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Corrigé détaillé X ENS Physique PSI 2020

Mesures de précision - Application à la métrologie

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 14 questions sur 52. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 11 · PTSI 11 · MP2I 10 · TSI1 10 · BCPST1 13 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Mécanique, Électrocinétique et électronique, Thermodynamique · 12 incontournables · 14 questions de première année
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Ce sujet d'une remarquable richesse conceptuelle aborde la métrologie moderne et la révision du Système International d'unités de 2018. Il est divisé en trois volets complémentaires : l'étude des biais physiques affectant l'ancien prototype matériel du kilogramme (géométrie, poussée d'Archimède, adsorption moléculaire), la mesure de courant sans contact par sonde à effet Hall couplée à un tore ferromagnétique avec entrefer (jusqu'à l'effet Hall quantique et la constante de von Klitzing), et enfin l'analyse statistique rigoureuse du bruit thermique de Johnson-Nyquist par l'équation de Langevin et le théorème de Wiener-Khintchine.

C'est une référence incontournable pour les étudiants de PSI, illustrant à merveille le couplage entre modélisation microscopique, magnétostatique macroscopique dans les milieux ferromagnétiques doux et traitement du signal stochastique. Très formateur pour travailler les ordres de grandeur, l'analyse dimensionnelle et la rigueur calculatoire aux concours de haut niveau.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9/20)
Temps estimé
≈ 3 h 35 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

12 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 14 questions sur 52, parties I.1.1, I.1.2 et III.1.

Où gagner des points

28 questions rapides et accessibles · 5 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (28) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (5) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : hors programme, parties indépendantes, ambiguïté
  • Hors programme

    Question hors du programme actuel : Q8 (Le facteur de Boltzmann ne figure pas au programme de la filière PSI et l'expression générale n'est pas rappelée).

  • Parties indépendantes

    Q1, Q13 et Q37 : Les trois parties de l'épreuve sont totalement indépendantes et peuvent être traitées séparément.

  • Ambiguïté

    En Q11, l'énoncé évoque une « densité de 10^3\text{ kg.m}^{-3} » : il s'agit d'un abus de langage pour désigner la masse volumique du liquide adsorbé.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

52 questions
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Partie I : Prototype international du kilogramme

I.1.1 · Propriétés géométriques

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : masse volumique

Pour un matériau homogène, quelle est la forme géométrique assurant, à une masse donnée, la surface extérieure minimale ? Commenter l'aspect pratique de ce résultat.

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Invoquer le problème isopérimétrique : à volume donné, la sphère minimise la surface extérieure. Discuter de la difficulté pratique de stabilité mécanique (roulement).

Voir la réponse courte

La sphère minimise le rapport surface sur volume, mais elle roulerait et serait difficile à manipuler.

Voir le corrigé complet

Pour un matériau homogène de masse volumique \rho, fixer la masse m équivaut à fixer le volume V = \frac{m}{\rho}.

D'après le théorème isopérimétrique dans l'espace tridimensionnel, à volume donné, la forme géométrique qui minimise l'aire de la surface extérieure est la sphère.

\boxed{\text{La forme géométrique optimale est la sphère.}}

Sur le plan pratique, une forme sphérique présente des inconvénients majeurs pour un étalon de mesure :

  • elle est instable et roule très facilement sur un plateau de balance ou un support plan ;
  • elle est difficile à préempter, à manipuler et à usiner avec précision sans risquer de l'endommager ou d'introduire des impuretés.

C'est pourquoi on lui préfère en métrologie un cylindre droit à base circulaire, stable lorsqu'il repose sur sa base.

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : optimisation géométrique

Par commodité, les étalons sont des cylindres droits à base circulaire de hauteur et de diamètre . Déterminer la relation entre et pour obtenir, à volume fixé, une surface extérieure minimale ?

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Exprimer la surface totale S_{\text{ext}}(D, h) = \pi D h + \frac{\pi}{2}D^2 en substituant h par 4V/(\pi D^2), puis annuler la dérivée par rapport à D.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le volume V et la surface extérieure totale S_{\text{ext}} en fonction du diamètre D et de la hauteur h.
  2. Exprimer la hauteur h en fonction du volume fixé V et de D, afin de formuler S_{\text{ext}} comme fonction d'une seule variable D.
  3. Dériver S_{\text{ext}}(D) par rapport à D pour trouver la condition de minimalité.
Voir la réponse courte

En minimisant S(h, D) = 2\pi (D/2)^2 + \pi D h à volume fixé V = \pi D^2 h / 4, on obtient h = D.

Voir le corrigé complet

Pour un cylindre droit à base circulaire de hauteur h et de diamètre D, le volume s'écrit :

V = \frac{\pi D^2}{4} h

La surface extérieure totale comprend les deux bases de section circulaire et la paroi latérale :

S_{\text{ext}} = 2 \times \left( \frac{\pi D^2}{4} \right) + \pi D h = \frac{\pi D^2}{2} + \pi D h

Le volume V étant fixé, on exprime la hauteur sous la forme :

h = \frac{4V}{\pi D^2}

En injectant cette relation dans l'expression de la surface extérieure, on obtient :

S_{\text{ext}}(D) = \frac{\pi D^2}{2} + \frac{4V}{D}

La fonction S_{\text{ext}}(D) est continue et dérivable sur ]0, +\infty[. Sa dérivée par rapport à D vaut :

\frac{\mathrm{d}S_{\text{ext}}}{\mathrm{d}D} = \pi D - \frac{4V}{D^2}

La surface extérieure est extrémale lorsque cette dérivée s'annule :

\pi D - \frac{4V}{D^2} = 0 \iff 4V = \pi D^3

En remplaçant V par son expression en fonction de D et h :

\begin{aligned} 4 \left( \frac{\pi D^2 h}{4} \right) &= \pi D^3 \\ \pi D^2 h &= \pi D^3 \end{aligned}

Comme D \neq 0, on en déduit :

\boxed{h = D}

La dérivée seconde vérifie \dfrac{\mathrm{d}^2S_{\text{ext}}}{\mathrm{d}D^2} = \pi + \dfrac{8V}{D^3} > 0, ce qui garantit qu'il s'agit bien d'un minimum absolu.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les formules de base du volume et de l'aire d'un cylindre doivent être parfaitement maîtrisées.

« Beaucoup d’erreurs sur les formules de volume et d’aire d’un cylindre. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : masse volumique

Pour obtenir des étalons de masse nominale , quelles valeurs doit-on donner à et dans le cas d'un étalon en platine iridié de masse volumique ? Calculer dans ces conditions le volume du cylindre obtenu.

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Calculer d'abord le volume V = m/\rho_{\text{Pt-Ir}}, puis utiliser la relation h = D issue de la question précédente.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le volume V du cylindre à partir de la masse nominale m et de la masse volumique \rho_{\text{Pt-Ir}}.
  2. Utiliser la condition optimale h = D établie à la question précédente pour relier V et D.
  3. Réaliser l'application numérique en exploitant les aides de calcul fournies dans l'énoncé.
Voir la réponse courte

Calcul du volume V = m/\rho_{\text{Pt-Ir}} = 5 \times 10^{-5}\text{ m}^3 puis D = h = (4V/\pi)^{1/3} \simeq 3{,}9\text{ cm}.

Voir le corrigé complet

Le matériau étant homogène de masse volumique \rho_{\text{Pt-Ir}}, le volume de l'étalon de masse m = 1\text{ kg} est donné par :

V = \frac{m}{\rho_{\text{Pt-Ir}}}

L'application numérique donne directement :

V = \frac{1}{2 \times 10^4} = 5 \times 10^{-5}\text{ m}^3 = 50\text{ cm}^3

D'après le résultat de la question Q2, la surface extérieure est minimale lorsque la hauteur est égale au diamètre :

h = D

Le volume d'un tel cylindre s'exprime donc sous la forme :

V = \frac{\pi D^2}{4} h = \frac{\pi D^3}{4} \implies D^3 = \frac{4V}{\pi} = \frac{4m}{\pi \rho_{\text{Pt-Ir}}}

Avec V = 5 \times 10^{-5}\text{ m}^3 et en prenant \frac{4}{\pi} \simeq 1{,}2 (soit \frac{20}{\pi} \simeq 6{,}3 \approx 6) :

D^3 \simeq \frac{4 \times 5 \times 10^{-5}}{\pi}\text{ m}^3 \simeq 6 \times 10^{-5}\text{ m}^3

À l'aide des valeurs approchées fournies (6^{1/3} \simeq 2 et 10^{-5/3} \simeq 0{,}02) :

D = \left(6 \times 10^{-5}\right)^{1/3}\text{ m} = 6^{1/3} \times 10^{-5/3}\text{ m} \simeq 2 \times 0{,}02\text{ m} = 4\text{ cm}

Comme h = D, on a également h \simeq 4\text{ cm}.

\boxed{V = 5 \times 10^{-5}\text{ m}^3 = 50\text{ cm}^3 \quad \text{et} \quad D = h \simeq 4\text{ cm}}

Résultat

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Question 4

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : calcul différentiel

Pour quelle variation relative de ou la masse varie-t-elle de ? Que conclure pour de tels étalons ?

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Différencier logarithmiquement la masse m = \rho V \propto D^3 pour relier \Delta m_1 / m à \Delta D / D, puis comparer la variation dimensionnelle absolue au rayon atomique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse m en fonction des dimensions du cylindre h et D.
  2. Utiliser la différentielle logarithmique pour relier la variation relative de masse \Delta m_1 / m aux variations relatives de h et D (en conservant la condition géométrique h = D, ou en considérant la variation de chaque dimension séparément).
  3. Évaluer numériquement la variation relative et la variation absolue correspondante, puis en déduire les limites intrinsèques d'un étalon matériel.
Voir la réponse courte

Différentiation logarithmique m \propto h D^2 donnant \text{d}m/m = 3\,\text{d}D/D, d'où une précision dimensionnelle requise de l'ordre de 10^{-8}.

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La masse de l'étalon cylindrique s'écrit en fonction de son volume V = \dfrac{\pi D^2 h}{4} :

m = \rho_{\text{Pt-Ir}} \frac{\pi D^2 h}{4}

Puisque la condition h = D est vérifiée pour ces étalons (d'après les questions Q2 et Q3), le volume s'écrit V = \dfrac{\pi D^3}{4} = \dfrac{\pi h^3}{4}.

Par différentiation logarithmique à masse volumique constante :

\frac{\mathrm{d}m}{m} = 3\,\frac{\mathrm{d}D}{D} = 3\,\frac{\mathrm{d}h}{h}

Pour une variation finie \Delta m_1, la variation relative de h ou D nécessaire s'exprime donc par :

\frac{\Delta D}{D} = \frac{\Delta h}{h} = \frac{1}{3}\frac{\Delta m_1}{m}

Remarque : si l'on considérait une variation d'une seule des deux dimensions à l'autre fixée, on obtiendrait \dfrac{\Delta h}{h} = \dfrac{\Delta m_1}{m} ou \dfrac{\Delta D}{D} = \dfrac{1}{2}\dfrac{\Delta m_1}{m}.

Avec m = 1\text{ kg} et \Delta m_1 = 10\ \mu\text{g} = 10 \times 10^{-9}\text{ kg} = 1{,}0 \times 10^{-8}\text{ kg} :

\frac{\Delta m_1}{m} = 1{,}0 \times 10^{-8}

On en déduit numériquement :

\boxed{\frac{\Delta D}{D} = \frac{\Delta h}{h} = \frac{1}{3} \times 10^{-8} \simeq 3{,}3 \times 10^{-9}}

(ou entre 5 \times 10^{-9} et 10^{-8} si l'on ne fait varier qu'une seule dimension).

Conclusion pour de tels étalons : Avec D \simeq 4\text{ cm} = 4 \times 10^{-2}\text{ m} (d'après Q3), la variation absolue de dimension correspondante est :

\Delta D \simeq 4 \times 10^{-2} \times 3{,}3 \times 10^{-9} \simeq 1{,}3 \times 10^{-10}\text{ m} \simeq 0{,}13\text{ nm}

Cette valeur est de l'ordre de grandeur du rayon d'un atome, soit l'épaisseur d'une fraction de monocouche atomique.

On en conclut que :

  • Les étalons matériels sont extrêmement vulnérables à l'environnement : le simple dépôt par adsorption de quelques monocouches de gaz ou de polluants, ou un frottement minime lors des manipulations, modifie leur masse de plusieurs dizaines de microgrammes (comme observé sur la figure 1 au fil des décennies).
  • Un artefact matériel ne peut donc pas assurer la reproductibilité et la pérennité requises pour la métrologie de haute précision, ce qui justifie la redéfinition du kilogramme à partir d'une constante fondamentale de la physique (h).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le calcul des variations relatives, notamment par différentiation logarithmique, doit être maîtrisé en évitant les erreurs de dérivation grossières.

« Les variations relatives semblent peu connues. »

« Même si un candidat ne se souvient pas des méthodes pour la trouver (avec la différentielle logarithmique notamment), il est aberrant de voir que ∆(x3)= (∆x)3. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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I.1.2 · Poussée d'Archimède

Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : poussée d'archimède

Rappeler la force totale exercée par l'air sur l'étalon. Contribue-t-elle à augmenter ou diminuer la masse apparente de l'étalon ?

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Écrire l'expression vectorielle de la poussée d'Archimède et constater qu'elle s'oppose au poids, diminuant ainsi le poids apparent mesuré par une balance.

Voir la réponse courte

La poussée d'Archimède \vec{F}_{\text{A}} = -\rho_{\text{air}} V \vec{g} est verticale ascendante et diminue la masse apparente.

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Dans l'air au repos soumis au champ de pesanteur uniforme \vec{g}_0, la résultante des forces de pression exercées sur un corps de volume V totalement immergé est la poussée d'Archimède :

\boxed{\vec{\Pi} = -\rho_{\text{air}} V \vec{g}_0}

Cette force est verticale, dirigée vers le haut (à l'opposé du champ de pesanteur), et a pour norme \Pi = \rho_{\text{air}} V g_0.

À l'équilibre mécanique de l'étalon sur une balance dans le référentiel terrestre supposé galiléen, la force de soutien \vec{R} exercée par le plateau compense le poids et la poussée d'Archimède :

\vec{R} + m\vec{g}_0 + \vec{\Pi} = \vec{0} \implies \vec{R} = -\left(m - \rho_{\text{air}}V\right)\vec{g}_0

Le poids apparent mesuré par la balance est donc :

\vec{P}_{\text{app}} = -\vec{R} = \left(m - \rho_{\text{air}}V\right)\vec{g}_0 = m_{\text{app}} \vec{g}_0

avec une masse apparente m_{\text{app}} = m - \rho_{\text{air}}V < m.

La poussée d'Archimède s'opposant au poids, elle contribue donc à diminuer la masse apparente de l'étalon.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il ne faut pas confondre la résultante des forces de pression et la poussée d'Archimède, et veiller à préciser le caractère vectoriel ou le sens de la force.

« On ne peut pas à la fois invoquer la poussée d’Archimède et la résultant des forces de pression. »

« De plus, une force doit être vectorielle (ou au moins le sens doit être indiqué dans une phrase). »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : poussée d'archimède

Exprimer, en valeur absolue, la variation de masse apparente associée à cet effet, c'est-à-dire la variation de masse qui serait nécessaire pour, en l'absence de cet effet, obtenir la même force.

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Identifier la masse d'air déplacée par l'étalon : \Delta m_2 = \rho_{\text{air}} V = m \frac{\rho_{\text{air}}}{\rho_{\text{Pt-Ir}}}.

Voir la réponse courte

À l'équilibre, le poids apparent vaut m_{\text{app}} g = (m - \rho_{\text{air}} V)g soit un écart \Delta m_2 = \rho_{\text{air}} V.

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Dans l'air, le poids apparent correspond à la résultante des forces volumiques et de surface exercées sur l'étalon :

\vec{F} = \vec{P} + \vec{\Pi} = (m - \rho_{\text{air}}V)\,\vec{g}_0 = m_{\text{app}}\,\vec{g}_0

En l'absence de poussée d'Archimède (dans le vide), pour exercer la même force sur un dispositif de pesée, il faudrait une masse égale à la masse apparente m_{\text{app}} = m - \rho_{\text{air}}V.

La variation de masse apparente \Delta m_2, prise en valeur absolue, s'exprime donc par :

\Delta m_2 = |m_{\text{app}} - m| = \rho_{\text{air}} V

En utilisant le volume V = \dfrac{m}{\rho_{\text{Pt-Ir}}} établi à la question Q3, on obtient :

\boxed{\Delta m_2 = \rho_{\text{air}} V = m\,\frac{\rho_{\text{air}}}{\rho_{\text{Pt-Ir}}}}

Résultat

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Question 7

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : poussée d'archimède, équation d'état du gaz parfait

Application numérique : l'air sec à la pression et à la température , supposées uniformes, peut être assimilé à un mélange idéal de gaz parfaits de masse molaire . On donne , , . (a) Déterminer dans le cas de l'étalon en platine iridié. Commenter. (b) Quelle variation relative (en valeur absolue) de la masse volumique provoquerait un décalage de la variation de masse apparente de ?

