Corrigé détaillé X ENS Physique MP 2025
La lévitation électrique
- 34 questions corrigées
- Sujet moyen
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Autres premières années : MP2I 10 · BCPST1 9 questions.
Détail par partie
- Partie 1 : Le piège électrique0/112e année
- Partie 2 : Quelques perturbations externes3/11En partie
- Partie 3 : La rotation de la particule4/9En partie
- Partie 4 : Une analogie mécanique0/32e année
Le sujet en bref
Sujet moyen · Mécanique, Électromagnétisme, Diffusion et transferts thermiques · 7 incontournables · 12 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet d'une remarquable élégance traite du piégeage électrodynamique (piège de Paul) d'une nanoparticule de diamant sous vide, un domaine de pointe à l'interface entre l'optomécanique lévitée et les capteurs quantiques ultrasensibles. Il étudie successivement l'établissement du potentiel quadrupolaire et la théorie du potentiel effectif de Kapitza, la sensibilité aux bruits thermiques et aux collisions gazeuses, le piégeage angulaire de dipôles de charge, pour finir sur une analogie mécanique saisissante avec une selle de cheval en rotation rapide. D'une conception très soignée et représentative des épreuves de l'ENS et de Polytechnique, ce problème constitue un entraînement indispensable sur la séparation d'échelles de temps en dynamique oscillatoire et la physique statistique hors équilibre.
- Difficulté
- Moyen, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 3 h pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en MPSI : 7 questions sur 34.
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Sommaire
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Sommaire
34 questionsPartie 1 : Le piège électrique
Question 1
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : équation de laplace, symétrie axiale
On considère un piège électrique en forme d'anneau tel que celui montré à la Fig 1, placé dans le vide. On se donne un repère tel que est au centre du piège et est l'axe de symétrie de révolution de l'anneau. On note , et les vecteurs unitaires de ce repère. On note par ailleurs le rayon de l'anneau, en ignorant son épaisseur, exagérée sur la figure. À une position de coordonnées proche du centre du piège, où , et sont donc tous très petits devant , le potentiel électrique , dans le vide, prend la forme
où est la tension appliquée entre le piège et la masse (supposée à une distance de celui-ci grande devant ), et est un facteur sans dimension qui dépend de la géométrie du piège. On suppose jusqu'à la question 9 incluse que le fil (à gauche du piège) où se connecte le générateur perturbe peu le potentiel au centre du piège et qu'il y a invariance parfaite du potentiel par rotation autour de . Déterminer les coefficients et .
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Exprimer l'invariance par rotation autour de Oz pour relier \alpha et \beta, puis appliquer l'équation de Laplace \Delta V_{\mathrm{el}} = 0 dans le vide.
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- Exploiter l'invariance par rotation autour de l'axe Oz pour relier les coefficients \alpha et \beta.
- Appliquer l'équation de Laplace régissant le potentiel électrostatique dans le vide en l'absence de charges au voisinage du centre O.
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L'invariance par rotation impose \alpha = \beta, puis l'équation de Laplace \Delta V_{\mathrm{el}} = 0 donne 2 + 4\alpha = 0, soit \alpha = \beta = -1/2.
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L'énoncé précise qu'il y a invariance du potentiel par rotation autour de l'axe Oz. Le potentiel ne doit donc dépendre des coordonnées transverses que par la distance à l'axe, r_\perp = \sqrt{x^2 + y^2} :
Au voisinage du centre du piège, le milieu est le vide et ne comporte aucune densité volumique de charge (\rho = 0). D'après l'équation de Maxwell-Gauss \mathrm{div}\,\vec{E} = 0 et la relation \vec{E} = -\vec{\nabla} V_{\mathrm{el}}, le potentiel vérifie l'équation de Laplace :
En calculant le laplacien du potentiel sous la forme donnée par l'équation (1) :
On en déduit :
Comme \alpha = \beta, il vient immédiatement :
Résultat
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : théorème d'earnshaw, équilibre stable
On place maintenant une particule supposée ponctuelle, de charge , au centre du piège. Pourquoi ne peut-elle pas y léviter de manière stable ?
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Rappeler le lien entre la force électrique et l'énergie potentielle, puis invoquer le théorème d'Earnshaw : le Laplacien de l'énergie potentielle étant nul, un extremum local ne peut pas être un minimum strict.
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- Exprimer l'énergie potentielle électrostatique E_{\mathrm{p}}(\vec{r}) = q V_{\mathrm{el}}(\vec{r}) de la particule au voisinage du centre O.
- Établir la condition de stabilité d'un équilibre pour un système conservatif à plusieurs degrés de liberté (minimum local strict de l'énergie potentielle).
- Conclure sur l'impossibilité d'une lévitation stable (théorème d'Earnshaw).
Voir la réponse courteRéponse courte
Le théorème d'Earnshaw interdit tout extremum local de potentiel dans le vide (\Delta V = 0) : l'équilibre ne peut être simultanément stable selon les trois directions.
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L'énergie potentielle électrostatique de la particule de charge q = -e dans le potentiel statique s'écrit, d'après les résultats de la question 1 :
La force électrostatique subie par la particule est :
En \vec{r} = \vec{0}, la force s'annule : le centre O du piège est bien une position d'équilibre.
Pour que cet équilibre soit stable, l'énergie potentielle E_{\mathrm{p}} doit présenter un minimum local strict en O, ce qui impose que toutes les dérivées secondes partielles soient strictement positives :
Or, d'après l'expression de E_{\mathrm{p}} :
Ces dérivées secondes sont de signes opposés :
- si V > 0, le confinement est assuré dans le plan horizontal (x,y), mais l'équilibre est instable selon la direction verticale z ;
- si V < 0, l'équilibre est stable selon z, mais instable dans le plan horizontal (x,y).
Résultat
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B ; Cinématique et dynamique du point
Notions : principe fondamental de la dynamique, piège de paul
Pour résoudre ce problème, on impose une tension variable au cours du temps, de sorte que la particule est maintenant soumise au potentiel dépendant du temps
où . Écrire l'équation du mouvement pour les trois composantes du vecteur position de la particule dans le repère , soit , sous la forme
en faisant apparaître 3 paramètres que l'on écrira , où est une constante numérique et . On indiquera les valeurs de , et .
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Appliquer le principe fondamental de la dynamique selon chaque axe en dérivant le potentiel par rapport à x, y et z, puis identifier les coefficients sans dimension q_i par identification avec la forme demandée.
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On applique le PFD \vec{F} = -q\vec{\nabla}V_{\mathrm{el}} et on identifie les coefficients n_z = 4 et n_x = n_y = -2.
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On applique le principe fondamental de la dynamique à la particule de masse m et de charge q = -e, dans le repère Oxyz supposé galiléen. En l'absence d'autres forces mentionnées à ce stade, la particule est uniquement soumise à la force électrique :
D'après le résultat de la question Q1, avec \alpha = \beta = -1/2 et V(t) = V_0 \cos(\Omega t), le potentiel s'écrit :
On en déduit les composantes du gradient de V_{\mathrm{el}} :
La relation fondamentale de la dynamique m \ddot{\vec{r}} = \vec{F} se projette alors selon les trois axes :
où l'on a posé \omega^2 = \dfrac{e\eta V_0}{m l_0^2}.
On identifie ces équations avec la forme demandée :
Il vient :
Comme q_i = n_i\left(\dfrac{\omega}{\Omega}\right)^2, les entiers recherchés sont :
Résultat
Question 4
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : moyenne temporelle, séparation des échelles
On suppose que . On admet que la variable peut alors s'exprimer comme une somme de deux variables, , où varie sur une échelle de temps beaucoup plus grande que et est un signal périodique de pulsation tel que et ses dérivées sont de moyenne nulle sur une période d'oscillation du potentiel. Montrer, en justifiant soigneusement chaque étape du raisonnement, que
où représente une moyenne sur une période d'oscillation, définie par
pour une grandeur quelconque dépendant du temps.
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Injecter la décomposition r_i = R_i + \xi_i dans l'équation de Mathieu et appliquer l'opérateur moyenne temporelle \langle \cdot \rangle en exploitant la quasi-constance de R_i sur une période 2\pi/\Omega.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter la décomposition r_i(t) = R_i(t) + \xi_i(t) dans l'équation du mouvement (2) établie à la question 3.
- Appliquer l'opérateur de moyenne temporelle \langle\cdot\rangle sur une période T = 2\pi/\Omega.
- Justifier l'annulation de chacun des termes indésirables en exploitant les hypothèses de l'énoncé : la périodicité de \xi_i(t) et la séparation des échelles de temps pour la variable lente R_i(t).
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En injectant r_i = R_i + \xi_i dans l'équation et en moyennant sur une période rapide, les termes oscillants purs s'annulent.
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D'après l'équation (2), le mouvement selon la coordonnée r_i est régi par :
En introduisant la décomposition r_i(t) = R_i(t) + \xi_i(t), la dérivée seconde s'écrit par linéarité \ddot{r}_i(t) = \ddot{R}_i(t) + \ddot{\xi}_i(t), d'où :
Prenons la moyenne temporelle \langle\cdot\rangle sur une période T = 2\pi/\Omega de cette relation, en utilisant la linéarité de l'intégrale :
Examinons les deux termes centraux :
Pour le terme \langle \ddot{\xi}_i \rangle : par hypothèse, les dérivées de \xi_i(t) sont de moyenne nulle sur une période d'oscillation. On a en effet directement :
\langle \ddot{\xi}_i \rangle = \frac{\Omega}{2\pi} \int_0^{2\pi/\Omega} \ddot{\xi}_i(t)\,\mathrm{d}t = \frac{\Omega}{2\pi} \left[ \dot{\xi}_i\left(\frac{2\pi}{\Omega}\right) - \dot{\xi}_i(0) \right] = 0puisque \dot{\xi}_i(t) est périodique de pulsation \Omega (donc de période T = 2\pi/\Omega).
Pour le terme \langle R_i(t)\cos(\Omega t) \rangle : la variable lente R_i(t) varie sur une échelle de temps caractéristique \tau \gg \Omega^{-1}. À l'échelle d'une période d'oscillation T = 2\pi/\Omega \ll \tau, R_i(t) peut être considérée comme quasi-constante. Elle se factorise donc hors de la moyenne temporelle :
\langle R_i(t)\cos(\Omega t) \rangle \approx R_i(t) \langle \cos(\Omega t) \rangleOr, la fonction \cos(\Omega t) est de moyenne nulle sur une période :
\langle \cos(\Omega t) \rangle = \frac{\Omega}{2\pi} \int_0^{2\pi/\Omega} \cos(\Omega t)\,\mathrm{d}t = 0Par conséquent, ce terme s'annule : \langle R_i(t)\cos(\Omega t) \rangle = 0.
En réinjectant ces deux résultats, on obtient bien :
Résultat
Question 5
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : micromouvement, approximation séculaire
Dans cette question, on néglige toutes les harmoniques de pulsation supérieure ou égale à . a - Quelle est la forme la plus générale de respectant les conditions spécifiées ? b - Exprimer en fonction de , et , puis en déduire l'expression de en fonction des mêmes grandeurs. On justifiera soigneusement le raisonnement. c - Dans le régime , que peut-on dire de par rapport à ?
