Corrigé détaillé Mines Physique 2 PC 2017
Voyage au cœur du Soleil
- 26 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PCSI : 4 questions sur 26
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PCSI : 4 questions sur 26. Autres questions faisables en PCSI
Autres premières années : BCPST1 6 questions.
Détail par partie
- Partie I : La surface du Soleil0/82e année
- Partie II : Modes de vibration des étoiles0/102e année
- Partie III : Modèle polytropique du Soleil4/8En partie
Le sujet en bref
Sujet moyen · Ondes et signaux, Électromagnétisme, Mécanique des fluides · 5 incontournables · 6 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet propose une traversée physique complète du Soleil, depuis les manifestations magnétiques spectaculaires de sa surface jusqu'aux réactions de fusion thermonucléaire de son noyau. Les trois parties sont totalement indépendantes et balaient un large spectre du programme de physique de la filière PC.
La première partie modélise le confinement magnétique au sein des taches et des boucles coronales en introduisant la notion fondamentale de pression magnétique. La deuxième partie s'intéresse à l'héliosismologie : après un rappel classique sur les ondes acoustiques unidimensionnelles, elle aborde avec clarté la propagation guidée d'ondes d'étoile (modes de pression et modes de gravité ). La troisième partie est une étude remarquable de l'équilibre gravitationnel stellaire via l'équation polytropique de Lane-Emden. C'est un sujet d'entraînement incontournable, particulièrement élégant, progressif et très formateur pour les épreuves de concours.
- Difficulté
- Moyen, d'après le rapport du jury
- Temps estimé
- ≈ 2 h 50 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Ondes et signaux37 %
- Électromagnétisme23 %
- Mécanique des fluides23 %
- Diffusion et transferts thermiques8 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI : 4 questions sur 26.
Où gagner des points
10 questions rapides et accessibles · 4 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Points à signaler : parties indépendantes
Parties indépendantes
Les trois parties (I sur le magnétisme de surface, II sur l'héliosismologie et III sur le modèle polytropique intérieur) sont entièrement indépendantes et peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.
Comment utiliser ce corrigé
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Sommaire
26 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
26 questionsPartie I : La surface du Soleil
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique
Notions : loi de stefan-boltzmann, flux radiatif, luminosité stellaire
Le flux radiatif surfacique à la surface du Soleil, considéré comme un corps noir, est donné par la loi de Stéfan où est la constante de Stéfan-Boltzmann et la température de sa surface. On définit la luminosité d'une étoile comme la quantité d'énergie qu'elle rayonne par seconde. Déterminer l'expression de la luminosité du Soleil et calculer sa valeur numérique.
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Intégrer le flux de Stefan \phi = \sigma T_s^4 sur toute l'aire de la sphère solaire de rayon R_\odot.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance totale rayonnée (luminosité L_\odot) en intégrant le flux surfacique \phi uniforme sur la surface sphérique de l'étoile de rayon R_\odot.
- Réaliser l'application numérique en exploitant l'indication sur la température de surface T_s \simeq 1000^{1/4} \cdot 10^3\text{ K} pour calculer T_s^4 sans calculatrice.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration du flux de Stefan \phi = \sigma T^4 sur la surface sphérique : L_\odot = 4\pi R_\odot^2 \sigma T^4 \approx 3{,}8\times 10^{26}\text{ W}.
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La luminosité L_\odot correspond à la puissance totale rayonnée par le Soleil à travers toute sa surface. En assimilant le Soleil à une sphère de rayon R_\odot émettant de façon isotrope et uniforme à la température de surface T_s, on intègre le flux radiatif surfacique \phi sur la sphère solaire :
En utilisant la loi de Stefan-Boltzmann \phi = \sigma T_s^4, on obtient :
Application numérique : D'après les données de l'énoncé :
- R_\odot = 7 \cdot 10^8\text{ m},
- \sigma = 6 \cdot 10^{-8}\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-4},
- T_s \simeq 1000^{1/4}\cdot 10^3\text{ K} \implies T_s^4 \simeq 1000 \times (10^3)^4 = 10^{15}\text{ K}^4.
On effectue le calcul :
Avec \pi \simeq \frac{22}{7}, on a 1176 \times \frac{22}{7} = 168 \times 22 = 3696 \simeq 3{,}7\cdot 10^3. Avec au maximum deux chiffres significatifs, on trouve :
Résultat
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Attention à la formule de la surface d'une sphère et au soin apporté à l'application numérique sans calculatrice.
« Quelques erreurs sur la surface d’une sphère et beaucoup d’erreurs pour l’application numérique. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
I.A · Les taches solaires
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Induction et forces de Laplace
Notions : densité volumique de courant, force de laplace, pression magnétique
On considère un volume élémentaire supposé neutre du plasma solaire constitué de sortes de particules élémentaires de charges , en nombre par unité de volume et de vitesses . Donner l'expression de la densité volumique de courant puis celle de la résultante des forces électromagnétiques en fonction de , et . En déduire que l'on peut écrire cette résultante sous la forme dans laquelle on précisera l'expression de .
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Sommer les forces de Lorentz individuelles pour un volume globalement neutre (\sum n_k q_k = 0) puis exprimer (\vec{\mathrm{rot}}\vec{B})\times\vec{B} en coordonnées cylindriques avec \vec{B} = B(r)\,\widehat{u}_z.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur densité volumique de courant \vec{j} par sommation sur l'ensemble des porteurs de charge, puis en déduire la force de Lorentz volumique en exploitant la neutralité électrique locale du plasma.
- Utiliser l'équation de Maxwell-Ampère en régime stationnaire pour relier \vec{j} à \vec{B}, puis expliciter \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} dans la géométrie cylindrique du problème pour calculer le produit vectoriel \vec{j} \times \vec{B}.
- Identifier l'expression obtenue à un gradient pour faire apparaître la densité volumique d'énergie magnétique \epsilon.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression \vec{j}=\sum n_i q_i \vec{v}_i, force de Laplace \vec{j}\times\vec{B}\,\mathrm{d}\tau mise sous la forme -\vec{\mathrm{grad}}(\epsilon)\,\mathrm{d}\tau avec \epsilon = B^2/(2\mu_0).
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Par définition, la densité volumique de courant \vec{j} transportée par les N espèces de particules s'écrit :
Chaque particule de l'espèce k subit la force de Lorentz \vec{f}_{L,k} = q_k (\vec{E} + \vec{v}_k \times \vec{B}). La résultante des forces électromagnétiques \mathrm{d}\vec{F} s'exerçant sur le volume élémentaire \mathrm{d}\tau est la somme des forces subies par les particules présentes dans ce volume :
Le plasma étant supposé localement neutre, la densité volumique de charge est nulle (\rho_{\text{el}} = \sum_{k=1}^N n_k q_k = 0), d'où :
En régime stationnaire (ou dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-stationnaires magnétiques), l'équation de Maxwell-Ampère donne :
Le champ magnétique étant de la forme \vec{B} = B(r)\,\widehat{u}_z, son rotationnel en coordonnées cylindriques s'obtient à partir de la formule du formulaire :
Calculons à présent la force volumique de Laplace :
Comme \vec{\mathrm{grad}}\,\phi = \frac{\mathrm{d}\phi}{\mathrm{d}r}\,\widehat{u}_r pour un champ ne dépendant que de r, on en déduit :
(à une constante additive près, que l'on choisit classiquement nulle).
Résultat
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La force volumique de Laplace est sue, mais il faut penser au théorème d'Ampère pour aboutir.
« La force volumique de Laplace est souvent connue, mais la relation d’Ampère manque pour conclure. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : équilibre hydrostatique, pression magnétique, équation d'état des gaz parfaits
Montrer que la grandeur est uniforme si on reste proche de la surface du Soleil. A la surface du Soleil, mais à l'extérieur d'une tache solaire, la valeur de la pression est et celle de la température , le champ magnétique est quant à lui négligeable. Ce n'est plus le cas au centre d'une tache solaire où la valeur du champ magnétique est . Calculer la pression et la température au centre d'une tache solaire.
Voir l'indiceIndice
Écrire l'équilibre mécanique radial en combinant le gradient de pression cinétique et la force magnétique volumique issue de la question précédente.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire la condition d'équilibre mécanique du plasma soumis aux forces de pression, de pesanteur et aux forces magnétiques établies à la question Q2.
- Projeter cet équilibre dans le plan horizontal de la surface pour en déduire l'invariance spatiale de la pression totale (somme de la pression cinétique et de la pression magnétique).
- Exploiter l'égalité de cette grandeur entre l'extérieur et le centre de la tache pour déterminer p_{\text{int}}, puis utiliser le modèle du gaz parfait à masse volumique uniforme pour en déduire T_{\text{int}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équilibre hydrostatique avec pression magnétique : p + B^2/(2\mu_0) = \mathrm{cste}, permettant de déterminer p_{\text{int}} et T_{\text{int}} au centre de la tache.
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1. Uniformité de la pression totale
À l'équilibre hydrostatique, le bilan volumique des forces s'écrit :
D'après le résultat de la question Q2, \vec{f}_{\text{mag}} = -\vec{\mathrm{grad}}\left(\frac{B^2}{2\mu_0}\right). Le champ de pesanteur local est vertical, dirigé selon -\widehat{u}_z : \vec{g} = -g\,\widehat{u}_z. L'équation d'équilibre devient :
En projetant dans le plan horizontal (xOy) de la surface (selon \widehat{u}_r et \widehat{u}_\theta), les composantes horizontales du gradient sont nulles :
Par conséquent, à altitude z fixée à la surface du Soleil, la quantité p + \frac{B^2}{2\mu_0} est uniforme.
2. Calcul de la pression au centre de la tache
En comparant le centre de la tache (B = B_{\text{int}}) et une région non magnétisée située à la même altitude (B \simeq 0, p = p_{\text{ext}}), la conservation de la pression totale donne :
Calculons la pression magnétique :
Avec 32\pi \simeq 32 \times 3{,}14 \simeq 100{,}5 \simeq 1{,}0 \cdot 10^2 :
On en déduit la pression au centre de la tache :
3. Calcul de la température au centre de la tache
Le plasma est modélisé par un gaz parfait d'équation d'état :
L'énoncé précise que le plasma est uniquement constitué d'ions \mathrm{H}^+ et d'électrons libres et que sa masse volumique \rho_s est uniforme au voisinage de la surface. La masse molaire moyenne \mathscr{M} et la masse volumique \rho_s étant les mêmes au centre et à l'extérieur de la tache, la température est directement proportionnelle à la pression :
Application numérique :
Résultat
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Il ne fallait pas oublier la force de pesanteur dans le bilan, tout en restant vigilant sur l'application numérique.
