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Corrigé détaillé CCINP Physique-Chimie MPI 2024

Bienvenue dans les Landes !

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MP2I : 11 questions sur 39, parties IV et VI en entier. Autres questions faisables en MP2I

Autres premières années : MPSI 21 · PCSI 21 · PTSI 21 · BCPST1 12 questions.

Détail par partie
  • Partie I : Les besoins en eau du pin maritime (ou pin des Landes)0/72e année
  • Partie II : Gemmage en forêt landaise et distillation de la résine de pin1/6En partie
  • Partie III : La marche du berger landais sur échasses1/9En partie
  • Partie IV : La préparation du pastis landais5/5Faisable
  • Partie V : Système d'arrosage automatique d'un green de golf0/82e année
  • Partie VI : Bronzage sur les plages de la Côte d'Argent et protection solaire4/4Faisable

Le sujet en bref

Sujet difficile · Électrocinétique et électronique, Mécanique, Solutions aqueuses et électrochimie · 8 incontournables · 21 questions de première année
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Ce sujet propose un parcours original et contextualisé à travers le patrimoine naturel, culturel et gastronomique des Landes de Gascogne. Il est structuré en six parties totalement indépendantes balayant un très large spectre du programme de physique et de chimie : analogies de transport, changements d'état diphasiques, mécanique du marcheur bipède, équilibres acido-basiques, électronique numérique et oscillateurs à relaxation, puis dosage d'oxydoréduction.

D'un niveau technique très abordable et fidèle à l'esprit du concours CCINP, l'épreuve valorise la rigueur de lecture des énoncés, le sens physique et l'application directe des théorèmes fondamentaux. Elle constitue un excellent support d'entraînement pour des révisions transversales rapides ou pour s'exercer à la modélisation interdisciplinaire en début de seconde année.

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,05/20)
Temps estimé
≈ 2 h 55 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en MP2I et MPSI : 21 questions sur 39, parties III, IV et VI.

Où gagner des points

30 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Rapides et accessibles (30) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

39 questions
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Partie I : Les besoins en eau du pin maritime (ou pin des Landes)

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : loi d'ohm locale, analogie électrocinétique, débit massique

a) Rappeler la loi d'Ohm locale dans un milieu ohmique (on l'écrira à l'aide du potentiel électrique ). À quelles grandeurs électriques sont analogues respectivement et ? Définir et exprimer, en fonction des données, la conductivité hydraulique , analogue de la conductivité électrique.

b) Dans ce modèle, la masse d'eau traversant une surface par unité de temps, ou débit massique à travers , est . De quelle grandeur électrique le débit massique est-il l'analogue ?

Voir l'indice

Exprimer \vec{j} = \sigma \vec{E} = -\sigma \overrightarrow{\operatorname{grad}} V pour identifier les correspondances terme à terme avec la loi de Darcy.

Voir la réponse courte

Rappel de la loi d'Ohm locale \vec{j} = -\sigma\vec{\operatorname{grad}}V et identification des grandeurs analogues : potentiel, densité de courant et intensité.

Voir le corrigé complet

a) Dans un milieu conducteur ohmique isotrope, en régime stationnaire ou quasi-stationnaire, la loi d'Ohm locale s'écrit, en reliant le champ électrique \vec{E} au potentiel électrique V par \vec{E} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,V :

\vec{j} = \sigma \vec{E} = -\sigma\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,V

où \vec{j} est le vecteur densité volumique de courant électrique et \sigma la conductivité électrique du milieu.

En comparant cette relation avec la loi de Darcy :

\vec{j}_M = -\frac{K}{\rho_e g}\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,\psi

on identifie directement les analogies suivantes :

  • le potentiel hydrique \psi est l'analogue du potentiel électrique V ;
  • le vecteur densité de courant de masse \vec{j}_M est l'analogue du vecteur densité de courant électrique \vec{j}.

Par identification formelle entre \vec{j}_M = -\gamma\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,\psi et \vec{j} = -\sigma\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,V, on définit la conductivité hydraulique \gamma du milieu, analogue de la conductivité électrique \sigma, par :

\boxed{\gamma = \frac{K}{\rho_e g}}

b) En électrocinétique, le flux du vecteur densité de courant \vec{j} à travers une section (S) définit l'intensité du courant électrique I :

I = \iint_{(S)} \vec{j}\cdot\mathrm{d}\vec{S}

Par analogie, le débit massique D = \iint_{(S)} \vec{j}_M \cdot \mathrm{d}\vec{S} est l'analogue de l'intensité du courant électrique I.

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : résistance hydraulique, analyse dimensionnelle

a) Définir la résistance hydraulique d'un tube de courant d'eau de débit massique , d'extrémités et , soumis à une différence de potentiel hydrique .

b) Dans quelle unité faisant intervenir uniquement le mètre et la seconde, s'exprime la résistance hydraulique ?

Voir l'indice

Traduire la relation U = R I sous forme hydraulique \Delta \psi = R_H D, puis réaliser l'analyse dimensionnelle avec le pascal et le débit massique en \mathrm{kg \cdot s^{-1}}.

Voir la réponse courte

Définition de la résistance hydraulique par la loi d'Ohm R_H = \Delta\psi / D et détermination de son unité en \mathrm{m^{-1}\cdot s^{-1}}.

Voir le corrigé complet

a) Par analogie avec la loi d'Ohm macroscopique régissant un conducteur ohmique en régime continu (V_A - V_B = R \, I), la différence de potentiel hydrique \psi_A - \psi_B > 0 entre les deux extrémités d'un tube de courant parcouru par un débit massique D (orienté de A vers B) s'écrit :

\psi_A - \psi_B = R_H \, D

La résistance hydraulique R_H est donc définie par :

\boxed{R_H = \frac{\psi_A - \psi_B}{D}}

b) Déterminons la dimension de la résistance hydraulique à partir des grandeurs de base du Système international :

  • Le potentiel hydrique \psi est homogène à une pression, exprimée en pascals (\mathrm{Pa}) :

    [\psi] = \frac{[\text{Force}]}{[\text{Surface}]} = \frac{\mathrm{M \cdot L \cdot T^{-2}}}{\mathrm{L^2}} = \mathrm{M \cdot L^{-1} \cdot T^{-2}} \quad (\text{soit en } \mathrm{kg \cdot m^{-1} \cdot s^{-2}})
  • Le débit massique D représente une masse par unité de temps :

    [D] = \frac{[\text{Masse}]}{[\text{Temps}]} = \mathrm{M \cdot T^{-1}} \quad (\text{soit en } \mathrm{kg \cdot s^{-1}})

On en déduit la dimension de R_H :

[R_H] = \frac{[\psi]}{[D]} = \frac{\mathrm{M \cdot L^{-1} \cdot T^{-2}}}{\mathrm{M \cdot T^{-1}}} = \mathrm{L^{-1} \cdot T^{-1}}

La résistance hydraulique s'exprime donc en :

\boxed{\mathrm{m^{-1} \cdot s^{-1}}}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : résistance hydraulique, circulation du champ, association de résistances

Par circulation du champ le long d'une racine, établir l'expression de la résistance hydraulique d'une racine en fonction de , et de . En déduire la résistance hydraulique du système racinaire.

Voir l'indice

Intégrer le gradient de potentiel sur un cylindre rectiligne pour R_r, puis appliquer la loi d'association pour N résistances identiques montées en dérivation.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence de potentiel hydrique \psi_S - \psi_O par la circulation du champ -\vec{\operatorname{grad}}\,\psi le long d'une racine.
  2. Relier le gradient au vecteur densité de courant massique \vec{j}_M via la loi de Darcy, puis au débit massique D_r pour identifier la résistance R_r.
  3. Associer les N racines montées en parallèle entre le sol et le nœud O pour en déduire R_N.
Voir la réponse courte

Intégration du gradient de potentiel le long d'une racine pour établir R_r = l_r / (\gamma_r s_r), puis mise en parallèle des N racines.

Voir le corrigé complet

Considérons une racine cylindrique rectiligne de section s_r, de longueur l_r, d'axe orienté de l'extrémité en contact avec le sol (S) vers la base du tronc (O).

La circulation du champ -\vec{\operatorname{grad}}\,\psi le long de cette racine de S à O s'écrit :

\int_S^O (-\vec{\operatorname{grad}}\,\psi) \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = - \left[ \psi \right]_S^O = \psi_S - \psi_O

D'après la loi de Darcy introduite en Q1, on a \vec{j}_M = -\gamma_r \vec{\operatorname{grad}}\,\psi, soit -\vec{\operatorname{grad}}\,\psi = \frac{\vec{j}_M}{\gamma_r}. En régime stationnaire, la conservation de la masse impose un écoulement unidimensionnel uniforme le long de la racine : le vecteur \vec{j}_M est colinéaire à \mathrm{d}\vec{\ell} et de norme uniforme dans la section s_r, d'où un débit massique à travers la section D_r = j_M s_r.

On en déduit :

\begin{aligned} \psi_S - \psi_O &= \int_S^O \frac{\vec{j}_M}{\gamma_r} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \frac{j_M}{\gamma_r} \int_S^O \mathrm{d}\ell = \frac{j_M l_r}{\gamma_r} \\ \psi_S - \psi_O &= \frac{l_r}{\gamma_r s_r} D_r \end{aligned}

Par identification avec la définition de la résistance hydraulique R_r = \frac{\psi_S - \psi_O}{D_r} (Q2), on obtient :

\boxed{R_r = \frac{l_r}{\gamma_r s_r}}

Le système racinaire est constitué de N racines identiques connectées en parallèle entre le même potentiel d'entrée \psi_S (le sol) et le même potentiel de sortie \psi_O (le point O). Le débit massique total aspiré est la somme des débits de chaque racine : D_{\text{tot}} = N D_r.

La loi d'association en parallèle donne ainsi :

\frac{1}{R_N} = \sum_{k=1}^N \frac{1}{R_r} = \frac{N}{R_r} \implies \boxed{R_N = \frac{R_r}{N} = \frac{l_r}{N \gamma_r s_r}}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : schéma équivalent, dipôle en série

Avec la résistance hydraulique du système racinaire, celle du tronc, celle du système foliaire et celle à l'interface entre le système foliaire et l'atmosphère, donner en justifiant, le schéma électrique équivalent au système racines-tronc-feuilles-atmosphère.

Voir l'indice

Suivre le trajet continu du flux de sève depuis le sol jusqu'à l'air pour identifier un montage purement série.

Voir la stratégie
  1. Justifier la mise en série des différents éléments en s'appuyant sur la conservation du flux de masse d'eau (débit massique constant en régime stationnaire le long du végétal).
  2. Représenter le schéma électrique équivalent en précisant les potentiels aux bornes (sol et atmosphère) ainsi que les nœuds intermédiaires.
Voir la réponse courte

Représentation en dipôle série des résistances hydrauliques R_N, R_t, R_f et R_a soumises à la différence de potentiel sol-atmosphère.

Voir le corrigé complet

En régime stationnaire, la conservation de la masse d'eau impose que le débit massique D qui traverse successivement le système racinaire, le tronc, le système foliaire et l'interface avec l'atmosphère soit conservé :

D_{\text{racines}} = D_{\text{tronc}} = D_{\text{feuilles}} = D_{\text{atmosphère}} = D

Par analogie électrocinétique, un même débit massique (analogue de l'intensité du courant électrique) traversant ces différents milieux implique que les résistances hydrauliques associées sont connectées en série.

Le système racines-tronc-feuilles-atmosphère est donc équivalent à quatre résistances en série soumises à la différence de potentiel hydrique globale \psi_S - \psi_{\text{atm}} :

La résistance hydraulique totale de l'arbre et de son interface s'écrit ainsi :

\boxed{R_{\text{tot}} = R_N + R_t + R_f + R_a}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : loi d'ohm, pont diviseur de tension

À partir de et des valeurs du potentiel hydrique de la figure 2, donner la valeur numérique de .

Voir l'indice

Exprimer la conservation du débit massique traversant l'arbre et franchissant l'interface foliaire pour relier R_a à R_p et aux sauts de potentiel \Delta \psi.

Voir la stratégie
  1. Exploiter le modèle en série établi à la question Q4 : en régime permanent, le débit massique d'eau D est identique à travers chaque élément du CSPA.
  2. Exprimer ce débit massique à la fois à travers le pin (de résistance R_p) et à travers l'interface foliaire-atmosphère (de résistance R_a).
  3. Relever les valeurs des potentiels hydriques sur la figure 2 pour en déduire la valeur numérique de R_a.
Voir la réponse courte

Exploitation de la continuité du débit dans le circuit série pour exprimer et calculer R_a à partir de R_p et des potentiels.

Voir le corrigé complet

D'après l'étude menée à la question Q4, le pin et l'interface feuille-atmosphère sont traversés par un même flux d'eau de débit massique D en régime stationnaire. Par analogie avec la loi d'Ohm, on a :

D = \frac{\psi_{\text{sol}} - \psi_{\text{feuilles}}}{R_p} = \frac{\psi_{\text{feuilles}} - \psi_{\text{atm}}}{R_a}

où :

  • \Delta \psi_p = \psi_{\text{sol}} - \psi_{\text{feuilles}} est la différence de potentiel hydrique aux bornes du pin (depuis le sol au contact des racines jusqu'aux aiguilles sommitales) ;
  • \Delta \psi_a = \psi_{\text{feuilles}} - \psi_{\text{atm}} est la différence de potentiel hydrique à l'interface feuille-atmosphère.

On en déduit l'expression de la résistance hydraulique R_a :

R_a = R_p \, \frac{\psi_{\text{feuilles}} - \psi_{\text{atm}}}{\psi_{\text{sol}} - \psi_{\text{feuilles}}}

D'après la figure 2, les potentiels hydriques valent :

\begin{aligned} \psi_{\text{sol}} &= -0{,}05\text{ MPa} \\ \psi_{\text{feuilles}} &= -1{,}5\text{ MPa} \\ \psi_{\text{atm}} &= -100\text{ MPa} \end{aligned}

Ce qui donne les écarts de potentiel suivants :

\begin{aligned} \Delta \psi_p &= -0{,}05 - (-1{,}5) = 1{,}45\text{ MPa} \\ \Delta \psi_a &= -1{,}5 - (-100) = 98{,}5\text{ MPa} \end{aligned}

Avec R_p = 1{,}0 \cdot 10^9\text{ S.I.} :

R_a = 1{,}0 \cdot 10^9 \times \frac{98{,}5}{1{,}45} \approx 6{,}8 \cdot 10^{10}\text{ S.I.}
\boxed{R_a \approx 6{,}8 \cdot 10^{10}\text{ m}^{-1}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : débit massique, loi d'ohm

En déduire la masse évapo-transpirée par un pin adulte pendant un jour d'été (avec les valeurs numériques de la figure 2 et une durée d'exposition solaire journalière de ).

Voir l'indice

Calculer le débit massique D = \Delta \psi / R_p à travers l'arbre puis multiplier par la durée d'exposition solaire de 12 heures.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le débit massique D de sève brute (assimilée à de l'eau pure) transitant dans le pin à partir de la différence de potentiel hydrique aux bornes de l'arbre et de sa résistance hydraulique R_p.
  2. En déduire la masse d'eau m évapo-transpirée pendant la durée d'exposition solaire \Delta t = 12\text{ h}.
Voir la réponse courte

Calcul du débit massique D = \Delta\psi / R_{\text{tot}} puis intégration sur une durée de 12 heures pour obtenir la masse d'eau perdue.

