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Corrigé détaillé CCINP Physique MP 2022

Rayonnement, réaction de rayonnement et décalage de Lamb

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 5 questions sur 33, partie III en entier. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : BCPST1 3 questions.

Détail par partie
  • Partie I : Rayonnement par un dipôle oscillant0/72e année
  • Partie II : Mise en évidence d’une résonance de puissance0/92e année
  • Partie III : Étude de la résonance (Informatique Pour Tous)3/3Faisable
  • Partie IV : Déplacement de Lamb des niveaux d’énergie de l‘électron dans l’atome d’Hydrogène2/14En partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Électromagnétisme, Physique quantique, Mécanique · 7 incontournables · 5 questions de première année
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Ce sujet original et très formateur s'intéresse à l'électrodynamique classique et quantique à travers l'étude du rayonnement d'une charge accélérée, de la force d'auto-interaction (réaction de rayonnement d'Abraham-Lorentz) et de leur manifestation historique : le décalage de Lamb (Lamb shift) au sein de l'atome d'hydrogène.

Très progressif et fidèle à l'esprit du concours CCINP, il aborde successivement le calcul de la puissance rayonnée d'un dipôle oscillant en zone d'onde, l'oscillateur harmonique amorti par réaction radiative menant à une résonance de puissance, une analyse numérique sous Python (IPT) des pulsations de coupure, puis une approche semi-classique et quantique des fluctuations du vide électromagnétique. C'est un excellent sujet de révision transversale mêlant électromagnétisme, mécanique, analyse spectrale et physique quantique.

Difficulté
Accessible, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,62/20)
Temps estimé
≈ 3 h pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

7 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

17 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Rapides et accessibles (17) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé
  • Erreur d'énoncé

    L'expression du bilan de puissance en Q33 oublie un exposant 2 sur le terme d'accélération : le membre de gauche devrait être proportionnel à l'accélération au carré pour être homogène à une puissance.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

33 questions
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Partie I : Rayonnement par un dipôle oscillant

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : dipôle oscillant, zone de rayonnement

Préciser ce que signifie " très éloigné ".

Voir l'indice

Comparer la distance r d'observation à la dimension du dipôle d ainsi qu'à la longueur d'onde émise \lambda = 2\pi c/\omega.

Voir la stratégie

Dans l'étude du rayonnement électromagnétique dipolaire, deux échelles de longueur interviennent pour qualifier la distance r = OM :

  1. La taille caractéristique de la source oscillante, ici l'amplitude d'oscillation d.
  2. La longueur d'onde \lambda = \frac{2\pi c}{\omega} de l'onde électromagnétique émise.
Voir la réponse courte

Zone de rayonnement ou zone d'onde : la distance r est très grande devant la longueur d'onde et devant la taille de la source.

Voir le corrigé complet

L'expression « très éloigné » signifie que le point d'observation M vérifie deux conditions :

  1. L'approximation dipolaire (source quasi-ponctuelle) :

    r \gg d

    La distance d'observation est très grande devant les dimensions de la source.

  2. La zone de rayonnement (ou zone d'onde) :

    r \gg \lambda = \frac{2\pi c}{\omega} \quad \left(\text{ou } r \gg \frac{c}{\omega}\right)

    La distance est très grande devant la longueur d'onde du rayonnement émis.

Dans le cadre de l'approximation dipolaire non relativiste, la source vérifie d \ll \lambda, de sorte que l'ensemble des conditions s'écrit :

\boxed{r \gg \lambda \gg d}

Dans cette région, les composantes de champ décroissant en 1/r^2 (champ d'induction) et 1/r^3 (champ quasi-statique) sont négligeables devant la composante de rayonnement en 1/r.

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : dipôle oscillant, symétrie du champ magnétique

Justifier par des considérations de symétrie la direction du champ magnétique.

Voir l'indice

Identifier les plans de symétrie et d'antisymétrie de la distribution de courant associée au dipôle oscillant orienté selon Oz.

Voir la stratégie

Pour déterminer la direction du champ magnétique \vec{B}(M) :

  1. On identifie un plan de symétrie ou d'antisymétrie des sources passant par le point de calcul M.
  2. On applique la règle de transformation du vecteur champ magnétique (vecteur axial / pseudovecteur) par cette symétrie.
Voir la réponse courte

Tout plan contenant l'axe Oz du dipôle est plan de symétrie des courants : \vec{B} lui est orthogonal, donc orthoradial selon \vec{e}_\phi.

Voir le corrigé complet

Le dipôle oscillant est constitué de charges et de courants localisés sur l'axe (Oz), le courant étant orienté selon \vec{e}_z.

Considérons le point d'observation M(r, \theta, \phi) et le plan méridien \Pi_s = (M, \vec{e}_r, \vec{e}_\theta) qui contient l'axe (Oz) :

  • L'axe (Oz) est entièrement inclus dans \Pi_s ; la distribution de charges \rho et la densité volumique de courant \vec{\jmath} = j_z \vec{e}_z sont donc contenues dans ce plan.
  • Par conséquent, la réflexion par rapport au plan \Pi_s conserve les positions et laisse le vecteur densité de courant invariant (\vec{\jmath} \parallel \Pi_s). Le plan \Pi_s est donc un plan de symétrie pour la distribution de courants.

Le champ magnétique \vec{B} est un champ pseudovectoriel (vecteur axial). En tout point d'un plan de symétrie des courants, le champ magnétique est orthogonal à ce plan :

\vec{B}(M) \perp \Pi_s.

Le vecteur unitaire de la base sphérique directement orthogonal au plan (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) est \vec{e}_\phi (en effet, \vec{e}_r \wedge \vec{e}_\theta = \vec{e}_\phi). On en déduit :

\boxed{\vec{B}(M) = B_\phi(r, \theta, t)\,\vec{e}_\phi}

Le champ magnétique est donc purement orthoradial, dirigé selon \vec{e}_\phi.

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : onde localement plane, onde sphérique

On donne l’expression du champ magnétique . Pourquoi dit-on que l’onde est localement plane ?

Voir l'indice

Vérifier la relation de structure \vec{B} = \frac{\vec{e}_r \wedge \vec{E}}{c} caractéristique d'une onde sphérique assimilable localement à une OPPH à grande distance.

Voir la stratégie

Pour justifier le qualificatif d'onde « localement plane », il convient d'analyser :

  1. la géométrie des surfaces d'onde (surfaces équiphases) à grande distance ;
  2. la structure transverse des champs électromagnétiques et la relation locale liant \vec{E} et \vec{B}.
Voir la réponse courte

Pour r \gg \lambda, la courbure de l'onde sphérique devient négligeable à l'échelle de la longueur d'onde, et les champs vérifient la structure plane.

Voir le corrigé complet

On dit que l'onde émise est localement plane pour les raisons suivantes :

  1. Géométrie des surfaces d'onde :
    La phase de l'onde s'écrit \psi(r, t) = \omega\left(t - \frac{r}{c}\right). Les surfaces d'onde (surfaces à phase instantanée constante) sont des sphères concentriques de rayon r, se propageant dans la direction radiale \vec{u} = \vec{e}_r à la vitesse c. Dans la zone de rayonnement (r \gg \lambda), sur une dimension spatiale caractéristique de l'ordre de quelques longueurs d'onde \lambda, ces fronts d'onde sphériques sont assimilables à des plans tangents normaux à la direction de propagation \vec{e}_r. De plus, l'amplitude en 1/r varie de façon négligeable à cette échelle spatiale.
  2. Structure des champs et transversalité :
    Les champs électrique et magnétique vérifient :

    \vec{E} \cdot \vec{e}_r = 0 \quad \text{et} \quad \vec{B} \cdot \vec{e}_r = 0

    L'onde est donc transverse. Le trièdre (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_\phi) étant orthonormé direct, on a \vec{e}_r \wedge \vec{e}_\theta = \vec{e}_\phi.

  3. Relation de structure entre \vec{E} et \vec{B} :
    En utilisant la relation \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1, le rapport des amplitudes vaut :

    \frac{\|\vec{E}\|}{\|\vec{B}\|} = \frac{\frac{e d \omega^2}{4\pi\varepsilon_0 c^2}\frac{\sin\theta}{r}}{\frac{\mu_0 e d \omega^2}{4\pi c}\frac{\sin\theta}{r}} = \frac{1}{\varepsilon_0 \mu_0 c} = c

    On retrouve ainsi la relation fondamentale caractéristique d'une onde plane progressive dans le vide se propageant selon \vec{e}_r :

    \boxed{\vec{B} = \frac{\vec{e}_r \wedge \vec{E}}{c}}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : vecteur de poynting, dipôle oscillant

Écrire le vecteur de Poynting associé à l’onde.

Voir l'indice

Appliquer la définition \vec{\Pi} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0} et utiliser la relation \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition générale du vecteur de Poynting dans le vide.
  2. Exprimer le produit vectoriel \vec{E} \wedge \vec{B} dans la base sphérique (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_\phi) à l'aide des expressions fournies de \vec{E} et \vec{B}.
  3. Simplifier l'expression à l'aide de la relation \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1.
Voir la réponse courte

Calcul du vecteur de Poynting \vec{\Pi} = (\vec{E}\wedge\vec{B})/\mu_0 dirigé radialement vers l'extérieur.

Voir le corrigé complet

Par définition, le vecteur de Poynting associé au champ électromagnétique dans le vide s'écrit :

\vec{\Pi} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0}

Avec \vec{E} = E_\theta \vec{e}_\theta et \vec{B} = B_\phi \vec{e}_\phi, compte tenu de la relation de base sphérique directe \vec{e}_\theta \wedge \vec{e}_\phi = \vec{e}_r, le vecteur de Poynting est purement radial :

\vec{\Pi} = \frac{E_\theta B_\phi}{\mu_0} \vec{e}_r

En injectant les expressions des champs données dans l'énoncé :

\begin{aligned} E_\theta &= \frac{e d \omega^2}{4\pi\varepsilon_0 c^2} \frac{\sin\theta}{r} \cos\left(\omega\left(t-\frac{r}{c}\right)\right) \\ B_\phi &= \frac{\mu_0 e d \omega^2}{4\pi c} \frac{\sin\theta}{r} \cos\left(\omega\left(t-\frac{r}{c}\right)\right) \end{aligned}

il vient :

\vec{\Pi} = \frac{1}{\mu_0} \left(\frac{e d \omega^2}{4\pi\varepsilon_0 c^2}\right) \left(\frac{\mu_0 e d \omega^2}{4\pi c}\right) \frac{\sin^2\theta}{r^2} \cos^2\left(\omega\left(t-\frac{r}{c}\right)\right) \vec{e}_r

soit finalement :

\boxed{\vec{\Pi}(M,t) = \frac{e^2 d^2 \omega^4}{16 \pi^2 \varepsilon_0 c^3} \frac{\sin^2\theta}{r^2} \cos^2\left(\omega\left(t-\frac{r}{c}\right)\right) \vec{e}_r}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La définition du vecteur de Poynting a fait l'objet de plusieurs erreurs.

« Quelques erreurs de définition du vecteur de Poynting. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : vecteur de poynting, puissance rayonnée

Calculer le flux de celui-ci à travers une sphère de centre et de rayon très grand.

Voir l'indice

Intégrer le flux sur l'angle solide \mathrm{d}\Omega = \sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\phi en exploitant l'intégrale de \sin^3\theta fournie dans les données.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur surface élémentaire \mathrm{d}\vec{S} orienté vers l'extérieur sur une sphère de centre O et de rayon r.
  2. Écrire le produit scalaire \vec{\Pi} \cdot \mathrm{d}\vec{S} en utilisant l'expression du vecteur de Poynting obtenue à la question Q4.
  3. Intégrer sur les variables angulaires \theta \in [0, \pi] et \phi \in [0, 2\pi] en exploitant l'intégrale fournie dans les données.
Voir la réponse courte

Intégration du flux du vecteur de Poynting sur la sphère avec l'élément d'angle solide \sin^3\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\phi.

Voir le corrigé complet

Soit \mathcal{S} la sphère de centre O et de rayon r (avec r \gg \lambda). L'élément de surface de cette sphère, orienté vers l'extérieur suivant la normale unitaire \vec{e}_r, s'écrit en coordonnées sphériques :

\mathrm{d}\vec{S} = r^2 \sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\phi\,\vec{e}_r

D'après le résultat de la question Q4, le vecteur de Poynting est purement radial :

\vec{\Pi}(M,t) = \frac{e^2 d^2 \omega^4}{16 \pi^2 \varepsilon_0 c^3} \frac{\sin^2\theta}{r^2} \cos^2\left(\omega\left(t-\frac{r}{c}\right)\right) \vec{e}_r

Le flux instantané \Phi(t) de \vec{\Pi} sortant de la sphère \mathcal{S} s'exprime donc par :

\begin{aligned} \Phi(t) &= \iint_{\mathcal{S}} \vec{\Pi}(M,t) \cdot \mathrm{d}\vec{S} \\ &= \frac{e^2 d^2 \omega^4}{16 \pi^2 \varepsilon_0 c^3} \cos^2\left(\omega\left(t-\frac{r}{c}\right)\right) \left(\int_0^{2\pi} \mathrm{d}\phi\right) \left(\int_0^{\pi} \sin^3\theta\,\mathrm{d}\theta\right) \end{aligned}

L'intégration sur \phi donne immédiatement 2\pi. L'énoncé précise par ailleurs la valeur de l'intégrale angulaire :

\int_0^{\pi} \sin^3(u)\,\mathrm{d}u = \frac{4}{3}

Le facteur géométrique issu de l'intégration vaut donc :

\iint \sin^2\theta\,\mathrm{d}\Omega = 2\pi \times \frac{4}{3} = \frac{8\pi}{3}

En regroupant les termes, on obtient :

\Phi(t) = \frac{e^2 d^2 \omega^4}{16 \pi^2 \varepsilon_0 c^3} \times \frac{8\pi}{3} \cos^2\left(\omega\left(t-\frac{r}{c}\right)\right)
\boxed{\Phi(t) = \frac{e^2 d^2 \omega^4}{6\pi \varepsilon_0 c^3} \cos^2\left(\omega\left(t-\frac{r}{c}\right)\right)}

Résultat

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : puissance moyenne rayonnée, moyenne temporelle

En déduire quelle est l’énergie moyenne temporelle rayonnée par l’électron.

Voir l'indice

Calculer la valeur moyenne temporelle du flux instantané sur une période à l'aide de \langle \cos^2(\omega t) \rangle = 1/2.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'expression du flux instantané \Phi(t) du vecteur de Poynting obtenue à la question précédente (qui représente la puissance instantanée rayonnée à travers la sphère).
  2. Prendre la moyenne temporelle en utilisant l'indication de l'énoncé \langle \cos^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2} pour obtenir la puissance moyenne rayonnée (énergie moyenne rayonnée par unité de temps).
  3. Préciser, par rigueur dimensionnelle vis-à-vis du terme « énergie », l'énergie rayonnée sur une période T = \frac{2\pi}{\omega}.
Voir la réponse courte

Moyenne temporelle sur une période du terme en \cos^2(\omega(t-r/c)), qui vaut 1/2.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q5, le flux instantané du vecteur de Poynting à travers la sphère de rayon r, correspondant à la puissance instantanée cédée par le dipôle au champ électromagnétique, s'écrit :

\Phi(t) = \frac{e^2 d^2 \omega^4}{6\pi \varepsilon_0 c^3} \cos^2\left(\omega\left(t-\frac{r}{c}\right)\right)

En prenant la moyenne temporelle sur une période et en utilisant la donnée \langle \cos^2 \rangle = \frac{1}{2}, la puissance moyenne rayonnée (c'est-à-dire l'énergie moyenne rayonnée par unité de temps) vaut :

\langle \Phi \rangle = \frac{e^2 d^2 \omega^4}{12 \pi \varepsilon_0 c^3}

Selon l'interprétation stricte du terme « énergie » :

  • Si l'énoncé entend par « énergie moyenne temporelle rayonnée » le débit moyen d'énergie (puissance moyenne rayonnée par l'électron, reprise sous cette appellation en Q7) :

    \boxed{P_{\text{moy}} = \langle \Phi \rangle = \frac{e^2 d^2 \omega^4}{12 \pi \varepsilon_0 c^3}}
  • Si l'énoncé demande l'énergie moyenne rayonnée par période T = \frac{2\pi}{\omega} :

    \mathcal{E}_T = \langle \Phi \rangle \times T = \frac{e^2 d^2 \omega^4}{12 \pi \varepsilon_0 c^3} \times \frac{2\pi}{\omega}
    \boxed{\mathcal{E}_T = \frac{e^2 d^2 \omega^3}{6 \varepsilon_0 c^3}}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : formule de larmor, analyse dimensionnelle

a) Montrer que la puissance moyenne, appelée puissance de Larmor , rayonnée par cet électron oscillant, peut s’écrire en appelant l’accélération de la particule chargée et mobile. b) Donner l’expression de la constante en fonction de , et de et indiquer sa dimension, puis son unité.

