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Corrigé détaillé Centrale Physique-Chimie 2 TSI 2020

Différentes méthodes de conservation des aliments

Faisable en sup ?

Faisable en partie en TSI1 : 18 questions sur 50, partie III en entier. Autres questions faisables en TSI1

Autres premières années : MPSI 30 · PCSI 30 · PTSI 17 · MP2I 17 · BCPST1 48 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Thermodynamique, Solutions aqueuses et électrochimie, Transformations chimiques · 11 incontournables · 48 questions de première année
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Ce sujet transversal aborde la problématique globale de la conservation des denrées alimentaires à travers ses aspects physiques et chimiques. La première moitié, résolument thermodynamique, explore les procédés frigorifiques : une machine tritherme sans apport de travail mécanique (machine à absorption d'ammoniac), un cycle classique à compression de vapeur de fluide frigorigène R134a analysé sur diagramme , ainsi qu'une approche innovante fondée sur l'effet magnétocalorique du gadolinium.

La seconde moitié est consacrée à la chimie des additifs de conservation : un dosage indirect par iodométrie de l'acide ascorbique (vitamine C) appuyé sur un diagramme potentiel-pH superposé, puis l'étude thermodynamique de la dissolution de l'acide benzoïque via la relation de Van 't Hoff. D'un abord très formateur et sans piège calculatoire, cette épreuve constitue un excellent entraînement pour réviser les diagrammes thermodynamiques, les systèmes ouverts industriels et les équilibres d'oxydoréduction.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 6,89/20)
Temps estimé
≈ 3 h 35 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

11 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

33 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (33) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes, données en annexe, erreur d'énoncé
  • Parties indépendantes

    Les cinq parties du sujet (trois en physique et deux en chimie) sont totalement indépendantes et peuvent être traitées dans n'importe quel ordre.

  • Données en annexe

    Le sujet comporte un document réponse à rendre avec la copie : la figure A pour le cycle frigorifique (Q14 et Q18 à Q20) et la figure B pour la régression de Van 't Hoff (Q49).

  • Erreur d'énoncé

    Une discordance apparaît sur le volume de solution de diiode : l'étape 3 du protocole mentionne V_2 = 20{,}0\text{ mL}, alors que la question Q38 indique V_2 = 10{,}0\text{ mL}.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

50 questions
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Partie I : Machine frigorifique à absorption

Question 1

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : machine tritherme, détente isenthalpique

À partir de considérations simples, expliquer ces deux hypothèses. On pourra raisonner sur l'humidité de l'air et préciser le modèle de détente.

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Associer le changement d'état liquide-vapeur (endothermique) à l'évaporation de l'eau, et modéliser le passage de l'air par les crevasses comme une détente de Joule-Thomson ou Joule-Gay-Lussac avec abaissement thermique.

Voir la stratégie

Pour répondre à cette question qualitative :

  1. Analyser l'évaporation de l'eau sous l'angle thermodynamique (enthalpie de changement d'état) et préciser le rôle de l'humidité relative de l'air.
  2. Proposer un modèle thermodynamique simple pour la détente de l'air dans les crevasses (détente adiabatique réversible d'un gaz parfait) et en déduire la variation de température via les relations de Laplace.
Voir la réponse courte

Justification de l'incompressibilité du liquide et du caractère isenthalpique de la détente sans travail utile.

Voir le corrigé complet

1. Évaporation de l'eau :

  • L'évaporation de l'eau liquide en vapeur est une transition de phase endothermique : l'enthalpie massique de vaporisation est positive (\Delta h_{\text{vap}} > 0).
  • Si l'air circulant dans la grotte n'est pas saturé en humidité (taux d'humidité relative strictement inférieur à 100\,\%, soit une pression partielle d'eau P_{\mathrm{H}_2\mathrm{O}} inférieure à la pression de vapeur saturante P_{\text{sat}}(T)), l'eau présente sur les parois ou le sol s'évapore spontanément.
  • Pour fournir la chaleur latente requise, l'eau prélève de l'énergie thermique sous forme de transfert thermique à l'air environnant et aux parois de la grotte, ce qui provoque une diminution de leur température.

2. Détente de l'air dans les crevasses :

  • L'air s'engouffre dans des crevasses ou conduits étroits sous l'effet d'une différence de pression (vent, tirage thermique).
  • La traversée étant rapide à travers un milieu rocheux massif, les transferts thermiques avec les parois peuvent être négligés à l'échelle du temps d'écoulement : on modélise l'écoulement par une détente adiabatique réversible d'un gaz parfait (modèle de l'air diatomique de rapport des capacités thermiques \gamma \approx 1{,}4).
  • La loi de Laplace s'écrit alors :

    T \, P^{\frac{1-\gamma}{\gamma}} = \text{cte} \quad \implies \quad T = T_0 \left(\frac{P}{P_0}\right)^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}}
  • Comme \gamma > 1, l'exposant \frac{\gamma - 1}{\gamma} est strictement positif. Lors de la détente, la pression diminue (P < P_0), ce qui entraîne nécessairement un abaissement de la température (T < T_0).
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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : machine tritherme, transfert thermique

Déterminer les signes des transferts thermiques , et .

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Préciser pour chaque thermostat s'il cède de l'énergie au fluide ou s'il en reçoit : le fluide refroidit l'enceinte froide (Q_3 > 0), est chauffé par le brûleur (Q_1 > 0) et évacue sa chaleur vers la pièce (Q_2 < 0).

Voir la réponse courte

Signe des transferts thermiques : Q_1 > 0 (chaudière), Q_3 > 0 (évaporateur) et Q_2 < 0 (évacué au milieu ambiant).

Voir le corrigé complet

Le fluide frigorigène décrit un cycle thermodynamique au contact de trois sources thermiques et sans apport de travail mécanique (W = 0). Les grandeurs Q_1, Q_2 et Q_3 sont les transferts thermiques algébriques reçus par le fluide :

  • Source froide à T_3 : Le but de la machine étant de refroidir l'enceinte, celle-ci doit céder de la chaleur au fluide. Le fluide reçoit donc de la chaleur de la source froide :

    Q_3 > 0
  • Source chaude à T_1 : En l'absence de travail mécanique (W = 0), l'énergie nécessaire pour faire fonctionner le cycle est apportée sous forme thermique par le système de chauffage (le brûleur). Le fluide reçoit donc de l'énergie de la source chaude :

    Q_1 > 0
  • Source tiède à T_2 : D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué au fluide sur un cycle complet :

    \Delta U = W + Q_1 + Q_2 + Q_3 = 0

    Comme W = 0, il vient :

    Q_2 = -(Q_1 + Q_3)

    Puisque Q_1 > 0 et Q_3 > 0, on en déduit nécessairement :

    Q_2 < 0

    Le fluide évacue donc de la chaleur vers l'atmosphère ambiante (la salle).

\boxed{Q_1 > 0, \quad Q_2 < 0 \quad \text{et} \quad Q_3 > 0}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : premier principe, machine tritherme

Comparer les valeurs absolues et . Commenter.

Voir l'indice

Appliquer le premier principe au fluide sur un cycle complet en remarquant que le travail mécanique échangé est nul (W = 0).

Voir la réponse courte

Premier principe sur un cycle : Q_1+Q_2+Q_3=0 \implies |Q_2| = |Q_1| + |Q_3| > |Q_1|, la chaleur rejetée excède celle fournie par la source chaude.

Voir le corrigé complet

D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué au fluide sur un cycle complet (pour lequel \Delta U = 0) en l'absence de travail mécanique reçu (W = 0) :

Q_1 + Q_2 + Q_3 = 0

Compte tenu des signes établis à la question Q2 (Q_1 > 0, Q_2 < 0 et Q_3 > 0), on en déduit :

|Q_2| = -Q_2 = Q_1 + Q_3 = |Q_1| + |Q_3|

Comme la machine extrait de la chaleur de l'enceinte froide (Q_3 > 0), il vient immédiatement :

\boxed{|Q_2| > |Q_1|}

Commentaire : La source tiède (l'air de la salle) reçoit l'intégralité de l'énergie thermique apportée au fluide. Elle doit donc évacuer à la fois le transfert thermique Q_1 fourni par le brûleur (source d'énergie nécessaire au fonctionnement de la machine) et le transfert thermique Q_3 extrait de l'enceinte à refroidir. Par conséquent, un réfrigérateur à absorption réchauffe nécessairement la pièce dans laquelle il est installé.

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : coefficient de performance, machine frigorifique

Définir le coefficient de performance (noté ) de cette machine et donner son expression littérale.

Voir l'indice

Rapporter l'énergie utilement extraite à la source froide à l'énergie thermique coûteuse fournie par le système de chauffage.

Voir la réponse courte

Définition du \mathrm{COP} = Q_3 / Q_1 comme rapport de l'effet utile au coût énergétique thermique.

Voir le corrigé complet

Pour une machine thermique, le coefficient de performance (\mathrm{COP}) est défini comme le rapport entre l'énergie utilement transférée et l'énergie coûteuse qu'il faut fournir au système :

\mathrm{COP} = \frac{\text{énergie utile}}{\text{énergie dépensée}}

Dans le cas de ce réfrigérateur à absorption :

  • Effet utile : extraire de l'énergie thermique de la source froide (l'enceinte à refroidir), ce qui correspond au transfert thermique reçu par le fluide frigorigène depuis cette source, soit Q_3 > 0 ;
  • Coût énergétique : l'énergie motrice apportée au système pour faire fonctionner la machine sans apport de travail mécanique (W = 0), qui est ici le transfert thermique fourni par la source chaude (le brûleur), soit Q_1 > 0.

Comme Q_1 et Q_3 sont tous deux strictement positifs d'après la question Q2, l'expression littérale du coefficient de performance est :

\boxed{\mathrm{COP} = \frac{Q_3}{Q_1}}

Résultat

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Question 5

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : inégalité de clausius, théorème de carnot

En utilisant les deux principes de la thermodynamique sur un cycle, montrer que . On exprimera en fonction de , et .

Voir l'indice

Combiner le premier principe sur un cycle avec l'inégalité de Clausius pour éliminer le transfert thermique Q_2 échangé avec la source intermédiaire.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique au fluide sur un cycle (W=0) afin d'exprimer Q_2 en fonction de Q_1 et Q_3.
  2. Appliquer le second principe (inégalité de Clausius) sur un cycle et y substituer Q_2.
  3. Isoler le rapport \mathrm{COP} = \dfrac{Q_3}{Q_1} en veillant au signe des différents termes.
Voir la réponse courte

Combinaison du premier principe et de l'inégalité de Clausius pour borner le \mathrm{COP} par sa valeur réversible maximale.

Voir le corrigé complet

Considérons le fluide décrivant un cycle fermé au contact des trois thermostats.

1. Premier principe de la thermodynamique : L'énergie interne U étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle est nulle. En l'absence de travail mécanique (W = 0) :

\Delta U_{\text{cycle}} = W + Q_1 + Q_2 + Q_3 = 0 \implies Q_2 = -(Q_1 + Q_3)

2. Second principe de la thermodynamique : L'entropie S étant également une fonction d'état, on a sur un cycle :

\Delta S_{\text{cycle}} = S_e + S_c = 0

où l'entropie échangée s'écrit S_e = \dfrac{Q_1}{T_1} + \dfrac{Q_2}{T_2} + \dfrac{Q_3}{T_3} et l'entropie créée vérifie S_c \geqslant 0 (avec égalité pour un cycle réversible). Il en résulte l'inégalité de Clausius :

\frac{Q_1}{T_1} + \frac{Q_2}{T_2} + \frac{Q_3}{T_3} \leqslant 0

3. Élimination de Q_2 et encadrement du COP : En remplaçant Q_2 par -(Q_1 + Q_3), l'inégalité devient :

\begin{aligned} \frac{Q_1}{T_1} - \frac{Q_1 + Q_3}{T_2} + \frac{Q_3}{T_3} &\leqslant 0 \\ Q_1 \left( \frac{1}{T_1} - \frac{1}{T_2} \right) + Q_3 \left( \frac{1}{T_3} - \frac{1}{T_2} \right) &\leqslant 0 \\ Q_3 \left( \frac{T_2 - T_3}{T_2 T_3} \right) &\leqslant Q_1 \left( \frac{T_1 - T_2}{T_1 T_2} \right) \end{aligned}

Comme T_1 > T_2 > T_3, les facteurs (T_2 - T_3) et (T_1 - T_2) sont strictement positifs. De plus, Q_1 > 0 d'après Q2. En divisant par Q_1 > 0 et par \dfrac{T_2 - T_3}{T_2 T_3} > 0, le sens de l'inégalité est conservé :

\frac{Q_3}{Q_1} \leqslant \frac{T_3}{T_1} \frac{T_1 - T_2}{T_2 - T_3}

Comme \mathrm{COP} = \dfrac{Q_3}{Q_1} (d'après la question Q4), on en déduit :

\mathrm{COP} \leqslant \mathrm{COP}_{\max}

avec :

\boxed{\mathrm{COP}_{\max} = \frac{T_3}{T_1} \frac{T_1 - T_2}{T_2 - T_3} = \left( 1 - \frac{T_2}{T_1} \right) \frac{T_3}{T_2 - T_3}}

Résultat

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Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : coefficient de performance, cycle de carnot

Étudier la limite de lorsque la température du système de chauffage de la machine devient très grande. Interpréter l'expression obtenue.

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Calculer la limite quand T_1 \to +\infty et reconnaître l'expression du COP maximal d'une machine ditherme réversible opérant entre T_3 et T_2.

