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Corrigé détaillé CCINP Physique-Chimie TSI 2024

Physique-chimie dans la cuisine !

Faisable en sup ?

Faisable en partie en TSI1 : 23 questions sur 58. Autres questions faisables en TSI1

Autres premières années : PCSI 25 · MP2I 32 · BCPST1 29 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Diffusion et transferts thermiques, Électromagnétisme, Thermodynamique · 11 incontournables · 34 questions de première année
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Ce sujet propose une déclinaison très concrète de la physique et de la chimie à travers cinq objets ou situations du quotidien domestique : la plaque de cuisson à induction, la gazéification d'eau par une machine grand public, le cycle frigorifique d'un réfrigérateur ménager, l'équilibrage thermique d'une bouteille de vin chambrée, et enfin la formation de points chauds dans une tablette de chocolat au four à micro-ondes.

D'un abord très classique et guidé, l'épreuve balaie les bases incontournables des programmes de CPGE : magnétostatique et courants induits, équilibre chimique de dissolution et potentiels chimiques, lecture précise d'un diagramme enthalpique pour un cycle à compresseur, modélisation conducto-convective par résistances thermiques, et onde stationnaire résonante. C'est un support complet et rassurant pour consolider les notions fondamentales du cours sans calculatrice.

Difficulté
Accessible, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 10,19/20)
Temps estimé
≈ 3 h 20 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

11 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

50 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (50) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé
  • Erreur d'énoncé

    En Q11, l'énoncé demande de déterminer le courant induit « dans la bobine » : il s'agit d'un lapsus désignant en réalité la spire (S) modélisant la casserole, la bobine étant le circuit primaire imposant le champ inducteur.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

58 questions
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Partie I : Plaque à induction

I.1 · Théorème d'Ampère

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell-ampère

Écrire l'équation de Maxwell-Ampère reliant le champ magnétique, le vecteur densité de courant et le champ électrique.

Voir l'indice

Rappeler la forme locale du théorème d'Ampère généralisé incluant le terme de courant de déplacement.

Voir la réponse courte

Écriture de l'équation de Maxwell-Ampère reliant le rotationnel de \vec{B}, \vec{j} et la dérivée temporelle de \vec{E}.

Voir le corrigé complet

Dans le vide en présence de charges et de courants, l'équation locale de Maxwell-Ampère relie le rotationnel du champ magnétique \vec{B}, le vecteur densité de courant volumique \vec{j} et la dérivée temporelle du champ électrique \vec{E} :

\boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \left( \vec{j} + \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \right)}

où :

  • \mu_0 désigne la perméabilité magnétique du vide ;
  • \varepsilon_0 désigne la permittivité diélectrique du vide ;
  • \vec{j}_{\mathrm{D}} = \varepsilon_0 \dfrac{\partial \vec{E}}{\partial t} est le vecteur densité de courant de déplacement de Maxwell.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : approximation des régimes quasi-stationnaires

Que devient l'équation de Maxwell-Ampère dans le cadre de l'hypothèse précédente ?

Voir l'indice

Dans l'approximation des régimes lentement variables (ARQS magnétique), négliger le terme dépendant de la dérivée temporelle du champ électrique devant la densité de courant.

Voir la réponse courte

En régime magnétostatique ou en ARQS magnétique, le courant de déplacement est négligeable devant la densité de courant.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'approximation des régimes lentement variables (ou régimes quasi-stationnaires magnétiques), le terme de courant de déplacement est négligeable devant le terme de conduction :

\left\| \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \right\| \ll \|\vec{j}\|

L'équation de Maxwell-Ampère se réduit alors à celle de la magnétostatique :

\boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0\,\vec{j}}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : théorème d'ampère, théorème de stokes

En utilisant le théorème de Stokes, démontrer le théorème d'Ampère dans le cadre de la magnétostatique et dans le cas des courants circulant dans des circuits filiformes. Vous préciserez sur un schéma les conventions d'orientation des surfaces et contours utilisés.

Voir l'indice

Intégrer l'équation locale sur une surface ouverte \Sigma s'appuyant sur un contour (C) orienté par la règle du tire-bouchon et appliquer le théorème de Stokes.

Voir la réponse courte

Intégration du rotationnel de \vec{B} sur une surface ouverte et théorème de Stokes pour retrouver le théorème d'Ampère.

Voir le corrigé complet

Soit un contour fermé orienté (C) bordant une surface ouverte quelconque \Sigma, orientée selon la règle du tire-bouchon (ou de la main droite) par rapport au sens de parcours choisi sur (C).

D'après le théorème de Stokes rappelé dans les données :

\oint_{(C)} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \iint_{\Sigma} \vec{\mathrm{rot}}(\vec{B}) \cdot \mathrm{d}\vec{S}

En magnétostatique (ou dans l'ARQS magnétique), l'équation de Maxwell-Ampère établie en Q2 s'écrit \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \vec{j}. En substituant :

\oint_{(C)} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \mu_0 \iint_{\Sigma} \vec{j} \cdot \mathrm{d}\vec{S}

Le terme \iint_{\Sigma} \vec{j} \cdot \mathrm{d}\vec{S} représente l'intensité totale du courant traversant la surface \Sigma, notée I_{\text{enlacé}}. Pour un ensemble de circuits filiformes traversant \Sigma, on a :

I_{\text{enlacé}} = \sum_k \varepsilon_k I_k

où \varepsilon_k = +1 si le courant traverse \Sigma dans le sens du vecteur normal unitaire \vec{n}, et \varepsilon_k = -1 s'il traverse en sens inverse.

On aboutit ainsi à la forme intégrale du théorème d'Ampère :

\boxed{\oint_{(C)} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \mu_0 I_{\text{enlacé}}}

Résultat

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I.2 · Champ magnétique créé par un fil rectiligne de longueur infinie

Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : symétrie et invariances, fil rectiligne

Analyser les symétries et les invariances de la distribution de courant pour déterminer la direction du champ magnétique et les paramètres d'espace dont dépendent sa ou ses coordonnée(s) en coordonnées cylindriques.

Voir l'indice

Utiliser les plans de symétrie et d'antisymétrie de la distribution filiforme, ainsi que l'invariance par translation selon Oz et par rotation autour de Oz.

Voir la stratégie
  1. Étudier les invariances géométriques de la distribution filiforme infinie pour déterminer les coordonnées d'espace dont dépend le champ \vec{B}.
  2. Identifier les plans de symétrie ou d'antisymétrie passant par un point M quelconque pour en déduire la direction de \vec{B}(M) grâce à son caractère pseudo-vectoriel (vecteur axial).
Voir la réponse courte

Invariances par translation selon z et rotation selon \theta ; plan de symétrie contenant le fil donc \vec{B} = B(r)\vec{u}_\theta.

Voir le corrigé complet

Le fil rectiligne infini est confondu avec l'axe (Oz) et parcouru par le courant I\,\vec{u}_z. Un point de l'espace M est repéré par ses coordonnées cylindriques (r, \theta, z) associées à la base locale (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_z).

Invariances

  • La distribution de courant est invariante par toute translation le long de l'axe (Oz) : le champ magnétique ne dépend donc pas de la variable z.
  • La distribution de courant est invariante par toute rotation d'angle \theta autour de l'axe (Oz) : le champ magnétique ne dépend donc pas de la variable \theta.

Par conséquent, le champ magnétique ne dépend que de la distance radiale r :

\vec{B}(M) = \vec{B}(r)

Symétries Considérons le point M(r, \theta, z) :

  • Le plan \mathcal{P}_S = (M, \vec{u}_r, \vec{u}_z) contient l'axe (Oz), donc il contient le fil : c'est un plan de symétrie de la distribution de courant. Le champ magnétique étant un vecteur axial (ou pseudo-vecteur), il est orthogonal en tout point M à son plan de symétrie :

    \vec{B}(M) \perp \mathcal{P}_S \implies \vec{B}(M) \text{ est colinéaire à } \vec{u}_\theta
  • Remarque de vérification : le plan \mathcal{P}_{AS} = (M, \vec{u}_r, \vec{u}_\theta) est orthogonal au fil : c'est un plan d'antisymétrie de la distribution de courant. Le champ magnétique lui est donc tangentiel, ce qui confirme que la composante axiale est nulle (B_z = 0).

En combinant ces deux analyses, le champ magnétique créé par le fil infini s'écrit sous la forme :

\boxed{\vec{B}(M) = B_\theta(r)\,\vec{u}_\theta}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : théorème d'ampère, fil rectiligne

En appliquant le théorème d'Ampère, établir l'expression du champ magnétique créé par ce fil à une distance du fil. Préciser le contour d'Ampère choisi.

Voir l'indice

Choisir comme contour d'Ampère un cercle de rayon R centré sur l'axe et orienté selon \vec{u}_\theta, puis exprimer la circulation et le courant enlacé.

Voir la stratégie
  1. Choisir un contour d'Ampère adapté aux symétries de la distribution, le long duquel la norme de \vec{B} est constante et tangent au contour.
  2. Calculer la circulation de \vec{B} le long de ce contour orienté.
  3. Déterminer le courant enlacé par le contour en respectant la règle de la main droite, puis appliquer le théorème d'Ampère.
Voir la réponse courte

Application du théorème d'Ampère sur un cercle d'axe le fil : circulation 2\pi R B = \mu_0 I.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q4, le champ magnétique en tout point situé à une distance R du fil s'écrit sous la forme :

\vec{B}(R) = B_\theta(R)\,\vec{u}_\theta.

Choix du contour d'Ampère : On choisit pour contour d'Ampère (\mathcal{C}) le cercle de rayon R, d'axe (Oz), situé dans un plan horizontal z = \mathrm{cste} et orienté selon le vecteur unitaire \vec{u}_\theta.

Circulation du champ magnétique : L'élément de longueur infinitésimal tangent au contour orienté est :

\mathrm{d}\vec{\ell} = R\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_\theta.

La circulation de \vec{B} le long du contour fermé (\mathcal{C}) vaut alors :

\begin{aligned} \oint_{(\mathcal{C})} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} &= \int_0^{2\pi} B_\theta(R)\,\vec{u}_\theta \cdot (R\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_\theta) \\ &= R\,B_\theta(R) \int_0^{2\pi} \mathrm{d}\theta \\ &= 2\pi R\,B_\theta(R). \end{aligned}

Courant enlacé : La normale \vec{n} à une surface \Sigma s'appuyant sur (\mathcal{C}) est orientée, d'après la règle de la main droite (sens direct associé à l'orientation de (\mathcal{C}) selon \vec{u}_\theta), selon +\vec{u}_z. Le fil traverse cette surface dans le sens de \vec{u}_z, donc le courant enlacé algébrique est :

I_{\text{enlacé}} = +I.

Application du théorème d'Ampère : En appliquant le théorème d'Ampère démontré à la question Q3 :

\oint_{(\mathcal{C})} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \mu_0 I_{\text{enlacé}} \iff 2\pi R\,B_\theta(R) = \mu_0 I.

On en déduit :

B_\theta(R) = \frac{\mu_0 I}{2\pi R}.

Le champ magnétique créé par le fil à la distance R s'écrit donc vectoriellement :

\boxed{\vec{B}(R) = \frac{\mu_0 I}{2\pi R}\,\vec{u}_\theta}

Résultat

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I.3 · Champ magnétique créé par une spire

Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : symétrie du champ magnétique, spire de courant

En utilisant les propriétés de symétrie de la distribution de courant, déterminer la direction et le sens du champ magnétique créé par cette spire au point M. Reproduire succinctement le schéma précédent et représenter la direction et le sens du champ magnétique créé au point M.

Voir l'indice

Considérer deux plans de symétrie orthogonaux contenant l'axe Ox de la spire et appliquer la règle de la main droite pour le sens.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature des plans passant par l'axe (Ox) vis-à-vis de la distribution de courant (plans d'anti-symétrie).
  2. Utiliser les propriétés de transformation du champ magnétique (vecteur axial ou pseudo-vecteur) pour en déduire sa direction en tout point de l'axe.
  3. Déterminer le sens du champ magnétique sur l'axe à l'aide de la règle de la main droite (ou du tire-bouchon).
  4. Réaliser un schéma clair reproduisant la géométrie de la spire et représentant le vecteur \vec{B}(M).
Voir la réponse courte

Tout plan contenant l'axe est plan d'antisymétrie des courants donc le champ sur l'axe est porté par \vec{u}_x.

Voir le corrigé complet

1. Direction du champ magnétique au point M :

  • Tout plan contenant l'axe (Ox) coupe la spire circulaire en deux points diamétralement opposés où les densités de courant sont de sens contraires et orthogonales à ce plan. Par réflexion spéculaire par rapport à un tel plan, le vecteur densité de courant \vec{j} (vecteur polaire) est inversé : tout plan contenant l'axe (Ox) est donc un plan d'anti-symétrie pour la distribution de courant.
  • Le champ magnétique \vec{B} étant un vecteur axial (pseudo-vecteur), il appartient à tout plan d'anti-symétrie de ses sources.
  • Le point M étant situé sur l'axe (Ox), il appartient à l'intersection de tous les plans contenant cet axe. Le champ magnétique \vec{B}(M) est donc nécessairement colinéaire à cette intersection :
\boxed{\vec{B}(M) \text{ est de direction axiale, porté par l'axe } (Ox).}

2. Sens du champ magnétique au point M :

  • D'après la règle de la main droite (ou du tire-bouchon de Maxwell), en enroulant les doigts dans le sens du courant I le long de la spire, le pouce indique le sens du champ magnétique le long de l'axe.
  • Au point M situé à droite de la spire (x > 0), la face vue est une face Nord : le champ magnétique \vec{B}(M) est donc orienté vers les x croissants (vers la droite).
\boxed{\vec{B}(M) = B(x)\,\vec{u}_x \quad \text{avec } B(x) > 0.}

3. Schéma :

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : champ magnétique sur l'axe d'une spire

Établir l'expression de au point M en fonction de , et de , représentant la distance entre le point O et le point M.

Voir l'indice

Exprimer \sin\alpha dans le triangle rectangle formé par le rayon r, la distance axiale x et l'hypoténuse joignant le point M au bord de la spire.

Voir la stratégie
  1. Repérer le triangle rectangle formé par le centre O de la spire, le point M sur l'axe et un point situé sur la spire.
  2. Exprimer \sin(\alpha) en fonction des longueurs r et x.
  3. Injecter cette expression dans la relation fournie B = B_0 \sin^3(\alpha).
Voir la réponse courte

Utilisation de l'expression fournie de \sin\alpha pour exprimer B(x) = B_0 \sin^3\alpha = B_0 \frac{r^3}{(r^2+x^2)^{3/2}}.

Voir le corrigé complet

Considérons le triangle rectangle en O formé par le centre O de la spire, le point M situé à la distance x sur l'axe (Ox), et un point P de la spire situé à une distance r de l'axe :

  • le côté opposé à l'angle \alpha est OP = r ;
  • le côté adjacent est OM = x ;
  • l'hypoténuse vaut PM = \sqrt{r^2 + x^2}.

On en déduit l'expression du sinus de l'angle \alpha :

\sin(\alpha) = \frac{OP}{PM} = \frac{r}{\sqrt{r^2 + x^2}}

En utilisant la formule donnée par l'énoncé, B = B_0 \sin^3(\alpha), il vient :

\begin{aligned} B(x) &= B_0 \left( \frac{r}{\sqrt{r^2 + x^2}} \right)^3 \\ &= B_0 \frac{r^3}{(r^2 + x^2)^{3/2}} \end{aligned}

On peut également factoriser par r^3 au dénominateur pour mettre en évidence la variable sans dimension \frac{x}{r} :

\boxed{B(x) = \frac{B_0}{\left(1 + \dfrac{x^2}{r^2}\right)^{3/2}}}

Résultat

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Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : développement limité

Quelle valeur maximale de permet de considérer que le champ est égal à , (à 10 On exprimera en fonction de . On donne .

Voir l'indice

Poser l'écart relatif |(B - B_0)/B_0| \le 0{,}10 en utilisant le développement limité fourni, puis isoler le rapport x/r.

