Corrigé détaillé Centrale Physique-Chimie 2 PSI 2020
Étude simplifiée du vol d'un Airbus A320
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- Sujet moyen
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PCSI : 6 questions sur 45. Autres questions faisables en PCSI
Autres premières années : MPSI 5 · PTSI 4 · MP2I 2 · TSI1 5 questions.
Détail par partie
- Partie I : L'Airbus A320 en vol0/162e année
- Partie II : Turboréacteur double corps, avec soufflante, à flux séparés1/11En partie
- Partie III : NOx et production de gaz à effet de serre2/6En partie
- Partie IV : Aluminium et alliage 20243/12En partie
Le sujet en bref
Sujet moyen · Mécanique des fluides, Transformations chimiques, Solutions aqueuses et électrochimie · 9 incontournables · 6 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet transverse aborde de multiples facettes de l'aéronautique à travers l'étude de l'Airbus A320. Il parcourt avec cohérence la mécanique du vol et l'aérodynamique des profils d'ailes, la thermodynamique industrielle appliquée à un turboréacteur double flux (cycle, travail de transvasement, poussée par bilan de quantité de mouvement), ainsi qu'une large part de chimie orientée sciences de l'ingénieur (thermochimie des oxydes d'azote, cinétique en phase gazeuse, photochimie de dissociation, métallurgie des alliages aluminium-cuivre et corrosion par piqûres).
Très équilibré et progressif, ce sujet constitue une référence incontournable pour les candidats de la filière PSI. Il permet de réviser les bilans de matière et d'énergie en système ouvert, le tracé et l'interprétation des courbes courant-potentiel en milieu complexe, ainsi que les méthodes graphiques sur diagrammes binaires et polaires aérodynamiques.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 8,16/20)
- Temps estimé
- ≈ 4 h pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Mécanique des fluides46 %
- Transformations chimiques20 %
- Solutions aqueuses et électrochimie18 %
- Thermodynamique9 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Très partiellement en PCSI, MPSI et PTSI : 6 questions sur 45.
Où gagner des points
24 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Points à signaler : erreur d'énoncé, parties indépendantes
Erreur d'énoncé
L'énoncé demande d'exprimer P_j en fonction de T_i, P_j, P_i et \gamma. Il faut en réalité exprimer la température T_j en fonction de T_i, P_i et P_j par la loi de Laplace, relation indispensable pour traiter Q19.
Erreur d'énoncé
Q40 : La constante de Faraday donnée dans l'énoncé comporte une coquille d'un facteur dix (9{,}64 \times 10^3\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1} au lieu de 9{,}65 \times 10^4\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1}). Il est préférable d'utiliser directement la valeur canonique R T \ln(10) / F \approx 0{,}06\text{ V}.
Parties indépendantes
Les quatre parties du sujet (mécanique du vol, turboréacteur, chimie des oxydes d'azote, diagramme binaire et corrosion de l'alliage 2024) sont totalement indépendantes et peuvent être abordées séparément.
Comment utiliser ce corrigé
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Sommaire
45 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
45 questionsPartie I : L'Airbus A320 en vol
A · Éléments de description d'une aile
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : portance, traînée, résultante aérodynamique
Recopier sommairement le schéma de la figure 1 en y faisant figurer la résultante aérodynamique ainsi que ses composantes suivant les axes et , notées et .
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Décomposer le vecteur force aérodynamique globale en une force de traînée colinéaire au vent relatif et une force de portance orthogonale à celui-ci.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le repère (O, x, y) lié à l'avion : l'axe (Ox) est dirigé dans le sens du vent relatif \vec{v}_0 = v_0 \vec{e}_x, et l'axe (Oy) lui est directement orthogonal et orienté vers le haut.
Décomposer l'action mécanique de l'air sur le profil :
- la traînée \vec{R}_x, colinéaire et de même sens que l'écoulement incident \vec{v}_0, portée par (Ox) ;
- la portance \vec{R}_y, orthogonale à l'écoulement incident et orientée vers le haut, portée par (Oy).
- Construire la résultante aérodynamique globale \vec{R} = \vec{R}_x + \vec{R}_y.
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma du profil d'aile avec décomposition de la résultante aérodynamique en traînée \vec{R}_x et portance \vec{R}_y.
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L'action aérodynamique exercée par l'écoulement d'air sur l'aile se décompose conventionnellement en :
- la force de traînée \vec{R}_x, parallèle à la vitesse du vent relatif \vec{v}_0, opposée au mouvement de l'avion dans l'air et donc dirigée selon l'axe (Ox) ;
- la force de portance \vec{R}_y, perpendiculaire au vent relatif et dirigée vers le haut selon l'axe (Oy).
La résultante aérodynamique \vec{R} est la somme vectorielle de ces deux composantes :
Résultat
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : portance, traînée, principe fondamental de la dynamique
On considère l'avion en vol de croisière à pente et assiette nulles (trajectoire confondue avec l'axe de l'avion). Écrire, dans ces conditions, l'équation, dite de sustentation, liant la masse de l'avion à et l'équation, dite de propulsion, liant à .
Voir l'indiceIndice
Projeter le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'avion en régime stationnaire : compenser le poids par la portance des deux ailes et la traînée par la poussée totale.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'orientation des différentes forces (poids, poussée, portance, traînée) en exploitant les conditions de vol : pente nulle et assiette nulle.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'avion en régime permanent dans le référentiel terrestre galiléen.
- Projeter la relation vectorielle sur la direction verticale (sustentation) et sur la direction horizontale (propulsion), en tenant compte des deux ailes de l'avion.
Voir la réponse courteRéponse courte
En vol horizontal uniforme, équilibre mécanique donnant mg = \frac{1}{2}\rho S v^2 C_y et F = \frac{1}{2}\rho S v^2 C_x.
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L'avion de masse m est étudié dans le référentiel terrestre supposé galiléen. En vol de croisière à vitesse constante \vec{v} :
- la pente est nulle, donc le vecteur vitesse \vec{v} est horizontal ;
- l'assiette est nulle, donc l'axe longitudinal du fuselage est horizontal et confondu avec la trajectoire.
Le vent relatif \vec{v}_0 est donc purement horizontal et opposé à la marche de l'avion.
L'avion est soumis à :
- son poids \vec{P} = m\vec{g}, vertical descendant ;
- la poussée totale des deux réacteurs \vec{F}, dirigée vers l'avant selon l'axe horizontal du fuselage ;
la résultante aérodynamique totale \vec{R}_{\text{aéro}} = \vec{R}_x + \vec{R}_y, somme des contributions des deux ailes de surface individuelle S (soit une surface portante totale S_{\text{tot}} = 2S) :
- la force de traînée totale \vec{R}_x, horizontale et opposée au mouvement (vers l'arrière), d'intensité R_x = 2 \times \left(\frac{1}{2}\rho S v^2 C_x\right) = \rho S v^2 C_x ;
- la force de portance totale \vec{R}_y, verticale ascendante, d'intensité R_y = 2 \times \left(\frac{1}{2}\rho S v^2 C_y\right) = \rho S v^2 C_y.
Le centre de masse ayant une vitesse constante dans un référentiel galiléen, la première loi de Newton s'écrit :
En projetant sur la verticale ascendante, on obtient l'équation de sustentation :
soit, en posant S_{\text{tot}} = 2S :
En projetant sur l'horizontale orientée vers l'avant, on obtient l'équation de propulsion :
soit :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Préciser le système, le référentiel et le théorème, soigner la projection vectorielle et penser à compter les deux ailes de l'avion.
« La totalité des points a été attribuée aux candidats qui ont rédigé correctement (système étudié, référentiel d’étude, théorème utilisé), qui ont correctement projeté l’expression vectorielle et qui n’ont pas oublié qu’un avion a deux ailes. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : vitesse de croisière, poussée
Estimer numériquement la vitesse de croisière et la poussée nécessaire à son maintien.
Voir l'indiceIndice
Identifier l'incidence en palier comme étant égale au calage \beta, lire les coefficients C_y et C_x correspondants sur la figure 2, puis isoler la vitesse et la poussée.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'angle d'incidence \alpha à partir des conditions de vol de croisière (assiette et pente nulles) et de l'angle de calage \beta.
- Lire graphiquement sur la figure 2 (ou la figure 6) les coefficients aérodynamiques C_x et C_y correspondants.
- En déduire la vitesse de croisière v à l'aide de l'équation de sustentation, puis la poussée F à l'aide de l'équation de propulsion.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de la vitesse de croisière par sustentation puis déduction de la poussée requise.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'aéronef vole à pente nulle (trajectoire horizontale) et assiette nulle (axe longitudinal horizontal). Le vent relatif est donc parallèle à l'axe de l'avion. L'angle d'incidence \alpha entre la corde de l'aile et le vent relatif est alors égal à l'angle de calage de l'aile :
Par lecture graphique sur la figure 2 à \alpha = 3^\circ (ou d'après la polaire de la figure 6) :
La surface portante totale des deux ailes vaut :
D'après l'équation de sustentation établie à la question précédente :
On en déduit l'expression de la vitesse de croisière :
Application numérique :
D'après l'équation de propulsion et celle de sustentation :
Application numérique :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Déterminer rigoureusement les coefficients à la règle en prêtant attention aux échelles des axes, sans se contenter d'une lecture approximative.
« Les candidats doivent prendre le temps d’extraire de la figure 2 les valeurs des coefficients Cxet Cy en utilisant une règle et en étant attentifs aux échelles en abscisse et ordonnée. Une simple lecture « à la volée » n’est pas acceptable. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question déjà tombée ailleurs
B · Rôle des ailes
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Dynamique des fluides parfaits
Notions : portance, effet bernoulli, profil d'aile
À l'aide de la figure 4, expliquer l'existence d'une force de portance pour les angles d'incidence non nuls.
Voir l'indiceIndice
Relier le signe du coefficient de pression K_p à la surpression à l'intrados et à la forte dépression à l'extrados pour en déduire la résultante verticale vers le haut.
Voir la stratégieStratégie
- Relier le coefficient de pression K_p à la pression locale P à l'aide de la relation de Bernoulli.
- Analyser sur la figure 4 l'écart de pression entre l'intrados et l'extrados pour \alpha > 0.
- Conclure sur la direction de la résultante des forces de pression exercées sur l'aile.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dissymétrie d'écoulement avec surpression à l'intrados et dépression à l'extrados créant une force vers le haut.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation de Bernoulli appliquée le long d'une ligne de courant entre l'amont non perturbé (où la vitesse est v_0 et la pression P_0) et un point d'arrêt éventuel où la pression vaut la pression totale P_t, on a :
Le coefficient de pression K_p = \dfrac{P - P_0}{P_t - P_0} est donc directement proportionnel à l'écart de pression P - P_0 :
- K_p > 0 \iff P > P_0 (zone de surpression relative) ;
- K_p < 0 \iff P < P_0 (zone de dépression relative).
Sur la figure 4, pour un angle d'incidence non nul (\alpha = 2^\circ ou \alpha = 7^\circ), on constate que :
- sur l'extrados (trait continu), K_p prend des valeurs fortement négatives sur la quasi-totalité du profil, ce qui correspond à une dépression (P_{\text{ext}} < P_0) particulièrement marquée près du bord d'attaque ;
- sur l'intrados (pointillés), K_p est globalement positif, ce qui correspond à une surpression (P_{\text{int}} > P_0) ;
- sur l'ensemble de la corde, la courbe d'intrados est située au-dessus de celle de l'extrados :
La force élémentaire de pression exercée par l'air sur un élément de surface \mathrm{d}S est \mathrm{d}\vec{F}_P = -P\,\vec{n}_{\text{ext}}\,\mathrm{d}S, où \vec{n}_{\text{ext}} est la normale dirigée vers l'extérieur de l'aile :
- sur l'intrados (face inférieure), la force de pression pousse l'aile vers le haut (+y) ;
- sur l'extrados (face supérieure), la force de pression pousse l'aile vers le bas (-y).
Comme P_{\text{intrados}} > P_{\text{extrados}}, l'intégrale des actions de pression le long du profil donne une force nette dirigée vers le haut, c'est-à-dire dans le sens du vecteur \vec{e}_y. Cette force normale à la vitesse de l'écoulement incident constitue précisément la force de portance.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Proposer une argumentation concise, précise et cohérente, en exploitant les documents fournis sans accumuler d'arguments contradictoires ou hors sujet.
« Questions qualitatives valorisées dans le barème (un tiers de la partie I). Le jury attend des réponses concises, précises et qui font référence aux documents fournis s’ils sont utilisés. »
« Une réponse floue ou présentant deux arguments contradictoires n’est pas recevable. Il en est de même d’une réponse avec un argument correct et un autre faux ou hors sujet. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : portance, profil symétrique
Justifier que cette force de portance est nulle pour un angle d'incidence nul.
