Corrigé détaillé Centrale Physique 1 PC 2024
À propos de l'environnement marin
- 52 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PCSI : 13 questions sur 52, partie A.I
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PCSI : 13 questions sur 52. Autres questions faisables en PCSI
Autres premières années : MPSI 10 · PTSI 10 · MP2I 4 · TSI1 10 questions.
Détail par partie
- Partie A : L'énergie thermique des mers10/27En partie
- Partie B : Naissance et propagation de la houle3/25En partie
Le sujet en bref
Sujet moyen · Thermodynamique, Mécanique des fluides, Ondes et signaux · 11 incontournables · 13 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet aborde deux problématiques majeures liées à l'océan : la valorisation énergétique du gradient thermique marin (ETM) et la physique de la houle (genèse sous l'action du vent, dispersion et réfraction côtière). La première partie constitue une excellente révision de thermodynamique industrielle appliquée à un fluide réel avec changement d'état, alternant lectures de diagrammes enthalpiques et bilans énergétiques en système ouvert. La seconde partie traite de manière rigoureuse la mécanique des fluides à surface libre en régime potentiel, menant à l'instabilité de Kelvin-Helmholtz puis à l'optique géométrique de la houle bathymétrique. Très progressif, formateur et complet, ce problème est incontournable pour consolider les savoir-faire classiques de l'épreuve de Physique 1 en filière PC.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,42/20)
- Temps estimé
- ≈ 4 h 25 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI : 13 questions sur 52, partie A.I.
Où gagner des points
31 questions rapides et accessibles · 8 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Rapides et accessibles (31) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
Points à signaler : données en annexe
Données en annexe
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Sommaire
52 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
52 questionsPartie A : L'énergie thermique des mers
I · Généralités
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : machine ditherme, diagramme synoptique, moteur thermique
Représenter le diagramme synoptique d'une machine ditherme produisant du travail en précisant les signes des différents échanges énergétiques.
Voir l'indiceIndice
Schématiser le système fermé avec les deux sources thermiques à T_{\mathrm{c}} et T_{\mathrm{f}}, en orientant les flux algébriques reçus par le fluide : W < 0, Q_{\mathrm{c}} > 0 et Q_{\mathrm{f}} < 0.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système fermé constitué par le fluide de travail au cours d'un cycle.
- Représenter les réservoirs thermiques (source chaude à la température T_{\mathrm{c}} et source froide à T_{\mathrm{f}}, avec T_{\mathrm{c}} > T_{\mathrm{f}}) ainsi que le milieu extérieur récepteur du travail.
- Utiliser les premier et second principes de la thermodynamique pour justifier les signes des transferts d'énergie comptés algébriquement (reçus par le fluide).
Voir la réponse courteRéponse courte
Représentation synoptique du moteur ditherme avec la source chaude (Q_\mathrm{c}>0), la source froide (Q_\mathrm{f}<0) et le travail utile fourni (W<0).
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Considérons le fluide de travail subissant une transformation cyclique au sein de la machine thermique ditherme en contact avec :
- une source chaude à température T_{\mathrm{c}} échangeant la chaleur Q_{\mathrm{c}} avec le système ;
- une source froide à température T_{\mathrm{f}} (T_{\mathrm{f}} < T_{\mathrm{c}}) échangeant la chaleur Q_{\mathrm{f}} avec le système ;
- l'extérieur mécanique échangeant le travail W avec le système.
La machine produit du travail mécanique vers l'extérieur (machine motrice), ainsi en convention récepteur :
D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué au fluide sur un cycle :
D'après le second principe (inégalité de Clausius, avec S_{\text{créée}} \ge 0) :
En combinant ces deux relations avec T_{\mathrm{c}} > T_{\mathrm{f}} :
Comme Q_{\mathrm{c}} + Q_{\mathrm{f}} > 0, cela impose nécessairement :
Le diagramme synoptique est donné ci-dessous :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Veiller à la cohérence entre les signes algébriques et le sens des flèches, sans confondre sens conventionnel et sens réel.
« Beaucoup de candidats donnent des signes de Qc, QFet Wen désaccord avec le sens des flèches dessinés sur leur schéma synoptique. »
« Il y a eu bien trop de confusions entre sens conventionnel et sens réel des échanges d’énergie. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : rendement de carnot, théorème de carnot
Exprimer et calculer le rendement de Carnot de cette machine fonctionnant entre des sources de températures et . Commenter le résultat.
Voir l'indiceIndice
Rappeler l'expression théorique maximale \eta_{\mathrm{C}} = 1 - T_{\mathrm{f}}/T_{\mathrm{c}} en convertissant impérativement les températures en kelvins.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition du rendement d'un moteur thermique et la limite théorique de Carnot pour un cycle ditherme réversible.
- Convertir impérativement les températures en kelvins pour mener l'application numérique.
- Analyser physiquement la valeur obtenue au regard de l'écart de température disponible et des contraintes d'exploitation industrielle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rendement maximal de Carnot \eta_\mathrm{C} = 1 - T_\mathrm{f}/T_\mathrm{c} \approx 7{,}0\,\%, valeur très faible imposée par le faible gradient de température océanique.
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Le rendement d'un moteur thermique est défini par :
D'après l'inégalité de Clausius, pour un fonctionnement cyclique réversible (cycle de Carnot) :
Le rendement maximal théorique, ou rendement de Carnot \eta_{\mathrm{C}}, s'exprime donc par :
Application numérique : Les températures thermodynamiques absolues valent :
On obtient :
Commentaire : Ce rendement théorique maximal est particulièrement faible (environ 7\,\%). Cela s'explique par le faible écart relatif de température entre la surface et les profondeurs océaniques (\Delta T = 21\text{ K} pour une température absolue de l'ordre de 300\text{ K}).
En pratique, compte tenu des irréversibilités (frottements, écarts finis de température aux échangeurs), le rendement effectif d'une centrale ETM est encore plus bas (de l'ordre de 2 à 3\,\%). Pour extraire une puissance électrique utile significative, il sera donc nécessaire de brasser des débits massiques d'eau extrêmement importants et d'utiliser des échangeurs de grande surface, ce qui implique une dépense énergétique non négligeable pour le pompage.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne pas démontrer la formule, exprimer impérativement les températures en kelvins et étayer le commentaire en le comparant à un ordre de grandeur.
« Aucune démonstration n’était demandée ici. Quelle perte de temps pour les candidats qui s’y sont lancés ! »
« il semble loin d’être évident que les températures doivent être exprimées en Kelvin pour réaliser l’application numérique. »
« Les commentaires explicitement demandés par l’énoncé doivent être un peu étoffés, les commentaires apportés étant souvent très vagues. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : gradient thermique océanique
Déterminer la profondeur à laquelle on devra prélever l'eau profonde pour qu'une installation à La Réunion soit rentable.
Voir l'indiceIndice
Identifier sur la courbe T(z) la profondeur pour laquelle l'écart de température avec la surface (26\,^{\circ}\mathrm{C}) atteint au moins 20\,^{\circ}\mathrm{C}, soit T \le 6\,^{\circ}\mathrm{C}.
Voir la stratégieStratégie
- Relever la température de l'eau en surface (z = 0) sur la figure 1.
- En déduire la température maximale admissible pour l'eau profonde afin de satisfaire le critère de rentabilité de l'IFREMER (\Delta T \ge 20\text{ \textdegree C}).
- Lire sur le profil de température la profondeur minimale correspondante.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture directe sur le profil vertical de température pour atteindre T_\mathrm{f} = 5\text{ }^\circ\mathrm{C}, ce qui correspond à une profondeur d'environ 1000\text{ m}.
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D'après la figure 1, la température de l'eau en surface (z = 0\text{ m}) est de :
Pour que l'installation ETM soit rentable selon le critère de l'IFREMER, l'écart de température entre les eaux de surface et les eaux profondes doit être d'au moins 20\text{ \textdegree C}, ce qui impose une température d'eau profonde T_{\text{f}} telle que :
Par lecture graphique sur la figure 1, la température passe sous le seuil de 6\text{ \textdegree C} pour une profondeur :
On devra donc prélever l'eau à une profondeur d'environ 1\,000\text{ m} (ou au-delà).
Résultat
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : relation fondamentale de la statique des fluides, pression hydrostatique
Estimer la pression à cette profondeur en explicitant la démarche suivie et toute hypothèse effectuée.
Voir l'indiceIndice
Intégrer la relation fondamentale de la statique des fluides incompressibles \mathrm{d}P = \rho_1 g\,\mathrm{d}z depuis la surface à pression atmosphérique.
Voir la stratégieStratégie
- Énoncer les hypothèses du modèle de la statique des fluides appliqué à la colonne d'eau océanique.
- Intégrer la relation fondamentale de la statique des fluides pour relier la pression à la profondeur z.
- Réaliser l'application numérique avec les données de l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
En supposant l'eau de mer incompressible et la pesanteur uniforme, P = P_0 + \rho g h \approx 10^7\text{ Pa} = 100\text{ bar}.
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On applique la relation fondamentale de la statique des fluides dans le référentiel terrestre supposé galiléen, sous les hypothèses suivantes :
- l'eau de mer est au repos ;
- l'eau de mer est assimilée à un fluide incompressible et homogène de masse volumique constante \rho_1 = 1{,}0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- l'accélération de la pesanteur est constante : g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}.
En orientant un axe vertical (Oz) descendant depuis la surface libre (z = 0) où règne la pression atmosphérique P^0 = 1{,}0 \times 10^5\text{ Pa}, la loi de l'hydrostatique s'écrit :
Par intégration entre la surface (z = 0, P = P^0) et la profondeur z :
D'après la question Q3, la profondeur retenue est de l'ordre de z = 1\,000\text{ m} (ou 900\text{ m}). Pour z = 1\,000\text{ m} :
(Pour z = 900\text{ m}, on trouve de même P \approx 89\text{ bar}).
Résultat
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Expliciter soigneusement le cadre d'étude : hypothèses, notations et orientation des axes.
« Le cadre d’étude n’est pas toujours bien explicité. Souvent, au moins un de ces items n’est pas abordé : hypothèses, définitions des notations, sens des axes (profondeur ou altitude). »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : énergie renouvelable
Indiquer quelques avantages et quelques inconvénients d'une installation ETM.
Voir l'indiceIndice
Penser au caractère renouvelable et continu de la ressource (base-load), opposé aux coûts élevés d'installation, à la corrosion marine et à la faible efficacité thermodynamique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Ressource renouvelable et production en continu non intermittente, mais coût élevé des conduites profondes, encrassement biologique et très faible rendement.
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Une installation d'énergie thermique des mers (ETM) présente des caractéristiques spécifiques liées à l'exploitation du gradient thermique océanique :
Avantages :
- Énergie renouvelable et continue (non intermittente) : contrairement au solaire ou à l'éolien, la ressource thermique des mers est disponible de façon quasi constante jour et nuit, tout au long de l'année, ce qui en fait une énergie de base (base load).
- Absence d'émissions directes de gaz à effet de serre en phase d'exploitation.
- Ressource colossale dans les zones intertropicales.
- Coproductions valorisables : possibilité de production d'eau douce (par dessalement en cycle ouvert), valorisation des nutriments des eaux profondes pour l'aquaculture ou utilisation de l'eau froide pour la climatisation marine (SWAC).
Inconvénients :
- Très faible rendement thermodynamique : le rendement théorique de Carnot est inférieur à 7\,\% (Q2) et le rendement réel ne dépasse guère 2\text{ à }4\,\%, ce qui impose la manipulation d'immenses débits d'eau.
- Autoconsommation élevée : le pompage des eaux profondes sur environ 1\,000\text{ m} (Q3) nécessite une puissance mécanique importante qui grève le rendement global de l'installation.
- Coûts d'investissement et de maintenance très élevés : difficultés techniques liées à la pose et à la tenue des conduites profondes (forte pression hydrostatique, houle, tempêtes), à la corrosion en milieu marin et au salissement biologique (biofouling).
- Impact environnemental et risques technologiques : perturbation potentielle des écosystèmes marins lors du rejet des eaux profondes et risques de fuite du fluide de travail (l'ammoniac étant toxique).
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne pas confondre rendement et rentabilité, ni énergie renouvelable et énergie non polluante.
« Beaucoup de candidats confondent rendement et rentabilité, confondent énergie non polluante et énergie renouvelable. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
II · Centrale ETM en cycle fermé
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : courbe de saturation, diagramme de phase, point critique
Sur les diagrammes et des documents réponses 1 et 2, mentionner les noms des courbes de saturation, puis indiquer la phase stable associée à chaque domaine. Faire apparaître le point critique que l'on définira et donner sa température et sa pression.
Voir l'indiceIndice
Repérer la courbe d'ébullition (x=0) et la courbe de rosée (x=1), placer le point critique au sommet de la cloche de changement d'état et relever ses coordonnées (P_{\mathrm{c}}, T_{\mathrm{c}}).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les deux branches de la courbe de saturation délimitant le domaine de coexistence liquide-vapeur : courbe d'ébullition (titre en vapeur x = 0) et courbe de rosée (x = 1).
- Préciser la phase stable dans chacun des domaines délimités (liquide, mélange diphasique, vapeur, fluide supercritique).
- Définir le point critique à la jonction des deux branches de saturation, puis relever ses coordonnées (P_c, T_c) sur les diagrammes des documents réponses 1 et 2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé des courbes d'ébullition et de rosée, identification des domaines liquide, vapeur et diphasé, et repérage du point critique où les deux phases deviennent indiscernables.
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1. Courbes de saturation et domaines de phases
Sur les diagrammes (P, h) (document réponse 1) et (T, s) (document réponse 2), la courbe délimitant le domaine d'équilibre liquide-vapeur est la courbe de saturation (ou cloche de saturation). Elle est constituée de deux branches qui se rejoignent au sommet :
- la branche de gauche correspond à la courbe d'ébullition (liquide saturant, titre massique en vapeur x = 0) ;
- la branche de droite correspond à la courbe de rosée (vapeur saturante sèche, x = 1).
Les domaines associés aux différentes phases stables sont :
- à gauche de la courbe d'ébullition : phase liquide (ou liquide sous-refroidi / comprimé) ;
- sous la cloche de saturation : domaine diphasique (mélange liquide-vapeur en équilibre) ;
- à droite de la courbe de rosée (pour P < P_c) : phase vapeur (vapeur surchauffée ou gaz) ;
- au-delà du point critique (T > T_c et P > P_c) : domaine du fluide supercritique.
2. Point critique : définition et coordonnées
Le point critique, noté \mathrm{C}, est le point au sommet de la courbe de saturation où se rejoignent la courbe d'ébullition et la courbe de rosée. Physiquement, il représente l'état limite au-delà duquel la transition liquide-vapeur s'effectue de manière continue sans transition de phase discontinue : les propriétés des phases liquide et vapeur deviennent identiques (même masse volumique) et l'enthalpie de vaporisation s'annule (\Delta h_{\mathrm{vap}} = 0).
Par lecture graphique sur les documents réponses 1 et 2 au sommet de la cloche :
sur le diagramme (T, s) (document réponse 2), on lit l'ordonnée du sommet :
\boxed{T_c \approx 132\,^{\circ}\mathrm{C} \quad (\approx 405\text{ K})}sur le diagramme (P, h) (document réponse 1), on lit la pression correspondante sur l'échelle logarithmique :
\boxed{P_c \approx 113\text{ bar} \quad (= 11{,}3\text{ MPa})}
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne pas confondre point triple et point critique, et définir correctement l'état supercritique.
« Une confusion fréquente entre le point triple et le point critique – qui a d’ailleurs été trop souvent mal défini – a été relevée. »
« L’état supercritique d’un fluide n’est pas « la coexistence des phases liquide et vapeur ». »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : pression de vapeur saturante, diagramme de phase
Déterminer et , les températures de vaporisation aux pressions respectives de et .