« La force de pesanteur n’est que très rarement évoquée. Des erreurs dans les applications numériques. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique
Notions : loi de stefan-boltzmann, flux radiatif, tache solaire
Calculer la valeur du rapport du flux radiatif d'une tache solaire sur celui d'une zone normale. Commenter ce résultat.
Voir l'indiceIndice
Relier le flux radiatif à la température locale par la loi de Stefan, puis utiliser la relation gaz parfait à masse volumique \rho_s fixée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rapport des flux égal à (T_{\text{int}}/T_{\text{ext}})^4 < 1 : la tache apparaît sombre car elle est refroidie par confinement magnétique.
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D'après la loi de Stéfan rappelée à la question Q1, le flux radiatif surfacique émis par le plasma assimilé à un corps noir s'écrit \phi = \sigma T^4.
Le rapport du flux radiatif au centre de la tache solaire \phi_{\text{int}} sur celui d'une zone normale \phi_{\text{ext}} s'exprime ainsi :
D'après la question Q3, la masse volumique étant supposée uniforme, la loi des gaz parfaits donne \frac{T_{\text{int}}}{T_{\text{ext}}} = \frac{p_{\text{int}}}{p_{\text{ext}}}. On en déduit :
Avec p_{\text{int}} \simeq 0{,}3\text{ bar} et p_{\text{ext}} = 1{,}3\text{ bar} :
Commentaire : Le flux radiatif issu du centre de la tache ne représente qu'environ 0{,}3\,\% du flux émis par la surface normale du Soleil. En raison de ce contraste d'intensité lumineuse très marqué, la tache apparaît noire sur les clichés de la surface solaire, bien que sa température (T_{\text{int}} \simeq 1\,300\text{ K}) reste élevée.
Résultat
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Le commentaire attendu ne doit pas être une simple reformulation textuelle du résultat numérique obtenu.
« Des erreurs numériques. Une phrase qui n’est que la restitution avec des mots de l’application numérique ne peut constituer un commentaire valorisé par le correcteur. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
I.B · Les boucles magnétiques
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : pression magnétique, force volumique
On admet que est une fonction décroissante. Justifier le fait que le tube de champ a tendance à se dilater sous le seul effet du champ magnétique .
Voir l'indiceIndice
Calculer la composante radiale de la force magnétique volumique en tenant compte du fait que \mathrm{d}B/\mathrm{d}r < 0.
Voir la stratégieStratégie
Pour analyser l'action mécanique exercée par le champ magnétique seul sur le tube, on utilise l'expression de la résultante des forces de Laplace établie à la question Q2 sous forme de gradient d'une densité d'énergie magnétique (ou pression magnétique).
Voir la réponse courteRéponse courte
La décroissance radiale de B(r) génère un gradient de pression magnétique centrifuge, ce qui tend à dilater le tube de champ.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q2, la résultante des forces électromagnétiques exercée sur un élément de volume \mathrm{d}\tau soumis au champ magnétique \vec{B} = B(r)\,\widehat{u}_z s'écrit :
La fonction \epsilon ne dépendant que de la variable radiale r, son gradient en coordonnées cylindriques est :
La force volumique magnétique \vec{f}_{\mathrm{mag}} = \frac{\mathrm{d}\vec{F}}{\mathrm{d}\tau} s'exprime donc sous la forme :
L'énoncé précise que :
- B(r) > 0 ;
- B(r) décroît avec r depuis l'axe vers la périphérie, d'où \dfrac{\mathrm{d}B}{\mathrm{d}r} < 0.
On en déduit :
La force volumique exercée par le champ magnétique est dirigée radialement vers l'extérieur (dans le sens de +\widehat{u}_r) : elle a donc bien tendance à repousser le plasma vers l'extérieur, ce qui provoque la dilatation du tube de champ.
Résultat
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Évitez d'invoquer à tort la conservation du flux et la confusion avec un champ qui dépendrait de z.
« La conservation du flux est souvent évoquée à tort, confusion avec un champ magnétique Bz (z) qui serait décroissant suivant z. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Induction et forces de Laplace
Notions : théorème d'ampère, force de laplace, striction axiale
En fait, le tube de champ est également parcouru par un courant électrique provenant de l'intérieur du Soleil et dont la densité est de la forme . En supposant que la longueur du tube est grande devant son rayon, déterminer l'expression du champ magnétique créé par en fonction de , et de l'intensité du courant traversant un disque de rayon . En déduire l'expression de la force de Laplace correspondante exercée sur un élément de volume du tube, en fonction de , de sa dérivée et des autres grandeurs du problème. En admettant que est une fonction positive et croissante, quel est l'effet du champ magnétique sur le tube de champ ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème d'Ampère sur un cercle d'axe (Oz) pour trouver \vec{B}_t, puis relier j_t(r) à \mathrm{d}I/\mathrm{d}r avant de calculer \vec{j}_t \times \vec{B}_t.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter les symétries et les invariances de la distribution de courant pour déterminer la direction et les dépendances du champ \vec{B}_t, puis lui appliquer le théorème d'Ampère sur un cercle d'axe (Oz).
- Exprimer la densité de courant j_t(r) à partir de la dérivée de I(r), puis calculer le produit vectoriel \vec{j}_t \times \vec{B}_t pour obtenir la force de Laplace \mathrm{d}\vec{F}_t.
- Analyser le signe de la force volumique pour en déduire l'effet mécanique (confinement ou dilatation) sur le tube de champ.
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème d'Ampère donnant \vec{B}_t = \frac{\mu_0 I(r)}{2\pi r}\vec{u}_\theta, d'où une force de Laplace centripète qui comprime radialement le tube (effet de striction).
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1. Expression du champ magnétique \vec{B}_t :
Le tube étant supposé de longueur très grande devant son rayon R, on le modélise par un cylindre infini d'axe (Oz).
- Invariances : La distribution de courant \vec{j}_t = j_t(r)\,\widehat{u}_z est invariante par translation le long de (Oz) et par rotation autour de (Oz) : le champ ne dépend que de la coordonnée radiale r.
Symétries : Tout plan contenant l'axe (Oz) est un plan de symétrie de la distribution de courant. En tout point de ce plan, le champ magnétique lui est orthogonal, donc selon \widehat{u}_\theta :
\vec{B}_t(r) = B_t(r)\,\widehat{u}_\theta
Appliquons le théorème d'Ampère le long d'un cercle \mathcal{C} d'axe (Oz), de rayon r, orienté selon +\widehat{u}_\theta :
Par définition, le courant traversant le disque de rayon r est I_{\text{enlacé}} = I(r). On en déduit :
2. Force de Laplace élémentaire \mathrm{d}\vec{F}_t :
Le courant I(r) à travers le disque de rayon r s'exprime par :
En dérivant par rapport à r, on relie j_t(r) à la dérivée de l'intensité :
La force de Laplace subie par l'élément de volume \mathrm{d}\tau s'écrit alors :
En remplaçant j_t(r) par son expression en fonction de I'(r) = \frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}r}, il vient :
3. Effet du champ magnétique \vec{B}_t sur le tube de champ :
Comme I(r) > 0 et que I est une fonction croissante (\frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}r} > 0), la force volumique associée est portée par -\widehat{u}_r :
Cette force est centripète : elle est dirigée vers l'axe du cylindre. Le champ magnétique propre \vec{B}_t a donc pour effet de comprimer le tube vers son axe (phénomène de striction magnétique ou pincement de Bennett).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Veillez à la cohérence du contour d'Ampère avec la direction du champ et pensez à relier la densité de courant à dI/dr.
« On trouve cependant des grosses erreurs de rigueur : incohérence entre la direction du champ et le contour d’Ampère notamment. Très rares sont les candidats qui ont relié le vecteur densité de courant et dI/dr. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 7
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : équilibre magnétohydrostatique, force de laplace, champ sans force
On se place maintenant dans la situation réelle en superposant les deux champs magnétiques régnant dans le tube . Etablir une condition portant sur les composantes du champ et de la densité de courant, traduisant l'équilibre du tube de champ. En déduire que dans un tube de champ à l'équilibre, la densité de courant est colinéaire au champ magnétique.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la force de Laplace totale \vec{j} \times \vec{B}_{\text{tot}} à l'équilibre en l'absence de gradient de pression axial et radial, ou projeter sur \widehat{u}_r et \widehat{u}_\theta.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ magnétique total \vec{B}_{\text{tot}} et la densité volumique de courant \vec{j} associée dans le tube en coordonnées cylindriques.
- Calculer la force volumique de Laplace résultante \vec{f}_L = \vec{j} \times \vec{B}_{\text{tot}}.
- Écrire la condition d'équilibre mécanique traduisant la compensation entre dilatation et striction radiale, et en déduire la colinéarité entre \vec{j} et \vec{B}_{\text{tot}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
À l'équilibre, l'annulation de la force volumique totale conduit à \vec{j}_{\text{tot}}\times\vec{B}_{\text{tot}}=\vec{0}, soit un champ magnétique sans force colinéaire au courant.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le champ magnétique total régnant dans le tube résulte de la superposition du champ axial \vec{B} = B(r)\,\widehat{u}_z et du champ orthoradial \vec{B}_t = B_t(r)\,\widehat{u}_\theta créé par le courant axial :
D'après le théorème d'Ampère sous forme locale en régime stationnaire, \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B}_{\text{tot}} = \mu_0 \vec{j}, la densité volumique de courant s'écrit (en utilisant le formulaire du rotationnel) :
La résultante des forces de Laplace exercée sur un élément de volume \mathrm{d}\tau est donnée par :
Sachant que \widehat{u}_\theta \times \widehat{u}_z = \widehat{u}_r et \widehat{u}_z \times \widehat{u}_\theta = -\widehat{u}_r, le calcul du produit vectoriel donne :
Le terme j_\theta B\,\widehat{u}_r correspond à la tendance à la dilatation (due au gradient de pression magnétique axiale, question 5), tandis que le terme -j_t B_t\,\widehat{u}_r correspond à l'effet de striction (question 6).
