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Corrigé détaillé Mines Physique 1 PSI 2024

Analyse physique d'un spa

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 7 questions sur 25. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 6 · PTSI 5 · MP2I 5 · TSI1 5 · BCPST1 6 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Mécanique des fluides, Diffusion et transferts thermiques, Thermodynamique · 5 incontournables · 7 questions de première année
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Ce sujet original et particulièrement complet aborde la physique d'un objet grand public devenu très populaire : le spa gonflable. L'épreuve balaie une vaste panoplie de domaines du programme de PSI avec un fil conducteur cohérent et réaliste. Les candidats sont d'abord invités à traiter le gonflage et le bilan thermique de réchauffement de l'eau, avant d'étudier l'absorption du rayonnement solaire via un modèle dipolaire de diffusion Rayleigh. Le sujet se poursuit par un bilan classique et rigoureux de transferts thermiques conducto-convectifs pour estimer les pertes d'énergie du spa, suivi de l'étude de son asservissement en température (modèle microscopique de Drude et électronique de commande). Enfin, une partie de mécanique des fluides très formatrice examine l'hydrodynamique de remontée des bulles d'air et leurs oscillations radiales acoustiques (formule de Minnaert). C'est un sujet d'un niveau très représentatif des épreuves des concours communs Mines-Ponts, idéal pour des révisions transversales.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 11,08/20)
Temps estimé
≈ 2 h 30 pour tout traiter, pour une épreuve de 3 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

5 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 7 questions sur 25, partie I.A.

Où gagner des points

12 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (12) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : ambiguïté, parties indépendantes
  • Ambiguïté

    La question Q2 ne précise pas l'origine des temps pour l'ouverture de la valve : on peut compter la durée depuis la fin du gonflage (1{,}0\text{ min}) ou depuis l'allumage de la pompe (11\text{ min}). Il convient d'expliciter son choix.

  • Parties indépendantes

    Q18 à Q25 : La sous-partie II.C sur la mécanique des bulles est totalement indépendante des sous-parties thermiques et électroniques précédentes, et peut être abordée directement.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

25 questions
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Partie I : Installation du spa

A · Gonflage

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : débit volumique

Quel est le débit volumique moyen de la pompe en litres par seconde ?

Voir l'indice

Calculer le volume de la couronne cylindrique formant l'enveloppe du spa à partir de ses diamètres intérieur et extérieur, puis diviser par la durée de gonflage t_{\mathrm{g}}.

Voir la stratégie
  1. Modéliser la géométrie de l'enveloppe gonflable du spa par un cylindre annulaire de hauteur H, délimité par les diamètres intérieur d_{\text{int}} et extérieur d_{\text{ext}}.
  2. Exprimer le volume d'air V nécessaire pour déployer l'enveloppe, puis en déduire le débit volumique moyen D_{\mathrm{p}} = V / t_{\mathrm{g}} en convertissant le volume en litres et le temps en secondes.
Voir la réponse courte

Calcul direct du débit volumique moyen comme le rapport du volume de l'enveloppe par la durée de gonflage.

Voir le corrigé complet

L'enveloppe gonflable forme les parois verticales du spa, modélisées par un cylindre annulaire creux de hauteur H, de rayon extérieur R_{\text{ext}} = d_{\text{ext}}/2 et de rayon intérieur R_{\text{int}} = d_{\text{int}}/2. Le tapis de fond n'étant pas gonflé, le volume intérieur de l'enveloppe s'écrit :

V = \pi \left( R_{\text{ext}}^2 - R_{\text{int}}^2 \right) H = \frac{\pi}{4} \left( d_{\text{ext}}^2 - d_{\text{int}}^2 \right) H

D'après le formulaire, on prend \dfrac{\pi}{4} = 0{,}8. Avec d_{\text{ext}} = 2{,}0\text{ m} et d_{\text{int}} = \sqrt{2}\text{ m} :

d_{\text{ext}}^2 - d_{\text{int}}^2 = 2{,}0^2 - (\sqrt{2})^2 = 4{,}0 - 2{,}0 = 2{,}0\text{ m}^2

Le volume d'air est donc :

V = 0{,}8 \times 2{,}0 \times 1{,}0 = 1{,}6\text{ m}^3 = 1{,}6 \times 10^3\text{ L}

L'enveloppe atteint ce volume au bout de la durée de gonflage t_{\mathrm{g}} = 10\text{ min} = 600\text{ s}. Le débit volumique moyen de la pompe vaut :

D_{\mathrm{p}} = \frac{V}{t_{\mathrm{g}}} = \frac{\pi (d_{\text{ext}}^2 - d_{\text{int}}^2) H}{4 \, t_{\mathrm{g}}}

Application numérique :

D_{\mathrm{p}} = \frac{1{,}6 \times 10^3}{600} = \frac{8}{3} \approx 2{,}7\text{ L}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{D_{\mathrm{p}} = 2{,}7\text{ L}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Évitez d'appliquer des formules de flux inutilement complexes et prenez garde aux erreurs élémentaires dans le calcul du volume d'air.

« Certains ont fait des erreurs dans le calcul du volume d’air (remplacer r2 2 −r2 1 par (r2 −r1)2 ; d’autres ont remplacé la (bonne) question « que me demande-t-on ? » par la (mauvaise) « quelle formule s’applique ici ? ». On voit alors apparaître des flux écrits sous forme d’intégrale double. . . »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : gaz parfait, équation d'état

Une fois gonflé en un temps , le volume du spa reste constant. Si l'utilisateur oublie d'arrêter la pompe, au bout de combien de temps la valve de surpression s'ouvre-t-elle ? On supposera ici que la température de l'air dans l'enveloppe reste constante.

Voir l'indice

Exprimer la loi des gaz parfaits à température et volume constants. Relier l'augmentation de pression \delta p à la quantité d'air injectée en plus à débit molaire constant.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la relation entre la surpression et la quantité de matière d'air injectée dans l'enveloppe à volume et température constants via l'équation d'état des gaz parfaits.
  2. Relier le débit molaire de la pompe au débit volumique d'air extérieur D_{\mathrm{p}}, puis déterminer la durée de surpression \Delta t ainsi que le temps total t_{\text{tot}}.
Voir la réponse courte

À température et volume constants, le débit d'air injecté fait croître la pression jusqu'au seuil d'ouverture de la valve.

Voir le corrigé complet

À la fin de la phase de gonflage (t = t_{\mathrm{g}}), l'enveloppe a atteint son volume définitif V à la pression atmosphérique extérieure P_0 = 1{,}0\text{ bar} et à la température T. La quantité de matière d'air présente dans l'enveloppe est :

n(t_{\mathrm{g}}) = \frac{P_0 V}{R T}

La pompe prélève de l'air extérieur à la pression P_0 et à la température T avec un débit volumique moyen D_{\mathrm{p}} = \frac{V}{t_{\mathrm{g}}}. Le débit molaire correspondant injecté dans l'enveloppe est donc constant :

\dot{n} = \frac{P_0 D_{\mathrm{p}}}{R T} = \frac{P_0 V}{R T t_{\mathrm{g}}}

Pour t > t_{\mathrm{g}}, le volume V et la température T restent constants. La surpression \Delta P(t) = P(t) - P_0 au bout d'une durée supplémentaire \Delta t s'écrit, d'après la loi des gaz parfaits :

\Delta P = \frac{\Delta n \, R T}{V} = \frac{(\dot{n}\,\Delta t) R T}{V} = P_0 \frac{\Delta t}{t_{\mathrm{g}}}

La valve de surpression s'ouvre lorsque \Delta P = \delta p = 0{,}1\text{ bar}. La durée supplémentaire de fonctionnement de la pompe avant ouverture est donc :

\Delta t = \frac{\delta p}{P_0} \, t_{\mathrm{g}}

En effectuant l'application numérique :

\Delta t = \frac{0{,}1\text{ bar}}{1{,}0\text{ bar}} \times 10\text{ min} = 1{,}0\text{ min} = 60\text{ s}

La valve de surpression s'ouvre donc au bout d'une durée supplémentaire de 1{,}0\text{ minute} après la fin du gonflage, soit au bout d'un temps total depuis le début du gonflage de :

\boxed{\Delta t = 1{,}0\text{ min} \quad \text{soit} \quad t_{\text{tot}} = t_{\mathrm{g}} + \Delta t = 11\text{ min}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas Celsius et Kelvin, évitez d'invoquer des formules hors de propos et fondez votre raisonnement sur les grandeurs invariantes.

« Les mêmes remarques s’appliquent à ces deux questions, quoique moins souvent traitées par les candidats (ne serait-ce qu’à cause de la confusion trop fréquence entre degrés celsius et kelvin). On voit ici aussi apparaître des « formules » (par exemple P V γ = cte) sans raison d’être ni lien avec les questions posées. Quelques lignes de réaction pouvaient suffire, au prix d’une réflexion sur les invariants du problème. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : gaz parfait, transformation isochore

Le spa est gonflé en un matin à . En supposant que la pression extérieure et que le volume de l'enveloppe du spa restent constants au cours de la journée mais que la température extérieure peut augmenter, à partir de quelle température la valve de surpression s'ouvre-t-elle ?

Voir l'indice

Considérer une transformation isochore de l'air enfermé dans l'enveloppe à masse constante entre l'état initial du matin (T_1, P_0) et l'état de déclenchement (T_2, P_0 + \delta p).

Voir la stratégie
  1. Identifier l'état initial du système fermé constitué de l'air enfermé dans l'enveloppe à la fin du gonflage (t = t_{\mathrm{g}}).
  2. Exprimer la condition de déclenchement de la valve de surpression en fonction de la pression extérieure P_0 et du seuil \delta p.
  3. Appliquer l'équation d'état du gaz parfait pour une transformation isochore à quantité de matière constante afin d'en déduire la température correspondante.
Voir la réponse courte

Évolution isochore d'un gaz parfait fermé : P/T = \text{cste}, permettant de trouver la température seuil de surpression.

Voir le corrigé complet

À l'issue du gonflage en une durée t_{\mathrm{g}}, la pompe est arrêtée et l'enveloppe contient une quantité d'air constante n occupant le volume V. La pression initiale à l'intérieur est égale à la pression extérieure :

P_1 = P_0 = 1{,}0\text{ bar}

à la température initiale T_1 = 15 + 273{,}15 = 288{,}15\text{ K}.

La valve de surpression s'ouvre lorsque la surpression interne atteint le seuil \delta p = 0{,}1\text{ bar}, soit à la pression intérieure :

P_2 = P_0 + \delta p = 1{,}1\text{ bar}

L'air étant modélisé par un gaz parfait et le volume V de l'enveloppe restant constant, la loi des gaz parfaits donne :

\begin{aligned} P_1 V &= n R T_1 \\ P_2 V &= n R T_2 \end{aligned}

En faisant le rapport membre à membre de ces deux équations, on obtient la loi de Gay-Lussac (transformation isochore) :

\frac{P_2}{T_2} = \frac{P_1}{T_1} \implies T_2 = T_1 \frac{P_2}{P_1} = T_1 \left(1 + \frac{\delta p}{P_0}\right)

Application numérique :

\begin{aligned} T_2 &= 288{,}15 \times \frac{1{,}1}{1{,}0} \approx 317\text{ K} \end{aligned}

En degrés Celsius, la température de déclenchement vaut :

\theta_2 = T_2 - 273{,}15 = 316{,}97 - 273{,}15 \approx 44^{\circ}\mathrm{C}
\boxed{\theta_2 = 44^{\circ}\mathrm{C}} \quad (\text{soit } T_2 = 3{,}2 \times 10^2\text{ K})

Résultat

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B · Chauffage de l'eau

Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : premier principe, capacité thermique, bilan d'énergie

Estimer la durée nécessaire pour atteindre la température maximale de depuis une température initiale de .

La puissance de chauffage de l'unité de contrôle indiquée sur le manuel est : est-ce cohérent avec le résultat précédent ?

Voir l'indice

Relier la durée de chauffe à la vitesse d'élévation thermique v_{\mathrm{c}}, puis calculer la puissance nécessaire \mathscr{P}_{\mathrm{th}} = m_{\mathrm{e}} c_{\mathrm{e}} v_{\mathrm{c}} pour la comparer aux 2{,}5\text{ kW} indiqués.

Voir la stratégie
  1. Déterminer directement la durée de chauffage à partir de la vitesse constante de montée en température v_{\mathrm{c}} fournie par le manuel.
  2. Calculer le volume et la masse d'eau contenue dans le spa en utilisant les dimensions géométriques et la valeur approchée de \pi/4 donnée dans le formulaire.
  3. Évaluer la puissance thermique nécessaire par application du premier principe de la thermodynamique à l'eau, puis la confronter à la puissance électrique annoncée \mathscr{P}_{\mathrm{c}} = 2{,}5\text{ kW}.
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie \Delta H = M c \Delta T = \mathscr{P}_{\mathrm{c}} \Delta t pour déterminer la durée de chauffe et vérifier la cohérence.

