Corrigé détaillé Centrale Physique-Chimie 1 TSI 2021
Gestion d'un digesteur anaérobie et valorisation des biogaz
- 46 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en TSI1 : 24 questions sur 46, parties II, I.B et III.B.1
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en TSI1 : 24 questions sur 46, partie II en entier. Autres questions faisables en TSI1
Autres premières années : PCSI 25 · MP2I 17 · BCPST1 14 questions.
Détail par partie
- Partie I : Étude de l'indicateur de suivi pH-métrique et de la régulation du pH12/19En partie
- Partie II : Étude cinétique de décomposition du substrat dans un digesteur anaérobie5/5Faisable
- Partie III : Valorisation énergétique des biogaz7/22En partie
Le sujet en bref
Sujet moyen · Électrocinétique et électronique, Thermodynamique, Transformations chimiques · 9 incontournables · 25 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet aborde la chaîne complète de valorisation énergétique de déchets agricoles par méthanisation, depuis le contrôle physico-chimique du réacteur biologique jusqu'à la production combinée d'électricité et d'eau chaude sanitaire.
Très représentatif de l'épreuve de Physique-Chimie du concours TSI, il propose un découpage équilibré en trois parties totalement indépendantes :
- Une première partie d'électronique et de traitement du signal consacrée à la chaîne d'instrumentation (adaptation d'impédance par étage suiveur, filtrage passe-bas du premier ordre, détection à seuils par comparateur à hystérésis).
- Une courte partie de cinétique chimique portant sur le suivi d'une décomposition d'ordre 1 et la détermination de grandeurs caractéristiques.
- Une vaste étude thermodynamique articulée autour de la combustion stœchiométrique du biogaz, puis de l'analyse d'étaillée d'une centrale à vapeur d'eau (cycle de Rankine) instrumentée sur diagramme des frigoristes et couplée à un réseau de chaleur (cogénération).
C'est un support d'entraînement idéal pour réviser de manière transversale les bases de l'électrocinétique de première année et la thermodynamique des systèmes industriels ouverts.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 8,85/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 10 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Électrocinétique et électronique37 %
- Thermodynamique36 %
- Transformations chimiques22 %
- Solutions aqueuses et électrochimie4 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en TSI1 : 24 questions sur 46, parties II, I.B et III.B.1.
Où gagner des points
32 questions rapides et accessiblesAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Points à signaler : parties indépendantes, données en annexe
Parties indépendantes
Données en annexe
Le tracé du cycle demandé en Q35 doit être effectué directement sur le diagramme (\log P, h) de la figure A du document réponse fourni avec le sujet.
Comment utiliser ce corrigé
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Sommaire
46 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
46 questionsPartie I : Étude de l'indicateur de suivi pH-métrique et de la régulation du pH
I.A · Modélisation du pH-mètre
Question 1
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : diviseur de tension, impédance d'entrée
On souhaite mesurer la tension à l'aide d'un voltmètre de résistance interne . Exprimer la tension mesurée en fonction de , et . Calculer la valeur de en prenant et .
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Appliquer la formule du pont diviseur de tension pour exprimer la tension aux bornes du voltmètre.
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Pont diviseur de tension e = E \frac{R_V}{R_V + r} : la forte résistance interne r du capteur atténue considérablement la tension mesurée.
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Le voltmètre est modélisé par sa résistance interne R_V connectée en dérivation aux bornes du pH-mètre. Le circuit fermé constitué du dipôle de Thévenin (E, r) et de la résistance R_V forme un diviseur de tension.
La tension mesurée e aux bornes du voltmètre s'écrit donc :
Pour l'application numérique, avec R_V = 1,0\text{ M}\Omega, r = 10\text{ M}\Omega et E = 0,20\text{ mV} :
Résultat
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : résistance d'entrée, adaptation d'impédance
Quelle valeur minimale de résistance interne du voltmètre aurait-il fallu avoir pour commettre une erreur inférieure à sur la mesure de ?
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Traduire la condition d'erreur relative |e - E|/E < 0{,}10 sous forme d'une inégalité sur R'_V.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'erreur relative commise sur la mesure de la force électromotrice E par le voltmètre de résistance interne R'_V.
- Traduire la condition sur l'erreur relative pour isoler la résistance interne minimale R'_{V,\text{min}}.
- Effectuer l'application numérique avec la valeur de r donnée à la question Q1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition d'erreur inférieure à 10
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D'après la question Q1, la tension mesurée par un voltmètre de résistance interne R'_V s'écrit :
Puisque R'_V > 0 et r > 0, on a e' < E. L'erreur relative commise sur la mesure de la tension à vide E est :
On souhaite que cette erreur soit strictement inférieure à 10\,\% = 0{,}10 :
La valeur minimale de la résistance interne du voltmètre est donc :
Application numérique : Avec r = 10\text{ M}\Omega :
Résultat
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : montage suiveur, adaptation d'impédance
Quel est le nom de ce montage ? Justifier que .
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Identifier le type de rétroaction sur l'ALI pour justifier le régime linéaire, puis exploiter l'égalité des potentiels d'entrée.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la topologie du circuit : une boucle de rétroaction négative directe sans composant passif caractérise un montage suiveur de tension.
- Utiliser les propriétés de l'ALI idéal (i^+ = 0 et i^- = 0) pour exprimer la tension d'entrée e aux bornes du pH-mètre non chargé.
- Exploiter le régime linéaire (\varepsilon = 0) et le bouclage pour relier la tension de sortie u_1 au potentiel d'entrée V^+.
Voir la réponse courteRéponse courte
Montage suiveur en régime linéaire : courant d'entrée nul et rétroaction négative imposent u_1 = E sans perturber le capteur.
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Ce montage est un montage suiveur (ou suiveur de tension).
Justifions que u_1 = E :
Absence de courant d'entrée : L'amplificateur linéaire intégré (ALI) étant supposé idéal, son impédance d'entrée est infinie, ce qui implique :
i^+ = 0Le pH-mètre (modélisé figure 2) débite sur un circuit ouvert. La loi des mailles donne donc pour la tension à ses bornes :
e = E - r \cdot i^+ = ELe potentiel de la borne non inverseuse vaut ainsi :
V^+ = e = ERégime linéaire : L'ALI comporte une rétroaction négative sur la borne inverseuse (-) et fonctionne en régime linéaire, d'où une tension différentielle d'entrée nulle :
\varepsilon = V^+ - V^- = 0 \implies V^- = V^+Tension de sortie : La borne de sortie est directement reliée à la borne inverseuse, soit :
u_1 = V^-
En combinant ces relations, on obtient :
Résultat
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : spectre d'un signal, décomposition de fourier
Représenter la décomposition spectrale du signal de la figure 4.
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Relever la valeur moyenne continue ainsi que l'amplitude et la période temporelle de l'oscillation sur l'oscillogramme.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'expression temporelle du signal E(t) à partir de la figure 4 en identifiant sa composante continue (valeur moyenne), son amplitude d'oscillation et sa période.
- En déduire les composantes fréquentielles du signal (fréquence et amplitude de chaque harmonique).
- Tracer le spectre d'amplitude associé en précisant les grandeurs et leurs unités sur les axes.
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Tracé du spectre : raie continue à fréquence nulle d'amplitude E et raie parasite sinusoïdale à 50 Hz.
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D'après la figure 4, le signal E(t) est purement sinusoïdal avec une composante continue :
- Les extrema valent E_{\max} = 0,25\text{ mV} et E_{\min} = 0,15\text{ mV}.
La composante continue (valeur moyenne) est :
E_{\text{moy}} = \frac{E_{\max} + E_{\min}}{2} = \frac{0,25 + 0,15}{2} = 0,20\text{ mV}L'amplitude de l'ondulation alternative est :
E_m = \frac{E_{\max} - E_{\min}}{2} = \frac{0,25 - 0,15}{2} = 0,05\text{ mV}On compte exactement 8 périodes d'oscillation sur l'intervalle \Delta t = 1,6\text{ s}, soit :
T = \frac{1,6}{8} = 0,20\text{ s} \implies f_1 = \frac{1}{T} = 5,0\text{ Hz}
Le signal s'écrit donc sous la forme :
Le spectre d'amplitude comporte ainsi uniquement deux raies :
- une composante continue à la fréquence f_0 = 0\text{ Hz} d'amplitude A_0 = 0,20\text{ mV} ;
- une composante alternative fondamentale à la fréquence f_1 = 5,0\text{ Hz} d'amplitude A_1 = 0,05\text{ mV}.
I.B · Filtrage linéaire
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : comportement asymptotique, filtre passe-ba
Effectuer une analyse qualitative du filtre à basse et haute fréquence. En déduire la nature du filtre. Justifier de son intérêt dans le cas présent.
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Remplacer le condensateur par son comportement équivalent en continu et en très haute fréquence pour déduire la nature du filtre.
Voir la stratégieStratégie
- Modéliser le comportement asymptotique du condensateur en basse fréquence (circuit ouvert) puis en haute fréquence (court-circuit) pour déterminer la transmission de la tension.
- Conclure sur le type de filtre (passe-bas, passe-haut, etc.).
- Relier ce comportement à la forme du signal u_1(t) mise en évidence à la question Q4 (composante continue utile et oscillation parasite).
Voir la réponse courteRéponse courte
Le condensateur se comporte en coupe-circuit en BF et court-circuit en HF : filtre passe-bas qui élimine le parasite 50 Hz.
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L'impédance complexe du condensateur est donnée par :
À basse fréquence (\omega \to 0) : |\underline{Z}_C| \to +\infty. Le condensateur se comporte en régime sinusoïdal comme un circuit ouvert. Le courant circulant dans le dipôle RC à vide est donc nul, ce qui implique que la tension aux bornes de la résistance est nulle. On a alors :
\underline{u}_2 \approx \underline{u}_1Les composantes spectrales de basse fréquence ne sont pas atténuées.
À haute fréquence (\omega \to +\infty) : |\underline{Z}_C| \to 0. Le condensateur se comporte comme un court-circuit. La tension à ses bornes tend vers zéro :
\underline{u}_2 \approx 0Les composantes spectrales de haute fréquence sont coupées.
Ce quadripôle laisse passer les basses fréquences et atténue les hautes fréquences : il s'agit d'un filtre passe-bas.
