Corrigé détaillé Centrale Physique 1 PC 2023
Améliorations des performances en cyclisme
- 48 questions corrigées
- Sujet difficile
- Faisable en PCSI : 13 questions sur 48, partie I.A.2.a
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PCSI : 13 questions sur 48. Autres questions faisables en PCSI
Détail par partie
- Partie I : Une première évolution de la forme du casque : du casque classique vers le casque profilé en goutte d'eau12/26En partie
- Partie II : Du casque goutte d'eau au casque flux d'air1/22En partie
Le sujet en bref
Sujet difficile · Mécanique des fluides, Mécanique, Électromagnétisme · 11 incontournables · 13 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce problème s'articule autour de la quête de performance aérodynamique en cyclisme de contre-la-montre, en étudiant l'impact de deux évolutions majeures de casques : le casque profilé en goutte d'eau et le casque innovant à flux d'air. Le sujet balaie une très vaste partie du programme de physique des filières PC et PSI.
La première partie combine mécanique du point (descente en roue libre avec frottement fluide quadratique), modélisation numérique sous Python (méthode d'Euler explicite) et analyse statistique des incertitudes de mesure (méthode de Monte-Carlo). Elle examine ensuite la physique des signaux GPS, modélisant la traversée de l'ionosphère par la propagation d'une onde électromagnétique dans un plasma dispersif. La seconde partie constitue une étude approfondie de mécanique des fluides, confrontant la description eulérienne d'un écoulement potentiel parfait autour d'un obstacle à la dynamique fine de la couche limite visqueuse (diffusion de quantité de mouvement, critères de décollement et équation intégrale de Von K'armán). C'est un sujet de concours très formateur, exigeant une solide rigueur dans les bilans intégraux et une excellente aisance dans l'articulation entre modélisation théorique et données expérimentales.
- Difficulté
- Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,37/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 40 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Mécanique des fluides47 %
- Mécanique28 %
- Électromagnétisme25 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI : 13 questions sur 48, partie I.A.2.a.
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31 questions rapides et accessibles · 7 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Rapides et accessibles (31) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
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Parties indépendantes
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Sommaire
48 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
48 questionsPartie I : Une première évolution de la forme du casque : du casque classique vers le casque profilé en goutte d'eau
I.A.1 · Évaluation du gain en puissance par une approche empirique - Étude de la phase de démarrage
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : nombre de reynolds, force de traînée
Rappeler l'expression du nombre de Reynolds, noté , de l'écoulement de l'air autour du cycliste et rappeler ce qu'il caractérise. Donner un ordre de grandeur de pour un cycliste roulant à . En considérant que, si , la trainée est proportionnelle au carré de la vitesse, le modèle de trainée proposé parait-il adapté ?
Voir l'indiceIndice
Exprimer le nombre de Reynolds sous la forme R_e = \frac{\rho v L}{\eta} en prenant comme échelle caractéristique du cycliste L \approx 1\text{ m}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le nombre de Reynolds en fonction de la vitesse de l'écoulement, d'une dimension caractéristique de l'obstacle et des propriétés thermophysiques du fluide, puis préciser son rôle physique.
- Choisir une dimension caractéristique pertinente pour le système {cycliste + vélo} et effectuer l'application numérique pour estimer l'ordre de grandeur de R_e.
- Conclure sur la pertinence du modèle quadratique proposé au vu de la condition 10^3 < R_e < 10^6.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le nombre de Reynolds vaut R_e \approx 5\cdot 10^5, ce qui justifie un régime inertiel à traînée quadratique.
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Le nombre de Reynolds associé à l'écoulement de l'air autour de l'obstacle s'écrit :
où \rho est la masse volumique du fluide, v la vitesse de l'écoulement non perturbé, L une longueur caractéristique de l'obstacle, \eta la viscosité dynamique et \nu = \eta / \rho la viscosité cinématique.
Le nombre de Reynolds caractérise le rapport entre les forces d'inertie (terme convectif (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v}) et les forces de viscosité (\nu \Delta \vec{v}) au sein de l'écoulement. Il permet de déterminer le régime de l'écoulement (laminaire ou turbulent).
Pour un cycliste, une dimension caractéristique globale (hauteur du buste ou largeur frontale) est de l'ordre de L \sim 1\text{ m}.
La vitesse de déplacement vaut :
Avec les données de l'énoncé (\rho = 1{,}225\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et \eta = 1{,}8\times 10^{-5}\text{ Pa}\cdot\text{s}) :
La valeur obtenue vérifie la condition :
Le modèle de force de traînée quadratique en vitesse proposé est donc parfaitement adapté.
Résultat
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Un ordre de grandeur doit être exprimé sous la forme d'une puissance de 10.
« Bien que le jury ait toléré une évaluation numérique du nombre de Reynolds avec un chiffre significatif, on rappelle qu’un ordre de grandeur se donne sous forme d’une puissance de 10. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : principe fondamental de la dynamique, force de frottement fluide
Déterminer l'équation différentielle vérifiée par , la norme de la vitesse du système cycliste + vélo. On l'écrira sous la forme suivante, en précisant les expressions littérales et les valeurs numériques des paramètres et ,
Voir l'indiceIndice
Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe longitudinal descendant en exprimant la force normale de réaction pour en déduire la résistance au roulement.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système et le référentiel, puis expliciter le bilan des forces en projetant dans le repère (O, \vec{e}_x, \vec{e}_y) lié à la route.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique : la projection normale fournit l'expression de la réaction normale N, puis la projection selon la direction du mouvement donne l'équation différentielle recherchée.
- Identifier les expressions analytiques de a et b, puis effectuer les applications numériques avec les valeurs données.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection du PFD sur l'axe de la trajectoire pour obtenir l'équation différentielle non linéaire du premier ordre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le système constitué du \{cycliste + vélo\}, assimilé à un point matériel M de masse m, dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
D'après la figure 3, l'axe (Ox) est dirigé vers le bas le long de la pente, et l'axe (Oy) est orthogonal à la route dirigé vers le haut. Le vecteur vitesse s'écrit \vec{v} = v\,\vec{e}_x avec v \ge 0. Les forces appliquées au système sont :
le poids :
\vec{P} = m g \sin\alpha\,\vec{e}_x - m g \cos\alpha\,\vec{e}_yla réaction normale de la route :
\vec{N} = N\,\vec{e}_yla force de résistance au roulement :
\vec{F}_r = -\mu_r N\,\vec{e}_xla force de traînée aérodynamique :
\vec{F}_T = -\frac{1}{2}\rho S C_x v^2\,\vec{e}_x
D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué au système :
Le mouvement s'effectuant uniquement le long de la route (y = 0), la projection selon \vec{e}_y donne :
La projection selon \vec{e}_x s'écrit alors :
En divisant par la masse m, on obtient :
Cette équation différentielle est bien de la forme (I.1) :
avec les expressions littérales :
Applications numériques : Avec \rho = 1{,}225\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, S C_x = 0{,}30\text{ m}^2, m = 80\text{ kg}, g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, \alpha = 0{,}10\text{ rad} et \mu_r = 6{,}4 \times 10^{-3} :
On retient avec deux chiffres significatifs :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'équation différentielle ne doit pas faire apparaître N et les applications numériques demandées doivent être menées à terme.
« Il est anormal que des candidats encadrent leur équation différentielle en laissant N(norme de la réaction normale de la piste sur le cycliste) dedans. »
« Trop de candidats n’ont pas effectué les applications numériques demandées alors que tout était correct : quel dommage ! »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : vitesse limite
En utilisant l'équation différentielle précédemment établie, déterminer la norme de la vitesse limite atteinte en régime permanent, que l'on écrira sous la forme
où est une constante que l'on déterminera en fonction de , , , et .
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Annuler l'accélération \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0 en régime permanent pour exprimer v_{\lim} = \sqrt{b/a} et identifier la constante K.
Voir la stratégieStratégie
- En régime permanent, la vitesse du cycliste est constante, ce qui implique une accélération nulle : \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0.
- On injecte cette condition dans l'équation différentielle (I.1) obtenue en Q2, puis on identifie l'expression de v_{\lim} sous la forme demandée pour isoler la constante K.
Voir la réponse courteRéponse courte
En régime permanent, \mathrm{d}v/\mathrm{d}t = 0, d'où v_{\lim} = \sqrt{b/a} = \sqrt{K/(SC_x)}.
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Lorsque le régime permanent est atteint, la vitesse tend vers une valeur constante notée v_{\lim}, de sorte que :
L'équation différentielle (I.1) établie à la question Q2, \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + a v^2 = b, conduit alors à :
En rappelant les expressions de a et b établies à la question Q2 :
on obtient :
Par identification avec la forme proposée v_{\lim} = \sqrt{\dfrac{K}{S C_x}}, il vient :
Résultat
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : vitesse limite
Calculer la valeur numérique de . Commenter.
Voir l'indiceIndice
Calculer numériquement v_{\lim} à partir des valeurs de a et b établies à la question précédente et convertir le résultat en \text{km}\cdot\text{h}^{-1}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de la vitesse limite en descente et comparaison à un ordre de grandeur réaliste.
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D'après la question Q3, la vitesse limite s'écrit :
En utilisant les valeurs numériques des paramètres de l'énoncé :
- m = 80\text{ kg},
- g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2},
- \alpha = 0{,}10\text{ rad},
- \mu_r = 6{,}4 \times 10^{-3},
- \rho = 1{,}225\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3},
- S C_x = 0{,}30\text{ m}^2,
on obtient :
D'où l'application numérique :
Soit, en kilomètres par heure :
Commentaires :
- Une vitesse d'environ 72\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} est tout à fait réaliste pour un cycliste en position de recherche de vitesse descendant une pente raide de 10\,\% sans pédaler.
- À cette vitesse, le nombre de Reynolds vaut environ 1{,}5 \times 10^6, ce qui confirme que l'écoulement se situe bien dans le régime où la traînée aérodynamique est quadratique en vitesse (validant l'hypothèse de la question Q1).
- Cette valeur asymptotique coïncide parfaitement avec le palier atteint à 20\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} sur les courbes 1 et 2 de la figure 5.
Résultat
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Python
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : méthode d'euler
En explicitant les lignes concernées du programme de la figure 4, expliquer son principe. Quelle méthode de résolution utilise-t-il ?
Voir l'indiceIndice
Reconnaître le schéma d'intégration d'Euler explicite à un pas implémenté dans la boucle des lignes 5 et 6.
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Explication de la discrétisation temporelle par la méthode d'Euler explicite pour intégrer l'équation différentielle.
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Le programme de la figure 4 utilise la méthode d'Euler explicite pour résoudre numériquement une équation différentielle du premier ordre de la forme \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = g(v).
Le rôle et le principe des différentes parties du code sont les suivants :
Lignes 8 et 9 : la fonction
g(u)implémente la dérivée temporelle \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} issue de l'équation différentielle (I.1) :\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = b - a v^2 = 0{,}92 - 2{,}3\times 10^{-3} v^2les coefficients correspondant exactement aux valeurs de a et b établies à la question Q2.
Lignes 3 à 7 : la fonction
r(f, v, t)réalise l'intégration numérique par la méthode d'Euler :- Ligne 4 : initialisation de la liste des vitesses avec la condition initiale v(t_0) = v (
V = [v]). Lignes 5 et 6 : boucle temporelle itérative discrétisant la dérivée sous la forme \dfrac{v_{i+1} - v_i}{t_{i+1} - t_i} \approx f(v_i), ce qui donne la relation de récurrence du schéma d'Euler explicite :
v_{i+1} = v_i + (t_{i+1} - t_i)\, f(v_i)- Ligne 7 : renvoi de la liste des vitesses approchées aux différents instants.
- Ligne 4 : initialisation de la liste des vitesses avec la condition initiale v(t_0) = v (
- Lignes 10 à 13 : discrétisation du domaine temporel [0\text{ s}, 120\text{ s}] en 1000 points avec
np.linspace, calcul de la trajectoire pour une vitesse initiale nulle v(0)=0 (y = r(g, 0, x)), puis tracé de la courbe v(t).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il faut décrire le principe global de fonctionnement du code plutôt qu'un simple commentaire ligne par ligne.
« La description d’un programme Python ne doit pas être un simple commentaire ligne par ligne : il faut décrire le principe de fonctionnement du code. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : vitesse limite, temps caractéristique
Expliciter la signification physique des valeurs figurant dans la ligne 10 et commenter l'allure de ces courbes au regard des valeurs utilisées.
Voir l'indiceIndice
Remarquer que la variable du tableau x correspond au temps physique t et analyser l'impact du pas temporel sur la stabilité et la fidélité de l'intégration.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les arguments de la fonction
np.linspace(start, stop, N)et leur rôle dans la fonction de résolutionr(g, 0, x). - Associer à chaque paramètre sa signification physique : instant initial, durée d'observation et pas d'intégration numérique \Delta t.
- Analyser chaque courbe de la figure 5 en comparant la durée totale t_f et le pas \Delta t au temps caractéristique du régime transitoire \tau \sim \frac{v_{\lim}}{b} \approx 22\text{ s}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Les différentes courbes correspondent à des valeurs de SC_x, illustrant l'impact aérodynamique sur la vitesse limite.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans l'instruction x = np.linspace(t_min, t_max, N), le vecteur x représente le maillage temporel de l'intégration numérique :
0correspond à l'instant initial t_0 = 0\text{ s}, instant où le cycliste part sans vitesse initiale ;- la deuxième valeur correspond à l'instant final t_f (en secondes) de la simulation (respectivement 120\text{ s}, 12\text{ s} ou 300\text{ s}) ;
la troisième valeur N est le nombre de points d'échantillonnage temporel, qui définit le pas d'intégration du schéma d'Euler :
\Delta t = \frac{t_f - t_0}{N - 1}.