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Écrire \xi_i(t) = A \cos(\Omega t) + B \sin(\Omega t) avec une moyenne nulle. En observant que \ddot{\xi}_i \approx -\Omega^2 \xi_i domine \ddot{R}_i, identifier les termes oscillant à la pulsation \Omega pour exprimer \xi_i en fonction de R_i.
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- Exprimer \xi_i(t) comme une combinaison linéaire de fonctions sinusoïdales à la seule pulsation \Omega (moyenne nulle et harmoniques supérieures négligées).
- Isoler la composante fluctuante rapide de l'équation du mouvement à l'ordre dominant en q_i \ll 1, puis utiliser \ddot{\xi}_i = -\Omega^2 \xi_i pour obtenir \xi_i(t).
- Comparer les amplitudes de \xi_i et R_i en exploitant la petitesse de q_i \propto (\omega/\Omega)^2 \ll 1.
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On pose \xi_i(t) \propto \cos(\Omega t), on intègre deux fois l'accélération rapide pour trouver \xi_i(t) = \frac{q_i}{2} R_i(t) \cos(\Omega t) \ll R_i.
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a - Forme générale de \xi_i(t)
La fonction \xi_i(t) est un signal périodique de pulsation \Omega, de moyenne nulle sur une période T = 2\pi/\Omega, et sans harmonique de pulsation supérieure ou égale à 2\Omega. Sa décomposition en série de Fourier se résume donc à son harmonique fondamentale à pulsation \Omega sans composante continue :
où A_i et B_i sont des grandeurs quasi-constantes à l'échelle d'une période d'oscillation 2\pi/\Omega.
b - Expression de \ddot{\xi}_i(t) et de \xi_i(t)
En introduisant la décomposition r_i(t) = R_i(t) + \xi_i(t) dans l'équation du mouvement (2), on obtient :
Soustrayons l'équation moyennée obtenue à la question 4, \langle \ddot{R}_i \rangle + q_i \frac{\Omega^2}{2} \langle \xi_i(t)\cos(\Omega t)\rangle = 0 :
Comme R_i(t) varie sur une échelle de temps très grande devant \Omega^{-1}, on a \ddot{R}_i \approx \langle \ddot{R}_i \rangle. De plus, dans le régime \Omega \gg \omega, on a |q_i| \ll 1 ; le terme en q_i \xi_i \cos(\Omega t) est d'ordre q_i^2, négligeable devant le terme en q_i R_i d'ordre q_i. Il en résulte, pour la composante oscillante rapide à la pulsation \Omega :
Puisque \xi_i(t) est purement harmonique à la pulsation \Omega et que R_i(t) est stationnaire à l'échelle de la période rapide, deux dérivations temporelles donnent simplement :
En identifiant les deux expressions de \ddot{\xi}_i(t), on en déduit immédiatement :
(ce qui correspond à A_i = \frac{q_i}{2} R_i(t) et B_i = 0).
c - Comparaison de \xi_i et R_i
Dans le régime \Omega \gg \omega, le paramètre sans dimension q_i = n_i (\omega/\Omega)^2 vérifie :
L'amplitude maximale des oscillations rapides vaut :
La variable rapide \xi_i(t) (appelée micromouvement) est donc d'amplitude très faible devant la composante séculaire lente R_i(t) : le mouvement global est une oscillation lente de grande amplitude autour du centre du piège sur laquelle se superpose un petit tremblement haute fréquence à la pulsation \Omega.
Résultat
Question 6
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : potentiel effectif, pulsation propre
Montrer que la variable lente a une dynamique qui se réduit à celle associée à un potentiel harmonique effectif
qui ne dépend pas du temps et dont on donnera la fréquence propre . Comparer à .
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Remplacer l'expression de \xi_i(t) trouvée dans l'équation moyennée établie en Q4 pour obtenir \ddot{R}_i + \omega_i^2 R_i = 0, et identifier la pulsation propre \omega_i.
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- Injecter l'expression du micromouvement \xi_i(t) obtenue à la question 5b dans l'équation séculaire (3) établie à la question 4.
- Effectuer la moyenne temporelle en exploitant le fait que la variable lente R_i(t) est quasi-constante sur une période 2\pi/\Omega.
- Identifier l'équation du mouvement à celle d'un oscillateur harmonique sous potentiel effectif U_{\mathrm{eff}}(R_i), en déduire \omega_i et la comparer à \Omega.
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L'injection du micromouvement dans l'équation séculaire fait émerger une force de rappel harmonique à la pulsation séculaire \omega_i = |q_i|\Omega / (2\sqrt{2}) \ll \Omega.
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D'après la question 5b, le micromouvement s'écrit :
Insérons cette expression dans le terme de couplage de l'équation séculaire (3) issue de la question 4 :
Puisque R_i(t) varie sur une échelle de temps très grande devant la période d'oscillation 2\pi/\Omega, elle peut être considérée comme constante lors de l'intégration sur une période :
car \langle \cos^2(\Omega t) \rangle = \frac{\Omega}{2\pi}\int_0^{2\pi/\Omega} \frac{1+\cos(2\Omega t)}{2}\,\mathrm{d}t = \frac{1}{2}.
De plus, la dérivée seconde de la variable lente vérifie \langle \ddot{R}_i \rangle \approx \ddot{R}_i(t). L'équation séculaire devient alors :
En multipliant par la masse m, on obtient l'équation du mouvement :
La pulsation propre associée à ce potentiel harmonique effectif est donc :
En utilisant la relation q_i = n_i\left(\frac{\omega}{\Omega}\right)^2 définie à la question 3, on peut également exprimer \omega_i sous la forme :
Comme on se place dans le régime \Omega \gg \omega, on a |q_i| \ll 1, d'où :
Le mouvement séculaire s'effectue donc à une pulsation propre bien inférieure à la pulsation d'excitation du piège.
Résultat
Question 7
DifficileTemps estimé : ≈ 10 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : force pondéromotrice, piège de paul
Puisque le potentiel électrique donné à la question 3 est de moyenne temporelle nulle, on aurait pu s'attendre à ce qu'il n'y ait pas de force de rappel. Expliquer, avec des dessins montrant la dépendance temporelle et spatiale de la composante de la force électrique selon la direction , dans le régime , pourquoi la particule subit bien, en moyenne sur une période , une force de rappel. On distinguera deux cas avec deux positions initiales et . Pour fixer les idées, on prendra , sachant que le même raisonnement s'appliquerait pour .
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Observer que la particule s'éloigne davantage du centre pendant l'alternance où la force est répulsive et passe plus de temps près du centre lors de la phase attractive, ce qui produit une force moyenne nette vers l'origine.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la composante F_z(z,t) de la force électrique à partir du potentiel V_{\mathrm{el}} pour V_0 < 0, et rappeler la forme de la position instantanée z(t) = z_0 + \xi_z(t).
- Analyser l'effet du déphasage entre la force et le déplacement rapide \xi_z(t) (comportement inertiel en régime haute fréquence \Omega \gg \omega).
- Comparer l'intensité de la force lors de la demi-période de rappel (où la particule est plus éloignée de l'origine) et lors de la demi-période répulsive (où elle en est plus proche), pour z_0 > 0 puis z_0 < 0.
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La particule s'éloigne du centre lors de la phase répulsive où le champ est plus fort, créant une force de rappel nette en moyenne.
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Le potentiel électrique s'écrit au voisinage du centre :
La particule portant la charge q = -e, la composante selon z de la force électrique subie est :
Pour V_0 < 0, posons k_0 = \dfrac{2e\eta |V_0|}{l_0^2} > 0. La force électrique s'écrit alors :
D'après les questions précédentes, dans le régime q_z \ll 1 (\Omega \gg \omega), le mouvement se décompose en une composante séculaire lente z_0 \approx R_z et une oscillation rapide de faible amplitude \xi_z(t) :
Comme q_z = -4(\omega/\Omega)^2 avec \omega^2 \propto V_0 < 0, on a q_z > 0, de sorte que \xi_z(t) oscille en phase avec \cos(\Omega t).
1. Cas d'une position initiale z_0 > 0 :
- Pour t \in \left[-\frac{\pi}{2\Omega}, \frac{\pi}{2\Omega}\right] modulo \frac{2\pi}{\Omega}, on a \cos(\Omega t) > 0 : la force F_z < 0 est attractive (orientée vers l'origine O). De plus, \xi_z(t) > 0, donc la particule est plus éloignée de l'origine : z(t) > z_0. Comme la force est proportionnelle à la distance z, l'intensité de cette force de rappel vers O est forte.
- Pour t \in \left[\frac{\pi}{2\Omega}, \frac{3\pi}{2\Omega}\right] modulo \frac{2\pi}{\Omega}, on a \cos(\Omega t) < 0 : la force F_z > 0 devient répulsive (orientée vers les z croissants, s'éloignant de O). Mais comme \xi_z(t) < 0, la particule est alors plus proche de l'origine : z(t) < z_0. L'intensité de cette force répulsive est donc faible.
En moyenne sur une période T = 2\pi/\Omega, l'effet attractif l'emporte sur l'effet répulsif : \langle F_z \rangle < 0, la force moyenne ramène la particule vers O.
2. Cas d'une position initiale z_0 < 0 :
- Lorsque \cos(\Omega t) > 0, la force F_z = -k_0 z \cos(\Omega t) > 0 est dirigée vers les z croissants, donc vers l'origine O. Comme \xi_z(t) \propto z_0 \cos(\Omega t) < 0, la particule s'éloigne encore plus de l'origine (|z(t)| > |z_0|), ce qui rend cette force de rappel vers O particulièrement forte.
- Lorsque \cos(\Omega t) < 0, la force F_z < 0 repousse la particule loin de O (vers les z négatifs). Mais \xi_z(t) > 0, de sorte que |z(t)| < |z_0| : la particule est plus proche du centre et subit une répulsion plus faible.
En moyenne sur une période, on obtient \langle F_z \rangle > 0, orientée vers O.
Dans les deux situations, la non-uniformité spatiale du champ électrique couplée à la réponse en phase du micromouvement engendre une force de rappel séculaire dirigée vers le centre du piège :
Résultat
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : confinement, puits de potentiel
Pourquoi faut-il que ne soit pas trop petit pour satisfaire aux critères d'une lévitation stable définie dans l'énoncé ?
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Penser à la raideur effective du piège : si q_i est trop faible, la fréquence propre séculaire tend vers zéro, rendant le piège trop mou face aux perturbations extérieures (gravité, chocs thermiques).
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- Relier le paramètre q_i à la raideur effective du piège via la pulsation séculaire \omega_i obtenue à la question Q6.
- Confronter cette raideur à la définition de la lévitation stable donnée dans l'introduction du sujet (résistance aux perturbations intrinsèques et environnementales).
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Si q_i est trop petit, la raideur effective \omega_i devient insuffisante face à l'agitation thermique ou aux perturbations extérieures.
