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Corrigé détaillé Mines Physique 2 PC 2020

Microscopie optique

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 11 questions sur 28. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MP2I 10 · TSI1 10 · BCPST1 10 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Optique ondulatoire, Optique géométrique, Mécanique · 6 incontournables · 11 questions de première année
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Ce sujet propose une fresque remarquable de l'évolution de la microscopie optique, depuis la première lentille boule rudimentaire d'Antoni Van Leeuwenhoek au XVIIe siècle jusqu'à l'imagerie tridimensionnelle non linéaire moderne par absorption biphotonique, en passant par le contraste de phase de Frederik Zernike (prix Nobel 1953).

L'épreuve balaie avec élégance et progressivité les grands pans de l'optique en filière PC : limites physiologiques et ondulatoires de la vision, optique de Fourier et filtrage spatial, oscillateur anharmonique classique modélisant la réponse non linéaire du collagène, et enfin propagation des impulsions ultra-brèves et des faisceaux gaussiens. D'un niveau de calcul très équilibré et ancré dans des applications biomédicales contemporaines, c'est un sujet d'entraînement complet et incontournable pour aborder sereinement les épreuves de concours.

Difficulté
Moyen, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 2 h 20 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

6 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

17 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Rapides et accessibles (17) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes, données en annexe
  • Parties indépendantes

    Q1, Q4, Q9 et Q16 : Les quatre parties (résolution de l'œil, microscope de Van Leeuwenhoek, contraste de phase et microscopie non linéaire) sont indépendantes et peuvent être abordées dans un ordre libre.

  • Données en annexe

    Q1 à Q3 et Q28 : Plusieurs grandeurs numériques indispensables (punctum proximum, focales de l'œil) ainsi que les documents sur le critère de Rayleigh et le collagène figurent en annexe en fin de sujet.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

28 questions
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Partie I : Pouvoir de résolution de l'œil humain

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : œil, pouvoir séparateur

En considérant le nombre fini de cônes présents par unité de surface au centre de la fovéa et sans tenir compte de la diffraction, estimer la valeur minimale de notée , permettant de discerner les deux objets situés à l'infini. Le résultat sera donné en fonction de , et puis sera estimé numériquement en minute d'arc.

Voir l'indice

Relier la distance inter-cônes d = 1/\sqrt{N} à l'angle sous-tendu depuis le centre optique de l'œil sans accommodation (f' = 17\text{ mm}).

Voir la stratégie
  1. Relier la densité surfacique de cônes N à la distance moyenne d séparant deux cônes voisins sur la fovéa.
  2. Déterminer la distance angulaire \alpha_1 sous laquelle cette distance rétinienne minimale est vue depuis le centre optique de l'œil au repos (f' = f'_2).
  3. Effectuer l'application numérique et convertir le résultat en minutes d'arc à l'aide de la relation fournie : 1' = 2{,}9 \times 10^{-4}\text{ rad}.
Voir la réponse courte

Deux cônes voisins distants de d \sim 1/\sqrt{N} sous-tendent depuis le centre optique un angle minimal \alpha_{1} \approx d/f'.

Voir le corrigé complet

Les objets étant situés à l'infini (très au-delà du punctum remotum), l'œil emmétrope observe sans accommoder. D'après le document 1, la distance focale image vaut alors :

f' = f'_2 = 17\text{ mm}

Les images des deux objets ponctuels se forment dans le plan focal image, c'est-à-dire directement sur la rétine au niveau de la fovéa.

La surface moyenne occupée par un cône est S_{\text{cône}} \approx \frac{1}{N}. En modélisant la répartition des cônes par un réseau régulier, la distance moyenne entre deux cônes adjacents est :

d \approx \frac{1}{\sqrt{N}}

Deux objets ponctuels sont discernables si leurs images géométriques sur la rétine sont séparées par une distance minimale \Delta x.

  • Au sens le plus strict (résolution géométrique élémentaire), les deux images doivent stimuler deux récepteurs distincts :

    \Delta x \ge d = \frac{1}{\sqrt{N}}
  • Si l'on impose la présence d'au moins un photorécepteur non stimulé entre les deux images pour détecter un contraste (critère d'échantillonnage de Nyquist-Shannon), il faut \Delta x \ge 2d = \frac{2}{\sqrt{N}}.

Dans l'approximation des petits angles, l'écart angulaire \alpha_1 et l'écart rétinien \Delta x sont liés par :

\alpha_1 \approx \frac{\Delta x}{f'}

En retenant la condition de séparation sur deux cônes adjacents (\Delta x = d) :

\boxed{\alpha_1 = \frac{1}{f'\sqrt{N}}}

Application numérique : Avec N = 160\,000\text{ mm}^{-2} = 1{,}6 \times 10^{11}\text{ m}^{-2} et f' = 17\text{ mm} = 17 \times 10^{-3}\text{ m} :

\begin{aligned} \sqrt{N} &= 400\text{ mm}^{-1} = 4{,}0 \times 10^5\text{ m}^{-1} \\ d &= \frac{1}{4{,}0 \times 10^5} = 2{,}5 \times 10^{-6}\text{ m} = 2{,}5\,\mu\text{m} \\ \alpha_1 &= \frac{2{,}5 \times 10^{-6}}{17 \times 10^{-3}} \approx 1{,}47 \times 10^{-4}\text{ rad} \end{aligned}

Sachant que 1' = 2{,}9 \times 10^{-4}\text{ rad} :

\alpha_1 = \frac{1{,}47 \times 10^{-4}}{2{,}9 \times 10^{-4}} \approx 0{,}5'
\boxed{\alpha_1 \approx 0{,}5'}

Remarque : avec le critère à un cône intermédiaire non stimulé (\Delta x = 2d), on obtiendrait \alpha_1 = \frac{2}{f'\sqrt{N}} \approx 2{,}9 \times 10^{-4}\text{ rad} \approx 1'.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à l'homogénéité de l'expression de la distance entre deux cônes et maîtrisez la conversion des radians en minutes d'arc.

« L’estimation de la distance moyenne entre deux cônes a donné lieu à beaucoup d’expressions non homogènes. »

« La conversion des radians en minutes d’arc a parfois posé problème. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Application numérique

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux ; Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : critère de rayleigh, diffraction par une ouverture circulaire

En raison de la diffraction par la pupille, l'image d'un objet ponctuel est une tâche sur la rétine. En tenant compte de la diffraction, estimer de nouveau la valeur minimale de notée séparant deux objets ponctuels incohérents vus distinctement par un œil emmétrope au centre de sa fovéa. Exprimer en fonction de et et comparer sa valeur à celle de .

Voir l'indice

Appliquer le critère de séparation de Rayleigh pour une ouverture circulaire de diamètre D avec l'angle de la première tache d'Airy.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'angle limite de résolution \alpha_2 imposé par la diffraction à l'aide du critère de Rayleigh et des documents 2 et 3.
  2. Effectuer l'application numérique en radians puis en minutes d'arc.
  3. Comparer \alpha_2 à \alpha_1 déterminée à la question précédente et interpréter physiquement ce résultat.
Voir la réponse courte

Le critère de Rayleigh pour une pupille circulaire de diamètre D donne \alpha_{2} \approx 1{,}22\bar{\lambda}/D \approx 1', en accord avec \alpha_{1}.

Voir le corrigé complet

La pupille d'entrée de l'œil, assimilable à une ouverture circulaire de diamètre D, diffracte la lumière émise par chaque source ponctuelle. L'image sur la rétine est une tache d'Airy dont le rayon angulaire du premier anneau sombre est donné d'après le document 2 par :

\theta = 1{,}22 \frac{\bar{\lambda}}{D}

D'après le critère de Rayleigh (illustré par le cas limite (b) du document 3), deux sources ponctuelles incohérentes sont discernables lorsque le maximum central de la figure de diffraction de l'une coïncide avec le premier zéro de celle de l'autre. La séparation angulaire minimale est donc :

\boxed{\alpha_2 = 1{,}22 \frac{\bar{\lambda}}{D}}

Avec \bar{\lambda} = 500\text{ nm} = 5{,}0 \times 10^{-7}\text{ m} et D = 3\text{ mm} = 3 \times 10^{-3}\text{ m} :

\alpha_2 = 1{,}22 \times \frac{5{,}0 \times 10^{-7}}{3 \times 10^{-3}} \approx 2{,}0 \times 10^{-4}\text{ rad}

Sachant que 1' = 2{,}9 \times 10^{-4}\text{ rad}, on obtient :

\alpha_2 = \frac{2{,}03 \times 10^{-4}}{2{,}9 \times 10^{-4}} \approx 0{,}70' \approx 1'

Comparaison avec \alpha_1 : On constate que la limite imposée par la diffraction est du même ordre de grandeur que la limite imposée par le pavage des récepteurs rétiniens obtenue à la question 1 :

\boxed{\alpha_2 \sim \alpha_1 \approx 1'}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Évitez l'erreur classique d'un facteur 2 dans l'expression de l'angle et menez le calcul numérique avec une précision suffisante pour conclure.

« Bien que le critère de résolution était précisément décrit dans une annexe, le jury a très souvent retrouvé une erreur de facteur 2 dans l’expression de α2. »

« Une précision suffisante dans l’application numérique était nécessaire pour conclure. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : punctum proximum, pouvoir séparateur

En utilisant la valeur minimale séparant deux objets ponctuels incohérents à distance finie, calculer numériquement la dimension du plus petit motif observable à l'œil nu. Donner un exemple d'objet possédant une dimension de longueur comparable à .

Voir l'indice

Calculer la taille de l'objet vue sous l'angle \alpha_2 lorsque l'œil accommode au maximum à son punctum proximum (d_{PP} = 25\text{ cm}).

Voir la stratégie

Pour observer le plus petit détail possible à l'œil nu sans instrument d'optique, il faut rapprocher l'objet au maximum de l'œil afin de maximiser l'angle sous lequel il est vu. La distance minimale de vision distincte correspond au punctum proximum (PP). On applique ensuite l'approximation des petits angles reliant la taille transverse a_1, la distance d'observation d_{PP} et le pouvoir séparateur angulaire minimal \alpha_2.

Voir la réponse courte

Au punctum proximum d_{m} \approx 25\text{ cm}, la dimension minimale résolue est a_{1} \approx d_{m}\alpha_{2} \approx 70\text{ }\mu\text{m}, comparable à l'épaisseur d'un cheveu.

Voir le corrigé complet

Pour minimiser la taille a_1 d'un motif résolu par l'œil sous le diamètre angulaire minimal \alpha_2, l'observateur doit placer l'objet à la distance minimale de vision distincte, c'est-à-dire au punctum proximum (PP).

D'après le document 1, la distance séparant la pupille du PP vaut :

d_{PP} = 25\text{ cm} = 0{,}25\text{ m}

Dans le cadre de l'approximation des petits angles :

\alpha_2 \approx \tan \alpha_2 = \frac{a_1}{d_{PP}}

On en déduit l'expression du plus petit motif discernable :

a_1 = d_{PP}\,\alpha_2

L'énoncé donne \alpha_2 = 1' = 2{,}9 \times 10^{-4}\text{ rad}. L'application numérique conduit à :

a_1 = 0{,}25 \times 2{,}9 \times 10^{-4} = 7{,}25 \times 10^{-5}\text{ m} \approx 73\text{ }\mu\text{m}
\boxed{a_1 \approx 70\text{ }\mu\text{m}}

Une dimension de l'ordre de 70 à 100\text{ }\mu\text{m} correspond typiquement au diamètre d'un cheveu humain (ou à l'épaisseur d'une feuille de papier).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas distance focale de l'œil et punctum proximum, et vérifiez toujours la cohérence de vos ordres de grandeur.

« Certains candidats ont confondus distance focale de l’œil et punctum proximum dont la valeur était donnée en annexe. »

« Le jury invite les candidats à être vigilant à la cohérence des ordres de grandeur calculés. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Partie II : Microscope de Van Leeuwenhoek

Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique ; Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : loupe, grandissement angulaire

Expliquer, à l'aide d'un schéma optique précis, l'intérêt d'introduire une telle lentille entre l'échantillon et l'observateur.

Voir l'indice

Tracer le faisceau émergent d'un objet situé dans le plan focal objet pour montrer que l'œil au repos peut observer une image virtuelle à l'infini sous un angle très élargi.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le rôle d'une loupe à très courte focale : l'objet est disposé dans le plan focal objet de la lentille pour que son image soit rejetée à l'infini.
  2. Tracer le schéma optique normalisé (lentille convergente, foyers F et F', objet AB en F, faisceau émergent parallèle sous l'angle \alpha').
  3. Comparer l'angle apparent \alpha' obtenu à travers la lentille avec l'angle apparent maximal \alpha_{\text{nu}} accessible à l'œil nu au punctum proximum pour dégager la notion de grossissement.
Voir la réponse courte

Utilisée comme loupe avec l'objet au voisinage du foyer objet, la lentille permet une observation sans accommodation sous un angle agrandi.

Voir le corrigé complet

Le microscope simple de Van Leeuwenhoek fonctionne sur le principe d'une loupe de très courte distance focale f'_L.