Voir la réponse courte

Développement limité à l'ordre deux en x/r pour identifier l'écart relatif et en déduire x_{\max} \approx 0,26\,r.

Voir le corrigé complet

Le champ magnétique sur l'axe pour x \ll r est approché par son développement limité au second ordre fourni par l'énoncé :

B(x) = B_0 \left(1 - \frac{3}{2} \frac{x^2}{r^2}\right)

Puisque B(x) \le B_0, considérer que le champ B(x) est égal à B_0 à 10\,\% près signifie que l'écart relatif vérifie :

\frac{B_0 - B(x)}{B_0} \le 10\,\% = 0{,}10

En remplaçant par l'expression approchée de B(x) :

\begin{aligned} 1 - \left(1 - \frac{3}{2}\frac{x^2}{r^2}\right) &\le \frac{1}{10} \\ \frac{3}{2} \frac{x^2}{r^2} &\le \frac{1}{10} \\ x^2 &\le \frac{2}{30} r^2 \end{aligned}

Comme x \ge 0, on obtient la condition sur la distance x :

x \le \sqrt{\frac{2}{30}}\,r

La valeur maximale de x correspond au cas d'égalité :

\boxed{x_{\max} = \sqrt{\frac{2}{30}}\,r \approx 0{,}26\,r}

Résultat

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I.4 · Chauffage par induction

Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : flux magnétique

Déterminer l'expression du flux du champ magnétique qui traverse la spire (S).

Voir l'indice

Calculer le flux magnétique élémentaire \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{S} à travers la section circulaire \pi r_2^2 orientée selon \vec{u}_z.

Voir la stratégie
  1. Définir le vecteur surface élémentaire \mathrm{d}\vec{S} en précisant son orientation à partir du sens de parcours choisi pour le courant i(t) dans la spire (S) (règle de la main droite).
  2. Exprimer le flux du champ magnétique \vec{B}, supposé uniforme sur la section de la spire, à travers la surface délimitée par cette dernière.
Voir la réponse courte

Calcul du flux du champ magnétique supposé uniforme à travers la section circulaire de la spire.

Voir le corrigé complet

Le flux magnétique \Phi à travers la spire (S) est défini par l'intégrale de surface :

\Phi = \iint_{\Sigma} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S}

où \Sigma est un disque plan de rayon r_2 s'appuyant sur le contour de la spire (S).

D'après l'orientation du courant i(t) indiquée sur la figure 4, la règle de la main droite oriente le vecteur surface élémentaire suivant la direction verticale ascendante :

\mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S\,\vec{u}_z

Le champ magnétique étant uniforme au niveau de la spire (S) et égal à \vec{B} = B_0 \cos(\omega t)\,\vec{u}_z, le produit scalaire s'écrit simplement :

\vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = B_0 \cos(\omega t)\,\mathrm{d}S

En intégrant sur la surface plane du disque d'aire S_2 = \pi r_2^2, on obtient :

\Phi(t) = B_0 \cos(\omega t) \iint_{\Sigma} \mathrm{d}S = B_0 \pi r_2^2 \cos(\omega t)
\boxed{\Phi(t) = B_0 \pi r_2^2 \cos(\omega t)}

Résultat

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : loi de faraday, force électromotrice induite

En déduire l'expression de la force électromotrice induite apparaissant dans la spire (S).

Voir l'indice

Appliquer la loi de Faraday e(t) = -\mathrm{d}\Phi/\mathrm{d}t.

Voir la réponse courte

Dérivation temporelle du flux magnétique pour obtenir la f.é.m. induite par la loi de Faraday e = -\mathrm{d}\Phi/\mathrm{d}t.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite e(t) qui apparaît dans la spire (\mathrm{S}), orientée en cohérence avec le vecteur surface choisi à la question Q9 selon la règle de la main droite, est donnée par :

e(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}

En utilisant l'expression du flux obtenue à la question Q9, \Phi(t) = B_0 \pi r_2^2 \cos(\omega t), il vient :

\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = -\omega B_0 \pi r_2^2 \sin(\omega t)

On en déduit l'expression de la force électromotrice induite :

\boxed{e(t) = \omega B_0 \pi r_2^2 \sin(\omega t)}

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : loi d'ohm

Déterminer l'expression du courant induit dans la bobine.

Voir l'indice

Écrire la loi d'Ohm pour le circuit fermé de résistance R et d'inductance propre négligeable : i(t) = e(t)/R.

Voir la stratégie
  1. Identifier le circuit concerné : il s'agit de la spire (S) modélisant la casserole métallique (l'énoncé mentionne par inadvertance « la bobine », mais le courant induit noté i(t) circule bien dans la spire (S), la bobine (P) étant quant à elle parcourue par le courant imposé I(t)).
  2. Établir l'équation électrique de la spire (S) en tenant compte de la f.é.m. induite e(t), de la résistance R et de l'absence d'auto-inductance.
Voir la réponse courte

Application de la loi de Pouillet ou loi d'Ohm dans la spire de résistance R : i(t) = e(t)/R.

Voir le corrigé complet

Le courant induit noté i(t) circule dans la spire (S) modélisant la casserole, de résistance R. L'inductance propre de cette spire étant négligée, le terme d'auto-induction L\,\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} est nul.

La force électromotrice induite e(t) étant orientée dans le même sens que le contour définissant le courant i(t) (convention générateur), la loi d'Ohm pour le circuit fermé constitué par la spire s'écrit :

e(t) = R \, i(t)

soit :

i(t) = \frac{e(t)}{R}

En utilisant l'expression de la f.é.m. e(t) établie à la question Q10, on obtient :

\boxed{i(t) = \frac{\omega B_0 \pi r_2^2}{R} \sin(\omega t)}

Résultat

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : effet joule, puissance instantanée

Déterminer l'expression de la puissance instantanée dissipée par effet Joule dans la spire (S).

Voir l'indice

Exprimer la puissance dissipée par effet Joule instantanée sous la forme P(t) = R\,i^2(t).

Voir la réponse courte

Expression de la puissance instantanée dissipée par effet Joule P(t) = R\,i^2(t).

Voir le corrigé complet

La puissance instantanée dissipée par effet Joule dans la spire (S) de résistance électrique R, parcourue par le courant induit i(t), s'écrit :

P(t) = R \, i(t)^2

En utilisant l'expression du courant induit i(t) obtenue à la question Q11 :

i(t) = \frac{\omega B_0 \pi r_2^2}{R} \sin(\omega t)

il vient :

\begin{aligned} P(t) &= R \left( \frac{\omega B_0 \pi r_2^2}{R} \sin(\omega t) \right)^2 \\ &= \frac{\left(\omega B_0 \pi r_2^2\right)^2}{R} \sin^2(\omega t) \end{aligned}

On obtient ainsi l'expression de la puissance instantanée :

\boxed{P(t) = \frac{\left(\omega B_0 \pi r_2^2\right)^2}{R} \sin^2(\omega t)}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : puissance moyenne, effet joule

En utilisant les résultats des questions précédentes, montrer que la puissance moyenne dissipée par effet Joule dans la spire (S) est égale à :

Voir l'indice

Prendre la valeur moyenne temporelle en utilisant la moyenne d'un sinus au carré sur une période, qui vaut 1/2.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'expression de la puissance instantanée P(t) établie à la question Q12.
  2. Calculer sa moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} en utilisant la valeur moyenne classique du carré d'une fonction sinusoïdale.
Voir la réponse courte

Moyenne temporelle du terme en sinus carré égale à 1/2 pour obtenir la puissance moyenne dissipée.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q12, la puissance instantanée dissipée par effet Joule dans la spire (S) s'écrit :

P(t) = \frac{\left(\omega B_0 \pi r_2^2\right)^2}{R} \sin^2(\omega t)

La puissance moyenne P_{\text{moy}} est définie par la moyenne temporelle de P(t) sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} :

P_{\text{moy}} = \langle P(t) \rangle = \frac{1}{T} \int_0^T P(t)\,\mathrm{d}t

En utilisant l'identité trigonométrique \sin^2(\omega t) = \frac{1 - \cos(2\omega t)}{2}, et sachant que la moyenne temporelle d'un cosinus sur une période est nulle, on a :

\langle \sin^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{T} \int_0^T \frac{1 - \cos(2\omega t)}{2}\,\mathrm{d}t = \frac{1}{2}

On en déduit directement :

\boxed{P_{\text{moy}} = \frac{\left(\omega B_0 \pi r_2^2\right)^2}{2R}}

Résultat

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : conduction thermique, convection

Par quel phénomène physique l'énergie thermique transmise au fond de la casserole par effet Joule est-elle transmise au contenu de la casserole ?

Voir l'indice

Identifier le mode de transfert thermique prépondérant à travers le métal du fond vers le liquide au repos ou en convection.

Voir la réponse courte

Identification du transfert thermique par conduction dans le fond métallique puis convection dans le liquide.

Voir le corrigé complet

L'énergie thermique générée par effet Joule au sein du métal du fond de la casserole est transmise à son contenu par :

  • conduction thermique (ou diffusion thermique) à travers l'épaisseur de la paroi métallique du fond de la casserole jusqu'à l'interface avec les aliments ;
  • convection thermique (essentiellement naturelle) au sein du contenu s'il s'agit d'un fluide (eau, bouillon, etc.), qui transporte efficacement l'énergie thermique dans tout le volume grâce aux mouvements de matière induits par les différences de masse volumique.
\boxed{\text{Conduction thermique (à l'interface et à travers la paroi) et convection thermique (au sein d'un liquide).}}

Résultat

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : plaque à induction, rendement thermique

Citer un intérêt d'une plaque à induction par rapport à une plaque de cuisson électrique fonctionnant à l'aide d'une résistance électrique.

Voir l'indice

Souligner que la chaleur est générée directement dans le récipient (meilleur rendement, pas d'inertie thermique de la plaque vitrocéramique).

Voir la réponse courte

Absence d'inertie thermique de la plaque et chauffage direct du récipient, d'où un meilleur rendement énergétique et sécurité.

Voir le corrigé complet

Une plaque à induction présente plusieurs intérêts majeurs par rapport à une plaque électrique à résistance (plaque classique ou vitrocéramique radiante) :

  • Un meilleur rendement énergétique : la puissance thermique est dissipée par effet Joule directement dans le fond du récipient grâce aux courants de Foucault induits, évitant ainsi les pertes thermiques intermédiaires liées au chauffage d'une plaque chauffante et à l'air environnant.
  • Une réactivité accrue (très faible inertie thermique) : la génération de chaleur cesse ou s'adapte quasi instantanément dès lors que le courant de la bobine est modifié ou interrompu, assurant un contrôle fin et rapide de la cuisson.
  • Une sécurité renforcée : la surface en vitrocéramique ne produit aucune chaleur par elle-même (elle ne s'échauffe que secondairement par contact avec le fond chaud de la casserole), ce qui limite considérablement les risques de brûlure.
\boxed{\text{La chaleur étant générée directement au sein du récipient, le rendement énergétique est nettement supérieur et l'inertie thermique est quasi nulle.}}

Résultat

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Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : approximation des régimes quasi-stationnaires

Déterminer l'ordre de grandeur des longueurs que , et ne doivent pas dépasser pour permettre de considérer que l'approximation des régimes quasi-stationnaires est justifiée. Commenter.

Voir l'indice

Calculer la longueur d'onde électromagnétique associée à f = 60\text{ kHz} via \lambda = c/f et comparer aux dimensions caractéristiques du système.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le critère de validité spatiale de l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS), reliant la dimension caractéristique D du système à la longueur d'onde \lambda du champ électromagnétique.
  2. Calculer la longueur d'onde \lambda associée à la fréquence f = 60\text{ kHz}.
  3. Comparer \lambda aux dimensions caractéristiques réelles du dispositif pour commenter la validité de l'hypothèse.
Voir la réponse courte

Comparaison de la dimension du système à la longueur d'onde \lambda = c/f, justifiant largement l'ARQS.

Voir le corrigé complet

L'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS) est justifiée lorsque le temps de propagation des signaux électromagnétiques à travers le système, \tau_{\text{prop}} \sim \frac{D}{c}, est négligeable devant la période T = \frac{1}{f} du signal électrique, ce qui équivaut à la condition spatiale :

D \ll \lambda = \frac{c}{f}

où D désigne la dimension caractéristique du système (r_1, r_2, z_0), c \approx 3{,}0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} la célérité de la lumière dans le vide et dans l'air, et f = 60\text{ kHz} la fréquence de fonctionnement.

Calculons la longueur d'onde associée :

\begin{aligned} \lambda &= \frac{c}{f} \\ \lambda &= \frac{3{,}0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}{60 \cdot 10^3\text{ Hz}} = 5{,}0 \cdot 10^3\text{ m} = 5{,}0\text{ km} \end{aligned}

Pour que l'ARQS soit rigoureusement satisfaite, les distances caractéristiques ne doivent pas dépasser une fraction de la longueur d'onde (typiquement \frac{\lambda}{10}), soit un ordre de grandeur de :

\boxed{r_1, \, r_2, \, z_0 \ll \lambda \approx 5\text{ km} \quad (\text{ou } D_{\max} \sim 10^2\text{ à } 10^3\text{ m})}

Commentaire : Dans une table de cuisson à induction, les dimensions de la bobine et de la casserole sont de l'ordre de la dizaine de centimètres (r_1, r_2 \sim 10\text{ cm}), et la distance z_0 séparant la bobine du récipient est de l'ordre du centimètre (z_0 \sim 1\text{ cm}). On a ainsi :

\frac{D}{\lambda} \sim \frac{0{,}1}{5 \cdot 10^3} = 2 \cdot 10^{-5} \ll 1

Les dimensions réelles sont donc de plusieurs ordres de grandeur inférieures à la longueur d'onde : l'approximation des régimes quasi-stationnaires est parfaitement justifiée.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équation de la chaleur, irréversibilité

En utilisant l'équation précédente, justifier qualitativement l'irréversibilité du phénomène de diffusion thermique.

Voir l'indice

Remarquer la dissymétrie d'ordre de dérivation par rapport au temps (ordre 1) et par rapport à l'espace (ordre 2), empêchant l'invariance par le changement t \to -t.

Voir la stratégie

Pour traduire mathématiquement l'irréversibilité à partir de l'équation aux dérivées partielles :

  1. On effectue l'opération de renversement du temps (t \to -t) et on vérifie si l'équation reste invariante.
  2. On interprète physiquement le résultat en termes d'homogénéisation thermique (lissage des écarts de température).
Voir la réponse courte

Présence d'une dérivée temporelle d'ordre un et d'une dérivée spatiale d'ordre deux brisant la réversibilité temporelle (t \to -t).

Voir le corrigé complet

L'équation de la diffusion thermique s'écrit :

\frac{\partial T}{\partial t} = D \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} \quad \text{avec} \quad D = \frac{\lambda}{\rho c} > 0

Effectuons le changement de variable temporel traduisant un renversement du temps, t' = -t :

\begin{aligned} \frac{\partial T}{\partial t'} &= -\frac{\partial T}{\partial t} \\ \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} &\text{ reste inchangée.} \end{aligned}

L'équation satisfaite par la fonction renversée dans le temps s'écrirait :

-\frac{\partial T}{\partial t} = D \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}

Cette équation est différente de l'équation initiale (présence d'un signe moins) : l'équation de diffusion thermique n'est pas invariante par renversement du temps (t \to -t).

Interprétation qualitative :

  • Au voisinage d'un maximum local de température (bosse thermique), \dfrac{\partial^2 T}{\partial x^2} < 0, donc \dfrac{\partial T}{\partial t} < 0 : la température diminue.
  • Au voisinage d'un minimum local (creux thermique), \dfrac{\partial^2 T}{\partial x^2} > 0, donc \dfrac{\partial T}{\partial t} > 0 : la température augmente.

La diffusion thermique conduit spontanément au lissage des gradients thermiques et à l'homogénéisation de la température. Le processus inverse, au cours duquel des écarts de température apparaîtraient spontanément dans un milieu homogène, est impossible : le phénomène est donc intrinsèquement irréversible.