Voir l'indiceIndice
Invoquer la symétrie géométrique du profil qui impose une identité stricte des distributions de pression sur les faces supérieure et inférieure à incidence nulle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Par symétrie du profil et de l'écoulement à incidence nulle, les forces de pression se compensent verticalement.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Deux arguments complémentaires permettent de justifier la nullité de la portance à incidence nulle :
À partir de la figure 4 et de la distribution de pression : Pour \alpha = 0^\circ, la courbe du coefficient de pression K_p de l'extrados est strictement confondue avec celle de l'intrados sur toute la longueur de la corde (0 \le x \le 1). On en déduit qu'en tout point de l'aile :
P_{\text{extrados}}(x) = P_{\text{intrados}}(x)La force de portance, résultant de l'intégration de la différence de pression entre l'intrados et l'extrados le long du profil, est par conséquent nulle :
\boxed{R_y = 0}- Par un argument de symétrie : L'énoncé précise que le profil de l'aile est symétrique par rapport à la corde. À incidence nulle (\alpha = 0^\circ), l'écoulement incident du fluide est dirigé parallèlement à cette corde, qui constitue alors un plan de symétrie à la fois pour la géométrie du profil et pour les conditions aux limites de l'écoulement. L'écoulement d'air et le champ de pression présentent donc cette même symétrie. La résultante des forces de pression ne peut avoir de composante orthogonale à ce plan de symétrie, ce qui impose R_y = 0 (soit C_y(0^\circ) = 0, conformément à la figure 2).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : décrochage, vitesse de sustentation
À partir de la figure 2, en considérant que la trajectoire est horizontale et que l'assiette est non nulle, expliquer l'existence d'une vitesse minimale , dite vitesse minimale de sustentation, en-deçà de laquelle la sustentation ne peut plus être assurée. On dit alors que l'avion décroche.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la vitesse en fonction de C_y d'après l'équilibre de sustentation et exploiter l'existence d'une valeur maximale C_{y,\max} au-delà de laquelle l'équilibre est impossible.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition de sustentation pour un vol horizontal à vitesse constante.
- Exprimer le coefficient de portance C_y requis en fonction de la vitesse v.
- Exploiter la figure 2 pour montrer que C_y est borné par un maximum, ce qui impose une borne inférieure sur la vitesse de vol.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le coefficient C_y passe par un maximum au-delà duquel l'écoulement décolle : pour compenser le poids, v ne peut descendre sous v_{\text{min}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour un vol en palier horizontal à vitesse constante, la condition de sustentation établie à la question Q2 impose que la composante verticale de la résultante aérodynamique (la portance totale) compense exactement le poids de l'appareil :
où S_{\text{tot}} = 2S désigne la surface portante totale des deux ailes.
Pour une vitesse d'avancement v donnée, le coefficient de portance nécessaire au maintien du palier vaut ainsi :
Si la vitesse de l'avion diminue, le maintien de la sustentation nécessite donc une augmentation du coefficient C_y. Le pilote y parvient en augmentant l'assiette de l'appareil, ce qui accroît l'angle d'incidence \alpha.
Or, d'après la figure 2, le coefficient de portance C_y(\alpha) n'est pas indéfiniment croissant : il passe par un maximum noté C_{y,\max} avant de chuter brusquement.
La condition C_y \le C_{y,\max} impose donc une vitesse minimale de vol :
En-deçà de cette vitesse minimale v_{\min}, la portance aérodynamique maximale que l'aile peut développer reste inférieure au poids de l'avion : l'équilibre vertical est impossible et l'avion perd irrémédiablement de l'altitude. C'est le phénomène de décrochage.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Proposer une argumentation concise, précise et cohérente, en exploitant les documents fournis sans accumuler d'arguments contradictoires ou hors sujet.
« Questions qualitatives valorisées dans le barème (un tiers de la partie I). Le jury attend des réponses concises, précises et qui font référence aux documents fournis s’ils sont utilisés. »
« Une réponse floue ou présentant deux arguments contradictoires n’est pas recevable. Il en est de même d’une réponse avec un argument correct et un autre faux ou hors sujet. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : vitesse minimale de sustentation, coefficient de portance
Exprimer la vitesse .
Voir l'indiceIndice
Isoler formellement v_{\min} dans la relation d'équilibre de sustentation en substituant C_y par sa valeur plafond C_{y,\max}.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de la condition d'équilibre vertical en vol horizontal uniforme (équation de sustentation établie à la question Q2).
- Exprimer la vitesse en fonction du coefficient de portance C_y, puis minimiser cette vitesse en prenant la valeur maximale de ce coefficient, notée C_{y,\max}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression v_{\text{min}} = \sqrt{\frac{2mg}{\rho S C_{y,\text{max}}}} obtenue à partir de l'égalité du poids et de la portance maximale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour maintenir un vol en palier horizontal uniforme, la portance totale développée par les deux ailes doit compenser le poids de l'appareil. D'après l'équation de sustentation obtenue à la question Q2 :
où S_{\text{tot}} = 2S désigne la surface portante totale des deux ailes.
La vitesse de vol nécessaire au maintien de la sustentation s'exprime donc par :
La vitesse minimale v_{\min} correspond à la valeur maximale possible du coefficient de portance, notée C_{y,\max} :
Résultat
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : angle d'incidence, coefficient de portance
Pour l'aile considérée, estimer la valeur numérique de l'incidence permettant de voler à .
Voir l'indiceIndice
Repérer graphiquement le sommet de la courbe C_y(\alpha) sur la figure 2 pour l'aile lisse.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler que la vitesse minimale de sustentation v_{\min} correspond au vol à portance maximale, c'est-à-dire pour la valeur maximale du coefficient de portance C_{y,\max}.
- Effectuer une lecture graphique sur la courbe C_y(\alpha) de la figure 2 pour déterminer l'angle d'incidence correspondant au sommet de la courbe.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture graphique de l'angle d'incidence correspondant au maximum du coefficient de portance C_{y,\text{max}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression de la vitesse minimale établie à la question Q7 :
le vol à la vitesse v_{\min} est obtenu lorsque le coefficient de portance atteint sa valeur maximale C_y = C_{y,\max}.
Sur la courbe C_y(\alpha) de la figure 2 (ou de la figure 5 pour l'aile lisse), le maximum de portance C_{y,\max} \approx 1{,}6 est atteint pour un angle d'incidence d'environ :
Résultat
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : vitesse minimale de sustentation
Estimer la valeur numérique de pour l'aile considérée.
Voir l'indiceIndice
Effectuer le calcul numérique de la vitesse de sustentation minimale en prenant garde de comptabiliser la surface portante des deux ailes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application numérique du calcul de v_{\text{min}} à partir des données de masse et de surface alaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression établie à la question Q7 et les valeurs identifiées à la question Q8 :
avec les grandeurs numériques fournies :
- masse de l'avion : m = 60\,000\text{ kg} ;
- intensité de la pesanteur : g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
- masse volumique de l'air : \rho = 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- surface portante d'une aile : S = 12 \times 3 = 36\text{ m}^2 (soit S_{\text{tot}} = 72\text{ m}^2) ;
- coefficient maximal de portance : C_{y,\max} \approx 1{,}6.
L'application numérique donne :
Convertie en kilomètres par heure :
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : décrochage, atterrissage
Pourquoi cette situation risque-t-elle de se présenter en phase d'atterrissage ?
Voir l'indiceIndice
Comparer la vitesse minimale de sustentation trouvée pour l'aile lisse avec la vitesse imposée d'atterrissage (250\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}).
Voir la réponse courteRéponse courte
À l'atterrissage la vitesse diminue fortement, ce qui rapproche dangereusement l'avion de sa vitesse de décrochage.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lors de la phase d'atterrissage, l'avion doit impérativement réduire sa vitesse par rapport à celle du vol de croisière afin de limiter l'énergie cinétique à dissiper lors du freinage et de s'adapter à la longueur finie de la piste.
D'après l'équation de sustentation établie à la question Q2 :
Pour compenser le poids m g à vitesse v réduite, il est nécessaire d'augmenter le coefficient de portance C_y. Pour une aile donnée, cette augmentation s'obtient en augmentant l'angle d'incidence \alpha (en cabrant l'avion).
La vitesse de vol se rapproche alors dangereusement de la vitesse minimale de sustentation v_{\min} (calculée à environ 330\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} en Q9, alors que la vitesse visée à l'atterrissage est de 250\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}). Le risque est donc d'atteindre ou de dépasser l'incidence critique de décrochage \alpha \approx 15^\circ, ce qui provoquerait une perte brutale de portance à très basse altitude.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Proposer une argumentation concise, précise et cohérente, en exploitant les documents fournis sans accumuler d'arguments contradictoires ou hors sujet.
« Questions qualitatives valorisées dans le barème (un tiers de la partie I). Le jury attend des réponses concises, précises et qui font référence aux documents fournis s’ils sont utilisés. »
« Une réponse floue ou présentant deux arguments contradictoires n’est pas recevable. Il en est de même d’une réponse avec un argument correct et un autre faux ou hors sujet. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question 11
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : dispositif hypersustentateur, coefficient de portance
En s'appuyant sur la figure 5 et en sachant que, pour des raisons de sécurité, l'atterrissage doit se faire à , discuter qualitativement le rôle des becs et des volets.
Voir l'indiceIndice
Observer sur la figure 5 comment les volets augmentent C_{y,\max} (abaissant la vitesse minimale) et comment les becs décalent l'angle de décrochage vers les fortes incidences.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'impossibilité physique de voler à 250\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} en configuration lisse d'après les résultats de la question Q9.
- Relier la vitesse de sustentation à l'augmentation nécessaire de C_y.
- Analyser l'effet spécifique de chaque élément (volets et becs) à partir de la figure 5.
Voir la réponse courteRéponse courte
Les becs et volets augmentent la cambrure et la surface, décalant C_{y,\text{max}} pour abaisser v_{\text{min}} sous 250\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q9, la vitesse minimale de sustentation en configuration d'aile lisse est :
À une vitesse d'atterrissage imposée de 250\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}, inférieure à cette vitesse de décrochage, l'aile lisse ne peut pas développer une portance suffisante pour équilibrer le poids de l'avion : l'appareil décrocherait inévitablement.
Pour assurer la sustentation à une vitesse réduite v = 250\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} \approx 69\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, la condition m g = \frac{1}{2}\rho S_{\text{tot}} v^2 C_y impose une augmentation substantielle du coefficient de portance maximal C_{y,\max} (d'un facteur (330/250)^2 \approx 1{,}7, soit C_y \ge 2{,}7). C'est le rôle des dispositifs hypersustentateurs présentés sur la figure 5 :
- Les volets de bord de fuite : en augmentant la cambrure du profil (ainsi que la surface portante S), ils déplacent la courbe C_y(\alpha) vers le haut. La valeur de C_{y,\max} est approximativement doublée, passant d'environ 1{,}6 à plus de 3{,}2. Cela abaisse la vitesse de décrochage v_{\min} en dessous de 250\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} (ramenée autour de 230\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}), rendant possible le vol stabilisé à cette allure.
- Les becs de bord d'attaque : ils guident et réaccélèrent l'écoulement sur l'extrados, ce qui retarde le décollement de la couche limite. Sur la figure 5, ils repoussent l'incidence de décrochage de \alpha \approx 14^\circ à plus de 20^\circ, tout en augmentant également la valeur de C_{y,\max}. Ils offrent ainsi une marge de sécurité accrue vis-à-vis du décrochage lors des manœuvres d'approche et d'arrondi.
En pratique, l'utilisation combinée des becs et des volets garantit à la fois une portance suffisante à basse vitesse (250\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}) et un domaine d'incidences utilisable étendu en toute sécurité.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Proposer une argumentation concise, précise et cohérente, en exploitant les documents fournis sans accumuler d'arguments contradictoires ou hors sujet.
« Questions qualitatives valorisées dans le barème (un tiers de la partie I). Le jury attend des réponses concises, précises et qui font référence aux documents fournis s’ils sont utilisés. »
« Une réponse floue ou présentant deux arguments contradictoires n’est pas recevable. Il en est de même d’une réponse avec un argument correct et un autre faux ou hors sujet. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
C · Le vol plané
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : finesse aérodynamique, vol plané
À partir d'un schéma représentant les forces s'exerçant sur l'avion, exprimer la finesse de l'aile en fonction du rapport .
Voir l'indiceIndice
Faire le bilan des forces en vol plané rectiligne uniforme sans poussée et exprimer la pente de descente en projetant selon la trajectoire et sa normale.
Voir la stratégieStratégie
- Réaliser un bilan des forces extérieures appliquées à l'avion en vol plané stabilisé (propulsion éteinte, vitesse vectorielle constante).
- Projeter le principe fondamental de la statique (ou première loi de Newton) sur les directions parallèle et perpendiculaire à la trajectoire.
- Relier l'angle de pente descendante à la géométrie de la descente (finesse) et en déduire l'expression de la finesse en fonction du rapport C_y / C_x.
Voir la réponse courteRéponse courte
Triangle des forces en descente rectiligne uniforme montrant que l'angle de plané vérifie \tan\theta = C_x/C_y = 1/f.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Soit un avion de masse m en vol plané rectiligne uniforme à la vitesse \vec{v} constante dans le référentiel terrestre supposé galiléen. La trajectoire forme un angle \theta > 0 sous l'horizontale (valeur absolue de la pente).
Les forces appliquées à l'avion sont :
- le poids \vec{P} = m\vec{g}, vertical descendant ;
- la force de traînée \vec{R}_x, opposée au vecteur vitesse \vec{v} (dans le sens du vent relatif \vec{v}_0 = -\vec{v}), d'intensité R_x = \frac{1}{2} \rho S_{\text{tot}} v^2 C_x ;
- la force de portance \vec{R}_y, perpendiculaire à la vitesse \vec{v} et dirigée vers le haut, d'intensité R_y = \frac{1}{2} \rho S_{\text{tot}} v^2 C_y ;
- la poussée des moteurs est nulle en vol plané (\vec{F} = \vec{0}).
