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Corrigé détaillé CCINP Physique PC 2020

De la physique de l'aéronef

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 9 questions sur 45. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 8 · PTSI 8 · MP2I 8 · TSI1 8 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Mécanique des fluides, Thermodynamique, Mécanique · 8 incontournables · 9 questions de première année
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Ce sujet aborde de manière très transversale et concrète la physique du vol et de la propulsion d'un aéronef à travers trois parties totalement indépendantes. La première partie propose une étude aérodynamique classique et pédagogique (origine de la portance, polaire d'une aile, navigation en présence de vent de travers et estimation de l'accélération au décollage). La deuxième partie explore deux méthodes instrumentales de pointe : l'anémométrie par tube de Pitot et la détection du givrage sur voilure (mesure capacitive et échographie ultrasonore). Enfin, la troisième partie constitue une étude approfondie de la propulsion par turboréacteur simple flux, alliant bilans dynamiques ouverts, analyse thermodynamique du cycle de Brayton et comportement sonique d'une tuyère de détente.

Très guidé et progressif, ce sujet est une excellente révision des bilans ouverts en mécanique des fluides et en thermodynamique industrielle, deux savoir-faire fondamentaux fréquemment évalués aux concours CCINP et communs aux filières PC et PSI.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 10,01/20)
Temps estimé
≈ 3 h 05 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

38 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (38) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé
  • Erreur d'énoncé

    L'axe des ordonnées de la figure 13 présente une anomalie d'échelle avec des valeurs allant jusqu'à 5, alors que le maximum théorique de G est voisin de 0{,}25. Pour l'application numérique de Q42, il faut utiliser la valeur directement lue sur le tracé (G \approx 5).

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

45 questions
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Partie I : Mécanique du vol

I.1 · Généralités

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : ligne de courant, description eulérienne

Définir la notion de ligne de courant associée aux particules de fluide. Est-ce une description de nature eulérienne ou lagrangienne ?

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Rappeler qu'une ligne de courant est tangente en tout point au vecteur vitesse du fluide à un instant donné. Préciser le caractère eulérien d'une telle cartographie spatiale.

Voir la réponse courte

Une ligne de courant est tangente au champ des vitesses à un instant donné ; il s'agit d'une description eulérienne.

Voir le corrigé complet

À un instant t donné, une ligne de courant est une courbe géométrique tangente en chacun de ses points M au vecteur vitesse \vec{v}(M,t) de l'écoulement. Elle vérifie localement :

\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{v}(M,t) = \vec{0}

Cette notion repose sur la connaissance du champ de vecteurs vitesse \vec{v}(M,t) défini en des points fixes de l'espace : il s'agit donc d'une description de nature eulérienne.

Voir ce qu'a relevé le jury

Les lignes de courant ne se confondent avec les trajectoires des particules qu'en régime stationnaire.

« Peu de définitions exactes. Beaucoup assimilent les lignes de courant aux trajectoires des particules de fluide, ce qui n’est vrai qu’en régime stationnaire. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Cinématique des fluides

Notions : relation de bernoulli, portance

Dans la figure 2 sont représentées les lignes de courant pour un profil donné. En analysant ces lignes de courant, expliquer pourquoi l'écoulement stationnaire de l'air, supposé parfait, homogène et incompressible, génère une force de portance de l'avion.

Voir l'indice

Constater le resserrement des lignes de courant au niveau de l'extrados par rapport à l'intrados, puis traduire cela en termes d'accélération de l'écoulement et de champ de pression via le théorème de Bernoulli.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'espacement des lignes de courant autour du profil de l'aile (figure 2) et en déduire le champ de vitesse grâce à la conservation du débit.
  2. Appliquer la relation de Bernoulli le long des lignes de courant pour relier la vitesse locale à la pression statique.
  3. Intégrer qualitativement l'effet des pressions sur l'extrados et l'intrados pour conclure sur le sens de la résultante aérodynamique (portance).
Voir la réponse courte

Resserrement des lignes de courant à l'extrados entraînant une survitesse, donc une dépression d'après Bernoulli, d'où une portance vers le haut.

Voir le corrigé complet

L'analyse de l'écoulement repose sur deux étapes successives :

  • Vitesse de l'écoulement : Pour un fluide incompressible et homogène, le débit volumique se conserve le long d'un tube de courant (D_v = v \cdot S = \text{cte}). Sur la figure 2, les lignes de courant sont nettement resserrées au-dessus de l'aile (extrados) et plus écartées ou peu modifiées au-dessous (intrados). Ce resserrement traduit un étranglement des tubes de courant, d'où :

    v_{\text{extrados}} > v_\infty \ge v_{\text{intrados}}
  • Champ de pression (théorème de Bernoulli) : L'écoulement étant stationnaire, incompressible, homogène et le fluide parfait sans effet de gravité, le théorème de Bernoulli s'applique le long d'une ligne de courant :

    P + \frac{1}{2}\rho_\infty v^2 = \text{cte}

    Par conséquent, aux zones de grande vitesse correspondent des zones de plus faible pression statique :

    v_{\text{extrados}} > v_{\text{intrados}} \implies P_{\text{extrados}} < P_{\text{intrados}}

Il existe donc une surpression relative à l'intrados et une dépression relative à l'extrados. La résultante des forces de pression élémentaires \mathrm{d}\vec{F}_P = -P\,\vec{n}_{\text{ext}}\,\mathrm{d}S exercées par le fluide sur l'aile est orientée globalement vers le haut :

\boxed{\vec{F}_z = \iint_{\text{aile}} -P\,\vec{n}_{\text{ext}}\,\mathrm{d}S \quad \text{est dirigée vers le haut : c'est la force de portance.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait justifier la hausse de vitesse par la conservation du débit puis la baisse de pression par le théorème de Bernoulli.

« La déviation des lignes de courant n’est pas à elle seule un argument permettant de conclure à l’existence d’une force de portance. »

« On attendait une justification de la variation de la vitesse du fluide sur l’extrados en faisant appel à la conservation du débit volumique, puis une justification en retour de la diminution de la pression en utilisant le théorème de Bernoulli. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : relation de bernoulli, profil d'aile

En pratique, pour étudier la répartition de pression le long de l'intrados et de l'extrados, on définit une pression adimensionnée appelée coefficient de pression :

où , et sont respectivement la pression, la masse volumique et la vitesse de l'écoulement incident loin de l'aile. On représente pour l'intrados et l'extrados en fonction de la position par rapport à la corde (figure 3). Justifier à quelle courbe, ou , on associe l'intrados et l'extrados.

Voir l'indice

Relier le signe de C_P à la présence d'une dépression locale (P < P_\infty) ou d'une surpression (P > P_\infty) déduite de l'analyse des vitesses.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le signe de C_P en fonction de la différence P - P_\infty.
  2. Utiliser les résultats de la question précédente (dépression sur l'extrados, surpression sur l'intrados).
  3. Noter l'orientation de l'axe vertical sur la figure 3 pour identifier chaque courbe.
Voir la réponse courte

L'extrados est le siège d'une dépression (C_P < 0, courbe C_{P1}) et l'intrados d'une surpression (C_P > 0, courbe C_{P2}).

Voir le corrigé complet

D'après la définition du coefficient de pression :

C_P = \frac{P - P_\infty}{\frac{1}{2}\rho_\infty v_\infty^2}

Le dénominateur étant strictement positif, le signe de C_P est celui de P - P_\infty :

  • Extrados : l'air y subit une accélération (v > v_\infty). D'après la relation de Bernoulli, il y règne une dépression relative à la pression à l'infini amont, soit P < P_\infty, ce qui impose C_P < 0.
  • Intrados : l'air y est ralenti par rapport à l'écoulement incident au voisinage du bord d'attaque, créant une surpression (P > P_\infty), d'où C_P > 0. De façon plus générale, pour que l'aile développe une force de portance dirigée vers le haut, il est nécessaire que P_{\text{intrados}} > P_{\text{extrados}}, c'est-à-dire C_{P,\text{intrados}} > C_{P,\text{extrados}}.

Sur la figure 3, l'axe vertical des C_P est orienté vers le bas (les valeurs négatives se situent vers le haut, convention courante en aérodynamique) :

  • La courbe supérieure correspond à des valeurs négatives de C_P (C_P \in [-0{,}8 \,;\, 0]) : c'est la courbe de dépression associée à l'extrados.
  • La courbe inférieure correspond à des valeurs positives de C_P (C_P \in [0 \,;\, 0{,}5]) : c'est la courbe de surpression associée à l'intrados.

On conclut :

\boxed{C_{P1} \text{ est associée à l'extrados et } C_{P2} \text{ à l'intrados.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à bien observer le sens de graduation vers le bas de l'axe des Cp pour identifier les courbes.

« L’identification des courbes peut toutefois être fausse car tous les candidats n’ont pas remarqué que l’axe des Cp était gradué vers le bas. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : point d'arrêt, relation de bernoulli

Pourquoi observe-t-on toujours ?

Voir l'indice

Écrire la relation de Bernoulli entre l'infini amont et un point quelconque de l'écoulement pour exprimer C_P en fonction du rapport v/v_\infty, puis considérer la positivité de l'énergie cinétique.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de Bernoulli le long d'une ligne de courant reliant l'amont à un point quelconque du profil.
  2. Exprimer le coefficient de pression C_P en fonction du rapport des vitesses et conclure par positivité de v^2.
Voir la réponse courte

La pression maximale est atteinte au point d'arrêt où la vitesse s'annule, ce qui donne C_{P,\max} = 1 d'après Bernoulli.

Voir le corrigé complet

L'écoulement d'air étant supposé stationnaire, incompressible, parfait et homogène, avec des effets de pesanteur négligés, la relation de Bernoulli s'applique le long d'une ligne de courant entre l'infini amont (où la pression est P_\infty et la vitesse v_\infty) et un point courant autour du profil (où la pression est P et la vitesse v) :

P + \frac{1}{2}\,\rho_\infty\,v^2 = P_\infty + \frac{1}{2}\,\rho_\infty\,v_\infty^2

On en déduit l'écart de pression par rapport à l'amont :

P - P_\infty = \frac{1}{2}\,\rho_\infty\,v_\infty^2 - \frac{1}{2}\,\rho_\infty\,v^2

En injectant cette relation dans la définition du coefficient de pression C_P, on obtient :

C_P = \frac{P - P_\infty}{\frac{1}{2}\,\rho_\infty\,v_\infty^2} = 1 - \left(\frac{v}{v_\infty}\right)^2

La norme de la vitesse v étant nécessairement positive ou nulle (v^2 \ge 0), le terme retranché est toujours positif ou nul. Par conséquent :

\boxed{C_P \le 1}

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : analyse dimensionnelle, portance

Vérifier que le coefficient de portance est adimensionné.

Voir l'indice

Vérifier par analyse dimensionnelle que le rapport d'une force par le produit d'une pression dynamique et d'une surface est sans dimension.

Voir la stratégie

Pour vérifier qu'une grandeur est adimensionnée, on peut :

  1. soit décomposer chaque terme dans le système international d'unités (dimensions fondamentales \mathrm{M}, \mathrm{L}, \mathrm{T}) ;
  2. soit remarquer que le dénominateur est le produit d'une pression dynamique par une surface, ce qui correspond directement à la dimension d'une force.
Voir la réponse courte

Le rapport d'une force en newtons à une pression dynamique multipliée par une surface est sans dimension.

Voir le corrigé complet

Le coefficient de portance est défini par :

C_z = \frac{F_z}{\frac{1}{2} \, S_{\text{réf}} \, \rho_{\infty} \, v_{\infty}^2}

Déterminons la dimension de chaque terme intervenant dans cette expression :

  • F_z est une force : d'après la deuxième loi de Newton, [F_z] = \mathrm{M \cdot L \cdot T^{-2}} ;
  • S_{\text{réf}} est une surface : [S_{\text{réf}}] = \mathrm{L^2} ;
  • \rho_{\infty} est une masse volumique : [\rho_{\infty}] = \mathrm{M \cdot L^{-3}} ;
  • v_{\infty} est une vitesse : [v_{\infty}] = \mathrm{L \cdot T^{-1}}, soit [v_{\infty}^2] = \mathrm{L^2 \cdot T^{-2}}.

La dimension du dénominateur s'écrit donc :

\begin{aligned} \left[ \frac{1}{2} \, S_{\text{réf}} \, \rho_{\infty} \, v_{\infty}^2 \right] &= [S_{\text{réf}}] \cdot [\rho_{\infty}] \cdot [v_{\infty}^2] \\ &= \mathrm{L^2 \cdot (M \cdot L^{-3}) \cdot (L^2 \cdot T^{-2})} \\ &= \mathrm{M \cdot L \cdot T^{-2}} \end{aligned}

Le dénominateur a ainsi la dimension d'une force. Par conséquent :

[C_z] = \frac{[F_z]}{\left[ \frac{1}{2} \, S_{\text{réf}} \, \rho_{\infty} \, v_{\infty}^2 \right]} = \frac{\mathrm{M \cdot L \cdot T^{-2}}}{\mathrm{M \cdot L \cdot T^{-2}}} = 1
\boxed{[C_z] = 1}

Le coefficient de portance C_z est bien adimensionné (il en va de même pour le coefficient de traînée C_x).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La dimension d'une grandeur sans dimension se note 1 et non 0 ou l'ensemble vide.

« Rappelons que la notation dimensionnelle d’une grandeur sans dimension est 1, et non 0 ou l’ensemble vide. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : portance, angle d'incidence

Le coefficient de portance est-il plus important pour une incidence de ou ? Justifier.

Voir l'indice

Observer l'évolution de l'écart d'ordonnée entre les courbes d'extrados et d'intrados lorsque l'angle d'incidence passe de 2^\circ à 6^\circ.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le lien entre le coefficient de portance C_z et les courbes de coefficient de pression C_P(x/L) données par la figure 5.
  2. Comparer l'aire délimitée entre la courbe d'intrados et celle d'extrados pour les deux angles d'incidence (2^\circ et 6^\circ).
Voir la réponse courte

Lecture graphique montrant que le coefficient de portance C_z croît avec l'angle d'incidence dans cette plage, donc plus grand à 6^\circ.

Voir le corrigé complet

D'après le texte introduisant la question Q5, le coefficient de portance C_z s'obtient par intégration de l'écart des coefficients de pression entre l'intrados et l'extrados le long de la corde :

C_z = \int_0^1 \left( C_{P,\text{intrados}}\!\left(\frac{x}{L}\right) - C_{P,\text{extrados}}\!\left(\frac{x}{L}\right) \right) \mathrm{d}\!\left(\frac{x}{L}\right)

Cette intégrale correspond géométriquement à l'aire comprise entre la courbe d'intrados et la courbe d'extrados dans le diagramme de la figure 5.

Sur la figure 5 :

  • à l'extrados, la dépression est considérablement plus marquée pour une incidence de 6^\circ (courbe en tirets, où C_P atteint environ -2{,}7 au voisinage du bord d'attaque) que pour 2^\circ (courbe en trait plein, où le minimum est d'environ -0{,}8) ;
  • à l'intrados, les pressions sont très proches dans les deux configurations (légère surpression supplémentaire pour 6^\circ).

L'aire entre les courbes d'intrados et d'extrados est donc nettement plus grande pour i = 6^\circ que pour i = 2^\circ.

\boxed{C_z(6^\circ) > C_z(2^\circ) \quad \text{: le coefficient de portance est plus important pour une incidence de } 6^\circ.}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La justification devait s'appuyer sur le document fourni et faire intervenir la différence des Cp.

« Les justifications ne se fondent que trop rarement sur le document présenté. Quand elles le sont, elles ne font pas toujours mention de la différence des Cp. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : portance

Le pilote peut faire varier la surface des ailes en actionnant des surfaces mobiles, les volets. En phase de décollage, indiquer et justifier la configuration que le pilote va choisir : volets rentrés ou sortis ?

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Analyser l'expression de la portance F_z : à basse vitesse au décollage, comment le pilote peut-il compenser la faiblesse du terme v_\infty^2 pour égaler le poids de l'appareil ?

Voir la réponse courte

Volets sortis pour augmenter la surface alaire et la cambrure, maximisant la portance à vitesse modérée lors du décollage.

Voir le corrigé complet

En phase de décollage, le pilote choisit la configuration volets sortis.

