquence de manière contrôlée depuis la valeur d'amorçage f_1 \approx 60\text{ kHz} jusqu'à la valeur nominale f_2 \approx 56\text{ kHz}.

4. Positionnement sur la figure :
Le point \mathrm{P}_2 se place sur la courbe inférieure (R_{\mathrm{L}} = 140\text{ k}\Omega) aux coordonnées approchées (56\text{ kHz} \, ; \, 680\text{ V}).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pour obtenir tous les points, il fallait légender les axes avec leurs noms et unités et justifier brièvement la position du point de fonctionnement.

« il est nécessaire d’avoir des axes avec les bons noms et les bonnes unités, ainsi qu’une explication rapide de la position de chaque point de fonctionnement pour avoir la totalité des points. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Partie 3 : Oscillateur électrique utilisant un élément piézo-électrique

Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; ALI et oscillateurs électroniques

Notions : théorème de millman, fonction de transfert

Établir la relation liant les grandeurs d'entrée et de sortie . Nous l'écrirons sous la forme :

L'admittance est à exprimer en fonction des impédances et de la résistance .

On pourra d'abord égaler les expressions du courant , vu d'une part comme sortant de l'amplificateur, vu d'autre part comme entrant dans le filtre.

Voir l'indice

Exprimer le courant de sortie de l'amplificateur I = (G_0 V_1 - V_2)/R, puis écrire les lois des nœuds au niveau du filtre en \Pi pour éliminer la variable intermédiaire V_2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le courant de sortie I de l'amplificateur à l'aide du modèle équivalent de Thévenin en fonction de V_1, V_2 et R.
  2. Exprimer la tension intermédiaire V_2 et le courant d'entrée I du filtre en fonction de la tension de sortie V_3 et des impédances Z_1, Z_2, Z_3.
  3. Égaler les deux expressions de I pour identifier l'admittance équivalente Y définie par \frac{G_0}{R} V_1 = Y V_3.
Voir la réponse courte

Loi des nœuds ou théorème de Millman à la sortie de l'amplificateur pour exprimer l'admittance équivalente Y vue par l'étage amplificateur.

Voir le corrigé complet

1. Expression du courant I sortant de l'amplificateur :

D'après le schéma de la figure (16), la sortie de l'amplificateur est modélisée par un générateur de Thévenin de f.é.m. G_0 V_1 et de résistance interne R. La loi des mailles appliquée à la sortie de l'amplificateur donne immédiatement :

V_2 = G_0 V_1 - R I \iff I = \frac{G_0 V_1 - V_2}{R}

2. Expression des grandeurs à l'entrée du filtre en fonction de V_3 :

Le filtre n'étant pas encore chargé en sortie (le bouclage intervient à la question suivante), le courant issu de la borne C est nul. Le courant traversant l'impédance Z_2 traverse donc intégralement l'impédance Z_1 :

I_{Z_2} = \frac{V_3}{Z_1}

La tension aux bornes de Z_2 s'écrit alors :

V_2 - V_3 = Z_2 I_{Z_2} = \frac{Z_2}{Z_1} V_3 \implies V_2 = \left(1 + \frac{Z_2}{Z_1}\right) V_3 = \frac{Z_1 + Z_2}{Z_1} V_3

Le courant I entrant dans le filtre au nœud B se divise entre la branche dérivée vers la masse via Z_3 et la branche série (Z_2, Z_1) :

\begin{aligned} I &= \frac{V_2}{Z_3} + I_{Z_2} = \frac{V_2}{Z_3} + \frac{V_3}{Z_1} \\ &= \frac{Z_1 + Z_2}{Z_1 Z_3} V_3 + \frac{1}{Z_1} V_3 = \frac{Z_1 + Z_2 + Z_3}{Z_1 Z_3} V_3 \end{aligned}

3. Établissement de la relation entrée-sortie :

En égalant les deux expressions du courant I, on obtient :

\frac{G_0 V_1 - V_2}{R} = I \iff \frac{G_0}{R} V_1 = \frac{V_2}{R} + I

En injectant les expressions de V_2 et de I en fonction de V_3, il vient :

\begin{aligned} \frac{G_0}{R} V_1 &= \left[ \frac{1}{R}\left(1 + \frac{Z_2}{Z_1}\right) + \frac{Z_1 + Z_2 + Z_3}{Z_1 Z_3} \right] V_3 \end{aligned}

On en déduit l'expression de l'admittance Y :

\boxed{Y = \frac{Z_1 + Z_2}{R Z_1} + \frac{Z_1 + Z_2 + Z_3}{Z_1 Z_3} = \frac{(R + Z_3)(Z_1 + Z_2) + R Z_3}{R Z_1 Z_3}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'échec à cette question révélait un manque de maîtrise des lois fondamentales de l'électricité.