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Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : temps caractéristique de diffusion

En expliquant la démarche suivie, déterminer un ordre de grandeur de cette durée . Commenter.

Voir l'indice

Effectuer une analyse dimensionnelle sur l'équation de la diffusion en posant \tau \sim L^2/D où D = \lambda/(\rho c) est la diffusivité thermique.

Voir la stratégie
  1. Réaliser une analyse d'ordres de grandeur à partir de l'équation de la diffusion thermique pour relier la durée caractéristique \tau à la longueur du manche L et à la diffusivité thermique du matériau D.
  2. Exprimer littéralement puis calculer numériquement la diffusivité D et le temps caractéristique \tau.
  3. Commenter la valeur obtenue en la comparant à la durée typique d'utilisation d'une poêle lors d'une cuisson.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle de l'équation de diffusion donnant le temps caractéristique \tau \sim L^2/D.

Voir le corrigé complet

L'équation de la diffusion thermique unidimensionnelle s'écrit :

\frac{\partial T}{\partial t} = D \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} \quad \text{avec} \quad D = \frac{\lambda}{\rho c}

où D désigne la diffusivité thermique de l'acier.

En effectuant une analyse d'ordres de grandeur sur les échelles caractéristiques de temps (\tau) et d'espace (L) :

\begin{aligned} \frac{\partial T}{\partial t} &\sim \frac{\Delta T}{\tau} \\ \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} &\sim \frac{\Delta T}{L^2} \end{aligned}

En injectant ces estimations dans l'équation de la diffusion, on obtient :

\frac{\Delta T}{\tau} \sim D \frac{\Delta T}{L^2} \implies \tau \sim \frac{L^2}{D} = \frac{\rho c L^2}{\lambda}

Calculons d'abord la diffusivité thermique D de l'acier :

D = \frac{16}{8\,000 \times 1{,}0 \times 10^3} = \frac{16}{8{,}0 \times 10^6} = 2{,}0 \times 10^{-6}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1}

On en déduit l'ordre de grandeur de la durée caractéristique \tau avec L = 20\text{ cm} = 0{,}20\text{ m} :

\tau \sim \frac{(0{,}20)^2}{2{,}0 \times 10^{-6}} = \frac{4{,}0 \times 10^{-2}}{2{,}0 \times 10^{-6}} = 2{,}0 \times 10^4\text{ s}
\boxed{\tau \sim \frac{\rho c L^2}{\lambda} \sim 2 \times 10^4\text{ s} \approx 5{,}6\text{ h}}

Commentaire : Cette durée caractéristique est de l'ordre de plusieurs heures, ce qui est très grand devant la durée d'une cuisson classique (quelques dizaines de minutes). Ainsi, la chaleur produite au fond de la casserole met un temps très long à diffuser par simple conduction jusqu'à l'extrémité du manche. Le cuisinier peut donc saisir le manche sans risque de brûlure immédiate (d'autant plus que les déperditions thermiques avec l'air ambiant par convection et rayonnement limitent encore l'élévation de température du manche).

Résultat

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Partie II : Machine à eau pétillante

II.1 · Étude des molécules d'eau et de dioxyde de carbone

Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires

Notions : schéma de lewis

Donner les schémas de Lewis des molécules d'eau et du dioxyde de carbone.

Voir l'indice

Déterminer le nombre d'électrons de valence de chaque atome, placer les doublets liants et répartir les doublets non liants.

Voir la réponse courte

Schémas de Lewis de \mathrm{H_2O} (deux liaisons simples, deux doublets non liants) et \mathrm{CO_2} (deux doubles liaisons).

Voir le corrigé complet

Pour établir le schéma de Lewis d'une molécule, on détermine le nombre total d'électrons de valence apportés par les atomes constitutifs :

  • L'hydrogène (\mathrm{H}, Z = 1) a pour configuration électronique 1\mathrm{s}^1 : il possède 1 électron de valence et respecte la règle du duet (1 liaison).
  • Le carbone (\mathrm{C}, Z = 6) a pour configuration 1\mathrm{s}^2\,2\mathrm{s}^2\,2\mathrm{p}^2 : il possède 4 électrons de valence et cherche à respecter la règle de l'octet (4 doublets autour de lui).
  • L'oxygène (\mathrm{O}, Z = 8) a pour configuration 1\mathrm{s}^2\,2\mathrm{s}^2\,2\mathrm{p}^4 : il possède 6 électrons de valence et cherche à respecter la règle de l'octet (4 doublets autour de lui).

1. Molécule d'eau \mathrm{H_2O} : Le nombre total d'électrons de valence est :

n_{\mathrm{v}}(\mathrm{H_2O}) = 2 \times 1 + 6 = 8\text{ électrons, soit } 4\text{ doublets.}

L'atome central d'oxygène forme une liaison covalente simple avec chaque atome d'hydrogène (soit 2 doublets liants) et conserve 2 doublets non liants. Les atomes d'hydrogène vérifient la règle du duet et l'atome d'oxygène vérifie la règle de l'octet.

2. Molécule de dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} : Le nombre total d'électrons de valence est :

n_{\mathrm{v}}(\mathrm{CO_2}) = 4 + 2 \times 6 = 16\text{ électrons, soit } 8\text{ doublets.}

L'atome central de carbone est lié à chaque atome d'oxygène par une double liaison covalente (soit 4 doublets liants au total). Chaque atome d'oxygène porte en outre 2 doublets non liants (soit 4 doublets non liants au total). Le carbone et les deux oxygènes vérifient ainsi la règle de l'octet.

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires

Notions : théorie vsepr, géométrie moléculaire

Expliquer qualitativement cette différence.

Voir l'indice

Appliquer la méthode VSEPR pour donner les types \mathrm{AX}_m\mathrm{E}_n respectifs de l'eau et du dioxyde de carbone.

Voir la stratégie

Pour expliquer la géométrie d'une molécule à partir de sa formule de Lewis, on applique la méthode VSEPR (ou méthode de Gillespie), fondée sur la minimisation de la répulsion électrostatique entre les paires électroniques (liantes et non liantes) entourant l'atome central.

Voir la réponse courte

Méthode VSEPR : \mathrm{H_2O} de type AX_2E_2 est coudée alors que \mathrm{CO_2} de type AX_2 est linéaire.

Voir le corrigé complet

La différence de géométrie s'explique par la méthode VSEPR (Valence Shell Electron Pair Repulsion) :

  • Molécule d'eau \mathrm{H_2O} : L'atome central d'oxygène est entouré de deux doublets liants (liaisons \mathrm{O-H}) et de deux doublets non liants. La molécule est donc du type \mathrm{AX_2E_2} au sens de la méthode VSEPR. Les quatre doublets électroniques adoptent une figure de répulsion globalement tétraédrique pour minimiser leur répulsion coulombienne mutuelle. En ne considérant que la position des noyaux atomiques, la géométrie de la molécule est ainsi coudée (avec un angle \widehat{\mathrm{HOH}} \approx 104{,}5^\circ).
  • Molécule de dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} : L'atome central de carbone est engagé dans deux doubles liaisons \mathrm{C=O} et ne possède aucun doublet non liant. La molécule est du type \mathrm{AX_2E_0} (ou \mathrm{AX_2}). Pour minimiser la répulsion entre les deux domaines de forte densité électronique (les deux doubles liaisons), ceux-ci se placent à l'opposé l'un de l'autre, formant un angle de 180^\circ. La géométrie de la molécule est donc linéaire.
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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires

Notions : moment dipolaire, électronégativité

Représenter, justifications à l'appui, le vecteur moment dipolaire de la molécule d'eau sur un schéma de celle-ci. Préciser le qualificatif donné en conséquence à cette molécule.

Voir l'indice

Sommer vectoriellement les moments dipolaires élémentaires de liaison \mathrm{O-H} en tenant compte de la différence d'électronégativité.

Voir la stratégie
  1. Comparer l'électronégativité des atomes d'oxygène et d'hydrogène pour déterminer la polarisation des liaisons \mathrm{O-H} et localiser les charges partielles.
  2. Utiliser la géométrie coudée (établie en Q20) pour positionner les barycentres des charges partielles positives et négatives, et en déduire la direction et le sens du moment dipolaire global \vec{\mu}.
  3. Conclure sur le caractère polaire ou apolaire de la molécule et tracer un schéma explicite.
Voir la réponse courte

L'oxygène étant plus électronégatif que l'hydrogène, la somme vectorielle des moments de liaison donne une molécule polaire.

Voir le corrigé complet

1. Polarisation des liaisons : D'après les données de l'énoncé, les électronégativités valent :

\chi(\mathrm{O}) = 3{,}4 \quad \text{et} \quad \chi(\mathrm{H}) = 2{,}2

Comme \chi(\mathrm{O}) > \chi(\mathrm{H}), l'atome d'oxygène est nettement plus électronégatif que l'atome d'hydrogène (\Delta \chi = 1{,}2). Chaque liaison \mathrm{O-H} est donc fortement polarisée :

  • chaque atome d'hydrogène porte une charge partielle positive +\delta (avec \delta > 0) ;
  • l'atome d'oxygène porte une charge partielle négative -2\delta.

2. Moment dipolaire global :

  • Le barycentre des charges partielles positives G_+ se situe au milieu du segment reliant les deux atomes d'hydrogène.
  • Le barycentre des charges partielles négatives G_- est confondu avec l'atome d'oxygène.

La molécule d'eau possédant une géométrie coudée (question Q20), les barycentres G_+ et G_- ne sont pas confondus (G_+ \neq G_-).

Par raison de symétrie, le vecteur moment dipolaire global \vec{\mu} est porté par l'axe de symétrie de la molécule (la bissectrice de l'angle \widehat{\mathrm{HOH}}). Il est non nul et s'écrit comme la somme vectorielle des moments dipolaires des deux liaisons \mathrm{O-H} :

\vec{\mu} = \vec{\mu}_1 + \vec{\mu}_2 \neq \vec{0}

Selon la convention de la physique (\vec{\mu} = q\,\vec{r}, orienté de la charge négative vers la charge positive), \vec{\mu} est dirigé de l'oxygène vers le milieu des deux atomes d'hydrogène.

3. Qualificatif : Le moment dipolaire permanent global de la molécule étant non nul, la molécule d'eau est qualifiée de molécule polaire.

\boxed{\text{La molécule d'eau est une molécule \textbf{polaire}} \quad (\vec{\mu} \neq \vec{0})}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires

Notions : liaison hydrogène, température d'ébullition

En expliquant la démarche suivie, déterminer quelle espèce, parmi l'eau ou le dioxyde de carbone, possède la température d'ébullition la plus élevée sous une pression de 1 bar.

Voir l'indice

Comparer la nature des interactions intermoléculaires : présence de liaisons hydrogène pour l'eau, absentes pour le dioxyde de carbone apolaire.

Voir la stratégie

Pour comparer les températures d'ébullition de deux espèces moléculaires sous une même pression :

  1. On relie la température d'ébullition à l'énergie de cohésion de la phase liquide : plus les interactions intermoléculaires sont intenses, plus il faut apporter d'énergie thermique pour séparer les molécules et passer à l'état gazeux, et plus la température d'ébullition est élevée.
  2. On inventorie les interactions intermoléculaires mises en jeu dans chaque espèce (interactions de van der Waals et liaisons hydrogène).
  3. On compare la force respective de ces interactions pour conclure.
Voir la réponse courte

Présence de liaisons hydrogène intermoléculaires dans l'eau conduisant à une cohésion et une température d'ébullition bien plus élevées.

Voir le corrigé complet

La température d'ébullition d'un liquide sous une pression donnée reflète la force des interactions intermoléculaires qui assurent la cohésion de la phase condensée :

  • Pour le dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} : la molécule étant apolaire (géométrie linéaire symétrique), les seules interactions intermoléculaires présentes sont des interactions de van der Waals, plus particulièrement des interactions de dispersion (forces de London). Ces interactions sont relativement faibles.
  • Pour l'eau \mathrm{H_2O} : chaque molécule présente deux liaisons \mathrm{O-H} fortement polarisées (du fait de l'écart important d'électronégativité \Delta\chi = 3{,}4 - 2{,}2 = 1{,}2) et deux doublets non liants sur l'atome d'oxygène. L'eau forme donc un réseau tridimensionnel très dense de liaisons hydrogène intermoléculaires, en sus des forces de van der Waals (Keesom, Debye, London).

L'énergie d'une liaison hydrogène (de l'ordre de 10\text{ à }40\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}) est nettement supérieure à celle des interactions de van der Waals (typiquement quelques \text{kJ}\cdot\text{mol}^{-1}). La cohésion de la phase liquide est donc beaucoup plus forte dans l'eau que dans le dioxyde de carbone.

Par conséquent, il faut fournir beaucoup plus d'énergie thermique pour vaporiser l'eau :

\boxed{\text{L'eau }\mathrm{H_2O}\text{ possède la température d'ébullition la plus élevée.}}

Résultat

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II.2 · Équilibre chimique de gazéification de l'eau

Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de hess, enthalpie standard de réaction

Déterminer l'enthalpie standard de réaction de l'équilibre (1). Préciser si la transformation est exothermique ou endothermique.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Hess en utilisant les enthalpies standard de formation : \Delta_\mathrm{r} H^\circ = \Delta_\mathrm{f} H^\circ(\mathrm{CO_{2(aq)}}) - \Delta_\mathrm{f} H^\circ(\mathrm{CO_{2(g)}}).

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Hess à la réaction de dissolution du dioxyde de carbone à partir des enthalpies standard de formation fournies.
  2. Conclure sur le caractère exothermique ou endothermique de la réaction d'après le signe de l'enthalpie standard de réaction.
Voir la réponse courte

Calcul de l'enthalpie standard de dissolution à l'aide de la loi de Hess et conclusion sur le caractère exothermique.

Voir le corrigé complet

L'équilibre chimique de dissolution du dioxyde de carbone s'écrit :

\mathrm{CO_{2\,(g)}} = \mathrm{CO_{2\,(aq)}} \quad (1)

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de la réaction (1) à 298\text{ K} s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation des constituants selon :

\Delta_\text{r} H^\circ = \Delta_\text{f} H^\circ(\mathrm{CO_{2\,(aq)}}) - \Delta_\text{f} H^\circ(\mathrm{CO_{2\,(g)}})

Application numérique avec les données de l'énoncé :

\begin{aligned} \Delta_\text{r} H^\circ &= -413{,}8 - (-393{,}5) \\ \Delta_\text{r} H^\circ &= -20{,}3\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_\text{r} H^\circ = -20{,}3\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Comme \Delta_\text{r} H^\circ < 0, la réaction de dissolution du dioxyde de carbone gazeux dans l'eau est exothermique.

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de van 't hoff, déplacement d'équilibre

Indiquer l'influence d'une augmentation de température sur l'équilibre (1). Justifier la réponse apportée.

Voir l'indice

Utiliser la relation de Van't Hoff pour relier le signe de \Delta_\mathrm{r} H^\circ à l'évolution de la constante d'équilibre avec la température.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la loi de Van 't Hoff fournie dans les données pour déterminer la variation de la constante d'équilibre K^\circ(T) avec la température.
  2. Conclure sur le sens de déplacement de l'équilibre chimique lors d'une élévation de température.
Voir la réponse courte

Application de la loi de Van 't Hoff : la réaction étant exothermique, une hausse de température déplace l'équilibre dans le sens indirect.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q23, la réaction de dissolution du dioxyde de carbone est exothermique :

\Delta_\text{r} H^\circ = -20{,}3\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} < 0

La relation de Van 't Hoff relie la constante thermodynamique d'équilibre K^\circ à la température :

\frac{\mathrm{d}\ln(K^\circ)}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_\text{r} H^\circ}{R T^2}

Comme \Delta_\text{r} H^\circ < 0 et R T^2 > 0, il vient :

\frac{\mathrm{d}\ln(K^\circ)}{\mathrm{d}T} < 0

La constante d'équilibre K^\circ(T) est donc une fonction strictement décroissante de la température.

Une augmentation de température entraîne par conséquent une diminution de la constante d'équilibre K^\circ(T) : l'équilibre est déplacé dans le sens indirect (sens endothermique), c'est-à-dire dans le sens du dégazage du dioxyde de carbone.

