WikiPrépaLivrets

Corrigé détaillé Mines Physique 1 PSI 2020

Au temps des Mayas

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 17 questions sur 29. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 11 · PTSI 11 · MP2I 12 · TSI1 12 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Ondes et signaux, Électrocinétique et électronique, Optique géométrique · 5 incontournables · 18 questions de première année
Afficher ou masquer la section

Ce sujet original et très formateur invite les candidats à explorer deux énigmes physiques liées aux croyances et monuments de la civilisation Maya. La première partie analyse l'effet d'écho surprenant de la grande pyramide de Chichén Itzá, où un simple battement de mains renvoie un son évoquant fidèlement le gazouillement de l'oiseau sacré quetzal. Elle combine le traitement du signal (échantillonnage, sonogramme temps-fréquence) et la propagation d'ondes sonores (diffraction et interférences constructives sur des marches successives). La seconde partie explique la couleur rougeoyante caractéristique de la Lune lors d'une éclipse totale, mobilisant la statique des fluides (profil de densité atmosphérique), les ondes électromagnétiques dans le vide, l'atténuation sélective de Rayleigh par bilan de puissance et la réfraction atmosphérique continue.

L'épreuve est équilibrée, ne présente pas de calculs insurmontables sans calculatrice, mais exige une lecture rigoureuse des figures et des graphiques, une excellente maîtrise des ordres de grandeur ainsi qu'un recul physique appréciable. C'est un sujet idéal pour réviser de façon transversale les ondes, l'analyse fréquentielle et les bilans macroscopiques d'énergie.

Difficulté
Moyen, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 2 h 25 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

5 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

19 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
Afficher ou masquer la section

Rapides et accessibles (19) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : hors programme, données en annexe
  • Hors programme

    Question hors du programme actuel : Q16 (La formule de l'angle caractéristique de diffraction d'une onde n'est pas au programme de PSI et n'est pas rappelée).

  • Données en annexe

    Une feuille réponse spécifique est fournie pour tracer les graphiques demandés aux questions Q13 et Q29 ; elle doit être jointe à la copie.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

29 questions
Afficher ou masquer la section

Partie I : Écho de la grande pyramide de Chichén Itzá

A · Sonogramme

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : analyse spectrale, fondamental, harmonique

Déterminer la fréquence du fondamental (pic 1) de cette note ainsi que l'amplitude du pic 2. On donne .

Voir l'indice

Lire directement la fréquence de résonance du premier pic sur l'axe des abscisses, puis utiliser la différence de niveau en décibels L_2 - L_1 = 20\log_{10}(a_2/a_1) pour en déduire a_2.

Voir la stratégie
  1. Lire la fréquence f_1 du pic 1 sur l'axe des abscisses du spectre d'amplitude (figure 3), gradué en kilohertz avec une subdivision de 1\text{ kHz} par division.
  2. Relever le niveau en décibels du pic 2 par rapport au pic 1 (qui culmine à 0\text{ dB}).
  3. Utiliser la définition du décibel pour une grandeur en amplitude afin d'exprimer et calculer numériquement a_2 à l'aide de la donnée 10^{0,5} \approx 3,16.
Voir la réponse courte

Lecture du spectre en fréquence : fondamental au premier pic et conversion de l'amplitude en décibels.

Voir le corrigé complet

1. Fréquence du fondamental f_1

Sur la figure 3, l'axe des abscisses présente des graduations principales tous les 5\text{ kHz} subdivisées en cinq intervalles, soit 1\text{ kHz} par graduation élémentaire. Le sommet du pic 1 se situe entre 1\text{ kHz} et 2\text{ kHz}, plus précisément aux environs de :

\boxed{f_1 \approx 1,7\text{ kHz}} \quad (\text{ou } 1,75\text{ kHz})

2. Amplitude a_2 du pic 2

L'échelle verticale est graduée en décibels relatifs à l'amplitude du pic 1, puisque ce dernier culmine à 0\text{ dB}. Pour une grandeur d'amplitude (tension électrique), le niveau en décibels s'écrit :

L_{\text{dB}} = 20 \log_{10}\left(\frac{a}{a_1}\right)

Le sommet du pic 2 se lit à une ordonnée de :

L_2 \approx -30\text{ dB}

On en déduit le rapport des amplitudes :

\begin{aligned} 20 \log_{10}\left(\frac{a_2}{a_1}\right) &= -30 \\ \log_{10}\left(\frac{a_2}{a_1}\right) &= -1,5 = -2 + 0,5 \\ \frac{a_2}{a_1} &= 10^{-1,5} = 10^{0,5} \times 10^{-2} \end{aligned}

Avec a_1 = 100\text{ mV} = 10^2\text{ mV} et 10^{0,5} \approx 3,16 :

\begin{aligned} a_2 &= a_1 \times 10^{-1,5} \\ &= 10^2 \times 10^{-1,5}\text{ mV} = 10^{0,5}\text{ mV} \end{aligned}
\boxed{a_2 \approx 3,2\text{ mV}} \quad (\text{ou } 3,16\text{ mV})

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il est indispensable de savoir exploiter un diagramme logarithmique et de convertir correctement des décibels en volts.

« La lecture d’un diagramme logarithmique et la conversion en volt d’une valeur en décibel ne sont pas des compétences universellement acquises. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Signaler une erreurSommaire

Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : critère de shannon, échantillonnage, résolution spectrale

Calculer numériquement la plus petite valeur de respectant la condition de Nyquist-Shannon, et la durée d'acquisition donnant une résolution spectrale de .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Shannon reliant f_e à la fréquence maximale f_{\max} du spectre, et utiliser la relation fondamentale liant la résolution fréquentielle à la durée d'enregistrement \delta f = 1/T_a.

Voir la réponse courte

Fréquence d'échantillonnage minimale f_e = 2f_M par le critère de Shannon et durée minimale T_a = 1/\delta f.

Voir le corrigé complet

Le signal sonore s_a(t) ne comporte, d'après l'énoncé, que deux composantes spectrales : le fondamental à f_1 \approx 1{,}7\text{ kHz} et le deuxième harmonique (pic 2) à f_2 = 2 f_1 \approx 3{,}4\text{ kHz}. La fréquence maximale contenue dans le signal est donc :

f_{\max} = f_2 \approx 3{,}4\text{ kHz}

D'après le théorème de Shannon-Nyquist, pour éviter tout phénomène de repliement spectral (aliasing) lors de l'échantillonnage, la fréquence d'échantillonnage f_e doit vérifier la condition :

f_e \ge 2 f_{\max}

La plus petite valeur de f_e respectant cette condition est donc :

f_{e,\min} = 2 f_{\max} = 2 \times 3{,}4\text{ kHz}
\boxed{f_{e,\min} \approx 6{,}8\text{ kHz}}

La résolution spectrale \delta f étant l'inverse de la durée d'acquisition T_a, on a :

\delta f = \frac{1}{T_a} \iff T_a = \frac{1}{\delta f}

Pour \delta f = 100\text{ Hz} :

T_a = \frac{1}{100\text{ s}^{-1}} = 10^{-2}\text{ s}
\boxed{T_a = 10\text{ ms}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Au-delà de la formule du théorème de Nyquist-Shannon, il faut impérativement comprendre le sens physique de la fréquence maximale.

« si l’énoncé « formule » du théorème de Nyquist–Shannon est en général connu, la signification de la grandeur qui est nommée « fmax » n’est pas connue de tous. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Signaler une erreurSommaire

Question 3

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : analyse spectrale, résolution spectrale, résolution temporelle

On note la durée totale de l'enregistrement sonore. La résolution spectrale du sonogramme dépend-elle de ou de ? Combien de pixels (rectangles élémentaires composant le sonogramme) comporte un sonogramme de fréquence maximale et de durée ? Effectuer l'application numérique lorsque et .

Voir l'indice

Distinguer la durée d'une fenêtre d'analyse élémentaire T_a de la durée totale \tau. Le nombre de pixels s'obtient comme le produit du nombre d'intervalles de temps par le nombre de bandes de fréquences résolues.

Voir la réponse courte

La résolution spectrale dépend de la fenêtre T_a et le nombre de pixels vaut (f_M/\delta f)(\tau/T_a).

Voir le corrigé complet

Pour construire le sonogramme, le signal total est découpé en tranches temporelles successives d'enregistrement élémentaire de durée T_a. D'après l'énoncé, la méthode d'analyse spectrale appliquée sur chaque tranche donne une résolution spectrale :

\delta f = \frac{1}{T_a}

La résolution spectrale \delta f du sonogramme dépend donc de \boldsymbol{T_a} (la durée d'acquisition d'une tranche élémentaire) et non de \tau (la durée totale de l'enregistrement sonore).

Un rectangle élémentaire (pixel) du sonogramme a une largeur temporelle \Delta t = T_a et une hauteur fréquentielle \Delta f = \delta f = \frac{1}{T_a}.

  • Le long de l'axe temporel, pour une durée totale \tau, le nombre de tranches est :

    N_t = \frac{\tau}{T_a}
  • Le long de l'axe des fréquences, pour une gamme allant de 0 à f_M, le nombre d'intervalles fréquentiels est :

    N_f = \frac{f_M}{\delta f} = f_M T_a

Le nombre total de pixels N_p du sonogramme vaut donc :

\begin{aligned} N_p &= N_t \times N_f = \left(\frac{\tau}{T_a}\right) \times \left(f_M T_a\right) \\ &= f_M \tau \end{aligned}

On constate que ce nombre est remarquablement indépendant de la durée d'échantillonnage T_a.

Application numérique : Pour f_M = 3,5\text{ kHz} = 3,5 \times 10^3\text{ Hz} et \tau = 500\text{ ms} = 0,500\text{ s} :

N_p = 3,5 \times 10^3 \times 0,500 = 1750
\boxed{N_p = 1750\text{ pixels}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 4

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : analyse spectrale, sonogramme

Quelle condition doit vérifier afin que l'on puisse suivre l'évolution temporelle de la fréquence du fondamental sur le sonogramme ? Construire le sonogramme simplifié de dans l'intervalle temporel . On prendra soin de mentionner sur le graphique toutes les informations connues.

Voir l'indice

Comparer le temps caractéristique de dérive en fréquence \tau_d à la durée d'acquisition élémentaire T_a pour satisfaire l'hypothèse de quasi-stationnarité.

Voir la stratégie
  1. Pour suivre l'évolution temporelle d'un paramètre physique au moyen d'une analyse spectrale par fenêtrage (de durée T_a), la constante de temps d'évolution doit être grande devant la durée d'une tranche d'analyse (condition de quasi-stationnarité).
  2. Exprimer les lois fréquentielles temporelles du fondamental f'_1(t) et de l'harmonique 2, f'_2(t) = 2f'_1(t), puis tracer les deux segments de droite correspondants sur l'intervalle [0\,;\,0{,}5\,\tau_d].
Voir la réponse courte

Condition \tau_d \gg T_a pour suivre l'évolution fréquentielle et tracé du profil fréquence-temps du fondamental.