Voir l'indice

Calculer l'accélération \vec{\gamma} = \ddot{z}(t)\vec{e}_z, déterminer \langle \vec{\gamma}^2 \rangle, identifier la constante K_e et en déduire sa dimension par analyse dimensionnelle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'accélération \vec{\gamma}(t) de l'électron en dérivant deux fois son vecteur position \vec{OP}(t), puis calculer la moyenne temporelle \langle \vec{\gamma} \cdot \vec{\gamma} \rangle.
  2. Identifier la constante K_e en reliant cette moyenne temporelle à la puissance moyenne rayonnée P_L calculée à la question Q6.
  3. Déterminer la dimension et l'unité de K_e par analyse dimensionnelle à partir de la relation P_L = K_e \langle \vec{\gamma}^2 \rangle.
Voir la réponse courte

Identification de l'accélération moyenne pour obtenir la formule de Larmor et expression de K_e = e^2/(6\pi\varepsilon_0 c^3) en \text{J}\cdot\text{s}^3\cdot\text{m}^{-2}.

Voir le corrigé complet

a) Le mouvement de l'électron mobile le long de l'axe (Oz) est régi par :

\vec{OP}(t) = d \cos(\omega t)\,\vec{e}_z

Son accélération instantanée s'obtient par double dérivation par rapport au temps :

\vec{\gamma}(t) = \frac{\mathrm{d}^2\vec{OP}}{\mathrm{d}t^2} = - d \omega^2 \cos(\omega t)\,\vec{e}_z

Le carré de la norme de l'accélération s'écrit alors :

\vec{\gamma}(t) \cdot \vec{\gamma}(t) = \gamma^2(t) = d^2 \omega^4 \cos^2(\omega t)

En prenant la valeur moyenne temporelle sur une période, avec la donnée \langle \cos^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2} :

\langle \vec{\gamma} \cdot \vec{\gamma} \rangle = \frac{1}{2} d^2 \omega^4

D'après la question Q6, la puissance moyenne rayonnée par le dipôle est :

P_L = \langle \Phi \rangle = \frac{e^2 d^2 \omega^4}{12 \pi \varepsilon_0 c^3}

En faisant apparaître la quantité \langle \vec{\gamma} \cdot \vec{\gamma} \rangle :

P_L = \frac{e^2}{6 \pi \varepsilon_0 c^3} \left( \frac{1}{2} d^2 \omega^4 \right) = \frac{e^2}{6 \pi \varepsilon_0 c^3} \langle \vec{\gamma} \cdot \vec{\gamma} \rangle

On obtient bien la forme annoncée :

\boxed{P_L = K_e \langle \vec{\gamma} \cdot \vec{\gamma} \rangle}

b) Par identification, l'expression de la constante K_e est :

\boxed{K_e = \frac{e^2}{6 \pi \varepsilon_0 c^3}}

D'après la relation P_L = K_e \langle \gamma^2 \rangle, la dimension de K_e vérifie :

[K_e] = \frac{[P_L]}{[\gamma]^2}

Or, une puissance est le quotient d'une énergie par un temps : [P_L] = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-3}.
Une accélération a pour dimension [\gamma] = \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-2}, d'où [\gamma]^2 = \mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-4}.
On en déduit :

[K_e] = \frac{\mathrm{M} \cdot \mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-3}}{\mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-4}} = \mathrm{M} \cdot \mathrm{T}

La dimension de K_e est :

\boxed{[K_e] = \mathrm{M} \cdot \mathrm{T}}

Dans le Système International d'unités, son unité est donc le :

\boxed{\mathrm{kg} \cdot \mathrm{s}}

Résultat

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Partie II : Mise en évidence d’une résonance de puissance

Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : réaction de rayonnement, puissance moyenne

a) Donner la définition de la puissance instantanée associée à cette force. b) Calculer la valeur moyenne sur une période de cette puissance, pour le mouvement forcé d’un électron mobile placé au point tel que .

Voir l'indice

Calculer le produit scalaire \vec{f}_{\text{ray}} \cdot \vec{v} et utiliser une intégration par parties temporelle ou les propriétés des moyennes de fonctions trigonométriques orthogonales.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition générale de la puissance instantanée d'une force s'appliquant à un point matériel en mouvement.
  2. Dériver successivement le vecteur position \overrightarrow{OP}(t) pour obtenir la vitesse \vec{v}(t), l'accélération \vec{\gamma}(t) et la suraccélération \frac{\mathrm{d}\vec{\gamma}}{\mathrm{d}t}, puis former le produit scalaire \vec{f}_{\text{ray}}\cdot\vec{v}.
  3. Prendre la moyenne temporelle sur une période et relier le résultat à la puissance de Larmor P_L établie à la question Q7.
Voir la réponse courte

Calcul de la puissance instantanée \vec{f}_{\text{ray}}\cdot\vec{v} puis intégration par parties sur une période pour obtenir la puissance moyenne.

Voir le corrigé complet

a) Définition de la puissance instantanée

La puissance instantanée développée par la force de réaction de rayonnement \vec{f}_{\text{ray}} appliquée à l'électron animé d'une vitesse \vec{v}(t) = \frac{\mathrm{d}\overrightarrow{OP}}{\mathrm{d}t} dans le référentiel d'étude est donnée par le produit scalaire :

\boxed{P_{\text{ray}} = \vec{f}_{\text{ray}} \cdot \vec{v} = K_e \, \frac{\mathrm{d}\vec{\gamma}}{\mathrm{d}t} \cdot \vec{v}}

b) Valeur moyenne sur une période

Le mouvement forcé de l'électron le long de l'axe Oz est décrit par :

\overrightarrow{OP}(t) = d\cos(\omega t)\,\vec{e}_z

En dérivant successivement par rapport au temps :

\begin{aligned} \vec{v}(t) &= \frac{\mathrm{d}\overrightarrow{OP}}{\mathrm{d}t} = -d\omega \sin(\omega t)\,\vec{e}_z \\ \vec{\gamma}(t) &= \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -d\omega^2 \cos(\omega t)\,\vec{e}_z \\ \frac{\mathrm{d}\vec{\gamma}}{\mathrm{d}t}(t) &= d\omega^3 \sin(\omega t)\,\vec{e}_z \end{aligned}

La force de réaction de rayonnement s'écrit donc :

\vec{f}_{\text{ray}}(t) = K_e d\omega^3 \sin(\omega t)\,\vec{e}_z

La puissance instantanée développée par cette force est alors :

P_{\text{ray}}(t) = \left(K_e d\omega^3 \sin(\omega t)\,\vec{e}_z\right) \cdot \left(-d\omega \sin(\omega t)\,\vec{e}_z\right) = -K_e d^2 \omega^4 \sin^2(\omega t)

Sachant que \langle \sin^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2}, la valeur moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} vaut :

\boxed{\langle P_{\text{ray}} \rangle = -\frac{1}{2} K_e d^2 \omega^4 = -P_L}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : principe fondamental de la dynamique, réaction de rayonnement

Écrire l’équation différentielle du mouvement de l’électron.

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron projeté sur l'axe Oz avec l'accélération \gamma = \ddot{z}.

Voir la réponse courte

PFD appliqué à l'électron soumis à la force de rappel élastique et à la force d'Abraham-Lorentz.

Voir le corrigé complet

On étudie l'électron de masse m_e, assimilé à un point matériel P, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.

Le mouvement étant rectiligne le long de l'axe Oz, le vecteur position s'écrit :

\overrightarrow{OP}(t) = z(t)\,\vec{e}_z

Par dérivations temporelles successives :

\begin{aligned} \vec{v}(t) &= \dot{z}(t)\,\vec{e}_z \\ \vec{\gamma}(t) &= \ddot{z}(t)\,\vec{e}_z \\ \frac{\mathrm{d}\vec{\gamma}}{\mathrm{d}t} &= \dddot{z}(t)\,\vec{e}_z \end{aligned}

L'électron est soumis à deux forces :

  • la force de rappel élastique : \vec{f}_{\text{rappel}} = -m_e\omega_0^2 z(t)\,\vec{e}_z ;
  • la force de réaction de rayonnement (force d'Abraham-Lorentz) : \vec{f}_{\text{ray}} = K_e\frac{\mathrm{d}\vec{\gamma}}{\mathrm{d}t} = K_e\dddot{z}(t)\,\vec{e}_z.

D'après le principe fondamental de la dynamique :

m_e\,\vec{\gamma} = \vec{f}_{\text{rappel}} + \vec{f}_{\text{ray}}

En projetant sur le vecteur unitaire \vec{e}_z, on obtient :

m_e\,\ddot{z}(t) = -m_e\omega_0^2 z(t) + K_e\,\dddot{z}(t)

En divisant par m_e et en posant \tau = \frac{K_e}{m_e}, on aboutit à l'équation différentielle du mouvement :

\boxed{\ddot{z}(t) - \tau\,\dddot{z}(t) + \omega_0^2 z(t) = 0}

Résultat

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Question 10

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : équation caractéristique, oscillateur amorti

On cherche des solutions complexes sous la forme avec et complexe. Écrire l’équation liant et . On peut alors écrire avec .

Voir l'indice

Injecter la forme proposée dans l'équation différentielle pour obtenir l'équation caractéristique polynomiale en \Omega.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les dérivées temporelles successives d'une solution sous la forme \underline{z}(t) = \underline{z}_0 \mathrm{e}^{i\Omega t}.
  2. Injecter ces dérivées dans l'équation différentielle établie à la question précédente afin d'en déduire l'équation algébrique vérifiée par \Omega.
  3. Justifier rapidement la forme approchée donnée par l'énoncé par un calcul perturbatif au premier ordre en \tau.
Voir la réponse courte

Injection de la solution exponentielle pour établir l'équation polynomiale en \Omega et recherche des racines perturbées.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, l'équation différentielle du mouvement libre s'écrit :

\ddot{z}(t) - \tau \dddot{z}(t) + \omega_0^2 z(t) = 0

avec \tau = \dfrac{K_e}{m_e}.

En cherchant une solution sous la forme complexe \underline{z}(t) = \underline{z}_0 \mathrm{e}^{i\Omega t}, les dérivées successives par rapport au temps sont :

\begin{aligned} \dot{\underline{z}}(t) &= i\Omega \, \underline{z}(t) \\ \ddot{\underline{z}}(t) &= (i\Omega)^2 \underline{z}(t) = -\Omega^2 \underline{z}(t) \\ \dddot{\underline{z}}(t) &= (i\Omega)^3 \underline{z}(t) = -i\Omega^3 \underline{z}(t) \end{aligned}

En injectant ces expressions dans l'équation différentielle et en simplifiant par \underline{z}(t) \neq 0, on obtient la relation caractéristique liant \Omega, \omega_0 et \tau :

-\Omega^2 - \tau (-i\Omega^3) + \omega_0^2 = 0

soit :

\boxed{\omega_0^2 - \Omega^2 + i\tau \Omega^3 = 0}

Remarque (justification de la solution approchée) :
En supposant la perturbation radiative très faible (\tau\omega_0 \ll 1), cherchons \Omega = \pm \omega_0 + i\delta avec |\delta| \ll \omega_0. Au premier ordre en \delta et en \tau :

\Omega^2 \approx \omega_0^2 \pm 2i\omega_0\delta \quad \text{et} \quad i\tau\Omega^3 \approx \pm i\tau\omega_0^3

L'équation caractéristique devient :

\omega_0^2 - (\omega_0^2 \pm 2i\omega_0\delta) \pm i\tau\omega_0^3 = 0 \iff \mp 2i\omega_0 \delta \pm i\tau\omega_0^3 = 0 \implies \delta = \frac{1}{2}\tau\omega_0^2

On retrouve bien la forme annoncée :

\Omega = \pm \omega_0 + \frac{i}{2\tau_0} \quad \text{avec} \quad \frac{1}{\tau_0} = \tau \omega_0^2

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Des fautes de calcul ont été fréquemment commises.

« Des fautes de calcul assez souvent. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : temps caractéristique, amortissement radiatif

Dans le cadre de cette approximation, on trouve . Que représente le temps ?

Voir l'indice

Interpréter le terme imaginaire de la pulsation \Omega comme responsable d'un amortissement temporel en \exp(-t/\tau_0) de l'amplitude mécanique.

Voir la réponse courte

Temps caractéristique de relaxation de l'énergie ou durée de vie radiative de l'état oscillant.

Voir le corrigé complet

La solution complexe du mouvement libre s'écrit sous la forme :

\underline{z}(t) = \underline{z}_0 \exp(i\Omega t)

En injectant l'expression de \Omega = \pm \omega_0 + \frac{i}{2\tau_0} donnée par l'énoncé, on obtient :

\underline{z}(t) = \underline{z}_0 \exp\left(-\frac{t}{2\tau_0}\right)\exp(\pm i\omega_0 t)

En prenant la partie réelle, la position de l'électron est de la forme :

z(t) = Z_0 \exp\left(-\frac{t}{2\tau_0}\right)\cos(\omega_0 t + \varphi)

L'amplitude du mouvement s'amortit donc exponentiellement au cours du temps avec un temps caractéristique égal à 2\tau_0.

L'énergie mécanique totale de l'oscillateur harmonique est proportionnelle au carré de l'amplitude :

E_m(t) \propto z(t)^2 \propto \exp\left(-\frac{t}{\tau_0}\right)

Ainsi :

\boxed{\tau_0 \text{ représente le temps caractéristique d'amortissement radiatif (ou temps de relaxation) de l'énergie de l'oscillateur.}}

On l'appelle également durée de vie radiative de l'oscillateur.

Résultat

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : théorème de gauss, modèle de thomson

En utilisant le théorème de Gauss, qu’on énoncera, indiquer quel est le champ électrostatique auquel est soumis l’électron en ().

Voir l'indice

Choisir une surface de Gauss sphérique de rayon r < a_0 centrée sur le noyau et déterminer la charge intérieure proportionnelle au volume.

Voir la stratégie
  1. Énoncer le théorème de Gauss sous sa forme intégrale générale.
  2. Déterminer les symétries et invariances de la distribution pour établir l'orientation et les dépendances du champ \vec{E}.
  3. Choisir une sphère de Gauss de rayon r = OP < a_0, évaluer le flux de \vec{E} ainsi que la charge intérieure Q_{\text{int}}, puis en déduire l'expression vectorielle du champ en P.
Voir la réponse courte

Énoncé du théorème de Gauss et application à une sphère de charge uniforme pour r < a_0 : champ radial proportionnel à r.

Voir le corrigé complet

1. Énoncé du théorème de Gauss :
Le flux du champ électrostatique \vec{E} à travers toute surface fermée \mathcal{S} orientée vers l'extérieur est égal au quotient de la charge électrique totale Q_{\text{int}} contenue à l'intérieur de cette surface par la permittivité diélectrique du vide \varepsilon_0 :

\Phi = \oiint_{\mathcal{S}} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S}_{\text{ext}} = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0}

2. Symétries et forme du champ :
Le modèle de Thomson décrit le proton comme une boule sphérique de centre O, de rayon a_0, chargée uniformément de charge totale +e. Sa densité volumique de charge est :

\rho = \frac{e}{\frac{4}{3}\pi a_0^3} = \frac{3e}{4\pi a_0^3}
  • Tout plan contenant O et le point P est un plan de symétrie de la distribution de charge. Le champ électrostatique en P appartient à l'intersection de tous ces plans, il est donc radial : \vec{E}(P) = E(r)\,\vec{e}_r, où r = OP.
  • La distribution est invariante par toute rotation autour du centre O, de sorte que l'amplitude E ne dépend que de la distance radiale r.