\boxed{\text{Une élévation de température déplace l'équilibre (1) dans le sens indirect (dégazage de }\mathrm{CO}_2\text{).}}

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : constante d'équilibre, solubilité d'un gaz

La réponse à la question précédente est-elle en accord avec les valeurs expérimentales du tableau 1 ? Justifier la réponse apportée.

Voir l'indice

Observer si la solubilité mesurée dans le tableau 1 augmente ou diminue lorsque la température s'élève.

Voir la réponse courte

Confrontation avec la diminution expérimentale de la constante de Henry (ou solubilité) lorsque la température augmente.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente Q24, une augmentation de température déplace l'équilibre de dissolution :

\mathrm{CO_{2(g)} = CO_{2(aq)}}

dans le sens indirect, c'est-à-dire dans le sens du dégazage. Par conséquent, la quantité de \mathrm{CO_2} dissous à l'équilibre diminue, ce qui correspond à une diminution de la solubilité du dioxyde de carbone dans l'eau lorsque la température s'élève.

D'après le tableau 1, sous une pression de 1\text{ bar} :

  • à T = 0\ ^\circ\mathrm{C}, la solubilité vaut s = 3{,}35\text{ g}\cdot\mathrm{L}^{-1} ;
  • à T = 50\ ^\circ\mathrm{C}, la solubilité ne vaut plus que s = 0{,}76\text{ g}\cdot\mathrm{L}^{-1}.

La solubilité du dioxyde de carbone est une fonction strictement décroissante de la température sur la plage étudiée.

\boxed{\text{Les valeurs expérimentales du tableau 1 sont en parfait accord avec la prévision thermodynamique.}}

Résultat

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : quotient de réaction, activité chimique

Déterminer l'expression du quotient de réaction associé à l'équilibre précédent en fonction notamment de la pression partielle en dioxyde de carbone gazeux et de la concentration en dioxyde de carbone dissous.

Voir l'indice

Écrire le quotient de réaction Q_r en utilisant les activités chimiques de chaque espèce (a = [C]/c^\circ pour le soluté et a = p/p^\circ pour le gaz).

Voir la réponse courte

Expression du quotient de réaction Q_r = \frac{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}]/c^\circ}{p_{\mathrm{CO}_2}/P^\circ} selon les définitions des activités.

Voir le corrigé complet

L'équilibre chimique de dissolution s'écrit :

\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} = \mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}

Par définition, le quotient de réaction Q_r associé à cet équilibre est le produit des activités des constituants affectées de leurs nombres stœchiométriques algébriques :

Q_r = \frac{a\left(\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}\right)}{a\left(\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})}\right)}

Dans le cadre des approximations usuelles :

  • pour le dioxyde de carbone dissous, assimilé à un soluté en solution aqueuse idéale et diluée, l'activité s'écrit :

    a\left(\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}\right) = \frac{\left[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}\right]}{c^\circ}

    où c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} est la concentration standard ;

  • pour le dioxyde de carbone gazeux, supposé être un gaz parfait, l'activité s'écrit :

    a\left(\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})}\right) = \frac{p_{\mathrm{CO}_2}}{p^\circ}

    où p_{\mathrm{CO}_2} est la pression partielle en \mathrm{CO}_2 et p^\circ = 1\text{ bar} est la pression standard.

On en déduit l'expression du quotient de réaction :

\boxed{Q_r = \frac{\left[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}\right]}{p_{\mathrm{CO}_2}} \cdot \frac{p^\circ}{c^\circ}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : quotient de réaction, évolution spontanée

Préciser l'influence d'une augmentation isotherme de la pression en dioxyde de carbone gazeux sur le quotient de réaction. Dans quel sens le milieu réactionnel évoluera-t-il pour retourner vers l'équilibre ?

Voir l'indice

Analyser l'effet d'une augmentation de p_{\mathrm{CO}_2} sur la valeur de Q_r par rapport à K^\circ, puis déduire le sens d'évolution spontanée selon le critère d'évolution.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la variation de Q_r à partir de sa dépendance vis-à-vis de p_{\mathrm{CO}_2} déterminée à la question Q26.
  2. Comparer la nouvelle valeur de Q_r à la constante d'équilibre K^\circ(T) pour en déduire le sens d'évolution spontanée selon le critère thermodynamique d'évolution.
Voir la réponse courte

L'augmentation de pression fait décroître Q_r (Q_r < K^\circ), d'où une évolution dans le sens direct (dissolution du gaz).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q26, le quotient de réaction s'écrit :

Q_r = \frac{[\mathrm{CO_{2(aq)}}]}{p_{\mathrm{CO}_2}} \frac{p^\circ}{c^\circ}

La pression partielle p_{\mathrm{CO}_2} apparaissant au dénominateur, une augmentation isotherme de la pression en dioxyde de carbone gazeux, à composition en phase aqueuse inchangée dans l'état hors équilibre considéré, entraîne une diminution du quotient de réaction Q_r.

Si le système était initialement à l'équilibre chimique, on avait Q_r = K^\circ(T). Suite à l'augmentation de pression, on a désormais :

Q_r < K^\circ(T)

D'après le critère d'évolution spontanée, le système évolue spontanément dans le sens direct (sens de gauche à droite) :

\boxed{\text{Le milieu réactionnel évolue dans le sens direct : } \mathrm{CO_{2(g)}} \longrightarrow \mathrm{CO_{2(aq)}}}

Cette évolution consomme du gaz et produit du soluté, ce qui fait croître Q_r jusqu'à ce qu'il atteigne de nouveau la valeur K^\circ(T).

Résultat

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : potentiel chimique, gaz parfait

Donner l'expression du potentiel chimique du dioxyde de carbone gazeux supposé parfait, à la température et pour une pression partielle en .

Voir l'indice

Utiliser l'expression générale du potentiel chimique d'un constituant d'un mélange de gaz parfaits en fonction de sa pression partielle.

Voir la réponse courte

Expression du potentiel chimique d'un constituant gazeux parfait : \mu(T, p) = \mu^\circ(T) + RT\ln(p/p^\circ).

Voir le corrigé complet

Pour un gaz parfait (ou un constituant d'un mélange idéal de gaz parfaits) à la température T et de pression partielle p_{\mathrm{CO}_2}, l'activité chimique s'écrit :

a_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}} = \frac{p_{\mathrm{CO}_2}}{p^\circ}

avec p^\circ = 1\text{ bar} la pression standard de référence.

Le potentiel chimique du dioxyde de carbone gazeux est alors donné par la relation :

\boxed{\mu_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T, p_{\mathrm{CO}_2}) = \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T) + R T \ln\left(\frac{p_{\mathrm{CO}_2}}{p^\circ}\right)}

où :

  • \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T) est le potentiel chimique standard du dioxyde de carbone gazeux à la température T ;
  • R est la constante molaire des gaz parfaits ;
  • p^\circ = 1\text{ bar} est la pression standard.

Résultat

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : potentiel chimique, solution diluée

Donner l'expression du potentiel chimique du dioxyde de carbone dissous, soluté supposé infiniment dilué, , à la température , en fonction de la concentration en quantité de matière en dissous.

Voir l'indice

Utiliser la relation du potentiel chimique d'un soluté en solution supposée infiniment diluée en fonction de sa molarité.

Voir la réponse courte

Expression du potentiel chimique d'un soluté en solution infiniment diluée : \mu(T, C) = \mu^\circ(T) + RT\ln(C/C^\circ).

Voir le corrigé complet

Pour un soluté i au sein d'une solution supposée infiniment diluée (solution idéale), l'activité a_i s'identifie au rapport de sa concentration molaire c_i = [\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] sur la concentration molaire standard c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :

a_{\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}} = \frac{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}]}{c^\circ}.

En négligeant l'influence de la pression sur les phases condensées peu compressibles, le potentiel chimique du dioxyde de carbone dissous à la température T s'exprime sous la forme :

\boxed{\mu_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T, [\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}]) = \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T) + R T \ln\left( \frac{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}]}{c^\circ} \right)}

où :

  • \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T) est le potentiel chimique standard du soluté \mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})} à la température T (dans l'état standard de référence du soluté infiniment dilué sous la pression standard p^\circ = 1\text{ bar}) ;
  • c^\circ = 1{,}0\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} est la concentration molaire standard ;
  • R est la constante des gaz parfaits.

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : égalité des potentiels chimiques, loi de henry

Montrer alors, lorsque l'équilibre (1) est établi à la température et sous une pression totale fixée, qu'il est possible d'écrire :

où est une constante ne dépendant que de la température dont vous donnerez l'expression littérale.

Voir l'indice

Égaler les deux potentiels chimiques à l'équilibre \mu_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}} = \mu_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}} pour expliciter la constante de Henry k(T).

Voir la stratégie
  1. Traduire la condition d'équilibre physico-chimique entre la phase gazeuse et la solution par l'égalité des potentiels chimiques du dioxyde de carbone.
  2. Remplacer les potentiels chimiques par leurs expressions obtenues aux questions Q28 et Q29.
  3. Isoler la concentration [\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] pour identifier la constante k(T).
Voir la réponse courte

Égalité des potentiels chimiques à l'équilibre conduisant à la proportionnalité entre concentration dissoute et pression partielle.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre physico-chimique entre les deux phases à la température T et sous la pression P, le potentiel chimique du dioxyde de carbone est identique dans les deux phases :

\mu_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T, p_{\mathrm{CO}_2}) = \mu_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T, [\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}])

En utilisant les expressions établies aux questions Q28 et Q29 :

\mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T) + R T \ln\left( \frac{p_{\mathrm{CO}_2}}{p^\circ} \right) = \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T) + R T \ln\left( \frac{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}]}{c^\circ} \right)

En regroupant les termes logarithmiques :

\begin{aligned} R T \ln\left( \frac{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] / c^\circ}{p_{\mathrm{CO}_2} / p^\circ} \right) &= \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T) - \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T) \\ \ln\left( \frac{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}]}{p_{\mathrm{CO}_2}} \cdot \frac{p^\circ}{c^\circ} \right) &= \frac{\mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T) - \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T)}{R T} \end{aligned}

En prenant l'exponentielle :

\frac{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}]}{p_{\mathrm{CO}_2}} = \frac{c^\circ}{p^\circ} \exp\left( \frac{\mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T) - \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T)}{R T} \right)

On obtient bien une relation de proportionnalité de la forme :

\boxed{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] = k \, p_{\mathrm{CO}_2}}

avec la constante k, qui ne dépend que de la température T :

\boxed{k(T) = \frac{c^\circ}{p^\circ} \exp\left( \frac{\mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T) - \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T)}{R T} \right) = \frac{c^\circ}{p^\circ} K^\circ(T)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de henry

Calculer la valeur de la concentration en quantité de matière en dioxyde de carbone dissous, à 298 K, en équilibre avec une phase gazeuse dont la pression partielle en est égale à 4,0 bar.

Voir l'indice

Appliquer directement la relation [\mathrm{CO_{2(aq)}}] = k\,p_{\mathrm{CO}_2} avec les valeurs numériques fournies.

Voir la réponse courte

Utilisation directe de la relation établie pour calculer la concentration dissoute sous une pression de 4 bars.

Voir le corrigé complet

D'après la loi établie à la question Q30, à l'équilibre chimique à la température T = 298\text{ K} :

[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] = k \, p_{\mathrm{CO}_2}

où la constante de Henry est donnée par k = 0{,}025\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{bar}^{-1} et la pression partielle en dioxyde de carbone vaut p_{\mathrm{CO}_2} = 4{,}0\text{ bar}.

L'application numérique donne directement :

[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] = 0{,}025 \times 4{,}0 = 0{,}10\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}
\boxed{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] = 0{,}10\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Résultat

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : quantité de matière, concentration molaire

En déduire la masse de contenue dans 1,0 L d'eau.

Voir l'indice

Multiplier la quantité de matière dissoute dans un litre par la masse molaire du dioxyde de carbone.

Voir la réponse courte

Calcul de la masse par la relation m = C \cdot V \cdot M(\mathrm{CO}_2).

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q31, la concentration en dioxyde de carbone dissous vaut [\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] = 0{,}10\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

La quantité de matière de dioxyde de carbone contenue dans un volume V = 1{,}0\text{ L} d'eau s'écrit :

n(\mathrm{CO}_2) = [\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] \, V

La masse correspondante est donc :

m(\mathrm{CO}_2) = n(\mathrm{CO}_2) \, M(\mathrm{CO}_2) = [\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] \, V \, M(\mathrm{CO}_2)

D'après les données du sujet :

M(\mathrm{CO}_2) = M(\mathrm{C}) + 2\,M(\mathrm{O}) = 12 + 2 \times 16 = 44\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

Application numérique :

\begin{aligned} m(\mathrm{CO}_2) &= 0{,}10\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \times 1{,}0\text{ L} \times 44\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \\ &= 4{,}4\text{ g} \end{aligned}
\boxed{m(\mathrm{CO}_2) = 4{,}4\text{ g}}

Résultat

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II.3 · pH de l'eau gazéifiée

Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : équilibre acide-base, calcul de ph

En considérant que la concentration en dioxyde de carbone dissous de l'eau gazéifiée est égale à , déterminer le pH de la solution.

Voir l'indice

Dresser un tableau d'avancement pour l'équilibre acide-base faible en négligeant l'autoprotolyse de l'eau, et exprimer le pH sous la forme \frac{1}{2}(\mathrm{p}K_2^\circ - \log C_0).

Voir la stratégie
  1. Écrire la constante d'équilibre K_2^\circ associée à la réaction de dissociation acide de \mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}.
  2. Formuler les hypothèses classiques (solution suffisamment acide pour négliger l'autoprotolyse de l'eau et acide faiblement dissocié) afin d'exprimer [\mathrm{H_3O}^+] en fonction de K_2^\circ et de la concentration [\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}].
  3. Calculer numériquement le pH et vérifier la validité des hypothèses.
Voir la réponse courte

Hypothèse d'acide faible peu dissocié pour obtenir \mathrm{pH} = \frac{1}{2}(\mathrm{p}K_a - \log C) puis vérification de validité.

Voir le corrigé complet

L'équilibre acido-basique considéré est :

\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H_2O}_{(\ell)} \rightleftharpoons \mathrm{HCO}_{3(\mathrm{aq})}^- + \mathrm{H_3O}^+_{(\mathrm{aq})}

La constante d'équilibre thermodynamique associée s'écrit, en assimilant les activités des solutés à leurs concentrations réduites par c^\circ = 1{,}0\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et en prenant l'eau liquide comme solvant (a_{\mathrm{H_2O}} = 1) :

K_2^\circ = \frac{[\mathrm{HCO}_{3(\mathrm{aq})}^-]\,[\mathrm{H_3O}^+]}{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}]\,c^\circ} = 10^{-6{,}4}

Dans l'eau pure, en négligeant l'autoprotolyse de l'eau devant la réaction de dissociation du dioxyde de carbone (ce qui sera vérifié si \mathrm{pH} \leqslant 6{,}5), la conservation de la charge électrique impose :

[\mathrm{HCO}_{3(\mathrm{aq})}^-] \approx [\mathrm{H_3O}^+]

D'autre part, la constante d'acidité étant très faible (K_2^\circ \ll 1), le dioxyde de carbone dissous est un acide très peu dissocié, d'où :

[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] \approx c_0 = 0{,}10\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

En reportant ces relations dans l'expression de la constante d'équilibre, il vient :

\begin{aligned} K_2^\circ &= \frac{[\mathrm{H_3O}^+]^2}{c_0\,c^\circ} \\ [\mathrm{H_3O}^+] &= \sqrt{K_2^\circ\,c_0\,c^\circ} \end{aligned}

On en déduit l'expression littérale du \mathrm{pH} :

\begin{aligned} \mathrm{pH} &= -\log\left(\frac{[\mathrm{H_3O}^+]}{c^\circ}\right) = \frac{1}{2}\left(\mathrm{p}K_2 - \log\left(\frac{c_0}{c^\circ}\right)\right) \end{aligned}

où \mathrm{p}K_2 = -\log K_2^\circ = 6{,}4 et \log(c_0/c^\circ) = \log(10^{-1}) = -1{,}0.