Voir le corrigé complet

1. Condition sur \tau_d :

Le sonogramme est élaboré en découpant le signal en tranches temporelles élémentaires successives de durée T_a. Pour que la fréquence puisse être considérée comme quasi-constante sur chaque tranche et que son évolution temporelle puisse être échantillonnée de manière continue sur plusieurs intervalles d'analyse, il faut que la durée caractéristique d'évolution \tau_d soit très supérieure à la durée d'une fenêtre temporelle :

\boxed{\tau_d \gg T_a}

2. Évolution des fréquences :

Le signal s_b(t) possède deux composantes harmoniques :

  • Le fondamental :

    f'_1(t) = f_1 \left(1 - \frac{t}{\tau_d}\right)

    À t = 0, f'_1(0) = f_1 \approx 1{,}7\text{ kHz}.
    À t = 0{,}5\,\tau_d, f'_1(0{,}5\,\tau_d) = \frac{f_1}{2} \approx 0{,}85\text{ kHz}.

  • L'harmonique 2 :

    f'_2(t) = 2f'_1(t) = 2f_1 \left(1 - \frac{t}{\tau_d}\right)

    À t = 0, f'_2(0) = 2f_1 \approx 3{,}4\text{ kHz}.
    À t = 0{,}5\,\tau_d, f'_2(0{,}5\,\tau_d) = f_1 \approx 1{,}7\text{ kHz}.

3. Tracé du sonogramme simplifié :

Conformément à la convention de la figure 4a, chaque harmonique est représentée par une ligne reliant les points de coordonnées (t, f).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pour réussir le tracé demandé, il faut maîtriser la relation de proportionnalité entre les fréquences des harmoniques et celle du fondamental.

« Le lien de proportionnalité entre fréquences des harmoniques et du fondamental, lorsqu’il est nécessaire à un tracé (Q4) ou confronté à un spectrogramme expérimental (Q5), n’est pas non plus une évidence pour tous les étudiants. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Signaler une erreurSommaire

Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Exploitation de document

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : sonogramme, harmonique, fondamental

Déterminer la durée approximative du chant du quetzal puis mesurer, à la date , la fréquence du fondamental du chant ainsi que celles ( entier) des autres harmoniques visibles sur le sonogramme.

Voir l'indice

Mesurer la largeur temporelle globale du motif sur la figure 5, puis repérer précisément l'ordonnée des traces d'intensité maximale à l'abscisse t = 140\text{ ms}.

Voir la réponse courte

Mesure directe sur le sonogramme de la durée d'émission et des fréquences des différentes harmoniques à la date fixée.

Voir le corrigé complet

1. Durée approximative du chant du quetzal

Sur le sonogramme de la figure 5, le signal acoustique (taches sombres) présente :

  • un début à la date t_{\text{début}} \approx 70\text{ ms} (entre 60 et 80\text{ ms}) ;
  • une fin à la date t_{\text{fin}} \approx 220\text{ ms} (entre 210 et 230\text{ ms}).

La durée \tau_q du chant est donc :

\tau_q = t_{\text{fin}} - t_{\text{début}} \approx 220 - 70 = 150\text{ ms}
\boxed{\tau_q \approx 150\text{ ms} \quad (\text{comprise entre } 130\text{ et } 170\text{ ms})}

2. Mesure des fréquences à la date t = 140\text{ ms}

En se plaçant à l'abscisse t = 140\text{ ms} (au tiers environ de l'intervalle entre 100 et 200\text{ ms}), on repère trois bandes d'énergie distinctes :

  • La première bande, de plus basse fréquence, correspond au fondamental :

    \boxed{f_{q,1} \approx 0,95 \text{ à } 1,0\text{ kHz}}
  • La deuxième bande correspond à l'harmonique de rang i=2 :

    \boxed{f_{q,2} \approx 1,9 \text{ à } 2,0\text{ kHz}}
  • La troisième bande correspond à l'harmonique de rang i=3 :

    \boxed{f_{q,3} \approx 2,8 \text{ à } 2,9\text{ kHz}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'interprétation du spectrogramme repose sur la bonne compréhension de la proportionnalité entre les fréquences des harmoniques et du fondamental.

« Le lien de proportionnalité entre fréquences des harmoniques et du fondamental, lorsqu’il est nécessaire à un tracé (Q4) ou confronté à un spectrogramme expérimental (Q5), n’est pas non plus une évidence pour tous les étudiants. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Signaler une erreurSommaire

B · Diffraction du son par une marche de l'escalier

Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : onde progressive, retard

Exprimer puis en fonction notamment de la fonction .

Voir l'indice

Prendre en compte le temps de parcours aller-retour à la célérité c_s le long de la ligne SS_n sans atténuation, puis appliquer le facteur de réflexion \kappa au point de diffraction.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'onde incidente en S_n en appliquant le retard de propagation d'une onde unidimensionnelle non dispersive sans atténuation sur la distance d_n.
  2. Appliquer la relation de diffraction en S_n reliant \Psi' à \Psi.
  3. Prendre en compte le retard de propagation pour le trajet retour de S_n vers S.
Voir la réponse courte

L'onde incidente subit un retard d_n/c_s à l'aller et l'onde retour un retard total 2d_n/c_s.

Voir le corrigé complet

La propagation le long de l'axe (SS_n) est modélisée par une onde progressive unidimensionnelle, linéaire, non dispersive et sans atténuation, se propageant à la célérité c_s.

Le signal incident en un point M situé sur le segment [SS_n] vérifie :

\Psi(M, t) = \Psi\left(S, t - \frac{SM}{c_s}\right) = s\left(t - \frac{SM}{c_s}\right)

En S_n, avec SS_n = d_n, l'expression de l'onde incidente s'écrit :

\boxed{\Psi(S_n, t) = s\left(t - \frac{d_n}{c_s}\right)}

Lors de la diffraction sur l'arête S_n, l'onde retour est générée selon la loi :

\Psi'(S_n, t) = \kappa \Psi(S_n, t) = \kappa\, s\left(t - \frac{d_n}{c_s}\right)

Cette onde retour se propage dans la direction S_n S dans les mêmes conditions d'absence de dispersion et d'atténuation. Elle met une durée \tau_n = \frac{d_n}{c_s} pour parcourir la distance S_n S = d_n. On en déduit l'expression en S au temps t :

\Psi'(S, t) = \Psi'\left(S_n, t - \frac{d_n}{c_s}\right)

soit finalement :

\boxed{\Psi'(S, t) = \kappa\, s\left(t - \frac{2d_n}{c_s}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention au signe de la phase : le retard de phase continue de s'accumuler lors de la propagation retour.

« Ces questions ont été mal traitées par beaucoup de candidats, un peu à la surprise du jury ; même ceux qui ont compris que la propagation « aller » augmente la phase retard du signal ont souvent fait « remonter » la phase lors de la propagation retour. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Signaler une erreurSommaire

Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : onde progressive harmonique, phase

Exprimer la phase à l'instant de la composante harmonique de pulsation de l'onde retour en diffractée en , en fonction notamment de .

Voir l'indice

Traduire le retard temporel aller-retour \tau_n = 2d_n/c_s sous forme d'un déphasage spatial \Delta\phi = -\omega\tau_n par rapport à la phase à l'émission.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la composante harmonique incidente émise en S à l'aide des données de l'énoncé.
  2. Appliquer le résultat établi à la question 6 pour propager cette composante le long du trajet aller-retour S \to S_n \to S.
  3. Identifier par lecture directe la phase \phi'_n(t) dans l'argument de la fonction cosinus.
Voir la réponse courte

Expression de la phase de l'harmonique retour sous la forme \phi'_n(t) = \omega(t - 2d_n/c_s) + \phi_0.

Voir le corrigé complet

À l'émission en S, la composante harmonique de pulsation \omega est donnée par :

s_\omega(t) = s_m \cos[\phi(t)] = s_m \cos(\omega t)

D'après le résultat de la question 6, l'onde retour en S après diffraction en S_n s'exprime avec un retard correspondant au temps de parcours aller-retour \Delta t_n = \frac{2d_n}{c_s} :

\Psi'_n(S, t) = \kappa \, s_\omega\left(t - \frac{2d_n}{c_s}\right)

En injectant l'expression de la composante harmonique :

\Psi'_n(S, t) = \kappa s_m \cos\left[ \omega \left(t - \frac{2d_n}{c_s}\right) \right]

La phase \phi'_n(t) de cette composante harmonique à l'instant t en S est l'argument du cosinus, soit :

\boxed{\phi'_n(t) = \omega\left(t - \frac{2d_n}{c_s}\right) = \omega t - \frac{2\omega d_n}{c_s}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La propagation sur le trajet retour augmente le retard de phase au lieu de le compenser.

« Ces questions ont été mal traitées par beaucoup de candidats, un peu à la surprise du jury ; même ceux qui ont compris que la propagation « aller » augmente la phase retard du signal ont souvent fait « remonter » la phase lors de la propagation retour. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Signaler une erreurSommaire

C · Superposition constructive en S

Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : déphasage, interférence

Exprimer en fonction notamment des distances et .

Voir l'indice

Calculer la différence des phases instantanées en S et exprimer le résultat en fonction de la différence de chemin optique 2(d_{n+1}-d_n).

Voir la réponse courte

Différence de phase entre deux marches consécutives \Delta\phi'_n = 2\omega(d_{n+1}-d_n)/c_s.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q7, la phase à l'instant t en S de l'onde retour diffractée par la marche S_n s'écrit :

\phi'_n(t) = \omega \left(t - \frac{2d_n}{c_s}\right)

De même, pour l'onde issue de la marche consécutive S_{n+1}, la phase en S au même instant vaut :

\phi'_{n+1}(t) = \omega \left(t - \frac{2d_{n+1}}{c_s}\right)

La différence de phase \Delta\phi'_n = \phi'_n(t) - \phi'_{n+1}(t) s'exprime donc par :

\begin{aligned} \Delta\phi'_n &= \omega \left(t - \frac{2d_n}{c_s}\right) - \omega \left(t - \frac{2d_{n+1}}{c_s}\right) \\ &= \frac{2\omega}{c_s}(d_{n+1} - d_n) \end{aligned}

En introduisant la fréquence \nu = \frac{\omega}{2\pi} de la composante considérée, on peut également l'écrire sous la forme :

\boxed{\Delta\phi'_n = \frac{2\omega}{c_s}(d_{n+1} - d_n) = \frac{4\pi \nu}{c_s}(d_{n+1} - d_n)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez garde à ne pas faire remonter la phase lors du trajet retour dans le calcul du déphasage.

« Ces questions ont été mal traitées par beaucoup de candidats, un peu à la surprise du jury ; même ceux qui ont compris que la propagation « aller » augmente la phase retard du signal ont souvent fait « remonter » la phase lors de la propagation retour. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Signaler une erreurSommaire

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : interférence constructive, condition d'interférence

Déduire de cette hypothèse l'ensemble des fréquences entendues lors du retour du son diffracté par les marches et , en fonction notamment des distances et .

Voir l'indice

Écrire la condition d'interférences purement constructives sous la forme \Delta\phi'_n = 2m\pi avec m entier strictement positif.

Voir la stratégie
  1. Traduire la condition d'interférence constructive (ou superposition constructive) entre les deux ondes retour à l'aide de leur déphasage \Delta\phi'_n.
  2. Exprimer la pulsation \omega en fonction de la fréquence \nu (\omega = 2\pi\nu).
  3. Isoler les fréquences permises \nu_m en explicitant la dépendance vis-à-vis des distances d_n, d_{n+1}, de la célérité c_s et de l'ordre d'interférence m.
Voir la réponse courte

Condition d'interférences constructives \Delta\phi'_n = 2m\pi donnant les fréquences discrètes \nu_m = m c_s/[2(d_{n+1}-d_n)].

