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Corrigé détaillé CCINP Physique-Chimie PSI 2024

Fort Boyard

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 16 questions sur 40, partie III en entier. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 14 · PTSI 9 · MP2I 9 · TSI1 9 · BCPST1 6 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Mécanique des fluides, Conversion de puissance, Électromagnétisme · 8 incontournables · 16 questions de première année
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Ce sujet original et contextualisé s'inspire des épreuves emblématiques du jeu télévisé Fort Boyard pour balayer de nombreux pans fondamentaux du programme de physique et de chimie de la filière PSI. La première partie propose une étude de mécanique des fluides appliquée à la propulsion d'un flyboard, abordant le bilan de quantité de mouvement en système ouvert, le théorème de Bernoulli et les pertes de charge. La deuxième partie traite de chimie minérale et d'oxydoréduction (cristallographie du sel de mer, enthalpie de dissolution et protection cathodique contre la corrosion marine). La troisième partie met en scène le duel de l'aquarium sous la forme d'un problème de statique des fluides et de poussée d'Archimède. Enfin, la quatrième partie constitue une étude guidée et très classique d'une machine asynchrone diphasée (création du champ tournant statorique, induction rotorique, expression du couple et notion de glissement). Le sujet est très progressif, sans piège mathématique majeur, ce qui en fait un excellent support de révision transversale pour les concours.

Difficulté
Accessible, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 10,19/20)
Temps estimé
≈ 2 h 45 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 16 questions sur 40, parties III et II.1.

Où gagner des points

33 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (33) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les quatre parties du sujet (mécanique des fluides, physico-chimie marine, statique des fluides et machine asynchrone) sont entièrement indépendantes et peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

40 questions
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Partie I : Mégagaf

I.2 · Vitesse d’expulsion nécessaire à l’équilibre

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques

Notions : système ouvert, système fermé, deuxième loi de newton

Peut-on appliquer le principe fondamental de la dynamique (deuxième loi de Newton) au système candidat + flyboard + eau qu'il contient ? Justifier.

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Vérifier si le système choisi échange ou non de la matière avec l'extérieur au cours du temps afin de savoir s'il est fermé.

Voir la réponse courte

Le système étant ouvert, sa masse varie au cours du temps : le PFD classique ne s'applique qu'à un système fermé.

Voir le corrigé complet

Non, on ne peut pas appliquer directement le principe fondamental de la dynamique (deuxième loi de Newton) à ce système.

En effet, le principe fondamental de la dynamique est formulé pour un système fermé, constitué d'une quantité de matière fixée (de masse constante et d'identité de particules invariante).

Or, le système {candidat + flyboard + eau qu'il contient} est un système ouvert : il échange continûment de la matière avec l'extérieur via l'entrée d'eau par le tuyau d'alimentation (section S_{\mathrm{e}}) et la sortie d'eau par les deux tuyères (section S_{\mathrm{s}}).

Pour déterminer les efforts ou le bilan dynamique, il convient de définir un système fermé coïncident \Sigma entre deux instants voisins t et t + \mathrm{d}t.

Voir ce qu'a relevé le jury

La deuxième loi de Newton ne peut pas être appliquée directement à un système ouvert.

« La majorité des candidats ont remarqué qu'il n'était pas possible d'appliquer la deuxième loi de Newton à un système ouvert. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : écoulement stationnaire

Que signifie concrètement, pour les grandeurs , , et , le fait de se placer en régime stationnaire ?

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Traduire l'indépendance temporelle de chaque variable pour caractériser le régime permanent de l'écoulement.

Voir la réponse courte

En régime stationnaire, toutes les grandeurs locales sont indépendantes du temps : les vitesses et sections d'entrée et de sortie sont constantes.

Voir le corrigé complet

Par définition, un écoulement est en régime stationnaire (ou régime permanent) lorsque les grandeurs physiques en tout point fixe de l'espace sont indépendantes du temps :

\frac{\partial}{\partial t} = 0

Concrètement, pour les grandeurs associées aux sections d'entrée et de sortie du système :

  • les sections S_{\mathrm{e}} et S_{\mathrm{s}} des conduites sont géométriquement indéformables au cours du temps :

    \boxed{\frac{\mathrm{d}S_{\mathrm{e}}}{\mathrm{d}t} = 0 \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}S_{\mathrm{s}}}{\mathrm{d}t} = 0}
  • les normes des vitesses de l'eau à l'entrée v_{\mathrm{e}} et aux sorties v_{\mathrm{s}} (ainsi que les vecteurs vitesse \vec{v}_{\mathrm{e}} et \vec{v}_{\mathrm{s}}) sont constantes au cours du temps :

    \boxed{\frac{\mathrm{d}v_{\mathrm{e}}}{\mathrm{d}t} = 0 \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}v_{\mathrm{s}}}{\mathrm{d}t} = 0}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation

Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques

Notions : système fermé coïncident, système ouvert

Définir le système fermé correspondant au système ouvert en précisant sa composition à l'instant et à l'instant .

Voir l'indice

Associer au système ouvert le sous-système de fluide intérieur complété par la masse élémentaire entrant pendant \mathrm{d}t, puis sortant à t+\mathrm{d}t.

Voir la stratégie

Pour appliquer les lois de la mécanique (valables pour un système fermé de masse constante) à un système ouvert \Sigma^*, on introduit un système fermé coïncident \Sigma dont on suit la matière entre t et t + \mathrm{d}t :

  1. Identifier la matière présente dans le système ouvert \Sigma^* et les masses infinitésimales entrante(s) et sortante(s) pendant \mathrm{d}t ;
  2. Exprimer la composition de \Sigma à l'instant t puis à l'instant t + \mathrm{d}t.
Voir la réponse courte

À t, \Sigma(t) = \Sigma^*(t) \cup \mathrm{d}m_{\mathrm{e}}, et à t+\mathrm{d}t, \Sigma(t+\mathrm{d}t) = \Sigma^*(t+\mathrm{d}t) \cup \mathrm{d}m_{\mathrm{s}}.

Voir le corrigé complet

Le système fermé \Sigma est constitué de l'ensemble de la matière présente dans le flyboard à l'instant t, complétée par la masse d'eau qui y entre entre t et t + \mathrm{d}t.

Sa composition aux deux instants s'écrit :

  • À l'instant t :

    \Sigma(t) = \Sigma^*(t) \cup \mathrm{d}m_{\mathrm{e}}

    où \Sigma^*(t) est l'eau contenue dans le flyboard à l'instant t, et \mathrm{d}m_{\mathrm{e}} = \mu S_{\mathrm{e}} v_{\mathrm{e}} \, \mathrm{d}t est la tranche infinitésimale de fluide située juste avant la section d'entrée, qui va pénétrer dans le flyboard durant l'intervalle [t, t + \mathrm{d}t].

  • À l'instant t + \mathrm{d}t :

    \Sigma(t + \mathrm{d}t) = \Sigma^*(t + \mathrm{d}t) \cup \mathrm{d}m_{\mathrm{s}}

    où \Sigma^*(t + \mathrm{d}t) est l'eau contenue dans le flyboard à l'instant t + \mathrm{d}t, et \mathrm{d}m_{\mathrm{s}} = \mathrm{d}m_{\mathrm{s},1} + \mathrm{d}m_{\mathrm{s},2} = 2 \mu S_{\mathrm{s}} v_{\mathrm{s}} \, \mathrm{d}t représente la masse d'eau expulsée à travers les deux tuyères de sortie durant l'intervalle [t, t + \mathrm{d}t].

\boxed{\Sigma(t) = \Sigma^*(t) \cup \mathrm{d}m_{\mathrm{e}} \quad \text{et} \quad \Sigma(t + \mathrm{d}t) = \Sigma^*(t + \mathrm{d}t) \cup \mathrm{d}m_{\mathrm{s}}}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : débit volumique, écoulement incompressible

Rappeler la définition générale du débit volumique et justifier qu'il se conserve ici le long de l'écoulement. En déduire deux expressions de en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Relier le débit volumique à la vitesse et à la section orthogonale, puis exploiter l'incompressibilité du fluide pour écrire la conservation du débit aux entrées et sorties.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression intégrale du débit volumique comme flux du vecteur vitesse à travers une section droite.
  2. Justifier la conservation du débit par l'incompressibilité du fluide et le régime stationnaire.
  3. Exprimer le débit total à l'entrée (une conduite) et à la sortie (deux tuyères).
Voir la réponse courte

Écoulement stationnaire d'un fluide incompressible : conservation du débit avec D_{\mathrm{v}} = S_{\mathrm{e}} v_{\mathrm{e}} = 2 S_{\mathrm{s}} v_{\mathrm{s}}.

Voir le corrigé complet

Le débit volumique D_{\mathrm{v}} à travers une surface orientée \mathcal{S} traversée par un fluide de vitesse \vec{v} est défini par le flux du champ de vitesse :

D_{\mathrm{v}} = \iint_{\mathcal{S}} \vec{v} \cdot \mathrm{d}\vec{S}

Il représente le volume de fluide traversant cette surface par unité de temps : D_{\mathrm{v}} = \dfrac{\delta V}{\mathrm{d}t}.

Le fluide étant supposé incompressible et homogène (\mu = \text{cste}), l'équation locale de conservation de la masse s'écrit \mathrm{div}\,\vec{v} = 0. De plus, en régime stationnaire, il n'y a pas d'accumulation de matière au sein du système. Par conséquent, le débit massique D_{\mathrm{m}} = \mu D_{\mathrm{v}} est conservé le long de l'écoulement. La masse volumique \mu étant uniforme et constante, le débit volumique D_{\mathrm{v}} se conserve également.

L'écoulement étant supposé uniforme sur chaque section :

  • À l'entrée, à travers l'unique tuyau de section S_{\mathrm{e}} :

    \boxed{D_{\mathrm{v}} = S_{\mathrm{e}} v_{\mathrm{e}}}
  • À la sortie, à travers les deux tuyères identiques de section S_{\mathrm{s}} chacune :

    \boxed{D_{\mathrm{v}} = 2 S_{\mathrm{s}} v_{\mathrm{s}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Sachez redémontrer la conservation du débit et n'oubliez pas le facteur 2 dans l'expression relative aux deux sorties.

« Les candidats ont éprouvé des difficultés à redémontrer entièrement la conservation du débit volumique le long de l'écoulement. »

« il manque souvent un coefficient 2 dans l’expression en fonction de vs et Ss. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 5

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques

Notions : bilan de quantité de mouvement, force de poussée

Effectuer le bilan de quantité de mouvement en projection sur . En notant la force exercée par l'eau sur les parois intérieures du flyboard, montrer que :

où est une constante dont on déterminera l'expression en fonction de et de .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de la quantité de mouvement au système fermé \Sigma entre t et t+\mathrm{d}t en projetant les forces de pression aux frontières et le poids.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique au système fermé coïncident \Sigma entre t et t+\mathrm{d}t dans le référentiel terrestre galiléen.
  2. Exprimer la variation de quantité de mouvement \mathrm{d}\vec{P} en exploitant le régime stationnaire.
  3. Faire l'inventaire des actions mécaniques extérieures appliquées à \Sigma et projeter sur l'axe vertical \vec{e}_z.
Voir la réponse courte

Bilan de quantité de mouvement sur le système fermé entre t et t+\mathrm{d}t projeté sur la verticale ascendante \vec{e}_z.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé \Sigma défini à la question Q3, constitué du fluide contenu dans le flyboard \Sigma^*(t) et de la masse entrante \mathrm{d}m_{\mathrm{e}} à l'instant t.

En régime permanent, la masse élémentaire entrant pendant \mathrm{d}t est égale à la masse élémentaire sortant par les deux tuyères :

\mathrm{d}m_{\mathrm{e}} = \mathrm{d}m_{\mathrm{s}} = \mathrm{d}m = \mu D_{\mathrm{v}} \mathrm{d}t

La quantité de mouvement du système fermé \Sigma s'écrit aux instants t et t+\mathrm{d}t :

\begin{aligned} \vec{P}(t) &= \vec{P}_{\Sigma^*}(t) + \mathrm{d}m \, \vec{v}_{\mathrm{e}} \\ \vec{P}(t+\mathrm{d}t) &= \vec{P}_{\Sigma^*}(t+\mathrm{d}t) + \mathrm{d}m \, \vec{v}_{\mathrm{s}} \end{aligned}

Le régime étant stationnaire, l'état du fluide dans \Sigma^* ne dépend pas du temps : \vec{P}_{\Sigma^*}(t+\mathrm{d}t) = \vec{P}_{\Sigma^*}(t).

Avec \vec{v}_{\mathrm{e}} = v_{\mathrm{e}}\vec{e}_z et \vec{v}_{\mathrm{s}} = -v_{\mathrm{s}}\vec{e}_z, la variation de quantité de mouvement est :

\begin{aligned} \mathrm{d}\vec{P} &= \mathrm{d}m \, (\vec{v}_{\mathrm{s}} - \vec{v}_{\mathrm{e}}) = \mu D_{\mathrm{v}}\mathrm{d}t \, (-v_{\mathrm{s}}\vec{e}_z - v_{\mathrm{e}}\vec{e}_z) \\ \frac{\mathrm{d}\vec{P}}{\mathrm{d}t} &= -\mu D_{\mathrm{v}}(v_{\mathrm{e}} + v_{\mathrm{s}})\vec{e}_z \end{aligned}

Faisons le bilan des forces extérieures s'exerçant sur \Sigma (qui coïncide géométriquement avec \Sigma^* à l'ordre 0 en \mathrm{d}t) :

  • le poids de l'eau contenue dans le flyboard : \vec{P}_{\mathrm{poids}} = -M_{\mathrm{eau}}g\vec{e}_z ;
  • la force pressante en entrée de section S_{\mathrm{e}} (la normale sortante étant -\vec{e}_z) : \vec{F}_{P,\mathrm{e}} = P_{\mathrm{e}}S_{\mathrm{e}}\vec{e}_z ;
  • la force pressante atmosphérique aux deux sorties de section cumulée 2S_{\mathrm{s}} (la normale sortante étant également -\vec{e}_z) : \vec{F}_{P,\mathrm{s}} = 2P_0S_{\mathrm{s}}\vec{e}_z ;
  • l'action mécanique exercée par les parois intérieures du flyboard sur le fluide, qui vaut par la troisième loi de Newton : \vec{F}_{\mathrm{parois}\to\mathrm{eau}} = -F\vec{e}_z.