L'intérêt d'interposer cette lentille entre l'échantillon et l'observateur est double :

  • Observation sans fatigue visuelle : En plaçant l'échantillon AB dans le plan focal objet de la lentille (A=F), l'image A'B' est rejetée à l'infini. Un œil emmétrope placé juste derrière la lentille observe ainsi l'image sans accommoder.
  • Augmentation spectaculaire de l'angle apparent (grossissement) : À l'œil nu, pour voir un objet le plus gros possible, l'observateur doit le placer au punctum proximum (d_{PP} \approx 25\text{ cm}), sous un angle apparent :

    \alpha_{\text{nu}} \approx \frac{AB}{d_{PP}}

    Avec la lentille boule, l'angle sous lequel est vue l'image à l'infini s'exprime dans les conditions de Gauss par :

    \alpha' \approx \frac{AB}{f'_L}

    Le grossissement commercial associé est alors :

    \boxed{G_c = \frac{\alpha'}{\alpha_{\text{nu}}} = \frac{d_{PP}}{f'_L}}

Comme le rayon de la bille de silice est millimétrique, sa distance focale f'_L est extrêmement courte (f'_L \approx 1\text{ mm}), ce qui procure un grossissement commercial considérable (G_c \approx 250). Des détails microscopiques invisibles à l'œil nu deviennent ainsi discernables.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le schéma devait montrer une image virtuelle, agrandie et droite, sans assimiler à tort la lentille boule à deux lentilles convergentes.

« Très peu de schémas représentent effectivement une image virtuelle, agrandie et non inversée. »

« On rencontre parfois des copies présentant la lentille boule comme équivalent à deux lentilles convergentes car il y a une interface air-verre et une interface verre-air. Le jury rappelle que c’est déjà le cas pour une lentille mince. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 5

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : loi de snell-descartes, dioptre sphérique

Déterminer la relation entre et . Exprimer en fonction de et . Exprimer en fonction de et , puis en fonction de et . Exprimer en fonction de et puis de et . En déduire la distance focale définie comme la distance sur la figure 2 en fonction de et . Estimer enfin numériquement en prenant .

Voir l'indice

Utiliser la symétrie de la lentille boule pour identifier r_1 et r_2, puis appliquer la loi de la réfraction aux petits angles et la géométrie des triangles CIJ et CJF'.

Voir la stratégie
  1. Appliquer les lois de Snell-Descartes aux deux dioptres sphériques et exploiter la symétrie du triangle isocèle CIJ formé par les deux rayons de courbure.
  2. Relier les angles géométriques aux données x et R dans le cadre de l'approximation de Gauss (\sin \theta \approx \theta).
  3. Utiliser la somme des angles dans le triangle CJF' pour exprimer la déviation \beta, puis la loi des sinus dans ce même triangle pour en déduire la distance focale f'_L = CF'.
Voir la réponse courte

Application des lois de Snell-Descartes aux deux réfractions sur la sphère pour établir la distance focale f_{L}' = \frac{n R}{2(n-1)}.

Voir le corrigé complet

1. Relation entre i_1 et i_2 :

Au point d'entrée I, la loi de Snell-Descartes s'écrit :

\sin i_1 = n \sin r_1

Le triangle CIJ est isocèle en C car CI = CJ = R. Les angles à la base sont donc égaux :

r_2 = r_1

Au point de sortie J, la réfraction vers l'air donne :

n \sin r_2 = \sin i_2

On en déduit immédiatement \sin i_2 = n \sin r_1 = \sin i_1, soit, les angles étant aigus :

\boxed{i_2 = i_1}

2. Expression de i_1 en fonction de x et R :

Le rayon incident étant parallèle à l'axe optique (Cz) à la distance x, la normale (CI) fait un angle i_1 avec l'axe (Cz). Dans le triangle rectangle formé par le centre C, le point I et la projection de I sur l'axe :

\sin i_1 = \frac{x}{R}

Dans l'approximation de Gauss (x \ll R), il vient :

\boxed{i_1 \approx \frac{x}{R}}

3. Expression de \beta_r :

Dans le triangle isocèle CIJ, l'angle au sommet vaut \widehat{ICJ} = \pi - 2r_1. La droite (CI) faisant un angle i_1 avec la direction -\vec{u}_z, l'angle \beta_r = \widehat{F'CJ} entre (CJ) et l'axe optique +\vec{u}_z vérifie :

\beta_r = \pi - \widehat{ICJ} - i_1 = 2r_1 - i_1

Dans l'approximation de Gauss, r_1 \approx i_1/n, d'où :

\boxed{\beta_r = \left(\frac{2}{n} - 1\right) i_1 = \frac{2-n}{n} i_1 = \frac{2-n}{n}\frac{x}{R}}

4. Expression de \beta :

Considérons le triangle CJF'. La somme de ses angles intérieurs vaut \pi :

\widehat{JCF'} + \widehat{CJF'} + \widehat{CF'J} = \pi

L'angle \widehat{CJF'} entre le rayon intérieur (CJ) et le rayon émergent (JF') vaut \pi - i_2 = \pi - i_1. Il vient donc :

\beta_r + (\pi - i_1) + \beta = \pi \implies \beta = i_1 - \beta_r

En remplaçant \beta_r par son expression :

\beta = i_1 - \left(\frac{2}{n}-1\right)i_1 = \frac{2(n-1)}{n}i_1

Soit en fonction de x, R et n :

\boxed{\beta = \frac{2(n-1)}{n}\frac{x}{R}}

5. Détermination de la distance focale f'_L = CF' :

Dans le triangle CJF', appliquons la loi des sinus :

\frac{CF'}{\sin(\pi - i_2)} = \frac{CJ}{\sin \beta} \iff \frac{CF'}{\sin i_1} = \frac{R}{\sin \beta}

Dans l'approximation de Gauss (\sin i_1 \approx i_1 et \sin \beta \approx \beta) :

f'_L = CF' \approx R \frac{i_1}{\beta} = R \frac{i_1}{\dfrac{2(n-1)}{n} i_1}

On obtient l'expression de la distance focale :

\boxed{f'_L = \frac{n}{2(n-1)} R}

6. Application numérique :

Avec n = 1{,}5 et R = 0{,}60\text{ mm} :

\begin{aligned} f'_L &= \frac{1{,}5}{2(1{,}5 - 1)} \times 0{,}60\text{ mm} = \frac{1{,}5}{1{,}0} \times 0{,}60\text{ mm} \end{aligned}
\boxed{f'_L = 0{,}90\text{ mm}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à exploiter l'approximation de Gauss pour vous éviter des calculs inutilement lourds.

« L’approximation de Gauss a parfois été éludée conduisant les candidats à mener des calculs lourds sans simplifications. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : grandissement, relation de conjugaison

Déterminer l'expression de en fonction de et pour que le grandissement transversal du microscope de Van Leeuwenhoek soit supérieur à 1 en valeur absolue dans l'approximation de Gauss. On a ici , en déduire une expression approchée de .

Voir l'indice

Poser \overline{CA'} - \overline{CA} = \ell et injecter dans la relation de conjugaison pour obtenir une équation du second degré en \overline{CA}, avant d'effectuer un développement limité au premier ordre en f'_L/\ell.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la relation algébrique reliant la position de l'objet \overline{CA}, la position de l'image \overline{CA'} et la distance imposée \ell = \overline{AA'}.
  2. Utiliser la formule de conjugaison pour établir une équation du second degré sur \overline{CA}, puis identifier la racine correspondant à un grandissement | \gamma | > 1.
  3. Réaliser un développement limité au premier ordre pour \ell \gg 4f'_L afin d'obtenir l'expression approchée de \gamma.
Voir la réponse courte

Utilisation de la relation de conjugaison pour déterminer la position objet assurant un grandissement |\gamma| \approx \ell/f_{L}' > 1.

Voir le corrigé complet

L'objet A et son image A' sont séparés d'une distance axiale \ell = \overline{AA'} = 195\text{ mm} > 0. En décomposant selon le centre optique C de la lentille :

\ell = \overline{CA'} - \overline{CA} \iff \overline{CA'} = \overline{CA} + \ell

En injectant cette relation dans la formule de conjugaison avec origine au centre :

\begin{aligned} \frac{1}{\overline{CA'}} - \frac{1}{\overline{CA}} &= \frac{1}{f'_L} \\ \frac{1}{\overline{CA} + \ell} - \frac{1}{\overline{CA}} &= \frac{1}{f'_L} \\ \frac{-\ell}{\overline{CA}(\overline{CA} + \ell)} &= \frac{1}{f'_L} \end{aligned}

On obtient l'équation du second degré en \overline{CA} :

\overline{CA}^2 + \ell \, \overline{CA} + \ell f'_L = 0

Le discriminant associé s'écrit :

\Delta = \ell^2 - 4\ell f'_L = \ell^2 \left(1 - \frac{4f'_L}{\ell}\right)

Comme \ell \gg 4f'_L, \Delta > 0, l'équation admet deux solutions réelles négatives :

\overline{CA}_{\pm} = \frac{-\ell \pm \sqrt{\ell^2 - 4\ell f'_L}}{2}

Le grandissement transversal est donné par \gamma = \frac{\overline{CA'}}{\overline{CA}} = 1 + \frac{\ell}{\overline{CA}}. Pour une image réelle (\overline{CA'} > 0) d'un objet réel (\overline{CA} < 0), la condition |\gamma| > 1 équivaut à :

\overline{CA'} > -\overline{CA} \iff \overline{CA} + \ell > -\overline{CA} \iff \overline{CA} > -\frac{\ell}{2}

La seule solution vérifiant cette condition est la plus grande racine :

\boxed{\overline{CA} = \frac{-\ell + \sqrt{\ell^2 - 4\ell f'_L}}{2}}

Sous l'hypothèse \ell \gg 4f'_L, effectuons un développement limité au premier ordre en f'_L/\ell :

\sqrt{\ell^2 - 4\ell f'_L} = \ell \left(1 - \frac{4f'_L}{\ell}\right)^{1/2} \approx \ell \left(1 - \frac{2f'_L}{\ell}\right)

D'où l'expression approchée de la position de l'objet :

\overline{CA} \approx \frac{-\ell + \ell - 2f'_L}{2} = -f'_L

L'objet est donc situé très près du foyer objet F. On en déduit l'expression approchée du grandissement transversal :

\boxed{\gamma \approx -\frac{\ell}{f'_L}}

Application numérique : avec \ell = 195\text{ mm} et f'_L = 1{,}0\text{ mm}, on obtient \gamma \approx -195.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Discutez et justifiez clairement le choix de la solution physique parmi les deux options, et manipulez avec soin les grandeurs algébriques.

« Le jury regrette la rareté d’une discussion claire et argumentée du choix de la bonne expression de la distance CA parmi les deux possibilités. »

« Un certain nombre de candidats ont montré des difficultés à manipuler les grandeurs algébriques. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : réseau de diffraction, diffraction à l'infini

Proposer un moyen expérimental permettant de générer le signal . Exprimer l'onde transmise après la mire sous la forme de trois ondes planes progressives monochromatiques :

On précisera pour chacune le vecteur d'onde : , et en fonction de et . Les amplitudes et seront données en fonction de . Décrire la figure observée dans le plan focal image de la lentille boule en précisant les positions et la nature des images.

Voir l'indice

Linéariser la fonction cosinus sous forme d'exponentielles complexes d'Euler pour identifier les trois composantes planes du champ diffracté et leurs directions.

Voir la stratégie
  1. Proposer un montage optique usuel générant une onde plane monochromatique (source ponctuelle au foyer d'une lentille ou faisceau laser collimaté).
  2. Développer la transmittance t_1(x) en exponentielles complexes pour exprimer le champ en z=0^+, puis en déduire les composantes de chaque onde plane se propageant dans le demi-espace z > 0 via la relation de dispersion.
  3. Utiliser les propriétés du plan focal image d'une lentille convergente : chaque onde plane inclinée d'un angle \theta converge en un foyer secondaire image de position x' \approx f'_L \theta.
Voir la réponse courte

La mire sinusoïdale diffracte l'onde plane en trois ondes planes d'ordres 0 et \pm 1, focalisées en trois taches dans le plan focal image.

Voir le corrigé complet

1. Dispositif expérimental pour générer \underline{s}_i(z,t)

L'onde incidente \underline{s}_i(z,t) = \underline{A}_0 e^{i(\omega t - k_0 z)} est une onde plane progressive monochromatique se propageant selon l'axe optique (Oz) dans l'air. Elle peut être obtenue expérimentalement par :

  • un laser de longueur d'onde \lambda = 500\text{ nm} associé à un télescope afocal (élargisseur de faisceau) pour obtenir un faisceau collimaté de large diamètre ;
  • ou une lampe spectrale munie d'un filtre interférentiel centré sur \lambda, éclairant un diaphragme de très petit diamètre (source quasi-ponctuelle) placé au foyer objet d'une lentille convergente (collimateur).