« Les candidats n’ayant pas réussi sont ceux qui ne maîtrisent pas les lois de base de l’électricité. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : résistance d'entrée

Indiquer à quelle condition, portant sur les composants du système, l'hypothèse est justifiable.

Voir l'indice

Écrire que le courant prélevé par l'étage d'entrée de l'amplificateur doit être négligeable devant celui circulant dans le pont de retour, soit R_e \gg |Z_1|.

Voir la stratégie
  1. Identifier la modification apportée au circuit lors du bouclage de la sortie C sur l'entrée A.
  2. Exprimer le courant prélevé par l'amplificateur et le comparer au courant circulant dans la branche de sortie du filtre.
  3. En déduire la condition d'absence d'effet de charge sur l'impédance de sortie du filtre.
Voir la réponse courte

Hypothèse d'amplificateur à très haute impédance d'entrée : R_e très grande devant les impédances du réseau de réaction.

Voir le corrigé complet

Lors du raccordement du point C au point A, la tension d'entrée de l'amplificateur devient égale à la tension de sortie du filtre :

V_1 = V_3

La résistance d'entrée R_{\mathrm{e}} de l'amplificateur se retrouve alors connectée en parallèle avec le dipôle d'impédance Z_1, entre le nœud C (ou A) et la ligne de masse.

La loi des nœuds au point C s'écrit désormais :

I_{Z_2} = I_{Z_1} + I_{\mathrm{e}} = \frac{V_3}{Z_1} + \frac{V_3}{R_{\mathrm{e}}} = V_3\left(\frac{1}{Z_1} + \frac{1}{R_{\mathrm{e}}}\right)

où I_{\mathrm{e}} désigne le courant prélevé par l'amplificateur.

La relation (17) a été établie sous l'hypothèse d'une sortie non chargée (I_{\mathrm{e}} = 0, soit I_{Z_2} = I_{Z_1}). Pour qu'elle demeure valable lors du bouclage, le courant I_{\mathrm{e}} dérivé par l'entrée de l'amplificateur doit être tout à fait négligeable devant le courant circulant dans Z_1, ce qui équivaut à ce que l'impédance équivalente Z_1 \parallel R_{\mathrm{e}} soit assimilable à Z_1.

La condition nécessaire et suffisante portant sur les composants du système est donc :

\boxed{R_{\mathrm{e}} \gg |Z_1|}

(cette condition devant être satisfaite à la pulsation de fonctionnement \omega).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'utilisation du modèle équivalent de Thévenin offrait une résolution rapide que très peu de candidats ont remarquée.

« le modèle de Thévenin permettait d’obtenir rapidement le résultat. Très peu l’ont vu. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : équation caractéristique, stabilité des oscillateurs

Former, à partir de la relation (17), l'équation dont la variable est alors solution. Rappeler le lien existant entre la variable complexe et la nature des solutions d'un système linéaire en régime libre.

Voir l'indice

Poser la condition de bouclage V_3 = V_1 dans l'équation de transfert pour obtenir l'équation caractéristique en Laplace R Y(p) - G_0 = 0.

Voir la stratégie
  1. Traduire le bouclage du système (connexion de C à A) en égalant les tensions d'entrée et de sortie.
  2. Établir l'équation caractéristique vérifiée par la variable de Laplace p pour une solution temporelle non identiquement nulle.
  3. Décomposer la variable complexe p = \sigma + j\omega pour expliciter l'impact de ses parties réelle et imaginaire sur l'allure temporelle des solutions du régime libre.
Voir la réponse courte

Équation caractéristique Y(p) = G_0/R dont les racines p sont les pôles gouvernant la stabilité et l'amortissement du régime libre.

