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Corrigé détaillé Mines Physique 1 MPI 2025

Impulsion mécanique et mesures optiques

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MP2I : 6 questions sur 25. Autres questions faisables en MP2I

Autres premières années : TSI1 3 questions.

Détail par partie
  • Partie I : Impulsion de particules élémentaires4/5En partie
  • Partie II : Le spectre d’émission des atomes d’hydrogène2/3En partie
  • Partie III : Mesures interférométriques de longueurs d’onde0/112e année
  • Partie IV : L’équation de Klein–Gordon0/62e année

Le sujet en bref

Sujet difficile · Optique ondulatoire, Physique quantique, Mécanique · 5 incontournables · 6 questions de première année
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Ce sujet propose une synthèse remarquable autour de la notion d'impulsion, explorée depuis la mécanique relativiste jusqu'à la physique quantique ondulatoire, en passant par la métrologie optique de haute précision. L'épreuve commence par des rappels formels sur l'impulsion relativiste et l'effet de recul lors de l'émission photonique, avant d'aborder la spectroscopie de l'hydrogène et son étude interférométrique sur un interféromètre de Michelson en configuration lame d'air. La dernière partie invite le candidat à comparer les prédictions non relativistes de l'équation de Schrödinger aux comportements relativistes de l'équation de Klein–Gordon face à une haute barrière de potentiel (paradoxe de Klein).

Très progressif et pédagogique, le problème constitue un support idéal pour réviser à la fois le Michelson (battements, visibilité, cohérence temporelle) et les bases de la mécanique ondulatoire en filière MPI ou MP/PC. Les calculs restent guidés et demandent un soin particulier quant aux approximations et aux ordres de grandeur.

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 10,85/20)
Temps estimé
≈ 2 h 15 pour tout traiter, pour une épreuve de 3 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

5 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

11 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Rapides et accessibles (11) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    La partie III (Q9 à Q19) sur l'interféromètre de Michelson et la partie IV (Q20 à Q25) sur l'équation de Klein-Gordon peuvent être abordées indépendamment des deux premières parties.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

25 questions
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Partie I : Impulsion de particules élémentaires

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : impulsion, analyse dimensionnelle

Quel est, à votre avis, la nature du « triangle relativiste » évoqué par la relation (1) ? Représenter celui-ci. Quelle est l'unité usuelle, dans le système international, de l'impulsion ? du produit ?

Voir l'indice

Remarquer l'analogie entre l'égalité E^2 = (pc)^2 + (mc^2)^2 et le théorème de Pythagore dans un triangle rectangle dont l'hypoténuse est E.

Voir la stratégie
  1. Identifier la relation de Pythagore dans l'équation E^2 = (pc)^2 + (m c^2)^2 pour en déduire la nature géométrique du triangle et le représenter.
  2. Déterminer par analyse dimensionnelle les unités usuelles dans le Système international (SI) pour l'impulsion p puis pour le produit pc.
Voir la réponse courte

Triangle rectangle de côtés pc, m c^2 et d'hypoténuse E d'après E^2 = p^2c^2 + m^2c^4 ; p en \text{kg}\cdot\text{m}\cdot\text{s}^{-1} et pc en \text{J}.

Voir le corrigé complet

La relation (1) s'écrit sous la forme :

E^2 = (pc)^2 + (mc^2)^2

Par identification avec le théorème de Pythagore, le « triangle relativiste » est un triangle rectangle. Son hypoténuse est l'énergie totale E, et les deux côtés adjacents à l'angle droit sont le terme d'impulsion pc et l'énergie de masse au repos mc^2.

Unités dans le système international (SI) :

  • L'impulsion p est homogène à une quantité de mouvement ([p] = \mathrm{M\cdot L\cdot T^{-1}}). Son unité usuelle dans le SI est le kilogramme-mètre par seconde :

    \boxed{\mathrm{kg\cdot m\cdot s^{-1}} \quad (\text{ou } \mathrm{N\cdot s})}
  • Le produit pc a la dimension d'une quantité de mouvement multipliée par une vitesse, soit une énergie ([pc] = \mathrm{M\cdot L^2\cdot T^{-2}}). Son unité dans le SI est le joule :

    \boxed{\mathrm{J}}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : énergie de repos

On appelle énergie de repos d'une particule la valeur de l'énergie de celle-ci lorsque son impulsion est nulle. Exprimer pour un proton et calculer sa valeur numérique.

Voir l'indice

Appliquer la relation générale d'Einstein dans le cas où l'impulsion p est nulle, en utilisant la valeur de m_p c^2 fournie en MeV.

Voir la réponse courte

Énergie de repos E_0 = m c^2 pour un proton au repos, soit environ 938\text{ MeV} \simeq 1{,}50\times 10^{-10}\text{ J}.

Voir le corrigé complet

D'après la relation du triangle relativiste (1), lorsque l'impulsion de la particule est nulle (p = 0), son énergie totale E_0 vérifie :

E_0^2 = m_p^2 c^4

L'énergie étant une grandeur positive, on en déduit l'expression de l'énergie de repos du proton :

\boxed{E_0 = m_p c^2}

L'énoncé précise que dans la partie I, l'énergie s'exprime en \mathrm{MeV} et donne directement m_p c^2 = 940\text{ MeV}.

Dans le Système international, avec 1\text{ eV} = 1,6\times 10^{-19}\text{ J} :

E_0 = 940\times 10^6 \times 1,6\times 10^{-19} = 1,504\times 10^{-10}\text{ J}

En conservant deux chiffres significatifs conformément aux consignes :

\boxed{E_0 = 940\text{ MeV} = 1,5\times 10^{-10}\text{ J}}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : énergie cinétique, développement limité

On s'intéresse d'abord aux particules vérifiant la relation (1) dans le cas de la limite classique, lorsque . En vous limitant au premier ordre non nul, donner dans ce cas une expression de en fonction de l'impulsion et de la masse de la particule. Quelle est alors la relation entre l'impulsion et la vitesse d'une particule ? Quelle vitesse maximale peut-on donner à un proton pour rester dans la limite classique telle que ? Même question pour un électron.

Voir l'indice

Effectuer un développement limité au premier ordre non nul de E = mc^2 \sqrt{1 + p^2/(m^2 c^2)} pour p \ll mc, puis exploiter la définition de l'énergie cinétique.

Voir la réponse courte

Développement au premier ordre E_c \simeq p^2/(2m), d'où \vec{p} \simeq m\vec{v} et vitesse limite v_{\max} = c\sqrt{2 E_c/E_0} \simeq 0{,}14\,c indépendamment de la masse.

Voir le corrigé complet

D'après la relation du triangle relativiste (1), l'énergie totale s'écrit :

E = \sqrt{p^2 c^2 + m^2 c^4} = m c^2 \sqrt{1 + \left(\frac{p}{mc}\right)^2}

Dans la limite classique, l'énergie cinétique est négligeable devant l'énergie de repos (E_c \ll E_0), ce qui implique p \ll mc. En effectuant un développement limité au premier ordre non nul en (p/mc)^2 :

E \approx mc^2 \left(1 + \frac{1}{2}\frac{p^2}{m^2 c^2}\right) = E_0 + \frac{p^2}{2m}

L'énergie cinétique E_c = E - E_0 s'exprime donc par :

\boxed{E_c = \frac{p^2}{2m}}

En identifiant cette expression à celle de l'énergie cinétique classique E_c = \frac{1}{2}m v^2, on obtient p = mv. Les vecteurs impulsion et vitesse étant colinéaires et de même sens, on retrouve la relation classique :

\boxed{\vec{p} = m\vec{v}}

Le rapport de l'énergie cinétique sur l'énergie de repos s'exprime alors en fonction de la vitesse v :

\frac{E_c}{E_0} \approx \frac{\frac{1}{2}mv^2}{mc^2} = \frac{1}{2}\left(\frac{v}{c}\right)^2

La condition \frac{E_c}{E_0} < 1\% = 10^{-2} conduit à :

\left(\frac{v}{c}\right)^2 < 2 \times 10^{-2} \iff v < v_{\max} = c\sqrt{0{,}02} = \frac{\sqrt{2}}{10}c

Avec c = 3{,}0 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \sqrt{2} \approx 1{,}41 :

v_{\max} = 3{,}0 \times 10^8 \times \frac{1{,}41}{10} \approx 4{,}2 \times 10^7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

Ce rapport étant strictement indépendant de la masse m, la vitesse maximale est rigoureusement identique pour un électron :

\boxed{v_{\max} \approx 4{,}2 \times 10^7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}} \quad \text{(pour le proton comme pour l'électron, soit environ } 14\,\% \text{ de } c\text{)}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : énergie relativiste, facteur de lorentz

En déduire l'expression générale de l'énergie totale d'une particule de masse .

Voir l'indice

Injecter l'expression relativiste de \vec{p} dans la formule du triangle relativiste et factoriser par E_0 = mc^2.

Voir la réponse courte

En combinant p = \gamma m v et la relation d'Einstein, on obtient l'énergie totale relativiste E = \gamma E_0 = E_0/\sqrt{1 - v^2/c^2}.