Intérêt dans le cas présent : Le signal u_1(t) est composé d'une composante continue utile (de pulsation nulle) qui renseigne sur la valeur du pH, et d'une composante alternative oscillante liée aux perturbations induites par l'agitation mécanique du digesteur (étudiée à la question Q4). L'utilisation d'un filtre passe-bas permet d'atténuer fortement cette composante oscillatoire parasite tout en conservant la composante continue liée au pH à réguler.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : fonction de transfert, filtre passe-ba du premier ordre
Exprimer la fonction de transfert du filtre sous la forme
en identifiant les expressions de et .
Voir l'indiceIndice
Utiliser un diviseur de tension d'impédances en régime sinusoïdal forcé pour identifier H_0 et \omega_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Diviseur de tension capacitif : forme canonique d'ordre 1 avec H_0 = 1 et \omega_0 = 1/(RC).
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Le filtre est constitué d'un conducteur ohmique de résistance R et d'un condensateur de capacité C montés en série, la sortie étant prise aux bornes du condensateur non chargé (circuit ouvert en sortie).
En régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega, on applique la formule du pont diviseur de tension aux impédances complexes \underline{Z}_R = R et \underline{Z}_C = \frac{1}{\mathrm{j}C\omega} :
La fonction de transfert s'écrit donc :
Par identification avec la forme canonique imposée \underline{H}(\mathrm{j}\omega) = \dfrac{H_0}{1 + \mathrm{j}(\omega/\omega_0)}, on en déduit :
Résultat
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : gain en décibels, déphasage
Exprimer le gain du filtre et la phase .
Voir l'indiceIndice
Calculer le module et l'argument du nombre complexe \underline{H}(\mathrm{j}x) en fonction de x = \omega/\omega_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Module et argument de la fonction de transfert : G(x) = 1/\sqrt{1+x^2} et \varphi(x) = -\arctan x.
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D'après la question Q6, la fonction de transfert du filtre s'écrit en fonction de la pulsation réduite x = \omega/\omega_0 :
puisque H_0 = 1.
Gain du filtre G(x) :
Le gain est le module de la fonction de transfert :
\begin{aligned} G(x) &= |\underline{H}(\mathrm{j}x)| = \frac{1}{|1 + \mathrm{j}x|} \end{aligned}\boxed{G(x) = \frac{1}{\sqrt{1 + x^2}}}Phase \varphi(x) :
La phase est l'argument de la fonction de transfert :
\begin{aligned} \varphi(x) &= \arg\left(\underline{H}(\mathrm{j}x)\right) = \arg(1) - \arg(1 + \mathrm{j}x) \end{aligned}Comme la partie réelle de 1 + \mathrm{j}x est strictement positive (1 > 0), on a :
\boxed{\varphi(x) = -\arctan(x)}
Résultat
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : pulsation de coupure
Déterminer la pulsation réduite de coupure à .
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation définissant la coupure à -3\text{ dB}, soit G(x_c) = H_0/\sqrt{2}.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition de la pulsation de coupure à -3\text{ dB} en termes de gain linéaire : G(x_c) = \dfrac{G_{\max}}{\sqrt{2}}.
- Identifier la valeur maximale du gain G_{\max} obtenue à basse fréquence d'après la question Q7.
- Résoudre l'équation pour déterminer la pulsation réduite de coupure x_c.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition G(x_c) = H_0/\sqrt{2} conduisant immédiatement à x_c = 1, soit \omega_c = \omega_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, la pulsation de coupure à -3\text{ dB}, notée \omega_c, correspond à une atténuation de 3\text{ dB} par rapport au gain maximal G_{\max} :
D'après l'expression établie à la question Q7 :
Le gain est une fonction strictement décroissante de x \ge 0, son maximum est donc atteint en x = 0 :
La condition de coupure s'écrit alors :
Comme la pulsation réduite x est une grandeur strictement positive :
La pulsation de coupure est donc égale à la pulsation propre du filtre : \omega_c = \omega_0 = \dfrac{1}{RC}.
Résultat
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : diagramme de bode, équivalent asymptotique
Exprimer le gain en décibels puis déterminer les équivalents à basse et haute fréquence.
Voir l'indiceIndice
Écrire G_{\mathrm{dB}}(x) = 20\log_{10} G(x) et chercher les équivalents asymptotiques lorsque x \ll 1 et x \gg 1.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser la définition du gain en décibels : G_{\mathrm{dB}}(x) = 20\log G(x).
- Effectuer les approximations à basse fréquence (x \ll 1) et à haute fréquence (x \gg 1) pour en déduire les équations des asymptotes du diagramme de Bode.
Voir la réponse courteRéponse courte
Asymptote horizontale à 0 dB en basse fréquence et asymptote oblique de pente -20\text{ dB/décade} en haute fréquence.
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D'après l'expression du gain obtenue à la question Q 7, G(x) = \dfrac{1}{\sqrt{1+x^2}}.
Le gain en décibels est défini par :
Comportement à basse fréquence (x \ll 1) : Pour x \ll 1, le terme x^2 est négligeable devant 1, soit 1 + x^2 \approx 1. On a alors :
Il s'agit d'une asymptote horizontale d'ordonnée 0\text{ dB}.
Comportement à haute fréquence (x \gg 1) : Pour x \gg 1, 1 + x^2 \approx x^2, d'où :
Il s'agit d'une asymptote oblique de pente -20\text{ dB/décade} (ou -6\text{ dB/octave}).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : diagramme de bode
Construire le diagramme de Bode, réponses en gain et en phase .
Voir l'indiceIndice
Tracer les asymptotes en gain (pentes de 0 et -20\text{ dB/décade}) et en phase (0, -\pi/4, -\pi/2).
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé classique des courbes de gain et de phase asymptotiques et réelles d'un passe-bas du premier ordre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour construire le diagramme de Bode du filtre passe-bas du premier ordre, on utilise les résultats établis aux questions précédentes :
Courbe de gain en décibels G_{\mathrm{dB}} = f(\log x) :
- Asymptote basse fréquence (x \ll 1 \iff \log x \ll 0) : droite d'équation G_{\mathrm{dB}} = 0\text{ dB} (pente nulle).
- Asymptote haute fréquence (x \gg 1 \iff \log x \gg 0) : droite d'équation G_{\mathrm{dB}} = -20\log x (pente de -20\text{ dB/décade}).
- À la pulsation de coupure (x = 1 \iff \log x = 0) : le gain réel vaut G_{\mathrm{dB}}(1) = -10\log(2) \approx -3{,}0\text{ dB}.
Courbe de phase \varphi = f(\log x) :
- Asymptote basse fréquence (x \ll 1) : \varphi \to 0\text{ rad} (0^\circ).
- Asymptote haute fréquence (x \gg 1) : \varphi \to -\dfrac{\pi}{2}\text{ rad} (-90^\circ).
- À la pulsation de coupure (x = 1 \iff \log x = 0) : \varphi(1) = -\arctan(1) = -\dfrac{\pi}{4}\text{ rad} (-45^\circ).
Question déjà tombée ailleurs
Question 11
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : filtrage linéaire, transmission d'un signal
Exprimer les constantes , , et . Calculer pour les valeurs de , et . Commenter l'effet de l'action du filtre sur le signal .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de superposition en calculant la réponse du filtre pour la composante continue puis pour l'harmonique.
Voir la stratégieStratégie
- Le filtre étant un système linéaire, on utilise le principe de superposition pour traiter séparément la composante continue et la composante sinusoïdale du signal d'entrée u_1(t).
- On applique le gain G(x) et le déphasage \varphi(x) établis à la question Q7 pour chaque composante fréquentielle.
- On effectue les applications numériques et on compare les amplitudes d'entrée et de sortie pour conclure sur l'effet du filtrage.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des composantes transmises : la composante continue est conservée intacte tandis que l'ondulation à 50 Hz est fortement atténuée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le signal d'entrée est composé d'une composante continue et d'une composante harmonique de pulsation \omega = 10\,\omega_0 :
Par linéarité du filtre, le signal de sortie est la somme des réponses à chacune des deux composantes :
Pour la composante continue (\omega = 0, soit x = 0) :
A_1 = G(0) \cdot E = 1 \cdot E = EPour la composante sinusoïdale de pulsation \omega_2 = 10\,\omega_0 (soit x = 10) : Le régime étant linéaire et permanent, la pulsation est conservée :
\omega_2 = 10\,\omega_0L'amplitude de sortie s'obtient à l'aide du gain G(x) = \dfrac{1}{\sqrt{1+x^2}} (question Q7) :
A_2 = \frac{E}{4}\,G(10) = \frac{E}{4\sqrt{1+10^2}} = \frac{E}{4\sqrt{101}}Le déphasage à la pulsation considérée est donné par \varphi(x) = -\arctan(x) (question Q7) :
\psi_2 = \varphi(10) = -\arctan(10)
On récapitule les expressions analytiques obtenues :
Applications numériques : avec E = 0,20\text{ mV},
Commentaire sur l'action du filtre :
- La composante continue E, qui porte l'information utile sur le pH, est transmise sans atténuation (A_1 = E).
- La composante oscillante, causée par l'agitation mécanique, est située à une pulsation bien supérieure à la pulsation de coupure (10\,\omega_0 \gg \omega_0) : son amplitude passe de 50\,\mu\text{V} à 5,0\,\mu\text{V}, soit une atténuation d'un facteur \sqrt{101} \approx 10 (ou -20\text{ dB}).
- Le filtre passe-bas permet donc de lisser efficacement le signal de mesure pour restituer la valeur moyenne liée au pH.
Résultat
I.C.1 · Les solutions régulatrices
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : acide fort, régulation de ph
Donner un exemple des ions constitutifs de la solution appelée .
Voir l'indiceIndice
Penser à une solution aqueuse usuelle apportant des ions oxonium \mathrm{H_3O^+}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Exemple d'une solution acide pour faire baisser le pH : acide chlorhydrique (\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+, \mathrm{Cl}^-).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, la solution notée \mathrm{pH}^- a pour rôle de faire diminuer le pH du milieu réactionnel. Il s'agit par conséquent d'une solution acide, capable d'apporter des ions oxonium \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+ (ou protons hydratés).