Voir le corrigé complet

La vitesse de chauffage est constante et vaut v_{\mathrm{c}} = 2\,^{\circ}\mathrm{C}\cdot\mathrm{h}^{-1}. Pour élever la température de l'eau de T_{\mathrm{i}} = 20\,^{\circ}\mathrm{C} à T_{\mathrm{f}} = 40\,^{\circ}\mathrm{C}, la variation de température est :

\Delta T = T_{\mathrm{f}} - T_{\mathrm{i}} = 40 - 20 = 20\,^{\circ}\mathrm{C}

La durée nécessaire \Delta t s'exprime donc par :

\Delta t = \frac{\Delta T}{v_{\mathrm{c}}}

D'où l'application numérique :

\Delta t = \frac{20}{2} = 10\text{ h}
\boxed{\Delta t = 10\text{ h}}

L'eau occupe un cylindre de diamètre intérieur d_{\text{int}} = \sqrt{2}\text{ m} et de hauteur h_{\mathrm{e}} = 3/4\text{ m}. Son volume est :

V_{\mathrm{e}} = \frac{\pi}{4} d_{\text{int}}^2 h_{\mathrm{e}}

En utilisant la valeur \frac{\pi}{4} = 0{,}8 donnée dans le formulaire de l'énoncé :

V_{\mathrm{e}} = 0{,}8 \times (\sqrt{2})^2 \times \frac{3}{4} = 0{,}8 \times 2 \times 0{,}75 = 1{,}2\text{ m}^3

La masse d'eau correspondante est :

m_{\mathrm{e}} = \rho_{\mathrm{e}} V_{\mathrm{e}} = 10^3 \times 1{,}2 = 1{,}2 \times 10^3\text{ kg}

En négligeant dans un premier temps les pertes thermiques vers l'extérieur, l'énergie thermique requise pour chauffer cette masse d'eau est donnée par le premier principe :

Q = m_{\mathrm{e}} c_{\mathrm{e}} \Delta T

La puissance thermique moyenne nécessaire correspondante est :

\mathscr{P}_{\mathrm{th}} = \frac{Q}{\Delta t} = m_{\mathrm{e}} c_{\mathrm{e}} \frac{\Delta T}{\Delta t} = m_{\mathrm{e}} c_{\mathrm{e}} v_{\mathrm{c}}

Avec v_{\mathrm{c}} = 2\,^{\circ}\mathrm{C}\cdot\mathrm{h}^{-1} = \frac{2}{3\,600}\text{ K}\cdot\mathrm{s}^{-1} = \frac{1}{1\,800}\text{ K}\cdot\mathrm{s}^{-1} :

\begin{aligned} \mathscr{P}_{\mathrm{th}} &= 1{,}2 \times 10^3 \times 4{,}2 \times 10^3 \times \frac{1}{1\,800} \\ &= \frac{12}{18} \times 4{,}2 \times 10^3 = \frac{2}{3} \times 4{,}2 \times 10^3 = 2{,}8 \times 10^3\text{ W} = 2{,}8\text{ kW} \end{aligned}

La puissance thermique théorique de 2{,}8\text{ kW} est très proche de la puissance de chauffage annoncée \mathscr{P}_{\mathrm{c}} = 2{,}5\text{ kW} (l'écart relatif n'est que d'environ 10\,\%). Cette légère différence s'explique notamment par le fait que le spa n'est pas nécessairement rempli au volume maximal ou par l'approximation sur \pi/4.

\boxed{\mathscr{P}_{\mathrm{th}} \approx 2{,}8\text{ kW} \approx \mathscr{P}_{\mathrm{c}} = 2{,}5\text{ kW} \quad \text{: les deux grandeurs sont tout à fait cohérentes.}}

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : flux radiatif, angle d'incidence

À quel moment de la journée le chauffage par le Soleil est-il le plus efficace ? Justifier la réponse.

Voir l'indice

Analyser la trajectoire apparente du Soleil au cours de la journée en considérant l'angle d'incidence des rayons (zénith) et l'épaisseur effective d'atmosphère traversée.

Voir la stratégie

Pour déterminer le moment de la journée où le chauffage solaire est maximal, il faut identifier les paramètres régissant la puissance surfacique reçue par une surface horizontale d'eau :

  1. L'inclinaison des rayons solaires par rapport à la normale à la surface (effet géométrique ou loi de Lambert) ;
  2. L'atténuation du rayonnement solaire lors de sa traversée de l'atmosphère (diffusion et absorption).
Voir la réponse courte

Au midi solaire, l'angle zénithal est minimal : le flux surfacique incident est maximal et la traversée atmosphérique minimale.

Voir le corrigé complet

Le chauffage par le Soleil est le plus efficace au midi solaire (moment où le Soleil culmine au zénith ou atteint sa hauteur maximale au-dessus de l'horizon pour une latitude donnée).

Cette efficacité maximale s'explique par deux arguments complémentaires :

  • Effet d'incidence géométrique : La puissance solaire reçue par unité de surface horizontale (surface libre de l'eau du spa) s'écrit :

    \mathcal{P}_{\text{surf}} = \mathcal{P}_0 \cos \theta = \mathcal{P}_0 \sin h

    où \theta est l'angle d'incidence par rapport à la normale verticale (angle zénithal), h = \frac{\pi}{2} - \theta est la hauteur angulaire du Soleil au-dessus de l'horizon, et \mathcal{P}_0 est l'éclairement direct perpendiculaire aux rayons. Cette puissance surfacique interceptée est maximale lorsque le Soleil est au plus haut dans le ciel (\theta minimal, soit h maximal).

  • Atténuation atmosphérique minimale : L'épaisseur d'atmosphère traversée par les rayons solaires est minimale à la verticale :

    e_{\text{atm}}(\theta) \simeq \frac{e_0}{\cos \theta}

    où e_0 est l'épaisseur de l'atmosphère. L'atténuation du faisceau incident par diffusion (notamment la diffusion Rayleigh par les molécules d'air, étudiée aux questions suivantes) et par absorption est donc la plus faible au midi solaire, maximisant ainsi l'éclairement \mathcal{P}_0 arrivant au sol.

\boxed{\text{Le chauffage par le Soleil est le plus efficace au midi solaire.}}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Dipôles électrique et magnétique

Notions : onde plane progressive harmonique, moment dipolaire induit, polarisabilité

Justifier qualitativement le fait que l'on puisse écrire l'onde électromagnétique issue du rayonnement solaire sous cette forme.

Comment expliquer la création du moment dipolaire ? On se contentera d'une réponse qualitative.

Voir l'indice

Considérer le modèle de l'électron élastiquement lié où le nuage électronique est déplacé par rapport au noyau positif sous l'action de la force de Lorentz électrique.

Voir la stratégie
  1. Pour la forme de l'onde, décomposer les approximations physiques sous-jacentes : onde plane (distance Terre-Soleil très grande), monochromatique (analyse spectrale / linéarité) et transversale (polarisation linéaire).
  2. Pour le dipôle induit, décrire le déplacement relatif sous l'action de la force de Lorentz électrique du nuage électronique par rapport aux noyaux atomiques (modèle de l'électron élastiquement lié).
Voir la réponse courte

Onde localement plane en zone lointaine ; le champ électrique déplace le nuage électronique par rapport au noyau, créant un dipôle induit.

Voir le corrigé complet

1. Justification de la forme de l'onde électromagnétique

L'expression \vec{E} = E_0 \cos [\omega (t - x/c)] \widehat{e}_z correspond à une onde plane progressive monochromatique (OPPM) se propageant selon l'axe (Ox) à la vitesse c, polarisée rectilignement selon (Oz) :

  • Caractère plan : la distance Soleil-Terre (d \approx 1{,}5 \times 10^8\text{ km}) est immense devant l'échelle locale d'étude dans l'atmosphère ; le front d'onde sphérique issu du Soleil est donc localement rigoureusement plan. De plus, l'air étant très peu dense, la vitesse de phase est assimilable à la célérité c dans le vide.
  • Caractère monochromatique : le rayonnement solaire est polychromatique, mais en vertu de la linéarité des équations de propagation et des interactions considérées, l'analyse de Fourier permet d'étudier indépendamment chaque composante spectrale de pulsation \omega.
  • Transversalité et polarisation : la structure d'onde plane dans l'air (\mathrm{div}\,\vec{E} = 0) impose un champ électrique orthogonal à la direction de propagation \widehat{e}_x. La lumière naturelle solaire n'étant pas polarisée, on peut la décomposer sur deux polarisations rectilignes indépendantes orthogonales (par exemple selon \widehat{e}_y et \widehat{e}_z) et restreindre l'étude à l'une d'entre elles.

2. Création du moment dipolaire induit \vec{p}

Les molécules de diazote \mathrm{N}_2 et de dioxygène \mathrm{O}_2 sont centrosymétriques : au repos, les barycentres des charges positives (noyaux) et des charges négatives (cortège électronique) coïncident, le moment dipolaire permanent est nul.

  • Sous l'action du champ électrique \vec{E}(t) de l'onde, les électrons subissent une force de rappel liée aux noyaux ainsi que la force électrique oscillante \vec{F} = -e\,\vec{E}(t).
  • Les noyaux, beaucoup plus lourds que les électrons, restent quasi immobiles sur l'échelle de temps optique, tandis que le nuage électronique subit un déplacement oscillant \vec{r}(t) par rapport aux noyaux.
  • Cette séparation des barycentres de charges positives et négatives induit un moment dipolaire oscillant \vec{p}(t) = -e\,\vec{r}(t), aligné sur le champ électrique excitateur \widehat{e}_z et oscillant à la pulsation \omega.
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Question 7

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : vecteur de poynting, diffusion de rayleigh, analyse dimensionnelle

Montrer que, pour une pulsation donnée, l'éclairement (ici assimilé à la puissance surfacique moyenne) décroit selon l'axe de propagation du rayon solaire selon une loi du type . On introduira , le nombre de molécules d'air par unité de volume. Après avoir exprimé en fonction de , , , et on vérifiera la cohérence dimensionnelle de son expression.

Voir l'indice

Effectuer un bilan d'énergie lumineuse sur une tranche d'atmosphère d'épaisseur \mathrm{d}x en sommant la puissance moyenne rayonnée par les n\,\mathrm{d}x molécules présentes par unité de surface.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'éclairement \mathcal{E}_\omega de l'onde incidente en fonction de l'amplitude E_0 du champ électrique à l'aide de la moyenne temporelle du vecteur de Poynting.
  2. Réaliser un bilan d'énergie sur une tranche d'atmosphère d'épaisseur \mathrm{d}x et de section S pour relier la perte de puissance du faisceau à la puissance totale rayonnée (diffusée) par les dipôles.
  3. Intégrer l'équation différentielle obtenue, identifier H_\omega et vérifier son homogénéité par analyse dimensionnelle.
Voir la réponse courte

Bilan de flux de Poynting sur une tranche \mathrm{d}x : la puissance diffusée par les dipôles donne \mathrm{d}\mathcal{E}_{\omega} = -n\mathcal{P}\mathrm{d}x, d'où la décroissance exponentielle.

Voir le corrigé complet

L'onde incidente se propageant selon +x dans le vide (ou l'air assimilé au vide), la moyenne temporelle de la norme du vecteur de Poynting définit l'éclairement :

\mathcal{E}_\omega = \langle \|\vec{\Pi}\| \rangle = \frac{E_0^2}{2 \mu_0 c} = \frac{1}{2} \varepsilon_0 c E_0^2

puisque c = 1/\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}. On en déduit l'expression du carré de l'amplitude du champ :

E_0^2 = \frac{2 \mathcal{E}_\omega}{\varepsilon_0 c}

Le moment dipolaire induit a pour amplitude :

p_0(\omega) = \frac{e^2 E_0}{m(\omega_0^2 - \omega^2)} = \frac{e^2 E_0}{m\omega^2 (\kappa^2 - 1)} \quad \text{avec} \quad \kappa = \frac{\omega_0}{\omega}

La puissance moyenne diffusée par chaque molécule s'écrit alors :

\begin{aligned} \mathscr{P} &= \frac{p_0^2 \omega^4}{12 \pi \varepsilon_0 c^3} = \frac{e^4 E_0^2}{12 \pi \varepsilon_0 c^3 m^2 (\kappa^2 - 1)^2} \\ &= \frac{e^4}{12 \pi \varepsilon_0 c^3 m^2 (\kappa^2 - 1)^2} \times \frac{2 \mathcal{E}_\omega}{\varepsilon_0 c} = \frac{e^4 \mathcal{E}_\omega}{6 \pi \varepsilon_0^2 c^4 m^2 (\kappa^2 - 1)^2} \end{aligned}

En utilisant la relation fondamentale \varepsilon_0^2 c^4 = 1/\mu_0^2, cette puissance s'exprime sous la forme :

\mathscr{P} = \frac{\mu_0^2 e^4}{6 \pi m^2 (\kappa^2 - 1)^2} \mathcal{E}_\omega

Considérons une tranche d'atmosphère comprise entre x et x + \mathrm{d}x, de section droite S normale à la direction de propagation. Le volume de cette tranche est \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x et contient \mathrm{d}N = n S\,\mathrm{d}x molécules. En régime permanent, la diminution de la puissance transportée par le faisceau entre x et x + \mathrm{d}x est intégralement imputable à la puissance diffusée dans toutes les directions par ces molécules :

\Phi(x) - \Phi(x+\mathrm{d}x) = -\mathrm{d}\Phi = \mathrm{d}N \times \mathscr{P}

Comme \Phi(x) = \mathcal{E}_\omega(x) S, il vient :

-S\,\mathrm{d}\mathcal{E}_\omega = (n S\,\mathrm{d}x)\,\mathscr{P} \iff \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_\omega}{\mathrm{d}x} = -n\frac{\mathscr{P}}{\mathcal{E}_\omega} \mathcal{E}_\omega = -\frac{\mathcal{E}_\omega}{H_\omega}

Par intégration immédiate avec la condition initiale \mathcal{E}_\omega(0), on obtient :

\boxed{\mathcal{E}_\omega(x) = \mathcal{E}_\omega(0) \exp\left(-\frac{x}{H_\omega}\right)}

avec la longueur d'atténuation caractéristique :

\boxed{H_\omega = \frac{6 \pi m^2 (\kappa^2 - 1)^2}{n \mu_0^2 e^4}}

Vérification dimensionnelle :

  • [n] = \mathrm{L}^{-3}, [m] = \mathrm{M}, [e] = \mathrm{I}\cdot\mathrm{T} et \kappa est sans dimension ;
  • d'après la loi de Laplace ou les données, [\mu_0] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}\cdot\mathrm{I}^{-2} ;
  • par conséquent : [\mu_0 e^2] = (\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}\cdot\mathrm{I}^{-2}) \times (\mathrm{I}^2\cdot\mathrm{T}^2) = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L} ;
  • au dénominateur : [n \mu_0^2 e^4] = \mathrm{L}^{-3} \times (\mathrm{M}\cdot\mathrm{L})^2 = \mathrm{M}^2 \cdot \mathrm{L}^{-1} ;
  • au numérateur : [m^2] = \mathrm{M}^2.

On a donc bien :

[H_\omega] = \frac{\mathrm{M}^2}{\mathrm{M}^2 \cdot \mathrm{L}^{-1}} = \mathrm{L}

L'expression de H_\omega est bien homogène à une longueur.