2. Décomposition de l'onde transmise en trois ondes planes

La transmittance de la mire s'écrit sous forme d'exponentielles complexes selon la formule d'Euler :

t_1(x) = \frac{1}{2} + \frac{1}{4}e^{i\frac{2\pi x}{a}} + \frac{1}{4}e^{-i\frac{2\pi x}{a}}

En z = 0^+, le signal transmis vaut \underline{s}_t(x, 0, t) = t_1(x)\,\underline{s}_i(0, t) :

\underline{s}_t(x, 0, t) = \frac{\underline{A}_0}{2} e^{i\omega t} + \frac{\underline{A}_0}{4} e^{i\left(\omega t - \frac{2\pi}{a}x\right)} + \frac{\underline{A}_0}{4} e^{i\left(\omega t + \frac{2\pi}{a}x\right)}

Pour z > 0, dans un milieu homogène d'indice n=1, chaque composante harmonique se propage comme une onde plane progressive monochromatique de vecteur d'onde \vec{k}_m = k_{mx}\widehat{u}_x + k_{mz}\widehat{u}_z vérifiant la relation de dispersion :

\|\vec{k}_m\|^2 = k_{mx}^2 + k_{mz}^2 = k_0^2 = \left(\frac{2\pi}{\lambda}\right)^2

Avec la condition de propagation vers les z croissants (k_{mz} > 0) et a > \lambda :

k_{mz} = \sqrt{k_0^2 - k_{mx}^2} = \frac{2\pi}{\lambda}\sqrt{1 - \left(\frac{\lambda}{a}\right)^2}

On identifie alors les trois ondes de l'expression \underline{s}_t(x,z,t) = \sum_{m=1}^3 \underline{A}_m e^{i(\omega t - \vec{k}_m \cdot \vec{r})} :

\boxed{ \begin{aligned} \underline{A}_1 &= \frac{\underline{A}_0}{2}, & \vec{k}_1 &= \frac{2\pi}{\lambda}\,\widehat{u}_z \\ \underline{A}_2 &= \frac{\underline{A}_0}{4}, & \vec{k}_2 &= \frac{2\pi}{a}\,\widehat{u}_x + \frac{2\pi}{\lambda}\sqrt{1 - \frac{\lambda^2}{a^2}}\,\widehat{u}_z \\ \underline{A}_3 &= \frac{\underline{A}_0}{4}, & \vec{k}_3 &= -\frac{2\pi}{a}\,\widehat{u}_x + \frac{2\pi}{\lambda}\sqrt{1 - \frac{\lambda^2}{a^2}}\,\widehat{u}_z \end{aligned} }

3. Figure observée dans le plan focal image de la lentille

Chaque onde plane arrivant sur la lentille converge en un point de son plan focal image :

  • L'onde 1 d'ordre 0 se propage selon l'axe optique (\theta_1 = 0) et converge au foyer principal image F' :

    x'_1 = 0
  • Les ondes 2 et 3 d'ordres +1 et -1 se propagent avec des angles d'inclinaison \pm \theta par rapport à l'axe optique tels que \sin\theta = \frac{k_x}{k_0} = \frac{\lambda}{a}. Dans l'approximation de Gauss (\theta \ll 1), \tan\theta \approx \sin\theta \approx \frac{\lambda}{a}, et elles convergent aux foyers secondaires d'abscisses :

    x'_2 = + f'_L \frac{\lambda}{a} \quad \text{et} \quad x'_3 = - f'_L \frac{\lambda}{a}
\boxed{\text{On observe dans le plan focal image trois points lumineux réels situés en } x'_1 = 0 \text{ et } x'_{2,3} = \pm f'_L\frac{\lambda}{a}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Précisez le dispositif permettant d'obtenir une onde plane et traitez la question dans le cas général sans supposer de petits angles.

« Le moyen d’obtenir expérimentalement une onde monochromatique a généralement été bien précisé mais la mise en forme spatiale pour obtenir une onde plane l’a rarement été. »

« Beaucoup de candidats ont traité cette question dans l’approximation des petits angles alors qu’il était attendu de rester dans un cas général. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : ouverture numérique, limite de résolution d'abbe

Estimer numériquement . Exprimer le pas minimal observable avec ce montage en fonction de et puis en fonction de , et . Comparer numériquement à et commenter ce résultat.

Voir l'indice

Constater que les deux ordres diffractés \pm 1 ne pénètrent dans la lentille que si leur angle d'émergence \theta \approx \lambda/a reste inférieur au demi-angle d'ouverture U.

Voir la stratégie
  1. Calculer \tan U à partir des valeurs de R et f'_L données par le texte.
  2. Appliquer le critère d'Abbe de formation des images en éclairage cohérent : pour observer la périodicité de la mire, au moins deux ordres diffractés (l'ordre 0 et un ordre \pm 1) doivent être captés par la pupille.
  3. En déduire le pas minimal a_2 sous forme exacte et dans l'approximation paraxiale, calculer sa valeur numérique, puis le comparer à la résolution de l'œil nu a_1 obtenue à la question Q3.
Voir la réponse courte

Condition d'Abbe pour collecter au moins deux ordres de diffraction : le pas résolu vaut a_{2} \approx \lambda/\sin U \approx 2{,}5\text{ }\mu\text{m} \ll a_{1}.

Voir le corrigé complet

1. Estimation numérique de \tan U

D'après les données de l'énoncé, le rayon de la lentille est R = 0{,}60\text{ mm} et sa distance focale équivalente est f'_L = 1{,}0\text{ mm}. On obtient directement :

\boxed{\tan U = \frac{R}{f'_L} = \frac{0{,}60\text{ mm}}{1{,}0\text{ mm}} = 0{,}60}

2. Expression du pas minimal a_2

D'après la question Q7, l'onde transmise par la mire est décomposée en trois ondes planes correspondant aux ordres 0 et \pm 1. L'ordre 0 se propage suivant l'axe optique, tandis que les ordres \pm 1 se propagent sous un angle \theta avec l'axe (Oz) tel que :

\sin\theta = \frac{k_x}{k_0} = \frac{\lambda}{a}

Selon la théorie d'Abbe, pour que la mire soit résolue dans le plan image, il est indispensable qu'au moins deux faisceaux interfèrent (l'ordre central non dévié et au moins l'un des ordres diffractés \pm 1). L'angle de diffraction \theta ne doit donc pas dépasser le demi-angle d'ouverture U collecté par l'objectif :

\sin\theta \le \sin U \iff \frac{\lambda}{a} \le \sin U

Le pas minimal observable s'écrit donc en fonction de U et \lambda :

\boxed{a_2 = \frac{\lambda}{\sin U}}

Dans le cadre de l'approximation de Gauss adoptée par l'énoncé, \sin U \approx \tan U = \frac{R}{f'_L} (ou de manière équivalente, en considérant que la position de la tache dans le plan focal image doit vérifier |x'_{2,3}| = f'_L \frac{\lambda}{a} \le R), ce qui donne :

\boxed{a_2 \approx \frac{\lambda}{\tan U} = \frac{\lambda f'_L}{R}}

Remarque : Si l'on ne fait pas l'approximation paraxiale pour l'angle U, avec \sin U = \frac{\tan U}{\sqrt{1 + \tan^2 U}} = \frac{R}{\sqrt{{f'_L}^2 + R^2}}, on obtiendrait a_2 = \frac{\lambda\sqrt{{f'_L}^2 + R^2}}{R}.

3. Application numérique et comparaison à a_1

Avec \lambda = 500\text{ nm} = 0{,}50\,\mu\text{m}, le calcul numérique donne :

a_2 = \frac{0{,}50\,\mu\text{m}}{0{,}60} = \frac{5}{6}\,\mu\text{m} \approx 0{,}83\,\mu\text{m}

(La formule avec \sin U \approx 0{,}514 conduit à a_2 \approx 0{,}97\,\mu\text{m} \approx 1{,}0\,\mu\text{m}). On retient donc un ordre de grandeur :

\boxed{a_2 \approx 0{,}8\text{ à } 1\,\mu\text{m}}

À la question Q3, la limite de résolution spatiale de l'œil nu a été évaluée à a_1 \approx 73\,\mu\text{m} \approx 70\,\mu\text{m}. Le rapport vaut :

\frac{a_2}{a_1} \approx \frac{0{,}83\,\mu\text{m}}{73\,\mu\text{m}} \approx \frac{1}{90} \approx 10^{-2}

Commentaire : La lentille de Van Leeuwenhoek permet un gain de résolution de près de deux ordres de grandeur par rapport à l'œil nu. Elle permet ainsi d'atteindre l'échelle micrométrique, rendant pour la première fois observables des micro-organismes (bactéries, globules sanguins, levures).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une tangente est sans unité et une valeur de 0,6 ne permet pas d'approximation aux petits angles.

« Le jury rappelle qu’une tangente n’a pas d’unité et que 0, 6 n’est pas très petit devant 1. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Partie III : Microscope à contraste de phase

Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : surface d'onde, chemin optique

Représenter l'allure d'une surface d'onde après la traversée de l'échantillon.

Voir l'indice

Tracer une surface d'onde incidente plane et représenter son retard géométrique sur la largeur centrale [-b, +b] où l'indice optique n' est supérieur à 1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le chemin optique [AB] parcouru par l'onde sur l'intervalle z \in [0, e] selon que le rayon traverse l'échantillon (zone centrale |x| < b) ou le milieu ambiant d'indice unitaire (zones extérieures |x| > b).
  2. En déduire le déphasage introduit et la position spatiale relative des points de même phase, sachant qu'un indice n' > 1 ralentit la propagation lumineuse.
  3. Tracer l'allure de la surface d'onde \Sigma_t transmise à la sortie de l'objet.
Voir la réponse courte

Le retard de phase induit par la surépaisseur d'indice n' déforme l'onde plane incidente en une surface d'onde présentant un créneau en retard.

Voir le corrigé complet

Une onde incidente plane se propageant selon +z présente des surfaces d'onde équiphases perpendiculaires à l'axe (Oz).

Entre les plans z = 0 et z = e, le chemin optique parcouru dépend de la zone transverse considérée :

  • pour |x| > b (milieu extérieur d'indice n = 1) :

    L_2 = 1 \times e = e
  • pour |x| < b (échantillon d'indice n' supérieur à 1) :

    L_1 = n' \times e

Comme n' > 1, la célérité de la lumière dans l'échantillon v = c/n' est plus faible que dans le milieu extérieur (c). L'onde subit un retard de phase dans la partie centrale :

\Delta L = L_1 - L_2 = (n' - 1)e > 0

Une surface d'onde étant le lieu des points de même phase (ou atteints au même instant par l'onde issue d'une même surface d'onde incidente), la portion de surface d'onde ayant traversé l'échantillon présente un retard géométrique spatialisé de :

\Delta z = (n' - 1)e

vers l'amont (les z décroissants).

La surface d'onde transmise \Sigma_t reste plane par morceaux : elle est en avance pour |x| > b et en retrait d'une distance \Delta z = (n'-1)e dans la région centrale |x| < b.

Voir ce qu'a relevé le jury

Réalisez un tracé soigné et utilisez la règle pour représenter les traits droits.

« Question relativement bien traitée. Une construction propre avec des traits droits était attendue. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : chemin optique, déphasage

Exprimer et en fonction de et . En écrivant la transmittance sous la forme

exprimer la constante en fonction de et .

Voir l'indice

Calculer le chemin optique supplémentaire parcouru dans l'épaisseur e pour en déduire les phases relatives \varphi_1, \varphi_2 ainsi que \varphi' = \varphi_1 - \varphi_2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le déphasage \varphi accumulé par une onde plane le long de son trajet sur l'épaisseur e, pour les deux zones de l'échantillon, à partir du chemin optique correspondant.
  2. Identifier la transmittance \underline{t}_2(x) en prenant comme référence de phase l'onde transmise dans le milieu environnant (|x| > b), afin de déterminer la relation entre \varphi', \varphi_1 et \varphi_2.
Voir la réponse courte

La différence de marche \delta = (n'-1)e impose un déphasage relatif \varphi' = \frac{2\pi}{\lambda}(n'-1)e.

Voir le corrigé complet

Le retard de phase accumulé par une onde monochromatique de longueur d'onde dans le vide \lambda lors d'un trajet géométrique e dans un milieu d'indice n s'écrit \varphi = \frac{2\pi}{\lambda} L, où L = n e est le chemin optique associé.

  • Pour |x| > b, l'onde se propage dans le milieu environnant d'indice n = 1, d'où le chemin optique L_2 = e :

    \boxed{\varphi_2 = \frac{2\pi}{\lambda} e}
  • Pour -b < x < b, l'onde traverse l'échantillon d'indice n' sur l'épaisseur e, soit un chemin optique L_1 = n'e :

    \boxed{\varphi_1 = \frac{2\pi}{\lambda} n' e}

En prenant comme onde de référence en sortie l'onde ayant traversé le milieu d'indice 1, d'amplitude \underline{s}_{\text{ref}}(e,t) = \underline{A}_0 e^{i(\omega t - \varphi_2)}, l'onde transmise s'écrit :

\underline{s}_t(e,t) = \underline{t}_2(x) \underline{A}_0 e^{i(\omega t - \varphi_2)}

Par identification avec l'expression donnée dans l'énoncé :

  • pour |x| > b : \underline{t}_2(x) = 1 ;
  • pour -b < x < b : \underline{s}_t(e,t) = \underline{A}_0 e^{i(\omega t - \varphi_1)} = e^{-i(\varphi_1 - \varphi_2)} \underline{s}_{\text{ref}}(e,t), ce qui conduit à :

    \underline{t}_2(x) = e^{-i(\varphi_1 - \varphi_2)} = e^{-i\varphi'}

On en déduit l'expression du déphasage relatif \varphi' :

\varphi' = \varphi_1 - \varphi_2 = \frac{2\pi}{\lambda} (n' - 1) e
\boxed{\varphi' = \frac{2\pi (n' - 1) e}{\lambda}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La notion de retard de phase doit être parfaitement maîtrisée pour exprimer correctement les phases des ondes.

« Beaucoup d’erreurs sur les expressions de φ1 et φ2 montrant que la notion de retard de phase reste floue pour un grand nombre de candidats alors que l’expression du déphasage φ′ était en général correcte. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : objet de phase, déphasage

Dans quelles conditions physiques peut-on écrire sous la forme pour ? Dans toute la suite on supposera ces conditions vérifiées.

Voir l'indice

Effectuer le développement limité de l'exponentielle imaginaire \text{e}^{-i\varphi'} au premier ordre en précisant l'inégalité sur le déphasage maximal introduit par l'objet.