Voir le corrigé complet

Le bouclage du circuit par la connexion du point C au point A impose :

V_1(p) = V_3(p)

Sous l'hypothèse \mathrm{H}(R_{\mathrm{e}}), la relation (17) établie à la question Q38 reste valable et devient :

\frac{G_0}{R} V_3(p) = Y(p) V_3(p) \iff \left[ Y(p) - \frac{G_0}{R} \right] V_3(p) = 0

Pour obtenir un régime libre non trivial (v_3(t) \not\equiv 0), la variable complexe p doit être solution de l'équation caractéristique :

\boxed{Y(p) - \frac{G_0}{R} = 0} \quad \text{ou de façon équivalente} \quad \boxed{R\,Y(p) - G_0 = 0}

En régime libre, les solutions du système différentiel linéaire autonome sont des combinaisons linéaires de modes propres de la forme \exp(pt) (ou t^k\exp(pt) en cas de multiplicité), où p = \sigma + j\omega \in \mathbb{C} (\sigma, \omega \in \mathbb{R}) est racine de l'équation caractéristique :

\mathrm{e}^{pt} = \mathrm{e}^{\sigma t} \mathrm{e}^{j\omega t}
  • Partie réelle \sigma = \operatorname{Re}(p) : elle gouverne l'évolution de l'enveloppe temporelle (stabilité).

    • Si \operatorname{Re}(p) < 0 : régime stable, atténuation exponentielle vers 0 ;
    • Si \operatorname{Re}(p) > 0 : régime instable, divergence exponentielle (condition de démarrage d'un oscillateur) ;
    • Si \operatorname{Re}(p) = 0 : régime marginalement stable, oscillations non amorties d'amplitude constante.
  • Partie imaginaire \omega = \operatorname{Im}(p) : elle gouverne la nature oscillatoire de la solution.

    • Si \operatorname{Im}(p) = 0 : régime apériodique pur (relaxation) ;
    • Si \operatorname{Im}(p) \neq 0 : régime oscillatoire (pseudo-périodique si \sigma \neq 0, sinusoïdal pur si \sigma = 0) de pulsation propre |\omega|.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il était nécessaire d'utiliser la condition de bouclage pour caractériser le régime libre, ce à quoi peu de candidats ont pensé.

« il fallait penser à la condition de bouclage pour caractériser le régime libre. Même constat, peu de candidats ont pensé à cette condition et n’ont donc pas pu aboutir au bon résultat. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 41

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : condition de barkhausen

Établir que cette condition se traduit par deux relations pouvant se mettre sous la forme :

On explicitera chacune des fonctions et . Indiquer pourquoi la résistance n'intervient pas dans cette condition.

Voir l'indice

Substituer p = j\omega avec des impédances purement réactives Z_i = jS_i, puis séparer parties réelle et imaginaire pour découpler condition de phase et d'amplitude.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation caractéristique du système bouclé obtenue à la question Q40, en explicitant R\,Y(p) - G_0 = 0 à l'aide de l'expression de Y issue de la question Q38.
  2. Évaluer cette relation en régime harmonique non amorti (p = j\omega) avec des impédances purement réactives Z_i = jS_i afin de séparer partie réelle et partie imaginaire.
  3. Annuler indépendamment la partie réelle et la partie imaginaire pour identifier les fonctions F et G, puis justifier pourquoi la résistance de sortie R s'élimine.
Voir la réponse courte

Annulation des parties réelle et imaginaire pour p = j\omega pour obtenir des oscillations non amorties, indépendance vis-à-vis de R.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q40, la variable de Laplace p vérifie l'équation caractéristique du système bouclé :

R\,Y(p) - G_0 = 0

En utilisant l'expression de l'admittance Y établie à la question Q38 :

Y = \frac{1}{R}\left(1 + \frac{Z_2}{Z_1}\right) + \frac{Z_1 + Z_2 + Z_3}{Z_1 Z_3}

cette équation s'écrit :

1 + \frac{Z_2}{Z_1} - G_0 + R\,\frac{Z_1 + Z_2 + Z_3}{Z_1 Z_3} = 0

Pour une solution harmonique à la pulsation \omega (p = j\omega) et des dipôles purement réactifs (Z_i(j\omega) = j S_i(\omega), avec S_i \in \mathbb{R}), les différents termes valent :

\begin{aligned} \frac{Z_2}{Z_1} &= \frac{j S_2}{j S_1} = \frac{S_2}{S_1} \in \mathbb{R} \\ Z_1 + Z_2 + Z_3 &= j(S_1 + S_2 + S_3) \\ Z_1 Z_3 &= (j S_1)(j S_3) = - S_1 S_3 \end{aligned}

Le terme d'admittance multiplié par R devient donc purement imaginaire :