Le mouvement étant rectiligne et uniforme, le principe fondamental de la dynamique s'écrit :
Projetons cette relation d'équilibre vectoriel :
suivant la direction parallèle à la trajectoire (orientée dans le sens de \vec{v}) :
m g \sin\theta - R_x = 0 \implies R_x = m g \sin\thetasuivant la direction perpendiculaire à la trajectoire (orientée vers le haut) :
R_y - m g \cos\theta = 0 \implies R_y = m g \cos\theta
En effectuant le rapport membre à membre :
Or, si l'avion parcourt une distance L le long de sa trajectoire, la distance horizontale franchie est x = L \cos\theta et la hauteur de chute correspondante est h = L \sin\theta. Par définition, la finesse f vaut :
Comme R_y = \frac{1}{2}\rho S_{\text{tot}} v^2 C_y et R_x = \frac{1}{2}\rho S_{\text{tot}} v^2 C_x, le rapport des intensités des forces aérodynamiques est simplement égal au rapport des coefficients aérodynamiques :
On en déduit immédiatement :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Un schéma soigné faisant apparaître deux triangles rectangles semblables permet de démontrer la relation en quelques lignes.
« Un schéma était indispensable pour répondre à la question. Une démonstration est attendue pour espérer obtenir les points. »
« Des candidats ont répondu en deux lignes grâce à un schéma bien tracé, mettant en évidence deux triangles rectangles semblables. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question déjà tombée ailleurs
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : polaire d'eiffel, finesse aérodynamique
Comment se traduit graphiquement la finesse maximale sur la polaire de type Eiffel ?
Voir l'indiceIndice
Traduire le rapport C_y/C_x comme la pente d'une droite joignant l'origine à un point de la polaire d'Eiffel.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rapport définissant la finesse f = \frac{C_y}{C_x} en termes de coordonnées d'un point M(C_x, C_y) sur la polaire d'Eiffel.
- Interpréter géométriquement ce rapport comme la pente d'une droite issue de l'origine du repère et en déduire la condition d'extrémum.
Voir la réponse courteRéponse courte
La finesse maximale correspond à la pente maximale de la droite issue de l'origine tangente à la polaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Sur la polaire de type Eiffel, chaque point M de la courbe a pour abscisse le coefficient de traînée C_x et pour ordonnée le coefficient de portance C_y.
D'après le résultat de la question Q12, la finesse s'écrit :
Ce rapport représente le coefficient directeur (la pente) de la droite reliant l'origine O(0,0) du repère au point M(C_x, C_y) de la polaire.
Par conséquent, la finesse maximale f_{\max} se traduit graphiquement par :
Le point de contact entre cette tangente et la courbe polaire détermine le point de fonctionnement optimal de l'aile (portance, traînée et angle d'incidence de finesse maximale).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Reproduire et compléter l'allure de la polaire d'Eiffel permet une justification graphique rapide et efficace.
« Retracer l’allure de la polaire de type Eiffel de la figure 6 puis la compléter permet de répondre plus rapidement que par une longue explication. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question déjà tombée ailleurs
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : finesse aérodynamique, polaire d'eiffel
En utilisant la figure 6, évaluer numériquement la finesse maximale de l'aile considérée.
Voir l'indiceIndice
Déterminer la pente de la tangente à la courbe passant par l'origine sur le diagramme de la figure 6.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier graphiquement le point de tangence entre la polaire d'Eiffel C_y(C_x) et la droite passant par l'origine de plus grande pente (résultat de la question Q13).
- Relever les coordonnées (C_x, C_y) de ce point de tangence sur la figure 6.
- En déduire la valeur numérique de la finesse maximale f_{\max} = (C_y / C_x)_T.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de la pente de la tangente à la polaire pour évaluer la finesse maximale de l'aile.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q13, la finesse maximale f_{\max} correspond au coefficient directeur de la droite issue de l'origine (0,0) et tangente à la polaire d'Eiffel dans le demi-plan C_y > 0.
Sur la figure 6, la tangente issue de l'origine est en contact avec la courbe au point T de coordonnées :
(on observe notamment qu'en C_{x} = 2{,}5 \times 10^{-2}, C_{y} \approx 1{,}25).
La finesse maximale de l'aile vaut ainsi :
Compte tenu de l'incertitude sur la détermination graphique du point de tangence, on peut estimer :
(une valeur comprise entre 47 et 52 est parfaitement acceptable).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Indiquer explicitement sur la copie les coordonnées du point correspondant à la finesse maximale.
« Les coordonnées du point de la polaire associé à la finesse maximale devaient être écrits pour obtenir les points. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : vol plané, finesse aérodynamique
En déduire la distance horizontale maximale que peut parcourir l'avion en vol plané en cas de panne de moteur à au dessus du sol.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la relation liant la distance franchissable horizontale, la hauteur de chute et la finesse maximale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation géométrique D = f \cdot h donnant la distance maximale franchissable en vol plané.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé et l'étude menée à la question Q12, la finesse f caractérise le rapport entre la distance horizontale parcourue D et la hauteur de perte d'altitude H au cours d'un vol plané non motorisé :
Pour maximiser la distance horizontale franchissable, le pilote doit adopter l'angle d'incidence correspondant à la finesse maximale de l'aile, soit f_{\max} déterminée à la question Q14 :
Application numérique : avec H = 1\,000\text{ m} = 1{,}0\text{ km} et la valeur f_{\max} \approx 50 obtenue à la question Q14, il vient :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Préciser les coordonnées du point associé à la finesse maximale pour obtenir les points.
« Les coordonnées du point de la polaire associé à la finesse maximale devaient être écrits pour obtenir les points. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : traînée parasite, finesse aérodynamique
En réalité, la finesse de l'avion complet (ailes, fuselage, moteurs, empennage, dérive...) est deux fois moins importante que celle de ses ailes. Proposer une explication.
Voir l'indiceIndice
Considérer la traînée aérodynamique parasite additionnelle engendrée par l'ensemble des éléments non portants (fuselage, réacteurs, empennage).
Voir la réponse courteRéponse courte
Le fuselage, les nacelles et l'empennage ajoutent une traînée parasite sans apporter de portance significative.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La finesse aérodynamique globale d'un aéronef est définie par le rapport de la portance totale à la traînée totale :
Lorsqu'on passe de l'aile seule à l'avion complet (fuselage, nacelles des réacteurs, empennage horizontal, dérive verticale) :
- La portance globale R_y varie très peu : les ailes constituent la quasi-totalité de la surface portante de l'appareil (R_{y,\text{avion}} \approx R_{y,\text{ailes}}), les autres éléments (fuselage, réacteurs) ne générant qu'une portance négligeable, tandis que l'empennage horizontal fournit généralement une déportance modérée pour assurer l'équilibre longitudinal ;
La traînée globale R_x augmente considérablement : chaque élément supplémentaire introduit de la traînée parasite (frottement visqueux de l'air sur les parois du fuselage et des nacelles, traînée de forme liée aux écoulements décollés, ainsi que la traînée d'interférence aux jonctions aile-fuselage et mât-réacteurs) :
R_{x,\text{avion}} = R_{x,\text{ailes}} + R_{x,\text{parasite}}
Pour un avion de ligne moderne, la traînée parasite des éléments non porteurs est du même ordre de grandeur que la traînée propre des voilures (R_{x,\text{avion}} \approx 2\, R_{x,\text{ailes}}), d'où :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Proposer une argumentation concise, précise et cohérente, en exploitant les documents fournis sans accumuler d'arguments contradictoires ou hors sujet.
« Questions qualitatives valorisées dans le barème (un tiers de la partie I). Le jury attend des réponses concises, précises et qui font référence aux documents fournis s’ils sont utilisés. »
« Une réponse floue ou présentant deux arguments contradictoires n’est pas recevable. Il en est de même d’une réponse avec un argument correct et un autre faux ou hors sujet. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Partie II : Turboréacteur double corps, avec soufflante, à flux séparés
Question 17
ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : température de flamme, enthalpie de réaction
On modélise le kérosène par le décane . En s'appuyant sur une modélisation qui sera justifiée, exprimer puis évaluer l'élévation maximale de température lors de la combustion d'une mole de décane en présence de la quantité juste suffisante d'air. Les produits obtenus sont du dioxyde de carbone et de l'eau.
Voir l'indiceIndice
Écrire l'équation de combustion stœchiométrique du décane dans l'air, puis appliquer le premier principe à pression constante dans l'hypothèse d'une flamme adiabatique.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation de la réaction de combustion complète d'une mole de décane et en déduire la quantité de dioxygène ainsi que celle de diazote apportée par l'air stœchiométrique.
- Justifier la modélisation thermodynamique permettant d'atteindre l'élévation de température maximale (combustion adiabatique et isobare).
- Calculer l'enthalpie standard de combustion \Delta_r H^\circ à l'aide de la loi de Hess, puis exprimer \Delta T_{\max} à partir du bilan enthalpique \Delta H = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan enthalpique adiabatique \Delta H^\circ + \int C_p\,\mathrm{d}T = 0 pour déterminer la température théorique de flamme du décane.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de combustion complète d'une mole de décane liquide s'écrit :
L'air contenant 20\,\% de \mathrm{O}_2 et 80\,\% de \mathrm{N}_2, chaque mole de dioxygène est accompagnée de n(\mathrm{N}_2) / n(\mathrm{O}_2) = 80/20 = 4\text{ moles} de diazote inerte. Pour une mole de décane, la quantité d'air juste suffisante apporte donc :
Modélisation retenue :
- La chambre de combustion est à pression constante (« chambre supposée isobare ») : la chaleur reçue par le système fermé constitué des réactifs est Q_p = \Delta H.
- L'élévation de température est maximale lorsque les pertes thermiques vers l'extérieur sont négligées : la transformation est modélisée comme adiabatique (Q_p = 0), conduisant à la température adiabatique de flamme.
- On suppose les capacités thermiques molaires indépendantes de la température et on néglige les phénomènes de dissociation thermique à haute température.
Par conservation de l'enthalpie (\Delta H = 0), on décompose la transformation en deux étapes fictives à partir de la température initiale T_0 = 298\text{ K} :
- Réaction totale à T_0 : \Delta H_1 = 1\text{ mol} \times \Delta_r H^\circ(T_0) ;
- Échauffement des produits gazeux (\mathrm{CO}_2, \mathrm{H}_2\mathrm{O} et \mathrm{N}_2) de T_0 à T_f : \Delta H_2 = C_{p,\text{prod}} \, (T_f - T_0) = C_{p,\text{prod}} \, \Delta T_{\max}.
Le bilan enthalpique donne :
D'après la loi de Hess :
La capacité thermique du mélange réactionnel final vaut :
On en déduit l'élévation maximale de température :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Soigner la rédaction thermodynamique et arrondir le résultat à deux chiffres significatifs compte tenu des approximations.
« Question classique pour laquelle le jury attend une rédaction soignée : équation de réaction bien écrite, tableau d’avancement construit, justification de ΔH= 0 pour le milieu réactionnel et expression littérale correcte de la capacité thermique du système en fin de réaction. »
« La valeur de l’élévation maximale de température ne peut être donnée avec quatre chiffres significatifs au regard des approximations effectuées. 2476 K doit donc être écrit 2,5 × 103 K. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : loi de laplace, détente isentropique
Établir l'expression de la pression en fonction de , , et du coefficient isentropique de l'air .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la loi de Laplace pour un gaz parfait sous forme T P^{(1-\gamma)/\gamma} = \text{Cte} lors d'une évolution isentropique.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la transformation subie par le fluide : dans la soufflante, le compresseur, la turbine ou la tuyère, l'écoulement est modélisé comme adiabatique et réversible, donc isentropique.
- Établir la relation de Laplace liant température et pression pour un gaz parfait à capacités thermiques constantes (ds = 0).
- Exprimer la relation demandée (l'énoncé comporte une coquille évidente, demandant P_j en fonction de T_i, P_j, P_i : il s'agit d'exprimer la température T_j en fonction de T_i, P_i, P_j, ou réciproquement P_j en fonction de T_j, T_i, P_i).
Voir la réponse courteRéponse courte
Exploitation de la loi de Laplace sous la forme T P^{(1-\gamma)/\gamma} = \text{cte} pour exprimer la pression de sortie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'air est modélisé par un gaz parfait de coefficient isentropique \gamma constant. D'après le texte, les évolutions dans la soufflante, le compresseur, la turbine et les tuyères sont supposées adiabatiques et réversibles, donc isentropiques.
L'identité thermodynamique appliquée à l'entropie massique s d'un gaz parfait s'écrit :
avec r = c_p - c_v = c_p \left(1 - \frac{1}{\gamma}\right) = c_p \frac{\gamma - 1}{\gamma}.
Pour une transformation isentropique (\mathrm{d}s = 0), il vient :
Ce qui conduit à la loi de Laplace sous forme température-pression :
L'énoncé comportant une coquille dans l'énoncé de la question (« exprimer la pression P_j en fonction de T_i, P_j, P_i et \gamma »), on fournit les deux formes équivalentes :
l'expression de la température finale T_j, directement utile aux questions suivantes :
\boxed{T_j = T_i \left(\frac{P_j}{P_i}\right)^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}}}l'expression de la pression P_j en fonction de T_i, T_j, P_i et \gamma :
\boxed{P_j = P_i \left(\frac{T_j}{T_i}\right)^{\frac{\gamma}{\gamma - 1}}}
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Énoncer rigoureusement l'ensemble des conditions d'application de la loi de Laplace.