Voir la réponse courte

Développement au premier ordre e^{-i\varphi'} \approx 1 - i\varphi' valable pour un objet de phase mince vérifiant \varphi' \ll 1.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, la transmittance dans la région -b < x < b est donnée par :

\underline{t}_2(x) = \mathrm{e}^{-i\varphi'}

Un développement limité au premier ordre de l'exponentielle s'écrit :

\mathrm{e}^{-i\varphi'} = 1 - i\varphi' + \mathcal{O}\left({\varphi'}^2\right)

Pour pouvoir écrire \underline{t}_2(x) \approx 1 - i\varphi', il est mathématiquement nécessaire que le module du déphasage soit très petit devant 1 radian :

|\varphi'| \ll 1\text{ rad}

En utilisant l'expression établie à la question Q10, \varphi' = \dfrac{2\pi}{\lambda}(n'-1)e, cette condition se traduit physiquement par :

\boxed{|n'-1|\, e \ll \frac{\lambda}{2\pi}}

Cette condition physique est satisfaite lorsque :

  • le contraste d'indice est très faible : l'indice n' de l'échantillon biologique est très proche de l'indice du milieu environnant (|n'-1| \ll 1) ;
  • l'échantillon est de très faible épaisseur e (typiquement microscopique), de sorte que le retard de marche optique \Delta L = |n'-1|e reste très inférieur à la longueur d'onde de la lumière \lambda.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pour justifier physiquement une approximation, précisez toujours devant quelle autre grandeur une quantité est négligeable.

« Une justification physique était attendue. Le jury rappelle que dire qu’une grandeur tend vers zéro n’a pas de sens physique, il faut préciser devant quoi elle est petite. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : fréquence spatiale, filtrage spatial

Dans l'approximation de Gauss, déterminer l'expression de la fréquence spatiale en fonction de , et .

Voir l'indice

Dans l'approximation paraxiale, relier l'angle de diffraction \theta \approx x'/f'_L à la composante k_x = k_0\sin\theta du vecteur d'onde.

Voir la stratégie
  1. Relier la position x' d'un point dans le plan focal image à l'angle de diffraction \theta par les conditions de Gauss.
  2. Exprimer la composante transverse k_x du vecteur d'onde en fonction de \theta et de la longueur d'onde \lambda.
  3. En déduire la fréquence spatiale u = \frac{k_x}{2\pi}.
Voir la réponse courte

Dans les conditions de Fraunhofer, la coordonnée dans le plan focal image s'identifie à la fréquence spatiale u = x'/(\lambda f_{L}').

Voir le corrigé complet

Considérons une onde plane diffractée par l'objet faisant un angle \theta avec l'axe optique (Oz). Dans le cadre de l'approximation de Gauss (rayons peu inclinés sur l'axe, soit \theta \ll 1), cette onde plane converge dans le plan focal image de la lentille en un foyer secondaire situé à l'ordonnée transverse x' telle que :

x' = f_L' \tan\theta \approx f_L' \theta

Par ailleurs, la composante suivant l'axe (Ox) du vecteur d'onde \vec{k} de cette onde plane progressive dans l'air s'écrit :

k_x = \|\vec{k}\| \sin\theta = \frac{2\pi}{\lambda} \sin\theta \approx \frac{2\pi}{\lambda}\theta

En éliminant l'angle \theta entre ces deux relations, on obtient :

k_x = \frac{2\pi}{\lambda} \frac{x'}{f_L'}

D'après la définition rappelée par l'énoncé, la fréquence spatiale u est définie par u = \frac{k_x}{2\pi}. On en déduit :

\boxed{u = \frac{x'}{\lambda f_L'}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Contrôlez soigneusement l'homogénéité de votre expression de la fréquence spatiale.

« Question qui a été globalement bien réussie même si un certain nombre de copies contiennent des expressions non homogènes. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux ; Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : contraste, filtrage spatial

Par linéarité de la transformée de Fourier, déterminer l'expression de l'amplitude complexe de l'onde dans le plan image de l'objectif. On écrira en fonction de , , et sur les deux domaines et . En déduire une expression réelle de l'intensité observée dans le plan image en fonction des mêmes variables. Exprimer alors en fonction de , le contraste dans le plan image défini par la relation où et désignent respectivement les valeurs maximales et minimales de l'intensité dans le plan image.

Voir l'indice

Utiliser la linéarité du tableau de Fourier fourni et calculer l'intensité par le carré du module I_1(X) = |\underline{S}_1(X)|^2 dans les deux zones de l'image.

Voir la stratégie
  1. Décomposer la transmittance de l'échantillon \underline{t}_2(x) sous la forme 1 - i\varphi(x) afin d'utiliser la linéarité et le formulaire fourni dans le tableau de l'énoncé.
  2. Écrire l'amplitude complexe \underline{S}_1(X) dans le plan image sur chacun des deux domaines géométriques en utilisant le résultat de la question Q10 pour le déphasage \varphi'.
  3. En déduire l'intensité I_1(X) = \underline{S}_1(X)\underline{S}_1^*(X), identifier le maximum et le minimum, puis calculer le contraste C_1.
Voir la réponse courte

Sans filtrage, l'intensité dans le plan image vaut I_{1} \propto |1-i\varphi'|^{2} \approx 1 : l'objet transparent reste invisible car le contraste est nul au premier ordre.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q11, la transmittance de l'échantillon s'écrit :

\underline{t}_2(x) = 1 - i\varphi(x) \quad \text{avec} \quad \varphi(x) = \begin{cases} \varphi' = \dfrac{2\pi(n'-1)e}{\lambda} & \text{pour } |x| < b \\[6pt] 0 & \text{pour } |x| > b \end{cases}

Par linéarité de la transformée de Fourier et de la transformée de Fourier inverse, et à l'aide des correspondances données dans le tableau de l'énoncé :

\underline{S}_1(X) = \alpha - i\alpha \varphi\left(\frac{X}{|\gamma|}\right)

La condition |x| < b sur l'objet correspond dans le plan image à \left|\dfrac{X}{\gamma}\right| < b, soit |X| < |\gamma|b. On en déduit l'expression de l'amplitude complexe sur les deux domaines :

\begin{aligned} \text{Pour } |X| > |\gamma|b : \quad & \underline{S}_1(X) = \alpha \\ \text{Pour } |X| < |\gamma|b : \quad & \underline{S}_1(X) = \alpha \left(1 - i\varphi'\right) = \alpha \left[1 - i\frac{2\pi(n'-1)e}{\lambda}\right] \end{aligned}
\boxed{ \underline{S}_1(X) = \begin{cases} \alpha & \text{si } |X| > |\gamma|b \\[6pt] \alpha\left[1 - i\,\dfrac{2\pi(n'-1)e}{\lambda}\right] & \text{si } |X| < |\gamma|b \end{cases} }

L'intensité lumineuse observée dans le plan image est donnée par I_1(X) = \underline{S}_1(X)\underline{S}_1^*(X) = |\underline{S}_1(X)|^2. La constante \alpha étant réelle :

\begin{aligned} \text{Pour } |X| > |\gamma|b : \quad & I_1(X) = \alpha^2 \\ \text{Pour } |X| < |\gamma|b : \quad & I_1(X) = \alpha^2 (1 - i\varphi')(1 + i\varphi') = \alpha^2 (1 + \varphi'^2) = \alpha^2\left[1 + \left(\frac{2\pi(n'-1)e}{\lambda}\right)^2\right] \end{aligned}
\boxed{ I_1(X) = \begin{cases} \alpha^2 & \text{si } |X| > |\gamma|b \\[6pt] \alpha^2\left[1 + \left(\dfrac{2\pi(n'-1)e}{\lambda}\right)^2\right] & \text{si } |X| < |\gamma|b \end{cases} }

Les intensités extrémales dans le plan image sont donc :

I_{\min} = \alpha^2 \quad \text{et} \quad I_{\max} = \alpha^2(1 + \varphi'^2)

On en déduit le contraste C_1 :

C_1 = \frac{I_{\max} - I_{\min}}{I_{\max} + I_{\min}} = \frac{\alpha^2(1 + \varphi'^2) - \alpha^2}{\alpha^2(1 + \varphi'^2) + \alpha^2} = \frac{\varphi'^2}{2 + \varphi'^2}
\boxed{C_1 = \frac{\varphi'^2}{2 + \varphi'^2} \approx \frac{\varphi'^2}{2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très sélective ayant suscité très peu de bonnes réponses.

« Très peu de bonnes réponses à cette question. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 14

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : contraste de phase, filtrage spatial

Pour améliorer le contraste, on place au foyer image de l'objectif un disque, de diamètre suffisamment petit pour être négligé, dont le rôle est d'apporter un déphasage de à l'onde qui le traverse (voir figure 5). En précisant les intervalles en considérés, déterminer, en fonction de , les expressions de l'amplitude et l'intensité de l'onde dans le plan image de l'objectif. En déduire le contraste . Commenter ce résultat.

Voir l'indice

Multiplier par \text{e}^{i\pi/2} = i uniquement l'onde d'ordre zéro non déviée focalisée en F', puis recalculer le module au carré et exprimer le contraste au premier ordre en \varphi'.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'effet du disque déphasant dans le plan focal image : le faisceau non diffracté converge au foyer F' (u = 0, associé au pic de Dirac \delta(u)) et subit un déphasage de +\pi/2 (facteur multiplicatif e^{i\pi/2} = i), tandis que la lumière diffractée par l'échantillon passe en dehors de ce disque ponctuel et reste inchangée.
  2. Appliquer la transformée de Fourier inverse pour obtenir l'amplitude \underline{S}_2(X) puis l'intensité I_2(X) dans le plan image selon les deux zones de l'échantillon.
  3. Calculer le contraste C_2(\varphi') et comparer son ordre de grandeur à celui obtenu à la question Q13.
Voir la réponse courte

Le déphasage de \pi/2 de l'ordre zéro transforme le fond continu en i, produisant des interférences destructives avec -i\varphi' et un contraste C_{2} \approx 2\varphi'.

Voir le corrigé complet

D'après l'approximation d'objet de phase faible (question Q11), la transmittance dans le plan objet s'écrit :

\underline{t}_2(x) = 1 - i\varphi(x) \quad \text{avec} \quad \varphi(x) = \begin{cases} \varphi' & \text{pour } |x| < b \\ 0 & \text{pour } |x| > b \end{cases}

Dans le plan focal image, la transformée de Fourier de cette transmittance vaut \delta(u) - i\Phi(u) (question Q13).

Le disque placé en F' (u=0), de taille négligeable, n'intercepte que la composante d'onde non diffractée décrite par \delta(u) et lui applique un déphasage de +\pi/2, soit une multiplication par e^{i\pi/2} = i. La lumière diffractée -i\Phi(u) passe en dehors du disque et ne subit aucune modification. L'amplitude dans le plan focal devient donc :

\underline{\tilde{S}}_2(u) \propto i\,\delta(u) - i\,\Phi(u)

Par transformée de Fourier inverse (T.F.^{-1}) et linéarité, l'amplitude complexe dans le plan image s'écrit :

\underline{S}_2(X) = i\alpha - i\alpha\,\varphi\left(\frac{X}{|\gamma|}\right)

On distingue ainsi les deux intervalles en X :

  • Pour |X| > |\gamma|b (fond hors de l'image de l'échantillon) :

    \boxed{\underline{S}_2(X) = i\alpha}
  • Pour |X| < |\gamma|b (zone conjuguée de l'échantillon) :

    \boxed{\underline{S}_2(X) = i\alpha(1 - \varphi')}

L'intensité correspondante I_2(X) = \underline{S}_2(X)\,\underline{S}_2^*(X) vaut :

  • Pour |X| > |\gamma|b :

    \boxed{I_2(X) = \alpha^2}
  • Pour |X| < |\gamma|b :

    \boxed{I_2(X) = \alpha^2(1 - \varphi')^2}

Pour un milieu plus réfringent que l'air (n' > 1), on a \varphi' > 0, donc I_2(|X| < |\gamma|b) < I_2(|X| > |\gamma|b). Les extrema d'intensité valent donc I_{\max} = \alpha^2 et I_{\min} = \alpha^2(1 - \varphi')^2. Le contraste s'exprime par :

\begin{aligned} C_2 &= \frac{I_{\max} - I_{\min}}{I_{\max} + I_{\min}} = \frac{\alpha^2 - \alpha^2(1 - \varphi')^2}{\alpha^2 + \alpha^2(1 - \varphi')^2} = \frac{1 - (1 - 2\varphi' + \varphi'^2)}{1 + (1 - 2\varphi' + \varphi'^2)} \\ C_2 &= \frac{2\varphi' - \varphi'^2}{2 - 2\varphi' + \varphi'^2} \end{aligned}

Dans le cadre de l'approximation de phase faible (\varphi' \ll 1), en ne retenant que le premier ordre non nul :

\boxed{C_2(\varphi') \approx \varphi'}

(ou plus généralement C_2 \approx |\varphi'| si le signe de \varphi' n'est pas fixé).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très rarement réussie, nécessitant une analyse approfondie des données de l'énoncé.

« Question très rarement abordée et encore plus rarement réussie. Une appropriation approfondie de l’énoncé était nécessaire. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 15

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : contraste de phase, atténuation

Pour augmenter , le disque placé en , en plus d'être toujours déphasant (), devient partiellement absorbant de transmittance telle que . Exprimer le contraste en fonction du module de et de . Commenter ce résultat.