En pratique, on utilise couramment une solution aqueuse d'acide fort :
- une solution d'acide chlorhydrique (\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+ + \mathrm{Cl}^-), constituée des ions oxonium \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+ et chlorure \mathrm{Cl}^- ;
- ou une solution d'acide sulfurique (2\,\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+ + \mathrm{SO}_4^{2-}), constituée des ions oxonium \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+ et sulfate \mathrm{SO}_4^{2-}.
Résultat
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : base forte, régulation de ph
Même question pour la solution .
Voir l'indiceIndice
Penser à une solution aqueuse usuelle apportant des ions hydroxyde \mathrm{HO^-}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Exemple d'une solution basique pour remonter le pH : soude (\mathrm{Na}^+, \mathrm{HO}^-).
Voir le corrigé completCorrigé complet
La solution notée \mathrm{pH}^+ est introduite dans le milieu pour faire augmenter le \mathrm{pH} ; il s'agit donc d'une solution basique contenant une espèce capable de consommer les ions oxonium ou d'apporter des ions hydroxyde \mathrm{HO}^-.
On peut par exemple utiliser une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium (soude), constituée des ions :
Résultat
I.C.2 · Comparateur simple
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : comparateur simple, régime saturé
Dans quel régime fonctionne l'ALI ? Justifier la réponse.
Voir l'indiceIndice
Vérifier l'absence de boucle de rétroaction sur l'entrée inverseuse pour conclure sur l'état de saturation de l'ALI.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer le régime de fonctionnement d'un amplificateur linéaire intégré (ALI), on examine la présence et la nature d'éventuelles boucles de rétroaction reliant la sortie aux entrées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Absence de rétroaction sur la borne inverseuse : l'ALI fonctionne en régime de saturation avec s = \pm U_{\mathrm{sat}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Sur le schéma de la figure 6, il n'existe aucune boucle de rétroaction reliant la sortie s(t) aux bornes d'entrée de l'ALI : le montage fonctionne en boucle ouverte.
L'ALI étant supposé idéal, son gain différentiel en boucle ouverte est infini (A_0 \to \infty). Par conséquent, la moindre tension différentielle \varepsilon(t) = V^+ - V^- = U_r - u_2(t) non nulle entraîne la saturation de la tension de sortie :
La sortie ne peut prendre que deux valeurs discrètes :
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Schéma ou tracé
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : caractéristique de transfert, comparateur simple
Tracer la caractéristique .
Voir l'indiceIndice
Comparer la tension différentielle \varepsilon = U_r - u_2 à zéro et distinguer les deux états s = \pm U_s.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la tension différentielle d'entrée \varepsilon = V^+ - V^- en fonction de la tension d'entrée u_2 et de la tension de référence U_r.
- Utiliser le modèle de l'ALI idéal en régime saturé pour déduire la valeur de la tension de sortie s(t) = \pm U_s selon le signe de \varepsilon.
- Tracer la caractéristique de transfert statique s = f(u_2) en indiquant clairement le seuil de basculement U_r et les paliers de saturation \pm U_s.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de la caractéristique entrée-sortie en marche d'escalier basculant entre -U_s et +U_s en u_2 = U_r.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le schéma de la figure 6, les potentiels des bornes d'entrée de l'ALI s'écrivent :
La tension différentielle d'entrée est donc :
L'ALI étant idéal et fonctionnant en régime non linéaire (saturé), la tension de sortie prend deux valeurs possibles :
Si u_2 < U_r, alors \varepsilon > 0, d'où :
s = +U_sSi u_2 > U_r, alors \varepsilon < 0, d'où :
s = -U_s
Le montage constitue ainsi un comparateur à un seuil inverseur, avec une tension de basculement égale à U_r.
La caractéristique de transfert s = f(u_2) est représentée ci-dessous :
Question 16
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : comparateur simple, bruit de mesure
Expliquer pourquoi le comparateur simple ne permet pas d'assurer la régulation du pH.
Voir l'indiceIndice
Analyser le comportement du comparateur simple au voisinage immédiat du seuil en présence de bruit de mesure.
Voir la stratégieStratégie
Pour critiquer le fonctionnement d'une régulation tout-ou-rien à seuil unique, on analyse :
- La consigne requise : le cahier des charges impose une plage de pH ([6{,}8\,;\,7{,}2]) et non une valeur ponctuelle stricte.
- La sensibilité aux perturbations (bruit de mesure) et le phénomène de broutement (chattering) au voisinage du seuil de basculement unique U_r.
Voir la réponse courteRéponse courte
En présence de bruit autour du seuil U_r, un comparateur simple bascule sans cesse de manière intempestive (phénomène de battement).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le comparateur simple ne convient pas pour assurer la régulation du digesteur pour deux raisons majeures :
- Absence de plage de tolérance (zone morte) : Le digesteur requiert un maintien du pH dans un intervalle [6{,}8\,;\,7{,}2]. Or, le comparateur simple ne dispose que d'un unique seuil de commutation U_r. La sortie ne prend que deux états (\pm U_s), ce qui implique une injection permanente soit de correcteur acide (\text{pH}^-), soit de correcteur basique (\text{pH}^+), sans aucun état de repos lorsque le pH se situe dans la plage optimale.
- Sensibilité au bruit et instabilité (broutement) : Le signal de mesure u_2(t) comporte des résidus de fluctuations ou de bruit. Lorsque la tension u_2(t) oscille autour de la tension de référence U_r, la sortie bascule de façon intempestive et à fréquence élevée entre +U_s et -U_s. Ce phénomène de broutement entraîne l'injection simultanée ou alternée rapide d'acide et de base, ce qui détériore prématurément les actionneurs (électrovannes, pompes doseuses) et gaspille les solutions régulatrices.
Question déjà tombée ailleurs
I.C.3 · Comparateur à hystérésis ou trigger de Schmitt
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : théorème de millman, comparateur à hystérésis
Exprimer le potentiel à la borne non inverseuse en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Millman à la borne non inverseuse reliée à U_r et à la sortie s.
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème de Millman sur la borne non inverseuse : V^+ = \frac{R_2 U_r + R_1 s}{R_1 + R_2}.
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L'amplificateur linéaire intégré est supposé idéal, de sorte que le courant entrant sur sa borne non inverseuse est nul :
En appliquant le théorème de Millman au potentiel de la borne non inverseuse, reliée à la tension de référence U_r via R_1 et à la tension de sortie s via R_2, on obtient :
En multipliant le numérateur et le dénominateur par R_1 R_2, il vient :
Résultat
Question 18
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : tension de basculement, comparateur à hystérésis
Initialement, on suppose que . Exprimer la tension de basculement , tension pour laquelle la sortie bascule en en fonction de , , et . En déduire l'expression de la tension de basculement .
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition de basculement \varepsilon = V^+ - u_2 = 0 selon la valeur de saturation prise par la sortie.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition de basculement de l'ALI en fonction de la tension différentielle d'entrée \varepsilon = V^+ - V^-.
- Utiliser l'expression de V^+ établie à la question Q17 en y remplaçant s par la valeur de saturation initiale.
- En déduire les tensions de basculement respectives U_b^+ et U_b^-.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition de basculement u_2 = V^+ avec s = \mp U_s conduisant aux deux seuils de basculement U_b^+ et U_b^-.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'ALI fonctionne en régime saturé non linéaire avec une réaction positive sur la borne non inverseuse. La tension différentielle d'entrée s'écrit :
D'après la question Q17, le potentiel de l'entrée non inverseuse est :
Expression de U_b^+ : Initialement, la sortie est à l'état bas : s = -U_s. Pour maintenir cet état saturé, il faut \varepsilon < 0, c'est-à-dire u_2(t) > V^+(-U_s).
Le basculement de la sortie vers +U_s survient dès que \varepsilon devient positif, c'est-à-dire au franchissement de la condition limite \varepsilon = 0, soit u_2(t) = V^+(-U_s) par valeurs décroissantes. La tension de basculement associée est donc :
Expression de U_b^- : De façon symétrique, lorsque la sortie est à l'état haut : s = +U_s, l'état est stable tant que \varepsilon > 0, soit u_2(t) < V^+(+U_s).
Le basculement de la sortie vers -U_s intervient dès que \varepsilon devient négatif, soit au franchissement de \varepsilon = 0 par valeurs croissantes de u_2(t) :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : cycle d'hystérésis, régulation de ph
En déduire l'allure de la caractéristique du comparateur à hystérésis . Conclure.
Voir l'indiceIndice
Tracer le cycle d'hystérésis parcouru selon le sens de variation de la tension d'entrée u_2(t).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature du comparateur : l'entrée u_2(t) étant appliquée sur la borne inverseuse (-), il s'agit d'un trigger de Schmitt inverseur.
- Décrire les deux branches du cycle d'hystérésis en suivant l'évolution de la sortie pour u_2 croissant puis pour u_2 décroissant.
- Tracer la caractéristique de transfert statique s = f(u_2) en matérialisant le sens de parcours à l'aide de flèches.
- Conclure en explicitant le rôle de l'hystérésis pour la régulation du digesteur : suppression des basculements intempestifs (broutage) dus au bruit et maintien du pH dans l'intervalle optimal [6{,}8\;;\;7{,}2].
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé du cycle rectangulaire d'hystérésis évitant les commutations rapides autour de la consigne grâce à la zone morte.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le signal d'entrée u_2(t) étant appliqué sur la borne inverseuse (V^- = u_2), le montage est un comparateur à hystérésis inverseur. D'après la question Q18, les deux seuils de basculement vérifient U_b^+ < U_b^-.
- Pour u_2 croissant à partir de valeurs négatives : tant que u_2 < U_b^-, la sortie est saturée au niveau haut s = +U_s. Lorsque u_2 franchit le seuil U_b^-, \varepsilon devient négatif et la sortie bascule à s = -U_s, où elle se maintient pour tout u_2 > U_b^-.
- Pour u_2 décroissant à partir de valeurs élevées : tant que u_2 > U_b^+, la sortie reste au niveau bas s = -U_s. Dès que u_2 franchit vers le bas le seuil U_b^+, \varepsilon devient positif et la sortie bascule à s = +U_s.
