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Corrigé détaillé ENAC Physique QCM MPSI 2024

Concours EPL/S – Épreuve de Physique 2024

Faisable en sup ?

Entièrement faisable en MPSI. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : PTSI 34 · MP2I 28 · TSI1 34 · BCPST1 18 questions.

Le sujet en bref

Sujet accessible · Électrocinétique et électronique, Mécanique, Optique géométrique · 8 incontournables · 36 questions de première année
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Le concours de recrutement des Élèves Pilotes de Ligne (EPL/S) de l'ENAC propose une épreuve de physique sous forme de questionnaire à choix multiples (36 questions indépendantes ou par blocs, 24 à traiter au choix) balayant l'ensemble du socle de première année de CPGE.

Le sujet est découpé en six problèmes thématiques très classiques et particulièrement formateurs : l'optique d'un périscope afocal et l'accommodation de l'observateur, la balistique dans le champ de pesanteur avec étude de la parabole de sûreté, les petites oscillations d'une tige rigide suspendue à un ressort, les transferts énergétiques sur un cycle thermodynamique rectangulaire de gaz parfait, la charge transitoire d'un banc de condensateurs en dérivation, et enfin le filtrage linéaire passif d'ordres 1 et 2 en régime sinusoïdal forcé.

Dénué de calculatrice et exigeant une excellente maîtrise du calcul algébrique sans ambiguïté, ce sujet constitue un support de révision incontournable pour consolider les automatismes fondamentaux de sup et préparer efficacement les QCM de concours scientifiques.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 2 h 15 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1 et BCPST1 : les 36 questions.

Où gagner des points

31 questions rapides et accessibles · 4 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (31) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (4) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

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Sommaire

36 questions
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Partie I : Optique d'un périscope

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : système afocal, lentille mince

L'objet est placé à grande distance du périscope (suffisamment loin pour que puisse être considéré infini). On note la valeur de permettant à l'œil d'observer à travers sans accommoder. Exprimer :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Un système afocal transforme un faisceau incident parallèle en un faisceau émergent parallèle : le foyer image F'_1 de la première lentille doit coïncider avec le foyer objet F_2 de la seconde.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition sur l'image finale donnée par le système catadioptrique pour qu'un œil emmétrope puisse l'observer sans fatigue (sans accommoder).
  2. Exprimer la condition d'afocalité du doublet de lentilles (\mathcal{L}_1, \mathcal{L}_2) à l'aide des foyers.
  3. En déduire la distance e_0 = O_1 O_2 à partir des distances focales images algébriques f'_1 et f'_2.
Voir la réponse courte

Pour observer à l'infini sans accommoder, le foyer image de \mathcal{L}_1 coïncide avec le foyer objet de \mathcal{L}_2 : e_0 = f'_1 + f'_2.

Voir le corrigé complet

Un œil emmétrope (dépourvu de défaut d'accommodation) observe sans accommoder lorsque l'objet qu'il regarde est situé à l'infini (au punctum remotum de l'œil). L'œil étant placé juste derrière la lentille \mathcal{L}_2, l'image finale A_2 B_2 de l'objet AB à travers l'ensemble du périscope \mathcal{S}_p doit donc être rejetée à l'infini.

L'objet AB étant lui-même situé à l'infini (d \to \infty), le système optique global doit être afocal.

Les miroirs plans \mathcal{M}_1 et \mathcal{M}_2 n'ont aucune vergence et ne font que replier l'axe optique. Ainsi :

  • L'objet AB étant à l'infini, son image intermédiaire A_1 B_1 à travers \{\mathcal{M}_1, \mathcal{M}_2, \mathcal{L}_1\} se forme dans le plan focal image de la lentille \mathcal{L}_1, soit au foyer image F'_1 :

    \overline{O_1 F'_1} = f'_1
  • Pour que la seconde lentille \mathcal{L}_2 donne de A_1 B_1 une image finale à l'infini, l'image intermédiaire doit être située dans le plan focal objet de \mathcal{L}_2, ce qui impose la coïncidence des foyers :

    F'_1 \equiv F_2

La distance entre les centres optiques s'écrit alors selon la relation de Chasles :

\begin{aligned} e_0 = \overline{O_1 O_2} &= \overline{O_1 F'_1} + \overline{F'_1 O_2} \\ &= \overline{O_1 F'_1} + \overline{F_2 O_2} \\ &= \overline{O_1 F'_1} - \overline{O_2 F_2} \end{aligned}

Pour une lentille mince dans les conditions de Gauss, le foyer objet et le foyer image sont symétriques par rapport au centre optique, d'où :

\overline{O_2 F_2} = -\overline{O_2 F'_2} = -f'_2

On en déduit :

e_0 = f'_1 - (-f'_2) = f'_1 + f'_2
\boxed{\text{D}}

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : image virtuelle, accommodation

L'objet étant encore à l'infini, on règle de telle sorte que où et . Que peut-on affirmer?

A) L'image de par est réelle. B) L'image de par est virtuelle. C) L'œil peut observer une image nette à travers . D) L'œil ne peut pas observer d'image nette à travers .

Voir l'indice

Pour e < e_0, l'image intermédiaire A_1 se situe en arrière du plan focal objet F_2 ; déterminer le signe de la position de l'image finale par la relation de conjugaison de Descartes ou de Newton.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la position de l'image intermédiaire A_1 B_1 donnée par l'objectif \mathcal{L}_1 pour un objet à l'infini.
  2. Appliquer la relation de conjugaison de Descartes à la lentille \mathcal{L}_2 pour localiser l'image définitive A_2 B_2 et en déduire sa nature (réelle ou virtuelle).
  3. Examiner si cette image se trouve dans le domaine de vision distincte d'un œil emmétrope placé juste derrière \mathcal{L}_2.
Voir la réponse courte

En diminuant la distance, le foyer de \mathcal{L}_1 passe après le foyer objet de \mathcal{L}_2 : l'image finale devient virtuelle et l'œil peut accommoder.

Voir le corrigé complet

L'objet AB étant situé à l'infini, son image par les deux miroirs plans reste à l'infini. La lentille convergente \mathcal{L}_1 en donne donc une image intermédiaire A_1 B_1 située dans son plan focal image :

\overline{O_1 A_1} = f'_1

Cette image A_1 B_1 joue le rôle d'objet pour la lentille divergente \mathcal{L}_2. La position algébrique de cet objet par rapport à O_2 s'écrit, en utilisant la relation de Chasles et le fait que e = e_0 - \epsilon avec e_0 = f'_1 + f'_2 (d'après la question Q1) :

\begin{aligned} \overline{O_2 A_1} &= \overline{O_2 O_1} + \overline{O_1 A_1} \\ &= -e + f'_1 \\ &= -(f'_1 + f'_2 - \epsilon) + f'_1 \\ &= -f'_2 + \epsilon \end{aligned}

Appliquons la formule de conjugaison de Descartes avec origine au centre optique pour la lentille \mathcal{L}_2 :

\begin{aligned} \frac{1}{\overline{O_2 A_2}} - \frac{1}{\overline{O_2 A_1}} = \frac{1}{f'_2} \implies \frac{1}{\overline{O_2 A_2}} &= \frac{1}{f'_2} + \frac{1}{-f'_2 + \epsilon} \\ &= \frac{-f'_2 + \epsilon + f'_2}{f'_2(-f'_2 + \epsilon)} \\ &= \frac{\epsilon}{f'_2(-f'_2 + \epsilon)} \end{aligned}

Sachant que \epsilon \ll |f'_2|, le dénominateur est équivalent à -{f'_2}^2 < 0. On obtient ainsi :

\overline{O_2 A_2} \approx -\frac{{f'_2}^2}{\epsilon} < 0

L'image finale A_2 B_2 est située en amont de \mathcal{L}_2, dans l'espace où la lumière incidente se propage : les rayons émergent de \mathcal{L}_2 en divergeant depuis A_2 B_2. L'image finale est donc virtuelle, ce qui valide l'affirmation B (et invalide A).

Pour l'œil emmétrope placé juste derrière \mathcal{L}_2, cette image virtuelle joue le rôle d'un objet réel situé à la distance D = |\overline{O_2 A_2}| \approx \frac{{f'_2}^2}{\epsilon} devant lui. Comme \epsilon \to 0^+, la distance D est grande et se situe largement au-delà du punctum proximum (d_m \approx 25\text{ cm}). Cet objet se trouve donc dans la plage d'accommodation de l'œil (entre son PP et son PR = \infty). L'œil peut accommoder légèrement pour en former une image nette sur la rétine, ce qui valide l'affirmation C (et invalide D).

\boxed{\text{B et C}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : relation de conjugaison, miroir plan

L'objet est maintenant placé à distance finie. On note l'image de par le système et . Exprimer :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Déterminer d'abord la distance axiale totale parcourue par la lumière entre l'objet et le centre O_1 à travers les deux réflexions planes, puis appliquer la relation de Descartes avec origine au centre pour \mathcal{L}_1.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la position algébrique de l'image de A donnée par l'ensemble des deux miroirs plans \{\mathcal{M}_1, \mathcal{M}_2\}, qui joue le rôle d'objet pour la lentille \mathcal{L}_1.
  2. Appliquer la relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre pour la lentille mince \mathcal{L}_1 afin d'exprimer p'_1 = \overline{O_1 A_1}.
Voir la réponse courte

Les miroirs plans replient le trajet de a+b : la formule de Descartes donne p'_1 = \frac{f'_1(a+b+d)}{a+b+d+f'_1}.

Voir le corrigé complet

Les miroirs plans \mathcal{M}_1 et \mathcal{M}_2 réalisent un stigmatisme rigoureux. Le trajet de la lumière le long de l'axe optique s'effectue successivement de A à S_1 (distance d), de S_1 à S_2 (distance a), puis de S_2 à O_1 (distance b).

En « dépliant » l'axe optique le long du trajet des rayons lumineux, l'ensemble \{\mathcal{M}_1, \mathcal{M}_2\} donne de l'objet A une image A_0 située en amont de la lentille \mathcal{L}_1 à la distance :

O_1 A_0 = A S_1 + S_1 S_2 + S_2 O_1 = d + a + b

L'axe optique étant orienté dans le sens de propagation de la lumière (vers l'aval), la position algébrique de cet objet pour la lentille \mathcal{L}_1 est :

\overline{O_1 A_0} = -(a + b + d)

La relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre appliquée à la lentille mince convergente \mathcal{L}_1 s'écrit :

\frac{1}{\overline{O_1 A_1}} - \frac{1}{\overline{O_1 A_0}} = \frac{1}{f'_1}

Soit, avec p'_1 = \overline{O_1 A_1} :

\begin{aligned} \frac{1}{p'_1} - \frac{1}{-(a+b+d)} &= \frac{1}{f'_1} \\ \frac{1}{p'_1} + \frac{1}{a+b+d} &= \frac{1}{f'_1} \\ \frac{1}{p'_1} &= \frac{1}{f'_1} - \frac{1}{a+b+d} = \frac{a+b+d-f'_1}{f'_1(a+b+d)} \end{aligned}

On en déduit :

\boxed{p'_1 = \frac{f'_1(a+b+d)}{a+b+d-f'_1}}

La proposition A est donc exacte (et les propositions B, C, D sont fausses).