Voir la réponse courte

À la limite T_1 \to \infty, le \mathrm{COP}_{\max} tend vers l'efficacité d'une machine frigorifique ditherme de Carnot opérant entre T_3 et T_2.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q5, le coefficient de performance maximal s'écrit :

\mathrm{COP}_{\max} = \left(1 - \frac{T_2}{T_1}\right)\frac{T_3}{T_2 - T_3}

Lorsque la température T_1 du système de chauffage devient très grande devant T_2 (T_1 \to +\infty), le rapport \frac{T_2}{T_1} tend vers zéro. On en déduit immédiatement la limite :

\boxed{\lim_{T_1 \to +\infty} \mathrm{COP}_{\max} = \frac{T_3}{T_2 - T_3}}

Interprétation physique :
Une machine tritherme réversible peut être modélisée comme le couplage interne sans travail extérieur entre :

  • un moteur thermique de Carnot fonctionnant entre la source chaude (T_1) et la source tiède (T_2), dont le rendement est \eta_C = 1 - \dfrac{T_2}{T_1} ;
  • une machine frigorifique ditherme réversible de Carnot fonctionnant entre la source froide (T_3) et la source tiède (T_2), dont le coefficient de performance vaut \mathrm{COP}_{\text{Carnot}} = \dfrac{T_3}{T_2 - T_3}.

Le coefficient global s'écrit comme le produit : \mathrm{COP}_{\max} = \eta_C \times \mathrm{COP}_{\text{Carnot}}.

Lorsque T_1 \to +\infty, le rendement du moteur de Carnot tend vers sa valeur théorique maximale : \eta_C \to 1. L'intégralité du transfert thermique Q_1 fourni à très haute température devient équivalente à un travail mécanique noble. La machine à absorption se comporte alors idéalement comme un réfrigérateur ditherme réversible (à compression mécanique) opérant entre la source froide à T_3 et l'ambiance à T_2.

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : machine à absorption, compresseur

Quel avantage de ce type de machine peut-on prévoir par rapport à une machine à compression de fluide ?

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Penser à l'absence de pièces mécaniques en mouvement (compresseur), ce qui réduit l'usure, les nuisances sonores et permet d'utiliser directement une source de chaleur (solaire, gaz).

Voir la réponse courte

Absence de pièces mécaniques mobiles (compresseur), fonctionnement silencieux et valorisation de rejets thermiques ou d'énergie solaire.

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Par rapport à une machine à compression de vapeur, le réfrigérateur à absorption présente plusieurs avantages déterminants découlant de son principe de fonctionnement tritherme :

  • Absence de compresseur mécanique (absence de pièces mobiles) : le système ne comportant pas de moteur ni de piston de compression, son fonctionnement est totalement silencieux et exempt de vibrations. L'absence d'usure mécanique confère à ces machines une grande robustesse, une longue durée de vie et une maintenance quasi inexistante.
  • Nature de l'énergie motrice : la machine ne nécessite aucun travail mécanique (W = 0) ni apport d'électricité. Elle fonctionne directement à partir d'une source de chaleur primaire (brûleur à gaz ou à pétrole, capteurs solaires thermiques ou valorisation d'une source de chaleur résiduelle/fatale industrielle). Cela la rend idéale pour une utilisation en site isolé (camping-cars, bateaux, refuges).
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Partie II : Machine frigorifique à compression de vapeur

Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : cycle frigorifique, premier principe industriel

Sur un schéma de principe, identifier les différents transferts énergétiques qui interviennent au sein de la machine entre les différents éléments schématisés figure 2 et donner leur signe.

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Faire le bilan énergétique global du fluide au contact des deux sources thermiques et du compresseur en précisant le signe de W, Q_f et Q_c.

Voir la réponse courte

Schéma-bloc identifiant compresseur (w_i > 0), condenseur (q_c < 0), détendeur (w_i = q = 0) et évaporateur (q_f > 0).

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On choisit pour système le fluide frigorigène R134a au cours d'un cycle de fonctionnement, en adoptant la convention thermodynamique habituelle où tout transfert reçu par le système est compté positivement.

Le fluide échange de l'énergie avec trois éléments extérieurs schématisés sur la figure 2 :

  • avec le compresseur : un transfert mécanique (travail) W. Le compresseur apporte de l'énergie mécanique au fluide pour élever sa pression, d'où :

    \boxed{W > 0}
  • avec la source froide à la température T_f (au niveau de l'évaporateur) : un transfert thermique Q_f. Le fluide extrait de la chaleur à la source froide pour la refroidir, d'où :

    \boxed{Q_f > 0}
  • avec la source chaude à la température T_c (au niveau du condenseur) : un transfert thermique Q_c. Le fluide évacue de la chaleur vers le milieu extérieur (source chaude), d'où :

    \boxed{Q_c < 0}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Changements d'état du corps pur

Notions : condenseur, liquéfaction

Quel est le rôle du condenseur et au contact de quel élément de la figure 2 doit-il être mis ?

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Le fluide frigorigène doit s'y liquéfier en cédant de l'énergie thermique à l'environnement extérieur.

Voir la réponse courte

Rôle du condenseur : liquéfier le fluide caloporteur en cédant de l'énergie thermique à l'air extérieur.

Voir le corrigé complet

Le condenseur est un échangeur thermique dont le rôle est d'assurer le refroidissement puis la liquéfaction totale (condensation) du fluide frigorigène à haute pression, en évacuant de la chaleur vers l'extérieur :

  • le fluide y entre à l'état de vapeur surchauffée issue du compresseur et en ressort à l'état liquide (éventuellement sous-refroidi) ;
  • au cours de cette transformation exothermique, le fluide cède un transfert thermique Q_c < 0.

Le condenseur doit donc être mis en contact thermique avec la source chaude (T_c) (l'atmosphère ambiante ou l'air de la pièce dans le cas d'un réfrigérateur domestique), qui reçoit cette chaleur cédée par le fluide.

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Changements d'état du corps pur

Notions : évaporateur, vaporisation

Quel est le rôle de l'évaporateur et au contact de quel élément doit-il être mis ?

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Le fluide doit s'y vaporiser en prélevant de l'énergie thermique à l'enceinte intérieure à refroidir.

Voir la réponse courte

Rôle de l'évaporateur : vaporiser le fluide en absorbant de l'énergie thermique à la chambre froide.

Voir le corrigé complet

Le rôle de l'évaporateur est d'assurer le changement d'état du fluide frigorigène du mélange liquide-vapeur vers l'état de vapeur (vapeur saturante sèche ou surchauffée) à basse pression et basse température.

Cette vaporisation étant un processus endothermique, le fluide prélève de l'énergie sous forme de transfert thermique (Q_f > 0) au milieu extérieur. L'évaporateur doit donc être mis en contact thermique avec la source froide (T_f), c'est-à-dire l'enceinte que l'on souhaite refroidir ou maintenir à basse température.

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Machines thermiques

Notions : coefficient de performance, cycle de carnot

Définir le coefficient de performance (COP) de cette machine puis exprimer le coefficient de performance de la machine de Carnot correspondante.

Voir l'indice

Définir le rapport entre l'effet frigorifique massique et le travail mécanique consommé, puis appliquer le théorème de Carnot pour deux sources de températures T_f et T_c.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'effet utile (chaleur extraite à la source froide) et la dépense énergétique (travail mécanique fourni au fluide par le compresseur).
  2. Appliquer les premier et second principes à un cycle réversible ditherme entre les températures T_f et T_c pour obtenir le coefficient de performance de Carnot.
Voir la réponse courte

Définition \mathrm{COP} = q_f / w_{ic} et expression de Carnot ditherme \mathrm{COP}_C = T_f / (T_c - T_f).

Voir le corrigé complet

Le coefficient de performance (\mathrm{COP}) d'une machine frigorifique est défini par le rapport entre l'effet thermique utile obtenu (transfert thermique Q_f prélevé à la source froide) et le coût énergétique nécessaire pour faire fonctionner la machine (travail mécanique W fourni par le compresseur au fluide) :

\boxed{\mathrm{COP} = \frac{Q_f}{W}}

Pour la machine de Carnot fonctionnant de manière réversible entre les deux thermostats aux températures T_f (source froide) et T_c (source chaude) avec T_c > T_f, les deux principes de la thermodynamique s'écrivent sur un cycle :

\begin{aligned} \Delta U &= W + Q_f + Q_c = 0 \implies W = - (Q_f + Q_c) \\ \Delta S &= \frac{Q_f}{T_f} + \frac{Q_c}{T_c} = 0 \implies Q_c = -\frac{T_c}{T_f} Q_f \end{aligned}

En injectant l'expression de Q_c dans le premier principe :

W = - Q_f \left(1 - \frac{T_c}{T_f}\right) = Q_f \left(\frac{T_c - T_f}{T_f}\right)

On en déduit l'expression du coefficient de performance de Carnot :

\boxed{\mathrm{COP}_{\text{Carnot}} = \frac{T_f}{T_c - T_f}}

Résultat

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Question 12

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : premier principe industriel, écoulement stationnaire

Établir le premier principe pour un kilogramme de fluide frigorifique en écoulement stationnaire unidimensionnel dans un système à une entrée et une sortie. On notera l'enthalpie massique, le travail indiqué massique reçu de la part des parties mobiles de la machine et le transfert thermique massique reçu.

Voir l'indice

Écrire le bilan enthalpique en régime permanent pour un volume de contrôle à une entrée et une sortie en négligeant les variations d'énergie cinétique et potentielle macroscopiques.

Voir la stratégie

Pour établir le premier principe pour un fluide en écoulement stationnaire (système ouvert), on applique le premier principe de la thermodynamique à un système fermé coïncident judicieusement choisi entre les instants t et t+\mathrm{d}t, en explicitant les travaux des forces de pression aux frontières (travail de transvasement) et le travail des parties mobiles.

Voir la réponse courte

Démonstration du premier principe pour un fluide en écoulement stationnaire à une entrée et une sortie : \Delta h + \Delta e_c + \Delta e_p = w_i + q.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé \Sigma^* constitué :

  • du fluide contenu dans le volume de contrôle (l'organe traversé) à l'instant t ;
  • de la masse élémentaire \delta m de fluide qui s'apprête à entrer par la section d'entrée e pendant la durée \mathrm{d}t.

À l'instant t+\mathrm{d}t, par conservation de la masse en écoulement stationnaire, cette même masse \delta m est sortie par la section de sortie s, et le volume de contrôle est occupé par une masse identique de fluide.

Puisque les variations d'énergie cinétique et potentielle sont négligées, l'énergie totale du système se réduit à son énergie interne U. La variation d'énergie interne du système fermé \Sigma^* s'écrit :

\mathrm{d}U = U(t+\mathrm{d}t) - U(t) = \left[ U_{\text{vc}}(t+\mathrm{d}t) + u_s\,\delta m \right] - \left[ U_{\text{vc}}(t) + u_e\,\delta m \right]

où u_e et u_s sont les énergies internes massiques respectives à l'entrée et à la sortie. Le régime étant stationnaire, l'état du fluide dans le volume de contrôle ne dépend pas du temps : U_{\text{vc}}(t+\mathrm{d}t) = U_{\text{vc}}(t). Ainsi :

\mathrm{d}U = (u_s - u_e)\,\delta m

D'après le premier principe appliqué à ce système fermé entre t et t+\mathrm{d}t :

\mathrm{d}U = \delta W + \delta Q

Le travail mécanique \delta W reçu par le fluide se décompose en :

  • le travail indiqué \delta W_i = w_i\,\delta m échangé avec les parties mobiles ;
  • le travail des forces de pression extérieures à l'entrée (force motrice) : \delta W_{p,e} = + P_e\,v_e\,\delta m ;
  • le travail des forces de pression extérieures à la sortie (force résistante) : \delta W_{p,s} = - P_s\,v_s\,\delta m ;

où v_e et v_s sont les volumes massiques respectifs du fluide. Le transfert thermique reçu s'écrit \delta Q = q\,\delta m.

On en déduit :

\begin{aligned} (u_s - u_e)\,\delta m &= w_i\,\delta m + (P_e\,v_e - P_s\,v_s)\,\delta m + q\,\delta m \\ (u_s + P_s\,v_s) - (u_e + P_e\,v_e) &= w_i + q \end{aligned}

En introduisant l'enthalpie massique h = u + P v, on obtient, pour un kilogramme de fluide frigorifique (\delta m = 1\text{ kg}) :

\boxed{\Delta h = h_s - h_e = w_i + q}

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
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  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : détente de joule-thomson, détente isenthalpique

Montrer que le fluide subit une détente isenthalpique dans D.

Voir l'indice

Appliquer ce bilan au détendeur en tenant compte du caractère adiabatique (q = 0) et de l'absence de parties mobiles (w_i = 0).

Voir la stratégie

Appliquer le premier principe industriel pour un système ouvert en écoulement stationnaire établi à la question précédente (Q12) au détendeur D, en analysant les termes d'échange d'énergie (w_i et q) à partir des caractéristiques données par le texte.

Voir la réponse courte

Dans une vanne de détente adiabatique sans parties mobiles et variations d'énergies cinétique/potentielle négligeables, \Delta h = 0.

Voir le corrigé complet

On applique le premier principe de la thermodynamique en écoulement stationnaire (établi à la question Q12) à un kilogramme de fluide traversant le détendeur D entre l'entrée (état 3) et la sortie (état 4) :

h_4 - h_3 = w_i + q

Or, d'après les données de l'énoncé :

  • le détendeur ne comporte aucune partie mobile, il n'y a donc aucun travail indiqué échangé :

    w_i = 0
  • le détendeur est calorifugé, il n'y a donc aucun transfert thermique avec l'extérieur :

    q = 0

On en déduit immédiatement :

h_4 - h_3 = 0 \iff h_4 = h_3
\boxed{h_4 = h_3}

L'enthalpie massique est conservée : le fluide subit donc une détente isenthalpique (détente de type Joule-Thomson) au sein du détendeur.

Résultat

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
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Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Changements d'état du corps pur

Notions : diagramme enthalpique, équilibre liquide-vapeur

En repérant la courbe de saturation et les abaques de température, noter sur le diagramme les domaines où le fluide est à l'état liquide, vapeur sèche et vapeur-humide (ou mélange liquide-vapeur)

Voir l'indice

Identifier la courbe d'ébullition à gauche du point critique (séparant liquide et mélange diphasique) et la courbe de rosée à droite (séparant mélange et vapeur sèche).