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D'après la question Q6, le mouvement séculaire de la particule est régi par le potentiel harmonique effectif :
associé à une raideur effective :
Si |q_i| est trop faible, la raideur k_{i,\mathrm{eff}} devient très petite : le puits de potentiel est extrêmement peu profond et lâche.
Or, comme le rappelle l'introduction du sujet, la stabilité de la lévitation exige que le piège soit suffisamment rigide pour confiner la particule au centre malgré les perturbations :
- les perturbations environnementales, telles que les chocs avec les molécules du gaz résiduel (qui imposent, par le théorème d'équipartition de l'énergie, des fluctuations thermiques de position \langle R_i^2 \rangle \sim k_B T / k_{i,\mathrm{eff}}, conduisant à une déconfinement si cette amplitude dépasse l_0) ;
- le poids de la particule, qui induirait un affaissement statique \Delta z \approx g/\omega_z^2 rédhibitoire ;
- les perturbations intrinsèques du piège (asymétries résiduelles, anharmonicités).
Il est donc indispensable que |q_i| ne soit pas trop petit afin de garantir une raideur de confinement suffisante pour maintenir la particule piégée.
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B
Notions : piège de paul, ordre de grandeur
On suppose que permet d'obtenir un bon confinement dans la direction , dans un piège où , , et . La particule a toujours un électron à sa surface. Pour quelle gamme de tension électrique obtient-on un bon confinement dans cette direction ?
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Utiliser la relation liant q_z, \omega et \Omega pour isoler la tension crête V_0 en fonction des données numériques.
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- Exprimer le paramètre de piégeage |q_z| en fonction de la tension V_0 à partir des définitions établies à la question Q3.
- Inverser la relation pour exprimer V_0 en fonction de |q_z| et des grandeurs physiques du piège.
- Réaliser l'application numérique pour les deux bornes de l'intervalle [0,1 \,;\, 0,3].
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On relie V_0 à |q_z| via q_z = 4 e \eta V_0 / (m l_0^2 \Omega^2) et on isole la plage de tensions correspondante.
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D'après la question Q3, le paramètre sans dimension q_z s'écrit :
On en déduit l'expression de |q_z| en fonction de la tension V_0 :
En inversant cette relation, la tension V_0 s'exprime sous la forme :
Procédons à l'application numérique avec les valeurs données par l'énoncé :
- m = 2 \times 10^{-18}\text{ kg}
- l_0 = 100\text{ }\mu\text{m} = 10^{-4}\text{ m} \implies l_0^2 = 10^{-8}\text{ m}^2
- \Omega = 2\pi \times 10^3\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \implies \Omega^2 = 4\pi^2 \times 10^6\text{ rad}^2\cdot\text{s}^{-2} \approx 40 \times 10^6\text{ s}^{-2} = 4 \times 10^7\text{ s}^{-2} (en prenant \pi^2 \approx 10)
- e = 1{,}6 \times 10^{-19}\text{ C}
- \eta = 0{,}1
Le préfacteur numérique vaut :
Pour la plage |q_z| \in [0{,}1 \,;\, 0{,}3], on obtient ainsi :
- Pour |q_z| = 0{,}1 : V_{0,\min} \approx 0{,}1 \times 12{,}5\text{ V} \approx 1{,}2\text{ V} \approx 1\text{ V}
- Pour |q_z| = 0{,}3 : V_{0,\max} \approx 0{,}3 \times 12{,}5\text{ V} \approx 3{,}7\text{ V} \approx 4\text{ V}
La gamme de tension assurant un bon confinement est donc :
Résultat
Question 10
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : symétrie, invariance
On souhaite prendre en compte le fil qui permet de connecter le piège au générateur de tension (voir Fig. 1) dans le modèle. L'influence de ce fil peut être modélisée par l'ajout au potentiel d'un terme supplémentaire, anharmonique, de la forme
où est une longueur dont on ne précise pas la signification ici. En quoi ce potentiel respecte-t-il la symétrie du piège incluant le fil ?
Voir l'indiceIndice
Examiner les symétries spatiales du piège réel : plan de symétrie Oxy ou Oxz, parité par rapport à y et z, et asymétrie selon l'axe Ox le long duquel s'étend le fil de connexion.
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La présence du fil le long de Ox brise l'invariance par rotation mais conserve les symétries planes y \to -y et z \to -z.
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Analysons les symétries géométriques du dispositif constitué de l'anneau et du fil d'alimentation :
Plan de symétrie (Oxz) (y = 0) : l'anneau circulaire (situé dans le plan z = 0, centré en O) et le fil connecté le long de l'axe (Ox) (pour x < 0) sont invariants par la réflexion y \to -y. Le potentiel électrostatique doit donc être une fonction paire de y :
V_a(x, -y, z, t) = V_a(x, y, z, t).Cette condition est bien satisfaite puisque la variable y n'apparaît dans V_a que sous la forme y^2.
Plan de symétrie (Oxy) (z = 0) : l'anneau et le fil sont contenus dans le plan horizontal z = 0. La distribution de charges est donc invariante par la réflexion z \to -z, ce qui impose la parité du potentiel par rapport à z :
V_a(x, y, -z, t) = V_a(x, y, z, t).Cette condition est également vérifiée car z n'intervient que par son carré z^2.
Brisure de la symétrie selon Ox et perte de révolution : la présence du fil du seul côté x < 0 brise l'invariance par rotation autour de l'axe Oz ainsi que la symétrie par réflexion par rapport au plan (Oyz) (x \to -x). Le terme correctif d'ordre le plus bas doit donc être impair en x afin de distinguer x > 0 de x < 0. Dans l'expression de V_a, tous les termes sont de degré impair en x (x^3, x y^2 et x z^2), de sorte que :
V_a(-x, y, z, t) = -V_a(x, y, z, t) \neq V_a(x, y, z, t).
Le potentiel V_a(\vec{r}, t) respecte donc parfaitement les symétries de la distribution de charges :
tout en traduisant l'asymétrie induite par le fil selon l'axe Ox.
Résultat
Question 11
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : équation de laplace, symétrie
La présence du fil, et donc du terme anharmonique, modifie également l'expression de la partie harmonique du potentiel de l'Eq.(1), c'est-à-dire que les valeurs des coefficients ne sont plus nécessairement celles trouvées alors. On écrit donc cette partie harmonique sous la forme plus générale :
Quelles sont les deux équations que doivent vérifier les coefficients et ?
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Écrire que le potentiel électrostatique total doit toujours vérifier l'équation de Laplace \Delta(V_{\mathrm{el}} + V_a) = 0 au voisinage du centre, à tout instant et indépendamment pour chaque ordre en coordonnées.
Voir la stratégieStratégie
Dans le vide et en l'absence de charges au centre du piège (\rho = 0), l'équation de Maxwell-Gauss en régime quasi-stationnaire impose que le potentiel électrique total vérifie l'équation de Laplace :
Cette égalité devant être vérifiée en tout point (x, y, z) au voisinage du centre O, elle doit être satisfaite indépendamment à chaque ordre du développement spatial, c'est-à-dire séparément pour le terme harmonique d'ordre 2 (V_{\mathrm{el}}) et pour le terme anharmonique d'ordre 3 (V_a).
Voir la réponse courteRéponse courte
L'équation de Laplace \Delta V = 0 appliquée aux parties quadratique et cubique impose respectivement a_x + a_y + a_z = 0 et b_x + b_y + b_z = 0.
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1. Condition sur les coefficients de la partie harmonique (a_x, a_y, a_z) :
Calculons le laplacien de V_{\mathrm{el}}(\vec{r}, t) = \dfrac{\eta V(t)}{l_0^2} (a_x x^2 + a_y y^2 + a_z z^2) :
En sommant ces dérivées secondes, la condition \Delta V_{\mathrm{el}} = 0 conduit immédiatement à :
soit :
2. Condition sur les coefficients de la partie anharmonique (b_x, b_y, b_z) :
Le potentiel anharmonique s'écrit :
Calculons ses dérivées spatiales secondes :
Le laplacien de V_a vaut donc :
Pour que \Delta V_a = 0 soit vérifiée pour tout x, il est nécessaire et suffisant que :
Résultat
Partie 2 : Quelques perturbations externes
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Facteur de Boltzmann et physique statistique
Notions : théorème de l'équipartition de l'énergie, fluctuation
Le mouvement de la particule peut être traité comme celui d'un oscillateur harmonique à l'équilibre avec le gaz environnant à une température . Quel est l'écart-type de l'amplitude du mouvement dans la direction dans le cas où et ?
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Appliquer le théorème d'équipartition de l'énergie à l'énergie potentielle effective harmonique selon la direction x : \frac{1}{2}m\omega_x^2 \langle x^2 \rangle = \frac{1}{2}k_B T.
Voir la stratégieStratégie
- Décrire le mouvement selon x comme celui d'un oscillateur harmonique de pulsation effective \omega_x, établie à la question Q6.
- Appliquer le théorème de l'équipartition de l'énergie au degré de liberté de position x pour relier \langle x^2 \rangle à la température T.
- Exprimer littéralement puis calculer numériquement l'écart-type \sigma_x = \sqrt{\langle x^2 \rangle}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équipartition de l'énergie \frac{1}{2}m\omega_x^2\langle x^2\rangle = \frac{1}{2}k_B T, d'où l'écart-type spatial \sigma_x = \sqrt{k_B T / (m \omega_x^2)}.
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Dans le régime \Omega \gg \omega, le mouvement séculaire de la particule selon la direction x est régi par le potentiel harmonique effectif déterminé à la question Q6 :
À l'équilibre thermodynamique avec le gaz environnant à la température T, le théorème de l'équipartition de l'énergie stipule que l'énergie potentielle moyenne associée à ce degré de liberté quadratique vaut :
La position moyenne étant nulle par symétrie (\langle x \rangle = 0), l'écart-type de la position \sigma_x = \sqrt{\langle x^2 \rangle - \langle x \rangle^2} s'écrit :
Procédons à l'application numérique avec les valeurs de l'énoncé :
- k_B = 1{,}4 \times 10^{-23}\;\mathrm{J\cdot K^{-1}}, T = 300\;\mathrm{K},
- m = 2 \times 10^{-18}\;\mathrm{kg},
- q_x = 0{,}2, \Omega = 2\pi \times 10^3\;\mathrm{rad\cdot s^{-1}}.
On calcule tout d'abord la pulsation propre séculaire :
Puis la vitesse thermique :
Il vient ainsi pour l'écart-type :
Avec un seul chiffre significatif :
Résultat
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Thermodynamique › Facteur de Boltzmann et physique statistique
Notions : confinement, fluctuation thermique
Est-il alors possible de confiner cette particule dans un piège avec ?
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Comparer l'écart-type de position thermique \sigma_x calculé à la taille caractéristique l_0 du piège.
Voir la réponse courteRéponse courte
On compare l'écart-type \sigma_x à la taille du piège l_0 pour conclure sur la qualité du confinement spatial.