Le temps caractéristique associé à la phase de démarrage peut être estimé par :
Commentaire de l'allure des quatre courbes de la figure 5 :
- Courbe 1 (
x = np.linspace(0, 120, 1000)) : on a t_f = 120\text{ s} > 3\tau et un pas de temps très petit \Delta t \approx 0{,}12\text{ s} \ll \tau. La condition de stabilité et de précision d'Euler explicite est vérifiée : la courbe est lisse et décrit fidèlement le régime transitoire puis l'établissement du régime permanent vers v_{\lim} = 20\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. - Courbe 2 (
x = np.linspace(0, 120, 10)) : la durée t_f = 120\text{ s} est suffisante, mais avec seulement N = 10 points, le pas de temps est grand (\Delta t \approx 13{,}3\text{ s}). La courbe est formée de segments grossiers : le manque d'échantillonnage dégrade fortement la précision. - Courbe 3 (
x = np.linspace(0, 12, 1000)) : le pas est très fin (\Delta t \approx 0{,}012\text{ s}), assurant une excellente précision locale, mais la durée totale simulée t_f = 12\text{ s} est inférieure au temps caractéristique \tau. On n'observe que le début du mouvement (accélération presque constante v(t) \approx b t), sans atteindre le régime permanent. - Courbe 4 (
x = np.linspace(0, 300, 10)) : le pas de temps est excessif (\Delta t \approx 33{,}3\text{ s} > \tau). La méthode d'Euler explicite devient instable : la solution subit une divergence numérique oscillante avec des valeurs aberrantes (vitesses négatives).
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le commentaire des courbes doit utiliser un vocabulaire rigoureux et faire le lien avec le pas de résolution de la méthode d'Euler.
« On n’attend pas qu’une description naïve des courbes, il est nécessaire de commenter l’allure en faisant un lien avec le pas de résolution de la méthode d’Euler. »
« La rigueur du vocabulaire dans les méthodes numériques est assez décevante (par exemple, le mot « pas » employé dans la méthode de résolution numérique n’a que très peu été mentionné). »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : cinématique du point, intégration graphique
À partir des courbes proposées sur la figure 5 et en d'étaillant la démarche suivie, estimer un ordre de grandeur de cette distance.
Voir l'indiceIndice
Estimer la distance L_{RP} comme l'intégrale de la vitesse au cours du temps, c'est-à-dire l'aire sous la courbe 1 entre t = 0 et l'atteinte du plateau de vitesse.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la distance parcourue L_{RP} comme l'intégrale temporelle de la vitesse : L_{RP} = \int_0^{t_{RP}} v(t)\,\mathrm{d}t, qui s'interprète graphiquement comme l'aire sous la courbe v(t).
- Choisir la courbe la plus pertinente parmi celles de la figure 5 (Courbe 1) et déterminer graphiquement le temps t_{RP} au bout duquel le régime permanent est pratiquement atteint.
- Estimer l'aire sous la courbe par décomposition géométrique ou comptage de carreaux.
Voir la réponse courteRéponse courte
Estimation de la distance par calcul de l'aire sous la courbe de vitesse en fonction du temps.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La distance parcourue par le cycliste entre l'instant initial t=0 et l'instant t_{RP} où le régime permanent est établi s'écrit :
Cette grandeur correspond géométriquement à l'aire sous la courbe v(t) entre t=0 et t=t_{RP}.
On utilise la Courbe 1 de la figure 5, qui correspond à la discrétisation temporelle la plus fine (\Delta t = 0{,}12\text{ s}, avec 1000 points sur [0, 120\text{ s}]).
1. Estimation du temps d'établissement t_{RP} : La vitesse limite vaut v_{\lim} \approx 20\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. On constate graphiquement que :
- à t = 20\text{ s}, la vitesse vaut environ 15{,}5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- à t = 40\text{ s}, la vitesse atteint environ 19\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (soit 95\,\% de v_{\lim}) ;
- pour t \gtrsim 50\text{ s}, la courbe se confond visuellement avec son asymptote horizontale à 20\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
On peut ainsi estimer le temps d'atteinte du régime permanent à t_{RP} \approx 50\text{ s} (ou dans la plage 40\text{ à }60\text{ s}).
2. Estimation de l'aire sous la courbe : Sur la figure 5 (Courbe 1), chaque carreau élémentaire de dimensions \Delta t = 20\text{ s} et \Delta v = 5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} représente une distance de :
On décompose l'intervalle [0, 50\text{ s}] en trois zones :
Sur [0, 20\text{ s}] : la vitesse croît de 0 à 15{,}5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. L'aire sous la courbe concave correspond à environ 2 carreaux, soit :
d_1 \approx 200\text{ m}Sur [20\text{ s}, 40\text{ s}] : la vitesse moyenne est d'environ 17{,}5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, ce qui donne :
d_2 \approx 17{,}5 \times 20 \approx 350\text{ m}Sur [40\text{ s}, 50\text{ s}] : la vitesse est quasi-constante, très proche de 20\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, soit :
d_3 \approx 20 \times 10 \approx 200\text{ m}
En sommant ces contributions, on obtient :
Un encadrement simple confirme cet ordre de grandeur : la courbe étant concave, l'aire est comprise entre celle du triangle de base t_{RP} et de hauteur v_{\lim} (\frac{1}{2} \times 50 \times 20 = 500\text{ m}) et celle du rectangle circonscrit (50 \times 20 = 1000\text{ m}).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il ne faut pas appliquer par analogie le temps d'établissement d'un circuit RC série à un phénomène régi par une équation différente.
« Beaucoup trop de candidats ont estimé un temps d’établissement du régime permanent à 63 % ou 95 % par analogie avec le temps caractéristique de charge d’un circuit RC série, alors que les deux phénomènes ne sont pas du tout régis par le même genre d’équation différentielle. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Python
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : intégration numérique, méthode des trapèzes
Écrire une fonction Python permettant d'accéder à cette valeur à partir des données numériques issues de ces courbes.
Voir l'indiceIndice
Utiliser une somme discrète de trapèzes (np.trapz) ou de rectangles sur les listes de temps et de vitesses jusqu'à satisfaire un critère de convergence (par exemple v \ge 0{,}99\,v_{\lim}).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le critère d'entrée en régime permanent : on peut retenir le temps de réponse à 95\,\% (ou 99\,\%) de la vitesse limite finale v_{\lim} \approx y[-1].
- Calculer la distance parcourue L_{RP} = \int_0^{t_{RP}} v(t)\,\mathrm{d}t par intégration numérique (méthode des trapèzes ou des rectangles) à partir des listes ou tableaux de temps x et de vitesses y issus de la courbe 1 (résolution convergée).
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture d'une fonction Python effectuant l'intégration numérique de v(t) par la méthode des trapèzes ou des rectangles.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À partir des données temporelles x (contenant les instants t_i) et du profil de vitesse y (contenant les vitesses v_i), on définit le régime permanent comme l'instant où la vitesse atteint une fraction fixée (par exemple 95\,\%) de sa valeur asymptotique v_{\lim} \approx y[-1].
La distance parcourue est ensuite obtenue par intégration numérique discrète selon la méthode des trapèzes :
La fonction Python correspondante s'écrit :
def distance_RP(x, y, seuil=0.95):
"""
Calcule la distance parcourue L_RP avant d'atteindre le regime permanent.
x : tableau des instants t (s)
y : tableau ou liste des vitesses v (m/s)
seuil : fraction de la vitesse limite definissant le regime permanent (ex. 0.95)
"""
v_lim = y[-1]
v_seuil = seuil * v_lim
L_RP = 0.0
for i in range(len(x) - 1):
if y[i] >= v_seuil:
break
dt = x[i+1] - x[i]
# Methode des trapezes
L_RP += 0.5 * (y[i] + y[i+1]) * dt
return L_RPPour obtenir la valeur numérique à l'aide des données de la courbe 1, il suffit d'exécuter :
# x et y etant issus du programme de la figure 4 (courbe 1) :
# x = np.linspace(0, 120, 1000)
# y = r(g, 0, x)
L = distance_RP(x, y, 0.95)Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'écriture d'une fonction d'intégration numérique, par la méthode des rectangles ou des trapèzes, était attendue.
« Une fonction permettant une intégration numérique (méthode des rectangles ou des trapèzes) était la bienvenue. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question déjà tombée ailleurs
I.A.2.a · Étude du régime permanent dans la descente de Laffrey - Résultats expérimentaux
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
- Mesures et incertitudes
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : incertitude-type, moyenne empirique
Déterminer la vitesse moyenne et l'incertitude-type de type A sur cette moyenne dans le cas du casque classique.
Voir l'indiceIndice
Calculer la moyenne empirique des vitesses associées aux dix essais du casque classique puis appliquer la formule de l'incertitude-type de type A sur la moyenne.
Voir la stratégieStratégie
- Pour chaque essai i \in \{1,\dots,10\}, déterminer la vitesse v_{c,i} = \frac{L'}{t_{c,i}} sur le tronçon de longueur L' = 5{,}00\text{ km} = 5000\text{ m}.
- Calculer la vitesse moyenne \langle v_c \rangle = \frac{1}{N}\sum_{i=1}^N v_{c,i}.
- Évaluer l'écart-type expérimental u(v_c) puis l'incertitude-type sur la moyenne u(\langle v_c \rangle) = \frac{u(v_c)}{\sqrt{N}} à l'aide des formules d'évaluation de type A données en fin d'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la moyenne des vitesses et de son incertitude-type de type A divisée par \sqrt{N}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le cycliste parcourt la distance L' = 5{,}00\text{ km} = 5000\text{ m} à vitesse constante (régime permanent établi). Pour chacun des N = 10 essais avec le casque classique, la vitesse s'exprime par v_{c,i} = \frac{L'}{t_{c,i}} :
| Essai i | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 |
| t_{c,i}\text{ (s)} | 270 | 267 | 269 | 272 | 271 | 269 | 268 | 272 | 270 | 271 |
| v_{c,i}\text{ (m}\cdot\text{s}^{-1}\text{)} | 18,52 | 18,73 | 18,59 | 18,38 | 18,45 | 18,59 | 18,66 | 18,38 | 18,52 | 18,45 |
La valeur moyenne de la vitesse est :
L'écart-type expérimental (incertitude-type sur une mesure individuelle) vaut :
L'incertitude-type de type A sur la moyenne est alors :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il faut indiquer les unités et accorder le nombre de chiffres significatifs de la valeur moyenne avec celui de son incertitude-type.
« Trop de valeurs ont été données sans unité. »
« De plus, la valeur numérique de ⟨vc⟩devait comporter un nombre de chiffres significatifs en accord avec celui donné pour son incertitude-type u(⟨vc⟩) »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
- Mesures et incertitudes
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : incertitude-type, validation expérimentale
Conclure quant à la pertinence de cette démarche expérimentale.
Voir l'indiceIndice
Observer la séparation nette des distributions des vitesses simulées sur l'histogramme de la figure 7 au regard des incertitudes de répétabilité.
Voir la stratégieStratégie
Pour juger de la pertinence de la démarche expérimentale :
- Comparer l'écart entre les vitesses moyennes obtenues pour chaque casque à l'incertitude-type sur cet écart (ou aux incertitudes-types sur les moyennes).
- Analyser les histogrammes de la figure 7 issus de la simulation afin d'évaluer le chevauchement éventuel des distributions de vitesse.
- Conclure sur la capacité du protocole à discriminer sans ambiguïté les performances des deux casques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison de l'écart entre les deux casques aux barres d'incertitudes pour juger de la significativité du gain.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'écart entre les vitesses moyennes mesurées vaut :
L'incertitude-type associée à cette différence de moyennes indépendantes s'écrit :
L'écart mesuré représente ainsi plus de 13 fois l'incertitude-type associée :
Par ailleurs, l'observation des histogrammes de la figure 7 montre que même pour des mesures individuelles, les deux distributions sont très nettement disjointes, le recouvrement n'intervenant que de manière très marginale (autour de 18{,}8\text{ à }18{,}9\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, dans les ailes des distributions).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il fallait remarquer que la séparation nette des deux histogrammes prouve l'effet du casque, ou calculer un écart normalisé.
« Il était important de dire que, malgré les incertitudes expérimentales, les deux histogrammes étaient distincts, ce qui montrait un vrai effet du casque profilé. »
« De façon plus quantitative, il était possible également de calculer un écart normalisé. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question 11
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Python
- Faisable en première année (toutes filières)
- Mesures et incertitudes
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : méthode de monte-carlo, propagation des incertitudes
Écrire une fonction Python MonteCarlo2(vitesseMoyenne, incertitudeType, N, K), où K est la constante intervenant dans l'expression (I.2) de la question 3. Cette fonction est une adaptation de la fonction MonteCarlo de la figure 6 qui renvoie un couple de valeurs : une évaluation du et une incertitude-type associée.
Voir l'indiceIndice
Adapter la fonction pour générer un tableau gaussien de vitesses, évaluer les valeurs correspondantes de SC_x = K/v^2 et renvoyer leur moyenne et écart-type via np.mean et np.std.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer SC_x en fonction de la vitesse limite v_{\lim} et de la constante K à partir de la relation (I.2) : SC_x = \dfrac{K}{v_{\lim}^2}.
- Simuler un tirage de N valeurs de vitesse selon une loi normale, en adaptant le principe de la fonction
MonteCarlo. - Calculer le tableau des valeurs de SC_x associées de manière vectorisée, puis retourner sa moyenne et son écart-type (incertitude-type) sous forme d'un couple.
Voir la réponse courteRéponse courte
Implémentation d'une simulation de Monte-Carlo pour propager l'incertitude sur la vitesse vers le paramètre SC_x.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (I.2) établie à la question Q3, la vitesse limite en régime permanent vérifie :
Pour évaluer l'incertitude sur SC_x par la méthode de Monte-Carlo, on tire un échantillon de N vitesses distribuées selon une loi normale d'espérance vitesseMoyenne et d'écart-type incertitudeType. Pour chaque vitesse tirée, on calcule la valeur de SC_x correspondante, puis on en déduit l'estimation (moyenne empirique) et son incertitude-type (écart-type empirique).
Voici le code proposé :
import numpy as np
import numpy.random as rd
def MonteCarlo2(vitesseMoyenne, incertitudeType, N, K):
generateur = rd.default_rng()
# Tirage de N vitesses selon une loi normale
v = generateur.normal(vitesseMoyenne, incertitudeType, N)
# Calcul vectoriel de SCx pour chaque vitesse simulee
scx = K / (v**2)
# Evaluation de SCx et de l'incertitude-type associee
scx_moyen = np.mean(scx)
u_scx = np.std(scx, ddof=1)
return scx_moyen, u_scxVoir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Un code simple était attendu, sans chercher de complications inutiles.