« Toutes les conditions d’application de la loi de Laplace doivent être rédigées. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question 19
DifficileTemps estimé : ≈ 15 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : premier principe industriel, turboréacteur
En exploitant le couplage mécanique entre turbine, compresseur et soufflante, établir les expressions littérales et les valeurs numériques des températures , , et de la pression en sortie de turbine.
Voir l'indiceIndice
Exprimer les puissances mécaniques échangées sur l'arbre commun et traduire le bilan de puissance nul entre turbine, compresseur et soufflante.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer les températures T_2 et T_3 en appliquant la relation isentropique établie à la question précédente aux compressions de la soufflante et du compresseur.
- Exprimer le bilan de puissance mécanique sur l'arbre commun reliant la turbine, le compresseur et la soufflante en tenant compte des débits respectifs traversant chaque organe.
- En déduire T_5 puis calculer la pression P_5 à l'aide de la loi isentropique dans la turbine (avec P_4 = P_3).
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilans d'enthalpie sur le compresseur et la turbine couplés mécaniquement pour déterminer températures et pression intermédiaires.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Températures T_2 et T_3 :
L'écoulement étant isentropique et l'énergie cinétique négligée dans la soufflante (1 \to 2) et dans le compresseur (2 \to 3), la loi établie en Q18 donne :
Applications numériques, avec T_1 = 288\text{ K}, \frac{\gamma-1}{\gamma} = \frac{0{,}4}{1{,}4} = \frac{2}{7}, \frac{P_2}{P_1} = 2 et \frac{P_3}{P_2} = 13 (soit \frac{P_3}{P_1} = 26) :
2. Température T_5 en sortie de turbine :
Les énergies cinétiques étant négligées, le travail massique utile reçu par le gaz s'écrit w_{i \to j} = C_{p\text{ mass}}(T_j - T_i). Les puissances échangées par les fluides avec les différents organes mobiles en régime stationnaire s'écrivent :
Soufflante (traversée par le débit total D_m = D_{m1} + D_{m2} = D_{m1}(1 + \beta)) :
\mathcal{P}_{\text{souff}} = D_m \, w_{1 \to 2} = D_{m1}(1 + \beta) C_{p\text{ mass}}(T_2 - T_1)Compresseur (traversé par le flux primaire D_{m1}) :
\mathcal{P}_{\text{comp}} = D_{m1} \, w_{2 \to 3} = D_{m1} C_{p\text{ mass}}(T_3 - T_2)Turbine (traversée par le flux primaire D_{m1}) :
\mathcal{P}_{\text{turb}} = D_{m1} \, w_{4 \to 5} = D_{m1} C_{p\text{ mass}}(T_5 - T_4) < 0
L'arbre étant supposé sans pertes mécaniques, le couplage mécanique impose \mathcal{P}_{\text{turb}} + \mathcal{P}_{\text{comp}} + \mathcal{P}_{\text{souff}} = 0, soit :
En simplifiant par D_{m1} C_{p\text{ mass}}, on obtient :
Application numérique avec T_4 = 1450\text{ K} et \beta = 5{,}7 :
3. Pression P_5 en sortie de turbine :
La détente 4 \to 5 dans la turbine est isentropique. La chambre de combustion étant isobare, P_4 = P_3 = 26\text{ bar}. D'après la relation isentropique :
Application numérique avec \frac{\gamma}{\gamma-1} = 3{,}5 et P_3 = 26\text{ bar} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : tuyère, premier principe industriel
Établir l'expression littérale et la valeur numérique de , vitesse du gaz du flux chaud à la sortie de la tuyère.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe pour un écoulement stationnaire dans la tuyère primaire adiabatique entre les états 5 et 6 en supposant la vitesse en 5 négligeable.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer l'expression du travail massique utile fournie par l'énoncé entre les états 5 (entrée de la tuyère) et 6 (sortie), en tenant compte de l'absence de pièces mobiles (w_{5\to 6} = 0) et de l'hypothèse d'une vitesse amont négligeable (c_5 \approx 0).
- Déterminer la température T_6 à l'aide de la loi de Laplace pour la détente isentropique dans la tuyère, puis effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan d'énergie massique dans la tuyère sans travail utile : \Delta(h + c^2/2) = 0 donne c_6 = \sqrt{2c_p(T_5-T_6)}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, le travail massique utile échangé par le fluide entre les états 5 et 6 s'écrit :
La tuyère est un conduit fixe ne comportant aucune pièce mobile en mouvement, d'où w_{5\to 6} = 0. De plus, la vitesse du gaz en entrée est supposée nulle (c_5 = 0). On en déduit :
La détente 5 \to 6 étant adiabatique et réversible pour un gaz parfait, la relation isentropique établie en Q18 s'applique :
En injectant cette relation, on obtient l'expression littérale de la vitesse d'éjection :
Application numérique : Avec P_6 = 1\text{ bar}, P_5 \approx 1{,}56\text{ bar} et T_5 \approx 648\text{ K} (obtenus en Q19) :
Avec C_{p\,\text{mass}} = 1{,}0 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : tuyère, premier principe industriel
Établir également l'expression littérale et la valeur numérique de , vitesse du gaz du flux froid à la sortie de la tuyère.
Voir l'indiceIndice
Conduire un raisonnement analogue pour le flux secondaire se détendant dans sa tuyère entre les états 2 et 7.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique en écoulement stationnaire à la traversée de la tuyère secondaire (transformation adiabatique sans parties mobiles, donc w_{2\to 7} = 0, avec vitesse en amont négligée c_2 \approx 0).
- Exprimer la température de sortie T_7 à l'aide de la loi de Laplace pour une détente isentropique d'un gaz parfait entre les pressions P_2 et P_7 = P_1.
- En déduire l'expression littérale de c_7, puis calculer sa valeur numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détente dans la tuyère du flux secondaire froid pour relier la vitesse d'éjection c_7 à l'écart enthalpique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le flux secondaire subit entre l'état 2 (sortie de la soufflante à la pression P_2 et à vitesse négligeable devant c_7, soit c_2 \approx 0) et l'état 7 (sortie de la tuyère secondaire à la pression P_7 = 1\text{ bar} = P_1) une détente adiabatique et réversible sans échange de travail utile avec l'extérieur (w_{2\to 7} = 0).
D'après le premier principe de la thermodynamique pour un écoulement stationnaire fourni par l'énoncé :
Comme c_2 \approx 0, la vitesse d'éjection s'écrit :
L'évolution étant isentropique pour l'air assimilé à un gaz parfait de rapport des capacités thermiques \gamma, la température T_7 vérifie la relation établie à la question Q18 :
Comme P_7 = P_1, et compte tenu de l'expression de T_2 = T_1 \left(\frac{P_2}{P_1}\right)^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}} obtenue à la question Q19, on constate que :
La détente isentropique ramène ainsi l'air à sa température initiale d'admission T_1 = 288\text{ K}.
En reportant cette relation, l'expression de la vitesse d'éjection du flux secondaire devient :
Application numérique : Avec C_{p\,\text{mass}} = 1{,}0 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, T_1 = 288\text{ K} et T_2 \approx 351{,}1\text{ K} :
Soit, avec deux chiffres significatifs :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 22
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques
Notions : bilan de quantité de mouvement, poussée d'un réacteur
Par un bilan de quantité de mouvement sur une surface de contrôle judicieusement choisie, justifier que les poussées produites par les tuyères relatives au flux chaud et froid sont respectivement données par : et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème d'Euler pour la quantité de mouvement à un volume de contrôle fixe entourant le turboréacteur en tenant compte des vitesses nulles à l'aspiration au banc d'essai.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système ouvert constitué du volume de contrôle associé au flux étudié (chaud ou froid) entre l'entrée au repos et la sortie de tuyère adaptée.
- Appliquer le théorème de la quantité de mouvement (bilan d'Euler en régime stationnaire) au fluide contenu dans la surface de contrôle.
- Relier la force exercée par les parois sur le fluide à la poussée via la troisième loi de Newton.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de quantité de mouvement sur le volume fluide en régime stationnaire donnant la poussée par flux de quantité de mouvement.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le turboréacteur fixé sur son banc d'essai au sol dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
Pour le flux chaud (débit massique D_{m1}), choisissons une surface de contrôle fixe \Sigma_c délimitant un volume de contrôle \mathcal{V}_c qui englobe l'écoulement primaire depuis l'air ambiant au repos en amont (où la vitesse est nulle c_{\text{amont}} \approx 0 et la pression P_{\text{amont}} = P_1 = 1\text{ bar}) jusqu'au plan de sortie de la tuyère primaire (section S_6).
- En sortie de tuyère, le gaz est éjecté à la vitesse \vec{c}_6 = -c_6\,\vec{e}_x (l'axe (Ox) étant orienté vers l'avant de l'aéronef).
- La détente est complète dans la tuyère, la pression de sortie étant égale à la pression ambiante : P_6 = P_1 = 1\text{ bar}.
En régime stationnaire, le bilan de quantité de mouvement pour le système ouvert contenu dans \mathcal{V}_c (par exemple via la méthode du système fermé coïncident entre t et t+\mathrm{d}t) s'écrit :
soit, en divisant par \mathrm{d}t :
où \vec{R}_{\text{paroi}\to\text{fluide}} désigne la résultante des actions de contact exercées par les parois internes de la tuyère et du réacteur sur le fluide primaire.
La pression régnant tout autour de la surface de contrôle \Sigma_c (y compris sur la section de sortie S_6 où P_6 = P_1) étant uniforme et égale à la pression ambiante P_1, l'intégrale des forces de pression sur la surface fermée \Sigma_c est rigoureusement nulle :
Comme l'air est initialement au repos sur le banc fixe (\vec{c}_{\text{amont}} = \vec{0}), il vient :
D'après le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton), la force de poussée \vec{F}_c exercée par le fluide chaud sur la tuyère et le moteur est dirigée vers l'avant :
Son intensité scalaire est donc :
Un raisonnement strictement identique appliqué au flux froid (débit massique D_{m2}, vitesse d'éjection \vec{c}_7 = -c_7\,\vec{e}_x, pression de sortie adaptée P_7 = P_1 = 1\text{ bar}) conduit à :
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques
Notions : poussée d'un réacteur, taux de dilution
Exprimer la poussée du turboréacteur complet uniquement en fonction de , des vitesses d'éjection et et du facteur de by-pass.
Voir l'indiceIndice
Exprimer les débits primaire D_{m1} et secondaire D_{m2} en fonction du débit global D_m et du taux de dilution \beta = D_{m2}/D_{m1}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme des poussées des deux flux exprimée à l'aide du taux de dilution \lambda = D_{m2}/D_{m1}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La poussée totale F délivrée par le turboréacteur est la somme des poussées exercées par le flux chaud (tuyère primaire) et par le flux froid (tuyère secondaire), établies à la question précédente Q22 :
Par définition du taux de dilution \beta = \frac{D_{m2}}{D_{m1}} et du débit massique total D_m = D_{m1} + D_{m2}, on a :
ce qui permet d'exprimer les deux débits massiques en fonction de D_m et \beta :
En injectant ces expressions dans celle de la poussée totale, on obtient :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques
Notions : poussée spécifique
En déduire l'expression et la valeur numérique de la poussée par unité de débit massique , dite poussée spécifique du turboréacteur, notée .
Voir l'indiceIndice
Calculer le rapport F_s = F/D_m à partir des vitesses d'éjection c_6, c_7 et de la proportion massique de chaque flux.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser la définition de la poussée spécifique F_s = \dfrac{F}{D_m} en reprenant l'expression de la poussée totale F établie à la question Q23.
- Effectuer l'application numérique avec les valeurs de c_6, c_7 et \beta, et préciser l'unité adaptée (\text{N}\cdot\text{s}\cdot\text{kg}^{-1} ou \text{m}\cdot\text{s}^{-1}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Division de la poussée totale par le débit global D_m et calcul numérique de la poussée spécifique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, la poussée spécifique F_s est le rapport de la poussée totale F sur le débit massique total D_m :
D'après le résultat de la question Q23 :
On en déduit immédiatement l'expression littérale de F_s :
Application numérique : Avec les valeurs obtenues aux questions Q20 et Q21 :
- c_6 \approx 391\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- c_7 \approx 355\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- \beta = 5{,}7.
Résultat
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques
Notions : turboréacteur double flux, poussée
Quel est le pourcentage de la poussée assurée par le flux chaud ?
Voir l'indiceIndice
Rapporter la composante de poussée F_c = D_{m1} c_6 à la poussée totale développée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rapport F_c / F quantifiant la part de la poussée fournie par le flux primaire chaud.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q22 et Q23, la poussée totale F est la somme des poussées des flux chaud F_c et froid F_f :
La proportion de la poussée totale assurée par le flux chaud, notée \Pi_c, s'exprime donc par :
Avec les valeurs obtenues aux questions Q20 et Q21 :
- c_6 \approx 391\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- c_7 \approx 355\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- \beta = 5{,}7.
Résultat
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques
Notions : débit massique, poussée d'un réacteur
Lors d'un essai au sol sur banc fixe, le turboréacteur délivre une poussée de . Quel débit massique doit alors assurer la soufflante ?