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D'après le résultat de la question précédente, l'écart-type des fluctuations thermiques de position selon l'axe x vaut :
Cette valeur est du même ordre de grandeur que la dimension caractéristique du piège :
Pour que le confinement soit effectif et stable, il est nécessaire que l'amplitude des oscillations thermiques reste très petite devant la taille du piège (\sigma_x \ll l_0), de façon à ce que la particule demeure confinée au voisinage du centre où le développement harmonique du potentiel reste valable et sans heurter les électrodes.
À température ambiante (T = 300\text{ K}) et pour une seule charge élémentaire (q = -e), il n'est donc pas possible de confiner cette particule dans un tel piège.
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Cinématique et dynamique du point
Notions : position d'équilibre, pesanteur
On n'a considéré jusqu'à présent qu'une particule portant une unique charge élémentaire. On admettra que notre approche est valable pour une particule portant une charge plus importante en valeur absolue, et que la pulsation est proportionnelle à cette charge. On prend alors une particule avec une charge suffisante pour que . Déterminer la position d'équilibre du centre d'inertie de cette particule dans la direction , en présence de la gravité terrestre, dont la direction est indiquée sur la Fig. 1.
Voir l'indiceIndice
Écrire l'équilibre mécanique selon la verticale Oz en égalisant la force de rappel effective -m\omega_z^2 z_0 et le poids -mg.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie potentielle effective totale selon l'axe vertical ascendant Oz en ajoutant l'énergie potentielle de pesanteur au potentiel effectif de piégeage.
- Établir la condition d'équilibre statique de la variable lente du centre d'inertie pour en déduire la position d'équilibre z_0.
- Réaliser l'application numérique avec les données du sujet.
Voir la réponse courteRéponse courte
À l'équilibre selon z, la force de rappel compense le poids : m\omega_z^2 z_0 = mg, d'où z_0 = g/\omega_z^2.
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D'après la question Q6, le mouvement séculaire du centre d'inertie de la particule dans la direction z est régi par la force de rappel effective issue du potentiel harmonique :
L'axe Oz étant vertical ascendant (Figure 1), le poids de la particule s'écrit \vec{P} = -mg\,\vec{u}_z. À l'équilibre du centre d'inertie selon la direction z, la résultante des forces séculaires est nulle :
On en déduit immédiatement la position d'équilibre z_0 :
Application numérique : Avec g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et \omega_z = 2\pi \times 10^3\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}, on remarque que \pi^2 \approx 9{,}87 \approx g, d'où :
Il vient :
Avec un chiffre significatif :
Résultat
Question 15
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : libre parcour moyen, nombre de knudsen
On considère que la particule lévite dans une chambre à vide où règne une pression résiduelle . On peut distinguer deux régimes d'écoulement selon la valeur d'un nombre sans dimension, dit nombre de Knudsen, , où est le diamètre de la particule et le libre parcours moyen. Lorsque , le régime d'écoulement est dit continu multiphasique alors que lorsque , l'écoulement est dit libre. On suppose le gaz parfait monoatomique et on donne le libre parcours moyen
où est la densité d'atomes du gaz et est une longueur qui caractérise les collisions entre atomes du gaz. Dans lequel des deux régimes décrits ci-dessus la particule se trouve-t-elle à cette pression ?
Voir l'indiceIndice
Calculer la densité atomique n = P/(k_B T) par la loi des gaz parfaits, en déduire le libre parcours moyen l^* et le comparer au diamètre d de la nanoparticule.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la densité particulaire n à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits à la température T = 300\text{ K}.
- Calculer le libre parcours moyen l^* des atomes du gaz, puis en déduire le nombre de Knudsen K_n = l^*/d.
- Comparer K_n à 1 pour déterminer le régime d'écoulement.
Voir la réponse courteRéponse courte
On calcule la densité n = P/(k_B T) puis l^* et le nombre de Knudsen K_n = l^*/d \gg 1, caractérisant un régime d'écoulement libre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le gaz étant modélisé comme un gaz parfait à la température T = 300\text{ K}, son équation d'état relie la pression P et la densité volumique d'atomes n par :
En injectant cette relation dans l'expression du libre parcours moyen l^*, on obtient :
Effectuons l'application numérique avec P = 1\text{ hPa} = 100\text{ Pa}, T = 300\text{ K}, k_B = 1{,}4 \times 10^{-23}\text{ J}\cdot\text{K}^{-1} et a = 10^{-10}\text{ m} :
Le diamètre de la particule étant d = 100\text{ nm} = 1{,}0 \times 10^{-7}\text{ m}, le nombre de Knudsen vaut :
Puisque K_n \gg 1, on a en particulier K_n > 1 :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : vitesse quadratique moyenne, théorie cinétique des gaz
Calculer la vitesse quadratique moyenne des atomes du gaz, en supposant qu'il n'y a que du diazote dans une enceinte à .
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'expression issue de la théorie cinétique des gaz pour la vitesse quadratique moyenne : v_{\mathrm{qm}} = \sqrt{3 k_B T / M_{\mathrm{mol}}}, où M_{\mathrm{mol}} = 28\times 10^{-3}\,\mathrm{kg\cdot mol^{-1}} ou 28\,m_p.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse quadratique moyenne v_{\mathrm{qm}} d'une particule de gaz à partir du théorème de l'équipartition de l'énergie pour les trois degrés de liberté de translation.
- Exprimer la masse d'une molécule de diazote \mathrm{N}_2 à l'aide de la masse du proton m_{\mathrm{p}} fournie dans les données.
- Effectuer l'application numérique avec le niveau de précision requis (un ou deux chiffres significatifs).
Voir la réponse courteRéponse courte
Application directe de la formule cinétique v_{\mathrm{qm}} = \sqrt{3k_B T / m_{\mathrm{mol}}} = \sqrt{3RT/M} pour N_2 à 300\;\mathrm{K}.
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D'après la théorie cinétique des gaz parfaits, l'énergie cinétique moyenne de translation d'une entité de gaz de masse m_{\mathrm{gaz}} à la température T s'écrit :
On en déduit l'expression de la vitesse quadratique moyenne :
Le gaz considéré étant le diazote \mathrm{N}_2, chaque molécule est constituée de deux atomes d'azote ^{14}\mathrm{N} (chacun formé de 7 protons et 7 neutrons), soit au total A = 28 nucléons. En approximant la masse d'un nucléon par la masse du proton m_{\mathrm{p}} :
Il vient ainsi :
Application numérique :
- k_B = 1{,}4 \times 10^{-23}\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}
- T = 300\text{ K}
- m_{\mathrm{p}} = 1{,}7 \times 10^{-27}\text{ kg}
Conformément à la consigne d'arrondi à un chiffre significatif :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MP2I, BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : loi de newton, transfert conducto-convectif
On considère que la particule en lévitation est en diamant, de capacité calorifique massique . Un laser de puissance est utilisé pour mesurer la position de la particule. Cette puissance, focalisée sur la particule en lévitation, est modulée dans le temps à la pulsation , de sorte que . On considère que de la puissance de ce faisceau est absorbée et transmise à la particule sous forme de chaleur, de sorte que la puissance lumineuse absorbée par la particule est . On cherche à estimer la température de la particule en fonction du temps. Les échanges thermiques entre la particule et l'environnement sont d'une part l'apport d'énergie par le laser et d'autre part une fuite thermique vers le gaz thermostaté. Quelle est la quantité d'énergie perdue par unité de temps, notée , en fonction du coefficient de transfert thermique de surface , des températures du gaz et de la surface du diamant, et de la surface de la particule ?
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Appliquer la loi de transfert conducto-convectif de surface (loi de refroidissement de Newton) à travers l'aire S = \pi d^2 de la particule.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi de refroidissement de Newton à l'interface diamant-gaz : \Phi = h S (T - T_0).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le transfert thermique entre la particule à la température T et le gaz thermostaté à la température T_0 est modélisé par la loi phénoménologique de Newton (transfert conducto-convectif à l'interface).
La puissance thermique (ou quantité d'énergie perdue par unité de temps) cédée par la surface S de la particule vers le milieu extérieur s'écrit :
Pour une particule sphérique de diamètre d, la surface d'échange vaut S = 4\pi \left(\frac{d}{2}\right)^2 = \pi d^2.
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Faisable en MP2I, BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : premier principe, bilan thermique
On suppose que la température de la particule est homogène. Écrire l'équation différentielle régissant son évolution temporelle . On posera et .
Voir l'indiceIndice
Effectuer un bilan thermique global pour la particule de masse m et capacité c_m pendant un intervalle \mathrm{d}t : m c_m \mathrm{d}T = (\mathcal{P}_{\mathrm{abs}}(t) - \Phi)\mathrm{d}t.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système thermodynamique (la particule de diamant) et exprimer la variation de son énergie interne en fonction de sa capacité thermique.
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique sous forme de bilan de puissance entre les apports radiatifs et les pertes par transfert convectif/conductif vers le gaz.
- Réarranger l'équation avec les notations imposées \mathcal{P}_{\mathrm{abs},0} = \mathcal{P}_0/10 et K = hS.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan enthalpique sur la particule : m c_m \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} = \mathcal{P}_{\mathrm{abs}}(t) - h S (T - T_0).
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Considérons comme système la particule de diamant de masse m, modélisée comme une phase condensée incompressible et indilatable, de capacité thermique massique c_m. Sa capacité thermique est donc C = m c_m.
La température T(t) étant supposée spatialement homogène au sein de la particule, l'énergie interne U vérifie :
Pendant une durée \mathrm{d}t, le système échange de l'énergie thermique :
en recevant la puissance lumineuse absorbée issue du laser :
\mathcal{P}_{\mathrm{abs}}(t) = \frac{\mathcal{P}_\ell(t)}{10} = \mathcal{P}_{\mathrm{abs},0} \left[1 + \cos(\omega_m t)\right]en cédant au gaz thermostaté le flux thermique surfacique \Phi(t) établi à la question précédente :
\Phi(t) = h S (T(t) - T_0) = K (T(t) - T_0)
D'après le premier principe de la thermodynamique sous forme de bilan de puissance, on a :
soit :
En regroupant les termes dépendant de T(t) dans le membre de gauche, on obtient l'équation différentielle linéaire du premier ordre régissant T(t) :
ou, sous forme canonique :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Faisable en MP2I, BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : équation différentielle linéaire, régime forcé
Résoudre cette équation différentielle en considérant qu'au temps , la température de la particule est . Exprimer la solution comme la somme de trois contributions.
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre avec second membre constant et harmonique ; la solution est la somme du régime permanent continu, du régime permanent sinusoïdal et de l'exponentielle transitoire.
Voir la stratégieStratégie
- Réécrire l'équation différentielle établie à la question Q18 sous forme canonique en introduisant le temps caractéristique \tau = \frac{m c_m}{K}.
- Par linéarité, décomposer la solution générale comme la somme de la solution de l'équation homogène, d'une solution particulière pour l'excitation constante, et d'une solution particulière en régime sinusoïdal forcé.