Voir le corrigé complet

En régime stationnaire, le débit massique D traversant chaque élément en série du système est constant. D'après la définition de la résistance hydraulique (question Q2) appliquée à l'ensemble du pin entre le sol (\psi_{\mathrm{S}}) et le sommet foliaire (\psi_{\mathrm{f}}) :

D = \frac{\psi_{\mathrm{S}} - \psi_{\mathrm{f}}}{R_p}

D'après la figure 2 :

\begin{aligned} \psi_{\mathrm{S}} &= -0,05\text{ MPa} = -0,05 \cdot 10^6\text{ Pa} \\ \psi_{\mathrm{f}} &= -1,5\text{ MPa} = -1,5 \cdot 10^6\text{ Pa} \end{aligned}

d'où :

D = \frac{-0,05\cdot 10^6 - (-1,5\cdot 10^6)}{1,0 \cdot 10^9} = \frac{1,45 \cdot 10^6}{1,0 \cdot 10^9} = 1,45 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}

Pendant une durée journalière d'exposition solaire \Delta t = 12\text{ h} = 12 \times 3\,600\text{ s} = 4,32 \cdot 10^4\text{ s}, la masse d'eau évapo-transpirée par le pin est :

\begin{aligned} m &= D\,\Delta t \\ m &= 1,45 \cdot 10^{-3} \times 4,32 \cdot 10^4 \approx 63\text{ kg} \end{aligned}
\boxed{m \approx 63\text{ kg}}

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : ordre de grandeur, analyse critique

On peut lire sur un document du C.N.P.F. (Centre National de la Protection Forestière) « qu'un hectare de pins maritimes adultes aspire 15 à 25 tonnes d'eau par jour, cette eau étant évapo-transpirée par la partie aérienne de l'arbre ». Sachant qu'il y a typiquement 300 pins adultes par hectare, les valeurs du C.N.P.F. sont-elles en accord avec le résultat trouvé en Q6 ? On rappelle que .

Voir l'indice

Multiplier la masse d'eau transpirée par arbre trouvée en Q6 par le nombre d'arbres par hectare et convertir en tonnes.

Voir la réponse courte

Multiplication de la masse par arbre par 300 et confrontation de l'ordre de grandeur obtenu à l'intervalle annoncé par le CNPF.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q6, la masse d'eau évapo-transpirée par un pin adulte au cours d'une journée d'été est :

m \approx 62,6\text{ kg}

Pour un peuplement de N = 300\text{ pins} par hectare, la masse totale d'eau M_{\text{ha}} évapo-transpirée par hectare et par jour s'écrit :

M_{\text{ha}} = N \cdot m

En réalisant l'application numérique :

M_{\text{ha}} = 300 \times 62,6\text{ kg} \approx 1,88 \cdot 10^4\text{ kg} = 18,8\text{ tonnes}

Cette valeur de 19\text{ tonnes} est bien comprise dans l'intervalle de 15\text{ à } 25\text{ tonnes} par jour fourni par le C.N.P.F.

\boxed{M_{\text{ha}} \approx 19\text{ tonnes d'eau/jour/ha} \in [15\,;\,25]\text{ tonnes}}

Les valeurs du C.N.P.F. sont donc en excellent accord avec le résultat calculé en Q6.

Résultat

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Partie II : Gemmage en forêt landaise et distillation de la résine de pin

Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : diagramme p-t, point triple, point critique

Dessiner l'allure du diagramme des phases de l'eau pure. Nommer et mentionner deux points particuliers sur ce diagramme et indiquer les domaines solide, liquide et gazeux.

Voir l'indice

Tracer les trois courbes d'équilibre se rejoignant au point triple et repérer la pente négative caractéristique de l'équilibre solide-liquide de l'eau.

Voir la réponse courte

Tracé de l'allure du diagramme (P, T) de l'eau avec pente négative de la courbe de fusion, point triple et point critique.

Voir le corrigé complet

L'allure du diagramme des phases (p, T) d'un corps pur comme l'eau présente les trois domaines de stabilité monophasique (solide, liquide et gaz) séparés par trois courbes d'équilibre diphasique qui se rejoignent en un point commun :

Les deux points particuliers requis par l'énoncé sont :

  • Le point triple \mathrm{T} : unique état thermodynamique où les trois phases (solide, liquide, vapeur) coexistent simultanément en équilibre sous la variance nulle v = 1 - 3 + 2 = 0. Pour l'eau pure : T_{\text{t}} \approx 273{,}16\text{ K} (0{,}01\text{ }^\circ\text{C}) et p_{\text{t}} \approx 611\text{ Pa} \approx 6{,}1\times 10^{-3}\text{ bar}.
  • Le point critique \mathrm{C} : extrémité supérieure de la courbe de vaporisation liquide-gaz. En ce point, les masses volumiques et enthalpies des phases liquide et gazeuse deviennent identiques (la distinction liquide/gaz disparaît). Au-delà (T > T_{\text{c}} et p > p_{\text{c}}), le milieu est un fluide supercritique. Pour l'eau pure : T_{\text{c}} \approx 647\text{ K} (374\text{ }^\circ\text{C}) et p_{\text{c}} \approx 221\text{ bar}.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Changements d'état du corps pur

Notions : équation d'état du gaz parfait, pression de vapeur saturante

La pression de vapeur saturante du pinène pur à est . En considérant le modèle de gaz parfait pour les espèces gazeuses, établir s'il est dangereux de travailler dans un local à dans lequel de l'essence de térébenthine se trouverait à l'équilibre de vaporisation, sachant que la teneur limite à ne pas dépasser est de de pinène par mètre cube d'air.

Voir l'indice

Calculer la masse volumique de pinène à saturation grâce à la loi des gaz parfaits \rho = p_p M / (R T) et comparer au seuil d'exposition de 5\mathrm{~g \cdot m^{-3}}.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la masse molaire M du pinène de formule brute \mathrm{C}_{10}\mathrm{H}_{16}.
  2. Exprimer la concentration massique (ou masse volumique) de vapeur de pinène à l'équilibre à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits.
  3. Comparer cette valeur à la teneur limite admissible de 5\text{ g}\cdot\text{m}^{-3} et conclure quant au danger.
Voir la réponse courte

Calcul de la masse volumique de vapeur saturante \rho = p_p M / (RT) \approx 24\text{ g}\cdot\text{m}^{-3}, supérieure au seuil limite de 5\text{ g}\cdot\text{m}^{-3}.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le pinène a pour formule brute \mathrm{C}_{10}\mathrm{H}_{16}. Sa masse molaire vaut :

M = 10 \times M(\mathrm{C}) + 16 \times M(\mathrm{H}) = 10 \times 12 + 16 \times 1 = 136\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 0,136\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}

À l'équilibre de vaporisation à la température T = 293\text{ K}, la pression partielle du pinène gazeux dans le local est égale à sa pression de vapeur saturante :

p = p_p(293) = 430\text{ Pa}

En assimilant la vapeur de pinène à un gaz parfait occupant un volume V, on a :

p_p V = n R T = \frac{m}{M} R T

La concentration massique de pinène dans l'air, notée C_m, s'exprime donc par :

C_m = \frac{m}{V} = \frac{p_p M}{R T}

Application numérique avec p_p = 430\text{ Pa}, M = 136\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, R = 8,31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} et T = 293\text{ K} :

\begin{aligned} C_m &= \frac{430 \times 136}{8,31 \times 293} \approx 24,0\text{ g}\cdot\text{m}^{-3} \end{aligned}
\boxed{C_m \approx 24\text{ g}\cdot\text{m}^{-3} > 5\text{ g}\cdot\text{m}^{-3}}

La concentration à l'équilibre dépasse largement la teneur limite admissible de 5\text{ g}\cdot\text{m}^{-3} (près de 5 fois plus élevée). Il est donc dangereux de travailler dans un local fermé à 20\text{ }^\circ\text{C} où se trouve de la térébenthine à l'équilibre de vaporisation ; une ventilation efficace est indispensable.

Résultat

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : température d'ébullition, pression de vapeur saturante

À quelle température faudrait-il chauffer du pinène liquide pur pour le porter à ébullition sous la pression ?

Voir l'indice

Rechercher sur la courbe p_p(T) la température pour laquelle la pression de vapeur saturante atteint exactement 1 bar.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la condition thermodynamique d'ébullition d'un corps pur liquide sous une pression extérieure donnée.
  2. Effectuer la lecture graphique sur la courbe de pression de vapeur saturante du pinène pur p_p(T) à la pression P^\circ = 1{,}00\text{ bar}.
Voir la réponse courte

Condition d'ébullition P_{\text{sat}}(T_{\text{éb}}) = 1\text{ bar} et lecture de la température d'ébullition correspondante sur la courbe fournie.

Voir le corrigé complet

Un corps pur liquide entre en ébullition à la pression extérieure P^\circ lorsque sa pression de vapeur saturante devient égale à cette pression extérieure :

p_p(T_{\text{eb}}) = P^\circ = 1{,}00\text{ bar}

Sur la figure 5, chaque subdivision élémentaire de l'axe des abscisses représente 1\text{ K}. On repère l'intersection de la droite horizontale d'ordonnée p = 1{,}00\text{ bar} avec la courbe p_p(T) du pinène pur :

\boxed{T_{\text{eb}} \approx 433\text{ K} \quad (\text{soit } \theta_{\text{eb}} \approx 160\text{ }^\circ\text{C})}

(une lecture comprise entre 432\text{ K} et 434\text{ K} est tout à fait acceptable).

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document

Chapitre : Transformations chimiques › Mélanges binaires ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : hydrodistillation, hétéroazéotrope

Toujours sous , donner la valeur de la température d'ébullition du mélange d'hydrodistillation dans l'alambic, sachant que les pressions partielles de l'eau et du pinène dans la phase vapeur sont égales à leurs pressions de vapeur saturante pure.

Voir l'indice

Identifier l'abscisse où la courbe de pression totale p_e(T) + p_p(T) coupe l'isobare 1 bar.

Voir la stratégie
  1. Écrire la condition d'ébullition du mélange hétérogène (deux phases liquides non miscibles) sous la pression extérieure P^\circ = 1\text{ bar}.
  2. Exprimer la pression totale de vapeur saturante en fonction des pressions de vapeur saturante des deux constituants purs.
  3. Déterminer graphiquement la température d'ébullition du mélange à l'aide de la courbe p_e(T) + p_p(T) fournie sur la figure 5.
Voir la réponse courte

Recherche de la température où la somme des pressions de vapeur saturante de l'eau et du pinène atteint la pression atmosphérique de 1 bar.

Voir le corrigé complet

L'eau et le pinène liquides étant non miscibles, chaque liquide exerce indépendamment sa propre pression de vapeur saturante dans la phase gazeuse à la température T du milieu :

p_e = p_e(T) \quad \text{et} \quad p_p = p_p(T)

D'après la loi de Dalton pour un mélange gazeux idéal, la pression totale dans l'alambic vaut :

P_{\text{tot}} = p_e(T) + p_p(T)

L'ébullition du mélange se produit dès que la pression totale de vapeur atteint la pression atmosphérique extérieure P^\circ = 1\text{ bar} :

p_e(T_{\text{eb, mél}}) + p_p(T_{\text{eb, mél}}) = P^\circ = 1{,}00\text{ bar}

Sur la figure 5, on repère l'intersection de la courbe p_e(T) + p_p(T) avec la droite horizontale p = 1{,}00\text{ bar}. On lit en abscisse :

T_{\text{eb, mél}} \approx 368\text{ K à } 369\text{ K} \quad (\text{soit } \theta_{\text{eb, mél}} \approx 95^\circ\text{C à } 96^\circ\text{C})
\boxed{T_{\text{eb, mél}} \approx 368\text{ K} \quad (\text{soit } 95^\circ\text{C})}

Résultat

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Transformations chimiques › Mélanges binaires ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : pression partielle, équilibre liquide-vapeur

Quelles sont, dans ce cas, les valeurs des pressions partielles en eau et en pinène ?

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Lire les ordonnées respectives des courbes p_e(T) et p_p(T) à la température d'ébullition déterminée en Q11.

Voir la réponse courte

Lecture des pressions de vapeur saturante respectives à la température d'ébullition du mélange hétéroazéotrope trouvée en Q11.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, les deux liquides étant non miscibles, la phase vapeur à l'équilibre d'ébullition sous P^\circ = 1\text{ bar} est un mélange idéal de gaz dont les pressions partielles P_e et P_p vérifient :

P_e = p_e(T_{\text{eb, mél}}) \quad \text{et} \quad P_p = p_p(T_{\text{eb, mél}})

avec P_e + P_p = P^\circ = 1{,}00\text{ bar}.

D'après le résultat de la question Q11, la température d'ébullition du mélange vaut :

T_{\text{eb, mél}} \approx 368{,}5\text{ K} \quad (\approx 95{,}5^\circ\text{C})

Par lecture graphique sur la figure 5 à cette température :

  • sur la courbe de l'eau pure p_e(T), on lit :

    \boxed{P_e \approx 0{,}85\text{ bar} = 8{,}5 \cdot 10^4\text{ Pa}} \quad (\pm 0{,}01\text{ bar})
  • sur la courbe du pinène pur p_p(T), on lit :

    \boxed{P_p \approx 0{,}15\text{ bar} = 1{,}5 \cdot 10^4\text{ Pa}} \quad (\pm 0{,}01\text{ bar})

On vérifie bien que la somme de ces pressions partielles redonne la pression totale imposée :

P_e + P_p = 0{,}85 + 0{,}15 = 1{,}00\text{ bar} = P^\circ

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Mélanges binaires ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : hydrodistillation, loi des pressions partielles

Déduire la masse d'eau nécessaire pour produire de pinène.

Voir l'indice

Utiliser la loi de Dalton pour exprimer le rapport des quantités de matière condensées n_e/n_p = P_e/P_p, puis passer aux masses avec les masses molaires.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport des quantités de matière dans la phase vapeur à partir de la loi des gaz parfaits et des pressions partielles obtenues à la question précédente.
  2. Relier ce rapport molaire au rapport des masses en introduisant les masses molaires respectives de l'eau et du pinène.
  3. En déduire la masse d'eau nécessaire pour condenser 1\text{ kg} de pinène.
Voir la réponse courte

Utilisation du rapport des pressions partielles n_e/n_p = P_e/P_p et des masses molaires pour relier la masse d'eau à celle du pinène.

Voir le corrigé complet

Dans le mélange gazeux issu de l'alambic et entraîné vers le condenseur, les deux espèces sont assimilées à des gaz parfaits. Pour un même volume V de vapeur à la température T_{\text{eb}}, les quantités de matière d'eau n_e et de pinène n_p s'écrivent :

n_e = \frac{p_e V}{R T_{\text{eb}}} \quad \text{et} \quad n_p = \frac{p_p V}{R T_{\text{eb}}}

Le rapport molaire dans la phase gazeuse est donc égal au rapport des pressions partielles :

\frac{n_e}{n_p} = \frac{p_e}{p_p}

Les masses correspondantes m_e et m_p produites sont reliées aux quantités de matière par leurs masses molaires M_e et M_p :

m_e = n_e M_e \quad \text{et} \quad m_p = n_p M_p

On en déduit l'expression de la masse d'eau nécessaire :

m_e = m_p \, \frac{p_e M_e}{p_p M_p}

D'après les données de l'énoncé :

  • Pour l'eau \mathrm{H_2O} : M_e = 2 \times 1 + 16 = 18\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • Pour le pinène \mathrm{C_{10}H_{16}} : M_p = 10 \times 12 + 16 \times 1 = 136\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • D'après la question Q12 : p_e \approx 0{,}85\text{ bar} et p_p \approx 0{,}15\text{ bar} ;
  • m_p = 1{,}0\text{ kg}.