Voir la réponse courte

Identification du liquide sous-refroidi à gauche, de la vapeur surchauffée à droite et du mélange diphasé sous la cloche.

Voir le corrigé complet

Le diagramme enthalpique (h, \ln P), dit « diagramme des frigoristes », fait apparaître la courbe de saturation en forme de cloche dont le sommet correspond au point critique :

  • la branche de gauche constitue la courbe d'ébullition (titre en vapeur x = 0) ;
  • la branche de droite constitue la courbe de rosée (titre en vapeur x = 1).

La vaporisation d'un fluide étant endothermique, l'enthalpie massique h augmente à pression fixée lors du passage de l'état liquide à l'état vapeur. On en déduit la répartition des trois domaines à reporter sur la figure A du document réponse :

  1. Liquide (liquide sous-refroidi) : situé à gauche de la courbe d'ébullition (faibles enthalpies h) ;
  2. Vapeur humide (ou mélange liquide-vapeur) : situé sous la cloche de saturation, entre la courbe d'ébullition et la courbe de rosée (0 < x < 1) ;
  3. Vapeur sèche (ou vapeur surchauffée) : situé à droite de la courbe de rosée (fortes enthalpies h).
\boxed{\text{À gauche : liquide} \quad;\quad \text{Sous la cloche : vapeur humide (liquide-vapeur)} \quad;\quad \text{À droite : vapeur sèche}}

Résultat

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Question 15

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
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Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : diagramme enthalpique, cycle frigorifique

Dans quel sens est parcouru le cycle ? Lorsqu'un cycle est parcouru dans le sens trigonométrique sur un diagramme de Clapeyron, la quantité de chaleur reçue par cycle est négative et donc fournie à l'extérieur. En est-il de même sur ce cycle dans le diagramme des frigoristes ? sur tout cycle ?

Voir l'indice

Suivre la succession des étapes 1 \to 2 \to 3 \to 4 \to 1 ; calculer \oint \delta q = \oint \mathrm{d}h - w_i sur un cycle récepteur où w_i > 0.

Voir la stratégie
  1. Identifier la succession des transformations subies par le fluide frigorigène à partir du point 1 (entrée du compresseur) pour déduire le sens de parcours sur la figure A.
  2. Appliquer le premier principe industriel sur un cycle complet pour relier la chaleur nette échangée q_{\text{cycle}} au travail mécanique net indiqué w_{i,\text{cycle}}.
  3. Généraliser le résultat à tout cycle parcouru dans le sens trigonométrique dans le diagramme des frigoristes (h, P).
Voir la réponse courte

Sens de parcours horaire dans le diagramme (h, \ln P) pour une machine réceptrice de travail, lien avec le transfert thermique global.

Voir le corrigé complet

Le fluide entre dans le compresseur à l'état 1 (vapeur à basse pression). Les transformations successives sont :

  • 1 \to 2 : compression amenant le fluide à haute pression (vers le haut) ;
  • 2 \to 3 : condensation isobare à haute pression avec évacuation de chaleur (diminution d'enthalpie, vers la gauche) ;
  • 3 \to 4 : détente isenthalpique ramenant le fluide à basse pression (vers le bas) ;
  • 4 \to 1 : vaporisation isobare à basse pression avec apport de chaleur (augmentation d'enthalpie, vers la droite).

Le cycle est donc parcouru dans le sens trigonométrique (ou sens antihoraire).

Pour le cycle considéré, le premier principe en régime stationnaire appliqué à un cycle complet (l'état final étant identique à l'état initial, \Delta h_{\text{cycle}} = 0) donne :

\Delta h_{\text{cycle}} = w_{i,\text{cycle}} + q_{\text{cycle}} = 0 \implies q_{\text{cycle}} = -w_{i,\text{cycle}}

La machine étant un récepteur de travail mécanique (fourni par le compresseur, soit w_{i,\text{cycle}} > 0), la quantité de chaleur massique nette reçue sur le cycle est :

q_{\text{cycle}} = -w_{i,\text{cycle}} < 0

La quantité de chaleur nette est bien négative, c'est-à-dire globalement fournie à l'extérieur.

Dans le diagramme des frigoristes (h, P), tout cycle parcouru dans le sens trigonométrique correspond à un cycle récepteur où la compression (qui élève la pression) se produit à des enthalpies massiques plus élevées que la détente, ce qui impose un travail indiqué net reçu strictement positif (w_{i,\text{cycle}} > 0). En vertu du premier principe (\Delta h_{\text{cycle}} = 0), on a nécessairement q_{\text{cycle}} < 0. Il en est donc bien ainsi sur tout cycle.

\boxed{\text{Sens trigonométrique ; } q_{\text{cycle}} < 0 \text{ sur ce cycle et sur tout cycle.}}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
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Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Systèmes ouverts en écoulement

Notions : équilibre liquide-vapeur, palier de changement d'état

Quelle est la forme des isothermes à l'intérieur de la courbe de saturation ? Justifier.

Voir l'indice

Utiliser la règle des phases (variance de Gibbs) ou la relation de Clapeyron : lors d'un équilibre diphasique d'un corps pur, la pression d'équilibre ne dépend que de la température.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la propriété fondamentale de l'équilibre diphasique d'un corps pur (lien entre pression et température).
  2. Identifier la grandeur représentée en ordonnée dans le diagramme des frigoristes pour en déduire la forme géométrique des courbes isothermes.
Voir la réponse courte

Pour un corps pur diphasé, l'isotherme est horizontale car la pression de vapeur saturante ne dépend que de la température.

Voir le corrigé complet

À l'intérieur de la courbe de saturation, le fluide frigorigène (corps pur) est sous forme d'un équilibre diphasique liquide-vapeur. D'après la règle des phases de Gibbs, la variance d'un corps pur sous deux phases vaut :

v = c + 2 - \varphi = 1 + 2 - 2 = 1

Ainsi, la pression d'équilibre ne dépend que de la température :

P = P_{\text{sat}}(T)

Par conséquent, à température T fixée, la pression P est rigoureusement constante.

L'ordonnée du diagramme des frigoristes représentant la pression P (en échelle logarithmique), une transformation isotherme sous la cloche de saturation s'effectue à pression constante :

\boxed{\text{À l'intérieur de la courbe de saturation, les isothermes sont des segments de droite horizontaux.}}

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min
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Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Systèmes ouverts en écoulement

Notions : loi de joule, gaz parfait

Quelle est la forme des isothermes dans le domaine de la vapeur sèche ? Justifier lorsque l'on peut assimiler la vapeur sèche à un gaz parfait.

Voir l'indice

Appliquer la deuxième loi de Joule : pour un gaz parfait, l'enthalpie ne dépend que de la température (h = f(T)).

Voir la stratégie
  1. Rappeler la propriété thermodynamique liant l'enthalpie d'un gaz parfait à sa température (deuxième loi de Joule).
  2. En déduire l'équation mathématique d'une isotherme dans le plan (h, P).
  3. Conclure sur l'allure géométrique de la courbe dans le diagramme des frigoristes et confronter à l'allure réelle observée sur la figure A.
Voir la réponse courte

Pour un gaz parfait suivant la deuxième loi de Joule, l'enthalpie ne dépend que de T : les isothermes sont des verticales dans (h, P).

Voir le corrigé complet

Pour un fluide assimilé à un gaz parfait, la deuxième loi de Joule énonce que l'enthalpie massique ne dépend que de la température :

h = h(T) \quad \text{soit} \quad \mathrm{d}h = c_p \, \mathrm{d}T

Par conséquent, lors d'une évolution isotherme (T = \text{cste}), l'enthalpie massique reste constante :

h = \text{cste}

Dans le diagramme des frigoristes, où l'enthalpie massique h est portée en abscisse et la pression P en ordonnée, l'équation h = \text{cste} est celle d'une droite parallèle à l'axe des ordonnées :

\boxed{\text{Dans le domaine de la vapeur sèche assimilée à un gaz parfait, les isothermes sont des droites verticales.}}

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
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Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : diagramme enthalpique, cycle frigorifique

Porter le numéro de chaque état du fluide (2, 3 et 4) dans chaque case prévue.

Voir l'indice

Repérer la compression isentropique montante 1 \to 2, la condensation isobare 2 \to 3, la détente isenthalpique verticale descendante 3 \to 4 et l'évaporation isobare 4 \to 1.

Voir la stratégie

Pour identifier les états 2, 3 et 4 sur le diagramme (h, P) (figure A du document réponse), on suit le cheminement du fluide le long des organes de la machine frigorifique à partir du point 1 (entrée du compresseur) :

  1. 1 \to 2 : compression isentropique avec élévation de pression ;
  2. 2 \to 3 : désurchauffe et condensation isobares à haute pression ;
  3. 3 \to 4 : détente isenthalpique verticale descendante vers la basse pression.
Voir la réponse courte

Placement des états 2 (sortie compresseur), 3 (sortie condenseur) et 4 (sortie détendeur) sur le diagramme (h, \ln P).

Voir le corrigé complet

Le fluide circule dans le sens trigonométrique sur le cycle (question Q15) :

  • État 2 (case en haut à droite) : sortie du compresseur / entrée du condenseur. Le fluide subit une compression isentropique qui augmente sa pression (de P_1 \approx 2\text{ bar} à P_2 \approx 10\text{ bar}) et son enthalpie massique. Le point 2 est le sommet supérieur droit du cycle, dans le domaine de la vapeur surchauffée.
  • État 3 (case en haut à gauche) : sortie du condenseur / entrée du détendeur. Le fluide subit un refroidissement puis une liquéfaction isobare à la haute pression P_2 = P_3 \approx 10\text{ bar}. Le point 3 se situe à l'extrémité gauche du palier isobare supérieur, sur la courbe d'ébullition (liquide saturé, x_3 = 0).
  • État 4 (case en bas à gauche) : sortie du détendeur / entrée de l'évaporateur. Le fluide subit une détente isenthalpique (h_4 = h_3, question Q13) qui se traduit par un segment vertical descendant jusqu'à la basse pression P_4 = P_1 \approx 2\text{ bar}. Le point 4 se situe dans le domaine du mélange liquide-vapeur.

Sur la figure A du document réponse, on inscrit donc :

\boxed{ \text{En haut à droite : état 2} \quad ; \quad \text{En haut à gauche : état 3} \quad ; \quad \text{En bas à gauche : état 4} }

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
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Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : cycle frigorifique, organe frigorifique

Noter sur le diagramme, pour chacune des quatre transformations, la nature de la transformation et l'organe (compresseur, condenseur, détendeur, évaporateur) traversé par le fluide.

Voir l'indice

Préciser pour chacun des 4 segments l'organe traversé et le caractère thermodynamique (isentropique, isobare ou isenthalpique).

Voir la réponse courte

Annotation des transformations : compression isentropique, condensation isobare, détente isenthalpique et évaporation isobare.

Voir le corrigé complet

En suivant le parcours du fluide le long du cycle 1 \to 2 \to 3 \to 4 \to 1 défini à la question précédente (Q18) et d'après les hypothèses de l'énoncé, on complète les cases du document réponse pour chacune des quatre transformations :

  • Transformation 1 \to 2 :

    • Organe traversé : Compresseur
    • Nature de la transformation : Compression adiabatique réversible (ou isentropique)
  • Transformation 2 \to 3 :

    • Organe traversé : Condenseur
    • Nature de la transformation : Refroidissement et condensation isobare
  • Transformation 3 \to 4 :

    • Organe traversé : Détendeur
    • Nature de la transformation : Détente isenthalpique
  • Transformation 4 \to 1 :

    • Organe traversé : Évaporateur
    • Nature de la transformation : Vaporisation isobare (et isotherme)
\boxed{ \begin{aligned} 1 \to 2 &: \text{Compresseur — Compression isentropique (adiabatique réversible)} \\ 2 \to 3 &: \text{Condenseur — Refroidissement et condensation isobare} \\ 3 \to 4 &: \text{Détendeur — Détente isenthalpique} \\ 4 \to 1 &: \text{Évaporateur — Vaporisation isobare (et isotherme)} \end{aligned} }

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
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Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : diagramme enthalpique, lecture de diagramme

Compléter le tableau du document réponse en s'aidant du diagramme.

Voir l'indice

Lire avec soin les coordonnées (h, P), la température et la fraction massique en vapeur sur les réseaux de courbes du document réponse.

Voir la stratégie

Pour relever les grandeurs thermodynamiques associées à chaque état du fluide à partir de la figure A du document réponse :

  1. Pressions : repérer les paliers horizontaux correspondant aux échangeurs isobares (palier haut du condenseur P_2 = P_3, palier bas de l'évaporateur P_1 = P_4). L'échelle des ordonnées étant logarithmique, interpoler soigneusement entre les graduations principales.
  2. Enthalpies massiques : lire directement l'abscisse de chaque sommet du cycle.
  3. Températures : dans le domaine diphasique (états 3 et 4), la température est celle de l'isotherme horizontale confondue avec l'isobare de saturation ; dans le domaine de la vapeur surchauffée (états 1 et 2), lire la valeur sur le réseau des courbes isothermes.
  4. Titres en vapeur : lire sur le réseau de courbes de titre massique constant x.
Voir la réponse courte

Lecture sur le diagramme des frigoristes des pressions, températures, enthalpies et titres massiques aux différents points du cycle.