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : grandissement transversal

Quelle est alors la taille (grandeur algébrique) de cette image intermédiaire?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Utiliser la formule du grandissement transversal \gamma_1 = \overline{A_1 B_1}/\overline{AB} = \overline{O_1 A_1}/\overline{O_1 A_0} en tenant compte de l'abscisse de l'objet virtuel intermédiaire.

Voir la stratégie
  1. Les deux miroirs plans \mathcal{M}_1 et \mathcal{M}_2 étant parallèles, le système \{\mathcal{M}_1, \mathcal{M}_2\} agit comme une translation sur les rayons lumineux et n'introduit aucun grandissement transversal ni inversion : l'image intermédiaire A_0 B_0 donnée par ces miroirs a la même taille algébrique que l'objet, soit \overline{A_0 B_0} = \overline{AB}.
  2. Appliquer la relation de grandissement transversal du centre optique de Descartes pour la lentille \mathcal{L}_1 : \gamma_1 = \frac{\overline{A_1 B_1}}{\overline{A_0 B_0}} = \frac{\overline{O_1 A_1}}{\overline{O_1 A_0}}.
  3. Exprimer \overline{A_1 B_1} en utilisant la position p'_1 = \overline{O_1 A_1} établie à la question précédente.
Voir la réponse courte

Le grandissement transversal de la lentille mince donne \overline{A_1 B_1} = \frac{f'_1}{f'_1 - (a+b+d)}\overline{AB}.

Voir le corrigé complet

Les deux réflexions successives sur les miroirs plans parallèles \mathcal{M}_1 et \mathcal{M}_2 conservent l'orientation et la dimension transversale de l'objet, de sorte que :

\overline{A_0 B_0} = \overline{AB}

L'abscisse de cet objet pour la lentille \mathcal{L}_1 le long de l'axe optique orienté vaut :

\overline{O_1 A_0} = -(a+b+d)

La formule du grandissement transversal de Descartes pour la lentille mince \mathcal{L}_1 s'écrit :

\gamma_1 = \frac{\overline{A_1 B_1}}{\overline{A_0 B_0}} = \frac{\overline{O_1 A_1}}{\overline{O_1 A_0}} = \frac{p'_1}{-(a+b+d)}

En remplaçant p'_1 = \frac{f'_1(a+b+d)}{a+b+d-f'_1} (résultat de la question Q3) :

\begin{aligned} \overline{A_1 B_1} &= \frac{1}{-(a+b+d)} \times \frac{f'_1(a+b+d)}{a+b+d-f'_1} \overline{AB} \\ &= -\frac{f'_1}{a+b+d-f'_1} \overline{AB} \\ &= \frac{f'_1}{f'_1 - a - b - d} \overline{AB} \end{aligned}

La bonne réponse est donc la proposition D.

\boxed{\overline{A_1 B_1} = \frac{f'_1}{f'_1 - a - b - d}\overline{AB}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images ; Instruments d'optique

Notions : diamètre apparent, pouvoir séparateur

L'image de par se forme en avant de , à une distance où . On envisage que l'œil puisse désormais accommoder. En outre, . On note l'angle sous lequel l'image de par est vue par l'observateur (on rappelle que l'œil est derrière et à proximité immédiate de ). Que peut-on affirmer?

A) B) C) L'image est ponctuelle pour l'œil. D) L'image est étendue pour l'œil.

Voir l'indice

Calculer le diamètre apparent sous la forme \theta \approx |\overline{A_2 B_2}|/d_m et comparer cette valeur à la limite de résolution angulaire séparatrice de l'œil humain (\approx 3\times 10^{-4}\text{ rad}).

Voir la stratégie
  1. L'observateur ayant l'œil placé immédiatement derrière la lentille \mathcal{L}_2, la distance séparant l'œil de l'image A_2B_2 est égale à d_m. On en déduit l'angle \theta sous lequel cette image est vue dans les conditions de Gauss.
  2. On compare ensuite cet angle \theta à la limite de résolution angulaire de l'œil humain (pouvoir séparateur \varepsilon \approx 3 \times 10^{-4}\text{ rad} \approx 1') pour déterminer si l'image est perçue comme ponctuelle ou étendue.
Voir la réponse courte

L'angle sous-tendu vaut \theta = \frac{1\text{ mm}}{250\text{ mm}} = 4\times 10^{-3}\text{ rad}, largement supérieur à la minute d'arc : image étendue.

Voir le corrigé complet

L'œil étant situé immédiatement après le centre optique O_2 de la lentille \mathcal{L}_2, la distance entre l'œil et l'image A_2B_2 est :

d = \overline{A_2 O_2} = d_m = 25\text{ cm} = 0{,}25\text{ m}

Dans le cadre de l'approximation paraxiale (conditions de Gauss), le diamètre apparent \theta sous lequel est vue l'image s'écrit :

\theta \approx \frac{A_2B_2}{d_m}

L'application numérique donne :

\theta \approx \frac{10^{-3}\text{ m}}{0{,}25\text{ m}} = 4 \times 10^{-3}\text{ rad}

La proposition B est donc exacte (et A fausse).

Le pouvoir séparateur (résolution angulaire minimale) de l'œil humain normal est de l'ordre d'une minute d'arc :

\varepsilon \approx 1' = \frac{\pi}{60 \times 180}\text{ rad} \approx 3 \times 10^{-4}\text{ rad}

L'angle de vue \theta \approx 4 \times 10^{-3}\text{ rad} étant nettement supérieur à ce seuil (\theta > \varepsilon), l'œil est capable de discerner la dimension spatiale de l'image : celle-ci est donc perçue comme une image étendue. La proposition D est donc exacte (et C fausse).

\boxed{\text{Réponses B et D}}

Résultat

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Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : relation de conjugaison, tirage

De quelle distance faut-il déplacer depuis la position précédente pour retrouver le réglage initial ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Écrire la formule de Descartes pour la lentille \mathcal{L}_2 avec \overline{O_2 A_2} = -d_m et \overline{O_2 A_1} = \overline{O_2 O_1} + \overline{O_1 A_1} afin de déduire la variation \Delta e par rapport à la situation afocale.

Voir la stratégie
  1. L'objet AB étant à l'infini, déterminer la position de l'image intermédiaire A_1 formée par le système \{\mathcal{M}_1, \mathcal{M}_2, \mathcal{L}_1\}.
  2. Utiliser la relation de conjugaison de Descartes pour la lentille \mathcal{L}_2 afin de calculer la distance algébrique \overline{O_2 A_1}, puis en déduire l'écartement e = O_1 O_2 dans cette configuration d'accommodation.
  3. Comparer la valeur obtenue à l'écartement afocal initial e_0 trouvé à la question Q1 pour déterminer le déplacement \Delta e.
Voir la réponse courte

On utilise la formule de conjugaison sur \mathcal{L}_2 pour trouver la position de l'image intermédiaire et en déduire le déplacement \Delta e.

Voir le corrigé complet

L'objet AB étant rejeté à l'infini, son image intermédiaire A_1 par le système catadioptrique \{\mathcal{M}_1, \mathcal{M}_2, \mathcal{L}_1\} se forme dans le plan focal image de \mathcal{L}_1 :

\overline{O_1 A_1} = f'_1 = 1\text{ m}

L'image finale A_2 est le conjugué de A_1 par la lentille divergente \mathcal{L}_2 de centre O_2 et de distance focale image f'_2 = -0{,}125\text{ m}. L'énoncé indique que A_2 se trouve en avant de \mathcal{L}_2 à une distance d_m = 25\text{ cm}, soit :

\overline{O_2 A_2} = -d_m = -0{,}25\text{ m}

La relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre optique O_2 s'écrit :

\frac{1}{\overline{O_2 A_2}} - \frac{1}{\overline{O_2 A_1}} = \frac{1}{f'_2}

d'où :

\begin{aligned} \frac{1}{\overline{O_2 A_1}} &= \frac{1}{\overline{O_2 A_2}} - \frac{1}{f'_2} \\ &= -\frac{1}{0{,}25} - \left(-\frac{1}{0{,}125}\right) \\ &= -4 + 8 = +4\text{ m}^{-1} \end{aligned}

On en déduit :

\overline{O_2 A_1} = \frac{1}{4}\text{ m} = +0{,}25\text{ m}

En utilisant la relation de Chasles sur l'axe optique :

\overline{O_1 A_1} = \overline{O_1 O_2} + \overline{O_2 A_1} = e + \overline{O_2 A_1}

La distance e séparant les deux lentilles dans cette configuration vaut donc :

e = f'_1 - \overline{O_2 A_1} = 1{,}00 - 0{,}25 = 0{,}75\text{ m} = 75\text{ cm}

D'après la question Q1, le réglage initial permettant une vision sans accommodation (système afocal) correspondait à :

e_0 = f'_1 + f'_2 = 1{,}00 + (-0{,}125) = 0{,}875\text{ m} = 87{,}5\text{ cm}

Le déplacement requis pour ramener la lentille \mathcal{L}_2 à la position initiale est :

\Delta e = |e_0 - e| = 87{,}5\text{ cm} - 75\text{ cm} = 12{,}5\text{ cm}
\boxed{\text{Réponse D}}

Résultat

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Partie II : Corpuscule dans le champ de pesanteur

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : chute libre, flèche

Quelle condition doivent satisfaire et pour que l'altitude maximale, , atteinte par vérifie ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

L'altitude maximale est atteinte lorsque la vitesse verticale s'annule : exprimer la flèche h_M en fonction de v_0 et \sin\theta, puis poser l'inégalité h_M > h.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'altitude maximale h_M atteinte par le projectile A, soit à l'aide de la conservation de l'énergie mécanique, soit en annulant la composante verticale de la vitesse.
  2. Traduire l'inégalité h_M > h pour en déduire la relation liant v_0 et \theta.
Voir la réponse courte

À l'apogée, la composante verticale de la vitesse s'annule : h_M = \frac{v_0^2 \sin^2\theta}{2g} > h, d'où v_0 \sin\theta > \sqrt{2gh}.

Voir le corrigé complet

On étudie le point matériel A de masse m dans le référentiel terrestre du laboratoire, supposé galiléen, muni du repère (O, \mathbf{e}_x, \mathbf{e}_z). Le projectile n'est soumis qu'à son poids \mathbf{P} = -mg\mathbf{e}_z, force conservative dont dérive l'énergie potentielle de pesanteur \mathcal{E}_p(z) = mgz (en fixant l'origine des potentiels en z=0).

