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Feuille d'entraînement : Changements d'état du corps pur

10 questions · filière PC · durée estimée environ 49 min

Énoncés

  1. Exercice 1CentraleSupélec Physique 1 PC 2024, Q6· Application directe· Incontournable· ≈ 5 min

    Sur les diagrammes et des documents réponses 1 et 2, mentionner les noms des courbes de saturation, puis indiquer la phase stable associée à chaque domaine. Faire apparaître le point critique que l'on définira et donner sa température et sa pression.

  2. Exercice 2CCINP Physique PC 2023, Q11· Application directe· Incontournable· ≈ 4 min

    Représenter l'allure du diagramme des phases pression-température du corps pur "eau". Y indiquer le domaine de chaque phase en présence. Définir avec précision les deux points caractéristiques qui y figurent.

  3. Exercice 3E3A Physique-Chimie PC 2023, Q7· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 8 min

    Rappeler les conditions d'application du théorème de Bernoulli. Exprimer la différence de pression en fonction de la vitesse et des sections et . Les points E et C sont situés sur l'axe des au niveau de l'entrée du tube et de son col. Donner l'allure du diagramme où est la température de l'eau. On indiquera les différents domaines d'existence des phases ainsi que deux points caractéristiques à nommer. Si l'on considère un point M situé dans le domaine où l'eau est liquide, justifier alors la possible apparition d'une bulle de vapeur dans l'écoulement dans une région du tube de Venturi que l'on indiquera sur un schéma sur la copie.

  4. Exercice 4X-ENS Physique B PC 2022, Q5· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 8 min

    Quelle est l'interprétation physique du second terme qui apparaît dans l'expression de ? Tracer l'allure de en fonction de à fixée. Mettre en évidence une valeur de , notée , qui rend maximale (on note le maximum de ). On donnera les expressions de et de . Quelle énergie faut-il fournir pour qu'il y ait rupture de l'état métastable (i.e. cavitation) ?

  5. Exercice 5ENS Physique C PC 2021, Q1· Application directe· Incontournable· ≈ 4 min

    Écrire la relation entre les variations d'entropie et d'enthalpie associées à une transition de phase. Montrer que si les phases liquide et vapeur sont à l'équilibre thermodynamique, alors .

  6. Exercice 6ENS Physique C PC 2021, Q2· Application directe· Incontournable· ≈ 3 min

    Montrer d'autre part que vérifie :

    où est le volume massique.

  7. Exercice 7ENS Physique C PC 2021, Q3· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 5 min

    La pression de vapeur saturante de l'eau, notée , est définie comme la pression partielle de vapeur d'eau lorsque l'équilibre thermodynamique liquide-vapeur est réalisé. Déduire des questions précédentes une relation entre , , , et .

  8. Exercice 8CentraleSupélec Physique 1 PC 2026, Q1· Application directe· ≈ 3 min

    Rappeler la définition de la pression de vapeur saturante. Préciser sa variation avec la température.

  9. Exercice 9CentraleSupélec Physique 1 PC 2026, Q11· Application directe· ≈ 3 min

    L'évaporation est-elle une transformation exothermique ou endothermique ? La température de la goutte est-elle plus grande ou plus petite que ?

  10. Exercice 10CentraleSupélec Physique 1 PC 2026, Q15· Intermédiaire· ≈ 6 min

    Déterminer l'expression de en fonction de , , et la température de fusion de l'eau à la pression atmosphérique. Faire l'application numérique.

Corrigés

  1. Exercice 1CentraleSupélec Physique 1 PC 2024, Q6

    1. Courbes de saturation et domaines de phases

    Sur les diagrammes (P, h) (document réponse 1) et (T, s) (document réponse 2), la courbe délimitant le domaine d'équilibre liquide-vapeur est la courbe de saturation (ou cloche de saturation). Elle est constituée de deux branches qui se rejoignent au sommet :

    • la branche de gauche correspond à la courbe d'ébullition (liquide saturant, titre massique en vapeur x = 0) ;
    • la branche de droite correspond à la courbe de rosée (vapeur saturante sèche, x = 1).

    Les domaines associés aux différentes phases stables sont :

    • à gauche de la courbe d'ébullition : phase liquide (ou liquide sous-refroidi / comprimé) ;
    • sous la cloche de saturation : domaine diphasique (mélange liquide-vapeur en équilibre) ;
    • à droite de la courbe de rosée (pour P < P_c) : phase vapeur (vapeur surchauffée ou gaz) ;
    • au-delà du point critique (T > T_c et P > P_c) : domaine du fluide supercritique.