Voir le corrigé complet

La lecture directe sur le cycle frigorifique tracé sur la figure A donne :

  • État 1 (entrée du compresseur) :

    • Pression basse : P_1 \approx 2{,}7\text{ bar} (graduation située entre 2{,}00 et 3{,}00\text{ bar}).
    • Enthalpie massique : h_1 \approx 405\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
    • Température : le point 1 est situé en sortie d'évaporateur dans la zone de vapeur sèche légèrement surchauffée, à l'intersection avec l'isotherme T_1 \approx 6\text{ }^\circ\text{C} (la saturation à cette pression étant à T_{\text{sat}} \approx -2\text{ }^\circ\text{C}).
    • Titre en vapeur : x_1 = 1 (vapeur sèche / surchauffée).
  • État 2 (sortie du compresseur / entrée du condenseur) :

    • Pression haute : P_2 \approx 13\text{ bar} (palier isobare haut).
    • Enthalpie massique : h_2 \approx 435\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
    • Température : dans la zone de vapeur surchauffée, interpolation entre les isothermes 60\text{ }^\circ\text{C} et 70\text{ }^\circ\text{C}, soit T_2 \approx 63\text{ }^\circ\text{C}.
    • Titre en vapeur : x_2 = 1 (vapeur surchauffée).
  • État 3 (sortie du condenseur / entrée du détendeur) :

    • Pression haute : P_3 = P_2 \approx 13\text{ bar}.
    • Enthalpie massique : h_3 \approx 270\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
    • Température : liquide saturé sur la courbe d'ébullition à 13\text{ bar}, correspondant au palier de changement d'état à T_3 \approx 50\text{ }^\circ\text{C}.
    • Titre en vapeur : x_3 = 0 (liquide saturé).
  • État 4 (sortie du détendeur / entrée de l'évaporateur) :

    • Pression basse : P_4 = P_1 \approx 2{,}7\text{ bar}.
    • Enthalpie massique : détente isenthalpique, donc h_4 = h_3 \approx 270\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
    • Température : mélange diphasique à la pression de saturation P_{\text{sat}} = 2{,}7\text{ bar}, soit T_4 \approx -2\text{ }^\circ\text{C}.
    • Titre en vapeur : interpolation entre les courbes isotitres x = 0{,}30 et x = 0{,}40, ce qui donne x_4 \approx 0{,}37.

On complète ainsi le tableau du document réponse :

État du fluide1234
Pression (\text{bar})2{,}713132{,}7
Température (^\circ\text{C})66350-2
Enthalpie massique (\text{kJ}\cdot\text{kg}^{-1})405435270270
Titre en vapeur1100{,}37
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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
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Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : compresseur, premier principe industriel

Exprimer, puis calculer, le travail massique indiqué reçu par le fluide dans le compresseur.

Voir l'indice

Utiliser le premier principe industriel pour la compression adiabatique entre les états 1 et 2.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe pour un système ouvert en régime stationnaire au compresseur (entre les états 1 et 2).
  2. Utiliser le caractère adiabatique de la compression (q = 0) pour relier directement w_{ic} à la variation d'enthalpie massique.
  3. Effectuer l'application numérique à partir des valeurs d'enthalpie massique h_1 et h_2 relevées à la question Q20.
Voir la réponse courte

Calcul du travail indiqué massique par premier principe : w_{ic} = h_2 - h_1.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la compression est adiabatique, soit q = 0. En négligeant les variations d'énergie cinétique et potentielle massiques, le premier principe en régime stationnaire établi à la question Q12 s'écrit pour le fluide traversant le compresseur :

h_2 - h_1 = w_{ic} + q = w_{ic}

L'expression littérale du travail massique indiqué reçu par le fluide dans le compresseur est donc :

\boxed{w_{ic} = h_2 - h_1}

D'après le tableau complété à la question Q20, on a :

  • h_1 \approx 405\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • h_2 \approx 435\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.

On en déduit :

\begin{aligned} w_{ic} &= 435 - 405 \\ &= 30\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}
\boxed{w_{ic} \approx 30\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}}

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
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Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : évaporateur, premier principe industriel

Exprimer, puis calculer, le transfert thermique massique reçu par le fluide dans l'évaporateur.

Voir l'indice

Appliquer le premier principe au fluide traversant l'évaporateur sans échange de travail mobile.

Voir la réponse courte

Calcul de la chaleur massique prélevée à l'évaporateur par premier principe : q_f = h_1 - h_4.

Voir le corrigé complet

Appliquons le premier principe en régime stationnaire pour un écoulement à une entrée et une sortie (établi à la question Q12) au fluide traversant l'évaporateur, entre l'état d'entrée 4 et l'état de sortie 1 :

h_1 - h_4 = w_{i,\text{EV}} + q_f

L'évaporateur étant un échangeur thermique sans parties mobiles, le travail indiqué massique est nul : w_{i,\text{EV}} = 0. On en déduit l'expression du transfert thermique massique reçu :

\boxed{q_f = h_1 - h_4}

La détente dans le détendeur étant isenthalpique (question Q13), on a h_4 = h_3, soit également q_f = h_1 - h_3.

D'après les valeurs relevées à la question Q20 :

\begin{aligned} h_1 &= 405\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \\ h_4 &= 270\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}

On obtient :

q_f = 405 - 270 = 135\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
\boxed{q_f = 135\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} = 1{,}35\times 10^5\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}}

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
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Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : débit massique, puissance thermique

En utilisant le débit massique, exprimer puis calculer la puissance frigorifique de cette machine.

Voir l'indice

Relier la puissance thermique utile P_f au débit massique D_m et au transfert thermique massique q_f.

Voir la réponse courte

Expression et calcul de la puissance frigorifique : P_f = D_m q_f = D_m(h_1 - h_4).

Voir le corrigé complet

La puissance frigorifique P_f correspond au flux thermique reçu par le fluide frigorigène lors de sa traversée de l'évaporateur, c'est-à-dire à la puissance thermique prélevée à la source froide.

En régime d'écoulement permanent au débit massique D_m, elle s'exprime directement à partir du transfert thermique massique q_f établi à la question Q22 :

P_f = D_m \, q_f = D_m (h_1 - h_4)

Avec D_m = 0{,}2\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} et q_f \approx 135\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} :

P_f = 0{,}2 \times 135 = 27\text{ kW}
\boxed{P_f = D_m \, q_f \approx 27\text{ kW}}

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
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Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Machines thermiques

Notions : coefficient de performance, irréversibilité

Exprimer, puis calculer, le coefficient de performance de cette installation frigorifique. Le comparer au coefficient de performance de la machine de Carnot correspondante et interpréter la différence observée.

Voir l'indice

Calculer le ratio \mathrm{COP} = q_f / w_{ic} et le comparer à \mathrm{COP}_{\text{Carnot}} en invoquant les irréversibilités (détente isenthalpique, écarts finis de température).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le coefficient de performance \mathrm{COP} en fonction des grandeurs massiques q_f et w_{ic} calculées aux questions Q21 et Q22, puis effectuer l'application numérique.
  2. Calculer le \mathrm{COP}_{\text{Carnot}} associé aux températures de changement d'état (évaporation et condensation) déterminées à la question Q20.
  3. Comparer les deux valeurs et expliciter les sources d'irréversibilités ou d'écarts au cycle de Carnot idéal.
Voir la réponse courte

Calcul du \mathrm{COP} = q_f / w_{ic} réel, comparaison avec \mathrm{COP}_C et justification par les irréversibilités (détente, frottements, désurchauffe).

Voir le corrigé complet

D'après la définition établie en Q11 et le bilan massique en régime permanent :

\mathrm{COP} = \frac{q_f}{w_{ic}} = \frac{h_1 - h_4}{h_2 - h_1}

Avec les valeurs obtenues en Q21 et Q22 (q_f \approx 135\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et w_{ic} \approx 30\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) :

\mathrm{COP} = \frac{135}{30} = 4{,}5
\boxed{\mathrm{COP} \approx 4{,}5}

Pour la machine de Carnot fonctionnant de manière réversible entre les températures de changement d'état du fluide (source froide à la température d'évaporation T_f = T_4 \approx -2\text{ }^\circ\text{C} = 271\text{ K} et source chaude à la température de condensation T_c = T_3 \approx 50\text{ }^\circ\text{C} = 323\text{ K}) :

\mathrm{COP}_{\text{Carnot}} = \frac{T_f}{T_c - T_f} = \frac{271}{323 - 271} = \frac{271}{52} \approx 5{,}2
\boxed{\mathrm{COP}_{\text{Carnot}} \approx 5{,}2}

On observe bien que \mathrm{COP} < \mathrm{COP}_{\text{Carnot}}, conformément au théorème de Carnot issu du second principe.

Cette différence s'explique principalement par :

  • la détente dans le détendeur, qui est une détente isenthalpique par laminage fortement irréversible (sans travail récupéré), au lieu d'une détente isentropique réversible motrice ;
  • la désurchauffe du fluide en sortie de compresseur (de T_2 \approx 63\text{ }^\circ\text{C} à 50\text{ }^\circ\text{C}) et la légère surchauffe en sortie d'évaporateur, qui impliquent des transferts thermiques sous des écarts de température finis, s'écartant ainsi du cycle ditherme idéal de Carnot à deux isothermes.

Résultat

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Question 25

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : sous-refroidissement, diagramme enthalpique

On souhaite améliorer la puissance frigorifique de 5

Voir l'indice

Exprimer la nouvelle puissance sous la forme P'_f = 1{,}05 \, P_f, en déduire la nouvelle valeur h'_3 sachant que h'_4 = h'_3, puis lire T'_3 à la pression haute.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la nouvelle puissance frigorifique P'_f = 1{,}05\,P_f et la relier à la nouvelle enthalpie massique h'_3 par le bilan à l'évaporateur, le détendeur restant isenthalpique (h'_4 = h'_3) et l'état 1 inchangé.
  2. Positionner le point 3' à l'intersection de l'isobare de condensation P = P_3 et de l'abscisse h'_3 dans le domaine du liquide sous-refroidi.
  3. Lire la température T'_3 le long de cette isobare à l'aide du réseau d'isothermes et en déduire le sous-refroidissement \Delta T = T_3 - T'_3.
Voir la réponse courte

Détermination de h'_3 assurant +5\,\% sur q_f, placement sur l'isobare de condensation et lecture de T'_3 et \Delta T.

Voir le corrigé complet

La puissance frigorifique s'exprime par :

P_f = D_m \, q_f = D_m \, (h_1 - h_4) = D_m \, (h_1 - h_3)

L'état de sortie d'évaporateur (point 1) et le débit massique D_m restant constants, ainsi que le caractère isenthalpique de la détente (h'_4 = h'_3), la nouvelle puissance frigorifique P'_f = 1{,}05\,P_f conduit à :

\begin{aligned} q'_f &= 1{,}05\,q_f \\ h_1 - h'_3 &= 1{,}05\,(h_1 - h_3) \\ h'_3 &= h_1 - 1{,}05\,(h_1 - h_3) = h_3 - 0{,}05\,(h_1 - h_3) \end{aligned}

Avec h_3 \approx 270\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et q_f = h_1 - h_3 \approx 135\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} (d'après les questions Q20 et Q22) :

h'_3 = 270 - 0{,}05 \times 135 = 270 - 6{,}75 \approx 263\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
\boxed{h'_3 \approx 263\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}}

Placement du point 3' : La condensation étant isobare, le point 3' se situe à la même pression P_3 \approx 13\text{ bar}, reporté vers la gauche à l'abscisse h'_3 \approx 263\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, dans le domaine du liquide sous-refroidi.

Détermination de T'_3 et du sous-refroidissement \Delta T : Par lecture sur le diagramme enthalpique à la pression P = 13\text{ bar} et pour h'_3 \approx 263\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, on se situe à mi-chemin entre les isothermes 40\,^\circ\text{C} et 50\,^\circ\text{C} :

\boxed{T'_3 \approx 45\,^\circ\text{C}}

Le sous-refroidissement \Delta T représente l'écart entre la température de saturation au condenseur T_3 et la température finale du liquide sous-refroidi T'_3 :

\Delta T = T_3 - T'_3 \approx 50 - 45 = 5\,^\circ\text{C}
\boxed{\Delta T \approx 5\,^\circ\text{C}\quad (\text{ou } 5\text{ K})}

Résultat

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Partie III : Réfrigération magnétique

Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : entropie, paramagnétisme

Sous l'action d'un champ magnétique (phase d'aimantation), les moments magnétiques du matériau s'alignent. En déduire le sens de variation de l'entropie magnétique du matériau.

Voir l'indice

L'alignement des dipôles magnétiques sous champ réduit le nombre de micro-états accessibles : en déduire le signe de la variation d'entropie magnétique \Delta S_m.

Voir la réponse courte

L'alignement des moments magnétiques diminue le désordre microscopique, d'où une diminution de l'entropie magnétique S_m.

Voir le corrigé complet

D'après le préambule de la partie III, l'entropie d'un système est d'autant plus élevée que celui-ci est désordonné.

En l'absence de champ magnétique extérieur, les moments magnétiques sont orientés de façon aléatoire : le système présente un désordre magnétique maximal.

Lors de l'application d'un champ magnétique (phase d'aimantation), les moments magnétiques s'alignent dans la direction du champ : le degré d'ordre magnétique augmente, ce qui correspond à une diminution du désordre magnétique.

Par conséquent, lors de la phase d'aimantation, l'entropie magnétique S_m du matériau diminue :

\boxed{\Delta S_m < 0 \quad (\text{l'entropie magnétique } S_m \text{ diminue})}

Résultat

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Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : transformation isentropique, bilan d'entropie

Si l'on suppose le processus adiabatique et réversible, exprimer la variation de l'entropie totale du matériau. En déduire que l'entropie du réseau cristallin augmente ; ce qui se traduit par une élévation de température.

Voir l'indice

Pour une transformation adiabatique réversible, l'entropie totale est conservée (\Delta S = 0). Écrire la relation entre \Delta S_r et \Delta S_m.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le second principe de la thermodynamique à une transformation adiabatique et réversible (isentropique) pour déterminer la variation d'entropie totale \Delta S.
  2. Décomposer l'entropie totale en somme de l'entropie magnétique et de celle du réseau, puis exploiter le résultat de la question précédente (\Delta S_m < 0) pour en déduire le signe de \Delta S_r et l'évolution de la température.
Voir la réponse courte

En transformation isentropique adiabatique réversible, \Delta S = \Delta S_m + \Delta S_r = 0 implique \Delta S_r > 0, augmentant l'agitation thermique.