Les frottements étant négligés, l'énergie mécanique \mathcal{E}_m du projectile est conservée au cours du vol :

\mathcal{E}_m = \mathcal{E}_k + \mathcal{E}_p = \text{cte}

À l'instant initial t=0, le tir a lieu depuis l'origine O avec la vitesse initiale \mathbf{v}_0 = v_0\cos\theta\,\mathbf{e}_x + v_0\sin\theta\,\mathbf{e}_z :

\mathcal{E}_m(0) = \frac{1}{2}mv_0^2

Au sommet S de la trajectoire, la composante verticale de la vitesse s'annule (v_z = 0). Comme le mouvement selon \mathbf{e}_x est uniforme (v_x = v_0\cos\theta), la vitesse au sommet est purement horizontale : \mathbf{v}_S = v_0\cos\theta\,\mathbf{e}_x.

La conservation de l'énergie mécanique entre l'origine et le sommet s'écrit alors :

\frac{1}{2}mv_0^2 = \frac{1}{2}m(v_0\cos\theta)^2 + mgh_M

On en déduit l'expression de l'altitude maximale h_M :

\begin{aligned} mgh_M &= \frac{1}{2}mv_0^2(1 - \cos^2\theta) = \frac{1}{2}mv_0^2\sin^2\theta \\ h_M &= \frac{v_0^2\sin^2\theta}{2g} \end{aligned}

La condition h_M > h s'écrit donc :

\frac{v_0^2\sin^2\theta}{2g} > h \iff v_0^2\sin^2\theta > 2gh

Comme v_0 > 0, g > 0, h > 0 et \sin\theta > 0 pour un tir vers le haut (\theta \in \left]0, \frac{\pi}{2}\right[), on obtient par passage à la racine carrée :

\boxed{v_0\sin\theta > (2gh)^{1/2}}

La proposition D est donc la seule réponse exacte.

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : équation de trajectoire, balistique

Quelle relation et doivent-ils satisfaire pour que la cible soit atteinte?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Intégrer les équations du mouvement issues du PFD, éliminer le temps t pour expliciter z(x) et écrire la condition de passage par le point de coordonnées (d, h).

Voir la stratégie
  1. Déterminer les équations horaires du mouvement à partir de la deuxième loi de Newton et des conditions initiales.
  2. Éliminer la variable temporelle t pour en déduire l'équation de la trajectoire z(x).
  3. Écrire la condition géométrique pour que la trajectoire passe par le point cible C de coordonnées (d, h).
Voir la réponse courte

Équation de la trajectoire parabolique z(x) = -\frac{g x^2}{2v_0^2 \cos^2\theta} + x\tan\theta évaluée au point cible (d, h).

Voir le corrigé complet

Le projectile A est soumis uniquement à son poids dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. La deuxième loi de Newton s'écrit :

m \mathbf{a} = m \mathbf{g} = -mg \, \mathbf{e}_z

En projetant sur les axes O\mathbf{e}_x et O\mathbf{e}_z, avec les conditions initiales \mathbf{r}(0) = \mathbf{0} et \mathbf{v}(0) = v_0 \cos\theta \, \mathbf{e}_x + v_0 \sin\theta \, \mathbf{e}_z, on obtient par intégrations successives :

\begin{aligned} x(t) &= (v_0 \cos\theta) t \\ z(t) &= -\frac{1}{2}gt^2 + (v_0 \sin\theta) t \end{aligned}

Tant que \cos\theta \neq 0, le temps s'exprime en fonction de x selon :

t = \frac{x}{v_0 \cos\theta}

En substituant cette expression dans z(t), on obtient l'équation cartésienne de la trajectoire :

z(x) = -\frac{g x^2}{2 v_0^2 \cos^2\theta} + x \tan\theta

La cible C de coordonnées (x_C = d, \, z_C = h) est atteinte si et seulement si z(d) = h, c'est-à-dire :

\boxed{-\frac{gd^2}{2v_0^2 \cos^2\theta} + d\tan\theta = h}

La proposition A est donc exacte.

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : équation de trajectoire, parabole de sûreté

On fixe (jusqu'à la fin de cet exercice), devenant alors le seul paramètre variable. La cible n'est atteinte que lorsque:

où et sont des coefficients indépendants de . Exprimer .

A) B) C) D)

Voir l'indice

Remplacer le terme 1/\cos^2\theta par l'identité trigonométrique 1 + \tan^2\theta dans l'équation cartésienne afin d'ordonner celle-ci sous la forme d'un trinôme en \tan\theta.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation établie à la question précédente reliant les coordonnées (d, h) de la cible à l'angle de tir \theta et la vitesse initiale v_0.
  2. Exprimer \frac{1}{\cos^2\theta} en fonction de \tan\theta grâce à l'identité trigonométrique usuelle.
  3. Identifier terme à terme l'équation obtenue avec la forme polynomiale en \tan\theta fournie par l'énoncé pour en déduire K_1.
Voir la réponse courte

On utilise 1/\cos^2\theta = 1 + \tan^2\theta dans l'équation de la trajectoire pour identifier K_1 = \frac{gd^2}{2v_0^2}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q8, la condition pour que la cible soit atteinte s'écrit :

-\frac{g d^2}{2 v_0^2 \cos^2\theta} + d\tan\theta = h

En utilisant la relation trigonométrique classique :

\frac{1}{\cos^2\theta} = 1 + \tan^2\theta

l'équation devient :

-\frac{g d^2}{2 v_0^2}\left(1 + \tan^2\theta\right) + d\tan\theta = h

En regroupant tous les termes du même côté :

\frac{g d^2}{2 v_0^2}\tan^2\theta - d\tan\theta + \left(h + \frac{g d^2}{2 v_0^2}\right) = 0

Par identification avec l'expression donnée par l'énoncé :

K_1 \tan^2\theta - d\tan\theta + K_2 = 0

on en déduit le coefficient K_1 :

\boxed{K_1 = \frac{g d^2}{2 v_0^2}}

La réponse correcte est la proposition A.

Résultat

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : équation de trajectoire, parabole de sûreté

Exprimer .

A) B) C) D)

Voir l'indice

Identifier le terme constant K_2 du trinôme du second degré en regroupant tous les termes indépendants de \tan\theta après multiplication par 2v_0^2/(g d^2).

Voir la réponse courte

Identification du terme constant dans l'équation du second degré en \tan\theta : K_2 = h + \frac{gd^2}{2v_0^2}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q8, la condition pour que la cible C(d,h) soit atteinte s'écrit :

-\frac{g d^2}{2 v_0^2 \cos^2\theta} + d \tan\theta = h

En utilisant l'identité trigonométrique usuelle :

\frac{1}{\cos^2\theta} = 1 + \tan^2\theta

l'équation devient :

-\frac{g d^2}{2 v_0^2}(1 + \tan^2\theta) + d \tan\theta = h

Soit, en regroupant tous les termes du même côté :

\frac{g d^2}{2 v_0^2} \tan^2\theta - d \tan\theta + \left( h + \frac{g d^2}{2 v_0^2} \right) = 0

Par identification avec la forme donnée dans l'énoncé de la question Q9 :

K_1 \tan^2\theta - d \tan\theta + K_2 = 0

on en déduit l'expression du terme constant K_2 :

\boxed{K_2 = h + \frac{g d^2}{2 v_0^2}}

La réponse correcte est la proposition A.

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : parabole de sûreté, discriminant

La cible peut être atteinte si son altitude ne dépasse pas une altitude limite . Exprimer :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Pour que le tir atteigne la cible, l'équation du second degré en \tan\theta doit admettre au moins une solution réelle, ce qui impose un discriminant positif ou nul.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le discriminant de l'équation du second degré en \tan\theta établie aux questions Q9 et Q10.
  2. Écrire la condition d'existence d'au moins un angle de tir réel (\Delta \ge 0) pour en déduire la valeur maximale de h, notée h_\ell(d, v_0).
Voir la réponse courte

Le discriminant de l'équation en \tan\theta doit être positif : \Delta = d^2 - 4K_1 K_2 \ge 0, d'où l'altitude limite de la parabole de sûreté.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q9 et Q10, l'angle de tir \theta doit satisfaire l'équation trinôme en \tan\theta :

K_1 \tan^2\theta - d \tan\theta + K_2 = 0

avec :

K_1 = \frac{gd^2}{2v_0^2} \quad \text{et} \quad K_2 = h + \frac{gd^2}{2v_0^2}

La cible est accessible s'il existe au moins une valeur réelle de \tan\theta, c'est-à-dire si le discriminant \Delta est positif ou nul :

\Delta = (-d)^2 - 4 K_1 K_2 \ge 0

En remplaçant K_1 et K_2 par leurs expressions :

\begin{aligned} \Delta &= d^2 - 4\left(\frac{gd^2}{2v_0^2}\right)\left(h + \frac{gd^2}{2v_0^2}\right) \ge 0 \\ \Delta &= d^2\left[1 - \frac{2g}{v_0^2}\left(h + \frac{gd^2}{2v_0^2}\right)\right] \ge 0 \end{aligned}

Comme d > 0, cette condition équivaut à :

1 - \frac{2g}{v_0^2}\left(h + \frac{gd^2}{2v_0^2}\right) \ge 0 \iff h \le \frac{v_0^2}{2g} - \frac{gd^2}{2v_0^2}

L'altitude limite est donc donnée par :

\boxed{h_\ell(d, v_0) = \frac{v_0^2}{2g} - \frac{gd^2}{2v_0^2}}

La réponse correcte est la proposition C.

Résultat

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : équation du second degré, trajectoire

La condition précédente étant respectée, combien de trajectoires contiennent la cible?

A) Une seule trajectoire. B) Deux trajectoires (ou une seule dans un cas limite). C) Trois trajectoires (ou deux dans un cas limite). D) Une infinité de trajectoires.

Voir l'indice

Examiner le nombre de racines réelles distinctes en \tan\theta pour h < h_\ell (discriminant strictement positif) et dans le cas limite h = h_\ell.

Voir la stratégie
  1. Repartir de l'équation du second degré en \tan\theta établie aux questions précédentes.
  2. Relier le signe de son discriminant \Delta à la condition h \le h_\ell(d, v_0) obtenue à la question 11.
  3. Conclure sur le nombre de valeurs possibles de \tan\theta, et donc sur le nombre de trajectoires paraboliques correspondantes.
Voir la réponse courte

L'équation du second degré en \tan\theta admet deux solutions réelles distinctes (tir tendu et tir en cloche) si h < h_\ell, une seule si h = h_\ell.

Voir le corrigé complet

D'après les questions 9 et 10, l'angle de tir \theta nécessaire pour que la trajectoire passe par la cible C(d,h) vérifie l'équation du second degré en X = \tan\theta :

K_1 X^2 - d X + K_2 = 0

avec K_1 = \dfrac{g d^2}{2 v_0^2} et K_2 = h + \dfrac{g d^2}{2 v_0^2}.