Voir le corrigé complet

D'après la relation du triangle relativiste (1) et la définition de l'énergie de repos E_0 = mc^2 (question Q2), l'énergie totale s'écrit :

E^2 = p^2 c^2 + E_0^2

En utilisant l'expression générale de l'impulsion admise en (3), la norme p = \|\vec{p}\| vaut :

p = \frac{m v}{\sqrt{1 - v^2/c^2}}

d'où :

\begin{aligned} p^2 c^2 &= \frac{m^2 c^2 v^2}{1 - v^2/c^2} = E_0^2 \, \frac{v^2/c^2}{1 - v^2/c^2} \end{aligned}

En injectant cette relation dans l'expression de E^2, il vient :

\begin{aligned} E^2 &= E_0^2 \left( \frac{v^2/c^2}{1 - v^2/c^2} + 1 \right) \\ &= E_0^2 \, \frac{v^2/c^2 + 1 - v^2/c^2}{1 - v^2/c^2} \\ &= \frac{E_0^2}{1 - v^2/c^2} \end{aligned}

Comme l'énergie E d'une particule libre est positive, on en déduit l'expression générale de l'énergie totale :

\boxed{E = \frac{E_0}{\sqrt{1 - v^2/c^2}}}

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : photon, relation de planck-einstein

Un photon est une particule associée à une onde électromagnétique dans le vide et dont la vitesse est donc égale à . Que peut-on en déduire, pour sa masse, de la relation établie à la question précédente ? Déduire de (2) l'expression de l'énergie d'un photon en fonction de la longueur d'onde puis de la fréquence de l'onde. Faire l'application numérique dans les cas des ondes lumineuses des domaines bleu () puis rouge (). On pourra exploiter le fait que et on exprimera en eV.

Voir l'indice

Examiner le comportement de l'énergie E lorsque v \to c pour en déduire la masse au repos imposée, puis combiner E = pc et \lambda = h/p.

Voir la stratégie
  1. Analyser le comportement de la relation E = \frac{E_0}{\sqrt{1 - v^2/c^2}} lorsque la vitesse v tend vers la célérité de la lumière c pour une énergie E finie.
  2. Exprimer l'impulsion p en fonction de l'énergie pour une particule de masse nulle (E = pc), puis injecter la relation de De Broglie \lambda = h/p et la relation d'onde c = \lambda \nu.
  3. Réaliser les applications numériques en utilisant l'équivalence hc \simeq 1{,}2\text{ eV}\cdot\mu\text{m}.
Voir la réponse courte

Si v=c, m=0 pour garder une énergie finie ; relation de Planck-Einstein E = hc/\lambda = h\nu donnant 3{,}0\text{ eV} (bleu) et 2{,}0\text{ eV} (rouge).

Voir le corrigé complet

D'après la relation obtenue à la question 4 :

E = \frac{E_0}{\sqrt{1 - \frac{v^2}{c^2}}}

Pour un photon se propageant dans le vide, la vitesse est v = c. Le dénominateur \sqrt{1 - v^2/c^2} s'annule. Pour que l'énergie E du photon reste finie et non nulle, il est nécessaire que le numérateur s'annule également, soit E_0 = 0. Comme E_0 = m c^2, on en déduit que :

\boxed{m = 0}

La masse au repos d'un photon est rigoureusement nulle.

En injectant m = 0 dans la relation du triangle relativiste (1), il vient :

E^2 = p^2 c^2 \implies E = pc

D'après la relation de De Broglie (2), \lambda = \frac{h}{p}, soit p = \frac{h}{\lambda}. On obtient l'expression de l'énergie en fonction de la longueur d'onde :

\boxed{E = \frac{hc}{\lambda}}

Pour une onde électromagnétique dans le vide, la fréquence \nu et la longueur d'onde sont liées par \nu = \frac{c}{\lambda}, d'où la relation de Planck-Einstein :

\boxed{E = h\nu}

Applications numériques : En utilisant la valeur fournie hc \simeq 1{,}2\text{ eV}\cdot\mu\text{m} :

  • Domaine bleu (\lambda \sim 400\text{ nm} = 0{,}40\ \mu\text{m}) :

    E_{\text{bleu}} = \frac{1{,}2\text{ eV}\cdot\mu\text{m}}{0{,}40\ \mu\text{m}} \implies \boxed{E_{\text{bleu}} \simeq 3{,}0\text{ eV}}
  • Domaine rouge (\lambda \sim 600\text{ nm} = 0{,}60\ \mu\text{m}) :

    E_{\text{rouge}} = \frac{1{,}2\text{ eV}\cdot\mu\text{m}}{0{,}60\ \mu\text{m}} \implies \boxed{E_{\text{rouge}} \simeq 2{,}0\text{ eV}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Partie II : Le spectre d’émission des atomes d’hydrogène

Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : conservation de l'énergie, quantité de mouvement

On admet que l'énergie totale du système après émission est identique à celle de l'atome au repos avant l'émission. En déduire la relation et exprimer en fonction de , et .

Voir l'indice

Écrire la conservation de l'impulsion totale pour relier la quantité de mouvement de l'atome à celle du photon, puis traduire la conservation de l'énergie globale sous la forme d'une équation du second degré en E.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la conservation de la quantité de mouvement totale du système isolé \{\text{atome} + \text{photon}\} pour exprimer l'énergie cinétique de recul de l'atome en fonction de l'énergie E du photon.
  2. Écrire le bilan d'énergie totale entre l'état initial et l'état final, puis résoudre l'équation du second degré en E obtenue pour identifier \eta.
Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie et de la quantité de mouvement lors de l'émission : impulsion de recul p = E/c, d'où la relation avec \eta = \Delta E/(mc^2).

Voir le corrigé complet

Le système isolé \{\text{atome} + \text{photon}\} est initialement au repos, son impulsion totale avant l'émission est donc nulle. D'après le principe de conservation de la quantité de mouvement :

\vec{p}_{\text{tot}} = m\vec{v} + \vec{p} = \vec{0} \implies mv = p

Comme le photon a pour impulsion p = \frac{E}{c}, la vitesse de recul de l'atome s'écrit v = \frac{E}{mc}. L'énergie cinétique classique de recul de l'atome vaut donc :

E_{c} = \frac{1}{2}mv^2 = \frac{p^2}{2m} = \frac{E^2}{2mc^2}

La conservation de l'énergie totale du système s'écrit :

E_{\text{avant}} = E_{\text{après}}

soit, en décomposant l'énergie de l'atome en son énergie interne et son énergie cinétique :

E_i = E_f + E_{c} + E

En introduisant \Delta E = E_i - E_f, il vient :

\Delta E = E + \frac{E^2}{2mc^2} \iff E^2 + 2mc^2 E - 2mc^2\Delta E = 0

On reconnaît une équation polynomiale du second degré en E, que l'on peut mettre sous forme canonique :

\left(E + mc^2\right)^2 = (mc^2)^2 + 2mc^2\Delta E = (mc^2)^2\left(1 + \frac{2\Delta E}{mc^2}\right)

L'énergie E du photon étant positive, la seule solution physiquement acceptable est :

E = mc^2\left(\sqrt{1 + \frac{2\Delta E}{mc^2}} - 1\right)

Cette expression s'identifie à la relation proposée E = mc^2\left(\sqrt{1+2\eta} - 1\right) en posant :

\boxed{\eta = \frac{\Delta E}{mc^2}}

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : recul de l'atome, approximation classique

Dans le cas de l'atome d'hydrogène, est de l'ordre de quelques électrons–volts. En déduire qu'on peut négliger l'énergie de recul de l'atome et conclure quant à la relation entre et l'énergie du photon émis.

Voir l'indice

Calculer l'ordre de grandeur du paramètre \eta = \Delta E / (mc^2) pour un atome d'hydrogène et en déduire un développement au premier ordre de l'expression obtenue en Q6.

Voir la stratégie
  1. Évaluer numériquement l'ordre de grandeur du paramètre sans dimension \eta = \dfrac{\Delta E}{m c^2} introduit à la question Q6.
  2. Effectuer un développement limité de l'expression de l'énergie du photon E pour \eta \ll 1 afin de quantifier l'énergie de recul et de conclure sur la relation entre E et \Delta E.
Voir la réponse courte

Comme \Delta E \ll mc^2, \eta \ll 1 : l'énergie cinétique de recul est négligeable devant \Delta E et l'on a E \simeq \Delta E.

Voir le corrigé complet

La masse de l'atome d'hydrogène est essentiellement concentrée dans son noyau (le proton), d'où m \simeq m_p, soit :

m c^2 \simeq m_p c^2 \approx 940\text{ MeV} \approx 10^9\text{ eV}

Pour une transition électronique dans l'atome d'hydrogène, \Delta E est de l'ordre de quelques électrons-volts (\Delta E \sim 1\text{ à }10\text{ eV}). On en déduit l'ordre de grandeur de \eta défini à la question Q6 :

\eta = \frac{\Delta E}{m c^2} \sim \frac{1\text{ eV}}{10^9\text{ eV}} = 10^{-9} \ll 1

Comme \eta \ll 1, effectuons un développement limité au premier ordre de l'expression de E établie à la question Q6 :

\begin{aligned} E &= mc^2 \left( \sqrt{1 + 2\eta} - 1 \right) \\ &= mc^2 \left( 1 + \eta + \mathcal{O}(\eta^2) - 1 \right) \\ &= mc^2 \eta + \mathcal{O}(\eta^2) \\ &= \Delta E + \mathcal{O}(\eta \Delta E) \end{aligned}

L'énergie cinétique de recul de l'atome vaut :

E_c = \Delta E - E \simeq \frac{1}{2} \eta \Delta E \sim 10^{-9}\text{ eV}

Elle est totalement négligeable devant \Delta E (fraction relative de l'ordre de 10^{-9}).