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Calculer la masse volumique de l'air par la loi des gaz parfaits \rho_{\text{air}} = \frac{p_{\text{air}} M}{R T_{\text{air}}}, puis évaluer numériquement \Delta m_2 et la sensibilité relative |\delta \rho_{\text{air}}/\rho_{\text{air}}|.

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Calcul de \rho_{\text{air}} = p M / (R T) \simeq 1{,}2\text{ kg.m}^{-3} d'où \Delta m_2 \simeq 60\text{ mg}, puis \Delta \rho_{\text{air}}/\rho_{\text{air}} \simeq 1{,}7 \times 10^{-4}.

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(a) Détermination de \Delta m_2 pour l'étalon en platine iridié

D'après le modèle du gaz parfait appliqué à l'air sec :

p_{\text{air}} = \frac{\rho_{\text{air}}}{M} R T_{\text{air}} = \frac{\rho_{\text{air}}}{M} N_{\text{A}} k_{\text{B}} T_{\text{air}}

On en déduit l'expression de la masse volumique de l'air :

\rho_{\text{air}} = \frac{M p_{\text{air}}}{N_{\text{A}} k_{\text{B}} T_{\text{air}}}

La constante des gaz parfaits vaut :

R = N_{\text{A}} k_{\text{B}} = 6{,}02 \times 10^{23} \times 1{,}38 \times 10^{-23} \simeq 8{,}31\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}

L'application numérique donne :

\rho_{\text{air}} = \frac{30 \times 10^{-3} \times 10^5}{8{,}31 \times 300} = \frac{3000}{2493} \simeq 1{,}20\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}

En utilisant le volume V = 5 \times 10^{-5}\text{ m}^3 obtenu à la question Q3 et l'expression établie à la question Q6, on calcule \Delta m_2 :

\Delta m_2 = \rho_{\text{air}} V = 1{,}20 \times 5 \times 10^{-5} = 6{,}0 \times 10^{-5}\text{ kg} = 60\text{ mg}
\boxed{\Delta m_2 \simeq 60\text{ mg}}

Commentaire : La correction de poussée d'Archimède (\Delta m_2 \simeq 60\text{ mg} = 60\,000\ \mu\text{g}) est colossale devant les incertitudes métrologiques recherchées et les dérives observées sur la figure 1 (de l'ordre de quelques dizaines de microgrammes sur un siècle). Cet effet systématique ne peut absolument pas être négligé lors des comparaisons de masses dans l'air.

(b) Variation relative de la masse volumique de l'air

Le volume de l'étalon étant constant, une variation \delta \rho_{\text{air}} de la masse volumique de l'air entraîne une variation \delta(\Delta m_2) donnée par :

\delta(\Delta m_2) = V \, \delta \rho_{\text{air}}

La variation relative en valeur absolue s'écrit donc simplement :

\left| \frac{\delta \rho_{\text{air}}}{\rho_{\text{air}}} \right| = \frac{\delta(\Delta m_2)}{\Delta m_2}

Pour \delta(\Delta m_2) = 10\ \mu\text{g} = 10 \times 10^{-6}\text{ g} et \Delta m_2 = 60\text{ mg} = 60 \times 10^{-3}\text{ g} :

\left| \frac{\delta \rho_{\text{air}}}{\rho_{\text{air}}} \right| = \frac{10 \times 10^{-6}}{60 \times 10^{-3}} = \frac{1}{6\,000} \simeq 1{,}7 \times 10^{-4}
\boxed{\left| \frac{\delta \rho_{\text{air}}}{\rho_{\text{air}}} \right| \simeq 1{,}7 \times 10^{-4} \quad (\approx 0{,}017\,\%)}

Résultat

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Attention aux erreurs courantes lors de la conversion des microgrammes en kilogrammes.

« La conversion de g en kg pose énormément problème aux candidats ! »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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I.1.3 · Adsorption de particules

Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Thermodynamique › Facteur de Boltzmann et physique statistique

Notions : facteur de boltzmann

Avec les conditions précédentes, la loi de Boltzmann est vérifiée pour la pression. Donner l'expression de en notant la pression à la température en un point infiniment éloigné de la paroi.

Hors programme actuel

Le facteur de Boltzmann ne figure pas au programme de la filière PSI et l'expression générale n'est pas rappelée.

Voir l'indice

Appliquer le facteur de Boltzmann pour l'énergie potentielle W_{\text{ad}}(z), sachant qu'en z \to +\infty l'énergie s'annule : p(z) = p(+\infty)\exp\left(-\frac{W_{\text{ad}}(z)}{k_{\text{B}} T_0}\right).

Voir la réponse courte

Distribution barométrique avec l'énergie potentielle d'interaction paroi-molécule : p(z) = p(+\infty)\exp(-E_{\text{p}}(z)/(k_{\text{B}} T_0)).

Voir le corrigé complet

À l'équilibre thermodynamique à la température uniforme T_0, en présence d'un potentiel extérieur d'énergie W_{\text{ad}}(z) et en l'absence d'interactions mutuelles entre particules, la densité volumique de particules n(z) suit la loi de distribution de Boltzmann :

n(z) = n(+\infty)\exp\left(-\frac{W_{\text{ad}}(z)}{k_{\text{B}}T_0}\right)

Le gaz étant localement assimilé à un gaz parfait, la pression locale vérifie p(z) = n(z)k_{\text{B}}T_0, et en z = +\infty, où W_{\text{ad}}(+\infty) = 0, on a p(+\infty) = n(+\infty)k_{\text{B}}T_0. Il s'ensuit que :

p(z) = p(+\infty)\exp\left(-\frac{W_{\text{ad}}(z)}{k_{\text{B}}T_0}\right)

En substituant l'expression de l'énergie d'interaction W_{\text{ad}}(z) = -\dfrac{K_{\text{ad}}}{z^3}, on obtient :

\boxed{p(z) = p(+\infty)\exp\left(\frac{K_{\text{ad}}}{k_{\text{B}}T_0 z^3}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La notion de facteur de Boltzmann doit être bien assimilée.

« La notion de facteur de Boltzmann est assez peu connue des étudiants. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Thermodynamique › Facteur de Boltzmann et physique statistique ; Changements d'état du corps pur

Notions : pression de vapeur saturante, condensation

Quelle est, dans l'expression précédente, la limite de lorsque tend vers 0 ? Qu'arrive-t-il lorsque devient supérieure à , la pression de vapeur saturante du gaz à la température ?

Voir l'indice

Prendre la limite quand z \to 0 pour observer la divergence de la pression, puis traduire le dépassement de la pression de vapeur saturante en termes de liquéfaction locale.

Voir la réponse courte

Lorsque z \to 0, E_{\text{p}} \to -\infty donc p(z) diverge ; si p(z) > p_{\text{s}}(T_0), le gaz se condense en liquide sur la paroi.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question 8, la pression du gaz à la distance z > 0 de la paroi s'écrit :

p(z) = p(+\infty) \exp\left(\frac{K_{\text{ad}}}{k_{\text{B}} T_0 z^3}\right)

Puisque la constante d'adsorption K_{\text{ad}} et la température T_0 sont strictement positives, l'exposant tend vers +\infty lorsque z tend vers 0 par valeurs supérieures :

\lim_{z \to 0^+} \frac{K_{\text{ad}}}{k_{\text{B}} T_0 z^3} = +\infty

On en déduit immédiatement la limite de la pression :

\boxed{\lim_{z \to 0^+} p(z) = +\infty}

D'un point de vue thermodynamique, à la température T_0, un gaz ne peut exister à l'équilibre sous forme de vapeur stable à une pression strictement supérieure à sa pression de vapeur saturante p_{\text{s}}(T_0).

Lorsque p(z) dépasse p_{\text{s}}(T_0), la vapeur se trouve dans un état sursaturé métastable ou instable : il se produit un changement d'état, à savoir la liquéfaction (ou condensation) du gaz. Le fluide se dépose alors sous forme d'une phase liquide à la surface de la paroi.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 10

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Thermodynamique › Facteur de Boltzmann et physique statistique ; Changements d'état du corps pur

Notions : équilibre liquide-vapeur

En déduire qu'il existe à la surface de la paroi une « couche liquide » sur une épaisseur dont on déterminera l'expression en fonction de , la constante de Boltzmann , , et .

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Poser la condition frontière de transition liquide-vapeur p(d_{\text{liq}}) = p_{\text{s}}(T_0) et inverser la relation exponentielle obtenue en Q8.

Voir la réponse courte

Condition de liquéfaction p(d_{\text{liq}}) = p_{\text{s}}(T_0) avec E_{\text{p}}(z) = -K_{\text{ad}}/z^3, ce qui donne d_{\text{liq}} = [K_{\text{ad}}/(k_{\text{B}} T_0 \ln(p_{\text{s}}/p_\infty))]^{1/3}.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, le profil théorique de pression est :

p(z) = p(+\infty)\exp\left(\frac{K_{\text{ad}}}{k_{\text{B}}T_0 z^3}\right)

Pour z > 0, la fonction z \mapsto p(z) est continue et strictement décroissante :

  • en z \to 0^+, p(z) \to +\infty ;
  • en z \to +\infty, p(z) \to p(+\infty) < p_{\text{s}}(T_0).

Par le théorème des valeurs intermédiaires, il existe une cote unique z = d_{\text{liq}} où la pression atteint la pression de vapeur saturante p_{\text{s}}(T_0).

Pour tout z \in [0, d_{\text{liq}}], la pression théorique dépasserait p_{\text{s}}(T_0) : le gaz se condense donc à l'état liquide sur la paroi, formant un film liquide d'épaisseur d_{\text{liq}}.

La cote d_{\text{liq}} est définie par la condition à la frontière liquide-vapeur :

p(d_{\text{liq}}) = p_{\text{s}}(T_0) \iff p(+\infty)\exp\left(\frac{K_{\text{ad}}}{k_{\text{B}}T_0 d_{\text{liq}}^3}\right) = p_{\text{s}}(T_0)

En prenant le logarithme népérien :

\frac{K_{\text{ad}}}{k_{\text{B}}T_0 d_{\text{liq}}^3} = \ln\left(\frac{p_{\text{s}}(T_0)}{p(+\infty)}\right)

On en déduit l'expression de l'épaisseur de la couche liquide :

\boxed{d_{\text{liq}} = \left(\frac{K_{\text{ad}}}{k_{\text{B}}T_0 \ln\left(\dfrac{p_{\text{s}}(T_0)}{p(+\infty)}\right)}\right)^{1/3}}

Résultat

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Question 11

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : changement d'état

Pour les molécules envisagées, à , . (a) Déterminer la valeur numérique de . Commenter la valeur obtenue. (b) Quelle serait la masse excédentaire adsorbée sur toute la surface de l'étalon de platine, si le fluide adsorbé a une densité de ? On prendra une surface totale .

Voir l'indice

Effectuer l'application numérique de d_{\text{liq}} avec les données du formulaire, puis calculer \Delta m_4 = \rho_{\text{liq}} S_{\text{ext}} d_{\text{liq}}.

Voir la réponse courte

Calcul numérique de d_{\text{liq}} de l'ordre du nanomètre (quelques monocouches), puis masse adsorbée \Delta m_4 = \rho_{\text{liq}} S_{\text{ext}} d_{\text{liq}}.

Voir le corrigé complet

(a) Valeur numérique de d_{\text{liq}} et commentaire

D'après le résultat de la question Q10, l'épaisseur de la couche adsorbée s'écrit :

d_{\text{liq}} = \left(\frac{K_{\text{ad}}}{k_{\text{B}}T_0 \ln\left(\frac{p_{\text{s}}(T_0)}{p(+\infty)}\right)}\right)^{1/3}

Le rapport des pressions vaut :

\frac{p_{\text{s}}(T_0)}{p(+\infty)} = \frac{24\text{ hPa}}{8\text{ hPa}} = 3

L'aide numérique fournie donne \ln 3 \simeq 1.

Au dénominateur sous la racine cubique :

k_{\text{B}} T_0 \ln 3 \simeq 1{,}38 \times 10^{-23} \times 300 \times 1 = 4{,}14 \times 10^{-21}\text{ J}

Le terme sous la racine cubique vaut donc :

\frac{K_{\text{ad}}}{k_{\text{B}}T_0 \ln 3} = \frac{3 \times 10^{-49}}{4{,}14 \times 10^{-21}} \simeq 0{,}72 \times 10^{-28}\text{ m}^3

En utilisant l'aide numérique 10^{-28/3} \simeq 5 \times 10^{-10} et le fait que (0{,}72)^{1/3} \simeq 0{,}9 \approx 1 :

d_{\text{liq}} \simeq 10^{-28/3}\text{ m} \simeq 5 \times 10^{-10}\text{ m}
\boxed{d_{\text{liq}} \simeq 5 \times 10^{-10}\text{ m} = 0{,}5\text{ nm}}

Commentaire : Cette épaisseur est de l'ordre de grandeur nanométrique (quelques angströms), ce qui correspond typiquement à une ou deux monocouches moléculaires adsorbées à la surface de l'étalon (le diamètre d'une molécule d'eau étant d'environ 0{,}3\text{ nm}).

(b) Masse excédentaire \Delta m_4 adsorbée

L'épaisseur d_{\text{liq}} étant infime devant les dimensions macroscopiques du cylindre, le volume de la couche liquide s'exprime simplement par V_{\text{liq}} = S_{\text{ext}} \, d_{\text{liq}}. La masse excédentaire associée est donc :

\Delta m_4 = \rho_{\text{liq}} S_{\text{ext}} d_{\text{liq}}

Avec \rho_{\text{liq}} = 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, S_{\text{ext}} = 70\text{ cm}^2 = 7{,}0 \times 10^{-3}\text{ m}^2 et d_{\text{liq}} \simeq 5 \times 10^{-10}\text{ m} :

\begin{aligned} \Delta m_4 &= 10^3 \times (7{,}0 \times 10^{-3}) \times (5 \times 10^{-10}) \\ &= 3{,}5 \times 10^{-9}\text{ kg} = 3{,}5\text{ µ g} \end{aligned}
\boxed{\Delta m_4 \simeq 3{,}5\text{ µ g}}

Résultat

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I.2 · Comparaison des effets

Question 12

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : incertitude de mesure

Parmi les effets étudiés précédemment, quels sont ceux qui contribuent le plus à l'incertitude des étalonnages de masses ? Lesquels peuvent être « facilement » corrigés ?

Voir l'indice

Comparer les ordres de grandeur de \Delta m_2 (dizaines de mg) et \Delta m_4 (\mug) : la poussée d'Archimède est corrigible par barométrie précise, l'adsorption nécessite un nettoyage sous vide.

Voir la stratégie

Pour répondre de manière structurée :

  1. Comparer les ordres de grandeur des trois effets analysés : géométrique/usure (Q4), poussée d'Archimède (Q6–Q7) et adsorption (Q10–Q11).
  2. Identifier l'effet dont la correction systématique est aisée et expliquer comment elle est mise en œuvre.
  3. Identifier les effets incontrôlés ou difficilement modélisables qui fixent l'incertitude résiduelle et expliquent la dérive observée sur la figure 1.
Voir la réponse courte

La poussée d'Archimède est importante mais facilement corrigée par mesure de (p, T, \text{HR}), alors que l'adsorption superficielle reste plus difficile à maîtriser.

Voir le corrigé complet

Les trois effets étudiés précédemment présentent des caractéristiques très différentes :

  • La poussée d'Archimède représente l'effet de plus grande amplitude absolue (\Delta m_2 \simeq 60\text{ mg}, soit plusieurs dizaines de milliers de microgrammes). Cependant, c'est un effet facilement corrigeable :

    • En mesurant avec précision la pression p, la température T et le taux d'humidité de l'air de la salle de pesée, la masse volumique de l'air \rho_{\text{air}} est connue avec une excellente précision, ce qui permet de retrancher par calcul la poussée d'Archimède subie par l'étalon de volume V.
    • On peut également procéder à des pesées sous vide ou utiliser une masse de référence de volume quasi identique (pesée par double pesée ou substitution).
  • L'adsorption superficielle induit des variations de masse \Delta m_4 \sim \text{quelques }\mu\text{g} à plusieurs dizaines de microgrammes. Contrairement à la poussée d'Archimède, cet effet contribue le plus à l'incertitude de mesure et à la dérive temporelle des étalons :

    • La quantité adsorbée dépend fortement de l'humidité relative, des polluants atmosphériques (composés organiques volatils), de la rugosité microscopique réelle (surface effective bien supérieure à la surface géométrique) et de l'histoire thermique de la pièce.
    • Les procédures de nettoyage au solvant ou par traitement thermique éliminent une partie de cette couche adsorbée, mais modifient l'état de surface de manière difficilement reproductible et peuvent arracher des atomes du matériau.
  • L'altération géométrique / l'usure mécanique : comme calculé à la question 4, la perte ou l'ajout d'une couche monoatomique (\Delta D \sim 0{,}13\text{ nm}) entraîne une variation de 10\ \mu\text{g}. Les frottements lors des manipulations ou le nettoyage introduisent donc une incertitude irréversible.

En conclusion :

  • L'effet facilement corrigé est la poussée d'Archimède.
  • Les effets qui contribuent le plus à l'incertitude résiduelle sont l'adsorption de surface et l'usure/pollution superficielle.
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Partie II : Effet Hall et mesures

II.1 · Principe

Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : effet hall, modèle de drude

Écrire le principe fondamental de la dynamique appliqué à un électron, et montrer que la solution en régime permanent peut se mettre sous la forme matricielle :

où représente les composantes de la matrice conductivité et où est la densité surfacique de courant qui parcourt le gaz d'électrons bidimensionnel. Exprimer les composantes de la matrice conductivité en fonction de la pulsation cyclotron et de .