Voir le corrigé complet

Les deux ondes retour diffractées par les marches S_n et S_{n+1} se superposent de manière totalement constructive en S si et seulement si leur différence de phase \Delta\phi'_n est un multiple entier de 2\pi :

\Delta\phi'_n = 2m\pi \quad \text{avec} \quad m \in \mathbb{N}^*

D'après le résultat de la question Q8, le déphasage en S s'écrit :

\Delta\phi'_n = \frac{2\omega}{c_s}(d_{n+1} - d_n) = \frac{4\pi \nu}{c_s}(d_{n+1} - d_n)

La condition de superposition constructive devient donc :

\begin{aligned} \frac{4\pi \nu_m}{c_s}(d_{n+1} - d_n) &= 2m\pi \\ \frac{2\nu_m}{c_s}(d_{n+1} - d_n) &= m \end{aligned}

On en déduit l'ensemble des fréquences audibles sélectionnées constructivement :

\boxed{\nu_m = m \, \frac{c_s}{2(d_{n+1} - d_n)} \quad (m \in \mathbb{N}^*)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pour une condition d'interférence constructive, il est indispensable de poser explicitement un déphasage nul modulo 2pi.

« Enfin, le tiers environ des copies ayant abordé la Q9 n’affirment même pas que le déphasage des ondes qui interfèrent constructivement est ∆φ ≡0 [2π]. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Signaler une erreurSommaire

Question 10

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : approximation, interférence constructive

Exprimer en fonction de , et . Calculer l'expression exacte de . On admet que la condition de l'expérience permet d'écrire : en déduire l'expression approchée suivante où est une fonction que l'on explicitera.

Voir l'indice

Exprimer les coordonnées cartésiennes de la marche S_n dans le plan horizontal/vertical pour déterminer d_n. Développer la différence de carrés puis factoriser d_n + d_{n+1} \simeq 2d_n.

Voir la stratégie
  1. Choisir un repère orthonormé (S, \boldsymbol{e}_x, \boldsymbol{e}_z) lié au sol où S est l'origine, l'axe (Sx) horizontal dirigé vers la pyramide et (Sz) vertical ascendant, afin d'exprimer les coordonnées de l'arête S_n.
  2. En déduire la distance d_n = SS_n, puis calculer la différence exacte d_{n+1}^2 - d_n^2.
  3. Relier la différence de marche d_{n+1} - d_n à d_{n+1}^2 - d_n^2 à l'aide de l'approximation d_n + d_{n+1} \simeq 2d_n, puis injecter dans l'expression de \nu_1 établie à la question Q9 pour identifier g(n).
Voir la réponse courte

Expression géométrique de d_n, calcul de d_{n+1}^2-d_n^2 et approximation pour obtenir la fréquence fondamentale \nu_1.

Voir le corrigé complet

Dans le plan vertical contenant la ligne de plus grande pente de l'escalier, repérons la position de la source S à l'origine (0, 0). Le bas de la première marche S_0 est situé au sol à la distance a, soit en (a, 0).

Chaque marche ayant une profondeur b et une hauteur b, les coordonnées de l'arête S_n de la n-ième marche (n \in \{0, \dots, N\}) s'écrivent :

x_n = a + n b \quad \text{et} \quad z_n = n b

La distance d_n = SS_n est donc donnée par :

\boxed{d_n = \sqrt{(a + n b)^2 + (n b)^2} = \sqrt{a^2 + 2nab + 2n^2 b^2}}

Calculons la différence des carrés :

\begin{aligned} d_{n+1}^2 - d_n^2 &= \left[(a + (n+1)b)^2 + (n+1)^2 b^2\right] - \left[(a + nb)^2 + n^2 b^2\right] \\ &= \left[(a + (n+1)b)^2 - (a + nb)^2\right] + b^2 \left[(n+1)^2 - n^2\right] \\ &= b \left[2a + (2n+1)b\right] + b^2 (2n+1) \\ &= 2ab + 2(2n+1)b^2 \end{aligned}

Soit sous forme factorisée :

\boxed{d_{n+1}^2 - d_n^2 = 2ab \left[1 + (2n+1)\frac{b}{a}\right]}

Par identité remarquable :

d_{n+1}^2 - d_n^2 = (d_{n+1} - d_n)(d_{n+1} + d_n)

En utilisant l'approximation d_{n+1} + d_n \simeq 2d_n, il vient :

d_{n+1} - d_n \simeq \frac{d_{n+1}^2 - d_n^2}{2d_n}

D'après la question Q9, la fréquence fondamentale entendue est :

\nu_1 = \frac{c_s}{2(d_{n+1} - d_n)} \simeq \frac{c_s d_n}{d_{n+1}^2 - d_n^2} = \frac{c_s d_n}{2ab\left[1 + (2n+1)\frac{b}{a}\right]}

On identifie ainsi l'expression sous la forme demandée \nu_1 \simeq \dfrac{c_s}{2ab} g(n) d_n avec :

\boxed{g(n) = \frac{1}{1 + (2n+1)\frac{b}{a}} = \frac{a}{a + (2n+1)b}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas la distance directe avec le parcours des marches : l'utilisation du théorème de Pythagore était clairement suggérée.

« Un grand nombre de copies remplacent ici l’inégalité triangulaire par une égalité, un peu comme si l’onde sonore montait l’escalier, ce qui esty d’autant plus surprenant que l’emploi du théorème de Pythagore était fortement suggéré par la formulation même des questions posées. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Signaler une erreurSommaire

Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : temps de vol, écho

En exploitant la figure 7 déterminer la distance entre le sommet de l'escalier et . On fixe l'origine temporelle à l'instant du clap. Calculer numériquement la date d'arrivée du début de l'écho en , puis celle de fin de l'écho. Combien de temps l'écho dure-t-il ?

Voir l'indice

Repérer l'abscisse maximale sur la figure 7 pour identifier d_N. Calculer les temps de parcours aller-retour pour n=1 et n=N via t_n = 2d_n/c_s.

Voir la stratégie
  1. La figure 7 représente la quantité g(n)d_n pour les 91 valeurs de n correspondant aux marches de l'escalier (de n=1 à n=N=91). Le point d'abscisse maximale correspond donc au sommet de l'escalier (n=N).
  2. Le clap émis en S à t=0 effectue un aller-retour entre S et l'obstacle S_n. Le temps de propagation aller-retour s'écrit t_n = \dfrac{2d_n}{c_s}.
  3. On en déduit les dates d'arrivée du début t_1 et de la fin t_N de l'écho, ainsi que sa durée totale \Delta t = t_N - t_1.
Voir la réponse courte

Calcul géométrique de d_N, puis calcul des temps d'aller-retour t_1 = 2d_1/c_s et t_N = 2d_N/c_s.

Voir le corrigé complet

1. Détermination de la distance d_N :

La figure 7 fournit les valeurs de g(n)d_n pour l'ensemble des marches n \in \{1, \dots, N\} avec N = 91. L'extrémité droite de la courbe correspond à la dernière marche (n = N). Par lecture graphique sur l'axe des abscisses, on lit :

\boxed{d_N \approx 50\text{ m}}

2. Dates d'arrivée t_1 et t_N :

D'après la question Q6, l'onde retour diffractée par la marche n parvient en S après un trajet aller-retour de longueur 2d_n à la célérité c_s \approx 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

t_n = \frac{2d_n}{c_s}

Pour la première marche (n = 1), comme b \ll a, on a d_1 \approx d_0 = a = 20\text{ m} (valeur également lue à l'extrémité gauche du tracé de la figure 7) :

t_1 = \frac{2d_1}{c_s} \approx \frac{2 \times 20}{340} = \frac{4}{34}\text{ s} \approx 0,118\text{ s}
\boxed{t_1 \approx 118\text{ ms} \quad (\text{soit } \approx 0,12\text{ s})}

Pour la dernière marche (n = N = 91) :

t_N = \frac{2d_N}{c_s} \approx \frac{2 \times 50}{340} = \frac{5}{17}\text{ s} \approx 0,294\text{ s}
\boxed{t_N \approx 294\text{ ms} \quad (\text{soit } \approx 0,29\text{ s})}

3. Durée de l'écho :

L'écho s'étend entre les dates t_1 et t_N. Sa durée totale est donc :

\Delta t = t_N - t_1 = \frac{2(d_N - d_1)}{c_s} \approx 294 - 118 = 176\text{ ms}
\boxed{\Delta t \approx 176\text{ ms} \quad (\text{soit } \approx 0,18\text{ s})}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : fréquence, onde acoustique

Calculer numériquement les fréquences et .

Voir l'indice

Utiliser les valeurs de g(n)d_n lues sur la courbe de la figure 7 aux points d'abscisse d_1 \approx a et d_N, puis appliquer l'expression approchée de \nu_1.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de la fréquence fondamentale établie à la question Q10 et évaluer le facteur préfactoriel \frac{c_s}{2ab}.
  2. Déterminer la valeur du produit g(n)d_n aux dates t_1 (d_1 \approx 20\text{ m}) et t_N (d_N \approx 50\text{ m}) par lecture sur la figure 7.
  3. Effectuer les applications numériques de \nu_1(t_1) et \nu_1(t_N).
Voir la réponse courte

Évaluation numérique des fréquences aux deux dates extrêmes de l'écho à l'aide de la formule établie.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, la fréquence fondamentale associée à la diffraction par la n-ième marche s'écrit :

\nu_1 \simeq \frac{c_s}{2ab} g(n)d_n

Calculons au préalable la constante préfactorielle avec c_s = 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, a = 20\text{ m} et b = 0,263\text{ m} :

\begin{aligned} 2ab &= 2 \times 20 \times 0,263 = 10,52\text{ m}^2 \\ \frac{c_s}{2ab} &= \frac{340}{10,52} \approx 32,3\text{ m}^{-1}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
  • À la date t_1 (début de l'écho) :
    L'onde reçue provient des premières marches, soit d_n \approx d_0 = a = 20\text{ m}.
    Sur la figure 7, pour d_n = 20\text{ m}, on lit :

    [g(n)d_n]_{t_1} \approx 19,7\text{ m}

    On en déduit :

    \begin{aligned} \nu_1(t_1) &\approx 32,3 \times 19,7 \approx 636\text{ Hz} \end{aligned}

    Soit, avec deux chiffres significatifs :

    \boxed{\nu_1(t_1) \approx 6,4 \times 10^2\text{ Hz}}
  • À la date t_N (fin de l'écho) :
    L'onde reçue provient de la dernière marche (n = N = 91), soit d_N \approx 50\text{ m} d'après la question Q11.
    Sur la figure 7, pour d_n = 50\text{ m}, on lit :

    [g(n)d_n]_{t_N} \approx 14,6\text{ m}

    On en déduit :

    \begin{aligned} \nu_1(t_N) &\approx 32,3 \times 14,6 \approx 472\text{ Hz} \end{aligned}

    Soit, avec deux chiffres significatifs :

    \boxed{\nu_1(t_N) \approx 4,7 \times 10^2\text{ Hz}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique ; Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : sonogramme, harmonique

Sur la feuille réponse, tracer l'allure du sonogramme simplifié de l'écho comportant le fondamental du son ainsi que les trois harmoniques qui le suivent. On marquera d'une croix bien visible les points du sonogramme d'abscisses et .