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : diffusion de rayleigh, atténuation, flux radiatif

Sachant que le maximum d'émission du Soleil est centré sur la longueur d'onde d'un rayonnement vert, estimer la valeur de .

Sachant que l'épaisseur caractéristique de l'atmosphère est de l'ordre de , que peut-on dire de l'effet d'une augmentation d'altitude sur le chauffage de l'eau du spa ?

Voir l'indice

Calculer numériquement H_\omega pour la pulsation associée au rayonnement vert (\lambda \approx 500\text{ nm}) et comparer cette valeur à l'épaisseur globale de l'atmosphère.

Voir la stratégie
  1. Associer au rayonnement vert une longueur d'onde usuelle (\lambda \simeq 500\text{ nm}), en déduire la pulsation \omega, le paramètre sans dimension \kappa = \omega_0 / \omega, puis déterminer la densité volumique n des molécules d'air à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits.
  2. Effectuer l'application numérique de H_\omega obtenue à la question précédente.
  3. Comparer H_\omega à l'épaisseur de l'atmosphère (\sim 100\text{ km}) et à un dénivelé réaliste d'altitude pour statuer sur le gain d'éclairement solaire.
Voir la réponse courte

Calcul de H_{\omega} pour le vert ; comme H_{\omega} est très grand devant l'épaisseur atmosphérique, l'effet de l'altitude reste négligeable.

Voir le corrigé complet

1. Estimation de la longueur d'atténuation H_\omega

Le maximum d'émission du Soleil dans le domaine visible correspond au vert, soit une longueur d'onde dans le vide :

\lambda \simeq 500\text{ nm} = 5{,}0 \times 10^{-7}\text{ m}

La pulsation correspondante de l'onde lumineuse est :

\omega = \frac{2\pi c}{\lambda} \simeq \frac{2\pi \times 3{,}0 \times 10^8}{5{,}0 \times 10^{-7}} \simeq 3{,}8 \times 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

Le rapport des pulsations vaut ainsi :

\kappa = \frac{\omega_0}{\omega} = \frac{2{,}3 \times 10^{16}}{3{,}8 \times 10^{15}} \simeq 6{,}1

Comme \kappa^2 \simeq 37 \gg 1, on a (\kappa^2 - 1)^2 \simeq 36^2 \simeq 1{,}3 \times 10^3.

La densité volumique n de molécules d'air au niveau du sol est estimée par la loi des gaz parfaits à la pression P_0 = 1{,}0\text{ bar} = 1{,}0 \times 10^5\text{ Pa} et à la température ambiante T \simeq 290\text{ K} :

n = \frac{N_{\mathrm{A}} P_0}{R T} = \frac{6{,}0 \times 10^{23} \times 1{,}0 \times 10^5}{8{,}3 \times 290} \simeq 2{,}5 \times 10^{25}\text{ m}^{-3}

D'après l'expression établie à la question Q7 :

H_\omega = \frac{6 \pi m^2 (\kappa^2 - 1)^2}{n \mu_0^2 e^4}

En injectant les valeurs numériques :

\begin{aligned} m^2 &= (9{,}1 \times 10^{-31})^2 \simeq 8{,}3 \times 10^{-61}\text{ kg}^2 \\ e^4 &= (1{,}6 \times 10^{-19})^4 \simeq 6{,}6 \times 10^{-76}\text{ C}^4 \\ \mu_0^2 &= (4\pi \times 10^{-7})^2 \simeq 1{,}6 \times 10^{-12}\text{ H}^2\cdot\text{m}^{-2} \end{aligned}

Le terme d'échelle vaut :

\frac{6\pi m^2}{n \mu_0^2 e^4} \simeq \frac{6 \pi \times 8{,}3 \times 10^{-61}}{2{,}5 \times 10^{25} \times 1{,}6 \times 10^{-12} \times 6{,}6 \times 10^{-76}} \simeq \frac{1{,}56 \times 10^{-59}}{2{,}6 \times 10^{-62}} \simeq 6{,}0 \times 10^2\text{ m}

On en déduit l'ordre de grandeur de H_\omega :

H_\omega \simeq 6{,}0 \times 10^2 \times 1{,}3 \times 10^3 \simeq 8 \times 10^5\text{ m}
\boxed{H_\omega \approx 800\text{ km}}

(soit un ordre de grandeur de quelques centaines de kilomètres).

2. Effet d'une augmentation d'altitude sur le chauffage

L'atténuation du rayonnement solaire par diffusion Rayleigh à travers une couche d'épaisseur x s'écrit \mathcal{E}_\omega(x)/\mathcal{E}_\omega(0) = \exp(-x/H_\omega).

L'épaisseur caractéristique de l'atmosphère étant L_{\text{atm}} \sim 100\text{ km} < H_\omega, la majeure partie du rayonnement visible traverse l'atmosphère sans être diffusée (\exp(-100/800) \simeq 0{,}88, soit seulement une dizaine de pourcents atténuée).

De plus, l'élévation d'altitude envisageable pour l'installation d'un spa ne dépasse guère \Delta z \sim 1\text{ à } 2\text{ km}. La variation relative de flux associée à la diminution du trajet atmosphérique est de l'ordre de :

\frac{\Delta \mathcal{E}_\omega}{\mathcal{E}_\omega} \simeq \frac{\Delta z}{H_\omega} \sim \frac{1\text{ km}}{800\text{ km}} \sim 10^{-3} \sim 0{,}1\%
\boxed{\text{Une augmentation d'altitude n'a aucun effet significatif sur le chauffage solaire de l'eau du spa.}}

Résultat

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Partie II : Utilisation du spa

A · Pertes calorifiques

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, loi de fourier, conduction thermique

Définir la notion de résistance thermique.

Exprimer, en fonction des variables du problème, la résistance thermique de conduction des parois verticales du spa notée (on se placera en symétrie cylindrique), ainsi que celle, notée , du « tapis » d'herbe sous l'installation.

Voir l'indice

Définir la résistance thermique par R_{\mathrm{th}} = \Delta T / \Phi par analogie électrique, puis intégrer la loi de Fourier en symétrie cylindrique pour R_{\mathrm{p}} et en géométrie plane pour R_{\mathrm{t}}.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition générale de la résistance thermique par analogie avec la résistance électrique.
  2. Établir la résistance thermique de conduction en géométrie cylindrique à partir de la loi de Fourier et de la conservation du flux thermique en régime stationnaire.
  3. Exprimer la résistance thermique de conduction plane à travers le tapis d'herbe.
Voir la réponse courte

Définition R_{\mathrm{th}} = \Delta T / \Phi, puis intégration de la loi de Fourier en coordonnées cylindriques pour R_{\mathrm{p}} et cartésiennes pour R_{\mathrm{t}}.

Voir le corrigé complet

1. Définition de la résistance thermique

Par analogie avec la résistance électrique en régime continu (loi d'Ohm U = R_{\text{él}} I), la résistance thermique R_{\mathrm{th}} d'un milieu situé entre deux surfaces isothermes aux températures T_1 et T_2 (T_1 > T_2), traversé par un flux thermique \Phi en régime stationnaire, est définie par :

\boxed{R_{\mathrm{th}} = \frac{T_1 - T_2}{\Phi} = \frac{\Delta T}{\Phi}}

Elle s'exprime en \mathrm{K}\cdot\mathrm{W}^{-1} (ou ^{\circ}\mathrm{C}\cdot\mathrm{W}^{-1}).

2. Résistance thermique de conduction des parois verticales R_{\mathrm{p}}

L'enveloppe gonflable est constituée d'une lame d'air de conductivité thermique \lambda_{\mathrm{a}} (l'épaisseur du plastique étant négligée), comprise entre les rayons r_{\mathrm{int}} = d_{\mathrm{int}}/2 et r_{\mathrm{ext}} = d_{\mathrm{ext}}/2. Le transfert thermique s'effectue sur la hauteur d'eau h_{\mathrm{e}} en contact avec la paroi.

En symétrie cylindrique et en régime stationnaire sans source interne, le flux thermique \Phi à travers un cylindre de rayon r (r_{\mathrm{int}} \leqslant r \leqslant r_{\mathrm{ext}}) et de hauteur h_{\mathrm{e}} est conservatif :

\begin{aligned} \Phi &= - \lambda_{\mathrm{a}} S(r) \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} = - \lambda_{\mathrm{a}} (2\pi r h_{\mathrm{e}}) \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} \end{aligned}

En séparant les variables et en intégrant entre r_{\mathrm{int}} et r_{\mathrm{ext}} :

\begin{aligned} \int_{T(r_{\mathrm{int}})}^{T(r_{\mathrm{ext}})} \mathrm{d}T &= - \frac{\Phi}{2\pi \lambda_{\mathrm{a}} h_{\mathrm{e}}} \int_{r_{\mathrm{int}}}^{r_{\mathrm{ext}}} \frac{\mathrm{d}r}{r} \\ T(r_{\mathrm{int}}) - T(r_{\mathrm{ext}}) &= \frac{\Phi}{2\pi \lambda_{\mathrm{a}} h_{\mathrm{e}}} \ln\left(\frac{r_{\mathrm{ext}}}{r_{\mathrm{int}}}\right) = \frac{\Phi}{2\pi \lambda_{\mathrm{a}} h_{\mathrm{e}}} \ln\left(\frac{d_{\mathrm{ext}}}{d_{\mathrm{int}}}\right) \end{aligned}

On en déduit l'expression de la résistance thermique de conduction de la paroi verticale :

\boxed{R_{\mathrm{p}} = \frac{\ln(d_{\mathrm{ext}} / d_{\mathrm{int}})}{2\pi \lambda_{\mathrm{a}} h_{\mathrm{e}}}}

Remarque : Si l'on considérait l'échange sur toute la hauteur du spa, on remplacerait h_{\mathrm{e}} par H. L'application numérique avec h_{\mathrm{e}} = 0{,}75\text{ m} donne R_{\mathrm{p}} = \frac{\ln\sqrt{2}}{2\pi \times 2{,}5\times 10^{-2} \times 0{,}75} \approx 2{,}94\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \approx 3\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}, ce qui est parfaitement en accord avec la valeur fournie.

3. Résistance thermique du tapis d'herbe R_{\mathrm{t}}

Le tapis d'herbe sous l'installation est assimilé à une couche plane d'épaisseur e_{\mathrm{h}}, de conductivité thermique \lambda_{\mathrm{h}} et de section S_{\mathrm{t}}. En géométrie plane unidimensionnelle stationnaire, le gradient de température est uniforme :

\begin{aligned} \Phi = \lambda_{\mathrm{h}} S_{\mathrm{t}} \frac{\Delta T}{e_{\mathrm{h}}} \implies R_{\mathrm{t}} = \frac{\Delta T}{\Phi} = \frac{e_{\mathrm{h}}}{\lambda_{\mathrm{h}} S_{\mathrm{t}}} \end{aligned}

En considérant la surface totale au sol occupée sous l'installation S_{\mathrm{t}} = \frac{\pi d_{\mathrm{ext}}^2}{4} :

\boxed{R_{\mathrm{t}} = \frac{4 e_{\mathrm{h}}}{\pi \lambda_{\mathrm{h}} d_{\mathrm{ext}}^2}}

Remarque : Avec d_{\mathrm{ext}} = 2{,}0\text{ m}, S_{\mathrm{t}} = \pi \approx 3{,}14\text{ m}^2, d'où R_{\mathrm{t}} = \frac{5\times 10^{-3}}{3{,}5\times 10^{-2} \times \pi} \approx 4{,}5\times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \approx 5\times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}, ce qui redonne bien la valeur indiquée par l'énoncé. Si l'on considérait uniquement l'aplomb de la colonne d'eau (S_{\mathrm{int}} = \pi d_{\mathrm{int}}^2 / 4), on obtiendrait R_{\mathrm{t}} \approx 9\times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}.

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : résistance thermique, premier principe, temps caractéristique

Montrer que l'écart de température est de la forme et calculer le temps caractéristique dont on commentera la valeur.

Voir l'indice

Associer en parallèle les différentes voies de déperdition thermique (parois latérales, fond et surface libre) pour déterminer la résistance globale équivalente, puis appliquer le premier principe à l'eau.

Voir la stratégie
  1. Identifier les différents transferts thermiques entre l'eau et l'extérieur, modéliser le réseau de résistances thermiques équivalent et calculer la résistance thermique globale R_{\mathrm{th}}.
  2. Appliquer le premier principe de la thermodynamique à l'eau du spa en régime quasi stationnaire pour établir l'équation différentielle régissant T_{\mathrm{int}}(t), puis intégrer.
  3. Calculer numériquement le temps caractéristique \tau = R_{\mathrm{th}} m_{\mathrm{e}} c_{\mathrm{e}} et commenter sa valeur au regard du fonctionnement du spa.
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie M c \mathrm{d}T_{\mathrm{int}}/\mathrm{d}t = -\Phi_{\mathrm{pertes}}, mise sous forme canonique et calcul du temps caractéristique \tau = M c R_{\mathrm{th,eq}}.

Voir le corrigé complet

L'eau du spa à la température T_{\mathrm{int}} échange de la puissance thermique avec l'extérieur à T_{\mathrm{ext}} par trois voies indépendantes en parallèle :

  • par la surface libre de l'eau (convection avec l'air extérieur) : résistance R_{\mathrm{s}} ;
  • par le fond du spa (conduction à travers le tapis d'herbe) : résistance R_{\mathrm{t}} ;
  • par les parois latérales verticales (convection eau-paroi puis conduction dans l'enveloppe d'air en série) : résistance R_{\mathrm{lat}} = R_{\mathrm{pc}} + R_{\mathrm{p}}.

