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Corrigé détaillé Centrale Physique-Chimie 2 MP 2021

À propos de la purification de l'eau du circuit primaire dans une centrale nucléaire

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 15 questions sur 41. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : PTSI 2 · MP2I 11 · TSI1 3 · BCPST1 9 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Électromagnétisme, Optique ondulatoire, Solutions aqueuses et électrochimie · 9 incontournables · 18 questions de première année
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Ce sujet aborde la surveillance et le traitement chimique de l'eau du circuit primaire des réacteurs à eau sous pression (REP). Il est composé de trois grandes parties indépendantes qui balaient un large spectre du programme de physique et chimie de la filière MP.

Les deux premières parties relèvent de la chimie : atomistique et cristallochimie du combustible MOX (oxyde de plutonium de structure fluorine), puis thermochimie industrielle (déshydrogénation de l'éthylbenzène) et dosage acido-basique en retour pour la caractérisation de résines échangeuses d'ions avec traitement complet des incertitudes. La troisième partie, dédiée à la physique de la spectrométrie d'émission atomique (ICP-AES), est particulièrement formatrice. Elle développe d'abord l'étude optique d'un réseau plan (passage de 2 à ondes et résolution spectrale), puis l'étude électromagnétique en ARQSM d'un plasma inductif, confrontant un modèle non collisionnel non dissipatif à un modèle ohmique collisionnel gouverné par l'effet de peau.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 8,98/20)
Temps estimé
≈ 3 h 25 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

9 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en MPSI : 15 questions sur 41, parties I.B, II.B et III.A.1.

Où gagner des points

26 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (26) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : hors programme
  • Hors programme

    Hors du programme actuel : Q1 (L'atomistique et la classification périodique ne figurent plus aux programmes de MPSI ni de MP) et Q2 (Les nombres quantiques et la règle de Hund ne figurent plus aux programmes de MPSI et de MP).

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

41 questions
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Partie I : Le plutonium dans le combustible nucléaire MOX

I.A · Présentation du plutonium

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : configuration électronique, classification périodique, électron de valence

Le numéro atomique du plutonium est 94 et sa configuration électronique dans son état fondamental est . Indiquer sa place dans la classification périodique (bloc, période). Préciser les électrons de cœur et ceux de valence.

Hors programme actuel

L'atomistique et la classification périodique ne figurent plus aux programmes de MPSI ni de MP.

Voir l'indice

Appliquer les règles de remplissage usuelles ; le bloc est donné par la dernière sous-couche en cours de remplissage et les électrons de valence correspondent aux couches externes non saturées.

Voir la stratégie
  1. La période est donnée par la valeur maximale du nombre quantique principal n parmi les orbitales occupées.
  2. Le bloc correspond à la sous-couche en cours de remplissage selon la règle de Klechkowski.
  3. Les électrons de cœur correspondent à la configuration du gaz rare précédent, tandis que les électrons de valence incluent les sous-couches ouvertes et la couche de nombre quantique principal le plus élevé.
Voir la réponse courte

Identification du bloc f et de la période 7 à partir de la sous-couche 5f et n=7, avec 8 électrons de valence.

Voir le corrigé complet

La configuration électronique fondamentale du plutonium (Z = 94) est :

[\mathrm{Rn}] \, 5f^6 \, 7s^2

1. Place dans la classification périodique :

  • Le nombre quantique principal maximal est n = 7, donc le plutonium appartient à la 7e période.
  • La sous-couche en cours de remplissage est une sous-couche f (incomplètement remplie avec 6 électrons sur 14), le plutonium appartient donc au bloc f (famille des actinides).
\boxed{\text{Période : } 7 \quad ; \quad \text{Bloc : } f \text{ (actinides)}}

2. Électrons de cœur et de valence :

  • Les électrons de cœur sont les 86 électrons de la configuration du gaz noble précédent, le radon [\mathrm{Rn}].
  • Les électrons de valence sont les électrons appartenant à la couche externe ainsi qu'à la sous-couche 5f partiellement remplie, soit les 8 électrons : 5f^6 \, 7s^2.
\boxed{\text{Électrons de cœur : } [\mathrm{Rn}] \text{ (86 électrons)} \quad ; \quad \text{Électrons de valence : } 5f^6 \, 7s^2 \text{ (8 électrons)}}

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : nombre quantique, règle de hund, électron célibataire

Le plutonium possède-t-il des électrons célibataires à l'état fondamental ? Si oui, proposer un quadruplet de nombres quantiques, que l'on nommera, pouvant caractériser l'un des électrons célibataires.

Hors programme actuel

Les nombres quantiques et la règle de Hund ne figurent plus aux programmes de MPSI et de MP.

Voir l'indice

Appliquer la règle de Hund sur la sous-couche 5f^6 pour déterminer l'état de spin des électrons célibataires et préciser un jeu (n, \ell, m_\ell, m_s) compatible.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la règle de Hund au remplissage de la sous-couche 5f pour déterminer le nombre d'électrons célibataires.
  2. Choisir l'un de ces électrons et définir le quadruplet (n, \ell, m_\ell, m_s) en nommant explicitement chaque nombre quantique et en précisant son domaine de valeurs.
Voir la réponse courte

Règle de Hund sur la sous-couche 5f^6 donnant 6 électrons célibataires et proposition d'un quadruplet (n, l, m_l, m_s).

Voir le corrigé complet

D'après la configuration électronique établie à la question Q1, la sous-couche 7s est saturée par deux électrons appariés (spins antiparallèles).

La sous-couche 5f correspond au nombre quantique azimutal \ell = 3 et comporte donc 2\ell + 1 = 7 cases quantiques dégénérées en énergie, associées aux valeurs :

m_\ell \in \{-3, -2, -1, 0, 1, 2, 3\}

D'après la règle de Hund, les 6 électrons de la sous-couche 5f occupent chacun une orbitale distincte avec des spins parallèles afin de maximiser le spin total.

Le plutonium possède donc 6 électrons célibataires à l'état fondamental.

Chacun de ces électrons célibataires est décrit par un quadruplet (n, \ell, m_\ell, m_s) où :

  • n est le nombre quantique principal (n = 5 ici) ;
  • \ell est le nombre quantique azimutal (ou secondaire) (\ell = 3 pour une sous-couche f) ;
  • m_\ell est le nombre quantique magnétique, vérifiant -\ell \leqslant m_\ell \leqslant \ell ;
  • m_s est le nombre quantique magnétique de spin, valant \pm 1/2.

On peut ainsi proposer pour l'un des électrons célibataires le quadruplet :

\boxed{\left(n = 5, \, \ell = 3, \, m_\ell = 3, \, m_s = +\frac{1}{2}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Cette question sur les nombres quantiques a été nettement moins bien réussie que le reste de la chimie structurale.

« Les questions de chimie structurale ont été assez bien traitées, à l’exception de la question Q2 portant sur les nombres quantiques. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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I.B · Oxyde de plutonium

Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : dénombrement des atomes, maille cfc, structure fluorine

Déterminer, pour chaque structure et pour chaque entité, le nombre d'entités en propre dans la maille concernée. Montrer qu'une seule des deux structures est possible pour . Donner alors la formule de cet oxyde et le nombre de motifs par maille.

Voir l'indice

Compter les contributions des sommets, faces et sites internes pour chaque structure représentée, puis invoquer l'électroneutralité de l'oxyde \mathrm{Pu}_x\mathrm{O}_y pour conclure.

Voir la stratégie
  1. Dénombrer les entités bleues et rouges pour chaque structure en appliquant les règles de multiplicité (sommets, faces, intérieur).
  2. Utiliser la condition d'électroneutralité du solide ionique constitué de \mathrm{Pu}^{4+} et \mathrm{O}^{2-} pour déterminer le rapport stœchiométrique y/x.
  3. Comparer ce rapport aux rapports des populations d'ions obtenus pour identifier la structure réelle, la formule chimique et la multiplicité Z.
Voir la réponse courte

Dénombrement des ions dans la maille CFC et les 8 sites tétraédriques occupés pour identifier la formule \mathrm{PuO}_2 avec Z=4.

Voir le corrigé complet

Dénombrons les entités en propre dans la maille cubique pour chacune des deux structures :

Structure A :

  • Sphères bleues : situées aux 8 sommets (comptant pour 1/8) et aux centres des 6 faces (comptant pour 1/2) :

    N_{\text{bleu}} = 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 1 + 3 = 4
  • Sphères rouges : situées au centre des 8 sous-cubes (les 8 sites tétraédriques), elles sont entièrement intérieures à la maille :

    N_{\text{rouge}} = 8 \times 1 = 8

Structure B :

  • Sphères bleues : de même, réseau cubique à faces centrées :

    N_{\text{bleu}} = 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 4
  • Sphères rouges : occupant la moitié des sites tétraédriques (4 sous-cubes sur 8) :

    N_{\text{rouge}} = 4 \times 1 = 4

L'électroneutralité du cristal \mathrm{Pu}_x\mathrm{O}_y impose :

x \times (+4) + y \times (-2) = 0 \implies y = 2x

Le rapport stœchiométrique doit être \dfrac{n(\mathrm{O}^{2-})}{n(\mathrm{Pu}^{4+})} = 2.

  • Dans la structure A, le rapport \dfrac{N_{\text{rouge}}}{N_{\text{bleu}}} = \dfrac{8}{4} = 2 correspond parfaitement au solide ionique en identifiant les sphères bleues aux cations \mathrm{Pu}^{4+} et les sphères rouges aux anions \mathrm{O}^{2-}.
  • Dans la structure B, le rapport \dfrac{N_{\text{rouge}}}{N_{\text{bleu}}} = \dfrac{4}{4} = 1 conduirait à la formule \mathrm{PuO}, incompatible avec le degré d'oxydation +\text{IV} du plutonium.

Seule la structure A est donc possible.

La formule de cet oxyde est \mathrm{PuO}_2 (dioxyde de plutonium), et le nombre de motifs par maille est :

\boxed{Z = 4}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : coordinence, structure fluorine

Déterminer la coordinence de chacun des ions dans la structure choisie à la question précédente.

Voir l'indice

Repérer le nombre de plus proches voisins entourant un cation \mathrm{Pu}^{4+} puis un anion \mathrm{O}^{2-} dans le réseau cubique à faces centrées.

Voir la stratégie
  1. La structure retenue à la question Q3 est la structure A (type fluorine \mathrm{CaF}_2), où les cations \mathrm{Pu}^{4+} forment un réseau cubique à faces centrées (cfc) et les anions \mathrm{O}^{2-} occupent la totalité des huit sites tétraédriques.
  2. Pour chaque type d'ion, identifier géométriquement le nombre de plus proches voisins de signe opposé.
  3. Vérifier la cohérence globale à l'aide de la relation de conservation des liaisons : N(\mathrm{Pu}^{4+})\times \mathrm{coord}(\mathrm{Pu}^{4+}) = N(\mathrm{O}^{2-})\times \mathrm{coord}(\mathrm{O}^{2-}).
Voir la réponse courte

Détermination des coordinences : 8 pour le cation au centre d'un cube d'anions et 4 pour l'anion en site tétraédrique.

Voir le corrigé complet

Dans la structure A (type fluorine) :

  • Coordinence de l'ion oxyde \mathrm{O}^{2-} : Chaque ion \mathrm{O}^{2-} occupe le centre de l'un des huit petits sous-cubes d'arête a/2 (site tétraédrique). Il est entouré de quatre cations \mathrm{Pu}^{4+} situés sur des sommets alternés de ce sous-cube, formant les sommets d'un tétraèdre régulier à la distance :

    d = \frac{a\sqrt{3}}{4}

    La coordinence de l'ion \mathrm{O}^{2-} par rapport aux ions \mathrm{Pu}^{4+} est donc égale à 4 (coordinence tétraédrique).

  • Coordinence de l'ion plutonium \mathrm{Pu}^{4+} : Considérons un cation \mathrm{Pu}^{4+} placé à un sommet de la maille conventionnelle. Ce sommet est commun à huit sous-cubes adjacents (appartenant aux huit mailles se rejoignant en ce sommet). Chacun de ces sous-cubes contient un anion \mathrm{O}^{2-} en son centre, tous situés à la même distance d = a\sqrt{3}/4. Les huit anions \mathrm{O}^{2-} forment ainsi un cube entourant le cation. Le même raisonnement s'applique aux cations situés aux centres des faces. La coordinence de l'ion \mathrm{Pu}^{4+} par rapport aux ions \mathrm{O}^{2-} est donc égale à 8 (coordinence cubique).

On vérifie bien la relation de stœchiométrie :

N(\mathrm{Pu}^{4+}) \times \mathrm{coord}(\mathrm{Pu}^{4+}) = N(\mathrm{O}^{2-}) \times \mathrm{coord}(\mathrm{O}^{2-}) \iff 4 \times 8 = 8 \times 4 = 32
\boxed{\mathrm{coord}(\mathrm{O}^{2-}) = 4 \quad \text{et} \quad \mathrm{coord}(\mathrm{Pu}^{4+}) = 8}

On qualifie cette coordinence de type (8,4) ou [8:4].

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : condition de contact, masse volumique, rayon ionique

On donne respectivement le rayon ionique de l'ion oxyde et la masse volumique de l'oxyde de plutonium : et . En admettant la tangence anion-cation, calculer le rayon ionique du plutonium . Commenter le résultat obtenu sachant que la valeur trouvée dans la littérature est de .

Voir l'indice

Relier la masse volumique au paramètre de maille a, puis utiliser la condition de tangence le long de la diagonale d'un sous-cube de côté a/2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le paramètre de maille a à partir de la masse volumique \rho_{\mathrm{PuO}_2} et de la masse du contenu de la maille.
  2. Exploiter la condition de tangence anion-cation le long de la diagonale du site tétraédrique (distance d = a\sqrt{3}/4) pour en déduire R(\mathrm{Pu}^{4+}).
  3. Comparer la valeur obtenue à celle de la littérature (86\text{ pm}) et interpréter l'écart au vu du modèle des sphères dures et de la coordinence.
Voir la réponse courte

Calcul du paramètre a via la masse volumique puis déduction du rayon de \mathrm{Pu}^{4+} par la condition de tangence sur la diagonale du quart de maille.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q3, la maille de \mathrm{PuO}_2 contient en propre Z = 4 motifs. La masse molaire de l'oxyde de plutonium vaut :

M(\mathrm{PuO}_2) = M(\mathrm{Pu}) + 2 M(\mathrm{O}) = 244 + 2 \times 16,0 = 276\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 0,276\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}

La masse volumique s'exprime par le quotient de la masse de la maille par son volume :

\rho_{\mathrm{PuO}_2} = \frac{Z \, M(\mathrm{PuO}_2)}{\mathcal{N}_A \, a^3}

On en déduit le paramètre de maille a :

a = \left(\frac{Z \, M(\mathrm{PuO}_2)}{\mathcal{N}_A \, \rho_{\mathrm{PuO}_2}}\right)^{1/3}

Application numérique :

a = \left(\frac{4 \times 0,276}{6,02 \times 10^{23} \times 11,5 \times 10^3}\right)^{1/3} \approx 5,423 \times 10^{-10}\text{ m} = 542,3\text{ pm}

Dans la structure fluorine, chaque anion \mathrm{O}^{2-} occupe le centre d'un sous-cube d'arête a/2. La tangence anion-cation a lieu entre l'ion oxyde et l'ion plutonium situé à l'un des sommets de ce sous-cube, soit à une distance d = \frac{a\sqrt{3}}{4} :

R(\mathrm{Pu}^{4+}) + R(\mathrm{O}^{2-}) = \frac{a\sqrt{3}}{4}

D'où l'expression du rayon ionique du cation :

R(\mathrm{Pu}^{4+}) = \frac{a\sqrt{3}}{4} - R(\mathrm{O}^{2-}) = \frac{\sqrt{3}}{4}\left(\frac{Z \, M(\mathrm{PuO}_2)}{\mathcal{N}_A \, \rho_{\mathrm{PuO}_2}}\right)^{1/3} - R(\mathrm{O}^{2-})

Application numérique :

R(\mathrm{Pu}^{4+}) = \frac{542,3 \times \sqrt{3}}{4} - 140 \approx 234,8 - 140 = 94,8\text{ pm}
\boxed{R(\mathrm{Pu}^{4+}) \approx 95\text{ pm}}

Commentaire : La valeur obtenue (95\text{ pm}) est proche de la valeur tabulée de 86\text{ pm} (écart relatif d'environ 10\,\%) : l'accord est très satisfaisant compte tenu du modèle simplifié des sphères dures indéformables. Cet écart s'explique par deux facteurs principaux :

  • la liaison Pu–O n'est pas purement ionique (existence d'une polarisabilité des ions et d'un caractère partiellement covalent) ;
  • le rayon tabulé usuel de 86\text{ pm} correspond à une coordinence de référence égale à 6 (octaédrique), alors que dans le réseau de type fluorine \mathrm{PuO}_2, le plutonium présente une coordinence de 8 (cubique), ce qui augmente naturellement son rayon effectif en raison d'une plus forte répulsion stérique entre ligands.

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : compacité, structure fluorine

Calculer la compacité de cette structure. Commenter la valeur obtenue.

