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Corrigé détaillé Polytechnique Physique A PC 2025

Miroirs à retournement temporel

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 16 questions sur 37, partie I en entier. Autres questions faisables en PCSI

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Ondes et signaux, Mécanique, Optique ondulatoire · 6 incontournables · 16 questions de première année
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Ce sujet d'un très grand intérêt conceptuel et appliqué est consacré aux « miroirs à retournement temporel » développés par Mathias Fink à l'ESPCI. Il explore l'invariance par renversement du temps de la propagation des ondes (acoustiques ou électromagnétiques) et montre de façon spectaculaire que, loin d'être un obstacle, la complexité d'un milieu réverbérant améliore la qualité de la refocalisation spatio-temporelle.

L'épreuve commence par une introduction mécanique sur la réversibilité, étudie la causalité et la propagation aux interfaces, puis modélise le miroir en espace libre 1D et 3D en soulignant la limite de diffraction. Enfin, elle analyse la transmission à travers une cavité de Fabry-Pérot puis le confinement dans un milieu réverbérant modélisé statistiquement. C'est une excellente synthèse mêlant modélisation physique, analyse de Fourier et propagation guidée ou multipavillonnaire.

Difficulté
Moyen, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 2 h 30 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

6 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

20 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Rapides et accessibles (20) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : ambiguïté
  • Ambiguïté

    La cavité s'étend sur [-L, L] : son épaisseur totale est 2L. Le temps d'un aller-retour pour les réflexions multiples vaut 4L/c_2, ce qui intervient dans la phase en Q31 et la condition sur L en Q32.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

37 questions
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Partie I : Questions préliminaires de mécanique

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : force de lorentz, équation horaire

On s'intéresse à une particule de masse et de charge soumise à un champ électrique uniforme . À , la particule située à l'origine a une vitesse initiale . Établir l'équation horaire d'évolution de la particule.

Voir l'indice

Intégrer deux fois le principe fondamental de la dynamique avec les conditions initiales en position et vitesse.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la deuxième loi de Newton à la particule dans le référentiel d'étude galiléen.
  2. Intégrer successivement les équations différentielles obtenues en projetant sur les axes, en tenant compte des conditions initiales en position et en vitesse à t = 0.
Voir la réponse courte

Deuxième loi de Newton intégrée deux fois avec les conditions initiales : mouvement rectiligne uniformément accéléré x(t) = \frac{qE_0}{2m}t^2 + v_0 t.

Voir le corrigé complet

On étudie la particule de masse m et de charge q, assimilée à un point matériel, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, muni du repère d'espace cartésien (O, \vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z).

La particule n'est soumise qu'à la force électrique uniforme :

\vec{F} = q \vec{E} = q E_0 \vec{u}_x

La deuxième loi de Newton s'écrit :

m \frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} = q E_0 \vec{u}_x

Par projection sur les trois axes cartésiens, le système différentiel s'écrit :

\begin{aligned} \ddot{x}(t) &= \frac{q E_0}{m} \\ \ddot{y}(t) &= 0 \\ \ddot{z}(t) &= 0 \end{aligned}

À l'instant t = 0, les conditions initiales sont :

\vec{r}(0) = \vec{0} \quad \text{et} \quad \vec{v}(0) = \dot{\vec{r}}(0) = v_0 \vec{u}_x

Une première intégration par rapport au temps donne le vecteur vitesse :

\begin{aligned} \dot{x}(t) &= \frac{q E_0}{m} t + v_0 \\ \dot{y}(t) &= 0 \\ \dot{z}(t) &= 0 \end{aligned}

Une seconde intégration par rapport au temps conduit à la loi horaire du mouvement :

\boxed{ \vec{r}(t) = \begin{pmatrix} x(t) \\ y(t) \\ z(t) \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} \dfrac{q E_0}{2m} t^2 + v_0 t \\[6pt] 0 \\ 0 \end{pmatrix} }

Le mouvement est donc rectiligne et uniformément varié selon l'axe (Ox).

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : renversement du temps, réversibilité

Que devient cette équation si on inverse le sens du temps ainsi que le signe de la condition initiale ? Si l'équation reste inchangée, on parle d'invariance par renversement du temps du mouvement. Est-ce le cas ?

Voir l'indice

Remplacer t par -t et v_0 par -v_0 dans l'équation horaire x(t) et comparer à l'expression initiale.

Voir la réponse courte

Avec t \to -t et v_0 \to -v_0, x(-t) = \frac{qE_0}{2m}t^2 + v_0 t = x(t) : le mouvement est invariant par renversement du temps.

Voir le corrigé complet

D'après la question 1, la trajectoire selon l'axe Ox est donnée par :

x(t) = \frac{q E_0}{2m} t^2 + v_0 t

avec pour condition initiale la vitesse v(0) = v_0 et la position x(0) = 0.

Effectuons les deux modifications demandées :

  • inversion de la condition initiale de vitesse : v_0 \to -v_0 ;
  • inversion du sens du temps : t \to -t.

En appliquant ces substitutions à l'équation horaire, on obtient la nouvelle position :

\begin{aligned} x_{\text{rev}}(-t) &= \frac{q E_0}{2m} (-t)^2 + (-v_0)(-t) \\ &= \frac{q E_0}{2m} t^2 + v_0 t \\ &= x(t) \end{aligned}
\boxed{x_{\text{rev}}(-t) = x(t) \quad \text{: l'équation reste inchangée, il y a invariance par renversement du temps.}}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : frottement fluide, équation différentielle

Cette même particule (avec la même condition initiale que précédemment) est cette fois-ci soumise à un frottement fluide (caractérisé par la constante ) à la place du champ électrique. Établir l'équation horaire de la particule dans ces conditions.

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle du premier ordre en vitesse m\mathrm{d}v/\mathrm{d}t = -Kv, puis intégrer pour obtenir x(t).

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique dans le référentiel d'étude galiléen avec la force de frottement fluide \vec{F}_f = -K\vec{v}.
  2. Résoudre l'équation différentielle sur la vitesse avec la condition initiale \vec{v}(0) = v_0 \vec{u}_x.
  3. Intégrer la vitesse par rapport au temps en utilisant la position initiale \vec{r}(0) = \vec{0}.
Voir la réponse courte

Intégration de m\dot{v} + Kv = 0 puis de la vitesse : x(t) = \frac{mv_0}{K}(1 - e^{-Kt/m}).

Voir le corrigé complet

Le système étudié est la particule de masse m, assimilée à un point matériel, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.

La seule force agissant sur la particule est la force de frottement fluide :

\vec{F}_f = -K \vec{v}(t) \quad (K > 0)

D'après le principe fondamental de la dynamique :

m \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -K \vec{v}(t)

Les conditions initiales étant \vec{r}(0) = \vec{0} et \vec{v}(0) = v_0 \vec{u}_x, le mouvement est purement rectiligne selon l'axe (Ox), de sorte que y(t) = 0 et z(t) = 0 à tout instant.

En projetant sur \vec{u}_x, on obtient :

\frac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t} + \frac{K}{m} v_x = 0

L'intégration directe avec la condition initiale v_x(0) = v_0 conduit à :

v_x(t) = v_0 \, \mathrm{e}^{-\frac{K}{m} t}

Puisque v_x(t) = \dfrac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} et x(0) = 0, l'intégration donne :

\begin{aligned} x(t) &= \int_0^t v_x(t') \, \mathrm{d}t' \\ &= v_0 \left[ -\frac{m}{K} \mathrm{e}^{-\frac{K}{m} t'} \right]_0^t \\ &= \frac{m v_0}{K} \left( 1 - \mathrm{e}^{-\frac{K}{m} t} \right) \end{aligned}

L'équation horaire complète d'évolution s'écrit donc :

\boxed{\vec{r}(t) = \frac{m v_0}{K} \left( 1 - \mathrm{e}^{-\frac{K}{m} t} \right) \vec{u}_x}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : frottement fluide, irréversibilité

A-t-on invariance par renversement du temps dans cette configuration ?

Voir l'indice

Effectuer la transformation t \to -t et v_0 \to -v_0 : la présence du terme exponentiel rompt la symétrie.

Voir la stratégie

Appliquons à l'équation horaire obtenue à la question Q3 la même opération de renversement du temps que celle définie à la question Q2 : inversion du sens du temps (t \to -t) et inversion de la vitesse initiale (v_0 \to -v_0).

Voir la réponse courte

L'exponentielle e^{Kt/m} remplace e^{-Kt/m} lors de l'inversion du temps : le mouvement n'est pas invariant par renversement du temps.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q3, la position de la particule au cours du temps est donnée par :

x(t) = \frac{m v_0}{K} \left(1 - \mathrm{e}^{-\frac{K}{m}t}\right)

En inversant la condition initiale de vitesse (v_0 \to -v_0) et le sens d'écoulement du temps (t \to -t), la fonction devient :

\begin{aligned} x_{\text{rev}}(t) &= \frac{m (-v_0)}{K} \left(1 - \mathrm{e}^{-\frac{K}{m}(-t)}\right) \\ &= -\frac{m v_0}{K} \left(1 - \mathrm{e}^{\frac{K}{m}t}\right) \end{aligned}

Pour t \neq 0, cette expression est manifestement distincte de x(t) :

  • la trajectoire directe x(t) converge vers une position limite \frac{m v_0}{K} par amortissement exponentiel ;
  • l'expression x_{\text{rev}}(t) diverge exponentiellement lorsque t \to +\infty.

L'équation horaire n'est pas inchangée par cette transformation :

\boxed{\text{Il n'y a pas invariance par renversement du temps dans cette configuration.}}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : force conservative, dissipation d'énergie

Expliquer la différence fondamentale entre la force électrique et la force de frottement fluide qui conduit à cette différence de comportement vis-à-vis du renversement du temps. Mathématiquement, d'où vient cette différence ?

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Analyser l'ordre de dérivation par rapport au temps : la force électrique ne dépend pas de t, tandis que le frottement fait intervenir la dérivée première \mathrm{d}\vec{r}/\mathrm{d}t, impaire par renversement du temps.

Voir la réponse courte

La force de frottement dépend de la vitesse (dérivée première impaire par t \to -t) et dissipe de l'énergie mécanique, contrairement à la force électrique conservative.

Voir le corrigé complet

1. Différence physique fondamentale :

  • La force électrique \vec{F}_e = q\vec{E} est une force conservative (elle dérive de l'énergie potentielle E_p(x) = -q E_0 x). Le système est conservatif : l'énergie mécanique est conservée au cours du temps et le mouvement est réversible.
  • La force de frottement fluide \vec{F}_f = -K\vec{v} est une force dissipative (non conservative). Elle s'oppose continuellement au sens de déplacement de la particule et convertit de l'énergie mécanique en énergie thermique de manière irréversible, introduisant ainsi une « flèche du temps » macroscopique (second principe de la thermodynamique).

2. Origine mathématique : Considérons l'effet de la transformation temporelle t \to -t sur les grandeurs cinématiques :

\begin{aligned} \vec{r}(t) &\xrightarrow{t \to -t} \vec{r}(-t) \quad \text{(parité paire)} \\ \vec{v}(t) = \frac{\mathrm{d}\vec{r}}{\mathrm{d}t}(t) &\xrightarrow{t \to -t} \frac{\mathrm{d}\vec{r}}{\mathrm{d}(-t)}(-t) = -\vec{v}(-t) \quad \text{(parité impaire)} \\ \vec{a}(t) = \frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2}(t) &\xrightarrow{t \to -t} \frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}(-t)^2}(-t) = \vec{a}(-t) \quad \text{(parité paire)} \end{aligned}

L'accélération met en jeu une dérivée seconde par rapport au temps, invariante sous t \to -t.

  • Pour la force électrique, \vec{F}_e = qE_0 \vec{u}_x est indépendante de la vitesse :

    m \frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} = qE_0 \vec{u}_x \quad \xrightarrow{t \to -t} \quad m \frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} = qE_0 \vec{u}_x

    L'équation différentielle ne contient que des dérivées temporelles d'ordre pair (0 et 2) : elle est invariante par renversement du temps.

  • Pour la force de frottement fluide, la force dépend linéairement de la vitesse via une dérivée première temporelle d'ordre impair :

    m \frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} + K \frac{\mathrm{d}\vec{r}}{\mathrm{d}t} = \vec{0} \quad \xrightarrow{t \to -t} \quad m \frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} - K \frac{\mathrm{d}\vec{r}}{\mathrm{d}t} = \vec{0}

    L'équation différentielle est modifiée par le changement de signe du terme d'ordre 1 : la présence d'une dérivée temporelle d'ordre impair brise la symétrie par renversement du temps.

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Partie II : Ondes et renversement du temps

A · Renversement du temps et causalité

Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : équation de d'alembert, réversibilité

Supposons que est une solution de cette équation. Est-ce que l'est aussi ? Qu'est-ce que cela signifie physiquement ?

Voir l'indice

Remarquer que l'équation d'ondes ne contient qu'une dérivée seconde temporelle \partial^2/\partial t^2, invariante sous t \to -t.

