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Corrigé détaillé X ENS Physique MPI 2023

CO2 et réchauffement climatique

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MP2I : 33 questions sur 37, parties I et III en entier. Autres questions faisables en MP2I

Autres premières années : BCPST1 11 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet difficile · Mécanique, Diffusion et transferts thermiques, Électromagnétisme · 8 incontournables · 33 questions de première année
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Ce sujet propose une analyse physique transversale et rigoureuse des mécanismes microscopiques et macroscopiques à l'origine de l'effet de serre. Très progressif et élégant, il aborde d'abord la spectroscopie vibrationnelle du dioxyde de carbone par la mécanique des oscillateurs couplés, avant d'étudier l'interaction rayonnement-matière via le modèle historique des collisions de Hendrik Lorentz. Enfin, un modèle radiatif et thermodynamique de l'atmosphère terrestre permet d'estimer l'impact de la concentration en dioxyde de carbone sur la température au sol.

L'épreuve constitue un excellent support de révision pour les concours du haut de tableau, mobilisant des notions au confluent de la mécanique, de l'électromagnétisme et de la thermodynamique avec un sens physique aiguisé.

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 8,98/20)
Temps estimé
≈ 2 h 55 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

17 questions rapides et accessibles · 4 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (17) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (4) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : ambiguïté
  • Ambiguïté

    La notation \alpha désigne l'albédo terrestre en Q31, à ne pas confondre avec le coefficient d'amortissement \alpha employé tout au long de la partie II (Q15 à Q25).

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

37 questions
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Partie I : Vibrations de la molécule de dioxyde de carbone

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe fondamental de la dynamique, oscillateur couplé

Nous modélisons les oscillations en traitant chacun des atomes comme une masse ponctuelle, en décrivant la liaison entre un atome de carbone et un atome d'oxygène par un ressort de raideur . Écrire les équations du mouvement.

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe de la molécule pour chacun des trois atomes en écrivant la force de rappel élastique de chaque liaison.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'allongement algébrique de chaque ressort à partir des déplacements instantanés x_1(t), x_2(t) et x_3(t) par rapport à l'équilibre.
  2. Faire le bilan des forces élastiques appliquées à chacun des trois atomes en projection sur l'axe orienté de la molécule.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à chaque atome dans un référentiel galiléen lié au laboratoire.
Voir la réponse courte

PFD appliqué à chaque atome le long de l'axe : forces de rappel élastiques entre atomes voisins.

Voir le corrigé complet

Soit un axe (Ox) orienté de gauche à droite selon la ligne des centres des atomes. Notons \ell_0 la longueur à vide des ressorts, égale à la distance d'équilibre entre l'atome de carbone central (2) et chacun des atomes d'oxygène (1 à gauche, 3 à droite).

Les positions absolues des trois atomes s'écrivent :

X_1(t) = X_{1,\text{eq}} + x_1(t), \quad X_2(t) = X_{2,\text{eq}} + x_2(t), \quad X_3(t) = X_{3,\text{eq}} + x_3(t),

avec X_{2,\text{eq}} - X_{1,\text{eq}} = \ell_0 et X_{3,\text{eq}} - X_{2,\text{eq}} = \ell_0.

Les allongements algébriques des deux ressorts sont donc :

\begin{aligned} \Delta \ell_{12} &= (X_2 - X_1) - \ell_0 = x_2(t) - x_1(t), \\ \Delta \ell_{23} &= (X_3 - X_2) - \ell_0 = x_3(t) - x_2(t). \end{aligned}

En appliquant la deuxième loi de Newton à chaque atome projetée sur l'axe (Ox) :

  • Pour l'atome d'oxygène 1 (masse m_{\mathrm{O}}), soumis à la seule tension du ressort 1-2 :

    m_{\mathrm{O}} \ddot{x}_1 = k \Delta \ell_{12} = k(x_2 - x_1).
  • Pour l'atome de carbone 2 (masse m_{\mathrm{C}}), soumis à la tension du ressort 1-2 (vers la gauche) et du ressort 2-3 (vers la droite) :

    m_{\mathrm{C}} \ddot{x}_2 = - k \Delta \ell_{12} + k \Delta \ell_{23} = k(x_1 - 2x_2 + x_3).
  • Pour l'atome d'oxygène 3 (masse m_{\mathrm{O}}), soumis à la seule tension du ressort 2-3 (vers la gauche) :

    m_{\mathrm{O}} \ddot{x}_3 = - k \Delta \ell_{23} = k(x_2 - x_3).

Le système des équations du mouvement s'écrit donc :

\boxed{\left\{ \begin{aligned} m_{\mathrm{O}} \ddot{x}_1 &= k(x_2 - x_1) \\ m_{\mathrm{C}} \ddot{x}_2 &= k(x_1 - 2x_2 + x_3) \\ m_{\mathrm{O}} \ddot{x}_3 &= k(x_2 - x_3) \end{aligned} \right.}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : centre de masse, quantité de mouvement

Que peut-on dire du mouvement du centre de masse des trois atomes ?

Voir l'indice

Sommer les équations du mouvement des trois atomes pour déduire l'accélération du barycentre du système isolé.

Voir la réponse courte

Système isolé de forces extérieures : le centre de masse est en mouvement rectiligne uniforme.

Voir le corrigé complet

La molécule est un système isolé, non soumis à des forces extérieures le long de son axe.

En sommant membre à membre les trois équations du mouvement obtenues à la question 1, la somme des forces intérieures s'annule conformément au principe des actions réciproques :

m_{\mathrm{O}} \ddot{x}_1 + m_{\mathrm{C}} \ddot{x}_2 + m_{\mathrm{O}} \ddot{x}_3 = k(x_2 - x_1) + k(x_1 - 2x_2 + x_3) + k(x_2 - x_3) = 0

En introduisant la masse totale M = 2m_{\mathrm{O}} + m_{\mathrm{C}} et le déplacement du centre de masse par rapport à sa position d'équilibre :

X_G(t) = \frac{m_{\mathrm{O}} x_1(t) + m_{\mathrm{C}} x_2(t) + m_{\mathrm{O}} x_3(t)}{M}

l'équation précédente se réécrit :

\boxed{\ddot{X}_G(t) = 0}

Dans un référentiel galiléen, le centre de masse des trois atomes est donc en mouvement rectiligne et uniforme (et reste fixe si la molécule est initialement au repos dans ce référentiel).

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : mode propre, pulsation propre

Montrer qu'il existe une solution telle que , et oscillant à la même pulsation. Déterminer cette pulsation, qu'on notera .

Voir l'indice

Injecter la condition x_2(t)=0 dans l'équation de l'atome de carbone pour obtenir une relation simple entre x_1 et x_3, puis en déduire la pulsation du mode symétrique.

Voir la stratégie
  1. Injecter la condition x_2(t) = 0 dans le système d'équations du mouvement obtenu à la question 1.
  2. Exploiter l'équation du carbone pour relier x_1(t) et x_3(t), puis résoudre l'équation d'oscillateur harmonique régissant les atomes d'oxygène pour en déduire la pulsation propre \omega_s.
Voir la réponse courte

Pour x_2=0, symétrie x_1 = -x_3 : mode symétrique de pulsation \omega_s = \sqrt{k/m_O}.

Voir le corrigé complet

D'après les équations du mouvement obtenues à la question 1, en posant x_2(t) = 0 pour tout t :

\begin{align*} m_{\mathrm{O}} \ddot{x}_1(t) &= -k\, x_1(t) \tag{1} \\ 0 &= k\bigl(x_1(t) + x_3(t)\bigr) \tag{2} \\ m_{\mathrm{O}} \ddot{x}_3(t) &= -k\, x_3(t) \tag{3}\end{align*}

L'équation (2) impose à tout instant :

x_3(t) = -x_1(t)

Sous cette condition, les équations (1) et (3) sont identiques et s'écrivent :

\ddot{x}_1(t) + \frac{k}{m_{\mathrm{O}}} x_1(t) = 0

Il s'agit de l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique non amorti. Elle admet des solutions sinusoïdales non nulles oscillant à la pulsation \omega_s :

x_1(t) = X_m \cos(\omega_s t + \varphi) \quad \text{et} \quad x_3(t) = -X_m \cos(\omega_s t + \varphi)

Une telle solution existe donc bien, et la pulsation associée vaut :

\boxed{\omega_s = \sqrt{\frac{k}{m_{\mathrm{O}}}}}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : mode propre, pulsation propre

Montrer qu'il existe une solution telle que , les trois masses oscillant à la même pulsation. Déterminer sa pulsation, qu'on notera .

Voir l'indice

Utiliser la conservation de la position du centre de masse pour exprimer x_2 en fonction de x_1, puis réinjecter dans l'équation du mouvement de l'un des atomes d'oxygène.

Voir la stratégie
  1. Injecter la condition x_1(t) = x_3(t) dans le système d'équations du mouvement obtenu à la question 1.
  2. Rechercher des solutions harmoniques à la pulsation \omega_a, puis relier les amplitudes X_1 et X_2 pour garantir l'immobilité du centre de masse.
  3. En déduire l'expression de la pulsation propre \omega_a.
Voir la réponse courte

Pour x_1=x_3, conservation du centre de masse 2 m_O x_1 + m_C x_2 = 0 : pulsation \omega_a = \sqrt{k(1/m_O + 2/m_C)}.

Voir le corrigé complet

D'après la question 1, les équations du mouvement des trois atomes sont :

\begin{aligned} m_{\mathrm{O}} \ddot{x}_1 &= k(x_2 - x_1) \\ m_{\mathrm{C}} \ddot{x}_2 &= k(x_1 - 2x_2 + x_3) \\ m_{\mathrm{O}} \ddot{x}_3 &= k(x_2 - x_3) \end{aligned}

En posant la condition x_1(t) = x_3(t), la troisième équation devient identique à la première. Le système se réduit à deux équations :

\begin{align*} m_{\mathrm{O}} \ddot{x}_1 &= k(x_2 - x_1) \tag{1} \\ m_{\mathrm{C}} \ddot{x}_2 &= -2k(x_2 - x_1) \tag{2}\end{align*}

Cherchons une solution où les deux masses oscillent à la même pulsation \omega_a sous la forme x_1(t) = X_1 \cos(\omega_a t + \phi) et x_2(t) = X_2 \cos(\omega_a t + \phi), avec (X_1, X_2) \neq (0,0). En reportant dans le système, on obtient :

\begin{aligned} -m_{\mathrm{O}} \omega_a^2 X_1 &= k(X_2 - X_1) \\ -m_{\mathrm{C}} \omega_a^2 X_2 &= -2k(X_2 - X_1) \end{aligned}

En combinant ces deux relations, on retrouve la condition de centre de masse fixe établie à la question 2 :

2 m_{\mathrm{O}} X_1 + m_{\mathrm{C}} X_2 = 0 \iff X_2 = -\frac{2m_{\mathrm{O}}}{m_{\mathrm{C}}} X_1

En reportant cette relation dans la première équation pour X_1 \neq 0 :

-m_{\mathrm{O}} \omega_a^2 X_1 = k \left( -\frac{2m_{\mathrm{O}}}{m_{\mathrm{C}}} - 1 \right) X_1

On en déduit l'existence d'une telle solution harmonique pour :

\boxed{\omega_a = \sqrt{\frac{k}{m_{\mathrm{O}}} \left(1 + \frac{2m_{\mathrm{O}}}{m_{\mathrm{C}}}\right)} = \sqrt{k\left(\frac{1}{m_{\mathrm{O}}} + \frac{2}{m_{\mathrm{C}}}\right)}}

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : longueur d'onde, onde monochromatique

Rappeler l'expression de la longueur d'onde d'une onde électromagnétique monochromatique plane de pulsation se propageant dans le vide à la vitesse .

Voir l'indice

Relier la longueur d'onde dans le vide \lambda à la pulsation \omega et à la vitesse de la lumière c.

Voir la réponse courte

Relation entre longueur d'onde et pulsation dans le vide : \lambda = 2\pi c / \omega.

Voir le corrigé complet

Une onde électromagnétique monochromatique plane de pulsation \omega a pour période temporelle :

T = \frac{2\pi}{\omega}

Sa longueur d'onde \lambda, qui représente la période spatiale de l'onde se propageant à la vitesse c dans le vide, est donnée par la relation fondamentale :

\lambda = c T

soit :

\boxed{\lambda = \frac{2\pi c}{\omega}}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : oscillateur couplé, validation de modèle

On ne mesure pas directement les pulsations et , mais les longueurs d'onde associées définies dans la question précédente. On les caractérise en général par le nombre d'onde spectroscopique, noté , qui est l'inverse de la longueur d'onde, , exprimé en . Les valeurs de associées à et sont et . Si vous disposiez d'une calculatrice pour cette épreuve, quelle vérification numérique effectueriez-vous pour tester la validité de la modélisation faite ci-dessus ?