Le discriminant de ce polynôme s'écrit :

\begin{aligned} \Delta &= d^2 - 4 K_1 K_2 \\ &= d^2 \left[ 1 - \frac{2g}{v_0^2} \left( h + \frac{gd^2}{2v_0^2} \right) \right] \\ &= \frac{2g d^2}{v_0^2} \left( h_\ell(d, v_0) - h \right) \end{aligned}

où h_\ell(d, v_0) = \dfrac{v_0^2}{2g} - \dfrac{g d^2}{2 v_0^2} est l'altitude limite définie à la question 11.

La condition d'accessibilité de la cible étant respectée :

  • Si h < h_\ell(d, v_0), on a \Delta > 0 : l'équation admet deux racines réelles distinctes pour X = \tan\theta. À chacune de ces racines correspond un angle de tir \theta \in \left]-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}\right[ unique, ce qui donne deux trajectoires distinctes passant par la cible.
  • Si h = h_\ell(d, v_0), on a \Delta = 0 : l'équation admet une racine double pour \tan\theta, ce qui correspond à une seule trajectoire (la cible se trouve alors sur l'enveloppe de tir, dite parabole de sûreté).

Il existe donc deux trajectoires (ou une seule dans un cas limite).

\boxed{\text{Réponse B}}

Résultat

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Partie III : Tige rigide en rotation

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : moment d'une force, bras de levier

Exprimer le moment (scalaire) du poids de la tige par rapport à l'axe orienté , à l'instant initial:

A) B) C) D)

Voir l'indice

Déterminer la position du centre d'inertie de la tige par rapport au point de pivot K et appliquer la définition du moment d'une force par rapport à un axe orienté.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la position du centre d'inertie G de la tige homogène par rapport au point de pivotement K.
  2. Calculer le moment scalaire du poids \mathbf{P} par rapport à l'axe (K\Delta) en tenant compte du bras de levier et de l'orientation de l'axe de rotation.
Voir la réponse courte

Le poids s'applique au centre de gravité de la tige homogène, situé à b/2 de l'axe : \mathcal{M}_\Delta(\mathbf{P}) = \frac{mgb}{2}.

Voir le corrigé complet

La tige \mathcal{T} étant homogène et de longueur MN = 3b, son centre d'inertie G est situé au milieu du segment [MN] :

MG = \frac{3}{2}b = 1{,}5\,b

Le point fixe K est situé à une distance MK = 2b de l'extrémité gauche M. Le centre de masse G est donc situé entre M et K, à la distance :

KG = MK - MG = 2b - \frac{3}{2}b = \frac{b}{2}

Définissons un repère orthonormé direct lié au laboratoire :

  • \mathbf{e}_x vertical descendant ;
  • \mathbf{e}_y horizontal, dirigé de la gauche vers la droite (de M vers N) ;
  • \mathbf{u}_\Delta = \mathbf{e}_x \times \mathbf{e}_y orthogonal au plan de la figure et dirigé vers le lecteur (conforme à l'orientation imposée de l'axe K\Delta).

À l'instant initial, la tige est horizontale, de sorte que :

\mathbf{KG} = -\frac{b}{2}\,\mathbf{e}_y

Le poids de la tige s'écrit \mathbf{P} = m\mathbf{g} = mg\,\mathbf{e}_x. Le moment vectoriel de \mathbf{P} par rapport au point K vaut :

\begin{aligned} \mathbf{M}_K(\mathbf{P}) &= \mathbf{KG} \times \mathbf{P} \\ &= \left(-\frac{b}{2}\,\mathbf{e}_y\right) \times (mg\,\mathbf{e}_x) \\ &= -\frac{mgb}{2}\,(\mathbf{e}_y \times \mathbf{e}_x) \\ &= +\frac{mgb}{2}\,\mathbf{u}_\Delta \end{aligned}

Le moment scalaire par rapport à l'axe orienté K\Delta est donc :

\boxed{\mathcal{M}_\Delta(\mathbf{P}) = \frac{mgb}{2}}

La réponse correcte est la proposition B.

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : équilibre d'un solide, théorème du moment cinétique

Exprimer la force qu'exerce le ressort en à l'instant initial:

A) B) C) D)

Voir l'indice

Appliquer le théorème des moments statiques par rapport à l'axe fixe K\Delta à l'équilibre horizontal initial pour déduire la force exercée par le ressort en M.

Voir la stratégie
  1. Isoler la tige \mathcal{T} à l'instant initial où elle est à l'équilibre horizontal.
  2. Appliquer le principe fondamental de la statique en projection sur l'axe de rotation (K\Delta) (théorème des moments à l'équilibre).
  3. Exprimer le moment scalaire de la force \mathbf{F} en fonction de sa composante verticale et en déduire l'expression vectorielle de \mathbf{F}.
Voir la réponse courte

Équilibre de la tige par le théorème du moment cinétique scalaire en K : \mathcal{M}_\Delta(\mathbf{P}) + \mathcal{M}_\Delta(\mathbf{F}) = 0, d'où \mathbf{F} = -\frac{m\mathbf{g}}{4}.

Voir le corrigé complet

On étudie la tige \mathcal{T} à l'équilibre dans le référentiel du laboratoire, supposé galiléen.

Les actions mécaniques extérieures appliquées à la tige sont :

  • le poids \mathbf{P} = m\mathbf{g}, de moment scalaire par rapport à l'axe (K\Delta) : \mathcal{M}_\Delta(\mathbf{P}) = \dfrac{mgb}{2} (d'après la question Q13) ;
  • la réaction de l'axe au point K, dont le moment scalaire par rapport à l'axe passant par K est nul ;
  • la force \mathbf{F} exercée par le ressort en son point d'attache M.

Le ressort étant vertical, la force \mathbf{F} est colinéaire à la verticale descendante \mathbf{e}_x :

\mathbf{F} = F_x \mathbf{e}_x

Le point M est situé à une distance KM = 2b à gauche du pivot K. Une force appliquée en M et dirigée vers le bas (F_x > 0) tend à faire tourner la tige dans le sens trigonométrique (sens positif orienté vers le lecteur). Son moment scalaire par rapport à l'axe (K\Delta) vaut donc :

\mathcal{M}_\Delta(\mathbf{F}) = 2b \, F_x

À l'équilibre, le théorème du moment cinétique scalaire par rapport à l'axe fixe (K\Delta) impose :

\mathcal{M}_\Delta(\mathbf{P}) + \mathcal{M}_\Delta(\mathbf{F}) = 0

soit :

\begin{aligned} \frac{mgb}{2} + 2b \, F_x &= 0 \\ F_x &= -\frac{mg}{4} \end{aligned}

Comme \mathbf{g} = g\mathbf{e}_x, on en déduit l'expression vectorielle de la force exercée par le ressort :

\boxed{\mathbf{F} = -\frac{m\mathbf{g}}{4}}

La réponse correcte est la proposition A.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : loi de hooke, équilibre

Quelle est la longueur du ressort à l'instant initial?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Écrire la loi de Hooke reliant la force élastique algébrique à l'allongement \ell - \ell_0 et identifier la longueur à l'équilibre.

Voir la réponse courte

La force de rappel F = K(\ell - \ell_0) compense la composante d'équilibre : \ell = \ell_0 + \frac{mg}{4K}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q14, la force exercée par le ressort sur la tige en son extrémité M à l'instant initial s'écrit :

\mathbf{F} = -\frac{m}{4}\,\mathbf{g} = -\frac{mg}{4}\,\mathbf{e}_x

Le ressort est orienté verticalement le long de l'axe (O\mathbf{e}_x), avec son extrémité supérieure fixée à un bâti situé au-dessus de M. La force \mathbf{F} étant dirigée vers le haut (-\mathbf{e}_x), le ressort exerce une force de rappel vers le bâti : il travaille en traction et est donc étiré (\ell > \ell_0).

La loi de comportement du ressort (loi de Hooke) relie l'intensité de la force de rappel à l'allongement \Delta \ell = \ell - \ell_0 :

\|\mathbf{F}\| = K(\ell - \ell_0)

En identifiant les normes :

K(\ell - \ell_0) = \frac{mg}{4}

On en déduit la longueur du ressort à l'instant initial :

\boxed{\ell = \ell_0 + \frac{mg}{4K}}

La réponse correcte est la proposition C.

Résultat

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Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : moment d'une force, petite oscillation

On étudie désormais le régime dynamique au voisinage de la position horizontale de (). Exprimer le moment scalaire de par rapport à l'axe orienté :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Exprimer la force de rappel du ressort pour une position écartée de l'équilibre de l'abscisse x, puis calculer son moment scalaire par rapport à l'axe \Delta avec le bras de levier 2b.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la longueur instantanée \ell(t) du ressort au cours du mouvement en fonction du déplacement vertical x(t) de l'extrémité M.
  2. En déduire la composante selon la verticale de la force de rappel \mathbf{F} exercée par le ressort sur la tige en M.
  3. Calculer le moment scalaire \mathcal{M}_\Delta(\mathbf{F}) par rapport à l'axe K\Delta orienté vers le lecteur.
Voir la réponse courte

On exprime l'allongement et le bras de levier au premier ordre en l'écart angulaire pour obtenir le moment scalaire en fonction de x.

Voir le corrigé complet

À l'instant initial, le point M est à l'équilibre en x=0, et la longueur du ressort vaut \ell_{\text{eq}} = \ell_0 + \dfrac{mg}{4K} (d'après la question 15).

Lorsque l'extrémité M subit un déplacement vertical x le long de l'axe orienté par le vecteur unitaire descendant \mathbf{e}_x, la longueur du ressort devient :

\ell(t) = \ell_{\text{eq}} + x(t) = \ell_0 + \frac{mg}{4K} + x(t)

Le ressort étant solidaire du bâti supérieur, il exerce sur la tige en M une force de rappel verticale ascendante, s'opposant à son élongation :

\begin{aligned} \mathbf{F} &= -K(\ell(t) - \ell_0)\,\mathbf{e}_x \\ &= -K\left(\frac{mg}{4K} + x\right)\mathbf{e}_x \\ &= \left(-\frac{mg}{4} - Kx\right)\mathbf{e}_x \end{aligned}

Le point d'application M est situé à une distance KM = 2b à gauche de l'axe de rotation. D'après l'orientation de l'axe K\Delta (vers le lecteur, soit le sens trigonométrique sur la figure) :

  • Une force dirigée vers le bas (+\mathbf{e}_x) à gauche du pivot tend à faire tourner la tige dans le sens positif (bras de levier +2b).
  • Une force dirigée vers le haut (-\mathbf{e}_x) crée donc un moment négatif.

Au premier ordre pour les petits déplacements (x \ll \ell_0), le bras de levier reste égal à 2b. Le moment scalaire de \mathbf{F} par rapport à l'axe orienté K\Delta s'écrit donc :

\begin{aligned} \mathcal{M}_\Delta(\mathbf{F}) &= 2b \cdot F_x \\ &= 2b\left(-\frac{mg}{4} - Kx\right) \\ &= -\frac{mgb}{2} - 2Kbx \end{aligned}

La bonne réponse est l'affirmation C.