Application numérique :

\begin{aligned} m_e &= 1{,}0 \times \frac{0{,}85 \times 18}{0{,}15 \times 136} \\ &= 1{,}0 \times \frac{17}{3} \times \frac{9}{68} \\ &= 1{,}0 \times \frac{3}{4} = 0{,}75\text{ kg} \end{aligned}
\boxed{m_e = 0{,}75\text{ kg}}

Résultat

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Partie III : La marche du berger landais sur échasses

III.1 · Étude de la phase d'oscillation gauche

Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : théorème du moment cinétique, pendule pesant

En appliquant le théorème du moment cinétique à dans le référentiel du buste supposé galiléen, établir l'équation différentielle vérifiée par pendant cette phase d'oscillation.

Voir l'indice

Appliquer le théorème du moment cinétique scalaire en F_g en projetant le moment du poids sur l'axe transverse horizontal.

Voir la stratégie
  1. Définir précisément le système, le référentiel d'étude et l'axe de rotation en clarifiant la définition géométrique de l'angle \theta(t) d'après la figure 7b.
  2. Dresser le bilan des actions mécaniques extérieures et exprimer le moment du poids par rapport à l'axe de rotation passant par le pivot fémoral.
  3. Appliquer le théorème du moment cinétique scalaire pour aboutir à l'équation différentielle du mouvement.
Voir la réponse courte

Application du théorème du moment cinétique scalaire à la jambe en rotation autour de l'axe de la hanche pour trouver l'équation du pendule.

Voir le corrigé complet

On étudie la jambe gauche (j_{\mathrm{g}}), solide indéformable de masse m_{\mathrm{j}}, dans le référentiel lié au buste, supposé galiléen selon l'énoncé.

Dans ce référentiel, le point F_{\mathrm{g}} (pivot fémoral) est fixe. La jambe est en rotation autour de l'axe fixe \Delta = (F_{\mathrm{g}} y), orienté par \vec{u}_y.

D'après la figure 7b, \theta(t) désigne l'écart angulaire de la jambe par rapport à la verticale descendante (l'énoncé mentionne par inadvertance la « verticale ascendante », mais la figure 7b ainsi que le caractère oscillatoire de la phase confirment qu'il s'agit de la verticale descendante passant par F_{\mathrm{g}}).

  • Moment cinétique : le moment d'inertie de la jambe par rapport à l'axe (F_{\mathrm{g}} y) étant noté J_F, la projection du moment cinétique sur cet axe s'écrit :

    \sigma_{\Delta} = J_F \, \dot{\theta}(t)
  • Bilan des actions mécaniques extérieures :

    • L'action de la liaison pivot en F_{\mathrm{g}}, dont le moment par rapport à l'axe de rotation est nul car la liaison est supposée parfaite : \mathcal{M}_{\Delta}(\vec{R}) = 0.
    • Le poids \vec{P} = m_{\mathrm{j}}\vec{g} = -m_{\mathrm{j}}g\vec{u}_z, s'appliquant au centre de masse G_{\mathrm{jg}}, situé à la distance F_{\mathrm{g}}G_{\mathrm{jg}} = \Delta du pivot.
  • Moment scalaire du poids : Avec \vec{F_{\mathrm{g}}G_{\mathrm{jg}}} = \Delta \sin\theta \, \vec{u}_x - \Delta \cos\theta \, \vec{u}_z, le moment du poids par rapport à F_{\mathrm{g}} vaut :

    \begin{aligned} \vec{\mathcal{M}}_{F_{\mathrm{g}}}(\vec{P}) &= \vec{F_{\mathrm{g}}G_{\mathrm{jg}}} \times \vec{P} \\ &= (\Delta \sin\theta \, \vec{u}_x - \Delta \cos\theta \, \vec{u}_z) \times (-m_{\mathrm{j}}g\vec{u}_z) \\ &= - m_{\mathrm{j}} g \Delta \sin\theta \, (\vec{u}_x \times \vec{u}_z) \end{aligned}

    Le poids exerce un couple de rappel qui tend à ramener la jambe vers la position verticale d'équilibre \theta = 0. Sa projection sur l'axe de rotation s'écrit donc :

    \mathcal{M}_{\Delta}(\vec{P}) = - m_{\mathrm{j}} g \Delta \sin\theta

En appliquant le théorème du moment cinétique projeté sur l'axe (F_{\mathrm{g}} y) :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\sigma_{\Delta}}{\mathrm{d}t} &= \mathcal{M}_{\Delta}(\vec{P}) + \mathcal{M}_{\Delta}(\vec{R}) \\ J_F \, \ddot{\theta}(t) &= - m_{\mathrm{j}} g \Delta \sin\theta(t) \end{aligned}

On obtient ainsi l'équation différentielle régissant le mouvement d'oscillation :

\boxed{\ddot{\theta}(t) + \frac{m_{\mathrm{j}} g \Delta}{J_F} \sin\theta(t) = 0}

Résultat

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mécanique du solide

Notions : oscillateur harmonique, pulsation propre

Dans l'approximation des petits angles, exprimer en fonction de , , et de , la pulsation et la durée de cette phase d'oscillation.

Voir l'indice

Linéariser l'équation différentielle pour de faibles élongations (\sin \theta \approx \theta) et noter que la demi-oscillation correspond à une demi-période.

Voir la stratégie
  1. Effectuer le développement limité de l'équation différentielle obtenue en Q14 pour les petits angles (\sin\theta \simeq \theta).
  2. Identifier par identification canonique la pulsation propre d'oscillation \omega_{\mathrm{os}}.
  3. Relier la durée \tau_{\mathrm{os}} de la phase d'oscillation à la période propre T_0 en analysant les bornes du mouvement pendulaire de la jambe.
Voir la réponse courte

Linéarisation pour \sin\theta \simeq \theta, identification de la pulsation propre \omega_{\mathrm{os}} = \sqrt{m_j g \Delta / J_F} et de la demi-période \tau_{\mathrm{os}} = \pi/\omega_{\mathrm{os}}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q14, l'équation différentielle régissant l'oscillation libre de la jambe gauche (j_{\mathrm{g}}) s'écrit :

\ddot{\theta}(t) + \frac{m_{\mathrm{j}} g \Delta}{J_F}\sin\theta(t) = 0

Dans l'approximation des petits angles, on a \sin\theta(t) \simeq \theta(t), ce qui conduit à l'équation d'un oscillateur harmonique :

\ddot{\theta}(t) + \omega_{\mathrm{os}}^2\,\theta(t) = 0

On en déduit l'expression de la pulsation d'oscillation :

\boxed{\omega_{\mathrm{os}} = \sqrt{\frac{m_{\mathrm{j}} g \Delta}{J_F}}}

La période propre associée à ces oscillations libres est :

T_0 = \frac{2\pi}{\omega_{\mathrm{os}}} = 2\pi\sqrt{\frac{J_F}{m_{\mathrm{j}} g \Delta}}

Durant la phase d'oscillation gauche, la jambe est libérée en arrière en \theta = -\theta_{\mathrm{a}} avec une vitesse angulaire nulle et oscille jusqu'à atteindre l'avant en \theta = +\theta_{\mathrm{a}} où elle reprend appui au sol. Ce mouvement d'un extremum à l'extremum opposé constitue une demi-oscillation (ou un aller simple), de sorte que la durée \tau_{\mathrm{os}} correspond à une demi-période :

\tau_{\mathrm{os}} = \frac{T_0}{2} = \frac{\pi}{\omega_{\mathrm{os}}}

Soit, en fonction des grandeurs du problème :

\boxed{\tau_{\mathrm{os}} = \pi \sqrt{\frac{J_F}{m_{\mathrm{j}} g \Delta}}}

Résultat

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III.2 · Étude de la phase de double contact

Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mécanique du solide

Notions : énergie mécanique, énergie cinétique de rotation

On note la variation d'altitude du point entre les instants de dates et (figure 7a). Exprimer la variation de l'énergie mécanique de entre ces deux instants, en fonction de , , , et de .

Voir l'indice

Sommer les énergies cinétiques des deux membres en rotation et la variation d'énergie potentielle de pesanteur du buste.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la variation d'énergie mécanique du système complet (\Sigma) = \{(j_{\mathrm{d}}), (j_{\mathrm{g}}), (b)\} comme la somme des variations d'énergie cinétique et d'énergie potentielle de pesanteur : \Delta\mathcal{E} = \Delta E_{\mathrm{c}}(\Sigma) + \Delta E_{\mathrm{pp}}(\Sigma).
  2. Appliquer scrupuleusement les hypothèses du modèle pour chacune des trois composantes de (\Sigma) entre les instants t = 0 et t = \tau_{\mathrm{dc}}.
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie mécanique \Delta\mathcal{E} = \frac{1}{2}J_O\Omega^2(\tau_{\mathrm{dc}}) + m_b g h associant rotation de la jambe et élévation du buste.

Voir le corrigé complet

L'énergie mécanique du marcheur est la somme de l'énergie cinétique et de l'énergie potentielle de pesanteur du système (\Sigma) = \{(j_{\mathrm{d}}), (j_{\mathrm{g}}), (b)\} :

\Delta\mathcal{E} = \Delta E_{\mathrm{c}}(\Sigma) + \Delta E_{\mathrm{pp}}(\Sigma)

1. Bilan d'énergie cinétique :

  • Le buste (b) est animé d'un mouvement de translation quasi-uniforme de vitesse V_{\mathrm{dc}} constante, donc sa variation d'énergie cinétique est négligée : \Delta E_{\mathrm{c}}(b) = 0.
  • La jambe droite (j_{\mathrm{d}}) est en rotation autour de l'axe fixe O_{\mathrm{d}}y. Sa vitesse angulaire valant \Omega(0) = 0 à t = 0 et \Omega(\tau_{\mathrm{dc}}) à t = \tau_{\mathrm{dc}}, on a :

    \Delta E_{\mathrm{c}}(j_{\mathrm{d}}) = \frac{1}{2} J_O \Omega(\tau_{\mathrm{dc}})^2 - \frac{1}{2} J_O \Omega(0)^2 = \frac{1}{2} J_O \Omega(\tau_{\mathrm{dc}})^2
  • D'après l'énoncé, les variations d'énergie cinétique des deux jambes sont supposées égales :

    \Delta E_{\mathrm{c}}(j_{\mathrm{g}}) = \Delta E_{\mathrm{c}}(j_{\mathrm{d}}) = \frac{1}{2} J_O \Omega(\tau_{\mathrm{dc}})^2

La variation totale d'énergie cinétique vaut donc :

\Delta E_{\mathrm{c}}(\Sigma) = \Delta E_{\mathrm{c}}(j_{\mathrm{d}}) + \Delta E_{\mathrm{c}}(j_{\mathrm{g}}) + \Delta E_{\mathrm{c}}(b) = J_O \Omega(\tau_{\mathrm{dc}})^2

2. Bilan d'énergie potentielle de pesanteur :

  • Les variations d'énergie potentielle de pesanteur des deux jambes sont négligées : \Delta E_{\mathrm{pp}}(j_{\mathrm{d}}) \approx 0 et \Delta E_{\mathrm{pp}}(j_{\mathrm{g}}) \approx 0.
  • Le centre de masse G_b du buste subit une élévation d'altitude h = z_{G_b}(\tau_{\mathrm{dc}}) - z_{G_b}(0) dans le champ de pesanteur uniforme, d'où :

    \Delta E_{\mathrm{pp}}(b) = m_b g h

La variation d'énergie potentielle totale s'écrit alors :

\Delta E_{\mathrm{pp}}(\Sigma) = m_b g h

En sommant les deux contributions, on obtient :

\boxed{\Delta\mathcal{E} = J_O \Omega(\tau_{\mathrm{dc}})^2 + m_b g h}

Résultat

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III.3 · Coût énergétique et pas optimal de la marche ordinaire

Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : théorème de l'énergie mécanique, puissance

En supposant quasi-constante la puissance fournie par les muscles pendant la phase de double contact, on évalue par . Rappeler l'énoncé du théorème de la mécanique dont découle cette relation d'évaluation de .

Voir l'indice

Citer le théorème de l'énergie mécanique sous forme intégrée entre deux dates successives.

Voir la réponse courte

Énoncé du théorème de l'énergie mécanique reliant la variation d'énergie mécanique au travail des forces non conservatives.

Voir le corrigé complet

Cette relation découle du théorème de l'énergie mécanique (ou théorème de la puissance mécanique sous forme intégrée).

Énoncé du théorème de l'énergie mécanique : Dans un référentiel galiléen, la variation de l'énergie mécanique \Delta\mathcal{E} d'un système matériel entre deux instants t_1 et t_2 est égale à la somme des travaux de l'ensemble des forces non conservatives (extérieures et intérieures) appliquées au système entre ces deux instants :

\boxed{\Delta\mathcal{E} = W_{\mathrm{nc}} = \int_{t_1}^{t_2} \mathcal{P}_{\mathrm{nc}}(t) \, \mathrm{d}t}

Dans le cas du marcheur (\Sigma) :

  • les forces de pesanteur dérivent d'une énergie potentielle déjà incluse dans \mathcal{E} ;
  • les forces de réaction du sol ne travaillent pas (contact sans glissement) ;
  • la seule contribution non conservative provient des actions musculaires (efforts intérieurs), développant une puissance \mathcal{P}_{\mathrm{nc}} = \mathscr{P}.

En supposant cette puissance \mathscr{P} constante au cours de la phase de double contact de durée \tau_{\mathrm{dc}}, il vient :

\begin{aligned} \Delta\mathcal{E} &= \int_0^{\tau_{\mathrm{dc}}} \mathscr{P} \, \mathrm{d}t = \mathscr{P} \, \tau_{\mathrm{dc}} \end{aligned}

ce qui conduit immédiatement à l'évaluation proposée :

\mathscr{P} = \frac{\Delta\mathcal{E}}{\tau_{\mathrm{dc}}}

Résultat

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Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mécanique du solide

Notions : puissance mécanique, énergie mécanique

Avec (expression approchée de valable pour les petits angles ) et en supposant des conditions de marche telles que , avec la pulsation trouvée à la question Q15, montrer que .