D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à \Sigma dans le référentiel d'étude galiléen :

\frac{\mathrm{d}\vec{P}}{\mathrm{d}t} = \sum \vec{F}_{\mathrm{ext}} = \left( P_{\mathrm{e}}S_{\mathrm{e}} + 2P_0S_{\mathrm{s}} - M_{\mathrm{eau}}g - F \right) \vec{e}_z

En projetant sur \vec{e}_z :

-\mu D_{\mathrm{v}}(v_{\mathrm{e}} + v_{\mathrm{s}}) = P_{\mathrm{e}}S_{\mathrm{e}} + 2P_0S_{\mathrm{s}} - M_{\mathrm{eau}}g - F

soit :

F = P_{\mathrm{e}}S_{\mathrm{e}} + 2P_0S_{\mathrm{s}} - M_{\mathrm{eau}}g + \mu D_{\mathrm{v}}(v_{\mathrm{e}} + v_{\mathrm{s}})

En utilisant les relations établies à la question Q4, v_{\mathrm{e}} = \frac{D_{\mathrm{v}}}{S_{\mathrm{e}}} et v_{\mathrm{s}} = \frac{D_{\mathrm{v}}}{2S_{\mathrm{s}}} :

\mu D_{\mathrm{v}}(v_{\mathrm{e}} + v_{\mathrm{s}}) = \mu D_{\mathrm{v}}^2 \left(\frac{1}{S_{\mathrm{e}}} + \frac{1}{2S_{\mathrm{s}}}\right)

On identifie bien la forme recherchée :

\boxed{F = P_{\mathrm{e}} S_{\mathrm{e}} + 2 P_0 S_{\mathrm{s}} - M_{\mathrm{eau}} g + \mu D_{\mathrm{v}}^2 \alpha}

avec :

\boxed{\alpha = \frac{1}{S_{\mathrm{e}}} + \frac{1}{2S_{\mathrm{s}}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La prise en compte des deux sorties et la projection de la vitesse entraînent de fréquentes erreurs de signe ou de facteur 2.

« Les candidats ont rencontré des obstacles pour passer du bilan de quantité de mouvement à l'expression demandée, principalement en raison des difficultés liées à la présence de deux sorties du système »

« Il s’en suit souvent une erreur d’un coefficient 2 et /ou une erreur de signe dans l’expression de α. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : théorème de bernoulli, écoulement parfait

Après avoir vérifié toutes les hypothèses nécessaires, appliquer le théorème de Bernoulli entre deux points à préciser afin d'exprimer en fonction de , , , , , et de .

Voir l'indice

Préciser les hypothèses du théorème de Bernoulli le long d'une ligne de courant reliant l'entrée à l'une des sorties débouchant à l'air libre.

Voir la stratégie
  1. Lister et vérifier explicitement les conditions d'application du théorème de Bernoulli pour l'écoulement d'un fluide.
  2. Définir précisément les deux points d'une même ligne de courant (entrée et sortie d'une tuyère) ainsi que les grandeurs associées (pression, vitesse, altitude).
  3. Écrire la relation de Bernoulli et exprimer les vitesses en fonction du débit volumique D_{\mathrm{v}} d'après la question Q4 pour isoler P_{\mathrm{e}}.
Voir la réponse courte

Application du théorème de Bernoulli le long d'une ligne de courant entre l'entrée sous pression P_{\mathrm{e}} et les sorties à l'air libre P_0.

Voir le corrigé complet

Pour appliquer le théorème de Bernoulli, les conditions suivantes doivent être satisfaites :

  • le fluide est supposé parfait (viscosité négligée) ;
  • le fluide est homogène et incompressible (\mu = \text{cte}) ;
  • l'écoulement s'effectue en régime stationnaire ;
  • la seule force volumique à distance est la pesanteur, qui dérive d'une énergie potentielle volumique e_{\mathrm{p,vol}} = \mu g z.

Ces conditions étant vérifiées, la quantité P + \frac{1}{2}\mu v^2 + \mu g z est constante le long d'une ligne de courant.

On applique ce théorème entre :

  • un point \mathrm{E} situé à l'entrée du tube central à la surface libre : z_{\mathrm{e}} = 0, P(\mathrm{E}) = P_{\mathrm{e}} et v(\mathrm{E}) = v_{\mathrm{e}} ;
  • un point \mathrm{S} situé à la section de sortie de l'une des deux tuyères : z_{\mathrm{s}} = H, v(\mathrm{S}) = v_{\mathrm{s}}, et la pression y vaut la pression atmosphérique extérieure P(\mathrm{S}) = P_0 par continuité de la pression à la traversée de la surface libre d'un jet libre dans l'air.

La relation de Bernoulli s'écrit :

P_{\mathrm{e}} + \frac{1}{2}\mu v_{\mathrm{e}}^2 + \mu g z_{\mathrm{e}} = P_0 + \frac{1}{2}\mu v_{\mathrm{s}}^2 + \mu g z_{\mathrm{s}}

Soit, avec z_{\mathrm{e}} = 0 et z_{\mathrm{s}} = H :

P_{\mathrm{e}} = P_0 + \mu g H + \frac{1}{2}\mu (v_{\mathrm{s}}^2 - v_{\mathrm{e}}^2)

D'après la question Q4, on a v_{\mathrm{e}} = \dfrac{D_{\mathrm{v}}}{S_{\mathrm{e}}} et v_{\mathrm{s}} = \dfrac{D_{\mathrm{v}}}{2S_{\mathrm{s}}}. On en déduit l'expression demandée :

\boxed{P_{\mathrm{e}} = P_0 + \mu g H + \frac{1}{2}\mu D_{\mathrm{v}}^2 \left(\frac{1}{4S_{\mathrm{s}}^2} - \frac{1}{S_{\mathrm{e}}^2}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Si les hypothèses de Bernoulli sont bien connues, l'expression finale en fonction du débit volumique pose souvent problème.

« Les hypothèses nécessaires à l'application du théorème de Bernoulli sont bien connues, mais l'expression finale en fonction du débit volumique est souvent erronée. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques ; Dynamique des fluides parfaits

Notions : bilan de quantité de mouvement, théorème de bernoulli

Déduire des trois questions précédentes que :

où est à expliciter en fonction de et de .

Voir l'indice

Injecter l'expression de la pression P_{\mathrm{e}} issue de la relation de Bernoulli dans le bilan de quantité de mouvement établi précédemment.

Voir la réponse courte

Substitution de la pression P_{\mathrm{e}} obtenue par Bernoulli dans le bilan de quantité de mouvement pour expliciter le facteur \beta.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q5, la projection sur \vec{e}_z de la force exercée par l'eau sur les parois intérieures du flyboard s'écrit :

F = P_{\mathrm{e}} S_{\mathrm{e}} + 2 P_0 S_{\mathrm{s}} - M_{\mathrm{eau}} g + \mu D_{\mathrm{v}}^2 \alpha \quad \text{avec} \quad \alpha = \frac{1}{S_{\mathrm{e}}} + \frac{1}{2S_{\mathrm{s}}}

En injectant l'expression de la pression d'entrée P_{\mathrm{e}} établie à la question Q6 :

P_{\mathrm{e}} = P_0 + \mu g H + \frac{1}{2}\mu D_{\mathrm{v}}^2 \left(\frac{1}{4S_{\mathrm{s}}^2} - \frac{1}{S_{\mathrm{e}}^2}\right)

on obtient :

\begin{aligned} F &= \left[ P_0 + \mu g H + \frac{1}{2}\mu D_{\mathrm{v}}^2 \left(\frac{1}{4S_{\mathrm{s}}^2} - \frac{1}{S_{\mathrm{e}}^2}\right) \right] S_{\mathrm{e}} + 2 P_0 S_{\mathrm{s}} - M_{\mathrm{eau}} g + \mu D_{\mathrm{v}}^2 \alpha \\ &= P_0 (2 S_{\mathrm{s}} + S_{\mathrm{e}}) - M_{\mathrm{eau}} g + \mu g H S_{\mathrm{e}} + \mu D_{\mathrm{v}}^2 \left[ \alpha + \frac{S_{\mathrm{e}}}{8S_{\mathrm{s}}^2} - \frac{1}{2S_{\mathrm{e}}} \right] \end{aligned}

En remplaçant \alpha par son expression :

\begin{aligned} \beta &= \left( \frac{1}{S_{\mathrm{e}}} + \frac{1}{2S_{\mathrm{s}}} \right) + \frac{S_{\mathrm{e}}}{8S_{\mathrm{s}}^2} - \frac{1}{2S_{\mathrm{e}}} \\ &= \frac{1}{2S_{\mathrm{e}}} + \frac{1}{2S_{\mathrm{s}}} + \frac{S_{\mathrm{e}}}{8S_{\mathrm{s}}^2} \\ &= \frac{4S_{\mathrm{s}}^2 + 4S_{\mathrm{e}}S_{\mathrm{s}} + S_{\mathrm{e}}^2}{8 S_{\mathrm{e}} S_{\mathrm{s}}^2} = \frac{(2S_{\mathrm{s}} + S_{\mathrm{e}})^2}{8 S_{\mathrm{e}} S_{\mathrm{s}}^2} \end{aligned}

On retrouve bien l'expression demandée avec :

\boxed{\beta = \frac{1}{2S_{\mathrm{e}}} + \frac{1}{2S_{\mathrm{s}}} + \frac{S_{\mathrm{e}}}{8S_{\mathrm{s}}^2} = \frac{(2S_{\mathrm{s}} + S_{\mathrm{e}})^2}{8 S_{\mathrm{e}} S_{\mathrm{s}}^2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question peu réussie en raison des erreurs accumulées lors des questions précédentes.

« Cette question a été peu réussie en raison des difficultés précédentes. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques

Notions : masse d'eau, poussée

Donner l'expression de en fonction de . En déduire une expression simplifiée de .

Voir l'indice

Calculer la masse de la colonne verticale d'eau cylindrique de hauteur H et constater la simplification avec le terme de pesanteur.

Voir la réponse courte

La masse de la colonne d'eau s'écrit M_{\mathrm{eau}} = \mu S_{\mathrm{e}} H, ce qui simplifie exactement le terme gravitaire dans l'expression de F.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la masse d'eau contenue dans les tuyaux de la plateforme est négligeable devant celle du tube d'alimentation de hauteur H et de section S_{\mathrm{e}} car H \gg h. La masse totale d'eau contenue dans le flyboard s'écrit donc simplement comme le produit de la masse volumique \mu par le volume du tube d'alimentation :

\boxed{M_{\mathrm{eau}} = \mu S_{\mathrm{e}} H}

D'après le résultat de la question Q7, la force F exercée par l'eau sur les parois intérieures du flyboard s'exprime selon :

F = P_0 (2S_{\mathrm{s}} + S_{\mathrm{e}}) - M_{\mathrm{eau}} g + \mu g H S_{\mathrm{e}} + \mu D_{\mathrm{v}}^2 \beta

En substituant l'expression de M_{\mathrm{eau}}, les deux termes de pesanteur se compensent exactement :

- M_{\mathrm{eau}} g + \mu g H S_{\mathrm{e}} = - \mu S_{\mathrm{e}} H g + \mu g H S_{\mathrm{e}} = 0

On obtient ainsi l'expression simplifiée de F :

\boxed{F = P_0 (2S_{\mathrm{s}} + S_{\mathrm{e}}) + \mu D_{\mathrm{v}}^2 \beta}

Résultat

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Question 9

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques

Notions : principe fondamental de la dynamique, équilibre

Appliquer le PFD, toujours en projection sur , au système candidat + flyboard à vide (sans l'eau qu'il contient) considéré comme étant à l'équilibre à l'altitude dans le référentiel terrestre supposé galiléen. Montrer que le débit volumique permettant cet équilibre s'écrit :

Voir l'indice

Faire le bilan des forces extérieures appliquées à l'ensemble solide à l'équilibre statique (poids, force de pression atmosphérique extérieure et action du fluide intérieur F).

Voir la stratégie
  1. Définir précisément le système fermé {candidat + flyboard à vide} de masse M à l'équilibre dans le référentiel d'étude.
  2. Recenser les actions mécaniques extérieures appliquées au système : le poids, l'action de l'eau sur les parois internes, et les forces de pression exercées par l'air atmosphérique extérieur à la pression P_0.
  3. Déterminer la résultante des forces de pression atmosphérique en utilisant la fermeture d'une surface fermée soumise à une pression uniforme, puis projeter la condition d'équilibre sur l'axe vertical \vec{e}_z.
Voir la réponse courte

À l'équilibre, le poids M g équilibre l'action mécanique nette de l'eau sur le flyboard, ce qui donne l'expression de D_{\mathrm{v,eq}}.

Voir le corrigé complet

On applique le principe fondamental de la dynamique (PFD) au système fermé {candidat + flyboard à vide} de masse M, dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

À l'équilibre à l'altitude H, l'accélération du système est nulle :

\sum \vec{F}_{\text{ext}} = \vec{0}

Le système est soumis aux actions extérieures suivantes :

  • Son poids :

    \vec{P} = -M g \vec{e}_z
  • La force de contact exercée par l'eau sur les parois intérieures, dont l'expression simplifiée a été établie à la question Q8 :

    \vec{F}_{\text{eau} \to \text{parois}} = F \vec{e}_z = \left[ P_0(2S_{\mathrm{s}} + S_{\mathrm{e}}) + \mu D_{\mathrm{v}}^2 \beta \right] \vec{e}_z
  • La résultante des forces de pression exercées par l'air atmosphérique uniforme à la pression P_0 sur l'ensemble de la surface extérieure du système, notée \mathcal{S}_{\text{ext}} :

    \vec{F}_{\text{atm}} = \iint_{\mathcal{S}_{\text{ext}}} -P_0 \vec{n}_{\text{ext}} \, \mathrm{d}S

Pour évaluer \vec{F}_{\text{atm}}, on remarque que la surface \mathcal{S}_{\text{ext}}, complétée par la section d'entrée S_{\mathrm{e}} et les deux sections de sortie 2S_{\mathrm{s}}, délimite un volume fermé. Les vecteurs normaux extérieurs à ce volume fermé au niveau des ouvertures sont tous orientés vers le bas, soit \vec{n}_{\text{ext}} = -\vec{e}_z (l'eau entrant par le bas et étant éjectée vers le bas).