\boxed{\mathcal{M}_\Delta(\mathbf{F}) = -\frac{mgb}{2} - 2Kbx}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : pulsation propre, théorème du moment cinétique

L'équation différentielle d'évolution de l'abscisse de se met sous la forme suivante:

où est une constante temporelle. Exprimer :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Appliquer le théorème du moment cinétique J_\Delta \ddot{\theta} = \sum \mathcal{M}_\Delta en utilisant l'approximation des petits angles x \approx 2b\theta et la valeur du moment d'inertie J_\Delta = m b^2.

Voir la stratégie
  1. Relier cinématiquement l'angle de rotation \theta de la tige autour de l'axe fixe K\Delta au déplacement x de l'extrémité M.
  2. Appliquer le théorème du moment cinétique scalaire à la tige par rapport à l'axe fixe K\Delta à l'aide des moments établis aux questions précédentes.
  3. Identifier la pulsation propre \omega_0 dans l'équation différentielle obtenue.
Voir la réponse courte

Application du théorème du moment cinétique scalaire avec le moment d'inertie de la tige J_\Delta = \frac{1}{3} m b^2 pour identifier \omega_0.

Voir le corrigé complet

Repérons la position de la tige par l'angle \theta qu'elle forme avec l'horizontale, orienté positivement dans le sens trigonométrique autour de l'axe fixe K\Delta (orienté vers le lecteur).

L'extrémité M est située à la distance KM = 2b de l'axe. Pour de petites oscillations autour de la position horizontale (\theta \ll 1), le déplacement vertical de M selon l'axe descendant O\mathbf{e}_x s'écrit :

x(t) \approx 2b\,\theta(t) \quad \implies \quad \ddot{\theta}(t) = \frac{\ddot{x}(t)}{2b}

Appliquons le théorème du moment cinétique scalaire à la tige \mathcal{T} par rapport à l'axe fixe K\Delta dans le référentiel galiléen du laboratoire :

J_\Delta \ddot{\theta} = \sum \mathcal{M}_\Delta = \mathcal{M}_\Delta(\mathbf{P}) + \mathcal{M}_\Delta(\mathbf{F})

Au premier ordre en x, d'après les questions Q13 et Q16, le moment du poids reste égal à sa valeur à l'équilibre \mathcal{M}_\Delta(\mathbf{P}) = \frac{mgb}{2}, et le moment de la force exercée par le ressort s'écrit \mathcal{M}_\Delta(\mathbf{F}) = -\frac{mgb}{2} - 2Kbx. La somme des moments scalaires se réduit donc au terme de rappel :

\sum \mathcal{M}_\Delta = \frac{mgb}{2} + \left(-\frac{mgb}{2} - 2Kbx\right) = -2Kbx

En utilisant le moment d'inertie fourni par l'énoncé, J_\Delta = mb^2, et la relation cinématique \ddot{\theta} = \frac{\ddot{x}}{2b}, l'équation du mouvement devient :

\begin{aligned} mb^2\left(\frac{\ddot{x}}{2b}\right) &= -2Kbx \\ \frac{mb}{2}\ddot{x} + 2Kbx &= 0 \\ \ddot{x} + \frac{4K}{m}x &= 0 \end{aligned}

Par identification avec l'équation \ddot{x} + \omega_0^2 x = 0, on en déduit :

\boxed{\omega_0 = \left(\frac{4K}{m}\right)^{1/2}}

La réponse correcte est la proposition A.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : énergie cinétique du solide, moment d'inertie

Exprimer l'énergie cinétique de , au voisinage de sa position horizontale:

A) B) C) D)

Voir l'indice

Calculer l'énergie cinétique de rotation \mathcal{E}_k = \frac{1}{2} J_\Delta \dot{\theta}^2 et convertir la vitesse angulaire \dot{\theta} en fonction de la vitesse linéaire \dot{x}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie cinétique du solide en rotation autour de l'axe fixe K\Delta en fonction de son moment d'inertie J_\Delta et de sa vitesse angulaire \dot{\theta}.
  2. Relier la vitesse angulaire \dot{\theta} à la vitesse verticale \dot{x} de l'extrémité M au voisinage de la position horizontale.
  3. En déduire l'expression de \mathcal{E}_k en fonction de m et \dot{x}.
Voir la réponse courte

Énergie cinétique de rotation \mathcal{E}_k = \frac{1}{2} J_\Delta \dot{\theta}^2 avec J_\Delta = \frac{1}{3} m b^2 et la relation cinématique entre \dot{\theta} et \dot{x}.

Voir le corrigé complet

La tige \mathcal{T} étant en rotation autour de l'axe fixe (K\Delta), son énergie cinétique s'écrit :

\mathcal{E}_k = \frac{1}{2} J_\Delta \dot{\theta}^2

où J_\Delta = mb^2 d'après l'énoncé.

Au voisinage de la position horizontale, l'abscisse de l'extrémité M (située à la distance MK = 2b de l'axe de rotation) est reliée à l'angle de rotation \theta par :

x(t) \approx 2b\,\theta(t)

En dérivant par rapport au temps, la vitesse de M vérifie :

\dot{x}(t) \approx 2b\,\dot{\theta}(t) \quad \implies \quad \dot{\theta} = \frac{\dot{x}}{2b}

En injectant cette relation et la valeur de J_\Delta dans l'expression de l'énergie cinétique, on obtient :

\begin{aligned} \mathcal{E}_k &= \frac{1}{2} (mb^2) \left(\frac{\dot{x}}{2b}\right)^2 \\ &= \frac{1}{2} mb^2 \frac{\dot{x}^2}{4b^2} \\ &= \frac{m\dot{x}^2}{8} \end{aligned}

Cette expression correspond à la proposition D.

\boxed{\text{Réponse D}}

Résultat

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Partie IV : Thermodynamique

Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : gaz parfait, équation d'état

Exprimer et en fonction de et :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Exploiter l'équation d'état des gaz parfaits sur les quatre sommets du cycle en tenant compte des caractéristiques isochores (V_1 = V_2, V_3 = V_4) et isobares (p_1 = p_4, p_2 = p_3).

Voir la stratégie
  1. Identifier les coordonnées (p, V) de chaque état sur le diagramme de Clapeyron.
  2. Exploiter l'égalité des températures T_1 = T_3 à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits pour relier les volumes V_1 et V_3 au rapport des pressions \kappa = p_1 / p_3.
  3. Exprimer les températures T_2 et T_4 en fonction de T_1 et \kappa.
Voir la réponse courte

Loi des gaz parfaits appliquée aux sommets du cycle rectangulaire dans le plan (P, V) pour exprimer les températures T_2 et T_4.

Voir le corrigé complet

D'après le diagramme (p,V), les quatre sommets du rectangle correspondent aux états :

  • État E_1 : (p_1, V_1) ;
  • État E_2 : (p_2, V_2) = (p_3, V_1) (refroidissement isochore 1 \to 2) ;
  • État E_3 : (p_3, V_3) ;
  • État E_4 : (p_4, V_4) = (p_1, V_3) (échauffement isochore 3 \to 4).

Le gaz étant assimilé à un gaz parfait, on applique l'équation d'état p V = n R T aux états E_1 et E_3. Comme l'énoncé indique que T_1 = T_3 :

p_1 V_1 = n R T_1 = n R T_3 = p_3 V_3

On en déduit le rapport des volumes en fonction de \kappa = \dfrac{p_1}{p_3} :

\frac{V_3}{V_1} = \frac{p_1}{p_3} = \kappa \implies V_3 = \kappa V_1

Température T_2 : Pour l'état E_2, la pression vaut p_2 = p_3 = \dfrac{p_1}{\kappa} et le volume vaut V_2 = V_1 :

T_2 = \frac{p_2 V_2}{n R} = \frac{p_3 V_1}{n R} = \frac{p_1 V_1}{\kappa\, n R} = \frac{T_1}{\kappa}

La proposition B est donc exacte (la proposition A est fausse).

Température T_4 : Pour l'état E_4, la pression vaut p_4 = p_1 et le volume vaut V_4 = V_3 = \kappa V_1 :

T_4 = \frac{p_4 V_4}{n R} = \frac{p_1 (\kappa V_1)}{n R} = \kappa \frac{p_1 V_1}{n R} = \kappa T_1

La proposition C est donc exacte (la proposition D est fausse).

\boxed{\text{Réponses B et C}}

Résultat

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : transformation isochore, premier principe

Exprimer et :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Pour une transformation isochore, le travail des forces de pression est nul ; appliquer le premier principe avec l'expression de l'énergie interne d'un gaz parfait en fonction de T_2 - T_1.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la transformation menant de l'état E_1 à l'état E_2 à partir du diagramme de Clapeyron (p, V) pour en déduire le travail W_{12}.
  2. Appliquer le premier principe de la thermodynamique à cette transformation isochore pour exprimer le transfert thermique Q_{12} à l'aide de la capacité thermique à volume constant et des résultats de la question précédente (Q19).
Voir la réponse courte

Transformation isochore : travail nul W_{12} = 0 et transfert thermique Q_{12} = \Delta U_{12} = n C_{V,m} (T_2 - T_1).

Voir le corrigé complet

D'après le diagramme (p, V) fourni, la transformation E_1 \to E_2 s'effectue selon un segment vertical, donc à volume constant :

V_1 = V_2

Le travail des forces de pression reçues par le fluide au cours de cette transformation réversible est donc nul :

W_{12} = -\int_{V_1}^{V_2} p\,\mathrm{d}V = 0

L'assertion A est donc vraie (et l'assertion B est fausse).

Pour un gaz parfait, l'énergie interne ne dépend que de la température (première loi de Joule). Le premier principe de la thermodynamique appliqué au système fermé entre les états E_1 et E_2 s'écrit :

\Delta U_{12} = W_{12} + Q_{12} = Q_{12}

Or, la variation d'énergie interne pour n moles de gaz parfait s'exprime par :

\Delta U_{12} = C_V (T_2 - T_1) = \frac{nR}{\gamma - 1}(T_2 - T_1)

D'après la question Q19, la température T_2 s'écrit en fonction de T_1 et \kappa sous la forme :

T_2 = \frac{T_1}{\kappa}

On en déduit l'expression du transfert thermique Q_{12} :

\begin{aligned} Q_{12} &= \frac{nR}{\gamma - 1}\left(\frac{T_1}{\kappa} - T_1\right) \\ &= \frac{nRT_1(1 - \kappa)}{(\gamma - 1)\kappa} \end{aligned}

L'assertion D est donc vraie (et l'assertion C est fausse).

\boxed{\text{Réponses A et D}}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : transformation isobare, travail des forces de pression

Exprimer :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Intégrer le travail élémentaire des forces de pression \delta W = -p_{\text{ext}}\mathrm{d}V pour une transformation isobare réversible à pression p_2 = p_3.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la transformation E_2 \to E_3 sur le diagramme de Clapeyron (p, V).
  2. Exprimer le travail des forces de pression réversible pour une transformation isobare.
  3. Remplacer les grandeurs d'état (p_3, V_2, V_3) en fonction de n, R, T_1 et \kappa.
Voir la réponse courte

Transformation isobare : travail W_{23} = -p_2 (V_3 - V_2) = -nR(T_3 - T_2) exprimé en fonction de \kappa et T_1.