« Les candidats ont trop souvent cherché des complications. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question déjà tombée ailleurs
I.A.2.b · Étude du régime permanent dans la descente de Laffrey - Exploitation des résultats de l'expérience
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : puissance mécanique, bilan de puissance
Exprimer les différentes puissances s'appliquant sur le système cycliste + vélo en fonction de , , , , , et .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la puissance de chaque force appliquée par \mathcal{P} = \vec{F}\cdot\vec{v} en projetant correctement les composantes motrices et résistantes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression des puissances du poids, des frottements solides de roulement et de la force de traînée aérodynamique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le référentiel terrestre supposé galiléen, le système \{\text{cycliste} + \text{vélo}\}, assimilé au point matériel M, a pour vecteur vitesse \vec{v} = v\,\vec{e}_x le long de la pente descendante inclinée de l'angle \alpha par rapport à l'horizontale.
D'après le bilan des actions extérieures établi à la question Q2 :
Puissance du poids \vec{P} : Le poids s'écrit \vec{P} = m g \sin\alpha\,\vec{e}_x - m g \cos\alpha\,\vec{e}_y. Sa puissance développée est :
\boxed{\mathcal{P}(\vec{P}) = \vec{P} \cdot \vec{v} = m g v \sin\alpha}Cette puissance est motrice (\mathcal{P}(\vec{P}) > 0).
Puissance de la réaction normale de la route \vec{N} : La réaction normale est orthogonale au déplacement, \vec{N} = N\,\vec{e}_y = m g \cos\alpha\,\vec{e}_y, d'où :
\boxed{\mathcal{P}(\vec{N}) = \vec{N} \cdot \vec{v} = 0}Puissance de la résistance au roulement \vec{F}_r : Avec \vec{F}_r = -\mu_r N\,\vec{e}_x = -\mu_r m g \cos\alpha\,\vec{e}_x, il vient :
\boxed{\mathcal{P}(\vec{F}_r) = \vec{F}_r \cdot \vec{v} = -\mu_r m g v \cos\alpha}Cette puissance est résistante (\mathcal{P}(\vec{F}_r) < 0).
Puissance de la force de traînée aérodynamique \vec{F}_T : Avec \vec{F}_T = -\frac{1}{2}\rho S C_x v\,\vec{v} = -\frac{1}{2}\rho S C_x v^2\,\vec{e}_x, on obtient :
\boxed{\mathcal{P}(\vec{F}_T) = \vec{F}_T \cdot \vec{v} = -\frac{1}{2}\rho S C_x v^3}Cette puissance est résistante (\mathcal{P}(\vec{F}_T) < 0).
Résultat
Question 13
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
- Mesures et incertitudes
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : puissance mécanique, propagation des incertitudes
En utilisant le tableau 2, évaluer numériquement le gain en puissance procuré par le casque profilé à , vitesse moyenne de Greg Lemond lors du contre-la-montre final du Tour 1989. Déterminer également une incertitude-type sur ce résultat. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la variation de puissance aérodynamique \Delta\mathcal{P} = \frac{1}{2}\rho \Delta(SC_x) v^3 et propager les incertitudes absolues données dans le tableau 2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le gain en puissance \Delta \mathcal{P} comme la différence de puissance dissipée par traînée aérodynamique entre le casque classique et le casque profilé à la vitesse imposée v.
- Propager les incertitudes-types indépendantes du tableau 2 sur la différence \Delta SC_x = SC_{x,c} - SC_{x,p} pour obtenir u(\Delta \mathcal{P}).
- Situer l'ordre de grandeur de ce gain par rapport à la puissance développée par un cycliste professionnel et discuter la significativité de la mesure au vu de l'incertitude.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation du gain de puissance aérodynamique \Delta P = \frac{1}{2}\rho \Delta(SC_x) v^3 et calcul de l'incertitude associée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À une vitesse donnée v, les forces de pesanteur et de résistance au roulement sont identiques pour les deux configurations. Le gain en puissance \Delta \mathcal{P} apporté par le casque profilé correspond donc à la réduction de puissance requise pour vaincre la traînée aérodynamique :
Convertissons la vitesse en unités SI :
D'après le tableau 2 :
L'application numérique donne :
Les séries de mesures avec le casque classique et le casque profilé étant indépendantes, les variances s'ajoutent :
La vitesse v et la masse volumique de l'air \rho étant des grandeurs données supposées sans incertitude, l'incertitude-type sur le gain de puissance s'écrit :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il fallait maîtriser la définition correcte du gain en puissance procuré par le casque.
« Une grande majorité des candidats n’a pas su définir correctement le gain en puissance Gprocuré par le casque. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
I.B · Détermination de la précision du repérage par GPS
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : modèle de drude, pulsation plasma
En formulant une hypothèse sur l'une des composantes de la force de Lorentz, sans la discuter à ce stade, montrer que la conductivité complexe du plasma peut se mettre sous la forme
où est la pulsation plasma que l'on exprimera en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un électron du plasma en négligeant la force magnétique par rapport à la force électrique, puis relier la vitesse à \vec{j}.
Voir la stratégieStratégie
- Formuler l'hypothèse simplificatrice sur la composante magnétique de la force de Lorentz.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un électron du plasma soumis au champ électrique de l'onde pour obtenir sa vitesse complexe \underline{\vec{V}}.
- Relier la vitesse moyenne des électrons au vecteur densité volumique de courant \underline{\vec{j}}, puis identifier la conductivité complexe \underline{\sigma} via la loi d'Ohm locale \underline{\vec{j}} = \underline{\sigma} \underline{\vec{E}} et en déduire l'expression de \omega_p.
Voir la réponse courteRéponse courte
PFD appliqué aux électrons dans l'hypothèse de la force magnétique négligeable pour trouver la conductivité complexe du plasma.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Soit un électron du plasma, de masse m_e et de charge q = -e.
Il est soumis à la force de Lorentz \vec{F}_L = -e(\vec{E} + \vec{V} \wedge \vec{B}). En formulant l'hypothèse que la partie magnétique est négligeable devant la partie électrique (\|\vec{V} \wedge \vec{B}\| \ll \|\vec{E}\|), la force de Lorentz se réduit à la force électrique :
Les interactions entre particules étant supposées négligeables et le poids négligé d'après l'énoncé, le principe fondamental de la dynamique appliqué à un électron dans le référentiel terrestre (supposé galiléen) s'écrit :
En notation complexe associée à la dépendance temporelle en \exp(\mathrm{i}\omega t), la dérivation temporelle équivaut au produit par \mathrm{i}\omega :
Les cations étant immobiles, seuls les électrons de densité volumique n participent au transport de charge. Le vecteur densité de courant volumique s'écrit donc :
Par définition de la conductivité complexe dans la loi d'Ohm locale \underline{\vec{j}} = \underline{\sigma}\underline{\vec{E}}, on identifie :
Sous la forme demandée :
on obtient, par identification de \varepsilon_0 \omega_p^2 = \frac{n e^2}{m_e} :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
En mécanique, il est indispensable de définir rigoureusement le système, le référentiel d'étude et le bilan des forces.
« Les questions de mécanique appellent une définition rigoureuse du système, de son référentiel d’étude, des forces qui s’y appliquent. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : équation de maxwell, équation de d'alembert
Établir l'équation aux dérivées partielles portant sur caractérisant la propagation de l'onde dans le plasma.
Voir l'indiceIndice
Prendre le rotationnel du rotationnel de \vec{E} et combiner les équations de Maxwell-Faraday et Maxwell-Ampère avec la loi d'Ohm locale microscopique.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire les équations de Maxwell dans le plasma ionosphérique (milieu localement neutre et linéaire).
- Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday et utiliser la relation vectorielle \vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}) = \vec{\mathrm{grad}}(\mathrm{div}\,\vec{E}) - \Delta \vec{E}.
- Exprimer \frac{\partial \underline{\vec{j}}}{\partial t} à partir de la loi d'Ohm complexe obtenue à la question Q14, puis projeter sur l'axe (Ox) pour obtenir l'équation aux dérivées partielles sur \underline{E}_x(z, t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison des équations de Maxwell avec le courant volumique \vec{j} pour établir l'équation de Klein-Gordon sur le champ électrique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le plasma est supposé localement neutre, de sorte que la densité volumique de charge macroscopique est nulle : \rho_{\text{vol}} = 0. Les équations de Maxwell s'écrivent donc :
En prenant le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday et en utilisant l'identité vectorielle fournie par le formulaire :
Par permutation des opérateurs spatiaux et temporels :
D'après la question Q14, en régime sinusoïdal de pulsation \omega, \underline{\vec{j}} = \underline{\sigma}\,\underline{\vec{E}} = -\mathrm{i}\varepsilon_0 \frac{\omega_p^2}{\omega}\underline{\vec{E}}. La dérivée temporelle de la densité de courant s'exprime alors simplement :
En introduisant la célérité de la lumière dans le vide c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}}, il vient :
On en déduit l'équation vectorielle de propagation :
Le champ électrique étant polarisé selon \vec{e}_x et ne dépendant que de la coordonnée spatiale z, le laplacien vectoriel se réduit à :
On obtient ainsi l'équation aux dérivées partielles régissant \underline{E}_x(z, t) :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'équation différentielle devait porter sur la composante scalaire Ex et la nullité de la divergence devait être justifiée.
« On demande l’équation différentielle portant sur Ex, pas sur ⃗⃗⃗⃗ E. »
« La nullité de div ⃗⃗⃗⃗ Emérite d’être justifiée. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : relation de dispersion, domaine de transparence
En déduire la relation de dispersion caractéristique du plasma sous la forme . Indiquer dans quel cas et pourquoi on parle de domaine de transparence du plasma.
Voir l'indiceIndice
Injecter la structure d'onde plane progressive monochromatique dans l'équation de propagation et discuter la réalité du vecteur d'onde selon la position de \omega par rapport à \omega_p.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter la forme du champ complexe \underline{E}_x(z, t) = E_0 \exp(\mathrm{i}(\omega t + \underline{k} z)) dans l'équation de Klein-Gordon établie à la question Q15.
- Simplifier par le champ pour en déduire la relation de dispersion \underline{k}^2 = f(\omega).
- Analyser la nature de l'onde selon le signe de \underline{k}^2 pour expliciter le domaine de transparence.
Voir la réponse courteRéponse courte
Injection d'une onde plane progressive harmonique pour obtenir k^2 = (\omega^2 - \omega_p^2)/c^2 et condition de transparence \omega > \omega_p.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de propagation établie à la question Q15 s'écrit :
Pour une onde monochromatique de la forme \underline{E}_x(z, t) = E_0 \exp(\mathrm{i}(\omega t + \underline{k} z)), les dérivées spatiale et temporelle s'expriment par :
En substituant ces dérivées dans l'équation de propagation, on obtient :
Cette relation étant vérifiée en tout point z et à tout instant t pour une onde non nulle, on en déduit la relation de dispersion :
Domaine de transparence du plasma :
- Si \boldsymbol{\omega > \omega_p} : \underline{k}^2 > 0, donc le vecteur d'onde \underline{k} est réel (\underline{k} = \pm k avec k \in \mathbb{R}). Le champ électrique se propage alors sous la forme d'une onde plane progressive sans terme d'atténuation exponentielle dans l'espace. L'onde traverse le milieu sans être absorbée ni réfléchie en puissance : on dit que le plasma se trouve dans son domaine de transparence (pour \omega > \omega_p).
- Si \boldsymbol{\omega < \omega_p} : \underline{k}^2 < 0, donc \underline{k} est imaginaire pur (\underline{k} = \pm \mathrm{i}\kappa avec \kappa \in \mathbb{R}). L'onde est alors évanescente (décroissance exponentielle d'amplitude dans le plasma) et ne transporte aucune puissance moyenne : le milieu est opaque et réfléchit l'onde incidente.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il fallait mettre en forme la relation de dispersion pour justifier l'appellation de zone de transparence.
« Sur une question de cours comme celle-ci, trop peu de candidat justifient l’appellation « zone de transparence », en oubliant souvent de mettre en forme la relation de dispersion. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : pulsation plasma, domaine de transparence
Montrer que les deux bandes spectrales utilisées par le GPS se situent dans le domaine de transparence du plasma.
Voir l'indiceIndice
Calculer la fréquence de coupure du plasma \nu_p = \frac{\omega_p}{2\pi} et vérifier qu'elle est très inférieure aux fréquences des signaux GPS considérés.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition de transparence obtenue à la question Q16 en termes de pulsation (\omega > \omega_p) ou de fréquence (\nu > \nu_p).
- Calculer numériquement la pulsation plasma \omega_p et la fréquence plasma associée \nu_p = \frac{\omega_p}{2\pi} à partir des données de l'énoncé.
- Comparer \nu_p aux fréquences des bandes GPS \nu_1 et \nu_2 pour conclure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de la pulsation plasma et comparaison aux fréquences porteuses des signaux GPS.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q16, le domaine de transparence correspond aux pulsations supérieures à la pulsation plasma :
où \omega_p est la pulsation de coupure du plasma définie à la question Q14 :
Calculons numériquement la pulsation et la fréquence plasma :
Les deux bandes spectrales utilisées par le GPS ont pour fréquences centrales :
On constate que :
Résultat
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : vitesse de phase
Exprimer la vitesse de phase .
Voir l'indiceIndice
Appliquer la relation V_\varphi = \frac{\omega}{k} en utilisant la relation de dispersion établie précédemment.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de V_\varphi = \omega/k = c/\sqrt{1 - \omega_p^2/\omega^2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le domaine de transparence du plasma (\omega > \omega_p), le vecteur d'onde k est réel et relié à la pulsation \omega par la relation de dispersion établie à la question Q16 :
Par définition, la vitesse de phase V_\varphi représente la vitesse de propagation des surfaces d'équiphase (\omega t + kz = \text{cste}) :
On obtient ainsi :
Résultat
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : vitesse de groupe, relation de dispersion
Rappeler la signification de la vitesse de groupe à une pulsation et l'exprimer.
Voir l'indiceIndice
Rappeler que la vitesse de groupe représente la vitesse de propagation de l'énergie et de l'enveloppe du paquet d'ondes, puis calculer V_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de la vitesse de propagation de l'énergie et calcul de V_g = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k = c\sqrt{1 - \omega_p^2/\omega^2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La vitesse de groupe V_g est définie mathématiquement par :
Elle représente physiquement :
- la vitesse de propagation de l'enveloppe d'un paquet d'ondes (ou d'un signal modulé centré autour de la pulsation \omega) ;
- la vitesse de transport de l'énergie et de l'information associées au paquet d'ondes (dans un milieu non dissipatif et peu dispersif).