Pour une pression uniforme P_0, l'intégrale sur toute surface fermée est nulle :

\iint_{\mathcal{S}_{\text{fermée}}} -P_0 \vec{n}_{\text{ext}} \, \mathrm{d}S = \vec{F}_{\text{atm}} + \iint_{S_{\mathrm{e}}} -P_0 (-\vec{e}_z) \, \mathrm{d}S + \iint_{2S_{\mathrm{s}}} -P_0 (-\vec{e}_z) \, \mathrm{d}S = \vec{0}

On en déduit :

\vec{F}_{\text{atm}} = - P_0 (S_{\mathrm{e}} + 2S_{\mathrm{s}}) \vec{e}_z

La projection du PFD sur l'axe vertical \vec{e}_z s'écrit alors :

F + F_{\text{atm}, z} - M g = 0

soit :

P_0(2S_{\mathrm{s}} + S_{\mathrm{e}}) + \mu D_{\mathrm{v,eq}}^2 \beta - P_0 (S_{\mathrm{e}} + 2S_{\mathrm{s}}) - M g = 0

Les termes de pression atmosphérique P_0 se compensent exactement, ce qui conduit à :

\mu D_{\mathrm{v,eq}}^2 \beta = M g

Comme \beta > 0 et D_{\mathrm{v,eq}} > 0, on obtient bien :

\boxed{D_{\mathrm{v,eq}} = \sqrt{\frac{M g}{\mu \beta}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas oublier la prise en compte des forces de pression s'exerçant sur le système.

« Beaucoup d'erreurs ont été commises à cette question, les élèves ayant omis de prendre en compte les forces de pression sur le système. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : vitesse débitante, débit volumique

L'application numérique donne . En déduire les valeurs numériques de et de à près, avec et .

Voir l'indice

Utiliser les relations entre débit volumique et vitesse débitante aux différentes sections en prenant garde aux deux tuyères de sortie.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les vitesses v_{\mathrm{e}} et v_{\mathrm{s}} à partir des relations liant le débit volumique aux sections d'entrée et de sortie établies à la question Q4.
  2. Convertir les sections en unités du Système International (\text{m}^2) et effectuer les applications numériques avec la précision demandée.
Voir la réponse courte

Calcul immédiat des vitesses par inversion des formules de débit : v_{\mathrm{e}} = D_{\mathrm{v}}/S_{\mathrm{e}} et v_{\mathrm{s}} = D_{\mathrm{v}}/(2S_{\mathrm{s}}).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q4, la conservation du débit volumique s'écrit :

D_{\mathrm{v}} = S_{\mathrm{e}} v_{\mathrm{e}} = 2 S_{\mathrm{s}} v_{\mathrm{s}}

On en déduit immédiatement les expressions littérales des vitesses :

v_{\mathrm{e}} = \frac{D_{\mathrm{v,eq}}}{S_{\mathrm{e}}} \quad \text{et} \quad v_{\mathrm{s}} = \frac{D_{\mathrm{v,eq}}}{2S_{\mathrm{s}}}

Applications numériques : Avec D_{\mathrm{v,eq}} = 6,0 \cdot 10^{-2}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}, S_{\mathrm{e}} = 80\text{ cm}^2 = 8,0 \cdot 10^{-3}\text{ m}^2 et S_{\mathrm{s}} = 25\text{ cm}^2 = 2,5 \cdot 10^{-3}\text{ m}^2 :

\begin{aligned} v_{\mathrm{e}} &= \frac{6,0 \cdot 10^{-2}}{8,0 \cdot 10^{-3}} = \frac{60}{8} = 7,5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \\ v_{\mathrm{s}} &= \frac{6,0 \cdot 10^{-2}}{2 \times 2,5 \cdot 10^{-3}} = \frac{60}{5} = 12,0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{v_{\mathrm{e}} = 7,5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}} \quad \text{et} \quad \boxed{v_{\mathrm{s}} = 12,0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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I.3.1 · Non prise en compte des pertes de charge dans le tuyau d’alimentation

Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : ordre de grandeur, pression

En prenant , , et en reprenant les valeurs de la Q10 pour et , déterminer par un calcul d'ordre de grandeur, la bonne valeur numérique pour parmi :

Voir l'indice

Calculer numériquement les différents termes de Bernoulli (dénivelée et différence d'énergie cinétique) pour encadrer l'ordre de grandeur de la surpression.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de la surpression \Delta P = P_{\mathrm{e}} - P_0 établie à la question Q6 par le théorème de Bernoulli.
  2. Exprimer commodément le terme cinétique à l'aide des vitesses v_{\mathrm{e}} et v_{\mathrm{s}} déterminées à la question Q10.
  3. Calculer l'ordre de grandeur de chaque contribution (terme de pesanteur et terme cinétique) en pascals puis en bars, afin de sélectionner la valeur correcte.
Voir la réponse courte

Évaluation numérique des termes cinétique et gravitaire de la formule de Bernoulli pour identifier l'ordre de grandeur \Delta P \approx 0,9\text{ bar}.

Voir le corrigé complet

D'après l'application du théorème de Bernoulli à la question Q6, la surpression \Delta P = P_{\mathrm{e}} - P_0 s'écrit :

\Delta P = \mu g H + \frac{1}{2}\mu D_{\mathrm{v}}^2 \left(\frac{1}{4S_{\mathrm{s}}^2} - \frac{1}{S_{\mathrm{e}}^2}\right)

En introduisant les vitesses v_{\mathrm{s}} = \dfrac{D_{\mathrm{v}}}{2S_{\mathrm{s}}} et v_{\mathrm{e}} = \dfrac{D_{\mathrm{v}}}{S_{\mathrm{e}}}, cette relation devient :

\Delta P = \mu g H + \frac{1}{2}\mu\left(v_{\mathrm{s}}^2 - v_{\mathrm{e}}^2\right)

Évaluons séparément les deux contributions :

  • Contribution de la hauteur de colonne d'eau (pesanteur) :

    \begin{aligned} \Delta P_{\mathrm{pes}} &= \mu g H \\ \Delta P_{\mathrm{pes}} &= 1,0 \cdot 10^3 \times 10 \times 5,0 = 5,0 \cdot 10^4\text{ Pa} = 0,50\text{ bar} \end{aligned}
  • Contribution cinétique : avec v_{\mathrm{s}} = 12,0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et v_{\mathrm{e}} = 7,5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (d'après la question Q10) :

    \begin{aligned} v_{\mathrm{s}}^2 - v_{\mathrm{e}}^2 &= 12,0^2 - 7,5^2 = 144 - 56,25 = 87,75\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2} \approx 90\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2} \\ \Delta P_{\mathrm{cin}} &= \frac{1}{2} \times 1,0 \cdot 10^3 \times 87,75 \approx 4,4 \cdot 10^4\text{ Pa} = 0,44\text{ bar} \end{aligned}

On en déduit la surpression totale :

\Delta P = 0,50 + 0,44 = 0,94\text{ bar} \approx 0,9\text{ bar}

Parmi les trois valeurs proposées, la bonne valeur numérique est donc :

\boxed{\Delta P = 0,9\text{ bar}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question sélective ayant recueilli assez peu de réponses correctes pour ce calcul d'ordre de grandeur.

« Assez peu de bonnes réponses ont été obtenues pour ce calcul d'ordre de grandeurs. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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I.3.2 · Prise en compte des pertes de charge dans le tuyau d’alimentation

Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : analyse dimensionnelle, perte de charge

Par analyse dimensionnelle, établir les valeurs numériques de et de .

Voir l'indice

Écrire la dimension d'une pression [\Delta P_{\mathrm{c}}] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-1}\cdot\mathrm{T}^{-2} et égaliser les exposants des dimensions fondamentales de chaque terme de l'expression.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dimension de chaque grandeur intervenant dans la relation donnant la perte de charge \Delta P_{\mathrm{c}} dans le système international (\mathrm{M}, \mathrm{L}, \mathrm{T}).
  2. Identifier les exposants de la masse, de la longueur et du temps de part et d'autre de l'égalité afin de déterminer a et b.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle reliant la perte de charge volumique aux paramètres du fluide et de l'écoulement pour trouver a et b.

Voir le corrigé complet

La perte de charge \Delta P_{\mathrm{c}} a la dimension d'une pression :

[\Delta P_{\mathrm{c}}] = \frac{[\text{Force}]}{[\text{Surface}]} = \frac{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{L}^2} = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-1}\cdot\mathrm{T}^{-2}

Examinons les dimensions des grandeurs intervenant dans l'expression proposée :

  • [\mu] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-3} (masse volumique) ;
  • [v_{\mathrm{e}}] = \mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-1} (vitesse) ;
  • [\ell] = \mathrm{L} (longueur du tuyau) ;
  • [\varepsilon] = \mathrm{L} (rugosité absolue) ;
  • [d] = \mathrm{L} (diamètre du tuyau) ;
  • [K] = 1 (K étant un coefficient adimensionné).

Le terme de droite s'écrit dimensionnellement :

\begin{aligned} \left[\frac{\mu v_{\mathrm{e}}^a \ell \varepsilon^b}{K d^2}\right] &= \frac{[\mu] \, [v_{\mathrm{e}}]^a \, [\ell] \, [\varepsilon]^b}{[d]^2} \\ &= (\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-3}) \cdot (\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-1})^a \cdot \mathrm{L} \cdot \mathrm{L}^b \cdot \mathrm{L}^{-2} \\ &= \mathrm{M} \cdot \mathrm{L}^{a + b - 4} \cdot \mathrm{T}^{-a} \end{aligned}

Par identification des exposants avec [\Delta P_{\mathrm{c}}] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-1}\cdot\mathrm{T}^{-2} :

  • sur la dimension de temps \mathrm{T} :

    -a = -2 \implies a = 2
  • sur la dimension de longueur \mathrm{L} :

    a + b - 4 = -1 \implies 2 + b - 4 = -1 \implies b = 1

La dimension de la masse \mathrm{M} est quant à elle automatiquement vérifiée (1 = 1).

On en déduit :

\boxed{a = 2 \quad \text{et} \quad b = 1}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'analyse dimensionnelle doit être maîtrisée pour réussir cette question simple sans commettre d'erreur.

« L'analyse dimensionnelle n'est pas toujours maîtrisée par les candidats, entraînant trop de mauvaises réponses à cette question simple. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Bilans macroscopiques

Notions : puissance hydraulique, rendement

En admettant que la puissance fournie par la pompe est égale à la puissance des forces de pressions, exprimer en fonction de la rehausse de pression totale qu'elle procure . On admet que l'application numérique donne .

Commenter la faiblesse de la valeur obtenue sachant que la gamme de puissance recommandée pour le jetski pilotant le flyboard est de .

Voir l'indice

Exprimer la puissance hydraulique sous la forme du produit du débit volumique par la variation totale de pression imposée par la pompe.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le travail transvasement ou la puissance des forces de pression reçue par le fluide en écoulement stationnaire incompressible à travers la pompe : \mathcal{P} = \Delta P_{\text{pompe}} \, D_{\mathrm{v}}.
  2. Identifier la surpression totale créée par la pompe entre la surface libre de l'eau (P_0) et l'injection à l'entrée du tuyau (P_{\mathrm{e}} + \Delta P_{\mathrm{c}}).
  3. Expliquer l'écart entre la puissance utile minimale calculée en régime stationnaire et la puissance nominale du jetski en identifiant les pertes négligées et les contraintes de fonctionnement réel.
Voir la réponse courte

P_{\mathrm{pompe}} = \Delta P_{\mathrm{tot}} D_{\mathrm{v}} ; l'écart s'explique par les pertes mécaniques et de charge du jet-ski ainsi que le rendement de la turbine.

Voir le corrigé complet

Pour un fluide incompressible s'écoulant avec un débit volumique D_{\mathrm{v}}, la puissance des forces de pression reçue par le fluide lors de sa traversée de la pompe s'écrit :

\mathcal{P}_{\text{pressions}} = (P_{\text{sortie}} - P_{\text{entrée}})\, D_{\mathrm{v}}

La pompe aspire l'eau à la pression atmosphérique P_{\text{entrée}} = P_0 et la refoule à la base du tuyau d'alimentation à la pression P_{\text{sortie}} = P_{\mathrm{e}} + \Delta P_{\mathrm{c}}. La rehausse totale de pression procurée par la pompe est donc :

\Delta P_{\text{pompe}} = P_{\mathrm{e}} + \Delta P_{\mathrm{c}} - P_0

En identifiant la puissance fournie par la pompe à la puissance des forces de pression, on obtient :

\boxed{P_{\mathrm{pompe}} = (P_{\mathrm{e}} + \Delta P_{\mathrm{c}} - P_0) \, D_{\mathrm{v}}}

Commentaire sur la faiblesse de la puissance obtenue :

La valeur de 12\text{ kW} ne représente que la puissance hydraulique utile minimale nécessaire pour maintenir le flyboard en équilibre stationnaire à H = 5\text{ m}. L'écart très important avec la gamme recommandée (75\text{ kW} à 125\text{ kW}, soit un facteur 6 à 10) s'explique par plusieurs facteurs physiques :

  • Le rendement global du groupe moto-pompe : la turbine (hydrojet) et le moteur thermique du jetski présentent un rendement mécanique et hydraulique bien inférieur à 1 (typiquement \eta \approx 0{,}6 pour la pompe et 0{,}35 pour le moteur), ce qui augmente considérablement la puissance moteur requise.
  • Les pertes de charge négligées : l'aspiration à la grille du jetski, les singularités (coudes, changements de section, bifurcations dans la plateforme vers les deux tuyères) engendrent des pertes de charge singulières non comptabilisées ici.
  • Le besoin d'une réserve de puissance dynamique : la puissance calculée correspond à une sustentation purement statique. Pour décoller, accélérer, compenser les mouvements du pilote, s'élever plus haut ou exécuter des figures acrobatiques, une réserve de puissance importante est impérative.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas puissance et pression, et retenez que la puissance d'équilibre calculée n'autorise pas d'accélérations transitoires.

« Il est important de noter que la puissance et la pression, bien que toutes deux notées par la lettre P, n'ont pas les mêmes unités et ne sont donc pas équivalentes. »

« les candidats n’ont pas souvent pensé que la puissance calculée correspond à une situation d'équilibre, ne permettant donc pas d'accélérations en régime transitoire. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Partie II : Milieu marin

II.1 · Structure cristallographique du chlorure de sodium

Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : population de maille, réseau cfc

Combien y a-t-il d'ions sodium par maille ?

Voir l'indice

Dénombrer les sommets et les centres des faces du cube en appliquant les facteurs de multiplicité volumique appropriés.

Voir la réponse courte

Dans le réseau CFC des ions sodium : 8 \times (1/8) + 6 \times (1/2) = 4 ions \mathrm{Na}^+ en propre par maille.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, les cations \mathrm{Na^+} forment un réseau cubique à faces centrées (cfc). Dans une maille conventionnelle, ils occupent :

  • les 8 sommets du cube, chacun étant partagé par 8 mailles adjacentes, soit une contribution de 8 \times \dfrac{1}{8} = 1 ion ;
  • les centres des 6 faces du cube, chacun étant partagé par 2 mailles adjacentes, soit une contribution de 6 \times \dfrac{1}{2} = 3 ions.