Voir l'indice

Calculer le rapport théorique n_a/n_s = \omega_a/\omega_s en fonction du rapport des masses molaires m_{\mathrm{O}} et m_{\mathrm{C}}, puis le comparer au rapport des valeurs expérimentales.

Voir la stratégie
  1. Relier le nombre d'onde spectroscopique n aux pulsations \omega_s et \omega_a à l'aide de la relation obtenue à la question 5.
  2. Former le rapport n_a / n_s afin d'éliminer la raideur k, a priori inconnue, pour obtenir une grandeur ne dépendant que des masses des atomes.
  3. Comparer la prédiction théorique du modèle au rapport expérimental mesuré.
Voir la réponse courte

Calcul du rapport \omega_a/\omega_s = \sqrt{1 + 2m_O/m_C} à comparer au rapport expérimental n_a/n_s.

Voir le corrigé complet

D'après la question 5, la longueur d'onde associée à une pulsation \omega est \lambda = \frac{2\pi c}{\omega}, d'où l'expression du nombre d'onde spectroscopique :

n = \frac{1}{\lambda} = \frac{\omega}{2\pi c}

Le rapport des nombres d'onde spectroscopiques s'identifie donc au rapport des pulsations propres déterminées aux questions 3 et 4 :

\frac{n_a}{n_s} = \frac{\omega_a}{\omega_s} = \sqrt{1 + \frac{2m_{\mathrm{O}}}{m_{\mathrm{C}}}} = \sqrt{1 + \frac{2M_{\mathrm{O}}}{M_{\mathrm{C}}}}

où M_{\mathrm{O}} \simeq 16{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} et M_{\mathrm{C}} \simeq 12{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} sont les masses molaires respectives de l'oxygène et du carbone.

La vérification numérique consiste ainsi à comparer :

  • le rapport théorique sans paramètre ajustable :

    \left(\frac{n_a}{n_s}\right)_{\text{th}} = \sqrt{1 + \frac{2 \times 16{,}0}{12{,}0}} = \sqrt{\frac{11}{3}} \simeq 1{,}91
  • le rapport expérimental mesuré :

    \left(\frac{n_a}{n_s}\right)_{\text{exp}} = \frac{2349}{1388} \simeq 1{,}69
\boxed{\text{On vérifie si le rapport expérimental }\frac{n_a}{n_s}\text{ est égal à la prédiction théorique }\sqrt{1 + \frac{2M_{\mathrm{O}}}{M_{\mathrm{C}}}}.}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie mécanique, énergie potentielle élastique

On suppose qu'il existe un troisième ressort de raideur reliant directement les deux atomes d'oxygène. Écrire l'expression de l'énergie mécanique du système.

Voir l'indice

Sommer les énergies cinétiques des trois atomes et les énergies potentielles des trois ressorts (deux liaisons C-O et une liaison O-O).

Voir la réponse courte

Somme des énergies cinétiques des trois atomes et des trois énergies potentielles élastiques associées aux ressorts.

Voir le corrigé complet

L'énergie mécanique E_m du système à trois atomes est la somme de son énergie cinétique E_c et de son énergie potentielle E_p :

E_m = E_c + E_p

L'énergie cinétique est la somme des énergies cinétiques de translation longitudinale des trois atomes :

E_c = \frac{1}{2} m_{\mathrm{O}} \dot{x}_1^2 + \frac{1}{2} m_{\mathrm{C}} \dot{x}_2^2 + \frac{1}{2} m_{\mathrm{O}} \dot{x}_3^2

L'énergie potentielle comprend trois contributions élastiques, en choisissant l'origine des énergies potentielles à la configuration d'équilibre (x_1 = x_2 = x_3 = 0) :

  • la liaison \mathrm{O}_1-\mathrm{C}_2, de raideur k, dont l'allongement algébrique par rapport à l'équilibre vaut x_2 - x_1 ;
  • la liaison \mathrm{C}_2-\mathrm{O}_3, de raideur k, dont l'allongement algébrique vaut x_3 - x_2 ;
  • l'interaction directe \mathrm{O}_1-\mathrm{O}_3, modélisée par un ressort de raideur k', dont l'allongement algébrique vaut x_3 - x_1.

L'énergie potentielle s'écrit donc :

E_p = \frac{1}{2} k (x_2 - x_1)^2 + \frac{1}{2} k (x_3 - x_2)^2 + \frac{1}{2} k' (x_3 - x_1)^2

On en déduit l'expression de l'énergie mécanique :

\boxed{E_m = \frac{1}{2} m_{\mathrm{O}} \dot{x}_1^2 + \frac{1}{2} m_{\mathrm{C}} \dot{x}_2^2 + \frac{1}{2} m_{\mathrm{O}} \dot{x}_3^2 + \frac{1}{2} k (x_2 - x_1)^2 + \frac{1}{2} k (x_3 - x_2)^2 + \frac{1}{2} k' (x_3 - x_1)^2}

Résultat

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Question 8

DifficileTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : développement limité, énergie potentielle

Justifier que cette modélisation est la plus générale pour décrire les oscillations longitudinales de faible amplitude de la molécule de .

Voir l'indice

Développer l'énergie potentielle au voisinage de la configuration d'équilibre au deuxième ordre en tenant compte de l'invariance par translation et de la symétrie par réflexion.

Voir la stratégie

Pour montrer le caractère le plus général de cette modélisation, il convient de raisonner sur l'énergie potentielle E_p(x_1, x_2, x_3) du système :

  1. Effectuer un développement de Taylor au voisinage de l'équilibre à l'ordre 2 (approximation harmonique des faibles amplitudes).
  2. Imposer l'invariance par translation globale de la molécule.
  3. Imposer la symétrie par réflexion de la molécule \mathrm{CO}_2 échangeant les deux atomes d'oxygène.
Voir la réponse courte

DL au second ordre du potentiel d'interaction V(x_1,x_2,x_3) autour de l'équilibre invariant par translation.

Voir le corrigé complet

Pour des oscillations de faible amplitude autour de la position d'équilibre (x_1, x_2, x_3) = (0, 0, 0) :

  • L'énergie potentielle E_p(x_1, x_2, x_3) se développe en série de Taylor. En prenant E_p(0, 0, 0) = 0, les termes d'ordre 1 s'annulent car la position d'équilibre correspond à un extremum de potentiel. Au premier ordre non nul (approximation harmonique), E_p est une forme quadratique des déplacements.
  • Invariance par translation : une translation globale de la molécule (x_i \to x_i + \delta) ne modifie pas son énergie interne. Par conséquent, E_p ne peut dépendre que des déplacements relatifs x_i - x_j. Toute forme quadratique invariante par translation s'écrit de manière unique sous la forme :

    E_p = \frac{1}{2} k_{12}(x_2 - x_1)^2 + \frac{1}{2} k_{23}(x_3 - x_2)^2 + \frac{1}{2} k_{13}(x_3 - x_1)^2

    ce qui correspond précisément à un réseau de trois ressorts reliant chaque paire d'atomes.

  • Symétrie de la molécule : la molécule \mathrm{O}=\mathrm{C}=\mathrm{O} est centrosymétrique, donc invariante par échange des deux atomes d'oxygène 1 et 3 (associé à une inversion de l'axe : x_1 \leftrightarrow -x_3 et x_2 \leftrightarrow -x_2). Cette symétrie impose :

    k_{12} = k_{23} = k \quad \text{et} \quad k_{13} = k'

Il n'existe ainsi que deux paramètres indépendants (k et k') pour caractériser le potentiel harmonique d'une molécule linéaire triatomique symétrique.

La modélisation par ces trois ressorts est donc la plus générale pour décrire les oscillations longitudinales de faible amplitude.

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Question 9

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : mode propre, oscillateur couplé

Déterminer les expressions de et , définies comme dans les questions 3 et 4, pour ce nouveau système. Quel est qualitativement l'effet du terme supplémentaire ?

Voir l'indice

Injecter les deux modes symétrique et asymétrique dans les nouvelles équations du mouvement pour observer quel mode voit sa pulsation modifiée par le ressort k'.

Voir la stratégie
  1. Établir les équations du mouvement des trois masses à partir de l'énergie potentielle obtenue à la question 7 (ou par le principe fondamental de la dynamique).
  2. Pour le mode symétrique (x_2 = 0, x_3 = -x_1), injecter ces conditions dans l'équation de l'atome 1 pour identifier \omega_s.
  3. Pour le mode asymétrique (x_1 = x_3), constater que le ressort k' n'est pas déformé (x_3 - x_1 = 0) et en déduire \omega_a.
  4. Conclure sur l'effet qualitatif du couplage direct k' sur les pulsations et sur leur rapport.
Voir la réponse courte

\omega_s = \sqrt{(k+2k')/m_O} augmente car la liaison O-O raidit le mode symétrique, tandis que \omega_a reste inchangée.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de l'énergie potentielle obtenue à la question 7 :

E_p = \frac{1}{2} k (x_2 - x_1)^2 + \frac{1}{2} k (x_3 - x_2)^2 + \frac{1}{2} k' (x_3 - x_1)^2

les forces s'exerçant sur chaque atome dérivent de cette énergie potentielle :

\begin{aligned} F_1 &= -\frac{\partial E_p}{\partial x_1} = k(x_2 - x_1) + k'(x_3 - x_1) \\ F_2 &= -\frac{\partial E_p}{\partial x_2} = k(x_1 - 2x_2 + x_3) \\ F_3 &= -\frac{\partial E_p}{\partial x_3} = k(x_2 - x_3) - k'(x_3 - x_1) \end{aligned}

Les équations du mouvement s'écrivent donc :

\begin{align*} m_{\mathrm{O}} \ddot{x}_1 &= k(x_2 - x_1) + k'(x_3 - x_1) \tag{1} \\ m_{\mathrm{C}} \ddot{x}_2 &= k(x_1 - 2x_2 + x_3) \tag{2} \\ m_{\mathrm{O}} \ddot{x}_3 &= k(x_2 - x_3) - k'(x_3 - x_1) \tag{3}\end{align*}

1. Mode symétrique : comme à la question 3, x_2(t) = 0. L'équation (2) impose x_1(t) + x_3(t) = 0, soit x_3(t) = -x_1(t) (le centre de masse reste fixe). L'équation (1) devient :

m_{\mathrm{O}} \ddot{x}_1 = -kx_1 + k'(-2x_1) = -(k + 2k') x_1

d'où l'équation d'un oscillateur harmonique de pulsation :

\boxed{\omega_s = \sqrt{\frac{k + 2k'}{m_{\mathrm{O}}}}}

2. Mode asymétrique : comme à la question 4, x_1(t) = x_3(t). La déformation du ressort reliant directement les deux atomes d'oxygène est alors nulle à tout instant :

x_3(t) - x_1(t) = 0

Le ressort de raideur k' n'exerce donc aucune force sur les atomes dans ce mode. Les équations du mouvement sont strictement identiques à celles de la question 4, et l'on retrouve :

\boxed{\omega_a = \sqrt{k\left(\frac{1}{m_{\mathrm{O}}} + \frac{2}{m_{\mathrm{C}}}\right)} = \sqrt{\frac{k}{m_{\mathrm{O}}}\left(1 + \frac{2m_{\mathrm{O}}}{m_{\mathrm{C}}}\right)}}

Effet qualitatif du terme supplémentaire :

  • Pour le mode symétrique, les atomes d'oxygène oscillent en opposition de phase ; le ressort supplémentaire k' travaille et augmente la raideur effective du mode (k \to k + 2k'), ce qui augmente la pulsation \omega_s (en supposant k' > 0).
  • Pour le mode asymétrique, la distance entre les atomes d'oxygène est invariante au cours du temps ; le ressort k' n'est pas sollicité et la pulsation \omega_a reste inchangée.
  • Le rapport \omega_a/\omega_s est donc diminué par la présence de ce couplage direct.

Résultat

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Partie II : Interaction avec une onde électromagnétique

Question 10

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : approximation dipolaire, force sur un dipôle

Une molécule est placée dans le champ électromagnétique d'une onde plane progressive monochromatique. Si sa longueur d'onde est beaucoup plus grande que la molécule, montrer que la résultante de la force exercée par le champ électrique sur l'ensemble de la molécule (électrons et noyaux) est, à tout instant, proportionnelle à la projection de son moment dipolaire sur le vecteur d'onde. On pourra prendre l'exemple d'une onde plane polarisée linéairement, développer la variation spatiale du champ électrique au premier ordre au voisinage d'un point quelconque de la molécule, choisi pour origine du système de coordonnées, et justifier ce développement.