Pour que le tube de champ soit à l'équilibre radial sous l'effet de ces seules forces magnétiques, la force de Laplace résultante doit s'annuler, ce qui impose la condition :
soit encore :
Comme les composantes radiales de \vec{j} et de \vec{B}_{\text{tot}} sont nulles (j_r = 0 et B_r = 0), cette condition est strictement équivalente à :
On en déduit qu'à l'équilibre, la densité de courant \vec{j} est colinéaire au champ magnétique \vec{B}_{\text{tot}}.
Résultat
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Question peu abordée, dont la résolution s'appuyait sur les résultats établis aux questions précédentes.
« Peu de réponses, les résultats aux questions précédentes étaient nécessaires. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : ligne de champ, approximation du cylindre infini
On constate sur les clichés du Soleil (partie droite de la figure 1) que les tubes de champ ont tendance à former des boucles, en connectant deux points de la surface du Soleil. Ce que l'on voit sur la photo est en fait le rayonnement des particules chargées présentes dans la boucle et dont la vitesse varie le long de celle-ci. Quelle hypothèse de l'énoncé faudrait-il modifier pour rendre compte de ce phénomène ?
Voir l'indiceIndice
Remarquer que le modèle supposait une géométrie cylindrique infinie rectiligne le long de (Oz), ce qui est incompatible avec une courbure arquée reconnectant deux points de la photosphère.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les hypothèses géométriques et cinématiques formulées dans l'énoncé qui s'opposent à l'observation d'arches fermées sur la surface.
- Analyser la raison pour laquelle les particules chargées rayonnent et voient leur vitesse varier le long d'une ligne de champ.
Voir la réponse courteRéponse courte
Il faut abandonner l'hypothèse de symétrie cylindrique et de tube rectiligne infini pour prendre en compte la courbure des lignes reliant deux zones d'ancrage.
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Pour rendre compte de l'existence de boucles connectant deux points de la surface solaire et du rayonnement des particules le long de celles-ci, il convient principalement de modifier :
- L'hypothèse géométrique du tube cylindrique rectiligne : L'énoncé modélise le tube de champ par un cylindre de révolution rectiligne d'axe vertical (O,\widehat{u}_z) avec un champ magnétique indépendant de z. Dans un tel modèle, les lignes de champ s'éloignent indéfiniment vers la couronne solaire sans jamais revenir vers la photosphère. Pour rendre compte des boucles coronales, il faut abandonner la géométrie cylindrique rectiligne au profit d'un tube courbé en arche (géométrie toroïdale ou dipolaire) refermant les lignes de champ entre deux régions de polarités magnétiques opposées de la photosphère.
- L'invariance axiale du champ magnétique \vec{B} : Le long d'un tube courbé, l'intensité du champ magnétique n'est plus constante le long d'une ligne de champ (\partial B / \partial s \neq 0, où s est l'abscisse curviligne le long de la ligne). Ce gradient longitudinal de champ magnétique entraîne, par conservation du premier invariant adiabatique (moment magnétique), une conversion d'énergie cinétique entre composantes parallèle et perpendiculaire (effet de miroir magnétique) ; couplé à la pesanteur variable le long de l'arche et aux gradients de pression, il explique que la vitesse des particules varie le long de la trajectoire.
Résultat
Partie II : Modes de vibration des étoiles
II.A · Ondes acoustiques dans un fluide à une dimension
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 12 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : approximation acoustique, équation de d'alembert, célérité du son
Etablir l'équation de propagation vérifiée par la pression à partir de trois équations locales à linéariser. Vous nommerez et expliciterez les approximations et/ou hypothèses réalisées. En déduire l'expression de la célérité de l'onde acoustique en fonction de et de .
Voir l'indiceIndice
Linéariser l'équation d'Euler sans viscosité, l'équation de conservation de la masse et la relation thermodynamique différentielle \mathrm{d}\rho = \rho_0 \chi_S\,\mathrm{d}p.
Voir la stratégieStratégie
- Énoncer les trois équations locales décrivant le fluide (conservation de la masse, bilan de quantité de mouvement, relation thermodynamique).
- Formuler et justifier les approximations de l'acoustique linéaire pour obtenir des équations au premier ordre en perturbations.
- Combiner ces trois équations linéarisées en éliminant la vitesse v_1 et la masse volumique \rho_1 pour aboutir à l'équation de d'Alembert sur la surpression p_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarisation d'Euler, conservation de la masse et compressibilité isentropique pour établir l'équation de d'Alembert avec c = 1/\sqrt{\rho_0\chi_S}.
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Le fluide est décrit au repos par (p_0, \rho_0, \vec{v}_0 = \vec{0}). Au passage de l'onde unidimensionnelle selon l'axe (Ox), les grandeurs s'écrivent :
1. Hypothèses et approximations :
- Approximation acoustique (linéarité) : les perturbations sont de faible amplitude : p_1 \ll p_0, \rho_1 \ll \rho_0 et v_1 \ll c. On néglige tout produit de grandeurs perturbées (termes du second ordre).
- Fluide parfait : on néglige les phénomènes dissipatifs visqueux et les frottements aux parois.
- Évolution isentropique : la fréquence de l'onde est suffisamment élevée pour négliger la diffusion thermique sur une demi-période (transformation adiabatique), tout en restant assez basse pour maintenir l'équilibre thermodynamique local (transformation réversible).
- Pesanteur négligée : les variations spatiales de pression hydrostatique sont négligeables devant les gradients de pression acoustique.
2. Équations locales et linéarisation :
Équation de conservation de la masse :
\frac{\partial \rho}{\partial t} + \frac{\partial(\rho v)}{\partial x} = 0En linéarisant, le terme \rho_1 v_1 étant du second ordre, il vient :
\frac{\partial \rho_1}{\partial t} + \rho_0 \frac{\partial v_1}{\partial x} = 0 \tag{1}Équation d'Euler (bilan de quantité de mouvement) :
\rho \left( \frac{\partial v}{\partial t} + v \frac{\partial v}{\partial x} \right) = -\frac{\partial p}{\partial x}Le terme convectif v_1 \frac{\partial v_1}{\partial x} est du second ordre, et \rho \simeq \rho_0 au premier ordre :
\rho_0 \frac{\partial v_1}{\partial t} = -\frac{\partial p_1}{\partial x} \tag{2}Équation d'état isentropique : Par définition du coefficient de compressibilité isentropique \chi_S = \frac{1}{\rho_0}\left.\frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}P}\right|_S, la variation de masse volumique au premier ordre s'écrit :
\rho_1 = \rho_0 \chi_S\, p_1 \tag{3}
3. Obtention de l'équation de propagation : En injectant (3) dans (1), on élimine \rho_1 :
Dérivons (4) par rapport au temps t et (2) par rapport à x :
D'après le théorème de Schwarz, l'égalité des dérivées croisées donne :
On obtient ainsi l'équation de d'Alembert :
avec la célérité c définie par :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Cette question de cours classique exigeait une grande rigueur dans les justifications pour obtenir tous les points.
« Question de cours, abordée par de nombreux candidats où le manque de rigueur a souvent été sanctionné. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 10 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : onde stationnaire, tuyau sonore, mode propre
On se place à présent dans le cas d'un tuyau fermé en et ouvert en . Justifier que ces conditions aux limites imposent et . Justifier ensuite que l'on peut chercher les solutions de l'équation précédente sous la forme et en déduire l'expression de . Etablir la relation de dispersion de ces ondes, puis déterminer l'expression des fréquences propres , pour . Calculer l'écart entre deux fréquences propres consécutives. Que pouvez-vous en dire ?
Voir l'indiceIndice
La paroi rigide impose l'immobilité des particules (v_1=0) et l'extrémité ouverte impose la continuité de la pression avec l'atmosphère extérieure (p_1=0). Injecter la forme proposée dans l'équation d'Euler pour relier v_1 à p_1.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les conditions aux limites physiques à une extrémité fermée (imperméabilité) et ouverte (continuité de la pression avec l'extérieur).
- Utiliser la méthode de séparation des variables pour justifier la forme stationnaire de p_1(x,t), puis relier la vitesse v_1 au gradient de pression via l'équation d'Euler linéarisée.
- Réinjecter la forme d'onde dans l'équation de propagation pour obtenir la relation de dispersion, puis appliquer les conditions aux limites pour quantifier le vecteur d'onde k_n et les fréquences propres f_n.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conditions aux limites (nœud de vitesse en 0, ventre en L) imposant f_n = (2n+1)c/(4L) avec un espacement spectral constant \Delta f = c/(2L).
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Justification des conditions aux limites
En x = 0, le tuyau est fermé par une paroi rigide et fixe. Le fluide ne pouvant pas traverser la paroi (condition cinématique d'imperméabilité), sa vitesse normale doit être nulle :
v_1(0,t) = 0En x = L, le tuyau est ouvert sur l'extérieur où règne la pression de repos constante p_0. Le fluide étant libre d'osciller sans contrainte mécanique à l'embouchure, la pression totale s'égalise avec la pression extérieure (p(L,t) = p_0), d'où une surpression acoustique nulle :
p_1(L,t) = 0
2. Forme de la solution et expression de v_1 L'équation de d'Alembert établie à la question Q9 est linéaire et invariante par translation dans le temps. Avec des conditions aux limites stationnaires, on cherche des modes propres sous la forme d'ondes stationnaires à variables séparées : p_1(x,t) = X(x)\,T(t). Pour une pulsation \omega, en choisissant l'origine des dates de sorte que la phase temporelle soit nulle, T(t) \propto \cos(\omega t). La dépendance spatiale vérifie X''(x) + k^2 X(x) = 0, ce qui donne X(x) = p_0 \cos(kx+\phi). On peut donc légitimement chercher la solution sous la forme :
L'équation d'Euler linéarisée selon \widehat{u}_x s'écrit :
En intégrant par rapport au temps (la vitesse moyenne au repos étant nulle) :
En utilisant la relation \omega = c k, on obtient :
3. Relation de dispersion En substituant p_1(x,t) dans l'équation de d'Alembert \dfrac{\partial^2 p_1}{\partial x^2} - \dfrac{1}{c^2}\dfrac{\partial^2 p_1}{\partial t^2} = 0, il vient :
ce qui conduit à la relation de dispersion non dispersive :
4. Fréquences propres et quantification La condition en x = 0 impose pour tout t :
On choisit \phi = 0 (quitte à redéfinir le signe de l'amplitude p_0). Ainsi :
La condition en x = L impose alors pour tout t :
Les pulsations propres valent donc \omega_n = c k_n = (2n+1)\dfrac{\pi c}{2L}, soit pour les fréquences propres f_n = \dfrac{\omega_n}{2\pi} :
5. Écart entre deux fréquences consécutives L'écart entre deux modes consécutifs est donné par :
Cet écart est strictement constant, indépendant de l'ordre harmonique n. Le spectre de résonance forme donc un peigne régulier de fréquences espacées de \Delta f = \frac{c}{2L}. Le tuyau quart d'onde ne sélectionne que les harmoniques impairs de la fréquence fondamentale f_0 = \frac{c}{4L} (on a f_n = (2n+1)f_0 et \Delta f = 2f_0).