Voir l'indiceIndice
Lire les températures de saturation associées aux paliers isobares à 9\text{ bar} et 6\text{ bar} sous la courbe de saturation.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler que sous la courbe de saturation (domaine d'équilibre liquide-vapeur d'un corps pur), le changement d'état est à la fois isobare et isotherme : à une pression fixée correspond une unique température de vaporisation T_{\text{vap}}(P).
- Effectuer la lecture graphique sur le diagramme (P, h) (document réponse 3) au niveau des paliers horizontaux de pression ou sur le diagramme (T, s) (document réponse 4) où les isobares sont horizontales sous la cloche de saturation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination par lecture graphique sous le dôme de saturation des températures d'ébullition à 9\text{ bar} et 6\text{ bar} (21\text{ }^\circ\mathrm{C} et 9\text{ }^\circ\mathrm{C}).
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Pour un corps pur diphasé en équilibre liquide-vapeur, la variance est égale à 1 (règle des phases de Gibbs) : la température et la pression de saturation sont univoquement liées. Les courbes isothermes et isobares sont donc confondues sous la courbe de saturation.
À haute pression (P_{\text{HP}} = 9\text{ bar}) :
Sur le diagramme (P, h) (document réponse 3), sur la droite horizontale d'ordonnée P = 9\text{ bar}, l'isotherme sous la cloche de saturation se situe entre les graduations 20\,^\circ\mathrm{C} et 25\,^\circ\mathrm{C}, très proche de 21{,}5\,^\circ\mathrm{C}.
Sur le diagramme (T, s) (document réponse 4), le palier horizontal de l'isobare 9\text{ bar} (reliant les points 1' et 2) a pour ordonnée :
\boxed{T_{\mathrm{vap},\mathrm{HP}} \approx 21{,}5\,^\circ\mathrm{C}\quad (\text{soit } 294{,}7\text{ K})}(une valeur comprise entre 21\,^\circ\mathrm{C} et 22\,^\circ\mathrm{C} est tout à fait acceptable compte tenu de la précision graphique).
À basse pression (P_{\text{BP}} = 6\text{ bar}) :
Sur le diagramme (P, h), à l'ordonnée P = 6\text{ bar}, le palier horizontal correspond à une isotherme légèrement en dessous de 10\,^\circ\mathrm{C}.
Sur le diagramme (T, s), l'isobare 6\text{ bar} présente un palier horizontal à :
\boxed{T_{\mathrm{vap},\mathrm{BP}} \approx 9{,}5\,^\circ\mathrm{C}\quad (\text{soit } 282{,}7\text{ K})}(une valeur comprise entre 9\,^\circ\mathrm{C} et 10\,^\circ\mathrm{C} est acceptable).
Résultat
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : enthalpie de vaporisation, diagramme des frigoristes
Déterminer les valeurs numériques des enthalpies massiques de vaporisation et .
Voir l'indiceIndice
Calculer l'écart d'enthalpie massique \Delta h_{\mathrm{vap}} = h'' - h' entre vapeur saturante sèche et liquide saturant à la pression considérée.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler que l'enthalpie massique de vaporisation sous une pression P est la différence d'enthalpie massique entre l'état de vapeur saturante (x = 1) et l'état de liquide saturant (x = 0) à cette pression : \Delta h_{\mathrm{vap}}(P) = h''(P) - h'(P).
- Effectuer la lecture directe de ces deux grandeurs sur le diagramme (P, h) du document réponse 3 pour chacune des deux pressions imposées (9 bar et 6 bar).
Voir la réponse courteRéponse courte
Mesure de la largeur horizontale du dôme de saturation sur le diagramme (P, h) pour obtenir \Delta h_\mathrm{vap} = h_\mathrm{V} - h_\mathrm{L}.
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L'enthalpie massique de vaporisation à une pression P donnée correspond à la largeur du palier de changement d'état sur le diagramme (P, h) :
où h''(P) est l'enthalpie massique de la vapeur saturante (x = 1, courbe de rosée) et h'(P) celle du liquide saturant (x = 0, courbe d'ébullition).
1. À haute pression (P = 9\text{ bar}) : Sur l'isobare P = 9\text{ bar} du diagramme (P, h) (document réponse 3) :
- sur la courbe d'ébullition (point 1') : h'(9\text{ bar}) \approx 285\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- sur la courbe de rosée (point 2) : h''(9\text{ bar}) \approx 1\,465\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
On en déduit :
2. À basse pression (P = 6\text{ bar}) : Sur l'isobare P = 6\text{ bar} du diagramme (P, h) :
- sur la courbe d'ébullition (point 4) : h'(6\text{ bar}) \approx 230\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- sur la courbe de rosée : h''(6\text{ bar}) \approx 1\,460\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
On en déduit :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'enthalpie de vaporisation se lit sur la largeur du palier de changement d'état diphasé, et non sur la seule vapeur saturante.
« L’enthalpie massique de vaporisation n’est pas l’enthalpie massique de la vapeur saturante : beaucoup trop de candidats n’ont pas identifié Δhvap(T) à la longueur du palier isotherme du domaine diphasé liquide-vapeur. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Premier et second principes
Notions : compression isentrope, diagramme des frigoristes
La compression isentrope entre les points 4 et 1 est représentée sur le diagramme du document réponse 3. Justifier sa forme.
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'identité thermodynamique \mathrm{d}h = T\,\mathrm{d}s + v\,\mathrm{d}P pour un liquide incompressible subissant une transformation isentropique.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature de la transformation (compression isentropique, soit adiabatique réversible) et l'état physique du fluide (phase liquide).
- Exprimer la différentielle de l'enthalpie massique \mathrm{d}h le long de cette isentrope à l'aide de l'identité thermodynamique.
- Exploiter l'incompressibilité du liquide pour relier la pente de la courbe \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}h} au volume massique v et conclure sur l'allure du tracé (segment de droite quasi-vertical).
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour une transformation isentrope réversible, \mathrm{d}h = v\,\mathrm{d}P > 0, ce qui justifie une allure ascendante et inclinée vers la droite dans le diagramme (P, h).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour une transformation réversible, l'identité thermodynamique appliquée à l'enthalpie massique s'écrit :
La compression étant isentropique (\mathrm{d}s = 0), on a :
Entre le point 4 (liquide saturant à 6\text{ bar}) et le point 1 (liquide comprimé à 9\text{ bar}), l'ammoniac est en phase liquide. D'après les hypothèses de l'énoncé, le liquide est incompressible, son volume massique v = v_{\text{liq}} est donc constant.
Par intégration entre les états 4 et 1 :
Il en découle deux caractéristiques pour le tracé dans le diagramme (P, h) :
- la relation entre P et h étant affine (v_{\text{liq}} = \text{cste}), la trajectoire est un segment de droite ;
- le volume massique du liquide étant extrêmement faible (v_{\text{liq}} \sim 1{,}6 \times 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}), la variation d'enthalpie associée à \Delta P = 3\text{ bar} est très faible (\Delta h \approx 0{,}5\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) au regard de l'échelle des abscisses (graduée en centaines de \text{kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) : la pente \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}h} = \frac{1}{v_{\text{liq}}} est donc extrêmement grande.
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Changements d'état du corps pur
Notions : détente isenthalpe, diagramme entropique, titre en vapeur
La détente isenthalpe entre les points 2 et 2' est représentée sur le diagramme du document réponse 4. À l'aide des deux diagrammes, déterminer la température , l'enthalpie massique et l'entropie massique . Préciser sous quelle(s) phase(s) se trouve l'ammoniac au point 2'.
Voir l'indiceIndice
Tracer une évolution à enthalpie constante h = \text{cte} partant du point 2 sur le diagramme (T, s) jusqu'à l'isobare 6\text{ bar} et noter si l'on se trouve hors de la cloche.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la nature isenthalpique de la détente dans la vanne WV2 pour déduire l'enthalpie h_{2'} à partir de celle du point 2.
- Déterminer par lecture sur les diagrammes (P, h) et (T, s) la température T_{2'} et l'entropie massique s_{2'}.
- Comparer l'état au point 2' à la courbe de rosée à 6 bar pour identifier la ou les phase(s) présente(s).
Voir la réponse courteRéponse courte
Conservation de l'enthalpie h_{2'} = h_2, puis lecture directe de T_{2'} et s_{2'} sous la cloche de saturation (mélange liquide-vapeur).
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Enthalpie massique h_{2'} :
La détente de l'ammoniac dans la vanne de laminage WV2 étant isenthalpique, l'enthalpie massique se conserve entre les points 2 et 2' :
Le point 2 étant situé sur la courbe de rosée à la pression de 9\text{ bar}, on a déterminé à la question Q8 que :
2. Température T_{2'} et entropie massique s_{2'} :
Le point 2' correspond à l'intersection de l'isobare P = 6\text{ bar} et de l'isenthalpe h = 1\,465\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
Sur le diagramme (T, s) du document réponse 4, le point 2' est déjà placé à l'intersection de l'isobare 6\text{ bar} et de la courbe isenthalpique issue du point 2. On lit sur l'axe des ordonnées :
\boxed{T_{2'} \approx 15\,^{\circ}\text{C} \quad (\text{soit entre } 14\,^{\circ}\text{C}\text{ et } 16\,^{\circ}\text{C})}Sur l'axe des abscisses du document réponse 4 (gradué en \text{J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}), ou à l'aide des courbes isentropes du diagramme (P, h) (document réponse 3), on lit :
\boxed{s_{2'} \approx 5{,}13\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} = 5\,130\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} \quad (\pm 0{,}03\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1})}
3. Phase(s) présente(s) au point 2' :
À la pression P = 6\text{ bar}, la température de vaporisation vaut T_{\text{vap},\text{BP}} \approx 9{,}5\,^{\circ}\text{C} (question Q7) et l'enthalpie de la vapeur saturante vaut h''(6\text{ bar}) \approx 1\,460\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} (question Q8).
Comme T_{2'} > T_{\text{vap},\text{BP}} (ou de manière équivalente h_{2'} > h''(6\text{ bar})), le point 2' se situe en dehors de la zone diphasique, dans le domaine de la vapeur. L'ammoniac se trouve donc sous une seule phase :
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Changements d'état du corps pur
Notions : détente isentrope, diagramme des frigoristes
La détente isentrope entre les points 2 et 3 est représentée sur le diagramme du document réponse 3. À l'aide des deux diagrammes, déterminer la température , l'enthalpie massique et l'entropie massique .
Voir l'indiceIndice
Suivre l'isentrope passant par le point 2 (s = \text{cte}) jusqu'à la pression de 6\text{ bar} pour lire l'enthalpie et la température correspondantes.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature de la transformation 2 \to 3 (détente isentropique) pour en déduire la valeur de s_3 à partir de s_2.
- Lire l'enthalpie massique h_3 sur l'axe des abscisses du document réponse 3 au point 3 déjà tracé à la pression P_3 = 6\text{ bar}.
- Identifier la phase au point 3 pour déterminer sa température T_3 (température de changement d'état sous 6 bar).
Voir la réponse courteRéponse courte
Le long de la droite verticale isentrope s_3 = s_2 jusqu'à la basse pression 6\text{ bar}, lecture de T_3 et h_3.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, l'évolution virtuelle entre les points 2 et 3 est une détente isentropique, ce qui impose :
L'entropie massique au point 2 (vapeur saturante sèche à P_2 = 9\text{ bar}) se lit sur le diagramme (T, s) du document réponse 4 ou sur le diagramme (P, h) :
Sur le diagramme (P, h) du document réponse 3, le point 3 est situé à l'intersection de l'isobare P = 6\text{ bar} et de l'isentrope issue du point 2. La lecture de son abscisse donne :
Le point 3 se trouvant sous la courbe de rosée (h_3 < h''(\text{6 bar}) \approx 1\,460\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}), le fluide est un mélange diphasique liquide-vapeur (de titre en vapeur x_3 \approx 0{,}97). À la pression P_3 = 6\text{ bar}, la température est donc la température de saturation T_{\mathrm{vap},\mathrm{BP}} déterminée à la question Q7 :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 12
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Schéma ou tracé
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Machines thermiques
Notions : cycle thermodynamique, diagramme des frigoristes, diagramme entropique
Représenter sur les diagrammes et des documents réponses 3 et 4 le cycle effectué par l'ammoniac dans le dispositif ETM. On fera apparaître en particulier les points 1, 2, 2', 3, 4 et 1' (liquide juste saturant à ).
Voir l'indiceIndice
Tracer les étapes successives du cycle fermé sur les deux diagrammes en reliant soigneusement les points 1 \to 1' \to 2 \to 2' \to 3 \to 4 \to 1.
Voir la stratégieStratégie
Pour représenter le cycle sur chacun des diagrammes, on procède étape par étape en identifiant la nature de chaque transformation thermodynamique :
- Identifier la nature de chaque étape du cycle réel : évaporation isobare sous 9\text{ bar} (1 \to 1' \to 2), détente isenthalpique (2 \to 2'), désurchauffe isobare sous 6\text{ bar} (2' \to 3), condensation isobare sous 6\text{ bar} (3 \to 4), puis compression isentropique (4 \to 1).
- Déterminer l'allure géométrique de chaque portion de courbe dans les plans (P, h) et (T, s).
- Positionner les points remarquables, notamment le point 1' (liquide saturant à 9\text{ bar}), et orienter le cycle à l'aide de flèches.
Voir la réponse courteRéponse courte
Représentation du cycle complet de Rankine fermé sur les diagrammes (P, h) et (T, s) en positionnant chacun des états caractéristiques.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Cycle sur le diagramme de Mollier (P, h) (Document réponse 3) :
- Échauffement et vaporisation isobares (1 \to 1' \to 2 sous P = 9\text{ bar}) : L'isobare est un segment horizontal orienté vers la droite, allant de h_1 = 240\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} à h_2 \approx 1\,465\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}. Le point 1' est situé à l'intersection de cette horizontale et de la courbe d'ébullition (x = 0, h_{1'} \approx 285\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}). Le point 2 est sur la courbe de rosée (x = 1).
- Détente isenthalpique (2 \to 2') : L'évolution dans la vanne WV2 s'effectuant à enthalpie massique constante (h_{2'} = h_2), elle est représentée par un segment vertical descendant de P = 9\text{ bar} à P = 6\text{ bar}.
- Désurchauffe isobare (2' \to 3 sous P = 6\text{ bar}) : Segment horizontal orienté vers la gauche, de h_{2'} \approx 1\,465\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} jusqu'à h_3 \approx 1\,425\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} (le point 3 est situé sur l'isentrope passant par le point 2, déjà esquissée sur le document).
- Condensation isobare (3 \to 4 sous P = 6\text{ bar}) : Poursuite du segment horizontal vers la gauche jusqu'à la courbe d'ébullition (x = 0) au point 4 (h_4 \approx 230\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}).
- Compression isentropique (4 \to 1) : Segment quasi vertical montant de P = 6\text{ bar} (point 4) à P = 9\text{ bar} (point 1), déjà représenté sur le document réponse 3.
2. Cycle sur le diagramme entropique (T, s) (Document réponse 4) :
Échauffement et vaporisation isobares (1 \to 1' \to 2 sous 9\text{ bar}) :
- Échauffement du liquide 1 \to 1' : suit la ligne isobare 9\text{ bar} dans le domaine liquide de T_1 = 12\,^\circ\text{C} jusqu'à T_{1'} = T_{\text{vap,HP}} \approx 21{,}5\,^\circ\text{C} sur la courbe d'ébullition.
- Vaporisation 1' \to 2 : palier de changement d'état horizontal et isotherme à T_{\text{vap,HP}} \approx 21{,}5\,^\circ\text{C}, de la courbe d'ébullition (point 1') jusqu'à la courbe de rosée (point 2).