Voir l'indice

Effectuer un développement de Taylor au premier ordre spatial du champ électrique \vec{E}(\vec{r}, t) autour de l'origine et introduire la définition du moment dipolaire \vec{p} = \sum q_i \vec{r}_i.

Voir la stratégie
  1. Modéliser l'onde plane progressive monochromatique polarisée rectilignement par son champ électrique \vec{E}(\vec{r},t).
  2. Justifier le développement limité spatial du champ au premier ordre à l'échelle moléculaire grâce à la condition \lambda \gg a.
  3. Calculer la résultante des forces électrostatiques en utilisant la neutralité électrique globale de la molécule et la définition du moment dipolaire \vec{p}.
Voir la réponse courte

DL du champ E(r) \approx E_0 + (r\cdot\nabla)E : la résultante non nulle s'exprime via (p\cdot\nabla)E \propto (p\cdot k).

Voir le corrigé complet

Considérons une onde plane progressive monochromatique polarisée rectilignement de vecteur d'onde \vec{k} et de pulsation \omega. Le champ électrique s'écrit :

\vec{E}(\vec{r}, t) = \vec{E}_0 \cos(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r})

où \vec{E}_0 est un vecteur constant perpendiculaire à \vec{k} (onde transverse).

Soit O un point quelconque de la molécule pris comme origine. Notons a la dimension caractéristique de la molécule. Pour toute charge q_i (noyaux et électrons) située en \vec{r}_i = \vec{OM}_i, on a \|\vec{r}_i\| \sim a. L'hypothèse \lambda \gg a se traduit par :

\|\vec{k}\cdot\vec{r}_i\| \le \|\vec{k}\|\,\|\vec{r}_i\| \sim \frac{2\pi}{\lambda} a \ll 1

La phase spatiale est donc très petite devant 1 sur toute l'étendue de la molécule. On peut effectuer un développement limité au premier ordre au voisinage de \vec{r} = \vec{0} :

\begin{aligned} \vec{E}(\vec{r}_i, t) &= \vec{E}_0 \left[ \cos(\omega t)\cos(\vec{k}\cdot\vec{r}_i) + \sin(\omega t)\sin(\vec{k}\cdot\vec{r}_i) \right] \\ &\approx \vec{E}_0 \cos(\omega t) + (\vec{k}\cdot\vec{r}_i)\,\vec{E}_0 \sin(\omega t) \end{aligned}

La résultante des forces électriques subies par l'ensemble des constituants de la molécule s'écrit :

\vec{F}(t) = \sum_i q_i \vec{E}(\vec{r}_i, t) \approx \left(\sum_i q_i\right) \vec{E}_0 \cos(\omega t) + \sum_i q_i (\vec{k}\cdot\vec{r}_i)\,\vec{E}_0 \sin(\omega t)

La molécule étant globalement neutre, la charge totale est nulle :

\sum_i q_i = 0

Le terme d'ordre 0 disparaît donc. Le barycentre des charges positives et celui des charges négatives permettant de définir le moment dipolaire électrique \vec{p} = \sum_i q_i \vec{r}_i (indépendant de l'origine O choisie en vertu de la neutralité), le terme d'ordre 1 devient :

\vec{F}(t) = \left( \vec{k}\cdot \sum_i q_i \vec{r}_i \right) \vec{E}_0 \sin(\omega t) = (\vec{p}\cdot\vec{k})\,\vec{E}_0 \sin(\omega t)
\boxed{\vec{F}(t) = (\vec{p}\cdot\vec{k})\,\vec{E}_0 \sin(\omega t)}

À tout instant, la résultante de la force électrique exercée sur la molécule est colinéaire à la polarisation \vec{E}_0 et directement proportionnelle à \vec{p}\cdot\vec{k}, c'est-à-dire à la projection du moment dipolaire sur le vecteur d'onde.

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : approximation dipolaire, ordre de grandeur

Cette approximation est-elle vérifiée si la longueur d'onde appartient au spectre de la lumière visible ? Si elle appartient au domaine infrarouge ?

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Comparer les longueurs d'onde du spectre visible (0{,}4 à 0{,}8\ \mu\mathrm{m}) et infrarouge (> 1\ \mu\mathrm{m}) aux distances interatomiques d'une molécule (de l'ordre du dixième de nanomètre).

Voir la réponse courte

Taille moléculaire (a \sim 0{,}2\text{ nm}) très inférieure à \lambda en visible et en IR : approximation excellente.

Voir le corrigé complet

La condition de validité de l'approximation dipolaire établie à la question précédente est :

\lambda \gg a

où a désigne la taille caractéristique de la molécule de dioxyde de carbone, de l'ordre de grandeur d'une distance interatomique :

a \sim 0{,}2 \text{ à } 0{,}3\text{ nm} \sim 10^{-10}\text{ m}
  • Lumière visible : les longueurs d'onde s'étendent typiquement de \lambda \approx 400\text{ nm} à 800\text{ nm}. Le rapport des échelles vaut donc :

    \frac{\lambda}{a} \sim 10^{3} \gg 1

    L'approximation dipolaire est par conséquent très bien vérifiée dans le domaine visible.

  • Domaine infrarouge : les longueurs d'onde sont encore plus grandes, s'étendant de 0{,}8\ \mu\text{m} à 1\text{ mm} (typiquement de 4\ \mu\text{m} à 15\ \mu\text{m} pour les modes de vibration du \mathrm{CO}_2 considérés en partie I). Le rapport vaut :

    \frac{\lambda}{a} \sim 10^{4} \text{ à } 10^{6} \gg 1

    L'approximation dipolaire est donc a fortiori parfaitement vérifiée dans l'infrarouge.

\boxed{\text{L'approximation dipolaire est très largement vérifiée dans le visible, et a fortiori dans l'infrarouge.}}

Résultat

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : moment dipolaire, symétrie moléculaire

Que peut-on dire du moment dipolaire électrique de la molécule de en l'absence de vibration ?

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Invoquer les symétries géométriques de la molécule linéaire symétrique \mathrm{O}=\mathrm{C}=\mathrm{O} à l'équilibre.

Voir la réponse courte

Molécule linéaire et centrosymétrique à l'équilibre : les barycentres des charges coïncident, le moment dipolaire permanent est nul.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre (en l'absence de vibration), la molécule de dioxyde de carbone \mathrm{CO}_2 présente une géométrie linéaire et symétrique \mathrm{O}=\mathrm{C}=\mathrm{O}, le carbone occupant le centre de symétrie de la molécule.

Bien que chaque liaison \mathrm{C}-\mathrm{O} soit polarisée (l'oxygène étant plus électronégatif que le carbone), les deux moments dipolaires de liaison sont colinéaires, de même norme et de sens opposés. Par symétrie (invariance par inversion par rapport au carbone), la somme vectorielle des moments dipolaires de liaison est nulle :

\boxed{\vec{p}_0 = \vec{0}}

La molécule de \mathrm{CO}_2 ne possède donc aucun moment dipolaire électrique permanent.

Résultat

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Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : moment dipolaire, spectroscopie infrarouge

Parmi les trois modes de vibration définis dans la première partie, lesquels entraînent une variation du moment dipolaire de la molécule de ? Qu'en est-il pour les vibrations des molécules et , qui composent l'essentiel de l'atmosphère ?

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Observer si le barycentre des charges positives et celui des charges négatives se séparent au cours de la vibration pour chaque mode, et comparer aux molécules homonucléaires.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le moment dipolaire instantané \vec{p}(t) de la molécule de \mathrm{CO}_2 en attribuant des charges partielles +2\delta au carbone et -\delta à chaque oxygène (\delta > 0), puis tester la nullité de \vec{p}(t) pour chacun des trois modes.
  2. Analyser la symétrie des molécules diatomiques homonucléaires \mathrm{N}_2 et \mathrm{O}_2 lors de leur vibration.
Voir la réponse courte

Mode symétrique inactif en IR (p=0) ; mode antisymétrique actif (\Delta p \ne 0) ; N_2 et O_2 homonucléaires inactives.

Voir le corrigé complet

L'atome d'oxygène étant plus électronégatif que le carbone, on modélise la polarité des liaisons par des charges effectives -\delta sur les atomes d'oxygène (1 et 3) et +2\delta sur le carbone (2), avec \delta > 0. Les positions instantanées selon l'axe moléculaire (Ox) s'écrivent X_1(t) = -d + x_1(t), X_2(t) = x_2(t) et X_3(t) = d + x_3(t), où d est la distance d'équilibre \mathrm{C-O}. Le moment dipolaire le long de l'axe s'écrit :

\vec{p}(t) = \sum_i q_i \vec{r}_i = \left[-\delta(-d + x_1) + 2\delta x_2 - \delta(d + x_3)\right]\vec{u}_x = \delta(2x_2 - x_1 - x_3)\,\vec{u}_x

1. Molécule de \mathrm{CO}_2 :

  • Mode d'élongation symétrique (\omega_s) : d'après la question 3, x_2(t) = 0 et x_1(t) = -x_3(t). Il vient :

    \vec{p}(t) = \delta(0 - x_1 + x_1)\,\vec{u}_x = \vec{0}

    Le centre de charge négative reste confondu avec le centre de charge positive (le carbone) : le moment dipolaire reste nul à tout instant. Ce mode n'entraîne aucune variation du moment dipolaire.

  • Mode d'élongation asymétrique (\omega_a) : d'après la question 4, x_1(t) = x_3(t) et x_2(t) = -2\frac{m_{\mathrm{O}}}{m_{\mathrm{C}}}x_1(t). On a :

    \vec{p}(t) = -2\delta\left(1 + \frac{2m_{\mathrm{O}}}{m_{\mathrm{C}}}\right)x_1(t)\,\vec{u}_x \neq \vec{0}

    Ce mode entraîne une variation temporelle non nulle du moment dipolaire.

  • Mode de flexion (n_f) : l'atome de carbone se déplace perpendiculairement à l'axe joignant les deux atomes d'oxygène. La molécule n'étant plus linéaire, le barycentre des charges positives ne coïncide plus avec celui des charges négatives. Un moment dipolaire transverse non nul oscille à la fréquence du mode. Ce mode entraîne une variation du moment dipolaire.
\boxed{\text{Pour le }\mathrm{CO}_2\text{, seuls le mode asymétrique et le mode de flexion font varier le moment dipolaire.}}

2. Cas des molécules \mathrm{N}_2 et \mathrm{O}_2 : Les molécules de diazote \mathrm{N}_2 et de dioxygène \mathrm{O}_2 sont homonucléaires et centrosymétriques. Les deux atomes identiques portent une charge partielle rigoureusement nulle (\delta = 0). Quel que soit l'écartement des atomes au cours de leur unique mode de vibration (élongation), le barycentre des charges positives coïncide toujours avec celui des charges négatives :

\boxed{\text{Pour }\mathrm{N}_2\text{ et }\mathrm{O}_2\text{, le moment dipolaire est nul à tout instant et ne varie pas lors des vibrations.}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur forcé, puissance moyenne

Supposons que la particule effectue des oscillations forcées sous l'effet du champ. Le déplacement par rapport à sa position d'équilibre s'écrit alors , où nous introduisons la représentation complexe , et où désigne l'amplitude complexe du mouvement. Montrer que la puissance exercée par la force électrique sur la particule, moyennée sur une période, est proportionnelle à la partie imaginaire de , avec une constante de proportionnalité qu'on déterminera.

Voir l'indice

Calculer la puissance instantanée \mathcal{P}(t) = F_e(t)\,\dot{x}(t) en grandeurs réelles et appliquer la formule de la valeur moyenne du produit de deux sinusoïdes.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force électrique instantanée F_e(t) exercée sur la particule et sa vitesse v(t) = \dot{x}(t) en fonction de \underline{C}.
  2. Calculer la puissance instantanée \mathcal{P}(t) = F_e(t) v(t) et en déduire sa moyenne temporelle \langle \mathcal{P} \rangle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega}.
Voir la réponse courte

Produit réel F_e \dot{x} moyenné sur une période : \langle P \rangle = \frac{1}{2} q E_0 \omega \mathrm{Im}(\underline{C}).