Voir la stratégie
  1. Introduire le champ v(x,t) = u(x,-t) et calculer ses dérivées partielles spatiales et temporelles pour tester s'il vérifie l'équation de d'Alembert à une dimension.
  2. Interpréter physiquement cette propriété en termes d'invariance par renversement du temps et de réversibilité de la propagation des ondes en milieu non dissipatif.
Voir la réponse courte

L'équation de d'Alembert ne comporte qu'une dérivée temporelle seconde : u(x,-t) est solution, traduisant la réversibilité temporelle de la propagation non amortie.

Voir le corrigé complet

À une dimension d'espace, l'équation de d'Alembert s'écrit :

\frac{\partial^{2} u}{\partial x^{2}}(x, t) - \frac{1}{c_{0}^{2}} \frac{\partial^{2} u}{\partial t^{2}}(x, t) = 0

Posons la fonction v(x, t) = u(x, -t). En dérivant par rapport aux coordonnées d'espace et de temps, on obtient :

\begin{aligned} \frac{\partial^{2} v}{\partial x^{2}}(x, t) &= \frac{\partial^{2} u}{\partial x^{2}}(x, -t) \\ \frac{\partial v}{\partial t}(x, t) &= -\frac{\partial u}{\partial t}(x, -t) \\ \frac{\partial^{2} v}{\partial t^{2}}(x, t) &= (-1)^{2} \frac{\partial^{2} u}{\partial t^{2}}(x, -t) = \frac{\partial^{2} u}{\partial t^{2}}(x, -t) \end{aligned}

En injectant ces dérivées dans l'opérateur d'onde, il vient :

\frac{\partial^{2} v}{\partial x^{2}}(x, t) - \frac{1}{c_{0}^{2}} \frac{\partial^{2} v}{\partial t^{2}}(x, t) = \left[ \frac{\partial^{2} u}{\partial x^{2}} - \frac{1}{c_{0}^{2}} \frac{\partial^{2} u}{\partial t^{2}} \right]_{(x, -t)} = 0

puisque u(x, t) est solution de l'équation d'ondes pour tout instant.

\boxed{u(x, -t) \text{ est également solution de l'équation de d'Alembert.}}

Signification physique : L'équation de d'Alembert est invariante par renversement du temps (t \to -t). Les phénomènes de propagation sans dissipation décrits par cette équation sont donc temporellement réversibles : le « film » de la propagation d'une onde passé à l'envers constitue une solution physiquement admissible de l'équation d'ondes.

En particulier, une onde se propageant vers les x croissants selon f(t - x/c_0) devient, après renversement du temps, f(-t - x/c_0) = f(-(t + x/c_0)), ce qui correspond à une onde se propageant en sens inverse, vers les x décroissants, en parcourant à rebours la trajectoire suivie lors de l'émission.

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation

Notions : onde progressive, causalité

On place en une source qui émet un signal temporel . Cette émission donne naissance à une onde se propageant vers les positifs et une onde se propageant vers les négatifs, et pour des raisons de symétrie ces deux ondes doivent avoir la même amplitude. Donner la solution analytique , dite solution causale, à ce problème en séparant les cas et . Expliquer à quoi correspondent les différents termes de cette solution.

Voir l'indice

Exprimer l'onde sous la forme générale de d'Alembert d'ondes progressives s'éloignant de la source pour x>0 et x<0.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la solution générale de l'équation de d'Alembert unidimensionnelle en termes d'ondes progressives.
  2. Imposer la condition de causalité (ondes divergentes issues de la source en x=0) et la condition de symétrie pour exprimer u_0(x,t) pour x > 0 et x < 0.
  3. Interpréter physiquement chaque terme (sens de propagation, retard temporel).
Voir la réponse courte

Pour x > 0, u_0(x,t) = \frac{1}{2}s(t - x/c) et pour x < 0, u_0(x,t) = \frac{1}{2}s(t + x/c), décrivant deux ondes divergentes causales.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de d'Alembert unidimensionnelle établie à la question précédente :

\frac{\partial^2 u}{\partial x^2} - \frac{1}{c_0^2}\frac{\partial^2 u}{\partial t^2} = 0

la solution générale s'écrit sous la forme de deux ondes progressives :

u(x,t) = f\left(t - \frac{x}{c_0}\right) + g\left(t + \frac{x}{c_0}\right)

où f représente une onde se propageant vers les x croissants et g une onde se propageant vers les x décroissants.

Pour respecter la causalité, la perturbation reçue en un point de l'espace doit provenir de la source située en x = 0 et s'en éloigner :

  • pour x > 0, l'onde doit se propager vers les x croissants, donc g = 0 ;
  • pour x < 0, l'onde doit se propager vers les x décroissants, donc f = 0.

La source en x = 0 émet le signal temporel s(t). Par symétrie spatiale, l'amplitude émise de part et d'autre est identique, ce qui donne la solution causale u_0(x, t \ge 0) :

\boxed{ u_0(x, t \ge 0) = \begin{cases} s\left(t - \dfrac{x}{c_0}\right) & \text{pour } x > 0 \\[8pt] s\left(t + \dfrac{x}{c_0}\right) & \text{pour } x < 0 \end{cases} }

que l'on peut synthétiser sous la forme u_0(x, t \ge 0) = s\left(t - \dfrac{|x|}{c_0}\right).

Interprétation des termes :

  • Pour x > 0 : le terme s\left(t - \dfrac{x}{c_0}\right) correspond à une onde progressive se propageant dans le sens des x croissants à la vitesse c_0. La perturbation en (x,t) reproduit fidèlement celle émise par la source avec un retard temporel \tau = \dfrac{x}{c_0} > 0.
  • Pour x < 0 : le terme s\left(t + \dfrac{x}{c_0}\right) correspond à une onde progressive se propageant dans le sens des x décroissants à la vitesse c_0. La perturbation reproduit le signal de la source avec un retard \tau = \dfrac{|x|}{c_0} = -\dfrac{x}{c_0} > 0.

Résultat

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Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation

Notions : onde progressive, onde convergente

On effectue l'opération de renversement du temps (). Comment s'écrit l'onde, dite non-causale, ? Interpréter le résultat.

Voir l'indice

Poser t=-t' dans la solution causale pour obtenir des ondes se propageant en sens inverse, qui convergent vers la source.

Voir la stratégie
  1. Effectuer le changement de variable t = -t' dans l'expression causale de u_0(x, t) établie à la question précédente.
  2. Identifier le sens de propagation de chaque onde à partir de la forme canonique de d'Alembert (t' \pm x/c_0) pour en donner l'interprétation physique.
Voir la réponse courte

u_0(x,-t) = \frac{1}{2}s(-t \mp x/c) décrit des ondes convergentes se propageant vers l'origine et s'y focalisant à l'instant t = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, la solution causale pour t \ge 0 s'écrit :

u_0(x, t) = \begin{cases} s\!\left(t - \dfrac{x}{c_0}\right) & \text{pour } x > 0 \\[8pt] s\!\left(t + \dfrac{x}{c_0}\right) & \text{pour } x < 0 \end{cases}

En effectuant le renversement du temps t' = -t (soit t = -t' \ge 0 pour t' \le 0), l'onde s'écrit en fonction de la nouvelle variable temporelle t' :

\boxed{ u_0(x, t' \le 0) = \begin{cases} s\!\left(-\left(t' + \dfrac{x}{c_0}\right)\right) & \text{pour } x > 0 \\[8pt] s\!\left(-\left(t' - \dfrac{x}{c_0}\right)\right) & \text{pour } x < 0 \end{cases} }

ou de façon condensée :

\boxed{u_0(x, t' \le 0) = s\!\left(-\left(t' + \dfrac{|x|}{c_0}\right)\right)}

Interprétation du résultat :

  • Sens de propagation : Pour x > 0, l'argument est de la forme f(t' + x/c_0), ce qui correspond à une onde régressive se propageant vers les x décroissants (vers x = 0). Pour x < 0, l'argument est de la forme g(t' - x/c_0), ce qui correspond à une onde progressive se propageant vers les x croissants (vers x = 0).
  • Convergence et refocalisation : Au lieu de s'éloigner de la source, les ondes proviennent de l'infini et convergent vers l'origine x=0, où elles se concentrent parfaitement à l'instant t'=0.
  • Non-causalité : Le champ existe pour t' \le 0 avant même l'instant t'=0 où se produit la recombinaison : il s'agit d'une onde « avancée » (ou anti-causale), correspondant au déroulement du film de la propagation en sens inverse.

Résultat

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B · Passage d'une interface

Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : onde incidente, réflexion et transmission

On considère une interface en séparant 2 milieux de célérités respectives pour et pour . On suppose une onde incidente d'amplitude 1 sur cette interface depuis . Elle donne naissance à une onde transmise d'amplitude et une onde réfléchie d'amplitude comme représenté sur le schéma suivant :

[Figure]

Combien d'ondes sont incidentes sur l'interface ? Et combien d'ondes en repartent ?

Voir l'indice

Poser le bilan d'amplitude des ondes incidente, réfléchie et transmise en x=0.

Voir la réponse courte

Une seule onde est incidente depuis x = -\infty, et deux ondes repartent de l'interface (une réfléchie et une transmise).

Voir le corrigé complet

Le point 9 de l'énoncé est un paragraphe introductif qui pose le cadre et définit les notations pour le passage d'une onde à travers une interface séparant deux milieux :

  • pour x \le 0, le milieu possède une célérité c_1 ;
  • pour x > 0, le milieu possède une célérité c_2 ;
  • une onde incidente d'amplitude 1 se propageant selon les x croissants depuis x = -\infty atteint l'interface en x = 0 et donne naissance à une onde réfléchie d'amplitude r_{12} (se propageant vers x = -\infty) et une onde transmise d'amplitude t_{12} (se propageant vers x = +\infty).

Dans cette situation directe (avant renversement temporel) :

  • il y a une seule onde incidente sur l'interface (d'amplitude 1) ;
  • il y a deux ondes qui en repartent : l'onde réfléchie (d'amplitude r_{12}) et l'onde transmise (d'amplitude t_{12}).
\boxed{\text{Situation directe : 1 onde incidente, 2 ondes émergentes (1 réfléchie, 1 transmise).}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 10

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : renversement du temps, réflexion et transmission

Faire le schéma de la situation précédente en supposant un renversement du temps (on pensera à bien préciser les différentes amplitudes des ondes en jeu). Combien d'ondes sont incidentes sur l'interface ? Et combien d'ondes en repartent ?

Voir l'indice

Inverser le sens de propagation de chaque onde sans modifier son amplitude : les ondes émergentes deviennent incidentes et vice-versa.

Voir la stratégie
  1. L'opération de renversement du temps t \to -t inverse le sens de propagation de chaque composante ondulatoire (f(t \mp x/c) \to f(-t \mp x/c) = f(-(t \pm x/c))).
  2. Les ondes qui s'éloignaient de l'interface deviennent des ondes convergeant vers celle-ci (ondes incidentes), et l'onde initialement incidente devient une onde qui s'en éloigne (onde émergente).
  3. Tracer le schéma équivalent en conservant les amplitudes associées à chaque onde.
Voir la réponse courte

Par renversement temporel, deux ondes sont incidentes (amplitudes r_{12} et t_{12}) et une seule repart vers la gauche (amplitude 1).

Voir le corrigé complet

Lors d'un renversement du temps, le sens de propagation de chaque onde est inversé, tandis que leurs amplitudes restent inchangées :

  • l'onde réfléchie initiale (amplitude r_{12}, se propageant vers la gauche dans le milieu 1) devient une onde se propageant vers la droite, donc incidente sur l'interface depuis x < 0 ;
  • l'onde transmise initiale (amplitude t_{12}, se propageant vers la droite dans le milieu 2) devient une onde se propageant vers la gauche, donc incidente sur l'interface depuis x > 0 ;
  • l'onde incidente initiale (amplitude 1, venant de la gauche) devient une onde émergeant de l'interface et se propageant vers la gauche dans le milieu 1 ;
  • aucune onde ne se propage vers les x > 0 fuyant l'interface (amplitude nulle pour x \to +\infty).

On représente la situation sur le schéma ci-dessous :

À l'issue du renversement du temps :

\boxed{\text{Il y a 2 ondes incidentes sur l'interface, et 1 seule onde en repart.}}

Plus précisément :

  • les deux ondes incidentes sont d'amplitude r_{12} (venant de x = -\infty) et d'amplitude t_{12} (venant de x = +\infty) ;
  • l'unique onde qui repart est d'amplitude 1, dans le milieu 1 (vers x = -\infty).

Résultat

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Question 11

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : relation de stokes, réflexion et transmission

On note et les coefficients de réflexion et de transmission dans la situation duale de la précédente où l'onde incidente d'amplitude 1 provient de . En réécrivant la situation renversée temporellement, qui a été analysée à la question précédente, comme une superposition de deux situations usuelles de transmission/réflexion évaluer et en fonction de et .