Le nombre d'ions sodium propres à chaque maille (ou multiplicité de la maille pour le sous-réseau des cations) vaut donc :

N(\mathrm{Na^+}) = 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 4
\boxed{N(\mathrm{Na^+}) = 4}

Résultat

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : site octaédrique, structure type nacl

Préciser la position des centres des sites octaédriques. Combien y en a-t-il par maille ? Sont-ils tous occupés par les atomes de chlore ?

Voir l'indice

Localiser les sites octaédriques (milieux des arêtes et centre du cube) et comparer leur nombre total par maille à la stoechiométrie du solide.

Voir la réponse courte

Les sites octaédriques occupent les 12 milieux d'arêtes et le centre du cube (soit 4 sites par maille), tous occupés par \mathrm{Cl}^-.

Voir le corrigé complet

Dans un réseau cubique à faces centrées (cfc) formé par les cations \mathrm{Na}^+, les centres des sites octaédriques sont situés :

  • au centre du cube ;
  • au milieu de chacune des 12 arêtes du cube.

Calculons le nombre de sites octaédriques appartenant en propre à la maille (multiplicité) :

  • le site situé au centre du cube est entièrement interne à la maille, sa contribution est de 1 ;
  • les sites situés au milieu des arêtes sont partagés entre 4 mailles adjacentes, leur contribution est de 12 \times \frac{1}{4} = 3.

Le nombre total de sites octaédriques par maille est donc :

\boxed{N_{\mathrm{octa}} = 1 \times 1 + 12 \times \frac{1}{4} = 4}

D'après la question Q14, la maille contient N(\mathrm{Na^+}) = 4 cations sodium. La formule chimique du cristal étant \mathrm{NaCl} (stœchiométrie 1:1), la neutralité et la composition macroscopique imposent la présence de 4 ions chlorure \mathrm{Cl}^- par maille.

Puisque le nombre d'ions chlorure par maille est égal au nombre de sites octaédriques disponibles (4 pour 4), tous les sites octaédriques sont occupés.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Évitez de confondre sites tétraédriques et octaédriques pour ne pas fausser la condition de tangence suivante.

« Les erreurs à cette question sont généralement dues à une confusion entre les sites tétraédriques et octaédriques, entraînant des erreurs ultérieures sur la condition de tangence. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : condition de contact, structure type nacl

Préciser si les ions sont tangents entre eux et si oui, préciser suivant quel alignement. Préciser si les ions et sont tangents entre eux et si oui, préciser suivant quel alignement.

Voir l'indice

Comparer le paramètre de maille a aux distances de contact hypothétiques 2R et a\sqrt{2} pour tester la tangence des ions de même signe ou de signes opposés.

Voir la stratégie
  1. Pour tester la tangence de deux sphères de rayons r_1 et r_2, on compare la distance d entre leurs centres à la somme de leurs rayons r_1 + r_2. Il y a contact si d = r_1 + r_2.
  2. Les plus proches voisins entre cations \mathrm{Na}^+ du réseau cfc se situent le long des diagonales des faces du cube.
  3. Les ions \mathrm{Na}^+ et \mathrm{Cl}^- les plus proches sont situés le long des arêtes du cube (un sommet et le milieu de l'arête).
Voir la réponse courte

Pas de contact cation-cation ; contact anion-cation le long des arêtes de la maille cubique, vérifiant a = 2(r + R).

Voir le corrigé complet

1. Tangence des ions \mathrm{Na}^+ entre eux :

Dans un réseau cubique à faces centrées (cfc), les ions \mathrm{Na}^+ les plus proches sont situés aux sommets et au centre des faces. La distance minimale séparant deux cations \mathrm{Na}^+ correspond à une demi-diagonale de face :

d(\mathrm{Na}^+ - \mathrm{Na}^+) = \frac{a\sqrt{2}}{2} = \frac{786}{2} = 393\text{ pm}

Or, la somme des rayons de deux cations vaut :

2r = 2 \times 97\text{ pm} = 194\text{ pm}

Comme 2r < d(\mathrm{Na}^+ - \mathrm{Na}^+) :

\boxed{\text{Les ions }\mathrm{Na}^+\text{ ne sont pas tangents entre eux.}}

2. Tangence entre les ions \mathrm{Na}^+ et \mathrm{Cl}^- :

Les anions \mathrm{Cl}^- occupent le milieu des arêtes et le centre de la maille. La plus courte distance séparant un cation \mathrm{Na}^+ (situé à un sommet) et un anion \mathrm{Cl}^- (situé au milieu d'une arête adjacente) est égale à une demi-arête du cube :

d(\mathrm{Na}^+ - \mathrm{Cl}^-) = \frac{a}{2} = \frac{556}{2} = 278\text{ pm}

D'autre part, la somme des rayons cationique et anionique vaut :

r + R = 97 + 181 = 278\text{ pm}

On constate que d(\mathrm{Na}^+ - \mathrm{Cl}^-) = r + R = \frac{a}{2}. Par conséquent :

\boxed{\text{Les ions }\mathrm{Na}^+\text{ et }\mathrm{Cl}^-\text{ sont en contact de tangence le long des arêtes du cube.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il était attendu d'utiliser les données numériques de l'énoncé pour appuyer sa justification.

« Les correcteurs attendaient que les candidats utilisent les valeurs numériques fournies dans l'énoncé comme support de justification. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : compacité

Exprimer, en fonction de et de , la compacité du cristal de .

Voir l'indice

Calculer le rapport entre le volume propre occupé par les sphères anioniques et cationiques de la maille et le volume total a^3 exprimé en fonction des rayons.

Voir la réponse courte

Rapport du volume propre des 4 paires d'ions au volume de la maille a^3 = 8(r+R)^3, soit C = \frac{2\pi(r^3+R^3)}{3(r+R)^3}.

Voir le corrigé complet

La compacité C d'un cristal est le rapport du volume occupé par les sphères dures modélisant les ions présents dans une maille au volume de cette maille :

C = \frac{V_{\text{occupé}}}{V_{\text{maille}}}

D'après les questions Q14 et Q15, une maille élémentaire contient N(\mathrm{Na^+}) = 4 cations et N(\mathrm{Cl^-}) = 4 anions. Le volume occupé par ces ions s'écrit donc :

V_{\text{occupé}} = 4 \times \left(\frac{4}{3}\pi r^3\right) + 4 \times \left(\frac{4}{3}\pi R^3\right) = \frac{16}{3}\pi \left(r^3 + R^3\right)

Le volume de la maille cubique de paramètre a est V_{\text{maille}} = a^3. Or, d'après la condition de tangence cation-anion le long des arêtes établie à la question Q16, on a a = 2(r + R), d'où :

V_{\text{maille}} = [2(r + R)]^3 = 8(r + R)^3

On en déduit l'expression de la compacité :

C = \frac{\frac{16}{3}\pi \left(r^3 + R^3\right)}{8(r + R)^3}
\boxed{C = \frac{2\pi}{3}\,\frac{r^3 + R^3}{(r + R)^3}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Maîtrisez bien le sens physique de chaque volume et ne confondez pas volume de la maille et volume occupé.

« mais le sens physique du volume "V" dans ces formules est parfois mal maîtrisé. On rencontre des confusions entre volume de la maille et volume occupé par les atomes »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : masse volumique

Exprimer la masse volumique du chlorure de sodium en fonction de et de ainsi que des masses molaires et . Indiquer ensuite la valeur numérique correcte parmi les valeurs suivantes :

Voir l'indice

Exprimer la masse volumique à partir de la masse des 4 motifs formulaires par maille rapportée au volume de celle-ci, puis effectuer une analyse d'ordre de grandeur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse contenue dans une maille élémentaire en utilisant le nombre d'unités de formule \mathrm{NaCl} par maille et le nombre d'Avogadro N_{\mathrm{A}}.
  2. Exprimer le volume de la maille cubique à l'aide de la relation de tangence a = 2(r+R) issue de la question Q16.
  3. En déduire l'expression littérale de \rho_{\mathrm{NaCl}}, puis sélectionner la valeur numérique proposée à l'aide d'un ordre de grandeur physique ou d'un calcul approché.
Voir la réponse courte

Expression \rho = \frac{4(M_{\mathrm{Na}}+M_{\mathrm{Cl}})}{N_{\mathrm{A}} a^3}, conduisant à la valeur numérique attendue de 2,16\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q14 et Q15, la maille élémentaire contient 4 cations \mathrm{Na}^+ et 4 anions \mathrm{Cl}^-, soit Z = 4 unités formulaires de \mathrm{NaCl}. La masse de la maille est donc :

m_{\mathrm{maille}} = \frac{4\left(M(\mathrm{Na}) + M(\mathrm{Cl})\right)}{N_{\mathrm{A}}}

Le volume de la maille cubique de paramètre a s'écrit, en exploitant la condition de tangence le long des arêtes a = 2(r+R) établie à la question Q16 :

V_{\mathrm{maille}} = a^3 = \left[2(r + R)\right]^3 = 8(r + R)^3

On en déduit la masse volumique du cristal :

\begin{aligned} \rho_{\mathrm{NaCl}} &= \frac{m_{\mathrm{maille}}}{V_{\mathrm{maille}}} = \frac{4\left(M(\mathrm{Na}) + M(\mathrm{Cl})\right)}{8 N_{\mathrm{A}} (r + R)^3} \end{aligned}
\boxed{\rho_{\mathrm{NaCl}} = \frac{M(\mathrm{Na}) + M(\mathrm{Cl})}{2 N_{\mathrm{A}} (r + R)^3}}

Pour identifier la valeur numérique correcte parmi les propositions :

  • 21,6\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} est l'ordre de grandeur de la masse volumique d'une mousse de polymère ;
  • 216\text{ g}\cdot\text{dm}^{-3} = 216\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} est inférieur à la masse volumique de l'eau (1\,000\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}), ce qui ferait flotter le sel gemme ;
  • 2,16\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3} = 2,16\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} est une valeur cohérente pour un solide minéral dense qui coule dans l'eau.

Le calcul direct avec M = 58,5\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} et a = 5,56\cdot 10^{-8}\text{ cm} confirme :

\rho_{\mathrm{NaCl}} = \frac{4 \times 58,5}{6,02\cdot 10^{23} \times (5,56\cdot 10^{-8})^3} \approx 2,16\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}

La valeur correcte est donc :

\boxed{\rho_{\mathrm{NaCl}} = 2,16\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas confondre le volume de la maille et le volume occupé par les atomes lors du calcul de la masse volumique.

« On rencontre des confusions entre volume de la maille et volume occupé par les atomes pour la détermination de la masse volumique. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

Question déjà tombée ailleurs

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II.2 · Enthalpie de dissolution du chlorure de sodium dans l’eau

Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : calorimétrie, premier principe

Exprimer la capacité thermique du calorimètre équipé de ses accessoires (thermomètre + barreau aimanté) en fonction de , , , , et de .

Voir l'indice

Écrire l'annulation de la variation d'enthalpie globale du calorimètre et des masses d'eau lors de l'expérience de thermalisation.

Voir la stratégie
  1. Choisir pour système fermé l'ensemble {calorimètre, accessoires, masse m_1 d'eau, masse m_2 d'eau}.
  2. La transformation étant monobare à la pression atmosphérique et adiabatique (enceinte calorifugée), appliquer le premier principe sous la forme \Delta H = 0.
  3. Exprimer les variations d'enthalpie des trois sous-systèmes en fonction des températures initiales et finale, puis en déduire C.
Voir la réponse courte

Bilan enthalpique adiabatique et isobare du calorimètre avec les deux masses d'eau pour isoler la capacité thermique C.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué du calorimètre (avec le thermomètre et le barreau aimanté) et des deux masses d'eau m_1 et m_2.

L'enceinte est calorifugée (transformation adiabatique, Q = 0) et ouverte à la pression atmosphérique constante P_0 (transformation monobare). Le premier principe de la thermodynamique s'écrit alors :

\Delta H = Q_p = 0

Par additivité de l'enthalpie pour les phases condensées incompressibles et indilatables, la variation d'enthalpie totale est la somme des variations d'enthalpie de chacun des constituants :

\begin{aligned} \Delta H_{\text{cal}} &= C (T_3 - T_1) \\ \Delta H_{\text{eau}, 1} &= m_1 c_{\mathrm{e}} (T_3 - T_1) \\ \Delta H_{\text{eau}, 2} &= m_2 c_{\mathrm{e}} (T_3 - T_2) \end{aligned}

Le bilan enthalpique s'écrit donc :

C (T_3 - T_1) + m_1 c_{\mathrm{e}} (T_3 - T_1) + m_2 c_{\mathrm{e}} (T_3 - T_2) = 0

En isolant la capacité thermique C du calorimètre et de ses accessoires, on obtient :

C (T_3 - T_1) = m_2 c_{\mathrm{e}} (T_2 - T_3) - m_1 c_{\mathrm{e}} (T_3 - T_1)

soit :

\boxed{C = c_{\mathrm{e}} \left( m_2 \frac{T_2 - T_3}{T_3 - T_1} - m_1 \right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Définissez rigoureusement le système ainsi que ses états initial et final pour éviter les erreurs de signe ou de grandeurs.

« Les candidats rencontrent des difficultés à écrire correctement la variation d'enthalpie du système sans commettre d'erreurs de signe, de masse ou de température. »

« Les correcteurs conseillent aux candidats de bien définir le système, son état initial et son état final. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : enthalpie de dissolution, calorimétrie

Exprimer l'enthalpie massique de dissolution de dans l'eau, notée , en fonction de , , , et de .

Voir l'indice

Appliquer le premier principe à pression constante pour la dissolution de la masse de sel en tenant compte de la capacité thermique totale du système.

Voir la stratégie
  1. Choisir pour système fermé l'ensemble {eau (m_3) + \mathrm{NaCl} (m_4) + calorimètre et ses accessoires}.
  2. Appliquer le premier principe de la thermodynamique à pression constante et sous enveloppe adiabatique (\Delta H = Q_P = 0).
  3. Décomposer la transformation en un chemin fictif : dissolution isotherme de la masse m_4 de soluté à T_1, puis variation de température de l'ensemble final de T_1 à T_1 + \Delta T.
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie à pression constante \Delta H = 0 = m_4 \Delta_{\mathrm{diss}} h + (C + m_3 c_{\mathrm{e}})\Delta T, d'où l'expression de \Delta_{\mathrm{diss}} h.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué par le calorimètre équipé de ses accessoires, la masse m_3 d'eau liquide et la masse m_4 de chlorure de sodium.