Voir le corrigé complet

La particule de charge q est soumise au champ électrique E(t) = E\cos(\omega t) selon l'axe x. La force électrique s'écrit :

F_e(t) = q E \cos(\omega t) = \operatorname{Re}\left( q E e^{i\omega t} \right)

Le déplacement de la particule est donné sous forme complexe par \underline{x}(t) = \underline{C} e^{i\omega t}. En notant \underline{C} = C_r + i C_i avec C_r = \operatorname{Re}(\underline{C}) et C_i = \operatorname{Im}(\underline{C}), la position réelle s'écrit :

x(t) = \operatorname{Re}\left( (C_r + i C_i)(\cos(\omega t) + i \sin(\omega t)) \right) = C_r \cos(\omega t) - C_i \sin(\omega t)

La vitesse instantanée de la particule est donc :

v(t) = \dot{x}(t) = -\omega C_r \sin(\omega t) - \omega C_i \cos(\omega t)

La puissance instantanée développée par la force électrique est :

\begin{aligned} \mathcal{P}(t) &= F_e(t) v(t) \\ &= q E \cos(\omega t) \left( -\omega C_r \sin(\omega t) - \omega C_i \cos(\omega t) \right) \\ &= -q \omega E C_r \cos(\omega t) \sin(\omega t) - q \omega E C_i \cos^2(\omega t) \end{aligned}

En moyennant sur une période T = \frac{2\pi}{\omega}, sachant que \langle \cos(\omega t)\sin(\omega t) \rangle = 0 et \langle \cos^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2}, on obtient :

\langle \mathcal{P} \rangle = -\frac{1}{2} q \omega E C_i

On peut également retrouver directement ce résultat par la formule de la puissance moyenne en représentation complexe pour deux grandeurs harmoniques :

\langle \mathcal{P} \rangle = \frac{1}{2} \operatorname{Re}\left( \underline{F}_e^* \, \underline{v} \right) = \frac{1}{2} \operatorname{Re}\left( q E \cdot i\omega \underline{C} \right) = \frac{1}{2} q \omega E \operatorname{Re}(i \underline{C}) = -\frac{1}{2} q \omega E \operatorname{Im}(\underline{C})

La puissance moyenne est donc bien proportionnelle à la partie imaginaire de \underline{C} :

\boxed{\langle \mathcal{P} \rangle = -\frac{1}{2} q \omega E \, \operatorname{Im}(\underline{C})}

La constante de proportionnalité vaut ainsi -\frac{1}{2} q \omega E.

Résultat

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique amorti, force de frottement

On note la masse de la particule. On modélise sa dynamique par l'équation du mouvement

où représente la force exercée par le champ électrique, dont on précisera l'expression. Commenter la signification physique de chacun de ses termes. Quel est le signe de ?

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Donner l'expression de la force de Lorentz électrique et commenter l'origine de chaque terme de l'oscillateur. Le caractère dissipatif de l'amortissement impose le signe de \alpha.

Voir la réponse courte

Termes d'inertie, de frottement fluide dissipatif (\alpha > 0), de rappel élastique et force électrique q E(t).

Voir le corrigé complet

Le champ électrique est uniforme le long de l'axe x et s'écrit \vec{E}(t) = E \cos(\omega t)\,\vec{u}_x. La particule portant la charge électrique q, la force électrostatique qu'elle subit s'écrit :

\boxed{F_e(t) = q E \cos(\omega t)}

En réécrivant l'équation différentielle du mouvement sous la forme du principe fondamental de la dynamique :

m\ddot{x} = - m\alpha\dot{x} - m\omega_0^2 x + F_e(t)

on identifie les différents termes :

  • m\ddot{x} est le terme d'inertie (masse fois accélération de la particule).
  • -m\omega_0^2 x est une force de rappel élastique (ou harmonique), linéaire en le déplacement x, qui tend à ramener la particule vers sa position d'équilibre x=0 avec la pulsation propre \omega_0.
  • -m\alpha\dot{x} est une force d'amortissement visqueux (frottement fluide), proportionnelle et opposée à la vitesse, modélisant les pertes d'énergie (rayonnement dipolaire, collisions intermoléculaires).
  • F_e(t) est la force motrice extérieure exercée par l'onde électromagnétique excitatrice de pulsation \omega.

La puissance développée par la force de frottement est \mathcal{P}_{\text{diss}} = (-m\alpha\dot{x})\dot{x} = -m\alpha\dot{x}^2. Pour que ce terme soit effectivement dissipatif (perte d'énergie mécanique, \mathcal{P}_{\text{diss}} \le 0) et garantisse la stabilité de la position d'équilibre, le coefficient \alpha doit être strictement positif :

\boxed{\alpha > 0}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : régime sinusoïdal forcé, amplitude complexe

Déterminer l'amplitude complexe du mouvement forcé. On écrira le champ électrique en représentation complexe sous la forme .

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Passer en régime sinusoïdal établi en représentation complexe avec \underline{x}(t) = \underline{C} e^{i\omega t} et identifier l'amplitude \underline{C}.

Voir la réponse courte

Remplacement de la dérivée par i\omega : \underline{C} = \frac{q E/m}{\omega_0^2 - \omega^2 + i\alpha\omega}.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle régissant le mouvement de la particule s'écrit (d'après la question Q15) :

m\left(\ddot{x} + \alpha\dot{x} + \omega_0^2 x\right) = q E \cos(\omega t)

En passant en représentation complexe avec \underline{x}(t) = \underline{C} e^{i\omega t} et \underline{F}_e(t) = q E e^{i\omega t}, les dérivées temporelles s'écrivent :

\underline{\dot{x}}(t) = i\omega \underline{C} e^{i\omega t} \quad \text{et} \quad \underline{\ddot{x}}(t) = -\omega^2 \underline{C} e^{i\omega t}

L'équation différentielle devient alors :

m\left(-\omega^2 + i\alpha\omega + \omega_0^2\right) \underline{C} e^{i\omega t} = q E e^{i\omega t}

En simplifiant par le terme oscillant e^{i\omega t} \neq 0, on obtient l'amplitude complexe du régime sinusoïdal forcé :

\boxed{\underline{C} = \frac{qE}{m\left(\omega_0^2 - \omega^2 + i\alpha\omega\right)}}

Résultat

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : résonance, puissance moyenne absorbée

En utilisant le résultat de la question 14, déterminer l'expression de la puissance moyenne exercée par le champ sur la particule.

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Injecter la partie imaginaire de l'amplitude complexe \underline{C} trouvée précédemment dans l'expression de la puissance moyenne.

Voir la réponse courte

Extraction de la partie imaginaire de \underline{C} : \langle P \rangle = \frac{q^2 E^2}{2m} \frac{\alpha\omega^2}{(\omega_0^2-\omega^2)^2 + \alpha^2\omega^2}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q14, la puissance moyenne exercée par le champ électrique sur la particule s'exprime par :

\langle \mathcal{P} \rangle = -\frac{1}{2} q \omega E \, \mathrm{Im}(\underline{C})

D'après la question Q16, l'amplitude complexe du déplacement s'écrit :

\underline{C} = \frac{qE}{m\left(\omega_0^2 - \omega^2 + i\alpha\omega\right)}

En multipliant le numérateur et le dénominateur par le complexe conjugué du dénominateur, on obtient :

\underline{C} = \frac{qE}{m} \frac{(\omega_0^2 - \omega^2) - i\alpha\omega}{(\omega_0^2 - \omega^2)^2 + \alpha^2\omega^2}

La partie imaginaire de \underline{C} vaut donc :

\mathrm{Im}(\underline{C}) = -\frac{qE\alpha\omega}{m\left[(\omega_0^2 - \omega^2)^2 + \alpha^2\omega^2\right]}

En injectant cette relation dans l'expression de la puissance moyenne, les deux signes moins se compensent, ce qui donne :

\boxed{\langle \mathcal{P} \rangle = \frac{q^2 E^2}{2m} \frac{\alpha \omega^2}{(\omega_0^2 - \omega^2)^2 + \alpha^2\omega^2}}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : absorption, bilan de puissance

Comment peut-on déduire de ce résultat que l'onde électromagnétique perd de l'énergie en interagissant avec la particule, autrement dit, qu'elle est partiellement absorbée ?

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Vérifier le signe de la puissance moyenne reçue par la charge pour conclure sur le sens du transfert énergétique entre l'onde et la molécule.

Voir la réponse courte

\langle P \rangle > 0 montre un transfert net d'énergie de l'onde vers la molécule, dissipée ensuite sous forme thermique.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question 17 :

\langle \mathcal{P} \rangle = \frac{q^2 E^2}{2m} \frac{\alpha \omega^2}{(\omega_0^2 - \omega^2)^2 + \alpha^2\omega^2}

Comme \alpha > 0 (question 15), m > 0 et \omega > 0, tous les termes du numérateur et du dénominateur sont strictement positifs, d'où :

\boxed{\langle \mathcal{P} \rangle > 0}

Le champ électrique de l'onde fournit donc en moyenne une puissance strictement positive à la particule chargée.

En vertu du principe de conservation de l'énergie (théorème de Poynting en moyenne temporelle), cette puissance reçue par la matière est prélevée sur l'énergie du rayonnement incident. Le flux de puissance transporté par l'onde électromagnétique diminue au fur et à mesure de sa traversée du milieu : l'onde est donc partiellement absorbée. En régime permanent, cette énergie cédée à la particule est intégralement dissipée sous forme thermique par le terme d'amortissement \alpha \dot{x}.

Résultat

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : résonance de puissance, spectre d'absorption

À quelle condition sur le coefficient de frottement peut-on dire que l'amortissement est faible ? Dans cette limite d'un amortissement faible, tracer le spectre d'absorption, c'est-à-dire la variation de la puissance moyenne absorbée avec la pulsation .

Voir l'indice

Exprimer la condition de résonance aiguë en comparant \alpha à \omega_0, puis tracer la lorentzienne d'absorption en précisant sa largeur à mi-hauteur.

Voir la stratégie
  1. Comparer le coefficient d'amortissement \alpha (homogène à une pulsation) à l'autre échelle de pulsation caractéristique du système non amorti, \omega_0, ou exprimer la condition sur le facteur de qualité Q.
  2. Analyser l'expression de \langle \mathcal{P} \rangle(\omega) établie à la question précédente : extrema, valeur maximale, comportement asymptotique et largeur du pic à mi-hauteur.
  3. Tracer l'allure de la courbe de résonance d'absorption.
Voir la réponse courte

Condition \alpha \ll \omega_0 (facteur de qualité élevé) et tracé de la courbe lorentzienne centrée en \omega_0.

Voir le corrigé complet

Le coefficient de frottement \alpha est homogène à l'inverse d'un temps, c'est-à-dire à une pulsation. L'amortissement est dit faible lorsque ce taux de relaxation est très petit devant la pulsation propre de l'oscillateur :

\boxed{\alpha \ll \omega_0}

ce qui équivaut à un facteur de qualité très élevé : Q = \dfrac{\omega_0}{\alpha} \gg 1.

D'après le résultat de la question 17 :

\langle \mathcal{P} \rangle(\omega) = \frac{q^2 E^2}{2m} \frac{\alpha \omega^2}{(\omega_0^2 - \omega^2)^2 + \alpha^2 \omega^2} = \frac{q^2 E^2}{2m\alpha} \frac{1}{1 + \left(\dfrac{\omega_0^2 - \omega^2}{\alpha \omega}\right)^2}

Dans la limite d'un amortissement faible (\alpha \ll \omega_0) :

  • La puissance absorbée tend vers 0 en \omega \to 0 (en \omega^2) et en \omega \to +\infty (en 1/\omega^2).
  • Elle admet un maximum très aigu exactement à la pulsation propre \omega = \omega_0 (résonance de puissance ou de vitesse) :

    \langle \mathcal{P} \rangle_{\max} = \langle \mathcal{P} \rangle(\omega_0) = \frac{q^2 E^2}{2m\alpha}
  • Les pulsations de coupure à mi-hauteur \omega_{1,2} vérifient \dfrac{\omega_0^2 - \omega^2}{\alpha\omega} = \pm 1. Au voisinage de \omega_0 (\omega \approx \omega_0), on a \omega_0^2 - \omega^2 \approx 2\omega_0(\omega_0 - \omega), d'où :

    \omega \approx \omega_0 \mp \frac{\alpha}{2}

    La largeur de la bande d'absorption à mi-hauteur est donc :

    \Delta \omega = \alpha \ll \omega_0

Le spectre d'absorption présente donc une raie de résonance lorentzienne très étroite et quasi-symétrique centrée sur \omega_0.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique, régime forcé

On reprend le modèle dynamique défini par l'équation (1), dans laquelle on pose . Chercher une solution , avec fonction complexe de la forme

où et sont des coefficients complexes, et déterminer la valeur de .