Voir l'indice

Superposer les réponses à l'onde venant de gauche d'amplitude r_{12} et à l'onde venant de droite d'amplitude t_{12}, puis identifier à la situation renversée.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la situation obtenue par renversement du temps (question Q10) : deux ondes incidentes sur l'interface (d'amplitude r_{12} venant de x < 0 et d'amplitude t_{12} venant de x > 0), donnant naissance à une unique onde émergente d'amplitude 1 vers x = -\infty et aucune onde vers x = +\infty.
  2. Décomposer cette situation en la superposition linéaire de deux problèmes canoniques :

    • une onde incidente d'amplitude r_{12} venant de x \le 0 ;
    • une onde incidente d'amplitude t_{12} venant de x > 0.
  3. Identifier les amplitudes des ondes émergentes dans chaque milieu et en déduire r_{21} et t_{21} (relations de Stokes).
Voir la réponse courte

Écriture de la superposition des diffusions : identification des termes menant aux relations de Stokes r_{21} = -r_{12} et t_{12}t_{21} = 1 - r_{12}^2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, la situation renversée temporellement comprend deux ondes incidentes convergeant vers l'interface en x = 0 :

  • une onde d'amplitude r_{12} se propageant vers les x > 0 depuis le milieu 1 (x \le 0) ;
  • une onde d'amplitude t_{12} se propageant vers les x < 0 depuis le milieu 2 (x > 0).

Par linéarité de l'équation d'ondes, cette configuration est la superposition de deux situations élémentaires :

  1. Onde incidente d'amplitude r_{12} venant de la gauche (x \le 0) :

    • onde réfléchie se propageant vers x < 0 dans le milieu 1, d'amplitude r_{12} \times r_{12} = r_{12}^2 ;
    • onde transmise se propageant vers x > 0 dans le milieu 2, d'amplitude r_{12} \times t_{12}.
  2. Onde incidente d'amplitude t_{12} venant de la droite (x > 0) :

    • onde réfléchie se propageant vers x > 0 dans le milieu 2, d'amplitude t_{12} \times r_{21} ;
    • onde transmise se propageant vers x < 0 dans le milieu 1, d'amplitude t_{12} \times t_{21}.

En sommant les contributions des ondes repartant de part et d'autre de l'interface :

  • Dans le milieu 2 (x > 0), l'amplitude totale de l'onde se propageant vers les x croissants vaut :

    A_{2,\text{repartant}} = r_{12} t_{12} + t_{12} r_{21} = t_{12}(r_{12} + r_{21})

    Or, dans l'état renversé temporellement, aucune onde ne s'éloigne vers x = +\infty, donc A_{2,\text{repartant}} = 0. Comme t_{12} \neq 0, on obtient :

    \boxed{r_{21} = -r_{12}}
  • Dans le milieu 1 (x \le 0), l'amplitude totale de l'onde se propageant vers les x décroissants vaut :

    A_{1,\text{repartant}} = r_{12}^2 + t_{12} t_{21}

    Cette onde doit reproduire l'onde initiale retournée, d'amplitude 1 :

    r_{12}^2 + t_{12} t_{21} = 1

    soit :

    \boxed{t_{21} = \frac{1 - r_{12}^2}{t_{12}}}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : coefficient de fresnel, relation de stokes

Ces relations sont-elles vérifiées dans le cas d'une onde optique se propageant vers une interface entre un milieu d'indice et un milieu d'indice ?

Voir l'indice

Vérifier les formules de Fresnel en incidence normale : r_{12}=(n_1-n_2)/(n_1+n_2) et t_{12}=2n_1/(n_1+n_2).

Voir la stratégie
  1. Rappeler les expressions des coefficients de Fresnel en amplitude pour le champ électrique sous incidence normale à l'interface entre deux milieux d'indices n_1 et n_2.
  2. Tester la première relation r_{21} = -r_{12}.
  3. Tester la seconde relation t_{12} t_{21} = 1 - r_{12}^2.
Voir la réponse courte

Les coefficients de Fresnel sous incidence normale vérifient bien r_{21} = -r_{12} et t_{12}t_{21} = 1 - r_{12}^2.

Voir le corrigé complet

Considérons une onde lumineuse sous incidence normale à l'interface séparant deux milieux diélectriques transparents d'indices n_1 et n_2. Pour le champ électrique, les coefficients de Fresnel en amplitude s'écrivent :

r_{12} = \frac{n_1 - n_2}{n_1 + n_2} \quad \text{et} \quad t_{12} = \frac{2n_1}{n_1 + n_2}

Pour une onde incidente provenant du second milieu vers le premier, les rôles de n_1 et n_2 sont permutés :

r_{21} = \frac{n_2 - n_1}{n_1 + n_2} \quad \text{et} \quad t_{21} = \frac{2n_2}{n_1 + n_2}

Vérifions les deux relations de Stokes établies à la question Q11 :

  • Pour les coefficients de réflexion :

    r_{21} = \frac{n_2 - n_1}{n_1 + n_2} = - \frac{n_1 - n_2}{n_1 + n_2} = -r_{12}
  • Pour les coefficients de transmission :

    \begin{aligned} t_{12} \, t_{21} &= \left(\frac{2n_1}{n_1 + n_2}\right) \left(\frac{2n_2}{n_1 + n_2}\right) = \frac{4n_1 n_2}{(n_1 + n_2)^2} \\ 1 - r_{12}^2 &= 1 - \left(\frac{n_1 - n_2}{n_1 + n_2}\right)^2 = \frac{(n_1 + n_2)^2 - (n_1 - n_2)^2}{(n_1 + n_2)^2} = \frac{4n_1 n_2}{(n_1 + n_2)^2} \end{aligned}

    On a donc bien t_{12} \, t_{21} = 1 - r_{12}^2, ce qui équivaut à t_{21} = \frac{1 - r_{12}^2}{t_{12}}.

\boxed{\text{Ces relations sont parfaitement vérifiées dans le cas d'une onde optique.}}

Résultat

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Partie III : Miroir à retournement temporel en milieu homogène

A · Considérations temporelles

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation

Notions : retard temporel, onde progressive

Dans la première phase, notre miroir situé en enregistre le signal reçu lorsque la source située en émet un signal . Donner l'expression de .

Voir l'indice

Appliquer le retard de propagation associé à la distance x_0 parcourue à la célérité c_0.

Voir la réponse courte

Propagation de l'onde divergente de 0 à x_0 avec le temps de vol x_0/c_0 : R(t) = \frac{1}{2}s(t - x_0/c_0).

Voir le corrigé complet

Dans le milieu homogène de célérité c_0, la source ponctuelle située en x = 0 émet un signal s(t). D'après la solution causale établie à la question 7, l'onde progressive se propageant vers les x croissants s'écrit pour tout x > 0 :

u(x, t) = s\left(t - \frac{x}{c_0}\right)

Le miroir M, placé en x_0 > 0, enregistre la perturbation locale au cours du temps. Le signal reçu s'exprime donc simplement comme le signal émis retardé de la durée de propagation \tau_0 = \frac{x_0}{c_0} :

\boxed{R(t) = s\left(t - \frac{x_0}{c_0}\right)}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation

Notions : miroir à retournement temporel, retard temporel

Ce signal est enregistré pendant un temps (choisi suffisamment long afin que la totalité du signal issu de la source soit arrivé). Puis, à l'instant , réémet le signal qu'il a reçu, mais en le lisant avec une chronologie inverse (ce qui est arrivé juste avant est émis quasi-immédiatement alors que ce qui avait été reçu proche de est maintenant émis proche de l'instant ). Dessiner sur un axe temporel allant de 0 à , le signal (choisir la forme), puis le signal , et enfin le signal que va émettre le miroir à retournement temporel.

Voir l'indice

Représenter l'inversion temporelle par une symétrie axiale du profil temporel par rapport à l'instant de retournement.

Voir la stratégie
  1. Choisir un signal source s(t) asymétrique et de durée brève devant T, de sorte que l'inversion temporelle soit immédiatement visible graphiquement.
  2. Représenter R(t) = s\left(t - \frac{x_0}{c_0}\right), qui correspond au signal source simplement retardé de la durée de propagation \tau_0 = \frac{x_0}{c_0} < T.
  3. Déterminer la loi de réémission R_{\mathrm{RT}}(t) = R(2T - t) pour t \in [T, 2T] et en déduire le retournement de la forme d'onde ainsi que son positionnement temporel.
Voir la réponse courte

Tracé de s(t) émis en 0, de R(t) retardé de x_0/c_0, et de R_{RT}(t) retourné temporellement entre T et 2T.

Voir le corrigé complet

Pour visualiser sans ambiguïté l'effet du retournement temporel, choisissons un signal émis s(t) asymétrique, non nul sur un intervalle [0, \tau] avec \tau \ll T, présentant par exemple une montée douce suivie d'une redescente abrupte.

  • Signal émis s(t) : localisé au voisinage de t = 0, sur [0, \tau].
  • Signal reçu R(t) : d'après la question précédente, R(t) = s\left(t - \frac{x_0}{c_0}\right). Il est décalé d'une durée \tau_0 = \frac{x_0}{c_0}. Il est donc localisé sur l'intervalle \left[\frac{x_0}{c_0}, \, \frac{x_0}{c_0} + \tau\right] \subset [0, T].
  • Signal réémis R_{\mathrm{RT}}(t) : le miroir réémet entre t = T et t = 2T en inversant la chronologie. L'événement reçu à l'instant t' est réémis à l'instant t = T + (T - t') = 2T - t'. On a donc :

    R_{\mathrm{RT}}(t) = R(2T - t) \quad \text{pour } t \in [T, 2T]

    Le signal est ainsi non nul pour 2T - t \in \left[\frac{x_0}{c_0}, \, \frac{x_0}{c_0} + \tau\right], c'est-à-dire pour :

    t \in \left[2T - \frac{x_0}{c_0} - \tau, \, 2T - \frac{x_0}{c_0}\right]

    La forme d'onde est inversée dans le temps : le front raide arrive désormais en premier, suivi de la pente douce.

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Question 15

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation

Notions : miroir à retournement temporel, changement de variable

Donner l'expression de en fonction du signal évalué à un instant que l'on précisera en fonction de et .

Voir l'indice

Écrire la relation formelle R_{\mathrm{RT}}(t) = R(2T-t) puis substituer l'expression de R(t) obtenue à la question 13.

Voir la réponse courte

Le miroir inverse la chronologie : R_{RT}(t) = R(2T - t) = \frac{1}{2}s(2T - t - x_0/c_0), d'où t' = 2T - t - x_0/c_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q14, le miroir à retournement temporel réémet entre les instants t = T et t = 2T le signal enregistré selon une chronologie inversée, soit :

R_{\mathrm{RT}}(t) = R(2T - t)

D'après la question Q13, le signal enregistré par le miroir situé en x_0 s'exprime en fonction de l'émission s par :

R(\tau) = s\left(\tau - \frac{x_0}{c_0}\right)

En substituant \tau = 2T - t, on obtient directement :

R_{\mathrm{RT}}(t) = s\left(2T - t - \frac{x_0}{c_0}\right)

Le signal réémis s'écrit donc sous la forme R_{\mathrm{RT}}(t) = s(t'), avec :

\boxed{t' = 2T - t - \frac{x_0}{c_0}}

Résultat

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Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation

Notions : onde progressive, miroir à retournement temporel

Suite à l'émission de par le point , des ondes se propagent dans notre milieu unidimensionnel, mais on ne va se concentrer que sur les ondes produites pour (on oublie les ondes partant dans la direction ). Écrire le champ d'onde créé pour suite à l'émission de à nouveau en fonction du signal évalué à un nouvel instant que l'on précisera en fonction de et .

Voir l'indice

Prendre en compte le nouveau retard de propagation pour une onde se propageant de x_0 vers x \le x_0 à la célérité c_0.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le temps de propagation d'une onde se propageant depuis la position du miroir x = x_0 vers un point d'abscisse x \le x_0.
  2. Exprimer le champ u_{\mathrm{RT}}(x, t) sous la forme d'une onde progressive se propageant vers les x décroissants issue de la source en x_0, puis utiliser l'expression de R_{\mathrm{RT}} établie à la question Q15.
Voir la réponse courte

Propagation vers les x décroissants avec un retard (x_0 - x)/c_0 : u_{RT}(x,t) = \frac{1}{4}s(2T - t - 2x_0/c_0 + x/c_0).

Voir le corrigé complet

Le miroir situé en x = x_0 émet à partir de t = T le signal temporel R_{\mathrm{RT}}(t).