Voir l'indice

Tracer les quatre courbes harmoniques \nu_m(t) = m\,\nu_1(t) pour m \in \{1, 2, 3, 4\}, toutes décroissantes entre t_1 et t_N.

Voir la stratégie
  1. Identifier les quatre composantes fréquentielles à tracer : le fondamental \nu_1(t) et les trois harmoniques qui le suivent, c'est-à-dire \nu_m(t) = m\,\nu_1(t) pour m \in \{1, 2, 3, 4\}.
  2. Déterminer les coordonnées temporelles et fréquentielles des points extrêmes (t_1 et t_N) pour chacune de ces quatre branches, à partir des résultats des questions Q11 et Q12.
  3. Analyser l'allure temporelle : la date de réception étant reliée à la distance par t \simeq \frac{2d_n}{c_s}, le temps t est proportionnel à d_n. Par conséquent, l'évolution de la fréquence \nu_m(t) \propto g(n)d_n reproduit fidèlement la décroissance observée sur la figure 7 (décroissance monotone, légèrement convexe).
Voir la réponse courte

Tracé de l'allure des branches fréquentielles descendantes pour le fondamental et ses trois harmoniques.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, l'ensemble des fréquences constructives vérifie :

\nu_m(t) = m\,\nu_1(t) \quad \text{avec} \quad m \in \{1, 2, 3, 4\}

D'après les questions Q11 et Q12, le signal s'étend entre t_1 \approx 118\text{ ms} et t_N \approx 294\text{ ms}, avec les fréquences fondamentales :

\nu_1(t_1) \approx 0,64\text{ kHz} \quad \text{et} \quad \nu_1(t_N) \approx 0,47\text{ kHz}

On en déduit les fréquences aux bornes d'abscisses t_1 et t_N pour chaque harmonique :

Composante\boldsymbol{\nu_m(t_1)} (kHz)\boldsymbol{\nu_m(t_N)} (kHz)
Fondamental (m=1)0,640,47
Harmonique 2 (m=2)1,280,94
Harmonique 3 (m=3)1,921,41
Harmonique 4 (m=4)2,561,88

Comme t = \frac{2d_n}{c_s}, la variable temporelle t est proportionnelle à la distance d_n. La dépendance de \nu_m(t) en fonction de t est donc identique à celle de g(n)d_n en fonction de d_n (figure 7 de l'énoncé), présentant une décroissance continue et légèrement convexe.

Voici le tracé correspondant à reproduire sur la feuille réponse :

Voir ce qu'a relevé le jury

Lors du tracé du sonogramme, il ne faut pas oublier de justifier la forme adoptée pour les courbes de fréquence.

« Certains candidats ont su utiliser le diagramme (fourni) de dng(n) pour parvenir à un tracé raisonnable du spectrogramme du signal d’écho, même si presque aucun n’a pensé à justifier la forme des courbes fi(t). »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Signaler une erreurSommaire

Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : sonogramme, analyse spectrale

Comparer le sonogramme construit à la question précédente, au sonogramme du quetzal (Fig. 5). L'écart fréquentiel est-il négligeable ? L'écart se réduirait-il si l'enregistrement du quetzal était celui d'un oiseau adulte ?

Voir l'indice

Comparer la plage de fréquences de l'écho à celle mesurée pour l'oiseau. Songer à l'effet de la taille du syrinx ou de l'appareil vocal entre un oiseau juvénile et un adulte.

Voir la réponse courte

Comparaison visuelle des gammes de fréquences et des pentes de modulation avec le chant réel de l'oiseau.

Voir le corrigé complet

1. Comparaison des deux sonogrammes :

  • Allure temporelle : les deux signaux présentent une modulation de fréquence descendante (hauteur du son qui décroît au cours du temps, analogue à un chirp ou gazouillement).
  • Durée : la durée de l'écho calculée à la question Q11 (\Delta t \approx 176\text{ ms}) est remarquablement proche de la durée du chant du jeune quetzal estimée à la question Q5 (\tau_q \approx 150\text{ ms}).
  • Contenu spectral : les deux sons sont constitués d'une onde fondamentale accompagnée de plusieurs harmoniques d'ordres entiers supérieurs.

2. Écart fréquentiel : À la date t = 140\text{ ms}, la fréquence fondamentale mesurée pour le jeune quetzal (question Q5) est :

f_{q,1} \approx 1,0\text{ kHz}

alors que le fondamental de l'écho de la pyramide évolue entre \nu_1(t_1) \approx 640\text{ Hz} et \nu_1(t_N) \approx 470\text{ Hz} (question Q12), soit environ 600\text{ Hz} à cet instant.

L'écart relatif entre ces deux fréquences fondamentales est de l'ordre de :

\frac{f_{q,1} - \nu_1}{f_{q,1}} \approx \frac{1000 - 600}{1000} \approx 40\%

Cet écart fréquentiel n'est donc pas négligeable : pour l'oreille humaine, il correspond à un intervalle musical de presque une quinte.

3. Chant d'un oiseau adulte : Un oiseau adulte possède des dimensions anatomiques plus importantes qu'un juvénile ; en particulier, son appareil vocal (la syrinx) et ses cavités de résonance ont des tailles caractéristiques plus grandes. Comme pour tout résonateur acoustique, les fréquences propres sont inversement proportionnelles à ces dimensions caractéristiques.

Le chant d'un quetzal adulte est donc plus grave que celui d'un jeune individu (f_{q,1}^{\text{adulte}} < f_{q,1}^{\text{jeune}}). Sa fréquence fondamentale se rapproche ainsi de la gamme de fréquences de l'écho de la pyramide (470\text{ à }640\text{ Hz}) : l'écart fréquentiel se réduirait donc effectivement pour un oiseau adulte.

Voir ce qu'a relevé le jury

La comparaison des sonogrammes nécessite une argumentation soignée et appuyée sur des éléments précis.

« Les commentaires de la Q14 étaient, en revanche, souvent pauvres et mal argumentés. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Signaler une erreurSommaire

Partie II : Couleur de la Lune totalement éclipsée

A · Sources de lumière éclairant la Lune

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : éclipse, ombre propre

Situer la photographie de la figure 9 dans la chronologie de la figure 8b.

Voir l'indice

Observer l'absence de bord tranchant éclairé directement par le Soleil et comparer avec les phases de pénombre ou de totalité définies sur la coupe géométrique.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du phénomène visible sur la photographie (figure 9) : absence de zone saturée par l'éclat direct du Soleil et présence d'une lueur sombre/cuivrée sur l'ensemble du disque.
  2. Relier cette observation aux différentes étapes temporelles définies sur la figure 8b (contacts 1 à 4).
Voir la réponse courte

Identification de la phase de totalité de l'éclipse lunaire à partir de l'immersion complète dans le cône d'ombre.

Voir le corrigé complet

Sur la photographie de la figure 9, le disque lunaire ne présente aucune zone éblouissante recevant directement la lumière solaire (ce qui serait le cas lors des phases partielles, entre les contacts 1 et 2 ou entre 3 et 4). La Lune est entièrement plongée dans l'ombre de la Terre et diffuse une faible lueur caractéristique.

Il s'agit donc de la phase de totalité de l'éclipse.

Dans la chronologie définie sur la figure 8b, cette étape se situe :

\boxed{\text{Entre le premier contact intérieur (étape 2) et le dernier contact intérieur (étape 3).}}

On peut de plus remarquer sur le cliché un gradient de luminosité : le bord supérieur (vers le zénith) est plus lumineux que le bas. Cela concorde avec la trajectoire représentée sur la figure 8b, où la Lune traverse la partie supérieure du cône d'ombre, passant ainsi plus près de la limite ombre-pénombre au nord qu'au sud.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MP2I, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : diffraction, angle caractéristique de diffraction, tache d'airy

Proposer un ordre de grandeur de l'angle caractéristique de la diffraction de la lumière solaire par la Terre, en admettant que cet angle est identique au phénomène de diffraction produit par une ouverture circulaire de même diamètre que la Terre, éclairé par une onde plane de direction . En déduire la taille caractéristique de la figure de diffraction dans le plan d'observation . La diffraction peut-elle éclairer le disque lunaire durant la phase de totalité ? Citer, dans le contexte de l'hypothèse envisagée, d'autres sources possibles d'éclairage du disque lunaire.

Hors programme actuel

La formule de l'angle caractéristique de diffraction d'une onde n'est pas au programme de PSI et n'est pas rappelée.

Voir l'indice

Modéliser la Terre par un disque opaque de rayon R_T et estimer le demi-angle d'Airy \theta_d \sim \lambda / (2R_T). Évaluer l'étalement transverse correspondant à la distance Terre-Lune.

Voir la stratégie
  1. Estimer l'angle de diffraction \theta_d à l'aide de la formule usuelle de diffraction de Fraunhofer par une ouverture circulaire de diamètre D = 2R_T pour une onde du domaine visible.
  2. Calculer l'étalement spatial correspondant a_d \approx r_L \theta_d dans le plan frontal \mathscr{P}_e situé à la distance Terre-Lune r_L.
  3. Comparer cette dimension aux échelles macroscopiques en jeu (rayons de la Lune et du cône d'ombre) pour conclure quant au rôle de la diffraction.
  4. Recenser les autres sources de lumière astronomiques susceptibles d'atteindre la Lune en l'absence d'atmosphère terrestre.
Voir la réponse courte

Estimation de \theta_d \sim \lambda/D_T : la tache de diffraction au niveau de la Lune est négligeable pour l'éclairer.

Voir le corrigé complet

Pour une onde lumineuse de longueur d'onde moyenne dans le domaine visible \lambda \approx 500\text{ nm} = 5 \times 10^{-7}\text{ m}, la diffraction par un obstacle circulaire (ou une ouverture circulaire selon le théorème de Babinet) de diamètre D = 2R_T donne un demi-angle caractéristique de diffraction :

\theta_d \approx \frac{\lambda}{2R_T}

Avec R_T \approx 6,37 \times 10^6\text{ m}, soit D \approx 1,27 \times 10^7\text{ m} :

\theta_d \approx \frac{5 \times 10^{-7}}{1,27 \times 10^7} \approx 4 \times 10^{-14}\text{ rad}
\boxed{\theta_d \sim 10^{-14}\text{ rad}}

Dans le plan d'observation \mathscr{P}_e situé à la distance r_L = 3,84 \times 10^8\text{ m} de la Terre, la taille caractéristique de la diffraction est :

a_d \approx r_L\,\theta_d

Soit numériquement :

a_d \approx 3,84 \times 10^8 \times 4 \times 10^{-14} \approx 1,5 \times 10^{-5}\text{ m} \approx 15\ \mu\text{m}
\boxed{a_d \sim 10^{-5}\text{ m} = 10\ \mu\text{m}}

Le rayon du cône d'ombre de la Terre au niveau de l'orbite lunaire ainsi que le rayon de la Lune (R_L \approx 1,74 \times 10^6\text{ m}) sont de l'ordre de plusieurs milliers de kilomètres. La lumière diffractée ne pénètre dans l'ombre que sur une distance a_d \sim 10\ \mu\text{m}, qui est strictement négligeable devant la taille de la zone d'ombre.