Pour exprimer V_g, on utilise la relation de dispersion établie à la question Q16 dans le domaine de transparence (\omega > \omega_p) :
En différentiant cette relation par rapport à k, il vient :
Sachant que V_\varphi = \frac{\omega}{k}, on en déduit la relation remarquable :
En utilisant l'expression de la vitesse de phase obtenue à la question Q18, V_\varphi = \frac{c}{\sqrt{1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2}}}, on obtient :
Résultat
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : vitesse de groupe, vitesse de phase
Tracer l'allure de et de en fonction de . Commenter au regard des fréquences utilisées pour les signaux GPS.
Voir l'indiceIndice
Tracer V_\varphi(\omega) et V_g(\omega) au-delà de \omega_p et constater que V_g \approx c aux fréquences gigahertziennes du GPS (dispersion négligeable en première approche).
Voir la stratégieStratégie
- Étudier les variations et les limites des fonctions V_\varphi(\omega) et V_g(\omega) pour \omega > \omega_p.
- Réaliser un tracé clair mettant en évidence la coupure en \omega_p, l'asymptote horizontale c et la relation V_g < c < V_\varphi.
- Commenter la position des fréquences GPS par rapport à la pulsation de coupure \omega_p.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé comparatif des deux vitesses montrant que V_\varphi V_g = c^2, et commentaire sur la faible dispersion en bande GPS.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q18 et Q19, dans le domaine de transparence (\omega > \omega_p), les vitesses de phase et de groupe s'écrivent :
1. Étude des fonctions :
En \omega \to \omega_p^+ :
V_\varphi \xrightarrow[\omega \to \omega_p^+]{} +\infty \quad \text{et} \quad V_g \xrightarrow[\omega \to \omega_p^+]{} 0Les courbes présentent des tangentes verticales en \omega = \omega_p^+.
En \omega \to +\infty :
V_\varphi \xrightarrow[\omega \to +\infty]{} c^+ \quad \text{et} \quad V_g \xrightarrow[\omega \to +\infty]{} c^-La droite d'équation V = c est une asymptote horizontale commune.
- Pour tout \omega > \omega_p, on vérifie V_g < c < V_\varphi, V_\varphi(\omega) étant strictement décroissante et V_g(\omega) strictement croissante, avec V_g(\omega)\,V_\varphi(\omega) = c^2.
2. Tracé des courbes :
3. Commentaire au regard des fréquences GPS :
- D'après la question Q17, les fréquences du signal GPS vérifient \nu \sim 1{,}2\text{ à }1{,}6\text{ GHz} \gg \nu_p \approx 9{,}0\text{ MHz}, soit \omega \gg \omega_p (avec \omega/\omega_p \approx 140\text{ à }175).
Dans ce domaine de très haute fréquence, on se situe sur le palier asymptotique :
V_g \approx c \quad \text{et} \quad V_\varphi \approx cLe milieu est donc très peu dispersif pour ces ondes. L'étalement temporel des paquets d'ondes au cours de la traversée de l'ionosphère est minime, ce qui préserve l'intégrité de l'information modulée transmise par les satellites.
- Cependant, l'écart résiduel c - V_g \approx \frac{c\,\omega_p^2}{2\omega^2} \neq 0, bien que minuscule en valeur relative (\sim 10^{-5} à 10^{-4}), s'accumule sur plusieurs centaines de kilomètres d'épaisseur ionosphérique. Il engendre un retard de propagation \tau perceptible à l'échelle du nanoseconde, ce qui correspond à une erreur métrique sur le positionnement au sol.
Question déjà tombée ailleurs
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : équation de maxwell-faraday, force de lorentz
Exprimer, en notation complexe, le champ magnétique . Justifier l'hypothèse faite à la question 14.
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday en notation complexe pour exprimer \underline{\vec{B}} et comparer l'ordre de grandeur de la force magnétique e v B à celui de la force électrique e E.
Voir la stratégieStratégie
- Pour déterminer le champ magnétique \underline{\vec{B}}, utiliser l'équation de Maxwell-Faraday en notation complexe : \overrightarrow{\operatorname{rot}}\,\underline{\vec{E}} = -\frac{\partial \underline{\vec{B}}}{\partial t}.
- Pour justifier l'hypothèse de la question Q14, comparer la norme de la composante magnétique de la force de Lorentz, \vec{F}_m = -e\,\vec{V} \wedge \vec{B}, à celle de sa composante électrique, \vec{F}_e = -e\,\vec{E}, en s'appuyant sur le caractère non relativiste des électrons précisé par le sujet.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination du champ magnétique par l'équation de Maxwell-Faraday et vérification que v B \ll E.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Expression du champ magnétique \underline{\vec{B}}
D'après l'équation de Maxwell-Faraday :
Le champ électrique s'écrit \underline{\vec{E}}(z, t) = \underline{E}_x(z, t)\,\vec{e}_x = E_0 \exp(\mathrm{i}(\omega t + \underline{k} z))\vec{e}_x. En coordonnées cartésiennes, le rotationnel vaut :
En régime harmonique, la dérivée temporelle se traduit par \frac{\partial}{\partial t} \equiv \mathrm{i}\omega, d'où :
On en déduit l'expression du champ magnétique :
Dans le domaine de transparence où \underline{k} = k est réel, en introduisant la vitesse de phase V_\varphi = \frac{\omega}{k}, cette expression se réécrit :
2. Justification de l'hypothèse faite à la question Q14
À la question Q14, nous avions négligé la partie magnétique de la force de Lorentz agissant sur un électron devant la partie électrique.
Le rapport des amplitudes des forces s'écrit :
Comme B = \frac{E}{V_\varphi} et que pour les ondes GPS étudiées, \omega \gg \omega_p (établi à la question Q17), la vitesse de phase est très proche de la célérité de la lumière dans le vide : V_\varphi \approx c. Il vient donc :
L'énoncé précise explicitement que les électrons du plasma sont « non relativistes (leur vitesse V est très inférieure à c) ». On en déduit :
La composante magnétique de la force de Lorentz est donc parfaitement négligeable devant la composante électrique dans le principe fondamental de la dynamique appliqué aux électrons, ce qui justifie l'hypothèse formulée à la question Q14.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Attention aux erreurs de calcul lors de la détermination du champ magnétique à partir du champ électrique.
« Trop d’erreurs de calcul pour ce calcul classique de détermination de ⃗⃗⃗⃗ Bconnaissant ⃗⃗⃗⃗ E. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 22
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : vitesse de groupe, temps de propagation
En supposant que le satellite est à la verticale du capteur, donner une expression approchée du retard ionosphérique à la traversée de l'ionosphère en fonction de , , et de l'épaisseur d'ionosphère traversée.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la durée de traversée t = \frac{d}{V_g} et calculer le retard \tau = t - \frac{d}{c} en réalisant un développement limité au premier ordre non nul en (\omega_p/\omega)^2.
Voir la stratégieStratégie
- Les signaux GPS étant émis sous forme de paquets d'ondes modulés, l'information se propage à la vitesse de groupe V_g établie à la question Q19.
- Exprimer le temps de parcours du paquet d'ondes à travers l'ionosphère d'épaisseur d à incidence normale, puis le comparer au temps de parcours dans le vide.
- Effectuer un développement limité au premier ordre en \left(\frac{\omega_p}{\omega}\right)^2 \ll 1, condition validée à la question Q17.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement au premier ordre du retard \tau = d/V_g - d/c \approx \frac{d}{2c} \frac{\omega_p^2}{\omega^2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les signaux GPS étant constitués de paquets d'ondes (ondes modulées transportant l'information temporelle), l'enveloppe du signal se propage à la vitesse de groupe V_g.
Lorsque le satellite est au zénith (à la verticale du capteur), l'onde traverse l'ionosphère sur une distance égale à son épaisseur d sous incidence normale. La durée de traversée est :
En l'absence d'ionosphère (propagation dans le vide à la célérité c), cette durée serait :
Le retard ionosphérique \tau subi par le signal s'écrit donc :
D'après la question Q19, la vitesse de groupe s'exprime par :
D'où :
D'après la question Q17, pour les fréquences GPS, on a \omega \gg \omega_p, ce qui permet d'effectuer un développement limité à l'ordre 1 en \left(\frac{\omega_p}{\omega}\right)^2 :
On en déduit l'expression approchée du retard ionosphérique :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Pensez à simplifier l'expression brute pour obtenir l'expression approchée explicitement demandée par l'énoncé.
« L’énoncé demandait explicitement une expression « approchée ». Trop de candidats n’ont pas sim plifié l’expression brute du retard ionosphérique. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 23
DifficileTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : temps de propagation
En négligeant l'altitude du bas de l'ionosphère devant son épaisseur et la réfraction ionosphérique, proposer une expression approchée de lorsque, depuis le point où se trouve le capteur, le satellite est sur l'horizon. Donner ainsi une estimation numérique du retard maximum subi à la traversée de l'ionosphère.
Voir l'indiceIndice
Déterminer par le théorème de Pythagore la longueur géométrique L de la corde traversée dans l'ionosphère à l'horizon, puis évaluer \tau_{\max} à la fréquence \nu_2.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la longueur géométrique L traversée dans l'ionosphère pour un satellite à l'horizon en appliquant le théorème de Pythagore dans le triangle rectangle formé par le centre de la Terre, le récepteur et le point d'entrée de l'onde.
- Adapter l'expression du retard ionosphérique établie à la question Q22 en remplaçant l'épaisseur zénithale d par la distance L.
- Identifier la fréquence GPS conduisant au retard maximal (\tau \propto \omega^{-2}) pour effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Prise en compte de la longueur de trajectoire oblique maximale à l'horizon et calcul numérique du retard résultant.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Soit C le centre de la Terre, O la position du capteur à la surface terrestre (CO = R_T), et M le point où le rayon issu du satellite entre dans l'ionosphère.
En négligeant l'altitude du bas de l'ionosphère (h_1 = 80\text{ km} \ll d = 720\text{ km}), la couche ionosphérique s'étend de la surface terrestre (r = R_T) jusqu'au sommet de l'ionosphère (r = R_T + d). De plus, la réfraction étant négligée, l'onde se propage en ligne droite.
Lorsque le satellite est à l'horizon pour le capteur, la ligne de visée (OM) est tangente à la Terre en O, de sorte que le triangle COM est rectangle en O :
où L = OM est la longueur de trajectoire dans l'ionosphère. On en déduit :
Comme d \ll R_T (d/R_T \approx 0{,}11), on peut approcher cette distance au premier ordre par :
D'après le résultat de la question Q22, le retard ionosphérique accumulé sur une épaisseur L à la vitesse de groupe V_g s'écrit :
En injectant l'expression approchée de L :
Le retard \tau étant inversement proportionnel au carré de la fréquence \nu, le retard maximal est obtenu pour la fréquence la plus basse des deux bandes GPS, soit \nu_2 = 1227{,}6\text{ MHz}.
Application numérique :
- Épaisseur de l'ionosphère : d = 800 - 80 = 720\text{ km} = 7{,}2 \times 10^5\text{ m} ;
- Distance parcourue : L \approx \sqrt{2 \times 6{,}4 \times 10^6 \times 7{,}2 \times 10^5} \approx 3{,}04 \times 10^6\text{ m} \approx 3{,}0 \times 10^3\text{ km}
(la formule complète \sqrt{2 R_T d + d^2} donnerait 3{,}12 \times 10^6\text{ m}) ; - Fréquence plasma (question Q17) : \nu_p \approx 8{,}95\text{ MHz} ;
- Célérité de la lumière : c = 3{,}0 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : temps de propagation
Justifier que ne pas tenir compte de la différence entre et dans le plasma induit un décalage de positionnement au sol.
Voir l'indiceIndice
Expliquer que le système GPS déduit la distance en multipliant la durée de parcours mesurée par c, ce qui traduit tout retard temporel en erreur sur la distance.
Voir la stratégieStratégie
- Préciser que le signal GPS est modulé (paquet d'ondes transportant de l'information) et se propage donc à la vitesse de groupe V_g < c dans l'ionosphère.
- Relier la mesure du temps de parcours du signal à l'estimation de la distance capteur-satellite en l'absence de correction ionosphérique.
- En déduire l'erreur sur la distance capteur-satellite et son incidence sur la géolocalisation au sol.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le récepteur supposant une célérité égale à c, tout retard induit une surestimation de la distance parcourue par le signal.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les signaux émis par les satellites GPS sont des paquets d'ondes modulés portant une information temporelle (codes pseudo-aléatoires). L'information et l'énergie associées à ces paquets se propagent donc à la vitesse de groupe V_g.
D'après les questions précédentes, dans le plasma ionosphérique :
Le paquet d'ondes subit donc un ralentissement au cours de la traversée de l'ionosphère, ce qui introduit un temps de parcours effectif \Delta t supérieur au temps de trajet dans le vide \Delta t_{\text{vide}} d'une durée égale au retard ionosphérique \tau > 0 :
Pour déterminer la position du récepteur, le GPS calcule la distance capteur-satellite (pseudo-distance) en supposant une propagation rectiligne à la vitesse de la lumière dans le vide c :
Ne pas tenir compte du fait que V_g < c dans l'ionosphère conduit donc à une surestimation de la distance capteur-satellite de la quantité :
Le positionnement au sol reposant sur le principe de multilatération (intersection des sphères centrées sur les satellites et de rayons D_{\text{calc}}), toute erreur systématique \Delta D sur les distances satellite-capteur altère la résolution géométrique et induit inévitablement un décalage sur la position déterminée au sol.
Résultat
Question 25
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Mesures et incertitudes
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : incertitude de type b, loi uniforme
En utilisant le résultat des questions précédentes et la figure 8, estimer la valeur numérique du décalage maximal de positionnement au sol, puis l'incertitude-type sur ce décalage. On procédera à une évaluation de type B sur une distribution uniforme que l'on précisera.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'erreur de distance maximale \delta_{\max} = \mathrm{DOP}_{\max} \cdot c \tau_{\max}, puis appliquer la loi uniforme sur l'intervalle [-\delta_{\max}, \delta_{\max}] pour obtenir l'incertitude-type.
Voir la stratégieStratégie
- Relever sur la figure 8 la valeur maximale du facteur géométrique \mathrm{DOP}_{\max}.
- Calculer le décalage maximal au sol d'après l'énoncé : \delta_{\max} = \mathrm{DOP}_{\max} \times \Delta D_{\max}, où \Delta D_{\max} = c\tau_{\max} a été obtenu aux questions Q23 et Q24.