Application numérique :

\mathrm{pH} = \frac{6{,}4 - (-1{,}0)}{2} = \frac{7{,}4}{2} = 3{,}7
\boxed{\mathrm{pH} = 3{,}7}

Vérification des hypothèses :

  • [\mathrm{H_3O}^+] = 10^{-3{,}7}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \approx 2{,}0 \times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, soit un taux de dissociation \alpha = \frac{[\mathrm{H_3O}^+]}{c_0} = \frac{2{,}0\cdot 10^{-4}}{0{,}10} \approx 0{,}2\,\% \ll 5\,\% : le CO_2 dissous est effectivement très peu dissocié.
  • \mathrm{pH} = 3{,}7 \leqslant 6{,}5 : [\mathrm{HO}^-] = 10^{-10{,}3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \ll [\mathrm{H_3O}^+], l'autoprotolyse de l'eau est tout à fait négligeable.

Résultat

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II.4 · Thé glacé pétillant

Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Changements d'état du corps pur

Notions : bilan enthalpique, chaleur latente

En d'étaillant la démarche suivie, déterminer la masse de glaçons à ajouter pour obtenir une température finale de 10 °C. Commenter.

Voir l'indice

Écrire le bilan enthalpique global adiabatique du système {thé + glaçons} : réchauffement de la glace de -15\,^\circ\mathrm{C} à 0\,^\circ\mathrm{C}, fusion de la glace, puis réchauffement de l'eau formée jusqu'à 10\,^\circ\mathrm{C}.

Voir la stratégie
  1. Définir le système thermodynamique fermé {thé liquide + glaçons}, modéliser les échanges avec l'extérieur (thermos calorifugé, pression atmosphérique constante).
  2. Exprimer la variation d'enthalpie globale \Delta H comme la somme de la variation d'enthalpie du thé et de celle des glaçons (échauffement du solide, fusion complète à 0\ ^\circ\mathrm{C}, puis échauffement du liquide obtenu).
  3. Appliquer le premier principe de la thermodynamique (\Delta H = 0) pour isoler la masse totale de glaçons m_{\mathrm{g}}, puis en déduire le nombre de glaçons nécessaires et commenter le résultat.
Voir la réponse courte

Bilan enthalpique adiabatique prenant en compte la fusion des glaçons et l'échauffement de l'eau liquide jusqu'à l'état final.

Voir le corrigé complet

On choisit pour système thermodynamique fermé l'ensemble :

\{\text{thé pétillant} + \text{glaçons}\}

L'opération se déroulant dans un thermos, les échanges thermiques avec l'extérieur sont négligés (Q = 0). De plus, la transformation s'effectue à l'air libre sous la pression atmosphérique constante P_0, sans travail utile autre que celui des forces de pression (W' = 0).

D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué à une transformation monobare adiabatique, la variation d'enthalpie du système est nulle :

\Delta H = Q = 0 \iff \Delta H_{\text{thé}} + \Delta H_{\text{glace}} = 0

La masse de thé est donnée par :

m_{\text{thé}} = \rho \, V = 1{,}0\text{ kg}\cdot\text{L}^{-1} \times 1{,}00\text{ L} = 1{,}0\text{ kg}

Le thé liquide se refroidit de sa température initiale T_{\text{i}} = 20\ ^\circ\mathrm{C} à la température finale T_{\text{f}} = 10\ ^\circ\mathrm{C} :

\Delta H_{\text{thé}} = m_{\text{thé}} \, c_{\text{liq}} \, (T_{\text{f}} - T_{\text{i}})

La température finale étant de 10\ ^\circ\mathrm{C} > 0\ ^\circ\mathrm{C}, la totalité des glaçons introduits fond. La transformation subie par une masse m_{\mathrm{g}} de glace comporte trois étapes successives :

  • réchauffement de la glace de T_{\mathrm{g}} = -15\ ^\circ\mathrm{C} à sa température de fusion T_{\text{fus}} = 0\ ^\circ\mathrm{C} :

    \Delta H_1 = m_{\mathrm{g}} \, c_{\mathrm{g}} \, (T_{\text{fus}} - T_{\mathrm{g}})
  • changement d'état (fusion complète) à T_{\text{fus}} = 0\ ^\circ\mathrm{C} :

    \Delta H_2 = m_{\mathrm{g}} \, L_{\text{fus}}
  • réchauffement de l'eau liquide issue de la fonte des glaçons de T_{\text{fus}} = 0\ ^\circ\mathrm{C} à T_{\text{f}} = 10\ ^\circ\mathrm{C} :

    \Delta H_3 = m_{\mathrm{g}} \, c_{\text{liq}} \, (T_{\text{f}} - T_{\text{fus}})

Ainsi, la variation d'enthalpie associée à la glace s'écrit :

\Delta H_{\text{glace}} = m_{\mathrm{g}} \left[ c_{\mathrm{g}} (T_{\text{fus}} - T_{\mathrm{g}}) + L_{\text{fus}} + c_{\text{liq}} (T_{\text{f}} - T_{\text{fus}}) \right]

En appliquant le bilan global \Delta H = 0, on obtient :

m_{\mathrm{g}} = \frac{m_{\text{thé}} \, c_{\text{liq}} \, (T_{\text{i}} - T_{\text{f}})}{c_{\mathrm{g}} (T_{\text{fus}} - T_{\mathrm{g}}) + L_{\text{fus}} + c_{\text{liq}} (T_{\text{f}} - T_{\text{fus}})}

Application numérique :

  • m_{\text{thé}} \, c_{\text{liq}} \, (T_{\text{i}} - T_{\text{f}}) = 1{,}0 \times 4{,}0 \times (20 - 10) = 40\text{ kJ} ;
  • c_{\mathrm{g}} (T_{\text{fus}} - T_{\mathrm{g}}) = 2{,}0 \times (0 - (-15)) = 30\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • L_{\text{fus}} = 3{,}3 \times 10^2\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} = 330\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • c_{\text{liq}} (T_{\text{f}} - T_{\text{fus}}) = 4{,}0 \times (10 - 0) = 40\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • dénominateur : 30 + 330 + 40 = 400\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.

On en déduit :

m_{\mathrm{g}} = \frac{40}{400} = 0{,}10\text{ kg} = 100\text{ g}
\boxed{m_{\mathrm{g}} = 100\text{ g}}

Sachant qu'un glaçon a une masse unitaire d'environ m \approx 10\text{ g}, le nombre de glaçons nécessaires est :

N = \frac{m_{\mathrm{g}}}{m} = \frac{100}{10} = \mathbf{10\text{ glaçons}}

Résultat

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Partie III : Réfrigérateur à compresseur

Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : cycle frigorifique, convention thermodynamique

Donner et justifier les signes des quantités algébriques suivantes : , et .

Voir l'indice

Rappeler la convention récepteur pour un fluide frigorifique : travail reçu du compresseur, chaleur extraite de l'enceinte froide et chaleur cédée à la pièce.

Voir la stratégie
  1. Identifier la finalité du réfrigérateur (machine réceptrice de travail transférant de la chaleur de la source froide vers la source chaude).
  2. Appliquer la convention thermodynamique récepteur (les grandeurs reçues par le fluide sont positives).
  3. Utiliser le premier principe de la thermodynamique sur un cycle complet pour relier ces grandeurs.
Voir la réponse courte

Réfrigérateur récepteur de travail (W > 0), prélevant de la chaleur à la source froide (Q_f > 0) et en cédant à la source chaude (Q_c < 0).

Voir le corrigé complet

Les grandeurs Q_f, Q_c et W sont définies en convention récepteur, c'est-à-dire comptées algébriquement pour le fluide frigorigène :

  • Signe de Q_f : Le réfrigérateur a pour fonction de refroidir ou de maintenir à basse température la source froide en lui soutirant de l'énergie thermique. Le fluide reçoit donc ce transfert thermique de la part de la source froide :

    Q_f > 0
  • Signe de W : D'après le second principe de la thermodynamique (énoncé de Clausius), un transfert thermique d'un corps froid vers un corps chaud ne peut s'effectuer de manière spontanée ; il nécessite un apport d'énergie mécanique de l'extérieur. C'est le compresseur qui fournit ce travail mécanique au fluide, donc :

    W > 0
  • Signe de Q_c : L'énergie interne étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle fermé est nulle d'après le premier principe :

    \Delta U_{\text{cycle}} = W + Q_f + Q_c = 0 \implies Q_c = -(W + Q_f)

    Comme W > 0 et Q_f > 0, on en déduit nécessairement :

    Q_c < 0

    Le fluide restitue de l'énergie thermique à la source chaude (l'air ambiant).

En résumé :

\boxed{Q_f > 0, \quad W > 0 \quad \text{et} \quad Q_c < 0}

Résultat

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Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : machine frigorifique, source thermique

Sachant que le réfrigérateur est installé dans la cuisine, indiquer où se situe la source froide et où se situe la source chaude.

Voir l'indice

Associer la source froide aux aliments à refroidir dans la cuve et la source chaude à l'air de la cuisine évacuant les calories.

Voir la réponse courte

La source froide est l'intérieur de l'enceinte réfrigérée et la source chaude est l'air ambiant de la pièce.

Voir le corrigé complet

Dans le fonctionnement d'un réfrigérateur ménager :

  • la source froide se situe à l'intérieur de l'enceinte du réfrigérateur (l'air intérieur et les aliments dont on extrait de l'énergie thermique pour maintenir une température basse) ;
  • la source chaude est l'air ambiant de la cuisine (l'extérieur du réfrigérateur dans lequel le fluide frigorigène rejette de l'énergie thermique par l'intermédiaire du condenseur).
\boxed{\text{Source froide : l'intérieur de l'enceinte} \quad ; \quad \text{Source chaude : l'air ambiant de la pièce (la cuisine)}}

Résultat

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : sen du transfert thermique, condenseur

Sans utiliser le diagramme enthalpique de la figure 7, indiquer si, lorsque le fluide traverse le condenseur, sa température est supérieure, inférieure ou égale à celle de l'air ambiant.

Voir l'indice

Utiliser le fait qu'un transfert thermique spontané va du corps le plus chaud vers le corps le plus froid.

Voir la stratégie
  1. Identifier le sens du transfert thermique s'effectuant au niveau du condenseur entre le fluide frigorigène et l'air ambiant (source chaude).
  2. Appliquer le second principe de la thermodynamique (ou la condition de transfert thermique spontané) pour relier le sens de ce transfert aux températures respectives.
Voir la réponse courte

Le fluide devant céder de la chaleur à l'air de la pièce, sa température doit être supérieure à celle de l'air ambiant.

Voir le corrigé complet

Lors de la traversée du condenseur, le fluide frigorigène cède de l'énergie thermique à l'air ambiant de la cuisine (source chaude) : le transfert thermique algébrique reçu par le fluide est négatif (Q_c < 0).

D'après le second principe de la thermodynamique (énoncé de Clausius), un transfert thermique s'effectue spontanément du corps le plus chaud vers le corps le plus froid. Pour que le fluide puisse évacuer de la chaleur vers l'air ambiant, la température du fluide doit nécessairement être supérieure à celle de l'air ambiant :

\boxed{T_{\text{fluide}} > T_{\text{air ambiant}}}

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Exploitation de document

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Changements d'état du corps pur

Notions : diagramme enthalpique, titre en vapeur

En utilisant le diagramme enthalpique ci-dessus, répondre aux questions suivantes. a) Donner les valeurs des pressions au sein de l'évaporateur et au sein du condenseur. b) Déterminer le titre massique en vapeur au point 4. c) Donner la valeur de la température en sortie du compresseur.

Voir l'indice

Relever sur le diagramme (P,h) les paliers de changement d'état liquide-vapeur pour les pressions, l'isotherme au point 2 et le réseau d'isotitres pour le point 4.

Voir la stratégie

Le diagramme fourni est un diagramme enthalpique de Mollier (\ln P, h) :

  1. Les transformations isobares se lisent selon des segments horizontaux, avec une échelle logarithmique sur l'axe des ordonnées.
  2. À l'intérieur de la cloche de saturation (domaine diphasique liquide-vapeur), le réseau de courbes en tirets fins correspond aux courbes d'égal titre massique en vapeur x.
  3. Dans le domaine de la vapeur surchauffée (à droite de la courbe de rosée), les isothermes s'infléchissent vers le bas ; on identifie l'isotherme passant par le point d'intérêt.
Voir la réponse courte

Lecture sur le diagramme (P, h) des pressions des paliers, de la température de sortie compresseur et du titre massique.

Voir le corrigé complet

a) Pressions au sein de l'évaporateur et du condenseur

  • L'échange thermique dans l'évaporateur correspond au palier isobare inférieur 4 \to 1. Sur l'axe des ordonnées en échelle logarithmique, ce palier se situe entre les graduations 0{,}80\text{ bar} et 0{,}90\text{ bar} :

    \boxed{P_e \approx 0{,}85\text{ bar}} \quad (\text{valeur comprise entre } 0{,}80 \text{ et } 0{,}90\text{ bar})
  • L'échange thermique dans le condenseur correspond au palier isobare supérieur 2 \to 3. Ce segment horizontal est situé au niveau de la graduation :

    \boxed{P_c \approx 9{,}0\text{ bar}} \quad (\text{valeur comprise entre } 9{,}0 \text{ et } 9{,}5\text{ bar})

b) Titre massique en vapeur au point 4

Le détendeur réalise une détente isenthalpique 3 \to 4, représentée par un segment vertical descendant reliant le liquide sous-refroidi / saturé à haute pression au mélange diphasique à basse pression P_e.

Au point 4, situé sous la cloche de saturation :

  • L'abscisse est h_4 = h_3 \approx 235\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
  • En observant le réseau de courbes de titre en vapeur constant (courbes d'iso-titre en tirets orientées vers le haut), le point 4 se situe à mi-chemin entre la courbe x = 0{,}30 et la courbe x = 0{,}40 :
\boxed{x_v \approx 0{,}35\text{ à } 0{,}36}

c) Température T_2 en sortie du compresseur

Le point 2 correspond à la sortie de la compression adiabatique réversible (1 \to 2, le long d'une isentropique en traits mixtes) à la pression P_c. Dans le domaine de la vapeur surchauffée, on suit le réseau des isothermes (courbes fléchissant vers le bas avec la température indiquée en ^{\circ}\text{C}). Le point 2 est situé directement sur la ligne isotherme T = 60\,^\circ\text{C} :

\boxed{T_2 = 60\,^\circ\text{C}} \quad (\text{soit } T_2 \approx 333\text{ K})

Résultat

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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : premier principe industriel, écoulement stationnaire

Donner l'expression générale du premier principe lorsqu'il est appliqué à un fluide en écoulement stationnaire unidimensionnel en nommant les grandeurs introduites.

Voir l'indice

Énoncer le premier principe sous forme massique pour une ligne de courant entre l'entrée et la sortie : \Delta(h + e_c + e_p) = w_u + q.

Voir la réponse courte

Énoncé du premier principe pour un fluide en écoulement stationnaire \Delta(h + e_c + e_p) = w_u + q.

Voir le corrigé complet

Pour un fluide en écoulement stationnaire et unidimensionnel à travers un système ouvert délimité par une section d'entrée notée e et une section de sortie notée s, le premier principe de la thermodynamique par unité de masse de fluide traversant le système s'écrit :

\boxed{\Delta\left(h + \frac{1}{2}v^2 + gz\right) = \left(h_s - h_e\right) + \frac{1}{2}\left(v_s^2 - v_e^2\right) + g\left(z_s - z_e\right) = w_u + q}

Les grandeurs intervenant dans ce bilan sont :

  • h_e et h_s : enthalpies massiques du fluide respectivement en entrée et en sortie (\text{J}\cdot\text{kg}^{-1}) ;
  • v_e et v_s : vitesses d'écoulement macroscopiques moyennes du fluide en entrée et en sortie (\text{m}\cdot\text{s}^{-1}) ;
  • z_e et z_s : altitudes de l'entrée et de la sortie repérées sur un axe vertical ascendant (\text{m}) ;
  • g : accélération de la pesanteur (\text{m}\cdot\text{s}^{-2}) ;
  • w_u (souvent noté w ou w_i) : travail utile (ou indiqué) massique échangé par le fluide avec les parties mobiles des machines (compresseur, turbine) (\text{J}\cdot\text{kg}^{-1}) ;
  • q : transfert thermique massique reçu par le fluide à travers les parois du dispositif (\text{J}\cdot\text{kg}^{-1}).