Pour la région x \le x_0, l'onde se propage dans le sens des x décroissants (vers la gauche). La distance parcourue depuis le point d'émission x_0 jusqu'à un point d'abscisse x est x_0 - x \ge 0. La durée de propagation associée est donc :

\Delta t = \frac{x_0 - x}{c_0}

Le champ d'onde créé pour x \le x_0 s'écrit ainsi :

u_{\mathrm{RT}}(x, t) = R_{\mathrm{RT}}\left(t - \frac{x_0 - x}{c_0}\right)

D'après le résultat de la question Q15, le signal réémis par le miroir s'exprime en fonction de s selon :

R_{\mathrm{RT}}(\theta) = s\left(2T - \theta - \frac{x_0}{c_0}\right)

En évaluant cette expression en \theta = t - \dfrac{x_0 - x}{c_0}, l'argument t' du signal source s devient :

\begin{aligned} t' &= 2T - \left(t - \frac{x_0 - x}{c_0}\right) - \frac{x_0}{c_0} \\ &= 2T - t + \frac{x_0 - x}{c_0} - \frac{x_0}{c_0} \\ &= 2T - t - \frac{x}{c_0} \end{aligned}

Les termes en x_0 se compensent exactement. On en déduit l'expression du champ d'onde :

\boxed{u_{\mathrm{RT}}(x, t) = s\left(t'\right) \quad \text{avec} \quad t' = 2T - t - \frac{x}{c_0}}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation

Notions : refocalisation temporelle, retournement temporel

Que vaut le signal reçu en ? Comment ce résultat est-il présenté sur la figure en début d'énoncé ?

Voir l'indice

Évaluer u_{\mathrm{RT}}(0, t) et faire le lien avec le mot prononcé à l'envers redevenant intelligible à l'arrivée.

Voir la stratégie
  1. Évaluer le champ u_{\mathrm{RT}}(x, t) obtenu à la question Q16 en x = 0 pour déterminer s_{\mathrm{RT}}(t).
  2. Interpréter la dépendance temporelle obtenue (t \mapsto 2T - t) et faire le lien avec l'illustration humoristique de Mathias Fink présentée en début d'énoncé.
Voir la réponse courte

En x = 0, s_{RT}(t) = \frac{1}{4}s(2T - 2x_0/c_0 - t) : on retrouve l'impulsion initiale retournée en temps au temps focal 2T - 2x_0/c_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, le champ d'onde réémis par le miroir situé en x_0 s'écrit, pour tout x \le x_0 :

u_{\mathrm{RT}}(x, t) = s\left(2T - t - \frac{x}{c_0}\right)

Le signal s_{\mathrm{RT}}(t) reçu à l'emplacement de la source initiale en x = 0 s'obtient en évaluant ce champ en x = 0 :

\boxed{s_{\mathrm{RT}}(t) = s(2T - t)}

Ce signal correspond exactement au signal d'origine s(t), mais lu en chronologie inversée (renversement du temps) et centré autour de l'instant caractéristique t = 2T.

Sur la figure en début d'énoncé (illustration issue des travaux de Mathias Fink) :

  • Focalisation spatiale : L'onde sonore émise par le personnage (la source) se propage vers la droite jusqu'au miroir à retournement temporel (matérialisé par la ligne jaune). Après retournement, l'onde revient se focaliser précisément sur la source d'origine (la bouche/l'oreille du personnage).
  • Retournement temporel : Le mot initialement prononcé « HELLO » revient vers le locuteur. En toute rigueur physique, le signal reçu étant s(2T-t), la fin du mot arrive en premier et le début en dernier : le son est perçu à l'envers (phonétiquement inversé). L'illustration montre le paquet d'ondes sonore qui revient directement sur l'émetteur après avoir « revécu son passé ».

Résultat

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Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation

Notions : superposition d'ondes, miroir à retournement temporel

Dans la situation précédente, nous n'avons pas recréé l'intégralité de la solution souhaitée. En effet, il nous faut également récupérer l'information partie en direction de . Ainsi, on place un deuxième miroir à renversement du temps en qui émet en même temps que le miroir placé en . Calculer le nouveau champ global résultant pour .

Voir l'indice

Additionner les contributions retardées identiques issues des deux miroirs situés en +x_0 et -x_0.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le signal R_-(t) enregistré par le second miroir en x = -x_0, puis en déduire le signal réémis R_{\mathrm{RT},-}(t) selon le même protocole de retournement temporel qu'en x = x_0.
  2. Exprimer le champ d'onde créé pour x \ge -x_0 par ce second miroir se propageant vers les x croissants.
  3. Appliquer le principe de superposition pour obtenir le champ total u_{\mathrm{RT2}}(x, t) dans l'intervalle [-x_0, x_0].
Voir la réponse courte

Somme des contributions des deux miroirs symétriques se propageant en sens opposés vers l'intervalle [-x_0, x_0].

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de la solution causale établie à la question Q7, pour x < 0, le champ créé par la source en x = 0 vaut :

u_0(x, t) = s\left(t + \frac{x}{c_0}\right)

Le miroir situé en x = -x_0 enregistre donc le signal :

R_-(t) = u_0(-x_0, t) = s\left(t - \frac{x_0}{c_0}\right) = R(t)

Par symétrie, ce signal est identique à celui enregistré par le miroir situé en x = x_0.

Le miroir en x = -x_0 réémet ce signal en chronologie inverse entre T et 2T selon la même loi temporelle (question Q14 et Q15) :

R_{\mathrm{RT},-}(t) = R_-(2T - t) = s\left(2T - t - \frac{x_0}{c_0}\right)

Ce miroir émet pour x \ge -x_0 une onde se propageant vers les x croissants à la célérité c_0. La distance parcourue par cette onde pour atteindre le point d'abscisse x est d_- = x - (-x_0) = x + x_0, ce qui correspond à un retard de propagation :

\tau_- = \frac{x + x_0}{c_0}

Le champ généré par ce second miroir s'écrit donc, pour x \ge -x_0 :

\begin{aligned} u_{\mathrm{RT},-}(x, t) &= R_{\mathrm{RT},-}\left(t - \frac{x + x_0}{c_0}\right) \\ &= s\left(2T - \left(t - \frac{x + x_0}{c_0}\right) - \frac{x_0}{c_0}\right) \\ &= s\left(2T - t + \frac{x}{c_0}\right) \end{aligned}

Par principe de superposition, le champ global résultant dans la zone -x_0 \le x \le x_0 est la somme du champ émis par le miroir en x_0 (noté u_{\mathrm{RT}}(x, t) à la question Q16) et de celui émis par le miroir en -x_0 :

u_{\mathrm{RT2}}(x, t) = u_{\mathrm{RT}}(x, t) + u_{\mathrm{RT},-}(x, t)

d'où :

\boxed{u_{\mathrm{RT2}}(x, t) = s\left(2T - t - \frac{x}{c_0}\right) + s\left(2T - t + \frac{x}{c_0}\right)}

Résultat

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Question 19

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation

Notions : onde convergente, onde divergente

On imagine que correspond à une impulsion brève (relativement à tous les autres temps en jeu dans ce problème). Représenter le champ à plusieurs instants autour du temps caractéristique . À un changement d'origine du temps près, identifier les solutions causales et anti-causales présentées précédemment.

Voir l'indice

Tracer les fronts d'onde convergeant vers l'origine pour t < 2T puis divergeant de l'origine pour t > 2T.

Voir la stratégie
  1. Identifier la trajectoire et le sens de propagation de chacun des deux termes du champ u_{\mathrm{RT2}}(x,t) issu de la question Q18.
  2. Représenter l'allure spatiale du champ à trois instants significatifs : avant la focalisation (t < 2T), à l'instant de focalisation (t = 2T), et après la focalisation (t > 2T).
  3. Effectuer le changement d'origine temporelle \tau = t - 2T pour comparer les expressions obtenues à celles des solutions causale (Q7) et anti-causale (Q8).
Voir la réponse courte

Deux impulsions convergent vers l'origine pour t < 2T (onde anti-causale), s'y superposent à t = 2T, puis divergent pour t > 2T (onde causale).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q18, le champ total dans l'intervalle -x_0 \le x \le x_0 s'écrit :

u_{\mathrm{RT2}}(x, t) = s\left(2T - t - \frac{x}{c_0}\right) + s\left(2T - t + \frac{x}{c_0}\right)

L'impulsion s étant très brève, chaque terme est non nul uniquement lorsque son argument est proche de 0 :

  • Le premier terme est localisé en x_1(t) = c_0(2T - t). Sa vitesse est \dfrac{\mathrm{d}x_1}{\mathrm{d}t} = -c_0 : c'est une onde se propageant vers les x décroissants (vers la gauche).
  • Le second terme est localisé en x_2(t) = -c_0(2T - t). Sa vitesse est \dfrac{\mathrm{d}x_2}{\mathrm{d}t} = +c_0 : c'est une onde se propageant vers les x croissants (vers la droite).

Posons la variable temporelle centrée \tau = t - 2T :

  • Pour \tau \le 0 (t \le 2T) : les deux impulsions convergent vers l'origine :

    u_{\mathrm{RT2}}(x, t) = \begin{cases} s\left(-\left(\tau + \dfrac{x}{c_0}\right)\right) & \text{pour } x > 0 \\[6pt] s\left(-\left(\tau - \dfrac{x}{c_0}\right)\right) & \text{pour } x < 0 \end{cases}

    En identifiant \tau au temps renversé t' de la question Q8, on reconnaît exactement la solution anti-causale (ou non-causale) convergente vers la source.

  • Pour \tau \ge 0 (t \ge 2T) : les deux impulsions se sont croisées en x = 0 et s'éloignent de l'origine :

    u_{\mathrm{RT2}}(x, t) = \begin{cases} s\left(-\left(\tau - \dfrac{x}{c_0}\right)\right) & \text{pour } x > 0 \\[6pt] s\left(-\left(\tau + \dfrac{x}{c_0}\right)\right) & \text{pour } x < 0 \end{cases}

    En posant \tilde{s}(\tau) = s(-\tau), ces expressions correspondent à la solution causale divergente de la question Q7 émise depuis l'origine en \tau = 0.

\boxed{ \begin{aligned} \text{Pour } t \le 2T &\quad (\tau \le 0) : \text{ solution anti-causale (ondes convergentes vers la source en } x=0\text{)} \\ \text{Pour } t \ge 2T &\quad (\tau \ge 0) : \text{ solution causale (ondes divergentes issues de la source en } x=0\text{)} \end{aligned} }

Résultat

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Question 20

DifficileTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : puits d'onde, absorption

Que faudrait-il faire au niveau de la source pour ne recréer que la solution anti-causale (à savoir avoir un champ nul pour ).

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Réfléchir à la condition aux limites en x=0 : pour empêcher l'émission d'une onde divergente après focalisation, la source doit absorber totalement l'énergie incidente.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'origine du champ pour t \ge 2T : en milieu libre et linéaire, les ondes convergentes se croisent en x = 0 à l'instant t = 2T sans interagir, puis continuent leur propagation en s'éloignant de l'origine sous forme d'ondes divergentes.
  2. En déduire la modification physique requise en x = 0 pour éliminer ces ondes divergentes après la focalisation.
Voir la réponse courte

Il faut introduire en x = 0 un absorbeur parfait (puits d'onde) dissipant totalement l'énergie de l'impulsion convergente dès son arrivée à t = 2T.

Voir le corrigé complet

Pour t < 2T, les deux ondes émises par les miroirs en x = \pm x_0 convergent vers l'origine x = 0 (comportement anti-causal). À l'instant t = 2T, elles se superposent exactement au point source.

En l'absence d'intervention en x = 0, ces deux paquets d'ondes se croisent librement et poursuivent leur propagation en s'éloignant de l'origine : l'onde venue de la droite part vers la gauche (x < 0) et celle venue de la gauche part vers la droite (x > 0). Cela donne naissance à l'onde divergente observée pour t \ge 2T (comportement causal).

Pour obtenir un champ strictement nul pour t \ge 2T, il faut empêcher les ondes de repartir depuis x = 0. Il faudrait donc :

\boxed{\text{Faire fonctionner la source située en } x = 0 \text{ comme un \textbf{puits d'ondes} (absorbeur parfait)}}

afin qu'elle absorbe l'intégralité de l'énergie incidente au moment exact de la refocalisation temporelle (t = 2T).

De manière équivalente, on pourrait réaliser un contrôle actif en faisant émettre par la source en x = 0, à partir de t = 2T, une onde en opposition de phase exacte avec le champ d'onde sortant pour l'annihiler par interférences destructives.

Résultat

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B · Considérations spatiales

Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : équation de d'alembert, symétrie sphérique

Que devient l'équation d'ondes appliquée à pour un problème à symétrie sphérique ? On rappelle la relation en coordonnées sphériques : .

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Utiliser l'expression du laplacien sphérique en éliminant les dérivées angulaires par symétrie sphérique.

Voir la réponse courte

Par invariance sous rotation, le laplacien se réduit au terme radial : \frac{1}{r}\frac{\partial^2(ru)}{\partial r^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2(ru)}{\partial t^2} = 0.

Voir le corrigé complet

Pour un problème invariant par rotation autour de l'origine (symétrie sphérique), le champ d'onde scalaire ne dépend que de la distance radiale r = \|\vec{r}\| et du temps t :

u(\vec{r}, t) = u(r, t).

Les dérivées partielles par rapport aux coordonnées angulaires \theta et \phi sont donc nulles :

\frac{\partial u}{\partial \theta} = 0 \quad \text{et} \quad \frac{\partial u}{\partial \phi} = 0.

Le laplacien scalaire en coordonnées sphériques fourni par l'énoncé se réduit alors à sa seule composante radiale :

\Delta u(r, t) = \frac{1}{r} \frac{\partial^2 (r u)}{\partial r^2}.