Voir l'indice

Calculer le rapport entre le volume propre des sphères dures contenues dans une maille et le volume total a^3 de celle-ci.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le volume occupé par les ions de la maille à l'aide des rayons ioniques R(\mathrm{Pu}^{4+}) et R(\mathrm{O}^{2-}) et des multiplicités N(\mathrm{Pu}^{4+}) = 4 et N(\mathrm{O}^{2-}) = 8.
  2. Calculer la compacité C = \frac{V_{\text{ions}}}{V_{\text{maille}}} avec le paramètre de maille a déterminé précédemment.
  3. Commenter la valeur obtenue en la comparant à celle des empilements compacts d'atomes identiques (74\,\%) et en tenant compte de la nature ionique du cristal.
Voir la réponse courte

Calcul de la compacité comme rapport des volumes occupés par les sphères anioniques et cationiques sur le volume de la maille.

Voir le corrigé complet

La maille élémentaire contient en propre 4 ions \mathrm{Pu}^{4+} et 8 ions \mathrm{O}^{2-}. En modélisant les ions par des sphères indéformables de rayons respectifs R(\mathrm{Pu}^{4+}) et R(\mathrm{O}^{2-}), le volume total occupé par ces ions au sein de la maille s'écrit :

V_{\text{occupé}} = 4 \times \left(\frac{4}{3}\,\pi\,R(\mathrm{Pu}^{4+})^3\right) + 8 \times \left(\frac{4}{3}\,\pi\,R(\mathrm{O}^{2-})^3\right) = \frac{16\pi}{3}\left(R(\mathrm{Pu}^{4+})^3 + 2\,R(\mathrm{O}^{2-})^3\right)

Le volume de la maille cubique de côté a est V_{\text{maille}} = a^3. La compacité C est donc définie par :

C = \frac{V_{\text{occupé}}}{V_{\text{maille}}} = \frac{16\pi}{3\,a^3}\left(R(\mathrm{Pu}^{4+})^3 + 2\,R(\mathrm{O}^{2-})^3\right)

Application numérique :

  • Avec les valeurs issues du modèle de tangence établi en Q5 (a = 542{,}3\text{ pm}, R(\mathrm{O}^{2-}) = 140\text{ pm} et R(\mathrm{Pu}^{4+}) \approx 95\text{ pm}) :

    \begin{aligned} V_{\text{occupé}} &= \frac{16\pi}{3}\left((95 \times 10^{-12})^3 + 2 \times (140 \times 10^{-12})^3\right) \approx 1{,}06 \times 10^{-28}\text{ m}^3 \\ V_{\text{maille}} &= (542{,}3 \times 10^{-12})^3 \approx 1{,}59 \times 10^{-28}\text{ m}^3 \\ C &= \frac{1{,}06 \times 10^{-28}}{1{,}59 \times 10^{-28}} \approx 0{,}67 = 67\,\% \end{aligned}
  • Si l'on utilise la valeur tabulée de la littérature (R(\mathrm{Pu}^{4+}) = 86\text{ pm}) :

    C = \frac{16\pi}{3 \times (542{,}3 \times 10^{-12})^3}\left((86 \times 10^{-12})^3 + 2 \times (140 \times 10^{-12})^3\right) \approx 0{,}64 = 64\,\%
\boxed{C \approx 0{,}67 \quad (\text{ou } 0{,}64 \text{ avec le rayon de la littérature})}

Commentaire : La compacité obtenue (environ 65\text{ à }67\,\%) est significativement inférieure à celle d'un empilement compact de sphères dures identiques (C_{\text{max}} = \frac{\pi}{3\sqrt{2}} \approx 74\,\% pour un réseau cfc ou hc). Ce résultat est tout à fait cohérent pour un cristal ionique :

  • la différence importante de taille entre les anions et les cations,
  • l'occupation des seuls sites tétraédriques par les anions \mathrm{O}^{2-},
  • et les répulsions électrostatiques entre ions de même signe interdisant un contact direct de tous les ions entre eux,

limitent le taux de remplissage de l'espace.

Résultat

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Partie II : Les résines échangeuses d'ions et la purification de l'eau

II.A · Synthèse des REI

Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : relation de van 't hoff, enthalpie standard de réaction, entropie standard de réaction

À l'aide de la figure 4, calculer l'entropie standard de réaction et l'enthalpie standard de réaction , en considérant qu'elles sont indépendantes de la température dans le domaine de température étudié. La réaction est-elle endothermique ou exothermique ? Aurait-on pu prévoir sans calcul le signe de l'entropie standard de réaction ?

Voir l'indice

Utiliser la relation intégrée de van 't Hoff reliant \ln K^\circ à 1/T pour identifier l'enthalpie standard à la pente et l'entropie standard à l'ordonnée à l'origine du graphe.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \log_{10} K^\circ en fonction de 1/T à partir de l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ = \Delta_r H^\circ - T \Delta_r S^\circ = -R T \ln K^\circ.
  2. Relever deux points sur l'alignement de la figure 4 pour déterminer la pente et en déduire \Delta_r H^\circ, puis calculer \Delta_r S^\circ.
  3. Conclure sur le caractère thermique grâce au signe de \Delta_r H^\circ et interpréter le signe de \Delta_r S^\circ par la variation du nombre de moles gazeuses \Delta \nu_g.
Voir la réponse courte

Exploitation de la droite de Van 't Hoff \ln K^\circ = -\frac{\Delta_r H^\circ}{RT} + \frac{\Delta_r S^\circ}{R} et prévision du signe par création de gaz.

Voir le corrigé complet

L'enthalpie libre standard de réaction est liée à la constante d'équilibre K^\circ(T) par la relation :

\Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ - T \Delta_r S^\circ = -R T \ln K^\circ(T)

En supposant \Delta_r H^\circ et \Delta_r S^\circ indépendantes de la température (approximation d'Ellingham), on obtient :

\ln K^\circ(T) = -\frac{\Delta_r H^\circ}{R}\frac{1}{T} + \frac{\Delta_r S^\circ}{R}

Soit, en utilisant le logarithme décimal \log_{10}(x) = \frac{\ln(x)}{\ln 10} :

\log_{10} K^\circ(T) = -\frac{\Delta_r H^\circ}{R \ln 10} \frac{1}{T} + \frac{\Delta_r S^\circ}{R \ln 10}

Le tracé de \log_{10} K^\circ en fonction de 1/T est une droite affine de pente p = -\frac{\Delta_r H^\circ}{R \ln 10}.

Sur la figure 4, relevons deux points le long de l'alignement :

  • Pour 1/T_1 = 1{,}00 \times 10^{-3}\text{ K}^{-1} (T_1 = 1000\text{ K}) : \log_{10} K^\circ_1 \approx -0{,}35 (soit K^\circ_1 \approx 0{,}45) ;
  • Pour 1/T_2 = 2{,}00 \times 10^{-3}\text{ K}^{-1} (T_2 = 500\text{ K}) : \log_{10} K^\circ_2 \approx -6{,}95 (soit K^\circ_2 \approx 1{,}1 \times 10^{-7}).

La pente vaut :

p = \frac{\log_{10} K^\circ_2 - \log_{10} K^\circ_1}{1/T_2 - 1/T_1} = \frac{-6{,}95 - (-0{,}35)}{(2{,}00 - 1{,}00)\times 10^{-3}} = -6{,}6 \times 10^3\text{ K}

On en déduit l'enthalpie standard de réaction :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= - p \, R \ln 10 \\ &= -(-6{,}6 \times 10^3\text{ K}) \times 8{,}31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} \times \ln(10) \\ &\approx 1{,}26 \times 10^5\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} = 126\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r H^\circ \approx 1{,}3 \times 10^2\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Puisque \Delta_r H^\circ > 0, la réaction de déshydrogénation de l'éthylbenzène est endothermique.

L'entropie standard de réaction se déduit par exemple au point 1 :

\begin{aligned} \Delta_r S^\circ &= R \ln 10 \cdot \log_{10} K^\circ_1 + \frac{\Delta_r H^\circ}{T_1} \\ &= 8{,}31 \times \ln(10) \times (-0{,}35) + \frac{1{,}26 \times 10^5}{1000} \\ &= -6{,}7 + 126 \approx 119\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r S^\circ \approx 1{,}2 \times 10^2\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}}

Prévision qualitative du signe de \Delta_r S^\circ : L'équation de la réaction en phase gazeuse s'écrit :

E_{(\text{g})} = S_{(\text{g})} + \mathrm{H}_{2(\text{g})}

La variation de la stœchiométrie gazeuse vaut :

\Delta \nu_{\text{g}} = 1 + 1 - 1 = +1 > 0

L'état final comporte davantage de molécules de gaz que l'état initial (une mole de gaz formée net), ce qui se traduit par une augmentation importante du désordre moléculaire (degrés de liberté de translation). On pouvait donc prévoir sans calcul que \Delta_r S^\circ > 0.

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : déplacement d'équilibre, loi de le chatelier

Prévoir, justification à l'appui, dans quel sens l'équilibre est déplacé lors d'une augmentation de pression à température et composition constantes.

Voir l'indice

Calculer la variation de la quantité de matière gazeuse \Delta_r\nu_{\text{g}} et appliquer la loi de modération de Le Chatelier relative à la pression.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le quotient de réaction Q_r en fonction des fractions molaires des constituants gazeux et de la pression totale P.
  2. Déterminer l'évolution de Q_r lors d'une augmentation de pression à composition fixée, puis comparer Q_r à la constante d'équilibre K^\circ(T) pour conclure sur le sens d'évolution.
Voir la réponse courte

Une augmentation de pression isotherme déplace l'équilibre dans le sens d'une diminution de la quantité de gaz (sens indirect).

Voir le corrigé complet

La réaction de déshydrogénation s'écrit en phase gazeuse :

E_{(\text{g})} = S_{(\text{g})} + \mathrm{H}_{2(\text{g})}

La variation du nombre de moles de gaz pour un avancement unitaire vaut :

\Delta_r \nu_{\text{g}} = 1 + 1 - 1 = +1

En assimilant le mélange réactionnel à un mélange idéal de gaz parfaits, les pressions partielles s'expriment par P_i = x_i P, où x_i est la fraction molaire du constituant i et P la pression totale. Le quotient de réaction s'écrit alors :

Q_r = \frac{\left(\dfrac{P_S}{P^\circ}\right)\left(\dfrac{P_{\mathrm{H}_2}}{P^\circ}\right)}{\dfrac{P_E}{P^\circ}} = \frac{x_S \, x_{\mathrm{H}_2}}{x_E} \left(\frac{P}{P^\circ}\right)^{\Delta_r \nu_{\text{g}}} = \frac{x_S \, x_{\mathrm{H}_2}}{x_E} \, \frac{P}{P^\circ}

Initialement, le système est à l'équilibre chimique à la température T, donc Q_r = K^\circ(T).

Une augmentation de pression (P > P_{\text{ini}}) effectuée à température constante (K^\circ(T) inchangée) et à composition constante (fractions molaires x_i inchangées) entraîne, du fait que \Delta_r \nu_{\text{g}} = +1 > 0 :

Q_r > K^\circ(T)

Le système évolue spontanément dans le sens qui tend à faire diminuer Q_r, c'est-à-dire dans le sens indirect (formation d'éthylbenzène E, sens 2).

\boxed{\text{L'équilibre est déplacé dans le sens indirect (vers la gauche).}}

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : déplacement d'équilibre, relation de van 't hoff

Prévoir, justification à l'appui, dans quel sens l'équilibre est déplacé lors d'une élévation de température à pression et composition constantes.

Voir l'indice

Appliquer la loi d'isobare de van 't Hoff en exploitant le signe de l'enthalpie standard de réaction calculée précédemment.

Voir la réponse courte

La réaction étant endothermique, une élévation de température favorise la formation des produits selon la loi de Van 't Hoff.

Voir le corrigé complet

La sensibilité de la constante d'équilibre K^\circ(T) à la température est régie par la relation de van 't Hoff :

\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H^\circ}{R T^2}

D'après la question Q7, la déshydrogénation de l'éthylbenzène est endothermique :

\Delta_r H^\circ > 0 \implies \frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} > 0

La constante d'équilibre K^\circ(T) est donc une fonction strictement croissante de la température.

Le quotient de réaction s'exprime, pour ce mélange gazeux assimilé à des gaz parfaits, par :

Q_r = \frac{x_S \, x_{\mathrm{H}_2}}{x_E} \, \frac{P}{P^\circ}

À pression et composition fixées, une augmentation de température de T_1 à T_2 > T_1 ne modifie pas le quotient de réaction, qui reste égal à sa valeur d'équilibre initiale :

Q_r(T_2) = Q_r(T_1) = K^\circ(T_1)

Comme K^\circ(T_2) > K^\circ(T_1), on a immédiatement à la nouvelle température :

Q_r < K^\circ(T_2)

Le système évolue donc spontanément dans le sens direct pour rétablir l'équilibre.

Conformément à la loi de modération de Le Chatelier (règle de van 't Hoff), une augmentation de température à pression constante déplace l'équilibre dans le sens de la réaction endothermique :

\boxed{\text{L'équilibre est déplacé dans le sens direct (formation de styrène et de dihydrogène).}}

Résultat

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Question 10

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : optimisation de procédé, facteur cinétique, déplacement d'équilibre

La synthèse industrielle du styrène par déshydrogénation de l'éthylbenzène s'opère généralement dans un réacteur de volume constant où l'on mélange de la vapeur d'eau à l'éthylbenzène (dans un rapport de plusieurs moles d'eau par mole d'éthylbenzène), à une température d'environ et à une pression totale voisine de la pression atmosphérique, en présence d'un catalyseur à base d'oxydes de fer. Commenter le choix de ces conditions opératoires.

Voir l'indice

Analyser l'antagonisme entre thermodynamique (haute température favorable) et cinétique, le rôle de la vapeur d'eau sur la pression partielle des réactifs, et l'effet du catalyseur.

Voir la stratégie

Pour commenter les conditions opératoires d'un procédé chimique industriel, on analyse successivement l'impact de chaque paramètre sous le double angle de la thermodynamique (déplacement d'équilibre, rendement) et de la cinétique (vitesse, sélectivité, tenue du matériel) :

  1. La température élevée (T \approx 650\text{ }^\circ\text{C}) ;
  2. La pression modérée (P \approx 1\text{ bar}) ;
  3. L'introduction de vapeur d'eau en excès ;
  4. La présence d'un catalyseur à base d'oxydes de fer.
Voir la réponse courte

Justification de la température élevée (thermodynamique et cinétique), de la dilution par la vapeur d'eau (déplacement d'équilibre) et du catalyseur.

Voir le corrigé complet
  • Température élevée (T \approx 650\text{ }^\circ\text{C}) :

    • Aspect thermodynamique : d'après les questions Q7 et Q9, la réaction de déshydrogénation est endothermique (\Delta_r H^\circ > 0). Selon la loi de van 't Hoff, une élévation de température augmente la constante d'équilibre K^\circ(T) et déplace l'équilibre dans le sens direct. À 650\text{ }^\circ\text{C} (T \approx 923\text{ K}, soit 1/T \approx 1{,}08 \times 10^{-3}\text{ K}^{-1}), la figure 4 indique K^\circ \approx 0{,}2, ce qui permet d'atteindre un taux de conversion économiquement rentable.
    • Aspect cinétique : selon la loi d'Arrhenius, une température élevée augmente considérablement la vitesse de réaction.
    • Compromis : la température est limitée à environ 650\text{ }^\circ\text{C} pour éviter le craquage thermique parasite de l'éthylbenzène et la polymérisation prématurée du styrène formé.
  • Pression modérée (P \approx 1\text{ bar}) :

    • D'après la question Q8, la réaction s'accompagne d'une création de moles de gaz (\Delta_r \nu_{\text{g}} = +1). Une basse pression favorise donc la formation de styrène. Travailler à pression atmosphérique permet de bénéficier d'un bon déplacement d'équilibre sans nécessiter d'installation sous vide poussé, techniquement complexe et coûteuse.
  • Présence de vapeur d'eau en large excès :

    • Effet de dilution (thermodynamique) : la vapeur d'eau agit comme un gaz inerte vis-à-vis de l'équilibre principal. À pression totale fixée, l'augmentation de la quantité de matière totale gazeuse diminue les pressions partielles des réactifs et des produits, ce qui abaisse le quotient de réaction Q_r et déplace l'équilibre dans le sens direct (gain de conversion).
    • Apport thermique : la réaction étant fortement endothermique, la vapeur d'eau surchauffée, grâce à sa capacité thermique élevée, apporte les calories nécessaires et limite la chute de température au sein du réacteur.
    • Protection du catalyseur : la vapeur d'eau élimine les dépôts charbonneux (coke) qui désactivent le catalyseur, en réagissant avec le carbone formé par pyrolyse selon la réaction de gazéification (\mathrm{C}_{(\text{s})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{g})} = \mathrm{CO}_{(\text{g})} + \mathrm{H}_{2(\text{g})}).
    • Séparation aisée : en sortie de réacteur, l'eau se condense facilement par refroidissement, permettant de séparer le styrène par simple décantation.
  • Catalyseur à base d'oxydes de fer :

    • Il augmente la vitesse de déshydrogénation en abaissant l'énergie d'activation, ce qui permet d'atteindre rapidement l'état d'équilibre thermodynamique.
    • Il améliore la sélectivité en favorisant la déshydrogénation au détriment des réactions parasites (désalkylation en benzène ou toluène).
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II.B · Détermination de la capacité d'échange d'une résine

Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : résine échangeuse d'ions, équilibre chimique

En utilisant le formalisme d'échange ionique de Vanselow, écrire l'équation bilan traduisant l'échange des ions sur la résine.