On en déduit la caractéristique statique s = f(u_2) représentée ci-dessous, parcourue dans le sens horaire :
Conclusion :
- L'hystérésis introduit une bande d'insensibilité de largeur \Delta U_b = U_b^- - U_b^+. Si l'amplitude des fluctuations ou du bruit résiduel sur u_2 est inférieure à \Delta U_b, les basculements intempestifs et le phénomène de « broutage » observés avec le comparateur simple sont totalement supprimés.
- En calibrant les tensions de seuil telles que U_b^+ = k \times 6{,}8 et U_b^- = k \times 7{,}2, le trigger permet d'injecter la solution \mathrm{pH}^- uniquement lorsque le milieu est trop basique (\mathrm{pH} > 7{,}2 \iff u_2 > U_b^-) et la solution \mathrm{pH}^+ uniquement lorsqu'il est trop acide (\mathrm{pH} < 6{,}8 \iff u_2 < U_b^+), régulant ainsi efficacement le digesteur dans sa fourchette optimale de fonctionnement sans user prématurément les actionneurs.
Partie II : Étude cinétique de décomposition du substrat dans un digesteur anaérobie
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : catalyseur, énergie d'activation
Donner la définition d'un catalyseur. Sur quelle grandeur thermodynamique a-t-il une action ?
Voir l'indiceIndice
Rappeler l'effet d'un catalyseur sur le chemin réactionnel et rappeler son impact nul sur les fonctions d'état d'équilibre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition du catalyseur : accélère la réaction en abaissant l'énergie d'activation sans modifier l'état d'équilibre ni aucune grandeur thermodynamique.
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1. Définition d'un catalyseur
Un catalyseur est une espèce chimique qui accélère une réaction chimique thermodynamiquement possible sans apparaître dans l'équation bilan de celle-ci, car il est régénéré à l'identique à la fin du processus réactionnel (il n'est pas consommé globalement).
2. Action sur les grandeurs thermodynamiques
Un catalyseur n'a d'action sur aucune grandeur thermodynamique associée à la réaction :
- Les fonctions d'état du système ne dépendent que de l'état initial et de l'état final. L'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ, l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ et la constante d'équilibre K^\circ(T) demeurent donc strictement inchangées.
- La composition finale du système à l'équilibre n'est pas modifiée ; seul le temps nécessaire pour atteindre cet état d'équilibre est réduit.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : cinétique d'ordre 1, loi intégrée de vitesse
Exprimer en fonction de la concentration initiale en substrat de et de .
Voir l'indiceIndice
Intégrer l'équation différentielle du premier ordre régissant la disparition du réactif \mathrm{d}[S]/\mathrm{d}t = -k[S].
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse volumique de disparition du réactif S à volume constant en fonction de la dérivée temporelle de [S](t).
- Écrire la loi de vitesse d'ordre 1 par rapport à S.
- Intégrer l'équation différentielle à variables séparables avec la condition initiale [S](0) = [S]_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de l'équation différentielle -\frac{\mathrm{d}[S]}{\mathrm{d}t} = k[S] donnant la décroissance exponentielle [S](t) = [S]_0 \mathrm{e}^{-kt}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On considère la réaction de décomposition S \xrightarrow{k} P à volume réactionnel constant. La vitesse volumique de réaction v(t) s'exprime à partir de la disparition du substrat S, dont le nombre stœchiométrique algébrique est \nu_S = -1 :
La réaction étant d'ordre 1 par rapport au substrat S, la loi de vitesse s'écrit :
On en déduit l'équation différentielle régissant l'évolution de la concentration [S](t) :
En intégrant entre l'instant initial t = 0, où [S](0) = [S]_0, et une date t quelconque :
En prenant l'exponentielle, on obtient l'expression de [S](t) :
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : constante de vitesse, méthode intégrale
Déterminer graphiquement la valeur de .
Voir l'indiceIndice
Identifier la pente de la droite \ln([S]/[S]_0) en fonction du temps t.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la grandeur k à la pente de la droite tracée sur la figure 8 à l'aide de la loi intégrée obtenue en Q21.
- Sélectionner des points remarquables sur le graphe (en exploitant les intersections avec le quadrillage) pour déterminer précisément le coefficient directeur.
- Exprimer la constante de vitesse k dans l'unité du graphique (\mathrm{h}^{-1}) puis dans le Système international (\mathrm{s}^{-1}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de k à partir de la pente de la représentation linéaire de \ln([S]/[S]_0) en fonction du temps.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q21, la loi cinétique d'ordre 1 s'écrit sous forme intégrée :
La grandeur \ln([S]/[S]_0) est donc une fonction affine de t, représentée par une droite passant par l'origine et de coefficient directeur (pente) égal à -k.
Sur la figure 8, la droite passe par l'origine (0\text{ h}\,;\,0) et coupe précisément le quadrillage aux points remarquables suivants :
- pour t = 40\text{ h}, on lit \ln([S]/[S]_0) = -0{,}50 ;
- pour t = 80\text{ h}, on lit \ln([S]/[S]_0) = -1{,}00.
Le coefficient directeur de la droite vaut donc :
On en déduit immédiatement la valeur de la constante de vitesse k :
En unités du Système international (\mathrm{s}^{-1}) :
Résultat
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : temps de demi-réaction, cinétique d'ordre 1
Rappeler la définition du temps de demi-réaction . Établir son expression en fonction de et calculer sa valeur.
Voir l'indiceIndice
Poser [S](t_{1/2}) = [S]_0/2 dans l'expression intégrée obtenue à la question précédente.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de t_{1/2} tel que [S](t_{1/2}) = [S]_0/2, d'où t_{1/2} = \frac{\ln 2}{k} et calcul numérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le temps de demi-réaction, noté t_{1/2}, est la durée au bout de laquelle l'avancement de la réaction atteint la moitié de sa valeur finale (ou maximale dans le cas d'une réaction totale).
Pour la réaction de décomposition du substrat S \rightarrow P, cela correspond à la consommation de la moitié du réactif initial :
D'après la loi cinétique d'ordre 1 établie à la question Q21, [S](t) = [S]_0 \exp(-k t). En appliquant cette relation à la date t = t_{1/2} :
On en déduit l'expression du temps de demi-réaction :
Application numérique : Avec k = 1,25 \times 10^{-2}\text{ h}^{-1} d'après la question Q22 :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : temps de demi-réaction
Relever le temps de demi-réaction sur la figure 8. Comparer ce résultat à celui de la question précédente.
Voir l'indiceIndice
Relever sur le graphe l'abscisse correspondant à une ordonnée égale à \ln(0{,}5) \approx -0{,}69.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'ordonnée sur la figure 8 correspondant au temps de demi-réaction t_{1/2}, pour lequel [S](t_{1/2}) = [S]_0/2.
- Effectuer la lecture graphique de l'abscisse associée à cette ordonnée sur la courbe \ln([S]/[S]_0) = f(t).
- Conclure en comparant la valeur obtenue à celle calculée à la question Q23.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture directe sur la courbe exponentielle [S](t) du temps correspondant à la moitié de la concentration initiale et comparaison.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition du temps de demi-réaction, à l'instant t = t_{1/2}, la concentration en substrat vaut :
L'ordonnée correspondante sur la figure 8 est donc :
Sur la figure 8, on repère l'ordonnée -0,69 (située un peu au-dessus de -0,7) et on lit l'abscisse correspondante sur la droite :
À la question Q23, la valeur calculée à partir de la pente k était :
On constate un excellent accord entre la valeur issue de la lecture directe et celle déduite de la constante de vitesse, ce qui confirme la cohérence de la détermination expérimentale et du modèle cinétique d'ordre 1.
Résultat
Partie III : Valorisation énergétique des biogaz
III.A · Combustion du biogaz
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : enthalpie standard de formation, corps pur simple
Que valent les enthalpies standard de formation du dioxygène gazeux et du diazote gazeux ? Justifier.
Voir l'indiceIndice
Se référer à la convention définissant l'enthalpie standard de formation d'un corps simple dans son état de référence standard.
Voir la réponse courteRéponse courte
Par convention, l'enthalpie standard de formation d'un corps simple dans son état standard de référence à 298 K est nulle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par convention internationale en thermodynamique chimique, l'enthalpie standard de formation d'un corps simple dans son état standard de référence (la forme la plus stable sous la pression standard P^\circ = 1\text{ bar} à la température T considérée) est nulle.
À la température de référence T = 298\text{ K} et sous P^\circ = 1\text{ bar} :
- la forme la plus stable de l'élément oxygène est le dioxygène gazeux \mathrm{O}_2(\mathrm{g}) ;
- la forme la plus stable de l'élément azote est le diazote gazeux \mathrm{N}_2(\mathrm{g}).
La réaction de formation de ces corps simples à partir de leurs éléments constitutifs dans leur état standard de référence s'écrit formellement :
Ces réactions n'entraînant aucune transformation chimique, leurs enthalpies standard associées sont identiquement nulles :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 26
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : principe de le chatelier, équilibre chimique
Quel est l'effet d'une augmentation de pression à température constante sur l'équilibre de la réaction de combustion du méthane ?
Voir l'indiceIndice
Calculer la variation de quantité de matière gazeuse \Delta_r \nu_{\mathrm{g}} pour la réaction de combustion.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la variation de la quantité stœchiométrique de gaz \Delta_r \nu_{\mathrm{g}} pour la réaction considérée.
- Relier le quotient de réaction Q_r à la pression totale P et aux fractions molaires des constituants gazeux, ou appliquer le principe de modération de Le Chatelier.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déplacement d'équilibre selon le signe de la variation de la quantité de matière gazeuse \Delta\nu_g lors de la combustion.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de la réaction de combustion du méthane s'écrit :
Tous les constituants intervenant dans cette réaction sont sous forme gazeuse. Calculons la variation du nombre de moles de gaz \Delta_r \nu_{\mathrm{g}} au cours de la réaction :
En modélisant le mélange par un mélange de gaz parfaits, les pressions partielles s'écrivent P_i = x_i P, où x_i est la fraction molaire du constituant i et P la pression totale. Le quotient de réaction s'exprime ainsi :
Puisque \Delta_r \nu_{\mathrm{g}} = 0, le quotient de réaction Q_r est strictement indépendant de la pression totale P.