La résistance thermique équivalente R_{\mathrm{th}} vérifie donc :

\frac{1}{R_{\mathrm{th}}} = \frac{1}{R_{\mathrm{s}}} + \frac{1}{R_{\mathrm{t}}} + \frac{1}{R_{\mathrm{p}} + R_{\mathrm{pc}}}

On applique le premier principe de la thermodynamique au système fermé constitué par l'eau du spa (masse m_{\mathrm{e}}, capacité thermique massique c_{\mathrm{e}}), supposée homogène en température, entre les instants t et t + \mathrm{d}t :

\mathrm{d}U = \delta Q = - \Phi_{\text{pertes}} \, \mathrm{d}t = - \frac{T_{\mathrm{int}}(t) - T_{\mathrm{ext}}}{R_{\mathrm{th}}} \, \mathrm{d}t

Comme l'eau est une phase condensée indilatable et incompressible, \mathrm{d}U = m_{\mathrm{e}} c_{\mathrm{e}} \, \mathrm{d}T_{\mathrm{int}}. En posant \theta(t) = T_{\mathrm{int}}(t) - T_{\mathrm{ext}}, et puisque T_{\mathrm{ext}} est constante, il vient :

\frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t} + \frac{\theta}{\tau} = 0 \quad \text{avec} \quad \tau = R_{\mathrm{th}} m_{\mathrm{e}} c_{\mathrm{e}}

L'intégration avec la condition initiale en t = 0 donne bien :

\boxed{T_{\mathrm{int}}(t) - T_{\mathrm{ext}} = (T_{\mathrm{int}}(0) - T_{\mathrm{ext}}) \, \mathrm{e}^{-\frac{t}{\tau}}}

Application numérique : D'après la question Q4, m_{\mathrm{e}} = 1{,}2 \times 10^3\text{ kg} et c_{\mathrm{e}} = 4{,}2 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}, d'où la capacité thermique de l'eau :

C_{\mathrm{e}} = m_{\mathrm{e}} c_{\mathrm{e}} = 1{,}2 \times 10^3 \times 4{,}2 \times 10^3 \simeq 5{,}0 \times 10^6\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}

Pour la conductance thermique :

\begin{aligned} \frac{1}{R_{\mathrm{th}}} &= \frac{1}{6 \times 10^{-2}} + \frac{1}{5 \times 10^{-2}} + \frac{1}{3 + 0{,}02} \\ &\simeq 16{,}7 + 20 + 0{,}33 \simeq 37\text{ W}\cdot\text{K}^{-1} \end{aligned}

On en déduit :

\tau = \frac{C_{\mathrm{e}}}{1/R_{\mathrm{th}}} = \frac{5{,}0 \times 10^6}{37} \simeq 1{,}4 \times 10^5\text{ s} \simeq 38\text{ h}
\boxed{\tau \simeq 38\text{ h} \quad (1{,}4 \times 10^5\text{ s})}

Commentaire :

  • Cette durée caractéristique de l'ordre d'une journée et demie est grande devant la durée typique des variations climatiques journalières, ce qui justifie l'hypothèse d'un régime quasi stationnaire.
  • Néanmoins, à l'échelle d'une nuit (environ 10\text{ h}), l'eau se refroidit de façon notable : en 10\text{ h}, l'écart de température diminue d'un facteur \mathrm{e}^{-10/38} \simeq 0{,}77, soit une baisse de température d'environ 3^{\circ}\mathrm{C}.
  • On constate que la conductance est largement dominée par les pertes par la surface libre et par le sol (36{,}7\text{ W}\cdot\text{K}^{-1} sur 37\text{ W}\cdot\text{K}^{-1}), les parois latérales étant très bien isolées par l'air emprisonné (R_{\mathrm{p}} \gg R_{\mathrm{s}}, R_{\mathrm{t}}).

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, association de résistances thermiques

Estimer le gain obtenu sur le temps caractéristique en installant la toile de sol et la couverture.

Voir l'indice

Ajouter les résistances de conduction de la couche d'air emprisonnée sous la bâche de sol et dans la couverture gonflable, puis recalculer la résistance globale et le temps caractéristique associé.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la résistance thermique conductive de la toile de sol et celle de la couverture gonflée d'air.
  2. Établir le nouveau schéma électrique équivalent pour calculer la nouvelle résistance thermique globale R_{\mathrm{th}}'.
  3. En déduire le nouveau temps caractéristique \tau' et évaluer le gain obtenu par rapport à la situation sans couverture (question Q10).
Voir la réponse courte

Recalcul de la résistance thermique équivalente avec les isolations supplémentaires et déduction de la nouvelle constante de temps.

Voir le corrigé complet

1. Résistance de la toile de sol :

La toile de sol est une couche d'air emprisonné d'épaisseur e_{\mathrm{t}} = 5\text{ mm} placée sous le spa, de surface S_{\mathrm{ext}} = \frac{\pi d_{\mathrm{ext}}^2}{4}. Sa résistance thermique de conduction s'écrit :

R_{\mathrm{toile}} = \frac{e_{\mathrm{t}}}{\lambda_{\mathrm{a}} S_{\mathrm{ext}}} = \frac{4 e_{\mathrm{t}}}{\pi \lambda_{\mathrm{a}} d_{\mathrm{ext}}^2}

Avec \frac{\pi}{4} = 0{,}8, soit S_{\mathrm{ext}} = 0{,}8 \times (2{,}0)^2 = 3{,}2\text{ m}^2 :

R_{\mathrm{toile}} = \frac{5 \times 10^{-3}}{2{,}5 \times 10^{-2} \times 3{,}2} = \frac{0{,}20}{3{,}2} \simeq 6{,}3 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}

Cette résistance s'ajoute en série avec celle du tapis d'herbe R_{\mathrm{t}} = 5 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}. La résistance de la voie inférieure devient :

R_{\mathrm{bas}}' = R_{\mathrm{t}} + R_{\mathrm{toile}} \simeq 5 \times 10^{-2} + 6{,}3 \times 10^{-2} \simeq 1{,}1 \times 10^{-1}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}

2. Résistance de la couverture :

La couverture gonflée d'air d'épaisseur e_{\mathrm{s}} = 25\text{ cm} comble l'espace au-dessus de l'eau. Pour la surface d'échange supérieure de l'eau S_{\mathrm{int}} = \frac{\pi d_{\mathrm{int}}^2}{4} = 0{,}8 \times 2 = 1{,}6\text{ m}^2, la résistance thermique de conduction de cette couche d'air est :

R_{\mathrm{couv}} = \frac{e_{\mathrm{s}}}{\lambda_{\mathrm{a}} S_{\mathrm{int}}} = \frac{0{,}25}{2{,}5 \times 10^{-2} \times 1{,}6} \simeq 6{,}3\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}

Les résistances d'échange convectif associées (de l'ordre de \frac{1}{h_{\mathrm{a}} S} \sim 0{,}06\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}) sont tout à fait négligeables devant cette valeur. La voie supérieure présente donc désormais une résistance :

R_{\mathrm{haut}}' \simeq R_{\mathrm{couv}} \simeq 6{,}3\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}

3. Nouvelle résistance équivalente et temps caractéristique :

La résistance latérale reste inchangée : R_{\mathrm{lat}} = R_{\mathrm{p}} + R_{\mathrm{pc}} \simeq 3\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}. Les trois voies de fuite thermique étant en parallèle, la conductance globale s'écrit :

\begin{aligned} G' = \frac{1}{R_{\mathrm{th}}'} &= \frac{1}{R_{\mathrm{haut}}'} + \frac{1}{R_{\mathrm{lat}}} + \frac{1}{R_{\mathrm{bas}}'} \\ &= \frac{1}{6{,}3} + \frac{1}{3{,}0} + \frac{1}{0{,}11} \\ &\simeq 0{,}16 + 0{,}33 + 9{,}1 \simeq 9{,}6\text{ W}\cdot\text{K}^{-1} \end{aligned}

D'où :

R_{\mathrm{th}}' = \frac{1}{G'} \simeq 0{,}10\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}

Le nouveau temps caractéristique de refroidissement vaut alors :

\tau' = R_{\mathrm{th}}' m_{\mathrm{e}} c_{\mathrm{e}} = 0{,}10 \times (1{,}2 \times 10^3) \times (4{,}2 \times 10^3) \simeq 5{,}0 \times 10^5\text{ s} \simeq 140\text{ h} \quad (\approx 6\text{ jours})

4. Estimation du gain :

Le gain relatif sur le temps caractéristique s'exprime par le rapport :

\frac{\tau'}{\tau} = \frac{R_{\mathrm{th}}'}{R_{\mathrm{th}}} \simeq \frac{0{,}10}{0{,}027} \simeq 3{,}7 \approx 4

soit un allongement de la durée de maintien en température de \Delta \tau = \tau' - \tau \approx 100\text{ h}.

\boxed{\tau' \simeq 1{,}4 \times 10^2\text{ h} \quad \text{soit un facteur de gain} \quad \frac{\tau'}{\tau} \simeq 4}

Résultat

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, régime stationnaire, bilan thermique

La toile de sol et la couverture étant installées, quelle puissance faudrait-il fournir pour maintenir constante la température de l'eau du spa ?

Voir l'indice

Écrire qu'en régime stationnaire, la puissance de chauffage compense exactement le flux thermique perdu : \mathscr{P}_{\mathrm{fournie}} = (T_{\mathrm{int}} - T_{\mathrm{ext}}) / R_{\mathrm{th}}'.

Voir la stratégie
  1. Établir le bilan d'énergie du système constitué par l'eau du spa en régime stationnaire : la température T_{\mathrm{int}} étant maintenue constante, la puissance thermique fournie \mathscr{P}_{\mathrm{ch}} compense exactement le flux thermique perdu vers l'extérieur \Phi_{\mathrm{pertes}}.
  2. Exprimer \Phi_{\mathrm{pertes}} à partir de l'écart de température \Delta T = T_{\mathrm{int}} - T_{\mathrm{ext}} et de la résistance thermique globale R_{\mathrm{th}}' déterminée à la question précédente.
  3. Effectuer l'application numérique avec deux chiffres significatifs et commenter l'ordre de grandeur par rapport à la puissance nominale du chauffage \mathscr{P}_{\mathrm{c}} = 2{,}5\text{ kW}.
Voir la réponse courte

En régime stationnaire, la puissance fournie compense les pertes thermiques : \mathscr{P} = (T_{\mathrm{int}} - T_{\mathrm{ext}})/R_{\mathrm{th,eq}}.

Voir le corrigé complet

Pour maintenir la température de l'eau constante à la valeur T_{\mathrm{int}} = 38^{\circ}\mathrm{C}, la variation de son énergie interne est nulle :

\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}t} = 0 \iff \mathscr{P}_{\mathrm{fournie}} - \Phi_{\mathrm{pertes}} = 0

La puissance à fournir \mathscr{P}_{\mathrm{fournie}} doit donc être égale au flux thermique de déperdition vers l'environnement à T_{\mathrm{ext}} = 25^{\circ}\mathrm{C}.

En utilisant la définition de la résistance thermique globale avec les équipements d'isolation (toile de sol et couverture) notée R_{\mathrm{th}}' (question Q11) :

\mathscr{P}_{\mathrm{fournie}} = \Phi_{\mathrm{pertes}} = \frac{T_{\mathrm{int}} - T_{\mathrm{ext}}}{R_{\mathrm{th}}'}

Avec T_{\mathrm{int}} - T_{\mathrm{ext}} = 38 - 25 = 13\text{ K} et R_{\mathrm{th}}' \simeq 0{,}10\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} :

\begin{aligned} \mathscr{P}_{\mathrm{fournie}} &= \frac{13}{0{,}10} = 1{,}3 \times 10^2\text{ W} \end{aligned}
\boxed{\mathscr{P}_{\mathrm{fournie}} \simeq 1{,}3 \times 10^2\text{ W}}

Résultat

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B · Module de commande : maintien en température

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : loi d'ohm locale, résistance électrique

Sans prendre en compte les effets de la température, en négligeant les effets de bords et en régime permanent, montrer que la résistance de ce cylindre serait .

Voir l'indice

Partir de la loi d'Ohm locale \vec{j} = \sigma \vec{E}, supposer un champ électrique uniforme et intégrer la densité de courant sur la section S et le champ sur la longueur L.

Voir la réponse courte

Utilisation de \vec{j} = \sigma \vec{E}, I = j S et U = E L dans un barreau cylindrique pour établir R_{\text{él}} = L/(\sigma S).

Voir le corrigé complet

Considérons le cylindre métallique d'axe (Ox), de section constante S, délimité par ses deux extrémités planes situées en x = 0 et x = L, soumises à une différence de potentiel :

U = V(0) - V(L)

En régime permanent, la conservation de la charge électrique impose :

\operatorname{div}\vec{j} + \frac{\partial \rho}{\partial t} = 0 \implies \operatorname{div}\vec{j} = 0

En négligeant les effets de bord, les lignes de champ électrique et de courant sont rectilignes et parallèles à l'axe du cylindre. Le champ électrique est donc uniforme :

\vec{E} = E\,\vec{u}_x

La circulation du champ électrique entre les deux extrémités relie son amplitude à la tension appliquée :

U = \int_{x=0}^{x=L} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \int_{0}^{L} E\,\mathrm{d}x = E L \implies E = \frac{U}{L}

D'après la loi d'Ohm locale dans le matériau conducteur de conductivité \sigma :

\vec{j} = \sigma \vec{E} = \frac{\sigma U}{L} \vec{u}_x

L'intensité I du courant électrique traversant une section droite S orientée par \vec{u}_x s'écrit alors :

I = \iint_{S} \vec{j} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = j\,S = \frac{\sigma S}{L} U

Par définition de la résistance électrique R_{\text{él}} = \frac{U}{I}, on en déduit :

\boxed{R_{\text{él}} = \frac{L}{\sigma S}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : modèle de drude, loi d'ohm locale, conductivité électrique

Montrer que la vitesse d'un électron est constante au bout d'un temps grand devant .

En déduire une expression de la conductivité électrique en fonction de , , et de la densité volumique d'électron dans le métal.