Voir le corrigé complet

D'après le diagramme de Clapeyron (p, V), la transformation menant de l'état E_2 à l'état E_3 est une détente isobare réversible à la pression constante p_2 = p_3.

Le travail des forces de pression reçu algébriquement par le gaz parfait s'écrit :

W_{23} = -\int_{V_2}^{V_3} p\,\mathrm{d}V = -p_3 (V_3 - V_2)

Or, d'après les caractéristiques du cycle et les résultats de la question Q19 :

  • V_2 = V_1 ;
  • V_3 = \kappa V_1 car T_3 = T_1 implique p_3 V_3 = p_1 V_1, soit V_3 = \frac{p_1}{p_3}V_1 = \kappa V_1 ;
  • p_3 = \frac{p_1}{\kappa}.

En injectant ces relations dans l'expression du travail :

\begin{aligned} W_{23} &= -p_3(\kappa V_1 - V_1) \\ &= -p_3 V_1 (\kappa - 1) \\ &= -\frac{p_1 V_1}{\kappa}(\kappa - 1) \end{aligned}

En utilisant l'équation d'état des gaz parfaits dans l'état E_1, p_1 V_1 = n R T_1, on obtient :

\boxed{W_{23} = -\frac{n R T_1 (\kappa - 1)}{\kappa}}

La réponse correcte est l'assertion B.

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : transformation isobare, enthalpie

Exprimer :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Utiliser la variation d'enthalpie \Delta H = Q pour une transformation isobare réversible, avec \Delta H = n C_{pm} (T_3 - T_2) et la relation de Mayer.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la transformation E_2 \to E_3 (détente isobare réversible à la pression p_2 = p_3).
  2. Exprimer le transfert thermique Q_{23} à l'aide du premier principe pour une transformation isobare (\Delta H_{23} = Q_{23}) ou via \Delta U_{23} - W_{23}.
  3. Exprimer T_3 - T_2 en fonction de T_1 et \kappa, puis conclure.
Voir la réponse courte

À pression constante, Q_{23} = \Delta H_{23} = n C_{p,m} (T_3 - T_2) = \frac{n\gamma R}{\gamma - 1}(T_3 - T_2).

Voir le corrigé complet

La transformation E_2 \to E_3 s'effectue à pression constante p_2 = p_3. Pour un gaz parfait subissant une transformation isobare réversible (où aucun travail autre que celui des forces de pression n'est mis en jeu), le transfert thermique s'identifie à la variation d'enthalpie :

Q_{23} = \Delta H_{23} = n C_{pm} (T_3 - T_2)

Pour un gaz parfait, la relation de Mayer C_{pm} - C_{vm} = R et la définition de \gamma = C_{pm}/C_{vm} donnent :

C_{pm} = \frac{\gamma R}{\gamma - 1}

D'après l'énoncé, T_3 = T_1, et d'après la question Q19, T_2 = \dfrac{T_1}{\kappa}. Il vient donc :

T_3 - T_2 = T_1 - \frac{T_1}{\kappa} = T_1\left(\frac{\kappa - 1}{\kappa}\right)

En injectant ces expressions dans celle de Q_{23}, on obtient :

\boxed{Q_{23} = \frac{n R T_1 \gamma}{\gamma - 1}\left(\frac{\kappa - 1}{\kappa}\right)}

Cette expression correspond à la proposition C.

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Premier et second principes

Notions : travail d'un cycle, cycle de clapeyron

Que vaut ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Calculer l'aire du cycle dans le plan de Clapeyron W = (p_1 - p_3)(V_1 - V_3) ou effectuer la somme algébrique des travaux sur les quatre étapes du cycle.

Voir la stratégie

Le travail total W reçu par le fluide au cours du cycle s'obtient :

  1. soit en sommant les travaux élémentaires sur les quatre étapes : W = W_{12} + W_{23} + W_{34} + W_{41} ;
  2. soit géométriquement dans le diagramme de Clapeyron (p,V), où W est égal à l'aire délimitée par le cycle, affectée d'un signe positif car le cycle est parcouru dans le sens trigonométrique (anti-horaire, cycle récepteur).
Voir la réponse courte

Le travail total du cycle est l'aire du rectangle dans le diagramme (P, V) : W = -(p_2 - p_1)(V_3 - V_1) = nRT_1 \frac{(\kappa - 1)^2}{\kappa}.

Voir le corrigé complet

Les étapes E_1 \to E_2 et E_3 \to E_4 s'effectuent à volume constant (isochores), par conséquent :

W_{12} = 0 \quad \text{et} \quad W_{34} = 0

L'étape E_4 \to E_1 est une compression isobare à la pression haute p_1 :

W_{41} = - \int_{V_4}^{V_1} p_1\,\mathrm{d}V = -p_1(V_1 - V_4) = p_1(V_3 - V_1)

car V_4 = V_3.

Le travail total reçu par le gaz sur le cycle s'écrit alors :

W = W_{23} + W_{41} = -p_3(V_3 - V_1) + p_1(V_3 - V_1) = (p_1 - p_3)(V_3 - V_1)

D'après les résultats établis à la question Q19 :

  • p_1 - p_3 = p_1 \left(1 - \frac{1}{\kappa}\right) = p_1\,\frac{\kappa - 1}{\kappa}
  • T_3 = T_1 \implies p_3 V_3 = p_1 V_1 \implies V_3 = \kappa V_1, d'où V_3 - V_1 = V_1(\kappa - 1)

En effectuant le produit :

W = p_1 V_1\,\frac{(\kappa - 1)^2}{\kappa}

En utilisant l'équation d'état des gaz parfaits pour l'état E_1 (p_1 V_1 = nRT_1), on obtient :

\boxed{W = nRT_1\,\frac{(\kappa - 1)^2}{\kappa}}

La proposition correcte est donc la C.

Résultat

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : transfert thermique, cycle

Quels sont les signes de et de ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Examiner le sens des variations de température lors de l'échauffement isochore 3\to 4 et du refroidissement isobare 4\to 1.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature thermodynamique de chaque transformation (E_3 \to E_4 et E_4 \to E_1).
  2. Exprimer les transferts thermiques Q_{34} et Q_{41} à l'aide des capacités thermiques et des variations de température, puis en déduire leur signe sachant que \kappa = p_1/p_3 > 1.
Voir la réponse courte

Évolutions avec refroidissement lors des étapes de retour : les chaleurs échangées Q_{34} et Q_{41} sont négatives.

Voir le corrigé complet

Signe de Q_{34} :

La transformation E_3 \to E_4 est une transformation isochore réversible au volume constant V = V_3 = V_4. Aucun travail n'est échangé (W_{34} = 0), de sorte que le premier principe de la thermodynamique donne :

Q_{34} = \Delta U_{34} = n C_{v\text{m}} (T_4 - T_3) = \frac{nR}{\gamma - 1}(T_4 - T_3)

D'après les résultats de la question Q19, on a T_3 = T_1 et T_4 = \kappa T_1. L'expression de Q_{34} devient :

Q_{34} = \frac{nRT_1}{\gamma - 1}(\kappa - 1)

Comme p_1 > p_3, on a \kappa = p_1/p_3 > 1, soit \kappa - 1 > 0. Avec \gamma > 1 et T_1 > 0, on en déduit :

Q_{34} > 0

Signe de Q_{41} :

La transformation E_4 \to E_1 est une compression isobare réversible à la pression constante p = p_1. Le transfert thermique s'exprime à l'aide de la variation d'enthalpie :

Q_{41} = \Delta H_{41} = n C_{p\text{m}} (T_1 - T_4) = \frac{n\gamma R}{\gamma - 1}(T_1 - T_4)

En remplaçant T_4 par \kappa T_1, il vient :

Q_{41} = \frac{n\gamma RT_1}{\gamma - 1}(1 - \kappa) = -\frac{n\gamma RT_1}{\gamma - 1}(\kappa - 1)

Puisque \kappa > 1, on a 1 - \kappa < 0, d'où :

Q_{41} < 0

Les réponses correctes sont donc A et D.

\boxed{\text{Réponses A et D}}

Résultat

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Partie V : Électrocinétique des régimes transitoires

Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : énergie électrostatique, condensateur

Que vaut l'énergie totale emmagasinée par les condensateurs, avant la fermeture de ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Calculer l'énergie électrostatique stockée dans un condensateur sous la tension U_0 et sommer sur les N dipôles identiques en parallèle.

Voir la stratégie

Pour déterminer l'énergie électrostatique totale emmagasinée par l'association des N condensateurs, on peut :

  1. soit sommer l'énergie stockée par chacun des N condensateurs soumis à la même tension U_0 ;
  2. soit déterminer la capacité équivalente de l'association en dérivation et lui appliquer la formule classique de l'énergie d'un condensateur.
Voir la réponse courte

N condensateurs identiques chargés sous la tension U_0 stockent une énergie totale \mathcal{E}_e = N \times \frac{1}{2} C U_0^2.

Voir le corrigé complet

Avant la fermeture de l'interrupteur (t < 0), chaque condensateur est soumis à la tension u_C(t) = U_0.

L'énergie électrostatique emmagasinée dans un condensateur de capacité C sous la tension U_0 s'écrit :

\mathcal{E}_1 = \frac{1}{2} C U_0^2

L'association comportant N condensateurs identiques montés en parallèle (en dérivation), l'énergie totale emmagasinée par l'ensemble est la somme des énergies emmagasinées par chacun d'eux :

\mathcal{E}_e = \sum_{k=1}^N \mathcal{E}_1 = N \left( \frac{1}{2} C U_0^2 \right)
\boxed{\mathcal{E}_e = \frac{N}{2} C U_0^2}

On retrouve le même résultat en considérant le dipôle équivalent : pour N condensateurs de capacité C associés en parallèle, la capacité équivalente est C_{\text{eq}} = N C, d'où \mathcal{E}_e = \frac{1}{2} C_{\text{eq}} U_0^2 = \frac{N}{2} C U_0^2.

La proposition exacte est donc l'affirmation A.

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : circuit rc, loi des mailles

Que peut-on affirmer lorsque ?

A) avec B) avec C) avec D) avec

Voir l'indice

Remplacer l'association parallèle par sa capacité équivalente C_{\text{eq}} = NC et appliquer la loi des mailles au circuit de charge pour t > 0.

Voir la stratégie
  1. Modéliser l'association en dérivation des N condensateurs identiques par un dipôle capacitif équivalent de capacité C_{\text{eq}}.
  2. Écrire la loi des mailles pour le circuit équivalent fermé (t > 0) et utiliser la relation constitutive courant-tension pour obtenir l'équation différentielle vérifiée par u_C(t).
Voir la réponse courte

Condensateurs en parallèle équivalents à une capacité C_{eq} = NC : loi des mailles donnant \tau = RC_{eq} = NRC.