R\,\frac{Z_1 + Z_2 + Z_3}{Z_1 Z_3} = -j R\,\frac{S_1 + S_2 + S_3}{S_1 S_3}

L'équation caractéristique s'écrit sous la forme d'un nombre complexe devant être nul :

\left( 1 + \frac{S_2}{S_1} - G_0 \right) - j R\,\frac{S_1 + S_2 + S_3}{S_1 S_3} = 0

L'annulation conjointe de la partie imaginaire et de la partie réelle conduit au système de deux équations :

  • Annulation de la partie imaginaire (en supposant R \neq 0 et S_1 S_3 \neq 0) :

    S_1 + S_2 + S_3 = 0 \iff F(S_1, S_2, S_3) = 0

    avec :

    \boxed{F(S_1, S_2, S_3) = S_1 + S_2 + S_3}
  • Annulation de la partie réelle :

    1 + \frac{S_2}{S_1} - G_0 = 0 \iff G(S_1, S_2, G_0) = 0

    avec :

    \boxed{G(S_1, S_2, G_0) = 1 + \frac{S_2}{S_1} - G_0}

Rôle de la résistance R :

La résistance R n'apparaît qu'en facteur global devant la partie imaginaire de l'équation caractéristique. Comme l'amplificateur réel présente une résistance de sortie non nulle (R > 0), la condition d'annulation de cette partie imaginaire se simplifie immédiatement par R. Enfin, la partie réelle est strictement indépendante de R car le quadripôle de réaction est constitué d'éléments purement réactifs, non dissipatifs. La résistance R n'a donc aucune influence sur la condition d'oscillation à la pulsation \omega.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ces questions pouvaient être abordées de façon indépendante pour caractériser l'impédance Z3.

« Les questions 41, 42 et 43 même si elles semblent liées, elles peuvent être traitées de manière indépendante. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 42

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : condition d'oscillation

Établir que le système d'équations (18) conduit aux deux égalités :

Voir l'indice

Résoudre le système linéaire formé par les deux équations obtenues pour exprimer directement K_2 = S_2 / S_1 et K_3 = S_3 / S_1 en fonction du gain G_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'équation d'amplitude G(S_1, S_2, G_0) = 0 à l'aide du rapport K_2 = S_2 / S_1 pour en déduire directement K_2.
  2. Diviser l'équation de phase F(S_1, S_2, S_3) = 0 par la réactance non nulle S_1 pour faire apparaître K_2 et K_3, puis injecter l'expression de K_2.
Voir la réponse courte

Résolution du système d'équations couplées pour exprimer les susceptances normalisées K_2 et K_3 en fonction du gain G_0.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q41, le système d'équations (18) traduisant l'existence d'une oscillation harmonique non amortie (p = j\omega) s'écrit :

\left\{ \begin{aligned} S_1 + S_2 + S_3 &= 0 \\ 1 + \frac{S_2}{S_1} - G_0 &= 0 \end{aligned} \right.

Par définition, on introduit les rapports adimensionnels de réactance :

K_2 = \frac{S_2}{S_1} \quad \text{et} \quad K_3 = \frac{S_3}{S_1}

1. Détermination de K_2 : La seconde relation donne immédiatement :

1 + K_2 - G_0 = 0 \implies \boxed{K_2 = G_0 - 1}

2. Détermination de K_3 : Le dipôle Z_1 étant présent dans le montage, sa réactance est non nulle (S_1 \neq 0). En divisant la première relation par S_1, on obtient :

\begin{aligned} 1 + \frac{S_2}{S_1} + \frac{S_3}{S_1} = 0 &\iff 1 + K_2 + K_3 = 0 \\ &\iff K_3 = - (1 + K_2) \end{aligned}

En remplaçant K_2 par son expression G_0 - 1, il vient :

K_3 = - \bigl(1 + (G_0 - 1)\bigr) = -G_0

d'où :

\boxed{K_3 = -G_0}

On retrouve bien le système d'égalités (19) :

\left\{ \begin{aligned} K_2 &= G_0 - 1 \\ K_3 &= -G_0 \end{aligned} \right.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ces questions pouvaient être abordées de façon indépendante pour caractériser l'impédance Z3.

« Les questions 41, 42 et 43 même si elles semblent liées, elles peuvent être traitées de manière indépendante. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : dipôle réactif, capacité et inductance

Identifier et caractériser le dipôle d'impédance .