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle du mouvement moyen d'un électron soumis à la force électrique et au terme de frottement effectif pour trouver sa vitesse limite, puis en déduire le vecteur densité de courant.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un électron soumis à la force électrique et à la force de frottement fluide de Drude pour établir l'équation différentielle vérifiée par sa vitesse.
  2. Résoudre cette équation pour montrer la convergence vers une vitesse limite constante pour t \gg \tau_{\mathrm{d}}.
  3. Relier la densité de courant volumique \vec{\jmath} à la vitesse limite, puis identifier la conductivité électrique \sigma via la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \sigma \vec{E}.
Voir la réponse courte

PFD avec force de frottement m/\tau_{\mathrm{d}}, vitesse limite en régime stationnaire, puis identification de \sigma = n_{\mathrm{e}} e^2 \tau_{\mathrm{d}} / m.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel du conducteur supposé galiléen, le principe fondamental de la dynamique appliqué à un électron de masse m, de charge q = -e et de vitesse \vec{v} s'écrit :

m \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -e\vec{E} + \vec{F}_{\mathrm{d}} = -e\vec{E} - \frac{m}{\tau_{\mathrm{d}}}\vec{v}

Soit, en divisant par m :

\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{\tau_{\mathrm{d}}}\vec{v} = -\frac{e}{m}\vec{E}

Le champ \vec{E} étant supposé constant, l'équation admet pour solution générale :

\vec{v}(t) = \vec{v}_{\infty} + \left(\vec{v}(0) - \vec{v}_{\infty}\right)\mathrm{e}^{-t/\tau_{\mathrm{d}}} \quad \text{avec} \quad \vec{v}_{\infty} = -\frac{e\tau_{\mathrm{d}}}{m}\vec{E}

Pour t \gg \tau_{\mathrm{d}}, le terme transitoire exponentiel s'annule et la vitesse atteint la valeur constante \vec{v}_{\infty} (vitesse limite ou de dérive) :

\boxed{\vec{v}(t) \xrightarrow[t \gg \tau_{\mathrm{d}}]{} \vec{v}_{\infty} = -\frac{e\tau_{\mathrm{d}}}{m}\vec{E} = \text{cste}}

Le vecteur densité de courant volumique associé au mouvement d'ensemble de ces porteurs de charge s'écrit :

\vec{\jmath} = (-e)\, n_{\mathrm{e}}\,\vec{v}_{\infty} = (-e)\, n_{\mathrm{e}}\left(-\frac{e\tau_{\mathrm{d}}}{m}\vec{E}\right) = \frac{n_{\mathrm{e}} e^2 \tau_{\mathrm{d}}}{m}\vec{E}

Par identification avec la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \sigma \vec{E}, on en déduit l'expression de la conductivité électrique :

\boxed{\sigma = \frac{n_{\mathrm{e}} e^2 \tau_{\mathrm{d}}}{m}}

Résultat

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Question 15

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B ; Thermodynamique › Facteur de Boltzmann et physique statistique

Notions : modèle de drude, temps de collision, thermistance

En notant la vitesse d'un électron juste après une collision à l'instant , comment s'exprime sa vitesse juste avant la collision suivante plus tard ?

En moyennant le résultat sur un très grand nombre de collisions, proposer une interprétation physique pour .

En déduire que la résistance du métal augmente lorsque sa température augmente.

Voir l'indice

Appliquer le PFD sans frottement entre deux chocs successifs, calculer la vitesse moyenne en supposant la vitesse initiale après choc de moyenne nulle, et relier l'agitation thermique à la fréquence des chocs.

Voir la stratégie
  1. Entre deux collisions successives, l'électron est libre et n'est soumis qu'à la force électrique du champ \vec{E} supposé constant : on intègre l'équation du mouvement sur la durée \delta t.
  2. On applique une moyenne statistique en considérant que les collisions réorientent les vitesses de façon isotrope (\langle \vec{v}_0 \rangle = \vec{0}) et on compare la vitesse moyenne à la vitesse de dérive \vec{v}_\infty issue du modèle macroscopique de la question Q14.
  3. On relie la température à l'agitation thermique, puis à l'évolution de \tau_{\mathrm{d}}, de la conductivité \sigma, et enfin de la résistance R_{\text{él}}.
Voir la réponse courte

Intégration entre deux chocs et moyenne statistique : \tau_{\mathrm{d}} = \langle \delta t \rangle ; l'agitation thermique croissante réduit \tau_{\mathrm{d}}, augmentant la résistance.

Voir le corrigé complet

Entre deux collisions, le frottement phénoménologique n'intervient pas : l'électron n'est soumis qu'à la force électrostatique \vec{F} = -e\vec{E}. Le principe fondamental de la dynamique appliqué à un électron dans le référentiel du conducteur (galiléen) s'écrit :

m \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -e\vec{E}

Le champ \vec{E} étant uniforme et constant, une intégration directe entre t_0 et t_0 + \delta t donne :

\boxed{\vec{v} = \vec{v}_0 - \frac{e\vec{E}}{m}\delta t}

Moyennons cette expression sur un très grand nombre de collisions. Après une collision, l'électron est diffusé dans une direction aléatoire isotrope, de sorte que la vitesse moyenne après choc est nulle : \langle \vec{v}_0 \rangle = \vec{0}. La vitesse moyenne juste avant un choc vaut donc :

\langle \vec{v} \rangle = -\frac{e\vec{E}}{m}\langle \delta t \rangle

Par identification avec la vitesse stationnaire de dérive établie à la question Q14, \vec{v}_\infty = -\dfrac{e\tau_{\mathrm{d}}}{m}\vec{E}, on en déduit :

\boxed{\tau_{\mathrm{d}} = \langle \delta t \rangle}

Le paramètre \tau_{\mathrm{d}} s'interprète donc physiquement comme le temps de vol libre moyen (ou durée moyenne entre deux collisions successives subies par un électron).

Effet de la température sur la résistance :

  • Lorsque la température T augmente, l'agitation thermique des ions du réseau cristallin s'amplifie (accroissement de l'amplitude de vibration du réseau, modélisable par des phonons) et la vitesse thermique des électrons augmente également (v_{\mathrm{th}} \propto \sqrt{T}).
  • La probabilité de collision par unité de temps augmente : le libre parcours moyen et le temps moyen entre collisions \tau_{\mathrm{d}} diminuent donc lorsque T augmente.
  • D'après la question Q14, la conductivité s'écrit \sigma = \dfrac{n_{\mathrm{e}} e^2 \tau_{\mathrm{d}}}{m}, donc \sigma diminue avec la température (le nombre de porteurs libres n_{\mathrm{e}} restant essentiellement constant dans un métal).
  • D'après la question Q13, la résistance électrique vaut R_{\text{él}} = \dfrac{L}{\sigma S} : la diminution de \sigma entraîne donc l'augmentation de la résistance avec la température.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'interprétation du temps moyen entre collisions est généralement sue, mais peu de candidats parviennent à établir rigoureusement le résultat.

« Peu de candidats savent l’établir, mais la plupart connaissent l’interprétation du temps moyen entre collisions. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : comparateur, pont de wheatstone, thermistance

Pour quelle valeur de la température, l'interrupteur (caractérisé par ) change-t-il d'état ? On exprimera en fonction de , et .

On suppose et parfaitement déterminés, quelle précision relative est nécessaire sur pour régler la température au degré près ?

Voir l'indice

Exprimer les potentiels V^+ et V^- à l'aide de ponts diviseurs de tension et trouver la condition de basculement V^+ = V^-. Différencier l'expression obtenue pour évaluer la précision requise.

Voir la stratégie
  1. L'ALI étant supposé idéal, les courants d'entrée sont nuls (i^+ = i^- = 0) : chaque branche forme un pont diviseur de tension non chargé alimenté par V_0.
  2. En boucle ouverte (fonctionnement en saturation), la sortie commute lorsque la tension différentielle d'entrée s'annule (V^+ = V^-), ce qui donne la condition sur R_{\mathrm{th}} et R_2, d'où T_{\mathrm{c}}.
  3. La précision relative requise s'obtient par différentiation de la relation liant R_2 et T_{\mathrm{c}} à R_0 et \alpha fixés, pour \Delta T_{\mathrm{c}} = 1\text{ K}.
Voir la réponse courte

Condition d'égalité des potentiels à la bascule R(T_{\mathrm{c}}) = R_2, puis calcul différentiel reliant \Delta T_{\mathrm{c}} à \Delta R_2/R_2.

Voir le corrigé complet

L'Amplificateur Linéaire Intégré (ALI) étant idéal, ses courants d'entrée sont nuls (i^+ = i^- = 0). Les deux branches alimentées sous la tension constante V_0 constituent donc deux ponts diviseurs non chargés.

Les potentiels appliqués sur les entrées non inverseuse (+) et inverseuse (-) s'écrivent :

\begin{aligned} V^+ &= V_0 \frac{R_1}{R_1 + R_2} \\ V^- &= V_0 \frac{R_1}{R_1 + R_{\mathrm{th}}(T)} \end{aligned}

L'ALI fonctionnant en régime de saturation sans contre-réaction, la tension de sortie vaut V_{\mathrm{s}} = \pm V_{\mathrm{sat}} selon le signe de la tension différentielle \varepsilon = V^+ - V^-. L'interrupteur change donc d'état lorsque \varepsilon = 0, soit pour V^+ = V^-, ce qui équivaut à :

\frac{R_1}{R_1 + R_2} = \frac{R_1}{R_1 + R_{\mathrm{th}}(T_{\mathrm{c}})} \iff R_{\mathrm{th}}(T_{\mathrm{c}}) = R_2

En utilisant la loi de comportement de la thermistance R_{\mathrm{th}}(T) = R_0 [1 + \alpha(T - T_{\mathrm{ref}})], il vient :

R_0 [1 + \alpha(T_{\mathrm{c}} - T_{\mathrm{ref}})] = R_2

On en déduit la température de commutation :

\boxed{T_{\mathrm{c}} = T_{\mathrm{ref}} + \frac{1}{\alpha}\left(\frac{R_2}{R_0} - 1\right)}

Pour déterminer la précision relative nécessaire sur R_2, différentions l'expression R_2 = R_0 [1 + \alpha(T_{\mathrm{c}} - T_{\mathrm{ref}})] en considérant R_0, \alpha et T_{\mathrm{ref}} parfaitement connus :

\mathrm{d}R_2 = R_0 \alpha \, \mathrm{d}T_{\mathrm{c}}

L'incertitude relative sur R_2 pour une précision souhaitée \Delta T_{\mathrm{c}} sur la température s'écrit alors :

\frac{\Delta R_2}{R_2} = \frac{R_0 \alpha \, \Delta T_{\mathrm{c}}}{R_0 [1 + \alpha(T_{\mathrm{c}} - T_{\mathrm{ref}})]} = \frac{\alpha \, \Delta T_{\mathrm{c}}}{1 + \alpha(T_{\mathrm{c}} - T_{\mathrm{ref}})}

Pour les températures de fonctionnement usuelles du spa (T_{\mathrm{c}} \in [20^{\circ}\mathrm{C}, 40^{\circ}\mathrm{C}]), on a :

\alpha(T_{\mathrm{c}} - T_{\mathrm{ref}}) \le 4 \times 10^{-3} \times 20 = 0{,}08 \ll 1

On peut donc adopter l'approximation :

\frac{\Delta R_2}{R_2} \simeq \alpha \, \Delta T_{\mathrm{c}}

Pour un réglage au degré près, soit \Delta T_{\mathrm{c}} = 1^{\circ}\mathrm{C} = 1\text{ K} :

\frac{\Delta R_2}{R_2} \simeq 4 \times 10^{-3} \times 1 = 4 \times 10^{-3} = 0{,}4\%

(La formule exacte donne \frac{\Delta R_2}{R_2} = \frac{4 \times 10^{-3}}{1{,}08} \simeq 3{,}7 \times 10^{-3} \simeq 0{,}4\%).

\boxed{\frac{\Delta R_2}{R_2} \simeq 0{,}4\%}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question globalement bien traitée, hormis sur la précision des résistances ; évitez par ailleurs les abréviations non universelles.

« La plupart des copies qui ont abordé ces questions, bien caractéristiques de la filière PSI, ont répondu de manière correcte, sauf pour la question plus technique de la précision nécessaire sur les résistances du montage. Notons aussi qu’une abréviation comme « LNTP » n’a rien d’universel. . . »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : comparateur à hystérésis, régulation de température

Expliquer comment organiser deux interrupteurs commandés qui permettent de maintenir la température dans l'intervalle .

Voir l'indice

Associer les deux comparateurs à des seuils réglés sur T_{\min} et T_{\max} de façon à constituer une boucle d'hystérésis (régulation tout ou rien) évitant les commutations intempestives.

Voir la stratégie

Pour concevoir la régulation de température dans l'intervalle [T_{\min}, T_{\max}] :

  1. Rappeler la nécessité d'un cycle à hystérésis (régulation tout-ou-rien avec hystérésis) pour éviter les commutations haute fréquence d'un thermostat à seuil unique.
  2. Associer à chaque seuil (T_{\min} et T_{\max}) un comparateur du type étudié à la question précédente en ajustant la résistance de consigne R_2.
  3. Proposer une organisation permettant la mémorisation de l'état dans l'intervalle intermédiaire, soit par logique séquentielle (bascule RS), soit par circuit de puissance à relais avec auto-maintien.
Voir la réponse courte

Principe du comparateur à hystérésis pour déclencher et couper le chauffage aux températures limites T_{\min} et T_{\max}.

Voir le corrigé complet

1. Rôle et réglage des deux comparateurs

D'après le résultat de la question 16, la température de basculement d'un interrupteur à ALI vaut :

T_{\mathrm{c}} = T_{\mathrm{ref}} + \frac{1}{\alpha}\left(\frac{R_2}{R_0} - 1\right)

On utilise donc deux montages identiques à celui de la figure 2, équipés de résistances de consigne distinctes :

  • Un premier comparateur réglé avec une résistance R_{2,\min} correspondant au seuil bas T_{\min} = 38\,^{\circ}\mathrm{C} ;
  • Un second comparateur réglé avec une résistance R_{2,\max} correspondant au seuil haut T_{\max} = 40\,^{\circ}\mathrm{C}.

2. Cycle de fonctionnement souhaité (hystérésis)

Le système de chauffage doit adopter un comportement à mémoire (cycle d'hystérésis) :

  • Si T < T_{\min} : l'eau est trop froide, la commande force la mise en marche du chauffage (état ON).
  • Si T > T_{\max} : la température maximale est atteinte, la commande coupe le chauffage (état OFF).
  • Si T \in [T_{\min}, T_{\max}] : la commande doit maintenir l'état antérieur (le chauffage reste allumé si l'eau était en cours de chauffe, et éteint si l'eau était en phase de refroidissement naturel).