Par conséquent, à température fixée (la constante d'équilibre K^\circ(T) ne dépendant que de T), une augmentation de pression ne modifie pas le quotient de réaction vis-à-vis de K^\circ(T).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : relation de van 't hoff, équilibre chimique
Quel est l'effet d'une augmentation de température à pression constante sur l'équilibre de la réaction de combustion du méthane ? Justifier.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'enthalpie standard de réaction à 298 K par la loi de Hess et appliquer la loi de van 't Hoff.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer l'enthalpie standard de la réaction de combustion \Delta_r H^\circ(298\text{ K}) à l'aide de la loi de Hess et des enthalpies standard de formation fournies dans le tableau 1.
- Déterminer le caractère exothermique ou endothermique de la transformation.
- Appliquer la loi de van 't Hoff (ou le principe de modération de Le Chatelier) pour conclure sur le sens de déplacement de l'équilibre lors d'une élévation de température.
Voir la réponse courteRéponse courte
Réaction de combustion fortement exothermique : d'après la loi de Van 't Hoff, une hausse de température déplace l'équilibre dans le sens indirect.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de combustion s'écrit :
D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de réaction à 298\text{ K} vaut :
À l'aide des données du tableau 1 et du résultat de la question Q25 (\Delta_f H^\circ(\mathrm{O}_{2},\mathrm{g}) = 0) :
Comme \Delta_r H^\circ < 0, la réaction de combustion est fortement exothermique.
D'après la loi de van 't Hoff :
Une augmentation de température T entraîne une diminution de la constante d'équilibre K^\circ(T). Le quotient de réaction Q_r n'étant pas directement modifié par la température à pression fixée, on se retrouve avec Q_r > K^\circ(T).
D'après le principe de modération de Le Chatelier (ou l'évolution spontanée vers le nouvel équilibre), le système tend à modérer cette augmentation de température en favorisant le sens endothermique.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : enthalpie standard de réaction, combustion du méthane
On réalise dans l'air la combustion d'un volume de méthane gazeux , assimilable à un gaz parfait, pris à sous une pression constante de . Déterminer le transfert thermique algébriquement reçu par le système gazeux lors de la combustion totale du méthane. Justifier le signe de . On donne la constante des gaz parfaits .
Voir l'indiceIndice
Relier la quantité de matière brûlée au volume de gaz parfait, puis calculer Q_P = \Delta H = n\,\Delta_r H^\circ.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la quantité de matière initiale de méthane n(\mathrm{CH}_4) à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits.
- Exprimer le transfert thermique à pression constante Q_P lors de la combustion totale à la température T = 298\text{ K} en fonction de l'avancement maximal et de l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ(298\text{ K}) calculée à la question Q27.
- Conclure sur le signe de Q_P à partir du caractère exothermique de la réaction de combustion.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'avancement via la loi des gaz parfaits, puis transfert thermique monobare Q_P = \xi \Delta_r H^\circ < 0 (exothermique).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le méthane gazeux étant assimilé à un gaz parfait, la quantité de matière initiale contenue dans le volume V sous la pression P_0 et à la température T s'écrit :
Pour une transformation monobare effectuée à la pression constante P_0 entre un état initial et un état final à la même température T = 298\text{ K}, le premier principe de la thermodynamique indique que le transfert thermique reçu par le système est égal à la variation d'enthalpie :
La combustion du méthane selon la réaction
étant totale, l'avancement final vaut \xi_{\mathrm{max}} = n(\mathrm{CH}_4). Par conséquent :
D'après le résultat de la question Q27, l'enthalpie standard de réaction à 298\text{ K} vaut :
Effectuons l'application numérique avec les valeurs données :
- P_0 = 1{,}00\text{ bar} = 1{,}00 \times 10^5\text{ Pa} ;
- V = 1{,}00\text{ m}^3 ;
- T = 298\text{ K} ;
- R = 8{,}314\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}.
La quantité de matière de méthane est :
Le transfert thermique reçu par le système est donc :
Justification du signe : La réaction de combustion est fortement exothermique (\Delta_r H^\circ < 0). En convention récepteur, le système chimique cède de l'énergie thermique au milieu extérieur, ce qui explique le signe négatif : Q_P < 0.
Résultat
Question 29
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : température de flamme, combustion adiabatique
En s'appuyant sur une modélisation à justifier, déterminer la température maximale atteinte lors de la combustion du méthane en présence d'une quantité juste suffisante de dioxygène.
Voir l'indiceIndice
Modéliser la flamme comme adiabatique et isobare : l'enthalpie de réaction sert intégralement à échauffer les produits formés.
Voir la stratégieStratégie
- Préciser le système fermé considéré et poser les hypothèses physiques de la modélisation (combustion adiabatique, isobare, complète et sans pertes thermiques).
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique (\Delta H = Q_P = 0) sur un chemin fictif décomposant la transformation en une réaction isotherme à T_0 = 298\text{ K} suivie de l'échauffement des produits formés.
- En déduire l'expression littérale de la température maximale T_{\max} (température adiabatique de flamme) puis réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan enthalpique adiabatique \Delta H = 0 réchauffant les produits de combustion pour déterminer la température de flamme maximale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Modélisation de la transformation :
- Système fermé : mélange stœchiométrique constitué de 1\text{ mol} de \mathrm{CH}_4(\mathrm{g}) et de 2\text{ mol} de \mathrm{O}_2(\mathrm{g}) pris dans l'état initial à T_0 = 298\text{ K} et P_0 = 1{,}00\text{ bar}.
- Caractère adiabatique : la combustion étant un phénomène quasi-instantané, les transferts thermiques vers l'extérieur n'ont pas le temps de s'opérer (Q = 0). Cela conduit à la température maximale théorique de flamme.
- Caractère isobare : la combustion a lieu à l'air libre ou dans une enceinte à pression constante P = P_0 = 1{,}00\text{ bar}.
- Réaction totale : la combustion est complète et forme 1\text{ mol} de \mathrm{CO}_2(\mathrm{g}) et 2\text{ mol} de \mathrm{H}_2\mathrm{O}(\mathrm{g}).
- Approximation d'Ellingham : les capacités thermiques molaires C_{P,m} des produits sont supposées constantes sur l'intervalle de température considéré, et les phénomènes de dissociation thermique à très haute température sont négligés.
D'après le premier principe de la thermodynamique pour une transformation monobare adiabatique sans travail utile :
2. Détermination de la température maximale :
Pour calculer \Delta H, on imagine un chemin fictif en deux étapes :
Étape 1 : réaction chimique totale isotherme et isobare à T_0 = 298\text{ K} pour un avancement \xi = 1\text{ mol} :
\Delta H_1 = \xi\,\Delta_r H^\circ(T_0) = \Delta_r H^\circ(T_0)Étape 2 : échauffement isobare des produits gazeux formés de T_0 à la température finale T_{\max} :
\Delta H_2 = \int_{T_0}^{T_{\max}} C_{P,\text{produits}}\,\mathrm{d}T = \left[ C_{P,m}(\mathrm{CO}_2) + 2\,C_{P,m}(\mathrm{H}_2\mathrm{O}) \right](T_{\max} - T_0)
Puisque l'enthalpie est une fonction d'état, \Delta H = \Delta H_1 + \Delta H_2 = 0 :
D'où l'expression de la température maximale atteinte :
3. Application numérique : D'après la question Q27, l'enthalpie standard de réaction vaut \Delta_r H^\circ(T_0) = -802{,}2\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} = -802{,}2 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}.
La capacité thermique molaire des produits vaut :
On en déduit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
III.B.1 · Description du cycle thermodynamique
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : moteur ditherme, convention thermodynamique
Préciser, en justifiant, les signes de , et .
Voir l'indiceIndice
Interpréter le sens physique des transferts pour le fluide qui décrit un cycle moteur ditherme.
Voir la stratégieStratégie
Les grandeurs Q_c, Q_f et W_t sont définies en convention récepteur pour le fluide décrivant le cycle : une énergie est comptée positivement si elle est reçue par le fluide, négativement si elle est cédée au milieu extérieur. On analyse le rôle physique de chaque organe traversé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Moteur thermique recevant de la chaleur à la source chaude (Q_c > 0), en cédant à la source froide (Q_f < 0) et fournissant du travail (W_t < 0).
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Transfert thermique dans la chaudière Q_c : dans la chaudière, le fluide reçoit de l'énergie thermique issue de la combustion pour être chauffé puis vaporisé. Le fluide reçoit donc de la chaleur de la part de la source chaude :
\boxed{Q_c > 0}Transfert thermique dans le condenseur Q_f : dans le condenseur, la vapeur se liquéfie totalement en évacuant de l'énergie thermique vers la source froide externe. Le fluide cède donc de la chaleur à la source froide :
\boxed{Q_f < 0}Travail mécanique échangé dans la turbine W_t : le fluide se détend dans la turbine et entraîne son arbre. La turbine fournit ainsi un travail moteur au milieu extérieur ; le fluide cède donc du travail mécanique :
\boxed{W_t < 0}
Résultat
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : cycle de rankine, combustion externe
Pourquoi ce cycle est qualifié de cycle à combustion externe ? Quel avantage présente-t-il ? Donner un exemple de cycle à combustion interne.
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Préciser où a lieu la combustion par rapport au fluide caloporteur qui décrit le cycle fermé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combustion externe : le fluide de travail n'est pas le combustible, ce qui permet d'utiliser divers combustibles sales ou corrosifs sans encrasser la turbine.
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- Qualification de cycle à combustion externe :
Le fluide thermodynamique caloporteur (l'eau) évolue en circuit fermé et n'entre jamais en contact direct avec le combustible ni avec les fumées de combustion. La réaction chimique de combustion a lieu à l'extérieur du circuit de travail (dans le foyer de la chaudière) et l'énergie thermique est transférée au fluide à travers une paroi échangeuse. - Avantage d'une combustion externe :
Ce type d'installation offre une très grande flexibilité quant à la source d'énergie ou au combustible utilisé (biogaz brut, biomasse, charbon, déchets, énergie nucléaire ou solaire). De plus, le fluide de travail reste parfaitement pur (eau déminéralisée en circuit fermé), ce qui évite l'encrassement, la corrosion et l'usure prématurée des organes mécaniques (notamment les aubes de la turbine). - Exemple de cycle à combustion interne :
On peut citer le cycle de Beau de Rochas (ou cycle d'Otto) des moteurs thermiques à essence, le cycle Diesel, ou encore le cycle des turbines à gaz à combustion interne (cycle de Joule-Brayton ouvert).