    2. Point critique : définition et coordonnées

    Le point critique, noté \mathrm{C}, est le point au sommet de la courbe de saturation où se rejoignent la courbe d'ébullition et la courbe de rosée. Physiquement, il représente l'état limite au-delà duquel la transition liquide-vapeur s'effectue de manière continue sans transition de phase discontinue : les propriétés des phases liquide et vapeur deviennent identiques (même masse volumique) et l'enthalpie de vaporisation s'annule (\Delta h_{\mathrm{vap}} = 0).

    Par lecture graphique sur les documents réponses 1 et 2 au sommet de la cloche :

    • sur le diagramme (T, s) (document réponse 2), on lit l'ordonnée du sommet :

      \boxed{T_c \approx 132\,^{\circ}\mathrm{C} \quad (\approx 405\text{ K})}
    • sur le diagramme (P, h) (document réponse 1), on lit la pression correspondante sur l'échelle logarithmique :

      \boxed{P_c \approx 113\text{ bar} \quad (= 11{,}3\text{ MPa})}

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  2. Exercice 2CCINP Physique PC 2023, Q11

    Le diagramme d'état (p, T) d'un corps pur présente les domaines de stabilité thermodynamique des trois états de la matière (solide, liquide, gaz). Pour l'eau, la pente de la courbe d'équilibre solide-liquide est négative, car la masse volumique de la glace est inférieure à celle de l'eau liquide (\rho_{\text{glace}} < \rho_{\text{eau}}).

    Les deux points caractéristiques sont définis comme suit :

    • Le point triple \mathrm{T}_t : il correspond à l'unique état d'équilibre diphasé simultané des trois phases (solide, liquide, vapeur). En vertu de la règle des phases de Gibbs, la variance y est strictement nulle (v = c + 2 - \varphi = 1 + 2 - 3 = 0), ce qui lui confère des coordonnées (p_t, T_t) parfaitement fixées et universelles pour l'eau pure (T_t \simeq 273,16\text{ K} = 0,01\text{ }^\circ\text{C} et p_t \simeq 611\text{ Pa}).
    • Le point critique \mathrm{C} : c'est le point d'arrêt supérieur de la courbe de vaporisation (équilibre liquide-gaz). Au-delà de ses coordonnées (p_C, T_C), il n'existe plus de transition de phase du premier ordre entre l'état liquide et l'état gazeux : les grandeurs thermodynamiques molaires (notamment le volume molaire et la masse volumique) des deux phases deviennent identiques en ce point, et le fluide se trouve dans un état supercritique. Pour l'eau, T_C \simeq 647\text{ K} (374\text{ }^\circ\text{C}) et p_C \simeq 221\text{ bar}.

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  3. Exercice 3E3A Physique-Chimie PC 2023, Q7

    1. Conditions d'application du théorème de Bernoulli

    Le théorème de Bernoulli s'applique le long d'une ligne de courant sous les hypothèses suivantes :

    • écoulement stationnaire (ou permanent) ;
    • fluide incompressible et homogène (\rho_0 = \text{cte}) ;
    • fluide parfait (viscosité négligeable, pas de pertes de charge) ;
    • forces volumiques conservatives dérivant d'une énergie potentielle (ici la pesanteur).

    2. Différence de pression P(C) - P(E)

    Le tube étant horizontal, les points E et C sont à la même altitude (z_E = z_C). La relation de Bernoulli entre E et C s'écrit :

    P(E) + \frac{1}{2}\rho_0 v_1^2 = P(C) + \frac{1}{2}\rho_0 v_2^2

    D'après la question Q6, la conservation du débit volumique donne v_2 = v_1 \dfrac{S_1}{S_2}. On en déduit :

    \begin{aligned} P(C) - P(E) &= \frac{1}{2}\rho_0 \left(v_1^2 - v_2^2\right) \\ &= \frac{1}{2}\rho_0 v_1^2 \left[1 - \left(\frac{S_1}{S_2}\right)^2\right] \end{aligned}
    \boxed{P(C) - P(E) = \frac{1}{2}\rho_0 v_1^2 \left(1 - \frac{S_1^2}{S_2^2}\right)}

    Comme S_1 > S_2, on a P(C) - P(E) < 0 : la pression chute au niveau de l'étranglement (effet Venturi).

    3. Diagramme (P, T) de l'eau

    Les deux points caractéristiques sont :

    • le point triple \mathrm{T} : équilibre simultané des trois phases (solide, liquide, vapeur) ;
    • le point critique \mathrm{C_r} : extrémité de la courbe d'équilibre liquide-vapeur au-delà duquel les phases liquide et gaz ne se distinguent plus (fluide supercritique).