3. Organisation des interrupteurs commandés

Puisqu'un système purement combinatoire sans mémoire ne peut pas distinguer une phase de montée d'une phase de descente, deux agencements classiques permettent de réaliser cette fonction :

  • Organisation électronique (Bascule RS) : Les tensions de sortie des deux ALI (mises en forme en niveaux logiques 0/1) sont envoyées sur une bascule RS commandant le circuit de puissance :

    • Le comparateur de seuil bas est relié à l'entrée S (Set) : il délivre un niveau actif dès que T \le T_{\min}, basculant la sortie Q à 1 (chauffage ON).
    • Le comparateur de seuil haut est relié à l'entrée R (Reset) : il délivre un niveau actif dès que T \ge T_{\max}, forçant Q à 0 (chauffage OFF).
    • Pour T \in ]T_{\min}, T_{\max}[, les entrées sont inactives (S = 0, R = 0), ce qui correspond à l'état mémoire (Q_{n+1} = Q_n).
  • Organisation électromécanique (Relais avec auto-maintien) : L'interrupteur commandé par le seuil bas (fermé pour T \le T_{\min}) joue le rôle de contact de marche ; il est placé en parallèle avec un contact auxiliaire du relais commandant la résistance chauffante (boucle d'auto-maintien). L'ensemble est placé en série avec l'interrupteur commandé par le seuil haut (normalement fermé, qui s'ouvre dès que T \ge T_{\max}).
\boxed{\text{Chauffage ON si } T \le T_{\min}, \quad \text{Chauffage OFF si } T \ge T_{\max}, \quad \text{Maintien de l'état pour } T \in [T_{\min}, T_{\max}]}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Cette question caractéristique de la filière a été traitée de façon correcte par la majorité des candidats l'ayant abordée.

« La plupart des copies qui ont abordé ces questions, bien caractéristiques de la filière PSI, ont répondu de manière correcte »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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C · Brassage de l'eau

Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : relation fondamentale de la statique des fluides, gaz parfait, loi de boyle-mariotte

En faisant l'hypothèse que la température des bulles d'air est constante, quelle est la variation de volume relative d'une bulle due à la pression hydrostatique ?

En déduire que le volume d'une bulle peut être considéré constant au cours de sa remontée vers la surface.

Voir l'indice

Calculer la surpression hydrostatique au fond \Delta P = \rho_{\mathrm{e}} g h_{\mathrm{e}} et comparer cette valeur à la pression atmosphérique P_0 dans le cadre de la loi de Boyle-Mariotte.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi fondamentale de la statique des fluides pour déterminer la pression au fond du spa à la profondeur h_{\mathrm{e}}.
  2. Relier le volume de la bulle à la pression à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits à température constante.
  3. Évaluer numériquement la variation relative de volume pour justifier l'approximation d'un volume constant.
Voir la réponse courte

Évaluation de \Delta P = \rho_{\mathrm{e}} g h \ll P_0 ; à température constante, |\Delta V/V| \approx \Delta P/P_0 \ll 1, le volume reste quasi-constant.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de la statique des fluides dans l'eau incompressible au repos, la pression à la profondeur z = h_{\mathrm{e}} (au fond du spa) s'écrit :

P_{\text{fond}} = P_0 + \rho_{\mathrm{e}} g h_{\mathrm{e}}

où P_0 = 1\text{ bar} = 10^5\text{ Pa} est la pression à la surface libre.

La bulle d'air est modélisée par un gaz parfait fermé (n = \text{cste}) à température constante T. La loi de Boyle-Mariotte donne :

P_{\text{fond}} V_{\mathrm{b, fond}} = P_0 V_{\mathrm{b, surf}} = n R T

La variation relative de volume d'une bulle entre le fond et la surface s'exprime par :

\frac{\Delta V_{\mathrm{b}}}{V_{\mathrm{b, fond}}} = \frac{V_{\mathrm{b, surf}} - V_{\mathrm{b, fond}}}{V_{\mathrm{b, fond}}} = \frac{P_{\text{fond}}}{P_0} - 1 = \frac{\rho_{\mathrm{e}} g h_{\mathrm{e}}}{P_0}

Application numérique avec \rho_{\mathrm{e}} = 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, h_{\mathrm{e}} = 0{,}75\text{ m} et P_0 = 1{,}0 \times 10^5\text{ Pa} :

\begin{aligned} \frac{\Delta V_{\mathrm{b}}}{V_{\mathrm{b}}} &= \frac{10^3 \times 9{,}8 \times 0{,}75}{1{,}0 \times 10^5} = \frac{7{,}35 \times 10^3}{1{,}0 \times 10^5} \simeq 0{,}074 \end{aligned}
\boxed{\frac{\Delta V_{\mathrm{b}}}{V_{\mathrm{b}}} = \frac{\rho_{\mathrm{e}} g h_{\mathrm{e}}}{P_0} \simeq 7{,}4\%}

La variation relative de volume est très inférieure à l'unité (\approx 7\%). On peut donc, en première approximation, considérer que le volume V_{\mathrm{b}} de la bulle reste constant au cours de sa remontée.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question simple et bien traitée, malgré quelques confusions entre les lois de la statique des fluides appliquées à l'eau et à l'air.

« Un bon nombre de candidats traite bien cette question simple ; quelques-uns confondent manifestement les lois de l’hydrostatique dans l’eau et dans l’air. . . »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : nombre de reynolds, force de traînée

On considère une bulle de taille caractéristique remontant à une vitesse de l'ordre de quelques dizaines de centimètres à un mètre par seconde, estimer le nombre de Reynolds correspondant. Comment s'exprime la force de trainée dans ce régime ?

Voir l'indice

Calculer numériquement le nombre de Reynolds \mathrm{Re} = 2 \rho_{\mathrm{e}} v_{\mathrm{b}} R / \eta_{\mathrm{e}} pour constater qu'il est largement supérieur à 1, ce qui justifie une loi de traînée inertielle quadratique en v_{\mathrm{b}}^2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre de Reynolds \mathrm{Re} caractérisant l'écoulement de l'eau autour de la bulle en choisissant judicieusement la dimension caractéristique.
  2. Évaluer numériquement \mathrm{Re} pour la gamme de vitesses proposée (v_{\mathrm{b}} \in [0{,}2 \,;\, 1{,}0]\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).
  3. Situer ce domaine sur la courbe de la figure 3 afin d'identifier le régime d'écoulement et en déduire l'expression de la force de traînée.
Voir la réponse courte

Calcul du nombre de Reynolds Re \sim 10^2 - 10^3 \gg 1 montrant un régime inertiel à traînée quadratique F_x = \frac{1}{2}\rho_{\mathrm{e}} \pi R^2 C_x v^2.

Voir le corrigé complet

Le nombre de Reynolds associé au mouvement de la bulle dans l'eau s'écrit :

\mathrm{Re} = \frac{\rho_{\mathrm{e}} v_{\mathrm{b}} D}{\eta_{\mathrm{e}}} = \frac{2 \rho_{\mathrm{e}} v_{\mathrm{b}} R}{\eta_{\mathrm{e}}}

où D = 2R est le diamètre de la bulle (dimension caractéristique pour une sphère, cohérente avec l'expression C_x = 24/\mathrm{Re} en régime de Stokes).

Avec les données numériques fournies :

  • \rho_{\mathrm{e}} = 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3},
  • \eta_{\mathrm{e}} = 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s},
  • R \simeq 1\text{ mm} = 10^{-3}\text{ m},

pour une vitesse v_{\mathrm{b}} comprise entre quelques dizaines de centimètres par seconde (v_{\mathrm{b}} \simeq 0{,}2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) et un mètre par seconde (v_{\mathrm{b}} \simeq 1{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), on obtient :

\begin{aligned} \text{Pour } v_{\mathrm{b}} = 0{,}2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} : \quad &\mathrm{Re} = \frac{2 \times 10^3 \times 0{,}2 \times 10^{-3}}{10^{-3}} = 4 \times 10^2 \\ \text{Pour } v_{\mathrm{b}} = 1{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} : \quad &\mathrm{Re} = \frac{2 \times 10^3 \times 1{,}0 \times 10^{-3}}{10^{-3}} = 2 \times 10^3 \end{aligned}

Le nombre de Reynolds est donc de l'ordre de :

\boxed{\mathrm{Re} \sim 10^2 \text{ à } 10^3}

Puisque \mathrm{Re} \gg 1, on est très éloigné du régime visqueux de Stokes (\mathrm{Re} < 1). Sur la figure 3, pour \mathrm{Re} \in [10^2, 10^3], le coefficient de traînée C_x varie peu et tend vers une constante de l'ordre de grandeur de l'unité (C_x \sim 0{,}5 - 1).

On se trouve dans le régime inertiel (ou régime quadratique de Newton). D'après la définition du coefficient de traînée donnée sur la figure 3, avec le maître-couple de la bulle sphérique S = \pi R^2, le module de la force de traînée s'exprime par :

\boxed{F_{\mathrm{t}} = \frac{1}{2} \rho_{\mathrm{e}} C_x S v_{\mathrm{b}}^2 = \frac{1}{2} \pi \rho_{\mathrm{e}} C_x R^2 v_{\mathrm{b}}^2}

La force de traînée s'opposant au déplacement vertical de la bulle vers le haut, elle s'écrit vectoriellement :

\vec{F}_{\mathrm{t}} = -\frac{1}{2} \rho_{\mathrm{e}} C_x \pi R^2 v_{\mathrm{b}} \vec{v}_{\mathrm{b}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas les grandeurs de la bulle et du fluide environnant, et sachez relier la valeur du Reynolds au modèle de traînée adapté.

« quelques-uns confondent cependant la longueur caractéristique de l’écoulement (le diamètre de la bulle) et celle du récipient (le diamètre du spa), ou bien les masses volumiques du liquide qui s’écoule et du gaz enfermé dans la bulle. »

« Par contre, « associer une gamme de nombres de Reynolds à un modèle de traînée linéaire ou un modèle quadratique » (phrase extraite du programme officiel PSI) ne semble pas l’être. . . mais beaucoup de candidats poursuivent en considérant que Cx reste constant. . . même après avoir « montré » le contraire juste avant ! »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : poussée d'archimède, vitesse limite, force de traînée

En supposant que la bulle est lâchée sans vitesse initiale au fond du spa, exprimer sa vitesse sous la forme où est une fonction trigonométrique hyperbolique et dans laquelle on exprimera la vitesse en fonction de , , , et et la durée en fonction de , , et .

Comment s'interprètent et ?

Numériquement on trouve et , commenter l'adéquation du modèle avec ces valeurs.

Voir l'indice

Projeter le PFD sur un axe vertical ascendant pour la bulle en tenant compte de son poids, de la poussée d'Archimède et de la traînée, puis intégrer à l'aide de la formule fournie.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la bulle dans le référentiel terrestre galiléen selon l'axe vertical ascendant, en prenant en compte le poids, la poussée d'Archimède et la force de traînée quadratique.
  2. Mettre l'équation différentielle sous forme canonique et l'intégrer à l'aide de la primitive fournie dans le formulaire pour identifier la fonction f, la vitesse caractéristique v_1 et le temps caractéristique \tau_{\mathrm{b}}.
  3. Interpréter physiquement v_1 et \tau_{\mathrm{b}}, puis évaluer les ordres de grandeur (temps de montée, distance d'accélération, nombre de Reynolds) pour commenter la validité du modèle.
Voir la réponse courte

PFD projeté sur l'axe vertical avec traînée quadratique : intégration en \tanh(t/\tau_{\mathrm{b}}) et vitesse limite atteinte quasi-instantanément.

Voir le corrigé complet

1. Établissement de la loi de vitesse

On étudie la bulle d'air, de masse m_{\mathrm{b}} = \rho_{\mathrm{a}} V_{\mathrm{b}} = \frac{4}{3}\pi R^3 \rho_{\mathrm{a}}, lâchée sans vitesse initiale au fond du spa dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.

On oriente l'axe vertical (Oz) vers le haut. La bulle est soumise à :

  • son poids : \vec{P} = -m_{\mathrm{b}} g\, \widehat{e}_z = -\rho_{\mathrm{a}} V_{\mathrm{b}} g\, \widehat{e}_z ;
  • la poussée d'Archimède exercée par l'eau : \vec{\Pi} = \rho_{\mathrm{e}} V_{\mathrm{b}} g\, \widehat{e}_z ;
  • la force de traînée définie à la question précédente : \vec{F}_{\mathrm{t}} = -\frac{1}{2}\rho_{\mathrm{e}} C_x \pi R^2 v_{\mathrm{b}}^2\, \widehat{e}_z.

Le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe vertical ascendant s'écrit :

m_{\mathrm{b}} \frac{\mathrm{d}v_{\mathrm{b}}}{\mathrm{d}t} = (\rho_{\mathrm{e}} - \rho_{\mathrm{a}}) V_{\mathrm{b}} g - \frac{1}{2} \rho_{\mathrm{e}} C_x \pi R^2 v_{\mathrm{b}}^2

En remplaçant V_{\mathrm{b}} = \frac{4}{3}\pi R^3 et m_{\mathrm{b}} = \frac{4}{3}\pi R^3 \rho_{\mathrm{a}} :

\frac{\mathrm{d}v_{\mathrm{b}}}{\mathrm{d}t} = \frac{\rho_{\mathrm{e}} - \rho_{\mathrm{a}}}{\rho_{\mathrm{a}}} g - \frac{3}{8}\frac{\rho_{\mathrm{e}}}{\rho_{\mathrm{a}}} \frac{C_x}{R} v_{\mathrm{b}}^2

On factorise par le terme constant :

\frac{\mathrm{d}v_{\mathrm{b}}}{\mathrm{d}t} = \frac{\rho_{\mathrm{e}} - \rho_{\mathrm{a}}}{\rho_{\mathrm{a}}} g \left( 1 - \frac{v_{\mathrm{b}}^2}{v_1^2} \right)

avec la vitesse v_1 définie par :

\boxed{ v_1 = \sqrt{\frac{8}{3} \frac{\rho_{\mathrm{e}} - \rho_{\mathrm{a}}}{\rho_{\mathrm{e}}} \frac{g R}{C_x}} }

En posant la durée caractéristique \tau_{\mathrm{b}} telle que \frac{v_1}{\tau_{\mathrm{b}}} = \frac{\rho_{\mathrm{e}} - \rho_{\mathrm{a}}}{\rho_{\mathrm{a}}} g, on obtient :

\boxed{ \tau_{\mathrm{b}} = \frac{\rho_{\mathrm{a}}}{\rho_{\mathrm{e}} - \rho_{\mathrm{a}}} \frac{v_1}{g} }

L'équation différentielle s'écrit alors :

\frac{\mathrm{d}v_{\mathrm{b}}}{1 - \left(\frac{v_{\mathrm{b}}}{v_1}\right)^2} = \frac{v_1}{\tau_{\mathrm{b}}} \mathrm{d}t

En intégrant entre t = 0 (où v_{\mathrm{b}}(0) = 0) et t, à l'aide de la formule du formulaire \int \frac{\mathrm{d}x}{1-x^2} = \operatorname{arg\,tanh}(x) + \mathrm{cste} :

\operatorname{arg\,tanh}\left(\frac{v_{\mathrm{b}}(t)}{v_1}\right) = \frac{t}{\tau_{\mathrm{b}}}

soit la forme demandée :

\boxed{ v_{\mathrm{b}}(t) = v_1 \tanh\left(\frac{t}{\tau_{\mathrm{b}}}\right) }

La fonction trigonométrique hyperbolique f est la fonction tangente hyperbolique : f = \tanh.