- Détente isenthalpique (2 \to 2') : Suit l'isenthalpe en tirets h \approx 1\,465\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} qui descend vers la droite (l'entropie augmente par irréversibilité) de T_2 \approx 21{,}5\,^\circ\text{C} jusqu'à l'isobare 6\text{ bar} en T_{2'} \approx 15\,^\circ\text{C}.
- Désurchauffe isobare (2' \to 3 sous 6\text{ bar}) : Suit l'isobare 6\text{ bar} en descendant vers la gauche, de T_{2'} \approx 15\,^\circ\text{C} à la température de saturation T_3 \approx 9{,}5\,^\circ\text{C} (atteignant la verticale isentropique s_3 = s_2 \approx 5{,}08\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}).
- Condensation isobare (3 \to 4 sous 6\text{ bar}) : Palier horizontal et isotherme à T_{\text{vap,BP}} \approx 9{,}5\,^\circ\text{C}, de droite à gauche, jusqu'au point 4 situé sur la courbe d'ébullition.
- Compression isentropique (4 \to 1) : Segment vertical ou quasi vertical (à s \approx \text{cste}) reliant le point 4 à l'état de liquide comprimé 1.
Sur chacun des diagrammes, on munit les tracés de flèches indiquant le sens de parcours : le cycle est parcouru dans le sens des aiguilles d'une montre (sens moteur).
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : variable d'état, lecture de diagramme
Compléter le tableau du document réponse 5.
Voir l'indiceIndice
Utiliser les coordonnées thermodynamiques lues ou déduites par la règle des moments pour compléter les cases manquantes du tableau.
Voir la stratégieStratégie
Pour compléter le tableau du document réponse 5 :
- Identifier la nature de chaque point du cycle (liquide sous-refroidi, liquide saturant, vapeur saturante, vapeur surchauffée ou diphasique).
Regrouper les grandeurs déjà déterminées dans les questions précédentes :
- Températures de changement d'état T_{\mathrm{vap,HP}} \approx 21{,}5\,^\circ\text{C} et T_{\mathrm{vap,BP}} \approx 9{,}5\,^\circ\text{C} (Q7) ;
- Enthalpies massiques des états saturants h'_{1'}, h'_4, h''_2 (Q8) ;
- Caractéristiques des points 2' (Q10) et 3 (Q11).
- Compléter les grandeurs restantes (x_i, s_i, etc.) par lecture sur les diagrammes (P,h) et (T,s) ou par les relations thermodynamiques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Remplissage du tableau récapitulatif des variables thermophysiques (P, T, h, s) pour l'ensemble des points du cycle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Rappelons les caractéristiques physiques des différents états du fluide :
- Point 1 : liquide sous-refroidi à P_1 = 9\text{ bar} et T_1 = 12\,^\circ\text{C}. Les valeurs h_1 = 240\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et s_1 = 1{,}15\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} sont fournies. La fraction massique en vapeur est nulle : x_1 = 0.
Point 1' : liquide juste saturant à haute pression (P_{1'} = 9\text{ bar}) :
- T_{1'} = T_{\mathrm{vap,HP}} \approx 21{,}5\,^\circ\text{C} (d'après Q7) ;
- x_{1'} = 0 (courbe d'ébullition) ;
- h_{1'} = h'(9\text{ bar}) \approx 285\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} (d'après Q8) ;
- s_{1'} se lit sur la courbe d'ébullition à 21{,}5\,^\circ\text{C} sur le diagramme (T,s) : s_{1'} \approx 1{,}30\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}.
Point 2 : vapeur juste saturante à haute pression (P_2 = 9\text{ bar}) :
- T_2 = T_{\mathrm{vap,HP}} \approx 21{,}5\,^\circ\text{C} ;
- x_2 = 1 (courbe de rosée) ;
- h_2 = h''(9\text{ bar}) \approx 1\,465\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} (d'après Q8) ;
- s_2 se lit à l'intersection de l'isobare 9\text{ bar} et de la courbe de rosée : s_2 \approx 5{,}08\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}.
Point 2' : issu de la détente isenthalpique dans la vanne WV2 jusqu'à P_{2'} = 6\text{ bar} (d'après Q10) :
- T_{2'} \approx 15\,^\circ\text{C} ;
- x_{2'} = 1 (vapeur surchauffée, hors de la zone diphasique) ;
- h_{2'} = h_2 \approx 1\,465\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- s_{2'} \approx 5{,}13\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}.
Point 3 : issu de la détente isentropique virtuelle 2 \to 3 jusqu'à P_3 = 6\text{ bar} (d'après Q11) :
- T_3 = T_{\mathrm{vap,BP}} \approx 9{,}5\,^\circ\text{C} ;
- h_3 \approx 1\,425\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- s_3 = s_2 \approx 5{,}08\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} ;
le titre en vapeur vaut :
x_3 = \frac{h_3 - h_4}{\Delta h_{\mathrm{vap,BP}}} \approx \frac{1\,425 - 230}{1\,230} \approx 0{,}97.
Point 4 : liquide juste saturant à basse pression (P_4 = 6\text{ bar}) :
- T_4 = T_{\mathrm{vap,BP}} \approx 9{,}5\,^\circ\text{C} ;
- x_4 = 0 (courbe d'ébullition) ;
- h_4 = h'(6\text{ bar}) \approx 230\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} (d'après Q8) ;
- s_4 se lit sur la courbe d'ébullition à 9{,}5\,^\circ\text{C} : s_4 \approx 1{,}12\text{ à }1{,}15\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} (la compression 4 \to 1 étant isentropique pour un liquide incompressible, s_4 \approx s_1 = 1{,}15\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}).
On complète ainsi le tableau du document réponse 5 :
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Premier et second principes
Notions : capacité thermique massique, enthalpie massique
En déduire la valeur de , capacité thermique massique de l'ammoniac liquide.
Voir l'indiceIndice
Écrire la variation d'enthalpie d'un liquide sous haute pression \Delta h = c_{\mathrm{a}}\,\Delta T entre l'état sous-refroidi 1 et le liquide saturant 1'.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier une transformation où l'ammoniac reste à l'état de liquide monophasique (par exemple l'échauffement isobare de l'ammoniac liquide de l'état 1 à l'état de liquide saturant 1' dans l'évaporateur).
- Exprimer la variation d'enthalpie d'une phase condensée incompressible et indilatable sous pression constante : \Delta h = c_\mathrm{a} \Delta T.
- En déduire c_\mathrm{a} à partir des valeurs de h et T obtenues au tableau de la question Q13.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour le liquide incompressible sous 9\text{ bar}, \Delta h \approx c_\mathrm{a} \Delta T, d'où c_\mathrm{a} = (h_{1'} - h_1)/(T_{1'} - T_1).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Entre le point 1 (liquide sous-refroidi à P_1 = 9\text{ bar}, T_1 = 12\,^\circ\text{C}) et le point 1' (liquide juste saturant sous la même pression P_1 = 9\text{ bar}, T_{1'} = T_{\mathrm{vap},\mathrm{HP}} \approx 21{,}5\,^\circ\text{C}), l'ammoniac est à l'état liquide et subit un échauffement isobare à P = 9\text{ bar}.
Pour une phase liquide considérée comme incompressible :
L'évolution étant isobare (\mathrm{d}P = 0), on en déduit :
D'après le tableau complété à la question Q13 :
- h_1 = 240\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et T_1 = 12\,^\circ\text{C} ;
- h_{1'} \approx 285\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et T_{1'} \approx 21{,}5\,^\circ\text{C}.
L'application numérique donne :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : pression de vapeur saturante, fluide frigorigène
Expliquer pourquoi on utilise l'ammoniac comme fluide de travail et non de l'eau. Donner néanmoins un inconvénient de l'utilisation de l'ammoniac.
Voir l'indiceIndice
Comparer la pression de vapeur saturante de l'ammoniac et de l'eau aux températures de travail (5 à 26\,^{\circ}\mathrm{C}). Mentionner la toxicité et le risque chimique de \mathrm{NH}_3.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'ammoniac possède une pression de vapeur de plusieurs bars aux températures océaniques évitant le vide poussé de l'eau, mais il est hautement toxique et corrosif.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Choix de l'ammoniac plutôt que de l'eau :
La centrale fonctionne entre les températures des sources océaniques, soit environ T_{\mathrm{f}} = 5\,^\circ\mathrm{C} et T_{\mathrm{c}} = 26\,^\circ\mathrm{C}.
Pour l'eau, la pression de vapeur saturante à ces températures est extrêmement faible :
P_{\mathrm{sat},\,\mathrm{H_2O}}(5\,^\circ\mathrm{C}) \approx 9\times 10^{-3}\text{ bar} \quad\text{et}\quad P_{\mathrm{sat},\,\mathrm{H_2O}}(26\,^\circ\mathrm{C}) \approx 3{,}4\times 10^{-2}\text{ bar}.Un cycle utilisant l'eau nécessiterait donc de travailler sous un vide très poussé, ce qui entraîne :
- un volume massique de vapeur considérable (v \approx 30\text{ à }40\text{ m}^3\cdot\mathrm{kg}^{-1}), imposant des conduites et des turbines de dimensions gigantesques pour faire passer le débit nécessaire ;
- des contraintes d'étanchéité drastiques pour éviter toute entrée d'air incondensable dans l'installation.
Pour l'ammoniac (\mathrm{NH}_3), les pressions de saturation correspondantes sont modérées et adaptées :
P_{\mathrm{sat},\,\mathrm{NH_3}}(5\,^\circ\mathrm{C}) \approx 5\text{ bar} \quad\text{et}\quad P_{\mathrm{sat},\,\mathrm{NH_3}}(26\,^\circ\mathrm{C}) \approx 10\text{ bar}.Ces pressions sont supérieures à la pression atmosphérique (évitant les rentrées d'air extérieur) et la masse volumique de la vapeur est bien plus grande, ce qui permet de concevoir des échangeurs et des turbines nettement plus compacts.
2. Inconvénient de l'ammoniac :
L'ammoniac est un composé toxique, irritant et dangereux pour le personnel comme pour l'écosystème marin en cas de fuite. De plus, il est corrosif (notamment pour le cuivre et ses alliages) et présente un risque d'inflammabilité voire d'explosion en mélange avec l'air dans certaines proportions.
Question 16
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : premier principe pour un système ouvert, premier principe industriel
Établir l'expression suivante du premier principe industriel dans le cas d'un système ouvert à une entrée et une sortie, en écoulement permanent avec un débit massique , en explicitant bien toutes les hypothèses :
où désigne l'enthalpie massique de sortie, l'enthalpie massique d'entrée, la puissance utile reçue par le système due aux pièces mobiles et la puissance thermique reçue par le système.
Voir l'indiceIndice
Effectuer un bilan d'énergie pour le système ouvert entre l'instant t et t+\mathrm{d}t en régime stationnaire en appliquant le premier principe à un système fermé coïncident.
Voir la stratégieStratégie
- Définir un système fermé à deux instants voisins t et t+\mathrm{d}t englobant le fluide contenu dans le volume de contrôle et les masses élémentaires entrante et sortante.
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique à ce système fermé en explicitant les travaux des forces de pression aux frontières et le travail utile.
- Exploiter le régime permanent et la négligence des énergies cinétique et potentielle pour aboutir au bilan enthalpique massique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du premier principe à un système fermé coïncident entre t et t+\mathrm{d}t, en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle macroscopiques.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le système fermé déformable constitué :
- à l'instant t : du fluide contenu dans la machine (volume fixe \mathcal{V}_0) et de la tranche de fluide élémentaire de masse \mathrm{d}m s'apprêtant à entrer à travers la section d'entrée \Sigma_\mathrm{e} ;
- à l'instant t+\mathrm{d}t : du fluide contenu dans \mathcal{V}_0 et de la tranche de fluide de masse \mathrm{d}m venant de sortir à travers la section de sortie \Sigma_\mathrm{s}.
Hypothèses de l'étude :
- Régime stationnaire (ou permanent) : les grandeurs locales ne dépendent pas explicitement du temps ; la masse contenue dans \mathcal{V}_0 est constante, d'où l'égalité des débits massiques d'entrée et de sortie D_\mathrm{m} = \frac{\mathrm{d}m}{\mathrm{d}t}, et l'énergie interne U(\mathcal{V}_0) est invariable au cours du temps.
- Énergies cinétique et potentielle macroscopiques négligées : conformément au préambule, \Delta e_\mathrm{c} \approx 0 et \Delta e_\mathrm{p} \approx 0. L'énergie totale du système se résume donc à son énergie interne U.
- Écoulement monodimensionnel aux sections d'accès : les grandeurs d'état (P, T, h, v) sont supposées uniformes sur les sections d'entrée \Sigma_\mathrm{e} et de sortie \Sigma_\mathrm{s}.
La variation d'énergie totale du système fermé entre t et t+\mathrm{d}t s'écrit :
où u_\mathrm{e} et u_\mathrm{s} sont les énergies internes massiques aux sections d'entrée et de sortie.
D'après le premier principe pour un système fermé :
Le travail mécanique \delta W reçu par le fluide se décompose en :
- le travail utile \delta W_\mathrm{u} = \mathcal{P}_\mathrm{u} \, \mathrm{d}t échangé avec d'éventuelles parties mobiles (arbre d'une turbine, piston d'une pompe) ;
le travail des forces de pression extérieures aux frontières ouvertes :
- travail d'admission par le fluide amont : \delta W_{\mathrm{p},\mathrm{e}} = + P_\mathrm{e} \, \mathrm{d}\mathcal{V}_\mathrm{e} = + P_\mathrm{e} v_\mathrm{e} \, \mathrm{d}m ;
- travail d'échappement contre le fluide aval : \delta W_{\mathrm{p},\mathrm{s}} = - P_\mathrm{s} \, \mathrm{d}\mathcal{V}_\mathrm{s} = - P_\mathrm{s} v_\mathrm{s} \, \mathrm{d}m.
Le transfert thermique élémentaire reçu s'écrit \delta Q = \mathcal{P}_\mathrm{th} \, \mathrm{d}t. On obtient ainsi :
En regroupant les grandeurs massiques de sortie et d'entrée :
En introduisant l'enthalpie massique h = u + P v :
En divisant par la durée \mathrm{d}t et en identifiant le débit massique D_\mathrm{m} = \frac{\mathrm{d}m}{\mathrm{d}t}, on obtient bien :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Fournir une démonstration complète en définissant le système fermé à l'aide des masses entrante et sortante, en négligeant les variations d'énergie mécanique.
« Il s’agissait de redémontrer le premier principe industriel […] pas de l’utiliser de manière tautologique. Une démonstration complète était attendue. »
« Ce sont les variations d’énergie mécanique qui sont négligées, pas l’énergie mécanique elle-même. »
« Trop peu de candidats définissent correctement le système fermé à partir du système ouvert, des masses élémentaires de fluide δmeet δmsrespectivement entrante et sortante dans la zone active de la machine entre tet t+dt. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : premier principe industriel, puissance thermique
Exprimer et calculer et , les puissances thermiques reçues par l'ammoniac au niveau de l'évaporateur lors des cycles respectivement réel et virtuel, puis commenter leur signe.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe industriel à l'ammoniac traversant l'évaporateur sans échange de travail utile.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique en système ouvert (établi à la question Q16) à l'ammoniac traversant l'évaporateur \mathrm{E} entre les points 1 (entrée) et 2 (sortie).
- Identifier le débit massique d'ammoniac circulant dans l'évaporateur pour chacun des deux cycles (réel et virtuel).
- Effectuer l'application numérique avec les valeurs de l'énoncé et de la question Q8, puis commenter le signe obtenu.