Ce bilan s'exprime également en termes de puissances en introduisant le débit massique D_m (\text{kg}\cdot\text{s}^{-1}) :

D_m\,\Delta\left(h + \frac{1}{2}v^2 + gz\right) = \mathcal{P}_u + \mathcal{P}_{\text{th}}

où \mathcal{P}_u = D_m\,w_u est la puissance utile mécanique reçue et \mathcal{P}_{\text{th}} = D_m\,q le flux thermique reçu.

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : bilan enthalpique, travail indiqué

Déterminer les transferts thermiques massiques reçus par le fluide de la part de la source froide et de la source chaude , ainsi que le travail indiqué (ou utile) massique reçu au cours du cycle.

Voir l'indice

Calculer les variations d'enthalpie massique pour chaque organe : q_F = h_1 - h_4, q_C = h_3 - h_2 et w = h_2 - h_1.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe industriel sous forme massique (\Delta h = w_u + q) à chaque organe en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle.
  2. Identifier les grandeurs w, q_F et q_C en fonction des enthalpies massiques des différents points du cycle.
  3. Lire les valeurs de h_1, h_2, h_3 et h_4 sur le diagramme enthalpique de la figure 7 et calculer les grandeurs demandées en vérifiant la cohérence des signes et du bilan global.
Voir la réponse courte

Détermination des transferts massiques par les variations d'enthalpie entre chaque point du cycle relevées sur le diagramme.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression du premier principe pour un écoulement stationnaire unidimensionnel (question Q39), en négligeant les variations d'énergie cinétique et potentielle macroscopiques, le bilan enthalpique massique entre l'entrée et la sortie d'un organe s'écrit :

\Delta h = w_u + q

Appliquons cette relation aux différentes étapes du cycle frigorifique :

  • Compresseur (1 \to 2) : la compression est adiabatique (q_{12} = 0), le travail indiqué massique reçu sur le cycle s'effectue uniquement dans le compresseur :

    w = w_u = h_2 - h_1
  • Condenseur (2 \to 3) : l'échangeur ne comporte aucune pièce mobile (w_{u,23} = 0), le transfert thermique massique reçu de la part de la source chaude s'écrit :

    q_C = h_3 - h_2
  • Détendeur (3 \to 4) : la détente est adiabatique et sans travail utile, elle est donc isenthalpique :

    h_4 = h_3
  • Évaporateur (4 \to 1) : sans parties mobiles (w_{u,41} = 0), le transfert thermique massique reçu de la part de la source froide est :

    q_F = h_1 - h_4 = h_1 - h_3

Par lecture sur le diagramme enthalpique (P, h) de la figure 7, on relève les enthalpies massiques suivantes :

\begin{aligned} h_1 &\approx 390\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \\ h_2 &\approx 440\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \\ h_3 = h_4 &\approx 240\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}

On en déduit les grandeurs énergétiques massiques :

\begin{aligned} q_F &= h_1 - h_4 \approx 390 - 240 = 150\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \\ q_C &= h_3 - h_2 \approx 240 - 440 = -200\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \\ w &= h_2 - h_1 \approx 440 - 390 = 50\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}
\boxed{q_F \approx 150\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, \quad q_C \approx -200\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, \quad w \approx 50\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}}

Résultat

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Systèmes ouverts en écoulement

Notions : efficacité frigorifique

Montrer que l'efficacité de ce réfrigérateur est proche de 3,0.

Voir l'indice

Définir l'efficacité par le rapport du transfert utile reçu au transfert coûteux : e_1 = q_F / w.

Voir la stratégie
  1. Définir l'efficacité e_1 (ou coefficient de performance frigorifique \mathrm{COP}) comme le rapport entre le transfert thermique utile prélevé à la source froide et le travail utile fourni par le compresseur.
  2. Réaliser l'application numérique avec les valeurs obtenues à la question précédente.
Voir la réponse courte

Calcul de l'efficacité e_1 = q_F/w à partir des grandeurs massiques précédentes et vérification de la valeur proche de 3.

Voir le corrigé complet

L'efficacité thermodynamique (ou coefficient de performance) d'une machine frigorifique est définie par le rapport entre l'effet utile recherché (refroidir l'enceinte en prélevant le transfert thermique q_F à la source froide) et la dépense énergétique nécessaire (le travail mécanique w fourni par le compresseur au fluide) :

e_1 = \frac{q_F}{w}

D'après les résultats obtenus à la question Q40 :

  • q_F \approx 150 \text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
  • w \approx 50 \text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}

On obtient ainsi :

e_1 = \frac{150}{50} = 3{,}0
\boxed{e_1 \approx 3{,}0}

Résultat

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : efficacité de carnot, second principe

En appliquant les deux principes de la thermodynamique à un cycle réversible, montrer que l'expression de l'efficacité de Carnot pour une machine frigorifique fonctionnant entre une source chaude et une source froide , est donnée par :

Voir l'indice

Associer le premier principe w + q_F + q_C = 0 et l'égalité de Clausius q_F/T_f + q_C/T_c = 0 pour exprimer e_\mathrm{Carnot} = q_F/w.

Voir la stratégie

Pour établir le rendement ou l'efficacité maximale théorique (théorème de Carnot) :

  1. On applique le premier principe de la thermodynamique au fluide sur un cycle complet pour relier le travail W aux transferts thermiques Q_f et Q_c.
  2. On applique le second principe au fluide sur un cycle réversible pour obtenir l'égalité de Clausius reliant Q_f, Q_c, T_f et T_c.
  3. On injecte cette relation dans la définition de l'efficacité frigorifique e = \frac{Q_f}{W}.
Voir la réponse courte

Écriture des deux principes pour un cycle ditherme réversible pour établir le théorème de Carnot d'une machine frigorifique.

Voir le corrigé complet

On considère le système fermé constitué par le fluide frigorigène décrivant un cycle de transformations entre deux thermostats aux températures constantes T_f et T_c.

1. Premier principe de la thermodynamique sur un cycle : L'énergie interne U étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle est nulle :

\Delta U = W + Q_f + Q_c = 0

On en déduit le travail reçu par le fluide :

W = - (Q_f + Q_c)

2. Second principe de la thermodynamique sur un cycle réversible : L'entropie S étant également une fonction d'état, on a \Delta S = 0. Le cycle étant supposé réversible, l'entropie créée est nulle (S_{\text{créée}} = 0) :

\Delta S = S_{\text{éch}} + S_{\text{créée}} = \frac{Q_f}{T_f} + \frac{Q_c}{T_c} + 0 = 0

D'où l'égalité de Clausius :

\frac{Q_c}{T_c} = -\frac{Q_f}{T_f} \iff Q_c = -Q_f \frac{T_c}{T_f}

3. Expression du travail reçu : En réinjectant l'expression de Q_c dans le premier principe :

W = -\left( Q_f - Q_f \frac{T_c}{T_f} \right) = Q_f \left( \frac{T_c - T_f}{T_f} \right)

4. Efficacité de Carnot : Pour une machine frigorifique, la grandeur utile est le transfert thermique extrait de la source froide Q_f, et la grandeur coûteuse est le travail électrique reçu W. L'efficacité s'écrit :

e_{\text{Carnot}} = \frac{Q_f}{W} = \frac{Q_f}{Q_f \left( \dfrac{T_c - T_f}{T_f} \right)}

Soit finalement :

\boxed{e_{\text{Carnot}} = \frac{T_f}{T_c - T_f}}

Résultat

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : efficacité de carnot, irréversibilité

Donner une valeur numérique approchée de l'efficacité de Carnot du réfrigérateur dans le cas d'une source froide à la température et d'une source chaude à la température . Comparer à la valeur trouvée pour le cycle précédent. Le résultat de cette comparaison était-il prévisible ? Justifier la réponse apportée.

Voir l'indice

Convertir impérativement les températures en kelvins avant d'évaluer le rapport T_f/(T_c - T_f) et commenter l'écart avec le cycle réel.

Voir la stratégie
  1. Convertir les températures des sources en kelvins, puis calculer l'efficacité de Carnot à l'aide de l'expression établie en Q42.
  2. Comparer numériquement cette valeur à celle du cycle réel e_1 \approx 3{,}0 obtenue en Q41.
  3. Justifier la comparaison en invoquant le théorème de Carnot (second principe) et en identifiant les sources d'irréversibilité du cycle réel.
Voir la réponse courte

Application numérique en kelvins et constatation que e_1 < e_{\text{Carnot}}, ce qui traduit les irréversibilités du cycle réel.

Voir le corrigé complet

1. Calcul de l'efficacité de Carnot

Les températures absolues des sources chaude et froide s'expriment en kelvins :

\begin{aligned} T_f &= 3{,}0 + 273{,}15 = 276{,}15\text{ K} \approx 276\text{ K} \\ T_c &= 23 + 273{,}15 = 296{,}15\text{ K} \approx 296\text{ K} \end{aligned}

La différence de température vaut :

T_c - T_f = 23 - 3{,}0 = 20\text{ K}

D'après l'expression établie à la question Q42 :

e_{\text{Carnot}} = \frac{T_f}{T_c - T_f} = \frac{276}{20} = 13{,}8
\boxed{e_{\text{Carnot}} \approx 14}

2. Comparaison avec le cycle réel

À la question Q41, l'efficacité trouvée pour le cycle du fluide R134a était e_1 \approx 3{,}0. On constate donc que :

e_1 \ll e_{\text{Carnot}}

L'efficacité réelle est environ 4,6 fois plus faible que l'efficacité théorique maximale de Carnot.

3. Prévisibilité du résultat et justification

Ce résultat était parfaitement prévisible :

  • D'après le théorème de Carnot, issu du deuxième principe de la thermodynamique, aucune machine thermique ditherme ne peut avoir une efficacité supérieure à celle d'une machine ditherme réversible fonctionnant entre les mêmes températures de sources :

    e \le e_{\text{Carnot}}

    L'égalité n'est atteinte que si toutes les transformations du cycle sont strictement réversibles.

  • Le cycle réel présente plusieurs sources majeures d'irréversibilité :

    • une détente isenthalpique par laminage dans le détendeur (3 \to 4), intrinsèquement irréversible (détente sans travail) ;
    • des transferts thermiques avec écarts de température finis entre le fluide frigorigène et les sources extérieures au niveau de l'évaporateur (le fluide y est vers -20\text{ }^\circ\text{C} alors que T_f = 3\text{ }^\circ\text{C}) et du condenseur (le fluide y est vers 35\text{--}40\text{ }^\circ\text{C} alors que T_c = 23\text{ }^\circ\text{C}).

Ces irréversibilités s'accompagnent d'une création d'entropie (S_c > 0), ce qui dégrade inévitablement l'efficacité de la machine (e_1 < e_{\text{Carnot}}).

Résultat

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Question 44

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : changement d'état, condensation solide

Nommer le changement d'état relatif à cette formation du givre.

Voir l'indice

Nommer la transition directe d'une phase gazeuse vers une phase solide.

Voir la réponse courte

Passage direct de la vapeur d'eau au solide : condensation solide (ou sublimation inverse / givrage).

Voir le corrigé complet

La formation du givre correspond au passage direct de l'eau de l'état gazeux (vapeur d'eau présente dans l'air de l'enceinte) à l'état solide (fines couches de glace) sans passer par l'état liquide :

\mathrm{H_2O_{(g)}} \longrightarrow \mathrm{H_2O_{(s)}}

Ce changement d'état est la condensation solide (également appelée déposition ou désublimation).

\boxed{\text{Condensation solide (ou déposition)}}

Résultat

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Question 45

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : second principe, entropie créée

Montrer que l'on obtient pour un cycle réel la relation suivante :

où est une constante à préciser en fonction de , et de .

Voir l'indice

Partir du bilan entropique d'un cycle réel q_F/T_f + q_C/T_c + S_c = 0 et isoler le rapport Q_c/Q_f.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le second principe de la thermodynamique au fluide frigorigène sur un cycle complet.
  2. Exprimer l'entropie échangée en fonction des transferts thermiques Q_f et Q_c et des températures des sources T_f et T_c.
  3. Isoler le rapport \dfrac{Q_c}{Q_f} pour l'identifier à la forme donnée par l'énoncé et en déduire l'expression de \alpha.
Voir la réponse courte

Application du second principe \Delta S_{\text{cycle}} = \frac{Q_f}{T_f} + \frac{Q_c}{T_c} + S_c = 0 pour isoler le rapport Q_c/Q_f.

Voir le corrigé complet

Considérons le fluide frigorigène comme système fermé décrivant un cycle au contact de deux sources thermiques (la source froide à T_f et la source chaude à T_c).

L'entropie étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle est nulle :

\Delta S = 0

D'après le second principe de la thermodynamique, ce bilan s'écrit :

\Delta S = S_{\text{éch}} + S_c = 0

où S_{\text{éch}} est l'entropie échangée avec les deux sources et S_c \ge 0 est l'entropie créée au cours du cycle.

Dans le modèle des transferts avec deux thermostats à températures T_f et T_c :

S_{\text{éch}} = \frac{Q_f}{T_f} + \frac{Q_c}{T_c}

Le second principe conduit donc à l'égalité :

\frac{Q_f}{T_f} + \frac{Q_c}{T_c} + S_c = 0

On en déduit :

\begin{aligned} \frac{Q_c}{T_c} &= -\frac{Q_f}{T_f} - S_c \\ \frac{Q_c}{Q_f} &= -\frac{T_c}{T_f} - \frac{T_c S_c}{Q_f} = -\left(1 + \frac{T_f S_c}{Q_f}\right)\frac{T_c}{T_f} \end{aligned}

On retrouve bien la forme demandée :

\frac{Q_c}{Q_f} = -\alpha \frac{T_c}{T_f}

avec :

\boxed{\alpha = 1 + \frac{T_f S_c}{Q_f}}

Résultat

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Question 46

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : travail de compression, consommation électrique

En déduire la surconsommation électrique du réfrigérateur due à la présence de givre. On pourra donner le résultat en pourcentage.

Voir l'indice

Exprimer le travail par W = Q_f / e pour un même besoin de froid Q_f et calculer la variation relative (W_2 - W_1)/W_1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le travail électrique W consommé par le réfrigérateur en fonction du transfert thermique Q_f extrait à la source froide et de l'efficacité e.
  2. Comparer les travaux reçus W_1 (sans givre) et W_2 (avec givre) pour assurer le même refroidissement (Q_f constant).
  3. Calculer la variation relative de consommation électrique \dfrac{\Delta W}{W_1}.
Voir la réponse courte

Expression du travail W = -Q_f(1 + Q_c/Q_f) et calcul de l'augmentation relative de travail consommé liée au givre.

Voir le corrigé complet

L'efficacité thermodynamique d'une machine frigorifique est définie par :

e = \frac{Q_f}{W} \iff W = \frac{Q_f}{e}

Pour maintenir les aliments à la température souhaitée, le réfrigérateur doit extraire une quantité d'énergie thermique Q_f donnée de la source froide.

  • En l'absence de givre, d'après la question Q41, l'efficacité vaut e_1 = 3{,}0, soit un travail consommé :

    W_1 = \frac{Q_f}{e_1}
  • En présence de givre, l'énoncé indique que l'efficacité chute à e_2 = 1{,}50, soit un travail consommé :

    W_2 = \frac{Q_f}{e_2}

Le travail nécessaire est donc relié au travail initial par :

\frac{W_2}{W_1} = \frac{e_1}{e_2} = \frac{3{,}0}{1{,}50} = 2{,}0

La surconsommation électrique relative due à la présence de givre s'exprime par :

\frac{\Delta W}{W_1} = \frac{W_2 - W_1}{W_1} = \frac{e_1}{e_2} - 1

L'application numérique donne :

\frac{\Delta W}{W_1} = 2{,}0 - 1 = 1{,}0 = 100\,\%
\boxed{\frac{\Delta W}{W_1} = 100\,\%}

Résultat

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Partie IV : Bouteille de vin

Question 47

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : loi de fourier, vecteur densité de flux

Énoncer la loi de Fourier dans un cas unidimensionnel en coordonnées cartésiennes et préciser, sur le schéma de la figure 9 à reproduire sur votre copie, le sens réel du vecteur densité de flux thermique.