En injectant cette expression dans l'équation d'ondes (1), on obtient :

\boxed{\frac{1}{r} \frac{\partial^2 (r u)}{\partial r^2} - \frac{1}{c_0^2} \frac{\partial^2 u}{\partial t^2} = 0}

En multipliant par r \neq 0, cette équation se réécrit de façon équivalente sous la forme d'une équation de d'Alembert unidimensionnelle sur la fonction auxiliaire \chi(r, t) = r\,u(r, t) :

\boxed{\frac{\partial^2 (r u)}{\partial r^2} - \frac{1}{c_0^2} \frac{\partial^2 (r u)}{\partial t^2} = 0}

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : équation de helmholtz, régime sinusoïdal

Que devient cette équation en régime monochromatique .

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Remplacer \partial^2/\partial t^2 par -\omega^2 pour faire apparaître le nombre d'onde k=\omega/c_0.

Voir la réponse courte

En régime harmonique, \frac{\partial^2}{\partial t^2} \to -\omega^2, d'où l'équation de Helmholtz sphérique : \frac{d^2(r\underline{u})}{dr^2} + k^2(r\underline{u}) = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, l'équation d'ondes pour un champ à symétrie sphérique u(r,t) s'écrit :

\frac{1}{r}\frac{\partial^2 (r u)}{\partial r^2} - \frac{1}{c_0^2}\frac{\partial^2 u}{\partial t^2} = 0

En représentation complexe avec la convention u(r,t) = \Re\left(\underline{u}(r,\omega)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}\right), la dérivation temporelle seconde se traduit par une multiplication par (-\mathrm{i}\omega)^2 = -\omega^2 :

\frac{\partial^2 u}{\partial t^2} \;\longleftrightarrow\; -\omega^2 \underline{u}(r,\omega)

L'amplitude complexe \underline{u}(r,\omega) vérifie donc l'équation de Helmholtz à symétrie sphérique :

\frac{1}{r}\frac{\mathrm{d}^2}{\mathrm{d}r^2}\big(r\underline{u}(r,\omega)\big) + \frac{\omega^2}{c_0^2}\underline{u}(r,\omega) = 0

En introduisant le vecteur d'onde (ou nombre d'onde) k = \dfrac{\omega}{c_0} et en multipliant par r, on obtient :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2}{\mathrm{d}r^2}\big(r\underline{u}(r,\omega)\big) + k^2 \big(r\underline{u}(r,\omega)\big) = 0}

On peut également l'écrire sous forme développée :

\frac{\mathrm{d}^2 \underline{u}}{\mathrm{d}r^2} + \frac{2}{r}\frac{\mathrm{d}\underline{u}}{\mathrm{d}r} + k^2\underline{u} = 0

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : onde sphérique, onde convergente

Déduire des solutions de cette équation l'expression analytique des ondes acoustiques monochromatiques convergente et divergente . On introduira respectivement et les amplitudes (complexes) de ces deux ondes.

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Poser la fonction auxiliaire f(r)=r\underline{u}(r) qui obéit à l'équation différentielle simple d'un oscillateur harmonique.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation différentielle linéaire du second ordre vérifiée par la fonction r\underline{u}(r, \omega) établie à la question précédente.
  2. Exprimer \underline{u}(r, \omega) et réinjecter le facteur temporel \mathrm{e}^{-i\omega t} pour identifier le sens de propagation (divergent ou convergent) selon le signe dans la phase.
Voir la réponse courte

Les solutions harmoniques de r\underline{u} donnent \underline{u_d}(r) = \frac{U_d}{r}e^{ikr} (divergente) et \underline{u_c}(r) = \frac{U_c}{r}e^{-ikr} (convergente).

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de Helmholtz obtenue à la question Q22 :

\frac{\mathrm{d}^2}{\mathrm{d}r^2}(r\underline{u}) + k^2 (r\underline{u}) = 0 \quad \text{avec} \quad k = \frac{\omega}{c_0}

La variable auxiliaire r\underline{u}(r, \omega) est combinaison linéaire des fonctions \mathrm{e}^{ikr} et \mathrm{e}^{-ikr} :

r\,\underline{u}(r, \omega) = U_d\,\mathrm{e}^{ikr} + U_c\,\mathrm{e}^{-ikr}

où U_c et U_d sont deux constantes d'intégration complexes. En revenant au champ réel u(r, t) = \mathrm{Re}\left(\underline{u}(r, \omega)\,\mathrm{e}^{-i\omega t}\right), on analyse le comportement de chacune des deux composantes :

  • Pour la composante associée à U_d :

    \frac{U_d}{r}\,\mathrm{e}^{i(kr - \omega t)} = \frac{U_d}{r}\,\mathrm{e}^{-i\omega\left(t - \frac{r}{c_0}\right)}

    Les surfaces d'onde correspondent à t - \frac{r}{c_0} = \text{cste}, soit r(t) = c_0 t + \text{cste}. La phase se propage dans le sens des r croissants (vers l'extérieur) : il s'agit de l'onde divergente.

  • Pour la composante associée à U_c :

    \frac{U_c}{r}\,\mathrm{e}^{-i(kr + \omega t)} = \frac{U_c}{r}\,\mathrm{e}^{-i\omega\left(t + \frac{r}{c_0}\right)}

    Les surfaces d'onde correspondent à t + \frac{r}{c_0} = \text{cste}, soit r(t) = -c_0 t + \text{cste}. La phase se propage dans le sens des r décroissants (vers l'origine) : il s'agit de l'onde convergente.

On obtient donc les expressions analytiques des amplitudes complexes associées :

\boxed{\underline{u_c}(r, \omega) = \frac{U_c}{r}\,\mathrm{e}^{-ikr}}
\boxed{\underline{u_d}(r, \omega) = \frac{U_d}{r}\,\mathrm{e}^{ikr}}

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : onde sphérique, condition aux limites

On place une source monochromatique en qui génère donc une onde divergente. Cette onde est enregistrée sur une sphère (centrée sur l'origine) qui constitue notre "miroir à retournement temporel". Puis, on suppose que cette sphère émet ce champ retourné temporellement comme précédemment. La sphère génère une onde convergente qui revient vers la source initiale, mais comme précédemment cette onde ne s'arrête pas et poursuit sa route donnant naissance à une onde divergente. Ainsi, après retournement temporel le champ total est la superposition d'une onde convergente et d'une divergente. Afin de garantir une solution finie en , montrer qu'il existe une relation simple entre et qu'on exprimera. Par la suite, on note .

Voir l'indice

Développer \underline{u}(r) au voisinage de r=0 en puissances de r et annuler le terme divergent en 1/r.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ complexe total \underline{u}(r, \omega) comme la somme de l'onde convergente et de l'onde divergente obtenues à la question précédente.
  2. Effectuer un développement limité de ce champ au voisinage de l'origine (r \to 0) pour identifier le terme singulier en 1/r.
  3. Annuler le coefficient de la divergence pour obtenir une solution physiquement régulière en r=0.
Voir la réponse courte

Le comportement régulier de \underline{u}(r) = \frac{U_c e^{-ikr} + U_d e^{ikr}}{r} en r \to 0 impose U_c + U_d = 0, soit U_d = -U_c = -U_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q23, le champ d'ondes total issu de la superposition de l'onde convergente et de l'onde divergente s'écrit en représentation complexe :

\underline{u}(r, \omega) = \underline{u}_c(r, \omega) + \underline{u}_d(r, \omega) = \frac{U_c \mathrm{e}^{-\mathrm{i}kr} + U_d \mathrm{e}^{\mathrm{i}kr}}{r}

Effectuons un développement limité des exponentielles au voisinage de r = 0 :

\begin{aligned} \mathrm{e}^{-\mathrm{i}kr} &= 1 - \mathrm{i}kr + \mathcal{O}(r^2) \\ \mathrm{e}^{\mathrm{i}kr} &= 1 + \mathrm{i}kr + \mathcal{O}(r^2) \end{aligned}

Le champ complexe s'écrit donc au voisinage de l'origine :

\underline{u}(r, \omega) = \frac{(U_c + U_d) + \mathrm{i}k (U_d - U_c)r + \mathcal{O}(r^2)}{r} = \frac{U_c + U_d}{r} + \mathrm{i}k (U_d - U_c) + \mathcal{O}(r)

Pour que le champ physique reste fini (non divergent) en r = 0 en l'absence de source ou de puits à l'origine, le terme singulier en 1/r doit nécessairement s'annuler, ce qui impose :

U_c + U_d = 0

En posant U_c = U_0, on obtient la relation :

\boxed{U_d = -U_c = -U_0}

Le champ spatial s'écrit alors de façon régulière :

\underline{u}(r, \omega) = U_0 \frac{\mathrm{e}^{-\mathrm{i}kr} - \mathrm{e}^{\mathrm{i}kr}}{r} = -2\mathrm{i} U_0 \frac{\sin(kr)}{r} = -2\mathrm{i} k U_0 \operatorname{sinc}(kr)

qui tend bien vers la valeur finie -2\mathrm{i} k U_0 lorsque r \to 0.

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : sinus cardinal, onde stationnaire

Tracer le module du champ total, superposition de ces 2 ondes, en fonction de . On précisera une longueur caractéristique.

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Exprimer le champ total à l'aide de la fonction sinus cardinal \sin(kr)/(kr) et identifier le premier zéro en r=\lambda/2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le module |\underline{u}(r, \omega)| à partir de l'expression établie à la question Q24.
  2. Déterminer sa valeur maximale en r=0 ainsi que l'emplacement de ses zéros et maxima secondaires.
  3. Identifier une longueur caractéristique du profil spatial (la demi-largeur du pic central, liée à la longueur d'onde acoustique \lambda).
  4. Tracer l'allure de la courbe pour r \ge 0.
Voir la réponse courte

Le champ total s'écrit \underline{u}(r) = -2iU_0 \frac{\sin(kr)}{r} : module en forme de sinus cardinal avec une largeur de lobe \Delta r = \lambda/2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q24, l'amplitude complexe du champ total s'écrit pour tout r > 0 :

\underline{u}(r, \omega) = -2\mathrm{i} U_0 \frac{\sin(kr)}{r}

avec k = \frac{\omega}{c_0} = \frac{2\pi}{\lambda}, où \lambda est la longueur d'onde acoustique associée.

Le module du champ total s'exprime donc par :

\boxed{ |\underline{u}(r, \omega)| = 2 k |U_0| \left| \frac{\sin(kr)}{kr} \right| }

Étudions cette fonction pour r \ge 0 :

  • À l'origine (r \to 0) : \lim_{r \to 0} \frac{\sin(kr)}{kr} = 1, de sorte que le champ atteint son maximum absolu :

    |\underline{u}(0, \omega)| = 2 k |U_0| = \frac{4\pi}{\lambda} |U_0|
  • Zéros d'annulation : le module s'annule lorsque \sin(kr) = 0 pour r > 0, c'est-à-dire :

    kr = m\pi \quad \iff \quad r = m \frac{\lambda}{2} \quad (m \in \mathbb{N}^*)

    Le premier zéro d'annulation est ainsi situé en :

    \boxed{ r_1 = \frac{\pi}{k} = \frac{\lambda}{2} }

    Cette distance r_1 = \frac{\lambda}{2} (ou la longueur d'onde \lambda) constitue la longueur caractéristique de la tache de focalisation.

  • Lobes secondaires : des maxima locaux décroissants en 1/r apparaissent entre deux zéros consécutifs, le premier lobe secondaire culminant à environ 21{,}7\,\% du pic central (pour kr \approx 4{,}49, soit r \approx 0{,}71\,\lambda).

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : limite de diffraction, critère de rayleigh

Ce calcul met en évidence que la refocalisation par retournement temporel ne permet pas de revenir parfaitement sur la source initiale. De quelle limite fondamentale de la physique ondulatoire s'agit-il ? Dans quelle application la retrouve-t-on ?

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Évoquer la limite de résolution spatiale imposée par les propriétés ondulatoires et la diffraction (critère de Rayleigh / limite d'Abbe).

Voir la réponse courte

Limite de diffraction d'Abbe (\approx \lambda/2), que l'on retrouve en microscopie optique, en échographie ultrasonore et en photolithographie.

Voir le corrigé complet

Il s'agit de la limite de diffraction (ou critère de Rayleigh / limite d'Abbe).

En physique ondulatoire, une onde propagative ne transporte que des composantes spectrales spatiales de norme inférieure ou égale à k = \omega/c_0. Les détails spatiaux de la source de dimensions sub-longueur d'onde (r \ll \lambda) sont associés à des ondes évanescentes qui s'atténuent exponentiellement avec la distance et ne parviennent pas jusqu'à la sphère réceptrice. Le miroir à retournement temporel n'enregistre et ne réémet donc que la partie propagative du champ, ce qui borne la résolution spatiale de refocalisation à une demi-longueur d'onde environ (\sim \lambda/2).