Toute l'énergie libérée lors de la désexcitation est donc emportée par le photon :

\boxed{E \simeq \Delta E = E_i - E_f}

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : spectre de l'hydrogène, formule de rydberg

Lorsque l'état final est , montrer qu'il existe une telle que et donner une estimation de . Quel est le domaine spectral correspondant à ces raies d'émission ? Lorsque l'état final est , montrer qu'il existe une que l'on estimera, telle que . Quel est le domaine spectral correspondant à ces raies d'émission ? Les raies d'émission de l'hydrogène dans le domaine visible (les raies de BALMER) ont été étudiées à partir de 1853 par ÅNGSTRØM ; à quelles valeurs de correspondent-elles ?

Voir l'indice

Exprimer \lambda en fonction de n_i et n_f via la relation d'Einstein–Planck, puis déterminer les extrema lorsque n_i \to \infty ou n_i = n_f + 1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la longueur d'onde \lambda du photon émis lors d'une transition n_i \to n_f à l'aide de la formule de conservation de l'énergie (question Q7) et de la quantification des niveaux d'énergie E_n.
  2. Étudier la fonction n_i \mapsto \Delta E pour n_f = 1 afin de trouver le minimum d'énergie, correspondant à la longueur d'onde maximale \lambda_{\max}, puis identifier le domaine spectral.
  3. Réitérer l'analyse pour n_f > 2 (soit n_f \geqslant 3) en cherchant le maximum d'énergie pour déterminer \lambda_{\min}, puis identifier le domaine spectral et conclure pour la série de Balmer.
Voir la réponse courte

Séries de Lyman (n_f=1, UV, \lambda_{\max} \simeq 121\text{ nm}), Paschen (n_f>2, IR, \lambda_{\min} \simeq 820\text{ nm}) et Balmer (n_f=2, visible).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, l'énergie du photon émis est E \simeq \Delta E = E_{n_i} - E_{n_f}, avec n_i > n_f. En utilisant l'expression des niveaux d'énergie E_n = -\frac{H}{2n^2} et la relation de Planck-Einstein E = \frac{hc}{\lambda} (question Q5), il vient :

\frac{hc}{\lambda} = \frac{H}{2}\left(\frac{1}{n_f^2} - \frac{1}{n_i^2}\right) \implies \lambda = \frac{2hc}{H} \left(\frac{1}{n_f^2} - \frac{1}{n_i^2}\right)^{-1}

1. Cas n_f = 1 :

L'état initial le plus proche est n_i = 2. La fonction n_i \mapsto \Delta E est strictement croissante, donc l'écart énergétique est minimal pour n_i = 2 :

\Delta E_{\min} = \frac{H}{2}\left(1 - \frac{1}{4}\right) = \frac{3H}{8}

Puisque \lambda = \frac{hc}{\Delta E} est une fonction décroissante de l'énergie, la longueur d'onde est maximale pour cette transition :

\lambda \leqslant \lambda_{\max} = \frac{8hc}{3H}

Avec hc \simeq 1{,}2\text{ eV}\cdot\mu\text{m} = 1{,}2\times 10^3\text{ eV}\cdot\text{nm} et H = 27{,}2\text{ eV} :

\lambda_{\max} = \frac{8 \times 1{,}2\times 10^3}{3 \times 27{,}2} \approx 1{,}2\times 10^2\text{ nm}
\boxed{\lambda \leqslant \lambda_{\max} \simeq 120\text{ nm}}

Comme \lambda \leqslant 120\text{ nm} < 400\text{ nm}, toutes ces raies se situent dans le domaine de l'ultraviolet (série de Lyman).

2. Cas n_f > 2 (soit n_f \geqslant 3) :

L'écart énergétique maximal correspond à la limite d'ionisation n_i \to \infty pour la plus petite valeur possible de n_f, c'est-à-dire n_f = 3 :

\Delta E < \frac{H}{2n_f^2} \leqslant \frac{H}{2 \times 3^2} = \frac{H}{18}

On en déduit l'existence d'une borne inférieure pour la longueur d'onde :

\lambda \geqslant \lambda_{\min} = \frac{18hc}{H}

Numériquement :

\lambda_{\min} = \frac{18 \times 1{,}2\times 10^3\text{ nm}}{27{,}2} \approx 7{,}9\times 10^2\text{ nm} \approx 800\text{ nm}
\boxed{\lambda \geqslant \lambda_{\min} \simeq 0{,}79\text{ }\mu\text{m} \approx 800\text{ nm}}

Puisque \lambda \geqslant 800\text{ nm} > 700\text{ nm}, ces raies d'émission appartiennent toutes au domaine de l'infrarouge (séries de Paschen, Brackett, Pfund, etc.).

3. Raies du domaine visible (raies de Balmer) :

Les transitions vers n_f = 1 sont entièrement situées dans l'ultraviolet (\lambda \leqslant 120\text{ nm}) et celles vers n_f \geqslant 3 dans l'infrarouge (\lambda \geqslant 800\text{ nm}). Le domaine visible (400\text{ nm} \lesssim \lambda \lesssim 750\text{ nm}) ne peut donc correspondre qu'à l'unique valeur :

\boxed{n_f = 2}

Résultat

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Partie III : Mesures interférométriques de longueurs d’onde

A · L’interféromètre de Michelson

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : interféromètre de michelson, compensatrice

L'interféromètre comporte deux lames de verre et , parallèles, de même épaisseur et de même indice optique , inclinées d'un angle relativement à l'axe normal au miroir fixe. La lame est munie d'une couche semi-réfléchissante sur une seule de ses faces ; laquelle ? Justifier, en vous appuyant sur un schéma.

Voir l'indice

Tracer le cheminement optique des deux faisceaux réfléchis pour comparer le nombre de traversées de verre selon la face traitée de la séparatrice L_1.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux faces de la lame séparatrice L_1 : la face d'entrée (ou face avant, tournée vers le monochromateur et le miroir mobile) et la face arrière (tournée vers le miroir fixe et l'oculaire).
  2. Dénombrer le nombre de traversées de verre d'épaisseur e effectuées par les rayons dans chaque bras en fonction de la face traitée, sachant que la lame compensatrice L_2 est située dans le bras vertical (voie du miroir mobile).
  3. Conclure sur la face qui permet d'égaliser le chemin optique dans le verre pour les deux voies (compensation chromatique).
Voir la réponse courte

La face semi-réfléchissante est sur la face arrière pour égaliser la traversée des lames séparatrice et compensatrice sur les deux trajets optiques.

Voir le corrigé complet

La lame L_1 (séparatrice) possède deux faces planes et parallèles :

  • la face avant (ou face d'entrée), tournée vers la source (monochromateur) et le miroir mobile ;
  • la face arrière, tournée vers le miroir fixe et l'oculaire.

La lame compensatrice L_2, de même épaisseur e et de même indice n que L_1, est disposée parallèlement à L_1 sur le trajet du bras vertical (vers le miroir mobile). Tout faisceau effectuant un aller-retour vers le miroir mobile traverse donc deux fois la lame L_2.

Détaillons le nombre de traversées de verre d'épaisseur e pour chaque voie :

  • Voie 2 (miroir mobile) : Le faisceau incident se réfléchit directement sur la face avant semi-réfléchissante de L_1 (0 traversée de L_1). Il monte vers le miroir mobile en traversant L_2 (1 traversée), s'y réfléchit, retraverse L_2 au retour (1 traversée), puis traverse l'épaisseur de L_1 pour émerger vers l'oculaire (1 traversée).

    N_2 = 1 \text{ (dans } L_1\text{)} + 2 \text{ (dans } L_2\text{)} = 3 \text{ traversées.}
  • Voie 1 (miroir fixe) : Le faisceau incident traverse L_1 (1 traversée) vers le miroir fixe, s'y réfléchit, rentre par la face arrière de L_1 et traverse son épaisseur jusqu'à la face semi-réfléchissante (1 traversée), s'y réfléchit (réflexion interne) et retraverse L_1 pour sortir par la face arrière vers l'oculaire (1 traversée).

    N_1 = 3 \text{ (dans } L_1\text{)} = 3 \text{ traversées.}

Grâce à ce choix, les deux trajets parcourent rigoureusement la même épaisseur géométrique de verre (3e/\cos r).

Si la couche semi-réfléchissante était déposée sur la face arrière, la voie 1 ne traverserait L_1 qu'une seule fois au total (N_1 = 1), tandis que la voie 2 traverserait L_1 trois fois et L_2 deux fois (N_2 = 5), ce qui accentuerait la dissymétrie au lieu de la compenser.