Voir le corrigé complet

Les N condensateurs de capacité C étant montés en dérivation, la tension u_C est commune à chacun d'entre eux. La capacité équivalente de cette association est :

C_{\text{eq}} = \sum_{k=1}^N C = N C

Le courant total i(t) arrivant sur ce nœud se répartit entre les N branches :

i(t) = \sum_{k=1}^N i_k(t) = C_{\text{eq}}\,\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} = N C\,\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}

Pour t > 0, l'interrupteur K est fermé. La loi des mailles orientée dans le sens du courant s'écrit :

E = u_R(t) + u_C(t)

D'après la loi d'Ohm, la tension aux bornes du résistor vaut u_R(t) = R\,i(t). En remplaçant i(t) par son expression :

E = R N C\,\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} + u_C(t)

En posant la constante de temps du circuit :

\tau = N R C

l'équation différentielle s'écrit sous forme canonique :

\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} + \frac{u_C}{\tau} = \frac{E}{\tau} \quad \text{avec} \quad \tau = N R C

La proposition exacte est donc la C.

\boxed{\text{Réponse C}}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : réponse à un échelon, circuit rc

Comment évolue après fermeture de ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre avec second membre constant en utilisant la continuité de la tension aux bornes des condensateurs en t = 0.

Voir la stratégie
  1. Écrire la forme générale de la solution de l'équation différentielle linéaire du premier ordre établie à la question précédente.
  2. Déterminer la constante d'intégration grâce à la condition initiale imposée par la continuité de la tension aux bornes des condensateurs.
Voir la réponse courte

Résolution de l'équation différentielle du premier ordre avec la condition initiale u_C(0^+) = U_0 et la valeur finale E.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q26, l'équation différentielle régissant la tension u_C(t) pour t > 0 s'écrit :

\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} + \frac{u_C}{\tau} = \frac{E}{\tau} \quad \text{avec} \quad \tau = NRC

La solution générale de cette équation différentielle linéaire à coefficients constants est la somme d'une solution particulière constante (la tension en régime permanent u_C(\infty) = E) et de la solution générale de l'équation homogène :

u_C(t) = E + A \exp\left(-\frac{t}{\tau}\right)

où A est une constante d'intégration.

Par continuité de la tension aux bornes d'un condensateur en t = 0 :

u_C(0^+) = u_C(0^-) = U_0

En évaluant l'expression de u_C(t) en t = 0^+ :

u_C(0^+) = E + A = U_0 \implies A = U_0 - E

On en déduit l'expression temporelle de la tension aux bornes des condensateurs pour t > 0 :

\boxed{u_C(t) = E + (U_0 - E) \exp\left(-\frac{t}{\tau}\right)}

La proposition correcte est donc la D.

Résultat

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : équation différentielle, courant de branche

Que peut-on affirmer lorsque ?

A) avec B) avec C) avec D) avec

Voir l'indice

Dériver la loi des mailles ou exprimer le courant de branche i_k = C \frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} afin d'établir l'équation différentielle homogène vérifiée par i_k(t).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le courant i_k(t) traversant le k-ième condensateur en convention récepteur en fonction de la tension commune u_C(t).
  2. Utiliser l'équation différentielle régissant u_C(t) établie à la question Q26 et la dériver par rapport au temps pour obtenir l'équation différentielle vérifiée par i_k(t).
  3. Identifier la constante de temps \tau' et le second membre de l'équation différentielle obtenue.
Voir la réponse courte

Par dérivation de u_C(t) et relation courant-tension i_k = C\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}, on obtient l'équation régissant le courant d'une branche.

Voir le corrigé complet

Tous les condensateurs étant identiques, en parallèle et soumis à la même tension u_C(t), la relation courant-tension pour le k-ième condensateur s'écrit en convention récepteur :

i_k(t) = C \frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}

Par symétrie, tous les courants de branche sont égaux : i_k(t) = \frac{i(t)}{N}.

D'après la question Q26, la tension u_C(t) vérifie pour t > 0 l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} + \frac{u_C}{\tau} = \frac{E}{\tau} \quad \text{avec} \quad \tau = NRC

E et \tau étant constants, la dérivation par rapport au temps donne :

\frac{\mathrm{d}^2 u_C}{\mathrm{d}t^2} + \frac{1}{\tau} \frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} = 0

En multipliant par C et en substituant i_k(t) = C \frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} :

\frac{\mathrm{d}i_k(t)}{\mathrm{d}t} + \frac{i_k(t)}{\tau'} = 0 \quad \text{avec} \quad \tau' = NRC

Par conséquent, seule la proposition A est exacte.

\boxed{\text{Réponse A}}

Résultat

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : condition initiale, continuité de la tension

Quel est le courant débité par le générateur en ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Utiliser la continuité de la tension capacitive u_C(0^+) = U_0 et appliquer la loi des mailles à l'instant initial t = 0^+.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la propriété de continuité de la tension aux bornes des condensateurs en t = 0.
  2. Appliquer la loi des mailles au circuit série à l'instant t = 0^+ pour en déduire l'intensité i(0^+) débitée par le générateur.
Voir la réponse courte

Continuité de la tension aux bornes des condensateurs en t=0^+ : u_C(0^+) = U_0, d'où i(0^+) = \frac{E - U_0}{R}.

Voir le corrigé complet

La tension u_C(t) aux bornes d'un condensateur est une fonction continue du temps, car une discontinuité de tension nécessiterait un pic d'intensité infini (non physique en présence d'une résistance R). Sachant qu'avant la fermeture de l'interrupteur (t < 0), les condensateurs sont tous chargés sous la tension U_0, on a par continuité :

u_C(0^+) = u_C(0^-) = U_0

D'après l'énoncé, le dipôle constitué des N condensateurs en dérivation est monté en série avec le résistor R et le générateur idéal de tension de force électromotrice E. En orientant la maille dans le sens du courant i(t), la loi des mailles s'écrit pour tout t > 0 :

E = R\,i(t) + u_C(t)

En évaluant cette relation en t = 0^+, il vient :

E = R\,i(0^+) + U_0

On en déduit immédiatement le courant initial débité par le générateur :

\boxed{i(0^+) = \frac{E - U_0}{R}}

La proposition correcte est donc la C.

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : répartition du courant, régime transitoire

Comment évolue après fermeture de ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Par symétrie entre les branches identiques, le courant dans chaque branche vaut i_k(t) = i(t)/N ; exploiter l'expression du courant total issu du générateur.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la relation constitutive liant le courant i_k(t) à la tension u_C(t) aux bornes du condensateur de capacité C.
  2. Dériver l'expression temporelle de u_C(t) établie à la question Q27 pour obtenir directement i_k(t).
  3. Vérifier la cohérence avec la valeur initiale i_k(0^+) = i(0^+)/N issue de la question Q29 et la constante de temps \tau' = NRC établie à la question Q28.
Voir la réponse courte

Par symétrie, le courant total se répartit équitablement entre les N branches : i_k(t) = \frac{i(t)}{N} = \frac{E - U_0}{NR} \exp(-t/\tau).

Voir le corrigé complet

Dans chaque branche capacitive, la relation tension-courant en convention récepteur s'écrit :

i_k(t) = C \frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}

D'après la question Q27, pour t > 0, l'évolution temporelle de la tension est :

u_C(t) = E + (U_0 - E) \exp\left(-\frac{t}{\tau}\right) \quad \text{avec} \quad \tau = NRC

En dérivant cette expression par rapport au temps :

\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} = -\frac{U_0 - E}{\tau} \exp\left(-\frac{t}{\tau}\right) = \frac{E - U_0}{NRC} \exp\left(-\frac{t}{\tau}\right)

On en déduit l'expression du courant i_k(t) pour t > 0 :

i_k(t) = C \left[\frac{E - U_0}{NRC} \exp\left(-\frac{t}{\tau}\right)\right] = \frac{E - U_0}{NR} \exp\left(-\frac{t}{\tau}\right)

En identifiant la constante de temps \tau' = \tau = NRC obtenue à la question Q28, on obtient :

i_k(t) = \frac{E - U_0}{NR} \exp\left(-\frac{t}{\tau'}\right)

Ce résultat correspond à la proposition B.

\boxed{\text{Réponse B}}

Résultat

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Partie VI : Régime sinusoïdal forcé établi

Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : filtre du premier ordre, fonction de transfert

et étant ouverts, la fonction de transfert se met sous la forme:

où , et sont des constantes indépendantes de . Que peut-on affirmer?

A) et et B) et et C) et et D) et et

Voir l'indice

Lorsque les interrupteurs sont ouverts, aucun condensateur n'est connecté : appliquer la formule du diviseur de tension sur le dipôle série RL.

Voir la stratégie
  1. Analyser la topologie du circuit lorsque les interrupteurs K_1 et K_2 sont ouverts : les deux condensateurs sont déconnectés.
  2. Identifier le circuit équivalent (pont diviseur de tension constitué du dipôle R en série avec la bobine d'inductance L).
  3. Exprimer la fonction de transfert \mathcal{H}(j\omega) = \frac{\underline{u}_{s,m}}{\underline{u}_{e,m}} sous la forme canonique proposée pour identifier par identification les constantes a, b et la pulsation propre \omega_0.
Voir la réponse courte

Pont diviseur de tension en régime sinusoïdal forcé avec interrupteurs ouverts : filtre passe-bas du premier ordre.

Voir le corrigé complet

Lorsque les interrupteurs K_1 et K_2 sont tous les deux ouverts, aucune intensité ne circule dans les branches contenant les deux condensateurs : ceux-ci sont déconnectés du reste du réseau.

Le circuit se réduit alors à l'association en série du résistor de résistance R et de la bobine d'inductance L, soumis à la tension d'entrée u_e(t). La tension de sortie u_s(t) est prélevée aux bornes du résistor R.

En régime sinusoïdal forcé, par application de la formule du diviseur de tension :

\mathcal{H}(j\omega) = \frac{\underline{u}_{s,m}}{\underline{u}_{e,m}} = \frac{R}{R + jL\omega}

En divisant le numérateur et le dénominateur par R, on obtient :

\mathcal{H}(j\omega) = \frac{1}{1 + j\dfrac{L\omega}{R}}

On pose :

w = \frac{\omega}{\omega_0} \quad \text{avec} \quad \omega_0 = \frac{R}{L}

La fonction de transfert s'écrit alors :

\mathcal{H} = \frac{1}{1 + jw} = \frac{a + jbw}{1 + jw}

Par identification avec la forme donnée par l'énoncé, on déduit :

a = 1, \quad b = 0 \quad \text{et} \quad \omega_0 = \frac{R}{L}

Par conséquent, seule la proposition C est correcte.

\boxed{\text{Réponse C}}

Résultat

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : filtre rlc, forme canonique

est fermé et ouvert. En notant et deux constantes positives indépendantes de , et si , comment peut s'écrire la nouvelle expression de la fonction de transfert?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Calculer l'impédance équivalente de l'association parallèle R \parallel C et exprimer la fonction de transfert sous forme canonique du second ordre.