3. Calcul du champ électrostatique pour r = OP < a_0 :
On choisit pour surface de Gauss \mathcal{S} la sphère de centre O et de rayon r < a_0.

  • Le flux de \vec{E} à travers \mathcal{S} s'écrit :

    \Phi = \oiint_{\mathcal{S}} E(r)\,\vec{e}_r \cdot \vec{e}_r\,\mathrm{d}S = E(r) \oiint_{\mathcal{S}} \mathrm{d}S = 4\pi r^2 E(r)
  • La charge intérieure à la sphère de rayon r est :

    Q_{\text{int}} = \rho \times \frac{4}{3}\pi r^3 = e \left(\frac{r}{a_0}\right)^3

D'après le théorème de Gauss :

4\pi r^2 E(r) = \frac{e}{\varepsilon_0} \frac{r^3}{a_0^3} \implies E(r) = \frac{e}{4\pi \varepsilon_0 a_0^3}\,r

En introduisant le vecteur position \overrightarrow{OP} = r\,\vec{e}_r, le champ électrostatique auquel est soumis l'électron en P est :

\boxed{\vec{E}(P) = \frac{e}{4\pi \varepsilon_0 a_0^3} \overrightarrow{OP}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le théorème de Gauss dans le cadre d'une symétrie sphérique a souvent été mal appliqué.

« Le théorème de Gauss à cette situation à symétrie sphérique est mal appliqué dans bon nombre de copies. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : pulsation propre, modèle de thomson

a) En déduire ce que vaut la pulsation définie par . On l’exprimera en fonction de et de . b) Évaluer numériquement la longueur d’onde associée. Commenter.

Voir l'indice

Identifier la raideur effective m_e \omega_0^2 à partir de la force électrostatique subie et en déduire la longueur d'onde \lambda_0 = 2\pi c/\omega_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force électrostatique subie par l'électron de charge q = -e plongé dans le champ créé par la distribution de Thomson obtenu à la question Q12, puis l'identifier à la force de rappel pour en déduire \omega_0.
  2. Relier la pulsation \omega_0 à la longueur d'onde associée dans le vide \lambda_0 = \frac{2\pi c}{\omega_0}, réaliser l'application numérique avec les constantes fournies, puis commenter le domaine spectral obtenu au regard du spectre atomique de l'hydrogène.
Voir la réponse courte

Identification de la force de rappel \omega_0^2 = e^2/(4\pi\varepsilon_0 m_e a_0^3) et calcul de \lambda_0 = 2\pi c/\omega_0 dans l'UV lointain.

Voir le corrigé complet

a) Expression de la pulsation propre \omega_0

D'après le résultat de la question Q12, le champ électrostatique régnant à l'intérieur de la boule de Thomson (OP < a_0) est :

\vec{E}(P) = \frac{e}{4\pi\varepsilon_0 a_0^3} \overrightarrow{OP}

L'électron, de charge q = -e, subit la force de Coulomb :

\vec{f}_{\text{rappel}} = -e \vec{E}(P) = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 a_0^3} \overrightarrow{OP}

Par identification avec la modélisation proposée \vec{f}_{\text{rappel}} = -m_e \omega_0^2 \overrightarrow{OP}, il vient :

m_e \omega_0^2 = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 a_0^3}

soit finalement :

\boxed{\omega_0 = \sqrt{\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e a_0^3}}}

b) Évaluation numérique de la longueur d'onde et commentaire

La pulsation propre \omega_0 correspond à une onde électromagnétique de longueur d'onde dans le vide :

\lambda_0 = \frac{2\pi c}{\omega_0} = 2\pi c \sqrt{\frac{4\pi\varepsilon_0 m_e a_0^3}{e^2}}

Calculons numériquement la pulsation \omega_0 à l'aide des données :

  • e = 1{,}60 \cdot 10^{-19}\text{ C}
  • \varepsilon_0 = 8{,}85 \cdot 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1}
  • m_e = 9{,}10 \cdot 10^{-31}\text{ kg}
  • a_0 = 5{,}29 \cdot 10^{-11}\text{ m}
\begin{aligned} \omega_0 &= \sqrt{\frac{(1{,}60 \cdot 10^{-19})^2}{4\pi \times 8{,}85 \cdot 10^{-12} \times 9{,}10 \cdot 10^{-31} \times (5{,}29 \cdot 10^{-11})^3}} \\ &= 4{,}1 \cdot 10^{16}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

On en déduit la longueur d'onde associée avec c = 3{,}00 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\lambda_0 = \frac{2\pi \times 3{,}00 \cdot 10^8}{4{,}12 \cdot 10^{16}} = 4{,}57 \cdot 10^{-8}\text{ m}
\boxed{\lambda_0 \approx 46\text{ nm}}

Commentaires :

  • D'après le spectre électromagnétique fourni en tête de sujet, cette longueur d'onde se situe dans l'ultraviolet lointain (ou extrême UV).
  • L'énergie photonique associée vaut \hbar\omega_0 = 1{,}05 \cdot 10^{-34} \times 4{,}12 \cdot 10^{16}\text{ J} \approx 4{,}3 \cdot 10^{-18}\text{ J} \approx 27\text{ eV} = 2 R_Y. Elle est du même ordre de grandeur que l'énergie d'ionisation de l'atome d'hydrogène (R_Y = 13{,}6\text{ eV}) et que les transitions électroniques de la série de Lyman (qui s'étendent de 10{,}2\text{ eV} à 13{,}6\text{ eV}, soit entre 91\text{ nm} et 122\text{ nm}). Le modèle classique de Thomson fournit ainsi un ordre de grandeur très satisfaisant des fréquences optiques caractéristiques de l'atome d'hydrogène.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Cette question a obtenu étonnamment peu de bonnes réponses.

« Peu de bonnes réponses étrangement ! »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : régime sinusoïdal forcé, notation complexe

a) Écrire l’équation du mouvement. b) En utilisant les notations complexes, déterminer la solution " forcée " de pulsation imposée par le champ extérieur. Écrire l’accélération de l’électron en fonction de et de .

Voir l'indice

Écrire le principe fondamental en régime sinusoïdal forcé sous forme complexe, puis dériver deux fois par rapport au temps pour obtenir l'accélération complexe.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron dans le référentiel d'étude en projetant sur l'axe Oz, en tenant compte des trois forces exercées : la force de rappel élastique, la réaction de rayonnement et la force électrique extérieure.
  2. Utiliser la représentation complexe en régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega pour déterminer la position complexe \underline{z}(t), puis en déduire l'accélération complexe \underline{\vec{\gamma}}(t) = \ddot{\underline{z}}(t)\vec{e}_z.
Voir la réponse courte

Résolution en régime sinusoïdal forcé par amplitude complexe, puis dérivation pour obtenir l'accélération complexe de l'électron.

Voir le corrigé complet

a) Équation du mouvement

On étudie l'électron (charge q = -e, masse m_e) dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. Le mouvement s'effectue le long de l'axe Oz, repéré par \overrightarrow{OP}(t) = z(t)\vec{e}_z.

L'électron est soumis à trois forces :

  • la force de rappel : \vec{f}_{\text{rappel}} = -m_e \omega_0^2 z(t)\vec{e}_z ;
  • la force de réaction de rayonnement : \vec{f}_{\text{ray}} = K_e \frac{\mathrm{d}\vec{\gamma}}{\mathrm{d}t} = K_e \dddot{z}(t)\vec{e}_z ;
  • la force électrostatique due au champ extérieur : \vec{f}_{\text{ext}} = q\vec{E}_{\text{ext}} = -e E_0 \cos(\omega t)\vec{e}_z.

Le principe fondamental de la dynamique s'écrit :

m_e \ddot{z}(t)\vec{e}_z = \vec{f}_{\text{rappel}} + \vec{f}_{\text{ray}} + \vec{f}_{\text{ext}}.

En projetant sur l'axe Oz et en introduisant le temps caractéristique \tau = \frac{K_e}{m_e}, on obtient :

m_e \ddot{z}(t) - K_e \dddot{z}(t) + m_e \omega_0^2 z(t) = -e E_0 \cos(\omega t),

soit, sous forme canonique :

\boxed{\ddot{z}(t) - \tau \dddot{z}(t) + \omega_0^2 z(t) = -\frac{eE_0}{m_e} \cos(\omega t)}

b) Solution forcée et accélération complexe

On adopte la notation complexe en associant au champ électrique le signal \underline{E}_{\text{ext}}(t) = E_0 \mathrm{e}^{i\omega t}. En régime forcé, on cherche la position sous la forme \underline{z}(t) = \underline{Z}_0 \mathrm{e}^{i\omega t}.

Les dérivées temporelles s'écrivent :

\dot{\underline{z}}(t) = i\omega \underline{z}(t), \quad \ddot{\underline{z}}(t) = -\omega^2 \underline{z}(t), \quad \dddot{\underline{z}}(t) = -i\omega^3 \underline{z}(t).

En injectant ces relations dans l'équation différentielle :

\left(-\omega^2 - \tau(-i\omega^3) + \omega_0^2\right) \underline{z}(t) = -\frac{eE_0}{m_e}\mathrm{e}^{i\omega t},

d'où l'expression de la position complexe forcée :

\boxed{\underline{z}(t) = -\frac{\frac{e E_0}{m_e}}{\omega_0^2 - \omega^2 + i\tau \omega^3}\,\mathrm{e}^{i\omega t}}

La grandeur physique réelle s'en déduit par z(t) = \mathrm{Re}\big(\underline{z}(t)\big).

L'accélération complexe s'obtient directement par \underline{\vec{\gamma}}(t) = \ddot{\underline{z}}(t)\vec{e}_z = -\omega^2 \underline{z}(t)\vec{e}_z, ce qui donne :

\boxed{\underline{\vec{\gamma}}(t) = \frac{\frac{e E_0 \omega^2}{m_e}}{\omega_0^2 - \omega^2 + i\tau \omega^3}\,\mathrm{e}^{i\omega t}\,\vec{e}_z}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : résonance de puissance, diffusion rayleigh

a) En admettant que la formule de la puissance de Larmor peut être utilisée, établir la puissance rayonnée par l’électron. b) Que vaut la puissance notée pour ? Comment s’exprime la puissance pour et pour ? Que vaut-elle pour et pour tendant vers l’infini ?

Voir l'indice

Utiliser \langle \vec{\gamma}^2 \rangle = \frac{1}{2}|\underline{\gamma}|^2 et étudier les comportements asymptotiques aux basses et hautes pulsations.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance moyenne rayonnée P = K_e \langle \vec{\gamma}\cdot\vec{\gamma}\rangle à partir de l'accélération complexe \underline{\vec{\gamma}}(t) obtenue à la question Q14.
  2. Évaluer cette puissance à la résonance \omega = \omega_0 pour identifier P_0, puis étudier les comportements asymptotiques aux basses et hautes fréquences ainsi que les limites en 0 et en +\infty.
Voir la réponse courte

Calcul de la puissance moyenne par Larmor : résonance en \omega_0, comportement en \omega^4 à basse fréquence (diffusion Rayleigh).

Voir le corrigé complet

a) Expression de la puissance moyenne rayonnée P

D'après la question Q14, l'accélération complexe de l'électron en régime forcé s'écrit :

\underline{\vec{\gamma}}(t) = \frac{\dfrac{e E_0 \omega^2}{m_e}}{\omega_0^2 - \omega^2 + i\tau \omega^3} \, \mathrm{e}^{i\omega t} \, \vec{e}_z

L'accélération réelle \vec{\gamma}(t) = \operatorname{Re}(\underline{\vec{\gamma}}(t)) est sinusoïdale d'amplitude \gamma_0 = |\underline{\vec{\gamma}}|. La valeur moyenne temporelle du carré de l'accélération vaut donc :

\langle \vec{\gamma}\cdot\vec{\gamma} \rangle = \frac{1}{2} |\underline{\vec{\gamma}}|^2 = \frac{1}{2} \frac{\left(\dfrac{e E_0 \omega^2}{m_e}\right)^2}{(\omega_0^2 - \omega^2)^2 + \tau^2 \omega^6}

En introduisant cette expression dans la formule de Larmor P_L = K_e \langle \vec{\gamma}\cdot\vec{\gamma} \rangle, avec \tau = \dfrac{K_e}{m_e}, on obtient la puissance rayonnée P :

\boxed{P(\omega) = \frac{K_e e^2 E_0^2}{2 m_e^2} \frac{\omega^4}{(\omega_0^2 - \omega^2)^2 + \tau^2 \omega^6} = \frac{e^2 E_0^2 \tau}{2 m_e} \frac{\omega^4}{(\omega_0^2 - \omega^2)^2 + \tau^2 \omega^6}}

b) Cas particuliers et comportements asymptotiques

  • Pour \omega = \omega_0 : le terme d'inertie et de rappel s'annule (\omega_0^2 - \omega_0^2 = 0) et il vient :

    P_0 = P(\omega_0) = \frac{e^2 E_0^2 \tau}{2 m_e} \frac{\omega_0^4}{\tau^2 \omega_0^6}

    soit :

    \boxed{P_0 = \frac{e^2 E_0^2}{2 m_e \tau \omega_0^2} = \frac{e^2 E_0^2}{2 K_e \omega_0^2}}
  • Pour \omega \ll \omega_0 : le dénominateur est dominé par \omega_0^4 (car (\omega_0^2-\omega^2)^2 \approx \omega_0^4 et \tau^2\omega^6 \ll \omega_0^4). La puissance varie comme \omega^4 :

    \boxed{P(\omega) \approx \frac{e^2 E_0^2 \tau}{2 m_e} \frac{\omega^4}{\omega_0^4} = P_0 \, (\tau \omega_0)^2 \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4}

    En particulier, pour \omega = 0 :

    \boxed{P(0) = 0}
  • Pour \omega \gg \omega_0 : dans le domaine non relativiste où l'approximation dipolaire reste valable, on a généralement \omega \tau \ll 1, de sorte que (\omega_0^2 - \omega^2)^2 \approx \omega^4 \gg \tau^2 \omega^6. La puissance devient indépendante de la pulsation :

    \boxed{P(\omega) \approx \frac{K_e e^2 E_0^2}{2 m_e^2} = \frac{e^2 E_0^2 \tau}{2 m_e}}
  • Pour \omega \to +\infty : formellement, le terme en \tau^2 \omega^6 l'emporte au dénominateur sur \omega^4, ce qui donne P(\omega) \sim \dfrac{e^2 E_0^2}{2 m_e \tau \omega^2}, d'où :

    \boxed{\lim_{\omega \to +\infty} P(\omega) = 0}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : facteur de qualité, bande passante

On peut montrer que cette fonction peut s’écrire au voisinage de sous la forme approchée . a) En admettant que les pulsations de coupure haute et basse sont suffisamment proches de pour que la forme approchée de convienne et que , en déduire la pulsation de résonance, la largeur à mi-hauteur et le facteur de qualité . b) L’application numérique de la formule obtenue en Q7b donne : que valent la largeur de bande passante et le facteur de qualité dans le domaine optique ?

Voir l'indice

Identifier la largeur à mi-hauteur en résolvant g(\omega) = 1/2, poser \omega = \omega_0 \pm \frac{\Delta\omega}{2} puis calculer Q = \omega_0/\Delta\omega.

Voir la stratégie
  1. Identifier le maximum de g(\omega) pour déterminer la pulsation de résonance \omega_r.
  2. Exprimer la condition de coupure à mi-hauteur g(\omega_c) = \frac{1}{2} et utiliser l'approximation \omega_c \approx \omega_0 pour en déduire les pulsations de coupure, la largeur à mi-hauteur \Delta\omega ainsi que le facteur de qualité Q.
  3. Pour l'application numérique dans le domaine optique, estimer une pulsation typique (visible, \lambda_0 \sim 500\text{ nm}, soit \omega_0 \approx 4\cdot 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}, valeur reprise dans la partie III) et calculer \tau = K_e/m_e, puis \Delta\omega et Q.
Voir la réponse courte

Détermination de la largeur à mi-hauteur \Delta\omega = \tau\omega_0^2 et du facteur de qualité Q = 1/(\omega_0\tau), très élevé en optique.