Voir l'indice

Projeter le PFD en régime permanent en projetant la vitesse selon les composantes du courant \vec{j}_{\text{S}} = -N_{\text{s}} e \vec{v}, puis inverser le système linéaire 2 \times 2.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un électron de charge q = -e et de masse effective m^* dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.
  2. Établir l'équation d'équilibre en régime permanent (\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{0}), puis exprimer la vitesse \vec{v} en fonction de la densité surfacique de courant \vec{j}_{\text{S}} = -e N_{\text{s}} \vec{v}.
  3. Projeter la relation vectorielle obtenue sur les axes \mathrm{O}x et \mathrm{O}y, puis inverser le système linéaire pour identifier les coefficients \sigma_{ij}.
Voir la réponse courte

PFD sur l'électron avec force de Lorentz et terme de frottement de Drude en régime permanent, résolution du système linéaire donnant la matrice conductivité.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel d'étude supposé galiléen, appliquons le principe fondamental de la dynamique à un électron de charge q = -e et de masse effective m^*, animé d'une vitesse \vec{v} = v_x \vec{e}_x + v_y \vec{e}_y dans le plan (\mathrm{O}xy) :

m^* \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -e\left(\vec{E} + \vec{v} \wedge \vec{B}_0\right) - \frac{m^*}{\tau}\vec{v}

En régime permanent, la vitesse moyenne est constante, soit \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{0} :

\frac{m^*}{\tau}\vec{v} + e\left(\vec{v} \wedge \vec{B}_0\right) = -e\vec{E}

La densité surfacique de courant associée au gaz bidimensionnel d'électrons s'écrit :

\vec{j}_{\text{S}} = -e N_{\text{s}}\vec{v} \iff \vec{v} = -\frac{\vec{j}_{\text{S}}}{e N_{\text{s}}}

En substituant cette relation dans l'équation du mouvement permanent, on obtient :

\begin{aligned} -\frac{m^*}{e N_{\text{s}}\tau}\vec{j}_{\text{S}} - \frac{1}{N_{\text{s}}}\left(\vec{j}_{\text{S}} \wedge \vec{B}_0\right) &= -e\vec{E} \end{aligned}

En multipliant par \frac{e N_{\text{s}}\tau}{m^*} et en introduisant la conductivité \sigma_0 = \frac{N_{\text{s}}e^2\tau}{m^*} et la pulsation cyclotron \omega_{\text{c}} = \frac{e B_0}{m^*} avec \vec{B}_0 = B_0 \vec{e}_z :

\vec{j}_{\text{S}} + \omega_{\text{c}}\tau \left(\vec{j}_{\text{S}} \wedge \vec{e}_z\right) = \sigma_0 \vec{E}

Puisque \vec{j}_{\text{S}} \wedge \vec{e}_z = (j_{\text{S}x}\vec{e}_x + j_{\text{S}y}\vec{e}_y)\wedge \vec{e}_z = j_{\text{S}y}\vec{e}_x - j_{\text{S}x}\vec{e}_y, la projection sur les axes \mathrm{O}x et \mathrm{O}y donne :

\begin{cases} j_{\text{S}x} + \omega_{\text{c}}\tau \, j_{\text{S}y} = \sigma_0 E_x \\[4pt] -\omega_{\text{c}}\tau \, j_{\text{S}x} + j_{\text{S}y} = \sigma_0 E_y \end{cases} \iff \begin{pmatrix} 1 & \omega_{\text{c}}\tau \\ -\omega_{\text{c}}\tau & 1 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} j_{\text{S}x} \\ j_{\text{S}y} \end{pmatrix} = \sigma_0 \begin{pmatrix} E_x \\ E_y \end{pmatrix}

Le déterminant de la matrice 2 \times 2 vaut \det = 1 + (\omega_{\text{c}}\tau)^2 \neq 0. En inversant cette matrice, il vient :

\begin{pmatrix} j_{\text{S}x} \\ j_{\text{S}y} \end{pmatrix} = \frac{\sigma_0}{1 + (\omega_{\text{c}}\tau)^2} \begin{pmatrix} 1 & -\omega_{\text{c}}\tau \\ \omega_{\text{c}}\tau & 1 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} E_x \\ E_y \end{pmatrix}

Cette relation s'identifie bien à la forme matricielle demandée \begin{pmatrix} j_{\text{S}x} \\ j_{\text{S}y} \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} \sigma_{xx} & \sigma_{xy} \\ \sigma_{yx} & \sigma_{yy} \end{pmatrix}\begin{pmatrix} E_x \\ E_y \end{pmatrix} avec :

\boxed{ \sigma_{xx} = \sigma_{yy} = \frac{\sigma_0}{1 + (\omega_{\text{c}}\tau)^2}, \quad \sigma_{xy} = -\frac{\sigma_0 \omega_{\text{c}}\tau}{1 + (\omega_{\text{c}}\tau)^2}, \quad \sigma_{yx} = \frac{\sigma_0 \omega_{\text{c}}\tau}{1 + (\omega_{\text{c}}\tau)^2} = -\sigma_{xy} }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

De nombreuses erreurs de calcul ont été constatées dans l'application du principe fondamental de la dynamique.

« On retrouve beaucoup d’erreurs de calculs. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : conductivité électrique

Quelle est la signification physique de ?

Voir l'indice

Identifier \sigma_0 comme la conductivité surfacique continue du matériau en champ magnétique nul (loi d'Ohm locale 2D).

Voir la réponse courte

\sigma_0 représente la conductivité surfacique statique de Drude en l'absence de champ magnétique (B_0 = 0).

Voir le corrigé complet

D'après la relation matricielle établie à la question précédente (Q13) :

\begin{pmatrix} j_{\mathrm{S}x} \\ j_{\mathrm{S}y} \end{pmatrix} = \frac{\sigma_0}{1 + (\omega_{\mathrm{c}}\tau)^2} \begin{pmatrix} 1 & -\omega_{\mathrm{c}}\tau \\ \omega_{\mathrm{c}}\tau & 1 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} \mathrm{E}_x \\ \mathrm{E}_y \end{pmatrix}

En l'absence de champ magnétique extérieur (\vec{\mathrm{B}}_0 = \vec{0}, soit \omega_{\mathrm{c}} = 0), la matrice de conductivité devient diagonale proportionnelle à l'identité, et la loi d'Ohm locale surfacique s'écrit :

\vec{j}_{\mathrm{S}} = \sigma_0 \vec{\mathrm{E}}

Ainsi, \sigma_0 représente la conductivité électrique surfacique (ou bidimensionnelle) du gaz d'électrons en champ magnétique nul, selon le modèle de Drude.

\boxed{\sigma_0 \text{ est la conductivité électrique surfacique du gaz d'électrons en l'absence de champ magnétique.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury attendait la précision explicite de l'absence de champ magnétique dans la signification physique de la conductivité.

« Seuls une poignée de candidats ont précisé l’absence de champ magnétique. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : effet hall, champ de hall

Expliquer brièvement l'origine de la tension transversale .

Voir l'indice

Expliquer l'accumulation de charges négatives sur un bord latéral sous l'action de la force magnétique de Lorentz, créant un champ électrique transverse d'opposition.

Voir la stratégie

Pour expliquer l'origine de la tension de Hall V_{\text{H}}, on décrit les étapes successives menant à l'état stationnaire :

  1. L'action de la composante magnétique de la force de Lorentz sur les porteurs de charge en mouvement longitudinal.
  2. L'accumulation de charges opposées sur les bords latéraux du conducteur, créant un champ électrique transverse (champ de Hall).
  3. L'établissement de l'équilibre transverse où la force électrique compense la force magnétique, donnant naissance à une différence de potentiel transverse V_{\text{H}}.
Voir la réponse courte

La déviation des porteurs par la force de Lorentz crée une accumulation de charges transversale, induisant le champ de Hall qui compense cette force.

Voir le corrigé complet

L'origine de la tension transversale V_{\text{H}} s'explique par les mécanismes microscopiques suivants :

  • Déflexion magnétique : Les électrons de conduction, de charge q = -e, animés d'une vitesse moyenne d'entraînement longitudinale \vec{v} = v_x \vec{e}_x (avec v_x < 0 pour un courant orienté selon +\vec{e}_x), subissent sous l'action du champ magnétique \vec{B}_0 = B_0 \vec{e}_z une force de Lorentz magnétique :

    \vec{F}_{\text{m}} = q\,\vec{v} \times \vec{B}_0 = (-e)(v_x \vec{e}_x) \times (B_0 \vec{e}_z) = e v_x B_0 \,\vec{e}_y

    Comme v_x < 0, cette force est dirigée selon -\vec{e}_y et dévie les électrons vers le bord inférieur.

  • Accumulation de charges et champ de Hall : Cette déviation entraîne une accumulation d'électrons sur la face inférieure et un défaut d'électrons (charges positives nettes non compensées du réseau) sur la face supérieure. Cette séparation de charges génère un champ électrique transverse dit champ de Hall \vec{E}_{\text{H}} = E_y \vec{e}_y (orienté vers les y décroissants, soit E_y < 0).
  • Établissement du régime permanent : L'apparition de ce champ engendre une force électrostatique \vec{F}_{\text{e}} = -e \vec{E}_{\text{H}} qui s'oppose à la force magnétique. En régime stationnaire, la composante transverse du courant s'annule (j_{\text{S}y} = 0), ce qui correspond à la compensation moyenne des forces transverses :

    \vec{F}_{\text{e}} + \vec{F}_{\text{m}} = \vec{0}
  • Tension de Hall : La circulation de ce champ électrique transverse \vec{E}_{\text{H}} entre les deux faces latérales opposées de la sonde produit une différence de potentiel mesurable, la tension de Hall V_{\text{H}} :

    \boxed{V_{\text{H}} = -\int_{\text{face 1}}^{\text{face 2}} \vec{E}_{\text{H}} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'effet Hall doit être expliqué qualitativement sans équations, un schéma clair étant particulièrement apprécié.

« L’effet Hall est un phénomène à savoir expliquer simplement, sans équations. »

« Un schéma est souvent plus clair que des phrases. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : impédance d'entrée

Définir l'impédance d'entrée. Pourquoi doit-on avoir une impédance d'entrée du voltmètre « très grande » ?

Voir l'indice

Rappeler qu'un voltmètre mesure la ddp sans dériver de courant, ce qui impose une impédance d'entrée tendant vers l'infini pour ne pas perturber l'équilibre transverse (j_{\text{S}y} = 0).

Voir la réponse courte

L'impédance d'entrée doit être très grande pour ne pas dériver de courant transversal (j_{\text{S}y} \simeq 0) et ne pas perturber la mesure.

Voir le corrigé complet

1. Définition de l'impédance d'entrée

L'impédance d'entrée Z_e d'un appareil de mesure (ou d'un quadripôle récepteur) est définie par le rapport, en régime sinusoïdal, entre la tension appliquée à ses bornes d'entrée et le courant qui y pénètre :

\boxed{Z_e = \frac{\underline{U}_e}{\underline{I}_e}}

En régime continu, cette impédance est purement résistive et correspond à la résistance d'entrée :

R_e = \frac{U_e}{I_e}

2. Nécessité d'une impédance d'entrée très grande

Un voltmètre se branche toujours en dérivation (en parallèle) entre les deux points dont on souhaite mesurer la différence de potentiel. Deux raisons imposent que son impédance d'entrée soit la plus élevée possible :

  • Non-perturbation du circuit (absence d'effet de charge) : le courant prélevé par l'appareil est I_e = \frac{U_e}{Z_e}. Pour que l'insertion du voltmètre ne modifie pas le fonctionnement du système, ce courant doit être rigoureusement négligeable devant les courants circulant dans le dipôle étudié, ce qui exige Z_e \gg R_{\text{Th}}, où R_{\text{Th}} est la résistance équivalente de Thévenin entre les deux bornes de mesure.
  • Mesure de la tension de Hall en circuit ouvert : la tension de Hall V_{\mathrm{H}} n'atteint sa valeur d'équilibre que si la densité de courant transverse s'annule strictement (j_{\mathrm{S}y} = 0). Si l'impédance d'entrée était finie, un courant transverse non nul circulerait à travers le voltmètre, limitant l'accumulation de charges sur les flancs latéraux ; le champ électrique transverse E_y ne compenserait alors plus totalement la force de Lorentz magnétique, et la tension mesurée serait inférieure à la tension de Hall théorique à vide.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'impédance d'entrée ne doit pas être assimilée à une simple résistance et nécessite une explication rigoureuse et compréhensible.

« La notion d’impédance d’entrée est farfelue : ce n’est pas toujours une résistance. »

« Les explications sont parfois incompréhensibles. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : effet hall

Établir la relation entre et en régime permanent en fonction de , et (effet Hall).

Voir l'indice

Imposer la condition de circuit ouvert transverse j_{\text{S}y} = 0 dans l'équation matricielle de la question 13 pour isoler le rapport E_y / j_{\text{S}x}.

Voir la stratégie
  1. Traduire la condition expérimentale d'absence de courant transverse imposée par le voltmètre de très grande impédance d'entrée : j_{\text{S}y} = 0.
  2. Utiliser les relations liant le courant surfacique au champ électrique obtenues à la question Q13 pour relier E_y à j_{\text{S}x}.
Voir la réponse courte

En régime permanent sans courant transversal (j_{\text{S}y} = 0), on exprime E_y en fonction de j_{\text{S}x} : E_y = -\omega_{\text{c}} \tau j_{\text{S}x} / \sigma_0.

Voir le corrigé complet

Le voltmètre d'impédance d'entrée infinie branché selon la direction transversale Oy n'absorbe aucun courant. Le régime permanent implique donc une densité surfacique de courant strictement longitudinale :

j_{\text{S}y} = 0

D'après le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe Oy établi à la question Q13, les composantes de la densité surfacique de courant vérifient :

-\omega_{\text{c}}\tau \, j_{\text{S}x} + j_{\text{S}y} = \sigma_0 E_y

En injectant la condition j_{\text{S}y} = 0, on obtient directement :

-\omega_{\text{c}}\tau \, j_{\text{S}x} = \sigma_0 E_y

Ce que l'on peut également retrouver en inversant le système matriciel \vec{j}_{\text{S}} = \underline{\underline{\sigma}} \, \vec{E} obtenu à la question Q13 :

j_{\text{S}y} = \sigma_{yx} E_x + \sigma_{yy} E_y = 0 \implies E_x = -\frac{\sigma_{yy}}{\sigma_{yx}} E_y = -\frac{1}{\omega_{\text{c}}\tau} E_y

puis en réinjectant dans j_{\text{S}x} :

j_{\text{S}x} = \sigma_{xx} E_x + \sigma_{xy} E_y = \frac{\sigma_0}{1+(\omega_{\text{c}}\tau)^2}\left(-\frac{1}{\omega_{\text{c}}\tau} - \omega_{\text{c}}\tau\right)E_y = -\frac{\sigma_0}{\omega_{\text{c}}\tau} E_y

On en déduit la relation d'effet Hall :

\boxed{E_y = -\frac{\omega_{\text{c}}\tau}{\sigma_0} j_{\text{S}x}}

ou de manière équivalente :

\boxed{j_{\text{S}x} = -\frac{\sigma_0}{\omega_{\text{c}}\tau} E_y}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : résistance de hall

En déduire l'expression de la résistance de Hall définie par : en fonction de , et .

Voir l'indice

Intégrer le champ transverse V_{\text{H}} = -E_y L et exprimer le courant total I = j_{\text{S}x} L pour simplifier la dépendance géométrique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le courant total I injecté selon l'axe Ox en intégrant la densité surfacique de courant j_{\mathrm{S}x} sur la largeur L du conducteur.
  2. Relier la tension de Hall V_{\mathrm{H}} au champ électrique transverse E_y le long de la dimension transverse de longueur L.
  3. En déduire le rapport R_{\mathrm{H}} = V_{\mathrm{H}}/I à l'aide de la relation établie à la question Q17.
Voir la réponse courte

Avec V_{\text{H}} = -E_y L_y et I = j_{\text{S}x} L_y, le facteur géométrique s'élimine et donne la résistance de Hall R_{\text{H}} = B_0 / (N_{\text{s}} e).

Voir le corrigé complet

Le courant total I circulant selon \vec{e}_x traverse un segment de longueur L selon la direction \vec{e}_y. Le champ de courant étant uniforme dans le plan :

I = \int_0^L j_{\mathrm{S}x}\,\mathrm{d}y = j_{\mathrm{S}x}\, L

D'autre part, la tension transversale de Hall V_{\mathrm{H}} mesurée entre les deux bords opposés selon l'axe Oy, distants de L, est reliée au champ électrique uniforme E_y par circulation du champ électrostatique :

V_{\mathrm{H}} = -\int_0^L E_y\,\mathrm{d}y = -E_y\, L

avec la convention habituelle où la borne positive du voltmètre se trouve au potentiel le plus élevé (en y = L).