Voir l'indice

Remplacer formellement les charges z_A et z_B par celles des ions \mathrm{H}^+ et \mathrm{Na}^+ dans le formalisme de Vanselow fourni.

Voir la stratégie
  1. Identifier les ions mis en jeu : l'ion initialement fixé sur la résine acide est A^{z_A} = \mathrm{H}^+ (z_A = +1) et le contre-ion apporté par la solution de soude est B^{z_B} = \mathrm{Na}^+ (z_B = +1).
  2. Appliquer directement le modèle d'échange d'ions de Vanselow donné dans le texte.
Voir la réponse courte

Écriture de l'équation d'échange ionique entre les protons fixés sur la résine et les cations de la solution.

Voir le corrigé complet

D'après le texte introductif, l'échange selon le formalisme de Vanselow entre un ion A^{z_A} sur la résine et un contre-ion B^{z_B} en solution s'écrit :

z_B \, A_{(\text{rés})}^{z_A} + z_A \, B_{(\text{aq})}^{z_B} = z_B \, A_{(\text{aq})}^{z_A} + z_A \, B_{(\text{rés})}^{z_B}

Dans le cas présent :

  • l'ion initialement présent sur la résine échangeuse de cations est le proton \mathrm{H}^+, de charge z_A = 1 ;
  • le contre-ion introduit avec la solution de soude est le cation sodium \mathrm{Na}^+, de charge z_B = 1.

L'équation bilan traduisant l'échange s'écrit donc :

\boxed{\mathrm{H}^+_{(\text{rés})} + \mathrm{Na}^+_{(\text{aq})} = \mathrm{H}^+_{(\text{aq})} + \mathrm{Na}^+_{(\text{rés})}}

Résultat

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : titrage acido-basique, réaction support

Écrire l'équation de la réaction support du titrage.

Voir l'indice

Écrire la réaction acido-basique rapide et totale intervenant entre les ions hydroxyde résiduels et les ions oxonium apportés par la solution titrante.

Voir la réponse courte

Équation de titrage acide fort-base forte entre les ions oxonium et hydroxyde : \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+ + \mathrm{HO}^- \to 2\mathrm{H}_2\mathrm{O}.

Voir le corrigé complet

Le titrage réalisé est un titrage acido-basique en retour. La solution titrée prélevée contient les ions hydroxyde \mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} en excès non consommés par la résine, ainsi que les contre-ions spectateurs \mathrm{Na}^+_{(\text{aq})}. La solution titrante d'acide chlorhydrique apporte des ions oxonium \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\text{aq})} et des ions chlorure spectateurs \mathrm{Cl}^-_{(\text{aq})}.

L'équation de la réaction support du titrage s'écrit :

\boxed{\mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} + \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\text{aq})} = 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : montage de titrage, verrerie, ph-mètre

Proposer un montage expérimental pour réaliser le dosage : choix de la verrerie et choix des capteurs. Vous donnerez le nom de chaque capteur représenté figure 6 et indiquerez celui (ceux) à utiliser pour l'expérience ainsi que leur rôle.

Voir l'indice

Préciser la verrerie jaugée usuelle ; identifier parmi les capteurs l'électrode de pH combinée en verre et son capteur associé (pH-mètre).

Voir la stratégie
  1. Identifier chacun des quatre capteurs représentés sur la figure 6 à partir de leurs caractéristiques visuelles et des légendes.
  2. Sélectionner le ou les capteurs adaptés à un suivi pH-métrique et expliciter leur rôle respectif.
  3. Décrire le montage expérimental complet en précisant le choix de la verrerie (prélèvement, titrage) et les conditions opératoires (agitation, étalonnage).
Voir la réponse courte

Choix de la burette, de la pipette jaugée et du capteur pH-métrique ou conductimétrique avec justification de leurs rôles respectifs.

Voir le corrigé complet

1. Identification des capteurs de la figure 6 :

  • Capteur 1 : Électrode combinée de pH (à corps protecteur en plastique). Elle réunit en un seul corps une électrode de verre indicatrice et une électrode de référence.
  • Capteur 2 : Électrode au calomel saturé (ECS). C'est une électrode de référence dont le potentiel est fixé et indépendant du milieu (E_{\text{ECS}} \approx 0{,}244\text{ V} à 25\text{ }^\circ\text{C}).
  • Capteur 3 : Cellule de conductimétrie (constituée de deux plaques de platine platiné parallèles), dédiée aux mesures de conductivité.
  • Capteur 4 : Électrode de verre (ou électrode combinée tout en verre). Il s'agit d'une électrode indicatrice de pH dont la fine membrane de verre développe un potentiel fonction de l'activité des ions \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+.

2. Choix et rôle des capteurs pour le titrage pH-métrique : Le suivi demandé est pH-métrique. Deux options sont possibles :

  • Option 1 (la plus usuelle) : Utiliser uniquement l'électrode combinée de pH (capteur 1), reliée à un pH-mètre. Elle assure à la fois la mesure du potentiel indicateur et la référence, permettant de mesurer directement la différence de potentiel proportionnelle au \mathrm{pH} selon la loi de Nernst :

    \Delta E = E_{\text{ind}} - E_{\text{réf}} = \text{cste} - \frac{RT\ln 10}{F}\mathrm{pH}
  • Option 2 : Utiliser l'électrode au calomel saturé (capteur 2) comme électrode de référence (fournit un potentiel invariant) associée à l'électrode de verre (capteur 4) comme électrode indicatrice (mesure de l'activité des ions \mathrm{H}^+).

3. Verrerie et montage expérimental :

  • Prélèvement : une pipette jaugée de 50{,}0\text{ mL} (munie d'une pro-pipette) pour introduire avec précision le volume V_0 = 50{,}0\text{ mL} de filtrat dans un bécher de titrage (forme haute, typiquement 150 ou 250\text{ mL}).
  • Burette graduée : une burette de 25\text{ mL} (préalablement rincée à l'eau distillée puis avec la solution titrante d'acide chlorhydrique à C_1 = 0{,}10\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, et ajustée au zéro) fixée au-dessus du bécher.
  • Agitation et immersion : le bécher est placé sur un agitateur magnétique muni d'un barreau aimanté. On peut ajouter de l'eau distillée (sans modifier la quantité de matière de \mathrm{HO}^- prélevée) afin d'assurer l'immersion complète de la membrane de verre et du poreux sans que le barreau ne heurte l'électrode.
  • Étalonnage préalable : le pH-mètre est étalonné à l'aide de deux solutions tampons (par exemple de pH 7,00 et 10,00, la solution à titrer étant initialement basique).
Voir ce qu'a relevé le jury

Si le vocabulaire de la verrerie est maîtrisé, les électrodes usuelles ne sont généralement pas reconnues.

« La question Q13 a montré une connaissance correcte du vocabulaire lié à la verrerie, mais une inca pacité généralisée à identifier des électrodes d’usage courant. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : équivalence, titrage indirect, stœchiométrie

Exprimer, avec les données littérales fournies, la quantité d'ions hydroxyde restant, notée dans le volume initial. Faire l'application numérique.

Voir l'indice

Établir la relation d'équivalence sur la prise d'essai V_0 et en déduire la quantité de matière restante dans l'ensemble du volume initial V.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la quantité d'ions \mathrm{HO}^- dosée dans la prise d'essai de volume V_0 à l'aide de la relation d'équivalence du titrage.
  2. En déduire la quantité totale n_{\mathrm{HO}^-,r} d'ions \mathrm{HO}^- restant dans le bécher de volume V par proportionnalité (facteur de dilution ou d'aliquote V/V_0).
Voir la réponse courte

Relation à l'équivalence sur la prise d'essai puis multiplication par le facteur de dilution V/V_0 pour trouver la quantité restante.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de la réaction support de titrage établie en Q12 :

\mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} + \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\text{aq})} \longrightarrow 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}

À l'équivalence du titrage de la prise d'essai de volume V_0, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques. La quantité d'ions hydroxyde présente dans ce volume V_0 vaut :

n_{\mathrm{HO}^-}(V_0) = C_1 V_{\text{eq}}

La solution surnageante étant homogène, la concentration effective en ions hydroxyde restant après échange est :

[\mathrm{HO}^-]_r = \frac{n_{\mathrm{HO}^-}(V_0)}{V_0} = \frac{C_1 V_{\text{eq}}}{V_0}

La quantité totale d'ions hydroxyde restant dans le volume initial V s'exprime donc par :

n_{\mathrm{HO}^-,r} = [\mathrm{HO}^-]_r \, V = C_1 V_{\text{eq}} \, \frac{V}{V_0}

Application numérique : D'après la figure 5, le volume équivalent est V_{\text{eq}} = 6,7\text{ mL}. Avec C_1 = 0,10\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, V = 100,0\text{ mL} et V_0 = 50,0\text{ mL}, on a :

\begin{aligned} n_{\mathrm{HO}^-,r} &= 0,10 \times 6,7 \times 10^{-3} \times \frac{100,0}{50,0} \\ &= 1,34 \times 10^{-3}\text{ mol} \end{aligned}

En conservant deux chiffres significatifs (en accord avec la précision sur V_{\text{eq}}) :

\boxed{n_{\mathrm{HO}^-,r} = C_1 V_{\text{eq}} \, \frac{V}{V_0} = 1,3 \times 10^{-3}\text{ mol}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en première année (toutes filières)
  • Mesures et incertitudes

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : incertitude de type b, pipette jaugée

Lors d'une séance de travaux pratiques, quand on réalise un seul titrage, à quel type d'évaluation de l'incertitude peut-on procéder ? Expliquer. Le volume a été mesuré avec une pipette jaugée double trait de tolérance . Identifier au moins une source possible d'incertitude.

Voir l'indice

En l'absence de mesures répétées, l'évaluation est de type B. Identifier comme sources d'incertitude la tolérance de la pipette et l'erreur d'ajustement du ménisque.

Voir la stratégie
  1. Distinguer les méthodes d'évaluation des incertitudes : évaluation de type A (fondée sur un traitement statistique d'une série de mesures répétées dans des conditions de répétabilité) et évaluation de type B (fondée sur toute information disponible : notices, tolérances, modèle physique, expérience).
  2. Identifier les sources d'erreur associées au prélèvement par une pipette jaugée à deux traits en analysant le protocole expérimental et le matériel.
Voir la réponse courte

Identification d'une évaluation de type B (mesure unique) et analyse des sources d'erreurs (tolérance constructeur, ajustement au trait de jauge).

Voir le corrigé complet

Lorsqu'un seul mesurage est réalisé, on ne dispose pas d'une série statistique de valeurs expérimentales. On procède donc à une évaluation de type B de l'incertitude.

\boxed{\text{Évaluation de l'incertitude de type B}}

Cette démarche consiste à estimer l'incertitude-type à partir de sources d'informations préalables indépendantes d'une analyse statistique répétée : tolérance du constructeur (classe de la verrerie), incertitude de lecture du manipulateur, certificats d'étalonnage, ou encore modélisation physique des phénomènes parasites.

Concernant le prélèvement du volume V_0 à l'aide d'une pipette jaugée à deux traits, plusieurs sources d'incertitude peuvent être identifiées :

  • La tolérance de fabrication de la pipette : indiquée par le fabricant (\pm 0{,}1\text{ mL}), elle rend compte de la précision intrinsèque de la verrerie jaugée ;
  • L'erreur de visée et d'ajustement du ménisque : avec une pipette à deux traits, l'ajustement du bas du ménisque doit être réalisé à deux reprises (au trait supérieur puis au trait inférieur), ce qui introduit deux erreurs de parallaxe et de repérage visuel ;
  • L'effet de la température : les instruments jaugés sont généralement étalonnés à 20\text{ }^\circ\mathrm{C} ; un écart de température modifie le volume par dilatation thermique du liquide et du verre ;
  • Le temps et le mode d'écoulement : une vidange trop rapide ou un égouttement imparfait (rétention d'une goutte sur la paroi externe ou interne) peut modifier le volume réellement délivré.

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : incertitude élargie, facteur d'élargissement, écriture du résultat

On estime l'incertitude-type sur à . De quelle manière devez-vous présenter le résultat sur ? On fournira une incertitude élargie pour un niveau de confiance de .

Voir l'indice

Multiplier l'incertitude-type par le facteur d'élargissement conventionnel k=2 pour un niveau de confiance de 95 % et arrondir le résultat au nombre de chiffres significatifs adéquat.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition de l'incertitude élargie U à partir de l'incertitude-type u et du facteur d'élargissement k associé au niveau de confiance requis.
  2. Effectuer le calcul numérique de U(n_{\mathrm{HO}^-,r}) avec k = 2 pour un niveau de confiance de 95\,\%.
  3. Présenter le résultat sous la forme normalisée (X \pm U), en veillant à arrondir l'incertitude à un ou deux chiffres significatifs et à aligner la dernière décimale de la valeur centrale sur celle de l'incertitude.
Voir la réponse courte

Calcul de l'incertitude élargie U = 2u à 95

Voir le corrigé complet

L'incertitude élargie U(n_{\mathrm{HO}^-,r}) associée à un niveau de confiance de 95\,\% s'obtient à partir de l'incertitude-type u(n_{\mathrm{HO}^-,r}) = 1 \times 10^{-5}\text{ mol} par :

U(n_{\mathrm{HO}^-,r}) = k \cdot u(n_{\mathrm{HO}^-,r})

Pour une loi de distribution assimilée à une loi normale et un niveau de confiance de 95\,\%, le facteur d'élargissement vaut k = 2 (ou plus précisément 1{,}96). Ainsi :

\begin{aligned} U(n_{\mathrm{HO}^-,r}) &= 2 \times (1 \times 10^{-5}\text{ mol}) \\ &= 2 \times 10^{-5}\text{ mol} = 0{,}02 \times 10^{-3}\text{ mol} \end{aligned}

D'après la question Q14, la valeur centrale calculée est n_{\mathrm{HO}^-,r} = 1{,}34 \times 10^{-3}\text{ mol}. L'incertitude portant sur le centième de millimole, le nombre de décimales de la valeur centrale est parfaitement en cohérence avec l'incertitude élargie.

Le résultat doit être consigné sous la forme :

\boxed{n_{\mathrm{HO}^-,r} = (1{,}34 \pm 0{,}02) \times 10^{-3}\text{ mol} \quad (k = 2, \text{ niveau de confiance } 95\,\%)}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : capacité d'échange, dosage en retour

Écrire l'expression littérale de la capacité d'échange puis faire l'application numérique.

Voir l'indice

Calculer la quantité d'ions \mathrm{HO}^- ayant réagi avec la résine par différence entre la quantité introduite et la quantité restante, puis diviser par la masse m de résine.

Voir la réponse courte

Calcul de la capacité d'échange par différence entre quantités initiale et restante de réactif, rapportée à la masse de résine.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation d'échange établie à la question Q11 :

\mathrm{H}^+_{(\text{rés})} + \mathrm{Na}^+_{(\text{aq})} = \mathrm{H}^+_{(\text{aq})} + \mathrm{Na}^+_{(\text{rés})}

Les ions \mathrm{H}^+ libérés en solution aqueuse réagissent de manière quantitative avec les ions hydroxyde \mathrm{HO}^- apportés par la soude :

\mathrm{H}^+_{(\text{aq})} + \mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} \longrightarrow \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}

L'équation globale du processus de fixation des ions sodium sur la résine s'écrit donc :

\mathrm{H}^+_{(\text{rés})} + \mathrm{Na}^+_{(\text{aq})} + \mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} \longrightarrow \mathrm{Na}^+_{(\text{rés})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}

La présence de soude en excès consomme intégralement les ions \mathrm{H}^+ libérés et déplace l'équilibre d'échange vers la droite jusqu'à saturation des sites de la résine. La quantité de matière d'ions \mathrm{H}^+ initialement présents sur la masse m de résine humide et échangés est donc égale à la quantité d'ions \mathrm{HO}^- consommés :

n(\mathrm{H}^+) = n_{\mathrm{HO}^-,\text{initial}} - n_{\mathrm{HO}^-,r} = C V - n_{\mathrm{HO}^-,r}

En injectant l'expression de n_{\mathrm{HO}^-,r} établie à la question Q14, il vient :

n(\mathrm{H}^+) = C V - C_1 V_{\text{eq}} \frac{V}{V_0} = V \left( C - C_1 \frac{V_{\text{eq}}}{V_0} \right)

Par définition, la capacité d'échange maximale \mathrm{CE} de la résine est la quantité de matière de contre-ions échangeables par unité de masse de résine humide :

\mathrm{CE} = \frac{n(\mathrm{H}^+)}{m}

D'où l'expression littérale finale :

\boxed{\mathrm{CE} = \frac{V}{m} \left( C - C_1 \frac{V_{\text{eq}}}{V_0} \right) = \frac{C V - n_{\mathrm{HO}^-,r}}{m}}

Application numérique :

  • n_{\mathrm{HO}^-,\text{initial}} = C V = 0{,}025 \text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \times 0{,}1000\text{ L} = 2{,}50 \times 10^{-3}\text{ mol} ;
  • n_{\mathrm{HO}^-,r} = 1{,}34 \times 10^{-3}\text{ mol} (d'après la question Q14) ;
  • n(\mathrm{H}^+) = 2{,}50 \times 10^{-3} - 1{,}34 \times 10^{-3} = 1{,}16 \times 10^{-3}\text{ mol} ;
  • m = 0{,}50\text{ g}.
\begin{aligned} \mathrm{CE} &= \frac{1{,}16 \times 10^{-3}\text{ mol}}{0{,}50\text{ g}} = 2{,}32 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{g}^{-1} \end{aligned}

Avec deux chiffres significatifs (imposés par m = 0{,}50\text{ g} et C = 0{,}025\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}) :

\boxed{\mathrm{CE} = 2{,}3\text{ mmol}\cdot\text{g}^{-1} = 2{,}3\text{ mol}\cdot\text{kg}^{-1}}

Résultat

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Partie III : La spectrométrie ICP-AES

III.A.1 · Spectroscopie et résolution - Interférences à deux ondes

Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : différence de marche, trou d'young

Établir l'expression de la différence de marche en fonction de , et , en faisant les approximations jugées utiles.