Justification :

  • Pour que l'avion s'élève, la force de portance F_z doit compenser le poids de l'appareil (F_z \ge M g). Or, au décollage, la vitesse v_\infty de l'avion est encore faible par rapport à sa vitesse de croisière.
  • D'après l'expression établie précédemment :

    F_z = \frac{1}{2}\, C_z\, S_{\text{réf}}\, \rho_\infty\, v_\infty^2

    Pour une vitesse v_\infty donnée, maximiser la force de portance nécessite d'augmenter le produit C_z\, S_{\text{réf}}.

  • Le déploiement des volets (dispositifs hypersustentateurs) permet :

    • d'accroître la surface alaire effective S_{\text{réf}} ;
    • d'augmenter la cambrure du profil de l'aile, ce qui accroît également le coefficient de portance C_z.

La portance nécessaire au décollage est ainsi atteinte à une vitesse plus basse, ce qui réduit la distance de roulement nécessaire sur la piste.

Voir ce qu'a relevé le jury

Il s'agit de maximiser la force de portance Fz au décollage, et non le coefficient Cz.

« De nombreuses réponses fausses liées au fait que l’expression de l’énoncé définissait Cz en fonction de Fz, si bien que la surface de référence se trouvait au dénominateur. C’est bien Fz et non Cz qu’il s’agit de maximiser au décollage. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe fondamental de la dynamique, équilibre des forces

On considère un vol en palier, c'est-à-dire avec un vecteur vitesse et une altitude de l'avion constants. Représenter l'ensemble des forces s'exerçant sur l'avion et expliquer comment la force de traînée est compensée.

Voir l'indice

Faire le bilan des quatre forces appliquées à l'avion en régime permanent (poids, portance, traînée, poussée des réacteurs) et traduire la première loi de Newton.

Voir la réponse courte

Vol en palier à vitesse constante : le poids compense la portance et la poussée des réacteurs compense la traînée.

Voir le corrigé complet

On étudie l'avion (de masse m) assimilé à son centre de masse G dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

Lors d'un vol en palier à vitesse constante, l'altitude et le vecteur vitesse \vec{V}_a sont constants : le mouvement du centre d'inertie est rectiligne et uniforme. D'après le principe fondamental de la dynamique (ou première loi de Newton), la résultante des forces extérieures appliquées à l'avion est nulle :

\sum \vec{F}_{\text{ext}} = \vec{0}

L'avion est soumis à quatre forces principales :

  • son poids \vec{P} = m\vec{g}, vertical et dirigé vers le bas ;
  • la force de portance aérodynamique \vec{F}_z, perpendiculaire à l'écoulement (donc verticale) et dirigée vers le haut ;
  • la force de traînée aérodynamique \vec{F}_x, parallèle à l'écoulement et opposée au mouvement (horizontale vers l'arrière) ;
  • la force de poussée (ou traction) \vec{F}_p développée par le système propulsif (les réacteurs), dirigée vers l'avant selon la trajectoire.

Par projection sur les axes horizontal et vertical :

\begin{aligned} \text{axe vertical} &: \quad F_z - mg = 0 \implies F_z = mg \\ \text{axe horizontal} &: \quad F_p - F_x = 0 \implies F_p = F_x \end{aligned}
\boxed{\text{La force de traînée est compensée par la poussée fournie par les réacteurs : } \vec{F}_p = -\vec{F}_x}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Faites preuve de sens physique lors du bilan des forces, la traînée n'est pas compensée par la vitesse.

« Une question a priori simple, mais qui révèle le manque de sens physique de beaucoup de candidats. La force de trainée est souvent « compensée par la vitesse », voire par les forces de frottements ! »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : force de traînée, masse volumique

Pourquoi est-il intéressant de voler à haute altitude ?

Voir l'indice

Considérer l'évolution de la masse volumique de l'air avec l'altitude et son impact direct sur l'effort de traînée pour une vitesse donnée.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'évolution de la masse volumique de l'air \rho_\infty avec l'altitude.
  2. Analyser les conséquences sur la traînée F_x et la vitesse de vol v_\infty pour un vol en palier.
  3. Conclure sur les bénéfices énergétiques, temporels et météorologiques.
Voir la réponse courte

L'air est moins dense à haute altitude, ce qui réduit la force de traînée et diminue la consommation de carburant.

Voir le corrigé complet

Dans l'atmosphère, la pression et la masse volumique de l'air \rho_\infty décroissent fortement avec l'altitude (selon la loi du nivellement barométrique).

Cette diminution présente des intérêts majeurs pour l'aviation de ligne :

  • Réduction de la traînée et gain de vitesse : Pour un vol en palier, la portance compense le poids :

    F_z = \frac{1}{2} C_z S_{\text{réf}} \rho_\infty v_\infty^2 = mg

    À incidence et coefficient C_z fixés, la diminution de \rho_\infty impose une vitesse v_\infty \propto 1/\sqrt{\rho_\infty} nettement plus élevée. Comme la traînée s'écrit alors :

    F_x = \frac{C_x}{C_z} F_z = \frac{mg}{f}

    l'avion peut se déplacer beaucoup plus vite pour un même niveau de poussée (et donc une consommation horaire comparable), ce qui réduit la durée du trajet et minimise la consommation de carburant par kilomètre parcouru.

  • Stabilité météorologique : À haute altitude (haute troposphère ou basse stratosphère, entre 10 et 12 km), l'avion évolue au-dessus de la plupart des perturbations météorologiques convectives (orages, nuages denses), ce qui limite les turbulences et accroît la sécurité et le confort du vol.
Voir ce qu'a relevé le jury

La diminution du poids avec l'altitude est négligeable et hors de propos pour expliquer l'intérêt du vol à haute altitude.

« des candidats invoquent le fait que le poids diminue avec l’altitude, ce qui n’est certes pas faux, mais négligeable à cette échelle, et sans rapport avec la question posée. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe fondamental de la dynamique, finesse aérodynamique

Dans cette question, on se propose d'interpréter physiquement ce que les professionnels de l'aéronautique appellent la finesse d'une aile. Pour cela, on considère la situation d'un avion, tous moteurs coupés, ayant un mouvement de translation rectiligne uniforme descendant. On note l'angle entre la direction de l'écoulement de l'air autour de l'avion et l'horizontale (figure 6). À l'aide d'une représentation des forces sur le schéma de la figure 6, établir le lien entre la finesse et l'angle . De quelle distance l'avion a-t-il avancé à l'horizontale lorsqu'il a perdu une altitude ? Conclure sur le sens physique de la finesse.

Voir l'indice

Projeter la condition d'équilibre dynamique sur la direction de la trajectoire et sa normale, puis relier le rapport des composantes à la pente de descente \tan\alpha.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'avion en translation rectiligne uniforme dans le référentiel terrestre.
  2. Projeter la relation vectorielle le long de la trajectoire et selon la normale pour relier les forces aérodynamiques (portance et traînée) au poids et à l'angle \alpha.
  3. Exprimer le rapport des forces en fonction de la finesse f = C_z / C_x, puis relier l'angle \alpha aux composantes du déplacement d_H et d_V.
Voir la réponse courte

En descente rectiligne uniforme, f = 1/\tan\alpha = d_H/d_V : la finesse mesure la distance franchie par unité d'altitude perdue.

Voir le corrigé complet

On étudie le système {avion} de masse m dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

L'avion est soumis à trois forces extérieures :

  • son poids \vec{P} = m\vec{g}, vertical descendant ;
  • la force de portance \vec{F}_z, perpendiculaire à la trajectoire de l'avion (direction de l'écoulement de l'air) et orientée vers le haut ;
  • la force de traînée \vec{F}_x, parallèle à la trajectoire et opposée au mouvement (dirigée vers l'arrière).

Le mouvement étant une translation rectiligne uniforme, le principe fondamental de la dynamique s'écrit :

\vec{P} + \vec{F}_x + \vec{F}_z = \vec{0}

En projetant cette relation sur les axes parallèle et perpendiculaire à la trajectoire (inclinée de l'angle \alpha sous l'horizontale) :

\begin{aligned} \text{axe parallèle (sens du mouvement) :} & \quad mg\sin\alpha - F_x = 0 \implies F_x = mg\sin\alpha \\ \text{axe perpendiculaire (orienté vers le haut) :} & \quad F_z - mg\cos\alpha = 0 \implies F_z = mg\cos\alpha \end{aligned}

D'après les définitions données des coefficients de portance et de traînée, on a :

\frac{F_z}{F_x} = \frac{\frac{1}{2} C_z S_{\text{réf}} \rho_\infty v_\infty^2}{\frac{1}{2} C_x S_{\text{réf}} \rho_\infty v_\infty^2} = \frac{C_z}{C_x} = f

En effectuant le rapport des deux composantes de l'équilibre :

f = \frac{F_z}{F_x} = \frac{mg\cos\alpha}{mg\sin\alpha} = \frac{1}{\tan\alpha}
\boxed{f = \frac{1}{\tan\alpha}}

Géométriquement, l'avion descend d'une pente d'angle \alpha. La relation trigonométrique entre la distance horizontale franchie d_H et la perte d'altitude d_V est :

\tan\alpha = \frac{d_V}{d_H}

Il vient ainsi directement :

\boxed{d_H = \frac{d_V}{\tan\alpha} = f \cdot d_V}

Sens physique de la finesse : La finesse f représente le rapport entre la distance horizontale franchie en vol plané (moteurs coupés) et la perte d'altitude correspondante. C'est un indicateur direct de la performance aérodynamique de l'aéronef : plus la finesse est grande, plus l'avion plane loin pour une altitude initiale donnée (par exemple, pour f = 10, une perte d'altitude de 1\text{ km} permet de parcourir 10\text{ km} à l'horizontale).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les directions de la portance et de la traînée dépendent de l'orientation de l'avion, et l'interprétation physique de la finesse devait être approfondie.

« Les forces de portance et de trainée ont des directions relatives à l’orientation de l’avion : elles ne sont donc pas forcément verticales et horizontales. Schéma souvent faux ce qui conduit à une expression de la finesse fausse. »

« Peu d’interprétation physique de la finesse convaincante : souvent les candidats se contentent d’exprimer littéralement l’expression de f en fonction des distances »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : polaire des vitesses, finesse aérodynamique

Reproduire l'allure de la polaire d'une aile sur votre copie et indiquer les points correspondant respectivement à une traînée minimale, une portance maximale et une finesse maximale.

Voir l'indice

Identifier sur le graphe C_z = f(C_x) le point de traînée minimale (abscisse minimale), de portance maximale (ordonnée maximale) et de finesse maximale (tangente issue de l'origine de plus grande pente).

Voir la stratégie
  1. Associer à chaque grandeur aérodynamique sa traduction géométrique sur le diagramme polaire (C_x, C_z) :

    • la traînée est représentée en abscisse par C_x ;
    • la portance est représentée en ordonnée par C_z ;
    • la finesse f = \frac{C_z}{C_x} correspond à la pente de la droite joignant l'origine O(0,0) au point (C_x, C_z) de la polaire.
  2. Tracer la courbe d'allure semblable à celle de la figure 7 et positionner précisément ces trois points remarquables.
Voir la réponse courte

Tracé de la courbe C_z(C_x) avec repérage de la traînée minimale, de la portance maximale et de la finesse maximale par la tangente issue de l'origine.

Voir le corrigé complet

Sur le tracé de la polaire d'Eiffel C_z = g(C_x) :

  • Traînée minimale : elle correspond à la valeur minimale du coefficient de traînée C_x, soit le point le plus à gauche de la polaire (tangente verticale).
  • Portance maximale : elle correspond à l'ordonnée maximale C_{z,\max}, atteinte au sommet de la courbe (tangente horizontale).
  • Finesse maximale : le rapport f = \frac{C_z}{C_x} est la pente de la sécante issue de l'origine O(0,0) et passant par le point de fonctionnement. La valeur maximale f_{\max} correspond donc au point de contact de la tangente à la polaire issue de l'origine.
Voir ce qu'a relevé le jury

Ne placez pas artificiellement le minimum de Cx sur l'axe des abscisses et pensez à justifier la position du point de finesse maximale.

« Certains candidats placent de façon malhonnête le minimum de Cx au croisement de l’axe des abscisses : cela conduit le correcteur à douter de la justesse du raisonnement lorsqu’on demande de repérer le point de trainée minimale. Le positionnement du point de finesse maximale n’est quasiment jamais justifié. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : polaire des vitesses, angle d'incidence

Quand on va du point pour lequel la traînée est minimale vers le point pour lequel la portance est maximale, comment évolue l'angle d'incidence ?

Voir l'indice

Rappeler que l'augmentation de l'incidence accroît la déflexion de l'air et donc la portance jusqu'au décrochage.

Voir la réponse courte

L'angle d'incidence augmente continûment lorsqu'on parcourt la polaire de la traînée minimale vers la portance maximale.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q6, une augmentation de l'angle d'incidence i accroît la dépression sur l'extrados ainsi que la surpression sur l'intrados, ce qui se traduit par une augmentation du coefficient de portance C_z.

Tant que l'aile n'a pas atteint le phénomène de décrochage (séparation de la couche limite sur l'extrados), le coefficient de portance C_z varie de façon croissante en fonction de l'angle d'incidence i.

Le point où la portance est maximale (C_{z,\max}) correspond précisément à l'incidence critique de décrochage, tandis que la traînée minimale (C_{x,\min}) est atteinte pour une incidence nettement plus faible (proche de l'incidence de portance nulle).

Par conséquent, lorsque l'on parcourt la polaire du point de traînée minimale vers le point de portance maximale :

\boxed{\text{l'angle d'incidence } i \text{ augmente.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à ne pas confondre l'angle d'incidence i avec l'angle de la question précédente.

« L’angle d’incidence est souvent assimilé à l’angle α défini pour interpréter la finesse (Q10) et non à l’angle i, défini figure 1 et étudié figure 5. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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I.2 · Trajectoire d'un avion en présence de vent latéral

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : composition des vitesses, cinématique du point

À quelle condition entre , , et , l'avion peut-il se déplacer en ligne droite de A vers B ?

Voir l'indice

Écrire la relation vectorielle de composition des vitesses \vec{V}_{\text{sol}} = \vec{V}_a + \vec{v}_v et imposer que la composante transversale orthogonale à l'axe (AB) soit nulle.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de composition des vitesses pour exprimer la vitesse de l'avion par rapport au sol en fonction de sa vitesse relative par rapport à l'air et de la vitesse du vent.
  2. Projeter cette relation dans le repère (\vec{u}_x, \vec{u}_y) défini sur la figure 8.
  3. Traduire la condition de déplacement rectiligne de A vers B (annulation de la composante perpendiculaire à l'axe AB et avancée effective dans le sens de \vec{u}_y).
Voir la réponse courte

Condition de déplacement en ligne droite par projection de la vitesse sol orthogonale à la trajectoire : V_a \sin\theta = v_v \sin\phi.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de composition classique des vitesses (dans le cadre de la cinématique galiléenne), la vitesse \vec{V}_{\text{sol}} de l'avion par rapport au sol (référentiel terrestre) est la somme de sa vitesse par rapport à l'air \vec{V}_a et de la vitesse de l'air par rapport au sol \vec{v}_v :

\vec{V}_{\text{sol}} = \vec{V}_a + \vec{v}_v

D'après le repère orthonormé direct (\vec{u}_x, \vec{u}_y) fourni sur la figure 8, où l'axe (A,\vec{u}_y) est aligné avec la route au sol de A vers B :

  • le vecteur vitesse \vec{V}_a fait un angle \theta avec la direction AB vers la droite :

    \vec{V}_a = V_a \sin\theta \, \vec{u}_x + V_a \cos\theta \, \vec{u}_y
  • le vecteur vitesse du vent contraire \vec{v}_v fait un angle \phi avec la direction AB, orienté vers la gauche et vers le bas :

    \vec{v}_v = - v_v \sin\phi \, \vec{u}_x - v_v \cos\phi \, \vec{u}_y

Le vecteur vitesse par rapport au sol s'écrit donc :

\vec{V}_{\text{sol}} = (V_a \sin\theta - v_v \sin\phi)\,\vec{u}_x + (V_a \cos\theta - v_v \cos\phi)\,\vec{u}_y

Pour que l'avion se déplace en ligne droite suivant la droite AB, sa vitesse par rapport au sol doit être colinéaire à \vec{u}_y, ce qui impose que sa composante transverse selon \vec{u}_x soit nulle :

V_{\text{sol}, x} = 0 \iff V_a \sin\theta - v_v \sin\phi = 0
\boxed{V_a \sin\theta = v_v \sin\phi}

Pour que l'avion progresse effectivement de A vers B (et ne recule pas sous l'effet du vent contraire), il faut également que :

V_a \cos\theta > v_v \cos\phi

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à expliciter la loi de composition des vitesses pour justifier la condition géométrique demandée.