Voir le corrigé complet

Le second principe de la thermodynamique appliqué au matériau s'écrit :

\Delta S = S_{\text{éch}} + S_{\text{créée}}
  • La transformation étant adiabatique, il n'y a aucun transfert thermique avec l'extérieur : S_{\text{éch}} = 0.
  • La transformation étant réversible, l'entropie créée est nulle : S_{\text{créée}} = 0.

La transformation est donc isentropique :

\boxed{\Delta S = 0}

L'entropie totale étant la somme de l'entropie magnétique et de l'entropie du réseau cristallin (S = S_m + S_r), la variation d'entropie totale s'exprime par :

\Delta S = \Delta S_m + \Delta S_r = 0 \implies \Delta S_r = -\Delta S_m

D'après la question précédente, lors de l'aimantation, l'alignement des moments magnétiques conduit à \Delta S_m < 0. On en déduit :

\boxed{\Delta S_r = -\Delta S_m > 0}

L'entropie du réseau cristallin S_r augmente donc lors de cette étape.

Comme l'agitation thermique du réseau augmente avec la température (l'entropie vibrationnelle du réseau est une fonction strictement croissante de la température, avec \mathrm{d}S_r = \frac{C_p}{T}\,\mathrm{d}T > 0), cette augmentation d'entropie du réseau se traduit directement par une élévation de la température du matériau (\Delta T > 0).

Résultat

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : désaimantation adiabatique, refroidissement

Expliquer comment la désaimantation du matériau peut permettre un refroidissement de celui-ci.

Voir l'indice

Inverser le raisonnement lors de l'annulation du champ magnétique : les moments magnétiques se désordonnent aux dépens de l'énergie thermique du réseau.

Voir la stratégie

Pour expliquer le refroidissement, on adopte la démarche inverse de celle menée aux questions Q26 et Q27 :

  1. Analyser l'effet de la suppression du champ magnétique sur l'ordre des dipôles magnétiques, et en déduire le signe de \Delta S_m.
  2. Appliquer le caractère adiabatique et réversible de la transformation pour relier \Delta S_r à \Delta S_m.
  3. Conclure sur la conséquence thermique pour le réseau cristallin.
Voir la réponse courte

Lors d'une désaimantation adiabatique, l'entropie magnétique augmente aux dépens de l'entropie du réseau, provoquant le refroidissement du matériau.

Voir le corrigé complet

Lors de la désaimantation du matériau (diminution ou coupure du champ magnétique appliqué) :

  • Les moments magnétiques cessent d'être alignés et reprennent des orientations aléatoires sous l'effet de l'agitation thermique. Le désordre magnétique augmente, ce qui se traduit par une hausse de l'entropie magnétique :

    \Delta S_m > 0
  • Si cette désaimantation est effectuée de manière adiabatique et réversible (transformation isentropique), l'entropie totale du matériau se conserve :

    \Delta S = \Delta S_m + \Delta S_r = 0
  • L'entropie associée au réseau cristallin doit par conséquent diminuer pour compenser cette augmentation :

    \Delta S_r = -\Delta S_m < 0

L'entropie du réseau S_r(T) étant une fonction croissante de la température, une diminution de S_r correspond à une diminution de l'agitation thermique des atomes du réseau, c'est-à-dire à un abaissement de la température (\Delta T < 0).

\boxed{\text{Une désaimantation adiabatique impose } \Delta S_r = -\Delta S_m < 0\text{, ce qui provoque le refroidissement du matériau.}}

Résultat

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Question 29

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : effet magnétocalorique, relation thermodynamique

Montrer que cette relation est en accord avec la conclusion obtenue à la question précédente.

Voir l'indice

Vérifier le signe de \Delta T donné par la formule sachant que lors de la désaimantation, l'entropie magnétique molaire augmente (\Delta \tilde{S}_m > 0).

Voir la réponse courte

Vérification du signe de dT : avec (\partial M/\partial T)_H < 0 et dH < 0, on obtient dT < 0, ce qui confirme le refroidissement.

Voir le corrigé complet

La relation fournie par l'énoncé s'écrit :

\Delta T = - \frac{T}{C_p} \Delta \tilde{S}_m

Analysons les grandeurs qui y interviennent :

  • la température absolue vérifie T > 0 ;
  • la capacité thermique molaire à pression constante est une grandeur positive pour un système thermodynamiquement stable : C_p > 0.

Le coefficient multiplicatif -\dfrac{T}{C_p} est donc strictement négatif.

Lors d'une phase de désaimantation, l'agitation désordonnée des moments magnétiques réapparaît, ce qui se traduit par une augmentation de l'entropie magnétique :

\Delta \tilde{S}_m > 0

En appliquant la formule, on obtient immédiatement :

\boxed{\Delta T < 0}

Cette variation négative de température traduit un refroidissement du matériau lors de sa désaimantation, ce qui est en parfait accord avec le raisonnement qualitatif mené à la question précédente.

Résultat

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : effet magnétocalorique, lecture de graphe

La figure 5 représente la variation d'entropie magnétique du gadolinium en fonction de la température pour trois valeurs de champs magnétiques appliqués. Quelle valeur du champ magnétique faut-il choisir pour un refroidissement important autour de la température ambiante ?

Voir l'indice

Choisir la valeur de B pour laquelle la courbe présente le pic de variation d'entropie le plus élevé autour de T \approx 295\text{ K}.

Voir la stratégie
  1. Relier le refroidissement magnétocalorique |\Delta T| à la variation d'entropie magnétique \Delta \tilde{S}_m via l'expression donnée dans l'énoncé.
  2. Analyser l'évolution de \Delta \tilde{S}_m en fonction du champ magnétique B sur la figure 5 autour de la température ambiante (T \approx 294\text{ K} \approx 21\text{ }^\circ\text{C}).
  3. Conclure sur le choix de la valeur de champ parmi celles proposées (2\text{ T}, 5\text{ T} et 10\text{ T}).
Voir la réponse courte

Choix du champ maximal B = 5\text{ T} pour lequel l'amplitude de variation d'entropie magnétique est maximale autour de 294 K.

Voir le corrigé complet

D'après la relation fournie, l'amplitude du refroidissement lors de la désaimantation vaut :

|\Delta T| = \frac{T}{C_p} \Delta \tilde{S}_m

Pour obtenir un refroidissement important, il est donc nécessaire de maximiser la variation d'entropie magnétique molaire \Delta \tilde{S}_m.

La température ambiante se situe autour de T \approx 293\text{--}298\text{ K} (le pic de la courbe se trouvant à T = 294\text{ K} \approx 21\text{ }^\circ\text{C}).

D'après la figure 5, à cette température, la variation d'entropie magnétique est une fonction strictement croissante du champ magnétique appliqué :

  • pour B = 2\text{ T} : \Delta \tilde{S}_m \approx 0{,}85\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • pour B = 5\text{ T} : \Delta \tilde{S}_m \approx 1{,}6\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • pour B = 10\text{ T} : \Delta \tilde{S}_m \approx 2{,}45\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}.

Parmi les trois valeurs présentées, il faut donc choisir la valeur de champ magnétique la plus élevée possible :

\boxed{B = 10\text{ T}}

Résultat

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Question 31

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : effet magnétocalorique, intégration thermodynamique

Calculer le refroidissement magnétocalorique du gadolinium autour de , pour un champ magnétique de 5 T.

Voir l'indice

Appliquer numériquement la formule de l'EMC en relevant le maximum de \Delta \tilde{S}_m sur la courbe B = 5\text{ T} pour T = 294\text{ K}.

Voir la stratégie
  1. Relever sur la figure 5 la valeur de la variation d'entropie magnétique molaire \Delta\tilde{S}_m au sommet de la courbe correspondant à B = 5\text{ T} pour T = 294\text{ K}.
  2. Appliquer la relation de l'effet magnétocalorique (EMC) fournie par l'énoncé pour déterminer l'abaissement de température \Delta T.
Voir la réponse courte

Calcul du saut de température \Delta T \approx - \frac{T}{C_H} \Delta S_m par intégration approchée de la relation différentielle.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 5, pour un champ magnétique B = 5\text{ T} et à la température T = 294\text{ K}, la courbe (en traits tiretés) atteint son maximum :

\Delta\tilde{S}_m \approx 1{,}6\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}

D'après la relation liant la variation de température à la variation d'entropie magnétique molaire :

\Delta T = -\frac{T}{C_p}\Delta\tilde{S}_m

Avec T = 294\text{ K} et la capacité thermique molaire C_p = 36{,}1\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} :

\begin{aligned} \Delta T &= -\frac{294}{36{,}1} \times 1{,}6 \approx -13{,}0\text{ K} \end{aligned}

Le refroidissement magnétocalorique correspond à la diminution de température subie par le matériau lors de la désaimantation :

\boxed{|\Delta T| \approx 13\text{ K} \quad (\text{soit } \Delta T \approx -13\text{ K})}

Résultat

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : réfrigération magnétique, esprit critique

Est-il possible d'imaginer l'exploitation de cet EMC dans la plupart des applications de réfrigération ?

Voir l'indice

Comparer la valeur du refroidissement élémentaire |\Delta T| aux écarts de température nécessaires pour la réfrigération domestique ou industrielle.

Voir la stratégie

Pour répondre à cette question d'ouverture et d'analyse critique, il convient de confronter les performances obtenues à la question Q31 avec le cahier des charges des applications usuelles de réfrigération, sous deux aspects :

  1. L'écart de température réalisable par rapport aux besoins courants.
  2. La faisabilité technologique et le coût de mise en œuvre d'un champ magnétique intense.
Voir la réponse courte

Discussion critique : nécessité d'électroaimants supraconducteurs coûteux et encombrants pour atteindre 5 T, limitant la démocratisation grand public.

Voir le corrigé complet

Il n'est pas envisageable d'exploiter directement cet effet magnétocalorique pour la plupart des applications usuelles de réfrigération (réfrigérateurs ménagers, climatisation, congélation), pour deux raisons principales :

  • Un écart de température insuffisant : L'écart maximal obtenu à la question Q31 n'est que de |\Delta T| \approx 13\text{ K}. Or, les applications courantes requièrent des écarts bien plus importants entre la source chaude (température ambiante d'environ 20\text{ à }25\text{ }^\circ\text{C}) et la source froide : de l'ordre de 20\text{ à }25\text{ K} pour un réfrigérateur standard (autour de 4\text{ }^\circ\text{C}), et plus de 40\text{ K} pour un congélateur (autour de -18\text{ }^\circ\text{C}).
  • La difficulté d'obtenir un champ magnétique de 5 T : Un champ magnétique de cette intensité nécessite des bobinages supraconducteurs très coûteux, encombrants et nécessitant eux-mêmes une cryogénie poussée. Avec des aimants permanents (de l'ordre de 1\text{ à }1{,}5\text{ T} au maximum), l'abaissement de température ne dépasserait pas quelques kelvins.
\boxed{\text{Non, l'exploitation directe de cet EMC est impossible pour la plupart des applications de réfrigération.}}

Résultat

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Partie IV : Utilisation d'un anti-oxydant

Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : antioxydant, oxydation

Lorsqu'on laisse une tranche de pomme à l'air libre, au bout de quelques minutes elle brunit. Si préalablement, cette tranche a été arrosée de jus de citron ou d'orange, le brunissement n'a plus lieu. En outre, une tranche d'orange garde sa couleur. Conclure sur la composition des agrumes.

Voir l'indice

Relier l'inhibition du brunissement à la présence d'une molécule réductrice protectrice (antioxydant tel que la vitamine C) dans les agrumes.

Voir la réponse courte

Les agrumes contiennent des espèces antioxydantes réductrices (acide ascorbique) protégeant les polyphénols de l'oxydation par le dioxygène de l'air.

Voir le corrigé complet

D'après le préambule de la partie IV, le changement de couleur et le brunissement des aliments laissés à l'air libre sont causés par une réaction d'oxydation par le dioxygène de l'air.

L'ajout de jus de citron ou d'orange empêchant ce brunissement, et la tranche d'orange conservant naturellement sa couleur, on en déduit que :

\boxed{\text{Les agrumes contiennent des substances antioxydantes, notamment de la vitamine C (acide ascorbique).}}

Ces composés antioxydants sont des réducteurs qui réagissent préférentiellement avec les oxydants du milieu (comme le dioxygène dissous), protégeant ainsi les aliments de l'oxydation.

Résultat

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IV.A · Diagramme E-pH de l'iode et de la vitamine C

Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : diagramme potentiel-ph, degré d'oxydation

Justifier que le domaine B correspond au diiode et identifier les espèces chimiques décrivant les domaines A et C.

Voir l'indice

Classer les espèces par nombre d'oxydation croissant de l'iode (+V pour \mathrm{IO}_3^-, 0 pour \mathrm{I}_2, -I pour \mathrm{I}^-) pour situer les domaines du haut vers le bas.

Voir la stratégie

Pour identifier les domaines de prédominance dans un diagramme potentiel–\mathrm{pH} :

  1. On détermine le nombre d'oxydation (n.o.) de l'élément iode dans chacune des trois espèces proposées : \mathrm{IO}_{3(\mathrm{aq})}^-, \mathrm{I}_{2(\mathrm{aq})} et \mathrm{I}_{(\mathrm{aq})}^-.
  2. On exploite la règle fondamentale selon laquelle les espèces de degré d'oxydation plus élevé prédominent à potentiel plus haut (plus haut sur l'axe des ordonnées).
  3. On vérifie la cohérence avec la dépendance en \mathrm{pH} des frontières (présence ou absence de protons \mathrm{H}^+).
Voir la réponse courte

Attribution par nombre d'oxydation croissant de bas en haut : domaine A pour l'iodure \mathrm{I}^-, B pour le diiode \mathrm{I}_2 et C pour l'iodate \mathrm{IO}_3^-.