Voir l'indiceIndice
Utiliser directement la poussée spécifique calculée à la question précédente via D_m = F/F_s.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la poussée F au débit massique total D_m traversant la soufflante à l'aide de la poussée spécifique F_s établie à la question Q24.
- Effectuer l'application numérique avec la valeur de poussée imposée lors de l'essai.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du débit massique D_m = F / F_s requis pour atteindre les 20\text{ kN} de poussée au banc d'essai.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition de la poussée spécifique F_s introduite à la question Q24, la poussée délivrée par le turboréacteur s'écrit :
Le débit massique total D_m traversant la soufflante s'en déduit directement :
Application numérique : Avec F = 20\text{ kN} = 2{,}0 \times 10^4\text{ N} et F_s \approx 360{,}5\text{ N}\cdot\text{s}\cdot\text{kg}^{-1} (d'après Q24) :
Résultat
Question 27
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques
Notions : poussée d'un réacteur, vol de croisière
Ce débit massique permet-il d'obtenir la même valeur de la poussée en vol de croisière ? Justifier qualitativement.
Voir l'indiceIndice
Prendre en compte le fait qu'en vol l'air pénètre dans le réacteur avec une vitesse amont non nulle (vitesse de croisière), ce qui introduit une traînée de captation.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer les conditions d'entrée de l'air dans le turboréacteur entre l'essai au sol (air au repos en amont) et le vol de croisière (air entrant à la vitesse relative v_0).
- Exprimer qualitativement la poussée nette en vol à partir du bilan de quantité de mouvement pour identifier l'influence de la vitesse de vol sur la poussée spécifique.
Voir la réponse courteRéponse courte
En vol, l'air entre avec une vitesse amont non nulle et la poussée nette D_m(c - v) est plus faible qu'au sol.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Non, ce débit massique ne permet pas d'obtenir la même valeur de poussée en vol de croisière.
Lors du test au banc d'essai fixe, l'air est aspiré avec une vitesse amont quasi nulle (c_{\text{entrée}} \approx 0), de sorte que la poussée est simplement le débit de quantité de mouvement éjecté :
En vol de croisière à la vitesse v_0, dans le référentiel lié à l'avion, l'air pénètre dans le réacteur à la vitesse c_{\text{entrée}} = v_0 (de l'ordre de 200\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} d'après la question Q3). Le théorème de la quantité de mouvement appliqué au fluide traversant le moteur conduit alors à une poussée nette :
Le terme soustractif D_m v_0, appelé « traînée de captation » (ou traînée d'admission), traduit la quantité de mouvement que le réacteur doit fournir à l'air incident pour l'accélérer depuis sa vitesse amont jusqu'à sa vitesse d'éjection.
La vitesse v_0 \approx 200\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} n'étant pas du tout négligeable devant la poussée spécifique F_s \approx 360\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, la poussée spécifique nette en vol est réduite de plus de moitié par rapport à celle au banc fixe. Par conséquent, avec un même débit massique D_m = 56\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}, la poussée obtenue en vol serait nettement inférieure aux 20\text{ kN} développés au banc d'essai fixe.
Partie III : NOx et production de gaz à effet de serre
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : enthalpie standard de réaction, loi de hess
Calculer l'enthalpie standard de réaction associée à la réaction (III.1). Commenter.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi de Hess à l'aide des enthalpies standard de formation fournies et commenter le caractère endothermique de la réaction.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la loi de Hess à la réaction (III.1) en utilisant les enthalpies standard de formation fournies dans les données.
- Analyser le signe de l'enthalpie standard de réaction et s'appuyer sur la loi de modération de Van 't Hoff pour expliquer la formation des \mathrm{NO}_x à haute température.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi de Hess avec les enthalpies de formation : réaction fortement endothermique favorisée à haute température.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de la réaction (III.1) s'écrit :
D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de réaction à 298\text{ K} vaut :
\mathrm{N}_{2(\mathrm{g})} et \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} étant les corps simples dans leur état standard de référence à 298\text{ K}, leur enthalpie standard de formation est nulle : \Delta_f H^\circ(\mathrm{N}_{2(\mathrm{g})}) = 0 et \Delta_f H^\circ(\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}) = 0.
Avec la valeur du tableau de données \Delta_f H^\circ(\mathrm{NO}_{(\mathrm{g})}) = 90{,}4\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} :
Commentaires :
- L'enthalpie standard de réaction est positive (\Delta_r H^\circ > 0) : la réaction est fortement endothermique. La rupture de la très forte liaison triple \mathrm{N}\equiv\mathrm{N} et de la liaison double \mathrm{O}=\mathrm{O} coûte plus d'énergie que n'en rapporte la formation des deux liaisons \mathrm{N-O}.
D'après la relation de Van 't Hoff :
\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H^\circ}{R T^2} > 0la constante d'équilibre standard K^\circ(T) est une fonction strictement croissante de la température.
- À température ambiante (298\text{ K}), K^\circ est extrêmement faible : l'air atmosphérique est thermodynamiquement stable et le monoxyde d'azote ne se forme pas spontanément.
- En revanche, aux températures très élevées régnant au cœur de la chambre de combustion (température de flamme supérieure à 1400\text{ K}), la constante K^\circ(T) augmente considérablement, ce qui favorise la formation thermique de monoxyde d'azote \mathrm{NO} (formation dite « \mathrm{NO}_x thermiques »).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : équilibre chimique, relation de van 't hoff
En se plaçant dans l'approximation d'Ellingham, évaluer la fraction molaire de monoxyde d'azote présente à l'équilibre dans de l'air chauffé à .
Voir l'indiceIndice
Calculer l'enthalpie libre standard de réaction à 1450 K sous l'approximation d'Ellingham, en déduire K^\circ(T), puis relier K^\circ aux fractions molaires à l'équilibre.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'entropie standard de la réaction (III.1) à partir des grandeurs tabulées à 298\text{ K}.
- Calculer l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ(T) à T = 1450\text{ K} dans le cadre de l'approximation d'Ellingham, puis en déduire la constante d'équilibre K^\circ(T).
- Exprimer le quotient réactionnel à l'équilibre en fonction des fractions molaires et en déduire la fraction molaire x_{\mathrm{NO}} sachant que K^\circ \ll 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de K^\circ(T) par intégration de Van 't Hoff puis résolution du quotient réactionnel pour la fraction molaire de \mathrm{NO}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de la réaction s'écrit :
1. Entropie standard de réaction : À 298\text{ K}, d'après la loi de Hess appliquée à l'entropie molaire standard :
2. Enthalpie libre standard et constante d'équilibre à T = 1450\text{ K} : Dans le cadre de l'approximation d'Ellingham, l'enthalpie standard \Delta_r H^\circ (calculée à la question Q28 : \Delta_r H^\circ = 180{,}8\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}) et l'entropie standard \Delta_r S^\circ sont supposées indépendantes de la température. L'enthalpie libre standard de réaction à T = 1450\text{ K} vaut :
La constante d'équilibre associée à la température T = 1450\text{ K} est donnée par :
Numériquement :
3. Fraction molaire de \mathrm{NO} à l'équilibre : Tous les réactifs et produits étant gazeux et le nombre de moles de gaz étant conservé (\Delta \nu_g = 2 - 1 - 1 = 0), la constante d'équilibre s'exprime directement à l'aide des fractions molaires x_i :
Comme K^\circ \ll 1, l'avancement de la réaction est très faible : les fractions molaires du diazote et du dioxygène restent très proches de leur composition initiale dans l'air, soit x_{\mathrm{N}_2} \approx 0{,}80 et x_{\mathrm{O}_2} \approx 0{,}20. Il vient :
Soit, en effectuant l'application numérique :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Dresser un tableau d'avancement clair et ne pas confondre les fractions molaires initiales avec celles à l'équilibre.
« Un tableau d’avancement bien construit à partir de quantités initiales identifiées en diazote et dioxygène aurait évité des erreurs ou des réponses injustifiées. »
« Trop de candidats confondent les fractions molaires en diazote et dioxygène en début de réaction (respectivement égales à 0,8 et 0,2) avec celles à l’équilibre. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : facteur cinétique, température
Commenter le choix de la température retenue pour l'étude cinétique.
Voir l'indiceIndice
Évaluer la valeur de \Delta_r G^\circ(400\text{ K}) pour vérifier que la réaction de formation de \mathrm{NO_2} est thermodynamiquement quasi-totale à cette température.
Voir la stratégieStratégie
Pour commenter le choix de la température T = 400\text{ K}, il convient d'analyser :
- L'aspect thermodynamique à partir de la fonction \Delta_r G^\circ(T) donnée par l'énoncé (sens d'évolution, constante d'équilibre et réversibilité de la réaction).
- La pertinence physique vis-à-vis des conditions de fonctionnement du moteur (température des gaz dans le panache d'échappement).
- L'aspect cinétique expérimental (vitesse mesurable, absence de réaction inverse).
Voir la réponse courteRéponse courte
Justification de la température assurant une vitesse de réaction mesurable sans dissociation excessive des produits.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À la température de l'étude T = 400\text{ K}, l'enthalpie libre standard de la réaction (III.2) vaut :
La constante d'équilibre correspondante est alors :
Ce choix se justifie par plusieurs arguments complémentaires :
- Simplification cinétique (réaction quasi-totale) : La constante d'équilibre étant très grande devant 1, la réaction est thermodynamiquement quasi-totale dans le sens direct. La réaction inverse de dissociation de \mathrm{NO}_2 est ainsi négligeable, ce qui permet de mesurer directement la vitesse de la réaction directe sans interférence de l'équilibre chimique.
- Représentativité du panache d'échappement : Dans la chambre de combustion à T = 1450\text{ K}, \Delta_r G^\circ > 0 (la température d'inversion valant T_{\text{inv}} = \frac{114{,}4}{0{,}1462} \approx 782\text{ K}) : \mathrm{NO}_2 ne peut donc pas s'y former. En revanche, après détente dans la turbine et la tuyère (T_6 \approx 572\text{ K}, calculé à la question Q20) et lors du mélange avec l'air ambiant, les gaz d'échappement se refroidissent. Une température de 400\text{ K} (\approx 127\ ^\circ\mathrm{C}) est typique des gaz dans le panache en sortie de réacteur où l'oxydation de \mathrm{NO} en \mathrm{NO}_2 a lieu.
- Aspect expérimental : Cette température modérée assure une vitesse de réaction mesurable, ni trop lente (ce qui rallongerait l'expérience) ni trop rapide (ce qui empêcherait un suivi cinétique précis).
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Justifier le choix par la température d'éjection ou le compromis entre vitesse et rendement thermodynamique, sans invoquer le signe de l'enthalpie libre standard.
« Donner le signe de l’enthalpie libre standard de réaction ΔrG∘n’est pas un indicateur du sens d’avancement d’une réaction chimique. »
« Dans cette question, le jury attendait que les candidats relient la température choisie à la température en sortie du turboréacteur ou qu’ils évoquent un compromis entre vitesse de réaction élevée et bon rendement thermodynamique. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : ordre de réaction, constante de vitesse
Utiliser les résultats précédents pour proposer une loi de vitesse pour la réaction III.2. Déterminer la valeur numérique de la constante de vitesse à la température considérée. La forme obtenue pour la loi de vitesse était-elle prévisible ?
Voir l'indiceIndice
Constater la dégénérescence de l'ordre grâce à l'excès de dioxygène, déduire l'ordre partiel par rapport à \mathrm{NO} des pentes des droites, puis relier l'ordonnée à l'origine à la constante de vitesse.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la méthode de dégénérescence de l'ordre en comparant les concentrations initiales [\mathrm{O}_2]_0 et [\mathrm{NO}]_0.
- Exprimer \ln(v) en fonction de \ln([\mathrm{NO}]) pour relier la pente et l'ordonnée à l'origine aux ordres partiels p et q.
- Déterminer la constante de vitesse k avec ses unités, puis discuter la prévisibilité de la loi de vitesse (règle de van 't Hoff versus mécanisme réactionnel).
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination des ordres partiels à partir des données expérimentales et vérification de la loi de Van 't Hoff cinétique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans les deux expériences, la concentration initiale en dioxygène est de l'ordre de 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} tandis que celle en monoxyde d'azote est de 10\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1} = 1{,}0 \times 10^{-5}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. Le dioxygène est donc en large excès ([\mathrm{O}_2]_0 \ge 200\,[\mathrm{NO}]_0), ce qui permet d'appliquer l'approximation de dégénérescence de l'ordre : [\mathrm{O}_2](t) \approx [\mathrm{O}_2]_0 = \text{Cte}.
En postulant une loi de vitesse avec ordres partiels p pour \mathrm{NO} et q pour \mathrm{O}_2 :
En passant au logarithme népérien :
1. Ordre partiel par rapport à \mathrm{NO} :
Les régressions linéaires de la figure 8 fournissent :
- Expérience 1 : pente p_1 = 1{,}9871 \approx 2 ;
- Expérience 2 : pente p_2 = 1{,}9979 \approx 2.
L'ordre partiel par rapport au monoxyde d'azote est donc un entier : \boxed{p = 2}.
2. Ordre partiel par rapport à \mathrm{O}_2 :
Les ordonnées à l'origine b_1 et b_2 s'identifient à \ln(k_{\text{app}}) :
Par différence :
L'ordre partiel par rapport au dioxygène est donc : \boxed{q = 1}.