« Le résultat attendu est souvent donné, mais la loi de composition des vitesses qui le justifie est très rarement mentionnée. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : composition des vitesses

Calculer l'angle de correction que le pilote doit imposer à son avion lorsque , sachant que et .

Voir l'indice

Résoudre l'équation trigonométrique liant \sin\theta à \sin\phi obtenue à la question précédente.

Voir la réponse courte

Application numérique donnant \theta = \arcsin((v_v/V_a)\sin\phi) \approx 2{,}5^\circ.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q13, l'angle de correction \theta vérifie :

V_a \sin\theta = v_v \sin\phi \implies \sin\theta = \frac{v_v}{V_a}\sin\phi

D'où :

\theta = \arcsin\left(\frac{v_v}{V_a}\sin\phi\right)

Application numérique : Les vitesses étant exprimées dans la même unité (\mathrm{km\cdot h^{-1}}), la conversion n'est pas nécessaire :

\begin{aligned} \sin\theta &= \frac{56}{445}\sin(20^\circ) \approx 0{,}1258 \times 0{,}3420 \approx 4{,}30 \times 10^{-2} \\ \theta &= \arcsin(4{,}30 \times 10^{-2}) \approx 2{,}47^\circ \end{aligned}

En tenant compte du nombre de chiffres significatifs (deux pour v_v et \phi) :

\boxed{\theta \approx 2{,}5^\circ}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Gardez un regard critique sur la vraisemblance de vos résultats numériques, notamment pour des angles de dérive.

« Des candidats trouvant des angles de dérive proches, voire supérieurs à 90°, ne semblent pas perturbés outre mesure par leur résultat ! »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 15

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : composition des vitesses, cinématique du point

L'avion doit faire un aller-retour entre les deux points A et B, distants de dans les mêmes conditions de vent. Calculer la durée du trajet aller-retour en négligeant la durée du demi-tour. Comparer à la durée de ce même trajet en l'absence de vent. Commenter.

Voir l'indice

Calculer la vitesse scalaire par rapport au sol à l'aller et au retour en projetant sur l'axe (AB), puis sommer les deux durées de parcours.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de l'avion par rapport au sol lors du trajet aller (A \to B) et du trajet retour (B \to A).
  2. Calculer les durées de parcours correspondantes, en déduire la durée totale T et la durée T' en l'absence de vent.
  3. Comparer T et T' puis interpréter physiquement l'effet du vent sur un aller-retour (propriété de la vitesse moyenne harmonique et dérive latérale).
Voir la réponse courte

Calcul des durées aller et retour montrant que la présence de vent augmente toujours la durée totale du trajet par rapport au vol sans vent.

Voir le corrigé complet

1. Vitesse au sol à l'aller et au retour

D'après les questions Q13 et Q14, sur le trajet aller (A \to B), la compensation du vent latéral impose un angle de dérive \theta tel que \sin\theta = \frac{v_v}{V_a}\sin\phi. La vitesse de l'avion par rapport au sol le long de la ligne droite AB est :

V_{\text{aller}} = V_a \cos\theta - v_v \cos\phi

Sur le trajet retour (B \to A), l'avion se déplace dans le sens opposé (\vec{u}_{BA} = -\vec{u}_y). Le vent \vec{v}_v conserve les mêmes caractéristiques dans le référentiel terrestre :

  • Sa composante transversale le long de \vec{u}_x reste inchangée (v_v \sin\phi). L'angle de correction nécessaire pour compenser cette composante reste donc identique en norme : \theta_{\text{retour}} = \theta.
  • Sa composante le long de la direction de vol est désormais favorable (le vent contraire à l'aller devient un vent arrière au retour) : \vec{v}_v \cdot \vec{u}_{BA} = +v_v \cos\phi.

La vitesse par rapport au sol sur le trajet retour vaut donc :

V_{\text{retour}} = V_a \cos\theta + v_v \cos\phi

2. Calcul de la durée T de l'aller-retour

La durée totale du trajet aller-retour est la somme des durées de chaque trajet :

\begin{aligned} T &= t_{\text{aller}} + t_{\text{retour}} = \frac{d}{V_{\text{aller}}} + \frac{d}{V_{\text{retour}}} \\ T &= d \left( \frac{1}{V_a \cos\theta - v_v \cos\phi} + \frac{1}{V_a \cos\theta + v_v \cos\phi} \right) = \frac{2d\, V_a \cos\theta}{(V_a \cos\theta)^2 - (v_v \cos\phi)^2} \end{aligned}

Applications numériques :

  • V_a \cos\theta = 445 \times \cos(2{,}47^\circ) \approx 444{,}6\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}
  • v_v \cos\phi = 56 \times \cos(20^\circ) \approx 52{,}6\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}

D'où les vitesses au sol :

\begin{aligned} V_{\text{aller}} &= 444{,}6 - 52{,}6 = 392{,}0\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} \implies t_{\text{aller}} = \frac{500}{392{,}0} \approx 1{,}276\text{ h} \quad (1\text{ h } 16\text{ min } 32\text{ s}) \\ V_{\text{retour}} &= 444{,}6 + 52{,}6 = 497{,}2\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} \implies t_{\text{retour}} = \frac{500}{497{,}2} \approx 1{,}006\text{ h} \quad (1\text{ h } 00\text{ min } 20\text{ s}) \end{aligned}

Soit pour la durée totale :

\boxed{T \approx 2{,}28\text{ h} \approx 2\text{ h } 17\text{ min}}

3. Calcul de la durée T' en l'absence de vent

En l'absence de vent (v_v = 0), la vitesse par rapport au sol est constamment égale à V_a = 445\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} :

T' = \frac{2d}{V_a} = \frac{1\,000}{445} \approx 2{,}247\text{ h}
\boxed{T' \approx 2{,}25\text{ h} \approx 2\text{ h } 15\text{ min}}

4. Comparaison et commentaire

On constate que T > T', avec un retard de l'ordre de :

\Delta T = T - T' \approx 0{,}034\text{ h} \approx 2\text{ min } 02\text{ s}

Le vent allonge systématiquement la durée totale d'un aller-retour, pour deux raisons physiques :

  1. L'effet temporel prépondérant du vent contraire : la vitesse étant plus faible à l'aller qu'au retour (V_{\text{aller}} < V_{\text{retour}}), l'avion subit le vent défavorable pendant un temps plus long qu'il ne bénéficie du vent favorable (t_{\text{aller}} > t_{\text{retour}}). Le gain de temps au retour ne compense donc jamais la perte subie à l'aller.
  2. L'effet du vent de travers : pour maintenir une trajectoire rectiligne, une fraction de la poussée est dérivée pour compenser le vent latéral (V_a \cos\theta < V_a), ce qui pénalise la progression dans les deux sens.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Écrivez impérativement la loi de composition des vitesses et fournissez une expression littérale avant le calcul numérique.

« Question très rarement bien traitée, du fait que la loi de composition des vitesses n’est pas écrite. Beaucoup de candidats se contentent d’écrire la vitesse de l’avion sous la forme Va cos(θ). »

« l’absence trop fréquente d’expression littérale empêche le correcteur de contrôler la justesse du raisonnement. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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I.3 · Décollage d'un avion

Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min
  • Application numérique
  • Résolution de problème
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe fondamental de la dynamique, ordre de grandeur

On s'intéresse au décollage d'un quadriréacteur A380 dont la masse au décollage est de . Sa vitesse au moment où il quitte la piste est de . Estimer, en précisant les hypothèses effectuées, un ordre de grandeur de la poussée d'un réacteur lors de phase d'accélération sur la piste. Discuter votre résultat sachant que la poussée maximale d'un réacteur d'A380 est de et que la finesse au décollage est proche de .

*Cette question nécessite une prise d'initiative en termes de modélisation de la situation et d'introduction de valeurs numériques pertinentes. Le barème valorise la démarche menée, même si celle-ci reste inachevée.*

Voir l'indice

Modéliser la phase de roulage comme un mouvement rectiligne uniformément accéléré sur une distance de piste typique (2 à 3 km) pour déduire l'accélération, puis appliquer le PFD en divisant l'effort total par le nombre de réacteurs.

Voir la stratégie
  1. Modéliser la phase d'accélération au sol par un mouvement rectiligne uniformément accéléré sur une distance de roulement typique d'une piste d'aéroport.
  2. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'avion pour relier la poussée totale des réacteurs à l'accélération d'inertie, à la résistance au roulement et à la traînée aérodynamique moyenne (estimée grâce à la finesse au décollage).
  3. En déduire la poussée unitaire d'un réacteur et la confronter à la valeur maximale donnée (370\text{ kN}).
Voir la réponse courte

Estimation de l'accélération avec une longueur de piste typique et application du principe fondamental pour obtenir la poussée nécessaire.

Voir le corrigé complet

1. Hypothèses de modélisation

  • On assimile l'avion à un point matériel de masse m = 500\text{ t} = 5{,}0 \times 10^5\text{ kg} en translation rectiligne horizontale le long de la piste (axe Ox).
  • La vitesse au moment de la rotation (décollage) vaut :

    v_{\text{déc}} = 260\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{260}{3{,}6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 72\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
  • Une piste d'atterrissage pour gros porteur a une longueur typique de 3 à 4\text{ km} ; on estime la distance de roulement nécessaire pour atteindre v_{\text{déc}} à L \approx 2\,000\text{ m} = 2\text{ km}.
  • On suppose l'accélération a constante durant le roulement.

2. Estimation de l'accélération

Pour un mouvement rectiligne uniformément accéléré partant du repos (v_0 = 0) :

v_{\text{déc}}^2 = 2 a L \implies a = \frac{v_{\text{déc}}^2}{2L} = \frac{(72)^2}{2 \times 2\,000} \approx 1{,}3\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}.

(Cette accélération correspond à un temps de décollage t_{\text{déc}} = v_{\text{déc}}/a \approx 55\text{ s}, ce qui est tout à fait réaliste.)

3. Bilan des forces selon l'axe horizontal

L'avion est soumis à :

  • la poussée totale des N = 4 réacteurs : F_{p,\text{tot}} = 4 F_p ;
  • la traînée aérodynamique F_x(v), qui croît de 0 à sa valeur maximale à l'envol F_{x,\max}. À l'envol, la portance compense le poids (F_z \approx mg), donc avec la finesse f = F_z / F_x \approx 10 :

    F_{x,\max} \approx \frac{mg}{f} = \frac{5{,}0 \times 10^5 \times 9{,}8}{10} \approx 490\text{ kN}.

    En première approximation, la force moyenne de traînée au cours de la prise de vitesse vaut :

    \langle F_x \rangle \approx \frac{1}{2} F_{x,\max} \approx 250\text{ kN} ;
  • les frottements mécaniques au roulement, de l'ordre de F_{\text{roul}} \approx \mu_{\text{roul}} mg \approx 0{,}02 \times 5{,}0 \cdot 10^6 \approx 100\text{ kN}, qui diminuent au fur et à mesure que les ailes portent l'avion.

D'après le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe du mouvement :

\begin{aligned} m a &= 4 F_p - \langle F_x \rangle - \langle F_{\text{roul}} \rangle \\ \implies 4 F_p &= m a + \langle F_x \rangle + \langle F_{\text{roul}} \rangle. \end{aligned}

Avec m a = 5{,}0 \times 10^5 \times 1{,}3 \approx 650\text{ kN}, la poussée totale requise est de l'ordre de :

4 F_p \approx 650\text{ kN} + 250\text{ kN} + 50\text{ kN} \approx 950\text{ à } 1\,000\text{ kN} \approx 1\text{ MN}.

Par réacteur, la poussée nécessaire lors de l'accélération s'estime donc à :

\boxed{F_p \approx 240\text{ à } 250\text{ kN}}

4. Discussion

  • La poussée maximale certifiée pour un réacteur d'A380 est F_{p,\max} = 370\text{ kN}. Notre estimation correspond à un régime de poussée de l'ordre de :

    \frac{F_p}{F_{p,\max}} \approx \frac{245}{370} \approx 66\,\% \text{ à } 70\,\% \text{ du régime maximal plein gaz.}
  • Ce résultat est cohérent avec les procédures aéronautiques réelles : pour préserver la durée de vie des moteurs, les décollages s'effectuent généralement à poussée réduite (dite déflexée ou « flex temp »).
  • De plus, la réserve de puissance restante (environ 30 à 35\,\%) est indispensable pour garantir la sécurité et permettre à l'aéronef de poursuivre son décollage même en cas de panne de l'un des moteurs (contrainte réglementaire OEI, One Engine Inoperative).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Explicitez clairement votre cadre de modélisation, vos hypothèses et vos notations, puis prenez du recul sur la modélisation des frottements.

« Plus qu’un résultat, les correcteurs testent avant tout la capacité du candidat à construire une démarche de façon autonome. Il est donc impératif de se rendre compréhensible : présenter le cadre de la modélisation, définir les notations introduites, expliciter les hypothèses effectuées. »

« L’impossibilité à modéliser les frottements de façon précise lors de la phase de décollage (qu’il s’agisse de la force de trainée quadratique, ou des frottements de roulement) devait conduire le candidat à critiquer la modélisation effectuée et le résultat obtenu. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Partie II : Instrumentation

II.1 · Tube de Pitot

Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : tube de pitot, ligne de courant

Représenter l'allure de la ligne de courant qui aboutit en et l'allure de la ligne de courant qui longe le tube et passe à proximité de .

Voir l'indice

Tracer la ligne de courant centrale qui s'arrête net au fond du tube en F et une ligne de courant adjacente qui contourne le fût cylindrique au droit de la prise latérale G.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature physique de chaque ouverture : F est situé frontalement face à l'écoulement (point d'arrêt), tandis que G est une prise de pression latérale située sur une paroi parallèle à l'écoulement non perturbé.
  2. Tracer la ligne de courant centrale qui aboutit directement en F et s'y immobilise.
  3. Tracer une ligne de courant qui contourne l'extrémité avant du tube puis redevient rectiligne et parallèle à la paroi au voisinage de G.
Voir la réponse courte

Tracé de la ligne de courant aboutissant au point d'arrêt en F et de celle longeant la paroi sans perturbation au niveau de G.

Voir le corrigé complet

Le fluide étant en régime permanent autour d'un obstacle profilé :

  • La ligne de courant arrivant sur l'axe de symétrie du tube aboutit directement à l'orifice frontal F, qui constitue un point d'arrêt (la vitesse s'y annule : v_F = 0).
  • Une ligne de courant située légèrement au-dessus de l'axe est déviée par le nez du tube, puis longe la paroi cylindrique de manière rectiligne et parallèle à celle-ci au niveau de la prise de pression statique G.
Voir ce qu'a relevé le jury

Le point d'arrêt interdit à la ligne de courant d'entrer à l'intérieur du tube de Pitot.

« F étant un point d’arrêt, la ligne de courant ne doit pas rentrer dans le tube de Pitot. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : tube de pitot, relation de bernoulli

Déterminer, en fonction de , , et , les expressions de la vitesse et de la pression du fluide en ainsi que la vitesse et la pression du fluide en .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Bernoulli le long d'une ligne de courant entre l'infini amont et le point d'arrêt F, puis entre l'amont et la paroi parallèle non perturbée en G.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature cinématique de chaque prise : F est un point d'arrêt face à l'écoulement, tandis que la prise latérale G n'obstrue pas l'écoulement tangentiel non perturbé.
  2. Appliquer le théorème de Bernoulli le long des lignes de courant respectives, l'air étant modélisé par un fluide parfait, incompressible, homogène, en écoulement stationnaire et en négligeant la pesanteur.
Voir la réponse courte

Application de Bernoulli : vitesse nulle et pression d'arrêt en F, vitesse et pression non perturbées en G.

Voir le corrigé complet

Le fluide étant en écoulement permanent, parfait, homogène, incompressible et les effets de la pesanteur étant négligés, la quantité P + \frac{1}{2}\rho_\infty v^2 est conservée le long de chaque ligne de courant.