Voir l'indice

Écrire la relation vectorielle entre densité de flux et gradient thermique, et orienter le flux du milieu chaud vers le milieu froid.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la loi phénoménologique de Fourier reliant le vecteur densité de flux thermique au gradient de température pour une dépendance spatiale selon la seule coordonnée cartésienne x.
  2. Comparer les températures de part et d'autre de la paroi de verre (T_i = 8{,}0\,^\circ\text{C} et T_A = 22\,^\circ\text{C}) pour déterminer le sens spontané du transfert thermique (des zones chaudes vers les zones froides).
  3. Reproduire le schéma de la figure 9 en y faisant figurer le vecteur \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} orienté selon son sens réel.
Voir la réponse courte

Énoncé de la loi de Fourier \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} = -\lambda \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}\vec{u}_x et orientation du chaud vers le froid.

Voir le corrigé complet

Dans un problème unidimensionnel le long de l'axe (Ox), la loi de Fourier s'écrit :

\boxed{\vec{\jmath}_{\mathrm{th}}(x, t) = -\lambda \frac{\partial T}{\partial x}(x, t)\,\vec{u}_x}

où :

  • \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} est le vecteur densité de flux thermique (en \text{W}\cdot\text{m}^{-2}) ;
  • \lambda est la conductivité thermique du milieu (en \text{W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, ici le verre) ;
  • \frac{\partial T}{\partial x} est le gradient de température selon la direction x (en \text{K}\cdot\text{m}^{-1}).

D'après les données de l'énoncé, la température initiale du vin est T_i = 8{,}0\,^\circ\text{C} et celle de l'air ambiant est T_A = 22\,^\circ\text{C}. En l'absence de convection superficielle, la température de surface extérieure est T_S = T_A = 22\,^\circ\text{C}.

On a donc T_S > T_i. Le transfert thermique s'effectuant spontanément du milieu le plus chaud vers le milieu le plus froid :

\boxed{\text{Le vecteur densité de flux thermique } \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} \text{ est orienté de l'extérieur vers l'intérieur (vers les } x \text{ décroissants, sens de } -\vec{u}_x\text{).}}

Résultat

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Question 48

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : analogie thermoélectrique, résistance thermique

En vous basant sur une analogie électrique, donner les correspondances entre les trois grandeurs thermiques suivantes température , résistance thermique , flux thermique et les grandeurs électriques analogues.

Voir l'indice

Établir le parallèle entre différence de potentiel et différence de température, courant électrique et flux thermique, puis résistance ohmique et thermique.

Voir la réponse courte

Correspondances : température avec le potentiel électrique, flux thermique avec l'intensité, résistance thermique avec la résistance ohmique.

Voir le corrigé complet

L'analogie électrothermique repose sur l'équivalence formelle entre la conduction électrique régie par la loi d'Ohm et le transfert conductif régi par la loi de Fourier en régime stationnaire.

Les correspondances entre les grandeurs thermiques et les grandeurs électriques sont :

  • la température T (exprimée en \mathrm{K} ou en ^\circ\mathrm{C}) est l'analogue du potentiel électrique V (en \mathrm{V}) ; une différence de température \Delta T = T_1 - T_2 correspond ainsi à une tension électrique U = V_1 - V_2 ;
  • le flux thermique \varphi (débit d'énergie thermique, en \mathrm{W} ou \mathrm{J}\cdot\mathrm{s}^{-1}) est l'analogue de l'intensité du courant électrique I (débit de charges électriques, en \mathrm{A} ou \mathrm{C}\cdot\mathrm{s}^{-1}) ;
  • la résistance thermique R_{\mathrm{th}} (en \mathrm{K}\cdot\mathrm{W}^{-1}) est l'analogue de la résistance électrique R (en \Omega).

Ces correspondances se résument par l'analogie entre la relation thermique et la loi d'Ohm :

\boxed{ \begin{aligned} T &\longleftrightarrow V \quad (\text{ou } \Delta T \longleftrightarrow U) \\ \varphi &\longleftrightarrow I \\ R_{\mathrm{th}} &\longleftrightarrow R \end{aligned} }

associées aux lois respectives \Delta T = R_{\mathrm{th}}\,\varphi et U = R\,I.

Résultat

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Question 49

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, différence de température

En déduire l'expression littérale de la résistance thermique en fonction de , et du flux thermique.

Voir l'indice

Appliquer la loi d'Ohm thermique \Delta T = R_\mathrm{th}\,\varphi avec \Delta T = T_S - T_i si le flux va de l'extérieur vers l'intérieur.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'analogie établie à la question précédente entre la loi d'Ohm électrique et la loi d'Ohm thermique.
  2. Identifier la borne à la plus haute température et celle à la plus basse pour orienter le flux thermique dans son sens physique (du chaud vers le froid) et en déduire l'expression de R_{\mathrm{th}}.
Voir la réponse courte

Définition de la résistance thermique par la loi d'Ohm thermique R_{\mathrm{th}} = (T_i - T_S)/\Phi.

Voir le corrigé complet

D'après l'analogie électrothermique dégagée à la question Q48, la loi d'Ohm électrique s'écrit :

V_1 - V_2 = R \, I

où le courant I circule du potentiel le plus élevé V_1 vers le potentiel le plus bas V_2, avec une résistance électrique R > 0.

Par analogie, la « loi d'Ohm thermique » relie la différence de température entre la zone chaude et la zone froide au flux thermique \varphi qui la traverse, du milieu le plus chaud vers le milieu le plus froid.

Dans la situation étudiée, le vin est initialement à la température de la cave (T_i = 8{,}0\text{ \textdegree C}) et la surface extérieure est à la température ambiante (T_S \approx T_A = 22\text{ \textdegree C}). On a donc T_S > T_i.

Le flux thermique positif \varphi traverse la paroi latérale de l'extérieur vers l'intérieur (du chaud vers le froid). La relation s'écrit ainsi :

T_S - T_i = R_{\mathrm{th}} \, \varphi

On en déduit l'expression littérale de la résistance thermique :

\boxed{R_{\mathrm{th}} = \frac{T_S - T_i}{\varphi}}

Résultat

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Question 50

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique de conduction

Après avoir rappelé la relation entre le flux thermique et le vecteur densité de flux thermique, montrer que la résistance thermique associée à la surface latérale de la bouteille d'épaisseur et de surface , représentée sur la figure 9, s'écrit :

Voir l'indice

Intégrer la loi de Fourier unidimensionnelle stationnaire sur l'épaisseur e de la paroi plane de surface S.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression intégrale du flux thermique \varphi à partir du vecteur densité de flux thermique \vec{\jmath}_{\mathrm{th}}.
  2. Établir le profil de température T(x) dans le verre en régime stationnaire unidimensionnel sans terme source.
  3. Exprimer \varphi en fonction de l'écart de température (T_S - T_i), puis identifier la résistance thermique R_{\mathrm{th}} définie en Q49.
Voir la réponse courte

Intégration de la loi de Fourier en géométrie plane pour un flux conservatif : \Phi = \lambda S \frac{\Delta T}{e} d'où R_{\mathrm{th}} = \frac{e}{\lambda S}.

Voir le corrigé complet

Le flux thermique \varphi à travers une surface orientée \Sigma est le flux du vecteur densité de courant thermique \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} :

\varphi = \iint_{\Sigma} \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} \cdot \mathrm{d}\vec{S}

Dans la paroi de verre, en l'absence de source interne d'énergie et en régime stationnaire, l'équation de la diffusion thermique s'écrit :

\frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d} x^2} = 0 \implies T(x) = A x + B

En utilisant les conditions aux limites T(0) = T_i et T(e) = T_S, on obtient le gradient thermique constant :

\frac{\mathrm{d} T}{\mathrm{d} x} = \frac{T_S - T_i}{e}

D'après la loi de Fourier (question Q47), le vecteur densité de flux thermique s'écrit :

\vec{\jmath}_{\mathrm{th}} = -\lambda \frac{\mathrm{d} T}{\mathrm{d} x} \vec{u}_x = -\lambda \frac{T_S - T_i}{e} \vec{u}_x

Puisque T_S > T_i, le flux thermique circule spontanément de l'extérieur vers l'intérieur (selon -\vec{u}_x). En orientant la normale à la surface S dans ce sens (\mathrm{d}\vec{S} = -S\,\vec{u}_x), le flux thermique traversant la paroi s'exprime par :

\varphi = \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} \cdot (-S\,\vec{u}_x) = \frac{\lambda S}{e} (T_S - T_i)

En utilisant la relation établie à la question Q49, R_{\mathrm{th}} = \frac{T_S - T_i}{\varphi}, on en déduit :

\boxed{R_{\mathrm{th}} = \frac{e}{\lambda S}}

Résultat

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Question 51

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : association de résistances thermiques

En déduire l'expression littérale de la résistance thermique totale relative à la totalité des faces latérales de la bouteille, puis faire l'application numérique.

Voir l'indice

Additionner les conductances thermiques des quatre parois latérales identiques (mise en parallèle) ou exprimer R_1 = e / (\lambda S_\mathrm{tot}).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la surface totale d'échange conductif constituée par les 4 faces latérales identiques de dimensions L et l.
  2. Utiliser l'association en parallèle des résistances thermiques soumises au même écart de température (ou appliquer directement le résultat de la question Q50 à la surface totale).
  3. Réaliser l'application numérique avec les unités du Système International.
Voir la réponse courte

Calcul de la résistance de conduction des parois de verre en sommant les contributions ou via la surface totale développée.

Voir le corrigé complet

La bouteille parallélépipédique à base carrée possède 4 faces latérales identiques, chacune de surface S = L \, l. La surface latérale totale offerte au transfert thermique est donc :

S_{\text{tot}} = 4 \, S = 4 \, L \, l

Chacune des quatre parois étant soumise à la même différence de température (T_{\mathrm{S}} - T_{\mathrm{i}}), les flux thermiques traversant chaque paroi s'additionnent : les quatre parois sont associées en parallèle. La conductance thermique totale s'écrit donc :

\frac{1}{R_1} = \sum_{k=1}^4 \frac{1}{R_{\text{th}, k}} = \frac{4}{R_{\text{th}}} = \frac{4 \lambda S}{e} = \frac{\lambda S_{\text{tot}}}{e}

D'où l'expression littérale de la résistance thermique totale de conduction des faces latérales :

\boxed{R_1 = \frac{e}{4\lambda L l} = \frac{e}{\lambda S_{\text{tot}}}}

Application numérique : Avec les données de l'énoncé :

  • e = 3{,}0\text{ mm} = 3{,}0 \times 10^{-3}\text{ m} ;
  • \lambda = 1{,}0\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • L = 20\text{ cm} = 0{,}20\text{ m} ;
  • l = 7{,}5\text{ cm} = 7{,}5 \times 10^{-2}\text{ m}.

La surface totale vaut :

S_{\text{tot}} = 4 \times 0{,}20 \times 7{,}5 \times 10^{-2} = 0{,}80 \times 0{,}075 = 0{,}060\text{ m}^2 = 6{,}0 \times 10^{-2}\text{ m}^2

On en déduit :

R_1 = \frac{3{,}0 \times 10^{-3}}{1{,}0 \times 6{,}0 \times 10^{-2}} = \frac{3{,}0}{60} = 0{,}050\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}
\boxed{R_1 = 5{,}0 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}}

Résultat

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Question 52

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : coefficient d'échange convectif, analyse dimensionnelle

Déterminer l'unité de .

Voir l'indice

Déduire l'unité de h de la relation aux dimensions dans \varphi = h\,S\,\Delta T, sachant qu'un flux est une puissance.

Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle de la loi de Newton donnant l'unité de h en \mathrm{W\cdot m^{-2}\cdot K^{-1}}.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression fournie par l'énoncé pour le flux thermique conducto-convectif :

\varphi = h\,S\,(T_S - T_A)

on isole le coefficient d'échange conducto-convectif h :

h = \frac{\varphi}{S\,(T_S - T_A)}

En analysant les unités des différentes grandeurs :

  • le flux thermique \varphi, correspondant à une puissance thermique, s'exprime en watts (\mathrm{W}) ;
  • la surface d'échange S s'exprime en mètres carrés (\mathrm{m}^2) ;
  • l'écart de température (T_S - T_A) s'exprime en kelvins (\mathrm{K}).

Par conséquent, l'unité de h dans le Système International est :

\boxed{\mathrm{W}\cdot\mathrm{m}^{-2}\cdot\mathrm{K}^{-1}}

Remarque : Exprimée en unités fondamentales du Système International (\mathrm{W} = \mathrm{J}\cdot\mathrm{s}^{-1} = \mathrm{kg}\cdot\mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-3}), cette unité s'écrit également \mathrm{kg}\cdot\mathrm{s}^{-3}\cdot\mathrm{K}^{-1}.

Résultat

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Question 53

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique de convection

Exprimer la résistance thermique de convection relative à la totalité des surfaces latérales de la bouteille en fonction de , et de .

Voir l'indice

Définir la résistance thermique de convection par R_2 = 1 / (h\,S_\mathrm{tot}) avec S_\mathrm{tot} = 4\,L\,l.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux thermique total \varphi_{\text{tot}} échangé par conducto-convection entre les parois latérales et l'air ambiant en sommant le flux sur les quatre faces latérales identiques de la bouteille.
  2. Identifier la résistance thermique de convection globale R_2 par analogie électrique avec la loi d'Ohm thermique : |\Delta T| = R_2 \, \varphi_{\text{tot}}.
Voir la réponse courte

Expression de la résistance thermique conducto-convective R_2 = 1/(h S_{\text{tot}}) avec la surface latérale calculée.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le flux thermique surfacique échangé par conducto-convection à travers une surface S s'écrit :

\varphi = h \, S \, (T_S - T_A)

Par analogie électrothermique (analysée aux questions Q48 et Q49), la résistance thermique de convection associée à une surface plane S s'exprime par le rapport de l'écart de température au flux thermique échangé :

R_{\text{th, conv}} = \frac{|T_S - T_A|}{\varphi} = \frac{1}{h\,S}

La bouteille à section carrée comporte 4 faces latérales identiques, chacune de longueur L et de largeur l, soit une aire unitaire S = L \times l. La surface latérale totale d'échange avec l'air ambiant est donc :

S_{\text{tot}} = 4\,L\,l

Ces quatre parois étant soumises au même écart de température |T_S - T_A| entre la surface du verre et l'air ambiant, elles se trouvent en parallèle thermiquement :

\frac{1}{R_2} = \sum_{k=1}^4 \frac{1}{R_{\text{th, conv}}} = 4 \, h \, L \, l

On en déduit directement l'expression de la résistance thermique de convection R_2 relative à la totalité des surfaces latérales :

\boxed{R_2 = \frac{1}{4\,h\,L\,l}}

Résultat

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Question 54

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique équivalente

Donner l'expression de la résistance thermique totale d'échange entre le vin et l'air extérieur, puis faire l'application numérique. Conclure.

Voir l'indice

Additionner les deux résistances en série R_\mathrm{tot} = R_1 + R_2 et comparer les ordres de grandeur de chaque terme.

Voir la stratégie
  1. Associer en série les résistances thermiques de conduction (R_1) et de convection (R_2) traversées par le même flux thermique total entre le vin et l'air ambiant.
  2. Réaliser l'application numérique avec les valeurs obtenues aux questions précédentes.
  3. Comparer les deux résistances pour identifier le phénomène limitant le transfert thermique.
Voir la réponse courte

Association en série des résistances de conduction et de convection R_{\text{tot}} = R_1 + R_2 et comparaison des deux termes.