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : rendement thermique, premier principe
Exprimer le rendement de la machine en fonction et .
Voir l'indiceIndice
Exprimer l'énergie utile fournie à l'extérieur par rapport à l'énergie thermique payante consommée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition du rendement moteur par le rapport de l'énergie mécanique utile sur l'énergie thermique payante : r = -W_t / Q_c.
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Le rendement thermodynamique r d'un moteur thermique est défini comme le rapport entre l'énergie utile fournie à l'extérieur et l'énergie thermique coûteuse dépensée :
L'énergie utile est le travail mécanique net fourni par le fluide à l'extérieur lors de la détente dans la turbine (en négligeant le travail absorbé par la pompe selon l'énoncé, |W_p| \ll |W_t|) :
\mathcal{E}_{\text{utile}} = -W_t > 0L'énergie dépensée correspond au transfert thermique apporté au fluide par la source chaude au niveau de la chaudière :
\mathcal{E}_{\text{dépensée}} = Q_c > 0
On en déduit l'expression du rendement :
Résultat
Question 33
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : inégalité de clausius, entropie créée
En déduire l'expression du rendement en fonction de , , et l'entropie créée au cours d'un cycle.
Voir l'indiceIndice
Combiner le premier principe sur un cycle avec le second principe faisant intervenir l'entropie échangée et créée.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique à une masse de fluide décrivant un cycle complet pour relier le travail W_t aux transferts thermiques Q_c et Q_f.
- Appliquer le second principe de la thermodynamique sur un cycle pour exprimer Q_f en fonction des températures de source T_c et T_f, de Q_c et de l'entropie créée S_c.
- Injecter cette relation dans l'expression du rendement r obtenue à la question Q32.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison du premier et du second principe sur un cycle : r = 1 - \frac{T_f}{T_c} - \frac{T_f S_c}{Q_c}.
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Considérons le fluide décrivant un cycle fermé. L'énergie interne U étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle est nulle :
Le travail fourni par le fluide s'exprime donc selon :
D'après la question Q32, le rendement s'écrit :
L'entropie S étant également une fonction d'état, sa variation sur un cycle est nulle. Le second principe appliqué au fluide en contact avec les deux thermostats s'écrit :
où S_c \ge 0 désigne l'entropie créée au cours du cycle. On en déduit l'expression du transfert thermique Q_f :
En substituant Q_f dans l'expression du rendement r, on obtient :
soit finalement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : rendement de carnot
En déduire l'expression du rendement de Carnot . Effectuer l'application numérique avec et .
Voir l'indiceIndice
Prendre le cas limite d'une transformation réversible sans création d'entropie (S_c = 0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Rendement maximal de Carnot pour un cycle réversible (S_c = 0) : r_c = 1 - T_f/T_c et calcul numérique.
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Le cycle de Carnot correspond au fonctionnement réversible idéal d'un moteur ditherme entre les sources de températures T_f et T_c.
Pour un cycle réversible, l'entropie créée au cours du cycle est nulle :
D'après l'expression établie à la question Q33 :
Comme S_c \ge 0 et Q_c > 0, le terme soustrait est toujours positif ou nul, ce qui montre que le rendement est maximal pour S_c = 0. On en déduit l'expression du rendement de Carnot r_c :
Application numérique : Avec T_f = 300\text{ K} et T_c = 603\text{ K} :
Résultat
III.B.2 · Diagramme des frigoristes
Question 35
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Schéma ou tracé
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Changements d'état du corps pur
Notions : diagramme des frigoristes, cycle de rankine
Compléter le diagramme (figure A du document réponse), en représentant le cycle parcouru par le fluide et en indiquant les étapes 1, 2, 3 et 4.
Voir l'indiceIndice
Positionner les quatre points d'état sur le diagramme (\log P, h) en respectant les isobares et les isentropiques.
Voir la stratégieStratégie
Pour placer les quatre points du cycle et tracer les transformations sur le diagramme de Mollier / des frigoristes \log(P) = f(h) :
- Identifier les quatre états thermodynamiques à partir des données de l'énoncé et repérer les points pré-marqués sur la figure A du document réponse ;
- Tracer les différentes étapes en précisant leur nature (isobare, isentrope, quasi-isochore/isotherme) et orienter le cycle dans le sens horaire (cycle moteur).
Voir la réponse courteRéponse courte
Représentation du cycle de Rankine dans le diagramme (h, \log P) : pompage liquide, vaporisation isobare, détente turbine et condensation.
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Le cycle de Rankine à vapeur saturée se décompose en quatre étapes :
Point 1 (sortie du condenseur) : L'eau est à l'état de liquide saturant (x_1 = 0) à la température T_f = 300\text{ K} \approx 27\text{ }^\circ\text{C} (courbe isotherme 30\text{ }^\circ\text{C}). Le point 1 se situe sur la courbe d'ébullition (titre en vapeur x = 0) à la pression de vapeur saturante P_1 = P_{\text{sat}}(T_f) \approx 0{,}04\text{ bar}. Sur la figure A, il correspond au point marqué à l'enthalpie :
h_1 \approx 111\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}- Étape 1 \to 2 (pompe d'alimentation) : L'eau liquide (fluide quasi-incompressible) subit une compression adiabatique réversible de P_1 jusqu'à la pression de chaudière P_2 = 128\text{ bar}. La température reste quasi-constante (T \approx 300\text{ K}), l'enthalpie massique varie de façon négligeable (\mathrm{d}h = v\,\mathrm{d}P \ll q_c). Le segment 1 \to 2 est donc un segment vertical (quasi-isenthalpique) orienté vers le haut, aboutissant au point 2 situé à P = 128\text{ bar} et h_2 \approx 111\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
- Point 2 (entrée de la chaudière) : Situé dans le domaine du liquide sous-refroidi à P_2 = 128\text{ bar} et T_2 = 300\text{ K}.
- Étape 2 \to 3 (chaudière) : La transformation est isobare (P = 128\text{ bar}). Elle comprend l'échauffement du liquide de T_2 jusqu'à la température de saturation T_c = 603\text{ K} = 330\text{ }^\circ\text{C}, puis la vaporisation totale jusqu'à la dernière goutte de liquide. Sur le diagramme, c'est un segment horizontal orienté vers la droite le long de l'isobare P = 128\text{ bar}, jusqu'à la courbe de rosée (x = 1).
Point 3 (sortie de la chaudière / entrée de la turbine) : Vapeur saturante sèche (x_3 = 1) à P_3 = 128\text{ bar} et T_c = 603\text{ K}. Sur la figure A, il est repéré à l'enthalpie :
h_3 \approx 2648\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}- Étape 3 \to 4 (turbine à vapeur) : La vapeur subit une détente adiabatique et réversible, donc isentropique (s = \text{cte}). Sur le diagramme, on suit la courbe isentrope issue du point 3 (environ s \approx 5{,}7\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}) qui s'incline vers le bas et la gauche pour pénétrer dans le domaine diphasique, jusqu'à atteindre l'isobare de basse pression P_4 = P_1.
Point 4 (sortie de la turbine / entrée du condenseur) : Mélange diphasique (vapeur humide) sous la pression P_1 et à la température T_f. Sur la figure A, il correspond au point marqué à l'intersection de l'isentrope issue de 3 et de l'isobare P_1, d'enthalpie :
h_4 \approx 1592\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}- Étape 4 \to 1 (condenseur) : Liquéfaction totale de la vapeur à pression constante P_1 (et donc isotherme T_f). C'est un segment horizontal orienté vers la gauche, reliant le point 4 au point 1.
Le tracé à reporter sur le document réponse est le suivant :
Résultat
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : premier principe industriel, échangeur thermique
Calculer le transfert thermique massique reçu par le fluide dans la chaudière.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe industriel à la chaudière en régime stationnaire : q_c = h_3 - h_2.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique pour un écoulement stationnaire entre l'entrée (point 2) et la sortie (point 3) de la chaudière.
- Utiliser les valeurs des enthalpies massiques issues du diagramme \log(P) - h de la question Q35 pour mener à bien l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Premier principe en système ouvert appliqué à la chaudière sans travail mécanique : q_c = h_3 - h_2, lu sur le diagramme.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le fluide en écoulement stationnaire à travers la chaudière entre l'état 2 (entrée) et l'état 3 (sortie).
En négligeant les variations d'énergie cinétique et d'énergie potentielle de pesanteur, et en constatant l'absence de pièces mobiles dans la chaudière (travail utile transvasé nul, w_{u, 2\to 3} = 0), le premier principe de la thermodynamique en système ouvert s'écrit :
soit :
D'après le diagramme \log(P) = f(h) de la figure A (question Q35) :
- en sortie de chaudière (vapeur saturante à P = 128\text{ bar}) : h_3 = 2648\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- en entrée de chaudière : le liquide étant quasi-incompressible et le travail de la pompe étant négligé (|w_p| \ll |w_t|), l'état 2 se confond pratiquement avec l'état 1 en enthalpie, d'où h_2 \approx h_1 = 111\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
On effectue l'application numérique :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : premier principe industriel, turbine à vapeur
Calculer le travail massique reçu de la part de la turbine.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe industriel à la turbine adiabatique : w_t = h_4 - h_3.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique pour un système ouvert en régime stationnaire au fluide traversant la turbine.
- Prendre en compte le caractère adiabatique de la détente ainsi que l'hypothèse de variations d'énergies cinétique et potentielle négligeables.
- Réaliser l'application numérique à partir des valeurs d'enthalpies massiques issues de la question Q35.
Voir la réponse courteRéponse courte
Premier principe pour la turbine calorifugée en écoulement stationnaire : w_t = h_4 - h_3 < 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le fluide est en écoulement stationnaire à travers la turbine (transformation 3 \to 4). En négligeant les variations d'énergie cinétique macroscopique et d'énergie potentielle de pesanteur, le premier principe de la thermodynamique en système ouvert s'écrit :
où w_t est le travail massique reçu par le fluide et q_t le transfert thermique massique reçu.