On retrouve cette limite fondamentale dans de nombreuses applications :

  • en microscopie optique classique, où elle fixe le pouvoir de résolution ultime (résolution d'Abbe d \sim \lambda / (2\,\mathrm{ON})), ce qui interdit de distinguer des détails biologiques plus petits qu'environ 200\text{--}250\text{ nm} dans le visible ;
  • en imagerie médicale et thérapie par ultrasons (échographie, destruction de calculs par lithotripsie ou de tumeurs par ultrasons focalisés de haute intensité / HIFU), où la tache focale acoustique est bornée par \lambda/2 ;
  • en astronomie, où le pouvoir séparateur angulaire d'un télescope de diamètre D est borné par le critère de Rayleigh \theta \sim 1{,}22\,\lambda/D ;
  • en photolithographie pour la microélectronique, où la finesse de gravure des circuits intégrés est contrainte par la diffraction de la lumière utilisée (imposant le recours aux UV extrêmes EUV, \lambda \approx 13{,}5\text{ nm}).
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C · Contraintes expérimentales

Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : échantillonnage spatial, critère de shannon

Expérimentalement, on ne peut pas non plus enregistrer le champ intégral sur la sphère englobant la source initiale mais on doit enregistrer sur un réseau de capteurs discrets. Pour avoir un échantillonnage suffisant du champ il faut que chaque capteur corresponde à un élément de surface . Combien faudrait-il de capteurs pour couvrir une sphère de rayon ?

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Calculer le rapport entre la surface totale de la sphère 4\pi R^2 et la surface élémentaire par capteur \lambda^2/4.

Voir la réponse courte

Surface totale S = 4\pi (10\lambda)^2 = 400\pi \lambda^2 ; nombre de capteurs N = S/(\lambda^2/4) = 1600\pi \approx 5\,027 capteurs.

Voir le corrigé complet

L'aire totale \mathcal{S} d'une sphère de rayon R = 10\lambda s'écrit :

\mathcal{S} = 4\pi R^2 = 4\pi (10\lambda)^2 = 400\pi \lambda^2

Chaque capteur occupant une surface élémentaire s_{\mathrm{c}} = \frac{\lambda^2}{4}, le nombre minimal N de capteurs nécessaires pour paver cette surface sphérique est donné par le rapport :

\begin{aligned} N &= \frac{\mathcal{S}}{s_{\mathrm{c}}} = \frac{400\pi \lambda^2}{\dfrac{\lambda^2}{4}} = 1600\pi \end{aligned}

En prenant l'approximation \pi \approx 3{,}14, on évalue numériquement :

N = 1600 \times 3{,}14 = 5024 \approx 5{,}0 \times 10^3
\boxed{N = 1600\pi \approx 5{,}0 \times 10^3 \text{ capteurs}}

Résultat

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Partie IV : Miroir à renversement du temps en milieu réverbérant

A · Cavité Fabry-Pérot

Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : cavité de fabry-perot, réflexion multiple

On considère une source située en qui émet un signal . Évaluer l'expression mathématique du champ reçu en situé en (avec ) en considérant les éventuelles multiples réflexions aux différentes interfaces.

Voir l'indice

Sommer sur le nombre p d'allers-retours dans la cavité centrale en tenant compte des retards et des coefficients de transmission et réflexion.

Voir la stratégie
  1. Décomposer le trajet d'une onde transmise en une succession de propagations dans les milieux 1 et 2 et de transmissions/réflexions aux interfaces situées en x = -L et x = +L.
  2. Déterminer le retard et l'amplitude de l'onde pour le trajet direct sans réflexion interne (p = 0).
  3. Identifier l'effet d'un aller-retour supplémentaire dans la cavité (retard additionnel \Delta t et facteur d'amplitude r_{21}^2), puis sommer sur le nombre p \in \mathbb{N} d'allers-retours.
Voir la réponse courte

Somme des ondes transmises après p allers-retours dans la cavité : R(t) = t_{12}t_{21}\sum_{p=0}^\infty r_{21}^{2p} s(t - \tau_0 - 2p L/c_2).

Voir le corrigé complet

L'onde émise en x = -x_0 se propage d'abord dans le milieu 1 jusqu'à l'interface en x = -L sur une distance x_0 - L, avec une célérité c_1 :

\tau_1 = \frac{x_0 - L}{c_1}.

À l'interface x = -L, l'onde pénètre dans le milieu 2 avec un coefficient de transmission t_{12}. Elle parcourt la cavité d'épaisseur 2L de x = -L à x = +L avec la célérité c_2 en une durée :

\tau_2 = \frac{2L}{c_2}.

À l'interface x = +L :

  • Une fraction est transmise dans le milieu 1 avec le coefficient de transmission t_{21}, puis se propage jusqu'au capteur en x = x_0 sur une distance x_0 - L en une durée \tau_1. C'est le trajet direct (p = 0).
  • Le reste est réfléchi vers l'intérieur avec le coefficient de réflexion r_{21}, revient en x = -L (durée \tau_2), s'y réfléchit à nouveau avec le coefficient r_{21}, et retourne vers x = +L (durée \tau_2).

Chaque aller-retour complet au sein de la cavité correspond donc à :

  • deux réflexions internes sur les interfaces en x = \pm L, introduisant un facteur multiplicatif r_{21}^2 sur l'amplitude ;
  • une durée supplémentaire \Delta t = 2\tau_2 = \dfrac{4L}{c_2}.

Pour un paquet d'ondes ayant effectué p allers-retours (p \in \mathbb{N}), le temps total de parcours est :

t_p = t_0 + p \Delta t \quad \text{avec} \quad t_0 = 2\tau_1 + \tau_2 = 2\frac{x_0 - L}{c_1} + \frac{2L}{c_2},

et son amplitude est multipliée par t_{12} t_{21} r_{21}^{2p}.

Par superposition linéaire des ondes, le signal total reçu en M s'écrit :

\boxed{R(t) = \sum_{p=0}^{+\infty} t_{12} t_{21} r_{21}^{2p}\, s\left(t - t_0 - p \frac{4L}{c_2}\right)}

avec t_0 = 2\dfrac{x_0 - L}{c_1} + \dfrac{2L}{c_2}.

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : cavité de fabry-perot, peigne d'impulsions

On suppose avec un temps caractéristique plus court que les autres temps en jeu. Tracer l'allure de .

Voir l'indice

Tracer une suite de pics gaussiens espacés d'une durée \Delta t = 4L/c_2, d'amplitudes géométriquement décroissantes.

Voir la réponse courte

Suite d'impulsions gaussiennes amorties géométriquement par le facteur r_{21}^2 et régulièrement espacées du temps d'aller-retour 2L/c_2.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q28, le signal reçu en x = x_0 s'écrit :

R(t) = \sum_{p=0}^{+\infty} t_{12} t_{21} \, r_{21}^{2p} \, s(t - t_0 - p \Delta t)

avec t_0 = 2\,\frac{x_0 - L}{c_1} + \frac{2L}{c_2} le temps de trajet direct et \Delta t = \frac{4L}{c_2} la durée d'un aller-retour dans la cavité.

Le signal émis s(t) = \exp\left(-\frac{t^2}{2\tau^2}\right) est une impulsion gaussienne de durée caractéristique \tau. Puisque \tau \ll \Delta t, les impulsions successives ne se recouvrent pas : R(t) se présente comme un train d'impulsions gaussiennes disjointes, centrées aux instants successifs :

t_p = t_0 + p \Delta t \quad (p \in \mathbb{N})

L'amplitude de l'impulsion de rang p vaut :

A_p = t_{12} t_{21} \, (r_{21}^2)^p

D'après les relations de Stokes établies à la question Q11, t_{12} t_{21} = 1 - r_{12}^2 > 0 et r_{21}^2 < 1. Par conséquent :

  • tous les pics sont de même signe (positifs), car chaque écho supplémentaire subit deux réflexions successives de coefficient r_{21}, soit un facteur r_{21}^2 > 0 ;
  • les amplitudes décroissent géométriquement selon une loi exponentielle en fonction du temps :

    A(t) \propto \mathrm{e}^{-\gamma t} \quad \text{avec} \quad \gamma = -\frac{2\ln|r_{21}|}{\Delta t} > 0
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Question 30

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : miroir à retournement temporel, convolution

Comme en espace libre précédemment, le signal est lu en chronologie inverse puis réémis après un temps que l'on considèrera suffisamment long afin de s'assurer que l'intégralité du signal a été reçu. Calculer le signal temporel, , reçu en consécutif à cette émission en fonction de , des coefficients de réflexion et transmission et . En se plaçant dans les hypothèses de la question précédente, dessiner l'allure du signal. Retrouve-t-on le signal initialement émis ?

Voir l'indice

Appliquer l'inversion temporelle à chaque pic puis propager : observer l'apparition d'échos symétriques avant et après l'instant central.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le signal émis par le miroir en x = x_0 en chronologie inverse : R_{\mathrm{RT}}(t) = R(2T - t).
  2. Utiliser la symétrie du problème pour propager ce signal de x = x_0 vers x = -x_0 à travers la cavité Fabry-Pérot.
  3. Sommer les contributions des trajets directs et des réflexions multiples pour obtenir s_{\mathrm{RT}}(t), puis simplifier l'expression à l'aide des relations établies en Q11.
  4. Tracer l'allure du signal en exploitant l'hypothèse \tau \ll \Delta t et conclure quant à la fidélité de la réémission par rapport à l'impulsion initiale.
Voir la réponse courte

Le signal réémis traverse à nouveau la cavité : double convolution temporelle produisant des échos parasites symétriques ; l'impulsion n'est pas recréée fidèlement.

Voir le corrigé complet

Le miroir situé en x = x_0 enregistre le signal R(t) puis le réémet en chronologie inverse :

R_{\mathrm{RT}}(t) = R(2T - t)

Par symétrie spatiale du dispositif par rapport à l'origine x=0, le trajet retour de x_0 à -x_0 est rigoureusement identique au trajet aller de -x_0 à x_0. Une onde issue de x_0 subit :

  • une transmission à l'interface x = L (coefficient t_{12}),
  • un nombre q \in \mathbb{N} d'allers-retours dans la cavité [-L, L] (chacun de durée \Delta t = \frac{4L}{c_2} et associé à deux réflexions internes de coefficient r_{21}),
  • une transmission à l'interface x = -L (coefficient t_{21}),
  • un temps de vol direct total t_0 = 2\frac{x_0 - L}{c_1} + \frac{2L}{c_2}.

Le signal reçu en x = -x_0 s'écrit donc :

s_{\mathrm{RT}}(t) = \sum_{q=0}^{+\infty} t_{12} t_{21} r_{21}^{2q} R_{\mathrm{RT}}(t - t_0 - q \Delta t) = \sum_{q=0}^{+\infty} t_{12} t_{21} r_{21}^{2q} R\big(2T - t + t_0 + q \Delta t\big)

En injectant l'expression de R(t') obtenue à la question Q28 :

R(t') = \sum_{p=0}^{+\infty} t_{12} t_{21} r_{21}^{2p} s(t' - t_0 - p \Delta t)

évaluée en t' = 2T - t + t_0 + q \Delta t, on obtient :

s_{\mathrm{RT}}(t) = (t_{12} t_{21})^2 \sum_{p=0}^{+\infty} \sum_{q=0}^{+\infty} r_{21}^{2(p+q)} s\big(2T - t + (q - p)\Delta t\big)

Posons m = q - p \in \mathbb{Z}. Pour m fixé, sommons sur l'indice libre :

  • Si m \ge 0, posons q = p + m avec p \ge 0, d'où p + q = 2p + m :

    \sum_{p=0}^{+\infty} r_{21}^{2(2p+m)} = r_{21}^{2m} \sum_{p=0}^{+\infty} (r_{21}^4)^p = \frac{r_{21}^{2m}}{1 - r_{21}^4}
  • Si m < 0, posons p = q + |m| avec q \ge 0, d'où p + q = 2q + |m| :

    \sum_{q=0}^{+\infty} r_{21}^{2(2q+|m|)} = \frac{r_{21}^{2|m|}}{1 - r_{21}^4}

Par conséquent, pour tout m \in \mathbb{Z}, le préfacteur vaut \frac{r_{21}^{2|m|}}{1 - r_{21}^4}. D'après la question Q11, t_{12} t_{21} = 1 - r_{21}^2, d'où :

\frac{(t_{12} t_{21})^2}{1 - r_{21}^4} = \frac{(1 - r_{21}^2)^2}{(1 - r_{21}^2)(1 + r_{21}^2)} = \frac{1 - r_{21}^2}{1 + r_{21}^2}

Le signal reçu en x = -x_0 s'exprime finalement sous la forme :

\boxed{s_{\mathrm{RT}}(t) = \frac{(t_{12} t_{21})^2}{1 - r_{21}^4} \sum_{m=-\infty}^{+\infty} r_{21}^{2|m|} s(2T - t + m\Delta t) = \frac{1 - r_{21}^2}{1 + r_{21}^2} \sum_{m=-\infty}^{+\infty} r_{21}^{2|m|} s(2T - t + m\Delta t)}

Puisque s(t) = \exp\left(-\frac{t^2}{2\tau^2}\right) est paire et que \tau \ll \Delta t, les impulsions s(2T - t + m\Delta t) sont disjointes et centrées sur les instants discrets t_m = 2T + m\Delta t. Le signal présente une symétrie par rapport à t = 2T, avec un pic principal en t = 2T et une décroissance géométrique des amplitudes de part et d'autre :

Conclusion : Non, on ne retrouve pas le signal initialement émis. Le signal d'origine était une unique impulsion brève en t = 0. Le signal retourné reçu en x = -x_0 comporte, en plus du pic central à t = 2T, une infinité de pré-échos (t < 2T) et de post-échos (t > 2T).