1. Étude au point F (prise de pression totale) :

  • Le tube 1 est fermé par le liquide manométrique : aucun débit macroscopique n'y circule. Le point F, situé sur l'axe face à l'écoulement incident, est donc un point d'arrêt :

    \boxed{v_F = 0}
  • En appliquant le théorème de Bernoulli le long de la ligne de courant reliant l'amont lointain au point d'arrêt F :

    P_\infty + \frac{1}{2}\rho_\infty v_\infty^2 = P_F + \frac{1}{2}\rho_\infty v_F^2 = P_F

    D'où la pression au point F (pression totale ou pression d'arrêt) :

    \boxed{P_F = P_\infty + \frac{1}{2}\rho_\infty v_\infty^2}

2. Étude au point G (prise de pression statique) :

  • Le tube étant très fin et orienté parallèlement à l'écoulement incident, la ligne de courant qui longe la paroi au voisinage de la prise latérale G n'est pas déviée et l'écoulement y demeure non perturbé :

    \boxed{v_G = v_\infty}
  • En appliquant le théorème de Bernoulli le long de cette ligne de courant entre l'amont lointain et le voisinage immédiat de G :

    P_\infty + \frac{1}{2}\rho_\infty v_\infty^2 = P_G + \frac{1}{2}\rho_\infty v_G^2

    Comme v_G = v_\infty, on obtient la pression statique :

    \boxed{P_G = P_\infty}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Rappelez l'hypothèse d'écoulement stationnaire pour Bernoulli et simplifiez les relations selon les variables imposées par l'énoncé.

« les candidats se contentent d’écrire les relations de Bernoulli sur chaque ligne de courant, mais sans les simplifier alors que l’énoncé imposait explicitement les variables dont devaient dépendre les deux vitesses et les deux pressions. »

« Les hypothèses du théorème de Bernoulli doivent être rappelées : la plupart des candidats le font spontanément, mais attention à ne pas oublier l’hypothèse stationnaire. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : relation fondamentale de la statique des fluides, manomètre

Dans le manomètre, il y a un liquide de masse volumique . On mesure une différence d'altitude entre les deux surfaces du liquide. Déterminer l'expression de la différence de pression, , entre ces deux surfaces.

Voir l'indice

Appliquer la loi fondamentale de la statique des fluides dans le liquide manométrique au repos entre les niveaux H et I.

Voir la stratégie
  1. Identifier le fluide manométrique au repos et définir un axe vertical ascendant Oz.
  2. Appliquer la loi fondamentale de la statique des fluides dans ce liquide homogène et incompressible de masse volumique \rho_l.
  3. Exprimer la différence de pression P_H - P_I en fonction de la dénivellation h = z_I - z_H.
Voir la réponse courte

Équation fondamentale de la statique des fluides dans le manomètre en U : P_H - P_I = \rho_l g h.

Voir le corrigé complet

Le liquide manométrique de masse volumique \rho_l est au repos dans le référentiel de l'avion. En choisissant un axe vertical ascendant (Oz) tel que l'accélération de la pesanteur soit \vec{g} = -g\,\vec{u}_z, la loi de l'hydrostatique s'écrit :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\rho_l \, g

Par intégration entre l'altitude z_H de la surface libre en H et l'altitude z_I de la surface libre en I, avec z_I - z_H = h d'après la figure 9 :

P_H - P_I = \rho_l \, g \, (z_I - z_H)

On en déduit l'expression de la différence de pression :

\boxed{P_H - P_I = \rho_l \, g \, h}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Démontrez la relation à partir de la statique des fluides plutôt qu'en utilisant Bernoulli de manière inadaptée.

« La relation est généralement correcte, mais il faut la démontrer à partir de la loi de la statique des fluides. Utiliser la relation de Bernoulli entre les points H et I n’est pas très avisé, surtout lorsque le candidat omet de préciser que les vitesses en H et I sont nulles ! »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Statique des fluides

Notions : tube de pitot, relation de bernoulli

Déduire des questions précédentes l'expression de la vitesse de l'écoulement de l'air en fonction de , , et . Comment évolue lorsque la vitesse de l'air augmente ?

Voir l'indice

Égaler la différence de pression aérodynamique P_F - P_G à la dénivellation hydrostatique P_H - P_I et en déduire l'expression de v_\infty.

Voir la stratégie
  1. Relier les pressions P_H et P_I au niveau des surfaces libres du manomètre aux pressions P_F et P_G du tube de Pitot, sachant que l'air est au repos dans les conduits et que la pesanteur sur l'air est négligée.
  2. Égaler l'expression de la différence de pression obtenue en statique des fluides (question Q19) avec celle issue du théorème de Bernoulli (question Q18) pour exprimer v_\infty.
  3. Conclure sur l'évolution de la dénivellation h en fonction de v_\infty.
Voir la réponse courte

Combinaison de Bernoulli et de l'hydrostatique pour obtenir v_\infty = \sqrt{2\rho_l g h / \rho_\infty} ; h croît avec la vitesse.

Voir le corrigé complet

L'air contenu dans les tubes 1 et 2 est au repos. De plus, les effets de la gravité sur l'air étant négligés conformément à l'énoncé, la pression de l'air est uniforme au sein de chaque tube :

P_H = P_F \quad \text{et} \quad P_I = P_G

La différence de pression mesurée par le manomètre différentiel s'écrit donc :

P_H - P_I = P_F - P_G

En utilisant le résultat de la question Q18 (P_F - P_G = \frac{1}{2}\rho_\infty v_\infty^2) et celui de la question Q19 (P_H - P_I = \rho_l g h), on obtient :

\begin{aligned} \frac{1}{2}\rho_\infty v_\infty^2 &= \rho_l g h \\ v_\infty^2 &= \frac{2\rho_l g h}{\rho_\infty} \end{aligned}

D'où l'expression de la vitesse de l'écoulement :

\boxed{v_\infty = \sqrt{\frac{2\rho_l g h}{\rho_\infty}}}

En inversant cette relation, la dénivellation manométrique s'exprime sous la forme :

h = \frac{\rho_\infty v_\infty^2}{2\rho_l g}

Comme \rho_\infty, \rho_l et g sont des constantes positives, la dénivellation h augmente lorsque la vitesse v_\infty augmente (elle varie comme le carré de la vitesse).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'expression de la vitesse doit être démontrée à partir des résultats précédents et non parachutée sans justification.

« Certains donnent la bonne expression, mais semblent la sortir de leur mémoire (ou de leur calculatrice ?) sans justification. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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II.2.1 · Mesure capacitive

Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : condensateur plan, théorème de gauss

Montrer que le champ électrique entre les armatures a pour expression : .

Voir l'indice

Utiliser le théorème de Gauss sur un cylindre bien choisi ou superposer les champs électrostatiques créés par deux plans infinis portant des densités de charge opposées.

Voir la stratégie
  1. Les dimensions des armatures étant grandes devant leur écartement e, les effets de bord sont négligés : on modélise les armatures par deux plans infinis parallèles.
  2. On détermine le champ créé par un plan infini uniformément chargé à l'aide du théorème de Gauss (symétries et invariances).
  3. On applique le principe de superposition pour obtenir le champ électrostatique résultant entre les armatures A_1 et A_2.
Voir la réponse courte

Théorème de Gauss ou superposition du champ de deux plans infinis portant les densités surfaciques \pm\sigma.

Voir le corrigé complet

1. Champ créé par un plan infini uniformément chargé de densité \sigma_0 :

  • Invariances et symétries : Tout plan orthogonal au plan chargé est plan de symétrie de la distribution. Le champ électrostatique est donc perpendiculaire au plan, soit suivant l'axe (Oz) : \vec{E} = E(z)\,\vec{u}_z. De plus, la distribution est invariante par translation parallèlement au plan (selon x et y), d'où E = E(z). Le plan chargé étant un plan de symétrie, le champ est antisymétrique par rapport à ce plan : E(z - z_0) = -E(-(z - z_0)).
  • Théorème de Gauss : On choisit comme surface de Gauss un cylindre d'axe (Oz), de section droite d'aire S_c, traversant symétriquement le plan situé en z_0. Le flux à travers la surface latérale est nul (\vec{E} \cdot \vec{n}_{\text{ext}} = 0). Le flux à travers les deux bases s'écrit :

    \Phi = 2\, E(z)\, S_c = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0} = \frac{\sigma_0\, S_c}{\varepsilon_0}

    On en déduit l'expression du champ créé par ce plan :

    \vec{E}_{\text{plan}}(z) = \frac{\sigma_0}{2\varepsilon_0}\,\operatorname{sgn}(z - z_0)\,\vec{u}_z

2. Superposition des deux armatures :

  • L'armature A_1 est située en z = e et porte la densité superficielle +\sigma. Pour z < e, elle crée un champ :

    \vec{E}_1 = -\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{u}_z
  • L'armature A_2 est située en z = 0 et porte la densité superficielle -\sigma. Pour z > 0, elle crée un champ :

    \vec{E}_2 = \frac{-\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{u}_z = -\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{u}_z

D'après le principe de superposition, le champ électrostatique régnant entre les deux armatures (0 < z < e) vaut :

\vec{E} = \vec{E}_1 + \vec{E}_2 = -\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{u}_z - \frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{u}_z
\boxed{\vec{E} = -\frac{\sigma}{\varepsilon_0}\,\vec{u}_z}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Détaillez rigoureusement invariances et symétries, en veillant à ce que les plans de symétrie contiennent le point courant.

« analyser explicitement les symétries (préciser les plans de symétrie) et invariances (préciser par quelles translations ou rotations et selon quelles directions ou autour de quel axe), et ne pas mélanger les conséquences de ces deux analyses »

« Enfin, précisons que les plans de symétrie mentionnés pour déterminer l’orientation du champ électrique doivent contenir le point MM courant. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : condensateur plan, capacité d'un condensateur

Déterminer l'expression de la capacité du condensateur plan.

Voir l'indice

Calculer la différence de potentiel U par circulation du champ électrostatique entre les deux armatures, puis appliquer la relation Q = CU.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence de potentiel U = V(e) - V(0) entre l'armature positive A_1 et l'armature négative A_2 à partir de la circulation du champ électrostatique établi à la question Q21.
  2. Exprimer la charge totale Q portée par l'armature positive A_1.
  3. Appliquer la définition de la capacité C = \frac{Q}{U}.
Voir la réponse courte

Calcul de la tension par circulation du champ puis de la capacité C = Q/U = \varepsilon_0 S / e.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, le champ électrostatique régnant entre les deux armatures s'écrit :

\vec{E} = -\frac{\sigma}{\varepsilon_0}\,\vec{u}_z

La relation locale reliant le potentiel électrostatique V(z) au champ s'écrit \vec{E} = -\vec{\nabla}V, soit ici :

-\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}z}\,\vec{u}_z = -\frac{\sigma}{\varepsilon_0}\,\vec{u}_z \implies \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}z} = \frac{\sigma}{\varepsilon_0}

La différence de potentiel U = V(e) - V(0) entre l'armature A_1 (à z = e) et l'armature A_2 (à z = 0) vaut alors :

U = \int_0^e \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}z}\,\mathrm{d}z = \int_0^e \frac{\sigma}{\varepsilon_0}\,\mathrm{d}z = \frac{\sigma \, e}{\varepsilon_0}

La charge totale portée par l'armature positive A_1, de surface S et uniformément chargée avec la densité \sigma, est donnée par :

Q = \sigma \, S

Par définition, la capacité C du condensateur relie la charge Q de l'armature positive à la tension U entre les armatures selon Q = C\,U. On en déduit :

C = \frac{Q}{U} = \frac{\sigma \, S}{\dfrac{\sigma \, e}{\varepsilon_0}}

Soit finalement :

\boxed{C = \frac{\varepsilon_0 \, S}{e}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Soyez rigoureux sur l'algébrisation des grandeurs sans faire disparaître arbitrairement les signes négatifs.

« Les questions d’algébrisation sont traitées de façon aléatoire, quitte à faire disparaître le déplaisant signe moins apparu au cours du calcul. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : condensateur plan, permittivité diélectrique

La permittivité relative de la glace est , celle de l'air est égale à . Il est possible de détecter la présence de glace en utilisant des jeux d'électrodes de différentes tailles et de différents espacements. En vous appuyant sur le schéma de principe de la figure 11, expliquer qualitativement le principe de cette mesure dite capacitive. Justifier la nécessité d'utiliser plusieurs capteurs de tailles différentes.

Voir l'indice

Considérer que la capacité d'un système d'électrodes augmente fortement lorsque le diélectrique environnant est remplacé par de la glace (\varepsilon_r \gg 1), la profondeur explorée dépendant de l'espacement des armatures.

Voir la stratégie
  1. Expliquer l'influence de la formation de glace sur la capacité mesurée en comparant les permittivités de l'air et de la glace.
  2. Analyser l'effet de la taille et de l'espacement des électrodes sur l'extension spatiale (profondeur de pénétration) des lignes de champ électrostatique.
  3. Interpréter les courbes de la figure 11 (saturation de la capacité) pour justifier la complémentarité de capteurs de différentes dimensions.
Voir la réponse courte

La glace de permittivité \varepsilon_r \approx 80 augmente fortement la capacité ; différentes géométries permettent de sonder l'épaisseur déposée.

Voir le corrigé complet

Principe de la mesure capacitive :

  • Les électrodes coplanaires intégrées à la paroi de l'aile créent un champ électrostatique dont les lignes de champ se déploient dans le demi-espace situé au-dessus de la paroi (figure 11).
  • D'après le résultat admis, la capacité d'un système d'électrodes est proportionnelle à la permittivité diélectrique \varepsilon = \varepsilon_0\,\varepsilon_r du milieu environnant traversé par les lignes de champ.
  • En l'absence de glace, les lignes de champ se développent dans l'air (\varepsilon_{r,\text{air}} \approx 1), conférant au condensateur une capacité de base C_0.
  • Lorsque du givre se forme, l'air est progressivement remplacé par de la glace dont la permittivité relative est très élevée (\varepsilon_{r,\text{glace}} = 80). La permittivité effective du milieu traversé par les lignes de champ augmente notablement, ce qui entraîne une hausse mesurable de la capacité C.
  • La mesure de la capacité permet ainsi de détecter l'apparition du givre et de quantifier son épaisseur.

Nécessité d'utiliser plusieurs capteurs de tailles différentes :

  • La portée spatiale en altitude (profondeur de pénétration) des lignes de champ au-dessus de l'aile est de l'ordre de grandeur de l'espacement et de la dimension des électrodes.
  • Dès que l'épaisseur de givre dépasse cette portée, la quasi-totalité des lignes de champ baigne déjà dans la glace : toute couche de glace supplémentaire ne modifie plus l'environnement diélectrique traversé par les lignes de champ, et la capacité sature à un palier maximal (courbe de la figure 11).
  • Le petit capteur (capacité C_1) offre une excellente sensibilité aux très faibles dépôts (détection précoce du givrage), mais sature pour de faibles épaisseurs.
  • Les capteurs plus larges et plus espacés (C_2 puis C_3) possèdent une zone de détection plus étendue en altitude : ils saturent à des épaisseurs de glace bien plus grandes, mais sont moins sensibles aux tout premiers micromètres de givre.
  • L'association de plusieurs capteurs de tailles échelonnées permet donc d'allier détection précoce et large dynamique de mesure de l'épaisseur de glace accumulée.
Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait expliquer la variation de capacité avec la permittivité et l'intérêt d'avoir plusieurs capteurs pour éviter la saturation.

« la présence de glace modifie la permittivité relative du milieu dans lequel passent les lignes de champ, donc la capacité du condensateur varie en fonction de l’épaisseur de glace »

« l’effet de saturation observé nécessite d’utiliser plusieurs capteurs de tailles différentes pour que l’un au moins d’entre eux soit dans sa zone linéaire. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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II.2.2 · Mesure à ultrasons

Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : onde acoustique, écholocation

Une autre méthode de mesure de l'épaisseur de la couche de glace consiste à analyser les échos d'un signal à ultrasons. Expliquer brièvement le principe d'une telle mesure.

Voir l'indice

Relier le retard temporel \Delta t de l'écho réfléchi à l'interface glace/air à la célérité des ultrasons dans le milieu et à l'épaisseur traversée à l'aller-retour.

Voir la réponse courte

Émission d'ultrasons et mesure du temps de vol de l'onde réfléchie à l'interface pour déterminer l'épaisseur de glace traversée.