- Préciser la loi uniforme retenue (intervalle symétrique [-\delta_{\max}, +\delta_{\max}] pour une erreur de position algébrique) et appliquer la formule d'évaluation de l'incertitude-type de type B donnée dans le formulaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du décalage de distance \Delta L = c\tau et calcul de l'incertitude-type associée par la loi rectangulaire a/\sqrt{3}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, le décalage maximal au sol est donné par le produit du facteur géométrique maximal \mathrm{DOP}_{\max} et du décalage maximal de la distance capteur-satellite :
avec, d'après les questions Q23 et Q24 :
Sur la figure 8, on lit que la valeur maximale du \mathrm{DOP} au cours de la journée atteint :
On en déduit l'estimation du décalage maximal de positionnement au sol :
Pour évaluer l'incertitude-type associée par une méthode de type B, considérons que l'erreur algébrique de positionnement \delta selon la direction de déplacement suit une distribution uniforme sur l'intervalle symétrique [-\delta_{\max}, +\delta_{\max}] (de largeur 2\delta_{\max}), le satellite pouvant induire une avance ou un retard géométrique sur le repérage le long de la trajectoire.
D'après la formule fournie dans l'énoncé avec a = -\delta_{\max} et b = +\delta_{\max} :
L'application numérique donne :
Résultat
Question 26
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Mesures et incertitudes
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : incertitude relative, propagation des incertitudes
En déduire, en supposant que la seule source d'incertitude est ce défaut de positionnement, une estimation de l'incertitude-type relative sur la vitesse pour un essai de l'expérience étudiée à la question 9. Commenter sur l'impact potentiel d'un défaut de localisation GPS sur l'expérience décrite dans la section I.A.2.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'incertitude relative sur la vitesse moyenne u(v)/v \approx u(\delta)/L' induite par le défaut de repérage des extrémités du segment L'.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la vitesse mesurée lors d'un essai à la distance L' parcourue et à la durée de parcours \Delta t, et exprimer l'incertitude-type relative \frac{u(v)}{v} induite par l'incertitude de positionnement GPS.
- Effectuer l'application numérique avec la distance du tronçon L' = 5{,}00\text{ km} et l'incertitude de positionnement u(\delta) issue de la question précédente.
- Comparer cette incertitude à l'incertitude de répétabilité expérimentale trouvée à la question Q9 et à l'écart de vitesse mesuré entre les deux casques, puis discuter la validité de l'hypothèse consistant à négliger ce défaut.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation de l'impact de l'incertitude de position sur la mesure de vitesse et discussion de sa criticité.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La vitesse moyenne sur un essai est évaluée par le rapport entre la distance L' du segment et la durée de parcours \Delta t :
Le déclenchement du chronométrage par une application GPS repose sur le franchissement des positions de départ et d'arrivée. Une incertitude de positionnement au sol \delta sur chacune de ces bornes se traduit par une incertitude sur la distance effective parcourue entre les deux repérages, soit :
Si l'on considère la seule incertitude sur la position (le chronométrage propre de l'horloge étant extrêmement précis), l'incertitude-type relative sur la vitesse vaut :
En prenant l'évaluation de type B obtenue à la question Q25, u(\delta) \approx 50\text{ m}, et la longueur du parcours L' = 5{,}00\text{ km} = 5{,}00 \times 10^3\text{ m} :
Résultat
Partie II : Du casque goutte d'eau au casque flux d'air
II.A · Modélisation du flux d'air autour du cycliste
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : potentiel des vitesses, écoulement irrotationnel, écoulement incompressible
Montrer qu'il existe un potentiel des vitesses tel que et vérifiant l'équation de Laplace .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la nullité du rotationnel pour introduire le potentiel scalaire des vitesses \varphi, puis appliquer la nullité de la divergence pour obtenir l'équation de Laplace.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter l'hypothèse d'écoulement irrotationnel pour déduire l'existence d'un potentiel des vitesses scalaire \varphi.
- Traduire l'incompressibilité du fluide par l'annulation de la divergence de \vec{v}_e, puis utiliser l'identité d'analyse vectorielle liant divergence et gradient pour obtenir l'équation de Laplace.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le rotationnel nul assure l'existence du potentiel \varphi et l'incompressibilité impose l'équation de Laplace \Delta\varphi = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, l'écoulement extérieur est supposé irrotationnel dans tout le domaine d'étude :
D'après les relations entre opérateurs fournies dans l'énoncé (rappelant que le rotationnel d'un gradient est identiquement nul), un champ vectoriel à rotationnel nul dérive d'un champ scalaire \varphi, appelé potentiel des vitesses, tel que :
Par ailleurs, le fluide est homogène (masse volumique \rho uniforme et constante) et l'écoulement est incompressible. L'équation locale de conservation de la masse s'écrit :
En injectant l'expression du champ de vitesse en fonction de \varphi dans la condition d'incompressibilité et en utilisant l'identité \operatorname{div}(\overrightarrow{\operatorname{grad}}\varphi) = \Delta \varphi, il vient :
Le potentiel des vitesses \varphi vérifie donc l'équation de Laplace :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'incompressibilité justifie la nullité de la divergence, et il était inutile de démontrer l'irrotationnalité déjà fournie.
« Trop de candidats ont cherché à montrer le caractère irrotationnel du champ de vitesses, alors que celui-ci était fourni par l’énoncé. »
« L’équation div ⃗ve= 0 doit être accompagnée d’une justification : incompressibilité de l’écoulement. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : ligne de courant, potentiel des vitesses
Pour l'écoulement uniforme, loin en amont, montrer que le potentiel des vitesses associé peut être pris de la forme . Caractériser alors les surfaces équipotentielles et les lignes de courant.
Voir l'indiceIndice
Intégrer le gradient de \varphi pour le champ uniforme \vec{v}_0 et expliciter l'orthogonalité géométrique entre équipotentielles et lignes de courant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification du potentiel pour un écoulement uniforme, surfaces équipotentielles planes et lignes de courant rectilignes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Loin en amont du cylindre, l'écoulement est uniforme et unidirectionnel selon l'axe (Ox) :
Par définition du potentiel des vitesses \varphi, on a \vec{v}_0 = \overrightarrow{\operatorname{grad}}\,\varphi. En coordonnées cartésiennes, cela se traduit par le système d'équations aux dérivées partielles :
L'intégration de ce système conduit immédiatement à :
où C est une constante d'intégration arbitraire. En choisissant l'origine du potentiel telle que \varphi(0, y, z) = 0, on obtient bien :
Surfaces équipotentielles : Les surfaces équipotentielles sont définies par \varphi(x, y, z) = \text{cte}, soit :
Lignes de courant : Par définition, les lignes de courant sont les courbes tangentes en tout point au champ des vitesses \vec{v}_0. L'équation différentielle d'une ligne de courant s'écrit :
ce qui impose \mathrm{d}y = 0 et \mathrm{d}z = 0, soit y = \text{cte} et z = \text{cte}.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Les équipotentielles sont des surfaces qu'il convenait de caractériser précisément sur le plan géométrique.
« Les surfaces équipotentielles sont […] des surfaces, et non des droites. »
« Une phrase « les équipotentielles sont normales aux lignes de champ » ne confère aucun point si aucun de ces lieux géométriques n’a été davantage caractérisé »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : potentiel des vitesses, condition aux limites
Déterminer l'expression de .
Voir l'indiceIndice
Faire tendre r vers l'infini dans l'expression polaire proposée pour \varphi et l'identifier à l'expression amont \varphi = v_0 r \cos\theta.
Voir la stratégieStratégie
Pour identifier la constante \gamma, on utilise la condition aux limites à l'infini (r \gg a). Très loin de l'obstacle, la perturbation engendrée par le cylindre s'atténue et l'on doit retrouver l'écoulement uniforme non perturbé de vitesse \vec{v}_0 = v_0 \vec{e}_x, dont le potentiel a été établi à la question Q28.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de la constante \gamma pour satisfaire la condition d'imperméabilité à la paroi du cylindre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lorsque la distance à l'axe r devient très grande devant le rayon du cylindre (r \gg a), le terme en a^2/r^2 devient négligeable devant 1. Le potentiel des vitesses tend alors asymptotiquement vers :
D'après le repère polaire défini sur la figure 11, le passage en coordonnées cartésiennes donne x = r \cos\theta, d'où :
Or, d'après le résultat de la question Q28, l'écoulement uniforme de vitesse \vec{v}_0 = v_0 \vec{e}_x régnant loin du cylindre admet pour potentiel des vitesses :
Par identification des deux expressions asymptotiques pour r \to +\infty, on en déduit immédiatement :
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : potentiel des vitesses, coordonnée polaire
Déterminer les composantes polaires et du champ de vitesses .
Voir l'indiceIndice
Calculer les composantes v_{er} et v_{e\theta} par dérivation scalaire selon le gradient en coordonnées cylindriques.
Voir la stratégieStratégie
Le champ des vitesses \vec{v}_e dérive du potentiel des vitesses \varphi déterminé à la question précédente. Il suffit d'appliquer l'expression de l'opérateur gradient en coordonnées cylindriques (rappelée dans le formulaire de l'énoncé) à la fonction scalaire \varphi(r, \theta).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du gradient en coordonnées cylindriques pour obtenir les composantes radiale et orthoradiale de la vitesse.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q27 et Q29, le champ de vitesse dérive du potentiel :
avec
En coordonnées cylindriques, l'invariance par translation le long de l'axe (Oz) implique que la composante axiale est nulle (v_{ez} = 0). Le gradient s'écrit :
On en déduit par dérivation :
On obtient ainsi les deux composantes polaires du champ de vitesse :
Résultat
Question 31
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : condition aux limites, glissement à la paroi
Montrer que les conditions aux limites à la surface du cylindre sont vérifiées.
Voir l'indiceIndice
Vérifier que la vitesse normale v_{er} s'annule identiquement sur la frontière matérielle du cylindre en r = a.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la condition aux limites physique s'appliquant à une paroi solide indéformable et immobile dans le cadre d'un modèle de fluide parfait : la condition de non-pénétration (imperméabilité de la paroi).
- Évaluer la composante normale de la vitesse calculée à la question Q30 en r = a.
- Préciser le statut de la composante tangentielle pour un fluide parfait (glissement autorisé).
Voir la réponse courteRéponse courte
Vérification de l'annulation de la composante normale v_{er}(R, \theta) = 0 à la surface du cylindre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le cylindre étant immobile et imperméable, la condition aux limites pour un écoulement de fluide parfait (non visqueux) impose l'annulation de la composante normale de la vitesse à la paroi (condition de non-pénétration) :
soit :
D'après les composantes établies à la question Q30 :
En évaluant cette composante à la surface du cylindre (r = a) :
La vitesse normale est donc strictement nulle en tout point de la paroi :
La condition aux limites d'imperméabilité à la surface du cylindre est bien vérifiée.
Résultat
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : relation de bernoulli, équation d'euler
Montrer, à partir de l'équation de Navier-Stokes et en précisant clairement les hypothèses utilisées, que la quantité est constante et uniforme dans tout l'écoulement.
Voir l'indiceIndice
Partir de l'équation de Navier-Stokes sans viscosité ni pesanteur et reformuler le terme convectif à l'aide de la formule de Crocco pour un fluide irrotationnel.
Voir la stratégieStratégie
Pour établir le théorème de Bernoulli sous sa forme uniforme (valable dans l'ensemble de l'écoulement et non pas seulement le long d'une même ligne de courant), on part de l'équation de Navier-Stokes. On applique successivement les hypothèses du préambule de la partie II.A, en utilisant l'identité vectorielle formulée à la fin du sujet pour transformer le terme convectif d'accélération.
Voir la réponse courteRéponse courte
Démonstration du théorème de Bernoulli uniforme dans tout le fluide grâce au caractère irrotationnel et stationnaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de Navier-Stokes s'écrit de manière générale :
Précisons les hypothèses valables pour l'écoulement extérieur modélisé :
- Fluide parfait (viscosité négligeable) : \eta = 0, donc le terme de diffusion visqueuse \eta \Delta \vec{v}_e = \vec{0} ;
- Forces volumiques négligées : l'action de la pesanteur est négligée, d'où \vec{f}_v = \vec{0} ;
- Écoulement stationnaire : \dfrac{\partial \vec{v}_e}{\partial t} = \vec{0} ;
- Fluide incompressible et homogène : la masse volumique \rho est constante dans l'espace et le temps ;
- Écoulement irrotationnel : \overrightarrow{\operatorname{rot}}(\vec{v}_e) = \vec{0}.
En utilisant la formule vectorielle fournie :
L'équation de Navier-Stokes se réduit alors à :
Comme \rho est uniforme et constante, on peut l'intégrer sous le gradient :
Le gradient de cette grandeur scalaire étant nul en tout point d'un domaine connexe, on en déduit directement que :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il est impératif d'expliciter clairement les hypothèses utilisées lors d'une démonstration.
« Les hypothèses de démonstration ne sont pas toujours clairement explicitées. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : relation de bernoulli, ligne de courant
En s'appuyant sur le tracé des lignes de courant de la figure 12, décrire comment évolue la pression dans l'écoulement au voisinage de la surface du cylindre pour et pour .
Voir l'indiceIndice
Évaluer la vitesse tangentielle en r=a et utiliser l'invariance de p_e/\rho + v_e^2/2 pour déduire les zones d'accélération (dépression) et de décélération (surpression).
Voir la stratégieStratégie
- Relier la géométrie des lignes de courant à la vitesse du fluide : pour un écoulement stationnaire incompressible, un resserrement des lignes de courant traduit une accélération de l'écoulement par conservation du débit, tandis qu'un écartement traduit une décélération.
- Appliquer la relation de Bernoulli établie à la question Q32 pour en déduire l'évolution de la pression le long de la surface du cylindre, dans le sens de l'écoulement (de l'amont vers l'aval).
Voir la réponse courteRéponse courte
L'air accélère en amont d'où une baisse de pression, puis décélère en aval provoquant un gradient de pression défavorable.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans un écoulement plan, stationnaire et incompressible, le débit volumique entre deux lignes de courant données est conservé. Par conséquent :
Pour x < 0 (face amont du cylindre) : En suivant le sens de l'écoulement (de l'infini amont vers le point d'arrêt à x = -a, la vitesse s'annule et la pression est maximale : p = p_0 + \frac{1}{2}\rho v_0^2). Le long de la paroi, depuis le point d'arrêt frontal (x = -a) jusqu'au sommet du cylindre (x = 0), on observe sur la figure 12 un resserrement progressif des lignes de courant. La vitesse du fluide v_e augmente donc le long de la paroi (atteignant son maximum 2v_0 en x=0, d'après le résultat de la question Q31).