\boxed{\text{La couche semi-réfléchissante est déposée sur la face avant de } L_1 \text{ (tournée vers le monochromateur).}}

Résultat

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : frange d'égale inclinaison, anneau d'interférence

Après réglage des vis et les miroirs fixe et mobile sont rendus rigoureusement perpendiculaires ; l'axe optique de l'oculaire est alors confondu avec la normale au miroir mobile et l'opérateur observe, au moyen de cet oculaire réglé à l'infini, des franges d'interférence. Quelle est la forme de ces franges ? Peut-on encore les observer si l'oculaire est déréglé ?

Voir l'indice

Identifier la nature géométrique de l'espace équivalent formé par les miroirs (lame à faces parallèles) et considérer l'effet de l'extension spatiale de la source sur la localisation.

Voir la stratégie
  1. Identifier la configuration géométrique équivalente de l'interféromètre lorsque les deux miroirs sont perpendiculaires (lame à faces parallèles).
  2. En déduire l'allure des lignes d'égale différence de marche et la géométrie des franges observées.
  3. Rappeler la zone de localisation des franges pour une source spatialement étendue et conclure sur l'effet d'une défocalisation de l'oculaire.
Voir la réponse courte

En configuration lame d'air, les franges sont des anneaux concentriques d'égale inclinaison localisés à l'infini, invisibles si l'oculaire est déréglé.

Voir le corrigé complet

1. Forme des franges d'interférence

Lorsque le miroir fixe et le miroir mobile sont rigoureusement perpendiculaires, l'image du miroir fixe par la séparatrice L_1 est strictement parallèle au miroir mobile : l'interféromètre de Michelson est réglé en lame d'air à faces parallèles.

Pour un rayon incident sous un angle d'inclinaison \theta par rapport à la normale aux miroirs, la différence de marche ne dépend que de \theta :

\delta(\theta) = 2e\cos\theta

où e est l'épaisseur de la lame d'air équivalente.

Les lignes d'égale intensité sont des lignes d'égale différence de marche, donc d'égale inclinaison \theta. Par symétrie de révolution autour de l'axe optique (O, \vec{e}_z), les franges observées dans le plan focal de l'oculaire ont la forme d'anneaux concentriques (anneaux d'égale inclinaison, ou anneaux de Haidinger), centrés sur l'axe optique.

\boxed{\text{Les franges sont des anneaux concentriques centrés sur l'axe optique.}}

2. Influence du déréglage de l'oculaire

La source lumineuse n'étant pas ponctuelle (elle est constituée d'une fente de largeur finie, donc spatialement étendue), chaque point source crée son propre système de franges. Ces systèmes ne se superposent en phase que dans la direction où la différence de marche est indépendante de la position de la source, c'est-à-dire à l'infini : les franges sont localisées à l'infini.

L'oculaire afocal réglé à l'infini permet de conjuguer l'infini optique avec la rétine de l'observateur (qui observe sans accommoder).

Si l'oculaire est déréglé, le plan conjugué de la rétine se retrouve à distance finie. Or, à distance finie, les rayons issus des différents points de la source étendue interfèrent avec des différences de marche différentes, ce qui conduit à un brouillage spatial : le contraste s'annule rapidement.

\boxed{\text{Non, on ne peut plus les observer : le déréglage entraîne le brouillage des franges.}}

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : différence de marche, défilement de franges

Tout en observant les franges, l'observateur peut actionner la vis micrométrique et déplacer le miroir mobile dans le plan , le long de l'axe . Relier le nombre de franges sombres qui défilent au centre du champ et le décalage du miroir mobile.

Voir l'indice

Traduire la condition d'interférence au centre (\theta = 0) et relier la variation de la différence de marche \delta = 2\Delta z à un nombre entier de longueurs d'onde.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence de marche \delta_0 et l'ordre d'interférence p_0 au centre du champ (incidence normale).
  2. Établir la variation \Delta \delta_0 induite par un déplacement \Delta z du miroir mobile selon sa normale.
  3. En déduire le nombre \Delta N d'anneaux défilant au centre par variation unitaire de l'ordre d'interférence.
Voir la réponse courte

Au centre, la variation de différence de marche est \Delta\delta = 2\Delta z, d'où le nombre de franges défilées \Delta N = 2\Delta z/\lambda_0.

Voir le corrigé complet

Dans la configuration en lame d'air à faces parallèles, la différence de marche pour des rayons faisant un angle i avec la normale aux miroirs s'écrit :

\delta(i) = 2 e \cos i

où e est l'épaisseur de la lame d'air équivalente (séparation entre le miroir mobile et l'image du miroir fixe par la séparatrice L_1).

Au centre du champ d'observation, les rayons émergent parallèlement à l'axe optique, soit sous une incidence normale i = 0. La différence de marche au centre vaut donc :

\delta_0 = 2 e

L'ordre d'interférence au centre est donné par :

p_0 = \frac{\delta_0}{\lambda_0} = \frac{2e}{\lambda_0}

Lorsque l'opérateur déplace le miroir mobile d'une distance \Delta z parallèlement à l'axe (O, \vec{e}_z), c'est-à-dire orthogonalement à sa surface réfléchissante, l'épaisseur de la lame d'air varie de \Delta e = \Delta z. La variation de différence de marche au centre s'élève donc à :

\Delta \delta_0 = 2 \Delta z

Chaque variation d'une unité de l'ordre d'interférence (\Delta p_0 = 1) correspond au passage d'une nouvelle frange sombre (ou brillante) au centre du champ. Par conséquent, le nombre \Delta N de franges sombres qui défilent au centre vérifie :

\boxed{\Delta N = \frac{2 \Delta z}{\lambda_0}}

Résultat

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Question 12

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : différence de marche, rayon angulaire

Exprimer, au moyen d'un schéma approprié, la différence de marche observée à l'infini dans une direction donnée, en fonction de l'écart séparant les deux miroirs. Le déplacement maximal de la vis micrométrique à partir du contact optique est noté . Déterminer, après ce déplacement, l'angle qui sépare le centre de la figure de la première frange de même nature.

Voir l'indice

Écrire la différence de marche à l'infini sous une incidence \theta et utiliser un développement limité aux petits angles au voisinage du centre.

Voir la stratégie
  1. Se placer dans le schéma équivalent du Michelson réglé en lame d'air à faces parallèles d'épaisseur e = \Delta z, où le miroir fixe M_1 et l'image M'_2 du miroir mobile sont parallèles.
  2. Établir géométriquement la différence de marche \delta(\theta) pour des rayons émergeant sous l'inclinaison \theta par rapport à la normale.
  3. Exprimer la condition pour que l'ordre d'interférence varie d'une unité (\Delta p = 1) entre le centre (\theta = 0) et le premier anneau de même nature, puis en déduire \Delta\theta au moyen d'un développement limité aux petits angles.
Voir la réponse courte

Différence de marche \delta = 2e\cos\theta ; au contact optique décalé de \Delta z_{\max}, le premier anneau sombre/brillant vérifie \Delta\theta \simeq \sqrt{\lambda_0/\Delta z_{\max}}.

Voir le corrigé complet

Dans le modèle équivalent de l'interféromètre de Michelson réglé en lame d'air, le système est équivalent à deux miroirs parallèles plans M_1 et M'_2 distants de e = \Delta z, éclairés par une onde plane faisant un angle d'incidence \theta avec la normale commune aux miroirs.

La différence de marche \delta(\theta) entre les deux rayons émergeant parallèlement sous l'angle \theta s'écrit :

\delta(\theta) = (AB + BC) - AH

Par trigonométrie élémentaire dans les triangles rectangles ABB' (où B' est le projeté de A sur M_1) et ACH :

\begin{aligned} AB = BC &= \frac{e}{\cos\theta} \\ AC &= 2e \tan\theta \\ AH &= AC \sin\theta = 2e \frac{\sin^2\theta}{\cos\theta} \end{aligned}

On en déduit :

\delta(\theta) = \frac{2e}{\cos\theta} - \frac{2e\sin^2\theta}{\cos\theta} = 2e \frac{1 - \sin^2\theta}{\cos\theta} = 2e\cos\theta

En prenant en compte le déplacement \Delta z depuis le contact optique (e = \Delta z) :

\boxed{\delta(\theta) = 2\Delta z\cos\theta}

L'ordre d'interférence en un point associé à l'inclinaison \theta vaut :

p(\theta) = \frac{\delta(\theta)}{\lambda_0} = \frac{2\Delta z_{\max}\cos\theta}{\lambda_0}

Au centre du champ (\theta = 0), l'ordre d'interférence est maximal :

p(0) = \frac{2\Delta z_{\max}}{\lambda_0}

La fonction \cos\theta étant strictement décroissante au voisinage de \theta = 0, l'ordre d'interférence diminue lorsqu'on s'écarte du centre. La première frange de même nature que le centre correspond à une diminution de l'ordre d'une unité entière :

p(0) - p(\Delta\theta) = 1 \iff \delta(0) - \delta(\Delta\theta) = \lambda_0

Soit :

2\Delta z_{\max}\left(1 - \cos\Delta\theta\right) = \lambda_0

Pour les faibles inclinaisons observées (\Delta\theta \ll 1), un développement limité au second ordre donne 1 - \cos\Delta\theta \simeq \frac{(\Delta\theta)^2}{2}, d'où :

2\Delta z_{\max}\left(\frac{(\Delta\theta)^2}{2}\right) = \Delta z_{\max} (\Delta\theta)^2 = \lambda_0

On obtient finalement l'angle \Delta\theta sous la forme :

\boxed{\Delta\theta = \sqrt{\frac{\lambda_0}{\Delta z_{\max}}}}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : incertitude relative, raie de balmer

Dans le cas d'une des raies de l'hydrogène atomique, on observe le défilement de franges pour un décalage . S'agit-il de la raie ou ? Avec quelle précision relative mesure-t-on sa longueur d'onde ? Que vaut alors ? Commenter.