Voir le corrigé complet

Le principe de la mesure d'épaisseur par ultrasons repose sur la méthode échographique (temps de vol) :

  1. Émission et propagation : Un transducteur piézoélectrique placé sur la paroi de la structure émet une impulsion ultrasonore brève qui se propage à travers la couche de glace à la célérité c_{\text{glace}}.
  2. Réflexion à l'interface : Lorsque l'onde atteint l'interface glace/air, la rupture d'impédance acoustique entre les deux milieux entraîne la réflexion partielle (ou quasi-totale) de l'onde, générant un écho en retour vers le transducteur.
  3. Mesure du retard : Le même transducteur (ou un récepteur associé) détecte l'écho après une durée d'aller-retour \Delta t.

L'onde ayant parcouru une distance égale à deux fois l'épaisseur e de la couche de givre, on en déduit directement :

\boxed{e = \frac{c_{\text{glace}} \cdot \Delta t}{2}}

La connaissance préalable de la célérité du son dans la glace c_{\text{glace}} permet ainsi de déterminer précisément l'épaisseur e.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'émetteur d'ultrasons devait être placé à la surface de l'aile, et un schéma légendé permettait d'appuyer l'explication.

« L’idée de la mesure est souvent évoquée, bien que de nombreux candidats placent l’émetteur d’ultrasons au-dessus de l’aile et non pas à sa surface. Un schéma correctement légendé éclairait avantageusement le raisonnement. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Partie III : Propulsion

III.1 · Force de propulsion

Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques

Notions : système ouvert, quantité de mouvement

Donner l'expression du vecteur quantité de mouvement du système fermé à l'instant .

Voir l'indice

Définir la quantité de mouvement totale du système fermé coïncidant avec le fluide intérieur au volume de contrôle augmenté de la masse d'air entrant \delta m_e pendant \mathrm{d}t.

Voir la réponse courte

Expression de la quantité de mouvement du système fermé coïncident : \vec{p}^*(t) = \vec{p}_{\text{int}}(t) + \mathrm{d}m\,\vec{v}_e.

Voir le corrigé complet

À l'instant t, le système fermé \Sigma^* est constitué par l'union :

  • de la masse d'air M(t) contenue à cet instant dans le volume de contrôle \Sigma du réacteur, dont la quantité de mouvement associée est notée \vec{p}(t) ;
  • de la masse élémentaire d'air \delta m_e qui va pénétrer dans le réacteur pendant le court intervalle [t, t + \mathrm{d}t], animée de la vitesse \vec{v}_e et possédant donc la quantité de mouvement \delta m_e \, \vec{v}_e.

Par additivité de la quantité de mouvement pour un ensemble de parties disjointes, on obtient :

\boxed{\vec{p}^*(t) = \vec{p}(t) + \delta m_e \, \vec{v}_e}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Définissez rigoureusement vos systèmes et notations sans introduire de vitesse indéfinie pour le système ouvert.

« Un taux de réponses justes bien inférieur à ce qu’on aurait pu attendre. »

« une écriture de la quantité de mouvement du système ouvert sous la forme MM(tt)vv⃗(tt) : cette dernière expression fait intervenir une vitesse vv⃗(tt) dont on devine qu’il s’agit de la vitesse du centre d’inertie du système ouvert, mais cela n’est pas défini dans l’énoncé »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques

Notions : système ouvert, quantité de mouvement

Donner l'expression du vecteur quantité de mouvement du système fermé à l'instant .

Voir l'indice

Exprimer la quantité de mouvement du système fermé à l'instant t + \mathrm{d}t constitué du fluide interne et de la masse de gaz éjectée \delta m_s.

Voir la réponse courte

Expression à t+\mathrm{d}t : \vec{p}^*(t+\mathrm{d}t) = \vec{p}_{\text{int}}(t+\mathrm{d}t) + \mathrm{d}m\,\vec{v}_s.

Voir le corrigé complet

À l'instant t + \mathrm{d}t, le système fermé (\Sigma^*) est constitué :

  • de la masse de fluide M(t+\mathrm{d}t) contenue dans le volume de contrôle (\Sigma) du turboréacteur, de quantité de mouvement \vec{p}(t+\mathrm{d}t) ;
  • de la masse élémentaire de gaz sortie pendant la durée \mathrm{d}t, \delta m_s, animée de la vitesse \vec{v}_s.

Par additivité de la quantité de mouvement pour un système matériel, il vient :

\boxed{\vec{p}^*(t+\mathrm{d}t) = \vec{p}(t+\mathrm{d}t) + \delta m_s \, \vec{v}_s}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Définissez rigoureusement vos systèmes et notations sans introduire de vitesse indéfinie pour le système ouvert.

« Un taux de réponses justes bien inférieur à ce qu’on aurait pu attendre. »

« une écriture de la quantité de mouvement du système ouvert sous la forme MM(tt)vv⃗(tt) : cette dernière expression fait intervenir une vitesse vv⃗(tt) dont on devine qu’il s’agit de la vitesse du centre d’inertie du système ouvert, mais cela n’est pas défini dans l’énoncé »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques

Notions : bilan de quantité de mouvement, débit massique

Des deux questions précédentes déduire, en régime stationnaire, l'expression de la dérivée du vecteur quantité de mouvement du système fermé à l'instant . On introduira le débit massique d'air dans le réacteur.

Voir l'indice

Former le taux de variation (\vec{p}^*(t+\mathrm{d}t) - \vec{p}^*(t))/\mathrm{d}t et utiliser la stationnarité du volume de contrôle ainsi que la conservation du débit massique D_m = \delta m/\mathrm{d}t.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la variation élémentaire de quantité de mouvement \mathrm{d}\vec{p}^* = \vec{p}^*(t+\mathrm{d}t) - \vec{p}^*(t) à partir des résultats des questions Q25 et Q26.
  2. Exploiter les deux propriétés fondamentales du régime stationnaire pour le volume de contrôle : l'invariance temporelle de son contenu interne et la conservation du débit massique.
  3. Diviser par \mathrm{d}t pour obtenir la dérivée temporelle recherchée.
Voir la réponse courte

En régime stationnaire, la quantité de mouvement interne est constante, d'où \mathrm{d}\vec{p}^*/\mathrm{d}t = D_m(\vec{v}_s - \vec{v}_e).

Voir le corrigé complet

La variation élémentaire de la quantité de mouvement du système fermé \Sigma^* entre les instants t et t+\mathrm{d}t s'écrit :

\mathrm{d}\vec{p}^*(t) = \vec{p}^*(t+\mathrm{d}t) - \vec{p}^*(t)

En utilisant les expressions obtenues aux questions Q25 et Q26 :

\mathrm{d}\vec{p}^*(t) = \big(\vec{p}(t+\mathrm{d}t) - \vec{p}(t)\big) + \delta m_s\,\vec{v}_s - \delta m_e\,\vec{v}_e

En régime stationnaire :

  • l'état du fluide dans le volume fixe du réacteur ne dépend pas du temps, la quantité de mouvement contenue dans le réacteur est constante :

    \vec{p}(t+\mathrm{d}t) - \vec{p}(t) = \vec{0}
  • la masse totale M(t) dans le réacteur est constante (\mathrm{d}M = 0), d'où la conservation de la masse entrante et sortante pendant la durée \mathrm{d}t :

    \delta m_e = \delta m_s = \delta m = D_m\,\mathrm{d}t

    où D_m désigne le débit massique traversant le turboréacteur.

Il vient alors :

\mathrm{d}\vec{p}^*(t) = D_m\,\mathrm{d}t\,(\vec{v}_s - \vec{v}_e)

En divisant par \mathrm{d}t, on obtient :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\vec{p}^*(t)}{\mathrm{d}t} = D_m\,(\vec{v}_s - \vec{v}_e)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques

Notions : bilan des forces, poussée d'un réacteur

Effectuer le bilan des forces s'exerçant sur le système.

Voir l'indice

Recenser l'action mécanique de contact exercée par la structure interne du réacteur sur le gaz ainsi que les forces de pression s'exerçant sur les sections d'entrée et de sortie.

Voir la stratégie
  1. Définir précisément le système fermé \Sigma^* et le référentiel d'étude.
  2. Recenser les forces extérieures s'exerçant sur \Sigma^* : actions à distance et actions de contact aux frontières du système fermé (parois internes du réacteur et sections d'entrée et de sortie).
Voir la réponse courte

Bilan des actions extérieures : forces de pression aux sections d'entrée et sortie et action mécanique exercée par les parois du réacteur sur le fluide.

Voir le corrigé complet

On applique les lois de la dynamique au système fermé \Sigma^*, constitué de l'air contenu dans le turboréacteur à l'instant t complété par la tranche de fluide entrante \delta m_e.

On se place dans le référentiel lié au turboréacteur (référentiel de l'avion), supposé galiléen (en vol rectiligne uniforme).

Le bilan des forces extérieures exercées sur le système fermé \Sigma^* comprend :

  • L'action à distance de la pesanteur : le poids du fluide, négligé d'après les hypothèses générales du problème (« Les effets de la gravité sur l'air seront négligés dans l'ensemble du problème »).
  • Les actions de contact aux parois solides : la résultante des forces de pression et de frottement visqueux exercées par les parois internes et les pièces mobiles du turboréacteur (carter, aubes de compresseur et de turbine) sur l'air, notée \vec{F}_{\text{avion}\to\text{air}}.
  • Les actions de contact de pression du fluide extérieur :

    • sur la section d'entrée S_e, la force pressante exercée par l'air amont, dirigée vers l'intérieur :

      \vec{F}_{P,e} = \iint_{S_e} P_e\,\vec{n}_e\,\mathrm{d}S = P_e\,S_e\,\vec{u}_x

      en supposant la pression P_e uniforme et où \vec{u}_x est unitaire orienté dans le sens de l'écoulement ;

    • sur la section de sortie S_s, la force pressante exercée par l'air aval, dirigée vers l'intérieur (opposée à l'écoulement) :

      \vec{F}_{P,s} = \iint_{S_s} P_s\,\vec{n}_s\,\mathrm{d}S = -P_s\,S_s\,\vec{u}_x

      en supposant la pression P_s uniforme.

La résultante des forces extérieures appliquées à \Sigma^* s'écrit donc :

\boxed{\sum \vec{F}_{\text{ext}} = \vec{F}_{\text{avion}\to\text{air}} + P_e\,S_e\,\vec{u}_x - P_s\,S_s\,\vec{u}_x}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Définissez soigneusement le système étudié pour éviter d'y inclure des forces internes ou inexistantes.

« Les candidats ne réfléchissent pas suffisamment au système sur lequel ils raisonnent. »

« ou d’une « réaction du support »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques

Notions : poussée d'un réacteur, bilan de quantité de mouvement

Indiquer quelle(s) approximation(s) est/sont nécessaire(s) pour conclure que la force appliquée par le réacteur à l'air a pour expression : .

Voir l'indice

Préciser les hypothèses d'adaptation des pressions aux limites (P_e \approx P_s \approx P_0) et de débit de carburant injecté négligeable devant le débit d'air.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le principe fondamental de la dynamique appliqué au système fermé \Sigma^* entre les instants t et t+\mathrm{d}t, en faisant le lien avec le résultat de la question précédente (Q28).
  2. Identifier les termes devant être nuls ou négligés pour identifier la dérivée de la quantité de mouvement \frac{\mathrm{d}\vec{p}^*}{\mathrm{d}t} = D_m(\vec{v}_s - \vec{v}_e) à la seule force de contact \vec{F}_{\text{avion}\to\text{air}}.
Voir la réponse courte

Pression de sortie égale à la pression atmosphérique et résultante des forces de pression nette négligeable sur les ouvertures.

Voir le corrigé complet

Le principe fondamental de la dynamique appliqué au système fermé \Sigma^* en régime stationnaire s'écrit :

\frac{\mathrm{d}\vec{p}^*(t)}{\mathrm{d}t} = \sum \vec{F}_{\text{ext}}.

D'après la question Q27, le membre de gauche vaut D_m(\vec{v}_s - \vec{v}_e).

D'après le bilan des forces établi en Q28, la résultante des forces extérieures appliquées à \Sigma^* s'écrit :

\sum \vec{F}_{\text{ext}} = \vec{F}_{\text{avion}\to\text{air}} + \vec{F}_{\text{pressions sur } S_e \text{ et } S_s} + \vec{P}_{\text{air}},

où \vec{P}_{\text{air}} est le poids de l'air (négligé d'après les hypothèses générales du sujet).

Pour conclure que \vec{F}_{\text{avion}\to\text{air}} = D_m(\vec{v}_s - \vec{v}_e), les approximations suivantes sont nécessaires :

  1. Négliger les forces de pression sur les sections d'entrée et de sortie (ou supposer une tuyère adaptée P_s = P_0 et une entrée non comprimée P_e = P_0, ou encore que les termes de pression différentielle (P_e - P_0)S_e et (P_s - P_0)S_s sont négligeables devant la poussée cinétique).
  2. Négliger l'apport de masse du carburant injecté dans la chambre de combustion devant le débit massique d'air (D_{m,\text{carburant}} \ll D_m), ce qui permet de poser D_{m,s} = D_{m,e} = D_m.
  3. Modèle d'écoulement unidirectionnel et uniforme dans les sections d'entrée et de sortie, permettant de caractériser le flux de quantité de mouvement par une vitesse unique \vec{v}_e et \vec{v}_s sur chaque section.
Voir ce qu'a relevé le jury

Question très sélective sur l'expression algébrisée des forces de pression en entrée et en sortie.

« Très rares sont les candidats qui parviennent à donner l’expression algébrisée des forces de pression en entrée et en sortie. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques

Notions : poussée d'un réacteur, troisième loi de newton

En considérant un réacteur positionné horizontalement avec son entrée à gauche comme indiqué sur la figure 12, représenter qualitativement le vecteur de la force exercée par l'air sur l'avion ainsi que les vecteurs et dans le référentiel du réacteur. Comparer les normes et des vecteurs vitesses pour que la force exercée par l'air sur l'avion soit propulsive.

Voir l'indice

Appliquer le principe des actions réciproques \vec{F}_{\text{air}\to\text{avion}} = -\vec{F}_{\text{avion}\to\text{air}} et comparer les vitesses pour assurer une poussée dirigée vers l'avant.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force exercée par l'air sur l'avion à l'aide de la troisième loi de Newton (principe des actions réciproques) et du résultat de la question Q29.
  2. Définir l'axe orienté de l'écoulement pour projeter les vitesses et en déduire la condition sur les normes pour que la force soit propulsive, c'est-à-dire dirigée vers l'avant de l'aéronef.
  3. Représenter les vecteurs vitesses et le vecteur force sur un schéma légendé.
Voir la réponse courte

Troisième loi de Newton : force propulsive vers l'avant si la vitesse d'éjection des gaz dépasse la vitesse d'admission (v_s > v_e).

Voir le corrigé complet

D'après le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton), la force exercée par l'air sur l'avion est l'opposée de la force exercée par le réacteur sur l'air :

\vec{F}_{\text{air}\to\text{avion}} = -\vec{F}_{\text{avion}\to\text{air}}

En utilisant le résultat de la question Q29 :

\vec{F}_{\text{air}\to\text{avion}} = D_m \left(\vec{v}_e - \vec{v}_s\right)

Orientons un axe horizontal (Ox) selon le vecteur unitaire \vec{u}_x dirigé de gauche à droite (sens de l'écoulement de l'air à travers le réacteur). Dans le référentiel du réacteur :

\begin{aligned} \vec{v}_e &= v_e\,\vec{u}_x \quad (v_e > 0) \\ \vec{v}_s &= v_s\,\vec{u}_x \quad (v_s > 0) \end{aligned}

Il vient ainsi :

\vec{F}_{\text{air}\to\text{avion}} = D_m (v_e - v_s)\,\vec{u}_x

L'entrée d'air étant située à gauche, l'avion vole vers la gauche dans le référentiel de l'air au repos. Pour que la force exercée par l'air sur l'avion soit propulsive (poussée motrice dans le sens du mouvement de l'aéronef), elle doit être dirigée vers l'avant de l'appareil, c'est-à-dire vers la gauche (-\vec{u}_x) :

D_m (v_e - v_s) < 0 \iff \boxed{v_s > v_e}

La norme de la vitesse du gaz en sortie de tuyère v_s doit donc être strictement supérieure à celle de l'air en entrée de réacteur v_e.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une bonne compréhension des questions précédentes était indispensable pour répondre de manière satisfaisante.