D'après le résultat de la question Q17, le champ de Hall s'écrit :

E_y = -\frac{B_0}{N_{\mathrm{s}} e} j_{\mathrm{S}x}

On en déduit l'expression de la tension de Hall :

V_{\mathrm{H}} = \frac{B_0}{N_{\mathrm{s}} e}\, j_{\mathrm{S}x} L = \frac{B_0}{N_{\mathrm{s}} e}\, I

La résistance de Hall R_{\mathrm{H}} = V_{\mathrm{H}}/I s'écrit donc :

\boxed{R_{\mathrm{H}} = \frac{B_0}{e\, N_{\mathrm{s}}}}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : sensibilité d'un capteur

Exprimer la sensibilité de la sonde de Hall définie par en fonction de , , et .

Voir l'indice

Différencier V_{\text{H}} = \frac{j_{\text{S}} L B}{e N_{\text{s}}} par rapport à B pour obtenir la sensibilité s.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le courant total I traversant la sonde en fonction de la densité surfacique de courant j_{\text{S}} et de la largeur L.
  2. Relier la tension de Hall V_{\text{H}} au champ magnétique B en utilisant la résistance de Hall R_{\text{H}} établie à la question Q18.
  3. En déduire la sensibilité s = \frac{\delta V_{\text{H}}}{\delta B}.
Voir la réponse courte

Différentiation de V_{\text{H}} = B j_{\text{S}} L / (N_{\text{s}} e) par rapport à B pour obtenir la sensibilité de la sonde s = j_{\text{S}} L / (N_{\text{s}} e).

Voir le corrigé complet

Le courant total I circulant selon l'axe Ox à travers la section transverse de largeur L (selon Oy) du gaz d'électrons bidimensionnel s'exprime par :

I = j_{\text{S}} \, L

D'après le résultat de la question Q18, la tension de Hall s'écrit en fonction du champ magnétique B :

V_{\text{H}} = R_{\text{H}} \, I = \frac{B}{e N_{\text{s}}} \, I = \frac{j_{\text{S}} L}{e N_{\text{s}}} B

Par définition, la sensibilité de la sonde de Hall est la dérivée de la tension mesurée par rapport au champ magnétique :

s = \frac{\delta V_{\text{H}}}{\delta B}

On en déduit immédiatement :

\boxed{s = \frac{j_{\text{S}} L}{e N_{\text{s}}}}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : sensibilité d'un capteur

Calculer la valeur numérique de pour .

Voir l'indice

Faire l'application numérique directe de s = \frac{j_{\text{S}} L}{e N_{\text{s}}} en exploitant les valeurs fournies.

Voir la réponse courte

Application numérique directe de l'expression de la sensibilité s.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q19, la sensibilité de la sonde de Hall s'écrit :

s = \frac{j_{\text{S}} L}{e N_{\text{s}}}

Les grandeurs numériques fournies par l'énoncé sont :

  • j_{\text{S}} = 200\text{ A}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • L = 5\ \mu\text{m} = 5 \times 10^{-6}\text{ m} ;
  • N_{\text{s}} = 8 \times 10^{15}\text{ m}^{-2} ;
  • e = 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ C}.

On calcule séparément le numérateur et le dénominateur :

\begin{aligned} j_{\text{S}} L &= 200 \times 5 \times 10^{-6} = 1{,}0 \times 10^{-3}\text{ A} \\ e N_{\text{s}} &= 1{,}60 \times 10^{-19} \times 8 \times 10^{15} = 1{,}28 \times 10^{-3}\text{ C}\cdot\text{m}^{-2} \end{aligned}

On en déduit :

s = \frac{1{,}0 \times 10^{-3}}{1{,}28 \times 10^{-3}} = \frac{1}{1{,}28} = \frac{25}{32} \simeq 0{,}78\text{ V}\cdot\text{T}^{-1}
\boxed{s \simeq 0{,}78\text{ V}\cdot\text{T}^{-1}}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : résolution d'un capteur

L'imperfection des appareils limite la précision de la mesure de la tension de Hall à . Quel est le champ minimal que l'on peut mesurer à l'aide de la sonde précédente ?

Voir l'indice

Poser B_{\min} = \frac{\delta V_{\text{H},\min}}{s} avec \delta V_{\text{H},\min} = 1\text{ nV}.

Voir la réponse courte

Le champ minimal détectable est déterminé par la résolution en tension : B_{\text{min}} = \Delta V_{\text{H,min}} / s.

Voir le corrigé complet

La sensibilité de la sonde relie une variation de champ magnétique \delta B à la variation de tension de Hall mesurée \delta V_{\text{H}} selon :

\delta V_{\text{H}} = s\,\delta B

Le champ magnétique minimal détectable B_{\min} correspond à la plus petite variation de tension mesurable par le voltmètre, soit \delta V_{\text{H},\min} = 1\text{ nV} :

B_{\min} = \frac{\delta V_{\text{H},\min}}{s}

En reprenant l'expression de la sensibilité issue des questions Q19 et Q20, s = \frac{1}{1{,}28}\text{ V}\cdot\text{T}^{-1} \simeq 0{,}78\text{ V}\cdot\text{T}^{-1}, le calcul conduit directement à :

\begin{aligned} B_{\min} &= 1{,}28 \times 10^{-9}\text{ T} \end{aligned}

Soit, avec deux chiffres significatifs :

\boxed{B_{\min} \simeq 1{,}3 \times 10^{-9}\text{ T} = 1{,}3\text{ nT}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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II.2 · Application à la mesure de courant

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : excitation magnétique

Définir l'excitation magnétique .

Voir l'indice

Donner la définition standard \vec{H} = \frac{\vec{B}}{\mu_0} - \vec{M}, en précisant son unité (\text{A}\cdot\text{m}^{-1}).

Voir la réponse courte

Définition par la relation constitutive générale des milieux magnétiques : \vec{H} = \vec{B}/\mu_0 - \vec{M}.

Voir le corrigé complet

Dans un milieu matériel présentant une aimantation \vec{M} (moment magnétique volumique), le vecteur excitation magnétique \vec{H} est défini par la relation fondamentale :

\boxed{\vec{H} = \frac{\vec{B}}{\mu_0} - \vec{M}}

où :

  • \vec{B} est le champ magnétique (en teslas, \text{T}) ;
  • \mu_0 est la perméabilité magnétique du vide (\mu_0 = 4\pi \times 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}) ;
  • \vec{M} est le vecteur aimantation du milieu (en \text{A}\cdot\text{m}^{-1}) ;
  • \vec{H} s'exprime en ampères par mètre (\text{A}\cdot\text{m}^{-1}).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La définition de l'excitation magnétique est une question de cours fondamentale qui doit être sue en filière PSI.

« Les réponses sont parfois totalement inconnues ce qui est étonnant pour des candidats de la filière PSI. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Magnétostatique

Notions : arq magnétique, équation de maxwell

Définir l'ARQS magnétique. Que deviennent les équations de Maxwell dans cette approximation ?

Voir l'indice

Préciser l'hypothèse de l'ARQS magnétique (courant de déplacement négligé devant la densité de courant de conduction) et écrire les équations de Maxwell-Ampère et Maxwell-Faraday simplifiées.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le critère spatial et temporel général de l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS).
  2. Spécifier la particularité de l'ARQS magnétique par rapport à l'ARQS électrique : quel terme temporel est négligé et quel terme est conservé.
  3. Écrire les quatre équations de Maxwell adaptées à cette approximation, dans le milieu matériel.
Voir la réponse courte

Négliger le courant de déplacement \varepsilon_0 \partial \vec{E}/\partial t devant \vec{j} dans Maxwell-Ampère ; Maxwell-Faraday et Maxwell-Thomson restent inchangées.

Voir le corrigé complet

1. Définition de l'ARQS magnétique

L'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS) est valide lorsque la dimension caractéristique D du système étudié est très petite devant la longueur d'onde \lambda = c/f associée à la fréquence f des signaux, ou de façon équivalente lorsque le temps de propagation de l'onde électromagnétique est négligeable devant la période T des grandeurs variables :

\tau_{\text{prop}} \sim \frac{D}{c} \ll T = \frac{1}{f} \iff D \ll \lambda = \frac{c}{f}

Dans le cadre de l'ARQS magnétique (qui s'applique aux conducteurs et circuits magnétiques où les courants de conduction dominent largement les effets capacitifs) :

  • Le courant de déplacement de Maxwell est négligé devant la densité de courant de conduction des charges libres :

    \left\| \frac{\partial \vec{D}}{\partial t} \right\| \ll \|\vec{j}\|
  • Le terme d'induction temporelle -\dfrac{\partial \vec{B}}{\partial t} dans l'équation de Maxwell-Faraday est en revanche conservé, ce qui permet de rendre compte des phénomènes d'induction (loi de Faraday, f.é.m. induite, courants de Foucault).

2. Équations de Maxwell dans l'ARQS magnétique

En présence de matière et de charges/courants libres de densités \rho et \vec{j}, les équations de Maxwell s'écrivent :

\boxed{ \begin{aligned} \mathrm{div}\,\vec{D} &= \rho && \text{(Maxwell-Gauss)} \\[4pt] \mathrm{div}\,\vec{B} &= 0 && \text{(Maxwell-Thomson)} \\[4pt] \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} &= -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} && \text{(Maxwell-Faraday)} \\[4pt] \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{H} &= \vec{j} && \text{(Maxwell-Ampère en ARQS)} \end{aligned} }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le cadre et les équations de l'ARQS magnétique sont des points de cours élémentaires à connaître parfaitement.

« Les réponses sont parfois totalement inconnues ce qui est étonnant pour des candidats de la filière PSI. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : matériau ferromagnétique doux

Quelle est la caractéristique principale d'un milieu ferromagnétique doux ? Donner un ordre de grandeur de pour ces milieux en précisant le milieu.

Voir l'indice

Mentionner un champ coercitif très faible, une boucle d'hystérésis étroite limitant les pertes et une perméabilité relative très élevée (\mu_{\text{r}} \sim 10^3 - 10^5, ex. fer doux, permalloy).

Voir la réponse courte

Cycle d'hystérésis étroit, champ coercitif faible et forte perméabilité relative (\mu_{\text{r}} \sim 10^3\text{ à }10^5 pour le fer doux ou le mu-métal).

Voir le corrigé complet

Un milieu ferromagnétique est dit doux lorsqu'il possède un cycle d'hystérésis très étroit :

  • son champ coercitif H_{\mathrm{c}} est très faible (typiquement H_{\mathrm{c}} \lesssim 100\text{ A}\cdot\text{m}^{-1}), ce qui signifie qu'il s'aimante et se désaimante très facilement ;
  • l'aire du cycle d'hystérésis étant très petite, l'énergie dissipée sous forme thermique par cycle (pertes par hystérésis) est minime ;
  • sa perméabilité magnétique relative \mu_{\mathrm{r}} est très grande devant 1.

L'ordre de grandeur de la perméabilité relative \mu_{\mathrm{r}} se situe typiquement entre 10^3 et 10^5. Selon le milieu choisi :

  • pour le fer doux ou un alliage fer-silicium (utilisé dans les tôles de transformateurs et machines électriques) :

    \boxed{\mu_{\mathrm{r}} \sim 10^3 \text{ à } 5\times 10^3}
  • pour le permalloy ou le mu-métal (alliages fer-nickel utilisés notamment pour le blindage magnétique) :

    \mu_{\mathrm{r}} \sim 2\times 10^4 \text{ à } 10^5

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : perméabilité magnétique

Qu'appelle-t-on l'approximation linéaire des ferromagnétiques doux ? En déduire la relation entre le champ magnétique dans le matériau ferromagnétique, noté , et l'excitation magnétique .

Voir l'indice

Préciser l'absence de saturation et d'hystérésis permettant d'écrire la relation constitutive linéaire isotrope B_{\text{f}} = \mu_0 \mu_{\text{r}} H_{\text{f}}.

Voir la réponse courte

On assimile le cycle d'hystérésis à une relation linéaire sans rémanence : \vec{B}_{\text{f}} = \mu_0 \mu_{\text{r}} \vec{H}_{\text{f}}.

Voir le corrigé complet

L'approximation linéaire des milieux ferromagnétiques doux repose sur deux simplifications physiques majeures :

  1. Négligence de l'hystérésis : le matériau étant doux, son cycle d'hystérésis est très étroit (champ coercitif H_{\mathrm{c}} \approx 0 et aimantation rémanente quasi-nulle). On assimile le cycle à une caractéristique unique et réversible passant par l'origine ;
  2. Linéarisation avant saturation : en régime de fonctionnement sous excitation modérée, loin du seuil de saturation magnétique (B_{\mathrm{f}} \ll B_{\mathrm{sat}}), la courbe d'aimantation est assimilée à sa tangente à l'origine. L'aimantation \vec{M}_{\mathrm{f}} est alors directement proportionnelle à l'excitation magnétique \vec{H}_{\mathrm{f}} :

    \vec{M}_{\mathrm{f}} = \chi_{\mathrm{m}} \vec{H}_{\mathrm{f}}

    où la susceptibilité magnétique \chi_{\mathrm{m}} est une constante scalaire (pour un milieu isotrope).

D'après la relation liant \vec{B}, \vec{H} et \vec{M} rappelée à la question Q22, on a :

\vec{B}_{\mathrm{f}} = \mu_0 \left( \vec{H}_{\mathrm{f}} + \vec{M}_{\mathrm{f}} \right) = \mu_0 \left( 1 + \chi_{\mathrm{m}} \right) \vec{H}_{\mathrm{f}} = \mu_0 \mu_{\mathrm{r}} \vec{H}_{\mathrm{f}}

où \mu_{\mathrm{r}} = 1 + \chi_{\mathrm{m}} désigne la perméabilité relative (constante et très grande devant 1).

En projetant le long des lignes de champ orientées dans le sens de circulation :

\boxed{B_{\mathrm{f}} = \mu_0 \mu_{\mathrm{r}} H_{\mathrm{f}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : entrefer

À quelle condition géométrique peut-on considérer que les lignes de champ restent parallèles entre elles dans l'entrefer ? On supposera cette condition vérifiée dans tout le sujet.

Voir l'indice

La largeur de l'entrefer doit être très faible devant ses dimensions transversales : \ell \ll \sqrt{S_{\text{e}}}.

Voir la réponse courte

L'épaisseur de l'entrefer e doit être très petite devant les dimensions transversales de la section droite du circuit (\ell \ll \sqrt{S}).

Voir le corrigé complet

Pour que les lignes de champ magnétique restent parallèles entre elles et ne s'épanouissent pas aux bords de l'entrefer (absence d'effets de bord ou de fuites latérales), il faut que la longueur de l'entrefer \ell soit très petite devant les dimensions transversales caractéristiques des pièces polaires (de section S_{\text{e}} ou S_{\text{f}}) :

\boxed{\ell \ll \sqrt{S_{\text{e}}}}

Sous cette condition d'« entrefer étroit », le champ magnétique peut être considéré comme uniforme dans l'entrefer et perpendiculaire aux faces polaires.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à comparer des grandeurs de même dimension et non une épaisseur avec une surface.

« Très souvent, les candidats comparent l’épaisseur de l’entrefer et la surface du matériau ferromagnétique. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : conservation du flux magnétique

D'après la figure, que peut-on dire du flux magnétique ?

Voir l'indice

Remarquer la canalisation des lignes de champ à l'intérieur du circuit magnétique : le flux magnétique se conserve à travers toute section du circuit.

Voir la réponse courte

Comme \text{div}\,\vec{B} = 0, le flux du champ magnétique se conserve le long du circuit magnétique et à travers l'entrefer : \Phi = B_{\text{f}} S_{\text{f}} = B_{\text{e}} S_{\text{e}}.

Voir le corrigé complet

L'observation de la figure 4 montre que les lignes de champ magnétique sont presque intégralement confinées à l'intérieur du matériau ferromagnétique et traversent l'entrefer sans fuite notable vers l'extérieur : le flux magnétique est canalisé par le circuit magnétique.

L'équation de Maxwell-Thomson, \mathrm{div}\,\vec{B} = 0, traduit le caractère conservatif du flux du champ magnétique. Le circuit magnétique se comportant comme un tube de flux sans fuites latérales, le flux magnétique \Phi à travers une section droite quelconque est conservé le long de la structure :

\boxed{\Phi = \iint_{S} \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{S} = \text{cte} \quad \implies \quad \Phi_{\text{f}} = \Phi_{\text{e}}}

où \Phi_{\text{f}} désigne le flux à travers une section du matériau ferromagnétique et \Phi_{\text{e}} le flux à travers une section de l'entrefer.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : théorème d'ampère, réluctance

Montrer que le champ magnétique dans l'entrefer vérifie la relation avec une constante à déterminer en fonction de , , , , , et .