Voir l'indice

Injecter l'expression de \Omega(\tau_{\mathrm{dc}}) = \omega_{\mathrm{os}} ainsi que h(p) dans le quotient \Delta\mathcal{E}/\tau_{\mathrm{dc}} en utilisant \tau_{\mathrm{dc}} = p/V_{\mathrm{dc}}.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'expression de la puissance moyenne \mathscr{P} = \frac{\Delta\mathcal{E}}{\tau_{\mathrm{dc}}} établie à la question Q17.
  2. Remplacer \Delta\mathcal{E} par l'expression obtenue à la question Q16, puis exprimer le temps de double contact sous la forme \frac{1}{\tau_{\mathrm{dc}}} = \frac{V_{\mathrm{dc}}}{p}.
  3. Injecter la condition de marche \Omega(\tau_{\mathrm{dc}}) = \omega_{\mathrm{os}} avec \omega_{\mathrm{os}}^2 déterminé à la question Q15, ainsi que l'approximation de l'altitude h, puis factoriser.
Voir la réponse courte

Substitution des expressions de \Delta\mathcal{E}, de la pulsation \omega_{\mathrm{os}} et de h en fonction du pas p et de la vitesse de marche.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, la variation d'énergie mécanique de l'ensemble marcheur (\Sigma) pendant la phase de double contact vaut :

\Delta\mathcal{E} = J_O \Omega(\tau_{\mathrm{dc}})^2 + m_{\mathrm{b}} g h

D'après la question Q17, la puissance musculaire moyenne s'écrit :

\mathscr{P} = \frac{\Delta\mathcal{E}}{\tau_{\mathrm{dc}}} = \frac{1}{\tau_{\mathrm{dc}}} \left( J_O \Omega(\tau_{\mathrm{dc}})^2 + m_{\mathrm{b}} g h \right)

D'après les hypothèses du préambule de la section III.2, la vitesse moyenne de translation du buste est liée au pas p et à la durée \tau_{\mathrm{dc}} par :

V_{\mathrm{dc}} = \frac{p}{\tau_{\mathrm{dc}}} \quad \implies \quad \frac{1}{\tau_{\mathrm{dc}}} = \frac{V_{\mathrm{dc}}}{p}

En utilisant la condition de marche \Omega(\tau_{\mathrm{dc}}) = \omega_{\mathrm{os}} et l'expression de la pulsation propre issue de la question Q15 :

\omega_{\mathrm{os}}^2 = \frac{m_{\mathrm{j}} g \Delta}{J_F}

le terme cinétique devient :

J_O \Omega(\tau_{\mathrm{dc}})^2 = J_O \omega_{\mathrm{os}}^2 = \frac{J_O m_{\mathrm{j}} \Delta}{J_F} g

En substituant ce terme ainsi que l'expression approchée de la montée du buste h \simeq \frac{p^2}{2l_{\mathrm{j}}}, il vient :

\begin{aligned} \mathscr{P} &= \frac{V_{\mathrm{dc}}}{p} \left( \frac{J_O m_{\mathrm{j}} \Delta}{J_F} g + m_{\mathrm{b}} g \frac{p^2}{2l_{\mathrm{j}}} \right) \\ &= \left( \frac{J_O m_{\mathrm{j}} \Delta}{J_F p} + \frac{m_{\mathrm{b}} p}{2l_{\mathrm{j}}} \right) g V_{\mathrm{dc}} \end{aligned}

On obtient bien la relation demandée :

\boxed{\mathscr{P} = \left( \frac{J_O m_{\mathrm{j}} \Delta}{J_F p} + \frac{m_{\mathrm{b}} p}{2l_{\mathrm{j}}} \right) g V_{\mathrm{dc}}}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : extremum d'une fonction, dérivation

Obtenir l'expression du pas qui minimise .

Voir l'indice

Dériver la puissance musculaire par rapport au pas p et chercher la racine annulant cette dérivée.

Voir la stratégie
  1. À vitesse de marche V_{\mathrm{dc}} fixée, la puissance \mathscr{P} dépend de la variable p sous la forme d'une somme d'un terme en 1/p (associé à la mise en rotation des jambes) et d'un terme proportionnel à p (associé au travail pour élever le buste).
  2. On dérive \mathscr{P}(p) par rapport à p, on cherche l'annulation de cette dérivée pour p > 0, puis on vérifie qu'il s'agit bien d'un minimum (dérivée seconde strictement positive).
Voir la réponse courte

Annulation de la dérivée de la puissance par rapport au pas p, donnant p_{\mathrm{opt}} = \sqrt{\frac{2 l_j J_O m_j \Delta}{m_b J_F}}.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q18 :

\mathscr{P}(p) = \left( \frac{J_O m_{\mathrm{j}} \Delta}{J_F p} + \frac{m_{\mathrm{b}} p}{2l_{\mathrm{j}}} \right) g V_{\mathrm{dc}}

Pour une vitesse de translation V_{\mathrm{dc}} donnée, dérivons la fonction \mathscr{P}(p) par rapport à p :

\frac{\mathrm{d}\mathscr{P}}{\mathrm{d}p} = \left( -\frac{J_O m_{\mathrm{j}} \Delta}{J_F p^2} + \frac{m_{\mathrm{b}}}{2l_{\mathrm{j}}} \right) g V_{\mathrm{dc}}

La condition d'extremum \dfrac{\mathrm{d}\mathscr{P}}{\mathrm{d}p} = 0 impose, pour un pas strictement positif (p > 0) :

\frac{m_{\mathrm{b}}}{2l_{\mathrm{j}}} = \frac{J_O m_{\mathrm{j}} \Delta}{J_F p^2} \iff p^2 = \frac{2 l_{\mathrm{j}} J_O m_{\mathrm{j}} \Delta}{m_{\mathrm{b}} J_F}

On vérifie la nature de cet extremum à l'aide de la dérivée seconde :

\frac{\mathrm{d}^2\mathscr{P}}{\mathrm{d}p^2} = \frac{2 J_O m_{\mathrm{j}} \Delta}{J_F p^3} g V_{\mathrm{dc}} > 0

La fonction \mathscr{P}(p) est strictement convexe sur \mathbb{R}^{+*}, l'extremum est donc un unique minimum absolu, atteint pour :

\boxed{p_{\mathrm{opt}} = \sqrt{\frac{2 l_{\mathrm{j}} \Delta}{m_{\mathrm{b}}} \frac{J_O}{J_F} m_{\mathrm{j}}}}

Résultat

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : application numérique

Application numérique : Avec , , , calculer dans le cas d'une jambe à répartition de masse uniforme, pour laquelle on a alors et .

Voir l'indice

Remplacer \Delta et les moments d'inertie par leurs expressions pour simplifier la racine carrée avant l'application numérique.

Voir la stratégie
  1. Simplifier l'expression littérale du pas optimal p_{\mathrm{opt}} obtenue à la question Q19 grâce aux simplifications géométriques et d'inertie fournies (\Delta = l_{\mathrm{j}}/2 et J_O = J_F).
  2. Effectuer l'application numérique avec les valeurs de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Calcul numérique du pas optimal à partir de la formule établie : p_{\mathrm{opt}} = \sqrt{l_j^2 m_j / m_b} \simeq 0{,}41\text{ m}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q19, l'expression générale du pas optimal minimisant la puissance musculaire s'écrit :

p_{\mathrm{opt}} = \sqrt{\frac{2 l_{\mathrm{j}} J_O m_{\mathrm{j}} \Delta}{m_{\mathrm{b}} J_F}}

En injectant les conditions du modèle à répartition de masse uniforme, pour lesquelles \Delta = \dfrac{l_{\mathrm{j}}}{2} et J_O = J_F, l'expression se simplifie directement :

\begin{aligned} p_{\mathrm{opt}} &= \sqrt{\frac{2 l_{\mathrm{j}} \cdot 1 \cdot m_{\mathrm{j}} \cdot \dfrac{l_{\mathrm{j}}}{2}}{m_{\mathrm{b}}}} \\ &= l_{\mathrm{j}} \sqrt{\frac{m_{\mathrm{j}}}{m_{\mathrm{b}}}} \end{aligned}

Avec l_{\mathrm{j}} = 1\text{ m}, m_{\mathrm{j}} = 10\text{ kg} et m_{\mathrm{b}} = 60\text{ kg} :

\begin{aligned} p_{\mathrm{opt}} &= 1 \times \sqrt{\frac{10}{60}} = \frac{1}{\sqrt{6}}\text{ m} \approx 0{,}408\text{ m} \end{aligned}
\boxed{p_{\mathrm{opt}} \approx 0{,}41\text{ m}}

Résultat

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III.4 · Pas optimal avec des échasses

Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mécanique du solide

Notions : moment d'inertie, pas optimal

a) Parmi les paramètres intervenant dans l'expression de obtenue en Q19, indiquer lesquels sont inchangés par rapport au cas sans échasses et lesquels sont à modifier. On précisera ces modifications.

b) En déduire l'expression de , puis donner le rapport en fonction de et de .

Voir l'indice

Identifier les grandeurs géométriques et inertielles affectées par l'adjonction de l'échasse en contact avec le sol en E.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de p_{\mathrm{opt}} obtenue en Q19 et analyser l'effet de l'ajout d'une échasse de longueur l^* et de masse négligeable sur chacune des grandeurs intervenant dans cette expression.
  2. En déduire la nouvelle expression p_{\mathrm{opt}}^* en remplaçant les grandeurs modifiées, puis former le rapport \frac{p_{\mathrm{opt}}^*}{p_{\mathrm{opt}}}.
Voir la réponse courte

Identification des longueurs et moments modifiés par l'échasse et calcul du rapport des pas optimaux.

Voir le corrigé complet

a) D'après la question Q19, le pas optimal s'écrit :

p_{\mathrm{opt}} = \sqrt{\frac{2 l_{\mathrm{j}} J_O m_{\mathrm{j}} \Delta}{m_{\mathrm{b}} J_F}}

L'échasse est modélisée comme une tige de longueur l^* et de masse négligeable fixée au pied de la jambe :

  • Paramètres inchangés :

    • La masse du buste m_{\mathrm{b}} reste inchangée.
    • La masse de la jambe équivalente reste m_{\mathrm{j}} car la masse de l'échasse est négligée.
    • La position du centre de masse G_{\mathrm{j}} par rapport au pivot fémoral F ne change pas, donc la distance \Delta = F G_{\mathrm{j}} reste inchangée.
    • Le moment d'inertie de la jambe oscillante par rapport à l'axe fémoral Fy reste inchangé (J_F) car la masse de l'échasse est négligeable.
  • Paramètres modifiés :

    • La longueur de la jambe en contact avec le sol devient celle de la jambe équivalente :

      l_{\mathrm{j}} \longrightarrow l_{\mathrm{j}}^* = l_{\mathrm{j}} + l^*
    • Le point de rotation au sol n'est plus O mais E (extrémité inférieure de l'échasse), de sorte que le moment d'inertie par rapport à l'axe de rotation au sol est modifié :

      J_O \longrightarrow J_E^*

b) En substituant ces modifications dans l'expression de p_{\mathrm{opt}}, le nouveau pas optimal s'écrit :

\boxed{p_{\mathrm{opt}}^* = \sqrt{\frac{2 (l_{\mathrm{j}} + l^*) J_E^* m_{\mathrm{j}} \Delta}{m_{\mathrm{b}} J_F}}}

En effectuant le quotient avec l'expression de p_{\mathrm{opt}} :

\frac{p_{\mathrm{opt}}^*}{p_{\mathrm{opt}}} = \sqrt{\frac{l_{\mathrm{j}} + l^*}{l_{\mathrm{j}}} \cdot \frac{J_E^*}{J_O}}

soit :

\boxed{\frac{p_{\mathrm{opt}}^*}{p_{\mathrm{opt}}} = \sqrt{\left(1 + \frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}}\right) \frac{J_E^*}{J_O}}}

Résultat

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mécanique du solide

Notions : vitesse de marche, oscillateur harmonique

a) Exprimer en fonction du seul rapport dans le cas d'une jambe à répartition de masse uniforme.

b) Calculer pour un berger adulte de longueur de jambe , monté sur des échasses de longueur .

c) Justifier si la durée de la phase oscillante est changée avec les échasses.

d) Des études statistiques ont montré, qu'une fois le pas optimal adopté, la vitesse moyenne de déplacement horizontal du marcheur sur un cycle est proportionnelle au pas optimal et à la pulsation de la phase oscillante. En déduire le rapport des vitesses de déplacement du marcheur avec et sans échasses. Commenter.

Voir l'indice

Former le rapport p_{\mathrm{opt}}^*/p_{\mathrm{opt}} à l'aide des expressions du tableau 1 ; remarquer que le pivot supérieur de la jambe pendulaire n'est pas modifié lors du balancement.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport \frac{J_E^*}{J_O} à partir des expressions données dans le tableau 1, puis l'injecter dans la formule du rapport \frac{p_{\mathrm{opt}}^*}{p_{\mathrm{opt}}} établie en Q21.b.
  2. Effectuer l'application numérique pour l^* = l_{\mathrm{j}} = 1\text{ m}.
  3. Analyser l'axe de rotation et la répartition de masse de la jambe lors de la phase oscillante pour déterminer l'effet de l'échasse sur \tau_{\mathrm{os}}.
  4. Utiliser la relation de proportionnalité V \propto p_{\mathrm{opt}}\,\omega_{\mathrm{os}} pour exprimer \frac{V^*}{V} et interpréter physiquement le résultat au regard de la qualification de « marche à pied augmentée ».
Voir la réponse courte

Analyse de l'impact des échasses sur la vitesse de déplacement, montrant un gain de vitesse théorique d'un facteur \sqrt{2}.

Voir le corrigé complet

a) D'après le tableau 1, les moments d'inertie valent respectivement :

J_O = \frac{m_{\mathrm{j}}}{3} l_{\mathrm{j}}^2 \quad \text{et} \quad J_E^* = \frac{m_{\mathrm{j}}}{3}\left(l_{\mathrm{j}}^2 + 3\,l^*l_{\mathrm{j}} + 3\,l^{*2}\right)

Le quotient des moments d'inertie s'écrit donc en fonction du seul rapport \frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}} :

\frac{J_E^*}{J_O} = 1 + 3\,\frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}} + 3\left(\frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}}\right)^2

En injectant ce rapport dans l'expression établie à la question Q21.b, on obtient :

\boxed{\frac{p_{\mathrm{opt}}^*}{p_{\mathrm{opt}}} = \sqrt{\left(1 + \frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}}\right)\left(1 + 3\,\frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}} + 3\left(\frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}}\right)^2\right)}}

b) Pour l_{\mathrm{j}} = 1\text{ m} et l^* = 1\text{ m}, le rapport des longueurs vaut \frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}} = 1. L'application numérique donne :

\begin{aligned} \frac{p_{\mathrm{opt}}^*}{p_{\mathrm{opt}}} &= \sqrt{(1 + 1)\left(1 + 3\times 1 + 3\times 1^2\right)} = \sqrt{2 \times 7} = \sqrt{14} \approx 3{,}74 \end{aligned}

Soit :

\boxed{\frac{p_{\mathrm{opt}}^*}{p_{\mathrm{opt}}} \approx 3{,}7}

c) Pendant la phase d'oscillation, la jambe oscille autour de l'axe de son pivot fémoral F_{\mathrm{g}}y. La pulsation associée est donnée par (d'après Q15) :

\omega_{\mathrm{os}} = \sqrt{\frac{m_{\mathrm{j}} g \Delta}{J_F}} \quad \text{et} \quad \tau_{\mathrm{os}} = \frac{\pi}{\omega_{\mathrm{os}}} = \pi \sqrt{\frac{J_F}{m_{\mathrm{j}} g \Delta}}

L'échasse étant modélisée par une tige de masse négligeable fixée à la jambe :

  • la masse totale de la jambe mobile reste égale à m_{\mathrm{j}} ;
  • la position du centre de masse G_{\mathrm{jg}} par rapport à l'axe fémoral est inchangée, donc la distance \Delta est inchangée ;
  • le moment d'inertie par rapport à l'axe fémoral F_{\mathrm{g}}y est inchangé (J_F^* = J_F).