Voir le corrigé complet

a) Pulsation de résonance, largeur à mi-hauteur et facteur de qualité

La fonction de profil de résonance s'écrit au voisinage de \omega_0 :

g(\omega) \approx \frac{1}{1+\left(\dfrac{\omega_0^2-\omega^2}{\tau\omega_0^3}\right)^2}
  • Pulsation de résonance \omega_r : Le dénominateur de g(\omega) est minimal (égal à 1) lorsque le terme au carré s'annule, c'est-à-dire pour :

    \boxed{ \omega_r = \omega_0 }

    On a alors g(\omega_r) = 1, soit P(\omega_r) = P_0.

  • Largeur à mi-hauteur \Delta\omega : Les pulsations de coupure à mi-hauteur \omega_c vérifient la condition g(\omega_c) = \frac{1}{2}, soit :

    \left(\frac{\omega_0^2-\omega_c^2}{\tau\omega_0^3}\right)^2 = 1 \iff \frac{\omega_0^2-\omega_c^2}{\tau\omega_0^3} = \pm 1

    Comme les pulsations de coupure sont très proches de \omega_0 (\omega_c \approx \omega_0), on peut factoriser :

    \omega_0^2 - \omega_c^2 = (\omega_0 - \omega_c)(\omega_0 + \omega_c) \approx 2\omega_0 (\omega_0 - \omega_c)

    L'égalité devient :

    \frac{2\omega_0(\omega_0 - \omega_c)}{\tau\omega_0^3} \approx \pm 1 \implies \omega_0 - \omega_c \approx \pm \frac{\tau\omega_0^2}{2}

    Les deux pulsations de coupure (basse et haute) sont donc :

    \omega_1 \approx \omega_0 - \frac{\tau\omega_0^2}{2} \quad \text{et} \quad \omega_2 \approx \omega_0 + \frac{\tau\omega_0^2}{2}

    La largeur à mi-hauteur (bande passante à -3\text{ dB}) vaut :

    \boxed{ \Delta\omega = \omega_2 - \omega_1 = \tau \omega_0^2 = \frac{1}{\tau_0} }
  • Facteur de qualité Q : Par définition, pour une résonance aiguë :

    \boxed{ Q = \frac{\omega_0}{\Delta\omega} = \frac{1}{\omega_0 \tau} = \omega_0 \tau_0 }

    L'hypothèse \omega_0\tau \ll 1 assure bien que Q \gg 1.

b) Application numérique dans le domaine optique

Le temps caractéristique associé à la réaction de rayonnement vaut :

\tau = \frac{K_e}{m_e} = \frac{5{,}75\cdot 10^{-54}\text{ kg}\cdot\text{s}}{9{,}10\cdot 10^{-31}\text{ kg}} \approx 6{,}32\cdot 10^{-24}\text{ s}

Dans le domaine optique (domaine visible), pour une onde lumineuse de longueur d'onde typique \lambda_0 \approx 470\text{ nm} à 500\text{ nm}, la pulsation propre vaut typiquement :

\omega_0 = \frac{2\pi c}{\lambda_0} \approx 4{,}0\cdot 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

(valeur reprise explicitement en Partie III). On en déduit :

\begin{aligned} \Delta\omega &= \tau \omega_0^2 = 6{,}32\cdot 10^{-24} \times (4{,}0\cdot 10^{15})^2 \approx 1{,}0\cdot 10^8\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \\ Q &= \frac{\omega_0}{\Delta\omega} = \frac{4{,}0\cdot 10^{15}}{1{,}0\cdot 10^8} = 4{,}0\cdot 10^7 \end{aligned}
\boxed{ \Delta\omega \approx 1{,}0\cdot 10^8\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \quad \text{et} \quad Q \approx 4\cdot 10^7 }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La détermination de la bande passante et du facteur de qualité a mis en difficulté certains candidats.

« La détermination classique de la bande passante et du facteur de qualité pose problème à certains candidats. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Partie III : Étude de la résonance (Informatique Pour Tous)

Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : tracé python, bande passante

On cherche à tracer la courbe de la fonction , définie en Q16, au voisinage de la résonance, de telle sorte qu’on puisse visualiser la largeur à mi-hauteur. On écrit en Python le programme suivant :

import matplotlib.pyplot as plt 
n = 10000 
a = 4*10**15-10**8 
b = 4*10**15+10**8 
omega_0 = 4*10**15 
tau = 6.3*10**(-24) 
X = [a + (b-a)*k/(n-1) for k in range(n)] # valeurs régulières 
Y = [1/(1+((omega_0**2-x**2)/(tau*omega_0**3))**2) for x in X] 
plt.plot(X,Y,'b-',linewidth=2) 
plt.xlim(a,b) 
plt.ylim(-1,2) 
plt.xlabel('x') 
plt.ylabel('y') 
plt.show()

a) Que représente la variable nommée " n " ? b) Sur quelle plage de valeurs de la fonction est-elle tracée si on utilise ce programme ? c) Peut-on visualiser la bande passante (telle que calculée à la Q16b) ? d) Que contient la variable nommée " X " ?

Voir l'indice

Repérer le pas d'échantillonnage, les bornes de l'intervalle [a,b] et la nature de la liste X représentant les abscisses discrétisées.

Voir la stratégie
  1. Identifier le rôle usuel des variables dans un script de tracé numérique (matplotlib) : taille de l'échantillonnage, bornes de l'intervalle.
  2. Comparer l'étendue [a, b] de l'axe des abscisses à la largeur à mi-hauteur \Delta\omega \approx 1{,}0 \cdot 10^8\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} obtenue en Q16b pour justifier la visibilité du pic de résonance.
  3. Décrire précisément la structure de données et la nature physique des éléments de la liste X.
Voir la réponse courte

Analyse du script : discrétisation régulière en n points autour de \omega_0 et vérification de la plage de tracé.

Voir le corrigé complet

a) La variable n représente le nombre de points (ou pas d'échantillonnage) de la grille de discrétisation utilisés pour calculer et tracer la courbe.

b) La variable X prend ses valeurs pour k allant de 0 à n-1, soit de x=a à x=b. La fonction g(\omega) est donc tracée sur l'intervalle :

\boxed{[\omega_0 - 10^8 \,,\, \omega_0 + 10^8]\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} = [3{,}9999999 \cdot 10^{15} \,,\, 4{,}0000001 \cdot 10^{15}]\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

c) D'après la question Q16b, la largeur à mi-hauteur vaut :

\Delta\omega = \tau\omega_0^2 \approx 6{,}3\cdot 10^{-24} \times (4{,}0\cdot 10^{15})^2 \approx 1{,}0 \cdot 10^8\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

Les pulsations de coupure à mi-hauteur se situent donc en :

\omega \approx \omega_0 \pm \frac{\Delta\omega}{2} \approx \omega_0 \pm 0{,}5 \cdot 10^8\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

Ces deux pulsations sont bien contenues à l'intérieur de la plage d'abscisses choisie [a, b] = [\omega_0 - 10^8\,,\, \omega_0 + 10^8], de largeur b-a = 2\cdot 10^8\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \approx 2\Delta\omega. De plus, l'axe des ordonnées réglé par plt.ylim(-1, 2) englobe pleinement les valeurs g(\omega_0) = 1 et g = 0{,}5.

\boxed{\text{Oui, on peut parfaitement visualiser la résonance et la bande passante à mi-hauteur.}}

d) La variable X est une liste Python contenant n = 10\,000 flottants régulièrement espacés selon une progression arithmétique de premier terme a et de dernier terme b, correspondant aux pulsations discrétisées :

\boxed{\omega_k = a + k\,\frac{b-a}{n-1} \quad \text{pour } k \in \{0, \dots, n-1\}}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : algorithme de dichotomie, bande passante

On cherche également à déterminer les pulsations de coupure et . On les définit comme les deux seules valeurs qui annulent une fonction supposée continue .

On écrit en Python le programme suivant :

def dicho(f,a,b,epsilon = 10**(6)): 
    if f(a)*f(b)>0 : 
        return None 
    u = a 
    v = b 
    while abs(v-u) > 2*epsilon : 
        w = (u + v)/2 
        if f(u)*f(w) <= 0 : 
            v = w 
        else : 
            u = w 
    return (u + v)/2 

def h(x): 
    omega_0 = 4*10**15  
    tau = 6.3*10**(-24) 
    return (1/(1+((omega_0**2-x**2)/(tau*omega_0**3))**2)-1/2) 

omega_0 = 4*10**15 
m = 10**8 
min = dicho(h, omega_0 - m , omega_0) 
max = dicho(h, omega_0 , omega_0 + m)

a) Donner l’expression de la fonction . b) Quel est le rôle des deux lignes du programme écrites ci-dessous ?

if f(a)*f(b)>0 : 
    return None

c) L’exécution de ce programme conduit aux valeurs suivantes :

min = 3999999949218750 
max = 4000000050781250

Avec quelle précision cet algorithme dichotomique fournit-il ces résultats ? d) Calculer la bande passante avec ces résultats. En déduire le facteur de qualité.

Voir l'indice

Expliquer la condition de Bolzano (théorème des valeurs intermédiaires) au début de l'algorithme et relier la condition d'arrêt à l'incertitude absolue sur la racine.

Voir la stratégie
  1. Identifier la fonction mathématique codée dans le script Python en reliant la condition h(\omega) = 0 à la définition de la bande passante à mi-hauteur (g(\omega) = 1/2).
  2. Interpréter le test initial de la dichotomie en faisant référence au théorème des valeurs intermédiaires.
  3. Analyser le critère d'arrêt de la boucle while pour déterminer l'incertitude absolue maximale sur la racine.
  4. Calculer la différence exacte \Delta\omega = \omega_2 - \omega_1, puis en déduire le facteur de qualité Q = \omega_0 / \Delta\omega.
Voir la réponse courte

Explication du test de changement de signe, précision 2\varepsilon, différence des pulsations de coupure et calcul de Q.

Voir le corrigé complet

a) D'après la définition de la fonction Python h(x), l'expression analytique de la fonction h(\omega) s'écrit :

\boxed{h(\omega) = \frac{1}{1+\left(\dfrac{\omega_0^2-\omega^2}{\tau\omega_0^3}\right)^2} - \frac{1}{2} = g(\omega) - \frac{1}{2}}

Les zéros de h(\omega) correspondent ainsi aux pulsations pour lesquelles le gain en puissance est divisé par deux : g(\omega) = 1/2, ce qui définit précisément les pulsations de coupure à mi-hauteur \omega_1 et \omega_2.

b) Les deux lignes :

if f(a)*f(b)>0 : 
    return None

vérifient si f(a) et f(b) sont de signes strictement identiques. D'après le théorème des valeurs intermédiaires (ou théorème de Bolzano), pour qu'une fonction continue change de signe et s'annule au moins une fois sur l'intervalle [a,b], il est nécessaire que f(a) \cdot f(b) \le 0. Si ce n'est pas le cas, l'algorithme ne peut garantir l'existence d'une racine et s'interrompt prématurément en renvoyant None.

c) La condition de continuation de la boucle est abs(v-u) > 2*epsilon. La boucle s'arrête dès que la largeur de l'intervalle vérifie :

|v - u| \le 2\varepsilon

L'algorithme renvoie le milieu w = \frac{u+v}{2} de ce dernier intervalle. La distance entre la racine exacte \omega_c et cette approximation est donc majorée par le demi-intervalle :

|\omega_c - w| \le \frac{|v-u|}{2} \le \varepsilon

L'argument optionnel n'étant pas spécifié lors des appels de dicho, la valeur par défaut est \varepsilon = 10^6. L'algorithme fournit donc ces résultats avec une précision de :

\boxed{\varepsilon = 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

d) Les pulsations de coupure basse et haute obtenues numériquement valent :

\begin{aligned} \omega_1 &= 3\,999\,999\,949\,218\,750\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \\ \omega_2 &= 4\,000\,000\,050\,781\,250\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

La largeur de la bande passante à mi-hauteur s'en déduit par soustraction directe :

\Delta\omega = \omega_2 - \omega_1 = 4\,000\,000\,050\,781\,250 - 3\,999\,999\,949\,218\,750 = 101\,562\,500\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

soit :

\boxed{\Delta\omega \approx 1{,}02 \cdot 10^8\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

Le facteur de qualité s'obtient alors par le rapport :

Q = \frac{\omega_0}{\Delta\omega} = \frac{4{,}0 \cdot 10^{15}}{101\,562\,500} \approx 3{,}94 \cdot 10^7

Avec deux chiffres significatifs cohérents avec la valeur fournie de \omega_0 :

\boxed{Q \approx 3{,}9 \cdot 10^7}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : méthode de newton, algorithme numérique

On peut chercher les racines d’une fonction en utilisant la méthode de Newton. On écrit le programme Python suivant :

def g(x): 
    omega_0 = 4*10**15 
    tau = 6.3*10**(-24) 
    return (1/(1+((omega_0**2-x**2)/(tau*omega_0**3))**2)-1/2) 

def inconnue(x): 
    return expressionA 

def methode_newton(f, d, x, epsilon = 10**(6)) : # x : valeur de départ 
    dif = 2 * epsilon 
    while dif > epsilon : 
        x1 = x - f(x) / d(x) 
        dif = abs(x1 - x) 
        expressionB 
    return x 

omega_0 = 4*10**15 
m = 10**8 
min = methode_newton(g, inconnue, omega_0 - m) 
max = methode_newton(g, inconnue, omega_0 + m)

a) Dans la fonction nommée " méthode_newton() ", que représente le paramètre nommé " d " ? b) Remplacer " expressionA " par une instruction en Python. c) Remplacer " expressionB " par une instruction en Python.

Voir l'indice

Identifier le rôle de la dérivée dans la méthode de Newton-Raphson, définir d(x) par dérivation formelle ou numérique, puis actualiser la variable x dans la boucle.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'algorithme implémenté : la méthode de Newton-Raphson pour la recherche d'un zéro de f repose sur la suite récurrente x_{k+1} = x_k - \frac{f(x_k)}{f'(x_k)}.
  2. En déduire le rôle de la fonction passée en deuxième argument (d), puis expliciter le calcul de la dérivée de g dans expressionA (de façon analytique ou par taux d'accroissement).
  3. Compléter la mise à jour de l'itéré dans la boucle while pour expressionB.
Voir la réponse courte

Paramètre d comme dérivée de f, écriture de l'expression de la dérivée et mise à jour de l'itéré x = x_1.

Voir le corrigé complet

a) Rôle du paramètre d

La relation de récurrence de la méthode de Newton-Raphson s'écrit :

x_{k+1} = x_k - \frac{f(x_k)}{f'(x_k)}

Dans le corps de la fonction, l'instruction x1 = x - f(x) / d(x) montre que le paramètre d représente la fonction dérivée f' de la fonction f dont on cherche le zéro.

\boxed{\text{\texttt{d} représente la dérivée } f' \text{ de la fonction } f.}

b) Remplacement de expressionA

L'appel methode_newton(g, inconnue, ...) implique que la fonction inconnue(x) doit renvoyer la valeur de la dérivée g'(x).