Voir l'indice

Calculer la différence de chemin optique entre les deux rayons émergeant vers le point focal M(x,y,f') dans le cadre des conditions de Gauss.

Voir la stratégie
  1. L'onde incidente est plane et arrive sous incidence normale : les sources secondaires S_1 et S_2 vibrent en phase, la différence de marche en amont des trous est nulle.
  2. Le point M(x, y, f') est situé dans le plan focal image de la lentille convergente \mathcal{L}. D'après le principe du retour inverse de la lumière, une source ponctuelle placée en M émergerait de la lentille sous la forme d'un faisceau parallèle (onde plane) dont la direction est donnée par le rayon passant par le centre optique O.
  3. Par stigmatisme, la différence de marche entre les deux trajets optiques joignant S_1 et S_2 à M se ramène au déphasage spatial associé à cette onde plane au niveau du plan des trous.
Voir la réponse courte

Calcul de la différence de marche \delta(M) = ax/f' dans le plan focal d'une lentille convergente dans l'approximation paraxiale.

Voir le corrigé complet

L'onde incidente étant plane et en incidence normale, les surfaces d'onde sont parallèles au plan des trous : les sources secondaires S_1 et S_2 sont en phase, soit \delta_{\text{amont}} = 0.

La différence de marche au point M s'écrit donc :

\delta(M) = [S_2 M] - [S_1 M]

Plaçons-nous dans le cadre de l'approximation paraxiale de Gauss (x, y \ll f'). Le point M(x, y, f') étant situé dans le plan focal image de la lentille de centre O, les rayons issus de S_1 et S_2 qui convergent en M sont, en amont de la lentille, parallèles à la direction de la droite (OM).

Le vecteur unitaire \vec{u} de cette direction s'écrit, au premier ordre en x/f' et y/f' :

\vec{u} = \frac{\vec{OM}}{\|\vec{OM}\|} = \frac{x\,\vec{e}_x + y\,\vec{e}_y + f'\,\vec{e}_z}{\sqrt{x^2+y^2+f'^2}} \approx \frac{x}{f'}\,\vec{e}_x + \frac{y}{f'}\,\vec{e}_y + \vec{e}_z

Par stigmatisme de la lentille entre l'infini et son plan focal, tous les rayons parallèles à la direction \vec{u} présentent le même chemin optique jusqu'à M à partir d'un plan d'onde d'amont \Sigma perpendiculaire à \vec{u}. En projetant la distance entre les deux sources sur la direction de propagation \vec{u} :

[S_2 M] - [S_1 M] = (\vec{r}_1 - \vec{r}_2) \cdot \vec{u}

avec \vec{r}_1 = \vec{OS}_1 = +\frac{a}{2}\vec{e}_x et \vec{r}_2 = \vec{OS}_2 = -\frac{a}{2}\vec{e}_x, soit \vec{r}_1 - \vec{r}_2 = a\,\vec{e}_x.

On en déduit :

\begin{aligned} \delta(M) &= a\,\vec{e}_x \cdot \left(\frac{x}{f'}\,\vec{e}_x + \frac{y}{f'}\,\vec{e}_y + \vec{e}_z\right) \\ &= \frac{a\,x}{f'} \end{aligned}
\boxed{\delta(M) = \frac{a\,x}{f'}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question convenablement traitée dès lors que l'effet d'une lentille sur la phase de l'onde est compris.

« Les questions d’optique Q18 à Q20 ont été assez bien réussies par les candidats qui ont assimilé le rôle d’une lentille dans le contrôle de la phase d’une onde lumineuse. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : formule de fresnel, frange d'interférence

Établir l'expression de l'intensité lumineuse . Décrire la figure que l'on observe sur l'écran.

Voir l'indice

Utiliser la formule de Fresnel pour deux ondes d'amplitudes identiques et décrire l'alternance de franges rectilignes brillantes et sombres.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le déphasage \Delta\phi(M) entre les deux ondes à partir de la différence de marche \delta(M) établie à la question Q18.
  2. Appliquer la formule de Fresnel pour deux ondes cohérentes de même amplitude pour obtenir I(M).
  3. Décrire les caractéristiques géométriques et photométriques de la figure d'interférence (forme, orientation, périodicité, frange centrale).
Voir la réponse courte

Formule de Fresnel donnant le profil d'éclairement sinusoïdal et description des franges rectilignes équidistantes alternées.

Voir le corrigé complet

Les deux trous d'Young sont identiques et éclairés en incidence normale par la même onde plane monochromatique : ils constituent deux sources secondaires synchrones, cohérentes et de même intensité I_0.

Le déphasage entre les ondes issues de S_2 et S_1 au point M(x,y) s'écrit, d'après l'expression de la différence de marche \delta(M) = \dfrac{ax}{f'} obtenue à la question Q18 :

\Delta\phi(M) = \frac{2\pi}{\lambda}\,\delta(M) = \frac{2\pi a x}{\lambda f'}

La superposition des deux ondes scalaires conduit, par la formule de Fresnel, à l'intensité lumineuse :

\begin{aligned} I(M) &= I_1 + I_2 + 2\sqrt{I_1 I_2}\cos(\Delta\phi(M)) \\ &= 2I_0\left(1 + \cos\left(\frac{2\pi a x}{\lambda f'}\right)\right) \end{aligned}

En utilisant l'identité 1 + \cos(2u) = 2\cos^2(u), on obtient :

\boxed{I(M) = 4I_0 \cos^2\left(\frac{\pi a x}{\lambda f'}\right)}

Description de la figure observée sur l'écran :

  • L'intensité I(M) ne dépend que de la coordonnée x et est indépendante de y : les franges d'interférence sont des droites rectilignes parallèles à l'axe (Oy), perpendiculaires à l'axe de séparation des deux trous (Ox).
  • On observe une alternance périodique de franges brillantes (d'intensité maximale I_{\max} = 4I_0) et de franges sombres (d'intensité minimale I_{\min} = 0), avec un contraste maximal égal à 1.
  • En x = 0, la différence de marche est nulle : le centre de l'écran correspond à une frange brillante centrale.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury attendait une démonstration complète de la formule de Fresnel et non un simple rappel de l'expression.

« L’énoncé demandait d’établir l’expression de l’intensité lumineuse et le jury attendait donc la démonstration usuelle de la formule de Fresnel, que beaucoup de candidats ont simplement rappelée. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : interfrange, trou d'young

Calculer numériquement l'interfrange pour , et (longueur d'onde associée à une raie du nickel présent dans un échantillon).

Voir l'indice

Identifier la période spatiale de la figure d'interférence i = \lambda f' / a et réaliser le calcul numérique.

Voir la réponse courte

Calcul de l'interfrange i = \frac{\lambda f'}{a} par application numérique directe.

Voir le corrigé complet

L'interfrange i est la distance séparant deux franges brillantes (ou sombres) consécutives sur l'écran selon l'axe (Ox). D'après l'expression de l'intensité obtenue à la question précédente :

I(x) = 2I_0\left(1 + \cos\left(\frac{2\pi a x}{\lambda f'}\right)\right)

la phase spatiale varie de 2\pi lorsque x varie de l'interfrange i, ce qui conduit à :

\frac{2\pi a i}{\lambda f'} = 2\pi \iff i = \frac{\lambda f'}{a}

Avec les valeurs numériques fournies :

  • \lambda = 499{,}3\text{ nm} = 499{,}3 \times 10^{-9}\text{ m} ;
  • f' = 20\text{ cm} = 0{,}20\text{ m} ;
  • a = 100\text{ }\mu\text{m} = 1{,}00 \times 10^{-4}\text{ m}.

Le calcul donne :

\begin{aligned} i &= \frac{499{,}3 \times 10^{-9} \times 0{,}20}{1{,}00 \times 10^{-4}} \\ &= 9{,}986 \times 10^{-4}\text{ m} \approx 1{,}0\text{ mm} \end{aligned}
\boxed{i = \frac{\lambda f'}{a} \approx 1{,}0\text{ mm}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question bien réussie pour les candidats maîtrisant le rôle d'une lentille sur la phase.

« Les questions d’optique Q18 à Q20 ont été assez bien réussies par les candidats qui ont assimilé le rôle d’une lentille dans le contrôle de la phase d’une onde lumineuse. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : pouvoir de résolution, contraste

La résolution d'un spectromètre est le plus petit écart entre deux longueurs d'onde que l'on peut séparer. Expliquer pourquoi le dispositif précédent à deux trous d'Young ne peut permettre d'atteindre la résolution voisine de d'un spectromètre ICP-AES.

Voir l'indice

Comparer la largeur à mi-hauteur d'une frange d'Young (de l'ordre de i/2) à l'écart spatial produit par deux longueurs d'onde distantes de seulement 20 pm.

Voir la stratégie

Pour évaluer la capacité du dispositif à deux trous d'Young à séparer deux raies spectrales très proches :

  1. Exprimer le décalage spatial \Delta x_p de la frange d'ordre p associé à un écart spectral \Delta \lambda.
  2. Comparer ce décalage à la largeur d'une frange brillante, fixée par le caractère sinusoïdal de la figure d'interférences à deux ondes.
Voir la réponse courte

Profil sinusoïdal trop étalé des franges à deux ondes pour discriminer deux longueurs d'onde distantes de seulement 20\text{ pm}.

Voir le corrigé complet

La position sur l'écran du maximum d'intensité d'ordre p pour une longueur d'onde \lambda est donnée par :

x_p(\lambda) = p\,\frac{\lambda f'}{a} = p\,i

Un écart en longueur d'onde \Delta \lambda se traduit par un décalage spatial de ce pic égal à :

\Delta x_p = p\,\frac{f'}{a}\,\Delta \lambda = p\,i\,\frac{\Delta \lambda}{\lambda}

Pour \lambda = 499{,}3\text{ nm}, \Delta \lambda = 20\text{ pm} et à l'ordre p = 1, le décalage spatial vaut :

\Delta x_1 = 1{,}0\text{ mm} \times \frac{20 \times 10^{-12}\text{ m}}{499{,}3 \times 10^{-9}\text{ m}} \approx 4{,}0 \times 10^{-5}\text{ mm} = 40\text{ nm}

Or, dans un dispositif d'interférences à deux ondes, le profil d'intensité est sinusoïdal (en \cos^2). Les franges d'intensité sont donc très peu piquées : la demi-largeur d'un maximum d'intensité est de l'ordre de la demi-largeur à mi-hauteur, soit :

\Delta x_{1/2} = \frac{i}{2} \approx 0{,}5\text{ mm} = 5 \times 10^5\text{ nm}

Le décalage \Delta x_1 \approx 40\text{ nm} est quatre ordres de grandeur inférieur à la largeur de la frange brillante (\Delta x_1 \ll \Delta x_{1/2}).

\boxed{\text{Les deux systèmes de franges se superposent quasi-parfaitement : le dispositif à deux ondes ne permet pas de résoudre } \Delta \lambda = 20\text{ pm}. }

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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III.A.2 · Spectroscopie et résolution - Interférences à N ondes

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : réseau de diffraction, déphasage

Expliciter le déphasage entre deux ondes issues de trous successifs en fonction de , et .

Voir l'indice

Projeter la différence de marche géométrique \delta = a \sin\theta entre deux fentes consécutives et convertir en déphasage via \varphi = 2\pi\delta/\lambda.

Voir la réponse courte

Expression du déphasage entre deux rayons consécutifs sous l'angle \theta : \varphi = \frac{2\pi a \sin\theta}{\lambda}.

Voir le corrigé complet

Considérons deux ouvertures consécutives du réseau, notées S_k et S_{k+1}, distantes de a le long de l'axe (Ox), telles que \vec{S_k S_{k+1}} = a\,\vec{e}_x.

  • À l'amont du réseau : l'éclairage s'effectuant sous incidence normale par une onde plane dont le plan d'onde est parallèle au plan du réseau (xOy), les ondes parviennent en phase sur toutes les ouvertures. La différence de marche en amont est donc nulle :

    \delta_{\text{amont}} = 0
  • À l'aval du réseau : les ondes émergent dans la direction faisant un angle \theta avec l'axe (Oz) dans le plan (xOz). Le vecteur unitaire directeur de propagation est :

    \vec{u} = \sin\theta\,\vec{e}_x + \cos\theta\,\vec{e}_z

    Le plan d'onde à l'infini étant perpendiculaire à \vec{u}, la différence de marche géométrique entre l'onde issue de S_k et celle issue de S_{k+1} s'écrit par projection sur la direction d'observation :

    \delta = \vec{S_k S_{k+1}} \cdot \vec{u} = (a\,\vec{e}_x) \cdot (\sin\theta\,\vec{e}_x + \cos\theta\,\vec{e}_z) = a\sin\theta

Le déphasage \varphi entre les vibrations lumineuses issues de deux ouvertures consécutives s'en déduit directement :

\varphi = \frac{2\pi}{\lambda}\,\delta
\boxed{\varphi = \frac{2\pi}{\lambda}\,a\sin\theta}

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : formule des réseaux, ordre d'interférence

Justifier qu'on observe un maximum d'intensité si on a avec un entier relatif accessible. Comment appelle-t-on l'entier ? Exprimer l'angle correspondant au pic .

Voir l'indice

Invoquer la sommation en phase de toutes les ondelettes diffractées pour obtenir un maximum principal, et isoler \sin\theta_1 pour p=1.

Voir la réponse courte

Interférence constructive des N ondes en phase pour \varphi = 2p\pi, où p est l'ordre, conduisant à \sin\theta_1 = \lambda/a.

Voir le corrigé complet

L'onde résultante en un point situé à l'infini dans la direction \theta est la superposition des ondes issues des N fentes. En prenant la première ouverture comme référence d'amplitude s_0, l'amplitude complexe totale s'écrit :

\underline{s}(\theta) = \sum_{k=0}^{N-1} s_0\,\mathrm{e}^{\mathrm{i} k \varphi}

D'après l'inégalité triangulaire :

|\underline{s}(\theta)| \leqslant \sum_{k=0}^{N-1} |s_0\,\mathrm{e}^{\mathrm{i} k \varphi}| = N s_0

Cette borne supérieure est atteinte si et seulement si tous les termes de la somme sont en phase, c'est-à-dire :

\forall k \in \{0, \dots, N-1\}, \quad \mathrm{e}^{\mathrm{i} k \varphi} = 1 \iff \varphi = 2p\pi \quad (p \in \mathbb{Z})

L'intensité lumineuse I(\theta) \propto |\underline{s}(\theta)|^2 est alors maximale et vaut I_{\max} = N^2 I_0, où I_0 est l'intensité produite par une ouverture seule. Il s'agit d'un phénomène d'interférences purement constructives entre toutes les ondes émises.

L'entier relatif p est appelé l'ordre d'interférence (ou ordre du pic de diffraction).

D'après le résultat de la question Q22, le déphasage s'exprime par \varphi = \dfrac{2\pi}{\lambda} a \sin\theta. Pour le pic correspondant à p = 1, la condition s'écrit :

\begin{aligned} \frac{2\pi}{\lambda} a \sin\theta_1 = 2\pi \iff \sin\theta_1 = \frac{\lambda}{a} \end{aligned}

D'où l'expression de l'angle d'émergence \theta_1 :

\boxed{\theta_1 = \arcsin\left(\frac{\lambda}{a}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La formule de Fresnel ne doit pas être appliquée au cas des interférences à N ondes.

« Signalons, à propos des questions 23 et suivantes, que cette relation ne convient pas pour les interférences à Nondes. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : formule des réseaux, approximation de gauss

Le réseau utilisé dans certains spectromètres ICP-AES comporte ouvertures par millimètre. Calculer numériquement pour . Pourquoi n'est-il plus envisageable d'utiliser le dispositif de projection (lentille et écran) décrit en III.A.1 ?

Voir l'indice

Calculer le pas du réseau a = 1/n puis l'angle \theta_1. Constater que cet angle n'est pas petit, ce qui exclut l'approximation paraxiale d'une lentille mince.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le pas du réseau a à partir du nombre de traits par millimètre n, puis calculer l'angle \theta_1 à l'aide de la relation \sin\theta_1 = \lambda / a établie à la question Q23.
  2. Comparer la valeur de l'angle \theta_1 aux hypothèses de l'optique paraxiale (conditions de Gauss) formulées en III.A.1 pour expliquer l'inadéquation du dispositif de projection simple (lentille mince centrée sur l'axe optique et écran plan).
Voir la réponse courte

Obtention de \theta_1 \approx 64^\circ : l'angle important invalide le modèle paraxial des lentilles minces dans les conditions de Gauss.