Voir l'indice

Partir de S_1 < 0 (condensateur) et G_0 < 0 pour déduire le signe de S_3, en déduire la nature capacitive de Z_3 et exprimer sa capacité C_3 en fonction de C_1 et G_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la réactance S_1 associée à l'impédance capacitive Z_1.
  2. Utiliser la relation K_3 = S_3/S_1 = -G_0 établie à la question Q42 pour en déduire l'expression de la réactance S_3.
  3. En déduire l'impédance Z_3(j\omega) = jS_3(\omega), identifier la nature du composant et préciser la valeur de son paramètre caractéristique.
Voir la réponse courte

Signe de la réactance déduit de K_3 = -G_0 < 0 : comportement capacitif ou inductif selon la convention adoptée.

Voir le corrigé complet

L'impédance Z_1 est celle d'un condensateur de capacité C_1 :

Z_1(j\omega) = \frac{1}{jC_1\omega} = -j\frac{1}{C_1\omega} = j S_1(\omega)

On en déduit la réactance S_1 :

S_1(\omega) = -\frac{1}{C_1\omega}

D'après la seconde égalité du système (19) établie à la question Q42, on a :

K_3 = \frac{S_3}{S_1} = -G_0

ce qui donne pour la réactance S_3(\omega) :

S_3(\omega) = -G_0 S_1(\omega) = \frac{G_0}{C_1\omega}

L'impédance correspondante s'écrit alors :

Z_3(j\omega) = j S_3(\omega) = \frac{j G_0}{C_1\omega} = \frac{1}{j\left(-\dfrac{C_1}{G_0}\right)\omega}

Comme G_0 < 0, la constante C_3 = -\dfrac{C_1}{G_0} = \dfrac{C_1}{|G_0|} est strictement positive et indépendante de la pulsation \omega.

Le dipôle d'impédance Z_3 est donc un condensateur idéal de capacité :

\boxed{C_3 = -\frac{C_1}{G_0} = \frac{C_1}{|G_0|}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ces questions pouvaient être abordées de façon indépendante pour caractériser l'impédance Z3.

« Les questions 41, 42 et 43 même si elles semblent liées, elles peuvent être traitées de manière indépendante. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 44

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : oscillateur à quartz, résonance parallèle

Indiquer comment déterminer, à partir de la figure (17), la pulsation d'oscillation du système bouclé. Estimer numériquement l'écart relatif dans lequel cette pulsation se situe.

Voir l'indice

Montrer que le signe imposé à S_2 restreint la pulsation d'oscillation à l'intervalle ultra-étroit [\omega_s, \omega_p] où le quartz présente un comportement inductif.

Voir la stratégie
  1. Exprimer graphiquement la condition d'oscillation obtenue à la question précédente reliant S_2(\omega) aux paramètres du montage (G_0, C_1).
  2. Exploiter le signe de S_2(\omega) imposé par cette condition pour identifier l'intervalle de pulsations admissibles sur la figure (17).
  3. Réaliser une lecture graphique précise sur le tracé de droite de la figure (17) pour en déduire l'écart relatif \Delta\omega/\omega_p.
Voir la réponse courte

Fréquence d'oscillation confinée entre la pulsation de résonance série \omega_s et antirésonance \omega_p, calcul de l'écart relatif très faible.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q42, la condition d'oscillation du système bouclé impose :

K_2 = \frac{S_2}{S_1} = G_0 - 1 \implies S_2(\omega) = (G_0 - 1) S_1(\omega)

Le dipôle Z_1 étant un condensateur de capacité C_1, son impédance s'écrit Z_1(j\omega) = \frac{1}{jC_1\omega} = jS_1(\omega), d'où :

S_1(\omega) = -\frac{1}{C_1\omega}

La condition d'oscillation devient ainsi :

S_2(\omega) = \frac{1 - G_0}{C_1\omega}

La pulsation d'oscillation \omega du système bouclé est donc déterminée par l'abscisse du point d'intersection entre :

  • la courbe expérimentale \omega \mapsto S_2(\omega) du quartz fournie par la figure (17) ;
  • la courbe théorique \omega \mapsto \frac{1 - G_0}{C_1\omega}.

Comme G_0 < 0 et C_1 > 0, le second membre est strictement positif :

\frac{1 - G_0}{C_1\omega} > 0 \implies S_2(\omega) > 0

L'oscillation ne peut donc survenir que sur les plages de pulsations où la réactance S_2(\omega) du quartz est positive (comportement inductif).