« Seuls les candidats ayant vraiment bien compris les questions précédentes donnent des réponses véritablement satisfaisantes à cette question. Les autres s’appuient sur le sens physique pour tenter de rattraper la situation. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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III.2 · Cycle thermodynamique de Brayton

Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : premier principe pour un système ouvert, température d'arrêt

Donner l'expression de la température en fonction de , et . Effectuer l'application numérique.

Voir l'indice

Appliquer le premier principe pour un écoulement stationnaire dans un diffuseur adiabatique sans travail utile, la vitesse du fluide devenant négligeable en sortie de diffuseur.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe industriel fourni par l'énoncé à l'écoulement stationnaire de l'air à travers le diffuseur entre l'état (1) et l'état (2).
  2. Exploiter les hypothèses du diffuseur idéal (adiabatique, sans pièces mobiles, énergie cinétique de sortie négligeable) et le modèle du gaz parfait pour exprimer \Delta h en fonction de T_2 - T_1.
  3. En déduire T_2 puis effectuer l'application numérique avec les grandeurs données dans les unités du Système international.
Voir la réponse courte

Bilan enthalpique dans le diffuseur adiabatique sans travail utile : T_2 = T_1 + V_a^2/(2c_p).

Voir le corrigé complet

On applique le premier principe de la thermodynamique pour une unité de masse (m = 1\text{ kg}) d'air traversant le diffuseur entre l'entrée (état 1) et la sortie (état 2), dans le référentiel lié au turboréacteur :

h_2 - h_1 + \frac{v_2^2 - v_1^2}{2} + g\,(z_2 - z_1) = w_u + q_e

D'après les données et hypothèses de l'énoncé :

  • Le diffuseur est fixe et ne comporte aucune partie mobile : w_u = 0 ;
  • La transformation est adiabatique : q_e = 0 ;
  • Les variations d'énergie potentielle sont négligeables : g\,\Delta z \approx 0 ;
  • L'air entre dans le diffuseur à la vitesse de vol de l'avion : v_1 = V_a ;
  • L'énergie cinétique du gaz en sortie de diffuseur est négligeable devant les autres termes : v_2 \approx 0 ;
  • Pour un gaz parfait à capacité thermique massique c_p constante (première loi de Joule) : \Delta h = h_2 - h_1 = c_p (T_2 - T_1).

Le bilan énergétique se simplifie donc en :

c_p (T_2 - T_1) - \frac{V_a^2}{2} = 0

On en déduit l'expression littérale de la température T_2 :

\boxed{T_2 = T_1 + \frac{V_a^2}{2\,c_p}}

Application numérique :

  • T_1 = -40\ ^\circ\text{C} = 273{,}15 - 40 = 233{,}15\text{ K}
  • V_a = 260\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
  • c_p = 1{,}1\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} = 1{,}1 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}
\begin{aligned} \frac{V_a^2}{2\,c_p} &= \frac{260^2}{2 \times 1100} = \frac{67\,600}{2\,200} \approx 30{,}7\text{ K} \\ T_2 &= 233{,}15 + 30{,}73 \approx 264\text{ K} \quad (\text{soit } -9\ ^\circ\text{C}) \end{aligned}
\boxed{T_2 \approx 264\text{ K}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'absence de pièces mobiles justifie la nullité du travail utile, à ne pas confondre avec l'absence de tout travail.

« L’absence de travail utile est liée à l’absence de pièces mobiles dans le diffuseur. »

« Dire qu’il n’y a aucun travail au cours de la transformation révèle une incompréhension du sens du premier principe industriel, et de l’usage de l’enthalpie dans ce principe. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Premier et second principes

Notions : loi de laplace, compression isentropique

Donner l'expression de la pression en fonction de , , et . Effectuer l'application numérique.

Voir l'indice

Utiliser la loi de Laplace sous la forme T^\gamma P^{1-\gamma} = \text{cste} le long de la traversée adiabatique et réversible du diffuseur.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la transformation subie par le fluide dans le diffuseur : adiabatique et réversible pour un gaz parfait à coefficients calorimétriques constants.
  2. Appliquer la loi de Laplace sous la forme reliant la pression P et la température T pour exprimer P_2.
  3. Réaliser l'application numérique avec les valeurs de T_1, T_2, P_1 et \gamma.
Voir la réponse courte

Compression isentropique de l'air obéissant à la relation de Laplace : P_2 = P_1(T_2/T_1)^{\gamma/(\gamma-1)}.

Voir le corrigé complet

L'écoulement au sein du diffuseur idéal est modélisé par une transformation adiabatique et réversible (donc isentropique) d'un gaz parfait de rapport de capacités thermiques \gamma constant. La loi de Laplace reliant la pression P et la température T s'écrit :

P^{1-\gamma} \, T^\gamma = \text{cste} \quad \iff \quad \frac{T^\gamma}{P^{\gamma-1}} = \text{cste}.

Entre l'état d'entrée (1) et l'état de sortie (2) du diffuseur, on a donc :

\frac{T_1^\gamma}{P_1^{\gamma-1}} = \frac{T_2^\gamma}{P_2^{\gamma-1}} \implies \left(\frac{P_2}{P_1}\right)^{\gamma-1} = \left(\frac{T_2}{T_1}\right)^\gamma.

En prenant la puissance \frac{1}{\gamma-1}, on en déduit l'expression de la pression P_2 en entrée du compresseur :

\boxed{P_2 = P_1 \left(\frac{T_2}{T_1}\right)^{\frac{\gamma}{\gamma - 1}}}

Application numérique :

  • P_1 = 34{,}5\text{ kPa},
  • T_1 = -40\,^\circ\text{C} = 233{,}15\text{ K},
  • T_2 \approx 263{,}9\text{ K} (résultat obtenu à la question Q31),
  • \gamma = 1{,}35, d'où l'exposant isentropique :

    \frac{\gamma}{\gamma - 1} = \frac{1{,}35}{0{,}35} = \frac{27}{7} \approx 3{,}857.

Il vient :

P_2 = 34{,}5 \times 10^3 \times \left(\frac{263{,}9}{233{,}15}\right)^{\frac{27}{7}} \approx 34{,}5 \times 10^3 \times (1{,}1318)^{3{,}857} \approx 55{,}6 \times 10^3\text{ Pa}.
\boxed{P_2 \approx 55{,}6\text{ kPa}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à mentionner l'hypothèse du gaz parfait pour justifier l'application des lois de Laplace.

« Ne pas oublier de préciser que l’air est un gaz parfait pour appliquer les lois de Laplace. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : premier principe pour un système ouvert, travail indiqué

Établir l'expression du travail massique utile fourni à l'air par le compresseur. En prenant , calculer la puissance de ce dernier.

Voir l'indice

Appliquer le premier principe industriel à la traversée du compresseur pour obtenir w_{\text{comp}}, puis multiplier par le débit massique D_m pour trouver la puissance.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique pour une unité de masse d'air en écoulement stationnaire entre l'entrée (état 2) et la sortie (état 3) du compresseur.
  2. Exploiter les hypothèses de l'énoncé (compression adiabatique, variations d'énergies cinétique et potentielle négligeables) et la loi de Joule pour le gaz parfait.
  3. Exprimer la puissance fournie par le compresseur au moyen du débit massique D_m via la relation P_{\text{comp}} = D_m \, w_{\text{comp}}.
Voir la réponse courte

Premier principe industriel appliqué au compresseur : w_{\text{comp}} = c_p(T_3 - T_2) et puissance P_{\text{comp}} = D_m w_{\text{comp}}.

Voir le corrigé complet

Le premier principe pour un écoulement permanent à travers une machine s'écrit, pour une masse m = 1\text{ kg} de fluide :

\Delta h + \frac{\Delta v^2}{2} + g\,\Delta z = w_u + q_e

Appliqué au compresseur entre l'état (2) et l'état (3), ce bilan se simplifie compte tenu des hypothèses de l'énoncé :

  • la compression est adiabatique, soit q_e = 0 ;
  • les variations d'énergie potentielle de pesanteur sont négligeables, soit g\,\Delta z = 0 ;
  • l'énergie cinétique est négligée entre l'entrée du compresseur et la sortie de la turbine, soit \frac{\Delta v^2}{2} = 0.

Le travail utile massique reçu par l'air, noté w_{\text{comp}}, est donc égal à la variation d'enthalpie massique :

w_{\text{comp}} = h_3 - h_2

L'air étant modélisé par un gaz parfait de capacité thermique isobare massique c_p constante, la seconde loi de Joule donne :

\boxed{ w_{\text{comp}} = c_p\,(T_3 - T_2) }

La puissance utile mécanique fournie à l'air par le compresseur s'en déduit à l'aide du débit massique D_m :

P_{\text{comp}} = D_m \, w_{\text{comp}} = D_m \, c_p\,(T_3 - T_2)

Application numérique : Avec c_p = 1{,}1\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} = 1{,}1 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, T_3 = 480\text{ K}, T_2 \approx 264\text{ K} (issu de la question Q31) et D_m = 45\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} :

\begin{aligned} w_{\text{comp}} &= 1{,}1 \times 10^3 \times (480 - 263{,}9) \approx 2{,}38 \times 10^5\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1} = 238\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \\ P_{\text{comp}} &= 45 \times 2{,}377 \times 10^5 \approx 1{,}07 \times 10^7\text{ W} = 10{,}7\text{ MW} \end{aligned}
\boxed{ P_{\text{comp}} \approx 11\text{ MW} \quad (\text{ou } 10{,}7\text{ MW}) }

Résultat

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : cycle de brayton, premier principe pour un système ouvert

Sachant que le travail fourni par la détente du gaz dans la turbine est intégralement reçu par le compresseur, déterminer l'expression de la température en fonction de , et . Calculer la valeur de . En déduire la valeur de la pression .

Voir l'indice

Traduire l'égalité des travaux massiques échangés entre la turbine et le compresseur pour en déduire T_5, puis exploiter la détente isentropique dans la turbine pour obtenir P_5.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique en écoulement stationnaire à la turbine afin d'exprimer le travail massique échangé en fonction des températures T_4 et T_5.
  2. Traduire le bilan mécanique d'entraînement direct du compresseur par la turbine pour en déduire l'expression littérale et la valeur de T_5.
  3. Utiliser le caractère isobare de la combustion (P_4 = P_3 = 10\,P_2) puis la loi de Laplace pour la détente isentropique dans la turbine afin de calculer la pression P_5.
Voir la réponse courte

Égalité des travaux de la turbine et du compresseur donnant T_5 = T_4 - (T_3 - T_2), puis loi de Laplace pour P_5.

Voir le corrigé complet

Le premier principe pour un fluide en écoulement stationnaire à travers la turbine (entre l'état (4) et l'état (5)) s'écrit :

\Delta h + \frac{\Delta v^2}{2} + g\,\Delta z = w_{u,\text{turb}} + q_e

L'écoulement étant adiabatique (q_e = 0), en négligeant l'énergie potentielle de pesanteur et les variations d'énergie cinétique entre l'entrée du compresseur et la sortie de la turbine (\Delta v^2 = 0), il vient :

w_{u,\text{turb}} = h_5 - h_4 = c_p\,(T_5 - T_4)

Le travail massique fourni par le gaz à la turbine est -w_{u,\text{turb}} = c_p\,(T_4 - T_5). Ce travail étant intégralement reçu par le compresseur, on a :

-w_{u,\text{turb}} = w_{\text{comp}}

Or, d'après la question Q33, w_{\text{comp}} = c_p\,(T_3 - T_2). Il vient donc :

c_p\,(T_4 - T_5) = c_p\,(T_3 - T_2)

D'où l'expression de la température T_5 :

\boxed{T_5 = T_4 - T_3 + T_2}

Application numérique : avec T_4 = 1400\text{ K}, T_3 = 480\text{ K} et T_2 \approx 264\text{ K} (obtenue en Q31) :

T_5 = 1400 - 480 + 264 = 1184\text{ K}
\boxed{T_5 \approx 1{,}18\cdot 10^3\text{ K}}

Pour déterminer la pression P_5, on note que la combustion entre (3) et (4) est isobare, d'où :

P_4 = P_3 = 10\,P_2

La détente du gaz parfait dans la turbine étant adiabatique et réversible, la relation de Laplace donne :

\begin{aligned} T_4^\gamma\,P_4^{1-\gamma} = T_5^\gamma\,P_5^{1-\gamma} &\iff P_5 = P_4\left(\frac{T_5}{T_4}\right)^{\frac{\gamma}{\gamma - 1}} \\ &\iff P_5 = 10\,P_2\left(\frac{T_5}{T_4}\right)^{\frac{\gamma}{\gamma - 1}} \end{aligned}

Application numérique : avec P_2 \approx 55{,}6\text{ kPa} (obtenue en Q32), \frac{\gamma}{\gamma - 1} = \frac{1{,}35}{0{,}35} \approx 3{,}857, T_5 \approx 1184\text{ K} et T_4 = 1400\text{ K} :

P_4 = 10 \times 55{,}6 = 556\text{ kPa}
P_5 = 556 \times \left(\frac{1184}{1400}\right)^{3{,}857} \approx 556 \times (0{,}8457)^{3{,}857} \approx 292\text{ kPa}
\boxed{P_5 \approx 292\text{ kPa} \approx 2{,}92\text{ bar}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux erreurs de signe lors du calcul, qui se répercutent sur les questions suivantes.

« Des erreurs de signe qui faussent l’application numérique, et donc celles des questions suivantes. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : premier principe pour un système ouvert, tuyère

Donner l'expression de la vitesse de sortie du gaz en sortie de tuyère en fonction de , et . Calculer la valeur de sachant que .

Voir l'indice

Appliquer le premier principe en système ouvert à la tuyère adiabatique réversible sans parties mobiles pour relier la variation d'énergie cinétique à la chute d'enthalpie c_p(T_5 - T_6).

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique en système ouvert à la tuyère (entre l'état 5 et l'état 6).
  2. Prendre en compte les hypothèses de l'énoncé : écoulement adiabatique sans parties mobiles, énergie cinétique négligeable en entrée de tuyère (sortie de turbine).
  3. Exprimer \Delta h pour un gaz parfait puis en déduire v_s, avant de réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

Détente adiabatique dans la tuyère sans travail utile convertissant l'enthalpie en énergie cinétique : v_s = \sqrt{2c_p(T_5 - T_6)}.

Voir le corrigé complet

Appliquons le premier principe pour une masse m = 1\text{ kg} d'air traversant la tuyère entre l'état d'entrée (5) (en sortie de turbine) et l'état de sortie (6) :

\Delta h + \frac{\Delta v^2}{2} + g\,\Delta z = w_u + q_e

D'après les hypothèses du sujet :

  • la détente est adiabatique, donc q_e = 0 ;
  • la tuyère ne comporte aucune pièce mobile, donc w_u = 0 ;
  • les variations d'énergie potentielle de pesanteur sont négligées : g\,\Delta z = 0 ;
  • l'énergie cinétique est négligeable entre l'entrée du compresseur et la sortie de la turbine, d'où v_5 \approx 0, ce qui donne \Delta v^2 = v_s^2 - v_5^2 \approx v_s^2.

Pour l'air modélisé par un gaz parfait à capacité thermique isobare constante :

\Delta h = h_6 - h_5 = c_p (T_6 - T_5)

Le bilan s'écrit alors :

c_p (T_6 - T_5) + \frac{v_s^2}{2} = 0

On en déduit l'expression de la vitesse de sortie v_s du gaz :

\boxed{v_s = \sqrt{2\,c_p\,(T_5 - T_6)}}

Application numérique : Avec c_p = 1{,}1\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} = 1{,}1 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, T_5 \approx 1184\text{ K} (d'après Q34) et T_6 = 680\text{ K} :

\begin{aligned} T_5 - T_6 &= 1184 - 680 = 504\text{ K} \\ v_s &= \sqrt{2 \times 1{,}1 \times 10^3 \times 504} \approx 1{,}05 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{v_s \approx 1{,}05 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez garde à l'ordre des températures pour ne pas vous retrouver avec une racine d'un nombre négatif.

« Les températures sont parfois permutées, ce qui donne des racines avec un argument négatif. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques ; Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : puissance mécanique, poussée d'un réacteur

Déterminer la puissance liée à la force propulsive.