Voir le corrigé complet

Déterminons le nombre d'oxydation de l'iode dans chacune des espèces chimiques :

  • Dans l'ion iodate \mathrm{IO}_{3}^- : le nombre d'oxydation de l'oxygène étant conventionnellement de -\mathrm{II}, on a \mathrm{n.o.}(\mathrm{I}) + 3 \times (-\mathrm{II}) = -1, d'où :

    \mathrm{n.o.}(\mathrm{I})_{\mathrm{IO}_3^-} = +\mathrm{V}
  • Dans le diiode \mathrm{I}_2 : corps simple, donc :

    \mathrm{n.o.}(\mathrm{I})_{\mathrm{I}_2} = 0
  • Dans l'ion iodure \mathrm{I}^- : ion monoatomique, donc :

    \mathrm{n.o.}(\mathrm{I})_{\mathrm{I}^-} = -\mathrm{I}

Dans un diagramme E\text{--}\mathrm{pH}, l'ordonnée représente le potentiel d'oxydoréduction : les formes les plus oxydées (degré d'oxydation le plus élevé) se situent aux potentiels les plus hauts, et les formes les plus réduites aux potentiels les plus bas.

Le diiode \mathrm{I}_2 possédant le degré d'oxydation intermédiaire (0), compris entre celui de \mathrm{IO}_3^- (+\mathrm{V}) et celui de \mathrm{I}^- (-\mathrm{I}), son domaine de prédominance est obligatoirement situé entre ceux de ces deux espèces. Cela justifie que :

\boxed{\text{Le domaine B correspond bien au diiode }\mathrm{I}_{2(\mathrm{aq})}}

Par conséquent, les deux autres domaines s'attribuent immédiatement selon le degré d'oxydation :

\boxed{\text{Domaine A : } \mathrm{IO}_{3(\mathrm{aq})}^- \quad (\mathrm{n.o.} = +\mathrm{V}) \qquad\text{et}\qquad \text{Domaine C : } \mathrm{I}_{(\mathrm{aq})}^- \quad (\mathrm{n.o.} = -\mathrm{I})}

Résultat

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Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : formule de nernst, frontière de prédominance

Déterminer, par le calcul, la pente de la frontière entre les domaines et .

Voir l'indice

Écrire la demi-équation redox équilibrée entre \mathrm{IO}_3^- et \mathrm{I}_2, puis appliquer la formule de Nernst à la frontière conventionnelle.

Voir la stratégie
  1. Écrire et équilibrer la demi-équation d'oxydoréduction associée au couple \mathrm{IO}_{3(\mathrm{aq})}^-/\mathrm{I}_{2(\mathrm{aq})}.
  2. Exprimer le potentiel d'électrode à l'aide de la formule de Nernst en faisant apparaître explicitement le terme en \mathrm{pH}.
  3. En déduire la pente \dfrac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}\mathrm{pH}} de la droite frontière.
Voir la réponse courte

Écriture de la demi-équation rédox \mathrm{IO}_3^- / \mathrm{I}_2 et formule de Nernst : la pente vaut -0{,}06 \times \frac{6}{5} = -0{,}072\text{ V/pH}.

Voir le corrigé complet

La demi-équation d'oxydoréduction reliant l'iodate \mathrm{IO}_{3(\mathrm{aq})}^- et le diiode \mathrm{I}_{2(\mathrm{aq})} s'écrit :

2\,\mathrm{IO}_{3(\mathrm{aq})}^- + 12\,\mathrm{H}_{(\mathrm{aq})}^+ + 10\,\mathrm{e}^- = \mathrm{I}_{2(\mathrm{aq})} + 6\,\mathrm{H_2O}_{(l)}

D'après la formule de Nernst à 298\text{ K}, en prenant les activités égales aux concentrations pour les solutés (avec la concentration standard c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}) et a(\mathrm{H_2O}) = 1 :

\begin{aligned} E &= E^\circ(\mathrm{IO}_3^-/\mathrm{I}_2) + \frac{RT}{10\,F}\ln\left(\frac{[\mathrm{IO}_3^-]^2\,[\mathrm{H}^+]^{12}}{[\mathrm{I}_2]\,(c^\circ)^{13}}\right) \\ E &= E^\circ(\mathrm{IO}_3^-/\mathrm{I}_2) + \frac{0{,}06}{10}\log\left(\frac{[\mathrm{IO}_3^-]^2}{[\mathrm{I}_2]\,c^\circ}\right) + \frac{0{,}06 \times 12}{10}\log[\mathrm{H}^+] \\ E &= E^\circ(\mathrm{IO}_3^-/\mathrm{I}_2) + \frac{0{,}06}{10}\log\left(\frac{[\mathrm{IO}_3^-]^2}{[\mathrm{I}_2]\,c^\circ}\right) - \frac{0{,}06 \times 12}{10}\,\mathrm{pH} \end{aligned}

Sur la frontière, les concentrations [\mathrm{IO}_3^-] et [\mathrm{I}_2] sont fixées par la condition de frontière (égalité des concentrations atomiques de l'élément iode) et sont donc indépendantes du \mathrm{pH}.

La pente p de la frontière vaut donc :

p = \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}\mathrm{pH}} = -\frac{0{,}06 \times 12}{10} = -0{,}072\text{ V}
\boxed{p = -0{,}072\text{ V}\cdot\mathrm{pH}^{-1} = -72\text{ mV}\cdot\mathrm{pH}^{-1}}

Résultat

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Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH ; Acide-base, précipitation, complexation

Notions : constante d'acidité, rupture de pente

À l'aide du diagramme E-pH, déterminer la valeur du du couple .

Voir l'indice

Repérer sur l'axe des abscisses la frontière verticale séparant l'acide \mathrm{AscH}_2 de sa base conjuguée \mathrm{AscH}^-.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la frontière entre les espèces \mathrm{AscH}_2 et \mathrm{AscH}^- : il s'agit d'une frontière acido-basique entre deux formes de même degré d'oxydation.
  2. Relier le \mathrm{pH} de cette frontière verticale au \mathrm{p}K_a du couple grâce à la relation de définition de la constante d'acidité.
  3. Relever directement la valeur indiquée sur la figure 6.
Voir la réponse courte

Lecture de l'abscisse de la rupture de pente sur le diagramme potentiel-pH pour obtenir la valeur du \mathrm{p}K_a.

Voir le corrigé complet

Le couple \mathrm{AscH}_2/\mathrm{AscH}^- est un couple acido-basique dont la réaction associée s'écrit :

\mathrm{AscH}_{2(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} = \mathrm{AscH}^-_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})}

La constante d'acidité K_a associée vérifie la relation :

\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_a + \log \left( \frac{[\mathrm{AscH}^-]}{[\mathrm{AscH}_2]} \right)

Sur la frontière séparant les domaines de prédominance de l'acide \mathrm{AscH}_2 et de sa base conjuguée \mathrm{AscH}^-, les concentrations des deux espèces sont égales ([\mathrm{AscH}_2] = [\mathrm{AscH}^-]). Cette frontière est donc une droite verticale d'équation :

\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_a(\mathrm{AscH}_2/\mathrm{AscH}^-)

Sur la figure 6, cette frontière verticale (qui correspond également à la rupture de pente de la courbe d'équilibre redox avec l'acide déshydroascorbique ADA) est repérée par le point d'abscisse \mathrm{pH} = 4{,}096.

On en déduit directement :

\boxed{\mathrm{p}K_a(\mathrm{AscH}_2/\mathrm{AscH}^-) = 4{,}10}

Résultat

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IV.B · Analyse des différentes étapes

Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH ; Oxydoréduction et piles

Notions : dismutation, stabilité du diiode

À l'aide du digramme E-pH de l'iode, expliquer pourquoi dans l'étape 2, on ajoute de l'acide phosphorique avant d'ajouter le diiode. Donner le type de réaction faisant intervenir le diiode placé en milieu basique. Écrire l'équation de cette réaction.

Voir l'indice

Examiner les domaines de prédominance de l'iode à \mathrm{pH} élevé sur le diagramme : \mathrm{I}_2 n'y est plus stable et se dismute en iodate et iodure.

Voir la stratégie
  1. Observer sur le diagramme E\text{-pH} l'évolution du domaine du diiode \mathrm{I}_2 (domaine B) en fonction du pH pour en déduire sa stabilité.
  2. Identifier la réaction d'oxydoréduction où \mathrm{I}_2 intervient à la fois comme oxydant et comme réducteur.
  3. Écrire et équilibrer les demi-équations électroniques associées aux deux couples de l'iode en milieu basique, puis sommer pour obtenir l'équation de la réaction.
Voir la réponse courte

En milieu basique, \mathrm{I}_2 subit une dismutation en \mathrm{I}^- et \mathrm{IO}_3^- ; l'ajout d'acide maintient un pH acide garantissant la stabilité du diiode.

Voir le corrigé complet

Sur le diagramme E\text{-pH} de l'élément iode (figure 6), on constate que le domaine B (associé au diiode \mathrm{I}_{2\text{(aq)}}) se referme pour les pH élevés (au-delà de \mathrm{pH} \approx 9). À pH basique, les domaines de l'iodate \mathrm{IO}_{3\text{(aq)}}^- (domaine A) et de l'iodure \mathrm{I}_{(\text{aq})}^- (domaine C) deviennent directement adjacents.

Par conséquent, le diiode \mathrm{I}_2 est thermodynamiquement instable en milieu basique et se transforme spontanément : il subit une réaction de dismutation.

L'ajout d'acide phosphorique \mathrm{H}_3\mathrm{PO}_4 lors de l'étape 2 permet d'acidifier le milieu réactionnel (\mathrm{pH} < 9), assurant ainsi la stabilité chimique du diiode \mathrm{I}_2 pour qu'il puisse oxyder quantitativement l'acide ascorbique sans être consommé par dismutation.

En milieu basique, les deux demi-équations d'oxydoréduction s'écrivent :

\begin{aligned} \text{Réduction :} \quad & \mathrm{I}_{2\text{(aq)}} + 2\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{I}_{(\text{aq})}^- \\ \text{Oxydation :} \quad & \mathrm{I}_{2\text{(aq)}} + 12\,\mathrm{HO}_{(\text{aq})}^- = 2\,\mathrm{IO}_{3\text{(aq)}}^- + 6\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})} + 10\,\mathrm{e}^- \end{aligned}

En combinant ces deux demi-équations (5 fois la réduction plus 1 fois l'oxydation) et en simplifiant par 2, on obtient l'équation de dismutation :

\boxed{3\,\mathrm{I}_{2\text{(aq)}} + 6\,\mathrm{HO}_{(\text{aq})}^- = \mathrm{IO}_{3\text{(aq)}}^- + 5\,\mathrm{I}_{(\text{aq})}^- + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})}}

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : verrerie de précision, protocole expérimental

Nommer les instruments de verrerie nécessaires pour prélever de jus d'orange, d'acide phosphorique et de solution de diiode.

Voir l'indice

Distinguer les prélèvements nécessitant une grande précision volumétrique (pipette jaugée) de ceux nécessitant une précision modérée (éprouvette graduée).

Voir la stratégie

Pour choisir la verrerie adaptée, on distingue la verrerie de précision (jaugée) de la verrerie d'évaluation (graduée) en analysant le rôle de chaque espèce et le nombre de chiffres significatifs :

  1. Une prise d'essai ou un réactif dont la quantité intervient directement dans le calcul quantitatif final nécessite une verrerie de haute précision (pipette jaugée).
  2. Une espèce introduite pour fixer les conditions opératoires (milieu acide), notée avec le symbole \approx, ne requiert qu'une verrerie de précision courante (éprouvette graduée).
Voir la réponse courte

Pipette jaugée pour les volumes précis de 10,0 mL et éprouvette graduée pour le volume approximatif d'acide phosphorique.

Voir le corrigé complet
  • Prélèvement de V_0 = 10{,}0\text{ mL} de jus d'orange :
    Il s'agit de la prise d'essai contenant l'espèce à doser (\mathrm{AscH_2}). Le volume doit être connu avec une grande précision (trois chiffres significatifs). On utilise donc :

    \boxed{\text{une pipette jaugée de } 10{,}0\text{ mL (munie d'une propipette ou d'un pipeteur)}}
  • Prélèvement de V_1 \approx 10\text{ mL} d'acide phosphorique :
    L'acide est introduit pour ajuster le pH du milieu (éviter la dismutation de \mathrm{I_2}) ; le volume n'intervient pas dans les calculs de quantité de matière et n'est indiqué qu'approximativement. On utilise donc :

    \boxed{\text{une éprouvette graduée de } 10\text{ mL (ou de } 25\text{ mL)}}
  • Prélèvement de V_2 = 10{,}0\text{ mL} de solution de diiode :
    Le dosage de la vitamine C étant un dosage indirect (en retour), la quantité de matière initiale de diiode n_{\mathrm{I}_2,0} = C_{\mathrm{I}_2} V_2 intervient directement dans le calcul final. Ce volume doit impérativement être précis. On utilise donc :

    \boxed{\text{une pipette jaugée de } 10{,}0\text{ mL (munie d'une propipette ou d'un pipeteur)}}

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH ; Oxydoréduction et piles

Notions : prévision de réaction, diagramme potentiel-ph

À l'aide des diagrammes E-pH, justifier que l'acide ascorbique réagisse de façon quantitative avec le diiode .

Voir l'indice

Comparer les potentiels standard ou les positions relatives des courbes E(\mathrm{pH}) des deux couples redox : l'oxydant \mathrm{I}_2 doit être situé nettement au-dessus du réducteur \mathrm{AscH}_2.