Voir l'indice

Déduire la longueur d'onde expérimentale du comptage des franges par \lambda_0 = 2\Delta z / N, calculer l'incertitude associée et comparer aux longueurs d'onde de Balmer.

Voir la stratégie
  1. Calculer la longueur d'onde \lambda_0 à partir de la relation établie à la question Q11 (\Delta N = 2\Delta z / \lambda_0) et identifier la raie (H_\alpha rouge ou H_\beta bleue).
  2. Déterminer l'incertitude relative sur \lambda_0 à partir de l'incertitude sur la mesure du déplacement \Delta z.
  3. Calculer l'angle \Delta\theta sous lequel est vu le premier anneau à l'aide de l'expression obtenue en Q12, puis commenter l'ordre de grandeur obtenu.
Voir la réponse courte

Longueur d'onde \lambda_0 = 2\Delta z/N \simeq 656\text{ nm} (raie H_\alpha), précision relative u(\lambda_0)/\lambda_0 = 2/1\,035 \simeq 0{,}2\,\%, calcul de \Delta\theta.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q11, le défilement de N franges lors d'un déplacement \Delta z s'écrit :

N = \frac{2\Delta z}{\lambda_0} \iff \lambda_0 = \frac{2\Delta z}{N}

L'application numérique donne, avec deux chiffres significatifs :

\lambda_0 = \frac{2 \times 1\,035 \times 10^{-6}}{3\,156} \approx 6{,}56 \times 10^{-7}\text{ m} = 656\text{ nm}

Cette longueur d'onde appartient au domaine du rouge :

\boxed{\text{Il s'agit de la raie } H_\alpha \text{ (rouge)}.}

Le nombre de franges N étant déterminé par comptage sans incertitude, la précision relative sur la mesure de \lambda_0 découle directement de celle sur \Delta z :

\frac{\Delta \lambda_0}{\lambda_0} = \frac{\Delta(\Delta z)}{\Delta z}

Numériquement :

\frac{\Delta(\Delta z)}{\Delta z} = \frac{2\ \mu\text{m}}{1\,035\ \mu\text{m}} \approx 1{,}9 \times 10^{-3} \approx 0{,}2\%
\boxed{\frac{\Delta \lambda_0}{\lambda_0} \simeq 0{,}2\%}

D'après la question Q12, l'écart angulaire avec le premier anneau de même nature après le déplacement \Delta z vaut :

\Delta\theta = \sqrt{\frac{\lambda_0}{\Delta z}} = \sqrt{\frac{2}{N}}

Numériquement :

\Delta\theta = \sqrt{\frac{2}{3\,156}} = \sqrt{\frac{1}{1\,578}} \approx 2{,}5 \times 10^{-2}\text{ rad} \approx 1{,}4^\circ
\boxed{\Delta\theta \simeq 2{,}5 \times 10^{-2}\text{ rad} \simeq 1{,}4^\circ}

Commentaires :

  • L'angle \Delta\theta \ll 1\text{ rad} valide a posteriori le développement limité à l'ordre deux de \cos\theta effectué à la question Q12.
  • Les anneaux étant très resserrés au centre pour une telle épaisseur de lame d'air, l'emploi d'un oculaire afocal grossissant est indispensable pour séparer et observer nettement les franges.

Résultat

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B · Cohérence spectrale d’une source

Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : formule de fresnel, facteur de contraste

Dans le cas où la source est rigoureusement monochromatique, de longueur d'onde , exprimer l'intensité en fonction de , et . Définir et calculer le facteur de contraste des franges.

Voir l'indice

Utiliser la formule classique de Fresnel pour deux ondes cohérentes de même amplitude et appliquer la définition C = (I_{\max} - I_{\min}) / (I_{\max} + I_{\min}).

Voir la réponse courte

Formule de Fresnel I(\delta) = 2I_0(1+\cos(2\pi\delta/\lambda_0)), d'où I_{\min}=0 et un facteur de contraste unitaire C=1.

Voir le corrigé complet

Les deux ondes issues de la division d'amplitude sont cohérentes entre elles et se propagent le long des deux bras de l'interféromètre avec la même intensité I_0. En un point où la différence de marche entre les deux trajets optiques est \delta, le déphasage entre les deux ondes vaut :

\Delta\phi = \frac{2\pi}{\lambda_0}\,\delta

D'après la formule de Fresnel pour l'interférence de deux ondes d'égales intensités I_1 = I_2 = I_0, l'intensité résultante s'écrit :

\begin{aligned} I(\delta) &= I_0 + I_0 + 2\sqrt{I_0 I_0}\cos(\Delta\phi) \\ &= 2I_0\left(1 + \cos\left(\frac{2\pi\delta}{\lambda_0}\right)\right) \end{aligned}
\boxed{I(\delta) = 2I_0\left[1 + \cos\left(\frac{2\pi\delta}{\lambda_0}\right)\right] = 4I_0\cos^2\left(\frac{\pi\delta}{\lambda_0}\right)}

Le facteur de contraste (ou visibilité) de Michelson C est défini par :

\boxed{C = \frac{I_{\max} - I_{\min}}{I_{\max} + I_{\min}}}

Pour une source rigoureusement monochromatique, l'intensité varie entre les valeurs extrêmes :

I_{\max} = 4I_0 \quad \text{et} \quad I_{\min} = 0

On en déduit immédiatement le contraste des franges :

\boxed{C = 1}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : doublet de sodium, battement d'interférence

Pour certaines sources bichromatiques les deux radiations émises sont de même intensité ; c'est le cas des lampes à vapeur de sodium, étudiées notamment par MICHELSON dans les conditions décrites en III.A. Expliciter l'intensité observée en fonction de , de la différence de marche , de et de . Exprimer le facteur de contraste des franges et montrer comment il permet la mesure de .

Voir l'indice

Sommer les intensités issues des deux rayonnements spectralement incohérents et faire apparaître un produit de cosinus (phénomène de battements).

Voir la stratégie
  1. Additionner les intensités produites indépendamment par chaque composante spectrale, deux radiations de fréquences distinctes étant mutuellement incohérentes.
  2. Utiliser une formule trigonométrique pour faire apparaître un terme de porteuse rapide et une modulation lente (battements), grâce à la condition \Delta\lambda \ll \lambda_0.
  3. Identifier les extrema locaux d'intensité pour déterminer le contraste C(\delta) et relier la période de brouillage à la grandeur \lambda_0/\Delta\lambda.
Voir la réponse courte

Somme des intensités de deux raies : I(\delta) = 2I_0[1 + \cos(\pi\delta\Delta\lambda/\lambda_0^2)\cos(2\pi\delta/\lambda_0)], le contraste oscille et s'annule pour \delta = \lambda_0^2/(2\Delta\lambda).

Voir le corrigé complet

Deux ondes de fréquences optiques différentes sont mutuellement incohérentes au sens de l'interférométrie : les termes d'interférence croisés ont une moyenne temporelle nulle. L'intensité totale observée est donc la somme des intensités associées à chaque radiation.

D'après la question Q14, chaque radiation monochromatique d'intensité I_0 par voie produit le signal :

I_1(\delta) = 2I_0\left(1 + \cos\frac{2\pi\delta}{\lambda_1}\right) \quad \text{et} \quad I_2(\delta) = 2I_0\left(1 + \cos\frac{2\pi\delta}{\lambda_2}\right)

L'intensité totale vaut ainsi :

\begin{aligned} I(\delta) &= I_1(\delta) + I_2(\delta) \\ &= 4I_0 + 2I_0\left(\cos\frac{2\pi\delta}{\lambda_1} + \cos\frac{2\pi\delta}{\lambda_2}\right) \\ &= 4I_0 \left[1 + \cos\left(\pi\delta\left(\frac{1}{\lambda_1} - \frac{1}{\lambda_2}\right)\right)\cos\left(\pi\delta\left(\frac{1}{\lambda_1} + \frac{1}{\lambda_2}\right)\right)\right] \end{aligned}

Sachant que \lambda_1 = \lambda_0 - \frac{\Delta\lambda}{2} et \lambda_2 = \lambda_0 + \frac{\Delta\lambda}{2} avec \Delta\lambda \ll \lambda_0, on effectue les développements :

\begin{aligned} \frac{1}{\lambda_1} - \frac{1}{\lambda_2} &= \frac{\lambda_2 - \lambda_1}{\lambda_1\lambda_2} \simeq \frac{\Delta\lambda}{\lambda_0^2} \\ \frac{1}{\lambda_1} + \frac{1}{\lambda_2} &= \frac{\lambda_1 + \lambda_2}{\lambda_1\lambda_2} \simeq \frac{2\lambda_0}{\lambda_0^2} = \frac{2}{\lambda_0} \end{aligned}