Voir la réponse courteRéponse courte
\mathcal{P}_\mathrm{th,E} = D_\mathrm{m}(h_\mathrm{s} - h_\mathrm{e}) > 0, puissance thermique reçue par le fluide de travail au niveau de l'évaporateur depuis la source chaude.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'évaporateur \mathrm{E} ne comporte aucune pièce mobile, la puissance utile reçue par le fluide est donc nulle :
D'après le premier principe pour un système ouvert en régime stationnaire établi à la question Q16, la puissance thermique reçue par le fluide s'écrit :
D'après les schémas des cycles de la figure 3 :
- Pour le cycle réel (figure 3(a)), le débit massique d'ammoniac traversant l'évaporateur est \dot{m}_1.
- Pour le cycle virtuel (figure 3(b)), le débit massique dans tout le cycle, et en particulier dans l'évaporateur, est également \dot{m}_1.
Les deux cycles partagent le même état d'entrée (point 1) et le même état de sortie (point 2) dans l'évaporateur, d'où :
Application numérique :
- \dot{m}_1 = 4{,}0 \times 10^{-1}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} ;
- h_1 = 240\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} (tableau 2 de l'énoncé) ;
- h_2 = h''(9\text{ bar}) \approx 1\,465\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} (vapeur saturante à 9 bar, déterminé à la question Q8).
Commentaire du signe : La puissance thermique reçue par l'ammoniac est positive (\mathcal{P}_{\mathrm{th},\mathrm{E}} > 0). En convention récepteur, cela traduit le fait que l'ammoniac reçoit de l'énergie sous forme thermique de la part de l'eau chaude, ce qui est conforme au rôle d'un évaporateur dans une machine thermique motrice où le fluide de travail puise de la chaleur à la source chaude pour se réchauffer et se vaporiser.
Résultat
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Premier et second principes
Notions : échangeur thermique, bilan thermique
Exprimer, en fonction des températures, , la puissance reçue par l'eau chaude au niveau de l'évaporateur (cf. figure 2).
Voir l'indiceIndice
Calculer la puissance thermique cédée par l'eau chaude en fonction de son débit massique, de sa capacité thermique et de la variation de température subie.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe industriel établi à la question Q16 à l'eau chaude traversant l'évaporateur en régime permanent.
- Utiliser le modèle du liquide incompressible pour exprimer la variation d'enthalpie massique de l'eau en fonction de ses températures d'entrée et de sortie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan enthalpique sur l'écoulement d'eau chaude liquide : \mathcal{P}_\mathrm{th,ec} = \dot{m}_\mathrm{e} c_\mathrm{e} (T_6 - T_5).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'eau chaude traverse l'évaporateur en régime stationnaire entre l'entrée (point 5, à la température T_5) et la sortie (point 6, à la température T_6). Ce système ouvert ne comporte aucune pièce mobile (\mathcal{P}_\mathrm{u} = 0), et les variations d'énergies cinétique et potentielle sont négligées.
D'après le premier principe industriel (établi en Q16), le bilan enthalpique pour l'écoulement d'eau chaude de débit massique \dot{m}_e s'écrit :
L'eau étant modélisée comme une phase condensée incompressible et indilatable de capacité thermique massique c_e, sa variation d'enthalpie s'exprime directement selon :
On en déduit l'expression de la puissance thermique reçue par l'eau chaude :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Penser à mentionner que l'évaporateur est globalement calorifugé.
« L’argument « évaporateur globalement calorifugé », pourtant essentiel, a souvent été omis. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : bilan thermique, échangeur thermique
En déduire l'expression et la valeur numérique de .
Voir l'indiceIndice
Écrire le couplage thermique global à l'évaporateur adiabatique en posant \mathcal{P}_{\mathrm{th,ec}} + \mathcal{P}_{\mathrm{th,E,R}} = 0.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire le bilan énergétique global de l'échangeur thermique (l'évaporateur) en régime permanent, le système étant calorifugé vis-à-vis du milieu extérieur.
- En déduire l'expression littérale du débit massique d'eau chaude \dot{m}_\mathrm{e} en fonction de \dot{m}_1, h_1, h_2, c_\mathrm{e}, T_5 et T_6.
- Réaliser l'application numérique avec les grandeurs fournies par l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Échangeur calorifugé sans fuite : \mathcal{P}_\mathrm{th,ec} + \mathcal{P}_{\mathrm{th},\mathrm{E}} = 0, ce qui fournit l'expression littérale et la valeur numérique de \dot{m}_\mathrm{e}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'évaporateur est un échangeur à double flux supposé adiabatique vis-à-vis de l'extérieur. En régime stationnaire, la somme des puissances thermiques reçues par les deux fluides traversant l'appareil est nulle :
En utilisant les expressions obtenues aux questions Q17 et Q18 :
On obtient :
Soit, en explicitant le débit massique \dot{m}_\mathrm{e} :
Application numérique :
- \mathcal{P}_{\mathrm{th},\mathrm{E}} = 4{,}9 \times 10^5\text{ W} (d'après Q17, avec h_2 - h_1 = 1\,225\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et \dot{m}_1 = 0{,}40\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1})
- c_\mathrm{e} = 4{,}0 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}
- T_5 - T_6 = 26 - 24{,}5 = 1{,}5\,^{\circ}\text{C} = 1{,}5\text{ K}
Avec deux chiffres significatifs :
Résultat
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : détente de joule-thomson, vanne d'étranglement
Justifier que l'évolution de l'ammoniac traversant la vanne WV2 est isenthalpique.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe en système ouvert à la vanne de détente adiabatique sans travail utile échangé.
Voir la stratégieStratégie
Appliquer le premier principe de la thermodynamique pour un système ouvert en régime stationnaire (établi à la question Q16) au fluide traversant la vanne de laminage WV2 entre les points 2 et 2'.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détente stationnaire adiabatique sans pièces mobiles mécaniques (\mathcal{P}_\mathrm{u} = 0, \mathcal{P}_\mathrm{th} = 0), ce qui entraîne la conservation de l'enthalpie massique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Appliquons le premier principe industriel à l'ammoniac en écoulement stationnaire à travers la vanne WV2 entre l'état d'entrée 2 et l'état de sortie 2' :
La vanne est un composant statique ne comportant aucune pièce mobile recevant ou fournissant du travail mécanique utile au fluide, d'où :
\mathcal{P}_u = 0La traversée de la vanne est très rapide et la surface de contact avec le milieu extérieur est minime : les transferts thermiques sont tout à fait négligeables devant les flux convectifs d'enthalpie, soit une transformation adiabatique :
\mathcal{P}_{\text{th}} = 0- De plus, conformément aux hypothèses générales de l'énoncé, les variations d'énergie cinétique et d'énergie potentielle sont négligées.
Le bilan d'énergie conduit donc immédiatement à :
Le débit massique \dot{m}_1 étant non nul, on en déduit :
La détente du fluide au travers de la vanne WV2 est donc bien isenthalpique (détente de Joule-Thomson).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Justifier le caractère isenthalpique en précisant l'absence de pièces mécaniques mobiles.
« Le jury a noté le manque de l’argument « pas de pièce mécanique mobile ». »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : bilan de masse, écoulement stationnaire
Au niveau du surchauffeur, situé entre les points 2' et 3, donner une relation entre , et . Calculer .
Voir l'indiceIndice
Écrire la conservation de la masse au nœud de mélange entre la vapeur détendue et le liquide de désurchauffe injecté.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les flux massiques entrant et sortant du mélangeur (désurchauffeur) à l'aide de la figure 3(a).
- Appliquer le principe de conservation de la masse en régime stationnaire.
- Effectuer l'application numérique avec les valeurs de \dot{m}_1 et \dot{m}_2 fournies par l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conservation du débit massique total au point de mélange : \dot{m}_1 = \dot{m}_2 + \dot{m}_3, d'où \dot{m}_3 = \dot{m}_1 - \dot{m}_2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le fluide de travail traverse l'évaporateur et la vanne de détente avec le débit massique \dot{m}_1. Au niveau de la zone de mélange (désurchauffe) entre les points 2' et 3, une masse d'ammoniac liquide froid y est injectée avec un débit \dot{m}_2.
En régime permanent, la conservation du débit massique pour ce système ouvert à deux entrées et une sortie s'écrit :
Application numérique : D'après les données de l'énoncé :
- \dot{m}_1 = 4{,}0 \times 10^{-1}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} ;
- \dot{m}_2 = 5{,}0 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} = 0{,}050\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}.
On obtient :
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : premier principe industriel, condenseur
Exprimer et calculer et , puissances reçues par l'ammoniac au niveau du condenseur lors des cycles respectivement réel et virtuel, puis commenter leur signe.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe industriel au condenseur pour chacun des deux débits massiques d'ammoniac associés aux cycles réel et virtuel.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe industriel établi à la question Q16 à l'ammoniac traversant le condenseur (échangeur thermique sans parties mobiles, donc sans travail utile).
- Identifier les débits massiques respectifs : \dot{m}_3 dans le cas réel et \dot{m}_1 dans le cycle virtuel.
- Réaliser les applications numériques avec les enthalpies déterminées précédemment et commenter le signe obtenu.
Voir la réponse courteRéponse courte
\mathcal{P}_\mathrm{C} = D_\mathrm{m}(h_4 - h_\mathrm{entrée}) < 0, le fluide frigorigène cédant de la puissance thermique à l'eau froide au condenseur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le condenseur est un échangeur de chaleur fixe, dépourvu de pièces mobiles, traversé par l'ammoniac entre les points 3 (entrée) et 4 (sortie). La puissance utile reçue par l'ammoniac y est donc nulle (\mathcal{P}_{\mathrm{u}} = 0).
D'après le premier principe industriel (question Q16), la puissance thermique reçue par l'ammoniac s'écrit de manière générale :
1. Cycle réel : Le débit massique traversant le condenseur est \dot{m}_3 = \dot{m}_1 + \dot{m}_2 = 0{,}45\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} (établi à la question Q21). L'expression de la puissance thermique reçue est :
Avec h_4 \approx 230\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et h_3 \approx 1\,425\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} :
2. Cycle virtuel : Dans le cycle virtuel (figure 3(b)), il n'y a pas de boucle de dérivation : l'intégralité du fluide circule en boucle fermée avec le débit massique \dot{m}_1 = 0{,}40\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}. L'expression de la puissance thermique reçue est :
Application numérique :
3. Commentaire du signe : Les puissances \mathcal{P}_{\mathrm{C},\mathrm{R}} et \mathcal{P}_{\mathrm{C},\mathrm{V}} sont négatives. En convention récepteur pour l'ammoniac, cela traduit le fait que le fluide cède de la chaleur au milieu extérieur (l'eau de mer froide). Cela correspond bien au comportement attendu pour un fluide qui subit une condensation au contact de la source froide d'un moteur thermique.
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Premier et second principes
Notions : bilan thermique, condenseur
Exprimer dans le cas réel , la puissance reçue par l'eau froide au niveau du condenseur, puis en déduire la valeur de .
Voir l'indiceIndice
Effectuer le bilan thermique entre le fluide de travail et l'eau froide au condenseur adiabatique pour isoler la température de sortie T_8.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe industriel à l'eau froide traversant le condenseur pour exprimer la puissance thermique reçue \mathcal{P}_\mathrm{ef}.
- Effectuer le bilan thermique global de l'échangeur (adiabatique envers le milieu extérieur) pour relier \mathcal{P}_\mathrm{ef} à la puissance cédée par l'ammoniac \mathcal{P}_{\mathrm{C},\mathrm{R}}.
- En déduire l'élévation de température de l'eau froide et la température de sortie T_8.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan au condenseur adiabatique \mathcal{P}_\mathrm{ef} = -\mathcal{P}_{\mathrm{C},\mathrm{R}} = \dot{m}_\mathrm{f} c_\mathrm{e}(T_8 - T_7), d'où la déduction de la température de sortie T_8.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'eau froide traverse le condenseur en régime stationnaire, sans échange de travail utile (\mathcal{P}_\mathrm{u} = 0) et avec des variations d'énergies cinétique et potentielle négligeables. D'après le premier principe industriel (question Q16), la puissance thermique reçue par l'eau froide s'écrit :
L'eau étant assimilée à un liquide incompressible de capacité thermique massique c_\mathrm{e} constante :
On obtient ainsi :
Le condenseur étant adiabatique vis-à-vis du milieu extérieur, l'intégralité de la puissance thermique cédée par l'ammoniac au cours de son évolution réelle est absorbée par le circuit d'eau froide :
Application numérique :
On en déduit l'expression de la température de sortie T_8 :
En utilisant l'expression de \dot{m}_\mathrm{e} obtenue à la question Q19, on peut également écrire :
Application numérique :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : premier principe industriel, turbine
Exprimer et calculer , puissance utile reçue par l'ammoniac dans la turbine T entre les points 2 et 3 du cycle virtuel. Commenter son signe.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe industriel au fluide traversant la turbine virtuelle détendu isentropiquement de 2 vers 3.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe pour un système ouvert en régime stationnaire (établi à la question Q16) à la turbine virtuelle parcourue par le débit massique \dot{m}_1.
- Utiliser le caractère adiabatique de la turbine (\mathcal{P}_{\mathrm{th}} = 0) pour relier la puissance utile aux enthalpies massiques des points 2 et 3.
- Effectuer l'application numérique avec les valeurs issues des questions précédentes et commenter le signe obtenu.
Voir la réponse courteRéponse courte
Puissance utile fournie par l'ammoniac \mathcal{P}_{\mathrm{T},\mathrm{V}} = \dot{m}_1 (h_3 - h_2) < 0, confirmant que la turbine extrait du travail du fluide.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cycle virtuel (figure 3(b)), le fluide de travail traverse la turbine entre l'état 2 (entrée) et l'état 3 (sortie) avec le débit massique \dot{m}_1.
La détente étant adiabatique (\mathcal{P}_{\mathrm{th}} = 0), le premier principe industriel s'écrit :
D'où l'expression littérale :
Avec les valeurs obtenues aux questions Q8 et Q11 :
- \dot{m}_1 = 0{,}40\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} ;
- h_2 \approx 1\,465\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- h_3 \approx 1\,425\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
On obtient numériquement :
Commentaire sur le signe : En convention récepteur, \mathcal{P}_{\mathrm{T},\mathrm{V}} < 0 signifie que le fluide cède de la puissance mécanique aux parties mobiles de la turbine. La turbine est motrice et fournit effectivement un travail utile à l'extérieur (puissance mécanique récupérable).
Résultat
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : premier principe industriel, pompe
Exprimer et calculer et , puissances utiles reçues par l'ammoniac au niveau de la pompe lors des cycles respectivement réel et virtuel.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe industriel à la pompe d'alimentation isentropique pour évaluer le travail utile reçu par unité de temps.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe industriel établi à la question Q16 à la pompe \mathrm{P}_1 en régime stationnaire, en tenant compte de son caractère adiabatique (\mathcal{P}_{\text{th}} = 0).
- Identifier le débit massique traversant la pompe dans chaque cycle : dans le cycle virtuel, tout le fluide circule avec le débit \dot{m}_1 ; dans le cycle réel, la pompe \mathrm{P}_1 est située entre le condenseur (point 4) et la dérivation de désurchauffe, elle est donc traversée par le débit total \dot{m}_3 (on mentionnera également le cas où le piquage est supposé situé en amont de la pompe).