Résultat
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Prenez garde au caractère stationnaire de l'onde, maniez l'impédance acoustique avec soin et revoyez les zéros du cosinus.
« Des justifications souvent incomplètes. L’expression de la vitesse est souvent fausse, car l’onde est stationnaire et non progressive. L’utilisation de l’impédance acoustique est ici délicate et très souvent source d’erreurs. »
« Curieusement, pour de nombreux candidats, cos(θ)=0 pour θ=n(π/2). »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Schéma ou tracé
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : onde stationnaire, mode propre, profil spatial
Représenter les modes et sur un schéma montrant les ondes de pression et de vitesse, dans deux couleurs (ou styles de traits) différentes.
Voir l'indiceIndice
Tracer pour chaque mode les nœuds et ventres de p_1(x) et v_1(x) en respectant le déphasage spatial d'un quart de longueur d'onde entre les deux grandeurs.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler les profils spatiaux de la surpression p_1(x,t) et de la vitesse acoustique v_1(x,t) établis à la question Q10 pour le mode d'entier n \in \mathbb{N}.
- Déterminer les positions des nœuds et des ventres pour les modes n=1 (k_1 = \frac{3\pi}{2L}) et n=2 (k_2 = \frac{5\pi}{2L}).
- Tracer les amplitudes spatiales correspondantes le long du tuyau (x \in [0, L]) en distinguant clairement la surpression et la vitesse (couleurs et styles de traits distincts).
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma des profils spatiaux des modes n=1 et n=2 montrant l'alternance et le décalage spatial des nœuds de pression et de vitesse.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q10, avec la convention de numérotation adoptée où n \in \mathbb{N} (le fondamental correspondant à n=0), les solutions pour le mode propre d'indice n sont associées au vecteur d'onde :
Les dépendances spatiales associées aux amplitudes maximales s'écrivent :
Dans tous les cas :
- en x = 0 (extrémité fermée) : nœud de vitesse (v_1 = 0) et ventre de pression ;
- en x = L (extrémité ouverte) : nœud de pression (p_1 = 0) et ventre de vitesse.
Mode n = 1 : k_1 = \dfrac{3\pi}{2L} (longueur L = \frac{3\lambda_1}{4}).
- Pression p_1(x) \propto \cos\left(\frac{3\pi x}{2L}\right) : ventres en x = 0 et x = \frac{2L}{3} ; nœuds en x = \frac{L}{3} et x = L.
- Vitesse v_1(x) \propto \sin\left(\frac{3\pi x}{2L}\right) : nœuds en x = 0 et x = \frac{2L}{3} ; ventres en x = \frac{L}{3} et x = L.
Mode n = 2 : k_2 = \dfrac{5\pi}{2L} (longueur L = \frac{5\lambda_2}{4}).
- Pression p_1(x) \propto \cos\left(\frac{5\pi x}{2L}\right) : ventres en x = 0, x = \frac{2L}{5} et x = \frac{4L}{5} ; nœuds en x = \frac{L}{5}, x = \frac{3L}{5} et x = L.
- Vitesse v_1(x) \propto \sin\left(\frac{5\pi x}{2L}\right) : nœuds en x = 0, x = \frac{2L}{5} et x = \frac{4L}{5} ; ventres en x = \frac{L}{5}, x = \frac{3L}{5} et x = L.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Évitez la confusion entre les modes n=0 et n=1 et n'oubliez pas de dessiner les fuseaux de l'onde stationnaire.
« Confusion fréquente entre n=0 et n=1, les fuseaux représentant l’onde stationnaire ne sont pas toujours dessinés. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
II.B · Ondes mécaniques dans une étoile
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : relation de dispersion, onde évanescente, lecture graphique
On se place dans un premier temps dans le régime des hautes fréquences dans lequel . Simplifier l'expression de et montrer que l'on retrouve la relation de dispersion correspondant aux ondes acoustiques de la sous-partie II.A. Etablir la condition d'existence d'ondes acoustiques harmoniques radiales selon le signe de . En exploitant la figure 2, déterminer l'intervalle des rayons de l'étoile dans lequel une onde harmonique de fréquence et de degré peut exister.
Voir l'indiceIndice
Dans le terme k_r^2, négliger (2\pi N/\omega)^2 devant 1, puis identifier k^2 = k_r^2 + k_h^2. Une onde progressive se propage là où k_r^2 > 0.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser l'approximation haute fréquence \omega \gg 2\pi N pour simplifier le terme contenant la fréquence de Brunt-Väisälä, puis relier la fréquence de Lamb S_\ell(r) au vecteur d'onde horizontal k_h(r) pour retrouver la relation de dispersion acoustique \omega = c k.
- Analyser la nature des solutions de l'équation différentielle en \xi_r : oscillante (propagative) si k_r^2 > 0, évanescente si k_r^2 < 0.
- Convertir la fréquence f = 1\text{ mHz} = 1000\text{ }\mu\text{Hz} et repérer sur la figure 2 l'intersection avec la courbe de Lamb associée à \ell = 5 pour obtenir le rayon de retournement interne r_1, la limite externe r_2 étant la surface du Soleil.
Voir la réponse courteRéponse courte
À haute fréquence, la condition k_r^2 > 0 correspond au régime propagatif acoustique ; lecture sur le graphe de la cavité de propagation [r_1, r_2].
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Simplification de k_r et relation de dispersion
Dans le régime des hautes fréquences tel que \omega \gg 2\pi N, le premier facteur entre parenthèses se simplifie :
L'expression de k_r^2 devient alors :
D'après les définitions de la fréquence de Lamb S_\ell(r) et de la norme du vecteur d'onde horizontal k_h(r) fournies par l'énoncé :
Il vient ainsi :
Comme la norme totale du vecteur d'onde tridimensionnel vérifie k^2 = k_r^2 + k_h^2, on aboutit à :
On retrouve bien la relation de dispersion non dispersive des ondes acoustiques établie à la question Q9.
2. Condition d'existence des ondes harmoniques radiales
L'équation spatiale régissant le déplacement radial est :
- Si k_r^2 > 0, k_r est réel : les solutions spatiales sont sinusoïdales (oscillantes). L'onde acoustique se propage radialement.
- Si k_r^2 < 0, k_r est imaginaire pur (k_r = \pm \mathrm{i}\kappa) : les solutions sont exponentielles. L'onde est évanescente (atténuée sans propagation).
La condition d'existence d'ondes acoustiques harmoniques radiales propagatives est donc :
3. Détermination de l'intervalle [r_1, r_2]
Pour une onde de fréquence f = 1\text{ mHz} = 1000\text{ }\mu\text{Hz} et de degré \ell = 5 :
- Le tracé en trait continu de la figure 2 montre que la fréquence de Brunt-Väisälä reste inférieure à 450\text{ }\mu\text{Hz} dans toute l'étoile : l'hypothèse de hautes fréquences f \gg N est bien respectée.
Sur la figure 2, la courbe en pointillés correspondant à \ell = 5 décroît depuis le centre vers la surface. L'horizontale à f = 1000\text{ }\mu\text{Hz} coupe la courbe \ell = 5 en un rayon interne :
r_1 \simeq 0{,}22\,R_\odot \quad (\text{compris entre } 0{,}20\,R_\odot \text{ et } 0{,}25\,R_\odot)- Pour r > r_1, on a f > S_5(r), de sorte que k_r^2 > 0 : l'onde se propage radialement vers la surface.
- La propagation s'étend jusqu'à la surface du Soleil où la chute brutale de densité provoque la réflexion de l'onde : r_2 \simeq R_\odot.
L'intervalle de propagation radiale recherché est donc :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Lisez attentivement l'énoncé pour poser les bonnes approximations et exploitez rigoureusement le graphique.
« Une lecture trop superficielle de l’énoncé a souvent conduit à des mauvaises approximations, et donc des conclusions incohérentes. L’exploitation du graphe n’est pas toujours rigoureuse. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 13
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : mode propre, approximation wkb, héliosismologie
Dans le cas où et , exprimer la fréquence des modes p en fonction de , et d'une intégrale que l'on exprimera mais que l'on ne cherchera pas à calculer. Déterminer l'écart entre deux fréquences consécutives et commenter. Quelle critique peut-on faire concernant la validité de cette approximation ?
Voir l'indiceIndice
Sous ces approximations, k_r \simeq \omega/c(r). Appliquer directement la condition de résonance intégrale et isoler la fréquence propre f_{n,\mathrm{p}}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur d'onde radial k_r en utilisant les deux approximations de hautes fréquences \omega \gg 2\pi S_\ell et \omega \gg 2\pi N.
- Injecter cette forme simplifiée de k_r dans la condition de résonance pour expliciter la fréquence propre f_{n,\mathrm{p}} et faire apparaître l'intégrale \beta.