Par conséquent, la pulsation \omega_{\mathrm{os}} ainsi que la durée de la phase oscillante restent inchangées :

\boxed{\tau_{\mathrm{os}}^* = \tau_{\mathrm{os}} \quad \text{(la durée de la phase oscillante n'est pas modifiée)}}

d) La vitesse moyenne de déplacement horizontal sur un cycle vérifiant V \propto p_{\mathrm{opt}}\,\omega_{\mathrm{os}}, le rapport des vitesses s'écrit :

\frac{V^*}{V} = \frac{p_{\mathrm{opt}}^*}{p_{\mathrm{opt}}} \times \frac{\omega_{\mathrm{os}}^*}{\omega_{\mathrm{os}}}

Comme \omega_{\mathrm{os}}^* = \omega_{\mathrm{os}}, on en déduit directement :

\boxed{\frac{V^*}{V} = \frac{p_{\mathrm{opt}}^*}{p_{\mathrm{opt}}} = \sqrt{14} \approx 3{,}7}

Commentaire : À puissance musculaire minimisée (conditions optimales), l'utilisation d'échasses de 1\text{ m} permet au berger de multiplier sa vitesse de déplacement par un facteur proche de 3{,}7 (le pas passe typiquement de 0{,}41\text{ m} à plus de 1{,}5\text{ m} pour une même cadence d'oscillation pendulaire des membres). Ce gain spectaculaire de rapidité et d'enjambée pour un moindre coût énergétique justifie pleinement le qualificatif de « marche à pied augmentée ».

Résultat

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Partie IV : La préparation du pastis landais

Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : constante d'équilibre, réaction acide-base

En assimilant la réaction dans la pâte à la réaction en solution aqueuse, exprimer en fonction de , et de , la constante d'équilibre de la réaction (1), puis donner sa valeur numérique à .

Voir l'indice

Combiner les réactions associées aux constantes d'acidité K_{a1}, K_{a3} et à la constante de dégazage/dissolution K_s.

Voir la stratégie
  1. Décomposer la réaction (1) comme une combinaison linéaire de réactions équilibrées dont les constantes sont fournies dans l'énoncé (deux équilibres acido-basiques et l'équilibre de solubilité de \mathrm{CO_2}).
  2. En déduire l'expression de la constante d'équilibre K_1^\circ par produit des constantes associées.
  3. Effectuer l'application numérique avec le bon nombre de chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Combinaison des constantes d'acidité des couples pour exprimer K^\circ = K_{a1}/K_{a3} K_s et calcul numérique associé.

Voir le corrigé complet

Considérons les trois équilibres physico-chimiques mis en jeu en solution aqueuse :

  • L'acidité du dihydrogénodiphosphate :

    \mathrm{H_2P_2O_7^{2-} + H_2O \rightleftarrows HP_2O_7^{3-} + H_3O^+} \quad (K_{a1})
  • L'acidité du dioxyde de carbone dissous :

    \mathrm{CO_{2,aqueux} + 2\,H_2O \rightleftarrows HCO_3^- + H_3O^+} \quad (K_{a3})
  • La dissolution du dioxyde de carbone gazeux :

    \mathrm{CO_2(g) \rightleftarrows CO_{2,aqueux}} \quad (K_s)

La réaction (1) s'écrit comme la combinaison suivante :

(1) = \text{réaction}(K_{a1}) - \text{réaction}(K_{a3}) - \text{réaction}(K_s)

soit :

\mathrm{H_2P_2O_7^{2-} + HCO_3^- \rightleftarrows CO_2(g) + H_2O + HP_2O_7^{3-}}

La constante d'équilibre K_1^\circ de la réaction (1) s'exprime donc par :

\boxed{ K_1^\circ = \frac{K_{a1}}{K_{a3} \, K_s} }

Application numérique : À 25\text{ }^\circ\text{C} :

\begin{aligned} K_{a1} &= 10^{-\mathrm{p}K_{a1}} = 10^{-6{,}7} \\ K_{a3} &= 10^{-\mathrm{p}K_{a3}} = 10^{-6{,}3} \\ K_s &= 2{,}8 \cdot 10^{-2} \end{aligned}

D'où :

K_1^\circ = \frac{10^{-6{,}7 + 6{,}3}}{2{,}8 \cdot 10^{-2}} = \frac{10^{-0{,}4}}{2{,}8 \cdot 10^{-2}} \approx \frac{0{,}398}{0{,}028} \approx 14
\boxed{ K_1^\circ = 14 }

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : stœchiométrie, masse molaire

On utilise un sachet de de levure. Calculer les masses de et de contenues dans le sachet pour assurer la stœchiométrie de la réaction (1).

Voir l'indice

Résoudre le système linéaire formé par la conservation de la masse totale (m_d + m_b = 11\mathrm{~g}) et l'égalité des quantités de matière n_d = n_b.

Voir la stratégie
  1. Calculer les masses molaires des deux réactifs d'après les données de l'énoncé.
  2. Exprimer la condition de proportions stœchiométriques imposée par l'équation (1) (n_{\mathrm{d}} = n_{\mathrm{b}}) conjointement à la conservation de la masse totale de la levure active (m_{\mathrm{d}} + m_{\mathrm{b}} = 15 - 4 = 11\text{ g}).
  3. En déduire les expressions littérales puis les valeurs numériques de m_{\mathrm{d}} et m_{\mathrm{b}}.
Voir la réponse courte

Système reliant les masses par la condition de stœchiométrie n_d = n_b et la masse totale du sachet m_d + m_b = 15\text{ g}.

Voir le corrigé complet

D'après les données fournies pour les masses molaires atomiques, on calcule les masses molaires de \mathrm{Na_2H_2P_2O_7} et de \mathrm{NaHCO_3} :

\begin{aligned} M_{\mathrm{d}} &= 2\,M(\mathrm{Na}) + 2\,M(\mathrm{H}) + 2\,M(\mathrm{P}) + 7\,M(\mathrm{O}) \\ &= 2 \times 23 + 2 \times 1 + 2 \times 31 + 7 \times 16 = 222\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \\ M_{\mathrm{b}} &= M(\mathrm{Na}) + M(\mathrm{H}) + M(\mathrm{C}) + 3\,M(\mathrm{O}) \\ &= 23 + 1 + 12 + 3 \times 16 = 84\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

La masse totale du sachet est de 15\text{ g}, dont 4\text{ g} d'amidon inerte. La masse cumulée des réactifs actifs vaut donc :

m_{\mathrm{d}} + m_{\mathrm{b}} = 15 - 4 = 11\text{ g}

D'après l'équation-bilan (1) :

\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}} + \mathrm{HCO_3^-} \rightleftarrows \mathrm{CO_2(g)} + \mathrm{H_2O} + \mathrm{HP_2O_7^{3-}}

les réactifs réagissent dans un rapport stœchiométrique 1:1. Pour assurer la stœchiométrie du mélange, il faut donc l'égalité des quantités de matière initiales :

n_{\mathrm{d}} = n_{\mathrm{b}} \iff \frac{m_{\mathrm{d}}}{M_{\mathrm{d}}} = \frac{m_{\mathrm{b}}}{M_{\mathrm{b}}} \iff m_{\mathrm{d}} = \frac{M_{\mathrm{d}}}{M_{\mathrm{b}}} \, m_{\mathrm{b}}

En substituant cette relation dans l'expression de la masse totale :

\begin{aligned} m_{\mathrm{b}}\left(1 + \frac{M_{\mathrm{d}}}{M_{\mathrm{b}}}\right) = 11\text{ g} &\implies m_{\mathrm{b}} = 11 \times \frac{M_{\mathrm{b}}}{M_{\mathrm{d}} + M_{\mathrm{b}}} \\ &\implies m_{\mathrm{d}} = 11 \times \frac{M_{\mathrm{d}}}{M_{\mathrm{d}} + M_{\mathrm{b}}} \end{aligned}

Applications numériques :

\begin{aligned} m_{\mathrm{b}} &= 11 \times \frac{84}{222 + 84} = 11 \times \frac{84}{306} \approx 3{,}02\text{ g} \\ m_{\mathrm{d}} &= 11 \times \frac{222}{306} \approx 7{,}98\text{ g} \end{aligned}
\boxed{m_{\mathrm{d}} \approx 8{,}0\text{ g} \quad \text{et} \quad m_{\mathrm{b}} \approx 3{,}0\text{ g}}

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : loi des gaz parfaits, bilan de matière

Quel volume de un sachet de levure peut-il libérer sous une pression égale à et une température égale à si on suppose totale la réaction (1) et si on assimile le gaz à un gaz parfait ?

Voir l'indice

Déterminer la quantité totale de gaz formé à partir de la stœchiométrie puis appliquer l'équation d'état des gaz parfaits à la température T = 443\mathrm{~K}.

Voir la réponse courte

Détermination de la quantité de \mathrm{CO_2} produite par la réaction supposée totale puis calcul du volume par V = nRT/P.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation bilan de la réaction (1) :

\mathrm{H_2P_2O_7^{2-} + HCO_3^- \longrightarrow CO_2(g) + H_2O + HP_2O_7^{3-}}

une mole de \mathrm{HCO_3^-} (ou de \mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}) réagissant totalement produit une mole de dioxyde de carbone gazeux.

La quantité de matière de \mathrm{CO_2} libérée par la réaction totale d'un sachet de levure correspond donc à la quantité initiale calculée à la question Q24 :

n(\mathrm{CO_2}) = n_{\mathrm{b}} = \frac{m_{\mathrm{b}}}{M_{\mathrm{b}}} = \frac{11}{306}\text{ mol} \approx 3{,}60 \cdot 10^{-2}\text{ mol}

En assimilant le dioxyde de carbone à un gaz parfait, le volume V(\mathrm{CO_2}) libéré sous la pression P = 1\text{ bar} = 10^5\text{ Pa} et à la température de cuisson T = 170 + 273 = 443\text{ K} s'écrit :

V(\mathrm{CO_2}) = \frac{n(\mathrm{CO_2}) R T}{P}

Application numérique :

\begin{aligned} V(\mathrm{CO_2}) &= \frac{3{,}595 \cdot 10^{-2} \times 8{,}31 \times 443}{10^5} \\ &= 1{,}32 \cdot 10^{-3}\text{ m}^3 \end{aligned}
\boxed{V(\mathrm{CO_2}) \approx 1{,}3\text{ L}}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : diagramme de distribution, pka, constante d'acidité

a) Pour chaque numéro de courbe de la figure 8, attribuer l'espèce correspondante.

b) Déterminer par lecture sur le diagramme.

c) Expliquer à quelles valeurs théoriques correspondent les abscisses des points P et Q.

Voir l'indice

Repérer la prédominance séquentielle des espèces polyacides selon le pH ; lire C_p sur le palier où une espèce domine seule.

Voir la réponse courte

Attribution des formes de l'acide pyrophosphorique par acidité décroissante, lecture de la concentration totale et identification des \mathrm{p}K_a aux croisements.

Voir le corrigé complet

a) Attribution des espèces aux courbes :

  • Par définition du \mathrm{pH}, [\mathrm{H_3O^+}] = 10^{-\mathrm{pH}}, soit \log\left(\frac{[\mathrm{H_3O^+}]}{C^\circ}\right) = -\mathrm{pH}. Il s'agit d'une droite de pente -1 passant par l'origine (0,0) : c'est la courbe 4.
  • Le produit ionique de l'eau donne [\mathrm{OH^-}] = \frac{K_e}{[\mathrm{H_3O^+}]} = 10^{\mathrm{pH}-14}, soit \log\left(\frac{[\mathrm{OH^-}]}{C^\circ}\right) = \mathrm{pH}-14. C'est une droite de pente +1 s'annulant en \mathrm{pH} = 14 : c'est la courbe 5.
  • Les espèces phosphorées dérivent du diacide \mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}. Selon l'échelle des \mathrm{p}K_a, les formes prédominent par ordre de déprotonation croissante lorsque le \mathrm{pH} augmente :

    • À \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_{a1} = 6{,}7, l'acide \mathrm{H_2P_2O_7^{2-}} prédomine : courbe 1.
    • Pour 6{,}7 < \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_{a2} = 9{,}3, l'ampholyte \mathrm{HP_2O_7^{3-}} prédomine : courbe 2.
    • À \mathrm{pH} > \mathrm{p}K_{a2} = 9{,}3, la base \mathrm{P_2O_7^{4-}} prédomine : courbe 3.
\boxed{ \begin{aligned} \text{Courbe 1} &: \mathrm{H_2P_2O_7^{2-}} \\ \text{Courbe 2} &: \mathrm{HP_2O_7^{3-}} \\ \text{Courbe 3} &: \mathrm{P_2O_7^{4-}} \\ \text{Courbe 4} &: \mathrm{H_3O^+} \\ \text{Courbe 5} &: \mathrm{OH^-} \end{aligned} }

b) Détermination de C_p : Dans le domaine où l'une des espèces phosphorées est ultra-majoritaire (par exemple pour la courbe 1 entre \mathrm{pH} = 2 et 5), sa concentration est pratiquement égale à la concentration totale C_p. Sur ce palier horizontal, on lit :

\log\left(\frac{C_p}{C^\circ}\right) \simeq -0{,}44 \pm 0{,}02

D'où la concentration totale en espèces phosphorées :

C_p = 10^{-0{,}44} \approx 0{,}36\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}
\boxed{C_p \simeq 0{,}36\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

c) Valeurs théoriques des abscisses des points P et Q :

  • Le point \mathrm{P} correspond à l'intersection des courbes 1 et 2, soit [\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}] = [\mathrm{HP_2O_7^{3-}}]. D'après la relation d'Henderson-Hasselbalch appliquée au premier couple acido-basique :

    \mathrm{pH} = \mathrm{p}K_{a1} + \log\left(\frac{[\mathrm{HP_2O_7^{3-}}]}{[\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}]}\right) = \mathrm{p}K_{a1}

    L'abscisse théorique du point \mathrm{P} est donc :

    \boxed{\mathrm{pH}_\mathrm{P} = \mathrm{p}K_{a1} = 6{,}7}
  • Le point \mathrm{Q} correspond à l'intersection des courbes 2 et 3, soit [\mathrm{HP_2O_7^{3-}}] = [\mathrm{P_2O_7^{4-}}]. De même, pour le second couple acido-basique :

    \mathrm{pH} = \mathrm{p}K_{a2} + \log\left(\frac{[\mathrm{P_2O_7^{4-}}]}{[\mathrm{HP_2O_7^{3-}}]}\right) = \mathrm{p}K_{a2}

    L'abscisse théorique du point \mathrm{Q} est donc :

    \boxed{\mathrm{pH}_\mathrm{Q} = \mathrm{p}K_{a2} = 9{,}3}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : équilibre acido-basique, ph d'un ampholyte

On réalise l'expérience suivante : un sachet de de levure est dissous dans d'eau. On chauffe pour rendre la réaction (1) totale. Après retour à température ambiante et en négligeant la quantité de dissous restant en solution après dégazage dans l'air, trouver, par lecture en figure 8, le pH de la solution finale obtenue, sachant que, dans cette hypothèse, le pH est déterminé par la seule réaction d'équilibre (a) suivante :

Voir l'indice

Utiliser la stœchiométrie de la dismutation imposant [\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}] = [\mathrm{P_2O_7^{4-}}], ce qui correspond à l'intersection de deux courbes sur le graphe.