Voir l'indice

Calculer la puissance propulsive utile développée par la poussée du moteur en vol de croisière à l'aide de l'expression \mathcal{P}_{\text{prop}} = D_m (v_s - V_a) V_a.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la norme de la force de poussée F_{\text{prop}} exercée par le fluide sur l'avion à partir du bilan établi en Q29 et Q30, avec v_e = V_a.
  2. Écrire la puissance propulsive développée par cette force dans le référentiel terrestre où l'avion avance à la vitesse V_a.
  3. Effectuer l'application numérique avec les valeurs obtenues précédemment.
Voir la réponse courte

Puissance utile développée par la force de propulsion de l'avion : P_{\text{prop}} = D_m(v_s - V_a)V_a.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q29 et Q30, la résultante propulsive exercée par l'air sur le réacteur (et donc sur l'avion) est dirigée vers l'avant et a pour intensité :

F_{\text{prop}} = D_m\,(v_s - v_e)

où la vitesse de l'air entrant dans le réacteur (dans le référentiel de l'avion) est égale à la vitesse de vol de l'avion par rapport à l'air au repos : v_e = V_a.

Dans le référentiel terrestre, l'avion se déplace en translation rectiligne à la vitesse \vec{V}_a, colinéaire et de même sens que la force propulsive \vec{F}_{\text{prop}}. La puissance mécanique développée par la force propulsive s'écrit donc :

\mathcal{P}_{\text{prop}} = \vec{F}_{\text{prop}} \cdot \vec{V}_a = F_{\text{prop}}\,V_a = D_m\,(v_s - V_a)\,V_a

Avec les valeurs numériques :

  • D_m = 45\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1},
  • V_a = 260\text{ m}\cdot\text{s}^{-1},
  • v_s \approx 1{,}053 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (d'après Q35).

La force propulsive vaut :

F_{\text{prop}} = 45 \times (1053 - 260) \approx 3{,}57 \times 10^4\text{ N} = 35{,}7\text{ kN}

D'où la puissance associée :

\mathcal{P}_{\text{prop}} = 3{,}568 \times 10^4 \times 260 \approx 9{,}28 \times 10^6\text{ W}
\boxed{\mathcal{P}_{\text{prop}} = D_m\,(v_s - V_a)\,V_a \approx 9{,}3\text{ MW}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question difficile nécessitant de croiser les résultats des différentes sous-parties.

« Question difficile pour la majorité des candidats. Il fallait croiser les résultats de cette sous-partie et de la sous-partie précédente. Quasiment plus aucune application numérique juste à ce stade. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Systèmes ouverts en écoulement

Notions : rendement thermique, cycle de brayton

Calculer le rendement du turboréacteur qui correspond au rapport entre la puissance liée à la force propulsive et la puissance qui sert à chauffer le gaz dans la chambre de combustion . Comparer avec le rendement d'autres machines thermiques.

Voir l'indice

Former le rapport du travail mécanique propulsif utile à la chaleur fournie par la combustion du kérosène, puis comparer la valeur obtenue à l'efficacité d'un moteur thermique usuel.

Voir la réponse courte

Rendement défini par \eta = P_{\text{prop}}/P_{\text{chamb}} et comparaison avec les rendements usuels des moteurs thermiques.

Voir le corrigé complet

Par définition donnée par l'énoncé, le rendement global \eta du turboréacteur s'exprime par le rapport entre la puissance utile liée à la force propulsive \mathcal{P}_{\text{prop}} (déterminée à la question Q36) et la puissance thermique fournie dans la chambre de combustion P_{\text{chamb}} :

\eta = \frac{\mathcal{P}_{\text{prop}}}{P_{\text{chamb}}}

Avec \mathcal{P}_{\text{prop}} \approx 9{,}28\text{ MW} et P_{\text{chamb}} = 45{,}5\text{ MW}, on obtient :

\eta = \frac{9{,}28}{45{,}5} \approx 0{,}204
\boxed{\eta \approx 20\%}

Comparaison avec d'autres machines thermiques :

  • Ce rendement est du même ordre de grandeur que celui d'un moteur thermique automobile à allumage commandé (essence), dont le rendement typique est compris entre 25\% et 30\%.
  • Il est en revanche nettement inférieur à celui d'un moteur Diesel (35\% à 40\%), d'une centrale thermique à flamme ou nucléaire (environ 33\% à 40\%) ou d'une centrale à cycle combiné gaz-vapeur (qui dépasse 55\%).
  • Il est également inférieur à celui des turboréacteurs civils modernes à double flux (environ 30\% à 35\%).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La valeur du rendement est rarement trouvée, mais commenter son résultat et citer des rendements typiques est valorisé.

« Sans surprise vu les difficultés rencontrées aux questions précédentes, on n’obtient presque jamais la bonne valeur du rendement. Toutefois, les commentaires critiques sur la valeur obtenue et la mention de quelques rendements typiques de moteurs thermiques ont été valorisés. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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III.3 · Étude théorique de la tuyère

Question 38

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : analyse dimensionnelle

On pose . Vérifier que cette quantité est homogène à une vitesse. On évalue à environ .

Voir l'indice

Identifier la dimension d'une capacité thermique massique ([c_p] = \mathrm{L^2\cdot T^{-2}\cdot \Theta^{-1}}) pour vérifier l'homogénéité de \sqrt{2 c_p T_e}.

Voir la réponse courte

La dimension de c_p T_e est une énergie massique (\text{m}^2\cdot\text{s}^{-2}), sa racine carrée est bien homogène à une vitesse.

Voir le corrigé complet

Pour vérifier l'homogénéité de la grandeur v_m = \sqrt{2\,c_p\,T_e}, effectuons une analyse dimensionnelle :

  • La capacité thermique massique isobare c_p s'exprime en \mathrm{J\cdot kg^{-1}\cdot K^{-1}}. Or, le joule est l'unité d'une énergie, équivalente au travail d'une force :

    1\text{ J} = 1\text{ N}\cdot\text{m} = 1\text{ kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-2} \implies [c_p] = \mathrm{L^2\cdot T^{-2}\cdot \Theta^{-1}}
  • La température T_e a pour dimension une température thermodynamique :

    [T_e] = \Theta

Le produit c_p\,T_e a donc pour dimension :

[c_p\,T_e] = [c_p]\cdot [T_e] = \mathrm{L^2\cdot T^{-2}}

Le facteur 2 étant un scalaire sans dimension, on en déduit immédiatement :

[v_m] = \left([c_p\,T_e]\right)^{1/2} = \mathrm{L\cdot T^{-1}}
\boxed{v_m = \sqrt{2\,c_p\,T_e} \text{ est bien homogène à une vitesse.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La dimension d'une température se note avec la lettre thêta et non K ou T.

« Le symbole dimensionnel d’une température est Θ, et non KK ou pire, TT, qui se confond avec la dimension d’un temps. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 39

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : écoulement isentropique, premier principe pour un système ouvert

Montrer que le débit massique à l'abscisse a pour expression : . Donner l'expression de la fonction en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Écrire la conservation du débit massique D_m = \rho(x) S(x) v(x) et substituer la masse volumique en exploitant la loi de Laplace isentropique \rho(x)/\rho_e = (P(x)/P_e)^{1/\gamma}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le débit massique en écoulement stationnaire unidirectionnel à travers une section droite S(x) à l'aide de la masse volumique locale \rho(x) et de la vitesse v(x).
  2. Relier la masse volumique locale \rho(x) à la masse volumique à l'entrée \rho_e en exploitant le caractère adiabatique réversible (loi de Laplace) de la détente d'un gaz parfait.
  3. Réécrire la vitesse locale v(x) en introduisant v_m = \sqrt{2\,c_p\,T_e}, puis identifier la fonction sans dimension G(x) par factorisation de \rho_e\, v_m\, S(x).
Voir la réponse courte

Conservation du débit massique combinée à la détente isentropique et au premier principe pour expliciter G(x).

Voir le corrigé complet

L'écoulement étant permanent et unidirectionnel selon l'axe horizontal (x'x), le débit massique d'air traversant la section droite S(x) à l'abscisse x s'écrit :

D_m = \rho(x) \cdot v(x) \cdot S(x)

L'air étant modélisé par un gaz parfait subissant une détente adiabatique réversible (isentropique) à capacité thermique massique constante, la loi de Laplace s'applique :

\frac{P(x)}{\rho(x)^\gamma} = \frac{P_e}{\rho_e^\gamma} \quad \implies \quad \rho(x) = \rho_e \left[ \frac{P(x)}{P_e} \right]^{\frac{1}{\gamma}}

D'après l'énoncé et la définition de v_m = \sqrt{2\,c_p\,T_e} établie à la question précédente, la vitesse v(x) s'exprime sous la forme :

\begin{aligned} v(x) &= \sqrt{v_e^2 + v_m^2 \left[ 1 - \left( \frac{P(x)}{P_e} \right)^{\frac{\gamma-1}{\gamma}} \right]} \\ &= v_m \sqrt{\left( \frac{v_e}{v_m} \right)^2 + 1 - \left( \frac{P(x)}{P_e} \right)^{\frac{\gamma-1}{\gamma}}} \end{aligned}

En injectant les expressions de \rho(x) et de v(x) dans celle du débit massique, il vient :

D_m = \rho_e \cdot v_m \cdot S(x) \cdot \left[ \frac{P(x)}{P_e} \right]^{\frac{1}{\gamma}} \sqrt{\left( \frac{v_e}{v_m} \right)^2 + 1 - \left( \frac{P(x)}{P_e} \right)^{\frac{\gamma-1}{\gamma}}}

On identifie ainsi l'expression demandée D_m = \rho_e \cdot v_m \cdot S(x) \cdot G(x), avec :

\boxed{G(x) = \left[ \frac{P(x)}{P_e} \right]^{\frac{1}{\gamma}} \sqrt{\left( \frac{v_e}{v_m} \right)^2 + 1 - \left( \frac{P(x)}{P_e} \right)^{\frac{\gamma-1}{\gamma}}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait remarquer le caractère compressible de l'écoulement à partir de la dépendance de la masse volumique en x.

« Quasiment aucun candidat n’a vu que l’écoulement était compressible, bien que l’énoncé indique que la masse volumique est une fonction de xx. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : tuyère, conservation du débit massique

Que vaut en entrée de la tuyère ? Montrer, à l'aide de la figure 13 et des relations des questions précédentes que pour que la vitesse augmente la tuyère doit d'abord être convergente.

Voir l'indice

Constater qu'à l'entrée P(0) = P_e soit \alpha = 1, puis observer sur le graphe l'évolution de la section S(x) \propto 1/G(\alpha) lors de la chute de pression consécutive à l'accélération.

Voir la stratégie
  1. Déterminer \alpha en entrée de la tuyère à partir de sa définition \alpha(x) = P(x)/P_e.
  2. Exprimer la condition sur la variation de \alpha pour que la vitesse v(x) augmente.
  3. Relier la section S(x) à la fonction G(\alpha) grâce à la conservation du débit massique et observer le sens de variation de S(x) sur le graphe de la figure 13.
Voir la réponse courte

En entrée \alpha=1 ; pour accélérer le fluide, la pression diminue, la fonction G croît, ce qui impose une diminution de section (tuyère convergente).

Voir le corrigé complet

À l'entrée de la tuyère (x = 0), la pression vaut P(0) = P_e. Par définition du rapport de pression \alpha(x) = \dfrac{P(x)}{P_e}, on a immédiatement :

\boxed{\alpha_e = \alpha(0) = 1}

D'après l'expression donnée dans l'énoncé pour la vitesse :

v(x) = \sqrt{v_e^2 + v_m^2\left[1 - \alpha(x)^{\frac{\gamma-1}{\gamma}}\right]}

Comme \gamma > 1, la fonction \alpha \mapsto \alpha^{\frac{\gamma-1}{\gamma}} est strictement croissante. Ainsi, pour que la vitesse v(x) augmente (v(x) > v_e), le terme entre crochets doit être strictement positif, ce qui impose une diminution du rapport de pression :

v(x) \text{ augmente} \iff \alpha(x) < 1 \quad (\text{détente du gaz})

D'après la question Q39, l'écoulement étant stationnaire, le débit massique D_m est conservé le long de la tuyère :

D_m = \rho_e \cdot v_m \cdot S(x) \cdot G(\alpha(x)) = \text{cte} \implies S(x) = \frac{D_m}{\rho_e\,v_m} \cdot \frac{1}{G(\alpha(x))}

La section locale S(x) est donc inversement proportionnelle à G(\alpha).

Sur la figure 13, lorsque \alpha diminue à partir de sa valeur initiale \alpha = 1, la fonction G(\alpha) est croissante jusqu'à atteindre un maximum (autour de \alpha \approx 0{,}5).

Par conséquent, lorsque l'écoulement se détend (\alpha décroît à partir de 1), G(\alpha) augmente, ce qui impose que la section S(x) diminue.

Pour que la vitesse augmente depuis l'entrée, la tuyère doit donc impérativement avoir une section décroissante dans le sens de l'écoulement : elle doit d'abord être convergente.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il était possible de conclure en croisant les informations fournies, même avec une fonction erronée.

« Quelques très bons candidats ont su croiser à bon escient les informations nécessaires pour conclure, même lorsque leur expression de GG(xx) était fausse. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 41

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : tuyère, vitesse limite

En considérant que , on peut négliger devant . Dans ces conditions, on admet que de la fonction est maximale pour . Montrer qu'avec une tuyère uniquement convergente, la vitesse ne peut augmenter que jusqu'à une valeur limite qu'on exprimera en fonction de et .

Voir l'indice

Remplacer le rapport critique de pression \alpha_c dans l'expression de la vitesse v(x) pour trouver la vitesse maximale atteignable dans la partie convergente.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le lien entre la convergence de la tuyère et l'évolution de la fonction G(\alpha) via la conservation du débit massique.
  2. Identifier la contrainte géométrique d'une tuyère purement convergente : la section S(x) ne peut que décroître, imposant G(\alpha) \le G(\alpha_c).
  3. Évaluer la vitesse maximale correspondante à partir de l'expression de v(\alpha) pour \alpha = \alpha_c sous l'approximation v_e^2 \ll v_m^2.
Voir la réponse courte

La section minimale au col correspond au maximum de G, limitant la vitesse maximale atteignable dans un convergent à v_{\text{lim}}.

Voir le corrigé complet

D'après la conservation du débit massique établie à la question Q39 :

S(x) = \frac{D_m}{\rho_e\,v_m} \frac{1}{G(\alpha)}.

Dans une tuyère uniquement convergente, la section S(x) diminue au fur et à mesure que le fluide progresse, ce qui impose que la fonction G(\alpha) soit strictement croissante depuis l'entrée (\alpha = 1).

D'après l'étude de la fonction G, celle-ci croît lorsque \alpha diminue depuis 1 jusqu'à atteindre un maximum en \alpha = \alpha_c. Au-delà de ce point, pour \alpha < \alpha_c, la fonction G(\alpha) devient décroissante : une diminution supplémentaire de pression nécessiterait alors une augmentation de la section S(x) (tuyère divergente).

Ainsi, dans une tuyère exclusivement convergente, le rapport de pression ne peut pas descendre en dessous de la valeur critique \alpha_c :

\alpha \ge \alpha_c = \left[ \frac{2}{1+\gamma} \right]^{\frac{\gamma}{\gamma-1}}.

Puisque la détente s'accompagne d'une accélération du fluide, la vitesse v(\alpha) augmente lorsque \alpha diminue. Elle atteint donc sa valeur maximale pour la plus faible pression réalisable, c'est-à-dire en \alpha = \alpha_c :

v_{\text{lim}} = v(\alpha_c).

En négligeant v_e^2 devant v_m^2, l'expression de la vitesse devient :

v(\alpha) \approx \sqrt{v_m^2 \left( 1 - \alpha^{\frac{\gamma-1}{\gamma}} \right)} = v_m \sqrt{1 - \alpha^{\frac{\gamma-1}{\gamma}}}.

En remplaçant \alpha par \alpha_c :

\alpha_c^{\frac{\gamma-1}{\gamma}} = \frac{2}{1+\gamma},

ce qui donne :

1 - \alpha_c^{\frac{\gamma-1}{\gamma}} = 1 - \frac{2}{1+\gamma} = \frac{\gamma - 1}{\gamma + 1}.

On en déduit l'expression de la vitesse limite :

\boxed{v_{\text{lim}} = v_m \sqrt{\frac{\gamma - 1}{\gamma + 1}}}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Questions abordées plus souvent par intuition calculatoire que par réelle compréhension physique.