Résultat

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : cavité de fabry-perot, fonction de transfert

Afin de comprendre plus en d'étail ce qu'il s'est passé dans cette expérience impulsionnelle, il peut-être utile de regarder ce qu'il se passe en régime monochromatique. Imaginons que le signal émis est de la forme . Évaluer la réponse monochromatique reçue en situé en à la pulsation .

Voir l'indice

Calculer la somme de la série géométrique des ondes transmises monochromatiques pour déterminer la fonction de transfert complexe H(\omega).

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression du signal temporel R(t) établie à la question Q28 sous forme d'une somme sur les allers-retours dans la cavité.
  2. Associer à chaque composante retardée sa représentation complexe à la pulsation \omega.
  3. Sommer la série géométrique pour obtenir la fonction de transfert de la cavité Fabry-Pérot.
Voir la réponse courte

Sommation d'une série géométrique pour obtenir la fonction de transfert en transmission : \underline{R}(\omega) = \frac{t_{12}t_{21}e^{ik_2 L}}{1 - r_{21}^2 e^{2ik_2 L}} e^{i\phi_0} \underline{S}(\omega).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q28, le signal temporel reçu en M (x = x_0) est relié au signal émis en x = -x_0 par :

R(t) = \sum_{p=0}^{+\infty} t_{12} t_{21} r_{21}^{2p} \, s(t - t_0 - p \Delta t)

où t_0 = 2\frac{x_0 - L}{c_1} + \frac{2L}{c_2} est le temps de vol direct et \Delta t = \frac{4L}{c_2} est la durée d'un aller-retour dans la cavité.

En régime monochromatique, avec la notation complexe s(t) = \Re\{\underline{S}(\omega)\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}\}, le signal retardé s(t - \tau) correspond à l'amplitude complexe :

\underline{s}(t - \tau) = \underline{S}(\omega) \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega(t - \tau)} = \underline{S}(\omega)\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega\tau} \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}

Par linéarité de la propagation, le champ reçu en x = x_0 s'écrit sous la forme R(t) = \Re\{\underline{R}(\omega)\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}\}, où l'amplitude complexe \underline{R}(\omega) vaut :

\begin{aligned} \underline{R}(\omega) &= \sum_{p=0}^{+\infty} t_{12} t_{21} r_{21}^{2p} \, \underline{S}(\omega) \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega(t_0 + p\Delta t)} \\ &= t_{12} t_{21} \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t_0} \underline{S}(\omega) \sum_{p=0}^{+\infty} \left(r_{21}^2 \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega \Delta t}\right)^p \end{aligned}

Comme |r_{21}| < 1 en l'absence d'amplification, la raison vérifie |r_{21}^2 \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega \Delta t}| = r_{21}^2 < 1. Il s'agit d'une série géométrique convergente de somme :

\sum_{p=0}^{+\infty} \left(r_{21}^2 \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega \Delta t}\right)^p = \frac{1}{1 - r_{21}^2 \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega \Delta t}}

On en déduit l'expression de la réponse monochromatique :

\boxed{\underline{R}(\omega) = \frac{t_{12} t_{21} \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t_0}}{1 - r_{21}^2 \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega \Delta t}} \underline{S}(\omega)}

avec t_0 = 2\frac{x_0 - L}{c_1} + \frac{2L}{c_2} et \Delta t = \frac{4L}{c_2}.

Résultat

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : cavité de fabry-perot, résonance

Quelles sont les fréquences de résonance de ce système ? Quelle condition vérifie la longueur à ces fréquences ?

Voir l'indice

Identifier les pôles du dénominateur en annulant le déphasage d'un aller-retour modulo 2\pi.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la fonction de transfert complexe établie à la question précédente et rechercher la condition de minimisation du dénominateur (interférences constructives à chaque aller-retour).
  2. En déduire les pulsations puis les fréquences de résonance f_m.
  3. Exprimer ces fréquences en fonction de la longueur d'onde dans la cavité \lambda_2 = c_2 / f pour en déduire la condition géométrique sur L et sur la largeur totale 2L de la cavité.
Voir la réponse courte

Résonance lorsque le dénominateur est minimal : 2k_2 L = 2p\pi, soit f_p = p \frac{c_2}{2L} et L = p \frac{\lambda_2}{2}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q31, l'amplitude complexe transmise s'écrit :

\underline{R}(\omega) = \frac{t_{12} t_{21} \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t_0}}{1 - r_{21}^2 \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega \Delta t}} \underline{S}(\omega)

avec \Delta t = \frac{4L}{c_2} la durée d'un aller-retour dans la cavité de largeur 2L.

Le gain en amplitude est maximal lorsque le dénominateur est de module minimal. Comme r_{21}^2 \in ]0, 1[, ce minimum est atteint lorsque le terme \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega \Delta t} = 1, c'est-à-dire :

\omega \Delta t = 2m\pi, \quad m \in \mathbb{N}^*

On en déduit les pulsations de résonance :

\omega_m = \frac{2m\pi}{\Delta t} = \frac{2m\pi}{\frac{4L}{c_2}} = m \frac{\pi c_2}{2L}

Les fréquences de résonance correspondantes valent donc :

\boxed{f_m = \frac{\omega_m}{2\pi} = m \frac{c_2}{4L}, \quad m \in \mathbb{N}^*}

En introduisant la longueur d'onde dans le milieu intermédiaire \lambda_{2,m} = \frac{c_2}{f_m}, cette condition de résonance s'écrit :

\frac{c_2}{\lambda_{2,m}} = m \frac{c_2}{4L} \iff 4L = m \lambda_{2,m}

soit :

\boxed{L = m \frac{\lambda_{2,m}}{4} \quad \text{ou encore} \quad 2L = m \frac{\lambda_{2,m}}{2}}

La demi-longueur L est un multiple entier du quart de la longueur d'onde acoustique dans le milieu 2, ce qui signifie que l'épaisseur totale de la cavité, 2L, est un multiple entier de la demi-longueur d'onde dans ce milieu.

Résultat

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Question 33

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : miroir à retournement temporel, filtrage linéaire

À la lumière de cette réponse monochromatique, expliquer pourquoi l'expérience utilisant un miroir à retournement temporel composé d'un unique capteur dans cette configuration ne peut pas recréer le signal initial comme c'était le cas en milieu homogène.

Voir l'indice

Remarquer que la transmittance dépend fortement de la pulsation \omega : le miroir temporel applique |H(\omega)|^2, ce qui déforme le spectre initial.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le spectre du signal après la séquence complète « aller – retournement temporel – retour » en exploitant la fonction de transfert H(\omega) de la cavité et la réciprocité spatiale.
  2. Comparer l'opérateur global résultant |H(\omega)|^2 au cas du milieu homogène (|H_0(\omega)|^2 = 1).
  3. Conclure sur le plan spectral (filtrage sélectif) et physique (perte de l'information réfléchie vers -\infty).
Voir la réponse courte

La cavité filtre le spectre par sa transmittance |H(\omega)| et perd de l'énergie par réflexion, déformant le spectre du signal reconstruit.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q31, la propagation à l'aller de la source en x = -x_0 vers le récepteur en x = x_0 est décrite par la fonction de transfert H(\omega) telle que :

\underline{R}(\omega) = H(\omega) \, \underline{S}(\omega) \quad \text{avec} \quad H(\omega) = \frac{t_{12} t_{21} \, \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t_0}}{1 - r_{21}^2 \, \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega \Delta t}}

L'opération de retournement temporel R_{\mathrm{RT}}(t) = R(2T - t) correspond, dans le domaine fréquentiel, à une conjugaison complexe associée au décalage temporel global 2T :

\underline{R}_{\mathrm{RT}}(\omega) = \underline{R}^*(\omega) \, \mathrm{e}^{2\mathrm{i}\omega T} = H^*(\omega) \, \underline{S}^*(\omega) \, \mathrm{e}^{2\mathrm{i}\omega T}

Par réciprocité spatiale (symétrie du système de part et d'autre de l'origine), la propagation retour depuis x = x_0 jusqu'en x = -x_0 applique exactement la même fonction de transfert H(\omega) au signal réémis. Le signal reçu à la source s'écrit donc :

\underline{S}_{\mathrm{RT}}(\omega) = H(\omega) \, \underline{R}_{\mathrm{RT}}(\omega) = |H(\omega)|^2 \, \underline{S}^*(\omega) \, \mathrm{e}^{2\mathrm{i}\omega T}

Le facteur de phase est parfaitement compensé par le retournement temporel, mais l'amplitude spectrale est modulée par la transmittance énergétique |H(\omega)|^2 :

|H(\omega)|^2 = \frac{(t_{12} t_{21})^2}{|1 - r_{21}^2 \, \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega \Delta t}|^2} = \frac{(t_{12} t_{21})^2}{1 + r_{21}^4 - 2 r_{21}^2 \cos(\omega \Delta t)}
  • En milieu homogène : la propagation se réduit à un simple déphasage pur H_0(\omega) = \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t_0}, de sorte que |H_0(\omega)|^2 = 1 à toutes les fréquences. Le spectre en amplitude est rigoureusement préservé, permettant une refocalisation temporelle parfaite : s_{\mathrm{RT}}(t) = s(2T - t).
  • Dans la cavité Fabry-Pérot : |H(\omega)|^2 n'est pas constante mais constitue un filtre peigne très sélectif (fonction d'Airy) qui privilégie fortement les fréquences de résonance \omega_m = m \frac{2\pi}{\Delta t} et atténue les fréquences intermédiaires. Cette distorsion de l'amplitude spectrale se traduit temporellement par la dispersion du signal en une infinité de pré-échos et de post-échos autour de t = 2T, comme établi à la question Q30.
\boxed{\text{Le système applique un filtre non uniforme } |H(\omega)|^2 \neq \text{cte} \text{ : le miroir unique ne compense pas la perte d'énergie réfléchie vers } -\infty.}

Résultat

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B · Milieu réverbérant

Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation

Notions : réponse impulsionnelle, retournement temporel

Par retour inverse des ondes, le signal reçu en lorsque émet une impulsion subit la même modification qu'à l'aller. Que vaut le signal reçu à l'origine lorsque joue le rôle de "miroir à retournement temporel" ?

Voir l'indice

Effectuer le produit de convolution de la réponse impulsionnelle aller avec la réponse retour inversée dans le temps.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le signal R_{\mathrm{RT}}(t) = R(2T - t) réémis par le miroir M à partir de l'expression de R(t) fournie par l'énoncé.
  2. Traduire la réciprocité spatio-temporelle (principe de retour inverse) et la linéarité du milieu pour obtenir le signal reçu en \vec{r} = \vec{0} lorsque M émet R_{\mathrm{RT}}(t).
  3. Regrouper les retards pour faire apparaître la compensation temporelle.
Voir la réponse courte

Par réciprocité, le signal retourné et rétropropagé s'écrit s_{RT}(t) = \sum_{m,n} a_m a_n s(2T - t + \tau_m - \tau_n).

Voir le corrigé complet

Lors de la phase de réémission, le miroir à retournement temporel situé en M réémet le signal enregistré en chronologie inverse avec un décalage global de 2T (conformément aux questions Q14 et Q15) :

R_{\mathrm{RT}}(t) = R(2T - t)

En utilisant l'expression du signal enregistré R(t) = \sum_{n=0}^{N_t} a_n s(t - t_0 - n\tau), il vient :

R_{\mathrm{RT}}(t) = \sum_{n=0}^{N_t} a_n s\bigl(2T - t - t_0 - n\tau\bigr)

Par invariance par retour inverse et linéarité du milieu, l'émission depuis M d'un signal quelconque e(t) produit à l'origine \vec{r} = \vec{0} le signal :

s_{\mathrm{rec}}(t) = \sum_{m=0}^{N_t} a_m e(t - t_0 - m\tau)

En appliquant cette transformation au signal émis e(t) = R_{\mathrm{RT}}(t), le signal reçu à l'origine s'écrit :

s_{\mathrm{RT}}(t) = \sum_{m=0}^{N_t} a_m R_{\mathrm{RT}}(t - t_0 - m\tau)

L'argument de la fonction s pour chaque couple de trajets (m, n) devient :

2T - (t - t_0 - m\tau) - t_0 - n\tau = 2T - t + (m - n)\tau

On en déduit l'expression du signal reçu à l'origine :

\boxed{s_{\mathrm{RT}}(t) = \sum_{m=0}^{N_t} \sum_{n=0}^{N_t} a_m a_n s\bigl(2T - t + (m - n)\tau\bigr)}

Résultat

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Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation

Notions : interférence constructive, autocorrélation

Que vaut ce signal à ? On rappelle que les amplitudes correspondent à des variables aléatoires à moyenne nulle, considérées indépendantes les unes des autres.