Voir l'indice

Appliquer le théorème d'Ampère sur la ligne moyenne fermée du circuit et utiliser la conservation du flux \Phi = B_{\text{f}} S_{\text{f}} = B_{\text{e}} S_{\text{e}} pour exprimer B_{\text{e}} en fonction de i.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème d'Ampère sous forme intégrale au vecteur excitation magnétique \vec{H} le long de la ligne de champ moyenne \mathcal{C}.
  2. Exprimer \vec{H} dans le matériau ferromagnétique et dans l'entrefer en utilisant les lois de comportement et la conservation du flux magnétique établie à la question Q27.
  3. En déduire l'expression de B_{\text{e}} en fonction de i, puis identifier la constante \alpha.
Voir la réponse courte

Application du théorème d'Ampère à \vec{H} sur la ligne moyenne fermée en utilisant la conservation du flux pour isoler B_{\text{e}} = \alpha i.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'ARQS magnétique (établi à la question Q23), on applique le théorème d'Ampère au vecteur excitation magnétique \vec{H} le long du contour fermé \mathcal{C} orienté suivant les lignes de champ (représenté sur la figure 3) :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \sum I_{\text{enlacés}} = N \, i

Le contour \mathcal{C} se décompose en une partie dans le matériau ferromagnétique (de longueur L) et une partie dans l'entrefer (de longueur \ell). Les champs étant considérés uniformes et colinéaires au contour dans chaque tronçon :

H_{\text{f}} L + H_{\text{e}} \ell = N \, i

D'après les lois de comportement :

  • dans le matériau ferromagnétique doux (question Q25) : B_{\text{f}} = \mu_0 \mu_{\text{r}} H_{\text{f}}, soit H_{\text{f}} = \dfrac{B_{\text{f}}}{\mu_0 \mu_{\text{r}}} ;
  • dans l'entrefer (assimilé au vide) : B_{\text{e}} = \mu_0 H_{\text{e}}, soit H_{\text{e}} = \dfrac{B_{\text{e}}}{\mu_0}.

De plus, d'après la conservation du flux magnétique le long du circuit sans fuites (question Q27) :

\Phi = B_{\text{f}} S_{\text{f}} = B_{\text{e}} S_{\text{e}} \implies B_{\text{f}} = B_{\text{e}} \frac{S_{\text{e}}}{S_{\text{f}}}

On en déduit l'expression de H_{\text{f}} en fonction de B_{\text{e}} :

H_{\text{f}} = \frac{B_{\text{e}}}{\mu_0 \mu_{\text{r}}} \frac{S_{\text{e}}}{S_{\text{f}}}

En reportant dans le théorème d'Ampère :

\frac{B_{\text{e}}}{\mu_0 \mu_{\text{r}}} \frac{S_{\text{e}}}{S_{\text{f}}} L + \frac{B_{\text{e}}}{\mu_0} \ell = N \, i \iff \frac{B_{\text{e}}}{\mu_0} \left( \ell + \frac{L}{\mu_{\text{r}}} \frac{S_{\text{e}}}{S_{\text{f}}} \right) = N \, i

Le champ magnétique dans l'entrefer vérifie donc bien B_{\text{e}} = \alpha \, i, avec :

\boxed{\alpha = \frac{\mu_0 N}{\ell + \dfrac{L}{\mu_{\text{r}}} \dfrac{S_{\text{e}}}{S_{\text{f}}}} = \frac{\mu_0 \mu_{\text{r}} S_{\text{f}} N}{\mu_{\text{r}} S_{\text{f}} \ell + L S_{\text{e}}}}

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : capteur à effet hall, mesure de courant

On place maintenant un capteur à effet Hall dans l'entrefer. En fixant le plus précisément possible un courant d'intensité continu, montrer que l'on récupère une tension proportionnelle à l'intensité . Déterminer le coefficient de proportionnalité.

Voir l'indice

Substituer B_0 = B_{\text{e}} = \alpha i(t) dans l'expression de la tension de Hall V_{\text{H}} = R_{\text{H}} I, et identifier la constante de proportionnalité.

Voir la stratégie
  1. Identifier le champ magnétique auquel est soumise la sonde à effet Hall placée dans l'entrefer.
  2. Exprimer la tension de Hall V_{\text{H}}(t) en fonction de ce champ magnétique et du courant de polarisation continu I, à l'aide des résultats de la partie II.1.
  3. Établir la proportionnalité entre V_{\text{H}}(t) et i(t) en explicitant le coefficient de proportionnalité.
Voir la réponse courte

La tension de Hall est proportionnelle à B_{\text{e}}, lui-même proportionnel à i(t), fournissant un capteur de courant linéaire sans contact direct.

Voir le corrigé complet

La sonde à effet Hall est placée dans l'entrefer de manière à ce que les lignes de champ magnétique, supposées uniformes et parallèles entre elles (d'après les questions Q26 et Q28), traversent perpendiculairement la surface active du capteur. Dans le cadre de l'ARQS magnétique (établie à la question Q23), le champ magnétique instantané dans l'entrefer s'écrit à tout instant :

B_{\text{e}}(t) = \alpha\, i(t)

où l'expression de \alpha a été déterminée à la question Q28 :

\alpha = \frac{\mu_0 N}{\ell + \dfrac{L}{\mu_{\text{r}}}\dfrac{S_{\text{e}}}{S_{\text{f}}}}

D'après la question Q18, la résistance de Hall du gaz bidimensionnel d'électrons s'exprime par :

R_{\text{H}} = \frac{V_{\text{H}}}{I} = \frac{B_{\text{e}}}{e N_{\text{s}}}

Lorsque la sonde est alimentée par un courant continu d'intensité I fixé et parfaitement contrôlé, la tension transversale de Hall recueillie vaut donc :

V_{\text{H}}(t) = \frac{I}{e N_{\text{s}}} B_{\text{e}}(t) = \frac{\alpha I}{e N_{\text{s}}}\, i(t)

La tension V_{\text{H}}(t) est ainsi strictement proportionnelle à l'intensité i(t) du courant circulant dans le bobinage :

V_{\text{H}}(t) = K\, i(t)

avec pour coefficient de proportionnalité :

\boxed{K = \frac{\alpha I}{e N_{\text{s}}} = \frac{\mu_0 N I}{e N_{\text{s}}\left(\ell + \dfrac{L}{\mu_{\text{r}}}\dfrac{S_{\text{e}}}{S_{\text{f}}}\right)}}

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Transformateur

Notions : perte fer, courant de foucault

Quels sont les deux phénomènes associés aux pertes fer ? On d'étaillera l'origine de chaque perte. Quel autre type de perte existe dans ce système ?

Voir l'indice

Citer les pertes par courants de Foucault (effet Joule induit) et les pertes par hystérésis magnétique (\oint H\text{d}B). Mentionner également les pertes par effet Joule dans le bobinage.

Voir la réponse courte

Pertes par hystérésis (énergie dissipée à chaque cycle) et par courants de Foucault (effet Joule induit) ; l'autre perte est l'effet Joule dans les enroulements (pertes cuivre).

Voir le corrigé complet

Les pertes dites « pertes fer » (dissipées au sein du circuit magnétique sous forme de chaleur) regroupent deux phénomènes distincts :

  1. Les pertes par hystérésis :

    • Origine microscopique : sous l'effet du champ excitateur variable \vec{H}(t), l'aimantation du matériau évolue par déplacement des parois des domaines magnétiques (domaines de Weiss) et rotation des moments magnétiques atomiques. Ces déplacements rencontrent des impuretés et des défauts du réseau cristallin (centres de piégeage), rendant le processus d'aimantation irréversible.
    • Conséquence macroscopique : la relation entre \vec{B} et \vec{H} présente un retard décrivant un cycle d'hystérésis. L'énergie volumique dissipée sous forme thermique au cours d'un cycle correspond à l'aire de ce cycle :

      w_{\text{hyst}} = \oint_{\text{cycle}} H \, \mathrm{d}B

      Pour une excitation à la fréquence f, la puissance volumique dissipée est proportionnelle à la fréquence : \mathcal{P}_{\text{hyst}} \propto f.

  2. Les pertes par courants de Foucault :

    • Origine : d'après la loi de Faraday-Maxwell (\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\partial\vec{B}/\partial t), la variation temporelle du champ magnétique au sein du matériau ferromagnétique — qui possède une conductivité électrique \gamma_{\text{fer}} non nulle — induit un champ électromoteur tourbillonnaire.
    • Conséquence : ce champ électrique met en mouvement les porteurs de charge du métal, générant des boucles de courants induits macroscopiques appelés courants de Foucault. Ces courants dissipent de l'énergie thermique par effet Joule avec une puissance volumique moyenne variant en f^2.

Autre type de perte dans le système :

Il existe également les pertes par effet Joule dans le bobinage (communément appelées « pertes cuivre »), associées à la résistance électrique non nulle R_{\text{b}} du fil conducteur enroulé autour du circuit :

\boxed{\mathcal{P}_{\text{J}} = R_{\text{b}} \, i^2(t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'origine et la distinction des différentes composantes des pertes fer doivent être clairement maîtrisées.

« Les pertes fer ne sont pas claires pour tout le monde. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : perte fer

En pratique, comme règle empirique, on considère que les pertes fer sont minimisées si le produit ( est le nombre de spires du bobinage, la fréquence du courant d'intensité ) est le plus faible possible. Justifier cette règle empirique.

Voir l'indice

Exprimer la dépendance des pertes : les pertes par Foucault varient en (N i f)^2 et les pertes par hystérésis varient en f (N i)^\alpha.

Voir la stratégie
  1. Relier le champ magnétique maximal B_{\max} dans le circuit ferromagnétique aux grandeurs N et i.
  2. Exprimer la puissance des pertes par courants de Foucault et par hystérèse en fonction de B_{\max} et de la fréquence f.
  3. Conclure sur le rôle déterminant du produit N \times i \times f.
Voir la réponse courte

Les pertes hystérésis varient en f B^n et celles par Foucault en f^2 B^2 avec B \propto N i, donc minimiser N i f minimise la puissance volumique dissipée.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q28, dans le cadre de l'approximation linéaire et de la conservation du flux, l'induction magnétique dans le ferromagnétique B_{\text{f}} est proportionnelle à la force magnétomotrice N i(t). L'amplitude de l'induction maximale s'écrit donc :

B_{\max} \propto N i_{\max}

Examinons la dépendance des deux contributions aux pertes fer vis-à-vis de ces paramètres :

  • Pertes par courants de Foucault : La force électromotrice induite dans le matériau conducteur dérive de la loi de Faraday :

    e_{\text{ind}} = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} \propto f B_{\max} \propto N \times i \times f

    La puissance volumique dissipée par effet Joule par ces courants induits varie comme le carré de cette tension induite :

    P_{\text{Foucault}} \propto e_{\text{ind}}^2 \propto (N \times i \times f)^2
  • Pertes par hystérésis : L'énergie dissipée par cycle est proportionnelle à l'aire du cycle d'hystérésis, qui croît avec l'amplitude du champ (loi empirique de Steinmetz : w_{\text{cycle}} \propto B_{\max}^\alpha, avec \alpha \approx 1{,}6\text{ à }2). La puissance moyenne dissipée s'en déduit par multiplication par la fréquence :

    P_{\text{hyst}} = f \, w_{\text{cycle}} \, V_{\text{fer}} \propto f \, B_{\max}^\alpha \propto f \, (N i)^\alpha

Les deux types de pertes augmentent donc de façon monotone avec N i et avec f. En particulier, les pertes par courants de Foucault sont directement proportionnelles au carré du produit (N \times i \times f).

\boxed{\text{Minimiser le produit } N \times i \times f \text{ permet de minimiser conjointement les deux composantes des pertes fer.}}

Résultat

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Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : décomposition en série de fourier, perte fer

Pourquoi doit-on alors être vigilant lorsqu'on utilise ce type de capteur avec un courant d'intensité périodique non-sinusoïdal quelconque même de faible amplitude ?

Voir l'indice

Penser à la décomposition en série de Fourier : la présence d'harmoniques de fréquences élevées multiplie considérablement les pertes par courants de Foucault.

Voir la stratégie
  1. Décomposer le courant périodique non-sinusoïdal en série de Fourier pour faire apparaître le contenu spectral en harmoniques f_n = n f.
  2. Utiliser la dépendance en fréquence des pertes fer (établie en Q31) pour montrer l'impact prépondérant des harmoniques de rang élevé.
  3. Analyser les conséquences métrologiques et physiques sur le capteur à effet Hall (échauffement, dérive thermique, distorsion du signal).
Voir la réponse courte

Les harmoniques de rang élevé d'un courant non sinusoïdal présentent de grandes fréquences n f, ce qui amplifie considérablement les pertes par courants de Foucault.

Voir le corrigé complet

D'après le théorème de Fourier, un courant périodique non-sinusoïdal se décompose en une composante continue et une somme d'harmoniques de fréquences f_n = n f (n \in \mathbb{N}^*) :

i(t) = I_0 + \sum_{n=1}^{+\infty} I_n \cos(2\pi n f t + \phi_n)

Même si l'amplitude globale du courant est faible, des fronts raides (comme dans les signaux carrés ou en modulation de largeur d'impulsion) impliquent des amplitudes I_n non négligeables jusqu'à des rangs n très élevés.

Or, comme analysé à la question Q31, les pertes par courants de Foucault varient comme le carré de la fréquence :

P_{\text{Foucault}, n} \propto (N \, I_n \, n f)^2

Le facteur pondérateur n^2 f^2 compense alors largement la petitesse des amplitudes I_n, ce qui impose une grande vigilance pour deux raisons principales :

  • Échauffement et dérive thermique : la forte dissipation thermique par effet Joule dans le matériau ferromagnétique peut modifier sa perméabilité relative \mu_{\text{r}}, voire échauffer le capteur Hall situé dans l'entrefer et modifier sa sensibilité s (qui dépend de la température via la mobilité et la densité de porteurs N_{\text{s}}).
  • Distorsion de mesure et pertes de linéarité : aux fréquences élevées des harmoniques, l'effet de peau magnétique confine le flux à la surface des tôles, le cycle dynamique d'hystérésis s'élargit, et des forces électromotrices d'induction parasites (\propto \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}) viennent polluer la mesure de la tension de Hall V_{\text{H}}(t).
\boxed{\text{Les harmoniques de haute fréquence } (n f) \text{ amplifient fortement les pertes fer } (\propto n^2 f^2) \text{ et induisent des distorsions métrologiques.}}

Résultat

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II.3 · Mesure expérimentale

Question 33

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : effet hall quantique

D'après les résultats de la partie II.1, quelle courbe attend-on ? Commenter la courbe obtenue.

Voir l'indice

Souligner que la théorie classique prévoit une droite R_{\text{H}} \propto B, alors que l'expérience révèle l'apparition de plateaux quantifiés à basse température.

Voir la réponse courte

Classiquement on attend une droite R_{\text{H}}(B) continue ; la courbe expérimentale fait apparaître des plateaux quantifiés aux forts champs et basses températures.

Voir le corrigé complet

D'après le modèle classique de conduction établi à la question Q18, la résistance de Hall s'exprime par :

R_{\mathrm{H}} = \frac{B}{e N_{\mathrm{s}}}

On attend donc théoriquement une relation linéaire entre R_{\mathrm{H}} et le champ magnétique B, c'est-à-dire une droite passant par l'origine de pente constante :

\boxed{\frac{\mathrm{d}R_{\mathrm{H}}}{\mathrm{d}B} = \frac{1}{e N_{\mathrm{s}}} = \mathrm{cte}}

Au vu de la courbe expérimentale (figure 5) obtenue à très basse température (T = 0{,}1\text{ K}) :

  • À champ magnétique modéré (B \lesssim 4\text{ T}), la résistance R_{\mathrm{H}} croît de façon linéaire avec B, en parfait accord avec le modèle classique de Drude.
  • À champ magnétique plus intense (B \gtrsim 4\text{ T}), la courbe s'écarte nettement du comportement linéaire classique et fait apparaître des paliers horizontaux (autour de 6{,}45\text{ k}\Omega, 8{,}6\text{ k}\Omega, 12{,}9\text{ k}\Omega\dots) où la résistance de Hall reste rigoureusement constante sur des intervalles de champ B.
  • Les transitions entre ces paliers successifs s'effectuent par de brusques sauts de résistance : c'est la manifestation de l'effet Hall quantique entier.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La comparaison entre théorie et expérience doit détailler avec précision à la fois les concordances et les désaccords.

« Lorsqu’on compare un résultat théorique et les résultats expérimentaux, on s’attend à avoir le maximum d’informations : les concordances et les différences. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 34

DifficileTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : constante fondamentale

Retrouver l'ordre de grandeur de la valeur de la charge élémentaire sachant que le gaz d'électrons a une densité surfacique de .

Voir l'indice

Mesurer la pente de la zone linéaire à faible champ sur la figure 5 (R_{\text{H}} / B) et en déduire e = \frac{1}{N_{\text{s},\exp} (R_{\text{H}}/B)}.

Voir la stratégie
  1. Exploiter le comportement à faibles champs magnétiques (B \leqslant 4\text{ T}), où la courbe présente une allure linéaire en accord avec le modèle classique de Drude établi à la question Q18.
  2. Mesurer graphiquement la pente \frac{\Delta R_{\text{H}}}{\Delta B} sur la figure 5.
  3. En déduire la valeur de la charge élémentaire e = \frac{1}{N_{\text{s,exp}} \frac{\Delta R_{\text{H}}}{\Delta B}} et vérifier sa cohérence avec la valeur de référence.
Voir la réponse courte

Exploitation d'un plateau R_{\text{H}} = h/(i e^2) ou de la pente moyenne pour extraire la charge élémentaire e \simeq 1{,}6 \times 10^{-19}\text{ C}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q18, le modèle classique de l'effet Hall prédit une relation linéaire entre la résistance de Hall et le champ magnétique :

R_{\text{H}} = \frac{B}{e N_{\text{s}}}

La pente de la droite dans le domaine des champs modérés (B \leqslant 4\text{ T}) s'écrit donc :

\frac{\Delta R_{\text{H}}}{\Delta B} = \frac{1}{e N_{\text{s,exp}}}

Sur la figure 5, dans la région linéaire précédant l'apparition des premiers plateaux quantiques :

  • pour B = 0\text{ T}, R_{\text{H}} = 0\,\Omega ;
  • pour B = 4\text{ T}, on lit R_{\text{H}} \simeq 3{,}2\text{ k}\Omega = 3{,}2 \times 10^3\,\Omega (soit 1{,}6\text{ k}\Omega à B = 2\text{ T}).