- Déterminer la constante d'intégration à l'aide de la condition initiale T(0) = T_0, et identifier les trois contributions demandées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution avec second membre constant et harmonique : somme d'un terme permanent constant, d'un transitoire exponentiel et d'un régime harmonique établi.
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D'après la question Q18, l'équation différentielle régissant T(t) est :
En introduisant le temps caractéristique du système :
l'équation différentielle s'écrit sous forme canonique :
Par linéarité, la solution générale est la somme :
de la solution générale de l'équation homogène :
T_h(t) = A \mathrm{e}^{-t/\tau} \quad (A \in \mathbb{R})d'une solution particulière associée au second membre constant :
T_{\mathrm{stat}} = T_0 + \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{abs},0}}{K}d'une solution particulière associée au second membre harmonique de pulsation \omega_m. En adoptant la notation complexe \underline{T}_{p}(t) = \underline{T}_m \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega_m t}, il vient :
(\mathrm{j}\omega_m \tau + 1)\underline{T}_m = \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{abs},0}}{K} \implies \underline{T}_m = \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{abs},0}}{K} \frac{1}{1 + \mathrm{j}\omega_m \tau}En repassant dans le domaine temporel :
T_{\mathrm{osc}}(t) = \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{abs},0}}{K\sqrt{1 + (\omega_m \tau)^2}} \cos(\omega_m t - \phi) \quad \text{avec} \quad \tan\phi = \omega_m \tau \quad \left(0 \leqslant \phi < \frac{\pi}{2}\right)
La solution générale est donc :
Déterminons la constante A à l'aide de la condition initiale T(0) = T_0 :
Comme \cos(-\phi) = \cos\phi = \frac{1}{\sqrt{1 + (\omega_m \tau)^2}}, le terme oscillant en t=0 vaut \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{abs},0}}{K\left(1 + (\omega_m \tau)^2\right)}. On en déduit :
La température de la particule s'exprime ainsi comme la somme de trois contributions :
avec :
Résultat
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Schéma ou tracé
- Faisable en MP2I, BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : régime transitoire, régime sinusoïdal forcé
Donner l'allure de sur un graphe.
Voir l'indiceIndice
Tracer une courbe partant de T_0 à t=0, montant exponentiellement sur un temps caractéristique \tau vers une valeur moyenne stationnaire, autour de laquelle elle oscille sinusoïdalement.
Voir la stratégieStratégie
Pour représenter fidèlement l'allure de la température T(t) obtenue à la question Q19 :
- Identifier la condition initiale T(0) = T_0 ;
- Décrire l'évolution de la valeur moyenne \langle T(t) \rangle, qui croît exponentiellement avec un temps caractéristique \tau vers la valeur asymptotique T_{\mathrm{stat}} = T_0 + \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{abs},0}}{K} ;
- Superposer à cette dérive lente les oscillations sinusoïdales de période 2\pi/\omega_m et d'amplitude \Delta T = \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{abs},0}}{K\sqrt{1+(\omega_m\tau)^2}} pour visualiser le régime transitoire puis le régime permanent établi (t \gg \tau).
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé montrant la montée exponentielle de la température moyenne vers un palier, surmontée d'oscillations sinusoïdales amorties puis stationnaires.
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D'après l'expression établie à la question Q19, la température s'écrit sous la forme :
La dynamique de T(t) présente les caractéristiques remarquables suivantes :
- À l'instant initial : T(0) = T_0.
- Régime transitoire (t \sim \tau) : la température moyenne subit un échauffement progressif régi par le terme exponentiel \mathrm{e}^{-t/\tau}, tout en oscillant à la pulsation \omega_m.
Régime permanent (t \gg \tau) : le transitoire s'éteint et la particule oscille sinusoïdalement à la pulsation \omega_m autour d'une température moyenne stationnaire :
T_{\mathrm{stat}} = T_0 + \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{abs},0}}{K}avec une amplitude de modulation thermique :
\Delta T = \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{abs},0}}{K\sqrt{1+(\omega_m\tau)^2}}
L'allure de T(t) est représentée ci-dessous :
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MP2I, BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : temps caractéristique, transfert thermique
Quel est le temps caractéristique de passage du régime transitoire au régime permanent ? On fera l'application numérique en prenant et on rappelle ici que et que la particule est une sphère de diamètre et de masse .
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Identifier le temps caractéristique \tau = m c_m / K = m c_m / (h S) et effectuer l'application numérique avec S = \pi d^2.
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- Identifier le temps caractéristique de relaxation thermique \tau à partir de l'équation différentielle établie à la question Q18.
- Exprimer la surface de la sphère S en fonction du diamètre d.
- Réaliser l'application numérique avec un seul chiffre significatif comme préconisé par l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le temps caractéristique vaut \tau = m c_m / (h S), calculé avec la surface sphérique S = \pi d^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation différentielle établie à la question Q18, l'évolution temporelle de la température est régie par :
Le temps caractéristique \tau du régime transitoire correspond à la constante de temps de l'équation différentielle homogène associée :
La particule étant sphérique de diamètre d, son aire de surface vaut :
On en déduit l'expression littérale de \tau :
Pour l'application numérique, avec les valeurs données :
- m = 2 \times 10^{-18}\text{ kg}
- c_m = 500\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}
- h = 100\text{ W}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-2}
- d = 100\text{ nm} = 1{,}0 \times 10^{-7}\text{ m}, d'où S = \pi \times (1{,}0 \times 10^{-7})^2 \approx 3{,}1 \times 10^{-14}\text{ m}^2
Il vient :
Avec un seul chiffre significatif :
Résultat
Question 22
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : réponse fréquentielle, capacité thermique
Après un temps suffisamment long devant , montrer que la mesure de l'amplitude de la variation de à différentes pulsations de la modulation du laser permet d'accéder à la valeur de la capacité thermique de la particule, connaissant sa surface et le coefficient .
Voir l'indiceIndice
Exprimer l'amplitude des oscillations thermiques en fonction de \omega_m ; repérer le comportement de filtre passe-bas du premier ordre et exprimer la pulsation de coupure 1/\tau.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'amplitude \Delta T(\omega_m) des oscillations de température en régime permanent (t \gg \tau) à partir des résultats de la question Q19.
- Identifier la pulsation de coupure du système thermique ou établir une relation linéaire permettant d'extraire le temps caractéristique \tau indépendamment de la puissance laser absorbée.
- En déduire la capacité thermique C = mc_m à l'aide de la conductance thermique K = hS.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'amplitude thermique dépend de \omega_m selon \Delta T \propto 1/\sqrt{K^2 + (m c_m \omega_m)^2}, permettant d'extraire m c_m.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q19, pour un temps t \gg \tau, la contribution transitoire exponentielle s'est éteinte (T_{\mathrm{trans}}(t) \to 0). La particule a atteint son régime établi (permanent), dans lequel sa température oscille de manière sinusoïdale autour de sa valeur moyenne T_{\mathrm{stat}} :
L'amplitude des variations de température à la pulsation de modulation \omega_m s'écrit :
où K = hS est la conductance de fuite thermique et \tau = \frac{C}{K} = \frac{C}{hS} est le temps de réponse thermique de la particule, C désignant sa capacité thermique.
Deux approches permettent de déterminer C à partir de mesures de \Delta T(\omega_m) :
Mesure de la pulsation de coupure : Pour \omega_m \to 0, l'amplitude tend vers \Delta T_0 = \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{abs},0}}{hS}. La pulsation de coupure à -3\text{ dB}, notée \omega_c, correspond à :
\Delta T(\omega_c) = \frac{\Delta T_0}{\sqrt{2}} \iff \omega_c \tau = 1 \iff \tau = \frac{1}{\omega_c}La détermination expérimentale de \omega_c donne immédiatement :
\boxed{ C = \frac{hS}{\omega_c} }Régression linéaire : En inversant et en élevant l'amplitude au carré, on obtient :
\frac{1}{[\Delta T(\omega_m)]^2} = \frac{K^2}{\mathcal{P}_{\mathrm{abs},0}^2} + \frac{C^2}{\mathcal{P}_{\mathrm{abs},0}^2}\,\omega_m^2En traçant \frac{1}{[\Delta T(\omega_m)]^2} en fonction de \omega_m^2, on obtient une droite d'ordonnée à l'origine A = \frac{K^2}{\mathcal{P}_{\mathrm{abs},0}^2} et de pente B = \frac{C^2}{\mathcal{P}_{\mathrm{abs},0}^2}. Le rapport de la pente à l'ordonnée à l'origine donne :
\frac{B}{A} = \frac{C^2}{K^2} = \tau^2 \implies C = hS \sqrt{\frac{B}{A}}
Cette méthode présente l'avantage de s'affranchir de la connaissance exacte de la puissance lumineuse absorbée \mathcal{P}_{\mathrm{abs},0}. La connaissance de S et de h permet donc d'accéder directement à la capacité thermique C de la particule.
Résultat
Partie 3 : La rotation de la particule
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide
Notions : frottement fluide, couple visqueux
Les collisions avec le gaz discutées aux questions 15 et 16 donnent lieu à un couple visqueux de la forme . Dans le régime libre introduit à la question 15, on peut montrer que
où est la masse de la particule, la pression dans la chambre à vide et la vitesse quadratique moyenne des atomes du gaz. Que vaut pour les valeurs numériques déjà évoquées de ces grandeurs physiques ?
Voir l'indiceIndice
Remplacer directement les valeurs numériques fournies (P, d, m, v_{\mathrm{qm}}) dans l'expression donnée pour \gamma.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation numérique directe de \gamma = \frac{40 P d^2}{3 m v_{\mathrm{qm}}} avec les grandeurs thermodynamiques et mécaniques calculées.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'expression du taux d'amortissement visqueux est donnée par :
Rappelons les valeurs numériques des grandeurs physiques intervenant dans cette expression, issues de l'énoncé et des questions précédentes :
- Pression résiduelle (question Q15) : P = 1\text{ hPa} = 10^2\text{ Pa} ;
- Diamètre de la particule sphérique : d = 100\text{ nm} = 1{,}0 \times 10^{-7}\text{ m} ;
- Masse de la particule : m = 2 \times 10^{-18}\text{ kg} ;
- Vitesse quadratique moyenne du gaz (question Q16) : v_{\mathrm{qm}} \approx 5 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
Calculons le numérateur et le dénominateur :
On en déduit :
En ne conservant qu'un seul chiffre significatif conformément aux consignes générales du sujet :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mécanique du solide
Notions : facteur de qualité, oscillateur amorti
On suppose que l'angle oscille autour d'une position d'équilibre et que son évolution temporelle en l'absence de ce couple visqueux peut être décrite comme celle d'un oscillateur harmonique de pulsation propre . À partir du résultat précédent, calculer le facteur de qualité de cet oscillateur tenant compte du couple visqueux.
Voir l'indiceIndice
Relier le facteur de qualité d'un oscillateur amorti par un terme -I\gamma\dot{\phi} à sa pulsation propre \omega_\phi et à son taux d'amortissement : \mathcal{Q} = \omega_\phi / \gamma.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire le théorème du moment cinétique projeté sur l'axe Oz pour établir l'équation différentielle du mouvement angulaire en présence du couple visqueux.