    4. Apparition d'une bulle de vapeur (cavitation)

    Considérons une particule fluide initialement au point M dans l'état liquide à la température T et à la pression P(E) > P_{\text{sat}}(T). L'écoulement étant rapide, les échanges thermiques sont négligeables et l'évolution est quasi-isotherme.

    Lorsque le fluide s'accélère vers le col C, sa vitesse augmente considérablement (v_2 > v_1), ce qui entraîne une chute de pression. Si la vitesse au col est suffisamment grande, la pression locale P(C) peut descendre en dessous de la pression de vapeur saturante de l'eau à cette température :

    P(C) \leqslant P_{\text{sat}}(T)

    Le fluide traverse la courbe d'ébullition (trajectoire verticale descendante M \to M') : une vaporisation locale se produit brutalement, conduisant à l'apparition de microbulles de vapeur d'eau au niveau de la section minimale S_2 (le col C).

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  4. Exercice 4X-ENS Physique B PC 2022, Q5

    1. Interprétation physique du second terme

    Le second terme, E_s = 4\pi \gamma r^2, représente le coût énergétique interfacial lié à la création d'une interface liquide-gaz d'aire S = 4\pi r^2. Le coefficient de tension superficielle \gamma > 0 correspond à l'énergie par unité de surface à fournir pour rompre les liaisons attractives du liquide lors de la formation de l'interface. Ce terme pénalise énergétiquement la formation de la bulle.

    2. Recherche du maximum de \Delta E(r)

    La variation d'énergie s'écrit, en posant \Delta p = p_{\text{sat}} - p > 0 (puisque l'hélium est métastable, p < p_{\text{sat}}) :

    \Delta E(r) = -\frac{4}{3}\pi \Delta p \, r^3 + 4\pi \gamma r^2

    Dérivons cette fonction par rapport au rayon r :

    \frac{\mathrm{d}\Delta E}{\mathrm{d}r} = -4\pi \Delta p \, r^2 + 8\pi \gamma r = 4\pi r \, (2\gamma - \Delta p \, r)

    Pour r > 0, cette dérivée s'annule en une valeur critique r_c :

    \boxed{r_c = \frac{2\gamma}{p_{\text{sat}} - p}}

    La dérivée seconde au point r_c vaut :

    \left.\frac{\mathrm{d}^2\Delta E}{\mathrm{d}r^2}\right|_{r_c} = -8\pi \Delta p \, r_c + 8\pi\gamma = -16\pi\gamma + 8\pi\gamma = -8\pi\gamma < 0

    Il s'agit donc bien d'un maximum local, noté \Delta E^*. En évaluant \Delta E en r_c :

    \begin{aligned} \Delta E^* = \Delta E(r_c) &= -\frac{4}{3}\pi \Delta p \, r_c^3 + 4\pi\gamma r_c^2 \\ &= 4\pi r_c^2 \left( \gamma - \frac{1}{3}\Delta p \, r_c \right) \\ &= 4\pi r_c^2 \left( \gamma - \frac{2}{3}\gamma \right) = \frac{4\pi}{3}\gamma r_c^2 \end{aligned}

    En injectant l'expression de r_c, on obtient :

    \boxed{\Delta E^* = \frac{16\pi\gamma^3}{3(p_{\text{sat}} - p)^2}}

    3. Tracé de \Delta E(r)

    La courbe part de l'origine \Delta E(0) = 0, s'annule à nouveau pour r_0 = \frac{3}{2}r_c = \frac{3\gamma}{p_{\text{sat}}-p}, et tend vers -\infty lorsque r \to +\infty car le terme volumique en -r^3 domine à grande échelle.

    4. Énergie à fournir pour la rupture de l'état métastable

    Pour r < r_c, la dérivée \frac{\mathrm{d}\Delta E}{\mathrm{d}r} est positive : la bulle a tendance à se résorber spontanément pour minimiser l'énergie. En revanche, dès que r > r_c, \frac{\mathrm{d}\Delta E}{\mathrm{d}r} < 0, de sorte que la croissance de la bulle devient spontanée et conduit à la transition de phase liquide \to gaz (cavitation).