La transformation est monobare (à la pression atmosphérique) et s'effectue dans un calorimètre athermane, sans travail utile. D'après le premier principe de la thermodynamique :

\Delta H = Q_P = 0

L'enthalpie étant une fonction d'état, on décompose la transformation en deux étapes fictives :

  • Étape 1 : dissolution isotherme à la température T_1 de la masse m_4 de \mathrm{NaCl} dans la masse m_3 d'eau. La variation d'enthalpie associée s'écrit :

    \Delta H_1 = m_4 \Delta_{\mathrm{diss}} h
  • Étape 2 : variation de température du calorimètre et de la solution obtenue, de la température T_1 à la température finale T_1 + \Delta T. Selon l'énoncé, la capacité thermique de la solution est assimilée à celle de l'eau pure qu'elle contient, soit m_3 c_{\mathrm{e}}. La capacité thermique de l'ensemble calorimètre + solution est donc :

    C_{\mathrm{tot}} = C + m_3 c_{\mathrm{e}}

    La variation d'enthalpie s'écrit alors :

    \Delta H_2 = (C + m_3 c_{\mathrm{e}}) \Delta T

Le bilan enthalpique global s'écrit :

\Delta H = \Delta H_1 + \Delta H_2 = m_4 \Delta_{\mathrm{diss}} h + (C + m_3 c_{\mathrm{e}}) \Delta T = 0

On en déduit l'expression de l'enthalpie massique de dissolution :

\boxed{\Delta_{\mathrm{diss}} h = - \frac{(C + m_3 c_{\mathrm{e}}) \Delta T}{m_4}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Lisez attentivement l'énoncé pour ne pas inclure à tort la masse de sel dans la capacité thermique de la solution.

« Les candidats rencontrent des difficultés à écrire correctement la variation d'enthalpie du système sans commettre d'erreurs de signe, de masse ou de température. »

« Dans Q20 beaucoup de candidats prennent en compte la masse m4 de sel dans l’expression de la capacité thermique de la solution. Il convient de bien lire l’énoncé. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de van 't hoff, solubilité

Quel est l'effet d'une augmentation de température, à pression constante, sur la solubilité du chlorure de sodium dans l'eau pure ? Justifier.

Voir l'indice

Utiliser le signe de l'enthalpie de dissolution déterminé à la question précédente et invoquer la loi de Van 't Hoff ou le principe de Le Chatelier.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le caractère thermique de la réaction de dissolution à partir des résultats expérimentaux de la question Q20.
  2. Appliquer la loi de Van 't Hoff à la constante d'équilibre de solubilité K^\circ(T) (ou le principe de modération de Le Chatelier).
  3. Relier la constante d'équilibre K^\circ à la solubilité s pour conclure sur l'effet d'une augmentation de température.
Voir la réponse courte

La dissolution étant endothermique (\Delta_{\mathrm{diss}} H^\circ > 0), la relation de Van 't Hoff impose une augmentation de la solubilité avec T.

Voir le corrigé complet

L'équation de dissolution du chlorure de sodium solide dans l'eau s'écrit :

\mathrm{NaCl}_{(\mathrm{s})} = \mathrm{Na}^+_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{Cl}^-_{(\mathrm{aq})}

La dissolution dans le calorimètre s'accompagne d'une baisse de température (\Delta T = -1,5\text{ }^\circ\text{C} < 0), ce qui montre que cette transformation est endothermique :

\Delta_{\mathrm{diss}} H^\circ > 0 \quad (\text{soit } \Delta_{\mathrm{diss}} h > 0)

L'évolution de la constante d'équilibre K^\circ(T) avec la température est régie par la loi de Van 't Hoff à pression constante :

\frac{\mathrm{d} \ln K^\circ}{\mathrm{d} T} = \frac{\Delta_{\mathrm{diss}} H^\circ}{R T^2}

Puisque \Delta_{\mathrm{diss}} H^\circ > 0, on a :

\frac{\mathrm{d} \ln K^\circ}{\mathrm{d} T} > 0

La constante d'équilibre K^\circ(T) est donc une fonction strictement croissante de la température.

Dans l'eau pure, pour une solution saturée de \mathrm{NaCl} de solubilité molaire s, on a :

K^\circ = \left( \frac{[\mathrm{Na}^+]}{c^\circ} \right) \left( \frac{[\mathrm{Cl}^-]}{c^\circ} \right) = \left(\frac{s}{c^\circ}\right)^2 \implies s = c^\circ \sqrt{K^\circ}

La solubilité s varie dans le même sens que K^\circ.

\boxed{\text{Une augmentation de température à pression constante augmente la solubilité du chlorure de sodium dans l'eau pure.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à faire appel à la loi de Van't Hoff et veillez impérativement à justifier votre résultat.

« Peu de candidats ont pensé à la loi de Van't Hoff. Beaucoup n’ont pas justifié leurs résultats, ce qui n’est pas acceptable. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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II.3 · Phénomène de corrosion

Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion

Notions : conduction ionique, corrosion

Quels sont les porteurs de charge qui assurent le rebouclage du courant électrique dans la goutte ? Pourquoi le phénomène de corrosion est-il plus prononcé en milieu marin que dans les terres ?

Voir l'indice

Identifier les espèces chargées mobiles dans l'eau salée et expliquer l'effet de la salinité sur la conductivité ionique du milieu.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la conduction électrique dans l'électrolyte constitué par la goutte d'eau, par opposition à la conduction électronique dans le métal.
  2. Relier la vitesse de corrosion à la résistance électrique de l'électrolyte, elle-même dépendante de la concentration en ions dissous (milieu marin salé versus eau douce des terres).
Voir la réponse courte

Les ions assurent le courant dans l'électrolyte ; la salinité élevée augmente la conductivité ionique, ce qui exacerbe la vitesse de corrosion.

Voir le corrigé complet

Dans le métal, le transport de charge est assuré par les électrons libres. Dans la goutte d'eau, qui constitue un milieu électrolytique, le rebouclage du courant électrique est assuré par la migration des ions :

  • les cations (ions métalliques \mathrm{M}^{n+} créés au centre, ions \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+, etc.) qui migrent vers la périphérie (zone cathodique) ;
  • les anions (ions hydroxyde \mathrm{HO}^- formés à la périphérie par réduction de \mathrm{O}_2, etc.) qui migrent vers le centre (zone anodique).
\boxed{\text{Le rebouclage du courant dans la goutte est assuré par les ions (cations et anions).}}

Le phénomène de corrosion est plus prononcé en milieu marin que dans les terres car :

  • l'eau de mer présente une très forte concentration en sel dissous (\mathrm{Na}^+ et \mathrm{Cl}^-), ce qui lui confère une conductivité ionique bien plus élevée que celle de l'eau douce ou de pluie ;
  • la résistance électrique de l'électrolyte est donc beaucoup plus faible, ce qui minimise la chute ohmique et augmente l'intensité du courant de corrosion ;
  • de plus, les ions chlorure \mathrm{Cl}^- sont particulièrement agressifs et favorisent la dégradation des couches protectrices d'oxydes (rupture de passivité, piqûres).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury rappelle que le rebouclage du courant dans la goutte n'est pas assuré par les électrons.

« Attention, ce ne sont pas les électrons qui assurent le rebouclage du courant dans la goutte ! »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Mise en équation

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion

Notions : anode sacrificielle, réaction d'oxydoréduction

On considère le phénomène d'oxydation par une goutte d'eau d'un ensemble constitué d'une pièce de ferronnerie (assimilable à du fer) reliée électriquement à une autre pièce en zinc. Écrire l'équation chimique de la réaction d'oxydo-réduction qui a lieu. Comment se nomme ce type de protection ?

Voir l'indice

Comparer les potentiels standard des couples en présence pour déterminer l'élément qui s'oxyde préférentiellement en protégeant le fer.

Voir la stratégie
  1. Comparer les potentiels standard des couples en présence pour identifier l'espèce la plus réductrice qui sera oxydée préférentiellement.
  2. Écrire les demi-équations d'oxydoréduction (oxydation du zinc à l'anode, réduction du dioxygène dissous à la cathode) et en déduire l'équation-bilan globale.
  3. Nommer le procédé de protection associé.
Voir la réponse courte

Oxydation du zinc couplée à la réduction du dioxygène : protection cathodique par anode sacrificielle.

Voir le corrigé complet

D'après les données fournies :

E^\circ(\mathrm{Zn^{2+}/Zn}) = -0{,}76\text{ V} < E^\circ(\mathrm{Fe^{2+}/Fe}) = -0{,}44\text{ V}

Le zinc est un réducteur plus fort que le fer : en présence d'un oxydant, c'est le zinc qui s'oxyde préférentiellement, protégeant ainsi le fer contre la corrosion.

L'oxydant présent est le dioxygène dissous dans la goutte d'eau (E^\circ(\mathrm{O_2/H_2O}) = 1{,}23\text{ V}). Les demi-équations électroniques s'écrivent :

\begin{aligned} \text{Oxydation du zinc (anode) :}\quad & \mathrm{Zn(s)} = \mathrm{Zn^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{e}^- \quad (\times 2) \\ \text{Réduction du dioxygène en milieu neutre (cathode) :}\quad & \mathrm{O_2(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(\ell)} + 4\,\mathrm{e}^- = 4\,\mathrm{OH^-(aq)} \end{aligned}

En combinant ces deux demi-équations, on obtient l'équation de la réaction d'oxydoréduction :

\boxed{2\,\mathrm{Zn(s)} + \mathrm{O_2(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(\ell)} \longrightarrow 2\,\mathrm{Zn^{2+}(aq)} + 4\,\mathrm{OH^-(aq)}}

Remarque : En milieu acide, l'équation s'écrirait de manière équivalente 2\,\mathrm{Zn(s)} + \mathrm{O_2(aq)} + 4\,\mathrm{H^+(aq)} \longrightarrow 2\,\mathrm{Zn^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(\ell)}.

Le zinc se corrode à la place du fer en fournissant les électrons nécessaires à la réduction du dioxygène : le fer joue le rôle de cathode et est ainsi protégé. Ce type de protection s'appelle la protection cathodique par anode sacrificielle.

\boxed{\text{Protection cathodique par anode sacrificielle}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à bien identifier le dioxygène parmi les réactifs pour écrire l'équation de la réaction.

« Quelques difficultés ont été rencontrées pour écrire la bonne équation, certains candidats n'ayant pas remarqué que le dioxygène était un réactif. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs ; Courbes intensité-potentiel et corrosion

Notions : loi de faraday, anode sacrificielle

On note la masse de la pièce de zinc, la masse molaire du zinc, la constante de Faraday et le courant de corrosion. Exprimer la durée de protection de la pièce de ferronnerie en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Relier la charge totale transportée Q = I\Delta t à la quantité de matière d'électrons échangés lors de l'oxydation de l'anode de zinc.

Voir la stratégie
  1. Écrire la demi-équation électronique d'oxydation du zinc pour relier la quantité d'électrons échangés à la quantité de matière de zinc consommée.
  2. Exprimer la charge électrique totale Q libérée par la consommation complète de l'anode sacrificielle à l'aide de la constante de Faraday F.
  3. Relier cette charge Q au courant de corrosion I pour déterminer la durée de protection \Delta t.
Voir la réponse courte

Bilan de charge Q = I \Delta t = 2 n_{\mathrm{Zn}} F = 2 \frac{m_{\mathrm{Zn}}}{M_{\mathrm{Zn}}} F, permettant d'isoler la durée de protection \Delta t.

Voir le corrigé complet

La protection de la ferronnerie est assurée tant qu'il reste du zinc métallique. L'oxydation du zinc à l'anode sacrificielle s'écrit selon la demi-équation :

\mathrm{Zn_{(s)}} = \mathrm{Zn^{2+}} + 2\,\mathrm{e}^-

Chaque mole de zinc oxydée libère donc 2\text{ mol} d'électrons :

n(\mathrm{e}^-) = 2\,n(\mathrm{Zn}) = 2\,\frac{m_{\mathrm{Zn}}}{M_{\mathrm{Zn}}}

La charge électrique totale Q transférée lors de la consommation totale de la masse m_{\mathrm{Zn}} de zinc vaut :

Q = n(\mathrm{e}^-)\,F = \frac{2\,m_{\mathrm{Zn}}\,F}{M_{\mathrm{Zn}}}

Le courant de corrosion I étant supposé constant au cours du temps, la charge transportée s'exprime également par Q = I\,\Delta t. On en déduit la durée de protection :

\boxed{\Delta t = \frac{2\,m_{\mathrm{Zn}}\,F}{M_{\mathrm{Zn}}\,I}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Partie III : Le Conseil

Question 25

DifficileTemps estimé : ≈ 15 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résolution de problème
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : poussée d'archimède, condition de flottaison

Sachant que le Maître du temps joue en premier, qui remporte le duel ? S'agissant d'une question de type "résolution de problème", un raisonnement d'étaillé et rigoureux est attendu. Tout élément de raisonnement correct, même partiel, sera récompensé.

Voir l'indice

Traduire la condition de flottaison par l'égalité entre le poids total (verre + n pièces) et la poussée d'Archimède maximale correspondant à l'immersion complète du volume du verre.

Voir la stratégie
  1. Établir la condition mécanique d'équilibre du verre flottant et déterminer la hauteur d'immersion en fonction du nombre n de pièces ajoutées.
  2. Trouver le nombre maximal n_{\max} de pièces que le verre peut supporter avant que l'eau ne déborde à l'intérieur.
  3. Déterminer, selon l'ordre des tours de jeu, quel joueur est contraint de poser la (n_{\max}+1)-ième pièce entraînant le naufrage.
Voir la réponse courte

Calcul du nombre maximal de pièces avant que le poids total n'excède la poussée d'Archimède maximale du récipient immergé.

Voir le corrigé complet

1. Condition d'équilibre et flottaison du verre

On étudie le système constitué du verre et de n pièces, de masse totale :

M_{\mathrm{tot}}(n) = M + n\,m

Le verre est soumis à deux forces selon l'axe vertical ascendant \vec{e}_z :

  • son poids total : \vec{P} = - M_{\mathrm{tot}}(n)\,g\,\vec{e}_z ;
  • la poussée d'Archimède exercée par l'eau : \vec{\Pi} = \mu\,V_{\mathrm{imm}}\,g\,\vec{e}_z = \mu\,S\,h_{\mathrm{i}}\,g\,\vec{e}_z, où h_{\mathrm{i}} désigne la hauteur immergée (tirant d'eau) du verre et S l'aire de sa base.