Voir l'indice

Remplacer l'amplitude de l'ordre zéro par i|\underline{t}_3| et réitérer le calcul de l'intensité transmise pour isoler le terme linéaire en \varphi'/|\underline{t}_3|.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'effet du disque sur l'onde non diffractée focalisée en F', dont la transmittance s'écrit \underline{t}_3 = i |\underline{t}_3|. L'onde diffractée, s'étendant hors de F', n'est pas modifiée.
  2. Calculer l'amplitude complexe puis l'intensité dans le plan image sur chacun des deux domaines (|X| > |\gamma|b et |X| < |\gamma|b).
  3. En déduire le contraste C_3, donner son approximation au premier ordre en \varphi' et commenter l'influence du facteur d'atténuation |\underline{t}_3|.
Voir la réponse courte

L'atténuation de l'onde directe équilibre les amplitudes de l'ordre zéro et de l'onde diffractée, amplifiant le contraste à C_{3} \approx 2\varphi'/|\underline{t}_{3}|.

Voir le corrigé complet

Le disque placé en F' n'intercepte que l'onde non diffractée d'ordre zéro associée à la distribution de Dirac \delta(u). En plus d'imposer un déphasage de +\pi/2 (facteur e^{i\pi/2} = i), il atténue l'amplitude d'un facteur |\underline{t}_3| < 1. Sa transmittance s'écrit donc au point focal x'=0 :

\underline{t}_3(0) = i |\underline{t}_3|

L'onde diffractée (u \neq 0), qui passe en dehors du disque ponctuel, demeure inchangée. Par linéarité de la transformation de Fourier inverse, l'amplitude complexe dans le plan image devient :

  • pour |X| > |\gamma| b (fond) :

    \underline{S}_3(X) = i |\underline{t}_3| \alpha
  • pour |X| < |\gamma| b (image de l'échantillon) :

    \underline{S}_3(X) = i |\underline{t}_3| \alpha - i\alpha \varphi' = i\alpha \left( |\underline{t}_3| - \varphi' \right)

Les intensités correspondantes dans le plan image sont données par I_3(X) = |\underline{S}_3(X)|^2 :

I_{\text{fond}} = \alpha^2 |\underline{t}_3|^2 \quad \text{et} \quad I_{\text{éch}} = \alpha^2 \left( |\underline{t}_3| - \varphi' \right)^2

En supposant l'atténuation modérée devant le faible déphasage (|\underline{t}_3| > \varphi'), on a I_{\min} = I_{\text{éch}} et I_{\max} = I_{\text{fond}}. Les écarts et sommes d'intensité valent :

\begin{aligned} I_{\max} - I_{\min} &= \alpha^2 \left[ |\underline{t}_3|^2 - \left(|\underline{t}_3| - \varphi'\right)^2 \right] = \alpha^2 \left( 2 |\underline{t}_3| \varphi' - \varphi'^2 \right) \\ I_{\max} + I_{\min} &= \alpha^2 \left[ |\underline{t}_3|^2 + \left(|\underline{t}_3| - \varphi'\right)^2 \right] = \alpha^2 \left( 2 |\underline{t}_3|^2 - 2 |\underline{t}_3| \varphi' + \varphi'^2 \right) \end{aligned}

Le contraste C_3 = \frac{I_{\max} - I_{\min}}{I_{\max} + I_{\min}} s'écrit alors rigoureusement :

\boxed{C_3 = \frac{2 |\underline{t}_3| \varphi' - \varphi'^2}{2 |\underline{t}_3|^2 - 2 |\underline{t}_3| \varphi' + \varphi'^2}}

Au premier ordre par rapport à \varphi' \ll |\underline{t}_3|, on obtient l'expression approchée :

\boxed{C_3 \approx \frac{\varphi'}{|\underline{t}_3|}}

Commentaire du résultat :

  • Puisque |\underline{t}_3| < 1, on a C_3 \approx \frac{C_2}{|\underline{t}_3|} > C_2 : l'atténuation de l'onde directe amplifie le contraste d'un facteur 1/|\underline{t}_3|.
  • Sur le plan physique, l'onde d'ordre zéro non atténuée est beaucoup plus intense que l'onde diffractée par l'objet de phase faible. Atténuer l'ordre zéro permet d'équilibrer les amplitudes des deux ondes qui interfèrent dans le plan image, ce qui augmente la visibilité des franges (ou le contraste de l'image).
  • En contrepartie, l'intensité totale reçue par le détecteur diminue comme |\underline{t}_3|^2, ce qui nécessite une source lumineuse plus intense pour conserver un bon rapport signal sur bruit.

Résultat

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Partie IV : Microscopie non linéaire

A · Réponse non linéaire de l'échantillon

Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique forcé, modèle de l'électron lié

En appliquant le principe fondamental de la dynamique à , dans le référentiel de l'échantillon supposé galiléen, montrer que le mouvement de est décrit par la fonction :

dans laquelle on précisera l'expression de en fonction de , et .

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe transverse et rechercher la solution particulière sous la forme proposée en factorisant par \text{e}^{\pm i\omega t}.

Voir la stratégie
  1. Réaliser le bilan des forces exercées sur la charge q dans le référentiel galiléen de l'échantillon et projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe (Ox).
  2. Exploiter la linéarité de l'équation différentielle pour rechercher la solution en régime permanent sous la forme de la somme de deux composantes harmoniques complexes conjuguées associées à chacune des composantes du champ électrique excitateur.
Voir la réponse courte

PFD appliqué à l'électron élastiquement lié en régime forcé pour identifier le dénominateur \underline{D}(\omega) = \omega_{p}^{2} - \omega^{2} + i\Gamma\omega.

Voir le corrigé complet

Le système étudié est la charge q, de masse m, assimilée à un point matériel mobile le long de l'axe (Ox). Dans le référentiel de l'échantillon supposé galiléen, le bilan des forces comprend :

  • la force électrique exercée par le champ de l'onde : \vec{F}_e = q \vec{E}(t) = q E_0 \left(e^{i\omega t} + e^{-i\omega t}\right) \widehat{u}_x ;
  • la force de rappel élastique harmonique : \vec{F}_1 = -m\omega_p^2 x\,\widehat{u}_x ;
  • la force de frottement fluide : \vec{f} = -m\Gamma \dfrac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}\,\widehat{u}_x avec \Gamma > 0 ;
  • les effets du champ magnétique et de la pesanteur étant négligés.

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à la charge s'écrit :

m \frac{\mathrm{d}^2 x}{\mathrm{d}t^2}\,\widehat{u}_x = \vec{F}_e + \vec{F}_1 + \vec{f}

En projetant suivant le vecteur unitaire \widehat{u}_x et en divisant par m, on obtient l'équation différentielle du mouvement :

\frac{\mathrm{d}^2 x}{\mathrm{d}t^2} + \Gamma \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} + \omega_p^2 x = \frac{q E_0}{m}e^{i\omega t} + \frac{q E_0}{m}e^{-i\omega t}

En régime sinusoïdal forcé établi, la réponse est la somme des réponses associées à chaque terme harmonique du second membre. En posant :

x_1(t) = \underline{X}_1(\omega)e^{i\omega t} + \underline{X}_1^*(\omega)e^{-i\omega t}

et en injectant la composante à pulsation \omega dans l'équation différentielle, les dérivées temporelles successives s'écrivent \dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \equiv i\omega et \dfrac{\mathrm{d}^2}{\mathrm{d}t^2} \equiv -\omega^2, d'où :

\left(-\omega^2 + i\Gamma\omega + \omega_p^2\right) \underline{X}_1(\omega) = \frac{q E_0}{m}

En définissant la fonction polynomiale complexe \underline{D}(\omega) par :

\boxed{\underline{D}(\omega) = \omega_p^2 - \omega^2 + i\Gamma\omega}

l'amplitude complexe s'écrit :

\underline{X}_1(\omega) = \frac{q E_0}{m\underline{D}(\omega)}

De même, pour le terme source proportionnel à e^{-i\omega t}, l'opérateur temporel devient \dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \equiv -i\omega, ce qui conduit au dénominateur :

\omega_p^2 - (-\omega)^2 + i\Gamma(-\omega) = \omega_p^2 - \omega^2 - i\Gamma\omega = \underline{D}^*(\omega)

Les grandeurs q, E_0 et m étant réelles, la composante conjuguée s'écrit directement :

\underline{X}_1^*(\omega) = \frac{q E_0}{m\underline{D}^*(\omega)}

On retrouve bien la fonction décrivant le mouvement de la charge en régime établi :

\boxed{x(t) = x_1(t) = \frac{q E_0 e^{i\omega t}}{m\underline{D}(\omega)} + \frac{q E_0 e^{-i\omega t}}{m\underline{D}^*(\omega)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas régime forcé et transitoire, et prenez garde aux raccourcis erronés lors du passage en notation complexe.

« Des candidats, après avoir obtenu la bonne équation différentielle, ont étudié l’équation caractéristique associée à celle-ci, confondant ainsi régime transitoire et régime sinusoïdal forcé. »

« D’autres remplacent directement la dérivée première de x par iωx en passant en complexe sans penser que l’on cherche une superposition de deux fonctions harmoniques complexes conjuguées. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie potentielle, symétrie

Déterminer l'énergie potentielle associée à . Cette énergie potentielle peut-elle concerner une entité possédant un centre de symétrie en ?

Voir l'indice

Intégrer la force de rappel conservative \vec{F}_2 = -\vec{\nabla}V et examiner la parité du terme en x^3 sous l'opération d'inversion d'espace x \to -x.

Voir la réponse courte

Intégration de la force anharmonique : V(x) = \frac{1}{3}m\beta x^{3} est impaire, ce qui exclut une structure dotée d'un centre de symétrie.

Voir le corrigé complet

La force de rappel \vec{F}_2 = -m\left(\omega_p^2 x + \beta x^2\right)\widehat{u}_x dérive d'une énergie potentielle V(x) selon :

\vec{F}_2 = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\,\widehat{u}_x

On en déduit :

\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x} = m\omega_p^2 x + m\beta x^2

Par intégration, en choisissant l'origine de l'énergie potentielle en x = 0 (V(0) = 0) :

\boxed{V(x) = \frac{1}{2}m\omega_p^2 x^2 + \frac{1}{3}m\beta x^3}

Si l'entité possède un centre de symétrie en O, la transformation x \to -x laisse le système invariant. L'énergie potentielle doit donc vérifier la condition de parité :

V(-x) = V(x) \quad \forall x

Or, en remplaçant x par -x :

V(-x) = \frac{1}{2}m\omega_p^2 x^2 - \frac{1}{3}m\beta x^3

Pour que V(-x) = V(x), il faut nécessairement que le terme impair s'annule :

\frac{2}{3}m\beta x^3 = 0 \quad \forall x \implies \beta = 0

Par conséquent, cette énergie potentielle ne peut pas concerner une entité possédant un centre de symétrie en O si \beta \neq 0.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas dérivée et primitive, et gardez à l'esprit qu'une fonction non paire n'est pas obligatoirement impaire.

« Certains candidats confondent dérivée et primitive ou énergie électrostatique et énergie potentielle. »

« Pour l’étude de la symétrie, rappelons qu’une fonction qui n’est pas paire n’est pas nécessairement impaire ! »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : développement perturbatif, oscillateur non linéaire

Dans ce cas non linéaire, le mouvement de peut s'écrire comme la somme d'une perturbation et du mouvement précédent . On aura donc à présent avec à tout instant. Montrer qu'en régime sinusoïdal forcé, la perturbation est solution de l'équation :

Voir l'indice

Injecter x(t) = x_1(t) + x_2(t) dans l'équation différentielle complète, utiliser le fait que x_1 vérifie l'équation d'ordre zéro et négliger les termes en x_2^2 et x_1x_2.

Voir la stratégie
  1. Écrire le principe fondamental de la dynamique appliqué à la charge q avec la force de rappel anharmonique \vec{F}_2.
  2. Injecter la décomposition perturbative x(t) = x_1(t) + x_2(t) dans l'équation du mouvement.
  3. Utiliser le fait que x_1(t) vérifie l'équation du régime linéaire (question Q16) et négliger les termes d'ordre supérieur devant les termes dominants grâce à la condition |x_2(t)| \ll |x_1(t)|.
Voir la réponse courte

Injection de x = x_{1} + x_{2} dans le PFD et simplification par l'équation d'ordre 1 en négligeant les termes d'ordres supérieurs.

Voir le corrigé complet

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à la charge q dans le référentiel galiléen de l'échantillon, projeté selon l'axe (Ox), s'écrit en présence de la force de rappel non linéaire \vec{F}_2 :

m \frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2} = -m\Gamma \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} - m\left(\omega_p^2 x + \beta x^2\right) + q E(t)

soit, en divisant par la masse m :

\frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2} + \Gamma \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} + \omega_p^2 x + \beta x^2 = \frac{q E(t)}{m}

On injecte la décomposition x(t) = x_1(t) + x_2(t) dans cette équation différentielle :

\left(\frac{\mathrm{d}^2x_1}{\mathrm{d}t^2} + \Gamma \frac{\mathrm{d}x_1}{\mathrm{d}t} + \omega_p^2 x_1\right) + \left(\frac{\mathrm{d}^2x_2}{\mathrm{d}t^2} + \Gamma \frac{\mathrm{d}x_2}{\mathrm{d}t} + \omega_p^2 x_2\right) + \beta\left(x_1^2 + 2x_1 x_2 + x_2^2\right) = \frac{q E(t)}{m}

D'après la question Q16, le mouvement d'ordre linéaire x_1(t) satisfait exactement :

\frac{\mathrm{d}^2x_1}{\mathrm{d}t^2} + \Gamma \frac{\mathrm{d}x_1}{\mathrm{d}t} + \omega_p^2 x_1 = \frac{q E(t)}{m}

L'équation se simplifie donc sous la forme :

\frac{\mathrm{d}^2x_2}{\mathrm{d}t^2} + \Gamma \frac{\mathrm{d}x_2}{\mathrm{d}t} + \omega_p^2 x_2 + \beta x_1^2 + \beta\left(2x_1 x_2 + x_2^2\right) = 0

Puisque |x_2(t)| \ll |x_1(t)| à tout instant, les termes non linéaires d'ordre supérieur en perturbation sont négligeables :

x_2^2 \ll |x_1 x_2| \ll x_1^2

De plus, dans l'approximation des faibles perturbations (\beta |x_1| \ll \omega_p^2), le terme de couplage 2\beta x_1 x_2 est totalement négligeable devant \omega_p^2 x_2.