Voir l'indice

Injecter la solution proposée dans l'équation différentielle non amortie et égaliser les termes de pulsation \omega.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation différentielle régissant le mouvement en l'absence de frottement (\alpha = 0) en représentation complexe, la force s'écrivant \underline{F}_e(t) = q E e^{i\omega t}.
  2. Injecter l'ansatz proposé \underline{x}(t) = \underline{A} e^{i\omega t} + \underline{B} e^{i\omega_0 t} dans cette équation et en déduire le coefficient \underline{A}.
Voir la réponse courte

Identification de la solution particulière en pulsation \omega : \underline{A} = \frac{q E/m}{\omega_0^2 - \omega^2}.

Voir le corrigé complet

L'équation du mouvement (1) avec \alpha = 0 et la force électrique F_e(t) = q E \cos(\omega t) = \mathrm{Re}\left(q E e^{i\omega t}\right) s'écrit en représentation complexe :

m\left(\ddot{\underline{x}} + \omega_0^2 \underline{x}\right) = q E e^{i\omega t}

En dérivant deux fois par rapport au temps la forme proposée \underline{x}(t) = \underline{A} e^{i\omega t} + \underline{B} e^{i\omega_0 t}, on obtient :

\ddot{\underline{x}}(t) = -\omega^2 \underline{A} e^{i\omega t} - \omega_0^2 \underline{B} e^{i\omega_0 t}

En réinjectant cette expression dans l'équation différentielle, il vient :

\begin{aligned} m\left(-\omega^2 \underline{A} e^{i\omega t} - \omega_0^2 \underline{B} e^{i\omega_0 t} + \omega_0^2 \underline{A} e^{i\omega t} + \omega_0^2 \underline{B} e^{i\omega_0 t}\right) &= q E e^{i\omega t} \\ m(\omega_0^2 - \omega^2) \underline{A} e^{i\omega t} + 0 \cdot \underline{B} e^{i\omega_0 t} &= q E e^{i\omega t} \end{aligned}

Le terme associé à la pulsation propre \omega_0 s'annule identiquement, car il correspond à la solution générale de l'équation homogène. Pour que l'égalité soit vérifiée à tout instant t (en supposant \omega \neq \omega_0), on identifie les amplitudes devant e^{i\omega t} :

\boxed{\underline{A} = \frac{qE}{m(\omega_0^2 - \omega^2)}}

Résultat

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : condition initiale, modèle de lorentz

Lorentz suppose que lors d'une collision, le déplacement par rapport à l'équilibre est en moyenne remis à zéro. Déterminer les coefficients et tels que , où représente le temps écoulé entre la dernière collision et l'instant . Mettre la solution sous la forme , et donner l'expression de .

Voir l'indice

Utiliser la condition \underline{x}(t-\theta)=0 pour exprimer \underline{B} en fonction de \underline{A}, puis factoriser par e^{i\omega t} pour faire apparaître \underline{C}.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression du coefficient \underline{A} issue de la question précédente (solution particulière forcée).
  2. Écrire la condition \underline{x}(t - \theta) = 0 à l'instant du dernier choc pour déterminer le coefficient \underline{B}.
  3. Injecter \underline{B} dans l'expression de \underline{x}(t), factoriser par e^{i\omega t} et identifier l'amplitude complexe \underline{C}.
Voir la réponse courte

Condition \underline{x}(t-\theta)=0 fixant \underline{B} = -\underline{A} e^{i(\omega-\omega_0)(t-\theta)}, d'où \underline{C}(\theta) = \underline{A}(1 - e^{i(\omega_0-\omega)\theta}).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q20, le coefficient \underline{A} correspond à la réponse forcée non amortie à la pulsation de l'onde :

\underline{A} = \frac{qE}{m(\omega_0^2 - \omega^2)}

La dernière collision ayant eu lieu à l'instant t_c = t - \theta, la condition de Lorentz impose \underline{x}(t - \theta) = 0, soit :

\underline{A} e^{i\omega(t-\theta)} + \underline{B} e^{i\omega_0(t-\theta)} = 0

On en déduit l'expression du coefficient \underline{B} :

\boxed{\underline{B} = -\underline{A} e^{i(\omega - \omega_0)(t-\theta)}}

En réinjectant cette expression dans la forme générale \underline{x}(t) = \underline{A} e^{i\omega t} + \underline{B} e^{i\omega_0 t}, on obtient :

\begin{aligned} \underline{x}(t) &= \underline{A} e^{i\omega t} - \underline{A} e^{i(\omega - \omega_0)(t-\theta)} e^{i\omega_0 t} \\ &= \underline{A} e^{i\omega t} - \underline{A} e^{i\omega t} e^{-i(\omega - \omega_0)\theta} \\ &= \underline{A} \left( 1 - e^{-i(\omega - \omega_0)\theta} \right) e^{i\omega t} \end{aligned}

La solution se met donc sous la forme \underline{x}(t) = \underline{C} e^{i\omega t} avec :

\boxed{\underline{C} = \frac{qE}{m(\omega_0^2 - \omega^2)} \left( 1 - e^{-i(\omega - \omega_0)\theta} \right)}

Résultat

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Thermodynamique › Facteur de Boltzmann et physique statistique

Notions : processus de poisson, temps de collision

Sous des conditions de température et de pression données, la probabilité pour qu'une molécule donnée entre en collision avec une autre molécule de l'atmosphère pendant un temps infinitésimal vaut , où est un temps caractéristique de collision. On note la probabilité d'avoir une valeur donnée de à près. Justifier que , avec .

Voir l'indice

Reconnaître un processus de Poisson sans mémoire et intégrer l'équation différentielle traduisant la probabilité de ne pas subir de collision pendant la durée \theta.

Voir la stratégie
  1. Définir la probabilité \Pi(\theta) qu'aucune collision ne se produise pendant une durée \theta.
  2. Établir l'équation différentielle satisfaite par \Pi(\theta) en considérant un accroissement d\theta, puis en déduire son expression.
  3. Exprimer la probabilité P(\theta)\,\mathrm{d}\theta que la dernière collision ait eu lieu entre \theta et \theta + \mathrm{d}\theta comme l'intersection de deux événements indépendants : absence de collision pendant la durée \theta, puis collision dans l'intervalle \mathrm{d}\theta.
Voir la réponse courte

Loi de probabilité sans mémoire dP = (1 - P(\theta))dt/\tau conduisant à la distribution exponentielle P(\theta).

Voir le corrigé complet

Soit \Pi(\theta) la probabilité qu'une molécule ne subisse aucune collision pendant une durée \theta.

Considérons une durée \theta + \mathrm{d}\theta. En supposant les collisions statistiquement indépendantes au cours d'intervalles de temps disjoints (processus sans mémoire), l'absence de collision sur une durée \theta + \mathrm{d}\theta équivaut à l'absence de collision sur une durée \theta et l'absence de collision pendant l'intervalle élémentaire \mathrm{d}\theta suivant :

\Pi(\theta + \mathrm{d}\theta) = \Pi(\theta) \times \left(1 - \frac{\mathrm{d}\theta}{\tau}\right)

En développant au premier ordre en \mathrm{d}\theta :

\Pi(\theta) + \frac{\mathrm{d}\Pi}{\mathrm{d}\theta}\,\mathrm{d}\theta = \Pi(\theta) - \frac{\Pi(\theta)}{\tau}\,\mathrm{d}\theta

On en déduit l'équation différentielle régissant \Pi(\theta) :

\frac{\mathrm{d}\Pi}{\mathrm{d}\theta} = -\frac{1}{\tau}\,\Pi(\theta)

Sachant qu'à durée nulle aucune collision n'a pu avoir lieu (\Pi(0) = 1), la solution s'écrit :

\Pi(\theta) = e^{-\theta/\tau}

La variable \theta désignant le temps écoulé depuis la dernière collision, l'événement « la dernière collision a eu lieu entre \theta et \theta + \mathrm{d}\theta » correspond à :

  • aucune collision pendant la durée \theta précédant l'instant t (probabilité \Pi(\theta)) ;
  • une collision dans l'intervalle de temps élémentaire \mathrm{d}\theta antérieur (probabilité \mathrm{d}\theta/\tau).

Par indépendance de ces événements, la probabilité recherchée est :

P(\theta)\,\mathrm{d}\theta = \Pi(\theta) \times \frac{\mathrm{d}\theta}{\tau} = \frac{1}{\tau}e^{-\theta/\tau}\,\mathrm{d}\theta

On en déduit la densité de probabilité :

\boxed{P(\theta) = \frac{1}{\tau}\,e^{-\theta/\tau} \quad (\theta \ge 0)}

Résultat

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Thermodynamique › Facteur de Boltzmann et physique statistique

Notions : moyenne statistique, calcul d'intégrale

Moyenner le résultat de la question 21 sur avec cette loi de probabilité.

Voir l'indice

Calculer l'intégrale moyenne \langle \underline{C} \rangle = \int_0^{+\infty} \underline{C}(\theta)\,P(\theta)\,\mathrm{d}\theta à l'aide d'une intégration élémentaire.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de \underline{C}(\theta) obtenue à la question Q21 et la loi de probabilité P(\theta) établie à la question Q22.
  2. Calculer la moyenne statistique \langle \underline{C} \rangle = \int_0^{+\infty} \underline{C}(\theta) P(\theta) \, \mathrm{d}\theta à l'aide de l'intégrale d'une exponentielle complexe.
  3. Simplifier le résultat et l'exprimer également en fonction des paramètres du système à l'aide de \underline{A}.
Voir la réponse courte

Intégration sur \theta de \underline{C}(\theta) P(\theta) : \langle \underline{C} \rangle = \underline{A} \frac{i(\omega_0-\omega)\tau}{1 + i(\omega_0-\omega)\tau}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, l'amplitude complexe pour un temps écoulé \theta depuis le dernier choc s'écrit :

\underline{C}(\theta) = \underline{A}\left(1 - \mathrm{e}^{-i(\omega - \omega_0)\theta}\right)

avec \underline{A} = \dfrac{qE}{m(\omega_0^2 - \omega^2)} (question Q20).

La moyenne de \underline{C} selon la distribution P(\theta) = \dfrac{1}{\tau}\mathrm{e}^{-\theta/\tau} (\theta \ge 0) est donnée par :

\begin{aligned} \langle \underline{C} \rangle &= \int_0^{+\infty} \underline{C}(\theta) P(\theta) \, \mathrm{d}\theta \\ &= \underline{A} \int_0^{+\infty} \left(1 - \mathrm{e}^{-i(\omega - \omega_0)\theta}\right) \frac{1}{\tau}\mathrm{e}^{-\theta/\tau} \, \mathrm{d}\theta \\ &= \underline{A} \left[ 1 - \frac{1}{\tau} \int_0^{+\infty} \mathrm{e}^{-\left(\frac{1}{\tau} + i(\omega - \omega_0)\right)\theta} \, \mathrm{d}\theta \right] \end{aligned}

Comme \operatorname{Re}\left(\frac{1}{\tau} + i(\omega - \omega_0)\right) = \frac{1}{\tau} > 0, l'intégrale converge :

\int_0^{+\infty} \mathrm{e}^{-\left(\frac{1}{\tau} + i(\omega - \omega_0)\right)\theta} \, \mathrm{d}\theta = \frac{1}{\frac{1}{\tau} + i(\omega - \omega_0)}

Il vient ainsi :

\langle \underline{C} \rangle = \underline{A} \left(1 - \frac{1}{1 + i(\omega - \omega_0)\tau}\right) = \underline{A} \frac{i(\omega - \omega_0)\tau}{1 + i(\omega - \omega_0)\tau}

En remarquant que \underline{A} = -\dfrac{qE}{m(\omega - \omega_0)(\omega + \omega_0)}, le facteur (\omega - \omega_0) se simplifie :

\boxed{ \langle \underline{C} \rangle = \underline{A} \frac{i(\omega - \omega_0)\tau}{1 + i(\omega - \omega_0)\tau} = -\frac{i q E \tau}{m(\omega + \omega_0)(1 + i(\omega - \omega_0)\tau)} }

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : puissance moyenne absorbée, modèle de lorentz

En utilisant le résultat de la question 14, calculer la puissance moyenne exercée par le champ sur la particule. Quel est son signe ?

Voir l'indice

Utiliser la formule reliant la puissance moyenne à la partie imaginaire de \langle \underline{C} \rangle et étudier son signe.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la formule établie à la question 14 reliant la puissance moyenne à la partie imaginaire de l'amplitude complexe : \langle \mathcal{P} \rangle = -\frac{1}{2} q \omega E \operatorname{Im}(\langle \underline{C} \rangle).
  2. Déterminer \operatorname{Im}(\langle \underline{C} \rangle) à partir de l'expression de \langle \underline{C} \rangle obtenue à la question 23.
  3. En déduire l'expression de la puissance moyenne et analyser son signe.
Voir la réponse courte

Puissance \langle P \rangle \propto \text{Im}(\langle \underline{C} \rangle) > 0 : le rayonnement cède de l'énergie aux molécules par collisions.