À l'équilibre mécanique, \vec{P} + \vec{\Pi} = \vec{0}, soit :

\mu\,S\,h_{\mathrm{i}}\,g = (M + n\,m)\,g \implies h_{\mathrm{i}}(n) = \frac{M + n\,m}{\mu\,S}

2. Nombre maximal de pièces avant immersion totale

Le verre flotte de manière stable tant que le bord supérieur n'est pas submergé par l'eau, c'est-à-dire tant que la hauteur immergée reste inférieure à la hauteur totale h du cylindre :

h_{\mathrm{i}}(n) \le h \iff M + n\,m \le \mu\,S\,h

La masse maximale d'eau que le volume extérieur du verre peut déplacer vaut :

M_{\max} = \mu\,S\,h = 1{,}0\cdot 10^3 \times 2{,}0\cdot 10^{-3} \times 0{,}10 = 0{,}200\text{ kg} = 200\text{ g}

Le nombre maximal de pièces n permettant la flottaison vérifie donc :

n \le \frac{\mu\,S\,h - M}{m}

Avec M = 125\text{ g} et m = 10\text{ g} :

n \le \frac{200 - 125}{10} = \frac{75}{10} = 7{,}5

Le nombre de pièces étant nécessairement entier, le verre peut contenir au maximum :

n_{\max} = 7\text{ pièces}

Pour n = 7, la hauteur immergée est h_{\mathrm{i}}(7) = \frac{195\cdot 10^{-3}}{1000 \times 2{,}0\cdot 10^{-3}} = 9{,}75\text{ cm} < 10\text{ cm} : le verre flotte encore, son rebord dépassant de 2{,}5\text{ mm} au-dessus de l'eau.
En revanche, avec une 8^{\text{e}} pièce, M_{\mathrm{tot}}(8) = 205\text{ g} > 200\text{ g}, le rebord passe sous la surface libre : l'eau s'engouffre dans le verre, qui coule instantanément au fond de l'aquarium.

3. Analyse du duel

Le Maître du temps joue en premier et les deux adversaires jouent alternativement une pièce chacun :

  • les pièces de rang impair (n = 1, 3, 5, 7) sont déposées par le Maître du temps ;
  • les pièces de rang pair (n = 2, 4, 6, 8) sont déposées par le candidat.

Le Maître du temps pose donc la 7^{\text{e}} pièce en toute sécurité. C'est ensuite au candidat de jouer : il est contraint de poser la 8^{\text{e}} pièce, ce qui fait couler le verre.

Puisque le premier joueur à faire couler le verre a perdu :

\boxed{\text{Le Maître du temps remporte le duel.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Un bilan des forces sur l'ensemble permettait d'établir que le duel est perdu lors du dépôt de la huitième pièce.

« la plupart des candidats ayant réalisé un bilan des forces sur le verre et les pièces, démontrant ainsi que le joueur perd lors de la pose de la 8ème pièce. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : poussée d'archimède, flottaison

Exprimer, puis calculer la variation d'altitude du sommet de la pile de pièce par rapport à la surface de l'eau lors de l'ajout d'une pièce. Le sommet de la pile est-il monté ou descendu ?

Voir l'indice

Calculer l'enfoncement supplémentaire du verre lors de l'ajout d'une pièce et le comparer à l'épaisseur propre de ladite pièce.

Voir la stratégie
  1. Repérer l'altitude du sommet de la pile de pièces par rapport à la surface libre de l'eau à l'aide d'un axe vertical ascendant Oz dont l'origine z = 0 est située au niveau de la surface.
  2. Exprimer cette altitude pour n pièces en combinant l'enfoncement du fond du verre (tirant d'eau h_{\mathrm{i}} déterminé à la question Q25) et la hauteur cumulée des pièces n e.
  3. Calculer la variation \Delta z lors du passage de n à n+1 pièces et conclure quant au sens du déplacement.
Voir la réponse courte

Comparaison de l'enfoncement supplémentaire provoqué par une pièce et de son épaisseur géométrique pour déduire le sens de déplacement du sommet.

Voir le corrigé complet

Soit un axe vertical (Oz) orienté vers le haut, dont l'origine z = 0 correspond au niveau de la surface libre de l'eau dans le bocal.

Le verre est immergé d'une profondeur correspondant à son tirant d'eau h_{\mathrm{i}}(n). Le fond intérieur du verre se situe donc à la cote :

z_{\mathrm{fond}}(n) = - h_{\mathrm{i}}(n) = - \frac{M + n m}{\mu S}

L'épaisseur d'une pièce étant notée e, la hauteur occupée par une pile de n pièces posées au fond du verre vaut n e. L'altitude du sommet de la pile par rapport à la surface de l'eau est ainsi :

z_{\mathrm{sommet}}(n) = z_{\mathrm{fond}}(n) + n e = - \frac{M + n m}{\mu S} + n e

Lors de l'ajout d'une pièce supplémentaire (passage de n à n+1 pièces), la variation d'altitude du sommet de la pile s'écrit :

\Delta z = z_{\mathrm{sommet}}(n+1) - z_{\mathrm{sommet}}(n) = e - \frac{m}{\mu S}
\boxed{\Delta z = e - \frac{m}{\mu S}}

Application numérique :

  • e = 2{,}0\text{ mm} = 2{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m} ;
  • m = 10\text{ g} = 1{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ kg} ;
  • \mu = 1{,}0 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • S = 2{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m}^2.

L'enfoncement supplémentaire du verre dû au poids d'une pièce vaut :

\Delta h_{\mathrm{i}} = \frac{m}{\mu S} = \frac{1{,}0 \cdot 10^{-2}}{1{,}0 \cdot 10^3 \times 2{,}0 \cdot 10^{-3}} = 5{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m} = 5{,}0\text{ mm}

On en déduit :

\Delta z = 2{,}0\text{ mm} - 5{,}0\text{ mm} = -3{,}0\text{ mm} = -3{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m}
\boxed{\Delta z = -3{,}0\text{ mm}}

Puisque \Delta z < 0, le sommet de la pile est descendu de 3{,}0\text{ mm} par rapport à la surface de l'eau.

Résultat

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Partie IV : L’épreuve de la caserne

IV.2 · Étude du stator

Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : enroulement statorique, champ magnétique

Préciser le nombre de spires de l'enroulement , décalées les unes par rapport aux autres, qui permettent de créer le champ magnétique de la figure 11.

Voir l'indice

Observer le nombre de créneaux élémentaires superposés formant le profil en escalier du champ magnétique dans l'entrefer.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le principe de superposition linéaire pour le champ magnétique créé dans l'entrefer par plusieurs spires parcourues par le même courant.
  2. Comparer le nombre de discontinuités (marches de l'escalier) observées pour une spire unique (figure 10) et pour l'enroulement complet (figure 11) sur une demi-période spatiale \theta \in [0, \pi].
Voir la réponse courte

Identification du nombre de crans ou créneaux sur le profil spatial du champ magnétique de l'enroulement pour déterminer n.

Voir le corrigé complet

Le champ magnétique total \vec{B}_{S_1}(\theta, t) créé par l'enroulement S_1 est la superposition des champs créés par chacune des n spires élémentaires décalées.

Pour une spire unique (figure 10) :

  • la fonction B_{\text{spire}}(\theta, t) présente deux discontinuités sur l'intervalle [-\pi, \pi] (à \theta = -\pi/2 et \theta = \pi/2), correspondant respectivement au passage devant le conducteur « aller » et le conducteur « retour » ;
  • sur le demi-tour \theta \in [0, \pi], il n'y a qu'un seul saut de champ (marche descendante).

Chaque spire supplémentaire décalée angulairement introduit un nouveau palier et une nouvelle marche descendante sur l'intervalle [0, \pi].

Sur la figure 11, on compte sur le demi-espace \theta \in [0, \pi] :

  • le palier supérieur centré en \theta = 0 ;
  • trois décrochements successifs (trois sauts descendants) pour atteindre le palier inférieur centré en \theta = \pi.

On en déduit que l'enroulement S_1 est constitué de :

\boxed{n = 3 \text{ spires}}

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : théorème de ferraris, champ tournant

Déterminer l'expression du champ magnétique créé par l'ensemble des deux enroulements et du stator dans l'entrefer. On posera . Justifier que ce champ magnétique est un champ tournant dans le référentiel du stator à une vitesse angulaire que l'on précisera.

Voir l'indice

Sommer les deux composantes de champ en utilisant une formule d'addition trigonométrique pour faire apparaître un argument de la forme \theta - \omega_s t.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe de superposition pour sommer les contributions des deux enroulements statoriques S_1 et S_2.
  2. Utiliser une relation trigonométrique élémentaire pour combiner les termes en quadrature spatiale et temporelle.
  3. Identifier la condition de propagation de la phase pour en déduire la nature tournante du champ et sa pulsation de rotation.
Voir la réponse courte

Somme des deux champs pulsants déphasés spatialement et temporellement de \pi/2 générant un champ tournant à la pulsation \omega = \omega_S.

Voir le corrigé complet

D'après le principe de superposition, le champ magnétique total \vec{B}_S créé par les deux enroulements du stator dans l'entrefer s'écrit :

\vec{B}_S(\theta, t) = \vec{B}_{S_1}(\theta, t) + \vec{B}_{S_2}(\theta, t)

En remplaçant les expressions des courants imposés i_{S_1}(t) et i_{S_2}(t) :

\begin{aligned} \vec{B}_S(\theta, t) &= K_S \left[ i_{S_1}(t) \cos\theta + i_{S_2}(t) \sin\theta \right] \vec{e}_r \\ &= K_S I_{S\max} \left[ \cos(\omega_s t) \cos\theta + \sin(\omega_s t) \sin\theta \right] \vec{e}_r \end{aligned}

En posant B_{S0} = K_S I_{S\max} et en utilisant la relation trigonométrique fournie \cos(a-b) = \cos a \cos b + \sin a \sin b avec a = \theta et b = \omega_s t :

\boxed{\vec{B}_S(\theta, t) = B_{S0} \cos(\theta - \omega_s t)\,\vec{e}_r}

Caractère tournant du champ :

En tout instant t, la composante radiale présente un extremum positif (le pôle Nord statorique) pour la position angulaire \theta_{\max}(t) telle que :

\theta_{\max}(t) - \omega_s t = 0 \pmod{2\pi} \quad \implies \quad \theta_{\max}(t) = \omega_s t

La distribution angulaire du champ magnétique se déplace donc rigidement le long de la périphérie de l'entrefer dans le sens trigonométrique à la vitesse angulaire constante :

\boxed{\omega = \omega_s}

Il s'agit donc bien d'un champ magnétique tournant à la pulsation des courants d'alimentation.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Si l'expression du champ statorique est souvent obtenue, son interprétation physique a posé des difficultés.

« L'expression du champ statorique est souvent correcte, mais son interprétation a posé problème. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : inductance mutuelle, symétrie

Que vaut l'inductance mutuelle entre les enroulements et du stator ? Que vaut la mutuelle entre les enroulements et du rotor ?

Voir l'indice

Observer la symétrie et l'orthogonalité géométrique spatiale des enroulements deux à deux.

Voir la stratégie
  1. Identifier la disposition géométrique relative des deux enroulements du stator (S_1 et S_2), ainsi que celle des deux enroulements du rotor (R_1 et R_2).
  2. Relier l'inductance mutuelle au flux magnétique envoyé par un enroulement à travers l'autre, et conclure à l'aide des symétries ou par intégration spatiale.
Voir la réponse courte

Par quadrature géométrique des enroulements orthogonaux, les flux croisés sont nuls donc M_{S_1 S_2} = 0 et M_{R_1 R_2} = 0.

Voir le corrigé complet

L'inductance mutuelle M_{S_1 S_2} est définie par la relation liant le flux \phi_{S_1 \to S_2} créé par le courant i_{S_1} à travers le circuit S_2 :

\phi_{S_1 \to S_2} = M_{S_1 S_2} \, i_{S_1}

Les enroulements S_1 et S_2 du stator sont décalés spatialement d'un angle de \pi/2 : leurs axes magnétiques sont orthogonaux (\vec{e}_x et \vec{e}_y). Le champ magnétique \vec{B}_{S_1} présente une répartition spatiale proportionnelle à \cos\theta\,\vec{e}_r, impaire par rapport à l'axe de l'enroulement S_2. Par raison de symétrie géométrique, le flux total de \vec{B}_{S_1} à travers les spires de S_2 est nul :

\boxed{ M_{S_1 S_2} = 0 }

De façon tout à fait analogue, les deux enroulements R_1 et R_2 du rotor sont portés par des axes orthogonaux (\vec{e}_u et \vec{e}_v, décalés d'un angle de \pi/2). Le flux créé par l'un à travers l'autre est donc identiquement nul :

\boxed{ M_{R_1 R_2} = 0 }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez garde aux erreurs de signe et aux confusions possibles entre fonctions sinus et cosinus.

« on note quelques erreurs de signe ou des confusions entre les fonctions sinus et cosinus. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : inductance mutuelle

Exprimer l'inductance mutuelle entre les enroulements du stator et du rotor en fonction de et de , ainsi que la mutuelle entre les enroulements du stator et du rotor.

Voir l'indice

Repérer le déphasage angulaire spatial de \pi/2 entre les enroulements R_1 et R_2 pour déduire leurs mutuelles respectives avec le stator.

Voir la stratégie
  1. Repérer l'orientation de l'enroulement R_2 par rapport à celle de R_1 dans le repère tournant du rotor : le vecteur normal \vec{e}_v de R_2 est décalé spatialement d'un angle de +\pi/2 par rapport au vecteur normal \vec{e}_u de R_1.
  2. En déduire les mutuelles d'inductance en effectuant la substitution \theta_R \to \theta_R + \pi/2 dans les relations définissant M_{S_1 R_1} et M_{S_2 R_1} données par l'énoncé, ou par projection géométrique directe.
Voir la réponse courte

Décalage spatial de \pi/2 par rapport aux enroulements principaux pour exprimer les mutuelles croisées en fonction de \theta_R.

Voir le corrigé complet

L'enroulement R_1 a pour normale le vecteur unitaire \vec{e}_u, repéré par l'angle \theta_R par rapport à \vec{e}_x. D'après la figure 12 et la définition de la base orthonormée directe (\vec{e}_u, \vec{v}, \vec{e}_z), l'enroulement R_2 a pour normale le vecteur unitaire \vec{e}_v, faisant un angle \theta_R + \frac{\pi}{2} avec \vec{e}_x.