On obtient ainsi l'expression de l'intensité observée :

\boxed{I(\delta) = 4I_0\left[1 + \cos\left(\frac{\pi\delta\,\Delta\lambda}{\lambda_0^2}\right)\cos\left(\frac{2\pi\delta}{\lambda_0}\right)\right]}

Puisque \Delta\lambda \ll \lambda_0, le facteur \cos\left(\frac{\pi\delta\,\Delta\lambda}{\lambda_0^2}\right) varie beaucoup plus lentement avec \delta que le facteur \cos\left(\frac{2\pi\delta}{\lambda_0}\right). L'intensité présente donc des oscillations rapides modulées par une enveloppe lente. Les extrema locaux d'intensité s'écrivent :

I_{\max,\text{loc}} = 4I_0\left(1 + \left|\cos\left(\frac{\pi\delta\,\Delta\lambda}{\lambda_0^2}\right)\right|\right) \quad \text{et} \quad I_{\min,\text{loc}} = 4I_0\left(1 - \left|\cos\left(\frac{\pi\delta\,\Delta\lambda}{\lambda_0^2}\right)\right|\right)

Le facteur de contraste C des franges est défini par :

C(\delta) = \frac{I_{\max,\text{loc}} - I_{\min,\text{loc}}}{I_{\max,\text{loc}} + I_{\min,\text{loc}}}

On en déduit :

\boxed{C(\delta) = \left|\cos\left(\frac{\pi\delta\,\Delta\lambda}{\lambda_0^2}\right)\right|}

Mesure de \lambda_0/\Delta\lambda : Le contraste s'annule (phénomène de brouillage des franges) lorsque l'argument du cosinus est un multiple impair de \pi/2 :

\frac{\pi\delta\,\Delta\lambda}{\lambda_0^2} = \frac{\pi}{2} + k\pi \quad (k \in \mathbb{N})

L'écart de différence de marche entre deux brouillages successifs (ou entre deux réapparitions maximales de contraste) vaut :

\Delta\delta = \frac{\lambda_0^2}{\Delta\lambda}

En mesurant expérimentalement le déplacement \Delta z = \Delta\delta / 2 du miroir mobile entre deux extinctions consécutives du contraste, on en déduit directement le pouvoir de résolution :

\boxed{\frac{\lambda_0}{\Delta\lambda} = \frac{\Delta\delta}{\lambda_0} = \frac{2\Delta z}{\lambda_0}}

Résultat

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Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : contraste des franges, longueur de cohérence

D'autres sources, comme celles émettant la raie de l'hydrogène, peuvent être écrites comme bichromatiques mais les intensités et émises aux longueurs d'onde et sont différentes. Pour quelle(s) valeur(s) de le facteur de contraste des franges est-il minimal ? Quelle est cette valeur minimale ? Dans le cas de la raie double , l'écart est de l'ordre de . Est-il possible de le mettre en évidence avec le montage proposé ci-dessus ?

Voir l'indice

Écrire la somme de deux cosinus d'amplitudes inégales sous forme complexe pour déterminer l'enveloppe de modulation et son minimum.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'intensité totale résultant de la superposition incohérente des deux composantes spectrales, puis identifier l'amplitude des oscillations pour en déduire le contraste C(\delta).
  2. Trouver les conditions de minimum de contraste et en déduire la valeur de C_{\min}.
  3. Évaluer le déplacement \Delta z du miroir mobile nécessaire pour observer le premier brouillage (ou une période de battement) et discuter de sa faisabilité expérimentale.
Voir la réponse courte

Contraste minimal C_{\min} = |I_1-I_2|/(I_1+I_2) > 0 en quadrature de phase ; déplacement requis \Delta z \sim \lambda_0^2/(4\Delta\lambda) \simeq 7{,}7\text{ mm}, limite pour le montage.

Voir le corrigé complet

Chaque composante monochromatique de longueur d'onde \lambda_k (k \in \{1, 2\}) donne une intensité :

I_k(\delta) = 2I_k\left(1 + \cos\frac{2\pi\delta}{\lambda_k}\right)

Les deux rayonnements étant mutuellement incohérents, les intensités s'ajoutent :

I(\delta) = 2(I_1 + I_2) + 2\left[ I_1\cos\left(\frac{2\pi\delta}{\lambda_1}\right) + I_2\cos\left(\frac{2\pi\delta}{\lambda_2}\right) \right]

En introduisant les phases \phi_1 = \dfrac{2\pi\delta}{\lambda_1} et \phi_2 = \dfrac{2\pi\delta}{\lambda_2}, avec \Delta\lambda \ll \lambda_0, on a \phi_0 = \dfrac{\phi_1+\phi_2}{2} \simeq \dfrac{2\pi\delta}{\lambda_0} et :

\Delta\phi = \phi_1 - \phi_2 \simeq \frac{2\pi\delta\,\Delta\lambda}{\lambda_0^2}

Le terme d'interférence s'écrit sous forme complexe :

I_1\cos\phi_1 + I_2\cos\phi_2 = \operatorname{Re}\left[ \left(I_1\mathrm{e}^{\mathrm{i}\Delta\phi/2} + I_2\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\Delta\phi/2}\right)\mathrm{e}^{\mathrm{i}\phi_0} \right]

L'amplitude des modulations d'intensité est donc proportionnelle à :

\begin{aligned} A(\delta) &= \left|I_1\mathrm{e}^{\mathrm{i}\Delta\phi/2} + I_2\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\Delta\phi/2}\right| = \sqrt{I_1^2 + I_2^2 + 2I_1 I_2\cos(\Delta\phi)} \end{aligned}

Le facteur de contraste s'exprime ainsi :

C(\delta) = \frac{I_{\max} - I_{\min}}{I_{\max} + I_{\min}} = \frac{\sqrt{I_1^2 + I_2^2 + 2I_1 I_2\cos\left(\dfrac{2\pi\delta\,\Delta\lambda}{\lambda_0^2}\right)}}{I_1 + I_2}

Le contraste est minimal lorsque le terme en cosinus vaut -1, c'est-à-dire :

\frac{2\pi\delta\,\Delta\lambda}{\lambda_0^2} = (2k+1)\pi \quad (k \in \mathbb{Z})
\boxed{\delta = \left(k + \frac{1}{2}\right)\frac{\lambda_0^2}{\Delta\lambda} \quad (k \in \mathbb{Z})}

La valeur minimale du facteur de contraste est alors (avec I_2 < I_1) :

C_{\min} = \frac{\sqrt{I_1^2 + I_2^2 - 2I_1 I_2}}{I_1 + I_2} = \frac{\sqrt{(I_1 - I_2)^2}}{I_1 + I_2}
\boxed{C_{\min} = \frac{I_1 - I_2}{I_1 + I_2} > 0}

Mise en évidence du doublet H_\alpha : Pour la raie H_\alpha, on a \lambda_0 \simeq 656\text{ nm} (question Q13) et \Delta\lambda = 1{,}4\times 10^{-11}\text{ m}. La première valeur de \delta conduisant à un minimum de contraste (k=0) est :

\delta_{\min} = \frac{\lambda_0^2}{2\Delta\lambda}

Comme \delta = 2\Delta z au centre du champ, le déplacement correspondant du miroir mobile vaut :

\Delta z_{\text{brouillage}} = \frac{\lambda_0^2}{4\Delta\lambda} = \frac{(6{,}56\times 10^{-7})^2}{4\times 1{,}4\times 10^{-11}} \simeq \frac{4{,}30\times 10^{-13}}{5{,}6\times 10^{-11}} \simeq 7{,}7\times 10^{-3}\text{ m} \simeq 7{,}7\text{ mm}

Une vis micrométrique standard dispose couramment d'une course de l'ordre de 10\text{ mm} à 25\text{ mm}. Un déplacement de 7{,}7\text{ mm} (ou de 15\text{ mm} pour une période complète de battement) est donc réalisable mécaniquement : il est tout à fait possible de mettre en évidence cette raie double (c'est d'ailleurs l'une des mesures historiques remarquables menées par Michelson en 1892).

Résultat

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C · Les tubes à hydrogène

Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : élargissement doppler, spectre de raies

Quel est le rôle du circuit à circulation d'eau qui entoure le tube central ? Sur le spectre proposé en figure 4, quelle est l'unité de la graduation donnée en abscisse ? Quelle est, à votre avis, l'origine du fond continu (essentiellement dans le proche ultra-violet) marqué en trait pointillé gris ?

Voir l'indice

Songer à la dissipation par effet Joule due aux décharges, identifier l'unité historique de longueur d'onde de l'ordre de 10^{-10}\text{ m} et le rôle du spectre de recombinaison continue.