Voir le corrigé complet

D'après la question 23, l'amplitude complexe moyenne s'écrit :

\langle \underline{C} \rangle = -\frac{i q E \tau}{m(\omega + \omega_0)\bigl(1 + i(\omega - \omega_0)\tau\bigr)}.

En multipliant le numérateur et le dénominateur par le conjugué 1 - i(\omega - \omega_0)\tau, on obtient :

\begin{aligned} \frac{i\tau}{1 + i(\omega - \omega_0)\tau} &= \frac{i\tau\bigl(1 - i(\omega - \omega_0)\tau\bigr)}{1 + (\omega - \omega_0)^2 \tau^2} \\ &= \frac{(\omega - \omega_0)\tau^2 + i\tau}{1 + (\omega - \omega_0)^2 \tau^2}. \end{aligned}

Comme -\frac{qE}{m(\omega + \omega_0)} est un facteur réel, la partie imaginaire de \langle \underline{C} \rangle vaut :

\operatorname{Im}(\langle \underline{C} \rangle) = -\frac{q E \tau}{m(\omega + \omega_0)\bigl[1 + (\omega - \omega_0)^2 \tau^2\bigr]}.

En injectant cette relation dans le résultat de la question 14, \langle \mathcal{P} \rangle = -\frac{1}{2} q \omega E \operatorname{Im}(\langle \underline{C} \rangle), on trouve :

\boxed{\langle \mathcal{P} \rangle = \frac{q^2 E^2 \omega \tau}{2m(\omega + \omega_0)\bigl[1 + (\omega - \omega_0)^2 \tau^2\bigr]}}

Puisque les grandeurs q^2, E^2, \omega, \tau, m ainsi que (\omega + \omega_0) et le dénominateur sont strictement positifs, on en déduit que :

\boxed{\langle \mathcal{P} \rangle > 0}

Résultat

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Question 25

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : élargissement collisionnel, profil lorentzien

Montrer que si est suffisamment grand et si est proche de en valeur relative, alors l'expression de la puissance moyenne coïncide avec celle obtenue à la question 17, dans laquelle on remplace par une fonction de qu'on précisera.

Voir l'indice

Effectuer un développement au voisinage de la résonance (\omega \approx \omega_0) et identifier la dépendance en fréquence avec l'expression de la question 17.

Voir la stratégie
  1. Effectuer l'approximation de résonance (\omega \approx \omega_0) et de faible amortissement (\alpha \ll \omega_0) sur l'expression de la puissance moyenne obtenue à la question 17.
  2. Appliquer la même approximation de résonance (\omega \approx \omega_0) et de temps long entre collisions (\omega_0 \tau \gg 1) à la puissance issue du modèle de Lorentz obtenue à la question 24.
  3. Identifier terme à terme les deux profils lorentziens pour en déduire la relation \alpha(\tau).
Voir la réponse courte

Approximation au voisinage de \omega_0 : identification du profil lorentzien avec un amortissement équivalent \alpha = 2/\tau.

Voir le corrigé complet

Rappelons l'expression de la puissance moyenne obtenue à la question 17 :

\langle \mathcal{P} \rangle_{17} = \frac{q^2 E^2}{2m} \frac{\alpha \omega^2}{(\omega_0^2 - \omega^2)^2 + \alpha^2 \omega^2}

Au voisinage immédiat de la résonance, |\omega - \omega_0| \ll \omega_0, nous pouvons approximer :

\omega_0^2 - \omega^2 = (\omega_0 - \omega)(\omega_0 + \omega) \approx -2\omega_0 (\omega - \omega_0)

En remplaçant également \omega par \omega_0 dans les termes d'ordre dominant en facteur de l'amortissement faible, il vient :

\begin{aligned} (\omega_0^2 - \omega^2)^2 + \alpha^2 \omega^2 &\approx 4\omega_0^2 (\omega - \omega_0)^2 + \alpha^2 \omega_0^2 \\ \alpha \omega^2 &\approx \alpha \omega_0^2 \end{aligned}

L'expression de la puissance moyenne se simplifie donc sous forme lorentzienne :

\langle \mathcal{P} \rangle_{17} \approx \frac{q^2 E^2}{2m} \frac{\alpha}{4(\omega - \omega_0)^2 + \alpha^2} = \frac{q^2 E^2}{2m} \frac{\frac{\alpha}{4}}{(\omega - \omega_0)^2 + \left(\frac{\alpha}{2}\right)^2}

Considérons maintenant le résultat obtenu à la question 24 :

\langle \mathcal{P} \rangle_{24} = \frac{q^2 E^2}{2m} \frac{\omega}{\omega + \omega_0} \frac{\tau}{1 + (\omega - \omega_0)^2 \tau^2}

Pour \omega proche de \omega_0, le facteur cinétique vaut :

\frac{\omega}{\omega + \omega_0} \approx \frac{\omega_0}{2\omega_0} = \frac{1}{2}

L'hypothèse d'un temps \tau suffisamment grand (\omega_0 \tau \gg 1) assure que le pic d'absorption est très piqué autour de \omega_0. En divisant le numérateur et le dénominateur par \tau^2, on obtient :

\langle \mathcal{P} \rangle_{24} \approx \frac{q^2 E^2}{2m} \frac{\frac{1}{2\tau}}{(\omega - \omega_0)^2 + \left(\frac{1}{\tau}\right)^2}

Par comparaison directe entre les deux expressions, on constate qu'elles coïncident parfaitement en posant :

\frac{\alpha}{2} = \frac{1}{\tau} \iff \boxed{\alpha = \frac{2}{\tau}}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : équation différentielle linéaire, solution générale

Quel terme manque-t-il, dans l'équation (2), pour obtenir une solution générale de la représentation complexe de l'équation (1) avec ?

Voir l'indice

Identifier la solution générale de l'équation homogène d'un oscillateur non amorti en complexe, qui doit contenir deux exponentielles imaginaires conjuguées.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'équation différentielle linéaire du second ordre vérifiée par la grandeur complexe \underline{x}(t) sans amortissement (\alpha = 0).
  2. Identifier la dimension et une base de l'espace des solutions de l'équation homogène associée.
  3. En déduire le terme manquant dans l'expression proposée à l'équation (2).
Voir la réponse courte

Il manque la seconde solution indépendante de l'équation homogène, proportionnelle à e^{-i\omega_0 t}.

Voir le corrigé complet

L'équation du mouvement (1) avec \alpha = 0 s'écrit en représentation complexe :

\underline{\ddot{x}}(t) + \omega_0^2 \, \underline{x}(t) = \frac{qE}{m} e^{i\omega t}

Il s'agit d'une équation différentielle linéaire scalaire du second ordre à coefficients constants. L'équation caractéristique associée à l'équation homogène est :

r^2 + \omega_0^2 = 0 \iff r = \pm i\omega_0

L'espace des solutions complexes de l'équation homogène est donc un espace vectoriel de dimension 2 engendré par la base \{e^{i\omega_0 t}, \, e^{-i\omega_0 t}\}. La solution générale s'écrit sous la forme :

\underline{x}(t) = \underline{A} \, e^{i\omega t} + \underline{B}_1 \, e^{i\omega_0 t} + \underline{B}_2 \, e^{-i\omega_0 t}

où \underline{A} \, e^{i\omega t} est une solution particulière du régime forcé (déterminée à la question 20), et \underline{B}_1, \underline{B}_2 \in \mathbb{C} sont deux constantes d'intégration indépendantes.

En comparant avec l'équation (2) :

\underline{x}(t) = \underline{A} \, e^{i\omega t} + \underline{B} \, e^{i\omega_0 t}

il apparaît qu'il manque le terme oscillant à la pulsation -\omega_0.

\boxed{\text{Il manque un terme de la forme } \underline{B}' e^{-i\omega_0 t} \quad (\underline{B}' \in \mathbb{C}).}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 27

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : condition aux limites, approximation de résonance

Lorentz, dans son étude, résout cette équation en représentation complexe avec les conditions et . Effectuer cette résolution, et justifier que l'équation (2) représente une bonne approximation de la solution si est proche de .

Voir l'indice

Déterminer les deux constantes d'intégration en imposant la position et la vitesse nulles à l'instant de collision t-\theta, puis comparer les amplitudes des deux composantes libres près de \omega_0.

Voir la stratégie
  1. Partir de la solution générale complexe établie à la question Q26 comportant les deux modes propres libres à \pm \omega_0.
  2. Appliquer les conditions initiales physiques à l'instant de la dernière collision t_0 = t - \theta : position nulle et vitesse nulle.
  3. Résoudre le système linéaire pour obtenir les constantes d'intégration, puis comparer leurs ordres de grandeur au voisinage de la résonance (\omega \approx \omega_0).
Voir la réponse courte

Résolution complète avec vitesse nulle à t-\theta ; le terme en e^{-i\omega_0 t} est antirésonnant et négligeable près de \omega_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q26, la forme générale de la solution complexe de l'équation du mouvement sans amortissement est :

\underline{x}(t) = \underline{A} e^{i\omega t} + \underline{B}_1 e^{i\omega_0 t} + \underline{B}_2 e^{-i\omega_0 t}

où \underline{A} = \dfrac{qE}{m(\omega_0^2 - \omega^2)} (question Q20). La dérivée temporelle s'écrit :

\underline{\dot{x}}(t) = i\omega \underline{A} e^{i\omega t} + i\omega_0 \underline{B}_1 e^{i\omega_0 t} - i\omega_0 \underline{B}_2 e^{-i\omega_0 t}

Notons t_0 = t - \theta l'instant de la collision. Les conditions \underline{x}(t_0) = 0 et \underline{\dot{x}}(t_0) = 0 se traduisent par le système :

\begin{aligned} \underline{B}_1 e^{i\omega_0 t_0} + \underline{B}_2 e^{-i\omega_0 t_0} &= -\underline{A} e^{i\omega t_0} \\ \underline{B}_1 e^{i\omega_0 t_0} - \underline{B}_2 e^{-i\omega_0 t_0} &= -\frac{\omega}{\omega_0} \underline{A} e^{i\omega t_0} \end{aligned}

En sommant et en soustrayant membre à membre ces deux équations, on obtient :

\begin{aligned} \underline{B}_1 &= -\frac{\omega + \omega_0}{2\omega_0} \underline{A} e^{i(\omega - \omega_0) t_0} = -\frac{\omega + \omega_0}{2\omega_0} \underline{A} e^{i(\omega - \omega_0)(t-\theta)} \\ \underline{B}_2 &= \frac{\omega - \omega_0}{2\omega_0} \underline{A} e^{i(\omega + \omega_0) t_0} = \frac{\omega - \omega_0}{2\omega_0} \underline{A} e^{i(\omega + \omega_0)(t-\theta)} \end{aligned}

La solution exacte s'écrit donc :

\boxed{ \underline{x}(t) = \underline{A} e^{i\omega t} \left[ 1 - \frac{\omega + \omega_0}{2\omega_0} e^{-i(\omega - \omega_0)\theta} + \frac{\omega - \omega_0}{2\omega_0} e^{-i(\omega + \omega_0)\theta} \right] }

Justifions l'approximation de l'équation (2) lorsque \omega est proche de \omega_0 (|\omega - \omega_0| \ll \omega_0) :

  • Pour le premier mode propre :

    \frac{\omega + \omega_0}{2\omega_0} \xrightarrow[\omega \to \omega_0]{} 1 \quad \implies \quad \underline{B}_1 \approx -\underline{A} e^{i(\omega - \omega_0)(t-\theta)} = \underline{B}

    qui redonne fidèlement le coefficient \underline{B} déterminé à la question Q21.

  • Pour le second mode propre :

    \left| \frac{\underline{B}_2}{\underline{B}_1} \right| = \frac{|\omega - \omega_0|}{\omega + \omega_0} \approx \frac{|\omega - \omega_0|}{2\omega_0} \ll 1

L'amplitude du terme en e^{-i\omega_0 t} est du premier ordre en (\omega - \omega_0)/\omega_0, donc négligeable devant celle du terme en e^{i\omega_0 t}. L'équation (2) constitue donc une excellente approximation au voisinage de la résonance.

Résultat

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : élargissement par pression, raie d'absorption

On admet que le raisonnement ci-dessus, fait pour une particule chargée ponctuelle, s'applique aussi à la molécule entière, où est la pulsation d'un de ses modes de vibration. Expliquer qualitativement l'effet des collisions sur le spectre d'absorption de la molécule.

Voir l'indice

Discuter de l'effet d'une augmentation de la pression (diminution du temps \tau) sur la largeur de raie d'absorption (élargissement collisionnel).