En posant u(x) = \frac{\omega_0^2 - x^2}{\tau \omega_0^3}, la fonction g s'écrit g(x) = \frac{1}{1 + u(x)^2} - \frac{1}{2}. Sa dérivée exacte vaut :

g'(x) = -\frac{2 u(x) u'(x)}{\left(1 + u(x)^2\right)^2} = \frac{4 x (\omega_0^2 - x^2)}{(\tau \omega_0^3)^2 \left(1 + \left(\frac{\omega_0^2 - x^2}{\tau \omega_0^3}\right)^2\right)^2}

On peut donc remplacer expressionA par l'expression analytique de cette dérivée :

\boxed{\texttt{4*x*(omega\_0**2 - x**2) / ((tau*omega\_0**3)**2 * (1 + ((omega\_0**2 - x**2)/(tau*omega\_0**3))**2)**2)}}

Remarque : Une approximation numérique de la dérivée par différence finie centrée avec un pas h adapté à l'échelle du problème (par exemple h = 10^3\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}, tel que h \ll \Delta\omega \approx 10^8\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} tout en restant supérieur à la précision machine relative pour x \approx 4\cdot 10^{15}) est également envisageable :

\texttt{(g(x + 1e3) - g(x - 1e3)) / 2e3}

c) Remplacement de expressionB

Pour préparer l'itération suivante de la boucle conditionnelle while, il faut actualiser la variable x en lui affectant la nouvelle valeur calculée x1 :

\boxed{\texttt{x = x1}}

Résultat

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Partie IV : Déplacement de Lamb des niveaux d’énergie de l‘électron dans l’atome d’Hydrogène

Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : onde plane progressive harmonique, énergie électromagnétique

Écrire les expressions des champs électrique et magnétique , associés à une onde plane progressive harmonique de pulsation , se propageant dans le vide dans la direction des croissants et dont le champ électrique est polarisé rectilignement selon . On notera l’amplitude du champ électrique et on exprimera en fonction de l’amplitude du champ magnétique . Quelles sont les densités d’énergie moyenne associée au champ , au champ et au champ électromagnétique ?

Voir l'indice

Écrire la forme générale d'une OPPH se propageant selon +x et appliquer la relation de Maxwell-Faraday pour obtenir \vec{B}, puis sommer les densités d'énergie.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'expression du champ électrique \vec{E} en tenant compte de la direction de propagation (+x), de la pulsation \omega et de la polarisation rectiligne selon \vec{e}_z.
  2. Déterminer le champ magnétique \vec{B} via la relation de structure d'une onde plane progressive harmonique dans le vide, et identifier son amplitude B_0.
  3. Calculer les densités volumiques d'énergie moyenne électrique \langle u_e \rangle, magnétique \langle u_m \rangle et totale \langle u_{em} \rangle en utilisant \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1 et \langle \cos^2(\dots) \rangle = \frac{1}{2}.
Voir la réponse courte

Expressions usuelles de \vec{E} et \vec{B}, relation de structure B_0 = E_0/c et densités volumiques d'énergie moyenne égales.

Voir le corrigé complet

Une onde plane progressive harmonique de pulsation \omega se propageant dans le vide selon les x croissants est caractérisée par le vecteur d'onde \vec{k} = \frac{\omega}{c}\vec{e}_x. Le champ électrique étant polarisé rectilignement selon \vec{e}_z et d'amplitude E_0, il s'écrit (en choisissant l'origine des phases nulle à l'origine) :

\boxed{\vec{E}(x,t) = E_0 \cos\left(\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right)\vec{e}_z}

D'après l'équation de Maxwell-Faraday (ou la relation de structure de l'onde plane dans le vide), le champ magnétique associé vérifie :

\vec{B}(x,t) = \frac{\vec{e}_x \wedge \vec{E}(x,t)}{c} = \frac{E_0}{c} \cos\left(\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right) (\vec{e}_x \wedge \vec{e}_z)

Sachant que \vec{e}_x \wedge \vec{e}_z = -\vec{e}_y, on obtient :

\boxed{\vec{B}(x,t) = -\frac{E_0}{c} \cos\left(\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right)\vec{e}_y}

L'amplitude du champ magnétique est donc :

\boxed{B_0 = \frac{E_0}{c}}

La densité volumique d'énergie électrique instantanée s'écrit u_e = \frac{1}{2}\varepsilon_0 E^2. Sa moyenne temporelle vaut :

\langle u_e \rangle = \frac{1}{2} \varepsilon_0 E_0^2 \left\langle \cos^2\left(\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right) \right\rangle

Comme \langle \cos^2(\dots) \rangle = \frac{1}{2}, on a :

\boxed{\langle u_e \rangle = \frac{1}{4} \varepsilon_0 E_0^2}

De même, la densité volumique d'énergie magnétique instantanée est u_m = \frac{B^2}{2\mu_0}. Sa moyenne temporelle s'écrit :

\langle u_m \rangle = \frac{B_0^2}{4\mu_0} = \frac{E_0^2}{4\mu_0 c^2}

En utilisant la relation des données \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1, soit \frac{1}{\mu_0 c^2} = \varepsilon_0, il vient :

\boxed{\langle u_m \rangle = \frac{1}{4} \varepsilon_0 E_0^2}

La densité volumique moyenne d'énergie électromagnétique totale est la somme des deux contributions :

\langle u_{em} \rangle = \langle u_e \rangle + \langle u_m \rangle = \frac{1}{4} \varepsilon_0 E_0^2 + \frac{1}{4} \varepsilon_0 E_0^2
\boxed{\langle u_{em} \rangle = \frac{1}{2} \varepsilon_0 E_0^2}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : énergie du vide, quantification

L’énergie électromagnétique moyenne correspond à celle d’un oscillateur de pulsation . En déduire l’expression de dans la boîte en fonction de , et de .

Voir l'indice

Égaler l'énergie moyenne totale dans la boîte \langle u_{\text{em}} \rangle V à l'énergie quantique du mode \frac{1}{2}\hbar\omega.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie électromagnétique moyenne totale contenue dans la boîte de volume V à partir de la densité volumique moyenne obtenue à la question Q20.
  2. Égaler cette énergie à l'énergie quantique du fondamental d'un oscillateur harmonique de pulsation \omega, soit \frac{1}{2}\hbar\omega, pour en déduire l'amplitude \delta E.
Voir la réponse courte

Égalisation de l'énergie électromagnétique volumique intégrée sur la boîte V à l'énergie quantique du mode pour exprimer \delta E.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q20, la densité volumique moyenne d'énergie électromagnétique associée à une onde plane progressive harmonique d'amplitude de champ électrique \delta E vaut :

\langle u_{em} \rangle = \frac{1}{2} \varepsilon_0 (\delta E)^2

En supposant les champs confinés dans un volume V, l'énergie électromagnétique moyenne contenue dans ce volume est :

\langle \mathcal{E}_{em} \rangle = \langle u_{em} \rangle V = \frac{1}{2} \varepsilon_0 (\delta E)^2 V

L'énoncé précise que cette énergie moyenne correspond à celle de l'état fondamental d'un oscillateur harmonique quantique de pulsation \omega :

\langle \mathcal{E}_{em} \rangle = \frac{1}{2}\hbar\omega

En égalant les deux expressions :

\frac{1}{2} \varepsilon_0 (\delta E)^2 V = \frac{1}{2}\hbar\omega \implies (\delta E)^2 = \frac{\hbar\omega}{\varepsilon_0 V}

On en déduit l'amplitude \delta E des fluctuations du champ électrique :

\boxed{\delta E = \sqrt{\frac{\hbar\omega}{\varepsilon_0 V}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : principe fondamental de la dynamique, fluctuation de vitesse

Écrire le principe fondamental à un électron soumis uniquement au champ électrique. En déduire que, pour les fluctuations de la vitesse de celui-ci, on peut écrire l’amplitude de la vitesse . En déduire ce que vaut le déplacement moyen noté des niveaux d’énergie cinétique d’un électron en fonction de et de .

Voir l'indice

Utiliser la relation d'ordre de grandeur reliant amplitude de vitesse et de champ, puis calculer l'énergie cinétique moyenne \frac{1}{2}m_e \langle \delta v^2 \rangle.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron soumis uniquement au champ électrique fluctuant du vide.
  2. Utiliser la relation harmonique en ordre de grandeur prescrite par l'énoncé \left|\frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}t}\right| = \omega f pour relier l'amplitude de fluctuation de vitesse \delta v à l'amplitude du champ \delta E.
  3. Exprimer le déplacement en énergie cinétique \delta E_c à partir de \delta v et substituer l'expression de \delta E obtenue à la question précédente (Q21).
Voir la réponse courte

PFD sur l'électron en régime harmonique pour obtenir \delta v = e\delta E/(m_e\omega), puis énergie cinétique moyenne \delta E_c.

Voir le corrigé complet

On étudie l'électron, de masse m_e et de charge q = -e, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. Soumis uniquement à la force électrique \vec{F} = -e\vec{E}, le principe fondamental de la dynamique s'écrit :

m_e \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -e \vec{E}

En régime forcé à la pulsation \omega, en utilisant la relation en ordre de grandeur donnée par le texte \left|\frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}t}\right| = \omega |f| (ce qui correspond également au passage en régime sinusoïdal établi où la dérivation temporelle équivaut à une multiplication par i\omega), la relation entre les amplitudes s'écrit :

m_e \omega \,\delta v = e \,\delta E

On en déduit immédiatement l'amplitude des fluctuations de vitesse de l'électron :

\boxed{\delta v = \frac{e\,\delta E}{m_e \omega}}

L'énergie cinétique associée à ces fluctuations de vitesse s'écrit :

\delta E_c = \frac{1}{2} m_e (\delta v)^2 = \frac{1}{2} m_e \left(\frac{e\,\delta E}{m_e \omega}\right)^2 = \frac{e^2 (\delta E)^2}{2 m_e \omega^2}

D'après le résultat de la question Q21, l'amplitude du champ électrique fluctuant vérifie (\delta E)^2 = \frac{\hbar \omega}{\varepsilon_0 V}. En remplaçant cette expression dans celle de \delta E_c, on obtient :

\delta E_c = \frac{e^2}{2 m_e \omega^2} \frac{\hbar \omega}{\varepsilon_0 V}

D'où l'expression du déplacement d'énergie cinétique :

\boxed{\delta E_c = \frac{e^2 \hbar}{2 m_e \varepsilon_0 V \omega}}

Résultat

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : réaction de rayonnement, bilan d'énergie

L’accélération ainsi induite provoque une force de réaction de rayonnement égale à avec la constante . On admettra pour la suite l’égalité . Montrer que la puissance moyenne correspondante peut " équilibrer " sur une durée à comparer à défini par l’égalité ci-dessus.

Voir l'indice

Exprimer la puissance moyenne dissipée par Larmor à partir de \delta v et de \omega, puis comparer le rapport \delta E_c / P_{\text{ray}} au temps \tau_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'accélération moyenne quadratique \langle \vec{\gamma}^{\,2} \rangle en fonction de la vitesse moyenne quadratique \langle \vec{v}^{\,2} \rangle en régime harmonique de pulsation \omega.
  2. Relier la puissance moyenne de réaction de rayonnement |\langle P_{\text{ray}} \rangle| au déplacement moyen d'énergie cinétique \delta E_c.
  3. Déterminer la durée caractéristique \Delta t telle que |\langle P_{\text{ray}} \rangle|\,\Delta t = \delta E_c et la comparer au temps \tau_0.
Voir la réponse courte

Confrontation de la puissance moyenne dissipée par Larmor au quotient de l'énergie cinétique fluctuante par la durée caractéristique \tau_0.

Voir le corrigé complet

En régime forcé harmonique de pulsation \omega, la dérivation temporelle équivaut, en ordre de grandeur ou en valeur quadratique moyenne, à une multiplication par \omega :

\vec{\gamma}(t) = \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} \implies \langle \vec{\gamma}^{\,2} \rangle = \omega^2 \langle \vec{v}^{\,2} \rangle.

D'après les questions précédentes (Q7a et Q8b), la puissance moyenne dissipée par la force de réaction de rayonnement s'écrit :

|\langle P_{\text{ray}} \rangle| = P_L = K_e \langle \vec{\gamma}^{\,2} \rangle = K_e \omega^2 \langle \vec{v}^{\,2} \rangle.

Or, l'énergie cinétique moyenne associée aux fluctuations de vitesse est donnée par :

\delta E_c = \frac{1}{2} m_e \langle \vec{v}^{\,2} \rangle \iff m_e \langle \vec{v}^{\,2} \rangle = 2\,\delta E_c.

En utilisant la relation admise K_e = \frac{m_e}{\tau_0 \omega^2}, on obtient :

\begin{aligned} |\langle P_{\text{ray}} \rangle| &= \left(\frac{m_e}{\tau_0 \omega^2}\right) \omega^2 \langle \vec{v}^{\,2} \rangle \\ &= \frac{m_e \langle \vec{v}^{\,2} \rangle}{\tau_0} \\ &= \frac{2\,\delta E_c}{\tau_0}. \end{aligned}

L'énergie rayonnée par l'électron pendant une durée \Delta t compense (« équilibre ») la fluctuation d'énergie cinétique \delta E_c si :

|\langle P_{\text{ray}} \rangle|\, \Delta t = \delta E_c \iff \Delta t = \frac{\delta E_c}{|\langle P_{\text{ray}} \rangle|} = \frac{\tau_0}{2}.
\boxed{\Delta t = \frac{\tau_0}{2} \sim \tau_0}

La puissance de rayonnement équilibre donc bien la fluctuation d'énergie cinétique sur une durée du même ordre de grandeur que le temps caractéristique d'amortissement radiatif \tau_0.

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : moyenne fréquentielle, décalage de lamb

On introduira 2 fréquences de coupure et , telles que : , pour la transition entre 2 états d’énergie " interne " et de l’électron et à la limite relativiste. Donner l’expression finale de la fluctuation totale d’énergie , moyennée sur les fréquences de cette bande passante, en supposant que pour tout domaine entre et , s’écrit .

Voir l'indice

Intégrer \frac{1}{\omega} entre \omega_- et \omega_+ en remarquant la présence d'une intégrale logarithmique élémentaire.

Voir la stratégie
  1. Identifier les bornes de la bande passante : \omega_1 = \omega_- et \omega_2 = \omega_+.
  2. Injecter l'expression de la fluctuation d'énergie cinétique \delta E_c(\omega) établie à la question Q22 dans la relation intégrale fournie par l'énoncé.
  3. Effectuer l'intégration pour obtenir l'expression finale littérale.
Voir la réponse courte

Intégration en \mathrm{d}\omega/\omega de la fluctuation d'énergie cinétique entre les coupures infrarouge et ultraviolette.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q22, le déplacement moyen d'énergie cinétique associé à un mode de pulsation \omega s'écrit :

\delta E_c(\omega) = \frac{e^2 \hbar}{2 m_e \varepsilon_0 V} \frac{1}{\omega}

En appliquant la formule de moyenne temporelle et fréquentielle donnée par l'énoncé sur l'intervalle [\omega_1, \omega_2] = [\omega_-, \omega_+], il vient :

\delta E_{c,\text{tot}} = \frac{1}{\omega_+ - \omega_-} \int_{\omega_-}^{\omega_+} \delta E_c(\omega) \,\mathrm{d}\omega = \frac{e^2 \hbar}{2 m_e \varepsilon_0 V (\omega_+ - \omega_-)} \int_{\omega_-}^{\omega_+} \frac{\mathrm{d}\omega}{\omega}

L'intégration de la fonction 1/\omega conduit immédiatement à un logarithme :

\int_{\omega_-}^{\omega_+} \frac{\mathrm{d}\omega}{\omega} = \ln\left(\frac{\omega_+}{\omega_-}\right)

On en déduit l'expression finale de la fluctuation totale d'énergie cinétique :

\boxed{\delta E_{c,\text{tot}} = \frac{e^2 \hbar}{2 m_e \varepsilon_0 V (\omega_+ - \omega_-)} \ln\left(\frac{\omega_+}{\omega_-}\right)}

Résultat

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Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 9 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : décalage de lamb, ordre de grandeur

C’est cette fluctuation qui conduit au déplacement de type Lamb. a) Comparer la pulsation de coupure haute et la pulsation de coupure basse du niveau 2s en considérant que la transition d’énergie interne vaut . En déduire que la fluctuation totale d’énergie est sensiblement égale à . Le Rydberg énergétique et la constante de structure fine sont définis dans les données en début du sujet et leurs valeurs numériques sont indiquées. b) On prendra ici comme volume utile : avec le rayon de Bohr . Exprimer la fluctuation totale d’énergie sous la forme . En quelle unité peut-on exprimer la constante ? c) Commenter sachant que la valeur obtenue expérimentalement est d’environ 1 058 MHz pour le du niveau 2s de l’Hydrogène. Comment pourrait-on améliorer le modèle ?