Voir la stratégie
  1. Repérer sur le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} la frontière du couple \mathrm{I}_{2\text{(aq)}}/\mathrm{I}^-_{\text{(aq)}} et celle du couple \mathrm{ADA}/\mathrm{AscH}_2.
  2. Comparer la position relative de ces frontières en milieu acide et évaluer l'écart de potentiel \Delta E.
  3. Conclure sur le caractère quantitatif à l'aide de la règle du « gamma » et du critère sur l'écart de potentiel (ou la constante d'équilibre).
Voir la réponse courte

Superposition des diagrammes : le domaine de \mathrm{I}_2 est situé nettement au-dessus de celui de l'acide ascorbique, la réaction est thermodynamiquement très favorisée.

Voir le corrigé complet

D'après le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} de la figure 6 :

  • La frontière entre \mathrm{I}_{2\text{(aq)}} et \mathrm{I}^-_{\text{(aq)}} est horizontale à :

    E(\mathrm{I}_{2\text{(aq)}}/\mathrm{I}^-_{\text{(aq)}}) \approx 0{,}62\text{ V}
  • La frontière du couple \mathrm{ADA}/\mathrm{AscH}_2 se situe à des potentiels nettement inférieurs : pour \mathrm{pH} = 0, elle vaut E^\circ = 0{,}13\text{ V} et décroît ensuite avec le pH (droite de pente négative).

En milieu acide (étape 2, \mathrm{pH} < 4) :

  • Les domaines de prédominance de \mathrm{I}_2 et de l'acide ascorbique \mathrm{AscH}_2 sont totalement disjoints.
  • L'oxydant \mathrm{I}_2 est situé au-dessus du réducteur \mathrm{AscH}_2. Selon la règle du « gamma », la réaction est favorisée thermodynamiquement : \mathrm{I}_2 oxyde spontanément \mathrm{AscH}_2.
  • L'écart entre les potentiels d'oxydoréduction vaut au minimum :

    \Delta E \geqslant 0{,}62 - 0{,}13 = 0{,}49\text{ V}

Deux électrons étant échangés au cours de la réaction, la constante d'équilibre standard K^\circ associée à l'équation (IV.1) à 298\text{ K} vérifie :

K^\circ = 10^{\frac{2\,\Delta E^\circ}{0{,}06}} = 10^{\frac{2 \times 0{,}49}{0{,}06}} \approx 10^{16{,}3} \gg 10^4

L'écart de potentiel \Delta E \gg \dfrac{4 \times 0{,}06}{n} = 0{,}12\text{ V} assure que la réaction est quantitative.

\boxed{\text{Les domaines de prédominance étant disjoints avec }\Delta E \geqslant 0{,}49\text{ V} \gg 0{,}12\text{ V},\text{ la réaction est quantitative.}}

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : facteur cinétique, temps de réaction

Justifier que, dans l'étape 3, on demande dans le protocole : « Attendre environ 20 minutes ».

Voir l'indice

Considérer l'aspect cinétique de l'oxydation de l'acide ascorbique par le diiode à température ambiante.

Voir la stratégie

Analyser le rôle du temps d'attente lors d'une étape de réaction préalable à un dosage en retour :

  1. Identifier la nature cinétique de la réaction d'oxydation de l'acide ascorbique par le diiode.
  2. Relier ce temps d'attente à la complétude de la réaction avant l'étape de titrage de l'excès de réactif.
Voir la réponse courte

La réaction d'oxydation de l'acide ascorbique par le diiode est lente, l'attente garantit son avancement total avant le titrage en retour.

Voir le corrigé complet

La réaction d'oxydation de l'acide ascorbique par le diiode (équation IV.1) est thermodynamiquement quantitative mais cinétiquement lente à température ambiante (ce qui justifie d'ailleurs le choix d'un dosage indirect en retour plutôt que d'un titrage direct).

L'attente d'environ 20 minutes sous agitation permet de :

  • laisser le temps à la réaction d'atteindre son état final (avancement maximal) ;
  • s'assurer que la totalité de la vitamine C présente dans la prise d'essai a été consommée par le diiode introduit en excès avant de procéder au dosage du diiode restant par les ions thiosulfate.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : constante d'équilibre, titrage d'oxydoréduction

Calculer la constante d'équilibre de la réaction de titrage (IV.2). Conclure.

Voir l'indice

Calculer \log K^\circ = \frac{n}{0{,}06}(E_1^\circ - E_2^\circ) en identifiant le nombre n d'électrons échangés entre les couples.

Voir la stratégie
  1. Écrire les demi-équations électroniques associées aux deux couples d'oxydoréduction mis en jeu pour identifier le nombre d'électrons échangés n.
  2. Relier la constante d'équilibre standard K^\circ à la différence des potentiels standard \Delta E^\circ à l'aide de la formule de Nernst à l'équilibre.
  3. Conclure sur le caractère quantitatif de la réaction et son aptitude à servir de support de titrage.
Voir la réponse courte

Calcul de K^\circ = 10^{2(E^\circ_1 - E^\circ_2)/0{,}06} \gg 10^4 confirmant le caractère quantitatif indispensable pour une réaction de titrage.

Voir le corrigé complet

Les demi-équations électroniques associées aux deux couples sont :

\begin{aligned} \mathrm{I}_{2\text{(aq)}} + 2\,\mathrm{e}^- &= 2\,\mathrm{I}_{(\text{aq})}^- \quad &\text{avec} \quad E^\circ_1 &= 0{,}62\text{ V} \\ \mathrm{S}_4\mathrm{O}_{6\text{(aq)}}^{2-} + 2\,\mathrm{e}^- &= 2\,\mathrm{S}_2\mathrm{O}_{3\text{(aq)}}^{2-} \quad &\text{avec} \quad E^\circ_2 &= 0{,}08\text{ V} \end{aligned}

Le nombre d'électrons échangés lors de la réaction (IV.2) est n = 2.

À l'équilibre chimique, les potentiels d'oxydoréduction des deux couples sont égaux (E_1 = E_2), ce qui conduit à la relation :

E^\circ_1 + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{a(\mathrm{I}_2)}{a(\mathrm{I}^-)^2}\right) = E^\circ_2 + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{a(\mathrm{S}_4\mathrm{O}_6^{2-})}{a(\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-})^2}\right)

On en déduit l'expression de la constante d'équilibre standard K^\circ :

\begin{aligned} E^\circ_1 - E^\circ_2 &= \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{a(\mathrm{I}^-)^2\,a(\mathrm{S}_4\mathrm{O}_6^{2-})}{a(\mathrm{I}_2)\,a(\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-})^2}\right) = \frac{0{,}06}{2}\log K^\circ \\ \log K^\circ &= \frac{2\,(E^\circ_1 - E^\circ_2)}{0{,}06} \end{aligned}

Application numérique :

\begin{aligned} \log K^\circ &= \frac{2 \times (0{,}62 - 0{,}08)}{0{,}06} = \frac{2 \times 0{,}54}{0{,}06} = 18 \\ K^\circ &= 10^{18} \end{aligned}
\boxed{K^\circ = 10^{18}}

Conclusion : La constante d'équilibre est très grande (K^\circ \gg 10^4) : la réaction est thermodynamiquement quasi-totale (quantitative). Étant par ailleurs rapide (comme indiqué par l'énoncé) et univoque, elle constitue une excellente réaction support de titrage.

Résultat

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IV.C · Détermination du titre massique d'acide ascorbique dans un jus d'orange

Question 42

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : bilan de matière, quantité de matière

Exprimer la quantité de matière de diiode introduit dans l'erlenmeyer.

Voir l'indice

Calculer le produit de la concentration molaire de la solution de diiode par le volume introduit V_2.

Voir la réponse courte

Quantité de matière initiale introduite en diiode : n_{\mathrm{I}_2,0} = C_2 V_2.

Voir le corrigé complet

D'après le protocole expérimental de l'étape 3, on introduit un volume V_2 = 20{,}0\text{ mL} d'une solution aqueuse de diiode de concentration molaire C_{\mathrm{I}_2} = 5{,}00 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

La quantité de matière de diiode \mathrm{I}_2 initialement introduite dans l'erlenmeyer s'exprime par :

\boxed{n_{\mathrm{I}_2,0} = C_{\mathrm{I}_2} V_2}

Application numérique :

n_{\mathrm{I}_2,0} = 5{,}00 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \times 20{,}0 \times 10^{-3}\text{ L} = 1{,}00 \times 10^{-4}\text{ mol} = 0{,}100\text{ mmol}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : équivalence, stœchiométrie

Exprimer la quantité de matière de diiode qui a réagi lors du titrage.

Voir l'indice

Établir la relation stœchiométrique à l'équivalence du titrage entre \mathrm{I}_2 résiduel et \mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-}.

Voir la réponse courte

À l'équivalence du titrage par le thiosulfate : n_{\mathrm{I}_2,e} = \frac{1}{2} C_3 V_{\text{eq}}.

Voir le corrigé complet

La réaction support du titrage à l'étape 4 est modélisée par l'équation (IV.2) :

\mathrm{I}_{2(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{S}_2\mathrm{O}_{3(\mathrm{aq})}^{2-} = 2\,\mathrm{I}_{(\mathrm{aq})}^- + \mathrm{S}_4\mathrm{O}_{6(\mathrm{aq})}^{2-}

À l'équivalence du titrage, les réactifs sont introduits dans les proportions stœchiométriques :

\frac{n_{\mathrm{I}_2,e}}{1} = \frac{n(\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-})_e}{2}

La quantité de matière d'ions thiosulfate versée à l'équivalence s'exprime par :

n(\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-})_e = C_s V_e

On en déduit l'expression de la quantité de matière n_{\mathrm{I}_2,e} de diiode ayant réagi lors du titrage :

\boxed{n_{\mathrm{I}_2,e} = \frac{C_s V_e}{2}}

Application numérique :

\begin{aligned} C_s &= 1{,}00 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \\ V_e &= 12{,}4\text{ mL} = 12{,}4 \times 10^{-3}\text{ L} \\ n_{\mathrm{I}_2,e} &= \frac{1{,}00 \times 10^{-2} \times 12{,}4 \times 10^{-3}}{2} = 6{,}20 \times 10^{-5}\text{ mol} \end{aligned}

Résultat

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Question 44

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : titrage en retour, concentration molaire

En déduire la quantité de matière d'acide ascorbique présent dans la prise d'essai et la concentration molaire en acide ascorbique du jus d'orange.

Voir l'indice

Effectuer le bilan de matière sur le diiode consommé par la vitamine C : n(\mathrm{AscH}_2) = n_{\mathrm{I}_2,0} - n_{\mathrm{I}_2,e}, puis diviser par le volume de jus V_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le bilan de matière sur le diiode à l'issue de l'étape 3 : le diiode introduit en excès a réagi d'une part avec l'acide ascorbique, et le surplus non consommé a été dosé lors du titrage par le thiosulfate (étape 4).
  2. Utiliser la stœchiométrie 1:1 de la réaction (IV.1) pour relier la quantité d'acide ascorbique dans la prise d'essai à la quantité de diiode consommée.
  3. En déduire la concentration molaire C(\mathrm{AscH}_2) en divisant par le volume V_0 de la prise d'essai de jus d'orange.
Voir la réponse courte

Bilan du titrage en retour : n(\mathrm{AscH}_2) = n_{\mathrm{I}_2,0} - n_{\mathrm{I}_2,e}, puis concentration molaire C = n / V_0.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (IV.1) de la réaction d'oxydation de l'acide ascorbique par le diiode :

\mathrm{C}_6\mathrm{H}_8\mathrm{O}_{6(\mathrm{aq})} + \mathrm{I}_{2(\mathrm{aq})} = 2\,\mathrm{I}^-_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{C}_6\mathrm{H}_6\mathrm{O}_{6(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})}

une mole de diiode réagit avec une mole d'acide ascorbique. La réaction étant quantitative (établi en Q39), la quantité de diiode consommée par la vitamine C s'écrit :

n_{\mathrm{I}_2,\text{consommé}} = n(\mathrm{AscH}_2)

Le diiode restant non consommé est dosé à l'étape 4 par le thiosulfate. Par conservation de la matière pour le diiode :

n_{\mathrm{I}_2,0} = n_{\mathrm{I}_2,\text{consommé}} + n_{\mathrm{I}_2,e} = n(\mathrm{AscH}_2) + n_{\mathrm{I}_2,e}

La quantité de matière d'acide ascorbique contenue dans la prise d'essai de volume V_0 est donc :

n(\mathrm{AscH}_2) = n_{\mathrm{I}_2,0} - n_{\mathrm{I}_2,e} = C_{\mathrm{I}_2}V_2 - \frac{C_s V_e}{2}

En utilisant les résultats des questions Q42 et Q43 :

\begin{aligned} n(\mathrm{AscH}_2) &= 1{,}00 \times 10^{-4} - 6{,}20 \times 10^{-5} = 3{,}80 \times 10^{-5}\text{ mol} \end{aligned}
\boxed{n(\mathrm{AscH}_2) = 3{,}80 \times 10^{-5}\text{ mol}}

Cette quantité d'acide ascorbique provient du prélèvement de volume V_0 = 10{,}0\text{ mL} de jus d'orange filtré. La concentration molaire en acide ascorbique dans ce jus est donc :

C(\mathrm{AscH}_2) = \frac{n(\mathrm{AscH}_2)}{V_0} = \frac{C_{\mathrm{I}_2}V_2 - \frac{C_s V_e}{2}}{V_0}

Application numérique :

\begin{aligned} C(\mathrm{AscH}_2) &= \frac{3{,}80 \times 10^{-5}\text{ mol}}{10{,}0 \times 10^{-3}\text{ L}} = 3{,}80 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}
\boxed{C(\mathrm{AscH}_2) = 3{,}80 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Résultat

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Question 45

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : concentration massique, masse molaire

En déduire la concentration massique en acide ascorbique du jus d'orange.

Voir l'indice

Multiplier la concentration molaire par la masse molaire de l'acide ascorbique.

Voir la réponse courte

Calcul de la concentration massique par multiplication par la masse molaire : C_m = C \times M(\mathrm{AscH}_2).