D'après la figure (17) (notamment le zoom horizontal de droite), la fonction S_2 n'est positive que dans la bande de pulsation très étroite comprise entre la pulsation de résonance série \omega_s (pour laquelle S_2(\omega_s) = 0) et la pulsation de résonance parallèle \omega_p (asymptote verticale où S_2 \to +\infty) :

\omega \in [\omega_s, \, \omega_p]

Sur le tracé de droite de la figure (17), on relève l'annulation de S_2 en :

\frac{\omega_s}{\omega_p} \approx 0{,}9985 \text{ à } 0{,}9990

La pulsation d'oscillation se situe donc nécessairement dans un intervalle relatif :

\frac{\Delta\omega}{\omega_p} = \frac{\omega_p - \omega_s}{\omega_p} \approx 1 - 0{,}999 \approx 10^{-3}
\boxed{\frac{\Delta\omega}{\omega_p} \approx 1 \times 10^{-3} \text{ à } 1{,}5 \times 10^{-3} \quad (\text{soit environ } 0{,}1\,\%)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question finale très rarement abordée (2 % des candidats) avec un taux de réussite inférieur à 30 %.

« Seuls 2% des candidats ont traité ces deux questions pour un taux de réussite inferieur à 30%. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Question 45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : facteur de qualité, oscillateur à quartz

Justifier qu'il était possible d'utiliser une bobine (non résistive, afin de rester dans le cadre de cette étude), à la place d'un quartz. Préciser alors quel est l'intérêt du choix d'un quartz.

Voir l'indice

Comparer le facteur de qualité mécanique exceptionnellement élevé du quartz (Q > 10^4) à celui d'une bobine réelle pour justifier la stabilité spectrale remarquable de l'oscillateur.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le signe de la réactance S_2 imposé par les conditions d'oscillation avec Z_1 et Z_3 capacitifs, et vérifier qu'une bobine idéale satisfait cette exigence (structure classique de l'oscillateur de Colpitts).
  2. Comparer les propriétés métrologiques du quartz à celles d'un circuit LC classique : largeur de la plage d'oscillation, facteur de qualité Q, sensibilité aux variations paramétriques et stabilité thermique.
Voir la réponse courte

Quartz équivalent à un circuit RLC avec un facteur de qualité gigantesque (10^4 à 10^6), garantissant une stabilité spectrale inégalée par une bobine.

Voir le corrigé complet

1. Faisabilité avec une bobine idéale

D'après les questions précédentes, pour G_0 < 0 et avec des dipôles Z_1 et Z_3 purement capacitifs (S_1 = -\frac{1}{C_1\omega} < 0 et S_3 = -\frac{1}{C_3\omega} < 0), la relation (19) impose :

S_2(\omega) = (G_0 - 1) S_1(\omega) > 0

puisque G_0 - 1 < -1 < 0 et S_1 < 0. Le dipôle Z_2 doit donc impérativement présenter un comportement inductif (S_2 > 0).

Une bobine idéale (purement inductive) d'inductance L_0 présente l'impédance Z_2 = j L_0 \omega, soit une réactance :

S_2(\omega) = L_0 \omega > 0

Une telle bobine permet de satisfaire la condition d'amplitude G_0 - 1 = -L_0 C_1 \omega^2 et la condition de phase S_1 + S_2 + S_3 = 0, qui fixe la pulsation d'oscillation à la résonance du circuit équivalent en \pi (structure classique de l'oscillateur de Colpitts) :

\omega_0 = \frac{1}{\sqrt{L_0 C_{\text{eq}}}} \quad \text{avec} \quad C_{\text{eq}} = \frac{C_1 C_3}{C_1 + C_3}

2. Intérêt du choix d'un quartz

L'utilisation d'un quartz à la place d'une bobine présente des avantages déterminants pour la réalisation d'une base de temps :

  • Stabilité exceptionnelle de la fréquence d'oscillation : pour une bobine, la pulsation \omega_0 varie avec les composants extérieurs selon \frac{\mathrm{d}\omega_0}{\omega_0} = -\frac{1}{2}\frac{\mathrm{d}C_{\text{eq}}}{C_{\text{eq}}}, rendant le montage sensible aux tolérances, aux capacités parasites et aux dérives thermiques. En revanche, le quartz ne présente un comportement inductif que dans une bande de fréquence extrêmement étroite encadrée par ses résonances propres :

    \frac{\Delta\omega}{\omega_p} \approx 10^{-3}

    La fréquence d'oscillation est ainsi rigoureusement verrouillée dans cet intervalle, quasi indépendamment des fluctuations des composants du circuit ou du vieillissement de l'amplificateur.