On obtient donc bien l'équation régissant la perturbation x_2(t) :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2x_2}{\mathrm{d}t^2} + \Gamma \frac{\mathrm{d}x_2}{\mathrm{d}t} + \omega_p^2 x_2 + \beta x_1^2 = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une grandeur négligeable devant une autre n'implique pas automatiquement que son accélération soit négligeable.

« On rappelle que bien qu’une grandeur soit beaucoup plus petite qu’une deuxième, on ne peut pas forcément négliger l’accélération de la première devant celle de la deuxième. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : génération de seconde harmonique, terme source

Justifier le fait qu'il faille chercher la solution de l'équation (2) sous la forme où est une constante.

Voir l'indice

Développer le terme source \beta x_1(t)^2 à partir de l'expression de x_1(t) pour identifier des composantes oscillant à \pm 2\omega ainsi qu'un terme statique constant.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le second membre de l'équation différentielle (2), -\beta x_1^2(t), à l'aide de la forme de x_1(t) établie à la question Q16.
  2. Identifier le contenu spectral de cette excitation (composantes à la pulsation 2\omega et composante continue).
  3. Conclure sur la forme de la solution particulière en régime forcé établi par linéarité de l'opérateur différentiel.
Voir la réponse courte

Le terme source en x_{1}^{2}(t) développe des composantes fréquentielles à 2\omega, -2\omega et 0 par trigonométrie.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle (2) s'écrit sous la forme d'un oscillateur amorti excité par un second membre non linéaire :

\frac{\mathrm{d}^2x_2}{\mathrm{d}t^2} + \Gamma \frac{\mathrm{d}x_2}{\mathrm{d}t} + \omega_p^2 x_2 = -\beta x_1^2(t)

D'après la question Q16, le mouvement linéaire s'écrit sous la forme :

x_1(t) = \underline{X}_1(\omega)e^{i\omega t} + \underline{X}_1^*(\omega)e^{-i\omega t}

En élevant cette expression au carré, on obtient le terme source :

\begin{aligned} x_1^2(t) &= \left(\underline{X}_1(\omega)e^{i\omega t} + \underline{X}_1^*(\omega)e^{-i\omega t}\right)^2 \\ &= \underline{X}_1^2(\omega)e^{2i\omega t} + \left(\underline{X}_1^*(\omega)\right)^2 e^{-2i\omega t} + 2\,\underline{X}_1(\omega)\underline{X}_1^*(\omega) \\ &= \underline{X}_1^2(\omega)e^{2i\omega t} + \left(\underline{X}_1^2(\omega)\right)^* e^{-2i\omega t} + 2\left|\underline{X}_1(\omega)\right|^2 \end{aligned}

Le second membre est donc la somme :

  • d'un terme constant (composante continue, de pulsation nulle) : -2\beta \left|\underline{X}_1(\omega)\right|^2 ;
  • de deux termes harmoniques aux pulsations +2\omega et -2\omega, complexes conjugués l'un de l'autre.

L'opérateur différentiel \mathcal{L} = \frac{\mathrm{d}^2}{\mathrm{d}t^2} + \Gamma \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} + \omega_p^2 étant linéaire à coefficients constants et le terme d'amortissement \Gamma > 0 assurant l'extinction du régime transitoire, la solution en régime forcé établi est la somme des réponses particulières à chacune de ces composantes (principe de superposition) :

  • la composante continue engendre une réponse stationnaire constante K ;
  • les termes à pulsation \pm 2\omega engendrent une réponse harmonique à la pulsation 2\omega.

La grandeur physique x_2(t) étant réelle, la contribution oscillante doit être égale à la somme de deux termes complexes conjugués à la pulsation 2\omega. On en déduit bien la forme cherchée :

\boxed{x_2(t) = \underline{X}_2(\omega)e^{2i\omega t} + \underline{X}_2^*(\omega)e^{-2i\omega t} + K}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Identifiez avec rigueur les différentes fréquences qui apparaissent lors de la mise au carré d'un signal.

« Explications souvent confuses, beaucoup d’erreurs sur les contributions fréquentielles du carré d’un signal. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique forcé, réponse en fréquence

En déduire une expression de , et en fonction de , , , , , , , et . Dans toute la suite on supposera que le terme constant est négligeable devant .

Voir l'indice

Identifier terme à terme chaque harmonique dans l'équation différentielle linéaire en régime forcé pour déterminer les amplitudes complexes respectives.

Voir la stratégie
  1. Développer le terme source -\beta x_1^2(t) en utilisant l'expression de x_1(t) établie à la question Q16 afin de faire apparaître les trois composantes fréquentielles (harmoniques à 2\omega, -2\omega et la composante continue).
  2. Réécrire le membre de gauche de l'équation différentielle (2) appliqué à la forme recherchée de x_2(t) à l'aide de la fonction \underline{D}(\Omega) = \omega_p^2 - \Omega^2 + i\Gamma\Omega.
  3. Identifier terme à terme pour obtenir les expressions de \underline{X}_2(\omega), \underline{X}_2^*(\omega) et K.
Voir la réponse courte

Résolution linéaire par superposition pour chaque composante fréquentielle du terme source quadratique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, le déplacement linéaire s'écrit :

x_1(t) = \underline{X}_1(\omega) e^{i\omega t} + \underline{X}_1^*(\omega) e^{-i\omega t} \quad \text{avec} \quad \underline{X}_1(\omega) = \frac{q E_0}{m \underline{D}(\omega)}

En élevant cette expression au carré, on obtient :

\begin{aligned} x_1^2(t) &= \left( \underline{X}_1(\omega) e^{i\omega t} + \underline{X}_1^*(\omega) e^{-i\omega t} \right)^2 \\ &= \underline{X}_1^2(\omega) e^{2i\omega t} + \left(\underline{X}_1^*(\omega)\right)^2 e^{-2i\omega t} + 2 \underline{X}_1(\omega)\underline{X}_1^*(\omega) \end{aligned}

L'équation différentielle (2) régissant la perturbation x_2(t) s'écrit :

\frac{\mathrm{d}^2x_2}{\mathrm{d}t^2} + \Gamma \frac{\mathrm{d}x_2}{\mathrm{d}t} + \omega_p^2 x_2 = -\beta x_1^2(t)

En introduisant l'opérateur linéaire \mathcal{L} = \frac{\mathrm{d}^2}{\mathrm{d}t^2} + \Gamma \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} + \omega_p^2 et en appliquant cet opérateur à chaque terme de x_2(t) = \underline{X}_2(\omega) e^{2i\omega t} + \underline{X}_2^*(\omega) e^{-2i\omega t} + K :

\begin{aligned} \mathcal{L}\left(\underline{X}_2(\omega) e^{2i\omega t}\right) &= \left(-(2\omega)^2 + 2i\Gamma\omega + \omega_p^2\right) \underline{X}_2(\omega) e^{2i\omega t} = \underline{D}(2\omega) \underline{X}_2(\omega) e^{2i\omega t} \\ \mathcal{L}\left(\underline{X}_2^*(\omega) e^{-2i\omega t}\right) &= \left(-(2\omega)^2 - 2i\Gamma\omega + \omega_p^2\right) \underline{X}_2^*(\omega) e^{-2i\omega t} = \underline{D}^*(2\omega) \underline{X}_2^*(\omega) e^{-2i\omega t} \\ \mathcal{L}(K) &= \omega_p^2 K \end{aligned}

où l'on a utilisé la définition \underline{D}(\Omega) = \omega_p^2 - \Omega^2 + i\Gamma\Omega pour \Omega = 2\omega et \Omega = 0.

Par unicité de la décomposition en séries de Fourier, l'identification harmonique terme à terme conduit à :

  • Sur la composante à la pulsation 2\omega (e^{2i\omega t}) :

    \underline{D}(2\omega) \underline{X}_2(\omega) = -\beta \underline{X}_1^2(\omega) = -\frac{\beta q^2 E_0^2}{m^2 \underline{D}^2(\omega)}
  • Sur la composante à la pulsation -2\omega (e^{-2i\omega t}) :

    \underline{D}^*(2\omega) \underline{X}_2^*(\omega) = -\beta \left(\underline{X}_1^*(\omega)\right)^2 = -\frac{\beta q^2 E_0^2}{m^2 (\underline{D}^*(\omega))^2}
  • Sur la composante continue (fréquence nulle) :

    \omega_p^2 K = -2\beta \underline{X}_1(\omega)\underline{X}_1^*(\omega) = -\frac{2\beta q^2 E_0^2}{m^2 \underline{D}(\omega)\underline{D}^*(\omega)}

On en déduit ainsi les expressions demandées :

\boxed{\underline{X}_2(\omega) = -\frac{\beta q^2 E_0^2}{m^2 \underline{D}^2(\omega) \underline{D}(2\omega)}}
\boxed{\underline{X}_2^*(\omega) = -\frac{\beta q^2 E_0^2}{m^2 (\underline{D}^*(\omega))^2 \underline{D}^*(2\omega)}}
\boxed{K = -\frac{2\beta q^2 E_0^2}{m^2 \omega_p^2 \underline{D}(\omega)\underline{D}^*(\omega)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Menez le calcul avec rigueur en évitant les erreurs de signe fréquentes.

« Calcul souvent absent ou faux avec beaucoup d’erreurs de signe. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : photon, émission biphotonique

Pourquoi parle-t-on dans ce cas de microscopie à deux photons ?

Voir l'indice

Remarquer que la création d'un rayonnement à la pulsation 2\omega correspond à des photons d'énergie double 2\hbar\omega, nécessitant l'absorption simultanée de deux photons incidents.

Voir la stratégie

Adopter le point de vue corpusculaire de la lumière en reliant la pulsation \omega à l'énergie d'un photon via la relation de Planck-Einstein, puis appliquer la conservation de l'énergie lors de l'interaction lumière-matière.

Voir la réponse courte

L'émission à pulsation 2\omega résulte de l'absorption quasi simultanée de deux photons incidents d'énergie \hbar\omega.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de Planck-Einstein, un photon de l'onde incidente de pulsation \omega transporte une énergie :

\mathcal{E}_{\text{inc}} = \hbar \omega

L'onde rayonnée par l'échantillon et sélectionnée par le filtre passe-haut possède une pulsation 2\omega. Chaque photon émis transporte donc une énergie :

\mathcal{E}_{\text{émis}} = \hbar(2\omega) = 2\hbar\omega

En vertu du principe de conservation de l'énergie, l'émission d'un tel photon (de fréquence double) résulte de l'annihilation ou de l'absorption simultanée de deux photons incidents de pulsation \omega :

\boxed{ \mathcal{E}_{\text{émis}} = 2 \times \mathcal{E}_{\text{inc}} }

On parle donc de microscopie à deux photons (ou microscopie biphotonique).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le principe physique de la microscopie à deux photons doit être compris et expliqué clairement.

« Question très mal comprise par une majorité de candidats ce qui a donné lieu à des explications souvent très confuses et erronées. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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B · Laser pulsé Titane-Saphir

Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : temps de cohérence, largeur spectrale

En utilisant la relation liant la largeur spectrale (en Hertz) à la durée du train d'onde (en seconde) d'une source lumineuse : , proposer un ordre de grandeur de la durée des impulsions délivrées par ce laser. On rappelle la valeur de la célérité de la lumière dans le vide .

Voir l'indice

Estimer la largeur de bande en longueur d'onde \Delta\lambda sur la figure 6 et convertir en largeur de bande spectrale fréquentielle via |\Delta\nu| \approx (c/\lambda_0^2)\Delta\lambda.

Voir la stratégie
  1. Estimer graphiquement sur la figure 6 la longueur d'onde moyenne d'émission \lambda_0 et la largeur spectrale à mi-hauteur \Delta\lambda du cristal Ti : Saphir.
  2. Relier la largeur spectrale en fréquence \Delta\nu à la largeur en longueur d'onde \Delta\lambda à l'aide de la relation \nu = c/\lambda.
  3. En déduire l'ordre de grandeur de la durée d'impulsion minimale \tau_c via la relation temps-fréquence fournie.
Voir la réponse courte

Relation temps-fréquence \tau_{c} \Delta\nu \sim 1 avec \Delta\nu \approx c\Delta\lambda/\lambda_{0}^{2}, fournissant une durée d'impulsion femtoseconde \tau_{c} \sim 10\text{ à }100\text{ fs}.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 6, la courbe d'émission relative du cristal de Ti : Saphir présente une bande très large :

  • le maximum d'émission est centré autour de \lambda_0 \approx 780\text{ à } 800\text{ nm} ;
  • la largeur spectrale à mi-hauteur (pour une intensité relative de 0{,}5) s'étend d'environ 700\text{ nm} à 900\text{ nm}, ce qui donne une largeur :

    \Delta\lambda \approx 150\text{ à } 200\text{ nm} \sim 2 \times 10^{-7}\text{ m}.