- Réaliser l'application numérique avec les valeurs d'enthalpie h_1 et h_4 issues du tableau du document réponse 5.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du premier principe à la pompe adiabatique : \mathcal{P}_{\mathrm{P}_1} = D_\mathrm{m}(h_1 - h_4) > 0, travail reçu par le liquide.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le premier principe industriel (question Q16) appliqué à la pompe \mathrm{P}_1 en écoulement stationnaire et en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle :
La pompe étant adiabatique (\mathcal{P}_{\text{th}} = 0), la puissance utile reçue par l'ammoniac s'écrit :
1. Cycle virtuel :
Dans le cycle virtuel (figure 3(b)), le circuit est constitué d'une unique boucle parcourue par le débit massique D_{\mathrm{m}} = \dot{m}_1 :
Avec \dot{m}_1 = 0{,}40\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}, h_1 = 240\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et h_4 \approx 230\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} (document réponse 5) :
2. Cycle réel :
Sur le schéma du cycle réel (figure 3(a)), la pompe \mathrm{P}_1 est placée directement à la sortie du condenseur (point 4), en amont de la dérivation vers le désurchauffeur. Elle véhicule donc le débit total issu du condenseur :
L'expression de la puissance utile s'écrit alors :
Numériquement :
Remarque : Si l'on considérait que le prélèvement du fluide de désurchauffe était effectué avant la pompe, celle-ci ne véhiculerait que \dot{m}_1, ce qui donnerait \mathcal{P}_{\mathrm{P}_1,\mathrm{R}} = \dot{m}_1(h_1 - h_4) = 4{,}0\text{ kW}.
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Systèmes ouverts en écoulement
Notions : rendement thermodynamique, cycle de rankine
Déduire de l'étude précédente le rendement du cycle virtuel.
Voir l'indiceIndice
Définir le rendement thermique comme le rapport de la puissance nette produite (-\mathcal{P}_{\mathrm{T,V}} - \mathcal{P}_{\mathrm{P}_1,\mathrm{V}}) sur la puissance thermique consommée à l'évaporateur.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition thermodynamique du rendement d'un cycle moteur ditherme : rapport entre la puissance mécanique nette fournie à l'extérieur et la puissance thermique reçue au niveau de la source chaude (l'évaporateur).
- Exprimer ce rendement à l'aide des puissances calculées aux questions Q17, Q24 et Q25, ou directement à partir des enthalpies massiques du cycle virtuel.
- Réaliser l'application numérique et comparer au rendement théorique maximal de Carnot calculé à la question Q2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rendement défini par \eta_\mathrm{V} = -(\mathcal{P}_{\mathrm{T},\mathrm{V}} + \mathcal{P}_{\mathrm{P}_1,\mathrm{V}}) / \mathcal{P}_{\mathrm{th},\mathrm{E},\mathrm{V}}, calculé à environ 3 à 4\,\%.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le cycle virtuel décrit un moteur thermique fermé. La puissance utile nette fournie à l'extérieur par le fluide de travail correspond à la somme des puissances échangées au niveau des deux organes mécaniques (la turbine qui produit du travail et la pompe qui en consomme) :
En convention récepteur, la puissance mécanique effectivement disponible (utile au sens moteur) est -\mathcal{P}_{\mathrm{u,net}}. La dépense énergétique correspond à la puissance thermique reçue par le fluide à l'évaporateur, \mathcal{P}_{\mathrm{th,E,V}}.
Le rendement \eta_\mathrm{V} du cycle virtuel s'écrit donc :
En remplaçant par les expressions en fonction des enthalpies massiques :
Avec les valeurs obtenues aux questions précédentes :
- \mathcal{P}_{\mathrm{T,V}} \approx -16\text{ kW} (d'après Q24) ;
- \mathcal{P}_{\mathrm{P_1,V}} \approx +4{,}0\text{ kW} (d'après Q25) ;
- \mathcal{P}_{\mathrm{th,E,V}} \approx 490\text{ kW} (d'après Q17).
On obtient :
Résultat
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Systèmes ouverts en écoulement
Notions : irréversibilité, rendement isentropique
Le rendement obtenu est surestimé. Proposer des justifications.
Voir l'indiceIndice
Penser aux irréversibilités réelles (détente et pompage non isentropiques), aux pertes de charge et à l'énergie de pompage des débits massiques d'eau de mer.
Voir la stratégieStratégie
Pour identifier les causes de surestimation du rendement thermodynamique calculé (\eta_{\mathrm{V}} \approx 2{,}5\,\%), il convient de recenser les hypothèses idéalisatrices adoptées lors de l'étude :
- Les irréversibilités intrinsèques aux organes du circuit d'ammoniac (détente et compression supposées isentropiques).
- Les pertes annexes (pertes de charge, transferts thermiques parasites vers l'extérieur, rendements électromécaniques).
- La dépense énergétique associée aux auxiliaires indispensables au fonctionnement d'une centrale ETM, en particulier le pompage de l'eau de mer.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pertes de charge dans les conduites, irréversibilités internes des compresseurs/turbines et consommation électrique des pompes de circulation d'eau de mer.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le rendement réel de conversion est nettement inférieur au rendement calculé en Q26 pour plusieurs raisons physiques :
- Irréversibilités internes des composants : la détente dans la turbine et la compression dans la pompe ont été modélisées comme isentropiques (réversibles). Dans une installation réelle, les frottements fluides et les dissipations visqueuses conduisent à des rendements isentropiques inférieurs à 1 (\eta_{\mathrm{is,T}} < 1 et \eta_{\mathrm{is,P}} < 1), ce qui diminue le travail recueilli à la turbine et accroît celui absorbé par la pompe.
- Consommation des auxiliaires (pompage de l'eau de mer) : l'installation nécessite de déplacer d'énormes débits d'eau de mer (\dot{m}_{\mathrm{e}} \approx 82\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} à l'échelle du seul prototype) et d'extraire l'eau froide à près de 1\,000\text{ m} de profondeur (pertes de charge le long de conduites de plusieurs kilomètres). La puissance électrique nécessaire au fonctionnement des pompes de circulation d'eau réduit considérablement la puissance nette disponible.
- Rendements électromécaniques : la conversion du travail mécanique de la turbine en électricité (alternateur) ainsi que l'entraînement de la pompe par un moteur électrique entraînent des pertes mécaniques (frottements) et électriques (effet Joule, pertes fer), avec des rendements globaux \eta_{\mathrm{m\acute{e}ca}} < 1 et \eta_{\mathrm{\acute{e}lec}} < 1.
- Pertes de charge et transferts parasites : les écoulements dans les échangeurs et canalisations ont été supposés isobares et les tuyauteries parfaitement calorifugées. Les pertes de charge hydrauliques réelles (\Delta P \neq 0) et les fuites thermiques vers l'ambiant diminuent également l'efficacité globale du système.
Partie B : Naissance et propagation de la houle
III · Mise en équation et linéarisation
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : potentiel des vitesses, écoulement incompressible, équation de laplace
En tenant compte de l'incompressibilité des fluides, montrer que et .
Voir l'indiceIndice
Combiner la condition d'incompressibilité \operatorname{div}(\vec{v}) = 0 et le caractère irrotationnel \vec{v} = \vec{\operatorname{grad}}\,\varphi en exploitant la formule \operatorname{div}(\vec{\operatorname{grad}}\,\varphi) = \Delta \varphi.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition cinématique d'incompressibilité pour un fluide homogène via l'équation de conservation de la masse : \mathrm{div}\,\vec{v} = 0.
- Utiliser l'expression des champs de vitesse en fonction des potentiels scalaires \varphi_1 et \varphi_2 ainsi que la formule d'analyse vectorielle fournie par l'énoncé, \mathrm{div}(\vec{\mathrm{grad}}\,\varphi) = \Delta \varphi.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'incompressibilité impose \mathrm{div}\,\vec{v} = 0, et le caractère irrotationnel \vec{v} = \vec{\nabla}\varphi, d'où directement \Delta \varphi = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation locale de conservation de la masse pour un écoulement s'écrit :
Les fluides étant homogènes et incompressibles, leurs masses volumiques respectives \rho_1 et \rho_2 sont uniformes et constantes, ce qui conduit à la condition d'incompressibilité :
Pour le fluide (1) (eau) : Le champ de vitesse dérive du potentiel \varphi_1 selon \vec{v}_1 = \vec{\mathrm{grad}}(\varphi_1). D'après le formulaire :
La condition d'incompressibilité impose immédiatement :
Pour le fluide (2) (air) : Le champ des vitesses s'écrit \vec{V}_2 = \vec{\mathrm{grad}}(Ux + \varphi_2) = U\vec{u}_x + \vec{\mathrm{grad}}(\varphi_2). En prenant la divergence :
La vitesse du vent non perturbé U étant constante et uniforme, \dfrac{\partial U}{\partial x} = 0, d'où :
On obtient ainsi :
Les potentiels des vitesses vérifient donc tous deux l'équation de Laplace (écoulements à potentiel laplacien).
Résultat
Question 29
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : équation d'euler, écoulement potentiel instationnaire, linéarisation
Montrer que la linéarisation de cette équation, en ne conservant que les termes en vitesse d'ordres inférieurs ou égaux à 1, conduit à l'égalité :
où est une fonction du temps.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la formule vectorielle de Lamb pour l'accélération convective et négliger les termes d'ordre 2 en vitesse lors de l'intégration du gradient spatial.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'accélération particulaire \frac{\mathrm{D}\vec{v}_1}{\mathrm{D}t} en séparant la dérivée temporelle locale et le terme convectif.
- Linéariser au premier ordre en négligeant le terme convectif d'ordre 2.
- Exprimer tous les termes de l'équation d'Euler sous la forme d'un gradient spatial puis intégrer spatialement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de l'équation d'Euler instationnaire, négligence du terme convectif d'ordre deux et intégration spatiale en faisant apparaître la fonction C_1(t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'accélération particulaire s'écrit :
D'après l'énoncé, les composantes de \vec{v}_1 et leurs dérivées sont des infiniment petits du premier ordre. Le terme convectif (\vec{v}_1 \cdot \vec{\mathrm{grad}})\vec{v}_1 est donc du second ordre et est négligé dans le cadre de l'approximation linéaire :
Le fluide étant irrotationnel, \vec{v}_1 = \vec{\mathrm{grad}}(\varphi_1). En permutant les dérivées spatiale et temporelle, il vient :
Par ailleurs, le champ de pesanteur s'écrit \vec{g} = -g\,\vec{u}_z = -\vec{\mathrm{grad}}(gz), et la masse volumique \rho_1 est constante (fluide homogène et incompressible). L'équation d'Euler projetée au premier ordre devient :
En divisant par \rho_1 et en regroupant l'ensemble sous l'opérateur gradient :
L'annulation du gradient spatial implique que la quantité entre parenthèses est uniforme dans l'espace à chaque instant, ne dépendant ainsi que du temps t :
où C_1(t) est une fonction du temps.
Résultat
Question 30
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : équation d'euler, terme convectif, linéarisation
De même, écrire l'équation d'Euler vérifiée par le champ des vitesses en tout point du fluide (2). Montrer que la linéarisation de cette équation, en ne conservant que les termes en vitesse d'ordres inférieurs ou égaux à 1, conduit à l'égalité :
où est une fonction du temps.
Voir l'indiceIndice
Exprimer l'accélération convective de l'air en développant (\vec{V}_2 \cdot \vec{\operatorname{grad}})\vec{V}_2 au premier ordre autour de la vitesse moyenne U\vec{u}_x.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation d'Euler pour le fluide (2) soumis au champ de pesanteur \vec{g} = -g\,\vec{u}_z.
- Développer l'accélération particulaire \dfrac{\mathrm{D}\vec{V}_2}{\mathrm{D}t} en utilisant l'irrotationnalité de l'écoulement ou le développement au premier ordre en perturbation \vec{v}_2.
- Regrouper l'ensemble des termes sous la forme d'un gradient spatial nul et intégrer par rapport aux coordonnées d'espace.
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarisation avec \vec{V}_2 = U\vec{u}_x + \vec{\nabla}\varphi_2, où le terme convectif au premier ordre produit la dérivation spatiale U \frac{\partial \varphi_2}{\partial x}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le fluide (2) étant supposé parfait et homogène de masse volumique \rho_2, son écoulement est régi par l'équation d'Euler :
avec \vec{g} = -\vec{\mathrm{grad}}(gz). L'accélération particulaire s'exprime par :
L'écoulement étant irrotationnel (\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{V}_2 = \vec{0}), l'identité vectorielle du formulaire donne :
Le champ des vitesses s'écrit \vec{V}_2 = U\vec{u}_x + \vec{v}_2, où U est une vitesse uniforme et constante, et \vec{v}_2 = \vec{\mathrm{grad}}\,\varphi_2 est une perturbation du premier ordre. On en déduit :
Le terme U^2/2 étant spatialement uniforme, son gradient est nul. Au premier ordre en perturbation, le terme convectif devient donc :
L'équation d'Euler s'écrit alors, en divisant par \rho_2 :
soit :
Par intégration spatiale, la quantité entre parenthèses ne dépend que du temps, ce qui conduit à l'égalité recherchée :
où C_2(t) est une fonction du temps.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Soigner le développement à l'ordre 1 et justifier rigoureusement l'élimination du terme convectif.
« Le développement à l’ordre 1 a été ici souvent mal mené. La simplification de l’accélération convec tive a souvent été peu ou mal justifiée. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
IV · Conditions limites
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Cinématique des fluides
Notions : condition aux limites, potentiel des vitesses, vitesse normale
Exprimer les composantes de en fonction de . Déduire d'une condition limite satisfaite en par le champ des vitesses une condition sur la fonction .
Voir l'indiceIndice
Traduire l'imperméabilité du fond marin horizontal en z = -h par une condition de nullité sur la composante verticale de la vitesse de l'eau.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le gradient en coordonnées cartésiennes pour obtenir les composantes scalaires (u_1, w_1) de la vitesse \vec{v}_1 = \vec{\operatorname{grad}}\,\varphi_1.
- Identifier la contrainte cinématique imposée par le fond solide fixe et imperméable en z = -h (condition d'imperméabilité ou de non-pénétration).
- Traduire cette condition cinématique sur la composante verticale de la vitesse, puis directement sur la dérivée partielle de \varphi_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition d'imperméabilité au fond solide : composante normale nulle v_{1z}(x, -h, t) = \frac{\partial \varphi_1}{\partial z}(x, -h, t) = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le champ des vitesses dans l'eau s'écrit \vec{v}_1 = u_1(x,z,t)\,\vec{u}_x + w_1(x,z,t)\,\vec{u}_z (l'écoulement étant invariant par translation selon Oy). Par définition du potentiel des vitesses, \vec{v}_1 = \vec{\operatorname{grad}}\,\varphi_1, ce qui donne pour les composantes :
En z = -h, le fond océanique est modélisé par une paroi solide, plane, horizontale et fixe. L'eau étant considérée comme un fluide parfait, la condition aux limites est la condition d'imperméabilité (ou de non-pénétration) : la composante normale de la vitesse du fluide doit être égale à celle de la paroi, soit nulle ici :
En introduisant le potentiel des vitesses, on en déduit la condition limite portant sur \varphi_1 :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Seule la composante normale de la vitesse s'annule sur le fond marin et il faut impérativement préciser la cote d'application de la condition limite.
« L’eau étant un fluide parfait (donc en écoulement parfait), seule la composante normale de sa vitesse doit s’annuler au voisinage immédiat du fond de l’océan. »
« Il fallait absolument préciser l’altitude de validité dans l’écriture de la condition limite demandée : le jury, s’attendant à une réponse du genre (∂φ1 ∂z) z=−h = 0, n’a pas toléré la réponse ∂φ1 ∂z= 0. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Cinématique des fluides
Notions : condition aux limites, perturbation évanescente
Exprimer les composantes de en fonction de et . Déduire d'une condition limite lorsque , en supposant l'écoulement d'air non perturbé loin de la surface de l'eau, des conditions limites sur la fonction .