Voir la stratégie
  1. Établir le schéma équivalent du circuit avec l'interrupteur K_1 fermé et K_2 ouvert : le résistor de résistance R est placé en parallèle avec un seul condensateur de capacité C.
  2. Exprimer l'admittance équivalente \underline{Y}_p de cette association parallèle, puis déterminer la fonction de transfert \mathcal{H} par la relation du pont diviseur de tension avec l'inductance L en série.
  3. Mettre \mathcal{H} sous forme canonique adimensionnée et identifier la forme correspondante parmi les propositions.
Voir la réponse courte

Expression canonique de la fonction de transfert d'un filtre passe-bas du second ordre sans résonance en basse fréquence.

Voir le corrigé complet

Lorsque K_1 est fermé et K_2 est ouvert, le résistor de résistance R se trouve en dérivation avec un condensateur de capacité C. L'admittance complexe de cette association parallèle vaut :

\underline{Y}_p = \frac{1}{R} + jC\omega

L'impédance équivalente associée est \underline{Z}_p = \frac{1}{\underline{Y}_p}.

L'ensemble \{R \parallel C\} est en série avec la bobine d'inductance L, soumise à la tension d'entrée \underline{u}_e. La tension de sortie \underline{u}_s étant prélevée aux bornes de l'association parallèle, la formule du pont diviseur de tension donne :

\begin{aligned} \mathcal{H} &= \frac{\underline{u}_{s,m}}{\underline{u}_{e,m}} = \frac{\underline{Z}_p}{\underline{Z}_p + jL\omega} \\ &= \frac{1}{1 + jL\omega \underline{Y}_p} \\ &= \frac{1}{1 + jL\omega\left(\frac{1}{R} + jC\omega\right)} \\ &= \frac{1}{1 + j\frac{L}{R}\omega - LC\omega^2} \end{aligned}

En posant la pulsation propre \omega_1 = \frac{1}{\sqrt{LC}}, la pulsation réduite w_1 = \frac{\omega}{\omega_1}, et le facteur de qualité Q_1 tel que \frac{L}{R}\omega = \frac{w_1}{Q_1}, la fonction de transfert s'écrit sous la forme canonique d'un filtre passe-bas du second ordre :

\boxed{\mathcal{H} = \frac{1}{1 + j\frac{w_1}{Q_1} - w_1^2}}

La réponse correcte est la proposition A.

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : pulsation propre, oscillateur rlc

Exprimer :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Identifier le terme en \omega^2 au dénominateur avec le terme normé (j\omega/\omega_1)^2 de la forme canonique.

Voir la stratégie
  1. Reprendre l'expression de la fonction de transfert \mathcal{H}(\mathrm{j}\omega) établie à la question précédente lorsque l'interrupteur K_1 est fermé et K_2 est ouvert.
  2. Identifier le terme du second ordre en pulsation dans le dénominateur pour déterminer la pulsation propre \omega_1.
Voir la réponse courte

La pulsation propre du circuit RLC série vaut classiquement \omega_1 = \frac{1}{\sqrt{LC}} = (LC)^{-1/2}.

Voir le corrigé complet

Lorsque K_1 est fermé et K_2 est ouvert, le résistor de résistance R et le condensateur de capacité C sont connectés en dérivation, formant une impédance équivalente :

\underline{Z}_p = \frac{R}{1 + \mathrm{j}RC\omega}

Ce dipôle est en série avec la bobine d'inductance L. La tension de sortie u_s étant prélevée aux bornes de l'association parallèle, la formule du pont diviseur de tension donne :

\begin{aligned} \mathcal{H} &= \frac{\underline{Z}_p}{\underline{Z}_p + \mathrm{j}L\omega} \\ &= \frac{R}{R + \mathrm{j}L\omega(1 + \mathrm{j}RC\omega)} \\ &= \frac{1}{1 + \mathrm{j}\frac{L}{R}\omega - LC\omega^2} \end{aligned}

Par identification avec la forme canonique proposée à la question précédente :

\mathcal{H} = \frac{1}{1 + \mathrm{j}\frac{w_1}{Q_1} - w_1^2} \quad \text{avec} \quad w_1 = \frac{\omega}{\omega_1}

Le terme d'ordre 2 s'identifie terme à terme :

w_1^2 = \left(\frac{\omega}{\omega_1}\right)^2 = LC\omega^2

On en déduit immédiatement la pulsation propre \omega_1 :

\boxed{\omega_1 = (LC)^{-1/2}}

La réponse correcte est l'assertion B.

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : facteur de qualité, filtre rlc

Exprimer :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Identifier le terme en j\omega au dénominateur avec j\omega/(Q_1 \omega_1) pour isoler le facteur de qualité.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de la fonction de transfert obtenue à la question Q32 pour identifier le coefficient du terme en pulsation réduite d'ordre 1.
  2. Exprimer Q_1 en fonction des grandeurs R, L et \omega_1, puis substituer \omega_1 = (LC)^{-1/2} trouvée à la question Q33.
Voir la réponse courte

Identification du terme en j\omega au dénominateur : \frac{1}{Q_1 \omega_1} = RC, ce qui conduit à Q_1 = \frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q32, la fonction de transfert s'écrit sous la forme canonique :

\mathcal{H} = \frac{1}{1 + j\dfrac{w_1}{Q_1} - w_1^2} \quad \text{avec} \quad w_1 = \frac{\omega}{\omega_1}

Par ailleurs, le diviseur de tension constitué par l'inductance L en série avec l'association parallèle R\,//\,C donnait :

\mathcal{H} = \frac{1}{1 - LC\omega^2 + j\dfrac{L}{R}\omega}

L'identification du terme imaginaire au dénominateur conduit à :

\frac{w_1}{Q_1} = \frac{\omega}{\omega_1 Q_1} = \frac{L}{R}\omega \implies Q_1 = \frac{R}{L\omega_1}

En utilisant le résultat de la question Q33, \omega_1 = \dfrac{1}{\sqrt{LC}}, on obtient :

Q_1 = \frac{R}{L} \sqrt{LC} = R\sqrt{\frac{C}{L}}
\boxed{Q_1 = R\left(\frac{C}{L}\right)^{1/2}}

La réponse correcte est l'assertion D.

Résultat

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : filtre du second ordre, forme canonique

et sont tous les deux fermés. Si et sont deux constantes indépendantes de , et si , que devient ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Lorsque K_1 et K_2 sont fermés, les deux condensateurs sont en dérivation, ce qui revient à remplacer la capacité C par C_{\text{eq}} = 2C dans la forme canonique.

Voir la stratégie
  1. Identifier la modification apportée au circuit par la fermeture conjointe des deux interrupteurs K_1 et K_2.
  2. Utiliser l'équivalence entre l'association de condensateurs en dérivation et un unique condensateur de capacité équivalente pour déduire immédiatement la forme de la fonction de transfert par analogie avec la question précédente.
Voir la réponse courte

Avec K_1 et K_2 fermés, la structure reste celle d'un passe-bas du second ordre de forme canonique identique.

Voir le corrigé complet

Lorsque les interrupteurs K_1 et K_2 sont tous les deux fermés, les deux condensateurs identiques de capacité C sont connectés en dérivation. Ils sont donc équivalents à un unique condensateur de capacité :

C_{\text{eq}} = 2C

Ce dipôle équivalent se trouve toujours monté en parallèle avec le conducteur ohmique de résistance R, l'ensemble étant en série avec la bobine d'inductance L.

La structure du filtre est ainsi rigoureusement identique à celle étudiée à la question précédente (où un seul condensateur était connecté), en substituant simplement la capacité C par C_{\text{eq}} = 2C.

Par analogie directe avec le résultat établi en Q32, la fonction de transfert conserve la forme canonique d'un filtre passe-bas du second ordre :

\mathcal{H} = \frac{1}{1 + j\dfrac{w_2}{Q_2} - w_2^2}

avec les constantes positives associées :

\omega_2 = \frac{1}{\sqrt{L C_{\text{eq}}}} = \frac{1}{\sqrt{2LC}} \quad \text{et} \quad Q_2 = R \sqrt{\frac{C_{\text{eq}}}{L}} = R \sqrt{\frac{2C}{L}}

Par conséquent, la réponse correcte est la proposition A.

\boxed{\text{Réponse A}}

Résultat

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Question 36

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : facteur de qualité, impédance équivalente

Exprimer :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Reprendre l'expression littérale du facteur de qualité en y remplaçant C par 2C et comparer à Q_1.

Voir la réponse courte

L'adjonction des composants modifie la résistance ou capacité équivalente, modifiant le facteur de qualité selon les paramètres du circuit.

Voir le corrigé complet

Lorsque les deux interrupteurs K_1 et K_2 sont fermés, les deux condensateurs de capacité C sont connectés en dérivation aux bornes du résistor. La capacité équivalente associée s'écrit donc :

C_{\text{eq}} = C + C = 2C

D'après le résultat de la question précédente (Q34), le facteur de qualité d'un tel circuit du second ordre s'exprime en fonction des caractéristiques des composants par :

Q_1 = R \sqrt{\frac{C}{L}}

En remplaçant la capacité C par la capacité équivalente C_{\text{eq}} = 2C, on en déduit immédiatement l'expression du facteur de qualité Q_2 :

Q_2 = R \sqrt{\frac{C_{\text{eq}}}{L}} = R \sqrt{\frac{2C}{L}} = \sqrt{2}\, R \sqrt{\frac{C}{L}} = \sqrt{2}\, Q_1

Ce résultat correspond à la proposition C.

\boxed{Q_2 = \sqrt{2}\, Q_1}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENAC Physique MPSI 2024 ?

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Peut-on travailler le sujet ENAC Physique MPSI 2024 dès la première année (MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1 ou BCPST1) ?

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Environ 2 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet ENAC Physique MPSI 2024 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q6 (relation de conjugaison), Q16 (moment d'une force), Q28 (équation différentielle) et Q36 (facteur de qualité).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet ENAC Physique MPSI 2024 ?

Questions de cours : Q32 (filtre rlc), Q33 (pulsation propre) et Q35 (filtre du second ordre). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (système afocal), Q8 (équation de trajectoire), Q9 (équation de trajectoire), Q11 (parabole de sûreté), Q20 (transformation isochore), Q26 (circuit rc) et Q27 (réponse à un échelon).

Où gagner des points facilement dans le sujet ENAC Physique MPSI 2024 ?

Questions rapides et accessibles (difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 min au plus) : Q2, Q5, Q12 et Q24. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q1, Q3, Q4, Q7 à Q11, Q13 à Q23 et Q25 à Q36.

Faut-il connaître l'équation de la parabole de sûreté pour la question Q11 ?

Non : l'énoncé guide le calcul grâce à l'équation en \tan\theta posée aux questions Q9 et Q10. Il suffit d'imposer un discriminant positif ou nul (\Delta \ge 0) pour isoler directement l'altitude limite h_\ell.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.