D'après la relation de Bernoulli établie à la question Q32,
\frac{p_e}{\rho} + \frac{v_e^2}{2} = \text{cte}l'augmentation de la vitesse s'accompagne d'une diminution de la pression p_e. La pression atteint ainsi sa valeur minimale au sommet du cylindre en x = 0.
Pour x > 0 (face aval du cylindre) : Du sommet (x = 0) jusqu'au point d'arrêt arrière (x = +a), on observe au contraire un écartement des lignes de courant. La vitesse du fluide v_e diminue donc le long de la paroi (jusqu'à s'annuler au point d'arrêt aval).
Toujours d'après la relation de Bernoulli, cette décélération entraîne une augmentation de la pression p_e.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le resserrement des lignes de courant s'accompagne d'une accélération de l'écoulement et d'une diminution de la pression.
« Trop de candidats semblent avoir oublié le fait que, compte tenu des hypothèses de travail, là où les lignes de courant se resserrent le fluide accélère et sa pression diminue. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
II.B.1 · Comportement de la couche limite - Couche limite le long de la paroi
Question 34
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : équation de navier-stokes, viscosité cinématique, diffusion de quantité de mouvement
Montrer que les phénomènes de diffusion de quantité de mouvement dans la couche limite sont décrits par une équation aux dérivées partielles de la forme
où et sont deux opérateurs aux dérivées partielles, respectivement temporel et spatial, à préciser et où est un coefficient à exprimer en fonction de la viscosité dynamique et de la masse volumique de l'air. Quel nom donne-t-on à ?
Voir l'indiceIndice
Projeter l'équation de Navier-Stokes sur l'axe longitudinal en l'absence de gradient de pression et identifier la diffusivité cinématique D = \eta/\rho.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'équation de Navier-Stokes pour un écoulement incompressible et homogène.
- Appliquer les hypothèses de l'énoncé (pesanteur négligée, gradient de pression nul, champ des vitesses unidirectionnel \vec{v} = v'_x(y', t)\vec{e}_{x'}).
- Calculer l'accélération convective et le laplacien vectoriel afin d'obtenir l'équation de diffusion régissant v'_x(y', t).
- Identifier les opérateurs F et G, le coefficient D, et nommer cette grandeur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection de l'équation de Navier-Stokes dans la couche limite pour dégager une équation de diffusion de coefficient \nu = \eta/\rho.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de Navier-Stokes pour un fluide newtonien incompressible et homogène (masse volumique \rho et viscosité dynamique \eta constantes) s'écrit :
Compte tenu des hypothèses précisées dans l'énoncé :
- l'action de la pesanteur est négligée : \vec{f}_v = \vec{0} ;
- les gradients de pression sont nuls : \overrightarrow{\operatorname{grad}} p = \vec{0} ;
- le champ des vitesses est de la forme \vec{v} = v'_x(y', t)\vec{e}_{x'}.
Évaluons chacun des termes différentiels :
En projetant l'équation de Navier-Stokes selon \vec{e}_{x'}, on obtient :
soit :
Cette équation se met bien sous la forme demandée F(v'_x) = D \, G(v'_x) avec :
Le coefficient D = \frac{\eta}{\rho} est appelé la viscosité cinématique (ou diffusivité de quantité de mouvement), usuellement notée \nu.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il fallait utiliser le système de coordonnées de l'énoncé et identifier explicitement les grandeurs demandées.
« Il importe de faire attention aux systèmes de coordonnées imposés par l’énoncé, ici (x’, y′) et non (x, y). »
« Pour avoir tous les points à cette question, il fallait explicitement identifier F, Get D. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : temps caractéristique, nombre de reynolds
Exprimer les temps caractéristiques et de diffusion et de convection de quantité de mouvement. Montrer que le nombre de Reynolds peut être interprété comme un rapport de ces deux grandeurs. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Construire les échelles de temps caractéristiques de diffusion \tau_{\mathrm{diff}} \sim \frac{L^2}{D} et d'advection \tau_{\mathrm{conv}} \sim \frac{L}{v} et former leur quotient.
Voir la stratégieStratégie
- Associer à chaque mode de transport de quantité de mouvement (convection le long de l'obstacle et diffusion transverse) une échelle de temps caractéristique sur la longueur macroscopique L.
- Exprimer le rapport de ces deux temps pour retrouver l'expression du nombre de Reynolds R_e établie à la question Q1.
- Interpréter la valeur élevée de R_e en reliant la hiérarchie des temps à l'existence d'une couche limite mince.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expressions des temps caractéristiques diffusif et convectif, et identification de leur rapport au nombre de Reynolds.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons l'écoulement le long de l'obstacle de longueur caractéristique L à la vitesse caractéristique v :
Temps caractéristique de convection : c'est le temps de transit d'une particule fluide sur la distance L à la vitesse v :
\tau_{\text{conv}} \sim \frac{L}{v}Temps caractéristique de diffusion : d'après l'équation de diffusion obtenue à la question Q34 (\partial_t v'_x = D \, \partial^2_{y'} v'_x), la diffusion de quantité de mouvement par viscosité sur la distance caractéristique L s'effectue avec le coefficient de diffusion D = \eta / \rho en un temps caractéristique :
\tau_{\text{diff}} \sim \frac{L^2}{D} = \frac{\rho L^2}{\eta}
Calculons le rapport de ces deux temps caractéristiques :
On reconnaît l'expression du nombre de Reynolds R_e introduite à la question Q1 :
Commentaire : Le nombre de Reynolds s'interprète ainsi comme le rapport du temps caractéristique de diffusion visqueuse sur le temps caractéristique de convection à l'échelle du corps. Pour le cycliste, R_e \sim 10^6 \gg 1 (question Q1), ce qui correspond à :
À l'échelle macroscopique L, le transport par convection est immensément plus rapide que le transport par diffusion visqueuse : le fluide n'a pas le temps de diffuser ses effets visqueux dans l'ensemble de l'écoulement pendant son temps de passage. Les effets de la viscosité restent donc confinés à une région très mince au voisinage de la paroi (la couche limite), l'écoulement extérieur se comportant comme un écoulement de fluide parfait.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 36
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : couche limite, analyse dimensionnelle
En exprimant le fait que, dans la couche limite, le temps caractéristique de diffusion de quantité de mouvement sur la distance est du même ordre de grandeur que le temps caractéristique de convection sur la distance , montrer que la dimension transversale caractéristique de la couche limite est, en ordre de grandeur, donnée par où est un nombre de Reynolds qui sera assimilé à celui de l'écoulement extérieur évalué à la question 1.
Voir l'indiceIndice
Égaler le temps de diffusion transversale sur l'épaisseur \delta au temps de convection longitudinale sur la distance L le long de la paroi.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le temps caractéristique de diffusion transversale de la quantité de mouvement sur l'épaisseur \delta de la couche limite à partir du coefficient de diffusion D = \eta/\rho obtenu à la question Q34.
- Rappeler le temps caractéristique de transport convectif le long de la paroi sur la distance caractéristique L à la vitesse v.
- Égaler ces deux échelles de temps selon l'hypothèse de l'énoncé et faire apparaître le nombre de Reynolds R_e = \rho v L / \eta.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalité des échelles de temps convective et diffusive dans la couche limite menant à l'épaisseur \delta \approx L/\sqrt{R_e}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le phénomène de diffusion de quantité de mouvement dans la direction transversale y' est gouverné par l'équation établie à la question Q34 avec le coefficient de diffusion D = \eta/\rho. Le temps caractéristique associé à cette diffusion sur une distance transversale \delta est :
Par ailleurs, le temps caractéristique de convection de la quantité de mouvement dans la direction longitudinale x' sur la distance L, à la vitesse caractéristique v de l'écoulement extérieur, s'écrit d'après la question Q35 :
Dans la couche limite, les transferts par diffusion visqueuse transversale et par convection longitudinale s'équilibrent, ce qui impose que leurs temps caractéristiques soient du même ordre de grandeur :
On en déduit l'expression du carré de l'épaisseur de la couche limite :
où R_e = \dfrac{\rho\,v\,L}{\eta} est le nombre de Reynolds défini à la question Q1.
En prenant la racine carrée, on obtient bien l'ordre de grandeur recherché :
Résultat
Question 37
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : couche limite
Déterminer un ordre de grandeur de l'épaisseur de la couche limite.
Voir l'indiceIndice
Réaliser l'application numérique directe pour trouver un ordre de grandeur typiquement millimétrique de l'épaisseur de la couche limite.
Voir la stratégieStratégie
- Reprendre la relation établie à la question Q36 : \delta \approx \dfrac{L}{\sqrt{R_e}}.
- Choisir une dimension caractéristique longitudinale L adaptée au dos du cycliste (L \sim 0{,}5\text{ à }1\text{ m}) et réutiliser l'ordre de grandeur du nombre de Reynolds R_e obtenu à la question Q1.
- En déduire l'ordre de grandeur de l'épaisseur \delta.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de l'épaisseur de la couche limite montrant qu'elle reste millimétrique devant la taille du cycliste.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q36, l'épaisseur caractéristique de la couche limite s'écrit :
En prenant pour dimension longitudinale caractéristique du dos du cycliste L \sim 1\text{ m} et l'ordre de grandeur du nombre de Reynolds obtenu à la question Q1 pour v = 40\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} :
On obtient ainsi :
L'épaisseur de la couche limite est de l'ordre du millimètre :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'ordre de grandeur doit comporter un nombre de chiffres significatifs adéquat et garder un sens physique.
« Encore une fois, la valeur numérique d’un ordre de grandeur doit être écrite avec un nombre de chiffres significatifs adéquat (même remarque qu’en Q1). »
« Que dire des candidats qui trouvent une épaisseur de couche limite de plusieurs kilomètres ? »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question 38
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : couche limite
Compte tenu du résultat précédent, commenter les hypothèses (1), (2) et (3) du modèle.
Voir l'indiceIndice
Confronter l'ordre de grandeur millimétrique de \delta à la longueur métrique du corps pour justifier les hypothèses de Prandtl sur les gradients spatiaux.
Voir la stratégieStratégie
Pour commenter ces hypothèses à partir du résultat \delta \sim 1\text{ mm} \ll L \sim 1\text{ m} (soit \delta/L \sim 10^{-3}) :
- On compare directement l'épaisseur de couche limite à la dimension caractéristique pour l'hypothèse (1).
- On relie les composantes de la vitesse grâce à la condition d'incompressibilité \operatorname{div}\vec{v} = 0 pour l'hypothèse (2).
- On évalue les échelles des dérivées spatiales d'ordres un et deux dans les directions x' et y' pour l'hypothèse (3).
Voir la réponse courteRéponse courte
Justification de la minceur de la couche limite et de la validité de l'approximation de paroi quasi-plane.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q37, l'épaisseur de la couche limite est \delta \sim 1\text{ mm}, tandis que la dimension caractéristique de l'obstacle est L \sim 1\text{ m}, soit un rapport d'aspect :
Commentaire de l'hypothèse (1) : \delta(x') \ll L
- Comme \delta / L \sim 10^{-3}, la couche limite est extrêmement fine par rapport à l'extension du cycliste : cette hypothèse géométrique fondamentale de Prandtl est parfaitement vérifiée en amont du décollement.
Commentaire de l'hypothèse (2) : |v'_y| \ll |v'_x|
L'écoulement étant incompressible, le champ des vitesses vérifie :
\operatorname{div}\vec{v} = 0 \iff \frac{\partial v'_x}{\partial x'} + \frac{\partial v'_y}{\partial y'} = 0.En estimant les ordres de grandeur des variations spatiales (\Delta v'_x \sim v_e sur la distance L, et \Delta v'_y \sim v'_y sur l'épaisseur \delta) :
\frac{v_e}{L} \sim \frac{|v'_y|}{\delta} \implies \frac{|v'_y|}{|v'_x|} \sim \frac{\delta}{L} \sim 10^{-3} \ll 1.L'écoulement est donc très majoritairement tangentiel à la paroi, ce qui valide l'approximation quasi-parallèle.
Commentaire de l'hypothèse (3) : prépondérance des gradients transverses
Pour les gradients d'ordre 1 :
\left|\frac{\partial v'_x}{\partial x'}\right| \sim \frac{v_e}{L} \quad \text{et} \quad \left|\frac{\partial v'_x}{\partial y'}\right| \sim \frac{v_e}{\delta} \implies \frac{|\partial v'_x / \partial x'|}{|\partial v'_x / \partial y'|} \sim \frac{\delta}{L} \sim 10^{-3} \ll 1.Pour les dérivées secondes intervenant dans le laplacien visqueux de Navier-Stokes :
\left|\frac{\partial^2 v'_x}{\partial x'^2}\right| \sim \frac{v_e}{L^2} \quad \text{et} \quad \left|\frac{\partial^2 v'_x}{\partial y'^2}\right| \sim \frac{v_e}{\delta^2} \implies \frac{|\partial^2 v'_x / \partial x'^2|}{|\partial^2 v'_x / \partial y'^2|} \sim \left(\frac{\delta}{L}\right)^2 \sim 10^{-6} \ll 1.Les gradients et les transferts visqueux transverses dominent ainsi très largement ceux dirigés le long de l'écoulement.
II.B.2 · Comportement de la couche limite - Décollement de la couche limite
Question 39
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : équation de navier-stokes, condition aux limites
En utilisant l'équation de Navier-Stokes, montrer que le gradient de pression en et la concavité du profil de vitesse vérifient à la paroi
Voir l'indiceIndice
Évaluer l'équation de Navier-Stokes stationnaire à la paroi y'=0 en exploitant la condition d'adhérence stricte \vec{v}(y'=0) = \vec{0}.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation de Navier-Stokes en régime stationnaire pour un fluide incompressible en négligeant les forces volumiques (\vec{f}_v = \vec{0}).
- Projeter cette équation sur l'axe longitudinal local \vec{e}_{x'}.
- Appliquer la condition d'adhérence du fluide à la paroi en y' = 0 pour évaluer chacun des termes (terme convectif et terme de diffusion visqueuse).