La pente vaut ainsi :

\frac{\Delta R_{\text{H}}}{\Delta B} \simeq \frac{3{,}2 \times 10^3}{4} = 800\,\Omega\cdot\text{T}^{-1}

On en déduit l'expression de la charge élémentaire :

e = \frac{1}{N_{\text{s,exp}} \left(\frac{\Delta R_{\text{H}}}{\Delta B}\right)}

Application numérique avec N_{\text{s,exp}} = 8 \times 10^{15}\text{ m}^{-2} :

\begin{aligned} e &\simeq \frac{1}{8 \times 10^{15} \times 800} = \frac{1}{6{,}4 \times 10^{18}} \\ e &\simeq 1{,}56 \times 10^{-19}\text{ C} \end{aligned}
\boxed{e \simeq 1{,}6 \times 10^{-19}\text{ C}}

On retrouve bien l'ordre de grandeur de la charge élémentaire fournie dans les constantes usuelles (e = 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ C}).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Lisez attentivement l'intégralité de la question pour ne pas oublier l'application numérique demandée.

« Pas mal de candidats ne lisent pas la question jusqu’au bout : on attendait une application numérique. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : analyse dimensionnelle, quantum de résistance

Par analyse dimensionnelle, déterminer l'expression de la résistance en fonction de et de . En déduire sa valeur numérique. La constante multiplicative sans dimension est prise égale à 1.

Voir l'indice

Déterminer par analyse dimensionnelle la combinaison R_{\text{u}} = h^\alpha e^\beta homogène à une résistance (rappel : [h] = \text{J}\cdot\text{s}, [e^2] = [h]/[\Omega]).

Voir la stratégie
  1. Exprimer les dimensions de la résistance R, de la constante de Planck h et de la charge élémentaire e dans le système international d'unités (MKSA).
  2. Poser R_{\text{u}} = h^\alpha e^\beta et identifier les exposants \alpha et \beta.
  3. Réaliser l'application numérique avec les constantes fournies par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle : [h/e^2] = (\text{J.s})/\text{C}^2 = \Omega, d'où la résistance de von Klitzing R_{\text{K}} = h/e^2 \simeq 25{,}8\text{ k}\Omega.

Voir le corrigé complet

Dans le système international d'unités (MKSA), déterminons les dimensions des grandeurs physiques mises en jeu :

  • L'énergie s'exprime en joules (\mathrm{J}), soit [\mathcal{E}] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-2}. La constante de Planck h, homogène à une action (\mathrm{J}\cdot\mathrm{s}), a pour dimension :

    [h] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-1}
  • La charge élémentaire e s'exprime en coulombs (\mathrm{C} = \mathrm{A}\cdot\mathrm{s}), d'où :

    [e] = \mathrm{I}\cdot\mathrm{T}
  • La puissance dissipée par effet Joule dans une résistance R s'écrit \mathcal{P} = R\,I^2, de dimension [\mathcal{P}] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-3}. La dimension d'une résistance électrique est donc :

    [R] = \frac{[\mathcal{P}]}{[I]^2} = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-3}\cdot\mathrm{I}^{-2}

On cherche une expression de la forme R_{\text{u}} = C\,h^\alpha e^\beta, où C = 1 est une constante sans dimension :

\begin{aligned} [R_{\text{u}}] &= [h]^\alpha [e]^\beta \\ \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-3}\cdot\mathrm{I}^{-2} &= \left(\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-1}\right)^\alpha \left(\mathrm{I}\cdot\mathrm{T}\right)^\beta \\ &= \mathrm{M}^\alpha\cdot\mathrm{L}^{2\alpha}\cdot\mathrm{T}^{-\alpha + \beta}\cdot\mathrm{I}^\beta \end{aligned}

Par identification des exposants :

  • Sur la masse \mathrm{M} (ou la longueur \mathrm{L}) : \alpha = 1 ;
  • Sur l'intensité \mathrm{I} : \beta = -2 ;
  • Sur le temps \mathrm{T} : -\alpha + \beta = -1 - 2 = -3, ce qui est bien vérifié.

On en déduit l'expression de la résistance universelle :

\boxed{R_{\text{u}} = \frac{h}{e^2}}

Application numérique : avec h = 6{,}63 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} et e = 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ C},

R_{\text{u}} = \frac{6{,}63 \times 10^{-34}}{(1{,}60 \times 10^{-19})^2} = \frac{6{,}63}{2{,}56} \times 10^4 \simeq 2{,}59 \times 10^4\ \Omega
\boxed{R_{\text{u}} \simeq 25{,}9\text{ k}\Omega}

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : métrologie, étalon de résistance

Expliquer l'intérêt d'utiliser l'effet Hall quantique pour définir un étalon de résistance.

Voir l'indice

Mettre en avant le fait que la valeur des paliers ne dépend d'aucun paramètre macroscopique ni défaut du matériau, mais uniquement des constantes fondamentales h et e.

Voir la réponse courte

Les plateaux de résistance sont universels et insensibles aux défauts géométriques de l'échantillon, ne dépendant que des constantes fondamentales h et e.

Voir le corrigé complet

L'utilisation de l'effet Hall quantique pour définir un étalon de résistance présente des avantages métrologiques majeurs :

  • Universalité et indépendance matérielle : la résistance sur les paliers quantifiés est donnée par :

    R_{\text{H}} = \frac{R_{\text{u}}}{\nu} = \frac{h}{\nu e^2} \quad (\nu \in \mathbb{N}^*)

    Elle ne dépend que de constantes fondamentales de la nature (h et e), et est rigoureusement indépendante du matériau semi-conducteur utilisé (GaAs, silicium, graphène), de la géométrie de l'échantillon et de ses impuretés résiduelles.

  • Stabilité temporelle : contrairement à un étalon matériel (résistance étalon bobinée sujette au vieillissement, à l'oxydation, à l'humidité ou aux contraintes mécaniques), un étalon fondé sur une constante fondamentale ne dérive pas au cours du temps.
  • Reproductibilité et décentralisation : tout laboratoire métrologique disposant du dispositif expérimental approprié (basse température et fort champ magnétique) peut reproduire de façon autonome et avec une exactitude relative remarquable (inférieure à 10^{-9}) la même valeur de référence, s'affranchissant du transport et de la comparaison périodique avec un artefact de référence centralisé.
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Partie III : Bruit de mesure

III.1 · Bruit et vitesse dans les conducteurs

Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe fondamental de la dynamique, équation de langevin

Écrire l'équation différentielle vérifiée par la vitesse d'un électron de masse effective .

Voir l'indice

Projeter la seconde loi de Newton sur l'axe Ox en sommant la force de frottement visqueux et la force stochastique f_{\text{b}}.

Voir la réponse courte

Équation du mouvement : m^* \text{d}v/\text{d}t = -m^* v/\tau_0 + m^* b(t), soit \text{d}v/\text{d}t + v/\tau_0 = b(t).

Voir le corrigé complet

On applique le principe fondamental de la dynamique à un électron de masse effective m^*, dans le référentiel du conducteur supposé galiléen.

D'après les hypothèses de l'énoncé, le mouvement est unidimensionnel le long de l'axe (Ox) et l'électron n'est soumis qu'à deux forces :

  • la force de frottement fluide : \vec{f} = -\dfrac{m^*}{\tau_0} v(t)\,\vec{e}_x ;
  • la force aléatoire (force de Langevin) : \vec{f}_{\mathrm{b}} = m^* b(t)\,\vec{e}_x.

Le principe fondamental de la dynamique s'écrit :

m^* \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{f} + \vec{f}_{\mathrm{b}}

En projetant sur le vecteur unitaire \vec{e}_x avec \vec{v}(t) = v(t)\,\vec{e}_x, on obtient :

m^* \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = -\frac{m^*}{\tau_0} v(t) + m^* b(t)

En divisant par la masse effective m^* \neq 0, on obtient l'équation différentielle canonique du premier ordre :

\boxed{\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}(t) + \frac{v(t)}{\tau_0} = b(t)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : équation différentielle linéaire

En déduire que la solution de cette équation vérifiant est

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre par la méthode de variation de la constante.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre établie en Q37 par la méthode du facteur intégrant (ou par la méthode de variation de la constante).
  2. Intégrer la relation obtenue entre 0 et t en prenant en compte la condition initiale v(0) = v_0.
Voir la réponse courte

Résolution par la méthode de variation de la constante avec la condition initiale v(0) = v_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q37, la vitesse v(t) vérifie l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + \frac{v(t)}{\tau_0} = b(t)

Multiplions cette équation par le facteur intégrant \mathrm{e}^{t/\tau_0} :

\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\,\mathrm{e}^{t/\tau_0} + \frac{v(t)}{\tau_0}\,\mathrm{e}^{t/\tau_0} = b(t)\,\mathrm{e}^{t/\tau_0}

Le membre de gauche s'identifie à la dérivée du produit v(t)\,\mathrm{e}^{t/\tau_0} :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(v(t)\,\mathrm{e}^{t/\tau_0}\right) = b(t)\,\mathrm{e}^{t/\tau_0}

En intégrant cette relation entre 0 et t, en utilisant la variable muette u :

\begin{aligned} \int_0^t \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}u}\left(v(u)\,\mathrm{e}^{u/\tau_0}\right)\mathrm{d}u &= \int_0^t b(u)\,\mathrm{e}^{u/\tau_0}\,\mathrm{d}u \\ v(t)\,\mathrm{e}^{t/\tau_0} - v(0) &= \int_0^t b(u)\,\mathrm{e}^{u/\tau_0}\,\mathrm{d}u \end{aligned}

Comme v(0) = v_0, il vient :

v(t)\,\mathrm{e}^{t/\tau_0} = v_0 + \int_0^t b(u)\,\mathrm{e}^{u/\tau_0}\,\mathrm{d}u

En multipliant l'ensemble par \mathrm{e}^{-t/\tau_0} et en faisant entrer ce terme sous l'intégrale :

\boxed{v(t) = v_0\,\mathrm{e}^{-t/\tau_0} + \int_0^t \exp\left(-\frac{t-u}{\tau_0}\right) b(u)\,\mathrm{d}u}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Proposez une démonstration rigoureuse par variation de la constante ou vérification directe sans tenter de forcer le résultat.

« On pouvait soit utiliser la méthode de variation de la constante soit injecter la solution et vérifier qu’elle était bien solution. »

« Trop de candidats essayent d’arnaquer le correcteur. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : régime transitoire, temps caractéristique

Identifier le terme du régime transitoire. Quelle est la durée de ce régime ?

Voir l'indice

Identifier le terme v_0 \text{e}^{-t/\tau_0}, qui décroît exponentiellement avec une constante de temps caractéristique \Delta t \sim \tau_0.

Voir la réponse courte

Le terme transitoire est v_0 \text{e}^{-t/\tau_0} et s'amortit sur une durée caractéristique \Delta t \sim \tau_0.

Voir le corrigé complet

Dans l'expression de la vitesse obtenue à la question Q38 :

v(t) = \underbrace{v_0 \mathrm{e}^{-t/\tau_0}}_{\text{terme transitoire}} + \underbrace{\int_0^t \exp\left(-\frac{t-u}{\tau_0}\right) b(u)\,\mathrm{d}u}_{\text{régime permanent fluctuant}}
  1. Terme du régime transitoire :
    Il s'agit du premier terme, dépendant de la condition initiale v(0) = v_0 :

    \boxed{v_{\text{trans}}(t) = v_0 \mathrm{e}^{-t/\tau_0}}

    Ce terme s'amortit exponentiellement et tend vers zéro lorsque le temps augmente, traduisant la perte de mémoire de la vitesse initiale sous l'effet des collisions.

  2. Durée \Delta t du régime transitoire :
    La constante de temps caractéristique de cette décroissance exponentielle est \tau_0. Le régime transitoire est usuellement considéré comme achevé au bout de quelques constantes de temps (typiquement pour une atténuation de plus de 99\,\% avec \mathrm{e}^{-5} < 0{,}01) :

    \boxed{\Delta t \approx 3\tau_0 \text{ à } 5\tau_0}

    Au-delà de cette durée (t \gg \tau_0), le terme transitoire est négligeable et la vitesse de l'électron n'est plus régie que par les fluctuations d'origine thermique modélisées par le terme intégral.

Résultat

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III.1.1 · Bruit blanc

Question 40

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : bruit blanc, densité spectrale de puissance

Par le calcul de et des relations fournies dans le formulaire, montrer que l'expression de est cohérente avec la définition d'un bruit blanc.

Voir l'indice

Calculer la transformée de Fourier de C_{\text{b}}(\tau) = \Gamma \delta(\tau) en utilisant la propriété d'échantillonnage de la distribution de Dirac fournie.

Voir la stratégie
  1. Injecter l'expression de la fonction d'autocorrélation C_{\text{b}}(\tau) = \Gamma\,\delta(\tau) dans l'intégrale définissant la densité spectrale S_{\text{b}}(f).
  2. Appliquer la propriété de filtrage de la distribution de Dirac fournie dans le formulaire pour évaluer l'intégrale.
  3. Conclure en vérifiant que le spectre obtenu est indépendant de la fréquence f.
Voir la réponse courte

Par le théorème de Wiener-Khintchine, la transformée de Fourier de C_b(\tau) = \Gamma \delta(\tau) est indépendante de f (S_b(f) = \Gamma), signature d'un bruit blanc.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la densité spectrale associée au bruit b(t) s'exprime sous la forme :

S_{\text{b}}(f) = \int_{-\infty}^{+\infty} C_{\text{b}}(\tau)\,\mathrm{e}^{-2\mathrm{i}\pi f \tau}\,\mathrm{d}\tau

En remplaçant la fonction d'autocorrélation temporelle par son expression C_{\text{b}}(\tau) = \Gamma\,\delta(\tau), où \Gamma est une constante, il vient :

S_{\text{b}}(f) = \int_{-\infty}^{+\infty} \Gamma\,\delta(\tau)\,\mathrm{e}^{-2\mathrm{i}\pi f \tau}\,\mathrm{d}\tau = \Gamma \int_{-\infty}^{+\infty} \mathrm{e}^{-2\mathrm{i}\pi f \tau}\,\delta(\tau - 0)\,\mathrm{d}\tau

D'après la propriété de la fonction impulsion \delta rappelée dans le formulaire, pour toute fonction continue g, \int_{-\infty}^{+\infty} g(t)\,\delta(t - t_0)\,\mathrm{d}t = g(t_0). Ici, avec g(\tau) = \mathrm{e}^{-2\mathrm{i}\pi f \tau} et t_0 = 0, on a :

g(0) = \mathrm{e}^0 = 1

On en déduit immédiatement :

\boxed{S_{\text{b}}(f) = \Gamma}

La densité spectrale S_{\text{b}}(f) est rigoureusement indépendante de la fréquence f (spectre plat ou uniforme). Cela correspond exactement à la définition d'un bruit blanc, pour lequel toutes les composantes fréquentielles ont la même contribution statistique. L'expression C_{\text{b}}(\tau) = \Gamma\,\delta(\tau) est donc parfaitement cohérente avec cette définition.

Résultat

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Question 41

ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : dualité temps-fréquence, relation d'incertitude

Quel commentaire peut-on faire entre l'élargissement temporel de et celui fréquentiel de ? Citer un autre phénomène où cette propriété apparaît.

Voir l'indice

Évoquer le principe d'incertitude temps-fréquence (\Delta \tau \cdot \Delta f \sim 1) : une corrélation temporelle infiniment brève correspond à un spectre infiniment large. Citer la diffraction ou les paquets d'ondes.

Voir la stratégie
  1. Exploiter le lien de transformation de Fourier entre la fonction d'autocorrélation temporelle C_{\text{b}}(\tau) et la densité spectrale S_{\text{b}}(f) pour dégager une relation générale entre leurs largeurs respectives.
  2. Interpréter le cas limite du bruit blanc (\Delta \tau \to 0 \implies \Delta f \to \infty).
  3. Proposer un phénomène physique analogue régi par la même propriété de réciprocité mathématique.
Voir la réponse courte

Propriété générale de la transformée de Fourier \Delta t \cdot \Delta f \sim 1 ; analogue au paquet d'ondes ou aux inégalités de Heisenberg quantiques.

Voir le corrigé complet

La densité spectrale S_{\text{b}}(f) étant la transformée de Fourier de la fonction d'autocorrélation C_{\text{b}}(\tau), ces deux grandeurs vérifient la propriété de réciprocité temps-fréquence inhérente à l'analyse de Fourier :

\Delta \tau \cdot \Delta f \sim 1

où \Delta \tau caractérise le temps de corrélation (largeur temporelle de C_{\text{b}}) et \Delta f la largeur de bande spectrale (largeur fréquentielle de S_{\text{b}}).