\boxed{\text{La diffraction ne peut absolument pas éclairer le disque lunaire durant la totalité.}}

Dans l'hypothèse d'une Terre sans atmosphère, les autres sources potentielles d'éclairage du disque lunaire sont :

  • la lumière stellaire issue des étoiles et de la Voie lactée ;
  • la lumière diffusée ou réfléchie par les autres planètes du Système solaire (notamment Vénus et Jupiter) ;
  • la lumière provenant de la couronne solaire externe (qui dépasse le disque terrestre vu depuis la Lune) ;
  • la lumière zodiacale (diffusion par les poussières interplanétaires).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'angle caractéristique de diffraction ne doit pas être parachuté arbitrairement mais déduit d'un raisonnement d'ordre de grandeur.

« Un très grand nombre de candidats se contente d’affirmer une valeur numérique pour l’ouverture angulaire due à la diffraction, comme si elle était universelle et bien connue, par exemple 10−3 rad, 1◦, 30◦, π/4. . . ou même 100 rad (sic). »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Signaler une erreurSommaire

B · Modèle d'atmosphère isotherme

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : statique des fluides, atmosphère isotherme, hauteur d'échelle

Déterminer le profil altimétrique de masse volumique en fonction de et d'une hauteur caractéristique que l'on exprimera et dont on calculera la valeur numérique.

Voir l'indice

Combiner l'équation de la statique des fluides \mathrm{d}P/\mathrm{d}Z = -\rho_a g et l'équation d'état des gaz parfaits sous forme massique P = \rho_a R T / M_a.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la relation fondamentale de la statique des fluides le long de la verticale ascendante \boldsymbol{e}_Z.
  2. Exprimer la pression P(Z) en fonction de la masse volumique \rho_a(Z) via l'équation d'état du gaz parfait à température T uniforme.
  3. Établir l'équation différentielle sur \rho_a(Z), l'intégrer et identifier la hauteur d'échelle H_c, puis effectuer l'application numérique sans calculatrice.
Voir la réponse courte

Intégration de \mathrm{d}P/\mathrm{d}Z = -\rho_a g avec la loi des gaz parfaits : profil exponentiel et hauteur H_c = RT/(M_a g).

Voir le corrigé complet

L'atmosphère est supposée au repos dans le référentiel terrestre supposé galiléen. La relation fondamentale de la statique des fluides s'écrit, en projection sur l'axe vertical ascendant défini par le vecteur unitaire \boldsymbol{e}_Z (où le champ de pesanteur s'exprime par \boldsymbol{g} = -g\,\boldsymbol{e}_Z) :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}Z} = -\rho_a(Z)\,g

L'air étant assimilé à un gaz parfait de masse molaire M_a à température T uniforme, l'équation d'état s'écrit pour une masse m occupant un volume V :

P V = \frac{m}{M_a} R T \implies P(Z) = \frac{\rho_a(Z) R T}{M_a}

La température T étant uniforme et stationnaire, la dérivation par rapport à Z conduit à :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}Z} = \frac{R T}{M_a}\frac{\mathrm{d}\rho_a}{\mathrm{d}Z}

En injectant cette relation dans l'équation de la statique des fluides, il vient :

\begin{aligned} \frac{R T}{M_a}\frac{\mathrm{d}\rho_a}{\mathrm{d}Z} &= -\rho_a(Z)\,g \\ \frac{\mathrm{d}\rho_a}{\mathrm{d}Z} + \frac{M_a g}{R T}\,\rho_a(Z) &= 0 \end{aligned}

En introduisant la hauteur caractéristique (hauteur d'échelle) :

\boxed{H_c = \frac{R T}{M_a g}}

l'équation différentielle se résout immédiatement sous la forme :

\boxed{\rho_a(Z) = \rho_a(0)\,\exp\left(-\frac{Z}{H_c}\right)}

Application numérique : Avec T = 20\,^\circ\text{C} = 293\text{ K}, R = 8,31\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, M_a = 29\times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} et g = 9,80\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

\begin{aligned} R T &\approx 8,31 \times 293 \approx 2,44 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} \\ M_a g &\approx 2,9 \times 10^{-2} \times 9,80 \approx 0,284\text{ N}\cdot\text{mol}^{-1} \\ H_c &= \frac{2,44 \times 10^3}{0,284} \approx 8,6 \times 10^3\text{ m} = 8,6\text{ km} \end{aligned}
\boxed{H_c \approx 8,6\text{ km}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne faites pas l'hypothèse incohérente d'incompressibilité pour évaluer un profil de masse volumique, et soyez rigoureux sur les unités.

« Ces calculs classiques d’équilibre de l’atmosphère sont en général bien traités, sauf par les candidats qui débutent par une hypothèse d’incompressibilité. . . pour évaluer une variation de masse volumique ou qui tombent dans les pièges classiques des unités (gramme ou kilogramme, bar ou pascal. . . ). »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Signaler une erreurSommaire

Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : équation d'état du gaz parfait, masse volumique, atmosphère isotherme

Évaluer numériquement la masse volumique de l'air au niveau de la mer (pression d'environ 1 bar) puis en déduire celle de l'air au sommet du mont Everest (8 848 m d'altitude) : on indique que . Les valeurs moyennes annuelles de pression et de température relevées au sommet de l'Everest sont respectivement 321 hPa et . Le modèle isotherme est-il réaliste ?

Voir l'indice

Calculer la masse volumique au sol avec P_0 = 1\text{ bar}, puis appliquer la loi exponentielle en utilisant l'approximation numérique fournie pour \exp(-Z/H_c).

Voir la stratégie
  1. Exprimer et calculer la masse volumique au sol \rho_a(0) à partir de l'équation d'état des gaz parfaits avec P_0 = 1\text{ bar} et T = 293\text{ K}.
  2. Calculer \rho_a(Z_E) au sommet de l'Everest (Z_E = 8\,848\text{ m}) en utilisant le profil exponentiel établi à la question précédente et l'approximation fournie Z_E \approx H_c, soit \exp(-1) \approx 1/3.
  3. Comparer la prédiction du modèle aux valeurs réelles relevées (P_E = 321\text{ hPa}, T_E = -23^\circ\text{C}) et évaluer la validité physique de l'hypothèse isotherme.
Voir la réponse courte

Calcul de \rho_a(0) par les gaz parfaits, calcul à l'Everest par le modèle isotherme et confrontation aux données réelles.

Voir le corrigé complet

L'air étant assimilé à un gaz parfait, l'équation d'état relie la pression P, le volume V, le nombre de moles n et la masse m par :

P V = n R T = \frac{m}{M_a} R T \implies \rho_a = \frac{P M_a}{R T}

Au niveau de la mer (Z = 0), pour P(0) = P_0 = 1\text{ bar} = 1{,}0\times 10^5\text{ Pa} et T = 20^\circ\text{C} = 293\text{ K} :

\rho_a(0) = \frac{P_0 M_a}{R T} = \frac{1{,}0\times 10^5 \times 29\times 10^{-3}}{8{,}31 \times 293} \approx \frac{2\,900}{2\,435} \approx 1{,}19\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
\boxed{\rho_a(0) \approx 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}}

Au sommet du mont Everest, à l'altitude Z_E = 8\,848\text{ m}, le rapport à la hauteur caractéristique H_c \approx 8{,}6\text{ km} (établie en Q17) vaut :

\frac{Z_E}{H_c} \approx \frac{8{,}85}{8{,}56} \approx 1{,}0

D'après la loi exponentielle \rho_a(Z) = \rho_a(0)\exp(-Z/H_c) et l'indication \exp(-1) \approx 1/3 :

\rho_a(Z_E) \approx \rho_a(0) \exp(-1) \approx \frac{1{,}19}{3} \approx 0{,}40\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
\boxed{\rho_a(Z_E) \approx 0{,}40\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}}

Critique du modèle isotherme :

  • Pression et masse volumique prédites : Selon le modèle isotherme, la pression au sommet vaut P(Z_E) = P_0\exp(-Z_E/H_c) \approx \frac{1000\text{ hPa}}{3} \approx 333\text{ hPa}, ce qui est remarquablement proche de la valeur moyenne mesurée (321\text{ hPa}, soit moins de 4\,\% d'écart). La masse volumique réelle déduite des mesures locales vaut :

    \rho_{\text{réelle}} = \frac{P_E M_a}{R T_E} = \frac{321\times 10^2 \times 29\times 10^{-3}}{8{,}31 \times (273 - 23)} = \frac{931}{8{,}31 \times 250} \approx 0{,}45\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}

    L'ordre de grandeur de la masse volumique prédite (0{,}40\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}) est tout à fait satisfaisant (environ 11\,\% d'écart).

  • Hypothèse isotherme : En revanche, la température varie de +20^\circ\text{C} au niveau de la mer à -23^\circ\text{C} à 8\,848\text{ m}, soit une chute de plus de 40^\circ\text{C} (gradient thermique moyen d'environ -5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}). L'hypothèse d'une température uniforme n'est donc pas réaliste à l'échelle de la troposphère, où un modèle à gradient thermique constant (atmosphère standard) ou adiabatique est physiquement plus adapté.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Méfiez-vous des pièges classiques sur les unités lors de l'application numérique (pression en pascals, masse en kilogrammes).

« Ces calculs classiques d’équilibre de l’atmosphère sont en général bien traités, sauf par les candidats qui débutent par une hypothèse d’incompressibilité. . . pour évaluer une variation de masse volumique ou qui tombent dans les pièges classiques des unités (gramme ou kilogramme, bar ou pascal. . . ). »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Signaler une erreurSommaire

C · Onde électromagnétique incidente

Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : onde plane progressive harmonique, onde électromagnétique, relation de structure

Donner les expressions réelles des champs de vecteur électrique et magnétique puis exprimer en fonction notamment de . Représenter sur un même graphique, à une date donnée, l'évolution spatiale du champ électrique ainsi que celle du champ magnétique.

Voir l'indice

Écrire la forme d'une onde plane progressive se propageant selon +e_x, et relier \boldsymbol{B} à \boldsymbol{E} via la relation de structure dans le vide \boldsymbol{B} = \frac{1}{c}\boldsymbol{e}_x \wedge \boldsymbol{E}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ électrique réel \boldsymbol{E}(x,t) à partir des hypothèses de l'énoncé (polarisation rectiligne selon \boldsymbol{e}_y, propagation selon +\boldsymbol{e}_x, phase nulle à l'origine).
  2. Déterminer le champ magnétique \boldsymbol{B}(x,t) à l'aide de la structure d'onde plane progressive dans le vide (relation issue de l'équation de Maxwell-Faraday), puis en déduire l'amplitude B_m.
  3. Représenter l'évolution spatiale à une date fixée (par exemple t=0), en faisant apparaître la période spatiale \lambda, les amplitudes respectives et la perpendicularité des champs.
Voir la réponse courte

Écriture des champs réels pour une OPPH dans le vide, relation E_m = c B_m et tracé spatial orthogonal en phase.