La loi de vitesse s'écrit donc :
3. Détermination de la constante de vitesse k à 400\text{ K} :
Dans les coordonnées du graphique, v est mesurée en \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1} et [\mathrm{NO}] en \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}. Ainsi :
Convertissons k_{\text{app}} dans les unités usuelles (\text{L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{s}^{-1}) :
Comme k = \frac{k_{\text{app,1}}}{[\mathrm{O}_2]_{0,1}} avec [\mathrm{O}_2]_{0,1} = 5{,}0 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :
En procédant de même avec l'expérience 2 (k_{\text{app,2}} = \mathrm{e}^{-4{,}723} \times \frac{10^6}{60} = 148{,}1\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{s}^{-1}) :
En effectuant la moyenne des deux mesures :
4. Prévisibilité de la forme de la loi de vitesse :
La loi obtenue présente des ordres partiels identiques aux coefficients stœchiométriques de l'équation bilan (2 pour \mathrm{NO} et 1 pour \mathrm{O}_2), ce qui correspondrait formellement à la règle de van 't Hoff. Cependant :
- Pour une réaction bilan globale, la règle de van 't Hoff ne s'applique pas a priori ; la cinétique découle du mécanisme réactionnel microscopique (composé d'actes élémentaires).
- De plus, un acte élémentaire trimoléculaire (2\,\mathrm{NO} + \mathrm{O}_2 \to 2\,\mathrm{NO}_2) est hautement improbable en phase gazeuse en raison de la probabilité quasi nulle d'un choc simultané à trois corps.
Cette forme d'ordre 3 global n'était donc absolument pas prévisible a priori (elle s'explique en réalité par un mécanisme en deux étapes passant par le dimère (\mathrm{NO})_2 ou le radical \mathrm{NO}_3).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Question très sélective, réussie par seulement 5 % des candidats ayant su déterminer et argumenter les deux ordres partiels.
« Question très mal réussie. Seulement 5 % des candidats trouvent les deux ordres partiels par rapport aux réactifs en argumentant correctement. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires
Notions : schéma de lewis, radical libre
Proposer un schéma de Lewis pour la molécule de dioxyde d'azote .
Voir l'indiceIndice
Comptabiliser le nombre d'électrons de valence (molécule radicalaire à 17 électrons) et proposer deux formes mésomères équivalentes avec l'électron célibataire sur l'azote.
Voir la stratégieStratégie
- Dénombrer le nombre total d'électrons de valence du système à partir de la configuration électronique des atomes d'azote et d'oxygène.
- Identifier que la molécule possède un nombre impair d'électrons (molécule radicalaire).
- Disposer l'atome le moins électronégatif au centre (l'azote) et répartir les doublets liants, non liants ainsi que l'électron célibataire en attribuant les charges formelles.
- Proposer les formes mésomères limites afin de rendre compte de la délocalisation électronique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de la structure de Lewis avec 17 électrons de valence comportant un électron célibataire sur l'azote et mésomérie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'azote (\mathrm{N}, Z=7) a pour configuration électronique de valence 2s^2 2p^3 (5 électrons de valence).
L'oxygène (\mathrm{O}, Z=8) a pour configuration électronique de valence 2s^2 2p^4 (6 électrons de valence).
Le nombre total d'électrons de valence de la molécule de dioxyde d'azote \mathrm{NO}_2 vaut :
Le nombre d'électrons étant impair, la molécule est nécessairement une espèce radicalaire comportant 8 doublets (liants ou non liants) et 1 électron célibataire.
L'atome d'azote, moins électronégatif que l'oxygène, constitue l'atome central. Dans la forme mésomère prépondérante, l'électron célibataire est situé sur l'atome d'azote :
- l'azote central forme une liaison double avec l'un des atomes d'oxygène et une liaison simple avec l'autre ;
- il porte l'électron célibataire, ce qui lui confère 1 + 2 + 1 = 4 électrons propres et donc une charge formelle positive +1 ;
- l'oxygène lié par simple liaison possède 3 doublets non liants et porte une charge formelle négative -1 ;
- l'oxygène lié par double liaison possède 2 doublets non liants et aucune charge formelle.
Par symétrie, la molécule est décrite par deux formes mésomères équivalentes :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Détailler le décompte des électrons de valence et respecter les doublets, l'électron célibataire, les charges formelles et la règle de l'octet.
« Le jury attend un décompte du nombre total d’électrons de valence. »
« Plusieurs schémas de Lewis ont été acceptés à condition de respecter les huit doublets d’électrons, l’électron célibataire, les charges formelles et le non dépassement de l’octet pour les éléments appartenant à la deuxième ligne de la classification périodique. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question 33
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : énergie de liaison, cycle de hess
Évaluer l'énergie de liaison , aussi appelée enthalpie standard de dissociation, dans . Commenter la valeur trouvée.
Voir l'indiceIndice
Relier la longueur d'onde seuil lue sur la courbe de rendement quantique à l'énergie de dissociation d'une mole de liaisons via la formule E = \mathcal{N}_A h c / \lambda.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la longueur d'onde seuil de photodissociation \lambda_{\text{seuil}} sur la figure 9, au-delà de laquelle l'énergie des photons incidents devient insuffisante pour rompre la liaison \mathrm{O-NO}.
- Exprimer et calculer l'énergie de dissociation molaire correspondante à l'aide de la relation d'Einstein-Planck : D = \mathcal{N}_A \frac{h c}{\lambda_{\text{seuil}}}.
- Comparer la valeur obtenue aux énergies de liaison données dans l'énoncé (E_{\mathrm{N-O}} et E_{\mathrm{N=O}}) en faisant le lien avec le caractère mésomère mis en évidence à la question Q32.
Voir la réponse courteRéponse courte
Cycle thermodynamique reliant l'enthalpie d'atomisation aux enthalpies de formation et calcul de l'énergie moyenne de liaison \mathrm{N-O}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La photodissociation du dioxyde d'azote s'écrit :
Cette réaction ne peut avoir lieu que si l'énergie apportée par un photon est au moins égale à l'énergie de dissociation d'une liaison \mathrm{ON} dans \mathrm{NO}_2 :
soit pour la longueur d'onde : \lambda \le \lambda_{\text{seuil}}.
Sur la figure 9, le rendement quantique primaire \Phi chute brutalement au voisinage de \lambda_{\text{seuil}} \approx 400\text{ nm} (la chute s'amorce vers 395\text{ nm} et \Phi s'annule vers 420\text{ nm}).
L'énergie molaire de dissociation (ou enthalpie standard de dissociation de cette liaison) est donc :
Application numérique avec \lambda_{\text{seuil}} = 400\text{ nm} :
Commentaire :
- D'après les données de l'énoncé, l'énergie d'une liaison simple vaut E(\mathrm{N-O}) = 210\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} et celle d'une liaison double E(\mathrm{N=O}) = 630\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}. La valeur trouvée (300\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}) est comprise entre ces deux valeurs (210 < 300 < 630\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}), ce qui est parfaitement cohérent avec l'ordre de liaison intermédiaire de 1{,}5 déduit des formes mésomères établies à la question Q32.
- De plus, le seuil situé à 400\text{ nm} correspond à la limite entre le proche ultraviolet et le visible : la lumière solaire atteignant la troposphère est donc suffisamment énergétique pour induire cette dissociation et initier la photochimie de l'ozone troposphérique.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Partie IV : Aluminium et alliage 2024
Question 34
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie
Notions : masse volumique, alliage d'aluminium
L'acier possède une densité . Justifier l'emploi d'alliages d'aluminium plutôt que de l'acier en aéronautique.
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Calculer la masse volumique de la maille c.f.c. d'aluminium et comparer le résultat à la densité de l'acier pour illustrer l'allègement structural.
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- Calculer la masse volumique et la densité de l'aluminium à partir des caractéristiques de sa maille cristalline cubique à faces centrées (c.f.c.).
- Comparer cette valeur à la densité de l'acier et dégager l'intérêt majeur de l'allègement structural en aéronautique.
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La densité de l'aluminium est presque trois fois plus faible que celle de l'acier, allégeant la structure.
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Dans une structure cubique à faces centrées (c.f.c.) de paramètre de maille a :
- la maille élémentaire contient en propre Z = 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 4 atomes d'aluminium ;
les atomes sont en contact selon la diagonale d'une face du cube, d'où la relation de tangence :
4 r = a\sqrt{2} \implies a = 2\sqrt{2} r
Le volume de la maille s'écrit donc :
La masse volumique théorique de l'aluminium vaut :
Avec M_{\mathrm{Al}} = 26{,}982\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 26{,}982 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}, r = 143\text{ pm} = 143 \times 10^{-12}\text{ m} et \mathcal{N}_A = 6{,}02 \times 10^{23}\text{ mol}^{-1} :
La densité correspondante est :
L'acier présente quant à lui une densité d_{\text{acier}} = 7{,}8. L'aluminium est ainsi presque trois fois moins dense que l'acier :
L'emploi d'alliages d'aluminium permet donc un gain de masse considérable sur la structure de l'aéronef (allègement structural). Cela permet :
- de réduire la portance nécessaire en vol de croisière et donc la traînée induite, d'où une consommation de carburant nettement diminuée ;
- d'augmenter la charge utile (fret et passagers) et le rayon d'action de l'avion.
Résultat
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Justifier la masse volumique par la géométrie de la maille et relier l'utilisation d'un métal plus léger à la réduction de consommation de carburant.
« Une rédaction minimale est attendue (décompte des atomes dans la maille, lien entre le rayon atomique et le paramètre de maille et expression littérale de la masse volumique ou de la densité) pour obtenir l’intégralité des points attribués à l’argumentation (25 % des candidats). »
« Affirmer que « l’aluminium est plus léger que l’acier » n’est pas suffisant pour justifier son emploi en aéronautique. Le jury attendait une remarque plus précise reliant ce choix à une plus faible consommation de carburant (10 % des candidats). »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
Chapitre : Transformations chimiques › Mélanges binaires
Notions : composé défini, diagramme binaire
Le diagramme de la figure 10 montre qu'il existe un composé défini. Déterminer sa composition , avec entier.
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Repérer la composition massique du composé défini sur le diagramme binaire et convertir ces pourcentages massiques en proportions atomiques pour déterminer l'entier x.
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- Relever sur le diagramme binaire de la figure 10 l'abscisse du trait vertical délimitant le domaine biphasé à droite, qui matérialise le composé défini.
- Exprimer le pourcentage massique en cuivre en fonction de x et des masses molaires atomiques de l'aluminium et du cuivre.
- En déduire la valeur entière de x et la formule stœchiométrique du composé défini.
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Lecture du pourcentage massique de cuivre du pic vertical du diagramme et calcul stœchiométrique donnant \mathrm{Al_2Cu}.
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Un composé défini présente une composition chimique fixe et se manifeste sur un diagramme binaire par une ligne verticale. Sur la figure 10, la frontière verticale marquant la fin du domaine biphasé « solution solide \alpha + {?} » se situe à une teneur massique en cuivre :
Pour un composé défini de formule générale \mathrm{Al}_x\mathrm{Cu}, la fraction massique en cuivre s'exprime par :
En inversant cette relation pour exprimer x :
D'après le tableau périodique fourni :
- M(\mathrm{Al}) = 26{,}98\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}
- M(\mathrm{Cu}) = 63{,}55\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}
L'application numérique donne :
Comme x est un entier, on obtient x = 2. Le composé défini est donc \mathrm{Al}_2\mathrm{Cu}.
Résultat
Question 36
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Exploitation de document
- Schéma ou tracé
Chapitre : Transformations chimiques › Mélanges binaires
Notions : diagramme binaire, variance
Reproduire très schématiquement ce diagramme binaire en indiquant pour chaque domaine la nature des phases en présence.
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Identifier chaque région du diagramme binaire (liquide, solution solide \alpha, domaines biphasiques et palier eutectique).
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- Identifier la nature du diagramme : il s'agit d'un équilibre binaire liquide-solide à pression constante présentant un composé défini à fusion congruente (\mathrm{Al}_2\mathrm{Cu}_{(\mathrm{s})}), une miscibilité partielle à l'état solide (solution solide \alpha riche en aluminium) et une démixtion totale avec formation d'un invariant eutectique.
Attribuer à chaque domaine les phases en présence en respectant les règles des équilibres de phases (règle de Gibbs et alternance de domaines monophasés et diphasés) :
- au-dessus du liquidus : phase liquide homogène L ;
- sous le liquidus et au-dessus de l'horizontale eutectique : domaines diphasés solide-liquide (\alpha + L à gauche de l'eutectique, et \mathrm{Al}_2\mathrm{Cu}_{(\mathrm{s})} + L à droite) ;
- à gauche du solvus : domaine monophasé de la solution solide \alpha ;
- sous l'isotherme eutectique : domaine diphasé solide (\alpha + \mathrm{Al}_2\mathrm{Cu}_{(\mathrm{s})}) ;
- à la stœchiométrie du composé défini (w_{\mathrm{Cu}} \approx 54\,\%) : composé solide pur \mathrm{Al}_2\mathrm{Cu}_{(\mathrm{s})}.
- Reproduire schématiquement le diagramme avec toutes les frontières et légendes associées.
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Reproduction schématique du diagramme liquide-solide avec indication des phases liquide, solide pur, solution solide et composé défini.
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D'après la question Q35, le composé défini correspond à la stœchiométrie \mathrm{Al}_2\mathrm{Cu}_{(\mathrm{s})} (w_{\mathrm{Cu}} \approx 54\,\%). Le diagramme présente une réaction eutectique :
On identifie ainsi les différents domaines et lignes d'équilibre :
- Domaine monophasé liquide (L) : situé au-dessus du liquidus. Les métaux aluminium et cuivre sont totalement miscibles à l'état liquide.