Voir la stratégie
  1. Identifier la composition de la solution après la réaction (1) complète et dégazage du dioxyde de carbone.
  2. Traduire la stœchiométrie de l'équilibre (a) par une égalité de concentrations entre espèces phosphorées.
  3. Identifier le point correspondant sur le diagramme de la figure 8 et en déduire le pH par lecture graphique.
Voir la réponse courte

Utilisation de la relation d'ampholyte \mathrm{pH} = \frac{1}{2}(\mathrm{p}K_{a2} + \mathrm{p}K_{a3}) ou lecture de l'intersection des espèces produites.

Voir le corrigé complet

La réaction (1) étant totale et réalisée dans les proportions stœchiométriques (d'après la question Q24), tout le dihydrogénodiphosphate \mathrm{H_2P_2O_7^{2-}} et l'hydrogénocarbonate \mathrm{HCO_3^-} ont réagi. Après dégazage complet du dioxyde de carbone, l'espèce prépondérante apportée en solution est l'ion ampholyte monohydrogénodiphosphate \mathrm{HP_2O_7^{3-}} à la concentration C_p.

D'après l'énoncé, l'état d'équilibre est régi par la réaction de dismutation :

2\,\mathrm{HP_2O_7^{3-}} \rightleftarrows \mathrm{H_2P_2O_7^{2-}} + \mathrm{P_2O_7^{4-}} \quad (\text{a})

La stœchiométrie de cette réaction impose l'égalité des concentrations des espèces formées :

[\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}] = [\mathrm{P_2O_7^{4-}}]

soit encore :

\log\left(\frac{[\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}]}{c^\circ}\right) = \log\left(\frac{[\mathrm{P_2O_7^{4-}}]}{c^\circ}\right)

Sur la figure 8, cette condition correspond à l'abscisse du point d'intersection de la courbe 1 (associée à \mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}) et de la courbe 3 (associée à \mathrm{P_2O_7^{4-}}).

Par lecture graphique directe à l'intersection des courbes 1 et 3 :

\boxed{\mathrm{pH} \approx 8{,}0}

Résultat

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Partie V : Système d'arrosage automatique d'un green de golf

Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : porte logique, porte nand, porte inverseuse

Rappeler la table de vérité d'une porte NAND à deux entrées indépendantes. Quelle est la fonction de cette porte lorsque ses deux entrées sont reliées entre elles ?

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Dresser la table associant les entrées binaires à la sortie d'un NON-ET, puis poser A=B.

Voir la réponse courte

Table de vérité de la porte NAND et identification du comportement en inverseur (porte NOT) lorsque les entrées sont reliées.

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Une porte logique nand (NON-ET) à deux entrées indépendantes A et B et une sortie S réalise l'opération logique :

S = \overline{A \cdot B}

La sortie S vaut 0 si et seulement si les deux entrées A et B sont simultanément à l'état haut (1). Sa table de vérité est la suivante :

ABS = \overline{A \cdot B}
001
011
101
110

Lorsque les deux entrées sont reliées entre elles, elles sont soumises au même niveau logique d'entrée, noté E (A = B = E). L'équation logique devient :

S = \overline{E \cdot E} = \overline{E}

La porte se comporte donc comme un inverseur logique (ou porte not / porte NON).

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Électronique numérique

Notions : circuit rc, équation différentielle, constante de temps

Établir que l'équation différentielle vérifiée par la tension s'écrit

dans laquelle on exprimera le temps caractéristique .

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Appliquer la loi des mailles le long de la branche R-C en reliant le courant d'entrée au courant de charge du condensateur.

Voir la stratégie
  1. Identifier les potentiels aux différentes bornes des dipôles de l'étage 1 à partir du schéma.
  2. Exprimer le courant traversant la résistance R et celui traversant le condensateur C sous les hypothèses de l'énoncé (courants d'entrée nuls).
  3. Appliquer la loi des nœuds au point de potentiel u_2(t) pour établir l'équation différentielle et identifier le temps caractéristique \tau.
Voir la réponse courte

Loi des nœuds et relation courant-tension du condensateur pour aboutir à l'équation différentielle du premier ordre avec \tau = RC.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma de l'étage 1 (figure 9) :

  • Les tensions u_1(t), u(t) et u_2(t) représentent les potentiels électriques en différents nœuds du circuit par rapport à la masse.
  • La résistance R est connectée entre le nœud de potentiel u_1(t) et le nœud de potentiel u_2(t).
  • Le condensateur C est connecté entre le nœud de potentiel u(t) (en sortie de la porte 1) et le nœud de potentiel u_2(t). La tension à ses bornes est définie par :

    u_c(t) = u_2(t) - u(t)

Les résistances d'entrée des portes logiques étant infinies et le courant prélevé par l'étage 2 étant négligeable devant les courants de charge du condensateur, aucun courant ne s'échappe vers la porte 2 ni vers la résistance R_{\mathrm{h}}.

En appliquant la loi des nœuds au point de potentiel u_2(t) :

  • Le courant issu de la résistance R entrant dans le nœud vaut :

    i_R(t) = \frac{u_1(t) - u_2(t)}{R}
  • En convention récepteur pour la tension u_c(t) = u_2(t) - u(t), le courant quittant le nœud à travers le condensateur vers le potentiel u(t) s'écrit :

    i_C(t) = C \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t}

La conservation de la charge au nœud impose i_R(t) = i_C(t), soit :

\begin{aligned} \frac{u_1(t) - u_2(t)}{R} &= C \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} \\ R C \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + u_2(t) &= u_1(t) \end{aligned}

En retranchant u(t) de part et d'autre :

R C \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + \big(u_2(t) - u(t)\big) = u_1(t) - u(t)

On obtient bien la forme demandée :

\boxed{\tau \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + u_c = u_1 - u}

avec le temps caractéristique :

\boxed{\tau = RC}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Électronique numérique

Notions : charge d'un condensateur, seuil de basculement

a) À l'instant initial de date , le condensateur est déchargé et . Que vaut alors ? En déduire les expressions de et de , valables tant que .

b) Exprimer la date de fin de validité des expressions précédentes de et de . On donnera en fonction de , et de .

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle avec la condition initiale u_c(0^+) = 0, puis déterminer l'instant où u_2(t) atteint la tension seuil V_b.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'état de sortie de la porte 1 à t = 0^+ à partir de sa fonction inverseur et de sa tension d'entrée u_1 = V_a.
  2. Résoudre l'équation différentielle régissant u_c(t) sous l'hypothèse u_1 = V_a, en exploitant la continuité de la tension aux bornes de C, puis relier u_2(t) à u_c(t) et u(t).
  3. Identifier le basculement de la porte 2 lorsque sa tension d'entrée u_2(t) atteint le seuil V_b, ce qui définit la date t_b.
Voir la réponse courte

Continuité de la tension aux bornes de C, résolution temporelle et calcul de la date de basculement vérifiant u_2(t_b) = V_b.

Voir le corrigé complet

a) D'après la question Q28, la porte NAND dont les deux entrées sont reliées fonctionne comme un inverseur logique (porte NOT).

À l'instant t = 0, la tension d'entrée de la porte 1 est u_1 = V_a. Comme V_a > V_b, l'entrée est au niveau logique « 1 ». Le temps de propagation de la porte étant considéré comme négligeable, la sortie bascule instantanément au niveau logique « 0 », soit :

\boxed{u(t = 0^+) = 0\text{ V}}

Tant que u_1 = V_a, la tension à la sortie de la porte 1 reste constante : u(t) = 0\text{ V}. L'équation différentielle établie à la question Q29 devient alors :

\tau \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + u_c = V_a

La solution générale s'écrit :

u_c(t) = V_a + A \, \mathrm{e}^{-t/\tau} \quad (A \in \mathbb{R})

Le condensateur étant initialement déchargé, la continuité de la tension à ses bornes impose u_c(0^+) = u_c(0^-) = 0, d'où V_a + A = 0, soit A = -V_a. On obtient :

\boxed{u_c(t) = V_a \left( 1 - \mathrm{e}^{-t/\tau} \right)}

Par définition de u_c(t) = u_2(t) - u(t), et sachant que u(t) = 0\text{ V} :

\boxed{u_2(t) = u_c(t) = V_a \left( 1 - \mathrm{e}^{-t/\tau} \right)}

b) La résistance d'entrée des portes logiques étant considérée comme infinie, aucun courant ne traverse la résistance de protection R_p. Le potentiel à l'entrée de la porte 2 est donc égal à u_2(t).

Tant que u_2(t) < V_b, l'entrée de la porte 2 est au niveau logique « 0 », ce qui maintient sa sortie à l'état logique « 1 », confirmant la valeur u_1 = V_a.

La fin de validité de cette phase intervient à la date t_b où la tension d'entrée de la porte 2 franchit le seuil de basculement V_b :

\begin{aligned} u_2(t_b) = V_b &\iff V_a \left( 1 - \mathrm{e}^{-t_b/\tau} \right) = V_b \\ &\iff \mathrm{e}^{-t_b/\tau} = 1 - \frac{V_b}{V_a} = \frac{V_a - V_b}{V_a} \end{aligned}

En prenant le logarithme népérien, on en déduit :

\boxed{t_b = \tau \ln\left( \frac{V_a}{V_a - V_b} \right)}

Résultat

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Électronique numérique

Notions : oscillateur astable, régime transitoire

a) Écrire, en justifiant, la nouvelle équation différentielle vérifiée par , valable à partir de la date et jusqu'à une nouvelle date de fin de validité .

b) Obtenir alors les nouvelles expressions de et de pour .

c) Exprimer en fonction de , et de .

Voir l'indice

Tenir compte du basculement des portes qui impose u_1 = 0 et u = V_a, puis raccorder continûment la tension aux bornes de la capacité en t_b.

Voir la stratégie
  1. À la date t_b, la tension d'entrée u_2 de la porte 2 franchit le seuil de basculement V_b, ce qui entraîne le basculement quasi-instantané de la porte 2 (sa sortie u_1 passe de V_a à 0) puis de la porte 1 (sa sortie u passe de 0 à V_a).
  2. On injecte ces nouvelles valeurs constantes de u_1 et u dans l'équation différentielle générale établie en Q29.
  3. On résout cette équation en utilisant la continuité de la tension aux bornes du condensateur u_c(t) en t = t_b, ce qui permet d'en déduire u_2(t) = u(t) + u_c(t).
  4. La nouvelle date de basculement t'_b correspond au moment où l'entrée u_2(t) repasse sous le seuil V_b.
Voir la réponse courte

Prise en compte du basculement de la sortie, calcul de la décharge du condensateur avec nouvelle condition initiale et durée de l'état bas.

Voir le corrigé complet

a) Nouvelle équation différentielle vérifiée par u_c(t) :

À la date t = t_b^-, u_2(t_b^-) = V_b. Lorsque u_2 dépasse V_b, l'entrée de la porte 2 passe au niveau logique « 1 ». Par conséquent :

  • La sortie de la porte 2 passe au niveau logique « 0 », soit u_1 = 0.
  • L'entrée de la porte 1 (reliée à u_1) passe au niveau logique « 0 », donc sa sortie passe au niveau logique « 1 », soit u = V_a.

En reportant u_1 = 0 et u = V_a dans l'équation différentielle générale \tau \dfrac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + u_c = u_1 - u (établie en Q29), on obtient :

\boxed{\tau \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + u_c = -V_a}

b) Expressions de u_c(t) et de u_2(t) pour t_b < t < t'_b :

La solution générale de cette équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants s'écrit :

u_c(t) = -V_a + A \, \mathrm{e}^{-(t - t_b)/\tau}

où A est une constante déterminée par la continuité de la tension aux bornes du condensateur en t = t_b :

u_c(t_b^+) = u_c(t_b^-) = V_b

D'où -V_a + A = V_b, soit A = V_a + V_b. Ainsi :

\boxed{u_c(t) = -V_a + (V_a + V_b)\,\mathrm{e}^{-(t - t_b)/\tau}}

Pour t \in ]t_b, t'_b[, la sortie de la porte 1 vaut u(t) = V_a. La relation u_c(t) = u_2(t) - u(t) donne immédiatement :

u_2(t) = u_c(t) + u(t) = u_c(t) + V_a

Soit :

\boxed{u_2(t) = (V_a + V_b)\,\mathrm{e}^{-(t - t_b)/\tau}}

c) Expression de la durée t'_b - t_b :

À t = t_b^+, on a u_2(t_b^+) = V_a + V_b > V_b, ce qui maintient l'entrée de la porte 2 au niveau logique « 1 ».

Puis, u_2(t) décroît exponentiellement vers 0. Le prochain basculement intervient à la date t'_b lorsque la tension d'entrée u_2(t) atteint à nouveau le seuil de basculement V_b par valeurs supérieures :

u_2(t'_b) = V_b \iff (V_a + V_b)\,\mathrm{e}^{-(t'_b - t_b)/\tau} = V_b

Il vient :

\mathrm{e}^{-(t'_b - t_b)/\tau} = \frac{V_b}{V_a + V_b}

En prenant le logarithme népérien, on en déduit :

\boxed{t'_b - t_b = \tau \ln\left( \frac{V_a + V_b}{V_b} \right) = \tau \ln\left( 1 + \frac{V_a}{V_b} \right)}

Résultat

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Électronique numérique

Notions : oscillateur astable, constante de temps

a) Quelle équation différentielle est à considérer à partir de la date et jusqu'à une nouvelle date de fin de validité ? Exprimer alors et pour .

b) En déduire en fonction de , et de .

Voir l'indice

Identifier les nouveaux niveaux logiques imposés en entrée et en sortie de chaque porte après le deuxième franchissement du seuil.

Voir la stratégie
  1. Identifier les états logiques des portes à la date t'_b : la tension u_2 atteint V_b par valeurs décroissantes, ce qui fait basculer la porte 2, puis en cascade la porte 1, fixant les nouvelles valeurs de u_1 et u.
  2. Réécrire l'équation différentielle régissant u_c(t), utiliser la continuité de la tension aux bornes du condensateur en t'_b pour déterminer la constante d'intégration, et en déduire u_2(t) = u(t) + u_c(t).
  3. Trouver la date de basculement t''_b en écrivant que u_2(t) atteint de nouveau le seuil V_b (par valeurs croissantes).
Voir la réponse courte

Deuxième phase du cycle limite d'oscillation et déduction de la durée de l'état haut par symétrie du circuit.

Voir le corrigé complet

a) À la date t = t'_b, la tension u_2(t) décroît et franchit vers le bas la tension de basculement V_b :

  • l'entrée de la porte 2 passe à un niveau logique « 0 » (u_2 < V_b), sa sortie bascule donc à l'état haut : u_1 = V_a ;
  • l'entrée de la porte 1 reçoit alors u_1 = V_a > V_b (niveau logique « 1 »), sa sortie bascule donc à l'état bas : u = 0.