    L'état liquide métastable est donc piégé derrière une barrière d'activation. L'énergie minimale qu'il faut fournir au système pour créer un germe de taille surcritique (r \ge r_c) et provoquer la cavitation est la hauteur de cette barrière :

    \boxed{E_{\text{fournie}} = \Delta E^*}

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  5. Exercice 5ENS Physique C PC 2021, Q1

    Lors d'une transition de phase d'un corps pur à la température T (sous la pression d'équilibre correspondante), la transformation est réversible, isotherme et isobare. Pour l'unité de masse, le transfert thermique reçu est égal à la variation d'enthalpie massique :

    \Delta h = L(T) = h_v(T) - h_l(T)

    D'après le second principe de la thermodynamique, l'entropie échangée pour une transformation réversible isotherme à la température T s'écrit :

    \boxed{ \Delta s = s_v - s_l = \frac{\Delta h}{T} = \frac{L(T)}{T} }

    Par définition de la grandeur massique \zeta = h - Ts (qui correspond à l'enthalpie libre massique g) :

    \begin{aligned} \zeta_v - \zeta_l &= (h_v - T s_v) - (h_l - T s_l) \\ &= (h_v - h_l) - T(s_v - s_l) \\ &= L(T) - T \Delta s \end{aligned}

    En utilisant la relation établie précédemment T \Delta s = L(T), il vient :

    \zeta_v - \zeta_l = L(T) - L(T) = 0

    On en déduit donc bien qu'à l'équilibre thermodynamique liquide-vapeur :

    \boxed{ \zeta_l = \zeta_v }

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  6. Exercice 6ENS Physique C PC 2021, Q2

    Considérons une masse m de corps pur sous une seule phase. L'identité thermodynamique fournie en section 1.3 pour un système fermé monophasique s'écrit :

    \mathrm{d}U = T\,\mathrm{d}S - P\,\mathrm{d}V

    En divisant par la masse fixée m, on obtient l'identité thermodynamique en grandeurs massiques (u = U/m, s = S/m, v = V/m) :

    \mathrm{d}u = T\,\mathrm{d}s - P\,\mathrm{d}v

    L'enthalpie massique est définie par h = u + Pv. Sa différentielle s'écrit :

    \mathrm{d}h = \mathrm{d}u + P\,\mathrm{d}v + v\,\mathrm{d}P

    En injectant l'expression de \mathrm{d}u, il vient :

    \mathrm{d}h = (T\,\mathrm{d}s - P\,\mathrm{d}v) + P\,\mathrm{d}v + v\,\mathrm{d}P = T\,\mathrm{d}s + v\,\mathrm{d}P

    Par définition, la fonction \zeta (enthalpie libre massique g) vaut \zeta = h - Ts. En différentiant cette relation :

    \mathrm{d}\zeta = \mathrm{d}h - T\,\mathrm{d}s - s\,\mathrm{d}T

    En remplaçant \mathrm{d}h par son expression :

    \mathrm{d}\zeta = (T\,\mathrm{d}s + v\,\mathrm{d}P) - T\,\mathrm{d}s - s\,\mathrm{d}T

    On en déduit immédiatement :

    \boxed{\mathrm{d}\zeta = -s\,\mathrm{d}T + v\,\mathrm{d}P}

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  7. Exercice 7ENS Physique C PC 2021, Q3

    Lorsque les deux phases coexistent à l'équilibre à la température T sous la pression de vapeur saturante P = e_s(T), les enthalpies libres massiques des deux phases sont égales d'après la question Q1 :

    \zeta_l(T, e_s(T)) = \zeta_v(T, e_s(T))

    Pour une variation infinitésimale de température \mathrm{d}T le long de la courbe de coexistence, la pression varie de \mathrm{d}e_s de sorte que l'équilibre soit maintenu, soit :

    \mathrm{d}\zeta_l = \mathrm{d}\zeta_v

    En utilisant la relation établie à la question Q2, \mathrm{d}\zeta = -s\,\mathrm{d}T + v\,\mathrm{d}P, avec \mathrm{d}P = \mathrm{d}e_s, il vient :

    -s_l\,\mathrm{d}T + v_l\,\mathrm{d}e_s = -s_v\,\mathrm{d}T + v_v\,\mathrm{d}e_s

    En regroupant les termes :

    (v_v - v_l)\,\mathrm{d}e_s = (s_v - s_l)\,\mathrm{d}T

    D'après la question Q1, la variation d'entropie massique de vaporisation s'écrit s_v - s_l = \dfrac{L(T)}{T}. On en déduit la relation de Clapeyron :

    \boxed{\frac{\mathrm{d}e_s}{\mathrm{d}T} = \frac{L}{T(v_v - v_l)}}

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  8. Exercice 8CentraleSupélec Physique 1 PC 2026, Q1

    La pression de vapeur saturante p_{\text{sat}}(T) d'un corps pur à la température T est la pression partielle sous laquelle sa phase gazeuse est en équilibre thermodynamique avec sa phase condensée (ici le liquide). C'est aussi la pression partielle maximale que peut atteindre la vapeur dans un mélange gazeux à la température T sans apparition d'une phase liquide.