Voir l'indice

Exprimer le rapport \omega_+/\omega_- à l'aide des constantes \alpha et R_Y, puis convertir la variation d'énergie en fréquence via \Delta \nu = \delta E / h.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \omega_+ et \omega_- en fonction des constantes données, en déduire le rapport \omega_+/\omega_-, puis simplifier l'expression issue de la question Q24 grâce à l'approximation \omega_+ \gg \omega_-.
  2. Exprimer \delta E_{c,\text{tot}} sous la forme h \times \nu, identifier la constante et son unité (fréquence en \text{Hz}), puis mener l'application numérique.
  3. Comparer la valeur calculée à la valeur expérimentale de 1\,058\text{ MHz} et proposer des pistes d'amélioration physiques (densité des modes du vide, traitement quantique de l'électron via sa fonction d'onde).
Voir la réponse courte

Évaluation du logarithme relativiste, substitution du volume atomique et comparaison à la fréquence expérimentale de 1\,058\text{ MHz}.

Voir le corrigé complet

a) Comparaison des pulsations de coupure et expression approchée

D'après l'énoncé (question Q24 et données) :

\hbar \omega_+ = m_e c^2 \quad \text{et} \quad \hbar \omega_- = 20 R_Y = 20 \left(\frac{1}{2} m_e c^2 \alpha^2\right) = 10\, m_e c^2 \alpha^2

On en déduit immédiatement le rapport des deux pulsations de coupure :

\frac{\omega_+}{\omega_-} = \frac{m_e c^2}{10\, m_e c^2 \alpha^2} = \frac{1}{10\alpha^2}

Avec \alpha = \frac{1}{137}, on a :

10\alpha^2 = \frac{10}{137^2} \approx 5{,}33 \cdot 10^{-4} \ll 1 \implies \frac{\omega_+}{\omega_-} \approx 1{,}88 \cdot 10^3 \gg 1

La pulsation haute est donc très supérieure à la pulsation basse : \omega_+ \gg \omega_-, ce qui permet l'approximation :

\omega_+ - \omega_- \approx \omega_+

En injectant ce résultat dans l'expression établie à la question Q24 :

\delta E_{c,\text{tot}} = \frac{e^2 \hbar}{2 m_e \varepsilon_0 V (\omega_+ - \omega_-)} \ln\left(\frac{\omega_+}{\omega_-}\right)

on obtient bien la forme approchée :

\boxed{\delta E_{c,\text{tot}} \approx \frac{e^2\hbar}{2m_e \varepsilon_0 V} \frac{1}{\omega_+} \ln\left(\frac{1}{10\alpha^2}\right)}

b) Écriture sous la forme \delta E_{c,\text{tot}} = h \times (\text{constante})

Comme \hbar \omega_+ = m_e c^2, on a \frac{1}{\omega_+} = \frac{\hbar}{m_e c^2}. Sachant par ailleurs que \hbar = \frac{h}{2\pi}, il vient :

\begin{aligned} \delta E_{c,\text{tot}} &= \frac{e^2 \hbar^2}{2 m_e^2 c^2 \varepsilon_0 V} \ln\left(\frac{1}{10\alpha^2}\right) \\ &= h \cdot \left[ \frac{e^2 h}{8\pi^2 m_e^2 c^2 \varepsilon_0 V} \ln\left(\frac{1}{10\alpha^2}\right) \right] \end{aligned}

Avec V = (4a_0)^3 = 64 a_0^3, la constante s'écrit :

\boxed{\text{constante} = \frac{e^2 h}{512 \pi^2 m_e^2 c^2 \varepsilon_0 a_0^3} \ln\left(\frac{1}{10\alpha^2}\right) = \frac{c \alpha^3}{64 a_0} \ln\left(\frac{1}{10\alpha^2}\right)}

Puisque \delta E_{c,\text{tot}} est une énergie (en \text{J}) et h est la constante de Planck (en \text{J}\cdot\text{s}), le rapport \frac{\delta E_{c,\text{tot}}}{h} a la dimension de l'inverse d'un temps [T]^{-1} :

\boxed{\text{La constante s'exprime en hertz (\text{Hz}) ou en }\text{s}^{-1}.}

Calcul numérique de cette constante :

  • \ln\left(\frac{1}{10\alpha^2}\right) = \ln(1876{,}9) \approx 7{,}537 ;
  • \frac{c \alpha^3}{64 a_0} = \frac{3{,}00 \cdot 10^8 \times (1/137)^3}{64 \times 5{,}29 \cdot 10^{-11}} \approx 3{,}446 \cdot 10^{10}\text{ s}^{-1}.

D'où :

\text{constante} \approx 3{,}45 \cdot 10^{10} \times 7{,}537 \approx 2{,}6 \cdot 10^{11}\text{ Hz} = 2{,}6 \cdot 10^5\text{ MHz}

c) Commentaire et amélioration du modèle

  • Commentaire : La valeur théorique issue de ce modèle semi-classique très simplifié (\approx 2{,}6 \cdot 10^5\text{ MHz}) est environ 250 fois plus grande que la valeur expérimentale de 1\,058\text{ MHz}. Néanmoins, elle fournit le bon ordre de grandeur d'un effet très faible par rapport aux transitions optiques usuelles (qui sont de l'ordre de 10^9\text{ MHz}), situant le décalage dans le domaine des radiofréquences / micro-ondes.
  • Améliorations à apporter :

    1. Prise en compte de la densité d'états : Remplacer la moyenne uniforme sur les pulsations par une intégration pondérée par la densité spectrale des modes électromagnétiques du vide dans une boîte, g(\omega)\,\mathrm{d}\omega = \frac{V\omega^2}{\pi^2 c^3}\,\mathrm{d}\omega.
    2. Description quantique de l'électron : Remplacer le confinement ad hoc dans un volume macroscopique V=(4a_0)^3 par la densité de probabilité de présence issue de la fonction d'onde stationnaire \Psi(\vec{r}) de l'électron (solution de l'équation de Dirac ou de Schrödinger), le décalage étant modulé par |\Psi(\vec{r}=\vec{0})|^2.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les calculs numériques ont été peu abordés, mais la dimension de fréquence a été remarquée par certains candidats.

« Applications numériques peu faites. »

« La dimension fréquence a été observée par certains. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : orbitale atomique, probabilité de présence au centre

On rappelle (figure 2) que les probabilités de présence de l’électron au centre ne sont non nulles que pour les orbitales et nulles pour toutes les autres (qui ne sont pas à symétrie sphérique). Les caractéristiques du modèle de Bohr sont indiquées dans les données en début de sujet. a) En déduire que le déplacement de Lamb ne concerne donc que les niveaux . b) Le calcul complet de en unités donne la valeur 1 058 MHz. Comparer cette énergie avec celle de la transition désexcitatrice qui fait passer l’électron de 2p à 1s. c) L’électron 2s du modèle de Bohr est-il relativiste ? Pourquoi faudrait-il faire tout de même une correction relativiste ? d) La raie du spectre de Lyman correspond au retour d’un état à l’état fondamental. Quelle est la longueur d’onde et le domaine spectral du photon émis ?

Voir l'indice

Expliquer pourquoi l'intégrale de recouvrement avec le potentiel dépend de la valeur de la densité de probabilité au centre |\Psi(0)|^2.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la relation admise \delta E_{\text{totale}} = (\text{expression})\cdot |\Psi(r=0)|^2 et les propriétés de symétrie des fonctions d'onde à l'origine.
  2. Calculer l'énergie de la transition n=2 \to n=1 à l'aide des formules de Bohr fournies, puis la comparer au décalage de Lamb exprimé en fréquence ou en électron-volts.
  3. Calculer le rapport v/c à l'aide de la formule du modèle de Bohr pour juger du caractère relativiste, puis justifier la nécessité des corrections relativistes au vu de la précision spectroscopique.
  4. Déterminer la longueur d'onde de la raie Lyman-\alpha par la relation de Planck-Einstein et situer cette valeur dans le spectre électromagnétique.
Voir la réponse courte

Seules les orbitales s ont une densité non nulle au noyau, calcul de la longueur d'onde Lyman \alpha dans l'UV.

Voir le corrigé complet

a) Niveaux concernés par le déplacement de Lamb

D'après le préambule de la question, la fluctuation totale d'énergie s'écrit sous la forme :

\delta E_{\text{totale}} = (\text{expression}) \cdot |\Psi(r=0)|^2

Or, comme le rappelle l'énoncé et la figure 2, la densité de probabilité de présence à l'origine |\Psi(r=0)|^2 n'est non nulle que pour les états de moment cinétique orbital nul (l = 0, soit les orbitales ns). Pour toutes les orbitales ayant l \ge 1 (np, nd, etc.), la fonction d'onde s'annule en r = 0, donc |\Psi(r=0)|^2 = 0.

Par conséquent, à cet ordre d'approximation :

\boxed{\text{Le déplacement de Lamb ne concerne que les niveaux } ns.}

b) Comparaison des énergies

L'énergie associée au déplacement de Lamb du niveau 2s vaut :

\delta E_{\text{Lamb}} = h \nu_{\text{Lamb}} \quad \text{avec} \quad \nu_{\text{Lamb}} = 1\,058\text{ MHz} = 1{,}058 \cdot 10^9\text{ Hz}

En électron-volts :

\delta E_{\text{Lamb}} = \frac{h \nu_{\text{Lamb}}}{e} = \frac{6{,}62 \cdot 10^{-34} \times 1{,}058 \cdot 10^9}{1{,}60 \cdot 10^{-19}} \approx 4{,}38 \cdot 10^{-6}\text{ eV}

D'après le modèle de Bohr, l'énergie des niveaux de l'atome d'hydrogène vaut \varepsilon_n = -\frac{R_Y}{n^2} avec R_Y = 13{,}6\text{ eV}. L'énergie de la transition désexcitatrice de 2p vers 1s (transition entre n=2 et n=1) est :

\Delta E_{2 \to 1} = \varepsilon_2 - \varepsilon_1 = R_Y \left(1 - \frac{1}{4}\right) = \frac{3}{4} R_Y = \frac{3}{4} \times 13{,}6 = 10{,}2\text{ eV}

La fréquence associée à cette transition est :

\nu_{2 \to 1} = \frac{\Delta E_{2 \to 1}}{h} = \frac{10{,}2 \times 1{,}60 \cdot 10^{-19}}{6{,}62 \cdot 10^{-34}} \approx 2{,}47 \cdot 10^{15}\text{ Hz} = 2{,}47 \cdot 10^9\text{ MHz}

Comparons ces deux grandeurs :

\frac{\delta E_{\text{Lamb}}}{\Delta E_{2 \to 1}} = \frac{\nu_{\text{Lamb}}}{\nu_{2 \to 1}} = \frac{1\,058}{2{,}47 \cdot 10^9} \approx 4{,}3 \cdot 10^{-7}
\boxed{\frac{\delta E_{\text{Lamb}}}{\Delta E_{2 \to 1}} \approx 4{,}3 \cdot 10^{-7}}

Le déplacement de Lamb représente une correction extrêmement faible (environ sept ordres de grandeur plus petite) par rapport à l'énergie de la transition 2p \to 1s.

c) Caractère relativiste de l'électron 2s

D'après les données de l'énoncé, la vitesse de l'électron sur une orbite de niveau n dans le modèle de Bohr est donnée par :

v = \alpha \frac{c}{n}

Pour le niveau n=2, avec \alpha = \frac{1}{137} :

\frac{v}{c} = \frac{\alpha}{2} = \frac{1}{274} \approx 3{,}6 \cdot 10^{-3} \ll 1

Puisque v \ll c, l'électron 2s est largement non relativiste du point de vue cinématique (le facteur de Lorentz vaut \gamma \approx 1 + \frac{1}{2}\left(\frac{v}{c}\right)^2 \approx 1 + 6{,}7 \cdot 10^{-6} \approx 1).

Cependant, il est indispensable de faire des corrections relativistes car :

  • L'énergie de structure fine (termes relativistes de Dirac : correction à l'énergie cinétique, couplage spin-orbite, terme de Darwin) fait intervenir des termes correctifs en \left(\frac{v}{c}\right)^2 \sim \alpha^2 \sim 5 \cdot 10^{-5}, correspondant à des écarts d'énergie de l'ordre de 10^{-4} à 10^{-5}\text{ eV} (levée de dégénérescence entre 2p_{1/2} et 2p_{3/2}) ;
  • Bien que faibles devant les énergies brutes de liaison (10\text{ eV}), ces écarts sont parfaitement résolus en spectroscopie et sont même supérieurs au déplacement de Lamb lui-même (\sim 4{,}4 \cdot 10^{-6}\text{ eV}). Pour interpréter les spectres fins, la prise en compte de la relativité via l'équation de Dirac est donc incontournable.

d) Raie \alpha de la série de Lyman

La raie \alpha de Lyman correspond à la désexcitation du niveau n=2 vers le niveau fondamental n=1. L'énergie du photon émis est :

\Delta E = h\nu = \frac{hc}{\lambda} = 10{,}2\text{ eV} = 10{,}2 \times 1{,}60 \cdot 10^{-19}\text{ J} = 1{,}632 \cdot 10^{-18}\text{ J}

On en déduit la longueur d'onde émise dans le vide :

\lambda = \frac{hc}{\Delta E} = \frac{6{,}62 \cdot 10^{-34} \times 3{,}00 \cdot 10^8}{1{,}632 \cdot 10^{-18}} \approx 1{,}22 \cdot 10^{-7}\text{ m} = 122\text{ nm}
\boxed{\lambda \approx 122\text{ nm} \quad \text{(domaine de l'ultraviolet, UV)}}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : interaction spin-orbite, structure fine

À cause de l’interaction entre le spin de l’électron et le champ magnétique du proton (interaction spin-orbite) le niveau 2p est en fait constitué de deux états notés et dont la différence d’énergie vaut . Quelle est la longueur d’onde et le domaine du photon émis quand l’électron passe de l’état à l’état ? Quelle conséquence cet effet de structure fine aura-t-il sur la raie du spectre de Lyman ?

Voir l'indice

Utiliser la relation de Planck-Einstein \Delta E = hc/\lambda et conclure quant à la décomposition de la raie en un doublet.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la relation de Planck-Einstein \Delta = \frac{h c}{\lambda} pour déterminer la longueur d'onde du photon émis lors de la transition entre les deux sous-niveaux de structure fine.
  2. Comparer la longueur d'onde (ou la fréquence associée) au spectre électromagnétique fourni dans les données du sujet pour identifier le domaine spectral.
  3. Analyser les transitions radiatives possibles depuis l'état excité n=2 vers l'état fondamental n=1 pour déduire l'impact sur la raie Lyman-\alpha.
Voir la réponse courte

Transition entre sous-niveaux 2p_{3/2} et 2p_{1/2} en micro-ondes, dédoublement de la raie Lyman \alpha en doublet.

Voir le corrigé complet

1. Longueur d'onde et domaine spectral du photon émis :

La conservation de l'énergie lors de la désexcitation 2\text{p}_{3/2} \to 2\text{p}_{1/2} s'écrit, d'après la relation de Planck-Einstein :

\Delta = h \nu = \frac{h c}{\lambda} \implies \lambda = \frac{h c}{\Delta}

Numériquement, avec h = 6{,}62 \cdot 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}, c = 3{,}00 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, \Delta = 4{,}5 \cdot 10^{-5}\text{ eV} et e = 1{,}60 \cdot 10^{-19}\text{ C} :

\begin{aligned} \Delta &= 4{,}5 \cdot 10^{-5} \times 1{,}60 \cdot 10^{-19} = 7{,}20 \cdot 10^{-24}\text{ J} \\ \lambda &= \frac{6{,}62 \cdot 10^{-34} \times 3{,}00 \cdot 10^8}{7{,}20 \cdot 10^{-24}} \approx 2{,}76 \cdot 10^{-2}\text{ m} \end{aligned}
\boxed{\lambda \approx 2{,}8\text{ cm}}

La fréquence correspondante vaut :

\nu = \frac{c}{\lambda} \approx \frac{3{,}00 \cdot 10^8}{2{,}76 \cdot 10^{-2}} \approx 1{,}09 \cdot 10^{10}\text{ Hz} \approx 10{,}9\text{ GHz}

D'après le spectre électromagnétique fourni en page 3 (fréquence comprise entre 10^9\text{ Hz} et 10^{12}\text{ Hz}), cette onde appartient au domaine des micro-ondes.