Voir la stratégie
  1. Relier le modèle de Lorentz au comportement spectral établi aux questions 19 et 25 grâce au coefficient d'amortissement effectif \alpha = 2/\tau.
  2. Décrire les modifications qualitatives du pic d'absorption (largeur de raie, hauteur maximale).
  3. Mentionner le phénomène physique sous-jacent (élargissement collisionnel ou par pression) et sa dépendance avec les conditions du milieu.
Voir la réponse courte

Les collisions raccourcissent la durée d'oscillation libre, provoquant un élargissement collisionnel de la raie d'absorption.

Voir le corrigé complet

En l'absence de collisions et de tout autre mécanisme dissipatif (\tau \to \infty, soit \alpha \to 0), la réponse forcée de la molécule divergerait à la résonance \omega = \omega_0 : la raie d'absorption serait infiniment fine (profil en pic de Dirac).

D'après la question 25, les collisions moléculaires aléatoires interrompent la cohérence de phase des oscillations et sont équivalentes, au voisinage de chaque mode propre de vibration \omega_0, à un amortissement effectif :

\alpha = \frac{2}{\tau}

D'après l'étude menée aux questions 17 et 19, cet amortissement entraîne deux effets majeurs sur le spectre d'absorption :

  • Élargissement de la raie d'absorption : le spectre prend un profil lorentzien centré sur \omega_0, doté d'une largeur à mi-hauteur non nulle :

    \Delta \omega \approx \alpha = \frac{2}{\tau}

    La molécule absorbe ainsi le rayonnement sur une bande continue de pulsations autour de ses pulsations propres de vibration.

  • Diminution de la résonance en pointe : l'absorption maximale à pulsation de résonance est finie et varie en \langle \mathcal{P} \rangle_{\max} \propto \tau \propto 1/\alpha.
\boxed{\text{Les collisions provoquent un élargissement des raies d'absorption (profil lorentzien de largeur }\Delta\omega \sim 2/\tau\text{), appelé élargissement collisionnel.}}

Résultat

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Partie III : Effet de serre

Question 29

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : atmosphère à gradient thermique, équation d'état

La modélisation de l'effet de serre passe par celle de l'atmosphère terrestre. Nous traitons celle-ci, de manière simplifiée, comme un gaz parfait de masse molaire , dont la pression et la température ne dépendent que de l'altitude . Nous faisons en outre l'approximation que le gradient de température vertical est constant, , avec . Le poids de l'atmosphère fait augmenter sa pression lorsque l'altitude diminue, et nous admettons que le gradient de pression, qui s'obtient en effectuant un bilan de forces, est donné par , où est la concentration molaire à l'altitude , et est l'accélération de la pesanteur. En éliminant entre ces deux équations, montrer que la température est une fonction de la pression de la forme , où est une constante dont on déterminera l'expression en fonction de , , , et de la constante des gaz parfaits .

Voir l'indice

Utiliser la loi des gaz parfaits pour exprimer N(z) en fonction de P(z) et T(z), puis éliminer l'altitude z pour former une relation différentielle entre \mathrm{d}T/T et \mathrm{d}P/P.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la concentration molaire N(z) en fonction de P(z) et T(z) à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits.
  2. Éliminer la variable d'altitude z en formant le rapport des dérivées \dfrac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} et \dfrac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}.
  3. Séparer les variables pour obtenir une équation différentielle entre T et P, puis intégrer entre le sol (z=0) et l'altitude z.
Voir la réponse courte

Séparation des variables entre dP = -\frac{MgP}{RT} dz et dz = -dT/\Gamma : \beta = \frac{\Gamma R}{M g}.

Voir le corrigé complet

L'atmosphère étant modélisée comme un gaz parfait, l'équation d'état reliant la pression P, le volume V, la quantité de matière n et la température T s'écrit :

P(z) = \frac{n}{V} R T(z) = N(z) R T(z) \implies N(z) = \frac{P(z)}{R T(z)}

En injectant cette relation dans l'équation de la statique des fluides fournie par l'énoncé, on obtient :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\frac{M g}{R T(z)} P(z)

L'énoncé précise par ailleurs que le gradient vertical de température est constant :

\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} = -\Gamma

En éliminant l'altitude z par division membre à membre des deux gradients :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}T} = \frac{\dfrac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}}{\dfrac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}} = \frac{-\dfrac{M g}{R T} P}{-\Gamma} = \frac{M g}{R \Gamma} \frac{P}{T}

En séparant les variables :

\frac{\mathrm{d}T}{T} = \frac{R \Gamma}{M g} \frac{\mathrm{d}P}{P}

On intègre cette relation entre le niveau du sol (z = 0, où P=P(0) et T=T(0)) et l'altitude z :

\int_{T(0)}^{T(z)} \frac{\mathrm{d}T}{T} = \frac{R \Gamma}{M g} \int_{P(0)}^{P(z)} \frac{\mathrm{d}P}{P}

ce qui donne immédiatement :

\ln\left(\frac{T(z)}{T(0)}\right) = \frac{R \Gamma}{M g} \ln\left(\frac{P(z)}{P(0)}\right) = \ln\left[\left(\frac{P(z)}{P(0)}\right)^{\frac{R \Gamma}{M g}}\right]

En prenant l'exponentielle, on retrouve la loi polytropique recherchée :

\boxed{\frac{T(z)}{T(0)} = \left(\frac{P(z)}{P(0)}\right)^\beta \quad \text{avec} \quad \beta = \frac{R \Gamma}{M g}}

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : profil vertical de température, tracé de courbe

Calculer la valeur numérique de et représenter la variation de la température en fonction de la pression.

Voir l'indice

Calculer numériquement le coefficient \beta à partir des valeurs données et tracer l'allure concave de T(P).

Voir la réponse courte

Application numérique \beta = 0{,}16 et tracé de T(P) montrant une décroissance monotone avec l'altitude (croissance avec P).

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question précédente :

\beta = \frac{R \Gamma}{M g}

Avec les valeurs numériques fournies par l'énoncé, exprimées dans le système international :

  • R = 8\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • \Gamma = 6\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} = 6 \times 10^{-3}\text{ K}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • M = 30\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 30 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}.

L'application numérique donne :

\begin{aligned} \beta &= \frac{8 \times 6 \times 10^{-3}}{30 \times 10^{-3} \times 10} = \frac{48}{300} = 0{,}16 \end{aligned}
\boxed{\beta = 0{,}16}

La relation entre température et pression s'écrit :

T(P) = T(0) \left(\frac{P}{P(0)}\right)^{\beta}

Comme 0 < \beta < 1, la température T est une fonction strictement croissante de la pression P, concave, présentant une tangente verticale en P = 0 et passant par le point (P(0),\, T(0)).

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : équilibre radiatif, loi de stefan-boltzmann

On note la puissance surfacique moyenne reçue du Soleil par la Terre, dont une fraction est réfléchie vers l'espace. Quelle est la température d'un corps noir qui rayonne une puissance surfacique identique à celle absorbée par la Terre ?

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Écrire l'égalité entre la puissance surfacique absorbée (1-\alpha)\Phi et la loi de Stefan-Boltzmann pour le corps noir réémis.

Voir la réponse courte

Bilan radiatif global : \Phi(1-\alpha) = \sigma T_E^4, d'où la température d'émission d'équilibre T_E = [\Phi(1-\alpha)/\sigma]^{1/4}.

Voir le corrigé complet

La puissance surfacique moyenne absorbée par la Terre s'obtient en retranchant la fraction réfléchie (l'albédo \alpha) de la puissance surfacique incidente moyenne \Phi :

\Phi_{\mathrm{abs}} = (1 - \alpha)\Phi

D'après la loi de Stefan-Boltzmann, la puissance surfacique totale (ou émittance) rayonnée par un corps noir à l'équilibre à la température T_E dans un demi-espace vaut :

M^\circ(T_E) = \sigma T_E^4

où \sigma est la constante de Stefan-Boltzmann.

En égalant la puissance surfacique rayonnée par ce corps noir à celle absorbée par la Terre, M^\circ(T_E) = \Phi_{\mathrm{abs}}, il vient :

\sigma T_E^4 = (1 - \alpha)\Phi

d'où l'expression de la température d'émission équivalente T_E :

\boxed{T_E = \left( \frac{(1 - \alpha)\Phi}{\sigma} \right)^{1/4}}

Résultat

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Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : épaisseur optique, pression atmosphérique

Exprimer en fonction de , , et . En déduire la pression à l'altitude .

Voir l'indice

Intégrer le gradient de pression entre l'altitude z et l'infini pour relier l'intégrale de matière au-dessus de z à P(z), puis appliquer le critère \mu(h) = \mu_c.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre de moles de \mathrm{CO}_2 par unité de surface horizontale au-dessus de l'altitude z sous forme d'intégrale de sa concentration molaire N_{\mathrm{CO}_2}(z') = x N(z').
  2. Utiliser la relation d'équilibre hydrostatique issue de la question Q29 reliant N(z') au gradient de pression vertical \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z'} pour intégrer directement.
  3. Appliquer la condition définissant l'altitude d'émission h, à savoir \mu(h) = \mu_c, pour en déduire P(h).
Voir la réponse courte

Intégration de la masse surfacique \mu(z) = x P(z)/g, d'où la pression au niveau de la couche d'émission P(h) = g/(x\kappa).

Voir le corrigé complet

La fraction molaire x de \mathrm{CO}_2 étant uniforme dans l'atmosphère, la concentration molaire en dioxyde de carbone à l'altitude z' s'écrit :

N_{\mathrm{CO}_2}(z') = x N(z')

Par définition, \mu(z) représente le nombre total de moles de \mathrm{CO}_2 contenues dans une colonne atmosphérique de section unité s'étendant de l'altitude z à l'infini :

\mu(z) = \int_z^{+\infty} N_{\mathrm{CO}_2}(z')\,\mathrm{d}z' = x \int_z^{+\infty} N(z')\,\mathrm{d}z'

D'après la relation de la statique des fluides rappelée à la question Q29, on a :

\frac{\mathrm{d}P(z')}{\mathrm{d}z'} = -M g N(z') \iff N(z')\,\mathrm{d}z' = -\frac{1}{M g}\,\mathrm{d}P(z')

En intégrant entre z et +\infty, et en notant que la pression s'annule aux confins de l'atmosphère (P(+\infty) = 0), il vient :

\mu(z) = -\frac{x}{M g} \int_{P(z)}^{0} \mathrm{d}P = \frac{x}{M g} P(z)
\boxed{\mu(z) = \frac{x\,P(z)}{M g}}

L'altitude effective d'émission h est définie par la condition critique \mu(h) = \mu_c. On en déduit immédiatement la pression atmosphérique P(h) à cette altitude :

\frac{x\,P(h)}{M g} = \mu_c \iff \boxed{P(h) = \frac{\mu_c M g}{x}}

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Question 33

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
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Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : effet de serre, température de surface

Déterminer comment varie la température au sol en fonction de la fraction de dans l'atmosphère.

Voir l'indice

Combiner la loi de puissance T(0)/T(h) = (P(0)/P(h))^\beta avec la température T(h)=T_E et l'expression de P(h).

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi reliant température et pression à l'altitude h d'émission du rayonnement.
  2. Exprimer la température au sol T(0) en fonction de T_E, P(h) et P(0).
  3. Remplacer P(h) par son expression en fonction de x obtenue à la question 32 pour déduire la dépendance en x.
Voir la réponse courte

Relation T(0) = T_E (P(0)/P(h))^\beta \propto x^\beta : une hausse de x élève l'altitude d'émission et réchauffe le sol.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la température de l'atmosphère à l'altitude d'émission h est égale à la température de rayonnement T_E déterminée à la question 31 :

T(h) = T_E

En appliquant la relation polytropique établie à la question 29 entre le sol (z = 0) et l'altitude z = h, on obtient :

\frac{T(h)}{T(0)} = \left(\frac{P(h)}{P(0)}\right)^\beta \implies T(0) = T_E \left(\frac{P(0)}{P(h)}\right)^\beta

En injectant l'expression de la pression P(h) = \dfrac{\mu_c M g}{x} obtenue à la question 32, il vient :

\boxed{T(0) = T_E \left(\frac{P(0)}{\mu_c M g}\right)^\beta x^\beta}

Comme l'exposant \beta = \dfrac{R\Gamma}{M g} \approx 0{,}16 est strictement positif, la température au sol est une fonction strictement croissante de la fraction molaire x en dioxyde de carbone :

T(0) \propto x^\beta

Une augmentation de la concentration en \mathrm{CO}_2 dans l'atmosphère entraîne ainsi une augmentation de la température au sol.