Voir le corrigé complet

La concentration massique C_m(\mathrm{AscH}_2) est liée à la concentration molaire C(\mathrm{AscH}_2) par la relation :

C_m(\mathrm{AscH}_2) = C(\mathrm{AscH}_2) \times M_{\mathrm{C}_6\mathrm{H}_8\mathrm{O}_6}

D'après la question Q44, C(\mathrm{AscH}_2) = 3{,}80 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, et la masse molaire fournie dans les données est M_{\mathrm{C}_6\mathrm{H}_8\mathrm{O}_6} = 176\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}.

L'application numérique donne :

\begin{aligned} C_m(\mathrm{AscH}_2) &= 3{,}80 \times 10^{-3} \times 176 \\ &= 0{,}669\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}
\boxed{C_m(\mathrm{AscH}_2) = 0{,}669\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} = 669\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1}}

Résultat

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Partie V : Étude d'un conservateur agroalimentaire, l'acide benzoïque

Question 46

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : quotient de réaction, activité chimique

Exprimer la constante d'équilibre en fonction des activités des différentes espèces. Que valent ces activités ?

Voir l'indice

Écrire le quotient de réaction à l'équilibre en fixant à 1 l'activité du solide pur et en exprimant l'activité de l'espèce dissoute par son rapport à C^\circ.

Voir la réponse courte

L'activité du solide pur vaut 1 et celle du soluté s/c^\circ, d'où K^\circ = s/c^\circ.

Voir le corrigé complet

Considérons l'équilibre de dissolution hétérogène (V.1) :

\mathrm{Ph-COOH}_{(\text{s})} = \mathrm{Ph-COOH}_{(\text{aq})}

D'après la loi d'action de masse, la constante thermodynamique d'équilibre associée à cette réaction s'exprime par le quotient réactionnel à l'équilibre en fonction des activités des espèces chimiques :

\boxed{K^\circ(T) = \frac{a_{\text{éq}}(\mathrm{Ph-COOH}_{(\text{aq})})}{a_{\text{éq}}(\mathrm{Ph-COOH}_{(\text{s})})}}

Ces activités valent :

  • Pour le réactif solide \mathrm{Ph-COOH}_{(\text{s})}, corps pur dans sa phase condensée sous la pression standard :

    \boxed{a(\mathrm{Ph-COOH}_{(\text{s})}) = 1}
  • Pour le soluté en solution aqueuse \mathrm{Ph-COOH}_{(\text{aq})}, dans l'approximation des solutions idéales diluées :

    \boxed{a(\mathrm{Ph-COOH}_{(\text{aq})}) = \frac{[\mathrm{Ph-COOH}_{(\text{aq})}]}{C^\circ}}

    où C^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} est la concentration standard.

À l'équilibre chimique en présence d'acide benzoïque solide non dissous (solution saturée), la concentration en acide benzoïque dissous est égale à la solubilité molaire s = [\mathrm{Ph-COOH}_{(\text{aq})}]_{\text{éq}}, d'où :

\boxed{K^\circ(T) = \frac{s}{C^\circ}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 47

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : solubilité, condition de dissolution

À 25 °C, justifier que la préconisation d'une concentration en acide benzoïque de ne pose aux industriels aucun problème de dissolution de l'acide benzoïque.

Voir l'indice

Convertir la solubilité molaire lue sur la figure 7 à 298 K en solubilité massique (s_m = s \cdot M) et comparer à 0{,}3\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}.

Voir la stratégie
  1. Convertir la température de 25\text{ }^\circ\text{C} en kelvins afin d'exploiter la figure 7.
  2. Déterminer par lecture graphique la solubilité molaire s de l'acide benzoïque à cette température.
  3. Calculer la solubilité massique correspondante s_m = s \, M (ou la concentration molaire équivalente à 0{,}3\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}) et la comparer à la préconisation des industriels.
Voir la réponse courte

La concentration préconisée de 0{,}3\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} est inférieure à la solubilité à 25 °C, garantissant une dissolution totale.

Voir le corrigé complet

À la température \theta = 25\text{ }^\circ\text{C}, la température thermodynamique vaut :

T = 25 + 273 = 298\text{ K}

D'après la figure 7, la solubilité molaire de l'acide benzoïque dans l'eau à T = 298\text{ K} est d'environ :

s \approx 27\text{ à }28\text{ mmol}\cdot\text{L}^{-1} = 2{,}8 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

La masse molaire de l'acide benzoïque étant M = 122\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, la solubilité massique maximale à 25\text{ }^\circ\text{C} vaut :

\begin{aligned} s_m &= s \times M \\ s_m &\approx 2{,}8 \times 10^{-2} \times 122 \approx 3{,}4\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}

On constate que la concentration préconisée par les industriels, C_m = 0{,}3\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}, vérifie :

C_m \ll s_m \quad \left(\text{ou en concentration molaire : } C = \frac{C_m}{M} \approx 2{,}5\text{ mmol}\cdot\text{L}^{-1} \ll s\right)
\boxed{C_m \approx 0{,}3\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} \ll s_m \approx 3{,}4\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}}

La concentration visée étant environ dix fois inférieure à la limite de solubilité à 25\text{ }^\circ\text{C}, l'acide benzoïque se dissout intégralement sans risque de saturation ni formation de précipité.

Résultat

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Question 48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de van 't hoff, équilibre chimique

Déterminer en justifiant le signe de l'enthalpie standard de réaction .

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Constater l'évolution de la solubilité s(T) avec la température et relier le signe de sa dérivée à \Delta_r H^\circ à l'aide de la loi de Van 't Hoff.

Voir la stratégie
  1. Relier l'évolution de la solubilité s avec la température T (lue sur la figure 7) à l'évolution de la constante d'équilibre K^\circ(T) établie à la question Q46.
  2. Appliquer la loi de Van 't Hoff pour en déduire rigoureusement le signe de \Delta_r H^\circ, ou utiliser le principe de modération de Le Chatelier.
Voir la réponse courte

La solubilité augmente avec la température : selon la loi de Van 't Hoff, l'équilibre se déplace dans le sens endothermique, donc \Delta_r H^\circ > 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q46, la constante thermodynamique d'équilibre de la réaction de dissolution est proportionnelle à la solubilité :

K^\circ(T) = \frac{s(T)}{C^\circ}

D'après la courbe de la figure 7, la solubilité s de l'acide benzoïque est une fonction strictement croissante de la température sur la plage étudiée (elle passe d'environ 20\text{ mmol}\cdot\text{L}^{-1} à 293\text{ K} à plus de 60\text{ mmol}\cdot\text{L}^{-1} à 323\text{ K}). Il en est donc de même pour la constante d'équilibre K^\circ(T), soit :

\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} > 0

D'après la relation de Van 't Hoff rappelée dans les données :

\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H^\circ(T)}{R T^2}

Comme R > 0 et T^2 > 0, il vient immédiatement :

\boxed{\Delta_r H^\circ > 0}

La réaction de dissolution de l'acide benzoïque dans l'eau est donc endothermique.

Résultat

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Question 49

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de van 't hoff, enthalpie de réaction

À l'aide des différentes courbes de la figure B du document réponse (à rendre avec la copie) et en supposant l'enthalpie standard de réaction constante, déterminer l'enthalpie standard de la réaction étudiée.

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Choisir la courbe appropriée linéarisée \ln K = f(1/T) dont la pente vaut -\Delta_r H^\circ / R, et en déduire la valeur numérique de l'enthalpie standard.

Voir la stratégie
  1. Intégrer la relation de Van 't Hoff fournie dans l'énoncé sous l'hypothèse où \Delta_r H^\circ est indépendante de la température pour obtenir la loi de variation de \ln(K) en fonction de 1/T.
  2. Identifier la courbe de la figure B qui permet une détermination directe de \Delta_r H^\circ à partir d'une régression linéaire (courbe \ln(K) = f(1/T)).
  3. Relier la pente de la droite à \Delta_r H^\circ et effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Exploitation de la pente de \ln s = f(1/T) égale à -\Delta_r H^\circ / R pour déterminer numériquement l'enthalpie standard de dissolution.

Voir le corrigé complet

La relation de Van 't Hoff s'écrit :

\frac{\mathrm{d}\ln(K)}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H^\circ}{R T^2}

Sachant que \mathrm{d}\left(\frac{1}{T}\right) = -\frac{\mathrm{d}T}{T^2}, cette relation devient :

\frac{\mathrm{d}\ln(K)}{\mathrm{d}(1/T)} = -\frac{\Delta_r H^\circ}{R}

En supposant l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ constante sur l'intervalle de température considéré, l'intégration donne :

\ln(K) = -\frac{\Delta_r H^\circ}{R} \cdot \frac{1}{T} + \text{cste}

La fonction \ln(K) = f(1/T) est donc une droite de pente :

p = -\frac{\Delta_r H^\circ}{R}

La figure B présente précisément le tracé de \ln(K) = f(1/T), dont l'équation de régression linéaire est fournie :

y = -3{,}08 \times 10^3\, x + 13{,}6

Par identification entre y = \ln(K) et x = 1/T, on en déduit la pente de la droite :

p = -3{,}08 \times 10^3\text{ K}

On en déduit l'expression littérale de l'enthalpie standard de réaction :

\Delta_r H^\circ = -p \cdot R

Application numérique avec R = 8{,}314\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= -(-3{,}08 \times 10^3)\times 8{,}314 \\ &= 2{,}56 \times 10^4\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} = 25{,}6\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r H^\circ = 25{,}6\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

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Question 50

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : principe de le chatelier, équilibre acido-basique

Comment varie la concentration de l'acide benzoïque en phase aqueuse lors de l'ajout de la solution d'hydroxyde de sodium ? En déduire le sens de déplacement de l'équilibre (V.1).

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Les ions hydroxyde consomment l'acide benzoïque dissous : appliquer la loi de modération de Le Chatelier pour prévoir la réaction de la phase solide.

Voir la réponse courte

La réaction de dosage consomme la forme acide en solution, déplaçant l'équilibre de dissolution dans le sens direct par modération.

Voir le corrigé complet

Lors de l'ajout de la solution d'hydroxyde de sodium, les ions hydroxyde \mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} réagissent avec l'acide benzoïque dissous \mathrm{Ph-COOH}_{(\text{aq})} selon la réaction acido-basique (V.2) :

\mathrm{Ph-COOH}_{(\text{aq})} + \mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} = \mathrm{Ph-COO}^-_{(\text{aq})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})}

Cette réaction est quantitative car sa constante d'équilibre vaut :

K^\circ = \frac{K_a}{K_e} = 10^{\mathrm{p}K_e - \mathrm{p}K_a} = 10^{14{,}0 - 4{,}2} = 10^{9{,}8} \gg 10^4

Cette consommation entraîne donc une baisse de la concentration en acide benzoïque aqueux :

\boxed{[\mathrm{Ph-COOH}_{(\text{aq})}] \text{ diminue}}

Considérons le quotient de réaction associé à l'équilibre de dissolution (V.1) :

Q_r = \frac{[\mathrm{Ph-COOH}_{(\text{aq})}]}{C^\circ}

Initialement à l'équilibre, on avait Q_r = K^\circ. La diminution de [\mathrm{Ph-COOH}_{(\text{aq})}] implique désormais :

Q_r < K^\circ

D'après le critère d'évolution spontanée (ou le principe de modération de Le Chatelier), le système évolue dans le sens qui tend à s'opposer à cette diminution, c'est-à-dire en reformant \mathrm{Ph-COOH}_{(\text{aq})}.

\boxed{\text{L'équilibre (V.1) se déplace dans le sens direct (sens de la dissolution).}}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2020 ?

Surtout 4 chapitres : Systèmes ouverts en écoulement (29 % des questions, partie II), Machines thermiques (16 %, partie I), Premier et second principes (14 %, partie III) et Titrages (10 %). Plus ponctuellement : Diagrammes E-pH, Thermodynamique chimique et équilibres, Oxydoréduction et piles, Acide-base, précipitation, complexation, Changements d'état du corps pur…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2020 dès la première année (TSI1) ?

En partie : 18 questions sur 50 (36 %) ne demandent que le programme de TSI1. Blocs abordables : la partie III en entier (Q26 à Q32) et la sous-partie IV.C (Q42 à Q45). Avec les autres programmes de première année : 30 en MPSI, 30 en PCSI, 17 en PTSI, 17 en MP2I et 48 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2020 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie II est la plus longue (environ 1 h 15).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2020 ?

Q25 (sous-refroidissement) et Q31 (effet magnétocalorique), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2020 ?

Questions de cours : Q4 (coefficient de performance), Q11 (coefficient de performance), Q12 (premier principe industriel), Q13 (détente de joule-thomson), Q14 (diagramme enthalpique), Q16 (équilibre liquide-vapeur), Q17 (loi de joule), Q19 (cycle frigorifique)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q20 (diagramme enthalpique), Q24 (coefficient de performance), Q35 (formule de nernst), Q41 (constante d'équilibre) et Q44 (titrage en retour).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (32 sur 50), par exemple : Q2 à Q4, Q7 à Q11, Q14, Q16, Q18, Q19, Q21 à Q23, Q26, Q30, Q32 à Q34, Q36, Q38 à Q43…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q5, Q12, Q13 et Q29.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2020 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport indique que la partie I (11% des points en moyenne) et la partie IV (20%) ont été mal traitées, tandis que les parties II (30%) et III (32%) ont été bien réussies. Moyenne : 6,89/20 (écart-type 4,24, 1 022 présents).

Faut-il des connaissances spécifiques en magnétisme pour la partie III ?

Non : l'effet magnétocalorique est entièrement guidé par le texte, qui fournit l'expression différentielle liant température et entropie magnétique en Q29 ainsi que le graphe expérimental en Q30. Seuls le premier et le second principes de la thermodynamique sont requis.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
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0 question réussie sur 50
Position estimée
–
des copies sous cette note

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 50 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 6,89 et d'écart-type 4,24 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

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Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.