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de Navier-Stokes à la paroi où la vitesse s'annule, reliant le gradient de pression à la concavité de la vitesse.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le repère local (x', y'), l'écoulement dans la couche limite est décrit par le champ de vitesse \vec{v} = v'_x \vec{e}_{x'} + v'_y \vec{e}_{y'}, où la composante longitudinale v'_x est notée v.
L'équation de Navier-Stokes en régime stationnaire (\partial \vec{v}/\partial t = \vec{0}), sans force volumique (\vec{f}_v = \vec{0}) et pour un fluide de masse volumique \rho et de viscosité dynamique \eta, s'écrit :
En projetant suivant la direction longitudinale \vec{e}_{x'}, on obtient :
Évaluons chaque terme à la paroi immobile de l'obstacle (y' = 0) :
Par condition d'adhérence du fluide visqueux à la paroi, la vitesse s'y annule :
v'_x(x', y'=0) = 0 \quad \text{et} \quad v'_y(x', y'=0) = 0.Par conséquent, le terme d'accélération convective est strictement nul à la paroi :
\left[ v'_x \frac{\partial v'_x}{\partial x'} + v'_y \frac{\partial v'_x}{\partial y'} \right]_{y'=0} = 0.Comme la composante v'_x(x', y'=0) = 0 pour tout x', sa dérivée spatiale le long de la paroi s'annule également :
\frac{\partial^2 v'_x}{\partial x'^2}(x', y'=0) = 0.(Ce résultat est par ailleurs cohérent avec l'hypothèse (3) de la couche limite : \left|\frac{\partial^2 v'_x}{\partial x'^2}\right| \ll \left|\frac{\partial^2 v'_x}{\partial y'^2}\right|).
En injectant ces conditions en y' = 0 dans l'équation projetée et en notant v = v'_x, il vient :
On en déduit immédiatement la relation demandée :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'étude de concavité du profil de vitesse devait être menée par rapport à la variable y'.
« Le caractère concave/convexe du champ de vitesse permettait de conclure à condition de se référer à la bonne variable dont dépendait v, ici y′ (et non x′). »
« D’ailleurs, trop peu de candidats savent repérer une courbe convexe ou concave. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question 40
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : couche limite, décollement de couche limite, gradient de pression
En analysant l'évolution de la concavité du profil de vitesse aux points , et définis figure 13 déterminer le signe de en ces trois points. Donner une condition nécessaire sur ce signe pour observer le décollement de la couche limite.
Voir l'indiceIndice
Examiner le signe de la courbure du profil de vitesse à la paroi aux points A, B et C pour établir qu'un décollement requiert un gradient de pression adverse \frac{\partial p}{\partial x'} > 0.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la relation établie à la question Q39 reliant directement le gradient de pression \frac{\partial p}{\partial x'} à la dérivée seconde de la vitesse par rapport à y' à la paroi.
- Analyser la concavité du profil de vitesse v(y') au voisinage immédiat de la paroi (y' = 0) pour chacun des points A, B et C de la figure 13.
- En déduire le signe du gradient de pression en chaque point, puis identifier la condition nécessaire pour qu'un décollement puisse apparaître.
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse du signe de la dérivée seconde de la vitesse montrant qu'un décollement requiert un gradient de pression défavorable \partial p/\partial x' > 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q39, le gradient de pression dans la couche limite à la paroi est relié à la concavité du profil de vitesse par :
Puisque la viscosité dynamique est strictement positive (\eta > 0), le signe de \frac{\partial p}{\partial x'} est identique à celui de \left.\frac{\partial^2 v}{\partial y'^2}\right|_{y'=0}.
Au point A : Le profil de vitesse présente une courbure orientée vers les vitesses décroissantes sur toute l'épaisseur de la couche limite : la pente \frac{\partial v}{\partial y'} décroît continûment depuis la paroi jusqu'au raccord avec l'écoulement extérieur. Ainsi :
\frac{\partial^2 v}{\partial y'^2}(y' = 0) < 0 \implies \boxed{\frac{\partial p}{\partial x'} < 0}Le gradient de pression est favorable (l'écoulement accélère).
Au point B : Le profil de vitesse possède un point d'inflexion situé dans l'écoulement (y'_I > 0). Entre la paroi et ce point d'inflexion, la pente \frac{\partial v}{\partial y'} augmente avec y' (profil à concavité inversée au voisinage de la paroi). Dès lors :
\frac{\partial^2 v}{\partial y'^2}(y' = 0) > 0 \implies \boxed{\frac{\partial p}{\partial x'} > 0}Le gradient de pression est défavorable (adverse).
Au point C (point de décollement) : Par définition du décollement, la contrainte pariétale s'annule, ce qui se traduit par une tangente normale à la paroi :
\left.\frac{\partial v}{\partial y'}\right|_{y'=0} = 0Comme le fluide s'écoule vers l'aval au-dessus de la paroi (v(y') > 0 pour y' > 0), la dérivée première \frac{\partial v}{\partial y'} croît à partir de 0 pour les faibles valeurs de y'. La dérivée seconde à la paroi est donc strictement positive :
\frac{\partial^2 v}{\partial y'^2}(y' = 0) > 0 \implies \boxed{\frac{\partial p}{\partial x'} > 0}
Condition nécessaire de décollement : Pour observer le décollement de la couche limite, il est nécessaire que le gradient longitudinal de pression soit défavorable (adverse), soit :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne cherchez pas à modifier artificiellement vos résultats intermédiaires pour feindre une cohérence avec la suite.
« De nombreux candidats ont cherché à tromper le jury ici en modifiant leur réponse en Q39 en cohérence avec leur réponse à la Q33 ! De telles pratiques ne mènent jamais à l’obtention de points. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : décollement de couche limite, gradient de pression
En première approximation, on peut modéliser le dos du cycliste par un demi-cylindre (figure 15). En s'appuyant sur les résultats des questions 33 et 40, justifier que la couche limite peut décoller uniquement entre les points et , mais pas entre les points et .
Voir l'indiceIndice
Confronter le sens de variation de la pression extérieure établi à la question 33 le long du demi-cylindre avec la condition de signe adverse de la question 40.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le gradient de pression n'est positif que sur la partie arrière du cylindre, empêchant tout décollement sur la zone avant.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q40, une condition nécessaire pour observer le décollement de la couche limite est l'existence d'un gradient de pression défavorable dans le sens de l'écoulement :
De plus, d'après les hypothèses du modèle de Prandtl admises en amont du décollement, le gradient longitudinal de pression dans la couche limite est imposé par l'écoulement extérieur :
Distinguons les deux zones du dos du cycliste modélisé par le demi-cylindre :
Entre les points M et N (x < 0) : L'écoulement extérieur contourne la face amont du cylindre en s'accélérant vers le sommet N. D'après la question Q33, la pression extérieure p_e décroît le long de la paroi dans le sens du fluide, soit :
\frac{\partial p}{\partial x'} = \frac{\partial p_e}{\partial x'} < 0.Le gradient de pression est favorable (moteur). La condition nécessaire établie en Q40 n'est pas remplie :
\boxed{\text{La couche limite ne peut pas décoller entre } M \text{ et } N.}Entre les points N et P (x > 0) : En aval du sommet N, les lignes de courant s'écartent et l'écoulement extérieur ralentit. D'après la question Q33, la pression extérieure remonte dans le sens du mouvement, soit :
\frac{\partial p}{\partial x'} = \frac{\partial p_e}{\partial x'} > 0.Le gradient de pression est défavorable (adverse). Le fluide au voisinage immédiat de la paroi, fortement ralenti par la viscosité, est freiné par cette surpression jusqu'à annulation de la contrainte pariétale \tau_w puis inversion de l'écoulement :
\boxed{\text{La couche limite peut décoller uniquement entre } N \text{ et } P.}
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne cherchez pas à modifier artificiellement vos résultats intermédiaires pour feindre une cohérence avec la suite.
« De nombreux candidats ont cherché à tromper le jury ici en modifiant leur réponse en Q39 en cohérence avec leur réponse à la Q33 ! De telles pratiques ne mènent jamais à l’obtention de points. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : épaisseur de déplacement, couche limite
Montrer que
"
Voir l'indiceIndice
Intégrer le déficit de débit massique local \rho(v_e - v) le long d'une section transverse de la couche limite pour isoler \delta^*(x').
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de l'épaisseur de déplacement en écrivant le déficit de débit massique par rapport à l'écoulement non visqueux.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une section droite de la couche limite à l'abscisse x', de hauteur \delta(x') et de largeur transverse L_t. Le fluide étant incompressible et homogène, la masse volumique \rho est constante.
Dans l'écoulement réel, la composante longitudinale de la vitesse à l'altitude y' est v(x',y'). Le débit massique traversant cette tranche s'écrit :
D_{m,\text{réel}}(x') = \int_0^{\delta(x')} \rho \, v(x',y') \, L_t \, \mathrm{d}y'Dans l'écoulement parfait hypothétique sur la même tranche géométrique, la vitesse serait uniforme et égale à la vitesse extérieure v_e(x') :
D_{m,\text{parfait}}(x') = \int_0^{\delta(x')} \rho \, v_e(x') \, L_t \, \mathrm{d}y' = \rho L_t v_e(x') \delta(x')
Le déficit de débit massique à travers cette section par rapport à un écoulement non visqueux vaut donc :
Par définition de l'épaisseur de déplacement donnée dans l'énoncé, ce déficit s'exprime également sous la forme :
En identifiant les deux expressions et en simplifiant par \rho L_t v_e(x'), indépendant de la variable d'intégration y', on obtient :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Une formule fournie dans l'énoncé exige une démonstration particulièrement rigoureuse.
« La formule étant fournie, on attendait une démonstration rigoureuse. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides ; Fluides visqueux
Notions : débit massique, épaisseur de déplacement
On note le débit massique à travers la section droite en de la couche limite et de largeur . Déterminer l'expression de en fonction de la masse volumique , de la norme de la vitesse extérieure , de la largeur de l'écoulement, de l'épaisseur de la couche limite et de l'épaisseur de déplacement . Commenter.
Voir l'indiceIndice
Exprimer le débit massique total traversant la section sous la forme D_m = \rho v_e L_t (\delta - \delta^*) et interpréter physiquement le rôle de l'épaisseur de déplacement.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le débit massique réel D_m(x') sous forme intégrale à travers la section droite de largeur L_t et de hauteur \delta(x').
- Faire le lien avec la définition de l'épaisseur de déplacement \delta^*(x') établie à la question Q42 (ou avec la perte de débit massique \Delta D_m(x')).
- Donner l'interprétation physique de l'expression obtenue.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression du débit massique réel à l'aide de \delta^* et interprétation en termes de déplacement fictif de la paroi.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le débit massique de l'écoulement réel à travers la section droite de la couche limite, d'épaisseur \delta(x') et de largeur transverse L_t, s'écrit :
D'après la définition de l'épaisseur de déplacement obtenue à la question Q42, on a :
En multipliant par v_e, il vient :
On en déduit l'expression du débit massique réel :
Commentaire :
- Ce résultat confirme l'interprétation géométrique de l'épaisseur de déplacement : le débit massique réel dans la couche limite est identique à celui d'un écoulement de fluide parfait à vitesse uniforme v_e, traversant une section de même largeur L_t mais d'épaisseur effective réduite \delta_{\text{eff}} = \delta(x') - \delta^*(x').
- La présence de la viscosité ralentit le fluide au voisinage de la paroi ; tout se passe donc comme si la paroi imperméable était virtuellement déplacée d'une distance \delta^*(x') vers le fluide libre, refoulant ainsi les lignes de courant extérieures d'une même quantité.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Question peu et mal traitée par les candidats.
« Question peu et mal traitée. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 44
DifficileTemps estimé : ≈ 10 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques ; Fluides visqueux
Notions : bilan de quantité de mouvement, couche limite
Par un bilan de masse et de quantité de mouvement entre les instants et sur le système fermé délimité par la surface , montrer qu'en se limitant au premier ordre,
Voir l'indiceIndice
Effectuer un bilan de masse et de quantité de mouvement sur la tranche de couche limite en comptabilisant le débit entrant par la face supérieure à la vitesse extérieure v_e.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la conservation de la masse pour le système fermé \Sigma^* entre t et t + \mathrm{d}t afin d'exprimer la masse \mathrm{d}m_{e,\text{sup}} entrant par la frontière supérieure BC.
- Exprimer la variation de quantité de mouvement \mathrm{d}P_{\Sigma^*, x'} du système fermé le long de l'axe x', en tenant compte des flux à travers AB, CD et BC en régime stationnaire.