D'après l'équation différentielle générale établie à la question Q29, \tau \dfrac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + u_c = u_1 - u, l'équation à considérer pour t'_b < t < t''_b est :

\boxed{\tau \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + u_c = V_a}

Par continuité de la tension aux bornes du condensateur à l'instant du basculement :

u_c({t'_b}^+) = u_c({t'_b}^-) = u_2({t'_b}^-) - u({t'_b}^-) = V_b - V_a

La solution générale de l'équation différentielle s'écrit :

u_c(t) = V_a + A \, \mathrm{e}^{-(t - t'_b)/\tau}

La condition initiale en t = t'_b donne V_a + A = V_b - V_a, d'où A = -(2V_a - V_b). On en déduit :

\boxed{u_c(t) = V_a - (2V_a - V_b)\,\mathrm{e}^{-(t - t'_b)/\tau}}

Pendant cet intervalle de temps, la sortie de la porte 1 est à u(t) = 0, d'où u_2(t) = u(t) + u_c(t) = u_c(t) :

\boxed{u_2(t) = V_a - (2V_a - V_b)\,\mathrm{e}^{-(t - t'_b)/\tau}}

b) À l'instant t = {t'_b}^+, la tension u_2({t'_b}^+) = V_b - V_a < 0 est inférieure à V_b. Elle croît ensuite asymptotiquement vers V_a > V_b.

La date de fin de validité t''_b correspond à l'instant où u_2(t) atteint à nouveau le seuil de basculement V_b :

u_2(t''_b) = V_b \iff V_a - (2V_a - V_b)\,\mathrm{e}^{-(t''_b - t'_b)/\tau} = V_b

Soit :

\begin{aligned} (2V_a - V_b)\,\mathrm{e}^{-(t''_b - t'_b)/\tau} &= V_a - V_b \\ \mathrm{e}^{-(t''_b - t'_b)/\tau} &= \frac{V_a - V_b}{2V_a - V_b} \end{aligned}

On obtient finalement :

\boxed{t''_b - t'_b = \tau \ln\left( \frac{2V_a - V_b}{V_a - V_b} \right)}

Résultat

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Question 33

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : chronogramme, oscillateur à portes logiques

Faire un tracé soigné des chronogrammes de , et sur une même figure.

Voir l'indice

Représenter l'évolution temporelle continue de u_c(t) oscillant entre ses bornes exponentielles, accompagnée des créneaux de u_2(t) et de la sortie u(t).

Voir la stratégie
  1. Identifier les grandeurs à tracer : la tension logique u(t) en sortie de la porte 1 (signal en créneaux), la tension u_c(t) aux bornes du condensateur (strictement continue) et la tension d'entrée de la porte 2, u_2(t) = u(t) + u_c(t) (qui subit des discontinuités lors des basculements).
  2. Positionner sur l'axe des ordonnées les niveaux remarquables : V_a + V_b, V_a, V_b, 0, V_b - V_a et -V_a.
  3. Graduer l'axe des temps avec les dates de basculement 0, t_b, t'_b et t''_b, puis tracer les exponentielles reliant les points de basculement en respectant la continuité de u_c(t).
Voir la réponse courte

Tracé soigné et synchronisé des créneaux logiques et des exponentielles de charge/décharge du condensateur.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats des questions Q30, Q31 et Q32, le fonctionnement s'organise en trois phases successives :

  • Pour 0 \leqslant t < t_b : la sortie de l'inverseur 1 vaut u(t) = 0. Le condensateur se charge depuis u_c(0) = 0 vers V_a, avec u_2(t) = u_c(t) = V_a(1 - \mathrm{e}^{-t/\tau}). À l'instant t_b^-, on atteint u_2(t_b^-) = V_b.
  • À t = t_b : u_2 atteint le seuil V_b, la porte 2 bascule à 0 (u_1 = 0), ce qui fait commuter la sortie 1 à u = V_a. Par continuité de la tension aux bornes d'un condensateur :

    u_c(t_b^+) = u_c(t_b^-) = V_b

    La loi des mailles impose donc un saut de potentiel pour u_2 :

    u_2(t_b^+) = u(t_b^+) + u_c(t_b^+) = V_a + V_b
  • Pour t_b < t < t'_b : u(t) = V_a. Le condensateur se décharge vers -V_a selon l'asymptote -V_a : u_c(t) = -V_a + (V_a + V_b)\mathrm{e}^{-(t - t_b)/\tau}, d'où u_2(t) = (V_a + V_b)\mathrm{e}^{-(t - t_b)/\tau}. À la date t = {t'_b}^-, u_2({t'_b}^-) = V_b et u_c({t'_b}^-) = V_b - V_a.
  • À t = t'_b : u_2 passe sous le seuil V_b, la porte 2 bascule à 1 (u_1 = V_a), donc la sortie 1 retombe à u = 0. Par continuité :

    u_c({t'_b}^+) = u_c({t'_b}^-) = V_b - V_a

    D'où un saut de tension vers le bas pour u_2 :

    u_2({t'_b}^+) = u({t'_b}^+) + u_c({t'_b}^+) = V_b - V_a < 0
  • Pour t'_b < t < t''_b : u(t) = 0. Le condensateur se recharge vers V_a avec u_2(t) = u_c(t) = V_a - (2V_a - V_b)\mathrm{e}^{-(t - t'_b)/\tau}, jusqu'à atteindre de nouveau le seuil u_2({t''_b}^-) = V_b, clôturant ainsi une période complète du régime établi (T = t''_b - t_b).
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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : oscillateur astable, période d'oscillation, horloge

a) Déduire l'expression de la période des signaux obtenus pour .

b) Calculer pour , , et .

c) Quel rôle assure l'étage 1 pour les étages postérieurs à lui ? Quel nom porte ce type de circuit en électronique ?

Voir l'indice

Sommer les durées des deux phases transitoires successives (t'_b - t_b) + (t''_b - t'_b) pour obtenir la période propre complète.

Voir la stratégie
  1. La période T du régime périodique établi (pour t > t_{\mathrm{b}}) correspond à la durée d'un cycle complet formé des deux phases successives étudiées en Q31 et Q32 : T = (t'_{\mathrm{b}} - t_{\mathrm{b}}) + (t''_{\mathrm{b}} - t'_{\mathrm{b}}).
  2. Effectuer l'application numérique avec \tau = RC. Vérifier la cohérence de l'ordre de grandeur avec les chronogrammes fournis en figures 10a et 10b.
  3. Identifier la fonction globale du circuit : il produit de façon autonome un signal périodique rectangulaire servant d'horloge ou d'excitation pour l'étage capacitif suivant.
Voir la réponse courte

Somme des durées T = (t'_b - t_b) + (t''_b - t'_b), calcul numérique et identification d'une horloge à circuit astable.

Voir le corrigé complet

a) Expression de la période T
Pour t > t_{\mathrm{b}}, le circuit fonctionne en régime périodique entretenu. Une période complète T est constituée de la somme des durées des deux demi-cycles consécutifs calculées aux questions Q31.c et Q32.b :

T = (t'_{\mathrm{b}} - t_{\mathrm{b}}) + (t''_{\mathrm{b}} - t'_{\mathrm{b}})

En remplaçant par les expressions établies :

\begin{aligned} T &= \tau \ln\left( \frac{V_{\mathrm{a}} + V_{\mathrm{b}}}{V_{\mathrm{b}}} \right) + \tau \ln\left( \frac{2V_{\mathrm{a}} - V_{\mathrm{b}}}{V_{\mathrm{a}} - V_{\mathrm{b}}} \right) \end{aligned}

Soit, en regroupant les logarithmes :

\boxed{T = \tau \ln\left( \frac{(V_{\mathrm{a}} + V_{\mathrm{b}})(2V_{\mathrm{a}} - V_{\mathrm{b}})}{V_{\mathrm{b}}(V_{\mathrm{a}} - V_{\mathrm{b}})} \right)} \quad \text{avec} \quad \tau = RC

b) Application numérique
Avec R = 100\text{ k}\Omega et C = 20\text{ nF} :

\tau = RC = 100 \cdot 10^3 \times 20 \cdot 10^{-9} = 2{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ s} = 2{,}0\text{ ms}

Pour V_{\mathrm{a}} = 5\text{ V} et V_{\mathrm{b}} = 1{,}5\text{ V} :

\frac{(V_{\mathrm{a}} + V_{\mathrm{b}})(2V_{\mathrm{a}} - V_{\mathrm{b}})}{V_{\mathrm{b}}(V_{\mathrm{a}} - V_{\mathrm{b}})} = \frac{(5 + 1{,}5)(10 - 1{,}5)}{1{,}5 \times (5 - 1{,}5)} = \frac{6{,}5 \times 8{,}5}{1{,}5 \times 3{,}5} = \frac{55{,}25}{5{,}25} \approx 10{,}52

On en déduit :

T = 2{,}0 \cdot 10^{-3} \times \ln(10{,}52) \approx 2{,}0 \cdot 10^{-3} \times 2{,}35 \approx 4{,}7 \cdot 10^{-3}\text{ s}
\boxed{T \approx 4{,}7\text{ ms}}

c) Rôle de l'étage 1 et dénomination en électronique

  • Rôle : L'étage 1 génère de manière autonome une oscillation périodique (signal rectangulaire / en créneaux) sans nécessiter de signal de commande extérieur. Il sert de générateur de signal ou d'horloge pour alimenter et exciter le capteur d'humidité capacitif de l'étage 2 en régime alternatif.
  • Nom du circuit : Il s'agit d'un oscillateur astable (ou multivibrateur astable).

Résultat

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Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : capteur capacitif, comparateur, traitement du signal

a) Justifier que où est une constante qu'on ne cherchera pas à expliciter. On admet par ailleurs que cette constante dépend de la valeur de .

b) Associer chaque signal , et à son chronogramme A, B ou C.

c) Laquelle des figures 10a ou 10b correspond à la situation d'arrosage ? La capacité augmente-t-elle ou diminue-t-elle avec le taux d'humidité ?

d) Expliquer la forme du signal C en lien avec le signal B de la figure 10a. Commenter le cas de la figure 10b.

Voir l'indice

Constater qu'un condensateur en régime permanent bloque la composante continue ; comparer la valeur continue lue sur le signal filtré au seuil de consigne de 3{,}5\mathrm{~V}.

Voir la stratégie
  1. Pour la question a), appliquer la loi des mailles à l'étage 2 en exploitant l'impédance d'entrée infinie de la porte logique.
  2. Pour la question b), identifier la nature de chaque tension (logique, périodique dérivée de l'astable, ou lissée/continue).
  3. Pour la question c), utiliser le critère de déclenchement de l'arrosage (u_{\mathrm{rd}} > 3{,}5\text{ V}) et le rôle agronomique de l'arrosage (sol sec).
  4. Pour la question d), comparer le signal d'entrée u_h(t) à la tension de seuil de basculement V_b = 1{,}5\text{ V} de la porte inverseuse 3.
Voir la réponse courte

Analyse du décalage induit par la capacité du sol, comparaison au seuil et déduction de la commande d'arrosage.

Voir le corrigé complet

a) Justification de la relation u_h(t) = u_2(t) + k

L'étage 2 relie la tension u_2(t) issue de l'oscillateur astable à l'entrée de la porte NAND 3. La résistance d'entrée de cette porte étant considérée comme infinie, le courant i_e entrant sur la porte 3 est nul :

i_e(t) \approx 0

Le courant traversant la branche constituée de la résistance R_h et du capteur capacitif C_h est donc nul :

  • La tension aux bornes de la résistance de protection R_h est nulle : u_{R_h} = R_h \, i_e = 0.
  • Le courant de charge du condensateur C_h étant nul (i_e = \frac{\mathrm{d}q_h}{\mathrm{d}t} = 0), la charge q_h portée par ses armatures est constante au cours des oscillations, ce qui implique que la tension à ses bornes est rigoureusement constante :

    u_{C_h}(t) = \frac{q_h}{C_h} = \text{cte}

D'après la loi des mailles le long de cette branche :

u_h(t) = u_2(t) - u_{R_h} - u_{C_h} = u_2(t) - \frac{q_h}{C_h}

En posant k = - u_{C_h} = -\frac{q_h}{C_h}, qui est une constante dépendant de la capacité C_h, on obtient bien :

\boxed{u_h(t) = u_2(t) + k}

b) Identification des chronogrammes

  • Signal C \longleftrightarrow u_i(t) : la porte NAND 3 a ses deux entrées reliées, elle fonctionne donc en inverseur logique (porte NOT). Sa sortie u_i(t) ne peut prendre que deux valeurs discrètes : l'état bas 0\text{ V} et l'état haut V_a = 5\text{ V}. C'est exactement le comportement binaire créneau observé pour la courbe C.
  • Signal B \longleftrightarrow u_h(t) : d'après la question précédente, u_h(t) reproduit les variations exponentielles et les sauts discontinus de tension (d'amplitude \pm V_a = 5\text{ V}) de u_2(t), translatés verticalement d'une constante k. C'est la forme d'onde analogique représentée par la courbe B.
  • Signal A \longleftrightarrow u_{\mathrm{rd}}(t) : l'étage 3 effectue un redressement et un filtrage passe-bas (cellule R_d C_d) pour délivrer une tension quasi-continue. La courbe A représente cette tension continue lissée.
\boxed{\text{Signal A} : u_{\mathrm{rd}}(t) \quad ; \quad \text{Signal B} : u_h(t) \quad ; \quad \text{Signal C} : u_i(t)}

c) Situation d'arrosage et variation de C_h

D'après le texte, l'arrosage se déclenche lorsque la tension u_{\mathrm{rd}} dépasse la valeur seuil de 3{,}5\text{ V} :

  • Sur la figure 10a (C_h = 1\,000\text{ pF}), u_{\mathrm{rd}} \approx 1\text{ V} < 3{,}5\text{ V} : l'arrosage n'est pas activé.
  • Sur la figure 10b (C_h = 700\text{ pF}), u_{\mathrm{rd}} \approx 3{,}9\text{ V} > 3{,}5\text{ V} : l'arrosage est déclenché.

La situation d'arrosage correspond donc à la figure 10b.

L'arrosage automatique intervient lorsque le sol est sec, c'est-à-dire pour un faible taux d'humidité. Ainsi, la valeur C_h = 700\text{ pF} correspond à un sol sec et la valeur C_h = 1\,000\text{ pF} à un sol humide. On en déduit que :

\boxed{\text{La capacité } C_h \text{ augmente avec le taux d'humidité.}}

d) Forme du signal C et comparaison entre les figures 10a et 10b

La porte 3 bascule lorsque sa tension d'entrée u_h(t) franchit la tension de seuil V_b = 1{,}5\text{ V} :

  • Si u_h(t) < V_b, l'entrée est au niveau logique « 0 », donc la sortie vaut u_i(t) = V_a = 5\text{ V}.
  • Si u_h(t) > V_b, l'entrée est au niveau logique « 1 », donc la sortie vaut u_i(t) = 0\text{ V}.

Figure 10a : Lors des fronts montants de u_2(t), le signal B (u_h) saute à une valeur crête d'environ +2{,}5\text{ V}, supérieure au seuil V_b = 1{,}5\text{ V}. Tant que u_h(t) > 1{,}5\text{ V}, la porte 3 voit un niveau haut et fait chuter u_i(t) à 0\text{ V}. Dès que u_h(t) décroît en dessous de 1{,}5\text{ V}, la sortie u_i(t) repasse à 5\text{ V}. Le signal C présente ainsi des créneaux descendants périodiques à 0\text{ V}, ce qui décharge partiellement le condensateur C_d et maintient u_{\mathrm{rd}} à un niveau bas insuffisant pour arroser.