Voir l'indiceIndice
Imposer que la perturbation de vitesse dans l'air s'atténue loin de la surface libre lorsque z \to +\infty.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loin de l'interface, le vent retrouve sa vitesse uniforme non perturbée : \vec{\nabla}\varphi_2 \to \vec{0} lorsque z \to +\infty.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le champ des vitesses dans l'air s'écrit sous la forme :
Par ailleurs, l'écoulement étant irrotationnel, le champ \vec{V}_2 dérive du potentiel des vitesses U x + \varphi_2 :
Par identification, on en déduit l'expression du champ de perturbation \vec{v}_2 = \vec{\operatorname{grad}}\varphi_2, soit pour ses composantes scalaires :
Loin de la surface libre (z \to +\infty), l'écoulement d'air n'est pas perturbé et retrouve la vitesse uniforme du vent \vec{V}_2 \to U\,\vec{u}_x. La vitesse de perturbation s'annule donc à l'infini :
En projetant sur les axes, on obtient les conditions sur les dérivées spatiales de \varphi_2 :
À une constante additive près (que l'on fixe usuellement à zéro sans modifier le champ de vitesse), le potentiel de perturbation s'annule à l'infini :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Attention à ne pas confondre le champ de vitesse total et sa composante perturbative.
« Un nombre non négligeable de candidats a confondu v2 et V2. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 33
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Cinématique des fluides
Notions : condition cinématique de surface, surface libre
Déduire de cette égalité, après linéarisation, deux équations au premier ordre, l'une faisant intervenir et , l'autre et .
Voir l'indiceIndice
Développer au premier ordre la dérivée particulaire \mathrm{D}\eta/\mathrm{D}t = \partial\eta/\partial t + v_x\,\partial\eta/\partial x pour chaque milieu en l'évaluant en z = 0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la dérivée particulaire \dfrac{\mathrm{D}\eta}{\mathrm{D}t} de l'altitude de l'interface en utilisant la vitesse horizontale propre à chaque fluide au voisinage de la surface libre.
- Linéariser l'expression au premier ordre par rapport aux grandeurs perturbées (u_1, u_2, \eta) et exprimer la composante verticale w_i(x, 0, t) à l'aide du potentiel des vitesses associé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivée particulaire de l'équation de surface z - \eta(x,t) = 0 linéarisée pour chaque fluide en z=0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La coordonnée verticale de la surface libre est donnée par z_s(x, t) = \eta(x, t). La dérivée particulaire de cette grandeur scalaire s'écrit, compte tenu de l'invariance selon l'axe Oy :
où v_x désigne la composante horizontale de la vitesse de la particule fluide située à la surface.
1. Pour l'eau (milieu 1) :
- La vitesse horizontale est v_{x,1} = u_1(x, z, t) = \dfrac{\partial \varphi_1}{\partial x}, qui est un infiniment petit du premier ordre.
- Le terme convectif u_1 \dfrac{\partial \eta}{\partial x} est un produit de deux infiniment petits du premier ordre, donc un terme d'ordre 2 négligeable.
- La composante verticale de la vitesse s'exprime d'après la question Q31 par w_1(x, 0, t) = \dfrac{\partial \varphi_1}{\partial z}(x, 0, t).
L'égalité w_1(x, 0, t) = \dfrac{\mathrm{D}\eta}{\mathrm{D}t} conduit donc, au premier ordre, à :
2. Pour l'air (milieu 2) :
- La vitesse horizontale est V_{x,2} = U + u_2(x, z, t) = U + \dfrac{\partial \varphi_2}{\partial x}.
Le vent moyen de vitesse U est d'ordre 0, tandis que u_2 et \eta sont d'ordre 1. Au premier ordre, le terme convectif se réduit donc à :
V_{x,2} \frac{\partial \eta}{\partial x} = (U + u_2)\frac{\partial \eta}{\partial x} \approx U \frac{\partial \eta}{\partial x}- La composante verticale de la perturbation de vitesse s'exprime d'après la question Q32 par w_2(x, 0, t) = \dfrac{\partial \varphi_2}{\partial z}(x, 0, t).
L'égalité w_2(x, 0, t) = \dfrac{\mathrm{D}\eta}{\mathrm{D}t} conduit ainsi, au premier ordre, à :
Résultat
Question 34
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : continuité de la pression, condition dynamique de surface
Expliquer, sans calcul, comment obtenir l'équation suivante en précisant son origine physique et les éventuelles approximations effectuées :
Voir l'indiceIndice
Traduire la continuité de la pression hydrodynamique à la surface libre p_1(x, \eta, t) = p_2(x, \eta, t) en effectuant un développement limité en z=0 au premier ordre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Continuité de la pression p_1 = p_2 à l'interface en négligeant la tension superficielle, combinée aux équations d'Euler intégrées évaluées en z=0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation s'obtient à partir de la condition aux limites dynamique à la surface de séparation entre l'eau et l'air (z = \eta(x, t)) :
Origine physique : En l'absence d'effets de tension superficielle (courbure négligée à cette échelle), il y a continuité de la pression à travers l'interface libre :
p_1(x, \eta(x, t), t) = p_2(x, \eta(x, t), t)- Obtention : On utilise les expressions des champs de pression obtenues par intégration des équations d'Euler linéarisées (relations de Bernoulli instationnaires établies aux questions Q29 et Q30) dans chaque fluide, évaluées au niveau de la surface déformée z = \eta(x, t). En égalant p_1 et p_2, la pression de référence p_{\text{réf}} s'élimine de part et d'autre.
Approximations effectuées :
- Tension superficielle négligée : le saut de pression de Laplace est supposé nul à l'interface eau-air.
- Linéarisation des termes instationnaires et convectifs : comme \eta(x, t) ainsi que les potentiels \varphi_1 et \varphi_2 et leurs dérivées sont des infiniment petits du premier ordre, un développement de Taylor de ces dérivées autour de z = 0 montre que l'écart entre leur valeur en z = \eta et en z = 0 fait intervenir un produit de termes d'ordre 1, c'est-à-dire un terme du second ordre négligé. Les dérivées des potentiels sont donc directement évaluées en z = 0.
- Linéarisation préalable d'Euler : les termes quadratiques d'inertie convective (\vec{v}_1 \cdot \vec{\operatorname{grad}})\vec{v}_1 et (\vec{v}_2 \cdot \vec{\operatorname{grad}})\vec{v}_2 ont été négligés dans l'équation de Bernoulli.
V · Condition de démarrage des oscillations
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Cinématique des fluides
Notions : équation de laplace, onde évanescente
Établir l'équation différentielle satisfaite par . En déduire la solution uniquement en fonction de , et de la constante en tenant compte d'une condition limite établie précédemment.
Voir l'indiceIndice
Injecter la forme d'onde plane dans l'équation de Laplace \Delta \varphi_2 = 0, puis rejeter la solution en exponentielle croissante pour satisfaire la condition en z \to +\infty.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le laplacien spatial du potentiel \underline{\varphi_2}(x, z, t) en coordonnées cartésiennes en exploitant l'invariance selon Oy.
- Injecter la forme à variables séparées proposée par l'énoncé dans l'équation de Laplace \Delta \underline{\varphi_2} = 0 pour obtenir l'équation différentielle portant sur \underline{\phi_2}(z).
- Résoudre cette équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants et appliquer la condition aux limites en z \to +\infty (établie en Q32) ainsi que la valeur en z = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution de \underline{\phi_2}'' - k^2\underline{\phi_2} = 0, la condition aux limites à l'infini ne retenant que la solution exponentielle décroissante \underline{\phi_2^0}\mathrm{e}^{-kz}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q28, l'incompressibilité du fluide (2) impose l'équation de Laplace pour le potentiel des vitesses :
L'écoulement étant invariant par translation selon la direction Oy, le laplacien s'écrit :
En introduisant la forme complexe de l'énoncé \underline{\varphi_2}(x, z, t) = \underline{\phi_2}(z) \exp(j(\underline{\omega}t - kx)), on calcule les dérivées partielles spatiales :
En simplifiant par le terme exponentiel non nul, on obtient l'équation différentielle satisfaite par \underline{\phi_2}(z) :
Puisque k est une constante réelle positive (k > 0), la solution générale de cette équation différentielle linéaire à coefficients constants s'écrit sous la forme :
où A et B sont deux constantes complexes d'intégration.
D'après la condition aux limites établie à la question Q32, la perturbation de l'air s'atténue loin de la surface, ce qui implique :
Comme k > 0, la fonction \operatorname{e}^{kz} diverge quand z \to +\infty. Pour que la condition limite soit vérifiée, il est indispensable d'avoir :
En évaluant en z = 0, on identifie :
On en déduit l'expression de \underline{\phi_2}(z) :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne pas oublier d'utiliser la condition d'incompressibilité portant sur le potentiel des vitesses.
« Cette question a posé plus de difficultés que prévu : beaucoup de candidat ont oublié la condition sur Δφ2. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Cinématique des fluides
Notions : équation de laplace, condition aux limites
Établir l'équation différentielle satisfaite par . En déduire que où intervient la constante en tenant compte d'une condition limite établie précédemment.
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation différentielle en z issue de \Delta \varphi_1 = 0 et utiliser la condition aux limites en z=-h pour combiner les exponentielles en fonction hyperbolique \cosh(k(z+h)).
Voir la stratégieStratégie
- Injecter la forme spatio-temporelle de \underline{\varphi_1}(x, z, t) dans l'équation de Laplace \Delta \varphi_1 = 0 (établie à la question Q28) pour obtenir l'équation différentielle régissant \underline{\phi_1}(z).
- Exprimer la solution générale sous une forme adaptée à la condition aux limites au fond solide z = -h, à savoir l'annulation de la vitesse verticale (question Q31).
- Exprimer la constante d'intégration en fonction de la valeur de \underline{\phi_1} en surface z = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution de \underline{\phi_1}'' - k^2\underline{\phi_1} = 0 avec la condition \underline{\phi_1}'(-h)=0, conduisant à la forme en cosinus hyperbolique \cosh(k(z+h)).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q28, le potentiel des vitesses dans l'eau vérifie l'équation de Laplace \Delta \varphi_1 = 0. Compte tenu de l'invariance selon l'axe Oy, cette équation se réduit à :
En introduisant la forme complexe proposée \underline{\varphi_1}(x, z, t) = \underline{\phi_1}(z) \exp\left(j(\underline{\omega} t - kx)\right), les dérivées spatiales s'écrivent :
En simplifiant par le terme exponentiel non nul, on obtient l'équation différentielle satisfaite par \underline{\phi_1}(z) :
L'équation caractéristique associée étant r^2 - k^2 = 0, la solution générale peut s'écrire sous forme hyperbolique centrée en z = -h :
où A et B sont deux constantes complexes d'intégration.
La condition limite au fond solide établie à la question Q31 traduit l'imperméabilité de la paroi en z = -h :
Or, en dérivant \underline{\phi_1}(z) :
En z = -h, le terme en \sinh(0) = 0 s'annule, ce qui impose :
La fonction s'écrit donc \underline{\phi_1}(z) = A \cosh\left(k(z + h)\right).
En évaluant en surface (z = 0), on a :
On en déduit l'expression demandée :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Chercher une solution sous forme hyperbolique décalée permet d'abréger efficacement les calculs.
« Certains candidats, malins, ont directement cherché une solution de l’équation différentielle sous la forme Φ1(z) = Acosh(kz+B). Cette méthode, parfaitement valide mathématiquement, leur a fait gagner des minutes de calculs. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 37
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : amplitude complexe, condition cinématique
Montrer que les deux équations établies à la question Q 33, traduisant les propriétés de la surface de séparation, conduisent aux deux égalités :
Voir l'indiceIndice
Substituer les expressions spatiales des potentiels de vitesse dans les conditions cinématiques linéarisées de la surface libre en z = 0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les dérivées spatiales et temporelles intervenant dans les conditions aux limites cinématiques en z = 0 établies en Q33 à l'aide des grandeurs complexes \underline{\varphi_1}, \underline{\varphi_2} et \underline{\eta}.
- Utiliser les profils spatiaux \underline{\phi_1}(z) et \underline{\phi_2}(z) déterminés aux questions Q35 et Q36 pour évaluer les dérivées selon z en z = 0.
- Simplifier par le terme de propagation commun \exp(j(\underline{\omega}t - kx)) pour identifier les relations scalaires demandées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Injection des dépendances harmoniques spatiales et temporelles dans les conditions cinématiques de surface obtenues en Q33.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q33, les conditions cinématiques linéarisées à la surface libre s'écrivent :
1. Équation relative au fluide (2) (air) :
En représentation complexe, le déplacement vertical s'écrit \underline{\eta}(x, t) = \eta_m \exp(j(\underline{\omega}t - kx)). Ses dérivées partielles valent :
Le membre de droite s'écrit donc :
D'après le résultat de la question Q35, le profil vertical du potentiel des vitesses dans l'air est :
La dérivée normale du potentiel en z = 0 vaut ainsi :
En identifiant les deux membres et en simplifiant par \exp(j(\underline{\omega}t - kx)) \neq 0, on obtient :
2. Équation relative au fluide (1) (eau) :
D'après le résultat de la question Q36, le profil vertical du potentiel des vitesses dans l'eau est :
Le membre de gauche de la condition cinématique vaut ainsi :
Le membre de droite s'écrit simplement :
En égalant les deux expressions et en simplifiant par \exp(j(\underline{\omega}t - kx)) \neq 0, il vient :
Résultat
Question 38
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : relation de dispersion, instabilité de kelvin-helmholtz
En utilisant l'équation de la question Q 34, établir la relation suivante notée V.1 :
Voir l'indiceIndice
Remplacer les amplitudes des potentiels à l'interface obtenues en Q37 dans la condition de continuité de pression de la question Q34.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les potentiels \underline{\varphi_1}(x,0,t) et \underline{\varphi_2}(x,0,t) en fonction de \underline{\eta}(x,t) à l'aide des relations établies en Q36 et Q37.
- Calculer les termes différentiels apparaissant dans la condition dynamique établie en Q34.
- Injecter ces grandeurs dans l'équation de la question Q34 et simplifier par l'amplitude d'onde non nulle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Remplacement des amplitudes de potentiels par celles de l'élévation \eta_\mathrm{m} dans l'équation de raccordement dynamique des pressions.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q36, le profil vertical de potentiel dans l'eau s'écrit :
La seconde relation cinématique obtenue à la question Q37 donne :
Par suite, la valeur du potentiel en z=0 vaut :
Le premier membre de l'équation de la question Q34 s'exprime alors en fonction de \underline{\eta}(x,t) = \eta_m\exp(j(\underline{\omega}t - kx)) :
Pour l'air (fluide 2), à la surface z=0, on a \underline{\phi_2}(0) = \underline{\phi_2^0}. D'après la première relation de la question Q37 :
Les dérivées temporelle et spatiale du potentiel \underline{\varphi_2} en z=0 font intervenir l'opérateur \frac{\partial}{\partial t} + U\frac{\partial}{\partial x}, ce qui donne :
Le second terme entre parenthèses de la question Q34 s'écrit donc :
En reportant ces deux résultats dans l'égalité de la question Q34 :
Puisque l'amplitude des oscillations \eta_m est non nulle, on simplifie par \underline{\eta}(x,t) et on multiplie chaque membre par le réel strictement positif k :
Résultat
Question 39
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : pulsation complexe, instabilité linéaire
Indiquer, justification à l'appui, quel doit être le signe de permettant, à partir de l'état de repos, le démarrage des oscillations de la surface de séparation en présence du vent de vitesse .
Voir l'indiceIndice
Examiner le facteur temporel \exp(j\underline{\omega}t) = \exp(-\omega'' t)\exp(j\omega' t) pour qu'une perturbation infime croisse spontanément au cours du temps.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le déplacement réel \eta(x, t) de la surface libre en injectant la décomposition \underline{\omega} = \omega' + j\omega'' dans la représentation complexe.
- Identifier le facteur temporel contrôlant l'évolution de l'amplitude de la perturbation au cours du temps.