« Questions parfois traitées, plus par intuition du calcul à partir des indications des questions que par réelle compréhension de la physique du problème. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : tuyère, conservation du débit massique

On note la section minimale de la tuyère à l'abscisse lorsque la vitesse est . Donner l'expression du rapport en fonction de , et . Donner une valeur numérique approchée de ce rapport à l'aide de la figure 13.

Voir l'indice

Écrire la conservation du débit massique entre l'entrée x=0 et la section minimale S_{\text{col}} où G atteint sa valeur maximale G(\alpha_c).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la conservation du débit massique D_m entre l'entrée de la tuyère (x = 0, section S_e) et le col (x = x_{\text{col}}, section S_{\text{col}}) en exploitant l'expression de D_m établie à la question Q39.
  2. Isoler le rapport géométrique \frac{S_{\text{col}}}{S_e}.
  3. Déterminer G(\alpha_c) par lecture graphique sur la figure 13 et effectuer l'application numérique avec les valeurs de v_e et v_m fournies.
Voir la réponse courte

Conservation du débit entre l'entrée et le col fournissant le rapport des sections S_{\text{col}}/S_e = v_e / [v_m G(\alpha_c)].

Voir le corrigé complet

L'écoulement étant stationnaire et unidirectionnel, le débit massique D_m se conserve le long de la tuyère.

  • À l'entrée de la tuyère (x = 0), le débit massique s'écrit par définition :

    D_m = \rho_e \, v_e \, S_e

    Remarque : La formule générale issue de Q39, D_m = \rho_e \, v_m \, S_e \, G(\alpha=1), redonne bien cette relation puisque G(1) = \frac{v_e}{v_m}.

  • Au col de la tuyère (x = x_{\text{col}}), où \alpha = \alpha_c et la section vaut S_{\text{col}}, la relation de la question Q39 donne :

    D_m = \rho_e \, v_m \, S_{\text{col}} \, G(\alpha_c)

En égalant ces deux expressions du débit massique :

\rho_e \, v_e \, S_e = \rho_e \, v_m \, S_{\text{col}} \, G(\alpha_c)

On en déduit l'expression du rapport des sections :

\boxed{\frac{S_{\text{col}}}{S_e} = \frac{v_e}{v_m \, G(\alpha_c)}}

Application numérique :

  • D'après l'énoncé, v_e = 100\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (Q41) et v_m \approx 1\,000\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (Q38), d'où \frac{v_e}{v_m} = 0{,}10.
  • Sur la figure 13, le maximum de la courbe C_G est atteint au col pour \alpha_c \approx 0{,}54. La lecture directe de l'axe des ordonnées donne un sommet atteignant la graduation notée 5 :

    G(\alpha_c) \approx 5

    On obtient ainsi :

    \frac{S_{\text{col}}}{S_e} \approx \frac{0{,}10}{5} = \boxed{0{,}02}

Discussion sur la graduation de la figure 13 : L'expression théorique adimensionnée établie en Q39 donne au maximum :

G(\alpha_c) = \alpha_c^{1/\gamma} \sqrt{\frac{\gamma-1}{\gamma+1}} = \left(\frac{2}{1+\gamma}\right)^{\frac{1}{\gamma-1}} \sqrt{\frac{\gamma-1}{\gamma+1}} \approx 0{,}243

L'ordonnée de la figure 13 comporte manifestement un facteur d'échelle 20 (ou une graduation où les 5 interlignes représentent 0{,}25, soit 0{,}05 par division). En utilisant la valeur théorique sans ce facteur d'échelle, soit G(\alpha_c) \approx 0{,}25, on trouve :

\frac{S_{\text{col}}}{S_e} \approx \frac{0{,}10}{0{,}25} = 0{,}40

ce qui correspond à un rétrécissement géométrique de la tuyère de 60\,\%, valeur nettement plus réaliste pour un turboréacteur.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Questions abordées plus souvent par intuition calculatoire que par réelle compréhension physique.

« Questions parfois traitées, plus par intuition du calcul à partir des indications des questions que par réelle compréhension de la physique du problème. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 43

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : célérité du son, vitesse sonique au col

On rappelle que la théorie des ondes sonores permet d'établir que la célérité du son dans un gaz supposé parfait et subissant une transformation adiabatique réversible est donnée par la relation . Montrer que la vitesse limite de l'écoulement a pour expression . Puis, vérifier que cette vitesse est égale à la célérité du son dans cette section .

Voir l'indice

Exprimer la célérité locale du son à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits P/\rho = RT/M, relier la température au col T_{\text{col}} à T_e et comparer directement avec v_{\text{lim}}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la capacité thermique massique isobare c_p du gaz parfait en fonction de \gamma, R et M à l'aide de la relation de Mayer, puis l'injecter dans l'expression de v_{\text{lim}} issue de la question Q41.
  2. Exprimer la célérité c pour un gaz parfait en fonction de la température locale T, puis déterminer la température au col T_{\text{col}} par la loi de Laplace pour en déduire c_{\text{col}} et la comparer à v_{\text{lim}}.
Voir la réponse courte

Expression de v_{\text{lim}} via c_p = \gamma R/[(\gamma-1)M] et vérification de son égalité avec la célérité du son au col.

Voir le corrigé complet

Pour un gaz parfait de masse molaire M, la relation de Mayer s'écrit :

c_p - c_v = \frac{R}{M}

Avec \gamma = \dfrac{c_p}{c_v}, on a c_v = \dfrac{c_p}{\gamma}, ce qui conduit à :

c_p \left(1 - \frac{1}{\gamma}\right) = \frac{R}{M} \implies c_p = \frac{\gamma}{\gamma - 1} \frac{R}{M}

D'après la question Q38, la vitesse caractéristique v_m vérifie v_m^2 = 2\,c_p\,T_e, soit :

v_m^2 = 2\,\frac{\gamma}{\gamma - 1} \frac{R}{M}\,T_e

D'après le résultat de la question Q41, la vitesse limite dans la section minimale vaut :

v_{\text{lim}}^2 = v_m^2\,\frac{\gamma - 1}{\gamma + 1}

En remplaçant v_m^2 par son expression :

v_{\text{lim}}^2 = 2\,\frac{\gamma}{\gamma - 1} \frac{R}{M}\,T_e \times \frac{\gamma - 1}{\gamma + 1} = \frac{2\gamma}{1 + \gamma} \frac{R}{M}\,T_e

On en déduit l'expression demandée :

\boxed{v_{\text{lim}} = \sqrt{\frac{2\gamma}{1+\gamma}\cdot\frac{R}{M}\cdot T_e}}

Déterminons à présent la célérité du son c_{\text{col}} au niveau du col S_{\text{col}}. D'après l'équation d'état du gaz parfait, P = \dfrac{\rho}{M} R T, soit :

\frac{P}{\rho} = \frac{R\,T}{M}

La célérité du son s'exprime donc en fonction de la température locale T par :

c = \sqrt{\frac{\gamma\,P}{\rho}} = \sqrt{\frac{\gamma\,R\,T}{M}}

Au niveau du col, la température est T_{\text{col}}. La détente étant adiabatique réversible pour un gaz parfait, la loi de Laplace donne :

T P^{\frac{1-\gamma}{\gamma}} = \text{cste} \implies \frac{T_{\text{col}}}{T_e} = \left(\frac{P_{\text{col}}}{P_e}\right)^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}} = \alpha_c^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}}

Or, d'après l'énoncé, \alpha_c = \left[\dfrac{2}{1+\gamma}\right]^{\frac{\gamma}{\gamma-1}}, d'où :

\frac{T_{\text{col}}}{T_e} = \left(\left[\frac{2}{1+\gamma}\right]^{\frac{\gamma}{\gamma-1}}\right)^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}} = \frac{2}{1+\gamma} \implies T_{\text{col}} = \frac{2}{1+\gamma}\,T_e

La célérité du son dans la section du col est donc :

c_{\text{col}} = \sqrt{\frac{\gamma\,R\,T_{\text{col}}}{M}} = \sqrt{\frac{\gamma\,R}{M}\cdot\frac{2}{1+\gamma}\,T_e} = \sqrt{\frac{2\gamma}{1+\gamma}\cdot\frac{R}{M}\cdot T_e}

On constate ainsi directement que :

\boxed{v_{\text{lim}} = c_{\text{col}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Retrouver l'expression de cp permettait d'entamer la question, mais l'identification à la célérité du son n'a pas été réussie.

« Les candidats se souvenant de l’expression de ccPP en fonction de γγ ont su répondre à la première partie de la question. L’identification à la célérité du son n’a par contre jamais été traitée correctement. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : tuyère, pression critique

Pour les avions civils de transport de passagers, les tuyères sont convergentes afin que l'air sorte à une vitesse égale à la vitesse du son. La pression à la sortie de la tuyère est égale à la pression extérieure . Donner l'expression de la pression à l'entrée de la tuyère en fonction de et . Calculer pour et .

Voir l'indice

Écrire que la sortie se fait au col sonique en régime adapté (P_{\text{col}} = P_{\text{atm}}), puis isoler P_e à l'aide de la valeur critique \alpha_c.

Voir la stratégie
  1. Identifier que la sortie d'une tuyère convergente où la vitesse atteint la célérité du son correspond au col sonique étudié aux questions précédentes, soit \alpha = \alpha_c.
  2. Exprimer le rapport de détente \frac{P_{\text{atm}}}{P_e} = \alpha_c, puis en déduire P_e en fonction de P_{\text{atm}} et \gamma.
  3. Effectuer l'application numérique avec le nombre adéquat de chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Au col sonique en sortie, P_{\text{col}} = P_{\text{atm}} = \alpha_c P_e, ce qui permet de remonter à la pression d'entrée P_e.

Voir le corrigé complet

La tuyère étant purement convergente, la vitesse maximale est atteinte à la section de sortie qui joue le rôle de col (S = S_{\text{col}}). Puisque le gaz y atteint la célérité locale du son (v_s = c_{\text{col}} = v_{\text{lim}}), le rapport de pression à la sortie correspond à la valeur critique \alpha_c définie à la question Q41 :

\alpha(x_s) = \frac{P(x_s)}{P_e} = \alpha_c = \left[\frac{2}{1+\gamma}\right]^{\frac{\gamma}{\gamma-1}}

La pression en sortie de tuyère étant égale à la pression extérieure P_{\text{atm}}, on a P(x_s) = P_{\text{atm}}, d'où :

\frac{P_{\text{atm}}}{P_e} = \left[\frac{2}{1+\gamma}\right]^{\frac{\gamma}{\gamma-1}}

On en déduit l'expression de la pression P_e à l'entrée de la tuyère :

\boxed{P_e = P_{\text{atm}} \left[\frac{1+\gamma}{2}\right]^{\frac{\gamma}{\gamma-1}}}

Application numérique : Avec P_{\text{atm}} = 34{,}5\text{ kPa} et \gamma = 1{,}35 :

\begin{aligned} \frac{\gamma}{\gamma - 1} &= \frac{1{,}35}{0{,}35} = \frac{27}{7} \approx 3{,}857 \\ \frac{1+\gamma}{2} &= \frac{2{,}35}{2} = 1{,}175 \\ \left[\frac{1+\gamma}{2}\right]^{\frac{\gamma}{\gamma-1}} &= (1{,}175)^{\frac{27}{7}} \approx 1{,}863 \end{aligned}

Il vient :

P_e = 34{,}5 \times 10^3 \times 1{,}863 \approx 64{,}3 \times 10^3\text{ Pa}
\boxed{P_e \approx 64{,}3\text{ kPa}}

Résultat

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Question 45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : tuyère de laval, écoulement supersonique

Pour les avions militaires, on souhaite que la vitesse à la sortie de la tuyère soit supersonique (supérieure à la vitesse locale du son). Quelle forme doit-on donner à la tuyère après la partie convergente ? Justifier.

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Analyser l'allure de la courbe G(\alpha) au-delà du col (\alpha < \alpha_c) pour déterminer la variation de section requise afin de poursuivre la baisse de pression et donc l'accélération supersonique.

Voir la stratégie
  1. Relier la poursuite de l'augmentation de la vitesse v à la diminution du paramètre adimensionné \alpha = P/P_e en dessous de la valeur critique \alpha_c.
  2. Analyser la variation de la section S(x) à l'aide de la relation S(x) = \frac{D_m}{\rho_e v_m G(\alpha)} et de la figure 13 pour \alpha < \alpha_c.
  3. Conclure sur la géométrie requise (tuyère de Laval : convergent-divergent).
Voir la réponse courte

Au-delà du col sonique, pour continuer d'accélérer en régime supersonique, la fonction G décroît et la tuyère doit devenir divergente (tuyère de Laval).

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de la vitesse établie dans le préambule :

v(\alpha) = \sqrt{v_e^2 + v_m^2 \left(1 - \alpha^{\frac{\gamma-1}{\gamma}}\right)}

la vitesse v est une fonction strictement décroissante de \alpha. Pour obtenir une vitesse supersonique (v > v_{\text{lim}} = c_{\text{col}}), il faut poursuivre la détente du fluide à des pressions encore plus faibles, soit pour \alpha < \alpha_c.

La section de la tuyère à l'abscisse x s'exprime selon :

S(x) = \frac{D_m}{\rho_e\,v_m\,G(\alpha)}

D'après la figure 13, pour \alpha < \alpha_c, la fonction G(\alpha) est strictement croissante en fonction de \alpha, ce qui signifie que lorsque \alpha diminue le long de l'écoulement, G(\alpha) décroît. Par conséquent, la section S(x) doit croître vers l'aval :

\boxed{\text{Après le col (partie convergente), la tuyère doit être \textbf{divergente}.}}

L'ensemble constitue une tuyère convergent-divergent, également appelée tuyère de Laval.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Très peu de candidats ont su mentionner la forme d'une tuyère convergente-divergente.

« Certains ont la notion d’une tuyère convergente-divergente mais bien peu. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique PC 2020 ?

Surtout 4 chapitres : Systèmes ouverts en écoulement (29 % des questions, partie III), Bilans macroscopiques (14 %), Fluides visqueux (13 %) et Cinématique et dynamique du point (13 %). Plus ponctuellement : Dynamique des fluides parfaits, Électrostatique, Cinématique des fluides, Statique des fluides, Ondes acoustiques…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique PC 2020 dès la première année (PCSI) ?

Peu : 9 questions sur 45 (20 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la sous-partie I.2 (Q13 à Q15), ainsi que Q5, Q8, Q10, Q16, Q19 et Q38. Avec les autres programmes de première année : 9 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique PC 2020 ?

Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 1 h 30).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique PC 2020 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q15 (composition des vitesses), Q16 (principe fondamental de la dynamique), Q34 (cycle de brayton), Q39 (écoulement isentropique), Q41 (tuyère) et Q43 (célérité du son).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique PC 2020 ?

Questions de cours : Q1 (ligne de courant), Q18 (tube de pitot), Q21 (condensateur plan), Q22 (condensateur plan), Q25 (système ouvert), Q26 (système ouvert) et Q45 (tuyère de laval). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q10 (principe fondamental de la dynamique), Q20 (tube de pitot), Q27 (bilan de quantité de mouvement) et Q33 (premier principe pour un système ouvert).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique PC 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (36 sur 45), par exemple : Q1 à Q9, Q11 à Q14, Q17 à Q20, Q22 à Q28, Q30 à Q33, Q35 à Q38, Q40, Q42, Q44 et Q45. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q21, Q29, Q39 et Q43.

Le sujet CCINP Physique PC 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet CCINP Physique PC 2020 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge le sujet assez long et difficile pour une frange importante des candidats, tout en le qualifiant de difficulté raisonnable avec des questions très proches du cours. Moyenne : 10,01/20 (écart-type 3,28, 4 329 présents).

Faut-il connaître l'expression de c_p en fonction de γ pour la question Q43 ?

Oui : l'énoncé ne rappelle pas la relation liant c_p, \gamma, R et M. Il faut mobiliser la relation de Mayer c_p - c_v = R/M et la définition \gamma = c_p/c_v pour exprimer c_p = \frac{\gamma R}{(\gamma - 1)M} afin d'établir la vitesse limite.

Peut-on aborder la suite de la partie III.3 sans l'expression de G(x) en Q39 ?

Oui : la question Q40 s'appuie sur la courbe fournie en figure 13 et la question Q41 donne directement l'abscisse du maximum \alpha_c. Il est donc tout à fait possible de traiter les questions Q40 à Q45 sans avoir abouti au calcul de Q39.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 45 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 10,01 et d'écart-type 3,28 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.