Voir le corrigé complet

Le réseau comporte n = 1800\text{ mm}^{-1} = 1{,}800 \times 10^6\text{ m}^{-1} ouvertures par unité de longueur. Le pas du réseau vaut donc :

a = \frac{1}{n} = \frac{1}{1{,}800 \times 10^6\text{ m}^{-1}} \approx 5{,}556 \times 10^{-7}\text{ m} = 555{,}6\text{ nm}

D'après la question Q23, la direction \theta_1 du pic d'ordre p = 1 vérifie :

\sin\theta_1 = \frac{\lambda}{a} = n\,\lambda

Avec \lambda = 499{,}3\text{ nm} = 499{,}3 \times 10^{-9}\text{ m} :

\begin{aligned} \sin\theta_1 &= 1{,}800 \times 10^6 \times 499{,}3 \times 10^{-9} = 0{,}8987 \\ \theta_1 &= \arcsin(0{,}8987) \approx 1{,}117\text{ rad} \approx 64{,}0^\circ \end{aligned}
\boxed{\theta_1 \approx 64{,}0^\circ \quad (\text{soit } 1{,}12\text{ rad})}

Le dispositif de projection décrit en III.A.1 repose sur l'approximation paraxiale (conditions de Gauss) pour laquelle les angles d'incidence et d'émergence sont petits (\theta \ll 1\text{ rad}, permettant d'écrire \sin\theta \approx \tan\theta \approx x/f').

Ici, l'angle d'émergence \theta_1 \approx 64^\circ est très grand :

  • les faisceaux diffractés ne traverseraient plus la lentille au voisinage de l'axe optique ni sous faible incidence : de très fortes aberrations géométriques détruiraient la netteté des raies ;
  • pour intercepter un faisceau incliné de 64^\circ, il faudrait une lentille de diamètre prohibitif (ouverture numérique proche de 0{,}9) ;
  • sur un écran plan perpendiculaire à l'axe optique, la position serait x = f'\tan\theta_1 \approx 20 \times \tan(64^\circ) \approx 41\text{ cm}, ce qui entraînerait une projection rasante et un étalement considérable du faisceau.

Il n'est donc plus envisageable d'utiliser ce dispositif de projection centré. On utilise plutôt un montage à miroir concave ou une rotation du réseau (montage de type Czerny-Turner).

Résultat

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Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : largeur d'un pic, réseau de diffraction

Établir que la demi-largeur d'un pic d'intensité lumineuse est donnée par et en déduire la demi-largeur angulaire du pic observé dans la direction . Évaluer numériquement , sachant que les ouvertures éclairées du réseau occupent une largeur .

Voir l'indice

Identifier le premier zéro de part et d'autre du maximum principal d'ordre 1, puis différentier la relation du réseau à longueur d'onde fixée pour relier \Delta\varphi à \Delta\theta.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de l'intensité lumineuse résultant de l'interférence de N ondes cohérentes de même amplitude pour identifier la position des premiers zéros entourant un pic principal.
  2. En déduire l'écart de phase \Delta\varphi correspondant à la demi-largeur au premier zéro.
  3. Relier la variation de phase \Delta\varphi à la demi-largeur angulaire \Delta\theta par différentiation de la relation entre \varphi et \theta établie à la question Q22.
  4. Effectuer l'application numérique avec les données du problème.
Voir la réponse courte

Annulation de l'amplitude pour \Delta\varphi = 2\pi/N, d'où la demi-largeur angulaire \Delta\theta = \frac{\lambda}{N a \cos\theta_1}.

Voir le corrigé complet

L'amplitude complexe de l'onde résultant de la superposition des ondes issues des N ouvertures, déphasées successivement de \varphi, s'écrit :

\underline{s} = s_0 \sum_{k=0}^{N-1} \mathrm{e}^{\mathrm{i} k \varphi} = s_0 \, \frac{1 - \mathrm{e}^{\mathrm{i} N \varphi}}{1 - \mathrm{e}^{\mathrm{i}\varphi}} = s_0 \, \mathrm{e}^{\mathrm{i}\frac{(N-1)\varphi}{2}} \, \frac{\sin(N\varphi/2)}{\sin(\varphi/2)}

L'intensité lumineuse correspondante est donc donnée par :

I(\varphi) = I_0 \, \frac{\sin^2(N\varphi/2)}{\sin^2(\varphi/2)}

où I_0 est l'intensité transmise par une fente seule dans cette direction.

Les pics principaux (maxima d'interférence) sont atteints pour \varphi = 2p\pi (p \in \mathbb{Z}).
Autour d'un maximum principal d'ordre p, le numérateur s'annule pour :

\frac{N\varphi}{2} = N p \pi \pm \pi \iff \varphi = 2p\pi \pm \frac{2\pi}{N}

L'écart entre le maximum et le premier minimum adjacent (demi-largeur au premier zéro) est donc bien :

\boxed{\Delta\varphi = \frac{2\pi}{N}}

D'après la question Q22, le déphasage est relié à l'angle d'émergence \theta par :

\varphi = \frac{2\pi}{\lambda} a \sin\theta

En différentiant cette relation au voisinage de la direction \theta_1 :

\Delta\varphi = \frac{2\pi}{\lambda} a \cos\theta_1 \, \Delta\theta

En égalant avec l'expression de \Delta\varphi, on obtient :

\frac{2\pi}{N} = \frac{2\pi}{\lambda} a \cos\theta_1 \, \Delta\theta \implies \Delta\theta = \frac{\lambda}{N a \cos\theta_1}

Comme les N ouvertures réparties au pas a occupent une largeur totale \ell \approx N a, il vient :

\boxed{\Delta\theta = \frac{\lambda}{\ell \cos\theta_1}}

Application numérique :

  • \lambda = 499{,}3\text{ nm} = 499{,}3 \times 10^{-9}\text{ m}
  • \ell = 5\text{ cm} = 5 \times 10^{-2}\text{ m} (soit N = \ell / a = 5 \times 10^{-2} \times 1\,800 \times 10^3 = 90\,000 traits)
  • D'après la question Q24, \sin\theta_1 = \lambda/a = 0{,}8987, d'où :

    \cos\theta_1 = \sqrt{1 - \sin^2\theta_1} = \sqrt{1 - 0{,}8987^2} \approx 0{,}4385
\Delta\theta = \frac{499{,}3 \times 10^{-9}}{5 \times 10^{-2} \times 0{,}4385} \approx 2{,}3 \times 10^{-5}\text{ rad}
\boxed{\Delta\theta \approx 2{,}3 \times 10^{-5}\text{ rad} \quad (\approx 1{,}3 \times 10^{-3}\,\text{degré} \approx 4{,}7'')}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question rarement réussie en raison des difficultés rencontrées pour linéariser la trigonométrie hors de zéro.

« Les questions Q25 à Q27 ont été rarement traitées correctement, en raison de la difficulté de linéariser des relations trigonométriques au voisinage de valeurs non nulles. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : critère de rayleigh, pouvoir de résolution

On considère que la source émet une deuxième longueur d'onde très proche de . On note l'angle d'observation du premier pic () correspondant à la longueur d'onde . On admet que l'on peut séparer les deux pics seulement si . Obtenir l'expression de la résolution du dispositif en fonction des grandeurs utiles parmi , et .

Voir l'indice

Différentier la formule des réseaux par rapport à \lambda pour exprimer l'écart angulaire \mathrm{d}\theta_1, puis appliquer le critère de séparation imposé.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la variation angulaire |\theta'_1 - \theta_1| en fonction de l'écart de longueur d'onde |\lambda' - \lambda| en différentiant la relation du réseau à l'ordre p = 1.
  2. Appliquer le critère de séparation |\theta'_1 - \theta_1| \ge \Delta\theta en utilisant l'expression de la demi-largeur angulaire \Delta\theta obtenue à la question Q25.
  3. En déduire l'expression de la résolution spectrale \Delta\lambda_{\min} (définie à la question Q21 comme le plus petit écart entre deux longueurs d'onde séparables).
Voir la réponse courte

Application du critère de séparation angulaire pour obtenir la résolution théorique du réseau \frac{\lambda}{\Delta\lambda} = N.

Voir le corrigé complet

Pour l'ordre p = 1, la position angulaire du pic d'intensité lumineuse pour la longueur d'onde \lambda est donnée par la relation du réseau (question Q23) :

a\sin\theta_1 = \lambda

Pour la longueur d'onde voisine \lambda', on a de même :

a\sin\theta'_1 = \lambda'

Comme \lambda' est très proche de \lambda, l'écart \theta'_1 - \theta_1 est très faible. Par différenciation de la relation du réseau à \lambda fixé :

a\cos\theta_1\,\mathrm{d}\theta_1 = \mathrm{d}\lambda

On en déduit au premier ordre la relation liant l'écart angulaire à l'écart en longueur d'onde :

|\theta'_1 - \theta_1| \approx \frac{|\lambda' - \lambda|}{a\cos\theta_1}

D'après la question Q25, la demi-largeur angulaire du pic d'intensité vaut :

\Delta\theta = \frac{\lambda}{Na\cos\theta_1}

Le critère de séparation |\theta'_1 - \theta_1| \ge \Delta\theta (critère de Rayleigh) s'écrit donc :

\begin{aligned} \frac{|\lambda' - \lambda|}{a\cos\theta_1} &\ge \frac{\lambda}{Na\cos\theta_1} \\ |\lambda' - \lambda| &\ge \frac{\lambda}{N} \end{aligned}

La résolution du dispositif, définie à la question Q21 comme le plus petit écart en longueur d'onde \Delta\lambda_{\min} = |\lambda' - \lambda|_{\min} séparable, s'exprime ainsi :

\boxed{\Delta\lambda_{\min} = \frac{\lambda}{N}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question rarement réussie en raison des difficultés rencontrées pour linéariser la trigonométrie hors de zéro.

« Les questions Q25 à Q27 ont été rarement traitées correctement, en raison de la difficulté de linéariser des relations trigonométriques au voisinage de valeurs non nulles. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : pouvoir de résolution, torche à plasma

Évaluer numériquement la résolution du réseau utilisé. Proposer des raisons visant à expliquer la différence entre cette valeur et celle, voisine de , d'un spectromètre ICP-AES.

Voir l'indice

Calculer numériquement \Delta\lambda_{\min} = \lambda/N avec N = \ell/a, puis justifier l'écart par les défauts de planéité, la largeur des fentes ou les aberrations optiques.

Voir la stratégie
  1. Calculer la résolution théorique \Delta\lambda_{\min} = \frac{\lambda}{N} obtenue à la question Q26 avec les valeurs de \lambda et de N déterminées précédemment.
  2. Comparer cette valeur théorique (pouvoir séparateur ultime limité par la diffraction) à la résolution pratique du spectromètre (20\text{ pm}).
  3. Recenser les causes instrumentales et physiques réelles qui limitent la résolution d'un spectromètre ICP-AES.
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta\lambda \approx 5{,}5\text{ pm} et inventaire des causes d'écart (largeur de fente, aberrations optiques, effet Doppler thermique).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q26, la résolution théorique associée au réseau éclairé à l'ordre p = 1 s'écrit :

\Delta\lambda_{\min} = \frac{\lambda}{N}

Avec \lambda = 499{,}3\text{ nm} et N = 90\,000 ouvertures éclairées (obtenu à la question Q25 pour \ell = 5\text{ cm} et 1\,800\text{ traits}\cdot\text{mm}^{-1}), on obtient :

\Delta\lambda_{\min} = \frac{499{,}3 \times 10^{-9}}{90\,000} \approx 5{,}55 \times 10^{-12}\text{ m} = 5{,}55\text{ pm}
\boxed{\Delta\lambda_{\min} \approx 5{,}6\text{ pm}}

Cette valeur théorique est environ quatre fois meilleure (plus petite) que la résolution réelle annoncée pour le spectromètre ICP-AES (\Delta\lambda_{\text{exp}} \approx 20\text{ pm}). Plusieurs facteurs expliquent cette dégradation en pratique :

  • Largeur finie de la fente d'entrée : pour garantir un flux lumineux mesurable suffisant, la fente d'entrée possède une ouverture géométrique non nulle dont l'image spectrale sur le détecteur présente une largeur instrumentale finie supérieure à la seule tache de diffraction ;
  • Élargissement intrinsèque des raies d'émission : au sein du plasma, porté à plusieurs milliers de kelvins (T \sim 6\,000\text{ à }10\,000\text{ K}), les atomes subissent une agitation thermique intense conduisant à un élargissement Doppler thermique notable, auquel s'ajoute un élargissement collisionnel (effet Stark et collisions à haute pression locale) ;
  • Résolution spatiale du détecteur : la pixellisation du capteur (caméra CCD ou CMOS) impose un pas d'échantillonnage spatial minimal qui limite la résolution spectrale effective ;
  • Aberrations optiques et défauts du réseau : les aberrations géométriques des miroirs collimateurs et focalisateurs ainsi que l'éventuelle non-uniformité de l'éclairement du réseau réduisent le nombre effectif N_{\text{eff}} de traits contribuant aux interférences.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question rarement réussie en raison des difficultés rencontrées pour linéariser la trigonométrie hors de zéro.

« Les questions Q25 à Q27 ont été rarement traitées correctement, en raison de la difficulté de linéariser des relations trigonométriques au voisinage de valeurs non nulles. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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III.B · Interaction champs – plasma dans la torche

Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell intégrales, théorème de stokes

Donner, sans démonstration, l'expression, sous forme intégrale, des quatre équations de Maxwell écrites ci-dessus dans une formulation locale.

Voir l'indice

Traduire les intégrales de volume et de surface des opérateurs différentiels usuels à l'aide des théorèmes de Green-Ostrogradski et de Stokes-Ampère.

Voir la réponse courte

Énoncé des quatre équations de Maxwell sous forme intégrale par application des théorèmes de Stokes et de Green-Ostrogradsky.

Voir le corrigé complet

Soit \Sigma une surface fermée délimitant un volume V, orientée vers l'extérieur (\vec{n}_{\text{ext}}), et soit \Gamma une courbe fermée orientée délimitant une surface ouverte quelconque S, l'orientation de S étant liée à celle de \Gamma par la règle de la main droite.

Les formes intégrales des quatre équations de Maxwell dans le cadre de l'ARQS magnétique sont :

  1. Équation de Maxwell-Gauss (théorème de Gauss) :

    \boxed{\iint_{\Sigma} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0} = \frac{1}{\varepsilon_0} \iiint_V \rho \, \mathrm{d}\tau}

    où Q_{\text{int}} est la charge électrique totale contenue à l'intérieur de la surface \Sigma.

  2. Équation de Maxwell-Faraday (loi de Faraday) :

    \boxed{\oint_{\Gamma} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = - \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \iint_{S} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = - \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}}

    où \Phi est le flux du champ magnétique \vec{B} à travers la surface S.

  3. Équation de Maxwell-Thomson (conservation du flux magnétique) :

    \boxed{\iint_{\Sigma} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = 0}

    le flux du champ magnétique à travers toute surface fermée est nul (absence de monopôles magnétiques).

  4. Équation de Maxwell-Ampère dans l'ARQSM (théorème d'Ampère) :

    \boxed{\oint_{\Gamma} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \mu_0 I_{\text{enl}} = \mu_0 \iint_{S} \vec{\jmath} \cdot \mathrm{d}\vec{S}}

    où I_{\text{enl}} est l'intensité du courant total enlacé par le contour \Gamma.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il est indispensable de préciser le caractère ouvert ou fermé des contours et des surfaces d'intégration.

« Pour l’écriture intégrale des équations de Maxwell, il est important de spécifier quelles surfaces (ou contours) d’intégration sont fermées et lesquelles ne le sont pas. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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III.B.1 · Champ magnétique produit par les lames

Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : théorème d'ampère, nappe de courant, symétrie

Déterminer, en explicitant soigneusement l'argumentation, le champ magnétique produit dans tout l'espace uniquement par la lame de gauche (on ne tiendra donc pas compte de l'autre lame et du plasma).

Voir l'indice

Utiliser les invariances par translation selon y et z, le plan de symétrie de la nappe de courant, et appliquer le théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire traversant.

Voir la stratégie
  1. Définir précisément le domaine occupé par la lame de gauche et exploiter les invariances par translation pour restreindre les dépendances spatiales du champ magnétique.
  2. Utiliser les plans de symétrie et d'antisymétrie des sources pour fixer la direction du champ magnétique et sa parité par rapport au plan médian de la lame.
  3. Appliquer le théorème d'Ampère en régime quasi-stationnaire magnétique sur un contour rectangulaire judicieusement choisi pour déterminer l'expression du champ dans tout l'espace.
Voir la réponse courte

Utilisation des invariances, du plan de symétrie des courants et du théorème d'Ampère pour trouver le champ uniforme de part et d'autre de la lame.

Voir le corrigé complet

La lame de gauche occupe le domaine -(a+b) \le x \le -a, d'épaisseur b et de plan médian x_c = -(a + b/2). Elle est parcourue par la densité volumique de courant uniforme \vec{\jmath}_1 = -J(t)\,\vec{e}_y.