- En déduire le signe de \omega'' nécessaire pour qu'une instabilité (croissance de l'amplitude) se développe à partir de l'état de repos.
Voir la réponse courteRéponse courte
Avec le terme temporel \mathrm{e}^{\mathrm{j}\underline{\omega}t}, le démarrage d'une instabilité (croissance temporelle) requiert une partie imaginaire \omega'' < 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La déformation de la surface de séparation est donnée en notation complexe par :
En introduisant l'écriture de la pulsation complexe \underline{\omega} = \omega' + j\omega'' avec j^2 = -1, le terme temporel s'écrit :
D'où l'expression du champ réel \eta(x, t) = \mathrm{Re}(\underline{\eta}(x, t)) :
L'amplitude des oscillations varie dans le temps selon le facteur multiplicatif \mathrm{e}^{-\omega'' t} :
- si \omega'' > 0, l'amplitude décroît exponentiellement vers 0 (la perturbation s'amortit et l'état de repos est stable) ;
- si \omega'' = 0, l'amplitude reste constante (régime marginalement stable) ;
- si \omega'' < 0, l'amplitude croît exponentiellement au cours du temps, ce qui traduit une instabilité et permet le démarrage des oscillations à partir d'une perturbation infinitésimale de l'état de repos.
Par conséquent, la condition de démarrage des oscillations est :
Résultat
Question 40
DifficileTemps estimé : ≈ 10 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : instabilité de kelvin-helmholtz, discriminant
Montrer que, dans le cas limite d'une profondeur infinie et en notant que , le démarrage des oscillations s'observe lorsque la vitesse du vent vérifie .
Voir l'indiceIndice
Faire tendre \tanh(kh) \to 1, ordonner le polynôme du second degré en \underline{\omega} issu de la relation de dispersion et chercher la condition d'existence d'un discriminant négatif.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la relation de dispersion (V.1) dans la limite d'eau profonde (h \to +\infty), où \tanh(kh) \to 1.
- Réorganiser l'expression sous la forme d'une équation du second degré en \underline{\omega} à coefficients réels et calculer son discriminant.
- Relier la condition d'instabilité établie à la question Q39 (\omega'' < 0) au signe de ce discriminant, puis appliquer l'approximation \rho_2 \ll \rho_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Étude du discriminant de l'équation du second degré en \underline{\omega} pour kh \to \infty et \rho_2 \ll \rho_1, devenant négatif au-delà du seuil critique de vitesse de vent.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cas d'une profondeur infinie (h \to +\infty), on a \lim_{kh \to +\infty} \tanh(kh) = 1. L'équation (V.1) établie à la question Q38 devient alors :
En utilisant j^2 = -1, cela s'écrit :
En développant le terme de droite :
On regroupe tous les termes pour former une équation polynomiale du second degré en \underline{\omega} :
Le discriminant réduit \Delta' de cette équation à coefficients réels vaut :
D'après la question Q39, le démarrage des oscillations correspond à l'existence d'une solution avec \omega'' < 0. Comme les coefficients de l'équation sont réels, des solutions complexes n'apparaissent que si le discriminant est strictement négatif (\Delta' < 0). Les racines sont alors complexes conjuguées :
L'une des deux racines admet une partie imaginaire négative \omega'' = -\frac{\sqrt{-\Delta'}}{\rho_1 + \rho_2} < 0, ce qui garantit l'amplification exponentielle de la perturbation. La condition de démarrage des oscillations s'écrit donc \Delta' < 0, soit :
Comme \rho_2 / \rho_1 \ll 1, on peut approximer \rho_1^2 - \rho_2^2 \approx \rho_1^2, ce qui donne :
On en déduit bien la condition recherchée :
Résultat
Question 41
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : onde de gravité, ordre de grandeur
Toujours dans le cas limite d'une profondeur infinie, calculer la longueur d'onde maximale observable lorsque la vitesse du vent vaut . Proposer en conséquence dans ce cas une discussion quantitative de l'approximation de profondeur infinie.
Voir l'indiceIndice
Isoler le nombre d'onde k pour trouver \lambda_{\max} = 2\pi/k_{\min} et comparer cette longueur d'onde aux profondeurs réelles de l'océan.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur d'onde k en fonction de la longueur d'onde \lambda (k = \frac{2\pi}{\lambda}) pour traduire la condition d'instabilité établie à la question Q40 en une condition sur \lambda.
- En déduire l'expression littérale et la valeur numérique de la longueur d'onde maximale \lambda_{\max}.
- Quantifier la condition de « profondeur infinie » (kh \gg 1, soit couramment h \gtrsim \frac{\lambda}{2}) et la confronter aux profondeurs réelles rencontrées dans les océans.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de \lambda_\mathrm{max} = \frac{2\pi U^2 \rho_2}{g \rho_1}, puis validation de la condition h \gg \lambda/2\pi face aux profondeurs des fosses océaniques.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q40, le démarrage des oscillations s'observe dès que :
En reliant le vecteur d'onde k à la longueur d'onde spatiale \lambda par k = \frac{2\pi}{\lambda}, cette condition devient :
La longueur d'onde maximale observable excitée par le vent de vitesse U est donc :
Application numérique :
- U = 100\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{100}{3{,}6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 27{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
- g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}
- \rho_1 = 1{,}0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
- \rho_2 = 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
Discussion quantitative de l'approximation de profondeur infinie :
L'approximation de profondeur infinie consiste à considérer \tanh(kh) \to 1. Pratiquement, dès que kh \gtrsim \pi (soit \tanh(\pi) \approx 0{,}996 \approx 1), l'erreur relative commise est inférieure à 1\,\%. Cette condition s'écrit :
Pour les ondes les plus longues pouvant être créées par ce vent, la condition s'écrit au plus sévère :
Or, en haute mer, les profondeurs typiques sont de l'ordre de plusieurs centaines à plusieurs milliers de mètres (par exemple h \sim 1\,000\text{ m} à La Réunion d'après la figure 1). Même au large immédiat des côtes, la profondeur dépasse très largement quelques mètres.
Par conséquent, la condition h \gg \frac{\lambda_{\max}}{2} est remarquablement vérifiée en milieu marin pour le déclenchement de ces ondulations de surface : l'approximation de profondeur infinie est pleinement justifiée.
Résultat
VI · Propagation de la houle sans vent
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : onde de gravité, relation de dispersion
Le rapport des masses volumiques vérifiant , montrer la relation de dispersion de l'onde associée à la houle sans vent s'écrit :
Voir l'indiceIndice
Poser U = 0 et négliger le rapport de densité \rho_2/\rho_1 devant l'unité dans la relation générale V.1.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de la relation de dispersion générale (V.1) établie à la question Q38.
- Substituer les conditions d'une houle périodique sans vent : U = 0 et \underline{\omega} = \omega \in \mathbb{R}.
- Utiliser l'approximation \rho_2 / \rho_1 \ll 1 (air très peu dense devant l'eau) pour simplifier l'expression et isoler \omega^2.
Voir la réponse courteRéponse courte
En posant U = 0 et en négligeant \rho_2/\rho_1, la relation générale redonne la formule classique de dispersion \omega^2 = gk\tanh(kh).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q38, la relation de dispersion s'écrit sous la forme (V.1) :
En l'absence de vent (U = 0) et pour une onde purement périodique sans amplification ni amortissement (\omega'' = 0, soit \underline{\omega} = \omega), on a (j\underline{\omega})^2 = -\omega^2. La relation devient :
En divisant par \rho_1, on obtient :
Comme la masse volumique de l'air est très inférieure à celle de l'eau (\rho_2/\rho_1 \approx 1{,}2 \times 10^{-3} \ll 1), on peut négliger le terme de droite devant les termes du membre de gauche, ce qui revient à négliger l'inertie et la pesanteur de l'air sur le mouvement de l'interface :
On en déduit immédiatement la relation de dispersion de la houle sans vent :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Penser à justifier rigoureusement que la tangente hyperbolique est strictement inférieure à un.
« L’une des simplifications du calcul nécessite de justifier que tanh(kh) < 1. Cette justification n’a été que très rarement citée. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : vitesse de phase, vitesse de groupe, milieu dispersif
On parle de houle en eau profonde lorsque . Simplifier dans ce cas la relation de dispersion précédente, puis calculer la vitesse de phase et la vitesse de groupe en fonction de et . Indiquer, en justifiant, si le phénomène de propagation est dispersif.
Voir l'indiceIndice
Prendre la limite \tanh(kh) \to 1, exprimer la pulsation \omega(k), puis calculer v_{\varphi} = \omega/k et v_{\mathrm{g}} = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k.
Voir la stratégieStratégie
- Prendre la limite de \tanh(kh) lorsque kh \gg 1 pour simplifier la relation de dispersion obtenue à la question Q42.
- Déterminer la vitesse de phase v_\varphi = \dfrac{\omega}{k} et la vitesse de groupe v_g = \dfrac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}.
- Conclure sur le caractère dispersif en observant la dépendance de la vitesse de phase vis-à-vis de k (ou le fait que v_g \neq v_\varphi).
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour kh \gg 1, \omega = \sqrt{gk}, d'où v_\varphi = \sqrt{g/k} et v_\mathrm{g} = \frac{1}{2}v_\varphi \neq v_\varphi : la houle en eau profonde est dispersive.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans l'approximation de l'eau profonde (kh \gg 1), on a :
La relation de dispersion établie à la question Q42, \omega^2 = gk \tanh(kh), se simplifie en :
Comme la pulsation \omega et le nombre d'onde k sont positifs pour une onde se propageant dans le sens des x croissants, on obtient :
La vitesse de phase de l'onde est définie par :
La vitesse de groupe est la dérivée de la pulsation par rapport au nombre d'onde :
La vitesse de phase dépend du nombre d'onde k (ou de manière équivalente, v_g \neq v_\varphi), par conséquent :
le phénomène de propagation de la houle en eau profonde est dispersif.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Citer les définitions des vitesses de phase et de groupe avant calcul, sans perdre de temps sur les développements de tanh.
« Aucun long développement mathématiques ne doit être rédigé pour justifier les dévelop pements limités de tanh(kh) ou sa limite en l’infini. »
« Beaucoup de candidats ne connaissent pas la définition de la vitesse de groupe et/ou de la vitesse de phase ou ne citent pas leur définition avant de les calculer. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 44
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : vitesse de phase, vitesse de groupe, paquet d'ondes
Justifications à l'appui, préciser si les figures 5(a) et 5(b) correspondent toutes deux à un phénomène de propagation dispersif et déterminer celle qui peut correspondre à la relation de dispersion de la houle en eau profonde.
Voir l'indiceIndice
Comparer la vitesse de propagation de la phase à celle de l'enveloppe du paquet d'ondes, et observer si les composantes de grande longueur d'onde se trouvent en tête.
Voir la stratégieStratégie
- Caractériser la dispersion à partir de l'évolution temporelle de la forme globale de l'enveloppe du paquet d'ondes (étalement spatial).
- Analyser la répartition spatiale des différentes composantes fréquentielles (longueurs d'onde) au sein du paquet d'ondes sur les figures 5(a) et 5(b).
- Comparer avec la dépendance en k (ou en \lambda) de la vitesse de groupe v_{\mathrm{g}} établie à la question Q43 pour identifier la figure correspondant à la houle en eau profonde.
Voir la réponse courteRéponse courte
Étalement du paquet d'ondes témoignant de la dispersion, et identification de la figure où les crêtes avancent plus vite que l'enveloppe car v_\varphi = 2v_\mathrm{g}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Caractère dispersif des deux évolutions :
Dans un milieu non dispersif, un paquet d'ondes se propage sans déformation à une vitesse unique : l'enveloppe conserve sa largeur et son amplitude maximale au cours du temps.
Sur les figures 5(a) et 5(b), on constate que :
- l'enveloppe du paquet d'ondes s'élargit progressivement au cours du temps (étalement spatial) ;
- l'amplitude maximale de l'oscillation diminue avec t_r.
Les différentes composantes spectrales constitutives du paquet se propagent donc à des vitesses différentes : les figures 5(a) et 5(b) correspondent toutes deux à un phénomène de propagation dispersif.
2. Identification du cas de la houle en eau profonde :
D'après le résultat de la question Q43, la vitesse de groupe de la houle en eau profonde s'écrit :
La vitesse de groupe est une fonction strictement décroissante du vecteur d'onde k, ou de façon équivalente une fonction strictement croissante de la longueur d'onde \lambda. L'énergie associée aux composantes de grande longueur d'onde (faible k) se propage donc plus rapidement que celle associée aux composantes de courte longueur d'onde (grand k).
Par conséquent, au cours de la propagation vers les x croissants, les composantes de grande longueur d'onde doivent se retrouver à l'avant du paquet (vers les grandes valeurs de x_r), tandis que les composantes de courte longueur d'onde restent à l'arrière :
- Sur la figure 5(a), on observe à l'avant du paquet (x_r élevé) des oscillations très resserrées (courtes longueurs d'onde, k grand) et à l'arrière des oscillations plus étalées : la vitesse de groupe croît avec k.
- Sur la figure 5(b), on observe à l'avant du paquet (x_r élevé) des oscillations très étalées (grandes longueurs d'onde, faible k) et à l'arrière des oscillations très resserrées (k grand) : la vitesse de groupe décroît avec k.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Justifier le choix de la figure par un raisonnement rigoureux sans se contenter d'une simple observation visuelle.
« La notion d’étalement du paquet d’onde en milieu dispersif est bien connue mais le choix de la bonne figure a été très peu réussi, la plupart des candidats affirmant « voir » que la vitesse de phase est plus grande que la vitesse de groupe ! Il faut une justification bien plus rigoureuse. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 45
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : onde en eau peu profonde, milieu non dispersif
Au voisinage des rivages, pour des hauteurs d'eau suffisamment faibles, on peut adopter cette fois le modèle de la houle en eau peu profonde suivant la condition . Simplifier dans ce cas la relation de dispersion de la houle sans vent, puis exprimer les vitesses de phase et de groupe.
Voir l'indiceIndice
Effectuer un développement asymptotique de la tangente hyperbolique pour kh \ll 1 (\tanh(kh) \approx kh) et conclure sur le caractère dispersif.
Voir la stratégieStratégie
- Effectuer un développement limité de \tanh(kh) pour kh \ll 1 dans la relation de dispersion établie à la question Q42.
- En déduire l'expression simplifiée de la pulsation \omega(k), puis calculer la vitesse de phase v_\varphi = \frac{\omega}{k} et la vitesse de groupe v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour kh \ll 1, \tanh(kh) \approx kh, donc \omega = k\sqrt{gh} : v_\varphi = v_\mathrm{g} = \sqrt{gh}, milieu non dispersif.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q42, la relation de dispersion de la houle sans vent s'écrit :
Au voisinage des rivages, dans l'approximation des eaux peu profondes (kh \ll 1), on a :
En ne conservant que le premier ordre, la relation de dispersion devient :
Comme \omega > 0 et k > 0, la pulsation s'écrit linéairement en fonction de k :
On en déduit l'expression de la vitesse de phase :
et celle de la vitesse de groupe :
soit :
Résultat
Question 46
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : paquet d'ondes, milieu non dispersif
Compléter cette figure pour une houle en eau peu profonde en représentant le profil spatial à sachant que son centre est situé à l'abscisse réduite .
Voir l'indiceIndice
Tenir compte de l'absence de dispersion en eau peu profonde : l'enveloppe et la porteuse se translatent sans déformation ni étalement.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler les propriétés de propagation de la houle en eau peu profonde établies à la question précédente (caractère non dispersif).
- En déduire les caractéristiques géométriques du paquet d'ondes après propagation : conservation de la forme, de la largeur, du contenu spectral (longueur d'onde locale) et de l'amplitude.