Résultat

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Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : corps noir, loi de stefan-boltzmann

Quelle est la dépendance en température de l'aire sous un spectre de corps noir ?

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Intégrer la luminance spectrale sur toutes les longueurs d'onde pour appliquer la loi de Stefan-Boltzmann.

Voir la réponse courte

L'intégrale de l'émittance spectrale sur tout le spectre varie en T^4 d'après la loi de Stefan-Boltzmann.

Voir le corrigé complet

L'aire sous la courbe du spectre d'émission d'un corps noir correspond à la puissance totale rayonnée par unité de surface dans tout le demi-espace, c'est-à-dire à l'émittance totale (ou flux surfacique total émis) \Phi(T) :

\mathcal{A} = \int_{0}^{+\infty} \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}n} \, \mathrm{d}n = \Phi(T)

D'après la loi de Stefan-Boltzmann, l'émittance totale d'un corps noir à l'équilibre thermique à la température T est donnée par :

\Phi(T) = \sigma T^4

où \sigma est la constante de Stefan-Boltzmann.

L'aire sous un spectre de corps noir est donc proportionnelle à la quatrième puissance de la température absolue :

\boxed{\mathcal{A} \propto T^4}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : loi du déplacement de wien, corps noir

Comment varie la position du maximum du spectre de corps noir en fonction de ?

Voir l'indice

Appliquer la loi du déplacement de Wien en convertissant la longueur d'onde maximale en nombre d'onde spectroscopique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la luminance ou le flux spectral en fonction de la variable d'onde n à partir de la loi de Planck.
  2. Identifier la variable adimensionnée u = \frac{h c n}{k_B T} gouvernant la forme du spectre pour en déduire la dépendance de n_{\max} en T (loi du déplacement de Wien).
Voir la réponse courte

La loi de Wien implique que le nombre d'onde du maximum d'émission est proportionnel à la température : n_{\max} \propto T.

Voir le corrigé complet

D'après la loi du rayonnement de Planck, la puissance spectrale émise par unité de surface dans l'intervalle [n, n + \mathrm{d}n] s'écrit sous la forme :

\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}n} = \frac{C_1 \, n^3}{\mathrm{e}^{\frac{h c n}{k_B T}} - 1}

où C_1 = 2\pi h c^2 est une constante, h la constante de Planck et k_B la constante de Boltzmann.

En introduisant la variable sans dimension u = \frac{h c n}{k_B T}, cette densité spectrale s'écrit :

\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}n} = C_1 \left(\frac{k_B T}{h c}\right)^3 \frac{u^3}{\mathrm{e}^u - 1}

La fonction g(u) = \frac{u^3}{\mathrm{e}^u - 1} ne dépend que de u et présente un maximum unique pour une valeur numérique fixe u_{\max} \approx 2{,}82 (solution de 3(1 - \mathrm{e}^{-u}) = u).

La position du maximum n_{\max} vérifie donc :

\frac{h c \, n_{\max}}{k_B T} = u_{\max} = \text{cste}

Le nombre d'onde spectroscopique au maximum d'émission est donc directement proportionnel à la température absolue :

\boxed{n_{\max} \propto T}

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Question déjà tombée ailleurs

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Question 36

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : émittance, lecture graphique

À partir de la figure 1, estimer numériquement la puissance que la Terre rayonne vers l'espace par unité de surface.

Voir l'indice

Estimer l'aire sous la courbe en trait plein en comptant les carreaux ou par approximation trapézoïdale simple pour retrouver une valeur proche de l'équilibre solaire.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance totale rayonnée par unité de surface comme l'intégrale du spectre d'émission (aire sous la courbe en trait plein de la figure 1).
  2. Évaluer l'aire représentée par un rectangle du quadrillage de la figure.
  3. Estimer le nombre équivalent de carreaux sous la courbe, par exemple par méthode des trapèzes ou découpage par tranches de \Delta n = 200\text{ cm}^{-1}, pour en déduire la puissance surfacique.
Voir la réponse courte

Évaluation de l'aire sous la courbe d'émission spectrale terrestre pour trouver le flux surfacique rayonné (\approx 240\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}).

Voir le corrigé complet

La puissance totale rayonnée par la Terre vers l'espace par unité de surface correspond à l'intégrale du flux spectral sur l'ensemble des nombres d'onde :

\Phi_{\text{émis}} = \int_0^{+\infty} \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}n} \, \mathrm{d}n

ce qui représente géométriquement l'aire sous la courbe en trait plein de la figure 1.

Un rectangle délimité par les graduations principales du graphique a pour dimensions :

\Delta n = 200\text{ cm}^{-1} \quad \text{et} \quad \Delta\left(\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}n}\right) = 0{,}05\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{cm}

L'aire d'un tel carreau équivaut donc à une puissance surfacique :

\Delta \Phi_{\text{carreau}} = 200\text{ cm}^{-1} \times 0{,}05\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{cm} = 10\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}

Estimons le nombre de carreaux situés sous la courbe en sommant les contributions par intervalles de largeur \Delta n = 200\text{ cm}^{-1} :

  • [0, 200]\text{ cm}^{-1} : hauteur moyenne \approx 0{,}05\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{cm}, soit \approx 1{,}0 carreau ;
  • [200, 400]\text{ cm}^{-1} : hauteur moyenne \approx 0{,}18\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{cm}, soit \approx 3{,}5 carreaux ;
  • [400, 600]\text{ cm}^{-1} : hauteur moyenne \approx 0{,}23\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{cm}, soit \approx 4{,}5 carreaux ;
  • [600, 800]\text{ cm}^{-1} (creux d'absorption du \mathrm{CO}_2) : hauteur moyenne \approx 0{,}13\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{cm}, soit \approx 2{,}5 carreaux ;
  • [800, 1000]\text{ cm}^{-1} (fenêtre atmosphérique) : hauteur moyenne \approx 0{,}33\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{cm}, soit \approx 6{,}5 carreaux ;
  • [1000, 1200]\text{ cm}^{-1} (avec absorption de l'ozone) : hauteur moyenne \approx 0{,}18\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{cm}, soit \approx 3{,}5 carreaux ;
  • [1200, 1400]\text{ cm}^{-1} : hauteur moyenne \approx 0{,}09\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{cm}, soit \approx 1{,}8 carreau ;
  • [1400, 1600]\text{ cm}^{-1} : hauteur moyenne \approx 0{,}02\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{cm}, soit \approx 0{,}4 carreau.

Le nombre total de carreaux sous le spectre est de l'ordre de :

N_{\text{carreaux}} \approx 1{,}0 + 3{,}5 + 4{,}5 + 2{,}5 + 6{,}5 + 3{,}5 + 1{,}8 + 0{,}4 \approx 23{,}7 \approx 24\text{ carreaux}

On en déduit l'estimation numérique de la puissance surfacique rayonnée :

\boxed{\Phi_{\text{émis}} \approx 240\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}} \quad (\text{valeur acceptable comprise entre } 220\text{ et } 260\text{ W}\cdot\text{m}^{-2})

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Question 37

DifficileTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : effet de serre, spectre de transmission atmosphérique

En préservant l'équilibre avec le flux reçu du Soleil, comment est modifié le spectre émis par la Terre si on augmente la teneur de l'atmosphère en ?

Voir l'indice

Tenir compte du fait qu'une augmentation de CO2 creuse et élargit le puits d'absorption centré à 667\ \mathrm{cm}^{-1}, ce qui contraint les fenêtres de transparence à émettre davantage pour compenser.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'impact microscopique et vertical de l'augmentation de la teneur x en \mathrm{CO}_2 au voisinage de sa bande d'absorption (n \approx n_f).
  2. Exploiter la condition d'équilibre radiatif global de la Terre (conservation de l'aire totale sous le spectre) pour en déduire l'évolution du spectre en dehors de cette bande.
Voir la réponse courte

Le creux d'absorption du CO_2 s'élargit ; le reste du spectre s'élève car le réchauffement augmente l'émission des fenêtres spectrales.

Voir le corrigé complet

L'augmentation de la fraction molaire x de \mathrm{CO}_2 modifie le spectre d'émission vers l'espace selon deux aspects complémentaires :

  • Dans la bande d'absorption du \mathrm{CO}_2 (n \approx 667\text{ cm}^{-1}) :
    D'après la question Q32, la pression au niveau d'émission vers l'espace vérifie P(h) = \frac{\mu_c M g}{x}. Si x augmente, P(h) diminue, ce qui signifie que l'altitude d'émission h augmente. La troposphère étant caractérisée par un gradient de température négatif (\mathrm{d}T/\mathrm{d}z = -\Gamma < 0), l'émission s'effectue depuis des couches plus froides. Par conséquent, l'émission diminue au niveau du creux d'absorption (il se creuse davantage) et la bande d'absorption s'élargit (ses ailes s'évasent car les régions du spectre où l'absorption était initialement faible atteignent à leur tour le seuil d'opacité \mu_c).
  • Dans le reste du spectre, notamment la fenêtre de transparence (800\text{ à }1200\text{ cm}^{-1}) :
    L'équilibre thermique avec le flux solaire incident impose que la puissance totale surfacique réémise vers l'espace reste constante :

    \int_0^\infty \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}n}\,\mathrm{d}n = (1-\alpha)\Phi = \text{cste}

    L'aire totale sous la courbe du spectre doit donc être strictement conservée. Le déficit de flux provoqué par l'élargissement et le creusement de la bande du \mathrm{CO}_2 doit nécessairement être compensé par une augmentation de l'émission dans les fenêtres atmosphériques transparentes. Comme ce rayonnement provient directement de la surface terrestre, la température au sol T(0) augmente (conformément au résultat de la question Q33), ce qui hausse le spectre hors de la bande d'absorption (la courbe y suit un spectre de corps noir de température supérieure à 288\text{ K}).

\boxed{\text{Le creux d'absorption à } 667\text{ cm}^{-1} \text{ se creuse et s'élargit ; hors de cette bande, le spectre s'élève (hausse de la température de surface).}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Physique MPI 2023 ?

Surtout 4 chapitres : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (42 % des questions, partie II), Rayonnement thermique (19 %, partie III), Cinématique et dynamique du point (15 %, partie I) et Dipôles électrique et magnétique (11 %). Plus ponctuellement : Statique des fluides, Facteur de Boltzmann et physique statistique, Signaux et propagation et Description d'un système thermodynamique.

Peut-on travailler le sujet X-ENS Physique MPI 2023 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

En grande partie : 33 questions sur 37 (89 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI. Seules Q10, Q11, Q22 et Q23 demandent la deuxième année. Avec les autres programmes de première année : 33 en PCSI, 33 en PTSI, 33 en TSI1 et 11 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Physique MPI 2023 ?

Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie II est la plus longue (environ 1 h 30).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet X-ENS Physique MPI 2023 ?

Q8 (développement limité), Q10 (approximation dipolaire), Q25 (élargissement collisionnel), Q27 (condition aux limites) et Q37 (effet de serre), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Physique MPI 2023 ?

Questions de cours : Q2 (centre de masse), Q5 (longueur d'onde), Q15 (oscillateur harmonique amorti), Q22 (processus de poisson), Q26 (équation différentielle linéaire), Q34 (corps noir) et Q35 (loi du déplacement de wien). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (principe fondamental de la dynamique), Q3 (mode propre), Q12 (moment dipolaire), Q16 (régime sinusoïdal forcé) et Q31 (équilibre radiatif).

Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Physique MPI 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (17 sur 37), par exemple : Q1 à Q3, Q5 à Q7, Q11, Q12, Q15, Q16, Q18, Q20, Q26, Q30, Q31, Q34…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q10, Q14, Q22 et Q29.

Le sujet X-ENS Physique MPI 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. La moyenne obtenue par les 246 candidats est de 8,73 sur 20 avec un écart-type de 4,01, et le rapport signale plusieurs questions discriminantes très peu réussies. Moyenne : 8,98/20 (écart-type 3,9, 223 présents).

Pourquoi la force exercée par l'onde sur la molécule est-elle non nulle en Q10 ?

Par l'inhomogénéité spatiale de l'onde : la molécule étant globalement neutre, la résultante à l'ordre zéro s'annule. La force nette n'apparaît qu'au premier ordre du développement spatial du champ électrique, à travers le terme (\vec{p}\cdot\vec{\nabla})\vec{E}.

La loi de Wien implique-t-elle nₘₐₓ = 1/λₘₐₓ en Q35 ?

Non : en raison du jacobien |\mathrm{d}\lambda/\mathrm{d}n| = 1/n^2 lors du changement de variable de la densité spectrale, le pic en nombre d'onde n'est pas l'inverse du pic en longueur d'onde. La proportionnalité n_{\max} \propto T reste néanmoins valable.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.