- Calculer la différence \Delta f = f_{n+1,\mathrm{p}} - f_{n,\mathrm{p}}, interpréter physiquement le résultat par analogie avec la cavité 1D, et examiner les limites physiques de l'approximation (notamment au voisinage du centre où S_\ell \to +\infty).
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration WKB de la relation de dispersion donnant des fréquences de modes p régulièrement espacées ; discussion des limites de validité aux frontières.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Sous les deux hypothèses de hautes fréquences \omega \gg 2\pi N et \omega \gg 2\pi S_\ell, les termes correctifs dans l'expression de k_r^2 sont négligeables devant 1 :
En introduisant la relation \omega = 2\pi f_{n,\mathrm{p}}, la condition de résonance s'écrit :
En posant l'intégrale \beta (homogène à un temps) :
on obtient directement l'expression de la fréquence propre :
L'écart entre deux fréquences consécutives s'en déduit immédiatement :
Commentaire : L'écart \Delta f est indépendant de l'ordre n. Le spectre des modes p forme donc un peigne régulier de fréquences équidistantes. Ce résultat est directement analogue à celui obtenu pour le tuyau acoustique à la question Q10 (\Delta f = c/(2L)), où l'intégrale \beta s'interprète comme le temps de parcours d'un aller simple de l'onde acoustique entre les deux points de réflexion r_1 et r_2.
Critique de l'approximation :
- Pour tout mode non radial (\ell \ge 1), la fréquence de Lamb S_\ell(r) \propto 1/r diverge lorsque r \to 0 (voir figure 2). L'approximation \omega \gg 2\pi S_\ell ne peut donc pas être valable sur l'ensemble de l'étoile : elle tombe nécessairement en défaut au voisinage du point de retournement interne r_1, précisément défini par \omega = 2\pi S_\ell(r_1).
- Par conséquent, la borne inférieure d'intégration r_1 dépend elle-même de la pulsation \omega (donc de n), de sorte que l'intégrale \beta n'est pas rigoureusement constante avec n.
Résultat
Question 14
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : onde de gravité, fréquence de brunt-väisälä, poussée d'archimède
On s'intéresse maintenant au régime des basses fréquences, dans lequel pour chaque entier on a . Etablir la condition d'existence d'ondes harmoniques radiales dans cette situation. En exploitant la figure 2, discuter de la région du Soleil dans laquelle elles peuvent exister en fonction de leur fréquence. Ces ondes sont appelées « ondes de gravité ». En établissant un bilan des forces sur un élément de fluide à cet endroit de l'étoile, proposer une explication du mécanisme à l'origine de ces ondes.
Voir l'indiceIndice
Examiner le signe du produit des parenthèses dans k_r^2 sachant que \omega < 2\pi S_\ell. Pour le mécanisme physique, penser à la flottabilité (poussée d'Archimède) d'une parcelle déplacée verticalement dans un milieu stratifié.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de la définition de k_r^2 donnée dans l'énoncé et déterminer le signe du second facteur sous l'hypothèse \omega \ll 2\pi S_\ell, afin d'en déduire la condition k_r^2 > 0.
- Analyser le profil de la fréquence de Brunt-Väisälä N(r) sur la figure 2 (zone radiative interne vs zone convective externe) et déduire la gamme de fréquences et la zone de propagation autorisées.
- Établir l'équilibre d'une parcelle de fluide déplacée adiabatiquement pour identifier la force de rappel (poids et poussée d'Archimède).
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition \omega < N(r) pour la propagation des ondes de gravité, dont la force de rappel est la poussée d'Archimède dans la zone radiative stable.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Condition d'existence des ondes harmoniques radiales
Le vecteur d'onde radial vérifie :
Dans le régime des basses fréquences considéré, on a \omega \ll 2\pi S_\ell, ce qui implique :
L'onde est propagative (harmonique dans la direction radiale) si et seulement si k_r^2 > 0. Le second facteur étant strictement négatif, le premier facteur doit impérativement l'être aussi :
2. Région de propagation d'après la figure 2
D'après la figure 2 (courbe en trait plein représentant N(r)) :
- La fréquence de Brunt-Väisälä N(r) est strictement positive dans la partie interne du Soleil, du centre jusqu'à la base de la zone convective située à r \simeq 0{,}71\,R_\odot. Elle y atteint un maximum N_{\max} \simeq 450\,\mu\text{Hz} au voisinage de r \simeq 0{,}1\,R_\odot.
- Pour r \gtrsim 0{,}71\,R_\odot, le profil chute à zéro : N(r) = 0 dans toute la zone convective externe.
On en déduit la discussion suivante :
- Si f > N_{\max} \simeq 450\,\mu\text{Hz}, la condition f < N(r) n'est satisfaite nulle part dans l'étoile : aucune onde de gravité ne peut se propager.
- Si f < N_{\max}, l'onde peut se propager dans une cavité radiale [r_3, r_4] située exclusivement dans la zone radiative (r \le 0{,}71\,R_\odot), délimitée par les points de rebroussement où f = N(r).
3. Bilan des forces et mécanisme physique à l'origine des ondes
Considérons une particule fluide de volume V, initialement à l'équilibre à l'altitude r_0 (où règnent la pression p_0(r_0) et la masse volumique \rho_0(r_0)), subissant un déplacement radial virtuel \delta r > 0 vers le haut.
Le bilan des forces s'exerçant sur cette particule comprend :
- Son poids : \vec{P} = -\rho\,V\,g\,\widehat{u}_r, où \rho est la masse volumique acquise par la particule après détente adiabatique ;
- La résultante des forces de pression exercées par le fluide environnant, équivalente à la poussée d'Archimède : \vec{\Pi}_A = \rho_0(r_0 + \delta r)\,V\,g\,\widehat{u}_r.
La force radiale nette par unité de volume s'écrit donc :
Le déplacement s'effectuant à l'équilibre mécanique local de pression avec le milieu extérieur (\delta p = \frac{\partial p_0}{\partial r}\delta r), mais de manière isentropique pour la particule (\mathrm{d}\rho = \frac{\mathrm{d}p}{c^2}), on a :
En injectant ces relations et en utilisant c^2 = \frac{\gamma p_0}{\rho_0} :
Dans une région où N^2 > 0 (stratification convectivement stable), la particule déplacée vers le haut devient plus dense que le milieu environnant : son poids l'emporte sur la poussée d'Archimède, générant une force de rappel élastico-gravitaire vers sa position d'équilibre. Ce mécanisme oscillatoire est à l'origine des ondes de gravité.
Résultat
Question 15
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : mode propre, période propre, héliosismologie
Dans le cas des très basses fréquences , montrer que ces modes g ne sont plus espacés régulièrement en fréquence mais qu'une autre grandeur est régulière. Laquelle ?
Voir l'indiceIndice
Former l'approximation de k_r lorsque \omega \ll 2\pi N : constater que k_r est proportionnel à 1/\omega. En déduire que c'est la période P = 1/f qui est quantifiée avec un pas régulier \Delta P.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur d'onde radial k_r dans la limite des très basses fréquences \omega \ll 2\pi N et \omega \ll 2\pi S_\ell.
- Injecter cette expression simplifiée dans la condition de résonance \displaystyle\int_{r_3}^{r_4} k_r\,\mathrm{d}r = \pi(n + \alpha_{\mathrm{g}}).
- Exprimer la fréquence propre f_{n,\mathrm{g}} ou la période propre P_{n,\mathrm{g}} = 1/f_{n,\mathrm{g}} pour identifier la grandeur régulièrement espacée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour les modes g à très basse fréquence, la condition de quantification WKB impose un espacement régulier en période \Delta T = \mathrm{cste}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le régime des très basses fréquences, on a simultanément \omega \ll 2\pi S_\ell et \omega \ll 2\pi N. Les deux termes entre parenthèses dans l'expression de k_r^2 sont donc dominés par leurs composantes négatives :
Il vient ainsi pour le produit :
En utilisant l'expression de la fréquence de Lamb S_\ell(r) = \dfrac{\sqrt{\ell(\ell+1)}\,c}{r}, on a :
Sachant que \omega = 2\pi f, la norme du vecteur d'onde radial s'écrit alors :
En reportant cette expression dans la condition de quantification des modes g :
On en déduit l'expression de la période P_{n,\mathrm{g}} = \dfrac{1}{f_{n,\mathrm{g}}} du mode g d'ordre n :
La fréquence propre f_{n,\mathrm{g}} \propto \dfrac{1}{n + \alpha_{\mathrm{g}}} n'est pas espacée régulièrement en n. En revanche, la période temporelle P_{n,\mathrm{g}} est une fonction affine de n. L'écart entre deux périodes consécutives est constant :
La grandeur régulièrement espacée est donc la période temporelle P de l'oscillation.
Résultat
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : onde acoustique, onde longitudinale
D'une manière générale, les ondes acoustiques sont-elles longitudinales ou transversales ? On justifiera sa réponse par une explication qualitative basée sur un schéma si nécessaire.
Voir l'indiceIndice
Comparer la direction de déplacement des tranches de fluide (parallèle au gradient de pression) à la direction de propagation de l'onde sonore.
Voir la stratégieStratégie
- Définir la nature longitudinale ou transversale d'une onde d'après l'orientation relative de la grandeur vibratoire (vitesse particulaire ou déplacement) et de la direction de propagation.
- Justifier la nature de l'onde acoustique dans un fluide par le mécanisme physique de propagation (compressions et dilatations locales, absence de résistance au cisaillement).
- Illustrer par un schéma simple représentant la distribution des zones de surpression/dépression et le champ de déplacement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Les ondes acoustiques sont longitudinales car l'ébranlement de matière (vitesse particulaire) est parallèle à la direction de propagation de la surpression.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans un fluide (gaz ou liquide), les ondes acoustiques sont de nature longitudinale : la perturbation locale (vitesse du fluide \vec{v}_1 ou déplacement \vec{\xi}) s'effectue parallèlement à la direction de propagation de l'onde (portée par le vecteur d'onde \vec{k}).
Cette propriété découle des propriétés mécaniques des fluides :
- La force de rappel élastique provient du gradient de pression (-\vec{\mathrm{grad}}\,p_1), qui s'exerce parallèlement à la direction de variation spatiale, donc le long du vecteur d'onde \vec{k}. L'onde se propage sous la forme d'une alternance de tranches de fluide comprimées (p_1 > 0, \rho_1 > 0) et détendues (p_1 < 0, \rho_1 < 0).