Voir la stratégie
  1. Identifier la fonction d'un refroidissement à eau dans un tube à décharge haute tension (puissance thermique dissipée par effet Joule, tenue mécanique du quartz/verre, élargissement Doppler thermique).
  2. Déduire l'unité de l'axe des abscisses de la figure 4 à partir des positions des raies de Balmer identifiées (H_\beta, H_\gamma, etc.).
  3. Proposer l'origine physique du fond continu d'émission dans l'ultraviolet, en faisant le lien avec la nature moléculaire du gaz (H_2) et/ou les transitions libre-lié (recombinaison radiative).
Voir la réponse courte

Refroidissement pour réduire l'élargissement thermique Doppler ; abscisse en nm ou Å ; fond continu associé à la recombinaison ou transitions moléculaires du dihydrogène.

Voir le corrigé complet
  1. Rôle de la circulation d'eau :

    Les décharges électriques haute tension dissipent une puissance thermique importante par effet Joule au sein du gaz et des parois. Le circuit de refroidissement à eau permet :

    • d'évacuer cette chaleur pour éviter l'échauffement critique et la détérioration du tube en quartz ;
    • de limiter la température du gaz, ce qui réduit l'élargissement Doppler thermique des raies d'émission et prévient le dégazage des parois.
  2. Unité de la graduation en abscisse :

    La série de Balmer dans le domaine visible présente pour la raie H_\beta (transition de n=4 vers n_f=2) une longueur d'onde théorique :

    \frac{1}{\lambda} = R_H \left(\frac{1}{2^2} - \frac{1}{4^2}\right) = \frac{3}{16} R_H \implies \lambda \simeq 486\text{ nm}

    Sur la figure 4, le pic H_\beta se situe juste en dessous de la valeur 5 000 (environ 4 860), tandis que H_\gamma se trouve autour de 4 340. Les graduations (2 600, 3 000, 4 000, 5 000) correspondent donc à des longueurs d'onde exprimées en ångströms (\text{Å}), avec 1\text{ Å} = 10^{-10}\text{ m} = 0{,}1\text{ nm}.

    \boxed{\text{L'unité de l'abscisse est l'\aa{}ngstrœ{}m (\AA) ; } 1\text{ \AA} = 10^{-10}\text{ m} = 0{,}1\text{ nm}}
  3. Origine du fond continu :

    Le fond continu ultraviolet peut s'interpréter selon deux origines physiques :

    • Origine moléculaire (prépondérante pour \text{H}_2) : Lors de la décharge, des molécules excitées de dihydrogène subissent une transition radiative vers un état électronique dissociatif répulsif (b\,{}^3\Sigma_u^+), se dissociant en deux atomes d'hydrogène :

      \mathrm{H}_2^* \longrightarrow \mathrm{H} + \mathrm{H} + h\nu

      L'énergie cinétique relative des atomes après dissociation n'étant pas quantifiée et variant continûment, le photon émis possède une énergie continûment variable, produisant ce fond continu caractéristique des lampes à hydrogène moléculaire.

    • Recombinaison radiative (transitions libre-lié) : La capture d'un électron libre d'énergie cinétique quelconque E_c par un proton \mathrm{H}^+ + e^- \to \mathrm{H}(n) + h\nu émet un photon d'énergie h\nu = |E_n| + E_c. Pour n=2, cette recombinaison donne naissance au continuum de Balmer pour des longueurs d'onde inférieures à la limite de Balmer \lambda_B \simeq 3650\text{ \AA}, ce qui coïncide remarquablement avec la bande observée.

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : étalonnage en longueur d'onde, spectre de référence

Quelle propriété du spectre d'émission de la molécule hydroxyle est ici mise à profit ?

Voir l'indice

Penser à la position spectrale des raies d'émission ou bandes de HO afin qu'elles ne polluent pas le domaine visible étudié.

Voir la réponse courte

Utilisation de raies d'émission moléculaires bien répertoriées du radical hydroxyle \mathrm{HO} comme étalon secondaire de longueur d'onde.

Voir le corrigé complet

L'énoncé indique que l'utilisation de tubes à vapeur d'eau permet « l'obtention d'un spectre atomique sans bande continue ».

La propriété mise à profit est la suivante :

  • la molécule hydroxyle \mathrm{HO} n'émet pas de continuum dans le domaine d'observation des raies atomiques de l'hydrogène (le visible pour la série de Balmer) ;
  • son émission moléculaire est constituée de bandes discrètes (spectre de rovibration électronique) situées principalement dans le proche ultraviolet (autour de 306\text{ nm} pour le système A\,{}^2\Sigma^+ \to X\,{}^2\Pi), laissant le domaine visible (400\text{ nm} à 656\text{ nm}) totalement exempt de lumière parasite ou de fond continu émis par la molécule.

Les raies atomiques de l'hydrogène (et de ses isotopes) se détachent ainsi sur un fond sombre, avec un contraste optimal pour les mesures interférométriques.

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : décalage isotopique, masse réduite

Les raies d'émission du deutérium sont-elles, par rapport à celle de l'hydrogène ordinaire, décalées vers le bleu ou vers le rouge ? De quelle résolution spectrale (en nanomètre) faut-il disposer pour séparer les raies de l'hydrogène et celles du deutérium ? À partir d'une lecture de la courbe de la figure 4, faire l'application numérique dans le cas de la raie .

Voir l'indice

Exprimer la différence relative \Delta\lambda / \lambda à partir de la formule donnée avec m_N(D) \approx 2m_N(H), puis évaluer numériquement le décalage spectral de la raie H_\beta.

Voir la stratégie
  1. Comparer les masses des noyaux d'hydrogène (m_p) et de deutérium (m_D \approx 2m_p) pour déduire le signe de la variation de longueur d'onde et conclure sur le sens du décalage spectral (bleu ou rouge).
  2. Exprimer l'écart en longueur d'onde \Delta\lambda = \lambda_H - \lambda_D à l'ordre le plus bas en m_e/m_p, qui fixe la résolution spectrale minimale nécessaire.
  3. Lire la longueur d'onde de la raie H_\beta sur la figure 4 et effectuer l'application numérique demandée en nanomètres.
Voir la réponse courte

Masse réduite plus grande pour le deutérium d'où des niveaux plus profonds : décalage vers le bleu ; calcul de la résolution spectrale pour H_\beta.

Voir le corrigé complet

Le noyau d'hydrogène ordinaire est un proton unique de masse m_N = m_p, tandis que le noyau de deutérium contient un proton et un neutron, soit m_N = m_D \simeq 2m_p (le neutron et le proton ayant des masses quasi identiques).

D'après la relation fournie :

\lambda = \lambda_\infty \left( 1 + \frac{m_e}{m_N} \right)

Comme m_D > m_p, il vient immédiatement :

\frac{m_e}{m_D} < \frac{m_e}{m_p} \implies \lambda_D < \lambda_H

La longueur d'onde émise par le deutérium est donc plus courte que celle de l'hydrogène : les raies d'émission du deutérium sont décalées vers le bleu.

Pour pouvoir séparer expérimentalement les deux raies, la résolution spectrale du dispositif (au sens du plus petit écart \delta\lambda discernable) doit être inférieure ou égale à l'écart spectral \Delta\lambda = \lambda_H - \lambda_D. En explicitant cet écart :

\Delta\lambda = \lambda_H - \lambda_D = \lambda_\infty m_e \left( \frac{1}{m_p} - \frac{1}{m_D} \right) \simeq \lambda_\infty m_e \left( \frac{1}{m_p} - \frac{1}{2m_p} \right) = \lambda_\infty \frac{m_e}{2m_p}

Comme m_e \ll m_p, on peut assimiler \lambda_\infty à la longueur d'onde \lambda mesurée, d'où la résolution spectrale requise :

\boxed{\Delta\lambda \simeq \lambda \frac{m_e}{2m_p}}

Sur la figure 4, la position de la raie H_\beta se lit à l'abscisse :

\lambda(H_\beta) \simeq 4\,860\text{ \AA} = 486\text{ nm}

Avec les valeurs numériques de l'énoncé (m_e c^2 = 0{,}51\text{ MeV} et m_p c^2 = 940\text{ MeV}) :

\begin{aligned} \frac{m_e}{2m_p} &= \frac{0{,}51}{2 \times 940} = \frac{0{,}51}{1\,880} \simeq 2{,}7 \times 10^{-4} \end{aligned}

On en déduit l'écart spectral entre l'hydrogène et le deutérium pour la raie H_\beta :

\Delta\lambda \simeq 486 \times 2{,}7 \times 10^{-4} \simeq 0{,}13\text{ nm}
\boxed{\Delta\lambda \simeq 0{,}13\text{ nm}}

Résultat

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Partie IV : L’équation de Klein–Gordon

Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : onde progressive, vitesse de groupe

L'état associé à cette fonction d'onde est-il stationnaire ? Dans quel sens le mouvement de la particule décrite par cette onde a-t-il lieu ? Exprimer les vitesses de phase et de groupe en fonction de , de et de sa dérivée.

Voir l'indice

Calculer la densité de probabilité |\underline{\Psi}|^2 pour statuer sur la stationnarité, puis poser \omega = E/\hbar et k = p/\hbar pour calculer les vitesses de phase et de groupe.