- Solution solide monophasée \alpha : domaine situé à gauche, riche en aluminium, délimité à droite par la courbe de solvus (qui traduit la diminution de la solubilité du cuivre dans la maille d'aluminium avec la baisse de température) et en haut par le solidus.
- Domaine diphasé \alpha + L : délimité par la branche gauche du liquidus, le solidus de la solution \alpha et le palier eutectique.
- Domaine diphasé \mathrm{Al}_2\mathrm{Cu}_{(\mathrm{s})} + L : délimité par la branche droite du liquidus, le palier eutectique et la droite verticale du composé défini.
- Domaine solide diphasé \alpha + \mathrm{Al}_2\mathrm{Cu}_{(\mathrm{s})} : situé sous le palier eutectique et à droite de la courbe de solvus (ce domaine correspond à la région notée « solution solide \alpha + ? » sur la figure 10).
- Composé défini \mathrm{Al}_2\mathrm{Cu}_{(\mathrm{s})} : représenté par le segment vertical à w_{\mathrm{Cu}} \approx 54\,\%.
Question déjà tombée ailleurs
Question 37
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Transformations chimiques › Mélanges binaires
Notions : théorème des moments chimiques, composition de phase
Calculer le pourcentage massique des phases en présence dans l'alliage 2024 à l'équilibre à la température de .
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Appliquer la règle des segments inverses (théorème des moments) à 300 K entre la solution solide pure et le composé défini en considérant la solubilité du cuivre quasi-nulle.
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- Identifier la position de l'alliage 2024 (4\,\% massique en Cu) dans le diagramme d'équilibre à T = 300\text{ K} (27^\circ\text{C}).
- Déterminer la composition massique en cuivre des deux phases en équilibre à cette température.
- Appliquer le théorème des moments chimiques (règle des leviers) pour en déduire les pourcentages massiques de chaque phase.
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Application du théorème des moments chimiques (règle des leviers) pour évaluer la proportion massique des deux phases solides.
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À la température T = 300\text{ K} = 27\,^\circ\text{C}, bien inférieure au domaine représenté sur la figure 10 (T \ge 200\,^\circ\text{C}), l'alliage 2024 de teneur massique globale w_{\mathrm{Cu}} = 4\,\% se situe dans le domaine biphasé constitué :
- de la solution solide \alpha (aluminium contenant une fraction dissoute de cuivre) ;
- du composé défini solide \mathrm{Al}_2\mathrm{Cu}_{(\mathrm{s})} déterminé à la question Q35.
D'après le diagramme binaire, la limite de solubilité du cuivre dans l'aluminium (courbe de solvus délimitant le domaine \alpha) décroît rapidement lorsque la température diminue : elle est inférieure à 0{,}5\,\% à 200\,^\circ\text{C} et devient rigoureusement négligeable à température ambiante (300\text{ K}). On a donc :
La fraction massique de cuivre dans le composé défini \mathrm{Al}_2\mathrm{Cu} est stœchiométrique et vaut :
Soient x_m(\alpha) et x_m(\mathrm{Al}_2\mathrm{Cu}) les pourcentages (ou fractions) massiques respectifs des phases \alpha et \mathrm{Al}_2\mathrm{Cu}. La conservation de la masse globale et de la masse de cuivre s'écrit, via le théorème des moments chimiques :
Comme w_{\mathrm{Cu},\alpha} \approx 0\,\%, on obtient directement :
et par complémentarité :
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : montage à trois électrodes, électrode de référence
L'étude de la corrosion de l'alliage passe par le tracé des courbes courant-potentiel pour les métaux concernés (aluminium et cuivre). Donner le schéma de principe du montage à trois électrodes utilisé, en précisant la nature et le rôle des électrodes utilisées et expliquer la nécessité d'utiliser trois électrodes plutôt que deux.
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Schématiser le montage potentiostatique en justifiant que l'électrode de référence ne doit débiter aucun courant afin de mesurer fidèlement le potentiel de l'électrode de travail.
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- Réaliser le schéma de principe du montage à trois électrodes en faisant apparaître la boucle de courant et la boucle de mesure de potentiel.
- Définir précisément la nature et le rôle de chacune des trois électrodes : électrode de travail (ET), contre-électrode (CE) et électrode de référence (ER).
- Expliquer l'inaptitude d'un montage à deux électrodes en mettant en avant la polarisation de l'électrode de référence et la chute ohmique.
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Schéma du montage potentiostatique à trois électrodes séparant le passage du courant de la mesure du potentiel sans chute ohmique.
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1. Schéma de principe du montage
Le montage à trois électrodes permet de découpler la circulation du courant de la mesure du potentiel d'électrode :
2. Nature et rôle des trois électrodes
Électrode de travail (ET) :
- Nature : le métal étudié (ici l'aluminium ou le cuivre, purs ou en alliage).
- Rôle : siège des réactions électrochimiques d'intérêt (oxydation anodique ou réduction cathodique).
Électrode de référence (ER) :
- Nature : électrode impolarisable à potentiel fixe, connu et stable, indépendamment de la composition de la solution étudiée (par exemple une électrode au calomel saturé, ECS, ou au chlorure d'argent \mathrm{Ag/AgCl}).
- Rôle : sert de référence de potentiel pour mesurer ou imposer le potentiel E de l'électrode de travail.
Contre-électrode ou électrode auxiliaire (CE) :
- Nature : matériau conducteur chimiquement inerte dans les conditions de l'expérience (fil ou grille de platine \mathrm{Pt}, barreau de graphite/carbone vitreux).
- Rôle : assure le passage du courant électrique i dans l'électrolyte en fermant le circuit avec l'électrode de travail. Sa surface est généralement grande pour que les réactions à son interface ne limitent pas le courant global.
3. Nécessité d'utiliser trois électrodes plutôt que deux
Dans un montage à deux électrodes, la deuxième électrode joue simultanément le rôle de référence et de contre-électrode. Un tel dispositif présente deux inconvénients majeurs :
- Polarisation de la référence : la circulation d'un courant électrique non nul à travers l'électrode de référence modifie les concentrations des espèces électroactives à sa surface ; son potentiel dérive et ne reste plus égal à son potentiel thermodynamique de référence.
- Chute ohmique dans l'électrolyte : la tension mesurée entre les deux électrodes s'écrit U = E_{\text{ET}} - E_{\text{réf}} + R_{\text{sol}} i. Pour des courants non négligeables, le terme de chute ohmique R_{\text{sol}} i fausse significativement la valeur du potentiel d'électrode E_{\text{ET}}.
Le montage à trois électrodes résout ce problème en séparant les fonctions :
- Le courant i circule exclusivement entre l'électrode de travail et la contre-électrode.
- L'électrode de référence est reliée à un voltmètre (ou étage de mesure du potentiostat) de très haute impédance d'entrée : aucun courant ne la traverse (i_{\text{réf}} \approx 0), garantissant ainsi la parfaite constance de son potentiel et l'absence de chute ohmique dans la branche de mesure.
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Dessiner un schéma conventionnel complet incluant le générateur et expliciter le rôle de chacune des trois électrodes.
« Question de cours dont le taux de réussite aurait dû être plus élevé. Le jury a été désagréablement surpris de lire moins de 10 % de montages à trois électrodes corrects, complets et bien légendés. »
« Le nombre de schémas sans générateur de tension ou de courant est surprenant ; ces dipôles doivent être représentés avec les symboles conventionnels. Seulement 5 % de bonnes réponses pour les rôles des électrodes. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question déjà tombée ailleurs
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : demi-équation rédox, couple de l'eau
Écrire la demi-équation électronique associée au couple de l'eau en milieu acide, puis en milieu basique.
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Écrire la réduction de \mathrm{H}^+ en \mathrm{H_2}, puis combiner avec le produit ionique de l'eau pour obtenir l'expression faisant intervenir l'eau et les ions hydroxyde.
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Écriture de 2\mathrm{H}^+ + 2\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_2 en milieu acide et 2\mathrm{H_2O} + 2\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_2 + 2\mathrm{HO}^- en milieu basique.
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En milieu acide : l'espèce acide prédominante est l'ion oxonium \mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} (ou \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})}). La demi-équation électronique de réduction s'écrit :
\boxed{2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}}ou, en faisant intervenir explicitement la molécule de solvant :
2\,\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}En milieu basique : l'espèce acide conjuguée de l'ion hydroxyde est le solvant \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}, les ions hydroxyde \mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} étant prédominants par rapport aux ions oxonium. En combinant la demi-équation précédente avec l'autoprotolyse de l'eau (\mathrm{H}^+ + \mathrm{HO}^- = \mathrm{H}_2\mathrm{O}), on obtient :
\boxed{2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}}
Résultat
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Seul un candidat sur deux parvient à écrire sans erreur les deux demi-équations électroniques demandées.
« Un candidat sur deux écrit correctement les deux demi-équations électroniques. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question déjà tombée ailleurs
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion ; Oxydoréduction et piles
Notions : potentiel standard apparent, formule de nernst
Calculer le potentiel standard apparent (à ) d'oxydoréduction du couple et justifier à postériori le tracé des courbes courant-potentiel correspondantes.
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Calculer le potentiel de Nernst du couple à pH = 14, puis lui ajouter la surtension cathodique sur chaque métal pour retrouver le potentiel de début de réduction sur les courbes.
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- Exprimer le potentiel d'équilibre de Nernst du couple de réduction de l'eau en fonction du \mathrm{pH} et en déduire le potentiel standard apparent à \mathrm{pH} = 14.
- Relier ce potentiel aux potentiels de départ des branches cathodiques de réduction de l'eau sur le cuivre et sur l'aluminium en tenant compte des surtensions à vide \eta_{c0} fournies.
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Calcul du potentiel apparent E^\circ - 0{,}06\,\mathrm{pH} = -0{,}84\text{ V} justifiant la position du mur du solvant en réduction.
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D'après la demi-équation électronique établie à la question Q39 en milieu basique :
La formule de Nernst à 298\text{ K} s'écrit, pour une pression partielle de dihydrogène P_{\mathrm{H}_2} = P^\circ = 1\text{ bar} :
En prenant la valeur usuelle \frac{R T \ln 10}{F} \approx 0{,}06\text{ V} à 298\text{ K} et E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) = 0{,}00\text{ V} :
Le potentiel standard apparent E^{\circ\prime} à \mathrm{pH} = 14 (conditions standard pour l'ion \mathrm{HO}^-, soit [\mathrm{HO}^-] = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}) vaut donc :
Justification du tracé de la figure 12 :
En cinétique électrochimique, une réaction cathodique nécessite une surtension cathodique \eta_c \leqslant 0. Le courant cathodique de réduction de l'eau ne commence à circuler de façon significative qu'en deçà du potentiel seuil :
où \eta_{c0} désigne la surtension cathodique à vide :
Sur électrode de cuivre, avec \eta_{c0} = -0{,}1\text{ V} :
E_{\text{seuil, Cu}} = -0{,}84 - 0{,}10 = -0{,}94\text{ V}Sur électrode d'aluminium, avec \eta_{c0} = -1\text{ V} :
E_{\text{seuil, Al}} = -0{,}84 - 1{,}00 = -1{,}84\text{ V}
Ces deux valeurs correspondent très exactement aux potentiels à partir desquels s'amorcent les branches cathodiques de réduction de l'eau sur le cuivre (-0{,}94\text{ V}) et sur l'aluminium (-1{,}84\text{ V}) sur la figure 12.
Résultat
Question 41
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : corrosion par piqûre, réaction d'oxydoréduction
Écrire l'équation de réaction modélisant la transformation observée lors du phénomène de corrosion par piqures.
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Associer la demi-réaction d'oxydation de l'aluminium et celle de réduction de l'eau ayant lieu à la surface du cuivre pour écrire l'équation-bilan globale.
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- Identifier les deux demi-réactions électrochimiques couplées à partir de la figure 11 et des courbes courant-potentiel de la figure 12 : oxydation de l'aluminium métallique \mathrm{Al} en fond de piqûre et réduction de l'eau sur les inclusions de cuivre cathodiques.
- Combiner les deux demi-équations électroniques pour obtenir le bilan d'oxydoréduction.
- Prendre en compte la précipitation de l'hydroxyde d'aluminium \mathrm{Al(OH)}_3 visible à l'embouchure de la piqûre sur la figure 11 pour fournir le bilan global du processus.
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Équation globale de la réaction d'oxydation de l'aluminium couplée à la réduction du dioxygène ou des protons.
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D'après la figure 11 et les courbes courant-potentiel de la figure 12, le processus de corrosion par piqûres en milieu marin (\mathrm{pH} \approx 8) met en jeu deux zones distinctes :
À l'anode (au fond de la piqûre, sur la matrice d'aluminium) : oxydation de l'aluminium métallique selon :
\mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} = \mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})} + 3\,\mathrm{e}^- \quad (\times 2)À la cathode (sur les particules de cuivre ou d'intermétallique riche en cuivre) : réduction de l'eau (couple \mathrm{H}_2\mathrm{O}/\mathrm{H}_2 en milieu basique/neutre, d'après Q39) selon :
2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} \quad (\times 3)
Le transfert de 6\,\mathrm{e}^- conduit à la réaction d'oxydoréduction globale :
À l'embouchure de la cavité, la rencontre des ions aluminium \mathrm{Al}^{3+} diffusant hors de la piqûre et des ions hydroxyde \mathrm{HO}^- formés à la cathode (ou présents dans l'eau de mer à \mathrm{pH} \approx 8) entraîne la précipitation quantitative de l'hydroxyde d'aluminium :
L'équation-bilan traduisant l'ensemble de la transformation observée s'écrit donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : potentiel de corrosion, courant de corrosion, pile de corrosion
Après avoir reproduit schématiquement les branches anodique et cathodique impliquées dans le processus, placer le potentiel de corrosion et indiquer comment relever la valeur du courant de corrosion. Justifier l'appellation de pile de corrosion.