- Identifier le facteur de qualité \mathcal{Q} par identification avec la forme canonique de l'oscillateur harmonique amorti.
- Effectuer l'application numérique avec la valeur de \gamma issue de la question précédente.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de l'amortissement d'un oscillateur du second ordre : \mathcal{Q} = \omega_\phi / \gamma.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, en l'absence de couple visqueux, l'angle \phi est régi par une équation d'oscillateur harmonique non amorti de pulsation propre \omega_\phi, associée à un couple de rappel :
où \phi_{\text{eq}} est la position angulaire d'équilibre. En appliquant le théorème du moment cinétique par rapport à l'axe fixe Oz, et en tenant compte du couple visqueux \Gamma_{\text{visq}} = - I \gamma \dot{\phi}, l'équation du mouvement s'écrit :
En posant \theta = \phi - \phi_{\text{eq}} et en divisant par I, on obtient :
Par identification avec la forme canonique d'un oscillateur du second ordre amorti :
on en déduit l'expression du facteur de qualité :
Application numérique : Avec \omega_\phi = (2\pi) \times 10\text{ kHz} = 2\pi \times 10^4\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} et \gamma = \frac{40 P d^2}{3 m v_{\mathrm{qm}}} \approx 1{,}3 \times 10^4\text{ s}^{-1} (obtenu à la question 23) :
(ou \mathcal{Q} \approx 6 si l'on prend \gamma \approx 1 \times 10^4\text{ s}^{-1} arrondi à un seul chiffre significatif).
Résultat
Question 25
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide
Notions : moment d'inertie, vitesse limite
On met la particule en rotation au moyen d'un laser exerçant un couple . À quelle vitesse angulaire maximale peut-on faire tourner la particule avec ce couple ? On négligera ici le couple de rappel, on utilisera le résultat de la question 23 et on fera l'application numérique pour un couple de module et en supposant la particule homogène et sphérique. On prendra comme valeurs numériques de et celles déjà mentionnées.
Voir l'indiceIndice
À vitesse maximale stationnaire, le couple moteur laser compense exactement le couple visqueux résistant : C_l = I\gamma \omega_{\max}. Calculer I = \frac{2}{5}m(d/2)^2 = \frac{1}{10}m d^2.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème du moment cinétique à la particule en rotation autour de l'axe fixe Oz dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.
- Établir l'équation différentielle régissant la vitesse angulaire \dot{\phi}(t) en tenant compte du couple moteur laser et du couple de frottement visqueux (le couple de rappel étant négligé).
- Déterminer la vitesse angulaire maximale \omega_{\max}, atteinte en régime permanent lorsque le couple moteur compense exactement le couple résistant.
Voir la réponse courteRéponse courte
En régime limite établi, le couple laser équilibre le couple visqueux : \dot{\phi}_{\max} = C_l / (I\gamma) avec I = \frac{1}{10}m d^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le centre d'inertie C de la particule étant fixé en O, appliquons le théorème du moment cinétique à la sphère en rotation autour de l'axe (Oz) dans le référentiel galiléen du laboratoire :
où I est le moment d'inertie de la sphère par rapport à l'axe (Oz) passant par son centre :
Les actions mécaniques s'exerçant selon l'axe Oz sont :
- le couple moteur exercé par le faisceau laser : \vec{C}_l = C_l\,\vec{u}_z ;
- le couple résistant dû aux collisions avec le gaz résiduel : \vec{\Gamma}_{\text{visq}} = -I\gamma\dot{\phi}\,\vec{u}_z ;
- le couple de rappel, négligé d'après la consigne.
La projection du théorème du moment cinétique sur \vec{u}_z s'écrit :
La vitesse angulaire \dot{\phi}(t) croît jusqu'à atteindre un régime permanent stationnaire où l'accélération angulaire s'annule (\ddot{\phi} = 0). La vitesse angulaire maximale s'obtient donc par équilibre des couples :
En remplaçant I = \frac{1}{10}m d^2 et l'expression de \gamma = \frac{40 P d^2}{3 m v_{\mathrm{qm}}} établie à la question Q23, on peut également exprimer \omega_{\max} indépendamment de la masse :
Application numérique :
- I = \frac{1}{10} \times (2\times 10^{-18}\text{ kg}) \times (100\times 10^{-9}\text{ m})^2 = 2\times 10^{-33}\text{ kg}\cdot\text{m}^2 ;
- \gamma = \frac{40 \times 100 \times (10^{-7})^2}{3 \times (2\times 10^{-18}) \times 5{,}2\times 10^2} \approx 1{,}3\times 10^4\text{ s}^{-1} (valeur de Q23) ;
- C_l = 10^{-19}\text{ N}\cdot\text{m}.
On en déduit :
En conservant un seul chiffre significatif conformément aux consignes de l'énoncé :
(ou 5\times 10^9\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} si l'on prend \gamma \approx 1\times 10^4\text{ s}^{-1}).
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : théorème du centre de masse, force électrique
L'objet des questions suivantes de cette partie (i.e. des questions 26 à 31) est d'étudier les régimes dans lesquels la particule est stabilisée angulairement grâce au piège électrique. Pour ce faire, on considère désormais que la particule porte deux charges fixées à sa surface en deux points et diamétralement opposés. Désormais, le centre d'inertie de la particule n'est plus nécessairement confondu avec , et on le repère par ses coordonnées dans le repère , comme on repérait la particule ponctuelle dans la première partie. On pose
Enfin on suppose que la particule n'est soumise à aucune autre force que les forces électriques du piège, et on ignorera les effets d'anharmonicité induits par la présence du fil. Montrer que le mouvement du centre de masse de la particule est régi par les mêmes équations que celles de la question 3, à condition de multiplier par deux la charge de la particule.
Voir l'indiceIndice
Calculer la résultante des forces électrostatiques \vec{F}_{\mathrm{ext}} = -e\vec{E}(P_1) - e\vec{E}(P_2) en effectuant un développement au premier ordre autour du centre de masse C.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ électrique \vec{E}(\vec{r}, t) créé par le piège harmonique à partir du potentiel électrique V_{\mathrm{el}}(\vec{r}, t).
- Calculer la résultante des forces électriques appliquées aux deux charges -e situées en P_1 et P_2 en exploitant la linéarité du champ électrique.
- Appliquer le théorème de la résultante cinétique (ou théorème du centre d'inertie) au solide et projeter l'équation obtenue sur les axes du repère Oxyz pour la comparer à celle de la question 3.
Voir la réponse courteRéponse courte
Par linéarité spatiale du champ électrique, la somme des forces vaut \vec{F}_{\mathrm{tot}} = -2e \vec{E}(\vec{r}_C), identique au cas ponctuel avec charge doublée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le champ électrique dérivant du potentiel électrostatique harmonique V_{\mathrm{el}}(\vec{r}, t) = \frac{\eta V(t)}{l_0^2}\left(z^2 - \frac{1}{2}x^2 - \frac{1}{2}y^2\right) s'écrit :
Ce champ électrique dépend de manière strictement linéaire des coordonnées spatiales.
Les deux charges sont situées en P_1 et P_2 telles que :
La particule n'étant soumise qu'aux actions électriques du piège sur ses deux charges -e, la résultante des forces extérieures s'exprime par :
Par linéarité spatiale du champ électrique \vec{E}, les contributions du vecteur \overrightarrow{CP}_1 s'annulent exactement :
La force totale s'écrit donc :
En appliquant le théorème du centre d'inertie dans le référentiel galiléen du laboratoire, m\ddot{\vec{r}}_C = \vec{F}_{\mathrm{ext}}, on obtient par projection sur les axes Ox, Oy et Oz :
Avec V(t) = V_0 \cos(\Omega t), ces équations se mettent sous la forme de l'équation (2) de la question 3 :
où les coefficients sans dimension sont :
avec \omega'^2 = \frac{2e\eta V_0}{ml_0^2} = 2\,\omega^2, ce qui correspond aux coefficients n_x = 2, n_y = 2 et n_z = -4 de la question 3.
Résultat
Question 27
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Mécanique du solide
Notions : moment d'une force, produit vectoriel
La présence de deux charges électriques à la surface suggère qu'un couple de forces électriques peut exister, influençant la rotation de la particule. Cette rotation n'est a priori plus contrainte au seul plan . a - Calculer le moment de la force électrique exercée par le piège sur la charge située en , pour , par rapport au centre du piège. b- En déduire le moment total des forces électriques par rapport à , noté .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la définition du moment \vec{\Gamma}_{O,i} = \vec{OP}_i \wedge \vec{F}_i avec \vec{OP}_i = \vec{OC} + \vec{CP}_i, puis sommer pour les deux charges en exploitant \vec{CP}_1 = -\vec{CP}_2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ électrique \vec{E}(\vec{r}, t) = -\vec{\nabla} V_{\mathrm{el}}(\vec{r}, t) issu du potentiel quadrupolaire harmonique établi à la question 1.
- En déduire la force électrique \vec{F}_i = -e\,\vec{E}(\vec{r}_i, t) subie par chaque charge située en P_i, puis calculer le produit vectoriel \vec{\Gamma}_{O,i} = \vec{OP}_i \wedge \vec{F}_i.
- Sommer les moments pour obtenir le moment total \vec{\Gamma}_O = \vec{\Gamma}_{O,1} + \vec{\Gamma}_{O,2}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul explicite des moments élémentaires \overrightarrow{OP}_i \wedge \vec{F}_i puis sommation pour obtenir le moment résultant \vec{\Gamma}_O.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a - Moment \vec{\Gamma}_{O,i} de la force électrique sur la charge en P_i :
D'après les questions 1 et 3, le potentiel électrostatique dans le piège s'écrit (en l'absence d'anharmonicité) :
Le champ électrique créé au point \vec{r} = (x, y, z) vaut donc :
La force subie par la charge q = -e située en P_i(x_i, y_i, z_i) est :
Le moment de cette force par rapport au point O est donné par :
En effectuant le produit vectoriel composante par composante :
Il vient ainsi :
b - Moment total des forces électriques par rapport à O :
Les positions des deux points P_1 et P_2 sont repérées par :
En développant les produits de coordonnées pour chaque point :
Le moment total \vec{\Gamma}_O = \vec{\Gamma}_{O,1} + \vec{\Gamma}_{O,2} s'en déduit directement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide
Notions : moment résultant, formule de varignon
Le moment total apparaît comme la somme de deux termes. Lequel est responsable de la rotation instantanée de la particule autour d'un axe passant par ? On le notera . Que décrit l'autre terme ?
Voir l'indiceIndice
Décomposer le moment par la formule de changement d'origine : \vec{\Gamma}_O = \vec{OC} \wedge \vec{F}_{\mathrm{ext}} + \vec{\Gamma}_C, où le second terme représente le couple propre régissant la rotation autour du centre d'inertie.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la relation de changement de point (formule de Varignon) liant le moment en O au moment au centre d'inertie C : \vec{\Gamma}_O = \vec{\Gamma}_C + \vec{OC} \wedge \vec{F}_{\mathrm{ext}}.