Voir le corrigé complet

L'onde est plane, progressive, monochromatique, de pulsation \omega, et se propage dans le vide selon +\boldsymbol{e}_x. Le vecteur d'onde s'écrit donc :

\boldsymbol{k} = k\,\boldsymbol{e}_x = \frac{\omega}{c}\,\boldsymbol{e}_x

Le champ électrique est polarisé rectilignement selon \boldsymbol{e}_y et sa phase à l'origine spatio-temporelle (x=0, t=0) est nulle. Son expression réelle est donc :

\boxed{\boldsymbol{E}(x,t) = E_m \cos\!\left[\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right]\boldsymbol{e}_y}

Pour une onde plane progressive dans le vide, la relation de structure issue de l'équation de Maxwell-Faraday \boldsymbol{\nabla}\wedge\boldsymbol{E} = -\dfrac{\partial \boldsymbol{B}}{\partial t} relie le champ magnétique au champ électrique par :

\boldsymbol{B}(x,t) = \frac{\boldsymbol{e}_x \wedge \boldsymbol{E}(x,t)}{c}

Comme \boldsymbol{e}_x \wedge \boldsymbol{e}_y = \boldsymbol{e}_z, on obtient :

\boxed{\boldsymbol{B}(x,t) = B_m \cos\!\left[\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right]\boldsymbol{e}_z}

avec :

\boxed{B_m = \frac{E_m}{c}}

À une date t donnée (par exemple choisie telle que \omega t \equiv 0 \pmod{2\pi}, soit t=0), les composantes spatiales oscillent avec la période spatiale \lambda = \dfrac{2\pi c}{\omega} :

E(x,0) = E_m \cos\left(\frac{2\pi x}{\lambda}\right) \quad \text{et} \quad B(x,0) = B_m \cos\left(\frac{2\pi x}{\lambda}\right)

Les champs \boldsymbol{E} et \boldsymbol{B} sont en phase, orthogonaux entre eux et transverses (perpendiculaires à la direction de propagation \boldsymbol{e}_x).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : vecteur de poynting, onde plane progressive harmonique

Exprimer le vecteur de Poynting en fonction notamment de . Calculer l'ordre de grandeur de pour une onde électromagnétique véhiculant une intensité .

Voir l'indice

Utiliser la définition \boldsymbol{R} = \frac{1}{\mu_0}\boldsymbol{E}\wedge\boldsymbol{B}, calculer sa valeur moyenne temporelle pour obtenir l'intensité I_0, puis inverser pour trouver E_m.

Voir la réponse courte

Calcul du vecteur de Poynting instantané, moyenne temporelle reliée à l'intensité I_0 et déduction de l'amplitude E_m.

Voir le corrigé complet

Par définition, dans le vide, le vecteur de Poynting s'écrit :

\boldsymbol{R}(x,t) = \frac{\boldsymbol{E}(x,t) \wedge \boldsymbol{B}(x,t)}{\mu_0}

En utilisant les expressions des champs électrique et magnétique obtenues à la question Q19, avec \boldsymbol{e}_y \wedge \boldsymbol{e}_z = \boldsymbol{e}_x et B_m = \frac{E_m}{c} :

\boldsymbol{R}(x,t) = \frac{E_m^2}{\mu_0 c} \cos^2\left[\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right] \boldsymbol{e}_x
\boxed{\boldsymbol{R}(x, t) = \frac{E_m^2}{\mu_0 c} \cos^2\left[\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right] \boldsymbol{e}_x}

L'intensité I_0 véhiculée par l'onde électromagnétique correspond à la puissance surfacique moyenne, c'est-à-dire à la moyenne temporelle de la norme du vecteur de Poynting. Sachant que la moyenne temporelle de \cos^2 vaut \frac{1}{2} :

I_0 = \langle \|\boldsymbol{R}(x,t)\| \rangle = \frac{E_m^2}{2\mu_0 c}

On en déduit l'expression de l'amplitude E_m :

E_m = \sqrt{2 \mu_0 c I_0}

Avec les valeurs fournies par l'énoncé :

  • \mu_0 \approx 10^{-6}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}
  • c \approx 3 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
  • I_0 = 1\text{ kW}\cdot\text{m}^{-2} = 10^3\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}

Le calcul donne :

E_m = \sqrt{2 \times 10^{-6} \times 3 \times 10^8 \times 10^3} = \sqrt{6 \times 10^5} = \sqrt{60} \times 10^2 \approx 7,7 \times 10^2\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}

L'ordre de grandeur de E_m est donc :

\boxed{E_m \sim 10^3\text{ V}\cdot\text{m}^{-1} \quad (\text{soit } E_m \approx 8 \times 10^2\text{ V}\cdot\text{m}^{-1})}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

D · Transfert du rayonnement solaire à travers l'atmosphère terrestre

Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : masse volumique, densité particulaire

Exprimer en fonction notamment de la masse volumique du gaz atmosphérique au point d'abscisse .

Voir l'indice

Relier le nombre de molécules par unité de volume à la masse volumique en passant par la masse molaire M_a et la constante d'Avogadro \mathcal{N}_A.

Voir la réponse courte

Relation entre densité volumique de molécules et masse volumique : \eta_a(x) = \rho_a(x)\mathcal{N}_A/M_a.

Voir le corrigé complet

Considérons un volume mésoscopique V d'air situé au point d'abscisse x. La masse correspondante de ce gaz s'écrit :

m = \rho_a(x) \, V

Le nombre de moles d'air contenu dans ce volume est donné par n = \frac{m}{M_a}, où M_a est la masse molaire moyenne de l'air.

Le nombre total de molécules présentes dans ce volume vaut ainsi :

N = n \, \mathcal{N}_A = \frac{\rho_a(x) \, V \, \mathcal{N}_A}{M_a}

où \mathcal{N}_A désigne le nombre d'Avogadro (constante d'Avogadro).

Par définition, le nombre de molécules par unité de volume (densité particulaire) \eta_a(x) = \frac{N}{V} s'exprime donc selon :

\boxed{\eta_a(x) = \frac{\mathcal{N}_A}{M_a} \, \rho_a(x)}

On peut également exprimer ce résultat sous la forme \eta_a(x) = \frac{\rho_a(x)}{m_{\text{moléc}}}, où m_{\text{moléc}} = \frac{M_a}{\mathcal{N}_A} représente la masse moyenne d'une molécule d'air.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : bilan d'énergie, atténuation, loi de beer-lambert

Effectuer un bilan unidimensionnel de puissance électromagnétique moyenne pour une tranche d'air limitée par les plans d'abscisse et ; en déduire la relation liant l'intensité de l'onde en en fonction notamment de l'intensité en : il faudra prendre en compte les deux phénomènes, de diffusion et d'absorption.

Voir l'indice

Établir un bilan de flux de puissance entre les sections x et x+\mathrm{d}x en retranchant la puissance diffusée et la puissance absorbée par les particules contenues dans le volume élémentaire.

Voir la réponse courte

Bilan de puissance du vecteur de Poynting sur une tranche \mathrm{d}x en retranchant les puissances diffusée et absorbée.

Voir le corrigé complet

Considérons une tranche d'atmosphère d'épaisseur \mathrm{d}x, délimitée par les plans d'abscisses x et x+\mathrm{d}x, et d'aire transverse S. Le volume de cette tranche est :

\mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x

Le nombre de molécules d'air et le nombre de particules de poussière contenus dans cette tranche s'écrivent respectivement :

\mathrm{d}N_a = \eta_a(x)\,\mathrm{d}V = \eta_a(x)\,S\,\mathrm{d}x \quad\text{et}\quad \mathrm{d}N_p = \eta_p(x)\,\mathrm{d}V = \eta_p(x)\,S\,\mathrm{d}x

L'intensité I(x) représente la puissance électromagnétique moyenne traversant l'unité de surface orthogonale à la direction de propagation. Le bilan de puissance moyenne pour la tranche d'air en régime stationnaire s'écrit :

\mathscr{P}_{\text{entrant}} = \mathscr{P}_{\text{sortant}} + \mathrm{d}\mathscr{P}_{\text{diff}} + \mathrm{d}\mathscr{P}_{\text{abs}}

où :

  • la puissance incidente en x est \mathscr{P}_{\text{entrant}} = I(x)\,S ;
  • la puissance émergente en x+\mathrm{d}x est \mathscr{P}_{\text{sortant}} = I(x+\mathrm{d}x)\,S ;
  • la puissance moyenne totale diffusée par les molécules est :

    \mathrm{d}\mathscr{P}_{\text{diff}} = \mathrm{d}N_a \cdot \mathscr{P}_a = \eta_a(x)\,S\,\mathrm{d}x \cdot k_a\left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 I(x)
  • la puissance moyenne totale absorbée par les poussières est :

    \mathrm{d}\mathscr{P}_{\text{abs}} = \mathrm{d}N_p \cdot \mathscr{P}_p = \eta_p(x)\,S\,\mathrm{d}x \cdot k_p\,I(x)

En injectant ces expressions dans le bilan et en simplifiant par la surface S, il vient :

I(x) = I(x+\mathrm{d}x) + \left[ k_a\left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \eta_a(x) + k_p\,\eta_p(x) \right] I(x)\,\mathrm{d}x

Soit, sous la forme reliant directement I(x+\mathrm{d}x) à I(x) :

\boxed{I(x+\mathrm{d}x) = I(x)\left\{ 1 - \left[ k_a\left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \eta_a(x) + k_p\,\eta_p(x) \right] \mathrm{d}x \right\}}

Ce que l'on peut également écrire sous forme différentielle :

\mathrm{d}I = I(x+\mathrm{d}x) - I(x) = -\left[ k_a\left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \eta_a(x) + k_p\,\eta_p(x) \right] I(x)\,\mathrm{d}x

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Définissez explicitement le système étudié et identifiez avec précision les puissances entrante, sortante et perdue.

« Le bilan de puissance demandé ici s’est révélé assez discriminant. De bonnes copies proposent une définition explicite du système étudié et décrivent correctement les trois quantités entrante, sortante et perdue. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Signaler une erreurSommaire

Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : loi de beer-lambert, atténuation

Montrer qu'il est possible d'écrire sous la forme suivante :

où est un facteur, appelé « densité optique », que l'on exprimera en fonction des quantités intégrales :

Voir l'indice

Intégrer l'équation différentielle linéaire d'ordre 1 vérifiée par I(x) pour identifier la densité optique intégrée d_o(x).

Voir la stratégie
  1. Séparer les variables dans l'équation différentielle du premier ordre portant sur I(x) obtenue à la question Q22.
  2. Intégrer entre l'abscisse d'entrée 0 et l'abscisse courante x, en utilisant la variable muette \xi.
  3. Identifier l'expression de la densité optique d_o(x) sous la forme demandée.
Voir la réponse courte

Intégration de l'équation différentielle linéaire en intensité menant à la loi exponentielle de Beer-Lambert.

Voir le corrigé complet

D'après le bilan effectué à la question Q22, la dérivée spatiale de l'intensité vérifie :

\frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}x}(x) = -\left[ k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \eta_a(x) + k_p \, \eta_p(x) \right] I(x)

L'intensité I(x) étant strictement positive le long du trajet, on sépare les variables :

\frac{\mathrm{d}I}{I} = -\left[ k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \eta_a(x) + k_p \, \eta_p(x) \right] \mathrm{d}x

En intégrant cette relation entre l'abscisse 0 et une position x quelconque, avec la variable muette \xi :

\begin{aligned} \int_{I(0)}^{I(x)} \frac{\mathrm{d}I}{I} &= -\int_0^x \left[ k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \eta_a(\xi) + k_p \, \eta_p(\xi) \right] \mathrm{d}\xi \\ \ln\left( \frac{I(x)}{I(0)} \right) &= - k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \int_0^x \eta_a(\xi)\,\mathrm{d}\xi - k_p \int_0^x \eta_p(\xi)\,\mathrm{d}\xi \end{aligned}

En prenant l'exponentielle des deux membres, on obtient bien la forme demandée :

I(x) = I(0) \exp\left[-d_o(x)\right]

où la densité optique d_o(x) s'exprime par :

\boxed{d_o(x) = k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \int_0^x \eta_a(\xi)\,\mathrm{d}\xi + k_p \int_0^x \eta_p(\xi)\,\mathrm{d}\xi}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Menez un raisonnement clair et structuré jusqu'au bout pour intégrer le bilan de puissance sans vous perdre en chemin.