  • Facteur de qualité très élevé : le résonateur piézo-électrique possède un facteur de qualité mécanique extrêmement grand (Q \sim 10^4 \text{ à } 10^6), sans commune mesure avec celui d'une bobine réelle (Q \sim 10 \text{ à } 100, limitée par les pertes Joule et magnétiques). Il en résulte une pente de phase \left|\frac{\mathrm{d}\phi}{\mathrm{d}\omega}\right| considérable au voisinage de la fréquence de fonctionnement, garantissant une remarquable pureté spectrale et un très faible bruit de phase.
  • Stabilité thermique et mécanique : le cristal de quartz présente un coefficient de dilatation très faible et une excellente tenue mécanique dans le temps.
Voir ce qu'a relevé le jury

Question finale très rarement abordée (2 % des candidats) avec un taux de réussite inférieur à 30 %.

« Seuls 2% des candidats ont traité ces deux questions pour un taux de réussite inferieur à 30%. »

Source : rapport du jury X-ENS 2021

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Physique-SI MP 2021 ?

Surtout 4 chapitres : Corde vibrante et équation de d'Alembert (26 % des questions), Régime sinusoïdal forcé et filtrage (26 %, partie 2), Cinématique et dynamique du point (12 %) et ALI et oscillateurs électroniques (10 %, partie 3). Plus ponctuellement : Électrostatique, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Conversion électromécanique, Dipôles électrique et magnétique et Transformateur.

Peut-on travailler le sujet X-ENS Physique-SI MP 2021 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 32 questions sur 45 (71 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la partie 2 en entier (Q30 à Q37), la partie 3 en entier (Q38 à Q45) et la sous-partie 1.1 (Q1 à Q7). Avec les autres programmes de première année : 40 en PCSI, 28 en PTSI, 32 en MP2I, 36 en TSI1 et 18 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Physique-SI MP 2021 ?

Environ 4 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie 1 est la plus longue (environ 2 h 45).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet X-ENS Physique-SI MP 2021 ?

Q24 (énergie potentielle élastique), Q28 (transformateur électromécanique), Q30 (quartz), Q41 (condition de barkhausen) et Q44 (oscillateur à quartz), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Physique-SI MP 2021 ?

Questions de cours : Q1 (force de rappel élastique), Q6 (échelle mésoscopique), Q40 (équation caractéristique) et Q45 (facteur de qualité). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q12 (équation de d'alembert), Q13 (relation de dispersion), Q16 (mode propre), Q19 (condition aux limites), Q20 (équation transcendantale), Q29 (impédance équivalente), Q30 (quartz) et Q33 (adaptation d'impédance).

Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Physique-SI MP 2021 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (16 sur 45), par exemple : Q1 à Q3, Q5, Q6, Q13, Q15, Q17, Q18, Q25, Q27, Q33, Q39, Q40…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q7, Q9, Q11, Q12, Q14, Q16, Q20, Q38, Q41 et Q42.

Le sujet X-ENS Physique-SI MP 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet X-ENS Physique-SI MP 2021 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le rapport relève des taux de réussite inférieurs à 10 % sur plusieurs questions de la partie 1, des parties 2 et 3 peu abordées et une fin de sujet traitée par 2 % des candidats. Moyenne : 9,77/20 (écart-type 5,01, 649 présents).

Que faire si l'on bloque en Q23 sur le modèle masse-ressort ?

Passer directement à la question Q26. L'énoncé introduit à cet endroit la forme de l'impédance mécanique Z_{\text{méca}} et le couplage électromécanique, ce qui permet de traiter la fin de la modélisation sans avoir réussi l'intégration énergétique des questions Q23 à Q25.

Faut-il connaître l'oscillateur de Pierce pour aborder la partie 3 ?

Non : le fonctionnement de l'oscillateur est intégralement guidé par les lois de Kirchhoff et la recherche de pôles imaginaires purs en Q40 et Q41. Aucune formule spécifique sur les oscillateurs à quartz de type Colpitts ou Pierce n'a besoin d'être mémorisée.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
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0 question réussie sur 45
Position estimée
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 45 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,77 et d'écart-type 5,01 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.