La fréquence du rayonnement est liée à sa longueur d'onde par \nu = \frac{c}{\lambda}. En différentiant cette relation, on obtient la largeur en fréquence :

\Delta\nu \approx \left| \frac{\mathrm{d}\nu}{\mathrm{d}\lambda} \right| \Delta\lambda = \frac{c}{\lambda_0^2}\,\Delta\lambda

Avec \lambda_0 \approx 800\text{ nm} = 8{,}0 \times 10^{-7}\text{ m}, c = 3{,}0 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \Delta\lambda \approx 2 \times 10^{-7}\text{ m} :

\begin{aligned} \Delta\nu &\approx \frac{3{,}0 \times 10^8}{(8{,}0 \times 10^{-7})^2} \times 2 \times 10^{-7} \\ &\approx \frac{6{,}0 \times 10^1}{64 \times 10^{-14}} \approx 10^{14}\text{ Hz} \end{aligned}

En utilisant la relation liant la durée d'un train d'onde à sa largeur spectrale, \tau_c \Delta\nu \sim 1, il vient :

\tau_c \sim \frac{1}{\Delta\nu} \approx \frac{\lambda_0^2}{c\,\Delta\lambda}

D'où l'ordre de grandeur de la durée des impulsions :

\boxed{\tau_c \sim 10^{-14}\text{ s} = 10\text{ fs}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas les différentielles pour relier largeurs spectrale et de longueur d'onde, et soyez rigoureux sur la lecture graphique.

« Curieusement, pour un nombre important de candidats, ∆ν = c/∆λ. »

« Beaucoup d’erreurs sur l’évaluation de ∆λ à partir de la courbe fournie. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : peigne de fréquences, transformée de fourier

A partir d'une lecture de la figure 6, estimer une valeur numérique raisonnable pour la pulsation du laser. Relier les largeurs et aux temps et , puis calculer leurs valeurs numériques respectives.

Voir l'indice

Lire la longueur d'onde centrale d'émission \lambda_0, en déduire \omega_0 = 2\pi c/\lambda_0, puis utiliser les propriétés de la transformée de Fourier d'un peigne temporel.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la longueur d'onde centrale d'émission \lambda_0 à partir du pic de la courbe d'émission de la figure 6, puis en déduire la pulsation \omega_0 = 2\pi c / \lambda_0.
  2. Exprimer l'intervalle angulaire \delta\omega entre deux raies spectrales successives à partir de la périodicité temporelle T du train d'impulsions (peigne de modes).
  3. Relier la largeur spectrale de l'enveloppe \Delta\omega à la durée d'une impulsion \tau_c en utilisant la relation temps-fréquence rappelée à la question Q22.
Voir la réponse courte

Lecture du spectre : pulsation centrale \omega_{0} = 2\pi c/\lambda_{0}, écart intermode \delta\omega = 2\pi/T et largeur de l'enveloppe \Delta\omega \approx 2\pi/\tau_{c}.

Voir le corrigé complet

1. Estimation de la pulsation centrale \omega_0

Sur la figure 6, la courbe d'émission relative du cristal de Ti : Saphir présente un maximum bien marqué centré sur la longueur d'onde :

\lambda_0 \approx 800\text{ nm} = 8{,}0 \times 10^{-7}\text{ m}

La pulsation optique associée s'écrit :

\omega_0 = \frac{2\pi c}{\lambda_0}

Application numérique avec c = 3{,}0 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\omega_0 = \frac{2\pi \times 3{,}0 \times 10^8}{8{,}0 \times 10^{-7}} = \frac{3\pi}{4} \times 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \approx 2{,}4 \times 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{\omega_0 \approx 2{,}4 \times 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

2. Expression et valeur numérique de \delta\omega

Le train d'impulsions est périodique de période T. D'après la théorie des séries de Fourier, son spectre est discontinu et constitué d'un peigne de fréquences dont les composantes sont séparées de \delta\nu = 1/T. L'espacement en pulsation entre deux raies consécutives est donc :

\delta\omega = 2\pi\,\delta\nu = \frac{2\pi}{T}

Application numérique avec T = 1{,}25 \times 10^{-8}\text{ s} :

\delta\omega = \frac{2\pi}{1{,}25 \times 10^{-8}} = \frac{8\pi}{5} \times 10^8\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \approx 5{,}0 \times 10^8\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{\delta\omega = \frac{2\pi}{T} \approx 5{,}0 \times 10^8\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

3. Expression et valeur numérique de \Delta\omega

L'enveloppe spectrale est liée à la transformée de Fourier d'une impulsion individuelle de durée \tau_c. D'après la relation temps-fréquence \tau_c\,\Delta\nu \sim 1 introduite à la question Q22, la largeur en fréquence vaut \Delta\nu \sim 1/\tau_c. Par conséquent, la largeur à mi-hauteur en pulsation s'écrit :

\Delta\omega = 2\pi\,\Delta\nu \sim \frac{2\pi}{\tau_c}

Application numérique avec \tau_c = 10\text{ fs} = 1{,}00 \times 10^{-14}\text{ s} :

\Delta\omega \sim \frac{2\pi}{1{,}00 \times 10^{-14}} \approx 6{,}3 \times 10^{14}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{\Delta\omega \sim \frac{2\pi}{\tau_c} \approx 6{,}3 \times 10^{14}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas vous tromper d'unité : une pulsation s'exprime en rad/s.

« Question globalement bien traitée malgré des erreurs fréquentes dans les unités. Une pulsation s’exprime en rad.s−1. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : vecteur de poynting, intensité lumineuse

Justifier le fait qu'il soit plus pertinent de comparer les carrés des champs que leurs amplitudes. En faisant les hypothèses simplificatrices nécessaires sur la forme de l'impulsion estimer l'ordre de grandeur du rapport . Commenter ce résultat.

Voir l'indice

Relier l'intensité instantanée au carré du champ électrique et comparer l'énergie d'une impulsion concentrée sur la durée \tau_c à celle répartie uniformément sur la période T.

Voir la stratégie
  1. Relier le carré du champ électrique à l'intensité lumineuse de l'onde et à la réponse non linéaire du milieu.
  2. Modéliser les impulsions temporelles par des créneaux de durée \tau_c et de période de répétition T afin d'exprimer la puissance moyenne en fonction de la puissance de crête.
  3. Établir l'ordre de grandeur du rapport \dfrac{E_0^2}{E_0'^2} à puissance moyenne et géométrie identiques, puis commenter l'intérêt pour la microscopie biologique.
Voir la réponse courte

L'intensité dépend de E^{2} ; la concentration temporelle de l'énergie moyenne sur une durée brève amplifie le champ crête par un facteur T/\tau_{c} \sim 10^{5}.

Voir le corrigé complet

L'intensité lumineuse I (ou éclairement) d'une onde électromagnétique dans un milieu non magnétique est proportionnelle à la moyenne temporelle de la norme du vecteur de Poynting, c'est-à-dire au carré de l'amplitude du champ électrique :

I = \frac{1}{2}\varepsilon_0 c E^2

De plus, d'après les questions précédentes (Q20 et Q21), l'amplitude de vibration anharmonique \underline{X}_2(\omega) est proportionnelle à E_0^2, et l'intensité rayonnée à la pulsation 2\omega varie comme E_0^4 = (E_0^2)^2. Comparer les carrés des champs revient donc directement à comparer les intensités crêtes incidentes, qui pilotent l'efficacité des processus non linéaires.

Considérons un faisceau de section droite \mathcal{S} = \pi W_0^2 identique pour les deux sources :

  • Pour le laser continu : le champ a une amplitude constante E_0', de sorte que la puissance moyenne transportée s'écrit :

    P = \frac{1}{2}\varepsilon_0 c E_0'^2 \, \mathcal{S}
  • Pour le laser pulsé : faisons l'hypothèse simplificatrice d'impulsions de forme rectangulaire de durée \tau_c, répétées avec la période T, au cours desquelles l'amplitude crête vaut E_0. La puissance instantanée vaut P_{\text{crête}} = \frac{1}{2}\varepsilon_0 c E_0^2 \, \mathcal{S} pendant la durée \tau_c, et elle est nulle le reste de la période. La puissance moyenne sur une période T est donc :

    P = \frac{1}{T}\int_0^T P(t)\,\mathrm{d}t \approx \frac{\tau_c}{T} P_{\text{crête}} = \frac{\tau_c}{T} \left(\frac{1}{2}\varepsilon_0 c E_0^2 \, \mathcal{S}\right)

À puissance moyenne P et section \mathcal{S} égales, on en déduit immédiatement le rapport :

\frac{E_0^2}{E_0'^2} \sim \frac{T}{\tau_c}

Application numérique avec T = 1{,}25 \times 10^{-8}\text{ s} et \tau_c = 1{,}00 \times 10^{-14}\text{ s} :

\frac{E_0^2}{E_0'^2} \sim \frac{1{,}25 \times 10^{-8}}{1{,}00 \times 10^{-14}} = 1{,}25 \times 10^6
\boxed{\frac{E_0^2}{E_0'^2} \sim 10^6}

Commentaire : L'intensité crête délivrée par le laser pulsé est environ un million de fois plus grande que celle délivrée par un laser continu de même puissance moyenne. Comme le signal généré à 2\omega est proportionnel à E_0^4 = (E_0^2)^2, l'utilisation du laser impulsionnel amplifie l'émission non linéaire d'un facteur (10^6)^2 = 10^{12}.

Cela permet d'obtenir un signal détectable tout en maintenant une puissance moyenne faible (P = 1\text{ W}), ce qui évite l'échauffement destructeur et la photodégradation de l'échantillon biologique.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Justifiez précisément la comparaison des carrés des champs et menez le calcul du rapport jusqu'à son terme.

« La justification de l’intérêt de comparer les carrés des champs a été très souvent hors sujet. »

« Peu de candidats traitent correctement la suite de la question et arrivent à évaluer le rapport demandé. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : faisceau gaussien, longueur de rayleigh

En considérant un waist de , calculer la valeur numérique de la longueur de Rayleigh associée à ce laser. En déduire la raison pour laquelle le faisceau sera focalisé au foyer de l'objectif du microscope.

Voir l'indice

Calculer numériquement z_R = \pi W_0^2/\lambda_0 et comparer cette distance à la taille macroscopique de l'objectif pour justifier le caractère quasi-collimaté du faisceau incident.

Voir la stratégie
  1. Calculer la longueur de Rayleigh à partir de la formule z_R = \frac{\pi W_0^2}{\lambda_0} en utilisant la longueur d'onde centrale d'émission du laser Ti : Saphir déterminée à la question Q23 (\lambda_0 \approx 800\text{ nm}).
  2. Interpréter la valeur obtenue en la comparant aux distances usuelles de propagation avant l'objectif, afin de caractériser la structure de l'onde incidente sur la lentille (divergence et courbure des surfaces d'onde).
  3. Conclure sur la position du point de convergence après la traversée de l'objectif modélisé par une lentille convergente.
Voir la réponse courte

Calcul de z_{R} = \pi W_{0}^{2}/\lambda \approx 1\text{ m} ; le faisceau collimaté doit être focalisé pour confiner l'intensité dans l'échantillon.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la longueur de Rayleigh associée au faisceau gaussien s'écrit :

z_R = \frac{\pi W_0^2}{\lambda_0}

Avec un waist W_0 = 0{,}50\text{ mm} = 5{,}0 \times 10^{-4}\text{ m} et une longueur d'onde centrale \lambda_0 \approx 800\text{ nm} = 8{,}0 \times 10^{-7}\text{ m} (déterminée à partir du spectre d'émission du cristal de Ti : Saphir à la question Q23) :

\begin{aligned} z_R &= \frac{\pi \times (5{,}0 \times 10^{-4})^2}{8{,}0 \times 10^{-7}} \\ &= \frac{2{,}5 \pi}{8{,}0} \approx \frac{2{,}5 \times 3,14}{8{,}0} \approx 0{,}98\text{ m} \end{aligned}
\boxed{z_R \approx 1{,}0\text{ m}}

La longueur de Rayleigh z_R \approx 1{,}0\text{ m} est très grande devant les dimensions optiques de l'objectif (focale f'_L = 1{,}00\text{ mm}) et de l'ordre de grandeur de la distance parcourue par le faisceau entre le laser et le microscope. Pour une distance |z| \ll z_R par rapport au waist de sortie du laser :

  • le rayon du faisceau reste pratiquement constant : W(z) = W_0 \sqrt{1 + (z/z_R)^2} \approx W_0 ;
  • le rayon de courbure des surfaces d'onde R(z) = z\left[1 + (z_R/z)^2\right] \approx z_R^2 / z \gg z est extrêmement grand, si bien que les fronts d'onde sont plans et normaux à l'axe optique (Oz).

Le faisceau incident sur l'objectif est donc équivalent à un paquet d'ondes planes se propageant parallèlement à l'axe optique (faisceau de rayons parallèles, correspondant à un objet situé à l'infini sur l'axe). Par les propriétés d'une lentille mince convergente dans les conditions de Gauss, ces rayons émergent en convergeant au foyer image F'. Le faisceau sera donc focalisé au foyer image F' de l'objectif.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à commenter physiquement la valeur numérique trouvée pour la longueur de Rayleigh.

« Calcul de zR relativement bien réalisé mais le commentaire physique ne suit pas toujours. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : faisceau gaussien, waist

On note le waist du faisceau en . Exprimer en fonction de et . Estimer sa valeur numérique.