- Un fluide n'oppose aucune force de rappel élastique au cisaillement statique (son module de rigidité ou de cisaillement est nul, contrairement à un solide). Par conséquent, il ne peut pas supporter ni propager d'ondes de cisaillement (ondes transversales).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le jury pénalisait toute affirmation brute non étayée par l'explication qualitative demandée.
« Les réponses sans justification ont été pénalisées. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 17
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Ondes acoustiques
Notions : vitesse de groupe, onde transversale, relation de dispersion
Dans le cadre du Soleil à symétrie sphérique, la vitesse de groupe est un vecteur qui s'exprime sous la forme dans la base locale. En déduire la nature longitudinale ou transversale des ondes de gravité.
Voir l'indiceIndice
Calculer les dérivées partielles de \omega par rapport à k_r et k_h à partir de la relation de dispersion des ondes de gravité, puis effectuer le produit scalaire \vec{v}_g \cdot \vec{k}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la pulsation \omega en fonction des composantes k_r et k_h du vecteur d'onde \vec{k} dans le régime des ondes de gravité (\omega \ll 2\pi S_\ell).
- Calculer le vecteur vitesse de groupe \vec{v}_g et évaluer le produit scalaire \vec{v}_g \cdot \vec{k}.
- En déduire l'orientation du déplacement du fluide par rapport au vecteur d'onde et conclure sur la nature transversale des ondes de gravité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du vecteur \vec{v}_g = \vec{\nabla}_{\vec{k}}\omega montrant que \vec{v}_g \cdot \vec{k} = 0, attestant du caractère transversal de la propagation de l'énergie des ondes de gravité.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation de propagation établie en II.B, la relation de dispersion s'écrit :
Or, par définition de la fréquence de Lamb et du vecteur d'onde horizontal, on a :
Dans le domaine des ondes de gravité (\omega \ll 2\pi S_\ell = c k_h), le second terme entre parenthèses se simplifie en -\frac{c^2 k_h^2}{\omega^2}. L'expression de k_r^2 devient :
En regroupant les termes en k_r^2 + k_h^2 = k^2, on obtient la relation de dispersion des ondes de gravité :
Calculons les composantes du vecteur vitesse de groupe \vec{v}_g = \frac{\partial\omega}{\partial k_r}\widehat{u}_r + \frac{\partial\omega}{\partial k_h}\widehat{u}_\theta :
Le vecteur d'onde étant \vec{k} = k_r \widehat{u}_r + k_h \widehat{u}_\theta, formons le produit scalaire \vec{v}_g \cdot \vec{k} :
La vitesse de groupe \vec{v}_g (qui donne la direction de propagation de l'énergie) est donc orthogonale au vecteur d'onde \vec{k} (qui définit la direction de propagation des surfaces d'onde équiphases).
Par ailleurs, pour ces ondes de basse fréquence, le fluide se comporte comme incompressible (\operatorname{div}\vec{v} = 0 \implies \vec{k} \cdot \vec{v}_1 = 0), de sorte que les particules de fluide oscillent parallèlement aux surfaces d'onde (c'est-à-dire le long de \vec{v}_g) et donc perpendiculairement à la direction de propagation de la phase \vec{k}.
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : mode propre, onde évanescente, héliosismologie
Dans quelles bandes spectrales s'attend-on à trouver les modes p d'une part et le mode g d'autre part ? Quels modes sont les plus visibles sur la figure 3 ? Les données expérimentales sont le résultat d'une observation de la surface du soleil, proposer une explication pour cette différence de visibilité. Commenter la cohérence entre les données expérimentales et les résultats théoriques obtenus dans cette partie.
Voir l'indiceIndice
Situer les domaines de fréquences sur la figure 2 : les modes p correspondent aux fréquences supérieures à 1\,\mathrm{mHz} (3000\,\mu\mathrm{Hz}) tandis que les modes g sont sous 450\,\mu\mathrm{Hz}. Réfléchir à la zone où les ondes g sont confinées (le cœur radiatif) par rapport à la zone convective externe.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les bandes spectrales théoriques des modes p et g d'après les conditions de propagation établies aux questions Q12, Q13 et Q14 et la figure 2.
- Analyser la figure 3 pour déterminer quels modes émergent nettement du bruit de fond.
- Expliquer la différence de visibilité à partir de la structure de l'enveloppe solaire (nature évanescente des ondes de gravité dans la zone convective externe).
- Comparer les caractéristiques spectrales observées (espacement régulier en fréquence) aux prédictions théoriques de la question Q13.
Voir la réponse courteRéponse courte
Les modes p dominent en surface car les modes g deviennent évanescents dans la zone convective superficielle et restent confinés au cœur.
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1. Bandes spectrales attendues :
Modes g : d'après la question Q14, les ondes de gravité se propagent pour f < N(r). La figure 2 montre que la fréquence de Brunt-Väisälä atteint un maximum de l'ordre de N_{\max} \simeq 450\text{ à }500\,\mu\mathrm{Hz}. On s'attend donc à trouver les modes g dans la bande des basses fréquences :
f_{\mathrm{g}} \lesssim 450\,\mu\mathrm{Hz} \quad (\text{typiquement } 50\text{ à }400\,\mu\mathrm{Hz}).- Modes p : d'après la question Q12, les ondes acoustiques se propagent pour f > S_\ell(r) et f > N(r). On s'attend donc à observer les modes p dans le domaine des hautes fréquences, typiquement entre 1\,\mathrm{mHz} et 5\,\mathrm{mHz} (soit 1000\text{ à }5000\,\mu\mathrm{Hz}, centré autour de la fameuse oscillation à 5 minutes, f \simeq 3{,}3\,\mathrm{mHz}).
2. Modes les plus visibles sur la figure 3 : Sur la figure 3, la puissance spectrale présente un massif très proéminent centré autour de 3000\,\mu\mathrm{Hz}, avec des pics très nets et intenses (amplitude atteignant 10^4 à 10^5\,\mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-2}\cdot\mathrm{Hz}^{-1}, agrandissement supérieur droit). En revanche, dans le domaine des basses fréquences (agrandissement inférieur droit entre 216 et 222\,\mu\mathrm{Hz}), aucun pic n'émerge clairement du bruit de fond solaire. Ce sont donc incontestablement les modes p qui sont les plus visibles.
3. Explication de la différence de visibilité en surface :
- L'observation est effectuée à la surface du Soleil (r \approx R_\odot).
- Or, pour r \gtrsim 0{,}71\,R_\odot, le Soleil est le siège d'une zone convective externe où le gradient thermique entraîne N(r) \approx 0 (zone convective instable ou neutre). Dans cette région, la condition de propagation des ondes de gravité n'est plus satisfaite : k_r^2 < 0.
- Les ondes de gravité sont donc évanescentes dans toute l'enveloppe convective (0{,}71\,R_\odot \le r \le R_\odot). Leur amplitude décroît exponentiellement vers la surface, ce qui rend leur signature photométrique ou cinématique extrêmement faible et quasiment indétectable depuis l'extérieur.
- À l'inverse, les ondes acoustiques (modes p) se propagent librement à travers la zone convective jusqu'à la photosphère (où la brutale chute de densité forme une surface réfléchissante) : leurs ventres de déplacement se situent au voisinage de la surface, les rendant facilement observables.
4. Cohérence entre expérience et théorie :
L'agrandissement du spectre des modes p (haut à droite) montre un peigne de pics régulièrement espacés en fréquence, ce qui est en parfait accord avec le résultat de la question Q13 prédisant un grand espacement constant :
\Delta f = \frac{1}{2\beta} = \text{cste}.Sur la figure, on compte environ 7 espacements sur 1000\,\mu\mathrm{Hz}, soit un écart \Delta f \approx 135\text{ à }140\,\mu\mathrm{Hz}, parfaitement cohérent avec la valeur théorique pour le Soleil.
- Le domaine de résonance des modes p est bien situé à des fréquences nettement supérieures à N_{\max} \simeq 450\,\mu\mathrm{Hz}, validant l'approximation des hautes fréquences \omega \gg 2\pi N.
Partie III : Modèle polytropique du Soleil
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : théorème de gauss gravitationnel, équilibre hydrostatique
En appliquant le théorème de Gauss, exprimer en fonction de et . Rappeler l'équation de la statique des fluides que l'on peut écrire pour cette étoile.
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Choisir une sphère de rayon r comme surface de Gauss gravitationnelle en utilisant l'analogie avec l'électrostatique (\mathscr{G} \leftrightarrow 1/4\pi\varepsilon_0, masse \leftrightarrow charge avec signe opposé). Écrire ensuite \mathrm{d}p/\mathrm{d}r = -\rho g.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter les symétries sphériques de la distribution de masse pour simplifier la forme du champ gravitationnel et calculer son flux à travers une sphère de Gauss de rayon r.
- Écrire l'équation locale de l'équilibre hydrostatique en traduisant l'équilibre des forces volumiques de pression et de gravitation.
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Théorème de Gauss gravitationnel donnant \vec{g}(r) = -\frac{\mathscr{G}M(r)}{r^2}\vec{u}_r, puis rappel de l'équation hydrostatique \mathrm{d}p/\mathrm{d}r = -\rho g(r).
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1. Théorème de Gauss gravitationnel :
Par analogie avec l'électrostatique (\mathrm{div}\,\vec{g} = -4\pi\mathscr{G}\rho), le théorème de Gauss pour le champ gravitationnel s'écrit, à travers une surface fermée \Sigma orientée vers l'extérieur :
La répartition de masse du Soleil possède une symétrie sphérique :
- Tout plan passant par le centre O est un plan de symétrie matérielle, donc le champ gravitationnel est purement radial : \vec{g} = g_r(r)\,\widehat{u}_r.
- L'invariance par rotation autour de tout axe passant par O impose que g_r ne dépend que de r.