Voir l'indice

Isoler les termes diagonaux m=n dans la double somme pour lesquels les contributions s'additionnent de manière cohérente.

Voir la stratégie
  1. Évaluer l'expression de s_{\mathrm{RT}}(t) obtenue à la question précédente en t = 2T.
  2. Utiliser le caractère bref de l'impulsion s(t) de durée \tau pour simplifier les termes croisés m \neq n.
  3. Exploiter les propriétés statistiques des amplitudes aléatoires a_n (indépendance, moyenne nulle, loi sur [-1, 1]) pour déterminer l'espérance du signal et préciser son comportement pour N_t \gg 1.
Voir la réponse courte

À t = 2T, les termes diagonaux m = n s'additionnent constructivement : pic d'amplitude s_{RT}(2T) \approx N \langle a^2 \rangle s(0).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q34, le signal reçu à l'origine s'écrit :

s_{\mathrm{RT}}(t) = \sum_{m=0}^{N_t} \sum_{n=0}^{N_t} a_m a_n \, s\bigl(2T - t + (m - n)\tau\bigr)

En t = 2T, cette expression devient :

s_{\mathrm{RT}}(2T) = \sum_{m=0}^{N_t} \sum_{n=0}^{N_t} a_m a_n \, s\bigl((m - n)\tau\bigr)

L'impulsion s(t) étant de durée caractéristique \tau (par exemple gaussienne s(t) = \mathrm{e}^{-t^2/(2\tau^2)}), pour tout entier k = m - n \neq 0, le décalage |k|\tau \ge \tau rend le terme s(k\tau) négligeable devant la valeur crête s(0). En ne conservant que les termes diagonaux m = n :

s_{\mathrm{RT}}(2T) \approx \left(\sum_{n=0}^{N_t} a_n^2\right) s(0)

Calculons l'espérance mathématique de cette grandeur. Les amplitudes a_n sont des variables aléatoires indépendantes et identiquement distribuées, de moyenne nulle \langle a_n \rangle = 0. En supposant une distribution uniforme sur l'intervalle [-1, 1], leur variance (et moment d'ordre 2) vaut :

\langle a_n^2 \rangle = \frac{1}{1 - (-1)} \int_{-1}^{1} x^2 \, \mathrm{d}x = \frac{1}{3}

On en déduit la valeur moyenne du signal reçu :

\langle s_{\mathrm{RT}}(2T) \rangle = \sum_{n=0}^{N_t} \langle a_n^2 \rangle s(0) = \frac{N_t + 1}{3} s(0)

Comme le nombre d'échos N_t est supposé grand (N_t \gg 1), la loi des grands nombres garantit que la somme des variables positives a_n^2 présente des fluctuations relatives négligeables (de l'ordre de 1/\sqrt{N_t}). Ainsi, le signal instantané est quasi-déterministe et vaut :

\boxed{s_{\mathrm{RT}}(2T) \approx \frac{N_t}{3} s(0)}

Résultat

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Question 36

DifficileTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation

Notions : marche aléatoire, bruit de fond

Que vaut le champ reçu pour tous les instants ?

Voir l'indice

Pour n \ne 0, les termes croisés m \ne n correspondent à des sommes de variables aléatoires indépendantes non corrélées.

Voir la stratégie
  1. Réécrire le signal s_{\mathrm{RT}}(t) obtenu à la question Q34 à l'instant discret t = 2T + n\tau en utilisant la propriété d'impulsion brève de s(t).
  2. Distinguer le cas central n = 0 (traité à la question Q35) des instants latéraux n \neq 0.
  3. Calculer l'espérance et estimer les fluctuations statistiques de la somme pour n \neq 0 grâce à l'indépendance des variables aléatoires a_k.
Voir la réponse courte

Pour m \neq n, les termes croisés a_m a_n ont une moyenne nulle et des phases désordonnées : somme fluctuante d'ordre \sqrt{N}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q34, l'expression générale du signal reçu à l'origine s'écrit :

s_{\mathrm{RT}}(t) = \sum_{m=0}^{N_t} \sum_{l=0}^{N_t} a_m a_l \, s\bigl(2T - t + (m - l)\tau\bigr)

Évaluons ce champ aux instants t = 2T + n\tau, où n \in \mathbb{Z} :

s_{\mathrm{RT}}(2T + n\tau) = \sum_{m=0}^{N_t} \sum_{l=0}^{N_t} a_m a_l \, s\bigl((m - l - n)\tau\bigr)

L'impulsion s(t) ayant une durée caractéristique très inférieure à \tau, on a s(k\tau) \approx 0 pour tout k \neq 0. Seuls contribuent les indices vérifiant la condition de coïncidence temporelle :

m - l = n

On distingue alors trois cas selon la valeur de n :

  • Pour n = 0 (t = 2T) : tous les termes de la diagonale (m = l) s'additionnent de manière cohérente (résultat établi à la question Q35) :

    s_{\mathrm{RT}}(2T) = s(0) \sum_{l=0}^{N_t} a_l^2 \approx \frac{N_t}{3} s(0)
  • Pour 0 < |n| \le N_t : la condition impose m = l + n. Le nombre de termes contribuant à la somme est N_t - |n| + 1 \approx N_t - |n|. Le champ s'écrit :

    s_{\mathrm{RT}}(2T + n\tau) \approx s(0) \sum_{l} a_{l+n} a_l

    Puisque n \neq 0, les indices l+n et l sont distincts. Les amplitudes a_{l+n} et a_l sont des variables aléatoires indépendantes et centrées (\langle a_k \rangle = 0). L'espérance mathématique du champ reçu est donc rigoureusement nulle :

    \langle s_{\mathrm{RT}}(2T + n\tau) \rangle = s(0) \sum_{l} \langle a_{l+n} \rangle \langle a_l \rangle = 0

    Les fluctuations autour de zéro (valeur efficace du résidu) sont données par la variance d'une somme de termes indépendants :

    \begin{aligned} \mathrm{Var}\left(\sum_{l} a_{l+n} a_l\right) &= \sum_{l} \mathrm{Var}(a_{l+n} a_l) = (N_t - |n|) \, \langle a_{l+n}^2 \rangle \langle a_l^2 \rangle \\ &= (N_t - |n|) \left(\frac{1}{3}\right)^2 = \frac{N_t - |n|}{9} \end{aligned}

    L'amplitude typique de ce bruit de fond (ou « speckle temporel ») est donc de l'ordre de :

    \sigma_n \sim \frac{\sqrt{N_t - |n|}}{3} |s(0)|
  • Pour |n| > N_t : il n'existe aucun couple (m, l) tel que m - l = n, le champ reçu est donc strictement nul :

    s_{\mathrm{RT}}(2T + n\tau) = 0

En résumé :

\boxed{ s_{\mathrm{RT}}(2T + n\tau) \approx \begin{cases} \displaystyle \frac{N_t}{3} s(0) & \text{pour } n = 0 \\[8pt] \displaystyle \mathcal{O}\!\left(\frac{\sqrt{N_t}}{3} s(0)\right) \text{ de moyenne nulle} & \text{pour } 0 < |n| \le N_t \\[8pt] 0 & \text{pour } |n| > N_t \end{cases} }

Résultat

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Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation

Notions : miroir à retournement temporel, milieu réverbérant

Commenter.

Voir l'indice

Comparer l'amplitude du pic cohérent en t=2T (d'ordre N_t) à celle du fond incohérent (d'ordre \sqrt{N_t}) pour dégager le rapport signal sur bruit.

Voir la stratégie

Pour commenter la conclusion de cette étude, il convient d'articuler l'analyse physique autour de trois points fondamentaux :

  1. La recompression temporelle : expliquer pourquoi le signal initial est restauré (interférences constructives en t = 2T) alors que les échos résiduels s'annulent statistiquement.
  2. Le rapport signal sur bruit et le rôle du nombre d'échos N_t.
  3. Le paradoxe apparent de la complexité : relier ce résultat à l'introduction du sujet (un milieu complexe remplace un réseau géant de capteurs).
Voir la réponse courte

La multipropagation en milieu réverbérant enrichit la diversité des trajets et améliore la qualité de refocalisation avec un unique capteur.

Voir le corrigé complet

Les résultats des questions Q35 et Q36 mettent en lumière le principe physique et l'efficacité remarquable du miroir à retournement temporel en milieu réverbérant :

  • Recompression temporelle (focalisation temporelle) : Lors de la propagation aller, le signal initialement bref s(t) est dispersé et étalé dans le temps sous la forme d'une ondelette complexe de durée N_t \tau \gg \tau, constituée d'une multitude d'échos secondaires. Après retournement temporel et réémission par l'unique capteur en M, tous les trajets acoustiques interfèrent constructivement à l'instant précis t = 2T au niveau de la source initiale (\vec{r} = \vec{0}) :

    s_{\mathrm{RT}}(2T) \propto N_t \, s(0)

    Pour tous les autres instants t \neq 2T, les interférences entre trajets distincts sont incohérentes et de moyenne nulle, se réduisant à un bruit de fond temporel fluctuant en \mathcal{O}(\sqrt{N_t}).

  • Contraste et rapport signal sur bruit : Le rapport de contraste entre l'amplitude du pic reconstitué et le niveau typique des fluctuations hors pic (bruit de réverbération résiduel) s'écrit :

    \frac{s_{\mathrm{RT}}(2T)}{\sigma_n} \sim \frac{N_t}{\sqrt{N_t}} = \sqrt{N_t} \xrightarrow[N_t \to +\infty]{} +\infty

    Plus le nombre d'échos collectés N_t est grand, plus le pic est net et se détache du fond.

  • Apport fondamental de la complexité du milieu : En espace libre homogène, la refocalisation nécessitait une sphère fermée couverte d'un nombre considérable de capteurs (N \approx 5\,000 à la question Q27). Dans un milieu réverbérant ou multiplement diffusant, les multiples réflexions sur les parois replient l'espace sur le capteur unique. Les échos successifs se comportent comme une infinité de transducteurs virtuels répartis dans l'espace. Le milieu convertit ainsi la diversité spatiale en diversité temporelle.

    On retrouve analytiquement l'affirmation mentionnée dans le préambule du sujet : le retournement temporel est d'autant plus performant et robuste que le milieu de propagation est complexe et multiplement diffusant.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Polytechnique Physique A PC 2025 ?

Surtout 2 chapitres : Ondes acoustiques (54 % des questions, parties II, III et IV) et Signaux et propagation (18 %). Plus ponctuellement : Interférences par division d'amplitude, Cinématique et dynamique du point, Mouvement d'une particule chargée dans E et B, Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques…

Peut-on travailler le sujet Polytechnique Physique A PC 2025 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 16 questions sur 37 (43 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q5) et la sous-partie III.A (Q13 à Q20), ainsi que Q7, Q8 et Q27. Avec les autres programmes de première année : 16 en MPSI, 16 en PTSI, 16 en MP2I, 16 en TSI1 et 16 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Polytechnique Physique A PC 2025 ?

Environ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 1 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Polytechnique Physique A PC 2025 ?

Q19 (onde convergente), Q20 (puits d'onde), Q30 (miroir à retournement temporel) et Q36 (marche aléatoire), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Polytechnique Physique A PC 2025 ?

Questions de cours : Q5 (force conservative), Q6 (équation de d'alembert), Q12 (coefficient de fresnel), Q26 (limite de diffraction) et Q32 (cavité de fabry-perot). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q11 (relation de stokes), Q21 (équation de d'alembert), Q23 (onde sphérique) et Q31 (cavité de fabry-perot).

Où gagner des points facilement dans le sujet Polytechnique Physique A PC 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (20 sur 37), par exemple : Q1 à Q7, Q9, Q12 à Q14, Q17, Q21 à Q23, Q25 à Q27, Q29 et Q32. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q24.

Quelle a été la moyenne au sujet Polytechnique Physique A PC 2025 ?

Moyenne : 9,03/20 (écart-type 2,9, 1 340 présents).

Pourquoi l'onde divergente est-elle proportionnelle à eikr en Q23 ?

L'énoncé impose la dépendance temporelle en \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} dès Q22. La phase d'une onde se propageant vers les r croissants s'écrit \omega t - kr, ce qui conduit au terme spatial \mathrm{e}^{\mathrm{i}kr} et non \mathrm{e}^{-\mathrm{i}kr}.

Comment justifier que le champ reste fini en r = 0 en Q24 ?

Par développement limité du numérateur en r \to 0. La somme U_c \mathrm{e}^{-\mathrm{i}kr} + U_d \mathrm{e}^{\mathrm{i}kr} tend vers U_c + U_d ; pour éviter une divergence en 1/r en l'absence de source ponctuelle, il faut annuler ce terme constant, soit U_d = -U_c.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
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Position estimée
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 37 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,03 et d'écart-type 2,9 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.