2. Conséquence sur la raie \alpha du spectre de Lyman :

L'état fondamental correspond à l'orbitale 1\text{s} (soit 1\text{s}_{1/2}). Du fait de la levée de dégénérescence par couplage spin-orbite, le niveau 2\text{p} est scindé en deux sous-niveaux d'énergies distinctes 2\text{p}_{1/2} et 2\text{p}_{3/2}.

La raie Lyman-\alpha donne donc lieu à deux transitions désexcitatrices permises :

2\text{p}_{3/2} \to 1\text{s}_{1/2} \quad \text{et} \quad 2\text{p}_{1/2} \to 1\text{s}_{1/2}

La raie Lyman-\alpha est donc dédoublée en un doublet composé de deux raies de longueurs d'onde extrêmement proches, séparées d'un très faible écart :

\Delta\lambda \approx \lambda_{\text{Ly}\alpha}^2 \frac{\Delta}{hc} \approx 5{,}4 \cdot 10^{-4}\text{ nm}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Cette question facile a été nettement moins bien réussie qu'attendu.

« Ces questions faciles n’ont pas eu le succès escompté par les correcteurs. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 6 min
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : modèle de bohr, diagramme de niveaux d'énergie

Sur la figure 3, le schéma des niveaux successifs d’énergie du modèle de Bohr est représenté sans que les échelles soient respectées par commodité de représentation. Après avoir recopié la figure 3 sur sa copie, le candidat devra remplacer chaque " ? " soit par un nom d’orbitale, soit par la longueur d’onde émise quand l’électron passe du niveau supérieur au niveau inférieur, soit par le nom du domaine de rayonnement associé.

Voir l'indice

Remplir les cases avec les notations spectroscopiques usuelles du modèle de Bohr, en calculant la transition n=2 \to n=1 à 10,2 eV dans le domaine UV.

Voir la stratégie
  1. Identifier les orbitales du niveau excité n = 2 dégénéré dans le modèle de Bohr.
  2. Rappeler la longueur d'onde et le domaine spectral de la transition de 10{,}2\text{ eV} (raie Lyman-\alpha étudiée à la question Q26d).
  3. Reproduire le schéma de la figure 3 en complétant les indications manquantes.
Voir la réponse courte

Identification des niveaux n=1, 2, des orbitales 1s, 2s, 2p, et des transitions radiatives avec leurs domaines spectraux.

Voir le corrigé complet

Dans le modèle de Bohr (comme dans le modèle de Schrödinger non relativiste sans spin), l'énergie de l'atome d'hydrogène ne dépend que du nombre quantique principal n :

E_n = -\frac{R_Y}{n^2}
  • L'état fondamental (n = 1) correspond à l'orbitale 1s (l = 0).
  • Le premier niveau excité (n = 2), situé à \Delta E = E_2 - E_1 = 10{,}2\text{ eV} au-dessus du fondamental, regroupe les orbitales dégénérées pour lesquelles l \in \{0, 1\}, soit les orbitales 2s et 2p.
  • La transition radiative entre le niveau n = 2 et le niveau n = 1 correspond à la raie Lyman-\alpha étudiée à la question Q26d :

    \lambda = \frac{hc}{\Delta E} = \frac{6{,}62 \cdot 10^{-34} \times 3{,}00 \cdot 10^8}{10{,}2 \times 1{,}60 \cdot 10^{-19}} \approx 122\text{ nm}

    Cette longueur d'onde appartient au domaine de l'ultraviolet (UV).

On reproduit ainsi la figure 3 complétée :

Les trois éléments identifiés sont donc :

\boxed{\text{Orbitales : 2s, 2p} \qquad \lambda = 122\text{ nm} \qquad \text{Domaine : Ultraviolet (UV)}}

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : décalage de lamb, structure fine

Sur la figure 4, le schéma des niveaux successifs d’énergie, obtenus par l’équation de Dirac en tenant compte du décalage de Lamb et de la structure fine, est représenté sans que les échelles soient respectées par commodité de représentation. Après avoir recopié la figure 4 sur sa copie, le candidat devra remplacer chaque " ? " soit par un nom d’orbitale, soit par une longueur d’onde émise quand l’électron passe du niveau supérieur au niveau inférieur, soit par le nom du domaine de rayonnement associé.

Voir l'indice

Ordonner les sous-niveaux d'énergie en tenant compte de la levée de dégénérescence de Lamb : placer 2s_{1/2} légèrement au-dessus de 2p_{1/2}.

Voir la stratégie
  1. Identifier les niveaux d'énergie : selon l'équation de Dirac, les niveaux 2\mathrm{s}_{1/2} et 2\mathrm{p}_{1/2} sont dégénérés (même n=2 et même j=1/2). L'électrodynamique quantique (effet Lamb) lève cette dégénérescence en augmentant l'énergie des états \mathrm{s} (|\Psi(0)|^2 \neq 0). Le niveau 2\mathrm{s}_{1/2} est donc situé légèrement au-dessus du niveau 2\mathrm{p}_{1/2}.
  2. Compléter les caractéristiques de la transition 2\mathrm{p}_{3/2} \to 2\mathrm{p}_{1/2} : utiliser la différence d'énergie de structure fine \Delta = 4{,}5 \cdot 10^{-5}\text{ eV} et les résultats de la question Q27 pour déterminer \lambda et le domaine spectral.
  3. Compléter les caractéristiques du décalage de Lamb (2\mathrm{s}_{1/2} \to 2\mathrm{p}_{1/2}) : relier la fréquence expérimentale du Lamb-shift \nu = 1\,058\text{ MHz} à son énergie \delta E, sa longueur d'onde \lambda et son domaine spectral.
Voir la réponse courte

Complétion du diagramme incluant la levée de dégénérescence 2s_{1/2}-2p_{1/2} par effet Lamb et la structure fine Dirac.

Voir le corrigé complet

1. Identification des orbitales :

  • En l'absence de fluctuations quantiques, l'équation de Dirac prédit que les états ayant mêmes nombres quantiques n et j ont la même énergie. Les états 2\mathrm{s}_{1/2} (l=0, j=1/2) et 2\mathrm{p}_{1/2} (l=1, j=1/2) sont donc initialement dégénérés.
  • L'interaction avec les fluctuations du vide (effet Lamb) augmente l'énergie des seuls états \mathrm{s} car la fonction d'onde à l'origine y est non nulle (\Psi_{2\mathrm{s}}(0) \neq 0, question Q26). Le niveau 2\mathrm{s}_{1/2} est ainsi surélevé par rapport au niveau 2\mathrm{p}_{1/2} :

    E(2\mathrm{p}_{1/2}) < E(2\mathrm{s}_{1/2}) < E(2\mathrm{p}_{3/2}).

    Par conséquent :

    • L'orbitale du niveau intermédiaire est l'orbitale 2\mathrm{s}_{1/2}.
    • L'orbitale du niveau inférieur est l'orbitale 2\mathrm{p}_{1/2}.

2. Transition de structure fine 2\mathrm{p}_{3/2} \to 2\mathrm{p}_{1/2} :

  • L'écart énergétique vaut \Delta = 4{,}5 \cdot 10^{-5}\text{ eV} = 4{,}5 \cdot 10^{-5} \times 1{,}60 \cdot 10^{-19}\text{ J} = 7{,}20 \cdot 10^{-24}\text{ J}.
  • La longueur d'onde émise (calculée en Q27) est :

    \lambda = \frac{hc}{\Delta} = \frac{6{,}62 \cdot 10^{-34} \times 3{,}00 \cdot 10^8}{7{,}20 \cdot 10^{-24}} \approx 2{,}76 \cdot 10^{-2}\text{ m} \approx \mathbf{2{,}8\text{ cm}}.
  • D'après le spectre fourni, à \nu \approx 10{,}9\text{ GHz}, le domaine associé est celui des micro-ondes.

3. Transition associée au déplacement de Lamb 2\mathrm{s}_{1/2} \to 2\mathrm{p}_{1/2} :

  • Énergie : la fréquence associée est \nu_{\text{Lamb}} = 1\,058\text{ MHz}, soit :

    \delta E = h \nu_{\text{Lamb}} = 6{,}62 \cdot 10^{-34} \times 1{,}058 \cdot 10^9\text{ J} = 7{,}00 \cdot 10^{-25}\text{ J} \approx \mathbf{4{,}38 \cdot 10^{-6}\text{ eV}}.
  • Longueur d'onde :

    \lambda = \frac{c}{\nu_{\text{Lamb}}} = \frac{3{,}00 \cdot 10^8}{1{,}058 \cdot 10^9} \approx \mathbf{0{,}284\text{ m} = 28{,}4\text{ cm}}.
  • Domaine : cette fréquence (\nu \approx 1\text{ GHz}, \lambda \approx 28\text{ cm}) se situe à la limite entre les ondes radio et les micro-ondes (ondes décimétriques).
\boxed{ \begin{aligned} \text{Niveau intermédiaire} &: \text{Orbitale } 2\mathrm{s}_{1/2} \\ \text{Niveau inférieur} &: \text{Orbitale } 2\mathrm{p}_{1/2} \\ \text{Transition } 2\mathrm{p}_{3/2} \to 2\mathrm{p}_{1/2} &: \lambda \approx 2{,}8\text{ cm} \quad (\text{Micro-ondes}) \\ \text{Transition } 2\mathrm{s}_{1/2} \to 2\mathrm{p}_{1/2} &: \delta E \approx 4{,}38 \cdot 10^{-6}\text{ eV},\ \lambda \approx 28{,}4\text{ cm} \quad (\text{Micro-ondes / Radio}) \end{aligned} }

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : effet zeeman, niveau d'énergie

En figure 5, le schéma des niveaux successifs d’énergie, obtenus par l’équation de Dirac en tenant compte du décalage de Lamb et de la structure fine, est représenté (sans que les échelles soient respectées par commodité de représentation) en présence d’un champ magnétique qui engendre un effet Zeeman. Sur cette figure 5, on a représenté deux différences de niveau d’énergie entre deux flèches (en gros pointillés). Le candidat les exprimera en fonction du décalage Lamb noté , de la quantité et de l’énergie de structure fine notée .

Relecture : un point de ce corrigé reste à confirmer. Vérifiez le raisonnement avec votre cours. Pourquoi ?

Voir l'indice

Faire la différence algébrique des déplacements énergétiques en sommant le décalage de structure fine, le Lamb shift et les éclatements Zeeman associés.

Voir la stratégie
  1. Choisir une origine commune pour les énergies sans champ magnétique, par exemple l'état 2\mathrm{p}_{1/2}, et exprimer les énergies des trois états non perturbés en fonction de \Delta et \delta E_{\text{totale}}.
  2. Déterminer le déplacement énergétique de chaque sous-niveau induit par l'effet Zeeman en utilisant les séparations fournies dans l'énoncé.
  3. Identifier précisément les deux sous-niveaux reliés par chacune des deux flèches en gros pointillés de la figure 5 et en déduire la différence d'énergie correspondante.
Voir la réponse courte

Levée de dégénérescence magnétique proportionnelle à \mu_B B_{\text{ext}} combinée aux décalages de Lamb et de structure fine.

Voir le corrigé complet

Prenons comme référence l'énergie du niveau 2\mathrm{p}_{1/2} sans champ magnétique, notée E_0. Les énergies des états sans champ s'écrivent :

  • E(2\mathrm{p}_{1/2}) = E_0 ;
  • E(2\mathrm{s}_{1/2}) = E_0 + \delta E_{\text{totale}} (décalage de Lamb vers le haut) ;
  • E(2\mathrm{p}_{3/2}) = E_0 + \Delta (écart de structure fine).

En présence du champ magnétique extérieur B_{\text{ext}}, l'effet Zeeman lève la dégénérescence des sous-niveaux :

  • L'état 2\mathrm{p}_{3/2} se sépare en 4 sous-niveaux équidistants d'intervalle \frac{4}{3}\mu_B B_{\text{ext}}, correspondant à m = 3/2, 1/2, -1/2, -3/2 :

    E(2\mathrm{p}_{3/2},\, m) = E_0 + \Delta + m \cdot \frac{4}{3}\mu_B B_{\text{ext}}.

    Le sous-niveau le plus bas (m = -3/2) a pour énergie :

    E(2\mathrm{p}_{3/2},\, m=-3/2) = E_0 + \Delta - 2\mu_B B_{\text{ext}}.
  • L'état 2\mathrm{s}_{1/2} se scinde en 2 sous-niveaux séparés de 2\mu_B B_{\text{ext}} (m = \pm 1/2) :

    E(2\mathrm{s}_{1/2},\, m = \pm 1/2) = E_0 + \delta E_{\text{totale}} \pm \mu_B B_{\text{ext}}.
  • L'état 2\mathrm{p}_{1/2} se scinde en 2 sous-niveaux séparés de \frac{1}{3}\mu_B B_{\text{ext}} (m = \pm 1/2) :

    E(2\mathrm{p}_{1/2},\, m = \pm 1/2) = E_0 \pm \frac{1}{6}\mu_B B_{\text{ext}}.

1. Première différence d'énergie (flèche de gauche) :

La première flèche en gros pointillés relie le sous-niveau le plus bas issu de 2\mathrm{p}_{3/2} (soit m = -3/2) au sous-niveau supérieur issu de 2\mathrm{s}_{1/2} (soit m = +1/2) :

\begin{aligned} \Delta E_1 &= E(2\mathrm{p}_{3/2},\, m=-3/2) - E(2\mathrm{s}_{1/2},\, m=+1/2) \\ &= \left(E_0 + \Delta - 2\mu_B B_{\text{ext}}\right) - \left(E_0 + \delta E_{\text{totale}} + \mu_B B_{\text{ext}}\right). \end{aligned}
\boxed{\Delta E_1 = \Delta - \delta E_{\text{totale}} - 3\mu_B B_{\text{ext}}}

2. Seconde différence d'énergie (flèche de droite) :

La seconde flèche en gros pointillés s'étend verticalement depuis le troisième trait du groupe inférieur, correspondant au sous-niveau abaissé de 2\mathrm{s}_{1/2} (m = -1/2), jusqu'au quatrième trait tout en bas, qui est le sous-niveau abaissé issu de 2\mathrm{p}_{1/2} (m = -1/2) :

\begin{aligned} \Delta E_2 &= E(2\mathrm{s}_{1/2},\, m=-1/2) - E(2\mathrm{p}_{1/2},\, m=-1/2) \\ &= \left(E_0 + \delta E_{\text{totale}} - \mu_B B_{\text{ext}}\right) - \left(E_0 - \frac{1}{6}\mu_B B_{\text{ext}}\right). \end{aligned}
\boxed{\Delta E_2 = \delta E_{\text{totale}} - \frac{5}{6}\mu_B B_{\text{ext}}}

Remarque : si l'on considérait alternativement une transition entre le sous-niveau relevé de 2\mathrm{s}_{1/2} (m = +1/2) et le sous-niveau abaissé de 2\mathrm{p}_{1/2} (m = -1/2), l'écart d'énergie s'écrirait \Delta E_2' = \delta E_{\text{totale}} + \frac{7}{6}\mu_B B_{\text{ext}}.

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : expérience de lamb et retherford, spectroscopie

Le document en fin de sujet présente l’expérience historique de 1947. Pourquoi les expérimentateurs ont-ils utilisé un champ magnétique ? Pourquoi ont-ils introduit un champ électromagnétique micro-ondes ? Quels paramètres font-ils varier ? Pourquoi le détecteur mesure-t-il une intensité de courant ?