Voir le corrigé complet

Le transfert thermique entre le vin à la température T_{\mathrm{i}} (ou T(t)) et l'air ambiant à la température T_{\mathrm{A}} s'effectue à travers la paroi de verre par conduction, puis entre la surface extérieure du verre et l'air ambiant par conducto-convection.

Ces deux phénomènes ayant lieu en série pour l'ensemble des parois latérales, les résistances thermiques s'additionnent :

R_{\text{tot}} = R_1 + R_2 = \frac{e}{4\lambda L l} + \frac{1}{4 h L l} = \frac{1}{4 L l} \left( \frac{e}{\lambda} + \frac{1}{h} \right)

D'après les questions précédentes :

  • R_1 = 5{,}0 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} (d'après Q51) ;
  • R_2 = \frac{1}{4 \times 10 \times 0{,}20 \times 0{,}075} = \frac{1}{0{,}60} = \frac{5}{3} \approx 1{,}67\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} (d'après Q53).

On en déduit :

\begin{aligned} R_{\text{tot}} &= 0{,}050 + 1{,}67 = 1{,}72\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \approx 1{,}7\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \end{aligned}
\boxed{R_{\text{tot}} = \frac{1}{4 L l} \left( \frac{e}{\lambda} + \frac{1}{h} \right) \approx 1{,}7\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}}

Conclusion : On constate que R_1 \ll R_2 (R_1 ne représente que 3\,\% de la résistance totale). La résistance thermique globale est donc très largement dominée par la résistance d'échange convectif superficiel (R_{\text{tot}} \approx R_2) : le transfert thermique entre l'air ambiant et le vin est limité par la convection extérieure et non par la conduction au sein de la paroi en verre.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 55

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : équation différentielle thermique, bilan d'énergie

À l'aide du premier principe de la thermodynamique, montrer que la température du système vin + bouteille vérifie une équation différentielle de la forme :

Préciser également les expressions littérales des constantes et .

Voir l'indice

Appliquer le premier principe au système pendant \mathrm{d}t sous la forme C\,\mathrm{d}T = \varphi\,\mathrm{d}t = \frac{T_A - T}{R_\mathrm{tot}}\,\mathrm{d}t.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique sous forme différentielle au système fermé \{\text{vin} + \text{bouteille}\} pendant un intervalle de temps \mathrm{d}t.
  2. Exprimer le transfert thermique élémentaire reçu \delta Q en fonction de la température ambiante T_{\mathrm{A}}, de la température T(t) du système et de la résistance thermique globale R_{\text{tot}} établie en Q54.
  3. Identifier par identification de termes la constante de temps \tau et la constante K.
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie interne sur une durée \mathrm{d}t : m C \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} = -\frac{T - T_{\text{ext}}}{R_{\text{tot}}} mettant en évidence \tau et K.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé \{\text{vin} + \text{bouteille}\}, de température uniforme T(t) et de capacité thermique C.

Le système est en phase condensée indéformable, de sorte que le travail des forces de pression est nul : \delta W = 0.

Le premier principe de la thermodynamique appliqué à ce système entre les instants t et t + \mathrm{d}t s'écrit :

\mathrm{d}U = \delta Q + \delta W = \delta Q

La variation d'énergie interne s'exprime à l'aide de la capacité thermique C par :

\mathrm{d}U = C\,\mathrm{d}T

Le transfert thermique reçu par le système pendant la durée \mathrm{d}t provient de l'air ambiant à la température T_{\mathrm{A}}, à travers la résistance thermique totale R_{\text{tot}} calculée à la question Q54 :

\delta Q = \Phi_{\text{reçu}}\,\mathrm{d}t = \frac{T_{\mathrm{A}} - T(t)}{R_{\text{tot}}}\,\mathrm{d}t

En égalant les deux expressions de \mathrm{d}U, on obtient :

C\,\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} = \frac{T_{\mathrm{A}} - T(t)}{R_{\text{tot}}}

Soit, en divisant par C et en réorganisant les termes :

\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} + \frac{T}{\tau} = K

avec les constantes :

\boxed{\tau = R_{\text{tot}}\,C} \quad \text{et} \quad \boxed{K = \frac{T_{\mathrm{A}}}{R_{\text{tot}}\,C} = \frac{T_{\mathrm{A}}}{\tau}}

Résultat

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Question 56

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résolution d'équation différentielle

Sachant que et , exprimer, puis calculer la durée nécessaire pour que le vin atteigne sa température optimale de dégustation . On donne : .

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre avec la condition initiale T(0) = T_i, puis expliciter le temps t_D.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation différentielle du premier ordre issue de la question Q55 avec la condition initiale T(0) = T_i.
  2. Poser la condition T(t_D) = T_D pour exprimer littéralement la durée t_D en fonction des températures et de \tau.
  3. Effectuer l'application numérique à l'aide de la valeur de \ln(7/3) fournie.
Voir la réponse courte

Résolution de l'équation différentielle du premier ordre et calcul du temps pour passer de la température initiale à T_D.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q55, la température T(t) du système vérifie l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} + \frac{T}{\tau} = K

La solution générale s'écrit sous la forme :

T(t) = \tau K + A\,\mathrm{e}^{-t/\tau}

où A est une constante d'intégration déterminée par la condition initiale T(0) = T_i :

T(0) = \tau K + A = T_i \implies A = T_i - \tau K

On en déduit l'évolution temporelle de la température :

T(t) = \tau K + (T_i - \tau K)\,\mathrm{e}^{-t/\tau}

À la date t_D, le vin atteint la température de dégustation T_D = T(t_D) :

\begin{aligned} T_D - \tau K &= (T_i - \tau K)\,\mathrm{e}^{-t_D/\tau} \\ \mathrm{e}^{-t_D/\tau} &= \frac{\tau K - T_D}{\tau K - T_i} \\ \frac{t_D}{\tau} &= \ln\left( \frac{\tau K - T_i}{\tau K - T_D} \right) \end{aligned}

L'expression de la durée nécessaire s'écrit donc :

\boxed{t_D = \tau \ln\left( \frac{\tau K - T_i}{\tau K - T_D} \right)}

Application numérique : D'après l'énoncé, \tau K = 295\text{ K}, ce qui correspond à 295 - 273 = 22\text{ }^\circ\mathrm{C} = T_A. Les écarts de température s'expriment indifféremment en kelvins ou en degrés Celsius :

\begin{aligned} \tau K - T_i &= 22 - 8{,}0 = 14\text{ K} \\ \tau K - T_D &= 22 - 16 = 6\text{ K} \end{aligned}

Le rapport des écarts vaut donc :

\frac{\tau K - T_i}{\tau K - T_D} = \frac{14}{6} = \frac{7}{3}

En utilisant la donnée \ln\left(\frac{7}{3}\right) \approx 0{,}8 :

\begin{aligned} t_D &= 5{,}4 \cdot 10^3 \times 0{,}8 = 4{,}32 \cdot 10^3\text{ s} \end{aligned}

En ne conservant que deux chiffres significatifs :

\boxed{t_D \approx 4{,}3 \cdot 10^3\text{ s} \approx 72\text{ min} = 1\text{ h } 12\text{ min}}

Résultat

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Question 57

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : temps caractéristique de transfert thermique

Déterminer le sens d'évolution de cette durée dans le cas où le coefficient conducto-convectif augmente. Justifier.

Voir l'indice

Étudier l'effet d'une hausse de h sur R_2, puis sur R_\mathrm{tot}, la constante de temps \tau et la vitesse de réchauffement.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la durée t_D en fonction des paramètres du problème et identifier sa dépendance explicite vis-à-vis de h à travers la constante de temps \tau et la résistance thermique totale R_{\mathrm{tot}}.
  2. Étudier le sens de variation de R_{\mathrm{tot}}, puis de \tau et de t_D, lorsque le coefficient conducto-convectif h augmente.
Voir la réponse courte

Si h augmente, la résistance thermique diminue, donc le temps caractéristique \tau décroît et le réchauffement est plus rapide.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q56, la durée nécessaire pour atteindre la température T_D s'écrit :

t_D = \tau \ln\left( \frac{T_A - T_i}{T_A - T_D} \right)

où l'on a utilisé \tau K = T_A (question Q55). Le terme logarithmique ne dépend que des températures fixées T_i, T_D et T_A ; il est donc indépendant de h.

D'après les questions Q54 et Q55, la constante de temps \tau s'exprime sous la forme :

\tau = R_{\mathrm{tot}}\,C = (R_1 + R_2)\,C = \left( \frac{e}{4\lambda L l} + \frac{1}{4 h L l} \right) C

Lorsque le coefficient conducto-convectif h augmente :

  • la résistance thermique de convection R_2 = \dfrac{1}{4 h L l} diminue ;
  • la résistance thermique totale R_{\mathrm{tot}} = R_1 + R_2 diminue ;
  • la constante de temps \tau = R_{\mathrm{tot}} C diminue.

Le terme logarithmique restant strictement positif et invariant, on en déduit que :

\boxed{\text{Si le coefficient } h \text{ augmente, la durée } t_D \text{ diminue.}}

Résultat

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Partie V : Une expérience dans le four à micro-ondes !

Question 58

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : onde stationnaire, cavité résonante

En vous aidant de l'expérience décrite ci-dessus et en expliquant la démarche suivie, évaluer la fréquence des micro-ondes. Commenter.

Voir l'indice

Associer la fusion du chocolat aux ventres de champ électrique où la dissipation est maximale, mesurer la demi-longueur d'onde spatiale sur la photo et appliquer f = c/\lambda.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'expression du champ électrique stationnaire pour identifier la répartition spatiale de l'énergie absorbée et relier la distance entre deux zones de fusion consécutives à la longueur d'onde \lambda.
  2. Mesurer sur la photographie la distance \Delta x entre deux zones de fusion en utilisant la largeur de la tablette (70\text{ mm}) comme échelle.
  3. En déduire la fréquence f des micro-ondes et commenter la valeur trouvée ainsi que le rôle du plateau tournant.
Voir la réponse courte

La distance entre deux ventres consécutifs correspond à \lambda/2, ce qui permet de remonter à \lambda puis à la fréquence f = c/\lambda.

Voir le corrigé complet

1. Lien entre le champ électrique et les zones de fonte

D'après le document 1, le champ électrique de l'onde stationnaire dans la cavité s'écrit :

\vec{E}(x,t) = 2 E_0 \sin(\omega t) \sin(kx)\,\vec{e}_y

avec k = \frac{\omega}{c} = \frac{2\pi}{\lambda} = \frac{2\pi f}{c}.

L'échauffement diélectrique du chocolat est dû à l'absorption de l'énergie électromagnétique (polarisation et réorientation des molécules d'eau et de graisse). La puissance volumique moyenne absorbée est proportionnelle au carré moyen du champ électrique :

\mathcal{P}_{\text{vol}}(x) \propto \langle E^2(x,t) \rangle \propto \sin^2(kx)

Le chocolat commence donc à fondre préférentiellement aux ventres de champ électrique, là où \sin^2(kx) est maximal (égal à 1), soit pour :

kx_n = \frac{\pi}{2} + n\pi \quad (n \in \mathbb{Z})

La distance \Delta x séparant deux zones de fusion consécutives est la demi-longueur d'onde de l'onde stationnaire :

\Delta x = x_{n+1} - x_n = \frac{\pi}{k} = \frac{\lambda}{2} = \frac{c}{2f}

D'où l'expression de la fréquence :

f = \frac{c}{2\Delta x}

2. Évaluation de la distance \Delta x par lecture de l'expérience

Sur le document 2, la tablette de chocolat a une largeur connue de 70\text{ mm} (selon la direction verticale de la photo).

En mesurant sur la photographie :

  • la largeur de la tablette correspond à une dimension apparente mesurée de 22\text{ mm} ;
  • la distance entre les centres des deux zones de fonte consécutives le long de l'axe (Ox) mesure environ 19\text{ mm} à 20\text{ mm}.

Par proportionnalité, la distance réelle entre les deux ventres est :

\Delta x \approx 70 \times \frac{19{,}5}{22} \approx 62\text{ mm} \approx 6{,}0\text{ à }6{,}2\text{ cm}

3. Calcul de la fréquence des micro-ondes

Avec c = 3{,}0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et en prenant \Delta x \approx 6{,}1\text{ cm} = 6{,}1 \cdot 10^{-2}\text{ m} (ou 6{,}0\text{ cm}) :

\begin{aligned} f &= \frac{3{,}0 \cdot 10^8}{2 \times 6{,}1 \cdot 10^{-2}} \approx 2{,}46 \cdot 10^9\text{ Hz} \approx 2{,}5\text{ GHz} \end{aligned}
\boxed{f \approx 2{,}5\text{ GHz}}

4. Commentaires

  • Ordre de grandeur : la valeur obtenue est en parfait accord avec la fréquence standard normalisée des fours à micro-ondes grand public (f = 2{,}45\text{ GHz}). Cette fréquence appartient à la bande ISM (industrielle, scientifique et médicale) et correspond à un bon compromis entre absorption par les molécules d'eau et profondeur de pénétration au cœur des aliments.
  • Rôle du plateau tournant : l'expérience montre l'existence de nœuds (zones non chauffées) et de ventres (points chauds) due au caractère stationnaire de l'onde. La rotation du plateau tournant permet aux aliments de traverser successivement des nœuds et des ventres, assurant ainsi un chauffage beaucoup plus homogène.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2024 ?

Surtout 4 chapitres : Diffusion thermique (25 % des questions, partie IV), Thermodynamique chimique et équilibres (17 %, partie II), Magnétostatique (12 %) et Machines thermiques (12 %, partie III). Plus ponctuellement : Induction et forces de Laplace, Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires, Systèmes ouverts en écoulement, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Changements d'état du corps pur…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2024 dès la première année (TSI1) ?

En partie : 23 questions sur 58 (40 %) ne demandent que le programme de TSI1 : Q9 à Q15, Q19, Q21, Q26, Q27, Q32 à Q37, Q42 à Q46 et Q56. Avec les autres programmes de première année : 23 en MPSI, 25 en PCSI, 23 en PTSI, 32 en MP2I et 29 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2024 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie I est la plus longue (environ 1 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2024 ?

Q58 (onde stationnaire), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2024 ?

Questions de cours : Q1 (équation de maxwell-ampère), Q2 (approximation des régimes quasi-stationnaires), Q3 (théorème d'ampère), Q4 (symétrie et invariances), Q6 (symétrie du champ magnétique), Q14 (conduction thermique), Q17 (équation de la chaleur), Q19 (schéma de lewis)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q5 (théorème d'ampère), Q30 (égalité des potentiels chimiques), Q33 (équilibre acide-base), Q40 (bilan enthalpique), Q50 (résistance thermique de conduction) et Q55 (équation différentielle thermique).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (45 sur 58), par exemple : Q1 à Q7, Q9 à Q12, Q14, Q15, Q17, Q19 à Q29, Q31 à Q33, Q35 à Q40, Q43, Q44, Q47 à Q49, Q51 à Q54…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q13, Q30, Q41, Q42, Q45, Q50 et Q55.

Le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet plutôt accessible. Le jury indique que le sujet était de longueur raisonnable, clair et explicite sur ce qui était demandé, sans difficulté particulière, ce qui a permis à un certain nombre de candidats d'aborder l'ensemble des questions. Moyenne : 10,19/20 (écart-type 4,31, 1 122 présents).

Dans quel sens orienter le vecteur moment dipolaire en Q21 ?

Du pôle négatif vers le pôle positif, selon la convention usuelle adoptée en physique en CPGE. Il est recommandé de préciser explicitement cette convention sur sa copie pour lever toute ambiguïté avec la convention inverse parfois utilisée en chimie.

À quoi correspond l'espacement entre deux taches fondues dans le micro-ondes en Q58 ?

À une demi-longueur d'onde : l'onde stationnaire présente des ventres successifs séparés de d = \lambda/2. La mesure de cette distance donne \lambda = 2d, d'où l'on déduit la fréquence de l'onde par f = c/\lambda.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 58 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 10,19 et d'écart-type 4,31 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.