On choisit pour surface de Gauss \Sigma la sphère de centre O et de rayon r, de vecteur élément de surface \mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S\,\widehat{u}_r :
La masse intérieure à cette sphère est M_{\text{int}} = M(r). Par suite :
En notant g(r) l'intensité (norme) du champ gravitationnel, dirigé vers le centre de l'étoile :
2. Équation de la statique des fluides :
Dans le référentiel héliocentrique supposé galiléen (en négligeant la rotation du Soleil), un élément de volume de fluide à la distance r est soumis :
- aux forces de pression, de résultante volumique -\vec{\mathrm{grad}}\,p ;
- à la force gravitationnelle volumique \rho(r)\vec{g}(r).
À l'équilibre hydrostatique, l'équation fondamentale de la statique des fluides s'écrit :
Compte tenu de la symétrie sphérique, la pression ne dépend que de r. La projection selon \widehat{u}_r donne :
Résultat
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Attention aux erreurs de signe lors de l'application de la relation fondamentale de la statique des fluides.
« l’expression de g(r) est souvent donnée, mais des erreurs de signe fréquentes pour la loi de statique des fluides. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : équation d'état polytropique, pression centrale
Vérifier que la pression s'écrit sous la forme , on donnera l'expression de en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Remplacer \rho par \rho_c \Psi^n dans la loi polytropique p = K\rho^{1+1/n} et factoriser par p_c = K\rho_c^{1+1/n}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Substitution de la relation polytropique p = K\rho^{1+1/n} avec \rho = \rho_c\Psi^n, menant à p_c = K\rho_c^{1+1/n}.
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L'équation d'état polytropique vérifiée par le plasma stellaire s'écrit :
En introduisant la fonction adimensionnée \Psi définie par \rho = \rho_c \Psi^n, on obtient :
On retrouve bien la forme attendue p = p_c \Psi^{n+1} en identifiant :
Résultat
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : masse volumique, symétrie sphérique
Etablir la relation .
Voir l'indiceIndice
Effectuer un bilan de masse sur une coquille sphérique d'épaisseur élémentaire \mathrm{d}r.
Voir la stratégieStratégie
Pour relier la masse contenue dans une sphère de rayon r à la masse volumique locale, on peut :
- Considérer une coquille sphérique d'épaisseur infinitésimale \mathrm{d}r comprise entre les rayons r et r+\mathrm{d}r et exprimer sa masse \mathrm{d}M ;
- Ou bien exprimer la masse M(r) sous forme intégrale en exploitant l'invariance par rotation (symétrie sphérique) et dériver par rapport à la borne supérieure r.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de masse dans une coquille sphérique d'épaisseur \mathrm{d}r et de masse volumique \rho(r) : \mathrm{d}M = 4\pi r^2 \rho\,\mathrm{d}r.
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Compte tenu de la symétrie sphérique du problème, la masse volumique \rho(r) ne dépend que de la distance radiale r.
Considérons une coquille sphérique élémentaire comprise entre les rayons r et r + \mathrm{d}r. Son volume élémentaire s'écrit :
La masse \mathrm{d}M contenue dans cette coquille représente la variation élémentaire de la masse M(r) intérieure à la sphère de rayon r :
En divisant par \mathrm{d}r, on obtient directement :
De façon équivalente, la masse totale contenue dans la sphère de rayon r s'écrit :
La dérivation par rapport à la borne supérieure r redonne immédiatement la relation demandée.
Résultat
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La masse volumique n'étant pas uniforme, les justifications trop simplistes ont été sanctionnées.
« Des réponses souvent trop simplistes sanctionnées, ρ n’était pas uniforme. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 22
ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : équation de lane-emden, équilibre hydrostatique, adimensionnement
Indiquer les valeurs prises par la fonction au centre et à la surface du Soleil, dont on néglige l'atmosphère. En utilisant les trois questions précédentes montrer que, par un choix astucieux de , la fonction obéit à l'équation différentielle dite de Lane-Emden,
On déterminera l'expression de en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Différencier l'équation de la statique des fluides sous forme \frac{1}{r^2}\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\left(\frac{r^2}{\rho}\frac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}r}\right) = -4\pi\mathscr{G}\rho, puis poser r = r_0 \xi et regrouper les constantes pour identifier r_0.
Voir la stratégieStratégie
- Traduire les conditions aux limites physiques (densité centrale \rho_c et densité nulle à la surface) sur la variable adimensionnée \Psi.
- Réécrire l'équation de l'équilibre hydrostatique sous la forme d'une dérivée par rapport à r, puis lui substituer \frac{\mathrm{d}M}{\mathrm{d}r} grâce au résultat de la question Q21.
- Exprimer \frac{1}{\rho}\frac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}r} en fonction de \Psi, passer à la coordonnée adimensionnée \xi = r/r_0 et identifier l'expression de r_0 qui normalise le coefficient de \Psi^n à l'unité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison de l'équilibre hydrostatique et de l'équation de masse, puis adimensionnement par r_0 pour aboutir à l'équation différentielle de Lane-Emden.
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1. Valeurs de \Psi au centre et à la surface
D'après la définition \rho(r) = \rho_c \Psi^n(r) :
Au centre (r=0, soit \xi = 0), la masse volumique vaut \rho(0) = \rho_c, d'où :
\Psi(0) = 1À la surface du Soleil (r = R_\odot, soit \xi = \xi_s), l'atmosphère étant négligée, la masse volumique s'annule : \rho(R_\odot) = 0, d'où :
\Psi(\xi_s) = 0
2. Établissement de l'équation de Lane-Emden
D'après l'équation de la statique des fluides établie à la question Q19 :
En dérivant cette relation par rapport à r et en utilisant la relation \frac{\mathrm{d}M}{\mathrm{d}r} = 4\pi r^2 \rho issue de la question Q21, on obtient :
À l'aide des expressions p = K\rho^{1+\frac{1}{n}} et \rho = \rho_c \Psi^n :
En effectuant le changement de variable r = r_0 \xi (soit \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r} = \frac{1}{r_0}\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\xi}) :
Ce qui se simplifie en :
Pour obtenir l'équation de Lane-Emden sous la forme souhaitée :
il suffit de choisir la longueur caractéristique r_0 telle que :
Résultat
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Les conditions aux limites devaient être clairement formulées et le calcul mené avec toute la rigueur nécessaire.
« Les deux conditions aux limites pourtant assez évidentes n’ont pas été souvent données. Peu de candidats ont pu conduire le calcul rigoureux pour établir la réponse. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 23
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : masse volumique moyenne, équation de lane-emden
On suppose connus la masse et le rayon du Soleil. Montrer que si l'on considère que la masse du Soleil est le produit de son volume par sa masse volumique moyenne , l'équation d'équilibre hydrostatique permet d'obtenir sa masse volumique centrale que l'on exprimera en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la masse totale par M_\odot = \int_0^{R_\odot} 4\pi r^2 \rho\,\mathrm{d}r, utiliser l'équation de Lane-Emden pour intégrer directement le terme \xi^2 \Psi^n, et comparer au volume \frac{4}{3}\pi R_\odot^3 \bar{\rho}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la masse intérieure M(r) à l'aide de l'équation de l'équilibre hydrostatique établie à la question Q19.
- Réécrire cette relation avec les variables adimensionnées \xi et \Psi(\xi) ainsi que le rayon caractéristique r_0, puis évaluer l'expression à la surface \xi = \xi_s.
- Égaler la masse totale M_\odot ainsi obtenue à celle issue de la masse volumique moyenne \bar{\rho} pour en déduire \rho_c.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de Lane-Emden reliant la masse totale à la dérivée \Psi'_s, d'où l'expression \rho_c = -\frac{\xi_s}{3\Psi'_s}\bar{\rho}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation d'équilibre hydrostatique obtenue à la question Q19 :
Les grandeurs thermodynamiques s'expriment à l'aide de \Psi(\xi) (questions Q20 et Q22) selon :
où r = r_0 \xi et p_c = K \rho_c^{1+1/n}. On calcule alors le gradient de pression :
En injectant cette dérivée dans l'expression de M(r), la dépendance en \Psi^n se simplifie :
Or, d'après la définition du rayon caractéristique r_0 (question Q22) :
On obtient ainsi l'expression de la masse intérieure :
À la surface du Soleil, pour r = R_\odot, c'est-à-dire \xi = \xi_s, la masse totale vaut :
Par définition de la masse volumique moyenne \bar{\rho} sur le volume sphérique V_\odot = \frac{4}{3}\pi R_\odot^3 = \frac{4}{3}\pi (r_0\xi_s)^3 :
En égalant les deux expressions de M_\odot :
En simplifiant par 4\pi r_0^3 \xi_s^2, il vient directement :
Résultat
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Question rarement réussie malgré sa faible difficulté calculatoire et son indépendance vis-à-vis de la précédente.
« Bien qu’indépendante de la question précédente et nécessitant peu de calculs, la réponse demandée est obtenue très rarement. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : équation d'état polytropique, application numérique, lecture graphique
On modélise le Soleil par un polytrope d'indice . La résolution de l'équation de Lane-Emden donne et . Sachant que dans le cas du Soleil , calculer la valeur de , puis en utilisant la figure 4 celle de pour le Soleil.
Voir l'indiceIndice
Calculer d'abord la masse volumique moyenne \bar{\rho} = M_\odot / (\frac{4}{3}\pi R_\odot^3), en déduire \rho_c, puis lire p_c = K\rho_c^{1,3} à l'aide de l'abaque de la figure 4.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer puis calculer la masse volumique moyenne \bar{\rho} = M_\odot / V_\odot, puis en déduire la masse volumique centrale \rho_c = -\frac{\xi_s}{3\Psi'_s}\bar{\rho} à l'aide du résultat de la question Q23.
- Identifier la courbe pertinente sur la figure 4 en déterminant l'exposant 1 + \frac{1}{n} pour n = \frac{10}{3}.