- Dresser le bilan des forces extérieures selon x' (pressions sur les faces et frottement pariétal), puis appliquer le principe fondamental de la dynamique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de quantité de mouvement sur une tranche de couche limite prenant en compte les flux et les forces de pression et de frottement.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le système fermé délimité par la surface \Sigma^*. L'écoulement étant en régime stationnaire, la masse et la quantité de mouvement contenues à l'intérieur du volume fixe de contrôle \Sigma sont indépendantes du temps :
1. Bilan de masse :
La masse du système fermé \Sigma^* se conserve entre les instants t et t + \mathrm{d}t :
En utilisant la stationnarité, il vient :
D'après le résultat de la question Q43, le débit massique traversant la couche limite à l'abscisse x' vaut :
Ainsi, \mathrm{d}m_e = D_m(x')\,\mathrm{d}t et \mathrm{d}m_s = D_m(x' + \mathrm{d}x')\,\mathrm{d}t = \left(D_m(x') + \frac{\mathrm{d}D_m}{\mathrm{d}x'}\mathrm{d}x'\right)\mathrm{d}t, ce qui donne au premier ordre :
2. Bilan de quantité de mouvement :
La variation de quantité de mouvement projetée sur l'axe x' du système \Sigma^* s'écrit :
Entre les sections transversales AB en x' et CD en x'+\mathrm{d}x', la quantité de mouvement donnée par l'énoncé fournit :
\mathrm{d}P_{s, x'} - \mathrm{d}P_{e, x'} = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}x'}\left[\rho v_e^2(x') L_t (\delta(x') - \delta^*(x') - \theta(x'))\right]\mathrm{d}x'\,\mathrm{d}tLe fluide traversant la frontière supérieure BC pénètre dans la couche limite à la vitesse du fluide parfait extérieur \vec{v}_e \approx v_e(x') \vec{e}_{x'}, donc :
\mathrm{d}P_{e,\text{sup}, x'} = v_e(x')\,\mathrm{d}m_{e,\text{sup}} = v_e(x') \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}x'}\left[\rho v_e(x') L_t (\delta(x') - \delta^*(x'))\right]\mathrm{d}x'\,\mathrm{d}t
D'où le taux de variation de quantité de mouvement selon x' :
3. Bilan des forces extérieures :
Les forces extérieures appliquées à \Sigma^* projetées sur l'axe x' sont :
Les forces de pression sur les faces d'entrée AB et de sortie CD, où la pression p(x') ne dépend pas de y' :
\begin{aligned} \mathrm{d}f_{p, AB} + \mathrm{d}f_{p, CD} &= p(x') L_t \delta(x') - p(x'+\mathrm{d}x') L_t \delta(x'+\mathrm{d}x') \\ &= -\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}x'}[p(x') \delta(x')] L_t \mathrm{d}x' \\ &= -\left(\delta(x')\frac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}x'} + p(x')\frac{\mathrm{d}\delta}{\mathrm{d}x'}\right) L_t \mathrm{d}x' \end{aligned}La force de pression sur la frontière supérieure BC (donnée par l'énoncé) :
\mathrm{d}f_{p,\text{sup}}(x') = p(x') \frac{\mathrm{d}\delta(x')}{\mathrm{d}x'} L_t \mathrm{d}x'On constate que le terme p(x')\frac{\mathrm{d}\delta}{\mathrm{d}x'} se simplifie exactement, si bien que la résultante des forces de pression selon x' vaut :
\mathrm{d}f_{p, x'} = -\delta(x') \frac{\mathrm{d}p(x')}{\mathrm{d}x'} L_t \mathrm{d}x'La force de frottement visqueux à la paroi sur la trace AD :
\mathrm{d}f = -\tau_w L_t \mathrm{d}x'(le frottement sur la trace BC étant négligé).
La résultante des forces extérieures selon x' s'écrit donc :
4. Application du principe fondamental de la dynamique :
En appliquant \frac{\mathrm{d}P_{\Sigma^*, x'}}{\mathrm{d}t} = F_{\text{ext}, x'} et en divisant chaque membre par L_t \mathrm{d}x', on obtient :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Évitez d'accumuler des équations confuses pour simplement recopier le résultat final fourni par l'énoncé.
« Question peu abordée, mais quand elle l’a été, certains candidats ont tenté de noyer le correcteur sous les équations, pour se contenter à la fin de réécrire le résultat fourni par l’énoncé. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 45
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques ; Fluides visqueux
Notions : équation intégrale de von kármán, couche limite
En utilisant la relation de Bernoulli dans l'écoulement extérieur ainsi que le résultat de la question 39, montrer l'équation, dite équation intégrale de Von Karman,
Voir l'indiceIndice
Remplacer le gradient longitudinal de pression par la relation d'Euler de l'écoulement extérieur \frac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}x'} = -\rho v_e \frac{\mathrm{d}v_e}{\mathrm{d}x'} pour réorganiser les termes.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le gradient longitudinal de pression \frac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}x'} à partir de la relation de Bernoulli appliquée à l'écoulement extérieur et de la continuité de la pression à travers la couche limite.
- Développer les dérivées du membre de gauche de l'équation obtenue à la question Q44.
- Remplacer le terme de pression dans le membre de droite, constater la simplification du terme dépendant de l'épaisseur totale \delta, puis diviser par \rho v_e^2 pour isoler \frac{\tau_w}{\rho v_e^2}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Substitution du gradient de pression par la relation de Bernoulli extérieure pour obtenir l'équation de Von Kármán.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans l'écoulement extérieur stationnaire, incompressible, homogène et parfait (Q32), la relation de Bernoulli s'écrit :
Par dérivation le long de la paroi selon l'abscisse x' :
Tant que la couche limite n'a pas décollé, la pression transversale est uniforme et le gradient de pression longitudinal y est imposé par l'écoulement extérieur (hypothèse du préambule II.B.2) :
Rappelons le bilan de quantité de mouvement établi à la question Q44 :
Développons le premier terme du membre de gauche à l'aide de la règle de dérivation d'un produit :
En réinjectant cette identité dans le membre de gauche, les termes en v_e \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}x'}[\rho v_e (\delta - \delta^*)] se compensent exactement :
D'autre part, en remplaçant \frac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}x'} par son expression issue de Bernoulli, le membre de droite devient :
L'égalité \text{LHS} = \text{RHS} conduit immédiatement à la simplification du terme \rho v_e \delta \frac{\mathrm{d}v_e}{\mathrm{d}x'} :
soit, en divisant par -\rho v_e^2 :
Résultat
Question 46
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : décollement de couche limite, contrainte pariétale
En utilisant les données relatives à la résolution de l'équation de Von Karman, estimer la position relative du point de décollement de la couche limite.
Voir l'indiceIndice
Repérer dans le tableau 3 la valeur critique de \lambda annulant la contrainte pariétale (S(\lambda)=0) et résoudre l'équation donnant \lambda(x'/L) sur le dos du cycliste.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la condition de décollement : la contrainte pariétale \tau_w s'annule, ce qui correspond à S(\lambda) = 0, et déterminer la valeur de \lambda correspondante à l'aide du tableau 3.
- Exprimer \lambda en fonction de la position adimensionnée x'/L à partir des expressions empiriques de \left(\frac{\theta}{L}\right)^2 et de \frac{v_e}{v_0}.
- Résoudre l'équation algébrique obtenue pour évaluer x'/L.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture graphique du point où la contrainte pariétale s'annule pour déterminer l'abscisse de décollement.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, la couche limite décolle lorsque la contrainte pariétale \tau_w s'annule. Comme S(\lambda) = \frac{\tau_w \theta}{\eta v_e} avec \theta > 0 et v_e > 0, cette condition équivaut à :
La lecture du tableau 3 donne directement la valeur du paramètre au décollement :
Ce paramètre s'écrit par définition :
Pour 0 \leqslant \frac{x'}{L} \leqslant 0{,}1, \frac{v_e}{v_0} = 19 \left(\frac{x'}{L}\right), de sorte que \frac{\mathrm{d}(v_e/v_0)}{\mathrm{d}(x'/L)} = +19 > 0 et \lambda > 0 : le gradient est favorable et il ne peut y avoir de décollement.
Pour 0{,}1 \leqslant \frac{x'}{L} \leqslant 1, on a :
et l'expression de l'épaisseur de quantité de mouvement est :
En injectant ces relations dans la définition de \lambda, le nombre de Reynolds R_e se simplifie :
Au point de décollement, \lambda = \lambda_{\text{déc}} = -0{,}0820, ce qui conduit à :
On en déduit la position relative du point de décollement :
Résultat
Question 47
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : traînée de forme, décollement de couche limite
Expliquer en quoi ce casque permet de réduire la dissipation d'énergie.
Voir l'indiceIndice
Expliquer que le jet d'air injecté ré-énergise la couche limite près de la paroi, ce qui retarde l'apparition du point de décollement et amenuise le sillage turbulent.
Voir la stratégieStratégie
Pour expliquer le gain énergétique apporté par ce casque, il convient de relier :
- La cause principale de la dissipation d'énergie (la formation d'un large sillage consécutif au décollement précoce de la couche limite) ;
- Le rôle mécanique de l'injection d'air accéléré (apport de quantité de mouvement) ;
- La conséquence sur la traînée de forme et la puissance dissipée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le casque à flux d'air repousse le décollement vers l'aval, diminuant la taille du sillage turbulent et la traînée de forme.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Mécanisme de dissipation d'énergie sans injection d'air : D'après la question Q46, la couche limite subit un gradient de pression adverse (\mathrm{d}p/\mathrm{d}x' > 0) et se décolle dès le premier tiers du dos (x'/L \approx 0{,}31). Ce décollement précoce crée, en aval, une vaste zone de recirculation turbulente (sillage large) caractérisée par une forte dépression sur l'arrière du cycliste. Il en résulte une traînée de pression (ou traînée de culot) prépondérante, qui constitue l'essentiel de la traînée aérodynamique et dissipe une énergie considérable sous forme thermique dans le sillage.
2. Effet du jet d'air injecté par le casque : En canalisant l'air incident et en le refoulant à grande vitesse par un orifice calibré, le casque injecte un fluide riche en énergie cinétique directement au niveau de la couche limite sur le dos du cycliste :
- Ce ré-énergisement de la couche limite apporte de la quantité de mouvement aux particules fluides ralenties par les frottements visqueux près de la paroi ;
- Les couches de fluide pariétales peuvent ainsi continuer à progresser contre le gradient de pression adverse sans s'inverser, ce qui maintient la contrainte de frottement \tau_w > 0.
3. Réduction de la dissipation : Le point de décollement est donc retardé vers l'aval (voire supprimé). Cela entraîne :
- Un resserrement notable de la largeur du sillage de recirculation ;
- Une meilleure remontée de pression sur le dos du cycliste, réduisant drastiquement la traînée de forme ;
- Une diminution importante de la puissance dissipée pour vaincre la résistance de l'air.
Question 48
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : puissance mécanique, force de traînée
En supposant que ce gain est attribuable uniquement au changement de casque, estimer la puissance supplémentaire qu'aurait dû fournir Patrick Lange avec son matériel de 2016, pour réaliser son temps de 2017. On considérera que pour l'épreuve de 2016, . Conclure au regard de la valeur obtenue à la question 13.
Voir l'indiceIndice
Déterminer les vitesses moyennes lors des deux éditions, calculer la puissance aéro-mécanique requise à la vitesse de 2017 avec le matériel de 2016 et comparer l'écart au gain obtenu en Q13.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer les vitesses moyennes v_{2016} et v_{2017} de Patrick Lange à partir de la distance du parcours cycliste (D = 180\text{ km}) et des temps de parcours respectifs.
- Exprimer la puissance mécanique totale que doit développer le cycliste sur un parcours supposé horizontal en régime permanent, en sommant la puissance dissipée par traînée aérodynamique et celle due à la résistance au roulement.
- Calculer la puissance supplémentaire \Delta \mathcal{P} = \mathcal{P}_{2016}(v_{2017}) - \mathcal{P}_{2016}(v_{2016}) qu'il aurait dû développer avec son matériel de 2016 (SC_x = 0{,}25\text{ m}^2) pour rouler à la vitesse de 2017.
- Comparer le résultat obtenu au gain de puissance évalué à la question Q13 (\approx 24\text{ W}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du gain de puissance motrice \Delta P = \frac{1}{2}\rho \Delta(SC_x) v^3 et mise en regard avec le gain trouvé à la question 13.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Calcul des vitesses moyennes
La distance parcourue est D = 180\text{ km} = 1{,}80 \times 10^5\text{ m}. Les durées de parcours sont :
Les vitesses moyennes associées valent :
2. Expression de la puissance développée
En régime permanent sur route horizontale (\alpha = 0), d'après les expressions établies à la question Q12, la puissance mécanique fournie par le cycliste compense la traînée aérodynamique et la résistance au roulement :
3. Puissance supplémentaire requise avec le matériel de 2016
Avec le matériel de 2016 (SC_x = 0{,}25\text{ m}^2), la puissance développée à la vitesse v_{2016} était :
Pour atteindre la vitesse v_{2017} avec ce même équipement de 2016, il aurait dû fournir :
La puissance supplémentaire qu'aurait dû développer Patrick Lange est donc :
Si l'on ne comptabilise que la part aérodynamique (l'effort contre le roulement variant très peu sur cet écart de vitesse), on trouve \Delta \mathcal{P}_{\text{aéro}} = 212{,}7 - 192{,}8 \approx 19{,}9\text{ W}.
4. Comparaison avec la question Q13 et conclusion
À la question Q13, le passage du casque classique au casque profilé en goutte d'eau procurait un gain de puissance de \Delta \mathcal{P} \approx 24\text{ W} à 54{,}5\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}. Ici, l'apport du casque à flux d'air par rapport au casque profilé traditionnel représente un gain de l'ordre de 22\text{ W} à environ 40\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}.
L'ordre de grandeur de ce gain en puissance est tout à fait comparable à celui de la première innovation étudiée en Q13. Néanmoins, à une vitesse plus faible (\approx 40\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} au lieu de 54{,}5\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}), un gain de 22\text{ W} est encore plus spectaculaire en valeur relative : il représente près de 8\text{ à } 9\,\% de la puissance totale produite par le triathlète, ce qui lui a permis de gagner près de 9 minutes sur l'épreuve cycliste et de remporter le titre mondial.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2023 ?
Surtout 3 chapitres : Fluides visqueux (29 % des questions, partie II), Ondes électromagnétiques dans les milieux (25 %) et Cinématique et dynamique du point (23 %). Plus ponctuellement : Cinématique des fluides, Dynamique des fluides parfaits, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques et Bilans macroscopiques.
Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2023 dès la première année (PCSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2023 ?
Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2023 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2023 ?
Questions de cours : Q1 (nombre de reynolds), Q5 (méthode d'euler), Q16 (relation de dispersion), Q19 (vitesse de groupe), Q27 (potentiel des vitesses), Q31 (condition aux limites), Q32 (relation de bernoulli) et Q42 (épaisseur de déplacement). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (principe fondamental de la dynamique), Q9 (incertitude-type), Q14 (modèle de drude), Q15 (équation de maxwell) et Q35 (temps caractéristique).
Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2023 ?
Le sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le jury note que le sujet, plutôt long, a été abordé en totalité par peu de candidats, et que les résultats auraient dû être meilleurs compte tenu du nombre de questions de cours et d'applications directes. Moyenne : 9,37/20 (écart-type 4,08, 3 480 présents).
Quelle fréquence GPS choisir pour calculer le retard ionosphérique maximal en Q23 ?
Choisir la plus basse fréquence disponible (\nu_2 = 1227{,}6\text{ MHz}). Le retard ionosphérique établi en Q22 étant proportionnel à \omega^{-2}, la fréquence la plus faible induit le retard maximal.
Faut-il calculer le nombre de Reynolds pour déterminer l'abscisse de décollement en Q46 ?
Non : le nombre de Reynolds R_e se simplifie rigoureusement lors du calcul du paramètre \lambda à partir de (\theta/L)^2. Il suffit d'exploiter les relations données sans injecter de valeur numérique pour R_e.
Où je me situe, question par question
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 48 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,37 et d'écart-type 4,08 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.