- Associer chaque terme de l'expression obtenue à la question Q27 à sa signification mécanique et expliciter l'expression de \vec{\Gamma}_C.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le moment par rapport à C, \vec{\Gamma}_C, régit la rotation propre, tandis que \overrightarrow{OC}\wedge\vec{F}_{\mathrm{tot}} est lié au mouvement orbital du centre d'inertie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q27, le moment total par rapport au centre O s'écrit :
D'après le théorème du moment cinétique appliqué au solide dans le référentiel d'étude (ou dans le référentiel barycentrique), la rotation propre de la particule autour de son centre d'inertie C est régie exclusivement par le moment des forces extérieures calculé par rapport à C, noté \vec{\Gamma}_C :
L'autre terme, qui s'identifie à \vec{OC} \wedge \vec{F}_{\mathrm{ext}} où \vec{F}_{\mathrm{ext}} = -2e\,\vec{E}(\vec{r}_C) (d'après la question Q26) :
décrit le moment orbital de la résultante des forces extérieures par rapport à O. Il régit l'évolution du moment cinétique orbital du centre de masse \vec{L}_O(C) = \vec{OC} \wedge m\vec{v}_C, c'est-à-dire le mouvement de translation globale de la particule autour de l'origine.
Résultat
Question 29
DifficileTemps estimé : ≈ 12 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : théorème du moment cinétique, linéarisation
Nous allons maintenant étudier la rotation de la particule, en se donnant un repère défini ainsi : • Les axes de ce nouveau repère sont fixés à la particule • L'axe pointe à chaque instant dans la direction du vecteur . Les composantes d'un vecteur quelconque dans le repère peuvent être obtenues à partir de celles de ce même vecteur dans à l'aide de deux angles et , variant au cours du temps, et à l'aide de matrices de rotations (que l'on n'explicitera pas ici). Nous allons supposer que le vecteur unitaire pointe toujours au voisinage de . On admettra qu'on peut alors écrire
avec et . De plus, on admettra que et , où l'on rappelle que est le moment d'inertie de la particule par rapport à un axe quelconque passant par son centre. Écrire les équations différentielles vérifiées par et . On négligera les frottements avec l'air.
Voir l'indiceIndice
Calculer les composantes de \vec{\Gamma}_C en fonction des angles \phi_1 et \phi_2 en utilisant \vec{CP}_1 \approx (d/2)(\vec{u}_z + \phi_1\vec{u}_x - \phi_2\vec{u}_y), puis projeter selon \vec{u}_y et \vec{u}_x.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur \overrightarrow{CP}_1 en fonction du vecteur unitaire \vec{v} = \overrightarrow{P_2P_1}/d, puis en déduire les coordonnées (\delta x, \delta y, \delta z) en fonction de \phi_1 et \phi_2.
- Calculer les composantes du couple \vec{\Gamma}_C établi à la question Q28 selon \vec{u}_x et \vec{u}_y.
- Utiliser les équations dynamiques données avec le moment d'inertie de la sphère I = \frac{1}{10}md^2 pour obtenir les équations différentielles vérifiées par \phi_1(t) et \phi_2(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
On exprime \vec{\Gamma}_C au premier ordre en \phi_1, \phi_2, puis on projette selon les axes Ox et Oy pour former les deux équations différentielles.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les points P_1 et P_2 étant diamétralement opposés sur une particule sphérique de diamètre d et de centre C, on a \overrightarrow{CP}_2 = -\overrightarrow{CP}_1, d'où :
En utilisant l'expression approchée donnée pour \vec{v}, il vient :
Par identification avec \overrightarrow{CP}_1 = (\delta x)\vec{u}_x + (\delta y)\vec{u}_y + (\delta z)\vec{u}_z, on obtient :
D'après la question Q28, le couple des forces électriques par rapport à C s'écrit :
En y injectant les expressions de \delta x, \delta y et \delta z :
Le moment d'inertie de la sphère homogène est donné par I = \frac{2}{5}m\left(\frac{d}{2}\right)^2 = \frac{1}{10}md^2. Les relations de la dynamique admises par l'énoncé fournissent alors :
En simplifiant par \frac{1}{10}md^2 et en remplaçant V(t) = V_0\cos(\Omega t), on obtient :
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : équation différentielle, analogie formelle
Comparer les deux équations différentielles obtenues pour et avec celles obtenues pour les variables et à la question 3. On fera apparaître trois constantes et jouant le même rôle que et dans les équations obtenues la question 3.
Voir l'indiceIndice
Identifier la structure des équations sur \phi_1 et \phi_2 avec l'équation de Mathieu de la question 3, et en déduire l'expression formelle de la pulsation \omega_r et des paramètres q_{\phi_i}.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler les équations différentielles obtenues pour \phi_1(t) et \phi_2(t) à la question Q29 en y injectant V(t) = V_0 \cos(\Omega t).
- Mettre ces équations sous la forme standard de l'équation de Mathieu introduite à la question Q3, en identifiant par analogie la pulsation caractéristique rotationnelle \omega_r et les coefficients sans dimension q_{\phi_1} et q_{\phi_2}.
- Discuter les similitudes et différences physiques avec les équations de translation de la question Q3.
Voir la réponse courteRéponse courte
On identifie les pulsations de type Mathieu pour les deux angles, de forme identique à l'équation (2) de la translation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q29, les équations d'évolution pour les deux angles d'orientation s'écrivent :
En substituant V(t) = V_0 \cos(\Omega t) et en rappelant que \omega^2 = \frac{e\eta V_0}{m l_0^2}, ces équations deviennent :
À la question Q3, les équations du mouvement de translation étaient mises sous la forme :
Pour mettre les équations angulaires sous cette même forme :
on définit la pulsation caractéristique rotationnelle \omega_r par :
En écrivant q_{\phi_k} = n_{\phi_k} \left(\frac{\omega_r}{\Omega}\right)^2, l'identification du coefficient devant \phi_k impose :
soit :
Comparaison avec la question Q3 :
- Forme mathématique : Les angles \phi_1 et \phi_2 obéissent à des équations de Mathieu indépendantes et identiques, tout comme les variables spatiales x et y à la question Q3.
- Signe du couplage : Les constantes numériques associées valent n_{\phi_1} = n_{\phi_2} = 2 > 0, exactement identiques à n_x = n_y = 2. Le comportement dynamique instantané est donc en phase avec celui des directions transverses x et y.
- Échelle de fréquence : La pulsation caractéristique de rotation \omega_r = \sqrt{15}\,\omega \approx 3{,}9\,\omega est nettement plus élevée que celle de translation \omega, traduisant une raideur angulaire plus forte due à la faible inertie de la sphère (I = \frac{1}{10}md^2).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : potentiel effectif, confinement angulaire
On suppose dans cette question que et . a - En déduire que les angles et subissent un couple de rappel autour de la valeur nulle sous l'action du piège électrique. b - Calculer, pour une même particule avec deux charges diamétralement opposées, le rapport entre la fréquence effective du mouvement de son centre de masse dans la direction (calculée à la question 6, mais pour une particule avec une seule charge) et la fréquence effective associée à son confinement angulaire.
Voir l'indiceIndice
Transposer les résultats séculaires de la question 6 aux variables angulaires pour déduire les pulsations effectives de confinement, puis établir le rapport avec la pulsation séculaire de translation.
Voir la stratégieStratégie
- Pour la question a, constater que les équations différentielles obtenues à la question 29 pour \phi_1 et \phi_2 sont des équations de Mathieu identiques à celles de la question 3, avec un paramètre q_\phi \ll 1 (car \omega_r \ll \Omega). Appliquer la méthode de séparation des échelles de temps des questions 4 à 6 pour en déduire l'existence d'une force de rappel angulaire (couple effectif).
- Pour la question b, exprimer la pulsation séculaire angulaire \omega_{\phi,\mathrm{eff}}, puis celle du centre de masse selon z pour une particule portant deux charges (en exploitant le résultat de la question 26), et en calculer le rapport.
Voir la réponse courteRéponse courte
La méthode séculaire appliquée aux degrés angulaires révèle un confinement harmonique effectif ; on calcule le rapport des fréquences séculaires translation/rotation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a - Existence d'un couple de rappel autour de zéro
D'après les questions 29 et 30, les angles \phi_k(t) (pour k \in \{1, 2\}) vérifient l'équation différentielle :
avec q_{\phi_1} = q_{\phi_2} = q_\phi = 2\left(\frac{\omega_r}{\Omega}\right)^2 = 30\left(\frac{\omega}{\Omega}\right)^2.
Puisque \omega_r \ll \Omega, on a q_\phi \ll 1. La dynamique se traite de manière strictement identique à celle du centre de masse (questions 4 à 6) :
On décompose l'angle en une composante lente (séculaire) et une composante rapide de pulsation \Omega :
\phi_k(t) = \Phi_k(t) + \xi_{\phi_k}(t) \quad \text{avec} \quad |\xi_{\phi_k}| \ll |\Phi_k|En moyennant sur une période T = 2\pi/\Omega, la variable lente obéit à l'équation de l'oscillateur harmonique :
\ddot{\Phi}_k + \omega_{\phi,\mathrm{eff}}^2\,\Phi_k = 0où la pulsation propre effective vaut, d'après la formule établie à la question 6 :
\omega_{\phi,\mathrm{eff}} = \frac{|q_\phi|\,\Omega}{2\sqrt{2}} = \frac{2\left(\frac{\omega_r}{\Omega}\right)^2 \Omega}{2\sqrt{2}} = \frac{\omega_r^2}{\sqrt{2}\,\Omega} = \frac{15\,\omega^2}{\sqrt{2}\,\Omega}
Cette équation correspond à un couple moyen de rappel effectif :
Puisque \omega_{\phi,\mathrm{eff}}^2 > 0, ce couple est strictement de rappel et tend à ramener l'orientation de la particule vers \Phi_1 = 0 et \Phi_2 = 0, c'est-à-dire le vecteur \vec{v} aligné avec l'axe de symétrie \vec{u}_z du piège :
b - Rapport des fréquences effectives
Le rapport des fréquences effectives est égal au rapport des pulsations propres effectives correspondantes.
Mouvement du centre de masse selon z : D'après la question 26, pour une particule portant deux charges -e, la force s'exerçant sur le centre de masse correspond à celle d'une charge totale -2e. Le paramètre \omega^2 = \frac{e\eta V_0}{m l_0^2} est donc remplacé par \omega'^2 = \frac{2e\eta V_0}{m l_0^2} = 2\omega^2.