La détente dans la turbine étant supposée adiabatique, on a q_t = 0. Il en résulte :
D'après les relevés effectués sur le diagramme de la figure A (question Q35) :
- h_3 = 2648\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
- h_4 = 1592\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
On obtient ainsi :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 38
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : travail de pompage, fluide incompressible
Justifier la légitimité de l'hypothèse .
Voir l'indiceIndice
Estimer le travail massique de pompage d'un liquide quasi-incompressible par w_p \approx v_L(P_2 - P_1) et comparer à |w_t|.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le travail massique w_p échangé au niveau de la pompe à l'aide du premier principe pour un système ouvert en régime stationnaire.
- Évaluer ce travail en exploitant le caractère incompressible de l'eau liquide sous forme w_p \approx v_L (P_2 - P_1).
- Comparer numériquement |w_p| à |w_t| calculé à la question précédente.
Voir la réponse courteRéponse courte
Liquide très peu compressible au volume massique minime : le travail de pompage w_p \approx v(P_2 - P_1) est négligeable devant la détente vapeur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour un écoulement stationnaire sans variation d'énergie cinétique ni d'énergie potentielle, le premier principe appliqué au fluide traversant la pompe s'écrit :
La compression étant modélisée comme adiabatique (q_p = 0), on a :
D'autre part, la transformation étant réversible et adiabatique (isentropique, ds = 0), la relation fondamentale de la thermodynamique dh = T\,\mathrm{d}s + v\,\mathrm{d}P se réduit à :
L'eau liquide étant considérée comme une phase condensée indilatable et incompressible de volume massique v_L = \frac{1}{\rho_L} \approx 1{,}0 \times 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}, on intègre directement :
La pression en sortie de condenseur P_1 est la pression de vapeur saturante de l'eau à T_f = 300\text{ K}, soit P_1 \approx 0{,}035\text{ bar} \ll P_2 = 128\text{ bar}. On a donc :
D'après la question Q37, le travail massique échangé dans la turbine vaut |w_t| \approx 1056\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}. On en déduit le rapport :
L'hypothèse formulée par l'énoncé est donc parfaitement légitime.
Résultat
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Machines thermiques
Notions : condensation, cycle à vapeur
Préciser la nature de la transformation . Quel est l'intérêt de cette étape ?
Voir l'indiceIndice
Décrire le changement d'état se produisant à température et pression constantes pour reboucler le cycle vers une phase condensable.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les caractéristiques thermodynamiques de l'évolution subie par le fluide dans le condenseur (4 \to 1) : pression, température, changement d'état.
- Expliciter l'intérêt de cette condensation tant du point de vue des principes de la thermodynamique que du point de vue technique et énergétique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condensation complète à la source froide pour ramener l'eau à l'état liquide et minimiser l'énergie de recompression dans la pompe.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Nature de la transformation 4 \to 1 : Dans le condenseur, le fluide subit une liquéfaction (ou condensation liquide) totale à pression et température constantes :
- elle est isobare, à la faible pression de condensation P_1 = P_{\text{sat}}(T_f) imposée par l'échangeur thermique ;
- pour un corps pur en équilibre diphasique liquide-vapeur sous pression constante, elle est également isotherme, à la température de la source froide T = T_f = 300\text{ K} ;
- il s'agit d'une transformation exothermique au cours de laquelle le fluide cède un transfert thermique massique q_f = h_1 - h_4 < 0 à la source froide.
2. Intérêt de cette étape :
- Intérêt thermodynamique : D'après le second principe (énoncé de Thomson/Kelvin-Planck), un système décrivant un cycle moteur doit nécessairement échanger de la chaleur avec au moins deux sources thermiques ; l'évacuation de chaleur vers la source froide est indispensable pour refermer le cycle.
- Intérêt technologique et énergétique : En condensant totalement la vapeur en liquide, le volume massique du fluide diminue considérablement (v_L \ll v_V, d'un facteur d'environ 10^4). La compression 1 \to 2 peut ainsi être réalisée par une pompe hydraulique pour liquides incompressibles, nécessitant un travail de pompage négligeable (|w_p| \ll |w_t|, justifié à la question Q38), au lieu d'un compresseur de gaz qui consommerait une fraction majeure du travail produit par la turbine.
Résultat
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : théorème des moments, titre en vapeur
Établir l'expression de la fraction massique de vapeur au point 4 en fonction de , et , enthalpie massique de vaporisation à la température . Faire l'application numérique.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la règle du levier ou la définition barycentrique de l'enthalpie massique diphasique au point 4.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'enthalpie massique h_4 du mélange diphasique liquide-vapeur au point 4 en fonction de la fraction massique de vapeur x_{v4} et des enthalpies massiques de liquide et vapeur saturants à la température T_f.
- Identifier h_1 à l'enthalpie du liquide saturant h_L(T_f) et introduire l'enthalpie massique de vaporisation \Delta h_v(T_f) = h_V(T_f) - h_L(T_f).
- Isoler x_{v4}, puis lire graphiquement la valeur de h_V(T_f) (ou utiliser la lecture directe de la courbe de titre sur la figure A) pour mener à bien l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Règle du levier sur les enthalpies massiques : x_{v4} = \frac{h_4 - h_1}{\Delta h_v(T_f)} et calcul numérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Au point 4, le fluide se trouve sous forme d'un mélange diphasique liquide-vapeur à la température T_f. Par définition de la fraction massique (ou titre) en vapeur x_{v4}, l'enthalpie massique du mélange s'écrit :
où h_L(T_f) et h_V(T_f) sont respectivement les enthalpies massiques du liquide saturant et de la vapeur saturante sèche à la température T_f.
D'après la description du cycle au point 1, le fluide est à l'état de liquide saturant à la température T_f, donc :
Par ailleurs, l'enthalpie massique de vaporisation à la température T_f est par définition :
Il vient ainsi :
soit finalement :
Application numérique D'après les valeurs indiquées sur le diagramme de la figure A :
- h_1 = 111\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- h_4 = 1592\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
Sur la courbe de rosée (x = 1) à la température T_f \approx 30^\circ\text{C} (pression de saturation P_1 \approx 0{,}04\text{ bar}), on lit l'enthalpie de la vapeur saturante :
d'où :
On en déduit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 41
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Changements d'état du corps pur
Notions : bilan d'entropie, changement d'état
Exprimer les variations d'entropie au cours de chaque transformation du système , , et en fonction de la masse du système , la capacité thermique massique de l'eau , , , , et .
Voir l'indiceIndice
Calculer l'entropie échangée lors de chaque étape en utilisant l'expression fournie pour le liquide et la chaleur latente pour les transitions de phase.
Voir la stratégieStratégie
Pour exprimer la variation d'entropie \Delta S sur chaque étape :
- On identifie la nature des transformations dans la pompe et la turbine, modélisées comme adiabatiques réversibles.
- Pour la chaudière, on décompose la transformation en l'échauffement isobare du liquide pur de T_f à T_c, puis sa vaporisation isotherme totale à T_c.
- Pour le condenseur, on exprime la liquéfaction isotherme à T_f de la fraction vapeur x_{v4} présente au point 4 pour obtenir du liquide saturant (x_v = 0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des variations d'entropie de chaque branche par échauffement du liquide, chaleurs latentes de changement d'état et détente isentropique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Étape 1 \to 2 (pompe) : L'énoncé précise que la transformation subie dans la pompe est adiabatique et réversible, c'est-à-dire isentropique :
2. Étape 2 \to 3 (chaudière) : L'eau liquide sous pression (P = 128\text{ bar}) est à la température T_2 = T_f = 300\text{ K}. Elle subit deux évolutions successives à la pression de chaudière :
un échauffement de l'eau liquide de T_f à la température d'ébullition sous 128 bar, soit T_c :
\Delta S_{\text{liq}} = m\,c_{\mathrm{eau}} \ln\left(\frac{T_c}{T_f}\right)une vaporisation totale à la température de saturation T_c, d'enthalpie massique de changement d'état \Delta h_v(T_c) :
\Delta S_{\text{vap}} = m\,\frac{\Delta h_v(T_c)}{T_c}
L'entropie étant une fonction d'état, on a par additivité :
3. Étape 3 \to 4 (turbine) : La détente dans la turbine est modélisée comme adiabatique et réversible, donc isentropique :
4. Étape 4 \to 1 (condenseur) : Au point 4, le mélange diphasique se trouve à la température T_f avec une fraction massique de vapeur x_{v4}, soit une entropie massique :
Au point 1, l'eau est à l'état de liquide saturant à la température T_f, d'entropie massique s_1 = s_L(T_f). La variation d'entropie au cours de cette condensation totale à la température constante T_f vaut :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 42
DifficileTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Machines thermiques
Notions : cycle réversible, titre en vapeur
En déduire l'expression de en fonction de , , , et .
Voir l'indiceIndice
Écrire que la variation d'entropie du fluide sur un cycle complet est nulle (\Delta S_{\mathrm{cycle}} = 0).
Voir la stratégieStratégie
- L'entropie S étant une fonction d'état, sa variation globale sur le cycle fermé 1 \to 2 \to 3 \to 4 \to 1 est nulle : \Delta S_{\text{cycle}} = 0.
- On utilise les expressions des variations d'entropie déterminées à la question Q41 pour isoler la fraction massique de vapeur x_{v4}.
Voir la réponse courteRéponse courte
La variation totale d'entropie sur le cycle fermé étant nulle, on en déduit l'expression littérale du titre en vapeur x_{v4}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'entropie étant une fonction d'état, la variation totale d'entropie du fluide sur un cycle complet est nulle :
En injectant les expressions obtenues à la question Q41 :
La masse m étant non nulle, on simplifie pour obtenir :
D'où l'expression de la fraction massique de vapeur au point 4 :
Résultat
Question 43
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : puissance d'une turbine, débit massique
Quelle puissance mécanique reçoit la turbine ? Faire l'application numérique. Commenter le résultat.
Voir l'indiceIndice
Multiplier le débit massique D_{m1} par le travail massique fourni par la turbine à l'arbre mécanique.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance mécanique à partir du débit massique D_{m1} du fluide et du travail massique w_t déterminé à la question Q37.