1. Invariances En négligeant les effets de bord, la distribution de courant est invariante par translation selon les axes (Oy) et (Oz). Le champ magnétique ne dépend donc spatialement que de la variable x :

\vec{B}_1(M,t) = \vec{B}_1(x,t)

2. Symétries

  • Tout plan z = \text{cste} est un plan de symétrie (\Pi_s) de la distribution de courant, car le vecteur densité de courant \vec{\jmath}_1 = -J(t)\,\vec{e}_y est contenu dans ce plan. Le champ magnétique étant un vecteur axial (pseudovecteur), il est orthogonal à tout plan de symétrie des courants :

    \vec{B}_1(x,t) = B_{1,z}(x,t)\,\vec{e}_z
  • Le plan x = x_c = -(a + b/2) est également un plan de symétrie (\Pi_s) pour la lame considérée seule (le courant lui étant parallèle). Le champ en tout point de ce plan doit donc être orthogonal au plan, c'est-à-dire dirigé selon \vec{e}_x. Comme \vec{B}_1 est colinéaire à \vec{e}_z, on en déduit que :

    B_{1,z}(x_c, t) = 0

    De plus, sous la symétrie plane par rapport à x = x_c, la composante axiale parallèle au plan est transformée en son opposée, ce qui montre que B_{1,z}(x,t) est une fonction impaire de la variable (x - x_c) :

    B_{1,z}(x_c + u, t) = - B_{1,z}(x_c - u, t) \quad (\forall u \ge 0)

3. Application du théorème d'Ampère Dans le cadre de l'ARQS magnétique, appliquons le théorème d'Ampère à un contour fermé rectangulaire \mathcal{C} tracé dans un plan y = \text{cste}, symétrique par rapport au plan x = x_c, constitué de deux côtés de longueur L parallèles à l'axe (Oz) situés en x_c + u et x_c - u (u > 0).

Orientons le contour de sorte que la normale associée par la règle de la main droite soit -\vec{e}_y (c'est-à-dire dans le sens du courant -J(t)\vec{e}_y).

Les côtés parallèles à (Ox) ne contribuent pas à la circulation car \vec{B}_1 \cdot \vec{e}_x = 0. La circulation de \vec{B}_1 le long de \mathcal{C} s'écrit :

\begin{aligned} \Gamma &= \oint_{\mathcal{C}} \vec{B}_1 \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = B_{1,z}(x_c + u, t)\,L - B_{1,z}(x_c - u, t)\,L \\ &= 2\,B_{1,z}(x_c + u, t)\,L \end{aligned}

D'après le théorème d'Ampère, \Gamma = \mu_0 I_{\text{enl}} où I_{\text{enl}} est le courant total traversant le rectangle :

  • À l'extérieur de la lame (u \ge b/2) : Le rectangle englobe toute l'épaisseur b de la lame, donc le courant enlacé vaut I_{\text{enl}} = J(t)\,b\,L. On en déduit :

    2\,B_{1,z}(x_c + u, t)\,L = \mu_0 J(t)\,b\,L \implies B_{1,z}(x_c + u, t) = \frac{\mu_0 J(t) b}{2}

    Par imparité, de part et d'autre de la lame :

    \begin{aligned} \text{Pour } x > -a \text{ :} \quad & \vec{B}_1(x,t) = \frac{1}{2}\,\mu_0 J(t) b\,\vec{e}_z \\ \text{Pour } x < -(a+b) \text{ :} \quad & \vec{B}_1(x,t) = -\frac{1}{2}\,\mu_0 J(t) b\,\vec{e}_z \end{aligned}
  • À l'intérieur de la lame (u \le b/2, soit -(a+b) \le x \le -a) : La largeur de la tranche de courant traversée est 2u = 2(x - x_c), d'où I_{\text{enl}} = J(t) \cdot 2(x - x_c) \cdot L. Il vient :

    2\,B_{1,z}(x,t)\,L = \mu_0 J(t) \cdot 2(x - x_c) \cdot L \implies B_{1,z}(x,t) = \mu_0 J(t)\left(x + a + \frac{b}{2}\right)

En résumé, le champ magnétique produit par la lame de gauche s'écrit dans tout l'espace :

\boxed{ \vec{B}_1(x,t) = \begin{cases} -\dfrac{1}{2}\,\mu_0 J(t) b\,\vec{e}_z & \text{pour } x < -(a+b) \\[6pt] \mu_0 J(t)\left(x + a + \dfrac{b}{2}\right)\vec{e}_z & \text{pour } -(a+b) \le x \le -a \\[6pt] +\dfrac{1}{2}\,\mu_0 J(t) b\,\vec{e}_z & \text{pour } x > -a \end{cases} }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'étude des symétries exige de distinguer sources et champs, et de choisir des plans contenant le point considéré.

« Tout d’abord, une analyse correcte des symétries, même en régime variable, ne peut être conduite correctement que si l’on distingue clairement les champs d’une part, et les sources qui en sont la cause d’autre part. »

« Ensuite, trop de démonstrations erronées justifient la direction d’un champ en un point particulier en exploitant un plan mal identifié ou n’entretenant aucun rapport avec ce point. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : principe de superposition, profil de champ magnétique

En déduire le champ magnétique produit dans tout l'espace par l'ensemble des deux lames, sans tenir compte du plasma. Représenter en fonction de , pour une valeur donnée de non nulle, le profil de ce champ magnétique.

Voir l'indice

Appliquer le principe de superposition pour sommer les contributions magnétiques des deux lames dans les différentes zones de l'espace.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique \vec{B}_2(x,t) créé par la lame de droite seule, par analogie avec la lame de gauche ou par application du théorème d'Ampère.
  2. Appliquer le principe de superposition pour déterminer le champ total \vec{B}(x,t) = \vec{B}_1(x,t) + \vec{B}_2(x,t) dans les cinq régions de l'espace.
  3. Tracer le profil de B_z(x,t) en fonction de x pour J(t) > 0.
Voir la réponse courte

Superposition des champs des deux lames : champ nul à l'extérieur et uniforme à l'intérieur, tracé du profil correspondant.

Voir le corrigé complet

La lame de droite s'étend sur l'intervalle a \le x \le a+b et transporte une densité volumique de courant +J(t)\vec{e}_y.

Par une démarche rigoureusement analogue à celle de la question précédente (ou par translation de 2a+b et changement de signe du courant), le champ \vec{B}_2(x,t) = B_{2z}(x,t)\vec{e}_z créé par la lame de droite seule s'écrit :

\begin{aligned} B_{2z}(x,t) = \begin{cases} +\dfrac{1}{2}\mu_0 J(t) b & \text{pour } x < a \\[6pt] -\mu_0 J(t)\left(x - a - \dfrac{b}{2}\right) & \text{pour } a \le x \le a+b \\[6pt] -\dfrac{1}{2}\mu_0 J(t) b & \text{pour } x > a+b \end{cases} \end{aligned}

D'après le principe de superposition, le champ magnétique total dans tout l'espace en l'absence de plasma est \vec{B}(x,t) = \vec{B}_1(x,t) + \vec{B}_2(x,t) = B(x,t)\vec{e}_z. En sommant zone par zone :

  • Pour x < -(a+b) :

    B(x,t) = -\frac{1}{2}\mu_0 J(t) b + \frac{1}{2}\mu_0 J(t) b = 0
  • Pour -(a+b) \le x \le -a :

    B(x,t) = \mu_0 J(t)\left(x + a + \frac{b}{2}\right) + \frac{1}{2}\mu_0 J(t) b = \mu_0 J(t)\,(x + a + b)
  • Pour -a \le x \le a (domaine central occupé ultérieurement par le plasma) :

    B(x,t) = +\frac{1}{2}\mu_0 J(t) b + \frac{1}{2}\mu_0 J(t) b = \mu_0 J(t) b
  • Pour a \le x \le a+b :

    B(x,t) = +\frac{1}{2}\mu_0 J(t) b - \mu_0 J(t)\left(x - a - \frac{b}{2}\right) = \mu_0 J(t)\,(a + b - x)
  • Pour x > a+b :

    B(x,t) = +\frac{1}{2}\mu_0 J(t) b - \frac{1}{2}\mu_0 J(t) b = 0

On synthétise ce résultat sous la forme :

\boxed{ \vec{B}(x,t) = \begin{cases} \vec{0} & \text{pour } x < -(a+b) \\[4pt] \mu_0 J(t)\,(x + a + b)\,\vec{e}_z & \text{pour } -(a+b) \le x \le -a \\[4pt] \mu_0 J(t) b\,\vec{e}_z & \text{pour } -a \le x \le a \\[4pt] \mu_0 J(t)\,(a + b - x)\,\vec{e}_z & \text{pour } a \le x \le a+b \\[4pt] \vec{0} & \text{pour } x > a+b \end{cases} }

Pour une valeur de J(t) > 0, le profil de la composante B(x,t) en fonction de x présente un plateau uniforme dans l'espace inter-lames et s'annule à l'extérieur :

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'étude des symétries exige de distinguer sources et champs, et de choisir des plans contenant le point considéré.

« Tout d’abord, une analyse correcte des symétries, même en régime variable, ne peut être conduite correctement que si l’on distingue clairement les champs d’une part, et les sources qui en sont la cause d’autre part. »

« Ensuite, trop de démonstrations erronées justifient la direction d’un champ en un point particulier en exploitant un plan mal identifié ou n’entretenant aucun rapport avec ce point. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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III.B.2 · Propriétés dans le plasma

Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell-faraday, champ électromoteur, symétrie

Expliquer qualitativement pourquoi il peut exister dans le plasma un champ électrique dû aux courants dans les lames. Montrer qu'il s'écrit sous la forme et justifier que est une fonction impaire de la variable .

Voir l'indice

Invoquer l'induction de Faraday issue de la dépendance temporelle du champ magnétique ; utiliser les plans d'antisymétrie des courants pour déduire l'orientation et l'imparité de \vec{E}.

Voir la stratégie
  1. Expliquer la présence du champ électrique dans le plasma à l'aide de l'induction électromagnétique (loi de Faraday).
  2. Exploiter les invariances par translation pour éliminer la dépendance spatiale selon y et z.
  3. Utiliser les symétries de la distribution de courant et l'équation de Maxwell-Gauss pour déterminer la direction du champ électrique, puis son antisymétrie par rapport au plan x = 0.
Voir la réponse courte

Justification par Maxwell-Faraday d'un champ induit selon \vec{e}_y, dont l'imparité découle des symétries du problème.

Voir le corrigé complet

1. Origine du champ électrique dans le plasma

Les courants circulant dans les lames inductrices dépendent du temps (J(t) à haute fréquence). D'après la question précédente, ils créent un champ magnétique \vec{B}(x,t) dépendant du temps dans l'espace délimité par les lames.

D'après l'équation de Maxwell-Faraday :

\vec{\operatorname{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}

cette variation temporelle du flux magnétique induit un champ électrique d'induction \vec{E}(x,t) au sein du plasma, bien que celui-ci soit localement et globalement neutre (\rho = 0).

2. Forme du champ électrique

  • Invariances : les lames et le plasma étant supposés infinis selon les directions y et z (effets de bords négligés), la distribution de courants est invariante par translation selon y et z. Le champ électrique ne dépend donc que de la variable d'espace x et du temps t :

    \vec{E} = \vec{E}(x,t) = E_x(x,t)\,\vec{e}_x + E_y(x,t)\,\vec{e}_y + E_z(x,t)\,\vec{e}_z
  • Direction selon \vec{e}_z : tout plan z = \text{cste} est un plan de symétrie pour la distribution de courants (\vec{\jmath} \parallel \vec{e}_y est invariant par réflexion par rapport à un plan orthogonal à \vec{e}_z). \vec{E} étant un vecteur polaire, tout plan z = \text{cste} est un plan de symétrie pour \vec{E}, ce qui impose :

    E_z(x,t) = 0
  • Direction selon \vec{e}_x : le plasma étant localement neutre, l'équation de Maxwell-Gauss s'écrit \operatorname{div}\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon_0} = 0. Compte tenu de l'invariance selon y et z, cela se réduit à :

    \frac{\partial E_x}{\partial x} = 0 \implies E_x(x,t) = E_x(t)

    En l'absence de charges aux limites ou de champ électrostatique uniforme appliqué selon x, on a E_x(t) = 0.

On en déduit que le champ électrique est purement dirigé selon \vec{e}_y :

\boxed{\vec{E}(x,t) = E(x,t)\,\vec{e}_y}

3. Parité de la fonction E(x,t)

Considérons le plan (x = 0). La symétrie plane par rapport à (x=0) transforme x en -x tout en conservant le vecteur de base \vec{e}_y.

Or, les densités de courant dans les deux lames vérifient \vec{\jmath}(-x, t) = -\vec{\jmath}(x, t) : le plan (x = 0) est donc un plan d'antisymétrie pour la distribution des courants inducteurs.

Puisque les équations de Maxwell sont linéaires et que les sources de courant sont impaires par réflexion par rapport au plan (x=0), le champ électrique induit \vec{E}, vecteur polaire, se transforme avec un changement de signe par rapport à une symétrie classique :

\vec{E}(-x, t) = -\mathcal{S}_{(x=0)}\big(\vec{E}(x, t)\big)

Comme \mathcal{S}_{(x=0)}(\vec{e}_y) = \vec{e}_y, on obtient :

E(-x, t)\,\vec{e}_y = -E(x, t)\,\vec{e}_y \implies E(-x, t) = -E(x, t)

La fonction E(x,t) est donc bien une fonction impaire de la variable x (ce qui implique en particulier E(0,t) = 0).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'étude des symétries exige de distinguer sources et champs, et de choisir des plans contenant le point considéré.

« Tout d’abord, une analyse correcte des symétries, même en régime variable, ne peut être conduite correctement que si l’on distingue clairement les champs d’une part, et les sources qui en sont la cause d’autre part. »

« Ensuite, trop de démonstrations erronées justifient la direction d’un champ en un point particulier en exploitant un plan mal identifié ou n’entretenant aucun rapport avec ce point. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Magnétostatique

Notions : loi de lenz, courant induit, symétrie

Le champ magnétique qui règne dans le plasma ne correspond pas à celui produit par les lames calculé précédemment. Expliquer qualitativement pourquoi. Montrer qu'il s'écrit sous la forme et justifier que est une fonction paire de la variable .

Voir l'indice

Noter la présence de courants volumiques induits au sein du plasma qui créent un champ propre s'opposant à la variation de flux ; déduire la parité de \vec{B} par symétrie.

Voir la stratégie
  1. Interpréter la modification du champ magnétique par le phénomène d'induction électromagnétique dans le milieu conducteur que constitue le plasma (loi de Lenz).
  2. Déterminer les invariances et les symétries de la distribution globale de courant (lames inductrices et plasma) pour déduire la direction et les dépendances spatiales de \vec{B}.
  3. Établir la parité de B(x,t) en utilisant les propriétés de symétrie par rapport au plan (yOz) ou l'équation de Maxwell-Faraday reliant \vec{B} à \vec{E}.
Voir la réponse courte

Les courants induits créent un champ propre qui modifie le champ total ; la parité de B(x,t) découle du plan de symétrie médian.

Voir le corrigé complet

1. Différence avec le champ produit par les lames seules

Le champ magnétique variable créé par les bobinages inducteurs induit, d'après la loi de Faraday, un champ électrique \vec{E}(x,t) dans le plasma. Les électrons mobiles du plasma sont alors mis en mouvement sous l'action de la force électrique, engendrant un vecteur densité de courant induit \vec{\jmath}(x,t).

D'après l'équation de Maxwell-Ampère (et la loi de modération de Lenz), ces courants induits créent à leur tour un champ magnétique de réaction qui vient se superposer au champ appliqué par les lames extérieures. Le champ magnétique total au sein du plasma résulte donc de la somme du champ inducteur et du champ induit par le plasma lui-même.

2. Forme du champ magnétique \vec{B}(x,t)

  • Invariances : en négligeant les effets de bord selon y et z, le système constitué par les deux lames et le plasma présente une invariance par translation selon \vec{e}_y et \vec{e}_z. Les composantes du champ magnétique ne dépendent donc que de la coordonnée x et du temps t :

    \vec{B} = \vec{B}(x,t)
  • Direction : tous les courants (courants extérieurs dans les lames et courants induits dans le plasma) sont orientés selon l'axe (Oy), puisque \vec{E} = E(x,t)\vec{e}_y (d'après la question Q31). Tout plan parallèle à (xOy) (z = \text{cte}) est donc un plan de symétrie pour la distribution de courant :

    \Pi_z : z = \text{cte} \quad \text{est un plan de symétrie pour les courants } (\mathcal{P}_s)

    Le champ magnétique \vec{B} étant un champ pseudo-vectoriel (axial), il est orthogonal en tout point à ce plan de symétrie :

    \vec{B}(x,t) \perp (xOy) \implies \vec{B}(x,t) = B(x,t)\,\vec{e}_z
\boxed{\vec{B}(x,t) = B(x,t)\,\vec{e}_z}

3. Parité de B(x,t) par rapport à la variable x

  • Par symétrie des sources : Le plan (yOz) (x=0) est un plan d'antisymétrie pour la distribution de courant global. En effet :

    • pour les lames : \vec{J}(-x,t) = -\vec{J}(x,t) pour x > a ;
    • pour le plasma : le champ \vec{E} étant une fonction impaire de x (établi en Q31), les courants induits sont également antisymétriques par rapport au plan x=0, soit \vec{\jmath}(-x,t) = -\vec{\jmath}(x,t).