    La pression de vapeur saturante est une fonction strictement croissante de la température :

    \boxed{\frac{\mathrm{d}p_{\text{sat}}}{\mathrm{d}T} > 0}

    Cette propriété découle directement de la relation de Clapeyron :

    \frac{\mathrm{d}p_{\text{sat}}}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta h_{\text{vap}}}{T\left(v_{\text{gaz}} - v_{\text{liq}}\right)}

    où \Delta h_{\text{vap}} > 0 (l'évaporation est endothermique) et v_{\text{gaz}} \gg v_{\text{liq}} (le volume massique de la vapeur est largement supérieur à celui du liquide).

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  9. Exercice 9CentraleSupélec Physique 1 PC 2026, Q11

    1. Le passage de l'état liquide à l'état gazeux nécessite d'apporter de l'énergie au fluide afin de rompre les interactions intermoléculaires attractives (liaisons hydrogène et interactions de Van der Waals). L'enthalpie massique de changement d'état est strictement positive :

      \Delta h_{\text{vap}} > 0

      L'évaporation est par conséquent une transformation endothermique.

    2. Pour compenser l'énergie consommée par la vaporisation de l'eau, la goutte doit recevoir un flux thermique de la part du milieu extérieur en régime quasi-stationnaire :

      \phi_{\text{th,d}} > 0

      D'après le second principe de la thermodynamique (ou la loi de Fourier), l'énergie thermique diffuse spontanément des zones les plus chaudes vers les zones les plus froides. Pour que la goutte reçoive un flux thermique depuis l'atmosphère à la température T_\infty, il est nécessaire que :

      \boxed{T_{\mathrm{g}} < T_\infty}

      La température de la goutte est donc plus petite que la température T_\infty de l'air ambiant.

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  10. Exercice 10CentraleSupélec Physique 1 PC 2026, Q15

    D'après la question Q4, la vapeur d'eau se comportant comme un gaz parfait, la concentration en masse de vapeur saturante à une température T s'exprime par :

    c_{\mathrm{sat}}(T) = \frac{M_{\mathrm{eau}} p_{\mathrm{sat}}(T)}{R T}

    Le rapport des concentrations à T_{\mathrm{fus}} et T_\infty vaut ainsi :

    \frac{c_{\mathrm{sat}}(T_{\mathrm{fus}})}{c_{\mathrm{sat}}(T_\infty)} = \frac{p_{\mathrm{sat}}(T_{\mathrm{fus}})}{p_{\mathrm{sat}}(T_\infty)} \frac{T_\infty}{T_{\mathrm{fus}}}

    En évaluant le modèle affine de l'équation (7) en T = T_{\mathrm{fus}}, on obtient :

    c_{\mathrm{sat}}(T_{\mathrm{fus}}) = c_{\mathrm{sat}}(T_\infty) \left[ 1 - \alpha (T_\infty - T_{\mathrm{fus}}) \right] \implies \frac{c_{\mathrm{sat}}(T_{\mathrm{fus}})}{c_{\mathrm{sat}}(T_\infty)} = 1 - \alpha (T_\infty - T_{\mathrm{fus}})

    On en déduit l'expression de \alpha :

    \boxed{\alpha = \frac{1}{T_\infty - T_{\mathrm{fus}}} \left( 1 - \frac{p_{\mathrm{sat}}(T_{\mathrm{fus}})}{p_{\mathrm{sat}}(T_\infty)} \frac{T_\infty}{T_{\mathrm{fus}}} \right)}

    Application numérique : Avec les données fournies :

    • T_\infty = 293{,}15\text{ K} et T_{\mathrm{fus}} = 273{,}15\text{ K}, d'où T_\infty - T_{\mathrm{fus}} = 20{,}00\text{ K} ;
    • p_{\mathrm{sat}}(T_\infty) = 2{,}3 \times 10^3\text{ Pa} et p_{\mathrm{sat}}(T_{\mathrm{fus}}) = 6{,}1 \times 10^2\text{ Pa}.

    Le rapport vaut :

    \frac{p_{\mathrm{sat}}(T_{\mathrm{fus}})}{p_{\mathrm{sat}}(T_\infty)} \frac{T_\infty}{T_{\mathrm{fus}}} = \frac{6{,}1 \times 10^2}{2{,}3 \times 10^3} \times \frac{293{,}15}{273{,}15} \simeq 0{,}285

    D'où :

    \alpha = \frac{1 - 0{,}285}{20{,}00} \simeq 3{,}6 \times 10^{-2}\text{ K}^{-1}
    \boxed{\alpha \simeq 3{,}6 \times 10^{-2}\text{ K}^{-1}}

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

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