« Le bilan de puissance demandé ici s’est révélé assez discriminant. De bonnes copies proposent une définition explicite du système étudié et décrivent correctement les trois quantités entrante, sortante et perdue. Bien d’autres mélangent un peu tout ou abandonnent en cours de route un raisonnement peu clair pour le correcteur. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Signaler une erreurSommaire

E · Réfraction atmosphérique

Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : gradient d'indice, réfraction atmosphérique, loi de snell-descartes

Pourquoi l'atmosphère terrestre réfracte-t-elle les rayons lumineux qui la traversent ?

Voir l'indice

Invoquer l'hétérogénéité verticale de la masse volumique de l'air qui induit un gradient vertical d'indice de réfraction selon la relation de Gladstone-Dale.

Voir la réponse courte

La variation d'altitude induit un gradient de masse volumique, donc un gradient d'indice optique qui incurve les rayons.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, l'indice de réfraction de l'air dépend de l'altitude Z par la relation :

n(Z) = 1 + \varepsilon_\lambda \frac{\rho_a(Z)}{\rho_a(0)}

Or, la masse volumique \rho_a(Z) décroît continûment avec l'altitude (modèle établi en Q17). Par conséquent :

  • l'indice optique n(Z) n'est pas uniforme : l'atmosphère constitue un milieu transparent inhomogène, présentant un gradient d'indice dirigé vers le bas :

    \boldsymbol{\nabla} n = \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}Z}\,\boldsymbol{e}_Z \quad \text{avec} \quad \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}Z} < 0
  • d'après les lois de Snell-Descartes appliquées de proche en proche (ou l'équation des rayons lumineux issue du principe de Fermat), un rayon lumineux se propageant dans un milieu d'indice continûment variable subit une réfraction progressive et s'incurve continûment vers les zones de plus fort indice optique, c'est-à-dire vers les couches d'air les plus denses (vers le sol).
Signaler une erreurSommaire

Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques ; Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : gradient d'indice, atmosphère isotherme

En tenant compte des ordres de grandeur du problème, précisément et , exprimer en fonction de . Exprimer en fonction de puis en fonction de , , et .

Voir l'indice

Effectuer un développement limité au premier ordre en u/R_T pour le terme géométrique sous la racine, puis différentier n(Z) et \rho_a(Z) par rapport à la variable u.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport des rayons r/r_0 à l'aide de la variable u = Z - Z_0, puis effectuer un développement limité au premier ordre sachant que u \ll r_0 \simeq R_T.
  2. Différencier la loi d'indice n(Z) pour relier \mathrm{d}n à \mathrm{d}\rho_a.
  3. Utiliser le profil exponentiel de masse volumique établi à la question Q17 pour exprimer \rho_a(Z_0 + u), puis calculer sa différentielle par rapport à u.
Voir la réponse courte

Développements limités géométriques au voisinage du périgée et différentiation de la relation de Gladstone n(\rho_a).

Voir le corrigé complet

1. Expression approchée de \sqrt{\dfrac{r^2}{r_0^2}-1} :

Par définition, r = R_T + Z et r_0 = R_T + Z_0, d'où :

r = r_0 + (Z - Z_0) = r_0 + u

Comme Z \ll R_T et Z_0 \ll R_T, on a r_0 \simeq R_T et u \ll r_0. On peut alors développer le quotient :

\begin{aligned} \frac{r^2}{r_0^2} - 1 &= \left(1 + \frac{u}{r_0}\right)^2 - 1 \\ &= 1 + \frac{2u}{r_0} + \mathcal{O}\left(\frac{u^2}{r_0^2}\right) - 1 \\ &\simeq \frac{2u}{r_0} \simeq \frac{2u}{R_T} \end{aligned}

On en déduit :

\boxed{\sqrt{\frac{r^2}{r_0^2} - 1} \simeq \sqrt{\frac{2u}{R_T}}}

2. Expression de \mathrm{d}n en fonction de \mathrm{d}\rho_a :

La relation liant l'indice à la masse volumique s'écrit, à longueur d'onde \lambda fixée :

n(Z) = 1 + \varepsilon_\lambda \frac{\rho_a(Z)}{\rho_a(0)}

En différentiant cette relation, on obtient directement :

\boxed{\mathrm{d}n = \frac{\varepsilon_\lambda}{\rho_a(0)}\,\mathrm{d}\rho_a}

3. Expression de \mathrm{d}\rho_a en fonction de H_c, \rho_a(Z_0), u et \mathrm{d}u :

D'après le modèle d'atmosphère isotherme (question Q17), la masse volumique varie avec l'altitude selon :

\rho_a(Z) = \rho_a(0)\exp\left(-\frac{Z}{H_c}\right)

En introduisant Z = Z_0 + u, il vient :

\rho_a(Z) = \rho_a(0)\exp\left(-\frac{Z_0}{H_c}\right)\exp\left(-\frac{u}{H_c}\right) = \rho_a(Z_0)\exp\left(-\frac{u}{H_c}\right)

Pour une trajectoire donnée, l'altitude minimale Z_0 est fixée. En différentiant par rapport à la variable u, on trouve :

\boxed{\mathrm{d}\rho_a = -\frac{\rho_a(Z_0)}{H_c}\exp\left(-\frac{u}{H_c}\right)\mathrm{d}u}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 26

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : réfraction atmosphérique, intégrale de déviation

Déduire des expressions obtenues à la question précédente que l'angle de déviation totale, d'un rayon monochromatique passant en , s'écrit :

où est une fonction de que l'on exprimera en fonction de et et . Pour quelle valeur particulière de , notée , la déviation d'un rayon lumineux est-elle maximale ?

Voir l'indice

Effectuer le changement de variable v = u/H_c dans l'intégrale de déviation pour faire apparaître l'intégrale de Gauss fournie. Le maximum de déviation correspond au trajet rasant le sol.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'élément différentiel \mathrm{d}n et le terme sous la racine en fonction de la variable d'altitude relative u = Z - Z_0 à l'aide des résultats établis à la question Q25.
  2. Réécrire l'intégrale donnant \theta_d(Z_0, \lambda) en effectuant le changement de variable v = u / H_c afin d'exploiter l'intégrale de Gauss fournie par l'énoncé.
  3. Identifier la fonction \Theta(Z_0) et déterminer la valeur Z_m qui maximise la déviation compte tenu du domaine de définition de Z_0.
Voir la réponse courte

Calcul de l'intégrale de déviation totale par changement de variable et recherche du maximum de déviation en Z_m = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q25, on dispose des approximations et relations suivantes :

\begin{aligned} \sqrt{\left[\frac{r(n)}{r_0(n_0)}\right]^2 - 1} &\simeq \sqrt{\frac{2u}{R_T}} \\ \mathrm{d}n = \frac{\varepsilon_\lambda}{\rho_a(0)}\,\mathrm{d}\rho_a &= -\frac{\varepsilon_\lambda}{\rho_a(0)}\,\frac{\rho_a(Z_0)}{H_c}\,\mathrm{e}^{-u/H_c}\,\mathrm{d}u \end{aligned}

avec, d'après la loi barométrique établie en Q17 :

\frac{\rho_a(Z_0)}{\rho_a(0)} = \exp\left(-\frac{Z_0}{H_c}\right)

Les bornes d'intégration sur l'indice n correspondent aux altitudes :

  • n = 1 \iff Z \to +\infty \iff u \to +\infty ;
  • n = n_0 \iff Z = Z_0 \iff u = 0.

L'expression de la déviation totale s'écrit alors :

\begin{aligned} \theta_d(Z_0, \lambda) &\approx 2 \int_1^{n_0} \left\{\left[\frac{r(n)}{r_0(n_0)}\right]^2 - 1\right\}^{-1/2} \mathrm{d}n \\ &\approx 2 \int_{+\infty}^0 \sqrt{\frac{R_T}{2u}} \left( -\frac{\varepsilon_\lambda}{H_c}\,\mathrm{e}^{-Z_0/H_c}\,\mathrm{e}^{-u/H_c}\,\mathrm{d}u \right) \\ &\approx 2 \sqrt{\frac{R_T}{2}}\,\frac{\varepsilon_\lambda}{H_c}\,\mathrm{e}^{-Z_0/H_c} \int_0^{+\infty} \frac{\mathrm{e}^{-u/H_c}}{\sqrt{u}}\,\mathrm{d}u \end{aligned}

Effectuons le changement de variable sans dimension v = \frac{u}{H_c}, d'où u = H_c v et \mathrm{d}u = H_c\,\mathrm{d}v :

\int_0^{+\infty} \frac{\mathrm{e}^{-u/H_c}}{\sqrt{u}}\,\mathrm{d}u = \int_0^{+\infty} \frac{\mathrm{e}^{-v}}{\sqrt{H_c v}}\,H_c\,\mathrm{d}v = \sqrt{H_c} \int_0^{+\infty} \frac{\mathrm{e}^{-v}}{\sqrt{v}}\,\mathrm{d}v = \sqrt{\pi H_c}

En regroupant les termes :

\theta_d(Z_0, \lambda) \approx 2 \sqrt{\frac{R_T}{2}}\,\frac{\varepsilon_\lambda}{H_c}\,\mathrm{e}^{-Z_0/H_c} \sqrt{\pi H_c} = \sqrt{\frac{2\pi R_T}{H_c}}\,\mathrm{e}^{-Z_0/H_c}\,\varepsilon_\lambda

On identifie bien la forme demandée \theta_d(Z_0, \lambda) \approx \Theta(Z_0)\,\varepsilon_\lambda avec :

\boxed{\Theta(Z_0) = \sqrt{\frac{2\pi R_T}{H_c}}\,\exp\left(-\frac{Z_0}{H_c}\right)}

La fonction \Theta(Z_0) est une fonction strictement décroissante de Z_0. L'altitude Z_0 d'un rayon traversant l'atmosphère sans toucher la Terre étant nécessairement positive ou nulle (Z_0 \ge 0), la déviation est maximale pour un rayon rasant la surface terrestre :

\boxed{Z_m = 0}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : dispersion, réfraction atmosphérique

Exprimer l'écart de déviation correspondant à deux rayons incidents passant au même point (et donc caractérisés par le même ) mais possédant des longueurs d'ondes qui diffèrent de .

Voir l'indice

Différentier l'expression de \theta_d(Z_0, \lambda) par rapport à \lambda en ne dérivant que le terme chromatique \varepsilon_\lambda.

Voir la réponse courte

Différentiation de l'angle de déviation par rapport à la longueur d'onde pour quantifier la dispersion chromatique.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q26, l'angle de déviation totale d'un rayon monochromatique de longueur d'onde \lambda passant au plus près de la Terre à l'altitude Z_0 s'écrit :

\theta_d(Z_0, \lambda) \approx \Theta(Z_0)\,\varepsilon_\lambda

avec :

\varepsilon_\lambda = a + \left(\frac{\lambda_r}{\lambda}\right)^2

Pour une altitude minimale Z_0 fixée, la fonction géométrique \Theta(Z_0) est constante. La dépendance chromatique de la déviation provient exclusivement du terme \varepsilon_\lambda.