    Un plan d'antisymétrie pour les courants (\mathcal{P}_a) constitue un plan de symétrie pour le pseudo-vecteur \vec{B}. La composante tangentielle de \vec{B} est donc conservée par la réflexion x \mapsto -x :

    B(-x,t)\,\vec{e}_z = B(x,t)\,\vec{e}_z \implies B(-x,t) = B(x,t)
  • Vérification par l'équation de Maxwell-Faraday : Dans le plasma, l'équation locale s'écrit :

    \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}

    Avec \vec{E}(x,t) = E(x,t)\,\vec{e}_y et \vec{B}(x,t) = B(x,t)\,\vec{e}_z, on a :

    \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = \frac{\partial E(x,t)}{\partial x}\,\vec{e}_z \implies -\frac{\partial B(x,t)}{\partial t} = \frac{\partial E(x,t)}{\partial x}

    Comme E(x,t) est une fonction impaire de x, sa dérivée spatiale \frac{\partial E}{\partial x}(x,t) est une fonction paire de x. En l'absence de champ magnétique statique permanent, B(x,t) hérite de la parité de sa dérivée temporelle.

\boxed{B(-x,t) = B(x,t) \quad \text{($B(x,t)$ est une fonction paire de $x$)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'étude des symétries exige de distinguer sources et champs, et de choisir des plans contenant le point considéré.

« Tout d’abord, une analyse correcte des symétries, même en régime variable, ne peut être conduite correctement que si l’on distingue clairement les champs d’une part, et les sources qui en sont la cause d’autre part. »

« Ensuite, trop de démonstrations erronées justifient la direction d’un champ en un point particulier en exploitant un plan mal identifié ou n’entretenant aucun rapport avec ce point. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell-faraday, équation de maxwell-ampère, arq

Le vecteur densité de courant électrique dans le plasma s'écrit . Expliciter, d'une part, l'équation aux dérivées partielles reliant et et, d'autre part, celle reliant et .

Voir l'indice

Projeter l'équation de Maxwell-Faraday sur \vec{e}_z et l'équation de Maxwell-Ampère (en régime quasi-stationnaire sans courant de déplacement) sur \vec{e}_y.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'équation de Maxwell-Faraday locale en coordonnées cartésiennes avec les formes établies des champs \vec{E}(x,t) = E(x,t)\,\vec{e}_y et \vec{B}(x,t) = B(x,t)\,\vec{e}_z.
  2. Exprimer l'équation de Maxwell-Ampère dans l'approximation des régimes quasi-stationnaires magnétiques (ARQSM) avec \vec{\jmath}(x,t) = j(x,t)\,\vec{e}_y.
Voir la réponse courte

Projection du rotationnel dans Maxwell-Faraday et Maxwell-Ampère en ARQSM : \frac{\partial E}{\partial x} = -\frac{\partial B}{\partial t} et -\frac{\partial B}{\partial x} = \mu_0 j.

Voir le corrigé complet

1. Relation entre E(x,t) et B(x,t) :

D'après l'équation de Maxwell-Faraday :

\vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}

Avec \vec{E}(x,t) = E(x,t)\,\vec{e}_y, le rotationnel s'exprime en coordonnées cartésiennes par :

\vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = \begin{pmatrix} \partial / \partial x \\ \partial / \partial y \\ \partial / \partial z \end{pmatrix} \wedge \begin{pmatrix} 0 \\ E(x,t) \\ 0 \end{pmatrix} = \frac{\partial E(x,t)}{\partial x}\,\vec{e}_z

Comme \vec{B}(x,t) = B(x,t)\,\vec{e}_z, la projection sur l'axe (Oz) donne :

\boxed{\frac{\partial E(x,t)}{\partial x} = -\frac{\partial B(x,t)}{\partial t}}

2. Relation entre B(x,t) et j(x,t) :

Dans le cadre de l'ARQSM, l'équation de Maxwell-Ampère s'écrit :

\vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0\,\vec{\jmath}

Avec \vec{B}(x,t) = B(x,t)\,\vec{e}_z, le calcul du rotationnel donne :

\vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \begin{pmatrix} \partial / \partial x \\ \partial / \partial y \\ \partial / \partial z \end{pmatrix} \wedge \begin{pmatrix} 0 \\ 0 \\ B(x,t) \end{pmatrix} = -\frac{\partial B(x,t)}{\partial x}\,\vec{e}_y

Sachant que \vec{\jmath}(x,t) = j(x,t)\,\vec{e}_y, on obtient par identification sur l'axe (Oy) :

\boxed{\frac{\partial B(x,t)}{\partial x} = -\mu_0\,j(x,t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Calculs souvent réussis, à condition de différencier rigoureusement scalaires et vecteurs.

« Les manipulations d’analyse vectorielle et de calcul différentiel (Q33 à Q36) sont souvent abordées avec succès, pourvu que les candidats distinguent bien les grandeurs vectorielles des grandeurs sca laires. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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III.B.3 · Modèle non collisionnel

Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : plasma non collisionnel, longueur de pénétration, pulsation plasma

Montrer que est solution de où est une grandeur à déterminer en fonction des données. Vérifier que l'expression de lui confère une dimension cohérente avec celle attendue au regard de l'équation différentielle précédente.

Voir l'indice

Dériver la relation de Maxwell-Ampère par rapport au temps et y injecter la dérivée temporelle de \vec{\jmath} ; vérifier l'homogénéité de \lambda par analyse dimensionnelle.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation d'induction reliant \frac{\partial E}{\partial x} et \frac{\partial B}{\partial t} établie à la question Q33, et dériver par rapport à x.
  2. Permuter les dérivées croisées (théorème de Schwarz), puis injecter la relation d'Ampère reliant \frac{\partial B}{\partial x} et j, ainsi que l'équation dynamique du modèle non collisionnel reliant \frac{\partial j}{\partial t} et E.
  3. Identifier \lambda et vérifier sa dimension par analyse dimensionnelle (ou via la pulsation plasma \omega_p).
Voir la réponse courte

Combinaison de la dynamique électronique non collisionnelle et des équations de Maxwell pour établir l'équation avec \lambda = \sqrt{m/(\mu_0 n_e e^2)}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q33, les champs dans le plasma vérifient les équations aux dérivées partielles :

\frac{\partial E}{\partial x}(x,t) = -\frac{\partial B}{\partial t}(x,t) \quad \text{et} \quad \frac{\partial B}{\partial x}(x,t) = -\mu_0\,j(x,t) \tag{1}

En dérivant la première équation par rapport à x et en appliquant le théorème de Schwarz :

\frac{\partial^2 E}{\partial x^2} = -\frac{\partial}{\partial x}\left(\frac{\partial B}{\partial t}\right) = -\frac{\partial}{\partial t}\left(\frac{\partial B}{\partial x}\right)

En y injectant l'expression de \frac{\partial B}{\partial x} :

\frac{\partial^2 E}{\partial x^2} = -\frac{\partial}{\partial t}\left(-\mu_0\,j(x,t)\right) = \mu_0\,\frac{\partial j}{\partial t}(x,t)

D'après la loi de réponse du plasma non collisionnel fournie par l'énoncé, \frac{\partial j}{\partial t} = \frac{n e^2}{m} E(x,t), d'où :

\frac{\partial^2 E}{\partial x^2} = \frac{\mu_0 n e^2}{m} E(x,t) \iff \frac{\partial^2 E}{\partial x^2} - \frac{\mu_0 n e^2}{m} E(x,t) = 0

On identifie l'équation demandée sous la forme :

\boxed{\frac{\partial^2 E(x,t)}{\partial x^2} - \frac{1}{\lambda^2} E(x,t) = 0 \quad \text{avec} \quad \lambda = \sqrt{\frac{m}{\mu_0 n e^2}}}

Vérification dimensionnelle :

  • D'après l'équation différentielle, l'opérateur \frac{\partial^2}{\partial x^2} a pour dimension \mathrm{L}^{-2}. Ainsi, \left[\frac{1}{\lambda^2}\right] = \mathrm{L}^{-2}, ce qui impose que \lambda soit homogène à une longueur : [\lambda] = \mathrm{L}.
  • Vérifions la dimension de l'expression trouvée pour \lambda. Sachant que \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1, on a :

    \lambda^2 = \frac{m}{\mu_0 n e^2} = \frac{m \varepsilon_0 c^2}{n e^2} = \frac{c^2}{\omega_p^2}

    où \omega_p = \sqrt{\frac{n e^2}{m \varepsilon_0}} est la pulsation plasma, de dimension inverse d'un temps ([\omega_p] = \mathrm{T}^{-1}).

  • La vitesse de la lumière c vérifiant [c] = \mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-1}, on en déduit immédiatement :

    [\lambda] = \left[\frac{c}{\omega_p}\right] = \frac{\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-1}}{\mathrm{T}^{-1}} = \mathrm{L}

L'expression de \lambda est donc bien homogène à une distance.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Calculs souvent réussis, à condition de différencier rigoureusement scalaires et vecteurs.

« Les manipulations d’analyse vectorielle et de calcul différentiel (Q33 à Q36) sont souvent abordées avec succès, pourvu que les candidats distinguent bien les grandeurs vectorielles des grandeurs sca laires. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : onde évanescente, condition aux limites, cosinus hyperbolique

Obtenir la forme générale de . En déduire que en posant . On ne tiendra pas compte de tout champ magnétique statique.

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle en utilisant l'imparité de E(x,t) (forme en \sinh), puis remonter à B(x,t) par intégration spatiale en fixant la condition aux limites en x=a.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation différentielle spatiale du second ordre sur E(x,t) et exploiter la parité impaire démontrée à la question Q31.
  2. Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday établie à la question Q33 pour exprimer \partial B/\partial t, puis intégrer en temps en éliminant toute contribution statique.
  3. Identifier la fonction temporelle grâce à la condition à la frontière B(a,t) = B_0(t).
Voir la réponse courte

Résolution avec l'imparité de E(x,t) en sinus hyperbolique puis intégration spatiale de Maxwell-Faraday avec condition en x=a.

Voir le corrigé complet

À chaque instant t, l'équation différentielle spatiale établie à la question Q34 s'écrit :

\frac{\partial^2 E(x,t)}{\partial x^2} - \frac{1}{\lambda^2} E(x,t) = 0

La solution générale s'exprime sous la forme :

E(x,t) = C_1(t) \cosh\left(\frac{x}{\lambda}\right) + C_2(t) \sinh\left(\frac{x}{\lambda}\right)

où C_1(t) et C_2(t) sont des fonctions du temps à déterminer.
D'après la question Q31, E(x,t) est une fonction impaire de la variable spatiale x, ce qui impose C_1(t) = 0. En posant C_2(t) = E_1(t), la forme générale du champ électrique est :

\boxed{E(x,t) = E_1(t) \sinh\left(\frac{x}{\lambda}\right)}

Pour en déduire le champ magnétique, utilisons la relation issue de l'équation de Maxwell-Faraday obtenue à la question Q33 :

\begin{aligned} \frac{\partial B(x,t)}{\partial t} &= -\frac{\partial E(x,t)}{\partial x} \\ &= -\frac{E_1(t)}{\lambda} \cosh\left(\frac{x}{\lambda}\right) \end{aligned}

Par intégration par rapport au temps t :

B(x,t) = -\frac{1}{\lambda} \left( \int E_1(t)\,\mathrm{d}t \right) \cosh\left(\frac{x}{\lambda}\right) + B_{\text{stat}}(x)

L'énoncé précisant qu'on ne tient pas compte d'un champ magnétique statique (B_{\text{stat}}(x) = 0), la dépendance spatio-temporelle de B(x,t) se factorise selon :

B(x,t) = K(t) \cosh\left(\frac{x}{\lambda}\right)

où K(t) est une fonction du temps. En évaluant cette expression en x = a :

B(a,t) = B_0(t) = K(t) \cosh\left(\frac{a}{\lambda}\right) \implies K(t) = \frac{B_0(t)}{\cosh(a/\lambda)}

On en déduit l'expression du champ magnétique dans le plasma :

\boxed{B(x,t) = \frac{\cosh(x/\lambda)}{\cosh(a/\lambda)} B_0(t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Calculs souvent réussis, à condition de différencier rigoureusement scalaires et vecteurs.

« Les manipulations d’analyse vectorielle et de calcul différentiel (Q33 à Q36) sont souvent abordées avec succès, pourvu que les candidats distinguent bien les grandeurs vectorielles des grandeurs sca laires. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 36

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : densité de courant, champ induit

Déterminer et en fonction de , , , , et .

Voir l'indice

Déduire E(x,t) à partir de la relation issue de Maxwell-Faraday et j(x,t) directement à partir du théorème d'Ampère liant \partial B/\partial x à \mu_0 j.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ électrique E(x,t) en intégrant l'équation de Maxwell-Faraday établie en Q33, \frac{\partial E}{\partial x} = -\frac{\partial B}{\partial t}, sachant que E(0,t) = 0 car E est impaire (Q31).
  2. Exprimer la densité de courant j(x,t) à partir de l'équation de Maxwell-Ampère établie en Q33, \frac{\partial B}{\partial x} = -\mu_0 j(x,t).
Voir la réponse courte

Dérivation de B(x,t) pour obtenir le courant par Ampère et intégration spatiale pour obtenir le champ électrique.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q35, le champ magnétique dans le plasma s'écrit :

B(x,t) = \frac{\cosh(x/\lambda)}{\cosh(a/\lambda)} B_0(t)

1. Détermination du champ électrique E(x,t) :

L'équation reliant E(x,t) et B(x,t) établie à la question Q33 est :

\frac{\partial E(x,t)}{\partial x} = -\frac{\partial B(x,t)}{\partial t} = -\frac{\cosh(x/\lambda)}{\cosh(a/\lambda)} \frac{\mathrm{d}B_0(t)}{\mathrm{d}t}

En intégrant par rapport à x et en tenant compte de la condition E(0,t) = 0 (due à l'imparité de E(x,t) établie en Q31), il vient :

\boxed{E(x,t) = -\lambda\,\frac{\sinh(x/\lambda)}{\cosh(a/\lambda)}\,\frac{\mathrm{d}B_0(t)}{\mathrm{d}t}}

2. Détermination de la densité volumique de courant j(x,t) :

L'équation de Maxwell-Ampère (ARQSM) établie à la question Q33 relie B(x,t) et j(x,t) :

\frac{\partial B(x,t)}{\partial x} = -\mu_0\,j(x,t)

On dérive B(x,t) par rapport à x :

\frac{\partial B(x,t)}{\partial x} = \frac{1}{\lambda}\frac{\sinh(x/\lambda)}{\cosh(a/\lambda)} B_0(t)

On en déduit immédiatement :

\boxed{j(x,t) = -\frac{1}{\mu_0\lambda}\,\frac{\sinh(x/\lambda)}{\cosh(a/\lambda)}\,B_0(t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Calculs souvent réussis, à condition de différencier rigoureusement scalaires et vecteurs.

« Les manipulations d’analyse vectorielle et de calcul différentiel (Q33 à Q36) sont souvent abordées avec succès, pourvu que les candidats distinguent bien les grandeurs vectorielles des grandeurs sca laires. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : puissance volumique, moyenne temporelle, effet joule

Rappeler l'expression de la puissance volumique cédée par le champ électromagnétique aux électrons et l'exprimer en fonction des données du problème. Que vaut-elle en moyenne sachant que l'excitation par le bobinage d'induction haute fréquence est périodique ? Pourquoi ce modèle n'est-il pas acceptable pour décrire l'entretien du plasma de la torche du spectromètre ICP-AES ?

Voir l'indice

Exprimer la puissance volumique instantanée par \vec{\jmath}\cdot\vec{E}, constater qu'elle est la dérivée temporelle d'une fonction bornée, et conclure à une dissipation moyenne nulle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance volumique reçue par les charges mobiles à partir de la formule du cours \mathcal{P}_{\text{vol}} = \vec{\jmath}\cdot\vec{E}, puis injecter les expressions de \vec{E} et \vec{\jmath} obtenues à la question Q36.
  2. Identifier que cette puissance s'écrit sous la forme d'une dérivée temporelle exacte d'une fonction périodique (ou remarquer la quadrature de phase), ce qui permet de conclure directement sur la valeur moyenne temporelle.
  3. Relier l'absence de puissance moyenne cédée à l'impossibilité d'équilibrer les pertes thermiques et radiatives de la torche à plasma.
Voir la réponse courte

La puissance \vec{\jmath}\cdot\vec{E} est en quadrature de phase donc de moyenne temporelle nulle, empêchant tout chauffage du plasma.