- Discuter la convention de signe : puissance algébrique reçue par le fluide versus puissance motrice reçue par le rotor de la turbine.
- Commenter la valeur numérique (signe et ordre de grandeur dans le contexte d'une unité de méthanisation).
Voir la réponse courteRéponse courte
Puissance mécanique délivrée par la turbine P_t = D_m |w_t| et commentaire de son ordre de grandeur industriel.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le fluide s'écoule en régime stationnaire avec un débit massique D_{m1} = 1{,}0\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}.
La puissance mécanique algébrique \mathcal{P}_{t,\text{fluide}} reçue par le fluide traversant la turbine s'écrit :
D'après la question Q37, le travail massique échangé au niveau de la turbine vaut w_t = -1056\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}. On a donc :
Au sens strict de l'intitulé (« puissance mécanique reçue par la turbine » de la part du fluide détendu), la turbine reçoit cette puissance pour la transmettre à son arbre :
Numériquement :
Commentaires sur le résultat :
- Sens des transferts : Le fluide cède de l'énergie mécanique à la turbine (\mathcal{P}_{t,\text{fluide}} < 0). La turbine est motrice et peut ainsi entraîner un alternateur pour produire de l'électricité.
- Ordre de grandeur : Une puissance mécanique de l'ordre de 1\text{ MW} est tout à fait typique pour une installation de cogénération semi-industrielle ou agricole regroupée valorisant le biogaz d'un grand méthaniseur.
Résultat
III.B.3 · Récupération de l'énergie thermique
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Machines thermiques
Notions : cogénération, puissance thermique
Calculer la puissance thermique reçue par l'eau de chauffage domestique .
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Écrire le bilan énergétique global du condenseur calorifugé en reliant la puissance reçue par l'eau à celle cédée par le fluide du cycle.
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- Considérer l'échangeur thermique (condenseur) dans son ensemble, constitué du fluide moteur de la centrale et de l'eau de chauffage domestique.
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique en régime stationnaire pour un système ouvert athermane (l'échangeur étant parfaitement calorifugé vis-à-vis de l'extérieur).
- En déduire que la puissance thermique reçue par l'eau de chauffage est égale à la puissance thermique cédée par le fluide de la centrale au cours de la condensation 4 \to 1.
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Puissance thermique utile récupérée au condenseur pour le chauffage urbain : P_d = D_m |q_f| = D_m (h_4 - h_1).
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Le condenseur est un échangeur thermique fonctionnant en écoulement stationnaire et supposé parfaitement calorifugé vis-à-vis du milieu extérieur. Il n'échange aucun travail mécanique utile avec l'extérieur.
Le premier principe pour un système ouvert appliqué à l'ensemble du condenseur en régime stationnaire s'écrit :
En décomposant sur les deux écoulements (le fluide de la machine et l'eau du réseau domestique) :
où P_d est la puissance thermique reçue par l'eau de chauffage domestique, et D_{m1} le débit massique d'eau circulant dans le cycle de la centrale.
On en déduit l'expression de la puissance thermique reçue par l'eau de chauffage :
D'après les valeurs d'enthalpie massique déterminées sur le diagramme de la question Q35 :
- h_1 = 111\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
- h_4 = 1592\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
- D_{m1} = 1,0\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}
L'application numérique donne :
(ou 1,48\text{ MW} avec trois chiffres significatifs).
Résultat
Question 45
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : échangeur thermique, débit massique
Calculer le débit massique que doit posséder l'eau de chauffage domestique.
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Appliquer le premier principe en système ouvert au fluide de chauffage : P_d = D_d\,c_{\mathrm{eau}}\Delta T_d.
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- Appliquer le premier principe de la thermodynamique en écoulement stationnaire au circuit secondaire (eau de chauffage domestique), en modélisant l'eau comme une phase condensée indilatable et incompressible de capacité thermique massique c_{\mathrm{eau}}.
- Relier la puissance thermique reçue P_d (déterminée à la question Q44) à l'élévation de température du fluide et en déduire le débit massique D_d.
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Bilan thermique sur l'eau du réseau de chauffage P_d = D_d c_{\mathrm{eau}} \Delta T_d permettant de calculer le débit massique requis D_d.
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Le fluide de chauffage domestique est de l'eau liquide restant en phase condensée entre T_{e} = T_d(x=0) = 5{,}0\ ^\circ\mathrm{C} et T_{s} = T_d(x=L) = 60\ ^\circ\mathrm{C}.
En régime stationnaire et en négligeant les variations d'énergie cinétique et potentielle, le premier principe appliqué à ce circuit (qui n'échange aucun travail utile avec l'extérieur) s'écrit :
Pour une phase liquide considérée comme incompressible et indilatable soumise à un échauffement isobare :
On en déduit l'expression du débit massique D_d :
En utilisant la valeur de P_d = 1{,}481 \times 10^3\text{ kW} obtenue à la question Q44, c_{\mathrm{eau}} = 4{,}18\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et \Delta T = 60 - 5{,}0 = 55\text{ K} :
Résultat
Question 46
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Systèmes ouverts en écoulement
Notions : efficacité de cogénération
Exprimer puis calculer , l'efficacité de la machine utilisant le principe de cogénération. Commenter.
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Définir l'efficacité par le ratio de la puissance totale valorisée (mécanique + thermique de chauffage) sur la puissance thermique primaire de chaudière.
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- Définir l'efficacité e_{\mathrm{cogen}} d'une installation de cogénération comme le rapport entre l'énergie utile globale récupérée (travail mécanique fourni par la turbine et transfert thermique valorisé pour le chauffage) et l'énergie thermique fournie au fluide dans la chaudière.
- Exprimer cette efficacité à l'aide des puissances ou des grandeurs massiques déterminées dans les questions précédentes (q_c, w_t et q_d).
- Calculer la valeur numérique et commenter le gain apporté par rapport à une centrale électrique classique à condensation seule.
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Efficacité de cogénération e_{\mathrm{cogen}} = \frac{|P_t| + P_d}{P_c} proche de 1, illustrant l'intérêt de valoriser à la fois électricité et chaleur.
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Dans une installation de cogénération, les grandeurs valorisées (utiles) sont :
- la puissance mécanique fournie par la turbine : \mathcal{P}_t = -P_t = -D_{m1}\,w_t ;
- la puissance thermique transférée à l'eau de chauffage domestique : P_d = D_{m1}\,(h_4 - h_1).
La puissance payante (dépensée) est la puissance thermique fournie au fluide dans la chaudière :
L'efficacité énergétique de cogénération s'écrit donc :
Or, d'après les questions précédentes :
Comme h_2 \approx h_1 (la compression dans la pompe étant quasi isenthalpique), la somme du travail extrait et de la chaleur récupérée est égale à la chaleur fournie :
On en déduit l'expression littérale :
L'application numérique donne :
Commentaire :
Sans valorisation de la chaleur au condenseur, le rendement de la centrale se limitait à la conversion en énergie mécanique :
r = \frac{-w_t}{q_c} = \frac{1056}{2537} \approx 41{,}6\,\%Le reste de l'énergie (58{,}4\,\%) était alors rejeté sans profit dans la source froide extérieure.
- Grâce à la cogénération, l'énergie thermique usuellement « perdue » au condenseur est valorisée pour le chauffage domestique. Dans le cadre de ce modèle idéal sans pertes vers l'extérieur (condenseur parfaitement calorifugé, pas de pertes thermiques le long des conduites), la totalité de l'énergie injectée dans la chaudière est valorisée, d'où une efficacité théorique de 100\,\%.
- En pratique, compte tenu des pertes thermiques parasites, des frottements mécaniques et de la consommation de la pompe, l'efficacité d'une centrale de cogénération réelle reste comprise entre 80\,\% et 90\,\%, ce qui représente un gain énergétique et environnemental considérable.
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Question déjà tombée ailleurs
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2021 ?
Surtout 4 chapitres : Régime sinusoïdal forcé et filtrage (17 % des questions), ALI et oscillateurs électroniques (15 %), Machines thermiques (15 %) et Systèmes ouverts en écoulement (13 %). Plus ponctuellement : Cinétique chimique et mécanismes réactionnels, Thermodynamique chimique et équilibres, Changements d'état du corps pur, Circuits électriques et régimes transitoires, Acide-base, précipitation, complexation…
Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2021 dès la première année (TSI1) ?
En partie : 24 questions sur 46 (52 %) ne demandent que le programme de TSI1. Blocs abordables : la partie II en entier (Q20 à Q24), la sous-partie I.B (Q5 à Q11) et la sous-partie III.B.1 (Q30 à Q34). Avec les autres programmes de première année : 24 en MPSI, 25 en PCSI, 24 en PTSI, 17 en MP2I et 14 en BCPST1.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2021 ?
Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 1 h 45).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2021 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2021 ?
Questions de cours : Q3 (montage suiveur), Q12 (acide fort), Q13 (base forte), Q14 (comparateur simple), Q20 (catalyseur), Q25 (enthalpie standard de formation), Q27 (relation de van 't hoff), Q30 (moteur ditherme)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q5 (comportement asymptotique), Q6 (fonction de transfert), Q10 (diagramme de bode), Q17 (théorème de millman), Q18 (tension de basculement), Q21 (cinétique d'ordre 1), Q23 (temps de demi-réaction), Q33 (inégalité de clausius)….
Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2021 ?
Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2021 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport indique que la progressivité du sujet a permis à de nombreux candidats d'aborder toutes les parties, la thermodynamique étant la partie la plus sélective. Moyenne : 8,85/20 (écart-type 4,16, 1 049 présents).
Faut-il compter le diazote pour la température maximale en Q29 ?
Non : l'énoncé stipule une combustion avec une quantité juste suffisante de dioxygène pur, contrairement à la combustion dans l'air étudiée en Q28. Le bilan enthalpique n'intègre donc que le réchauffement des produits formés, \mathrm{CO}_2 et \mathrm{H}_2\mathrm{O}.
Comment obtenir l'expression du titre en vapeur en Q42 ?
Utiliser la nullité de la variation d'entropie sur un cycle fermé réversible (\Delta S_{\text{cycle}} = 0). Le bilan se simplifie en \Delta S_{2\rightarrow 3} + \Delta S_{4\rightarrow 1} = 0 grâce aux deux étapes isentropiques établies à la question Q41.
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