Voir l'indice

Analyser la différence de durée de vie entre l'état métastable 2s_{1/2} et les états 2p, et relier l'extraction d'électrons sur la cible au flux d'atomes métastables.

Voir la stratégie

Cette question est une étude de document s'appuyant sur le texte et le schéma fournis en page 14/14. On répond précisément et de façon ordonnée aux quatre interrogations soulevées par l'énoncé en reliant le principe expérimental aux notions physiques développées dans les parties précédentes (effet Zeeman, durée de vie, règles de sélection, émission électronique).

Voir la réponse courte

Analyse de l'expérience : accord des niveaux par effet Zeeman, résonance micro-onde et détection par courant d'électrons métastables.

Voir le corrigé complet
  1. Utilisation d'un champ magnétique :

    • L'application du champ magnétique extérieur \vec{B}_{\text{ext}} lève la dégénérescence des niveaux 2\text{s}_{1/2}, 2\text{p}_{1/2} et 2\text{p}_{3/2} par effet Zeeman en séparant les sous-niveaux de différentes valeurs du nombre quantique magnétique m.
    • L'écart énergétique entre sous-niveaux dépend continûment de l'intensité B_{\text{ext}}. Il devient ainsi possible d'ajuster l'écart énergétique entre un sous-niveau de 2\text{s}_{1/2} et un sous-niveau de 2\text{p} pour le faire coïncider avec l'énergie des photons d'une source micro-ondes (dont la fréquence est souvent fixe), puis d'extrapoler les résonances à champ nul (B_{\text{ext}} \to 0) afin de déterminer avec une très haute précision le décalage de Lamb \delta E_{\text{totale}}.
  2. Introduction d'un champ électromagnétique micro-ondes :

    • L'écart énergétique du décalage de Lamb correspond à une fréquence \nu \approx 1\,058\text{ MHz} (\lambda \approx 28\text{ cm}) et celui de la structure fine à \Delta \approx 10{,}9\text{ GHz} (\lambda \approx 2{,}8\text{ cm}) : ces transitions se situent précisément dans le domaine des micro-ondes (ou radiofréquences).
    • Le champ micro-ondes permet d'induire par résonance des transitions dipolaires électriques permises (\Delta l = \pm 1) transférant les atomes de l'état métastable 2\text{s}_{1/2} vers les états 2\text{p}_{1/2} ou 2\text{p}_{3/2}.
  3. Paramètres que les expérimentateurs font varier :

    • Les expérimentateurs font varier soit l'intensité du champ magnétique extérieur B_{\text{ext}} (à fréquence micro-onde fixée, méthode privilégiée expérimentalement car la source micro-ondes fonctionne à fréquence de cavité résonnante stable), soit la fréquence \nu du champ électromagnétique radiofréquence à champ magnétique fixé.
  4. Origine de l'intensité de courant mesurée par le détecteur :

    • L'état 2\text{s}_{1/2} est métastable (sa désexcitation radiative vers l'état fondamental 1\text{s}_{1/2} est interdite par émission dipolaire électrique à un photon car \Delta l = 0, conférant une durée de vie de l'ordre de 0{,}1\text{ s}). Les atomes dans l'état 2\text{s}_{1/2} ont donc le temps d'atteindre la cible de tungstène.
    • Leur énergie interne d'excitation (10{,}2\text{ eV}) étant supérieure au travail d'extraction du tungstène (environ 4{,}5\text{ eV}), ils éjectent des électrons lors de leur collision avec la cible (effet Auger/émission secondaire).
    • Ces électrons émis sont collectés par une électrode, ce qui produit un courant électrique.
    • À la résonance, les atomes excités vers 2\text{p} se désexcitent en un temps extrêmement court (\tau \sim 10^{-9}\text{ s}) vers le fondamental 1\text{s}_{1/2} bien avant d'atteindre la cible : ils ne peuvent plus éjecter d'électrons, ce qui se traduit par un creux de courant détecté (baisse de l'ordre de 10^{-14}\text{ A}).
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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : modèle de bohr, énergie mécanique

On revient au modèle semi-classique du modèle de Bohr dans lequel l’électron décrit une orbite circulaire de rayon autour du noyau. On exprimera les réponses en fonction de et de . a) Que vaut l’accélération de l’électron ? b) Que vaut l’énergie potentielle ? Que vaut l’énergie cinétique ? Que vaut l’énergie ?

Voir l'indice

Appliquer le PFD en coordonnées polaires pour une orbite circulaire coulombienne et appliquer le théorème du viriel pour relier E_c, E_p et E.

Voir la stratégie
  1. On applique le principe fondamental de la dynamique à l'électron en orbite circulaire dans le référentiel lié au proton supposé fixe (considéré galiléen) pour déterminer son accélération centripète.
  2. On en déduit l'énergie cinétique, puis on calcule l'énergie potentielle coulombienne (en fixant l'origine des potentiels à l'infini) et l'énergie mécanique totale du système.
Voir la réponse courte

PFD en orbite circulaire : accélération centripète v^2/\rho, énergies cinétique E_c = -E_p/2 et mécanique E = -e^2/(8\pi\varepsilon_0\rho).

Voir le corrigé complet

a) Accélération de l'électron On se place dans le référentiel lié au proton, supposé fixe à l'origine O et galiléen. L'électron, de masse m_e et de charge -e, est en mouvement circulaire de rayon \rho sous l'action de la seule force coulombienne attractive exercée par le proton de charge +e :

\vec{F} = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 \rho^2} \vec{e}_\rho

où \vec{e}_\rho = \frac{\vec{r}}{\rho} est le vecteur unitaire radial dirigé du proton vers l'électron.

D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'électron :

m_e \vec{a} = \vec{F}

Il vient directement le vecteur accélération :

\boxed{\vec{a} = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e \rho^2}\,\vec{e}_\rho}

L'accélération est purement centripète, de norme :

\boxed{a = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e \rho^2}}

b) Énergies potentielle, cinétique et mécanique totale

  • Énergie potentielle : La force électrostatique dérive de l'énergie potentielle E_p(\rho) telle que \vec{F} = -\vec{\nabla} E_p = -\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}\rho} \vec{e}_\rho, soit :

    \frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}\rho} = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 \rho^2}

    En choisissant l'origine de l'énergie potentielle à l'infini (E_p(\infty) = 0), on obtient :

    \boxed{E_p = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 \rho}}
  • Énergie cinétique : Pour un mouvement circulaire uniforme de rayon \rho et de vitesse v, l'accélération centripète vaut a = \frac{v^2}{\rho}. La relation fondamentale donne :

    m_e \frac{v^2}{\rho} = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 \rho^2} \implies m_e v^2 = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 \rho}

    L'énergie cinétique E_c = \frac{1}{2}m_e v^2 s'écrit donc :

    \boxed{E_c = \frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 \rho}}
  • Énergie totale : L'énergie mécanique totale est la somme de l'énergie cinétique et de l'énergie potentielle :

    \begin{aligned} E &= E_c + E_p \\ &= \frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 \rho} - \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 \rho} \end{aligned}

    D'où :

    \boxed{E = -\frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 \rho}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les propriétés du mouvement circulaire uniforme ne sont pas maîtrisées par tous les candidats.

« Plus de réussite pour cette partie très proche du cours, mais tous les candidats ne maîtrisent pas les propriétés du mouvement circulaire uniforme. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 33

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : bilan de puissance, temps de vie radiatif

Un traitement semi-classique de l’atome d’hydrogène permet une approche énergétique de la modification du rayon en écrivant un bilan de la forme :

a) Interpréter ce bilan. b) En déduire l’équation différentielle à laquelle obéit . c) Établir le temps de retour pour un électron d’un état excité sur une orbite de rayon à un état moins excité sur une orbite de rayon . d) Application : évaluer le temps de désexcitation d’un niveau 2 au niveau 1. Comparer à la valeur indiquée dans le document.

Voir l'indice

Séparer les variables dans l'équation différentielle en \rho^2 \mathrm{d}\rho \propto \mathrm{d}t, puis intégrer entre les rayons des orbites n et n-1.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux membres du bilan en faisant le lien avec l'accélération \gamma et l'énergie mécanique E calculées en Q32, ainsi que la puissance de Larmor P_L. Signaler l'omission d'un carré dans le membre de gauche de l'énoncé par analyse dimensionnelle.
  2. Rectifier l'équation pour obtenir l'équation différentielle séparable régissant le rayon \rho(t).
  3. Intégrer l'équation entre les rayons des orbites n et n-1, puis évaluer numériquement le temps de transition \Delta t pour n=2 afin de le confronter au document.
Voir la réponse courte

La perte d'énergie mécanique par rayonnement de Larmor donne une équation différentielle en \rho^3\dot{\rho}, intégrée entre deux rayons.

Voir le corrigé complet

a) Interprétation du bilan

D'après la question Q32 :

  • l'énergie mécanique totale de l'électron sur une orbite circulaire de rayon \rho vaut E = -\dfrac{e^2}{8\pi\varepsilon_0\rho}, de sorte que le membre de droite s'écrit \dfrac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}t} ;
  • la norme de l'accélération centripète est \gamma = \dfrac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e \rho^2}. D'après la formule de Larmor (Q7), la puissance rayonnée s'écrit P_L = K_e \gamma^2 = K_e \left(\dfrac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e \rho^2}\right)^2.

Le bilan traduit donc la conservation de l'énergie (théorème de la puissance mécanique) appliquée à l'électron : la perte d'énergie mécanique de l'atome est intégralement rayonnée sous forme d'ondes électromagnétiques :

\frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}t} = - P_L

Remarque : Le membre de gauche imprimé dans l'énoncé omet l'exposant 2 sur la parenthèse ; l'analyse dimensionnelle et la formule de Larmor imposent d'écrire -K_e\left(\dfrac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e \rho^2}\right)^2.

b) Équation différentielle pour \rho(t)

En dérivant l'énergie mécanique par rapport au temps :

\frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(-\frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0\rho}\right) = \frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0\rho^2}\frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}t}

En égalant avec l'opposé de la puissance de Larmor :

\frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0\rho^2}\frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}t} = - K_e \left(\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e \rho^2}\right)^2 = -\frac{K_e e^4}{(4\pi\varepsilon_0)^2 m_e^2 \rho^4}

En simplifiant par \dfrac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 \rho^2}, on obtient l'équation différentielle :

\boxed{\rho^2 \frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}t} = -\frac{2 K_e e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e^2}}

En remplaçant K_e = \dfrac{e^2}{6\pi\varepsilon_0 c^3}, cette équation s'écrit également :

\rho^2 \frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}t} = -\frac{e^4}{12\pi^2 \varepsilon_0^2 m_e^2 c^3}

c) Temps de retour \Delta t

L'équation différentielle est à variables séparables :

\int_{\rho_n}^{\rho_{n-1}} \rho^2\,\mathrm{d}\rho = -\frac{2 K_e e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e^2} \int_0^{\Delta t}\mathrm{d}t

L'intégration donne :

\frac{\rho_{n-1}^3 - \rho_n^3}{3} = -\frac{2 K_e e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e^2}\Delta t \implies \Delta t = \frac{4\pi\varepsilon_0 m_e^2}{6 K_e e^2} \left(\rho_n^3 - \rho_{n-1}^3\right)

Avec \rho_n = n^2 a_0 et \rho_{n-1} = (n-1)^2 a_0, il vient \rho_n^3 - \rho_{n-1}^3 = a_0^3 \left(n^6 - (n-1)^6\right), d'où :

\boxed{\Delta t = \frac{2\pi\varepsilon_0 m_e^2 a_0^3}{3 K_e e^2}\left(n^6 - (n-1)^6\right) = \frac{4\pi^2\varepsilon_0^2 m_e^2 c^3 a_0^3}{e^4}\left(n^6 - (n-1)^6\right)}

d) Application numérique pour la transition du niveau 2 au niveau 1

Pour n = 2 :

n^6 - (n-1)^6 = 2^6 - 1^6 = 64 - 1 = 63

Le temps de désexcitation devient :

\Delta t = 21 \times \frac{4\pi\varepsilon_0 m_e^2 a_0^3}{2 K_e e^2}

Valeurs numériques :

\begin{aligned} 4\pi\varepsilon_0 &= 4\pi \times 8{,}85 \cdot 10^{-12} = 1{,}112 \cdot 10^{-10}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} \\ m_e &= 9{,}10 \cdot 10^{-31}\text{ kg} \\ a_0 &= 5{,}29 \cdot 10^{-11}\text{ m} \implies a_0^3 = 1{,}480 \cdot 10^{-31}\text{ m}^3 \\ e &= 1{,}60 \cdot 10^{-19}\text{ C} \\ K_e &= 5{,}75 \cdot 10^{-54}\text{ kg}\cdot\text{s} \end{aligned}

On calcule :

\Delta t = 21 \times \frac{(1{,}112 \cdot 10^{-10}) \times (9{,}10 \cdot 10^{-31})^2 \times (1{,}480 \cdot 10^{-31})}{2 \times (5{,}75 \cdot 10^{-54}) \times (1{,}60 \cdot 10^{-19})^2} \approx 0{,}97 \cdot 10^{-9}\text{ s}
\boxed{\Delta t \approx 1{,}0 \cdot 10^{-9}\text{ s} = 1{,}0\text{ ns}}

Commentaire : Le document précise en page 14 que la durée de vie des états 2p_{1/2} et 2p_{3/2} est d'environ 10^{-9}\text{ s}. L'accord entre ce modèle semi-classique radiatif et la valeur expérimentale est excellent, ce qui valide la cohérence de l'approche énergétique de Bohr amortie par la réaction de rayonnement.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une coquille rendait l'expression inhomogène : les points ont été attribués tant à ceux qui l'ont signalée qu'à ceux qui l'ont utilisée telle quelle.

« Une erreur d’oubli de puissance au dénominateur donnait une formulation inhomogène. Les correcteurs ont attribué les points à ceux qui l’ont fait remarquer et à ceux qui ont utilisé la formule donnée. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique MP 2022 ?

Surtout 4 chapitres : Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (32 % des questions, partie I), Photons et dualité onde-corpuscule (24 %, partie IV), Régime sinusoïdal forcé et filtrage (14 %, partie III) et Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (12 %). Plus ponctuellement : Électrostatique, Mouvement dans un champ de force centrale, Circuits électriques et régimes transitoires, Atomistique et classification périodique, Cinématique et dynamique du point…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique MP 2022 dès la première année (MPSI) ?

Peu : 5 questions sur 33 (15 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la partie III en entier (Q17 à Q19), ainsi que Q28 et Q32.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique MP 2022 ?

Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie IV est la plus longue (environ 1 h 30).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique MP 2022 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q10 (équation caractéristique), Q23 (réaction de rayonnement), Q25 (décalage de lamb) et Q33 (bilan de puissance).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique MP 2022 ?

Questions de cours : Q1 (dipôle oscillant), Q2 (dipôle oscillant), Q7 (formule de larmor), Q12 (théorème de gauss), Q20 (onde plane progressive harmonique) et Q32 (modèle de bohr). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q5 (vecteur de poynting) et Q14 (régime sinusoïdal forcé).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique MP 2022 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (17 sur 33), par exemple : Q1 à Q4, Q6, Q8, Q9, Q11 à Q13, Q17, Q19, Q21, Q22, Q24, Q27 et Q32. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q25.

Le sujet CCINP Physique MP 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet CCINP Physique MP 2022 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet plutôt accessible. Le rapport qualifie le sujet de relativement court, bien traité par un bon nombre de candidats, avec une première partie très proche du cours. Moyenne : 9,62/20 (écart-type 3,74, 7 315 présents).

Comment calculer la largeur de bande passante à la question Q18 ?

Effectuer la soustraction entre les deux bornes affichées sans les arrondir au préalable : la différence (\approx 1{,}02\cdot 10^8\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}) porte sur les chiffres de faible poids devant la fréquence centrale de 4\cdot 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
–
0 question réussie sur 33
Position estimée
–
des copies sous cette note

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 33 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,62 et d'écart-type 3,74 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

S'entraîner sur les mêmes chapitres

Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

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Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q1) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin. Une question est encore marquée « à relire ».

Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.