  • Plus un signal présente une corrélation temporelle brève (élargissement temporel de C_{\text{b}}(\tau) étroit), plus son spectre de puissance est étalé en fréquence (élargissement fréquentiel de S_{\text{b}}(f) grand).
  • Pour un bruit blanc idéal, la décorrélation est instantanée (C_{\text{b}}(\tau) \propto \delta(\tau), soit \Delta \tau \to 0), ce qui implique un étalement spectral infini (S_{\text{b}}(f) = \text{constante}, soit \Delta f \to \infty).

Cette propriété de réciprocité apparaît dans de nombreux domaines de la physique :

  • En optique ultrarapide : les impulsions laser très courtes (impulsions femtoseconde, \Delta t très petit) possèdent nécessairement un spectre optique très large (\Delta \nu \sim 1/\Delta t).
  • En mécanique quantique : les relations d'indétermination de Heisenberg (par exemple spatio-fréquentielle \Delta x \cdot \Delta p_x \geqslant \frac{\hbar}{2} ou énergie-temps \Delta E \cdot \Delta t \geqslant \frac{\hbar}{2}) traduisent exactement cette même propriété mathématique appliquée aux fonctions d'onde.
  • En diffraction : une fente de faible ouverture spatiale a produit une tache de diffraction très étalée angulairement (\theta \sim \lambda/a).
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III.1.2 · Densité spectrale de la vitesse des électrons

Question 42

ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : moyenne statistique

D'après l'expression obtenue de , calculer . On supposera qu'on peut intervertir les intégrales et la moyenne temporelle.

Voir l'indice

Passer à la moyenne temporelle dans l'expression de v(t) en utilisant la linéarité et le fait que \langle b(u) \rangle = 0.

Voir la stratégie
  1. Partir de la solution générale de l'équation différentielle établie à la question Q38 en se plaçant dans le régime permanent (t \gg \tau_0), conformément aux instructions de l'énoncé.
  2. Appliquer l'opérateur de moyenne temporelle \langle \dots \rangle et intervertir l'intégrale et la moyenne en utilisant la propriété \langle b(t) \rangle = 0 du bruit blanc.
Voir la réponse courte

En faisant la moyenne, le terme transitoire tend vers 0 et \langle b(u) \rangle = 0 par hypothèse sur le bruit, donc \langle v(t) \rangle = 0.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q38, la vitesse s'écrit :

v(t) = v_0 \mathrm{e}^{-t/\tau_0} + \int_0^t \exp\left(-\frac{t-u}{\tau_0}\right) b(u)\,\mathrm{d}u

Dans le cadre de l'approximation du régime permanent (t \gg \tau_0), le terme transitoire est négligeable :

v_0 \mathrm{e}^{-t/\tau_0} \simeq 0

En prenant la moyenne temporelle de l'expression et en intervertissant l'intégrale et l'opération de moyenne, on obtient :

\langle v(t) \rangle = \int_0^t \exp\left(-\frac{t-u}{\tau_0}\right) \langle b(u) \rangle\,\mathrm{d}u

Comme le bruit blanc b(t) est centré d'après la section III.1.1 (\langle b(u) \rangle = 0), l'intégrale s'annule identiquement :

\boxed{\langle v(t) \rangle = 0}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 43

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : fonction d'autocorrélation

Montrer que pour , . On pourra s'aider du formulaire et d'un changement de variable dans une des intégrales pour se ramener à la définition du bruit blanc de l'énoncé.

Voir l'indice

Élever v(t) au carré sous forme d'une double intégrale, appliquer la moyenne temporelle \langle b(u) b(u') \rangle = \Gamma \delta(u - u') et intégrer l'exponentielle restante.

Voir la stratégie
  1. Pour t \gg \tau_0, le terme transitoire issu de la condition initiale s'éteint : on exprime v(t) à l'aide de la seule intégrale de convolution avec le bruit b(u).
  2. On forme le carré v^2(t) sous la forme d'une intégrale double faisant intervenir deux variables muettes distinctes u et u', puis on prend la moyenne temporelle en introduisant la fonction d'autocorrélation du bruit blanc \langle b(u) b(u') \rangle = \Gamma\,\delta(u' - u).
  3. L'intégration sur u' se simplifie grâce à la propriété de filtrage de l'impulsion de Dirac, puis l'intégration sur u conduit à la variance recherchée à la limite des temps longs.
Voir la réponse courte

Calcul du carré de l'intégrale, interversion avec l'espérance, utilisation de la corrélation \Gamma \delta(u - u') et intégration pour trouver \langle v^2 \rangle \simeq \Gamma \tau_0 / 2.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q38 et Q39, pour t \gg \tau_0, le terme transitoire v_0\,\mathrm{e}^{-t/\tau_0} devient négligeable, de sorte que la vitesse s'écrit :

v(t) \simeq \int_0^t \exp\left(-\frac{t-u}{\tau_0}\right) b(u)\,\mathrm{d}u

En élevant cette expression au carré et en introduisant deux variables d'intégration indépendantes u et u', on obtient :

v^2(t) \simeq \int_0^t \mathrm{d}u \int_0^t \mathrm{d}u' \exp\left(-\frac{2t - u - u'}{\tau_0}\right) b(u)\,b(u')

En prenant la moyenne temporelle \langle \dots \rangle et en intervertissant moyenne et intégrales :

\langle v^2(t) \rangle \simeq \int_0^t \mathrm{d}u \int_0^t \mathrm{d}u' \exp\left(-\frac{2t - u - u'}{\tau_0}\right) \langle b(u)\,b(u') \rangle

En posant le changement de variable suggéré u' = u + \tau (à u fixé, \mathrm{d}u' = \mathrm{d}\tau), la corrélation temporelle s'identifie à celle d'un bruit blanc définie dans l'énoncé :

\langle b(u)\,b(u') \rangle = \langle b(u)\,b(u+\tau) \rangle = \mathrm{C}_{\mathrm{b}}(\tau) = \Gamma\,\delta(\tau) = \Gamma\,\delta(u' - u)

Pour tout u \in ]0, t[, la singularité de la fonction impulsion \delta(u' - u) se situe à l'intérieur de l'intervalle d'intégration u' \in [0, t]. D'après la propriété de Dirac rappelée dans le formulaire :

\int_0^t \exp\left(\frac{u'}{\tau_0}\right) \delta(u' - u)\,\mathrm{d}u' = \exp\left(\frac{u}{\tau_0}\right)

Il reste alors à intégrer sur u :

\begin{aligned} \langle v^2(t) \rangle &\simeq \Gamma \int_0^t \exp\left(-\frac{2t - 2u}{\tau_0}\right) \mathrm{d}u \\ &= \Gamma\,\mathrm{e}^{-2t/\tau_0} \int_0^t \mathrm{e}^{2u/\tau_0}\,\mathrm{d}u \\ &= \Gamma\,\mathrm{e}^{-2t/\tau_0} \left[ \frac{\tau_0}{2}\,\mathrm{e}^{2u/\tau_0} \right]_0^t \\ &= \frac{\Gamma\tau_0}{2} \left( 1 - \mathrm{e}^{-2t/\tau_0} \right) \end{aligned}

Puisque t \gg \tau_0, le terme exponentiel \mathrm{e}^{-2t/\tau_0} est totalement négligeable devant 1, d'où :

\boxed{\langle v^2(t) \rangle \simeq \frac{\Gamma\tau_0}{2}}

Résultat

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Question 44

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Thermodynamique › Facteur de Boltzmann et physique statistique ; Description d'un système thermodynamique

Notions : théorème d'équipartition

On peut montrer que la relation entre l'énergie cinétique moyenne d'une particule dans un gaz parfait et l'agitation thermique reste valable en ordre de grandeur pour les électrons. En déduire la relation qui existe entre , , , la température et la constante de Boltzmann .

Voir l'indice

Égaliser l'énergie cinétique moyenne 1D \frac{1}{2}m^* \langle v^2 \rangle à \frac{1}{2}k_{\text{B}} T (théorème d'équipartition) et en déduire \Gamma.

Voir la réponse courte

Équipartition thermique 1D : \frac{1}{2}m^* \langle v^2 \rangle = \frac{1}{2} k_{\text{B}} T, d'où \Gamma = 2 k_{\text{B}} T / (m^* \tau_0).

Voir le corrigé complet

Dans le modèle unidimensionnel considéré, le mouvement des électrons s'effectue selon l'axe (Ox) avec la vitesse \vec{v}(t) = v(t)\vec{e}_x. D'après le théorème de l'équipartition de l'énergie appliqué à ce seul degré de liberté de translation, l'énergie cinétique moyenne s'écrit :

\langle E_{\text{c}} \rangle = \frac{1}{2} m^* \langle v^2(t) \rangle = \frac{1}{2} k_{\text{B}} T

On en déduit la vitesse quadratique moyenne à l'équilibre thermique :

\langle v^2(t) \rangle = \frac{k_{\text{B}} T}{m^*}

Cette valeur est d'ailleurs parfaitement cohérente avec l'expression de la fonction d'autocorrélation C_v(\tau) fournie par l'énoncé pour la suite, pour laquelle C_v(0) = \langle v^2(t) \rangle = \frac{k_{\text{B}} T}{m^*}.

En identifiant cette expression avec celle établie à la question Q43, \langle v^2(t) \rangle \simeq \dfrac{\Gamma \tau_0}{2}, il vient :

\frac{\Gamma \tau_0}{2} = \frac{k_{\text{B}} T}{m^*}

ce qui donne la relation recherchée :

\boxed{\Gamma = \frac{2 k_{\text{B}} T}{m^* \tau_0}}

Résultat

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Question 45

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique ; Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : densité spectrale de puissance, filtrage linéaire

Déterminer l'expression littérale de .

Voir l'indice

Appliquer la formule intégrale donnée en formulaire à la fonction C_v(\tau) \propto \text{e}^{-|\tau/\tau_0|} par changement de variable.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la densité spectrale S_v(f) sous forme intégrale par analogie avec la relation de Wiener-Khintchine donnée pour S_b(f).
  2. Effectuer le changement de variable u = \tau/\tau_0 pour faire apparaître l'intégrale fournie dans le formulaire de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Filtrage linéaire par la fonction de transfert du premier ordre : S_v(f) = S_b(f) / (1/\tau_0^2 + 4\pi^2 f^2) = \Gamma \tau_0^2 / (1 + 4\pi^2 f^2 \tau_0^2).

Voir le corrigé complet

Par analogie avec la définition de la densité spectrale du bruit S_b(f) introduite dans le préambule de la sous-partie III.1.1, la densité spectrale de la vitesse S_v(f) est la transformée de Fourier de sa fonction d'autocorrélation C_v(\tau) :

S_v(f) = \int_{-\infty}^{+\infty} C_v(\tau)\,\mathrm{e}^{-2\mathrm{i}\pi f \tau}\,\mathrm{d}\tau

En injectant l'expression de la fonction d'autocorrélation C_v(\tau) = \dfrac{k_{\mathrm{B}} T}{m^*} \exp\left(-\left|\dfrac{\tau}{\tau_0}\right|\right) valable pour t \gg \tau_0 :

S_v(f) = \frac{k_{\mathrm{B}} T}{m^*} \int_{-\infty}^{+\infty} \exp\left(-\left|\frac{\tau}{\tau_0}\right|\right)\mathrm{e}^{-2\mathrm{i}\pi f \tau}\,\mathrm{d}\tau

En posant le changement de variable u = \dfrac{\tau}{\tau_0}, soit \mathrm{d}\tau = \tau_0\,\mathrm{d}u, il vient :

S_v(f) = \frac{k_{\mathrm{B}} T \tau_0}{m^*} \int_{-\infty}^{+\infty} \mathrm{e}^{-|u|}\,\mathrm{e}^{-2\mathrm{i}\pi (f\tau_0) u}\,\mathrm{d}u

D'après l'intégrale particulière fournie dans le formulaire, avec F = f\tau_0 :

\int_{-\infty}^{+\infty} \mathrm{e}^{-|u|}\,\mathrm{e}^{-2\mathrm{i}\pi F u}\,\mathrm{d}u = \frac{2}{1 + 4\pi^2 F^2} = \frac{2}{1 + 4\pi^2 f^2 \tau_0^2}

On en déduit l'expression littérale de la densité spectrale de vitesse :

\boxed{S_v(f) = \frac{2 k_{\mathrm{B}} T \tau_0}{m^*(1 + 4\pi^2 f^2 \tau_0^2)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Vérifiez impérativement l'homogénéité du résultat et maîtrisez les changements de variable lors des calculs d'intégrales.

« Très souvent, les correcteurs ont pu lire des résultats du type 1+(2πf)2 : ce résultat est bien entendu inhomogène mais montre aussi que les changements de variable lors d’une intégration ne sont pas maitrisés. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 46

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Électronique numérique

Notions : diagramme de bode

Tracer alors le diagramme de Bode pour .

Voir l'indice

Étudier la fonction S_v(f) : tracer l'asymptote basse fréquence horizontale et l'asymptote haute fréquence de pente -40\text{ dB/décade}.

Voir la stratégie
  1. Réécrire la densité spectrale S_v(f) sous une forme canonique faisant apparaître la valeur en basse fréquence S_{v0} et une fréquence caractéristique f_c.
  2. Exprimer le gain en décibels G_{\text{dB}} = 20\log S_v(f), puis déterminer les comportements asymptotiques à basse fréquence (f \ll f_c) et à haute fréquence (f \gg f_c).
  3. Tracer le diagramme asymptotique et l'allure de la courbe réelle en précisant l'écart à la coupure (f = f_c).
Voir la réponse courte

Tracé asymptotique d'un passe-bas d'ordre 1 en puissance : palier à basse fréquence et asymptote à -20\text{ dB/décade} au-delà de f_{\text{c}}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question précédente (Q45), la densité spectrale de la vitesse s'écrit :

S_v(f) = \frac{2 k_{\text{B}} T \tau_0}{m^*\left(1 + 4\pi^2 f^2 \tau_0^2\right)}

En posant S_{v0} = \dfrac{2 k_{\text{B}} T \tau_0}{m^*} et la fréquence caractéristique f_{\text{c}} = \dfrac{1}{2\pi \tau_0}, l'expression devient :

S_v(f) = \frac{S_{v0}}{1 + \left(\dfrac{f}{f_{\text{c}}}\right)^2}

La grandeur à tracer est :

20\log S_v(f) = 20\log S_{v0} - 20\log\left[1 + \left(\frac{f}{f_{\text{c}}}\right)^2\right]

Étudions les comportements asymptotiques :

  • Basse fréquence (f \ll f_{\text{c}}) :

    20\log S_v(f) \simeq 20\log S_{v0} = \text{cte}

    L'asymptote est une droite horizontale d'ordonnée 20\log S_{v0}.

  • Haute fréquence (f \gg f_{\text{c}}) :

    20\log S_v(f) \simeq 20\log S_{v0} - 20\log\left[\left(\frac{f}{f_{\text{c}}}\right)^2\right] = 20\log S_{v0} - 40\log\left(\frac{f}{f_{\text{c}}}\right)

    L'asymptote est une droite oblique de pente -40\text{ dB/décade} (soit -12\text{ dB/octave}).

  • À la coupure (f = f_{\text{c}}) : Les deux asymptotes se coupent en f = f_{\text{c}} (où \log(f/f_{\text{c}}) = 0), et la valeur réelle vaut :

    20\log S_v(f_{\text{c}}) = 20\log S_{v0} - 20\log 2 \simeq 20\log S_{v0} - 6\text{ dB}

    La courbe réelle passe donc environ 6\text{ dB} en dessous du point de rencontre des asymptotes.

On en déduit l'allure du diagramme de Bode :

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Question 47

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Électronique numérique

Notions : fréquence de coupure

En déduire la fréquence de coupure et que pour , .

Voir l'indice

Définir la fréquence de coupure à -3\text{ dB} telle que 2\pi f_{\text{c}} \tau_0 = 1, puis faire le développement limité pour f \ll f_{\text{c}}.

Voir la réponse courte

Coupure à -3\text{ dB} pour f_{\text{c}} = 1/(2\pi \tau_0), et pour f \ll f_{\text{c}} on retrouve S_v(0) = \Gamma \tau_0^2 = 2 k_{\text{B}} T \tau_0 / m^*.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q45 :

S_v(f) = \frac{2 k_{\text{B}} T \tau_0}{m^*} \frac{1}{1 + 4\pi^2 \tau_0^2 f^2}

L'asymptote basse fréquence et l'asymptote haute fréquence tracées à la question Q46 se coupent au point d'abscisse vérifiant 2\pi \tau_0 f_{\text{c}} = 1. La fréquence de coupure à l'intersection des asymptotes (correspondant également à une atténuation de 6\text{ dB} du niveau de densité spectrale puisque S_v(f_{\text{c}}) = \frac{1}{2}S_v(0)) est donc donnée par :

\boxed{f_{\text{c}} = \frac{1}{2\pi \tau_0}}

Pour des fréquences très inférieures à la fréquence de coupure, f \ll f_{\text{c}}, on a :

4\pi^2 \tau_0^2 f^2 = \left(\frac{f}{f_{\text{c}}}\right)^2 \ll 1

Le dénominateur tend vers 1, d'où :

\boxed{S_v(f) \underset{f \ll f_{\text{c}}}{\simeq} \frac{2 k_{\text{B}} T \tau_0}{m^*}}

Dans ce domaine de fréquences, la densité spectrale de la vitesse des électrons est indépendante de la fréquence : le bruit de vitesse y est blanc.