Voir l'indice

Utiliser l'angle de divergence asymptotique du faisceau gaussien \theta \approx \lambda/(\pi W'_0) et la relation géométrique \theta \approx W_0/f'_L.

Voir la stratégie
  1. Décrire le faisceau gaussien après la traversée de la lentille : son waist W_0' est situé en F' et sa demi-largeur varie selon la loi W(z') = W_0'\sqrt{1 + (z'/z_R')^2}.
  2. Exprimer le rayon du faisceau au niveau de la lentille (z' = -f_L') sous l'hypothèse de champ lointain par rapport au waist focalisé (f_L' \gg z_R'), ou de façon équivalente par conservation de l'angle de divergence.
  3. En déduire l'expression analytique de W_0' puis réaliser l'application numérique avec la longueur d'onde centrale du laser Ti : Saphir (\lambda \approx 800\text{ nm}).
Voir la réponse courte

Par focalisation d'un faisceau gaussien à travers une lentille, le waist au foyer vaut W_{0}' = \frac{\lambda f_{L}'}{\pi W_{0}} \approx 0{,}5\text{ }\mu\text{m}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q25, le faisceau incident a une longueur de Rayleigh z_R \approx 1{,}0\text{ m} \gg f_L' : l'onde incidente sur la lentille est quasi-plane et le waist incident de demi-largeur W_0 est situé au niveau de la lentille.

Après traversée de la lentille mince convergente de distance focale f_L', le faisceau converge vers un nouveau waist de demi-largeur W_0' situé en F'. En choisissant l'origine des cotes axiales z' au foyer image F', le profil du faisceau focalisé s'écrit :

W(z') = W_0'\sqrt{1 + \left(\frac{z'}{z_R'}\right)^2} \quad \text{avec} \quad z_R' = \frac{\pi W_0'^2}{\lambda}

Au niveau de la lentille, située en z' = -f_L', la demi-largeur du faisceau coïncide avec celle du faisceau incident, soit W(-f_L') = W_0. Dans l'hypothèse où la lentille est en zone de champ lointain par rapport au waist focalisé (f_L' \gg z_R'), on a :

W_0 \approx W_0' \frac{f_L'}{z_R'} = W_0' \frac{f_L'}{\dfrac{\pi W_0'^2}{\lambda}} = \frac{\lambda f_L'}{\pi W_0'}

On en déduit l'expression du waist focalisé :

\boxed{W_0' = \frac{\lambda f_L'}{\pi W_0}}

Application numérique : D'après l'étude spectrale du laser Ti : Saphir (figure 6, question Q23), la longueur d'onde centrale d'émission est \lambda \approx 800\text{ nm} = 8{,}0 \times 10^{-7}\text{ m}. Avec f_L' = 1{,}00\text{ mm} = 1{,}00 \times 10^{-3}\text{ m} et W_0 = 0{,}50\text{ mm} = 5{,}0 \times 10^{-4}\text{ m} :

\begin{aligned} W_0' &= \frac{8{,}0 \times 10^{-7} \times 1{,}00 \times 10^{-3}}{\pi \times 5{,}0 \times 10^{-4}} = \frac{1{,}6 \times 10^{-6}}{\pi} \approx 0{,}51\,\mu\text{m} \end{aligned}
\boxed{W_0' \approx 0{,}51\,\mu\text{m}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Portez une attention particulière à l'établissement de la formule littérale du waist.

« Beaucoup de formules littérales fausses. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : longueur de rayleigh, faisceau gaussien

Exprimer en fonction de et puis estimer sa valeur numérique.

Voir l'indice

Exprimer le rapport des champs sur l'axe optique en fonction de z'/z'_R avec la formule de W(z'), puis résoudre l'équation en posant z' = \delta z'/2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'amplitude du champ sur l'axe optique (x=0) en fonction de la coordonnée axiale z' et de la longueur de Rayleigh z'_R du faisceau focalisé.
  2. Exploiter le critère d'atténuation d'un facteur 10 pour le signal à 2\omega_0 en z' = \pm \delta z'/2 pour en déduire le rapport \delta z' / z'_R.
  3. Remplacer z'_R = \frac{\pi {W'_0}^2}{\lambda} pour obtenir \delta z' et effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

L'extension longitudinale de focalisation est fixée par la longueur de Rayleigh du faisceau focalisé : \delta z' = 2z_{R}' = 2\pi W_{0}'^{2}/\lambda \approx 2\text{ }\mu\text{m}.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression du faisceau gaussien après la lentille, l'amplitude sur l'axe optique (x = 0) s'écrit :

E_0(W'_0, x=0, z') = A'_0 \frac{W'_0}{W'(z')} = \frac{A'_0}{\sqrt{1 + \left(\dfrac{z'}{z'_R}\right)^2}}

où z'_R = \dfrac{\pi {W'_0}^2}{\lambda} désigne la longueur de Rayleigh du faisceau focalisé au voisinage de F', avec l'origine prise en F' (z'=0). En ce point, le champ est maximal et vaut E_0(W'_0, 0, 0) = A'_0.

La condition imposée sur la profondeur \delta z' s'écrit :

\frac{E_0^4\left(W'_0, 0, \pm \delta z'/2\right)}{E_0^4\left(W'_0, 0, 0\right)} = \frac{1}{\left[1 + \left(\dfrac{\delta z'}{2z'_R}\right)^2\right]^2} = \frac{1}{10}

Il vient successivement :

\begin{aligned} 1 + \left(\frac{\delta z'}{2z'_R}\right)^2 &= \sqrt{10} \\ \left(\frac{\delta z'}{2z'_R}\right)^2 &= \sqrt{10} - 1 \\ \delta z' &= 2 z'_R \sqrt{\sqrt{10} - 1} \end{aligned}

En remplaçant la longueur de Rayleigh par son expression z'_R = \dfrac{\pi {W'_0}^2}{\lambda}, on obtient :

\boxed{\delta z' = \frac{2\pi {W'_0}^2}{\lambda}\sqrt{\sqrt{10} - 1}}

Application numérique : Avec \sqrt{10} \approx 3{,}16, on a \sqrt{\sqrt{10} - 1} = \sqrt{2{,}16} \approx 1{,}47. D'après la question Q26, z'_R = \dfrac{\pi {W'_0}^2}{\lambda} \approx 1{,}0\,\mu\text{m} (avec W'_0 \approx 0{,}51\,\mu\text{m} et \lambda \approx 800\text{ nm}) :

\delta z' \approx 2 \times 1{,}0\,\mu\text{m} \times 1{,}47 \approx 2{,}9\,\mu\text{m}
\boxed{\delta z' \approx 3\,\mu\text{m}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Soyez vigilant dans la conduite des calculs pour exprimer et évaluer correctement delta z'.

« Question peu souvent bien traitée à cause de nombreuses erreurs de calcul. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 28

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux ; Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : microscopie biphotonique, génération de seconde harmonique

Le faisceau d'un laser Ti : Saphir est focalisé par un objectif de microscope sur un échantillon comportant des fibres de collagène. En s'aidant du document 4, expliquer comment, en récupérant une partie du signal à généré par l'échantillon vers l'objectif, il est possible de construire une image tridimensionnelle, comme celle de la figure ci-contre, sans aucune coloration.

Voir l'indice

Exploiter le fait que l'émission non linéaire n'a lieu qu'au volume focal infime défini par W'_0 et \delta z', et décrire le balayage transverse et axial à l'aide des miroirs et de la platine.

Voir la stratégie

Pour répondre de manière exhaustive à la question en exploitant l'ensemble du sujet et du document 4, on décompose l'explication selon quatre axes :

  1. L'origine du signal et l'absence de coloration (contraste endogène par génération de seconde harmonique).
  2. Le confinement volumique de l'émission (sectionnement optique intrinsèque).
  3. Le rôle du miroir dichroïque dans la séparation optique des voies d'excitation et de détection.
  4. Le mécanisme de balayage tridimensionnel (miroirs galvanométriques en (x,y) et translation en z).
Voir la réponse courte

L'émission non linéaire à 2\omega_{0} est confinée au volume focal micrométrique, permettant une imagerie tridimensionnelle intrinsèque par balayage sans marquage.

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La formation d'une image tridimensionnelle sans coloration repose sur les étapes suivantes :

  1. Contraste endogène sans coloration : Comme établi en partie IV.A, les fibres de collagène présentent une organisation moléculaire non centrosymétrique (\beta \neq 0). Sous l'action du champ électrique intense du laser pulsé Ti : Saphir à la pulsation \omega_0 (\lambda_0 \approx 800\text{ nm}), la réponse non linéaire du milieu engendre une polarisation oscillant à 2\omega_0 (\lambda = \lambda_0 / 2 \approx 400\text{ nm}). Le collagène émet ainsi spontanément un signal à la fréquence double (génération de seconde harmonique) sans qu'il soit nécessaire d'introduire des colorants exogènes perturbateurs.
  2. Sectionnement optique intrinsèque : L'intensité du signal émis à 2\omega_0 dépend de manière quadratique de l'intensité d'excitation, soit I(2\omega_0) \propto E_0^4. Cette émission n'atteint un niveau détectable qu'au voisinage immédiat du foyer image F' de l'objectif, au sein d'un minuscule volume focal (voxel) de dimensions transverses 2W_0' \approx 1{,}0\,\mu\text{m} et de profondeur axiale \delta z' \approx 3\,\mu\text{m} (questions Q26 et Q27). En dehors de ce volume, la divergence du faisceau fait chuter l'intensité incidente et annule quasi totalement la génération du signal : il n'y a donc aucun signal parasite issu des plans hors focus, conférant au système une résolution axiale native sans trou sténopéïque (contrairement à la microscopie confocale).
  3. Séparation spectrale par miroir dichroïque : D'après la courbe du document 4, le miroir dichroïque présente une transmission quasi unitaire à \lambda_0 \approx 800\text{ nm} et une réflexion quasi totale à 400\text{ nm}.

    • Le faisceau laser incident à 800\text{ nm} traverse le miroir et est focalisé sur l'échantillon par l'objectif.
    • Une fraction du signal à 2\omega_0 (\lambda = 400\text{ nm}) émis par les fibres est collectée en retour par l'objectif (épi-détection) ; elle est ensuite réfléchie à 90^\circ par le miroir dichroïque vers le photodétecteur, sans être polluée par la lumière laser rétrodiffusée.
  4. Balayage spatial et reconstruction 3D :

    • Balayage transverse (x, y) : Le couple de miroirs mobiles selon deux directions orthogonales dévie angulairement le faisceau en amont de l'objectif, ce qui déplace le point focal dans le plan focal image de façon à balayer une tranche bidimensionnelle de l'échantillon. Le photodétecteur mesure point par point l'intensité lumineuse pour reconstituer une image 2D.
    • Balayage axial z : Un déplacement micrométrique relatif entre l'objectif et l'échantillon le long de l'axe Oz permet de translater le plan de coupe focal et d'acquérir une pile de coupes optiques à différentes profondeurs.

L'empilement numérique de ces coupes bidimensionnelles permet de reconstruire l'architecture tridimensionnelle complète du réseau de collagène avec une résolution micrométrique.

Voir ce qu'a relevé le jury

L'exploitation des documents demande une explication claire et bien argumentée.

« Explication souvent confuse et peu claire. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2020 ?

Surtout 4 chapitres : Diffraction et réseaux (34 % des questions, partie III), Modèle scalaire de la lumière et cohérence (23 %, partie III), Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (14 %) et Instruments d'optique (11 %, partie I). Plus ponctuellement : Lentilles, miroirs et formation des images, Réflexion, réfraction et fibres optiques, Photons et dualité onde-corpuscule, Ondes électromagnétiques dans les milieux, Régime sinusoïdal forcé et filtrage…

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2020 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 11 questions sur 28 (39 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la sous-partie IV.A (Q16 à Q21), ainsi que Q1 et Q3 à Q6. Avec les autres programmes de première année : 11 en MPSI, 11 en PTSI, 10 en MP2I, 10 en TSI1 et 10 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2020 ?

Environ 2 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie IV est la plus longue (environ 1 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2020 ?

Q28 (microscopie biphotonique), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2020 ?

Questions de cours : Q2 (critère de rayleigh), Q12 (fréquence spatiale) et Q21 (photon). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (loupe), Q8 (ouverture numérique), Q16 (oscillateur harmonique forcé) et Q22 (temps de cohérence).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (16 sur 28), par exemple : Q1 à Q4, Q6, Q9 à Q12, Q17, Q19, Q21, Q22 et Q25 à Q27. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q16 et Q18.

Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2020 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury note que la longueur raisonnable du sujet a permis à la majorité d'aborder presque toutes les questions, certaines proches du cours, d'autres exigeant une maîtrise approfondie et restées très rarement réussies (Q13 à Q15).

Comment relier la largeur spectrale Δν à Δλ en Q22 ?

Différentier la relation \nu = c/\lambda, ce qui donne \Delta\nu \approx \frac{c}{\lambda_0^2}\Delta\lambda. Écrire \Delta\nu = c/\Delta\lambda est une faute courante d'analyse dimensionnelle signalée par le rapport du jury.

Faut-il connaître les formules des faisceaux gaussiens pour la partie IV ?

Non : les grandeurs caractéristiques (waist, longueur de Rayleigh) sont introduites et définies au fil du texte dans les questions Q25 à Q27.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

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0 question réussie sur 28

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 28 questions de ce corrigé. Votre sélection reste sur cet appareil.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.