En différenciant \theta_d(Z_0, \lambda) par rapport à la longueur d'onde \lambda :

\begin{aligned} \frac{\partial \theta_d}{\partial \lambda} &= \Theta(Z_0)\,\frac{\mathrm{d}\varepsilon_\lambda}{\mathrm{d}\lambda} \\ &= \Theta(Z_0)\,\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\lambda}\left[ a + \lambda_r^2 \lambda^{-2} \right] \\ &= -2\,\Theta(Z_0)\,\frac{\lambda_r^2}{\lambda^3} \end{aligned}

Pour un écart fini élémentaire \delta\lambda entre deux longueurs d'ondes, l'écart de déviation associé \delta\theta_d s'obtient au premier ordre selon :

\boxed{\delta\theta_d \approx -2\,\Theta(Z_0)\,\frac{\lambda_r^2}{\lambda^3}\,\delta\lambda}

En valeur absolue, l'écart angulaire de dispersion s'écrit :

\boxed{|\delta\theta_d| \approx 2\,\Theta(Z_0)\,\frac{\lambda_r^2}{\lambda^3}\,\delta\lambda}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 28

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : réfraction atmosphérique, éclipse

L'angle sous lequel le rayon terrestre est vu depuis est d'environ tandis que celui sous lequel le rayon solaire est vu depuis la Terre vaut environ . L'atmosphère terrestre est-elle capable de dévier la lumière solaire pour éclairer le point ? On justifiera quantitativement la réponse en s'appuyant sur un schéma.

Voir l'indice

Construire un schéma des rayons limites tangents à la Terre et comparer l'angle de déviation atmosphérique maximale \theta_{d,M} au diamètre apparent de la Terre vue de la Lune.

Voir la stratégie
  1. Repérer la trajectoire d'un rayon lumineux issu du bord ou du centre du Soleil, passant dans l'atmosphère au voisinage du limbe terrestre (altitude Z_0 \ge 0), et se propageant vers le point N.
  2. Exprimer géométriquement l'angle de déviation nécessaire \theta_d en fonction du demi-diamètre angulaire du Soleil \theta_S et du demi-diamètre angulaire sous lequel la Terre est vue depuis N, \theta_T.
  3. Comparer la déviation requise à la déviation maximale permise par l'atmosphère, \theta_{d,M} = 70', pour conclure.
Voir la réponse courte

Construction géométrique des rayons limites réfractés montrant que la déviation maximale compense l'angle d'occultation.

Voir le corrigé complet

Considérons le plan contenant l'axe optique (ST) et un point M_0 situé au limbe de la Terre (altitude Z_0 \ll R_T).

1. Analyse angulaire des rayons parvenant en N :

  • Depuis le point N, le rayon terrestre R_T est vu sous l'angle :

    \theta_T \approx \frac{R_T}{r_L} \approx 57'.

    Tout rayon lumineux rasant la Terre au point M_0 et atteignant le point N doit donc faire, après traversée de l'atmosphère, un angle \theta_T \approx 57' avec la direction de l'axe (ST).

  • Avant réfraction, les rayons lumineux provenant du Soleil font avec l'axe (ST) un angle \alpha compris entre -\theta_S et +\theta_S (où \theta_S \approx 16' est le demi-diamètre angulaire du Soleil vu depuis la Terre) :

    • pour un rayon issu du bord supérieur du Soleil, le faisceau est incliné vers le bas d'un angle \alpha = +\theta_S = +16' par rapport à l'axe (ST) ;
    • pour un rayon issu du centre du Soleil, \alpha = 0' ;
    • pour un rayon issu du bord inférieur du Soleil, \alpha = -\theta_S = -16'.
  • L'atmosphère terrestre dévie les rayons vers les zones de plus fort indice, c'est-à-dire vers la Terre (vers l'axe (ST)), d'un angle de déviation \theta_d \ge 0. L'angle du rayon émergent avec l'axe (ST) vaut donc :

    \theta_{\text{émergent}} = \alpha + \theta_d.

Pour que le rayon atteigne N, il faut que \theta_{\text{émergent}} = \theta_T, soit :

\theta_d = \theta_T - \alpha.

2. Condition quantitative : La déviation \theta_d nécessaire pour focaliser la lumière solaire en N doit donc être comprise dans l'intervalle :

\begin{aligned} \theta_{d,\min} &= \theta_T - \theta_S = 57' - 16' = 41', \\ \theta_{d,\max} &= \theta_T + \theta_S = 57' + 16' = 73'. \end{aligned}

Pour un rayon issu du centre du Soleil (\alpha = 0), la déviation requise est exactement :

\theta_d = \theta_T = 57'.

Or, d'après le texte, la déviation atmosphérique peut varier continûment entre 0' et :

\theta_{d,M} \approx 70'.

Puisque \theta_d = 57' \le \theta_{d,M} = 70' (et plus généralement [41', 70'] \subset [0', \theta_{d,M}]), une très large fraction de la lumière émise par le disque solaire subit une déviation suffisante pour atteindre le point N.

\boxed{\text{L'atmosphère terrestre est capable de dévier la lumière solaire pour éclairer le point } N.}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Cette question peu abordée reposait simplement sur une lecture attentive des documents à traduire sous forme de schéma.

« Très peu abordées, ces deux questions relevaient pourtant d’une simple lecture de document à reproduire sous la forme d’un schéma ou d’une courbe, permettant de conclure rapidement et aisément. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Signaler une erreurSommaire

F · Prévision du spectre de la lumière reçue par la Lune

Question 29

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques ; Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : diffusion rayleigh, spectre d'émission, réfraction atmosphérique

À l'aide des deux schémas de la figure 12, déterminer quelques points du spectre de la lumière reçue par la Lune en permettant de représenter la courbe correspondante sur la feuille réponse. Conclure sur la couleur de la Lune totalement occultée.

Voir l'indice

Effectuer point par point le produit de l'intensité solaire hors atmosphère par le facteur de transmission \exp(-d_o) pour constater l'extinction totale des courtes longueurs d'onde.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'intensité spectrale I_\lambda(N) de la lumière parvenant en N à partir de l'intensité spectrale incidente I_{\lambda,0} et du facteur de transmission atmosphérique \exp[-d_o(\lambda)] établi à la question Q23.
  2. Relever par lecture graphique sur la figure 12 plusieurs valeurs de I_{\lambda,0} et de \exp[-d_o] pour différentes longueurs d'onde du spectre visible (\lambda \in [400\text{ nm}, 800\text{ nm}]), puis calculer le produit point par point.
  3. Tracer l'allure de la courbe correspondante sur l'intervalle [400\text{ nm}, 800\text{ nm}].
  4. Déduire du profil spectral obtenu la couleur apparente de la Lune lors d'une éclipse totale.
Voir la réponse courte

La diffusion Rayleigh éliminant le bleu sur le long trajet atmosphérique, le spectre réfracté vers la Lune est rouge cuivré.

Voir le corrigé complet

D'après la loi d'atténuation établie à la question Q23, la densité spectrale de puissance lumineuse I_\lambda(N) reçue par la Lune au point N s'obtient en multipliant le spectre incident hors atmosphère I_{\lambda,0}(\lambda) par le facteur d'atténuation spectral \exp[-d_o(\lambda)] :

I_\lambda(N) = I_{\lambda,0}(\lambda)\,\exp[-d_o(\lambda)]

Par lecture conjointe sur les deux graphes de la figure 12, on relève les valeurs suivantes :

\lambda\text{ (nm)}I_{\lambda,0}\text{ (W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{nm}^{-1}\text{)}\exp(-d_o)I_\lambda(N)\text{ (W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{nm}^{-1}\text{)}
4001{,}40{,}000{,}00
5001{,}90{,}000{,}00
6001{,}7\approx 0{,}005\approx 0{,}01
6501{,}60{,}0250{,}04
7001{,}40{,}0650{,}09
7501{,}20{,}120{,}14
7801{,}10{,}170{,}18

Conclusion sur la couleur de la Lune : Les courtes longueurs d'onde du spectre visible (bleu, vert, jaune pour \lambda < 600\text{ nm}) sont très fortement diffusées par l'atmosphère terrestre en raison de la diffusion de Rayleigh (\mathscr{P}_a \propto \omega^4 \propto \lambda^{-4}) et ne parviennent quasiment pas jusqu'à la Lune. En revanche, les grandes longueurs d'onde (rouge et proche infrarouge pour \lambda > 650\text{ nm}) traversent l'atmosphère avec une atténuation modérée et sont déviées par réfraction vers le cône d'ombre.

La lumière parvenant sur la Lune étant exclusivement constituée de composantes rouges, la surface lunaire rediffuse cette lumière vers la Terre :

\boxed{\text{La Lune totalement éclipsée apparaît d'une teinte rouge cuivré (<< Lune de sang >>).}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La question permettait de marquer des points facilement grâce à une simple extraction de points du document pour tracer la courbe.

« Très peu abordées, ces deux questions relevaient pourtant d’une simple lecture de document à reproduire sous la forme d’un schéma ou d’une courbe, permettant de conclure rapidement et aisément. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Signaler une erreurSommaire

Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2020 ?

Surtout 4 chapitres : Signaux et propagation (26 % des questions, partie I), Électronique numérique (22 %), Réflexion, réfraction et fibres optiques (21 %) et Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (16 %). Plus ponctuellement : Statique des fluides, Diffraction et réseaux et Description d'un système thermodynamique.

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2020 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 17 questions sur 29 (59 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la sous-partie II.E (Q24 à Q28). Avec les autres programmes de première année : 12 en MP2I, 12 en TSI1 et 17 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2020 ?

Environ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2020 ?

Q26 (réfraction atmosphérique) et Q28 (réfraction atmosphérique), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2020 ?

Questions de cours : Q2 (critère de shannon), Q17 (statique des fluides), Q19 (onde plane progressive harmonique), Q20 (vecteur de poynting) et Q24 (gradient d'indice). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q22 (bilan d'énergie).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (18 sur 29), par exemple : Q1, Q2, Q5 à Q9, Q11 à Q15, Q18 à Q21, Q24 et Q27. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q10, Q23 et Q26.

Le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Oui, 1 question : Q16 (La formule de l'angle caractéristique de diffraction d'une onde n'est pas au programme de PSI et n'est pas rappelée). Elle est signalée dans le corrigé.

Que faire si l'on n'aboutit pas au calcul d'intégrale en Q26 ?

Admettre la formule de \theta_d(Z_0, \lambda) fournie par l'énoncé. Cela permet de répondre directement à la recherche du maximum (Z_m = 0) puis de traiter sans encombre les questions Q27 et Q28.

Combien de courbes faut-il tracer sur le sonogramme en Q13 ?

Quatre courbes au total. La consigne exige le fondamental (m = 1) ainsi que les trois harmoniques qui le suivent (m = 2, 3 et 4).

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
–
0 question réussie sur 29

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 29 questions de ce corrigé. Votre sélection reste sur cet appareil.

S'entraîner sur les mêmes chapitres

Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

Signaler une erreur

Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q1) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin.

Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.