Résultat

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Question 48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : ordre de grandeur

Sachant que , la condition est-elle en général vérifiée en TP ? On supposera cette condition vérifiée par la suite.

Voir l'indice

Calculer f_{\text{c}} = \frac{1}{2\pi \tau_0} > 16\text{ MHz} et comparer aux fréquences usuelles des signaux étudiés en travaux pratiques (quelques kHz à MHz).

Voir la réponse courte

f_{\text{c}} > 1/(2\pi \times 10^{-8})\text{ Hz} \simeq 16\text{ MHz}, largement supérieure aux fréquences usuelles de TP (\sim\text{kHz}), condition bien vérifiée.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q47, la fréquence de coupure s'écrit :

f_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2\pi \tau_0}

Avec la majoration donnée par l'énoncé \tau_0 < 10\text{ ns} = 10^{-8}\text{ s}, on obtient pour la fréquence de coupure :

f_{\mathrm{c}} > \frac{1}{2\pi \times 10^{-8}} \simeq \frac{1}{6{,}28 \times 10^{-8}} \simeq 1{,}6 \times 10^7\text{ Hz} \simeq 16\text{ MHz}

En séances de travaux pratiques d'électricité ou d'électronique, les signaux étudiés et les bandes passantes des appareils de mesure usuels (générateurs basse fréquence, multimètres, oscilloscopes standards) dépassent rarement quelques mégahertz, et se situent le plus souvent entre le domaine continu et quelques centaines de kilohertz (f \lesssim 100\text{ kHz} \ll 16\text{ MHz}).

\boxed{\text{La condition } f \ll f_{\mathrm{c}} \text{ est donc très largement vérifiée en pratique dans les conditions de TP.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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III.2 · Bruit dans une résistance

Question 49

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : loi d'ohm, modèle de drude

En déduire l'expression de la résistance .

Voir l'indice

Utiliser la définition géométrique de la résistance R_0 = \frac{L}{\sigma_{\text{s}} L} = \frac{1}{\sigma_{\text{s}}} pour un carré conducteur 2D.

Voir la stratégie
  1. Relier la tension appliquée U au champ électrique uniforme E sur la longueur L du conducteur.
  2. Exprimer l'intensité totale I à partir de la densité surfacique de courant j_{\text{S}} traversant la largeur L.
  3. En déduire le rapport R_0 = U/I en fonction de la conductivité surfacique \sigma_{\text{s}}, puis des paramètres microscopiques.
Voir la réponse courte

En régime permanent avec champ électrique E = U/L et I = j S, on exprime la résistance R_0 = m^* L / (N_{\text{v}} e^2 \tau_0 S).

Voir le corrigé complet

Le gaz bidimensionnel d'électrons occupe une surface carrée de côté L dans le plan (xOy).

Le champ électrique étant uniforme et dirigé selon \vec{e}_x, la différence de potentiel U entre les deux extrémités distantes de L s'écrit :

U = \int_0^L E\,\mathrm{d}x = E L \iff E = \frac{U}{L}

La loi d'Ohm locale sous forme surfacique donne la densité de courant surfacique :

\vec{j}_{\text{S}} = \sigma_{\text{s}} \vec{E} = \sigma_{\text{s}} E \vec{e}_x

L'intensité totale I traversant une section transversale de largeur L (le long de l'axe Oy) s'obtient par intégration :

I = \int_0^L j_{\text{S}}\,\mathrm{d}y = j_{\text{S}} L = \sigma_{\text{s}} E L = \sigma_{\text{s}} U

On en déduit la résistance R_0 du conducteur :

R_0 = \frac{U}{I} = \frac{1}{\sigma_{\text{s}}}

En remplaçant \sigma_{\text{s}} par son expression donnée dans l'énoncé, on obtient :

\boxed{R_0 = \frac{m^*}{N_{\text{s}} e^2 \tau_0}}

Résultat

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Question 50

DifficileTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : densité spectrale de puissance

Exprimer la densité spectrale de la quantité , notée en fonction de la densité spectrale de la vitesse trouvée précédemment.

Voir l'indice

Utiliser la propriété de linéarité de la densité spectrale pour une constante multiplicative : S_{V_i}(f) = \left(\frac{R_0 e}{L}\right)^2 S_v(f).

Voir la stratégie
  1. Identifier la relation reliant directement la contribution en tension V_i(t) à la vitesse v_i(t) de l'électron i.
  2. Exprimer la fonction d'autocorrélation temporelle C_{V_i}(\tau) en fonction de celle de la vitesse C_v(\tau).
  3. En déduire, par linéarité de la transformée de Fourier reliant autocorrélation et densité spectrale, la relation entre S_{V_i}(f) et S_v(f).
Voir la réponse courte

Comme la tension élémentaire est proportionnelle à la vitesse v(t), la DSP S_{V_i}(f) est proportionnelle à S_v(f) avec le carré du facteur de proportionnalité.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de la différence de potentiel donnée par l'énoncé :

V(t) = \sum_{i=1}^N V_i(t) = \frac{R_0 e}{L} \sum_{i=1}^N v_i(t)

on identifie pour chaque électron i :

V_i(t) = \frac{R_0 e}{L} \, v_i(t)

La fonction d'autocorrélation temporelle de la grandeur V_i(t) s'écrit alors :

\begin{aligned} C_{V_i}(\tau) &= \langle V_i(t) V_i(t+\tau) \rangle \\ &= \left\langle \left(\frac{R_0 e}{L} v_i(t)\right) \left(\frac{R_0 e}{L} v_i(t+\tau)\right) \right\rangle \\ &= \left(\frac{R_0 e}{L}\right)^2 \langle v_i(t) v_i(t+\tau) \rangle \\ &= \left(\frac{R_0 e}{L}\right)^2 C_v(\tau) \end{aligned}

où l'on a utilisé le fait que tous les électrons ont les mêmes propriétés statistiques de vitesse, soit C_{v_i}(\tau) = C_v(\tau).

Par définition de la densité spectrale (théorème de Wiener-Khintchine) :

\begin{aligned} S_{V_i}(f) &= \int_{-\infty}^{+\infty} \mathrm{e}^{-2\mathrm{i}\pi f \tau} C_{V_i}(\tau)\,\mathrm{d}\tau \\ &= \left(\frac{R_0 e}{L}\right)^2 \int_{-\infty}^{+\infty} \mathrm{e}^{-2\mathrm{i}\pi f \tau} C_v(\tau)\,\mathrm{d}\tau \end{aligned}

On en déduit immédiatement la relation liant les deux densités spectrales :

\boxed{S_{V_i}(f) = \left(\frac{R_0 e}{L}\right)^2 S_v(f)}

Résultat

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Question 51

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : bruit thermique, formule de johnson-nyquist

On admet que . Déduire de cette relation et de la question précédente, la relation de Johnson Nyquist

Commenter l'intérêt de travailler à des basses températures lors de mesures de précision.

Voir l'indice

Remplacer N par N_{\text{s}} L^2, injecter l'expression basse fréquence de S_v(f) et simplifier pour retrouver la formule de Nyquist. Conclure sur la réduction drastique du bruit thermique par cryogénie.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre total d'électrons N en fonction de la densité surfacique N_{\text{s}} et de la surface du conducteur L^2.
  2. Injecter dans la relation S_V(f) = N S_{V_i}(f) le résultat de la question Q50 puis la valeur de S_v(f) à basse fréquence (f \ll f_{\text{c}}) établie à la question Q47.
  3. Conclure en éliminant \tau_0 et m^* grâce à l'expression de la résistance R_0 trouvée à la question Q49, puis discuter de la dépendance thermique du bruit.
Voir la réponse courte

Sommation incohérente sur les porteurs redonnant la formule de Johnson-Nyquist ; abaisser T réduit le bruit thermique de mesure.

Voir le corrigé complet

Le gaz d'électrons est bidimensionnel et de forme carrée de côté L. Le nombre total d'électrons s'écrit donc :

N = N_{\text{s}} L^2

D'après la relation admise et le résultat de la question Q50, la densité spectrale de la tension globale V(t) vaut :

S_V(f) = N S_{V_i}(f) = N_{\text{s}} L^2 \times \left(\frac{R_0 e}{L}\right)^2 S_v(f) = N_{\text{s}} e^2 R_0^2 S_v(f)

Dans le domaine des fréquences usuelles de mesure, la condition f \ll f_{\text{c}} est pleinement satisfaite (question Q48). On utilise donc l'expression de la question Q47 :

S_v(f) \simeq \frac{2 k_{\text{B}} T \tau_0}{m^*}

En reportant cette expression dans S_V(f), il vient :

\begin{aligned} S_V(f) &= N_{\text{s}} e^2 R_0^2 \left( \frac{2 k_{\text{B}} T \tau_0}{m^*} \right) \\ &= 2 k_{\text{B}} T R_0 \left( \frac{N_{\text{s}} e^2 \tau_0 R_0}{m^*} \right) \end{aligned}

Or, d'après la question Q49, la résistance du carré s'écrit R_0 = \dfrac{m^*}{N_{\text{s}} e^2 \tau_0}, d'où :

\frac{N_{\text{s}} e^2 \tau_0 R_0}{m^*} = 1

On obtient ainsi directement la formule de Johnson-Nyquist :

\boxed{S_V(f) = 2 k_{\text{B}} T R_0}

Commentaire sur les mesures de précision à basse température :

La densité spectrale des fluctuations thermiques de tension est directement proportionnelle à la température absolue T.

  • Travailler à de très basses températures (températures cryogéniques, typiquement de l'ordre de quelques kelvins ou fractions de kelvin, comme 0{,}1\text{ K} mentionné dans la section II.3) permet de réduire drastiquement l'amplitude des fluctuations de tension d'origine thermique (réduction d'un facteur d'environ 3000 par rapport à la température ambiante de 300\text{ K}).
  • Cela maximise le rapport signal sur bruit et permet d'atteindre des niveaux d'incertitude extrêmement faibles, indispensables en métrologie quantique.

Résultat

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Question 52

DifficileTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : bruit thermique, valeur efficace

La tension efficace du bruit est donnée par avec la bande passante associée au diagramme de Bode précédent. Pour , estimer la valeur numérique de pour une résistance de à température ambiante. Commenter.

Voir l'indice

Estimer la bande passante \Delta f = \frac{\pi}{2} f_{\text{c}} (ou f_{\text{c}}) associée au filtre passe-bas du premier ordre en puissance et calculer numériquement U_{\text{eff,b}}.

Voir la stratégie
  1. Identifier la bande passante \Delta f à partir de la fréquence de coupure f_{\mathrm{c}} établie à la question Q47.
  2. Rappeler l'expression de la densité spectrale S_V(f) obtenue à la question Q51 pour f \ll f_{\mathrm{c}}.
  3. Effectuer l'application numérique pour déterminer la tension efficace de bruit U_{\text{eff,b}}, puis interpréter sa valeur au regard des exigences de la métrologie de précision.
Voir la réponse courte

Calcul de U_{\text{eff,b}} = \sqrt{2 k_{\text{B}} T R_0 \Delta f} avec \Delta f \sim f_{\text{c}} \simeq 16\text{ MHz}, donnant un bruit efficace de l'ordre du microvolt.

Voir le corrigé complet

D'après le diagramme de Bode tracé à la question Q46 et la fréquence de coupure déterminée à la question Q47, la bande passante à -3\text{ dB} du système s'étend de 0 à f_{\mathrm{c}}, soit :

\Delta f = f_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2\pi \tau_0}

Sur cette bande passante, la condition f \leqslant f_{\mathrm{c}} assure que la densité spectrale de tension reste quasi uniforme et égale à sa valeur basse fréquence donnée par la relation de Johnson-Nyquist (question Q51) :

S_V(f) \simeq 2 k_{\mathrm{B}} T R_0

L'expression de la tension efficace du bruit thermique devient ainsi :

U_{\text{eff,b}} = \sqrt{S_V(f) \Delta f} = \sqrt{\frac{k_{\mathrm{B}} T R_0}{\pi \tau_0}}

Application numérique :

  • Constante de Boltzmann : k_{\mathrm{B}} = 1{,}38 \times 10^{-23}\text{ J}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • Température ambiante : T \simeq 300\text{ K} ;
  • Résistance : R_0 = 300\ \Omega ;
  • Temps caractéristique : \tau_0 = 10\text{ ns} = 10^{-8}\text{ s} ;
  • Bande passante associée :

    \Delta f = \frac{1}{2\pi \times 10^{-8}} \simeq \frac{1}{6{,}28 \times 10^{-8}} \simeq 1{,}6 \times 10^7\text{ Hz} = 16\text{ MHz}

La densité spectrale de puissance vaut :

S_V = 2 \times 1{,}38 \times 10^{-23} \times 300 \times 300 \simeq 2{,}5 \times 10^{-18}\text{ V}^2\cdot\text{Hz}^{-1}

On en déduit la tension efficace :

U_{\text{eff,b}} = \sqrt{2{,}48 \times 10^{-18} \times 1{,}59 \times 10^7} = \sqrt{3{,}95 \times 10^{-11}} \simeq 6{,}3 \times 10^{-6}\text{ V}
\boxed{U_{\text{eff,b}} \simeq 6\ \mu\text{V}}

Commentaires :

  • À l'échelle macroscopique habituelle (signaux de l'ordre du volt), une fluctuation de quelques microvolts est parfaitement négligeable et « invisible à l'oscilloscope ».
  • En revanche, pour des mesures de haute précision comme celles envisagées dans ce sujet (mesures de tension de Hall à \pm 1\text{ nV} près, cf. question Q21), ce bruit thermique est prépondérant de plus de trois ordres de grandeur devant le signal utile à température ambiante sur cette large bande.
  • Pour s'affranchir de cette limitation en métrologie, deux leviers fondamentaux apparaissent clairement :

    1. Abaisser drastiquement la température T (utilisation de cryostats à 0{,}1\text{ K} comme mentionné en section II.3) ;
    2. Réduire drastiquement la bande passante de mesure \Delta f autour de la fréquence du signal utile (filtrage sélectif, détection synchrone).

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Physique PSI 2020 ?

Surtout 3 chapitres : Mouvement d'une particule chargée dans E et B (22 % des questions), Ferromagnétisme et circuits magnétiques (15 %) et Électronique numérique (12 %). Plus ponctuellement : Description d'un système thermodynamique, Circuits électriques et régimes transitoires, Cinématique et dynamique du point, Statique des fluides, Régime sinusoïdal forcé et filtrage…

Peut-on travailler le sujet X-ENS Physique PSI 2020 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 14 questions sur 52 (27 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la sous-partie I.1.1 (Q1 à Q4), la sous-partie I.1.2 (Q5 à Q7) et la sous-partie III.1 (Q37 à Q39), ainsi que Q15, Q16, Q35 et Q49. Avec les autres programmes de première année : 13 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Physique PSI 2020 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie II est la plus longue (environ 1 h 30).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet X-ENS Physique PSI 2020 ?

Q34 (constante fondamentale), Q43 (fonction d'autocorrélation), Q50 (densité spectrale de puissance), Q51 (bruit thermique) et Q52 (bruit thermique), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Physique PSI 2020 ?

Questions de cours : Q5 (poussée d'archimède), Q14 (conductivité électrique), Q15 (effet hall), Q16 (impédance d'entrée), Q22 (excitation magnétique), Q23 (arq magnétique), Q24 (matériau ferromagnétique doux), Q25 (perméabilité magnétique)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q8 (facteur de boltzmann), Q13 (effet hall), Q18 (résistance de hall), Q28 (théorème d'ampère) et Q35 (analyse dimensionnelle).

Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Physique PSI 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (26 sur 52), par exemple : Q1 à Q3, Q5, Q6, Q8, Q9, Q14 à Q16, Q18 à Q27, Q30, Q35 à Q37, Q39 et Q48. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q13, Q28, Q29, Q38, Q43, Q47 et Q51.

Le sujet X-ENS Physique PSI 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Oui, 1 question : Q8 (Le facteur de Boltzmann ne figure pas au programme de la filière PSI et l'expression générale n'est pas rappelée). Elle est signalée dans le corrigé.

Le sujet X-ENS Physique PSI 2020 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury indique que le sujet se veut de difficulté moyenne et d'une longueur permettant aux meilleurs de le traiter en entier. Moyenne : 9/20 (écart-type 3,49, 1 230 présents).

Que faire si l'on bloque sur le calcul en Q43 ?

Admettre le résultat \langle v^2(t) \rangle \simeq \Gamma \tau_0 / 2 fourni par l'énoncé. Les questions Q44 à Q52 exploitent directement cette relation et s'enchaînent sans qu'il soit nécessaire d'avoir abouti au calcul d'autocorrélation.

Quelle est la pente asymptotique à haute fréquence en Q46 ?

Elle vaut -40\text{ dB/décade}. Comme la densité spectrale S_v(f) décroît en 1/f^2 à haute fréquence, la grandeur demandée 20\log S_v varie en -40\log f, à la différence d'un diagramme de Bode usuel du premier ordre tracé en amplitude.

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