Figure 10b : La constante k étant plus négative, le signal B (u_h) culmine après le saut à une valeur maximale d'environ +1{,}3\text{ V}, restant en permanence inférieure au seuil de basculement V_b = 1{,}5\text{ V}. L'entrée de la porte 3 est donc en permanence au niveau logique « 0 ». En conséquence, la sortie C (u_i) reste figée au niveau haut V_a = 5\text{ V} sans aucune impulsion à 0\text{ V}. Le condensateur C_d reste alors chargé à travers la diode, maintenant u_{\mathrm{rd}} \approx 3{,}9\text{ V} > 3{,}5\text{ V} et assurant un arrosage continu du green.

Résultat

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Partie VI : Bronzage sur les plages de la Côte d'Argent et protection solaire

Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : concentration molaire, préparation de solution

Calculer les concentrations en quantité de matière et des solutions (i) et (t) en diiode et en ion thiosulfate .

Voir l'indice

Calculer les quantités de matière initiales dissoutes en tenant compte des masses molaires respectives de \mathrm{I_2} et \mathrm{Na_2S_2O_3}.

Voir la stratégie
  1. Déterminer les masses molaires du soluté dissous à partir des données de l'énoncé.
  2. Calculer la quantité de matière introduite pour chaque solution de volume V_0 = 100\text{ mL}.
  3. En déduire les concentrations molaires C_i en diiode et C_t en ions thiosulfate (en tenant compte de la stœchiométrie de dissolution).
Voir la réponse courte

Calcul des concentrations molaires à partir des masses dissoutes, masses molaires et volumes de fiole : C = m / (MV).

Voir le corrigé complet

1. Concentration C_i en diiode de la solution (i)

La masse molaire du diiode \mathrm{I_2} vaut :

M(\mathrm{I_2}) = 2 \times M(\mathrm{I}) = 2 \times 127 = 254\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

La quantité de matière de diiode introduite dans un volume V_0 = 100\text{ mL} = 0{,}100\text{ L} est :

n_i = \frac{m_i}{M(\mathrm{I_2})}

D'où la concentration molaire C_i en diiode :

C_i = \frac{m_i}{M(\mathrm{I_2})\,V_0}

Application numérique avec m_i = 1{,}250\text{ g} et V_0 = 0{,}100\text{ L} :

\begin{aligned} C_i &= \frac{1{,}250}{254 \times 0{,}100} \approx 4{,}921 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}
\boxed{C_i = 4{,}92 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

2. Concentration C_t en ion thiosulfate \mathrm{S_2O_3^{2-}} de la solution (t)

La dissolution du thiosulfate de sodium dans l'eau s'écrit :

\mathrm{Na_2S_2O_3(s)} \longrightarrow 2\,\mathrm{Na^+(aq)} + \mathrm{S_2O_3^{2-}(aq)}

Ainsi, une mole de sel dissous libère une mole d'ions thiosulfate : n(\mathrm{S_2O_3^{2-}}) = n(\mathrm{Na_2S_2O_3}).

La masse molaire du thiosulfate de sodium \mathrm{Na_2S_2O_3} est :

\begin{aligned} M(\mathrm{Na_2S_2O_3}) &= 2\,M(\mathrm{Na}) + 2\,M(\mathrm{S}) + 3\,M(\mathrm{O}) \\ &= 2 \times 23 + 2 \times 32 + 3 \times 16 = 158\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

La concentration molaire C_t en ions \mathrm{S_2O_3^{2-}} s'exprime donc par :

C_t = \frac{m_t}{M(\mathrm{Na_2S_2O_3})\,V_0}

Application numérique avec m_t = 1{,}500\text{ g} et V_0 = 0{,}100\text{ L} :

\begin{aligned} C_t &= \frac{1{,}500}{158 \times 0{,}100} \approx 9{,}494 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}
\boxed{C_t = 9{,}49 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Résultat

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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Titrages

Notions : réaction d'oxydoréduction, titrage en retour

Écrire l'équation bilan de la réaction (supposée totale) se produisant dans l'erlenmeyer avant l'étape de dosage, puis écrire l'équation bilan de la réaction de dosage.

Voir l'indice

Écrire les demi-équations électroniques associées aux couples redox indiqués dans l'énoncé en milieu acide.

Voir la stratégie
  1. Identifier pour chaque réaction les couples d'oxydoréduction mis en jeu et comparer leurs potentiels standard pour vérifier le sens thermodynamique du transfert d'électrons (règle du « \gamma »).
  2. Écrire les demi-équations électroniques associées, puis les combiner en éliminant les électrons pour obtenir les équations-bilans.
Voir la réponse courte

Écriture de l'oxydation de l'acide ascorbique par le diiode puis du titrage de l'excès de diiode par les ions thiosulfate.

Voir le corrigé complet

1. Réaction d'oxydation de l'acide ascorbique par le diiode (avant titrage) :

Les couples oxydant/réducteur engagés sont :

  • \mathrm{I_2 / I^-} avec E^\circ_1 = 0{,}54\text{ V} ;
  • \mathrm{C_6H_6O_6 / C_6H_8O_6} avec E^\circ_2 = 0{,}13\text{ V}.

Comme E^\circ_1 > E^\circ_2, le diiode \mathrm{I_2} oxyde spontanément l'acide ascorbique \mathrm{C_6H_8O_6}.

Les demi-équations électroniques s'écrivent :

\begin{aligned} \mathrm{I_2} + 2\,\mathrm{e}^- &\rightleftarrows 2\,\mathrm{I}^- \\ \mathrm{C_6H_8O_6} &\rightleftarrows \mathrm{C_6H_6O_6} + 2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^- \end{aligned}

La réaction étant supposée totale, son équation-bilan est :

\boxed{\mathrm{C_6H_8O_6} + \mathrm{I_2} \longrightarrow \mathrm{C_6H_6O_6} + 2\,\mathrm{I}^- + 2\,\mathrm{H}^+}

2. Réaction de titrage du diiode en excès par le thiosulfate :

Le diiode n'ayant pas réagi est dosé par les ions thiosulfate \mathrm{S_2O_3^{2-}}. Les couples mis en jeu sont :

  • \mathrm{I_2 / I^-} avec E^\circ_1 = 0{,}54\text{ V} ;
  • \mathrm{S_4O_6^{2-} / S_2O_3^{2-}} avec E^\circ_3 = 0{,}08\text{ V}.

Comme E^\circ_1 > E^\circ_3, le diiode oxyde les ions thiosulfate.

Les demi-équations électroniques sont :

\begin{aligned} \mathrm{I_2} + 2\,\mathrm{e}^- &\rightleftarrows 2\,\mathrm{I}^- \\ 2\,\mathrm{S_2O_3^{2-}} &\rightleftarrows \mathrm{S_4O_6^{2-}} + 2\,\mathrm{e}^- \end{aligned}

On en déduit l'équation-bilan de la réaction de dosage :

\boxed{\mathrm{I_2} + 2\,\mathrm{S_2O_3^{2-}} \longrightarrow 2\,\mathrm{I}^- + \mathrm{S_4O_6^{2-}}}

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages ; Oxydoréduction et piles

Notions : titrage indirect, stœchiométrie à l'équivalence

Exprimer en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Établir le bilan molaire du titrage en déduisant du diiode initial la fraction dosée en retour par le thiosulfate.

Voir la stratégie

Il s'agit d'un titrage indirect (titrage en retour) :

  1. Exprimer la quantité de diiode en excès restant après la réaction totale avec l'acide ascorbique.
  2. Relier cette quantité de diiode non consommé à la quantité d'ions thiosulfate versée à l'équivalence.
  3. En déduire l'expression de n_a.
Voir la réponse courte

Bilan molaire du titrage en retour donnant la quantité d'acide ascorbique : n_a = C_i V_i - \frac{1}{2} C_t V_t.

Voir le corrigé complet

La quantité totale initiale de diiode introduite dans l'erlenmeyer vaut :

n(\mathrm{I_2})_{\text{init}} = C_i V_i

D'après l'équation de la réaction préliminaire établie en Q37, une mole de diiode réagit avec une mole d'acide ascorbique :

\mathrm{C_6H_8O_6} + \mathrm{I_2} \longrightarrow \mathrm{C_6H_6O_6} + 2\,\mathrm{I}^- + 2\,\mathrm{H}^+

La réaction étant totale et le diiode introduit en excès, la quantité de matière de diiode consommée est égale à n_a. La quantité de diiode restant en solution à l'issue de cette réaction s'écrit donc :

n(\mathrm{I_2})_{\text{excès}} = n(\mathrm{I_2})_{\text{init}} - n_a = C_i V_i - n_a

Lors du dosage de cet excès de diiode par les ions thiosulfate, l'équation support est (d'après Q37) :

\mathrm{I_2} + 2\,\mathrm{S_2O_3^{2-}} \longrightarrow 2\,\mathrm{I}^- + \mathrm{S_4O_6^{2-}}

À l'équivalence du titrage, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques :

\frac{n(\mathrm{I_2})_{\text{excès}}}{1} = \frac{n(\mathrm{S_2O_3^{2-}})_{\text{versé, éq}}}{2} = \frac{C_t V_t}{2}

On en déduit :

C_i V_i - n_a = \frac{1}{2} C_t V_t
\boxed{n_a = C_i V_i - \frac{1}{2} C_t V_t}

Résultat

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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : fraction massique, degré de pureté

Déterminer le degré de pureté de (p) défini par la fraction massique de (p) en acide ascorbique.

Voir l'indice

Remonter à la masse d'acide ascorbique présente dans l'échantillon initial de 100 mL à l'aide du facteur de dilution avant de former le ratio massique.

Voir la stratégie
  1. Calculer la masse molaire de l'acide ascorbique \mathrm{C_6H_8O_6}.
  2. Déterminer la quantité de matière totale d'acide ascorbique dans la solution (a) en tenant compte du facteur de dilution lié au prélèvement.
  3. En déduire la masse d'acide ascorbique présente dans l'échantillon de poudre dissous, puis calculer le degré de pureté en effectuant le rapport à la masse totale de poudre prélevée.
Voir la réponse courte

Calcul du titre massique en acide ascorbique w = n_a M_a / m_p et comparaison à la pureté attendue du produit.

Voir le corrigé complet

D'après les données, la masse molaire de l'acide ascorbique \mathrm{C_6H_8O_6} vaut :

M = 6\,M(\mathrm{C}) + 8\,M(\mathrm{H}) + 6\,M(\mathrm{O}) = 6 \times 12 + 8 \times 1 + 6 \times 16 = 176\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

D'après la question Q38, la quantité de matière d'acide ascorbique présente dans le prélèvement de volume V_a = 20{,}0\text{ mL} s'écrit :

n_a = C_i V_i - \frac{1}{2} C_t V_t

En reprenant les concentrations calculées à la question Q36 :

\begin{aligned} C_i V_i &= 4{,}921 \cdot 10^{-2} \times 30{,}0 \cdot 10^{-3} = 1{,}476 \cdot 10^{-3}\text{ mol} \\ \frac{1}{2} C_t V_t &= \frac{1}{2} \times 9{,}494 \cdot 10^{-2} \times 19{,}4 \cdot 10^{-3} = 9{,}209 \cdot 10^{-4}\text{ mol} \\ n_a &= 1{,}476 \cdot 10^{-3} - 9{,}209 \cdot 10^{-4} = 5{,}554 \cdot 10^{-4}\text{ mol} \end{aligned}

Ce prélèvement V_a = 20{,}0\text{ mL} provient de la solution (a) préparée dans un volume V_0 = 100\text{ mL} à partir de la masse m_p = 500\text{ mg} = 0{,}500\text{ g} de poudre (p). La quantité totale d'acide ascorbique dissoute dans la solution (a) est donc :

n_{\text{tot}} = n_a \frac{V_0}{V_a} = 5 \times 5{,}554 \cdot 10^{-4} = 2{,}777 \cdot 10^{-3}\text{ mol}

La masse d'acide ascorbique correspondante dans l'échantillon de poudre dissous vaut :

m_{\text{asc}} = n_{\text{tot}} M = 2{,}777 \cdot 10^{-3} \times 176 = 0{,}4888\text{ g} = 489\text{ mg}

Le degré de pureté w de la poudre (p) en acide ascorbique est défini par sa fraction massique :

w = \frac{m_{\text{asc}}}{m_p} = \frac{n_a \frac{V_0}{V_a} M}{m_p}

Soit numériquement :

w = \frac{0{,}4888}{0{,}500} \approx 0{,}978 = 97{,}8\%
\boxed{w = 97{,}8\% \quad (\text{soit } 0{,}98)}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2024 ?

Surtout 3 chapitres : Circuits électriques et régimes transitoires (24 % des questions, partie I), Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (14 %, partie III) et Électronique numérique (14 %, partie V). Plus ponctuellement : Changements d'état du corps pur, Mécanique du solide, Acide-base, précipitation, complexation, Description d'un système thermodynamique, Titrages…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2024 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

En partie : 21 questions sur 39 (54 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI. Blocs abordables : la partie III en entier (Q14 à Q22), la partie IV en entier (Q23 à Q27) et la partie VI en entier (Q36 à Q39), ainsi que Q8 à Q10. Avec les autres programmes de première année : 21 en PCSI, 21 en PTSI, 11 en TSI1 et 12 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2024 ?

Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 45 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2024 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q18 (puissance mécanique), Q22 (vitesse de marche), Q31 (oscillateur astable), Q33 (chronogramme) et Q35 (capteur capacitif).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2024 ?

Questions de cours : Q1 (loi d'ohm locale), Q2 (résistance hydraulique), Q8 (diagramme p-t), Q17 (théorème de l'énergie mécanique), Q26 (diagramme de distribution), Q28 (porte logique), Q34 (oscillateur astable) et Q37 (réaction d'oxydoréduction). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q11 (hydrodistillation), Q14 (théorème du moment cinétique), Q23 (constante d'équilibre) et Q38 (titrage indirect).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (29 sur 39), par exemple : Q1 à Q13, Q15 à Q17, Q19, Q20, Q23 à Q28, Q34 et Q36 à Q39. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q18 et Q29.

Le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. La moyenne de l'épreuve est de 9,05 sur 20 avec un écart type de 3,31, et plusieurs parties, comme l'électronique logique, sont décrites comme globalement pas très réussies ou peu abordées. Écart-type : 3,31 (967 présents).

Pourquoi la durée τ_os en Q15 vaut-elle une demi-période et non une période ?

Une demi-période seulement : lors d'un pas, la jambe est projetée de l'arrière vers l'avant et son mouvement s'interrompt au contact du sol. Elle n'accomplit donc qu'une demi-oscillation pendulaire avant l'impact, soit \tau_{\mathrm{os}} = T_0 / 2 = \pi / \omega_{\mathrm{os}}.

Pourquoi la tension u₂(t) dépasse-t-elle la tension d'alimentation Vₐ en Q31 ?

Par continuité de la charge du condensateur : la tension u_c(t) ne subit aucun saut lors du basculement. Comme la sortie de la porte logique passe instantanément de 0 à V_a, la relation u_2 = u_c + u transmet intégralement ce saut de +V_a sur l'entrée, portant u_2(t_b^+) à V_a + V_b > V_a.

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