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Déterminer le potentiel mixte à l'intersection des courbes anodique et cathodique où le courant anodique compense exactement le courant cathodique.
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- Identifier les deux branches intervenant dans le phénomène de piqûration à l'aide de la question précédente (oxydation de l'aluminium à l'anode et réduction de l'eau sur les inclusions de cuivre à la cathode).
- Rappeler la condition d'électroneutralité globale pour un métal en court-circuit sans apport de courant extérieur (I_a + I_c = 0).
- Justifier l'analogie structurale et fonctionnelle avec une pile électrochimique (électrodes séparées, conducteur électronique, électrolyte, fonctionnement en court-circuit).
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Intersection des courbes partielles anodique et cathodique donnant E_{\text{corr}} et i_{\text{corr}} par égalité des intensités.
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D'après l'analyse de la piqûre (figure 11) et les courbes courant-potentiel (figure 12), le processus met en jeu :
- la branche anodique d'oxydation de l'aluminium : \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} \to \mathrm{Al}^{3+} + 3\,\mathrm{e}^- (seuil à -1{,}66\text{ V}) ;
- la branche cathodique de réduction de l'eau sur le cuivre : 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} + 2\,\mathrm{e}^- \to \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{HO}^- (seuil à -0{,}94\text{ V}, la réduction sur l'aluminium étant cinétiquement bloquée en raison de la très forte surtension cathodique, seuil à -1{,}84\text{ V}).
Positionnement du potentiel et du courant de corrosion : En l'absence de courant imposé de l'extérieur, l'alliage métallique est électriquement isolé. Le courant total échangé est nul :
En négligeant la résistance ohmique de la solution entre le fond de la piqûre et la surface extérieure, l'anode et la cathode adoptent le même potentiel mixte, noté E_{\text{corr}} (potentiel de corrosion), compris entre -1{,}66\text{ V} et -0{,}94\text{ V}.
Pour relever la valeur du courant de corrosion i_{\text{corr}} :
- on trace la courbe |i_c(E)| (symétrique de la branche cathodique par rapport à l'axe des potentiels) ;
- l'intersection entre la courbe anodique i_a(E) et la courbe symétrique |i_c(E)| donne le point de fonctionnement : son abscisse est le potentiel de corrosion \boxed{E_{\text{corr}}} et son ordonnée est le courant de corrosion \boxed{i_{\text{corr}}}.
Justification de l'appellation « pile de corrosion » : Ce phénomène présente toutes les caractéristiques d'une pile électrochimique :
- une anode localisée au fond de la piqûre où a lieu l'oxydation spontanée de l'aluminium ;
- une cathode constituée des zones cathodiques riches en cuivre (inclusions de précipités \mathrm{Al}_2\mathrm{Cu} ou cuivre ségrégé) où a lieu la réduction de l'eau ;
- un conducteur électronique constitué par la matrice métallique de l'alliage assurant le transfert des électrons de l'anode vers la cathode ;
- un électrolyte (conducteur ionique) constitué par la solution saline permettant le bouclage du courant ionique.
L'ensemble forme une micro-pile galvanique fonctionnant en court-circuit, ce qui dissipe continûment l'énergie chimique sous forme de corrosion accélérée du matériau.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 43
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : courant de corrosion, effet de surface
En supposant les surtensions à vide inchangées, positionner de façon qualitative les courbes anodique et cathodique modifiées, en justifiant succinctement le cas échéant la modification effectuée. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Analyser le décalage vers les potentiels plus faibles de la branche d'oxydation (stabilisation par \mathrm{Cl}^-) et le décalage vers les potentiels plus élevés de la branche de réduction (acidification locale).
Voir la stratégieStratégie
- Analyser l'effet de la complexation de \mathrm{Al}^{3+} par les ions chlorure \mathrm{Cl}^- sur le potentiel d'équilibre de la branche anodique.
- Analyser l'effet de l'acidification locale (\mathrm{pH} < 3) en fond de piqûre sur le potentiel d'équilibre du couple de réduction de l'eau (branche cathodique sur cuivre).
- Représenter l'évolution des deux courbes intensité-potentiel sous l'hypothèse de surtensions inchangées, puis en déduire l'impact sur le courant de corrosion I_{\mathrm{corr}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'effet de surface (petite anode dans la piqûre et grande cathode externe) amplifie drastiquement la densité de courant de piqûre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Modification de la branche anodique (oxydation de l'aluminium) : La formation quantitative du complexe \mathrm{AlCl}_4^- selon :
diminue considérablement l'activité en ions \mathrm{Al}^{3+} libres. D'après la formule de Nernst pour le couple \mathrm{Al}^{3+}/\mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} :
La chute de [\mathrm{Al}^{3+}] entraîne une diminution du potentiel d'équilibre. En supposant la surtension anodique inchangée, le potentiel à vide de la réaction d'oxydation devient plus négatif : la courbe anodique se déplace vers la gauche (potentiels plus faibles).
2. Modification de la branche cathodique (réduction de l'eau sur le cuivre) : Le potentiel d'équilibre du couple de l'eau dépend du pH selon :
L'acidification locale en fond de piqûre fait chuter le pH d'une valeur de l'ordre de 8 (milieu marin) à une valeur \mathrm{pH} < 3. Le potentiel thermodynamique E_{\mathrm{eq}} augmente donc d'au moins 0{,}06 \times 5 = 0{,}3\text{ V}.
La surtension cathodique à vide \eta_{c0} sur le cuivre étant supposée constante, le potentiel d'apparition du courant cathodique E_{\text{seuil}} = E_{\mathrm{eq}} + \eta_{c0} augmente : la courbe cathodique se déplace vers la droite (potentiels plus élevés).
3. Schéma et commentaire :
Commentaire : Ce double déplacement élargit considérablement l'écart entre les potentiels à vide anodique et cathodique, ce qui conduit à une très forte augmentation de l'intensité de corrosion I_{\mathrm{corr}}. Le phénomène de corrosion par piqûres est donc autocatalytique (ou auto-accélérateur) : l'attaque du métal génère les conditions (acidification et complexation) qui accélèrent sa propre destruction.
Résultat
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH ; Acide-base, précipitation, complexation
Notions : frontière de précipitation, produit de solubilité
Établir l'équation de la frontière séparant les domaines de l'ion aluminium et de l'hydroxyde d'aluminium solide .
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition d'apparition du précipité d'hydroxyde à la concentration de tracé c_t à l'aide du produit de solubilité K_s et de K_e.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature de la transformation entre \mathrm{Al}^{3+} et \mathrm{Al(OH)}_{3(\mathrm{s})} : il s'agit d'un équilibre de précipitation/dissolution sans transfert d'électrons (l'aluminium conserve son degré d'oxydation +\mathrm{III}).
- Écrire l'expression du produit de solubilité K_s et relier la concentration en ions hydroxyde \mathrm{HO}^- au \mathrm{pH} via le produit ionique de l'eau K_e.
- Appliquer la convention de tracé à la frontière solide/solution ([\mathrm{Al}^{3+}] = c_t) pour isoler l'équation de la frontière.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition de précipitation K_s = [\mathrm{Al}^{3+}][\mathrm{HO}^-]^3 donnant la droite verticale \mathrm{pH} = 14 + \frac{1}{3}\log\frac{K_s}{[\mathrm{Al}^{3+}]}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'hydroxyde d'aluminium solide \mathrm{Al(OH)}_{3(\mathrm{s})} et les ions aluminium \mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})} sont tous deux au nombre d'oxydation +\mathrm{III}. La frontière ne dépend donc pas du potentiel E : elle correspond à l'équilibre de précipitation
associé à la constante d'équilibre (produit de solubilité) :
avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.
En utilisant le produit ionique de l'eau K_e = \frac{[\mathrm{H}^+][\mathrm{HO}^-]}{(c^\circ)^2}, la concentration en ions hydroxyde s'écrit :
L'expression de la constante de solubilité devient :
Par convention, sur la frontière de précipitation séparant le domaine de prédominance de l'ion soluble \mathrm{Al}^{3+} et le domaine d'existence du précipité \mathrm{Al(OH)}_3, la concentration en ions dissous est égale à la concentration de travail c_t :
En prenant le cologarithme décimal de la relation d'équilibre :
On en déduit l'équation de la frontière :
Avec \mathrm{p}K_e = 14, \mathrm{p}K_s = 33 et c_t = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} (c_t/c^\circ = 1) :
La frontière est une droite verticale d'équation \mathrm{pH} = 3{,}0, en parfait accord avec la lecture de la figure 13.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 45
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : passivation, couche passivante
Expliquer comment le phénomène de corrosion par piqure est susceptible d'être enrayé par la passivation de la cavité créée.
Voir l'indiceIndice
Expliquer que lorsque le milieu se réhomogénéise vers le pH marin ambiant (\approx 8), le système repasse dans la zone d'immunité/passivation par formation d'une couche protectrice de \mathrm{Al(OH)_3}.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter le diagramme potentiel-pH (figure 13) et la frontière établie à la question Q44 pour relier le pH local à la stabilité de l'hydroxyde d'aluminium \mathrm{Al(OH)}_{3(\mathrm{s})}.
- Décrire le gradient de pH existant entre le fond de la piqûre et le milieu extérieur (eau de mer).
- Expliquer comment la précipitation de \mathrm{Al(OH)}_{3(\mathrm{s})} forme une couche protectrice (effet d'occlusion ou de repassivation) qui enraye la propagation de la piqûre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Précipitation d'un film imperméable d'alumine ou d'hydroxyde à la surface du métal inhibant le courant d'oxydation anodique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q44, l'hydroxyde d'aluminium solide \mathrm{Al(OH)}_{3(\mathrm{s})} précipite dès que le pH dépasse 3{,}0 (pour une concentration de référence c_t = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}), délimitant le domaine de passivation de l'aluminium entre \mathrm{pH} = 3{,}0 et \mathrm{pH} \approx 12{,}5.
Le mécanisme d'enrayement de la corrosion par piqûre repose sur les étapes suivantes :
- Gradient de pH : en fond de piqûre, l'acidification liée à l'hydrolyse des ions \mathrm{Al}^{3+} maintient le milieu à un \mathrm{pH} < 3 (domaine de corrosion). En revanche, l'eau de mer environnante présente un pH basique voisin de 8, situé en plein domaine de passivation.
Précipitation de l'hydroxyde : au fur et à mesure que les ions \mathrm{Al}^{3+} formés au fond de la cavité diffusent vers l'extérieur (ou si le milieu intérieur est renouvelé et dilué par convection), ils rencontrent un milieu de pH supérieur à 3{,}0. Ils réagissent alors avec les molécules d'eau pour précipiter sous forme d'hydroxyde d'aluminium :
\mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})} + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} \rightleftharpoons \mathrm{Al(OH)}_{3(\mathrm{s})} + 3\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})}Colmatage et passivation de la cavité : ce solide insoluble s'accumule à l'embouchure ou tapisse les parois internes de la piqûre (comme illustré sur la figure 11). Ce dépôt forme une barrière physique étanche et électriquement isolante qui colmate la cavité :
- il bloque la diffusion des espèces réactives (\mathrm{H}_2\mathrm{O}, \mathrm{O}_2) et des ions agressifs (\mathrm{Cl}^-) vers le fond de la piqûre ;
- il augmente considérablement la résistance ohmique de l'électrolyte confiné ;
- il isole le métal sain du contact direct avec la solution corrosive.
Privée de contact électrolytique et de transfert de charge, la dissolution anodique de l'aluminium cesse (i_{\text{corr}} \to 0) : la piqûre est neutralisée et le métal est repassivé.
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2020 ?
Surtout 3 chapitres : Fluides visqueux (31 % des questions, partie I), Bilans macroscopiques (13 %, partie II) et Courbes intensité-potentiel et corrosion (11 %). Plus ponctuellement : Thermodynamique chimique et équilibres, Systèmes ouverts en écoulement, Mélanges binaires, Cinétique chimique et mécanismes réactionnels, Oxydoréduction et piles…
Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2020 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2020 ?
Environ 4 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. Questions les plus longues : Q19 (15 min).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2020 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2020 ?
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Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2020 ?
Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2020 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury indique que plus de 80 % du barème portait sur des questions de cours, d'application directe, des applications numériques et des raisonnements simples, les parties I et II étant plus délicates. Moyenne : 8,16/20 (écart-type 4,07, 4 053 présents).
Faut-il compter deux ailes pour la surface portante en Q2 ?
Faut-il prendre en compte le diazote dans la combustion en Q17 ?
Oui : la combustion a lieu dans l'air et non dans le dioxygène pur. Le diazote n'est pas consommé mais s'échauffe ; sa capacité thermique doit impérativement figurer au dénominateur du calcul de l'élévation de température.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.