On peut donc obtenir les inductances mutuelles liant les enroulements statoriques à R_2 en remplaçant l'angle \theta_R par \theta_R + \frac{\pi}{2} dans les expressions de M_{S_1 R_1} et M_{S_2 R_1} :

\begin{aligned} M_{S_1 R_2}(\theta_R) &= M_{S_1 R_1}\left(\theta_R + \frac{\pi}{2}\right) = M_{SR} \cos\left(\theta_R + \frac{\pi}{2}\right) = -M_{SR} \sin(\theta_R) \\ M_{S_2 R_2}(\theta_R) &= M_{S_2 R_1}\left(\theta_R + \frac{\pi}{2}\right) = M_{SR} \sin\left(\theta_R + \frac{\pi}{2}\right) = M_{SR} \cos(\theta_R) \end{aligned}

D'où les expressions recherchées :

\boxed{M_{S_1 R_2} = -M_{SR} \sin(\theta_R)}
\boxed{M_{S_2 R_2} = M_{SR} \cos(\theta_R)}

Résultat

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : loi de faraday, induction électromagnétique

Comment peut-on expliquer qu'un courant circule dans l'enroulement alors qu'il n'est relié à aucune alimentation ?

Voir l'indice

Invoquer la loi de Faraday dans un circuit fermé tournant au sein d'un champ magnétique dépendant du temps.

Voir la réponse courte

Le champ tournant statorique crée un flux magnétique variable à travers l'enroulement rotorique fermé, induisant un courant par loi de Faraday.

Voir le corrigé complet

L'apparition d'un courant dans l'enroulement R_1 s'explique par le phénomène d'induction électromagnétique :

  • les courants alternatifs circulant dans les enroulements statoriques créent un champ magnétique tournant dans l'entrefer ;
  • en raison de la variation temporelle de ce champ et de la rotation éventuelle du rotor, le flux magnétique envoyé par le stator à travers l'enroulement R_1 varie au cours du temps (\frac{\mathrm{d}\phi}{\mathrm{d}t} \neq 0) ;
  • d'après la loi de Faraday, cette variation de flux induit une force électromotrice (f.é.m.) :

    e = -\frac{\mathrm{d}\phi}{\mathrm{d}t}
  • l'enroulement R_1 étant fermé sur lui-même en court-circuit, cette f.é.m. induite fait circuler un courant induit i_{R_1}(t) dans ce circuit conducteur fermé.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : flux magnétique, inductance mutuelle

On note respectivement et les flux créés dans l'enroulement du rotor par les enroulements et du stator. Exprimer le flux en fonction de , et du courant . De même, exprimer le flux en fonction de , et du courant .

Voir l'indice

Appliquer la définition du flux mutuel en fonction des inductances mutuelles dépendantes de la position \theta_R.

Voir la réponse courte

Écriture directe des flux mutuels sous la forme \phi_{S_i R_1} = M_{S_i R_1}(\theta_R) i_{S_i}(t).

Voir le corrigé complet

Par définition de l'inductance mutuelle entre deux circuits électriques, le flux magnétique envoyé par un circuit inducteur à travers un circuit induit est proportionnel au courant circulant dans l'inducteur.

Pour le flux créé à travers l'enroulement R_1 du rotor par l'enroulement S_1 du stator parcouru par i_{S_1}(t) :

\phi_{S_1 R_1}(t) = M_{S_1 R_1}\, i_{S_1}(t)

En utilisant l'expression de l'inductance mutuelle fournie dans le sujet, M_{S_1 R_1} = M_{SR}\cos(\theta_R), on obtient :

\boxed{\phi_{S_1 R_1}(t) = M_{SR}\cos(\theta_R)\, i_{S_1}(t)}

De même, le flux créé à travers l'enroulement R_1 par le courant i_{S_2}(t) parcourant l'enroulement S_2 s'écrit :

\phi_{S_2 R_1}(t) = M_{S_2 R_1}\, i_{S_2}(t)

Avec M_{S_2 R_1} = M_{SR}\sin(\theta_R), il vient :

\boxed{\phi_{S_2 R_1}(t) = M_{SR}\sin(\theta_R)\, i_{S_2}(t)}

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : loi de faraday, force électromotrice induite

En remarquant que et dépendent du temps, exprimer en fonction de , , et de la force électromotrice (fem) induite par dans . Faire de même pour la fem induite par dans . On ne développera pas les expressions de , et de leur dérivée dans cette réponse.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Faraday e = -\mathrm{d}\phi/\mathrm{d}t en dérivant le produit de l'inductance mutuelle par le courant correspondant.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Faraday e = -\dfrac{\mathrm{d}\phi}{\mathrm{d}t} pour chacun des flux calculés à la question Q32.
  2. Prendre en compte la double dépendance temporelle : celle du courant statorique (induction de transformateur / Neumann) et celle de la position angulaire \theta_R(t) = \Omega t (induction de mouvement / Lorentz).
Voir la réponse courte

Application de e = -\mathrm{d}\phi/\mathrm{d}t en dérivant les flux tenant compte de la dépendance temporelle de l'angle \theta_R = \Omega t et du courant.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q32, le flux magnétique créé par l'enroulement S_1 à travers l'enroulement R_1 s'écrit :

\phi_{S_1 R_1}(t) = M_{SR} \cos(\theta_R(t))\, i_{S_1}(t) = M_{SR} \cos(\Omega t)\, i_{S_1}(t)

D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite par S_1 dans R_1 est :

\begin{aligned} e_{S_1 R_1}(t) &= -\frac{\mathrm{d}\phi_{S_1 R_1}}{\mathrm{d}t} \\ &= - M_{SR} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \left[ \cos(\Omega t)\, i_{S_1}(t) \right] \\ &= - M_{SR} \left[ -\Omega \sin(\Omega t)\, i_{S_1}(t) + \cos(\Omega t)\, \frac{\mathrm{d}i_{S_1}}{\mathrm{d}t}(t) \right] \end{aligned}

Soit :

\boxed{e_{S_1 R_1}(t) = M_{SR}\,\Omega \sin(\Omega t)\, i_{S_1}(t) - M_{SR} \cos(\Omega t)\, \frac{\mathrm{d}i_{S_1}}{\mathrm{d}t}(t)}

De même, d'après la question Q32, le flux créé par S_2 dans R_1 est :

\phi_{S_2 R_1}(t) = M_{SR} \sin(\theta_R(t))\, i_{S_2}(t) = M_{SR} \sin(\Omega t)\, i_{S_2}(t)

Par application de la loi de Faraday :

\begin{aligned} e_{S_2 R_1}(t) &= -\frac{\mathrm{d}\phi_{S_2 R_1}}{\mathrm{d}t} \\ &= - M_{SR} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \left[ \sin(\Omega t)\, i_{S_2}(t) \right] \\ &= - M_{SR} \left[ \Omega \cos(\Omega t)\, i_{S_2}(t) + \sin(\Omega t)\, \frac{\mathrm{d}i_{S_2}}{\mathrm{d}t}(t) \right] \end{aligned}

Soit :

\boxed{e_{S_2 R_1}(t) = - M_{SR}\,\Omega \cos(\Omega t)\, i_{S_2}(t) - M_{SR} \sin(\Omega t)\, \frac{\mathrm{d}i_{S_2}}{\mathrm{d}t}(t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à ne pas commettre d'erreur de signe ni de confusion trigonométrique lors du calcul de la force électromotrice.

« on note quelques erreurs de signe ou des confusions entre les fonctions sinus et cosinus. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : loi des mailles, équation différentielle

En déduire l'équation différentielle vérifiée par le courant en fonction de , , , , et de , et de leur dérivée. Cette équation différentielle peut être écrite sous la forme :

Préciser les expressions de et de en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Écrire la loi des mailles pour l'enroulement rotorique fermé sur lui-même en sommant la tension selfique, la chute ohmique et les deux fem induites.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi des mailles à l'enroulement rotorique R_1, fermé en court-circuit, en tenant compte du phénomène d'auto-induction (L_R) et de l'absence de couplage mutuel avec R_2 (M_{R_1 R_2} = 0).
  2. Injecter les forces électromotrices e_{S_1 R_1}(t) et e_{S_2 R_1}(t) établies à la question précédente.
  3. Expliciter les courants d'alimentation i_{S_1}(t) et i_{S_2}(t) ainsi que leurs dérivées, puis simplifier le second membre à l'aide des formules d'addition trigonométriques pour identifier A et \omega.
Voir la réponse courte

Loi des mailles au rotor e_1 = R_R i_{R_1} + L_R \frac{\mathrm{d}i_{R_1}}{\mathrm{d}t} et simplification trigonométrique pour identifier A et \omega.

Voir le corrigé complet

L'enroulement R_1 du rotor est fermé sur lui-même (en court-circuit). Sachant que le couplage mutuel avec R_2 est nul (M_{R_1 R_2} = 0, d'après Q29), la loi des mailles s'écrit en convention récepteur :

R_R \, i_{R_1}(t) = e_{\mathrm{auto}}(t) + e_{\mathrm{ind}}(t) = - L_R \frac{\mathrm{d}i_{R_1}}{\mathrm{d}t} + e_{S_1 R_1}(t) + e_{S_2 R_1}(t)

soit encore :

L_R \frac{\mathrm{d}i_{R_1}}{\mathrm{d}t} + R_R \, i_{R_1} = e_{S_1 R_1}(t) + e_{S_2 R_1}(t)

En utilisant les expressions obtenues à la question Q33 :

\begin{aligned} e_{S_1 R_1}(t) &= M_{SR}\,\Omega \sin(\Omega t)\,i_{S_1}(t) - M_{SR}\cos(\Omega t)\,\frac{\mathrm{d}i_{S_1}}{\mathrm{d}t}(t) \\ e_{S_2 R_1}(t) &= - M_{SR}\,\Omega \cos(\Omega t)\,i_{S_2}(t) - M_{SR}\sin(\Omega t)\,\frac{\mathrm{d}i_{S_2}}{\mathrm{d}t}(t) \end{aligned}

on obtient la première forme de l'équation différentielle :

\boxed{L_R \frac{\mathrm{d}i_{R_1}}{\mathrm{d}t} + R_R \, i_{R_1} = M_{SR} \left[ \Omega \sin(\Omega t)\,i_{S_1} - \cos(\Omega t)\,\frac{\mathrm{d}i_{S_1}}{\mathrm{d}t} - \Omega \cos(\Omega t)\,i_{S_2} - \sin(\Omega t)\,\frac{\mathrm{d}i_{S_2}}{\mathrm{d}t} \right]}

Injectons maintenant les expressions des courants statoriques :

i_{S_1}(t) = I_{S\max}\cos(\omega_S t) \implies \frac{\mathrm{d}i_{S_1}}{\mathrm{d}t} = -\omega_S I_{S\max}\sin(\omega_S t)
i_{S_2}(t) = I_{S\max}\sin(\omega_S t) \implies \frac{\mathrm{d}i_{S_2}}{\mathrm{d}t} = \omega_S I_{S\max}\cos(\omega_S t)

Le second membre, noté \mathrm{SM}(t), devient :

\begin{aligned} \mathrm{SM}(t) &= M_{SR} I_{S\max} \Big[ \Omega \sin(\Omega t)\cos(\omega_S t) + \omega_S \cos(\Omega t)\sin(\omega_S t) \\ &\quad\qquad\qquad - \Omega \cos(\Omega t)\sin(\omega_S t) - \omega_S \sin(\Omega t)\cos(\omega_S t) \Big] \\ &= M_{SR} I_{S\max} \Big[ (\omega_S - \Omega)\sin(\omega_S t)\cos(\Omega t) - (\omega_S - \Omega)\cos(\omega_S t)\sin(\Omega t) \Big] \end{aligned}

En utilisant la formule \sin(a-b) = \sin a \cos b - \cos a \sin b avec a = \omega_S t et b = \Omega t :

\mathrm{SM}(t) = M_{SR} I_{S\max}(\omega_S - \Omega)\sin\big((\omega_S - \Omega)t\big)

Par identification avec la forme A\sin(\omega t), il vient :

\boxed{A = M_{SR} I_{S\max}(\omega_S - \Omega)} \qquad \text{et} \qquad \boxed{\omega = \omega_S - \Omega}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux confusions dans l'écriture de la loi liant les forces électromotrices, la résistance et l'inductance.

« la relation entre les forces électromotrices, la résistance et l'inductance a été source de confusions. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : glissement, pulsation rotorique

On rappelle que . Exprimer en fonction de et de .

Voir l'indice

Identifier la pulsation du terme source sinusoïdal excitant l'équation différentielle du rotor.

Voir la réponse courte

La pulsation des courants induits au rotor correspond à la pulsation de glissement relative \omega_R = \omega_S - \Omega.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation différentielle établie à la question Q34, l'enroulement rotorique R_1 est un système linéaire du premier ordre à coefficients constants excité par une force électromotrice sinusoïdale de pulsation \omega :

L_R \frac{\mathrm{d}i_{R_1}}{\mathrm{d}t} + R_R i_{R_1} = A \sin(\omega t) \quad \text{avec} \quad \omega = \omega_S - \Omega

En régime sinusoïdal permanent, la réponse forcée d'un circuit linéaire s'effectue à la même pulsation que l'excitation. La pulsation \omega_R du courant rotorique i_{R_1}(t) est donc égale à la pulsation \omega du terme source. Comme \omega_S > \Omega, cette grandeur est positive :

\boxed{\omega_R = \omega_S - \Omega}

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : régime sinusoïdal forcé, condition d'asynchronisme

Exprimer en fonction de , , , , et de . Que peut-on dire de pour ? Justifier alors le qualificatif de machine asynchrone.

Voir l'indice

Déterminer l'impédance complexe du circuit rotorique à la pulsation de glissement pour trouver le module de l'amplitude du courant.

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'équation différentielle linéaire du premier ordre établie en Q34 en régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega_R.
  2. Exprimer l'amplitude maximale I_{R\max} à l'aide de l'impédance complexe du rotor et des expressions de A et \omega_R.
  3. Étudier le cas limite \Omega = \omega_S et relier l'annulation des courants induits au principe même de fonctionnement par induction électromagnétique.
Voir la réponse courte

Calcul de l'amplitude par impédance complexe ; à synchronisme \Omega = \omega_S, l'amplitude s'annule, interdisant tout couple moteur.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle régissant le courant i_{R_1}(t) s'écrit (d'après les questions Q34 et Q35) :

L_R \frac{\mathrm{d}i_{R_1}}{\mathrm{d}t} + R_R i_{R_1} = A \sin(\omega_R t)

avec A = M_{SR} I_{S\max}(\omega_S - \Omega) et \omega_R = \omega_S - \Omega > 0.