- Relier la pression centrale p_c à la valeur lue sur le graphique via la relation p_c = K \rho_c^{1+\frac{1}{n}} établie à la question Q20.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul direct de la densité centrale \rho_c = 112\,\bar{\rho}, puis déduction de la pression centrale p_c via la loi polytropique et le graphe.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Calcul de la masse volumique centrale \rho_c
Le Soleil étant modélisé par une sphère de rayon R_\odot, sa masse volumique moyenne s'écrit :
Avec M_\odot = 2\cdot 10^{30}\text{ kg} et R_\odot = 7\cdot 10^8\text{ m} :
D'après la relation établie à la question Q23 et les données numériques de l'énoncé (-\frac{\xi_s}{3\Psi'_s} = 7 \times 16 = 112) :
En prenant \pi \simeq \frac{22}{7}, le dénominateur vaut 49 \times \frac{22}{7} = 154, ce qui conduit à :
2. Détermination de la pression centrale p_c à l'aide de la figure 4
D'après la question Q20, la pression au centre s'exprime par :
Pour un polytrope d'indice n = \frac{10}{3}, l'exposant vaut :
Il convient donc d'utiliser la courbe centrale de la figure 4 représentant la fonction f(x) = x^{1{,}3}.
Deux démarches de lecture se présentent :
La figure 4 comporte un repère vertical en pointillés à l'abscisse x \simeq 2{,}25\cdot 10^5 (qui correspondrait à l'ordre de grandeur \bar{\rho} \sim 2\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} si le volume solaire avait été grossièrement estimé à \sim 10^{27}\text{ m}^3). Pour cette abscisse repérée, la courbe x^{1{,}3} donne une ordonnée :
f(\rho_c) \simeq 9{,}5\cdot 10^6\text{ SI} \quad (\text{ou } \sim 1\cdot 10^7\text{ SI})Avec K = 4\cdot 10^9\text{ SI}, cela conduit à :
p_c = K f(\rho_c) \simeq 4\cdot 10^9 \times 9{,}5\cdot 10^6 \simeq 3{,}8\cdot 10^{16}\text{ Pa} \simeq 4\cdot 10^{16}\text{ Pa}Si l'on prend la valeur calculée \rho_c \simeq 1{,}56\cdot 10^5\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, celle-ci se situe en deçà du domaine affiché pour la courbe x^{1{,}3} (qui débute à f(x) = 9\cdot 10^6, soit pour x \ge 2{,}23\cdot 10^5). Un calcul direct donne (1{,}56\cdot 10^5)^{1{,}3} \simeq 5{,}6\cdot 10^6\text{ SI}, soit :
p_c \simeq 4\cdot 10^9 \times 5{,}6\cdot 10^6 \simeq 2{,}2\cdot 10^{16}\text{ Pa}
On retient l'ordre de grandeur obtenu par lecture de la figure :
Résultat
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Question très peu traitée, les candidats étant bloqués par l'absence du résultat de la question 23.
« Faute du résultat précédent, très peu de réponses. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 25
DifficileTemps estimé : ≈ 10 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : gaz parfait, masse molaire moyenne, électroneutralité
Pour évaluer la température centrale, on suppose maintenant que le plasma solaire est un gaz parfait, constitué de protons, de noyaux d'hélium 4 et d'électrons (on néglige la présence des autres éléments). On considère que la fraction massique d'hélium est . Montrer que la neutralité électrique impose , où désigne la fraction en nombre de protons, celle en électrons et celle en noyaux d'hélium. En déduire que la masse molaire du mélange est donnée par , en justifiant les éventuelles approximations réalisées. En déduire la température centrale du Soleil selon ce modèle.
Voir l'indiceIndice
Écrire la neutralité globale en charges, exprimer la fraction molaire d'hélium à partir de sa fraction massique Y, puis utiliser l'équation des gaz parfaits au centre p_c = \frac{\rho_c}{\mathscr{M}}\mathcal{R}T_c.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la neutralité électrique globale du plasma en reliant les densités particulaires ou nombres de moles d'ions et d'électrons, puis traduire cette relation sur les fractions molaires.
- Exprimer la masse molaire moyenne du mélange \mathscr{M} = \sum x_i \mathscr{M}_i et la fraction massique Y d'hélium en négligeant la masse des électrons devant celle des nucléons, puis combiner ces relations avec la somme \sum x_i = 1.
- Utiliser l'équation d'état des gaz parfaits sous la forme p_c = \frac{\rho_c}{\mathscr{M}}\mathcal{R}T_c pour en déduire T_c à partir des valeurs de \rho_c et p_c déterminées à la question précédente.
Voir la réponse courteRéponse courte
Électroneutralité du plasma ionisé, calcul de la masse molaire moyenne \mathscr{M}(Y) et application de la loi des gaz parfaits pour déduire T_c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Neutralité électrique du plasma
Considérons un volume de plasma contenant N_p protons de charge +e, N_{\mathrm{He}} noyaux d'hélium ^4_2\mathrm{He}^{2+} de charge +2e et N_e électrons de charge -e. La neutralité électrique macroscopique s'écrit :
En divisant par le nombre total de particules N_{\text{tot}} = N_p + N_{\mathrm{He}} + N_e, on obtient directement la relation sur les fractions en nombre (ou fractions molaires) x_i = N_i / N_{\text{tot}} :
2. Masse molaire moyenne du mélange
Par définition des fractions molaires, on a :
En injectant la condition de neutralité électrique :
Pour les masses molaires individuelles, on effectue les approximations usuelles suivantes :
- la masse des électrons est négligée devant celle des nucléons : \mathscr{M}_e \ll \mathscr{M}_p ;
- le noyau d'hélium 4 étant constitué de 2 protons et 2 neutrons de masses quasi identiques (défaut de masse négligé à ce stade) : \mathscr{M}_{\mathrm{He}} \simeq 4\mathscr{M}_p.
La masse totale du système s'écrit donc :
La fraction massique en hélium Y = m_{\mathrm{He}} / m_{\text{tot}} s'exprime ainsi :
Il en découle :
Exprimons alors la combinaison 2x_p + 3x_{\mathrm{He}} en fonction de x_p + 4x_{\mathrm{He}} :
Comme 2x_p + 3x_{\mathrm{He}} = 1, on en déduit :
La masse molaire moyenne \mathscr{M} du mélange gazeux est la masse d'une mole de particules libres (ions et électrons) :
On obtient bien la formule attendue :
3. Température centrale du Soleil
Le plasma étant assimilé à un gaz parfait au centre du Soleil, son équation d'état s'écrit :
Avec Y = 0{,}28, on a :
D'où la masse molaire moyenne du plasma solaire :
À partir des résultats de la question Q24 (\rho_c \simeq 1{,}6\cdot 10^5\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et p_c \simeq 3{,}8\cdot 10^{16}\text{ Pa}) et des données \mathcal{R} \simeq \frac{25}{3}\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Si la neutralité est bien comprise, l'établissement de la masse molaire a mis en échec la quasi-totalité des candidats.
« L’équation de neutralité est généralement bien justifiée, en revanche l’expression de la masse molaire est exceptionnellement établie. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique
Notions : fusion nucléaire, chaîne proton-proton
Quelle est la nature de ces réactions ? Quel est le cycle dominant dans le Soleil ?
Voir l'indiceIndice
Identifier des réactions de fusion thermonucléaire de l'hydrogène en hélium, puis comparer la valeur numérique de T_c trouvée en Q25 au seuil de 20\,\mathrm{MK}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Réactions thermonucléaires de fusion d'hydrogène en hélium, dominées dans le Soleil par la chaîne proton-proton (chaîne p-p).
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Nature des réactions : Il s'agit de réactions de fusion nucléaire (ou réactions thermonucléaires). Au cours de ces réactions, des noyaux légers (protons, c'est-à-dire des noyaux d'hydrogène) fusionnent pour former des noyaux plus lourds (noyaux d'hélium 4), selon le bilan global :
4\,{}^{1}_{1}\mathrm{H} \longrightarrow {}^{4}_{2}\mathrm{He} + 2\,\mathrm{e}^{+} + 2\,\nu_{\mathrm{e}} + \gammaCette transformation s'accompagne d'une perte de masse (défaut de masse \Delta m) libérée sous forme d'énergie selon la relation d'Einstein \Delta E = \Delta m \cdot c^2.
Cycle dominant dans le Soleil : D'après le préambule de la question, le cycle proton-proton (PP) prévaut pour une température centrale T_c < 20\text{ MK}, tandis que le cycle CNO devient prépondérant au-delà.
Or, d'après la question Q25, la température au centre du Soleil issue du modèle polytropique vaut :
T_c \simeq 17\text{ MK} < 20\text{ MK}Le cycle dominant dans le Soleil est donc le cycle proton-proton (PP).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne confondez pas les réactions de fusion nucléaire au cœur des étoiles avec des réactions chimiques.
« Des réponses fantaisistes : les réactions chimiques sont très souvent évoquées. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2017 ?
Surtout 3 chapitres : Ondes acoustiques (33 % des questions, partie II), Statique des fluides (23 %, partie III) et Magnétostatique (17 %, partie I). Plus ponctuellement : Rayonnement thermique, Description d'un système thermodynamique, Induction et forces de Laplace, Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs, Atomistique et classification périodique…
Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2017 dès la première année (PCSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2017 ?
Environ 2 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie II est la plus longue (environ 1 h 15).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2017 ?
Q25 (gaz parfait), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2017 ?
Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2017 ?
Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2017 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2017 était-il difficile ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport indique une longueur raisonnable ayant permis à chacun d'aborder la quasi-totalité des questions, mais relève de nombreuses erreurs de rigueur et de calcul sur la plupart des questions.
Que faire si l'on ne parvient pas à répondre à la question Q23 ?
Passer directement à la question Q24. L'énoncé y fournit explicitement la valeur numérique du facteur -\xi_s / (3\Psi'_s) = 112, ce qui permet de calculer la masse volumique centrale \rho_c et de poursuivre sans pénalité.
Comment calculer la masse molaire moyenne du plasma ionisé en Q25 ?
Il faut compter toutes les particules libres : protons, noyaux d'hélium et électrons. La masse du mélange est portée par les seuls nucléons, mais le nombre total de moles intervenant dans l'équation d'état des gaz parfaits inclut les électrons libérés par l'ionisation.
Quelle précaution d'unité prendre pour exploiter la figure 2 en Q12 ?
Convertir les millihertz en microhertz. La fréquence imposée est f = 1\text{ mHz} = 10^{-3}\text{ Hz}, alors que l'axe vertical du graphe est gradué en microhertz (\mu\text{Hz}). Il faut donc chercher la coupure à l'ordonnée 1000\text{ }\mu\text{Hz}.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.