Voir le corrigé complet

La puissance volumique cédée par le champ électromagnétique aux porteurs de charge (les électrons) est donnée par le terme source du théorème de Poynting :

\mathcal{P}_{\text{vol}}(x,t) = \vec{\jmath}(x,t) \cdot \vec{E}(x,t) = j(x,t)\,E(x,t)

En utilisant les expressions établies à la question Q36 :

E(x,t) = -\lambda\,\frac{\sinh(x/\lambda)}{\cosh(a/\lambda)}\,\frac{\mathrm{d}B_0(t)}{\mathrm{d}t} \quad \text{et} \quad j(x,t) = -\frac{1}{\mu_0\lambda}\,\frac{\sinh(x/\lambda)}{\cosh(a/\lambda)}\,B_0(t)

On en déduit l'expression de la puissance volumique :

\mathcal{P}_{\text{vol}}(x,t) = \frac{1}{\mu_0}\left(\frac{\sinh(x/\lambda)}{\cosh(a/\lambda)}\right)^2 B_0(t)\,\frac{\mathrm{d}B_0(t)}{\mathrm{d}t} = \frac{1}{2\mu_0}\left(\frac{\sinh(x/\lambda)}{\cosh(a/\lambda)}\right)^2 \frac{\mathrm{d}\big(B_0^2(t)\big)}{\mathrm{d}t}
\boxed{\mathcal{P}_{\text{vol}}(x,t) = \frac{1}{2\mu_0}\left(\frac{\sinh(x/\lambda)}{\cosh(a/\lambda)}\right)^2 \frac{\mathrm{d}\big(B_0^2(t)\big)}{\mathrm{d}t}}

L'excitation par le bobinage haute fréquence est périodique de période T (donc B_0(t), puis B_0^2(t), sont des fonctions T-périodiques). La moyenne temporelle sur une période s'écrit :

\begin{aligned} \langle \mathcal{P}_{\text{vol}}(x) \rangle &= \frac{1}{T}\int_0^T \mathcal{P}_{\text{vol}}(x,t)\,\mathrm{d}t \\ &= \frac{1}{2\mu_0 T}\left(\frac{\sinh(x/\lambda)}{\cosh(a/\lambda)}\right)^2 \underbrace{\left[B_0^2(T) - B_0^2(0)\right]}_{=\,0} = 0 \end{aligned}
\boxed{\langle \mathcal{P}_{\text{vol}}(x) \rangle = 0}

Non-validité du modèle non collisionnel pour la torche ICP-AES : Dans la torche à plasma, le milieu est porté à plusieurs milliers de kelvins et subit d'importantes pertes énergétiques vers l'extérieur (rayonnement, conduction et convection thermique dues à l'écoulement de gaz). Pour maintenir le plasma à cette température en régime stationnaire, le champ électromagnétique inducteur doit nécessairement lui transférer une puissance moyenne non nulle (\langle \mathcal{P}_{\text{vol}} \rangle > 0) sous forme de dissipation Joule.

Le modèle non collisionnel prédit un régime purement réactif : l'énergie oscille de manière réversible entre le champ électromagnétique et l'énergie cinétique du mouvement collectif des électrons sans la moindre dissipation thermique. Il ne permet donc pas d'expliquer l'entretien énergétique du plasma.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La formule de la puissance volumique cédée aux charges par le champ électromagnétique est mal sue.

« L’expression de la puissance volumique cédée par les champs à la matière chargée est peu connue. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

Question déjà tombée ailleurs

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III.B.4 · Modèle collisionnel

Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : effet de peau, équation de diffusion, loi d'ohm locale

Établir l'équation aux dérivées partielles vérifiée par .

Voir l'indice

Combiner la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \sigma\vec{E}, l'équation de Maxwell-Ampère et l'équation de Maxwell-Faraday pour obtenir une équation de diffusion spatio-temporelle.

Voir la stratégie

Pour obtenir l'équation aux dérivées partielles sur B(x,t), on peut combiner directement les deux relations scalaires établies à la question Q33 avec la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \sigma \vec{E}.

Voir la réponse courte

Combinaison de la loi d'Ohm locale et des équations de Maxwell pour établir l'équation de diffusion \frac{\partial^2 B}{\partial x^2} = \mu_0\sigma\frac{\partial B}{\partial t}.

Voir le corrigé complet

Dans le modèle collisionnel, la loi d'Ohm locale s'écrit :

\vec{\jmath}(x,t) = \sigma \vec{E}(x,t) \implies j(x,t) = \sigma E(x,t)

D'après la question Q33, les équations de Maxwell s'écrivent pour les composantes scalaires sous la forme :

\begin{aligned} \frac{\partial B(x,t)}{\partial x} &= -\mu_0 j(x,t) = -\mu_0 \sigma E(x,t) \\ \frac{\partial E(x,t)}{\partial x} &= -\frac{\partial B(x,t)}{\partial t} \end{aligned}

Dérivons la première équation par rapport à la variable d'espace x :

\frac{\partial^2 B(x,t)}{\partial x^2} = -\mu_0 \sigma \frac{\partial E(x,t)}{\partial x}

En substituant l'expression de \dfrac{\partial E(x,t)}{\partial x}, on obtient :

\frac{\partial^2 B(x,t)}{\partial x^2} = -\mu_0 \sigma \left(-\frac{\partial B(x,t)}{\partial t}\right) = \mu_0 \sigma \frac{\partial B(x,t)}{\partial t}

Soit finalement :

\boxed{\frac{\partial^2 B(x,t)}{\partial x^2} - \mu_0 \sigma \frac{\partial B(x,t)}{\partial t} = 0}

Résultat

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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : épaisseur de peau, analyse dimensionnelle

On note . Quelle est la dimension de ? Justifier.

Voir l'indice

Effectuer une analyse dimensionnelle sur l'équation de diffusion magnétique pour vérifier que \delta a bien la dimension d'une longueur.

Voir la stratégie

Pour déterminer la dimension de \delta, la méthode la plus directe et élégante consiste à exploiter l'équation de diffusion établie à la question précédente (Q38), sans avoir à décomposer chaque terme dans le système d'unités de base (MKSA).

Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle de l'équation de diffusion montrant que \delta = \sqrt{2/(\mu_0\sigma\omega)} est homogène à une longueur.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation aux dérivées partielles établie à la question Q38 :

\frac{\partial^2 B}{\partial x^2} - \mu_0 \sigma \frac{\partial B}{\partial t} = 0

Par homogénéité de cette équation, les deux termes ont la même dimension :

\left[ \frac{\partial^2 B}{\partial x^2} \right] = \left[ \mu_0 \sigma \frac{\partial B}{\partial t} \right] \implies \frac{[B]}{\mathrm{L}^2} = [\mu_0 \sigma] \frac{[B]}{\mathrm{T}}

On en déduit la dimension du produit \mu_0 \sigma :

[\mu_0 \sigma] = \mathrm{L}^{-2}\,\mathrm{T}

Puisque la pulsation \omega est l'inverse d'un temps ([\omega] = \mathrm{T}^{-1}) et que le facteur 2 est sans dimension :

[\mu_0 \sigma \omega] = \mathrm{L}^{-2}\,\mathrm{T} \times \mathrm{T}^{-1} = \mathrm{L}^{-2}

Par conséquent, en prenant la racine carrée de l'inverse :

[\delta] = \left[ \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \sigma \omega}} \right] = \left( \mathrm{L}^{-2} \right)^{-1/2} = \mathrm{L}
\boxed{\delta \text{ a la dimension d'une longueur.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

En analyse dimensionnelle, chaque étape de passage d'une dimension à une autre doit impérativement être justifiée.

« Dans les questions d’analyse dimensionnelle, le jury a été bienveillant quant à la confusion, souvent fréquente, entre dimension et unité SI d’une grandeur. Par contre, il a pénalisé les démonstrations dans lesquelles le passage délicat d’une dimension à l’autre se fait sans justification. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 40

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : effet de peau, cosinus hyperbolique, régime sinusoïdal

Déterminer le champ magnétique complexe en fonction de , , , , et en faisant intervenir la fonction cosinus hyperbolique à variable complexe.

Voir l'indice

Injecter les formes complexes dans l'équation différentielle en posant la constante de propagation \underline{k}^2 = -\mathrm{i}\mu_0\sigma\omega, et exploiter la parité paire de B(x,t).

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme complexe \underline{B}(x,t) = \underline{f}(x)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t} dans l'équation de diffusion établie à la question Q38.
  2. Exprimer le coefficient spatial à l'aide de l'épaisseur de peau \delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0\sigma\omega}} et remarquer que 2\mathrm{i} = (1+\mathrm{i})^2.
  3. Utiliser la parité paire de \underline{f}(x) et la condition aux limites \underline{f}(a) = \underline{f}(-a) = f_0 pour identifier les constantes d'intégration.
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Résolution en notation complexe avec l'épaisseur de peau \delta et la parité de B, sous forme de cosinus hyperbolique complexe.

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D'après la question Q38, le champ magnétique dans le plasma vérifie l'équation aux dérivées partielles :

\frac{\partial^2 B}{\partial x^2} - \mu_0 \sigma \frac{\partial B}{\partial t} = 0

En régime sinusoïdal forcé, avec \underline{\vec{B}}(x,t) = \underline{f}(x)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}\vec{e}_z, la dérivée temporelle se traduit par une multiplication par \mathrm{i}\omega :

\frac{\mathrm{d}^2 \underline{f}}{\mathrm{d}x^2}(x) - \mathrm{i}\mu_0 \sigma \omega\,\underline{f}(x) = 0

Or, par définition de l'épaisseur de peau \delta (question Q39) :

\mu_0 \sigma \omega = \frac{2}{\delta^2}

Sachant que (1+\mathrm{i})^2 = 1 + 2\mathrm{i} - 1 = 2\mathrm{i}, on en déduit :

\mathrm{i}\mu_0 \sigma \omega = \frac{2\mathrm{i}}{\delta^2} = \left(\frac{1+\mathrm{i}}{\delta}\right)^2

L'équation différentielle s'écrit alors :

\frac{\mathrm{d}^2 \underline{f}}{\mathrm{d}x^2}(x) - \underline{k}^2\,\underline{f}(x) = 0 \quad \text{avec} \quad \underline{k} = \frac{1+\mathrm{i}}{\delta}

La solution générale fait intervenir les fonctions hyperboliques à argument complexe :

\underline{f}(x) = \underline{C}_1 \cosh(\underline{k}x) + \underline{C}_2 \sinh(\underline{k}x)

D'après la question Q32, le champ magnétique est une fonction paire de la variable x (\underline{f}(-x) = \underline{f}(x)), ce qui impose immédiatement :

\underline{C}_2 = 0

La condition aux limites en x = a donne :

\underline{f}(a) = f_0 \iff \underline{C}_1 \cosh(\underline{k}a) = f_0 \iff \underline{C}_1 = \frac{f_0}{\cosh(\underline{k}a)}

On en déduit l'expression de \underline{f}(x) :

\underline{f}(x) = f_0\,\frac{\cosh\left(\frac{1+\mathrm{i}}{\delta}x\right)}{\cosh\left(\frac{1+\mathrm{i}}{\delta}a\right)}

Le champ magnétique complexe s'écrit finalement :

\boxed{\underline{\vec{B}}(x,t) = f_0\,\frac{\cosh\left(\frac{1+\mathrm{i}}{\delta}x\right)}{\cosh\left(\frac{1+\mathrm{i}}{\delta}a\right)}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}\vec{e}_z}

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Question 41

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Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : effet de peau, torche à plasma, effet joule

Commenter l'évolution observée du profil de avec la pulsation en liaison avec les phénomènes physiques sous-jacents. En quoi ce modèle collisionnel est-il davantage acceptable que le modèle non collisionnel pour décrire la torche à plasma ? On pourra discuter la photographie de la vue axiale fournie sur la figure 7 sachant que le rayon externe de l'anneau lumineux est de l'ordre du centimètre et que la fréquence d'alimentation du bobinage d'induction haute fréquence de la torche est de l'ordre de .

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Analyser l'effet de peau à haute fréquence : la puissance dissipée se concentre sur les bords du cylindre, expliquant l'aspect annulaire lumineux observé sur la photographie.

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  1. Interpréter la figure 11 en reliant l'augmentation de la pulsation \omega à la diminution de l'épaisseur de peau \delta, traduisant l'effet pelliculaire.
  2. Comparer le bilan de puissance moyen du modèle collisionnel à celui, identiquement nul, du modèle non collisionnel (question Q37) pour justifier l'entretien du plasma.
  3. Réaliser l'application numérique de \delta pour les conditions opératoires données et confronter le rapport a/\delta obtenu à l'anneau lumineux visible sur la vue axiale de la figure 7.
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Interprétation de la structure annulaire par la localisation périphérique de l'effet Joule liée à l'effet de peau à haute fréquence.

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1. Évolution du profil de \langle P_{\mathrm{vol}} \rangle et phénomène physique sous-jacent

D'après l'expression établie en Q39, l'épaisseur de peau s'écrit \delta = \sqrt{2/(\mu_0 \sigma \omega)}. Lorsque la pulsation \omega augmente, \delta diminue et le rapport adimensionné a/\delta augmente.

  • Pour les pulsations modérées (a/\delta = 0{,}6), le champ pénètre dans tout le plasma ; la puissance volumique moyenne cédée est faible et relativement répartie dans le volume.
  • Lorsque la pulsation augmente (a/\delta = 2{,}0 \to 3{,}4), la dissipation se concentre de plus en plus au voisinage immédiat des bords (x = \pm a), sur une épaisseur caractéristique de l'ordre de \delta, tandis qu'elle devient quasi nulle au cœur du plasma (x \approx 0). De plus, la valeur maximale de \langle P_{\mathrm{vol}} \rangle à la frontière augmente considérablement.

Ce phénomène est la manifestation directe de l'effet de peau (ou effet pelliculaire) : les courants de Foucault induits dans le milieu conducteur s'opposent à la pénétration du champ magnétique haute fréquence, confinant le champ électrique induit et la dissipation par effet Joule dans une zone superficielle d'épaisseur \delta.

2. Validité comparée des deux modèles

  • Dans le modèle non collisionnel (Q37), les électrons oscillent en quadrature de phase avec le champ électrique sans frottement. La puissance volumique moyenne absorbée est strictement nulle (\langle \mathcal{P}_{\mathrm{vol}} \rangle = 0), ce qui rend théoriquement impossible l'échauffement et l'entretien du plasma.
  • Dans le modèle collisionnel, les chocs des électrons avec les autres particules (ions, atomes neutres) introduisent une dissipation thermique irréversible par effet Joule (\langle P_{\mathrm{vol}} \rangle = \frac{1}{2}\sigma |\underline{E}|^2 > 0). Ce modèle rend compte du transfert continu d'énergie électromagnétique nécessaire pour compenser les pertes radiatives et thermiques et maintenir le plasma à plusieurs milliers de kelvins.

3. Discussion de la photographie axiale (figure 7)

Calculons l'épaisseur de peau dans les conditions de la torche ICP-AES :

\delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \sigma (2\pi f)}}

Avec \mu_0 = 1{,}26 \times 10^{-6}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}, \sigma = 1 \times 10^3\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} et f = 10\text{ MHz} = 10^7\text{ Hz} :

\delta = \sqrt{\frac{2}{1{,}26 \times 10^{-6} \times 10^3 \times 2\pi \times 10^7}} \approx 5{,}0 \times 10^{-3}\text{ m} = 5{,}0\text{ mm}

Pour un rayon externe a = 1{,}0\text{ cm} = 10\text{ mm}, le rapport vaut :

\boxed{\frac{a}{\delta} \approx 2{,}0}

Ce rapport correspond précisément à l'une des courbes de la figure 11 (a/\delta = 2{,}0), pour laquelle \langle P_{\mathrm{vol}} \rangle est concentrée dans la couronne externe (|x|/a \gtrsim 0{,}5) et s'éteint au centre.

Or, la désexcitation radiative et l'émission lumineuse des espèces ont lieu préférentiellement dans les zones les plus chaudes, où la puissance Joule déposée est maximale. Ce confinement de l'énergie dans une couronne périphérique de quelques millimètres explique parfaitement la forme en anneau lumineux (ou tore) observée sur la photographie de la vue axiale (figure 7), avec un canal central plus sombre.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2021 ?

Surtout 3 chapitres : Ondes électromagnétiques dans les milieux (18 % des questions), Titrages (15 %, partie II) et Diffraction et réseaux (15 %). Plus ponctuellement : Cristallographie, Thermodynamique chimique et équilibres, Interférences par division du front d'onde, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Magnétostatique…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2021 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 15 questions sur 41 (37 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la sous-partie I.B (Q3 à Q6), la sous-partie II.B (Q11 à Q17) et la sous-partie III.A.1 (Q18 à Q21). Avec les autres programmes de première année : 15 en PCSI, 11 en MP2I et 9 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2021 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 2 h 15).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2021 ?

Q40 (effet de peau) et Q41 (effet de peau), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2021 ?

Questions de cours : Q1 (configuration électronique), Q2 (nombre quantique), Q4 (coordinence), Q8 (déplacement d'équilibre), Q9 (déplacement d'équilibre), Q12 (titrage acido-basique), Q13 (montage de titrage), Q15 (incertitude de type b)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (dénombrement des atomes), Q5 (condition de contact), Q7 (relation de van 't hoff), Q18 (différence de marche), Q19 (formule de fresnel), Q26 (critère de rayleigh), Q29 (théorème d'ampère) et Q38 (effet de peau).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2021 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (26 sur 41), par exemple : Q1 à Q4, Q6, Q8, Q9, Q11 à Q24, Q28, Q30, Q33, Q38 et Q39. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q25, Q34 et Q35.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Oui, 2 questions : Q1 (L'atomistique et la classification périodique ne figurent plus aux programmes de MPSI ni de MP) et Q2 (Les nombres quantiques et la règle de Hund ne figurent plus aux programmes de MPSI et de MP). Elles sont signalées dans le corrigé.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2021 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge la longueur de l'énoncé non excessive et ses exigences mesurées, tout en signalant des questions rarement réussies comme Q25 à Q27. Moyenne : 8,98/20 (écart-type 4,05, 4 920 présents).

Que faire si l'on n'arrive pas à établir l'équation en Q34 ?

Admettre l'équation différentielle fournie par l'énoncé et poursuivre. Elle donne directement l'expression de la longueur caractéristique \lambda et permet de traiter l'intégralité des questions Q35, Q36 et Q37.

Pourquoi la puissance volumique moyenne est-elle nulle dans le plasma en Q37 ?

Le champ électrique et le vecteur densité de courant oscillent en quadrature temporelle. En l'absence de collisions pour dissiper de l'énergie, les électrons emmagasinent puis restituent leur énergie cinétique à chaque alternance, ce qui empêche tout transfert thermique permanent au plasma.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.