- Tracer le profil sur le document réponse 6 en translatant fidèlement le paquet initial au centre x_r = 150 autour de la ligne de référence t_r = 300.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé du paquet d'ondes translaté sans aucune déformation de son enveloppe ni modification de son étalement en milieu non dispersif.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q45, la relation de dispersion en eau peu profonde s'écrit :
Le milieu est rigoureusement non dispersif : toutes les composantes spectrales du paquet d'ondes se propagent à la même célérité. De plus, les effets dissipatifs étant négligés, la propagation s'effectue sans atténuation.
Par conséquent, le paquet d'ondes se propage sans déformation :
- L'enveloppe ne subit aucun étalement temporel ni spatial : sa largeur reste strictement identique à celle observée à t_r = 0.
- L'amplitude maximale des oscillations est parfaitement conservée.
- La longueur d'onde de la porteuse reste uniforme et identique à celle du paquet initial (absence totale de dispersion spatiale des composantes haute et basse fréquences).
- L'enveloppe et les oscillations de phase avancent à la même vitesse (v_\varphi = v_g).
Le profil spatial à t_r = 300 est donc la réplique exacte par simple translation du profil donné à t_r = 0, centré en x_r = 150 et tracé autour de la ligne de base en pointillés correspondant au niveau t_r = 300 (ordonnée \eta = 3).
VII · Réfraction de la houle par la bathymétrie
Question 47
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques
Notions : indice de réfraction équivalent, vitesse de phase
Montrer que la vitesse de phase peut s'écrire où , fonction de sans dimension, joue le rôle d'indice de réfraction. Exprimer en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Définir n(h) = c_0/c en identifiant c(h) = \sqrt{gh} pour la houle en eau peu profonde.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression de la vitesse de phase en eau peu profonde établie à la question Q45.
- Exprimer la célérité de référence c_0 à la profondeur h_0 et mettre la célérité c sous la forme demandée pour identifier l'indice n(h).
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification c = \sqrt{gh} = \sqrt{gh_0} \sqrt{h/h_0} = c_0/n(h), d'où l'expression de l'indice équivalent n(h) = \sqrt{h_0/h}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q45, la houle sans vent en régime d'eau peu profonde (kh \ll 1) possède une vitesse de phase indépendante de la pulsation \omega :
Pour la profondeur de référence h_0, la célérité vaut donc :
Le rapport des vitesses s'écrit alors :
On peut donc écrire la vitesse de phase sous la forme :
avec pour indice de réfraction :
La grandeur n(h) est bien sans dimension, et elle vaut l'unité pour h = h_0, en accord parfait avec l'énoncé.
Résultat
Question 48
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques
Notions : indice de réfraction, profil bathymétrique
Déterminer l'expression de l'indice de réfraction pour en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Remplacer l'expression affine de la profondeur h(x) = h_0 - \beta x dans la formule de l'indice optique équivalent n(h).
Voir la réponse courteRéponse courte
Substitution du profil linéaire de fond marin h(x) = h_0 - \beta x dans n(h), donnant n(x) = (1 - \beta x/h_0)^{-1/2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q47, l'indice de réfraction associé à une profondeur locale h s'écrit :
Pour x \in \left[0 \,;\, \frac{h_0}{\beta}\right], la profondeur varie selon le profil linéaire :
En substituant cette expression dans la définition de l'indice, on obtient :
Résultat
Question 49
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : loi de snell-descartes, réfraction bathymétrique
Montrer que pour tout , l'angle vérifie l'égalité :
Voir l'indiceIndice
Appliquer la conservation de l'invariant de Snell-Descartes n(x)\sin(\theta(x)) = n(0)\sin(\theta_0) le long de la ligne de phase.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la loi de Snell-Descartes de proche en proche à travers les strates élémentaires successives perpendiculaires à l'axe Ox pour en déduire l'invariant de propagation.
- Évaluer cet invariant à l'abscisse x = 0 à l'aide des conditions incidentes.
- Remplacer l'indice n(x) par son expression obtenue à la question Q48 pour isoler \sin(\theta(x)).
Voir la réponse courteRéponse courte
Conservation de la quantité n(x)\sin(\theta(x)) = n_0\sin(\theta_0) le long du rayon de houle, avec n_0 = 1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le milieu découpé en tranches élémentaires d'épaisseur \mathrm{d}x, invariantes selon Oy. Chaque interface entre deux tranches successives est un plan vertical parallèle à (Oy) de normale \vec{u}_x.
D'après la loi de Snell-Descartes pour la réfraction de la houle énoncée par le texte :
Par continuité et récurrence de proche en proche à travers toutes les tranches, la quantité n(x)\sin(\theta(x)) est un invariant de la trajectoire :
En x = 0, l'onde incidente issue du domaine x \le 0 possède un angle d'incidence \theta_0 et se propage dans un milieu d'indice n_0 = n(h_0) = 1. L'invariant vaut donc :
D'où :
En utilisant l'expression de l'indice n(x) établie à la question Q48, n(x) = \dfrac{1}{\sqrt{1 - \beta \frac{x}{h_0}}}, on obtient bien pour tout x \in \left[0 ; \frac{h_0}{\beta}\right] :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne pas appliquer directement la loi de Snell-Descartes entre l'origine et un point quelconque.
« La loi de Snell-Descartes sur la réfraction est trop souvent appliquée directement entre x= 0 et un xquelconque. Cette démonstration, bien qu’elle donne directement la bonne réponse, est fausse. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 50
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques
Notions : rayon optique, trajectoire de rayon
Montrer que la position de la trajectoire de l'onde réfractée passant par le point de coordonnées s'obtient à partir de la résolution d'une relation de la forme où est une fonction à exprimer en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Relier la pente géométrique locale de la trajectoire du rayon \mathrm{d}y/\mathrm{d}x à l'angle \theta(x) par la relation trigonométrique \tan(\theta(x)).
Voir la stratégieStratégie
- Relier géométriquement la pente locale \frac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}x} de la trajectoire de l'onde à l'angle \theta(x) formé par le rayon avec l'axe (Ox).
- Exprimer \tan(\theta(x)) en fonction de \sin(\theta(x)).
- Injecter l'expression de \sin(\theta(x)) issue de la loi de Snell-Descartes établie à la question Q49 pour identifier la fonction f(x).
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation de la relation géométrique \frac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}x} = \tan(\theta(x)) = \frac{\sin\theta}{\sqrt{1 - \sin^2\theta}} pour établir la fonction différentielle f(x).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons un déplacement élémentaire \mathrm{d}\vec{r} = \mathrm{d}x\,\vec{u}_x + \mathrm{d}y\,\vec{u}_y le long de la trajectoire de l'onde (ligne de champ du vecteur d'onde \vec{k}).
D'après la figure 8, l'angle \theta(x) est l'angle que fait la tangente à la trajectoire avec l'axe (Ox) (qui est la normale aux lignes d'isoprofondeur x = \text{cte}). La pente locale de la trajectoire s'écrit donc :
Pour \theta(x) \in \left[0\,; \frac{\pi}{2}\right[, on a \cos(\theta(x)) = \sqrt{1 - \sin^2(\theta(x))} > 0, d'où :
D'après la relation établie à la question Q49 :
En substituant cette expression, il vient :
et la relation différentielle vérifiée par y(x) s'écrit :
avec :
La trajectoire y(x) passant par le point M_0(0,0) s'obtient alors par simple quadrature :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne pas faire l'approximation des petits angles.
« L’approximation des petits angles n’avait rien à faire ici. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 51
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Python
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques
Notions : méthode d'euler, simulation numérique
Expliciter une relation de récurrence entre et faisant intervenir notamment le pas et la fonction , puis compléter les lignes 13 et 22 du programme Python du document réponse 7 en conséquence.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la méthode d'Euler explicite y_{n+1} = y_n + p\,f(x_n) et définir la fonction mathématique Python renvoyant \tan(\theta(x)).
Voir la stratégieStratégie
- Discrétiser la dérivée \dfrac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}x}(x_n) = f(x_n) par la méthode d'Euler explicite au pas p pour relier y_{n+1} à y_n.
- Compléter la fonction Python
f(x)à l'aide de l'expression établie à la question Q50 en utilisant les fonctions du modulemath(mt). - Compléter l'affectation de
ydans la boucle de résolution numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma d'intégration numérique d'Euler explicite y_{n+1} = y_n + p\,f(x_n) et complétion des instructions correspondantes en Python.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Relation de récurrence
D'après la question Q50, la trajectoire vérifie l'équation différentielle :
En approchant la dérivée en x_n par un taux d'accroissement fini entre x_n et x_{n+1} = x_n + p selon la méthode d'Euler explicite, on écrit :
En notant y_n \approx y(x_n) et y_{n+1} \approx y(x_{n+1}), on obtient la relation de récurrence :
2. Complétion du programme Python (Document réponse 7)
Remarque sur la numérotation : Dans le document réponse 7 imprimé, les encarts à compléter correspondent à la ligne 12 (corps de la fonction f) et à la ligne 20 (calcul de y dans la boucle), désignées dans l'énoncé comme les lignes 13 et 22 en raison d'un léger décalage d'indexation.
Ligne 12 (ou 13) : la fonction f(x) s'exprime (d'après Q50) par :
f(x) = \frac{\sin\theta_0 \sqrt{1 - \beta\,\dfrac{x}{h_0}}}{\sqrt{1 - \sin^2\theta_0 \left(1 - \beta\,\dfrac{x}{h_0}\right)}}ce qui se traduit en Python par :
return mt.sin(theta0) * mt.sqrt(1 - beta * x / h0) / mt.sqrt(1 - (mt.sin(theta0))**2 * (1 - beta * x / h0))Autre formulation équivalente :
return mt.tan(mt.asin(mt.sin(theta0) * mt.sqrt(1 - beta * x / h0)))Ligne 20 (ou 22) : dans la boucle
for n in range(N):, les listes contiennent les valeurs calculées jusqu'à l'indice n, soit x_n = \texttt{X[n]} et y_n = \texttt{Y[n]}. L'ordonnée au pas suivant est donc :y = Y[n] + p * f(X[n])
Résultat
Question 52
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : front d'onde, réfraction de la houle
Compléter soigneusement le document réponse 8 de sorte à y faire apparaître quelques courbes équiphases correspondant à la crête d'une vague pour divers instants. Commenter l'évolution de ces courbes équiphases au cours de l'approche du rivage en relation avec les courbes d'iso-profondeur (ou courbes isobathes), ainsi qu'avec la figure 6.
Voir l'indiceIndice
Tracer les lignes de crête orthogonales aux rayons de propagation et commenter leur tendance à s'aligner parallèlement aux courbes isobathes près du rivage.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la relation géométrique entre les lignes de champ du vecteur d'onde (les rayons ou trajectoires de la houle) et les surfaces équiphases (fronts d'onde ou crêtes des vagues) : elles sont localement orthogonales.
- Analyser l'orientation des courbes d'iso-profondeur (isobathes) et l'évolution de l'angle d'incidence \theta(x) pour en déduire l'orientation limite des crêtes près du rivage.
- Interpréter l'espacement entre deux crêtes successives (longueur d'onde) à l'approche de la côte et faire le lien qualitatif avec la photographie de la figure 6.
Voir la réponse courteRéponse courte
Les rayons de houle s'incurvent vers la normale au rivage, amenant les lignes de crête orthogonales aux rayons à devenir parallèles à la côte.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Tracé sur le document réponse 8
- Orthogonalité : les rayons de houle (dont la trajectoire y(x) tracée est une ligne de champ de \vec{k}) sont partout orthogonaux aux surfaces d'onde (courbes équiphases ou crêtes de vagues). En tout point (x, y(x)) de la trajectoire, la tangente à la crête est perpendiculaire à la tangente à la trajectoire.
Orientation : la pente de la trajectoire est \dfrac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}x} = \tan \theta(x). La pente de la crête vaut donc -\dfrac{1}{\tan \theta(x)} = -\operatorname{cotan}\theta(x).
- En x = 0, \theta_0 = 72^\circ, la crête est inclinée d'un angle de 18^\circ par rapport à la verticale (pente modérée négative \approx -0{,}32).
- Lorsque x \to \dfrac{h_0}{\beta} = 200\text{ m}, \theta(x) \to 0 : la trajectoire devient horizontale (\dfrac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}x} \to 0) et la crête devient verticale (\dfrac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}x} \to -\infty).
- Espacement des crêtes : la période temporelle T étant conservée en régime stationnaire, la longueur d'onde locale s'écrit \lambda(x) = c(x)\, T = \sqrt{gh(x)}\, T. La profondeur h(x) diminuant à l'approche de la côte, la célérité c(x) diminue, ce qui entraîne un resserrement progressif des crêtes successives (\lambda diminue).
2. Commentaires physiques
- Relation avec les isobathes : La profondeur h(x) = h_0 - \beta x ne dépend que de x. Les courbes d'iso-profondeur (isobathes), ainsi que le rivage situé en x = h_0/\beta = 200\text{ m}, sont donc des droites parallèles à l'axe (Oy). À l'approche du rivage, la diminution de profondeur entraîne un ralentissement de l'onde (c = \sqrt{gh} diminue). D'après la loi de Snell-Descartes bathymétrique, les rayons se courbent vers la normale aux isobathes (\theta(x) \to 0). Par orthogonalité, les crêtes de vagues tournent et tendent à devenir parallèles aux isobathes et à la ligne de côte.
- Lien avec la figure 6 (Bahía San Juanico) : Sur la photographie, on observe exactement ce phénomène spectaculaire : bien que la houle du large arrive avec une incidence fortement oblique, la réfraction par les hauts-fonds fait pivoter les crêtes successives jusqu'à ce qu'elles viennent épouser la forme de la baie et déferler parallèlement au rivage.
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2024 ?
Surtout 3 chapitres : Systèmes ouverts en écoulement (25 % des questions), Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs (17 %) et Dynamique des fluides parfaits (16 %). Plus ponctuellement : Changements d'état du corps pur, Machines thermiques, Réflexion, réfraction et fibres optiques, Cinématique des fluides, Premier et second principes…
Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2024 dès la première année (PCSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2024 ?
Environ 4 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est un peu long, il faut avancer sans s'attarder.
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2024 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2024 ?
Questions de cours : Q1 (machine ditherme), Q6 (courbe de saturation), Q9 (compression isentrope), Q16 (premier principe pour un système ouvert), Q20 (détente de joule-thomson) et Q28 (potentiel des vitesses). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (rendement de carnot), Q4 (relation fondamentale de la statique des fluides), Q12 (cycle thermodynamique), Q31 (condition aux limites), Q43 (vitesse de phase) et Q45 (onde en eau peu profonde).
Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2024 ?
Le sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge la partie A relativement classique et accessible, la partie B plus calculatoire et difficile mais guidée, l'ensemble étant plutôt long et rarement traité en totalité. Moyenne : 9,42/20 (écart-type 3,89, 3 585 présents).
Quelle forme de solution poser pour abréger les calculs en Q36 ?
Poser directement \phi_1(z) = A \cosh(k(z + h)). Cette forme hyperbolique décalée vérifie automatiquement la condition d'imperméabilité au fond marin \frac{\mathrm{d}\phi_1}{\mathrm{d}z}(-h) = 0, évitant ainsi de déterminer deux constantes d'intégration avec des combinaisons d'exponentielles.
Comment justifier rigoureusement le choix de la figure 5 en Q44 ?
En comparant la dispersion des longueurs d'onde : la vitesse de phase v_\varphi = \sqrt{g/k} \propto \sqrt{\lambda} croît avec la longueur d'onde. Les composantes de plus grande longueur d'onde voyagent donc plus vite et se situent en tête du paquet d'ondes (x grands), caractéristique visible sur la figure 5(b).
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 52 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,42 et d'écart-type 3,89 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.
Source des chiffres : document officiel du concours.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.