En régime sinusoïdal permanent, en adoptant la représentation complexe \underline{i}_{R_1}(t) = \underline{I}_{R_1} \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega_R t} :

(R_R + \mathrm{j} L_R \omega_R) \underline{I}_{R_1} = \underline{A}

En prenant le module de chaque membre, l'amplitude I_{R\max} = |\underline{I}_{R_1}| vaut :

I_{R\max} = \frac{A}{\sqrt{R_R^2 + L_R^2 \omega_R^2}}

En remplaçant A et \omega_R par leurs expressions :

\boxed{I_{R\max} = \frac{M_{SR} I_{S\max} (\omega_S - \Omega)}{\sqrt{R_R^2 + L_R^2 (\omega_S - \Omega)^2}}}

Cas particulier \omega_S = \Omega : Pour \omega_S = \Omega, on obtient :

\boxed{I_{R\max} = 0}

Aucun courant n'est induit dans les enroulements rotoriques.

Justification du qualificatif « asynchrone » : Si le rotor tournait à la vitesse de synchronisme (\Omega = \omega_S), il tournerait à la même vitesse angulaire que le champ magnétique tournant statorique. Dans le référentiel du rotor, le champ magnétique serait alors stationnaire : le flux embrassé par les circuits rotoriques ne varierait plus au cours du temps, la force électromotrice induite serait nulle et aucun courant ne circulerait (I_{R\max} = 0).

Par conséquent, les forces de Laplace et le couple électromagnétique s'annuleraient. Pour produire un couple moteur non nul, la vitesse mécanique \Omega doit obligatoirement différer de la vitesse synchrone \omega_S (\Omega < \omega_S en mode moteur) : le rotor ne tourne jamais au synchronisme avec le champ statorique, ce qui justifie l'appellation de machine asynchrone.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez au formalisme complexe ou aux diagrammes de Fresnel pour déterminer l'expression demandée.

« Les candidats n’ont pas pensé à passer en notation complexe ou à utiliser les diagrammes de Fresnel pour parvenir au résultat. »

« les correcteurs ont accordé des points aux copies expliquant correctement le qualificatif "asynchrone". »

Source : rapport du jury CCINP 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : synchronisme des champs, champ tournant

Dans le référentiel fixe (lié au stator), à quelle vitesse angulaire tourne le champ créé par le rotor ? Commenter.

Voir l'indice

Recombiner les champs créés par R_1 et R_2 en tenant compte du déphasage des courants pour exprimer le champ résultant dans le repère fixe.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique total créé par le rotor dans l'entrefer en sommant les contributions \vec{B}_{R_1} et \vec{B}_{R_2}.
  2. Utiliser une relation trigonométrique et remplacer \theta_R(t) = \Omega t ainsi que \omega_R = \omega_S - \Omega (résultat de la question Q35).
  3. Identifier la vitesse angulaire de rotation de l'onde de champ dans le référentiel fixe et commenter la condition de production d'un couple moyen constant.
Voir la réponse courte

Composition des vitesses angulaires : \Omega + \omega_R = \omega_S ; le champ rotorique tourne rigoureusement à la même vitesse que le champ statorique.

Voir le corrigé complet

Le champ magnétique total créé par les enroulements rotoriques s'obtient par superposition :

\vec{B}_R(\theta, t) = \vec{B}_{R_1}(\theta, t) + \vec{B}_{R_2}(\theta, t) = B_R(\theta, t)\,\vec{e}_r

En remplaçant les courants i_{R_1}(t) et i_{R_2}(t) par leurs expressions :

\begin{aligned} B_R(\theta, t) &= K_R \left[ i_{R_1}(t) \cos(\theta - \theta_R) + i_{R_2}(t) \sin(\theta - \theta_R) \right] \\ &= K_R I_{R\max} \left[ \sin(\omega_R t - \varphi)\cos(\theta - \theta_R) - \cos(\omega_R t - \varphi)\sin(\theta - \theta_R) \right] \end{aligned}

À l'aide de la formule trigonométrique \sin(a - b) = \sin a \cos b - \sin b \cos a avec a = \omega_R t - \varphi et b = \theta - \theta_R :

B_R(\theta, t) = K_R I_{R\max} \sin\big((\omega_R t - \varphi) - (\theta - \theta_R)\big) = - K_R I_{R\max} \sin\big(\theta - (\theta_R + \omega_R t) + \varphi\big)

Or, d'après les données de l'énoncé, \theta_R(t) = \Omega t, et d'après la question Q35, \omega_R = \omega_S - \Omega. On a donc :

\theta_R(t) + \omega_R t = \Omega t + (\omega_S - \Omega) t = \omega_S t

Le champ rotorique s'écrit ainsi :

B_R(\theta, t) = - K_R I_{R\max} \sin(\theta - \omega_S t + \varphi) = K_R I_{R\max} \cos\left(\theta - \omega_S t + \varphi + \frac{\pi}{2}\right)

La phase de cette onde spatio-temporelle s'écrit \theta - \omega_S t + \text{cste}. La condition de phase constante \theta(t) - \omega_S t = \text{cste} conduit par dérivation par rapport au temps à :

\frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t} = \omega_S
\boxed{\text{Le champ créé par le rotor tourne à la vitesse angulaire } \omega_S \text{ dans le référentiel du stator.}}

Commentaire :

  • Bien que le rotor tourne mécaniquement à la vitesse angulaire \Omega < \omega_S, les courants induits oscillent exactement à la pulsation de glissement \omega_R = \omega_S - \Omega, de sorte que la vitesse de rotation du champ par rapport au rotor (\omega_R) s'ajoute à la vitesse de rotation mécanique du rotor (\Omega), redonnant \Omega + \omega_R = \omega_S.
  • Dans le référentiel du stator, le champ rotorique \vec{B}_R et le champ statorique \vec{B}_S tournent à la même vitesse angulaire \omega_S : ils sont synchrones et donc immobiles l'un par rapport à l'autre.
  • Cette synchronisation mutuelle des deux champs magnétiques dans l'entrefer est la condition indispensable pour que la machine puisse délivrer un couple électromagnétique de valeur moyenne non nulle.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le calcul du champ résultant dans le stator fournissait directement la réponse attendue.

« Un calcul du champ résultant dans le stator aurait permis de répondre à cette question. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : machine à courant continu, collecteur

Dans une machine à courant continu, le champ statorique est stationnaire. Les champs statorique et rotorique sont-ils synchrones quelle que soit la vitesse de rotation du rotor ? Si oui, expliquer brièvement comment est assurée cette synchronisation.

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Rappeler le rôle du système balais-collecteur qui commute mécaniquement le sens du courant rotorique au cours de la rotation.

Voir la réponse courte

Oui, le système balais-collecteur commute mécaniquement les conducteurs pour maintenir l'axe magnétique rotorique orthogonal au champ statorique.

Voir le corrigé complet

Dans une machine à courant continu (MCC) :

  • Le champ statorique (inducteur) est produit par des aimants permanents ou des bobinages alimentés en courant continu ; il est donc stationnaire (vitesse angulaire nulle dans le référentiel du stator).
  • Pour produire un couple électromagnétique moyen non nul, le champ créé par le rotor (induit) doit également être stationnaire dans le référentiel du stator. Les champs statorique et rotorique sont donc bien synchrones (tous deux de vitesse angulaire nulle par rapport au stator), et ce quelle que soit la vitesse de rotation \Omega du rotor.
\boxed{\text{Oui, les champs statorique et rotorique sont synchrones quelle que soit la vitesse de rotation du rotor.}}

Cette synchronisation est assurée mécaniquement par l'ensemble collecteur à lames – balais :

  • Les balais, immobiles par rapport au stator, amènent le courant d'alimentation continu aux lames conductrices du collecteur solidaire de l'arbre tournant.
  • Lors de la rotation du rotor, le passage des lames sous les balais inverse périodiquement le sens du courant dans les brins d'induit qui franchissent la ligne neutre.
  • Vu du stator, la répartition spatiale des courants rotoriques reste ainsi rigoureusement fixe au cours du temps, ce qui maintient le champ magnétique créé par le rotor stationnaire dans l'espace, indépendamment de sa vitesse de rotation \Omega.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : bilan de puissance, glissement

Relier , et .

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Exprimer les pertes Joule totales dans les deux phases rotoriques en régime permanent et les relier à la puissance transmise par le couple.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance moyenne dissipée par effet Joule P_{JR} dans les deux enroulements du rotor à l'aide de l'expression des courants rotoriques et de l'amplitude I_{R\max} établie à la question Q36.
  2. Rapprocher cette expression de celle de la puissance électromagnétique transmise P_S = \Gamma_z \omega_S et du glissement g.
Voir la réponse courte

Relation classique liant pertes Joule rotoriques et puissance transmise au rotor : P_{JR} = g P_S.

Voir le corrigé complet

Le rotor comporte deux enroulements identiques de résistance R_R, parcourus respectivement par les courants i_{R_1}(t) et i_{R_2}(t). La puissance instantanée dissipée par effet Joule dans le rotor s'écrit :

p_{JR}(t) = R_R\, i_{R_1}^2(t) + R_R\, i_{R_2}^2(t)

En injectant les formes données pour les courants :

\begin{aligned} p_{JR}(t) &= R_R \left[ I_{R\max}^2 \sin^2(\omega_R t - \varphi) + I_{R\max}^2 \cos^2(\omega_R t - \varphi) \right] \\ &= R_R I_{R\max}^2 \left( \sin^2(\omega_R t - \varphi) + \cos^2(\omega_R t - \varphi) \right) \\ &= R_R I_{R\max}^2 \end{aligned}

La puissance Joule instantanée est constante, donc égale à sa valeur moyenne :

P_{JR} = R_R I_{R\max}^2

En utilisant l'expression de l'amplitude I_{R\max} obtenue à la question Q36 :

P_{JR} = \frac{M_{SR}^2 I_{S\max}^2 R_R (\omega_S - \Omega)^2}{R_R^2 + L_R^2 (\omega_S - \Omega)^2}

Par ailleurs, la puissance électromagnétique transmise au rotor vaut :

P_S = \Gamma_z \omega_S = \frac{M_{SR}^2 I_{S\max}^2 R_R (\omega_S - \Omega)}{R_R^2 + L_R^2 (\omega_S - \Omega)^2} \, \omega_S

En effectuant le rapport membre à membre :

\frac{P_{JR}}{P_S} = \frac{\omega_S - \Omega}{\omega_S}

On reconnaît la définition du glissement g = \dfrac{\omega_S - \Omega}{\omega_S}, d'où la relation fondamentale :

\boxed{P_{JR} = g\, P_S}

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : glissement, rendement

Que vaut au démarrage de la machine ? Le rendement de la machine est-il meilleur lorsque est proche de 0 ou de 1 ? Justifier.

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Calculer g pour une vitesse mécanique nulle \Omega = 0, puis relier le rendement électromagnétique \eta = P_{\mathrm{méca}}/P_S au glissement.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le glissement g au démarrage en utilisant la condition sur la vitesse de rotation initiale du rotor \Omega.
  2. Établir le lien entre le glissement et le rendement électromécanique du rotor en exploitant le bilan de puissance issu de la question Q39.
Voir la réponse courte

À l'arrêt \Omega = 0 \implies g = 1 ; le rendement est maximal pour g \approx 0 car la fraction des pertes Joule rotoriques g est minimale.

Voir le corrigé complet

Au démarrage, le rotor est initialement immobile dans le référentiel du stator, soit \Omega = 0. Par définition du glissement :

\boxed{g = \frac{\omega_S - 0}{\omega_S} = 1}

D'après la question Q39, la puissance dissipée par effet Joule au rotor s'écrit P_{JR} = g P_S. La puissance mécanique transmise au rotor s'exprime donc par conservation de l'énergie (en négligeant les frottements mécaniques) :

P_{\mathrm{m\acute{e}c}} = \Gamma_z \Omega = \Gamma_z \omega_S (1 - g) = P_S - P_{JR} = (1 - g) P_S

Le rendement de la conversion de puissance au niveau du rotor (rendement électromagnétique interne) s'écrit :

\eta = \frac{P_{\mathrm{m\acute{e}c}}}{P_S} = 1 - g
  • Pour g proche de 1 (situation de démarrage), P_{JR} \approx P_S : la quasi-totalité de la puissance fournie par le stator est perdue par effet Joule dans le rotor, d'où un rendement \eta \approx 0.
  • Pour g proche de 0 (rotor tournant à une vitesse très proche de la vitesse de synchronisme \omega_S), les pertes Joule rotoriques sont faibles (P_{JR} \ll P_S) et le rendement est maximal (\eta \to 1).
\boxed{\text{Le rendement de la machine est meilleur lorsque } g \text{ est proche de } 0.}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2024 ?

Surtout 4 chapitres : Conversion électromécanique (20 % des questions, partie IV), Bilans macroscopiques (14 %), Cristallographie (12 %) et Induction et forces de Laplace (12 %). Plus ponctuellement : Cinématique des fluides, Dynamique des fluides parfaits, Courbes intensité-potentiel et corrosion, Statique des fluides, Fluides visqueux…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2024 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 16 questions sur 40 (40 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la partie III en entier (Q25 et Q26) et la sous-partie II.1 (Q14 à Q18). Avec les autres programmes de première année : 9 en MP2I et 9 en TSI1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2024 ?

Environ 2 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie I est la plus longue (environ 55 min). Questions les plus longues : Q25 (15 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2024 ?

Q25 (poussée d'archimède), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2024 ?

Questions de cours : Q1 (système ouvert), Q2 (écoulement stationnaire), Q3 (système fermé coïncident), Q4 (débit volumique), Q14 (population de maille), Q15 (site octaédrique), Q16 (condition de contact), Q21 (loi de van 't hoff)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q5 (bilan de quantité de mouvement), Q6 (théorème de bernoulli), Q19 (calorimétrie) et Q28 (théorème de ferraris).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (32 sur 40), par exemple : Q1 à Q4, Q8, Q10 à Q24, Q27 à Q33, Q35, Q36 et Q38 à Q40. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q5, Q7, Q9 et Q34.

Le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet plutôt accessible. Le jury juge le sujet d'une longueur raisonnable, permettant de traiter chaque partie, et indique qu'il a été mieux réussi que ceux des années précédentes, avec des notes globalement meilleures. Moyenne : 10,19/20 (écart-type 3,79, 4 938 présents).

Que faire si l'on bloque sur les expressions de α et β en Q5 et Q7 ?

Admettre les formules fournies par l'énoncé et continuer. Les questions Q8 et Q9 réutilisent directement la lettre \beta sans exiger son expression géométrique explicite.

Le modèle diphasé de machine asynchrone en partie IV est-il au programme ?

Non : le programme de PSI privilégie l'étude des systèmes triphasés, mais l'énoncé guide pas à pas cette modélisation diphasée à l'aide des lois de l'induction et de l'électrocinétique.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
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Position estimée
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 40 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 10,19 et d'écart-type 3,79 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.