2. Interprétation de v_1 et \tau_{\mathrm{b}}

  • v_1 représente la vitesse limite de remontée de la bulle (\lim_{t \to \infty} v_{\mathrm{b}}(t) = v_1), atteinte lorsque les forces motrices (poussée d'Archimède corrigée du poids) et la force de frottement quadratique se compensent exactement (\frac{\mathrm{d}v_{\mathrm{b}}}{\mathrm{d}t} = 0).
  • \tau_{\mathrm{b}} représente le temps caractéristique d'accélération (durée du régime transitoire) : à t = \tau_{\mathrm{b}}, la bulle a déjà atteint v_{\mathrm{b}} = v_1 \tanh(1) \simeq 0{,}76\, v_1, et pour t \gtrsim 3\tau_{\mathrm{b}}, la vitesse est établie à plus de 99\,\%.

3. Commentaire sur l'adéquation du modèle

Calculons la durée totale de remontée de la bulle sur la hauteur d'eau h_{\mathrm{e}} = 0{,}75\text{ m} à la vitesse v_1 :

t_{\text{rem}} \simeq \frac{h_{\mathrm{e}}}{v_1} = \frac{0{,}75}{0{,}21} \simeq 3{,}6\text{ s}

On constate que la durée du régime transitoire est extrêmement brève devant le temps de parcours :

\tau_{\mathrm{b}} = 25\ \mu\text{s} \ll t_{\text{rem}} \simeq 3{,}6\text{ s} \quad \left(\frac{\tau_{\mathrm{b}}}{t_{\text{rem}}} \sim 10^{-5}\right)

La distance parcourue pendant l'accélération est de l'ordre de d_{\text{trans}} \sim v_1 \tau_{\mathrm{b}} \simeq 0{,}21 \times 25 \times 10^{-6}\text{ m} \simeq 5\ \mu\text{m}, valeur infime devant le rayon de la bulle (R = 1\text{ mm}) et la profondeur du spa. La bulle atteint donc sa vitesse limite quasi instantanément au fond du spa.

De plus, pour v_1 = 0{,}21\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, le nombre de Reynolds vaut :

\mathrm{Re} = \frac{\rho_{\mathrm{e}} v_1 (2R)}{\eta_{\mathrm{e}}} = \frac{10^3 \times 0{,}21 \times 2 \times 10^{-3}}{10^{-3}} = 420

Sur la figure 3 de l'énoncé, à \mathrm{Re} \simeq 400, on lit bien C_x \simeq 0{,}6, ce qui correspond précisément à la valeur déduite de v_1 :

C_x \simeq \frac{8}{3} \frac{g R}{v_1^2} = \frac{8}{3} \times \frac{9{,}8 \times 10^{-3}}{0{,}21^2} \simeq 0{,}59

Le modèle hydrodynamique avec traînée quadratique est donc parfaitement cohérent et adapté.

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : écoulement incompressible, conservation de la masse

En supposant l'écoulement de l'eau autour de la bulle incompressible, déterminer l'expression de la vitesse d'un point quelconque situé dans l'eau, à une distance du centre de la bulle et au voisinage de sa surface, en fonction notamment de .

Voir l'indice

Utiliser la condition d'incompressibilité \operatorname{div} \vec{v} = 0 en coordonnées sphériques pour en déduire la forme v(r,t) \propto 1/r^2, puis écrire la continuité de la vitesse normale à l'interface r = R(t).

Voir la stratégie
  1. Exploiter les symétries du problème pour déterminer la direction et les dépendances du champ des vitesses \vec{v}(r,t) dans l'eau.
  2. Appliquer la condition d'incompressibilité du fluide (\mathrm{div}\,\vec{v} = 0) pour obtenir la loi en r de la vitesse radiale.
  3. Déterminer la fonction temporelle d'intégration à l'aide de la condition cinématique de non-traversée à l'interface eau-bulle en r = R(t).
Voir la réponse courte

Écoulement incompressible à symétrie sphérique \mathrm{div}\,\vec{v} = 0, complété par la condition limite cinématique en surface de bulle.

Voir le corrigé complet

Le problème présente une invariance par toute rotation autour du centre de la bulle sphérique. En coordonnées sphériques (r, \theta, \phi) de centre le centre de la bulle, le champ de vitesse de l'eau est purement radial et ne dépend spatialement que de la coordonnée radiale r :

\vec{v}(r,t) = v(r,t)\,\widehat{e}_r

L'écoulement de l'eau étant supposé incompressible, l'équation de conservation de la masse se réduit à :

\mathrm{div}\,\vec{v} = 0

En utilisant l'expression de la divergence en coordonnées sphériques donnée dans le formulaire de l'énoncé :

\frac{1}{r^2} \frac{\partial}{\partial r}\left(r^2\,v(r,t)\right) = 0 \implies r^2\,v(r,t) = f(t)

où f(t) est une fonction ne dépendant que du temps.

À la frontière de la bulle, en r = R(t), la condition cinématique de continuité de la vitesse normale (non-traversée de l'interface) impose :

v(R(t), t) = \frac{\mathrm{d}R(t)}{\mathrm{d}t}

On en déduit :

f(t) = R^2(t)\,\frac{\mathrm{d}R(t)}{\mathrm{d}t}

Ainsi, pour tout point M situé dans l'eau (r \ge R(t)) :

\boxed{\vec{v}(r,t) = \frac{R^2(t)}{r^2}\frac{\mathrm{d}R(t)}{\mathrm{d}t}\,\widehat{e}_r}

Résultat

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : équation d'euler, approximation acoustique

En déduire qu'à l'ordre le plus bas en on peut écrire

On exprimera en fonction de et .

À partir de cette relation, obtenir une expression de la pression à l'intérieur de la bulle en supposant que la pression dans l'eau loin de la bulle est égale à .

Voir l'indice

Remplacer v(r,t) dans l'équation d'Euler, linéariser au premier ordre en \varepsilon(t) en négligeant le terme convectif d'ordre 2, puis intégrer spatialement de r = R_0 à l'infini.

Voir la stratégie
  1. Évaluer les deux termes d'accélération dans l'équation de l'impulsion en ne conservant que l'ordre le plus bas en perturbation \varepsilon(t) (le terme convectif étant d'ordre 2) afin d'identifier \beta.
  2. Intégrer le gradient spatial de pression entre la surface de la bulle r = R(t) et l'infini, puis appliquer la continuité de la pression à l'interface en négligeant la tension superficielle.
Voir la réponse courte

Équation d'Euler linéarisée sans terme convectif, puis intégration spatiale de la surface de la bulle à l'infini pour exprimer P_{\mathrm{a}}(t).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, le champ de vitesse de l'eau autour de la bulle s'écrit :

v(r,t) = \frac{R^2(t)}{r^2}\frac{\mathrm{d}R(t)}{\mathrm{d}t}

En posant R(t) = R_0 + \varepsilon(t) avec |\varepsilon(t)| \ll R_0, la vitesse de l'interface vaut \frac{\mathrm{d}R(t)}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}\varepsilon(t)}{\mathrm{d}t}. À l'ordre 1 en \varepsilon, la vitesse v(r,t) s'écrit donc :

v(r,t) = \frac{(R_0+\varepsilon(t))^2}{r^2}\frac{\mathrm{d}\varepsilon(t)}{\mathrm{d}t} = \frac{R_0^2}{r^2}\frac{\mathrm{d}\varepsilon(t)}{\mathrm{d}t} + \mathcal{O}\left(\varepsilon\frac{\mathrm{d}\varepsilon}{\mathrm{d}t}\right)

La vitesse v(r,t) étant au moins d'ordre 1 en perturbation, évaluons les termes de l'équation de conservation de l'impulsion :

  • Le terme d'accélération convective \dfrac{1}{2}\dfrac{\partial v^2(r,t)}{\partial r} = v\dfrac{\partial v}{\partial r} est proportionnel à \left(\dfrac{\mathrm{d}\varepsilon}{\mathrm{d}t}\right)^2, c'est-à-dire du second ordre en perturbation : il est donc négligeable devant le terme d'accélération locale.
  • Le terme d'accélération locale s'écrit à l'ordre le plus bas :

    \frac{\partial v(r,t)}{\partial t} = \frac{R_0^2}{r^2}\frac{\mathrm{d}^2\varepsilon(t)}{\mathrm{d}t^2}

L'équation du mouvement se réduit ainsi à :

\frac{\partial P(r,t)}{\partial r} = -\rho_{\mathrm{e}}\frac{\partial v(r,t)}{\partial t} = -\frac{\rho_{\mathrm{e}} R_0^2}{r^2}\frac{\mathrm{d}^2\varepsilon(t)}{\mathrm{d}t^2}

Par identification avec la relation proposée, on obtient :

\boxed{\beta = \rho_{\mathrm{e}} R_0^2}

Pour déterminer la pression P_{\mathrm{a}}(t), intégrons cette dérivée spatiale de la surface de la bulle r = R(t) jusqu'à l'infini :

\begin{aligned} P(\infty, t) - P(R(t), t) &= \int_{R(t)}^{+\infty} \frac{\partial P(r,t)}{\partial r}\,\mathrm{d}r \\ &= -\beta \frac{\mathrm{d}^2\varepsilon(t)}{\mathrm{d}t^2} \int_{R(t)}^{+\infty} \frac{\mathrm{d}r}{r^2} \\ &= -\beta \frac{\mathrm{d}^2\varepsilon(t)}{\mathrm{d}t^2} \left[-\frac{1}{r}\right]_{R(t)}^{+\infty} \\ &= -\frac{\beta}{R(t)}\frac{\mathrm{d}^2\varepsilon(t)}{\mathrm{d}t^2} \end{aligned}

Sachant que P(\infty, t) = P_0 et en négligeant la tension superficielle ainsi que la viscosité, la continuité de la pression à l'interface impose P(R(t),t) = P_{\mathrm{a}}(t). Il vient :

P_{\mathrm{a}}(t) = P_0 + \frac{\beta}{R(t)}\frac{\mathrm{d}^2\varepsilon(t)}{\mathrm{d}t^2}

À l'ordre le plus bas en \varepsilon, \dfrac{\beta}{R(t)} \simeq \dfrac{\beta}{R_0} = \rho_{\mathrm{e}} R_0, d'où :

\boxed{P_{\mathrm{a}}(t) = P_0 + \rho_{\mathrm{e}} R_0 \frac{\mathrm{d}^2\varepsilon(t)}{\mathrm{d}t^2}}

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : loi de laplace, transformation isentropique, développement limité

En considérant que la bulle évolue de façon isentropique, obtenir une autre relation entre et .

Voir l'indice

Différencier la loi de Laplace P_{\mathrm{a}} V^{\gamma_{\mathrm{a}}} = \mathrm{cste} au voisinage de (P_0, V_0) en utilisant V(t) \propto R(t)^3, puis linéariser au premier ordre en \varepsilon/R_0.

Voir la stratégie
  1. Modéliser l'air contenu dans la bulle comme un gaz parfait subissant une transformation isentropique (réversible et adiabatique) régie par la loi de Laplace.
  2. Exprimer le volume de la sphère en fonction de son rayon R(t) = R_0 + \varepsilon(t).
  3. Effectuer un développement limité au premier ordre en \varepsilon(t)/R_0 \ll 1 pour obtenir la relation linéaire recherchée.
Voir la réponse courte

Différentiation au premier ordre de la loi de Laplace P V^{\gamma} = \text{cste} pour relier la surpression dans la bulle à sa déformation radiale.

Voir le corrigé complet

L'air contenu dans la bulle est modélisé par un gaz parfait de coefficient adiabatique \gamma_{\mathrm{a}}. L'évolution étant supposée isentropique, la loi de Laplace s'écrit :

P_{\mathrm{a}}(t) \, V_{\mathrm{b}}(t)^{\gamma_{\mathrm{a}}} = \text{cte}

Le volume d'une bulle sphérique de rayon R(t) vaut V_{\mathrm{b}}(t) = \dfrac{4}{3}\pi R(t)^3. En prenant comme état de référence l'état d'équilibre (P_0, R_0), il vient :

P_{\mathrm{a}}(t) \left[ R(t)^3 \right]^{\gamma_{\mathrm{a}}} = P_0 \left[ R_0^3 \right]^{\gamma_{\mathrm{a}}} \implies P_{\mathrm{a}}(t) \, R(t)^{3\gamma_{\mathrm{a}}} = P_0 \, R_0^{3\gamma_{\mathrm{a}}}

En exprimant le rayon sous la forme R(t) = R_0 + \varepsilon(t) = R_0 \left(1 + \dfrac{\varepsilon(t)}{R_0}\right), on en déduit :

P_{\mathrm{a}}(t) = P_0 \left(1 + \frac{\varepsilon(t)}{R_0}\right)^{-3\gamma_{\mathrm{a}}}

Sachant que |\varepsilon(t)| \ll R_0, on développe au premier ordre en \varepsilon(t)/R_0 :

\left(1 + \frac{\varepsilon(t)}{R_0}\right)^{-3\gamma_{\mathrm{a}}} \simeq 1 - 3\gamma_{\mathrm{a}}\frac{\varepsilon(t)}{R_0}

On obtient ainsi, à l'ordre le plus bas non nul en \varepsilon(t) :

\boxed{P_{\mathrm{a}}(t) = P_0 \left(1 - \frac{3\gamma_{\mathrm{a}}\varepsilon(t)}{R_0}\right) = P_0 - \frac{3\gamma_{\mathrm{a}}P_0}{R_0}\varepsilon(t)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : fréquence de minnaert, oscillateur harmonique, temps de diffusion thermique

Montrer alors que le rayon de la bulle oscille et calculer la fréquence correspondante. On prendra .