La pulsation effective selon z, calculée à la question 6 (\omega_z = \frac{\sqrt{2}\omega^2}{\Omega} pour une charge), devient donc pour deux charges :
\omega_{z, 2e} = \frac{\sqrt{2}\,\omega'^2}{\Omega} = \frac{2\sqrt{2}\,\omega^2}{\Omega}Confinement angulaire : La pulsation effective associée au confinement angulaire a été obtenue au a :
\omega_{\phi,\mathrm{eff}} = \frac{\omega_r^2}{\sqrt{2}\,\Omega} = \frac{15\,\omega^2}{\sqrt{2}\,\Omega}
Le rapport de ces deux fréquences vaut ainsi :
Remarque : Si l'on prenait strictement la valeur \omega_z = \frac{\sqrt{2}\omega^2}{\Omega} issue de la question 6 sans multiplier par 2, le rapport vaudrait \frac{2}{15} \approx 0{,}1.
Résultat
Partie 4 : Une analogie mécanique
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : force d'inertie d'entraînement, force de coriolis
On fait tourner la surface autour de l'axe , à la vitesse angulaire constante , par rapport au référentiel galiléen du laboratoire, l'origine étant supposée fixe. Rappeler les forces d'inertie qui apparaissent lors de la description du mouvement d'une particule de vitesse dans le référentiel tournant attaché à la surface en rotation. On notera la position de la balle dans ce référentiel.
Voir l'indiceIndice
Écrire l'expression générale de la force d'inertie d'entraînement \vec{F}_{ie} = -m\vec{\Omega}\wedge(\vec{\Omega}\wedge\vec{r}) et de Coriolis \vec{F}_{ic} = -2m\vec{\Omega}\wedge\vec{v} avec \vec{\Omega} = \Omega\vec{u}_z.
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Expression vectorielle des forces d'inertie en rotation uniforme : \vec{F}_{ie} = m\Omega^2 \vec{r}_\perp centrifuge et \vec{F}_{ic} = -2m\vec{\Omega}\wedge\vec{v}_r.
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Le référentiel d'entraînement \mathcal{R} est en rotation uniforme autour de l'axe vertical fixe (Oz) par rapport au référentiel galiléen du laboratoire \mathcal{R}'. Le vecteur rotation instantanée s'écrit :
L'origine O étant fixe dans les deux référentiels (\vec{a}_{\mathcal{R}'}(O) = \vec{0}) et la rotation étant uniforme (\dot{\vec{\Omega}} = \vec{0}), les accélérations d'entraînement et de Coriolis du point matériel de masse m s'expriment respectivement par :
Dans le référentiel non galiléen \mathcal{R}, la balle est donc soumise à deux forces d'inertie :
la force d'inertie d'entraînement (ou force centrifuge) :
\boxed{\vec{F}_{ie} = -m\,\vec{\Omega} \wedge (\vec{\Omega} \wedge \vec{r})}la force d'inertie de Coriolis :
\boxed{\vec{F}_{ic} = -2m\,\vec{\Omega} \wedge \vec{v}}
En projetant le vecteur position \vec{r} = x\vec{u}_x + y\vec{u}_y + z\vec{u}_z, et en notant \vec{r}_\perp = x\vec{u}_x + y\vec{u}_y le projeté orthogonal sur le plan de rotation Oxy, la force d'inertie d'entraînement s'écrit également :
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Question 33
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Cinématique et dynamique du point
Notions : principe fondamental de la dynamique, référentiel tournant
Écrire les équations du mouvement pour les coordonnées et dans le référentiel tournant . On supposera que le vecteur position de la balle est quasi-orthogonal au vecteur rotation à chaque instant, c'est-à-dire que la courbure est faible.
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Projeter le PFD dans le référentiel tournant sur \vec{u}_x et \vec{u}_y en tenant compte de la force conservative issue du potentiel U(x,y) et des deux forces d'inertie.
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- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la bille dans le référentiel tournant \mathcal{R}, non galiléen.
- Exprimer la force conservative issue du potentiel U(x,y), ainsi que les forces d'inertie d'entraînement \vec{F}_{ie} et de Coriolis \vec{F}_{ic} rappelées à la question précédente.
- Projeter la relation vectorielle sur les axes \vec{u}_x et \vec{u}_y du référentiel tournant.
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Projection du PFD dans \mathcal{R} en combinant le rappel de selle de cheval, la force centrifuge et le couplage gyroscopique de Coriolis.
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On étudie le mouvement de la bille de masse m dans le référentiel tournant \mathcal{R}(Oxyz) d'axe de rotation Oz, animé du vecteur rotation uniforme \vec{\Omega} = \Omega\,\vec{u}_z par rapport au référentiel galiléen du laboratoire \mathcal{R}'.
Le bilan des actions mécaniques s'exerçant sur la particule dans \mathcal{R} comprend :
la force issue du potentiel de pesanteur sur la surface courbée :
\vec{F} = -\vec{\nabla} U = -\frac{\partial U}{\partial x}\vec{u}_x - \frac{\partial U}{\partial y}\vec{u}_y = -m\omega^2 x\,\vec{u}_x + m\omega^2 y\,\vec{u}_yla force d'inertie d'entraînement : d'après l'hypothèse de faible courbure, \vec{r} \approx x\vec{u}_x + y\vec{u}_y est quasi-orthogonal à \vec{\Omega}, d'où
\vec{F}_{ie} = m\Omega^2(x\,\vec{u}_x + y\,\vec{u}_y)la force d'inertie de Coriolis, pour une vitesse relative \vec{v} = \dot{x}\vec{u}_x + \dot{y}\vec{u}_y :
\vec{F}_{ic} = -2m\vec{\Omega}\wedge\vec{v} = -2m(\Omega\vec{u}_z)\wedge(\dot{x}\vec{u}_x + \dot{y}\vec{u}_y) = 2m\Omega\dot{y}\,\vec{u}_x - 2m\Omega\dot{x}\,\vec{u}_y
Le principe fondamental de la dynamique appliqué dans le référentiel tournant \mathcal{R} s'écrit :
En projetant sur les axes \vec{u}_x et \vec{u}_y, on obtient :
En simplifiant par la masse m et en regroupant les termes, on aboutit au système d'équations couplées :
Résultat
Question 34
DifficileTemps estimé : ≈ 12 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : stabilité d'un équilibre, portrait de phase
Chercher des solutions de la forme et et en discuter la stabilité. Tracer un diagramme de stabilité dans le plan .
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Injecter la forme exponentielle dans le système couplé, annuler le déterminant du système linéaire pour trouver l'équation caractéristique bicarrée en r, et énoncer la condition pour que toutes les racines soient imaginaires pures.
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- Injecter la forme proposée x(t) = x_0 \mathrm{e}^{rt} et y(t) = y_0 \mathrm{e}^{rt} dans les équations du mouvement obtenues à la question précédente.
- Exprimer le système algébrique sous forme matricielle et annuler son déterminant pour obtenir la relation de dispersion (équation caractéristique en r).
- Analyser la nature des racines en r : la stabilité exige que toutes les racines soient des imaginaires purs non nuls (solutions bornées).
- En déduire la condition de stabilité reliant \Omega et \omega, puis tracer le diagramme dans le premier quadrant du plan (\Omega, \omega).
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Recherche des racines de l'équation caractéristique d'ordre 4, condition de pulsation purement imaginaire pour la stabilité, et tracé du domaine associé.
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D'après la question 33, le système d'équations couplées dans le référentiel tournant \mathcal{R} s'écrit :
En cherchant des solutions de la forme x(t) = x_0 \mathrm{e}^{rt} et y(t) = y_0 \mathrm{e}^{rt}, on a \dot{x} = rx, \ddot{x} = r^2 x et de même pour y. Le système se met sous forme matricielle :
Pour obtenir des solutions non triviales (x_0, y_0) \neq (0,0), le déterminant de cette matrice doit être nul :
Posons X = r^2. On obtient une équation du second degré en X :
Le discriminant réduit de ce polynôme est :
Il admet donc deux racines réelles distinctes :
Discussion de la stabilité : Le système étant conservatif et invariant par renversement du temps, les racines r sont opposées deux à deux. Pour que le mouvement soit borné (stabilité au sens de Lyapunov), aucune racine ne doit posséder de partie réelle strictement positive, ce qui impose que toutes les racines r soient des imaginaires purs, c'est-à-dire que X_1 < 0 et X_2 < 0.
La seconde racine vérifie toujours :
X_2 = -(\Omega^2 + \omega^2) < 0 \implies r_2 = \pm \mathrm{i}\sqrt{\Omega^2 + \omega^2}Elle correspond toujours à un mode oscillant de pulsation \omega_+ = \sqrt{\Omega^2 + \omega^2}.
La première racine dépend de la comparaison entre \Omega et \omega :
- Si \omega > \Omega : X_1 = \omega^2 - \Omega^2 > 0, donc r_1 = \pm\sqrt{\omega^2 - \Omega^2}. La racine positive conduit à une divergence exponentielle en \mathrm{e}^{\sqrt{\omega^2 - \Omega^2}\,t} : le mouvement est instable.
- Si \omega < \Omega : X_1 < 0, donc r_1 = \pm \mathrm{i}\sqrt{\Omega^2 - \omega^2}. Toutes les racines sont imaginaires pures et distinctes ; le mouvement est une superposition de deux oscillations harmoniques non amorties : le mouvement est stable.
- Si \omega = \Omega : r_1 = 0 est racine double, conduisant à des solutions séculaires en t : le système est instable.
La condition nécessaire et suffisante de stabilité est donc :
Diagramme de stabilité dans le plan (\Omega, \omega) :
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Physique MP 2025 ?
Surtout 4 chapitres : Électrostatique (16 % des questions), Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (16 %), Mécanique du solide (16 %, partie 3) et Diffusion thermique (15 %). Plus ponctuellement : Cinématique et dynamique du point, Facteur de Boltzmann et physique statistique, Description d'un système thermodynamique, Référentiels non galiléens et forces d'inertie, Mouvement d'une particule chargée dans E et B…
Peut-on travailler le sujet X-ENS Physique MP 2025 dès la première année (MPSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Physique MP 2025 ?
Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie 1 est la plus longue (environ 1 h).
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Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Physique MP 2025 ?
Questions de cours : Q1 (équation de laplace), Q2 (théorème d'earnshaw), Q16 (vitesse quadratique moyenne), Q17 (loi de newton), Q28 (moment résultant) et Q32 (force d'inertie d'entraînement). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q12 (théorème de l'équipartition de l'énergie) et Q18 (premier principe).
Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Physique MP 2025 ?
Quelle a été la moyenne au sujet X-ENS Physique MP 2025 ?
Moyenne : 9,71/20 (écart-type 3,24, 1 462 présents).
Faut-il connaître le moment d'inertie d'une sphère pour la question Q25 ?
Oui : l'expression du moment d'inertie d'une sphère homogène, I = \frac{2}{5} m R^2 = \frac{1}{10} m d^2, n'est pas fournie dans l'énoncé et doit être connue pour mener à bien l'application numérique de \omega_{\max}.
Quelle masse particulaire utiliser pour le diazote à la question Q16 ?
La masse d'une molécule de diazote \mathrm{N}_2 (M \approx 28\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}) : malgré la formulation « atomes du gaz » employée dans le texte, les porteurs libres du gaz résiduel sont bien des molécules diatomiques.
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