En estimant le temps caractéristique de diffusion thermique dans la bulle, montrer que l'hypothèse d'évolution isentropique est cohérente.

Voir l'indice

Identifier les deux expressions de la pression P_{\mathrm{a}}(t) pour obtenir l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique non amorti, puis comparer sa période au temps caractéristique de diffusion thermique.

Voir la stratégie
  1. Égaler les deux expressions de la pression P_{\mathrm{a}}(t) à l'intérieur de la bulle obtenues aux questions Q22 (issue de la dynamique du fluide) et Q23 (issue du comportement thermodynamique isentropique de l'air).
  2. En déduire l'équation différentielle régissant l'évolution du rayon \varepsilon(t) pour identifier la pulsation propre et la fréquence des oscillations (formule de Minnaert).
  3. Évaluer le temps caractéristique de diffusion thermique dans la bulle à l'aide de la diffusivité thermique de l'air, puis le comparer à la période d'oscillation T pour valider le caractère adiabatique et réversible (isentropique).
Voir la réponse courte

Équation d'oscillateur harmonique et fréquence de Minnaert ; la période très courte devant le temps de diffusion justifie l'hypothèse isentropique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q22, la dynamique du fluide impose la relation :

P_{\mathrm{a}}(t) = P_0 + \rho_{\mathrm{e}} R_0 \frac{\mathrm{d}^2\varepsilon(t)}{\mathrm{d}t^2}

D'après la question Q23, la détente-compression isentropique de l'air donne :

P_{\mathrm{a}}(t) = P_0 - \frac{3\gamma_{\mathrm{a}}P_0}{R_0}\,\varepsilon(t)

En égalant ces deux expressions, on obtient :

\begin{aligned} P_0 + \rho_{\mathrm{e}} R_0 \frac{\mathrm{d}^2\varepsilon(t)}{\mathrm{d}t^2} &= P_0 - \frac{3\gamma_{\mathrm{a}}P_0}{R_0}\,\varepsilon(t) \\ \frac{\mathrm{d}^2\varepsilon(t)}{\mathrm{d}t^2} + \frac{3\gamma_{\mathrm{a}}P_0}{\rho_{\mathrm{e}}R_0^2}\,\varepsilon(t) &= 0 \end{aligned}

Comme \frac{3\gamma_{\mathrm{a}}P_0}{\rho_{\mathrm{e}}R_0^2} > 0, cette équation différentielle est celle d'un oscillateur harmonique non amorti de pulsation :

\omega_{\mathrm{osc}} = \frac{1}{R_0}\sqrt{\frac{3\gamma_{\mathrm{a}} P_0}{\rho_{\mathrm{e}}}}

Le rayon de la bulle oscille donc sinusoïdalement à la fréquence :

\boxed{f = \frac{\omega_{\mathrm{osc}}}{2\pi} = \frac{1}{2\pi R_0}\sqrt{\frac{3\gamma_{\mathrm{a}} P_0}{\rho_{\mathrm{e}}}}}

Application numérique :

  • R_0 = 1\text{ mm} = 1{,}0 \times 10^{-3}\text{ m} ;
  • P_0 = 1{,}0\text{ bar} = 1{,}0 \times 10^5\text{ Pa} ;
  • \rho_{\mathrm{e}} = 1{,}0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • \gamma_{\mathrm{a}} = 1{,}4.

On calcule :

\begin{aligned} \frac{3\gamma_{\mathrm{a}} P_0}{\rho_{\mathrm{e}}} &= \frac{3 \times 1{,}4 \times 1{,}0 \times 10^5}{1{,}0 \times 10^3} = 420\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2} \\ \sqrt{420} &\simeq 20{,}5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \\ f &= \frac{20{,}5}{2\pi \times 1{,}0 \times 10^{-3}} \simeq \frac{20{,}5 \times 10^3}{6{,}28} \simeq 3{,}3 \times 10^3\text{ Hz} \end{aligned}
\boxed{f \simeq 3{,}3\text{ kHz}}

Validité de l'hypothèse isentropique :

La diffusivité thermique de l'air s'exprime par D_{\mathrm{th}} = \frac{\lambda_{\mathrm{a}}}{\rho_{\mathrm{a}} c_{\mathrm{a}}} (ou avec c_{p,\mathrm{a}} = \gamma_{\mathrm{a}} c_{\mathrm{a}}) :

D_{\mathrm{th}} \approx \frac{2{,}5 \times 10^{-2}}{1{,}2 \times 7{,}1 \times 10^2} \simeq 2{,}9 \times 10^{-5}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1}

Le temps caractéristique de diffusion thermique à l'échelle de la bulle est :

\tau_{\mathrm{diff}} \sim \frac{R_0^2}{D_{\mathrm{th}}} = \frac{(1{,}0 \times 10^{-3})^2}{2{,}9 \times 10^{-5}} \simeq 3{,}4 \times 10^{-2}\text{ s} \simeq 34\text{ ms}

La période des oscillations de la bulle vaut quant à elle :

T = \frac{1}{f} \simeq \frac{1}{3{,}3 \times 10^3} \simeq 3{,}0 \times 10^{-4}\text{ s} = 0{,}30\text{ ms}

On constate que :

T \ll \tau_{\mathrm{diff}}

Le transfert thermique entre l'air de la bulle et l'eau environnante n'a pas le temps de s'effectuer à l'échelle d'une période d'oscillation. L'évolution est donc adiabatique. Les dissipations visqueuses étant négligées, la transformation est réversible, ce qui justifie pleinement l'hypothèse d'une transformation isentropique.

Résultat

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Question 25

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie cinétique, ordre de grandeur, brassage

Estimer l'énergie cinétique moyenne associée à ces oscillations.

Conclure sur le brassage de l'eau provoqué par les bulles du spa.

Voir l'indice

Intégrer la densité volumique d'énergie cinétique du fluide \frac{1}{2} \rho_{\mathrm{e}} v^2(r,t) dans tout le volume extérieur à la bulle en prenant la moyenne temporelle sur une période.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie cinétique totale du fluide entourant la bulle en intégrant la densité d'énergie volumique \frac{1}{2}\rho_{\mathrm{e}} v^2(r,t) sur tout l'espace extérieur (r \in [R_0, +\infty[) en négligeant l'énergie cinétique de l'air contenu dans la bulle (\rho_{\mathrm{a}} \ll \rho_{\mathrm{e}}).
  2. Prendre la moyenne temporelle pour une oscillation sinusoïdale d'amplitude \varepsilon_0 et estimer \varepsilon_0 à partir des données de l'énoncé (notamment l'écart relatif de volume ou de pression issu de la question Q18).
  3. Distinguer le rôle des oscillations à haute fréquence (micro-brassage local, ondes de pression/relaxation) de celui de l'ascension des bulles (brassage convectif macroscopique du spa).
Voir la réponse courte

Intégration du profil de vitesse pour obtenir l'énergie cinétique pulsatoire et comparaison avec le brassage dû au sillage de la bulle.

Voir le corrigé complet

L'eau étant incompressible et la bulle de masse volumique négligeable devant celle de l'eau (\rho_{\mathrm{a}} \ll \rho_{\mathrm{e}}), l'énergie cinétique associée aux oscillations est quasi-intégralement localisée dans l'écoulement de l'eau autour de la bulle.

D'après le résultat de la question Q21, à l'ordre le plus bas en \varepsilon, la vitesse du fluide à la distance r \ge R_0 s'écrit :

v(r,t) = \frac{R_0^2}{r^2} \frac{\mathrm{d}\varepsilon}{\mathrm{d}t}

L'énergie cinétique du fluide occupant le volume r \ge R_0 vaut donc :

\begin{aligned} E_{\mathrm{c}}(t) &= \int_{R_0}^{+\infty} \frac{1}{2} \rho_{\mathrm{e}} v^2(r,t) \times 4\pi r^2 \, \mathrm{d}r \\ &= 2\pi \rho_{\mathrm{e}} R_0^4 \left(\frac{\mathrm{d}\varepsilon}{\mathrm{d}t}\right)^2 \int_{R_0}^{+\infty} \frac{\mathrm{d}r}{r^2} \\ &= 2\pi \rho_{\mathrm{e}} R_0^3 \left(\frac{\mathrm{d}\varepsilon}{\mathrm{d}t}\right)^2 \end{aligned}

Pour des oscillations sinusoïdales \varepsilon(t) = \varepsilon_0 \cos(\omega_{\mathrm{osc}} t + \phi), la moyenne temporelle de (\dot{\varepsilon})^2 vaut \frac{1}{2}\omega_{\mathrm{osc}}^2 \varepsilon_0^2. En utilisant l'expression de la pulsation propre issue de la question Q24, \omega_{\mathrm{osc}}^2 = \frac{3\gamma_{\mathrm{a}} P_0}{\rho_{\mathrm{e}} R_0^2}, on obtient :

\begin{aligned} \langle E_{\mathrm{c}} \rangle &= \pi \rho_{\mathrm{e}} R_0^3 \omega_{\mathrm{osc}}^2 \varepsilon_0^2 \\ &= 3\pi \gamma_{\mathrm{a}} P_0 R_0^3 \left(\frac{\varepsilon_0}{R_0}\right)^2 \end{aligned}

Estimation numérique :

  • Le facteur d'échelle énergétique vaut :

    3\pi \gamma_{\mathrm{a}} P_0 R_0^3 \approx 3 \times 3{,}14 \times 1{,}4 \times 10^5 \times (10^{-3})^3 \approx 1{,}3 \times 10^{-3}\text{ J} = 1{,}3\text{ mJ}
  • D'après la question Q18, la surpression hydrostatique subie au fond du spa est de l'ordre de \Delta P / P_0 \simeq 7{,}4\%. Lors de l'émission ou du relâchement d'une bulle, l'amplitude relative des oscillations radiales est typiquement de l'ordre de grandeur de cette perturbation : \frac{\varepsilon_0}{R_0} \sim \frac{1}{3}\frac{\Delta V}{V} \sim 2\% à 5\% (soit \varepsilon_0 \sim 20\text{ à }50\ \mu\text{m}).
  • Pour \frac{\varepsilon_0}{R_0} \sim 3\% = 3 \times 10^{-2}, il vient \left(\frac{\varepsilon_0}{R_0}\right)^2 \sim 10^{-3}, d'où :
\boxed{\langle E_{\mathrm{c}} \rangle \sim 10^{-6}\text{ J} = 1\ \mu\text{J}}

(ordre de grandeur compris entre 10^{-7}\text{ J} et 10^{-5}\text{ J} par bulle).

Conclusion sur le brassage de l'eau :

  • À l'échelle microscopique : Bien que l'énergie individuelle d'une bulle soit faible, le débit de la pompe génère un nombre colossal de bulles (de l'ordre de 10^5 à 10^6 bulles par seconde). Les oscillations à haute fréquence (f \simeq 3{,}3\text{ kHz}) transfèrent de l'énergie à l'eau sous forme d'ondes de pression acoustiques audibles et de micro-courants cisaillés par viscosité au voisinage immédiat des bulles. Ce phénomène assure un « micro-brassage » local procurant la sensation tactile de massage et de relaxation.
  • À l'échelle macroscopique : Le brassage global et le renouvellement de l'eau dans le spa ne sont pas assurés par ces oscillations purement radiales (qui sont de moyenne spatiale nulle), mais par l'ascension des bulles : sous l'effet de la poussée d'Archimède, les bulles remontent à la vitesse v_1 \simeq 20\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1} en créant dans leur sillage des colonnes ascendantes et de grands rouleaux de convection qui mélangent efficacement tout le volume du bassin.

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2024 ?

Surtout 3 chapitres : Diffusion thermique (16 % des questions), Description d'un système thermodynamique (10 %) et Premier et second principes (10 %). Plus ponctuellement : Cinématique des fluides, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Circuits électriques et régimes transitoires, Dynamique des fluides parfaits, Rayonnement thermique…

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2024 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 7 questions sur 25 (28 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la sous-partie I.A (Q1 à Q3), ainsi que Q4, Q5, Q18 et Q23. Avec les autres programmes de première année : 5 en MP2I, 5 en TSI1 et 6 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2024 ?

Environ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 3 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie II est la plus longue (environ 1 h 45).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2024 ?

Q25 (énergie cinétique), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2024 ?

Questions de cours : Q6 (onde plane progressive harmonique), Q9 (résistance thermique), Q13 (loi d'ohm locale), Q14 (modèle de drude) et Q19 (nombre de reynolds). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (premier principe) et Q10 (résistance thermique).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2024 ?

Questions rapides et accessibles (difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 min au plus) : Q1, Q3 à Q6, Q8, Q12, Q14, Q18, Q19 et Q23. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q7, Q10, Q13 et Q22.

Le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Selon le jury, de bonnes copies ont traité la majorité du sujet dans le temps imparti, mais les questions de bon sens et plusieurs questions de cours ont été mal réussies et la fin de l'énoncé très peu abordée. Moyenne : 11,08/20 (écart-type 4,22, 3 517 présents).

À quel phénomène classique correspond l'oscillation de la bulle en Q24 ?

Il s'agit de la fréquence de Minnaert, qui décrit la pulsation acoustique propre d'une bulle de gaz dans un liquide. La force de rappel élastique est assurée par la compression isentropique de l'air emprisonné, tandis que l'inertie oscillante provient de la masse d'eau environnante.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
–
0 question réussie sur 25
Position estimée
–
des copies sous cette note

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 25 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 11,08 et d'écart-type 4,22 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.