Voir la stratégie
  1. Pour tester le caractère stationnaire, examiner la factorisation spatio-temporelle de la fonction d'onde \underline{\Psi}(\vec{r},t) et vérifier si la densité de probabilité de présence |\underline{\Psi}|^2 dépend du temps.
  2. Identifier la pulsation \omega et le vecteur d'onde k pour déterminer le sens de propagation de l'onde plane progressive.
  3. Exprimer les vitesses de phase v_\varphi = \omega/k et de groupe v_g = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k à l'aide des relations d'Einstein et de de Broglie.
Voir la réponse courte

État non stationnaire (onde progressive harmonique vers les x>0), vitesse de phase v_\varphi = E/p et vitesse de groupe v_g = dE/dp = (dp/dE)^{-1}.

Voir le corrigé complet

La fonction d'onde s'écrit sous la forme :

\underline{\Psi}(\vec{r},t) = \underline{\psi}_0 \exp\left( \frac{\mathrm{i}p(E)x}{\hbar} \right) \exp\left( -\frac{\mathrm{i}Et}{\hbar} \right) = \underline{\psi}(x)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}Et/\hbar}

avec \underline{\psi}(x) = \underline{\psi}_0 \mathrm{e}^{\mathrm{i}p(E)x/\hbar}. La dépendance spatiale et la dépendance temporelle se factorisent, et l'énergie E est bien définie (état propre de l'hamiltonien). La densité volumique de probabilité de présence vaut :

\rho(\vec{r},t) = |\underline{\Psi}(\vec{r},t)|^2 = |\underline{\psi}_0|^2

Elle est rigoureusement indépendante du temps t (et ici de la position x). L'état associé est donc un état stationnaire.

En posant la pulsation \omega = \dfrac{E}{\hbar} > 0 et le nombre d'onde k = \dfrac{p(E)}{\hbar} > 0, la fonction d'onde s'écrit :

\underline{\Psi}(\vec{r},t) = \underline{\psi}_0 \mathrm{e}^{-\mathrm{i}(\omega t - kx)} = \underline{\psi}_0 \mathrm{e}^{\mathrm{i}(kx - \omega t)}

Il s'agit d'une onde plane progressive monochromatique se propageant dans la direction (Ox). Les plans d'onde d'égale phase vérifient kx - \omega t = \text{cte}, soit x(t) = \frac{\omega}{k}t + \text{cte} : l'onde se propage vers les x croissants. Le mouvement de la particule décrite par cette onde a donc lieu dans le sens des x croissants (dans le sens du vecteur \vec{e}_x).

D'après les relations d'Einstein-Planck (E = \hbar\omega) et de de Broglie (p = \hbar k), la vitesse de phase s'écrit :

v_\varphi = \frac{\omega}{k} = \frac{E/\hbar}{p(E)/\hbar} = \frac{E}{p(E)}
\boxed{v_\varphi = \frac{E}{p(E)}}

La vitesse de groupe s'obtient par dérivation :

v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}p} = \frac{1}{\dfrac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}E}}

En notant p'(E) = \dfrac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}E} la dérivée de l'impulsion par rapport à l'énergie, on a :

\boxed{v_g = \frac{1}{p'(E)}}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : relation de dispersion, équation de schrödinger

Exprimer et dans le cas d'une particule vérifiant l'équation de SCHRÖDINGER dans un domaine où est constant. En déduire le caractère relativiste ou non du modèle associé à l'équation de SCHRÖDINGER.

Voir l'indice

Injecter l'expression de l'onde plane dans l'équation de Schrödinger scalaire stationnaire pour obtenir p(E), puis dériver pour en déduire v_g = \mathrm{d}E/\mathrm{d}p.

Voir la stratégie
  1. Injecter l'expression de l'onde plane \underline{\Psi}(x,t) dans l'équation de Schrödinger à potentiel V constant pour en déduire la relation de dispersion entre E et p.
  2. Exprimer p(E), puis calculer la vitesse de groupe v_g(E) = \dfrac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}p} = \dfrac{1}{p'(E)}.
  3. Analyser l'expression de v_g ou la relation p(E) au regard des lois de la mécanique classique et de la relativité restreinte.
Voir la réponse courte

p(E) = \sqrt{2m(E-V)} et v_g = p/m = v : modèle non relativiste où l'énergie cinétique est classique p^2/(2m).

Voir le corrigé complet

Dans un domaine où le potentiel V est constant, calculons les dérivées de la fonction d'onde :

\underline{\Psi}(\vec{r},t) = \underline{\psi}_0 \exp\left[-\frac{\mathrm{i}}{\hbar}(Et - p(E)x)\right]

On a :

\frac{\partial \underline{\Psi}}{\partial t} = -\frac{\mathrm{i}E}{\hbar}\,\underline{\Psi} \quad \text{et} \quad \Delta \underline{\Psi} = \frac{\partial^2 \underline{\Psi}}{\partial x^2} = \left(\frac{\mathrm{i}p}{\hbar}\right)^2 \underline{\Psi} = -\frac{p^2}{\hbar^2}\,\underline{\Psi}

En reportant dans l'équation de Schrödinger (4) :

-\frac{\hbar^2}{2m}\left(-\frac{p^2}{\hbar^2}\underline{\Psi}\right) + V\,\underline{\Psi} = \mathrm{i}\hbar\left(-\frac{\mathrm{i}E}{\hbar}\underline{\Psi}\right) \implies \frac{p^2}{2m} + V = E

Comme p(E) > 0 par hypothèse, on en déduit immédiatement (pour E > V) :

\boxed{p(E) = \sqrt{2m(E - V)}}

D'après la relation établie à la question Q20, la vitesse de groupe s'obtient par v_g = \dfrac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}p} :

E = \frac{p^2}{2m} + V \implies \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}p} = \frac{p}{m}

En exprimant cette vitesse en fonction de l'énergie E :

\boxed{v_g(E) = \sqrt{\frac{2(E - V)}{m}}}

On constate que la relation entre l'impulsion et la vitesse de groupe p = m v_g est la relation classique p = mv (question Q3), sans facteur de Lorentz \gamma. De plus, lorsque l'énergie E tend vers l'infini, la vitesse de groupe v_g diverge et peut dépasser la célérité de la lumière c, ce qui viole le postulat fondamental de la relativité restreinte.

L'équation de Schrödinger constitue donc un modèle non relativiste.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : équation de klein-gordon, vitesse de groupe relativiste

Répondre aux mêmes questions dans le cas d'une particule vérifiant l'équation de KLEIN–GORDON (5).

Voir l'indice

Reprendre la même démarche par substitution dans l'équation de Klein–Gordon et vérifier si la vitesse de groupe reste strictement inférieure à c.

Voir la stratégie
  1. Injecter l'expression de la fonction d'onde plane \underline{\Psi}(x,t) dans l'équation de Klein–Gordon (5) pour un potentiel V constant afin d'obtenir la relation de dispersion liant E et p.
  2. Exprimer l'impulsion p(E), puis en déduire la vitesse de groupe v_g(E) = \left(\frac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}E}\right)^{-1}.
  3. Analyser le comportement à haute énergie et le lien avec la relation d'Einstein (1) pour conclure sur le caractère relativiste.
Voir la réponse courte

p(E) = \sqrt{E^2 - m^2c^4}/c et v_g = pc^2/E = v < c : modèle compatible avec la dynamique relativiste.

Voir le corrigé complet

Considérons la fonction d'onde plane unidirectionnelle proposée :

\underline{\Psi}(x,t) = \underline{\psi}_0 \exp\left[-\frac{\mathrm{i}}{\hbar}(Et - p(E)x)\right]

Dans un domaine où le potentiel V est constant, les dérivées spatiales et temporelles s'écrivent :

\begin{aligned} \Delta \underline{\Psi} &= \frac{\partial^2 \underline{\Psi}}{\partial x^2} = \left(\frac{\mathrm{i}p}{\hbar}\right)^2 \underline{\Psi} = -\frac{p^2}{\hbar^2}\underline{\Psi} \\ \mathrm{i}\hbar \frac{\partial \underline{\Psi}}{\partial t} &= \mathrm{i}\hbar \left(-\frac{\mathrm{i}E}{\hbar}\right)\underline{\Psi} = E\,\underline{\Psi} \end{aligned}

En injectant ces résultats dans l'équation de Klein–Gordon (5) :

\hbar^2 c^2 \Delta \underline{\Psi} + \left(\mathrm{i}\hbar \frac{\partial}{\partial t} - V\right)^2 \underline{\Psi} = m^2 c^4 \underline{\Psi}

il vient, après simplification par \underline{\Psi} \neq 0 :

-p^2 c^2 + (E - V)^2 = m^2 c^4 \iff p^2 c^2 = (E - V)^2 - m^2 c^4

Puisque p(E) > 0, on obtient l'expression de l'impulsion (pour E - V \geqslant mc^2) :

\boxed{p(E) = \frac{1}{c}\sqrt{(E - V)^2 - m^2 c^4}}

D'après la question Q20, la vitesse de groupe s'obtient par v_g = \frac{1}{p'(E)}. En dérivant p(E) par rapport à E :

p'(E) = \frac{1}{c}\,\frac{2(E - V)}{2\sqrt{(E - V)^2 - m^2 c^4}} = \frac{E - V}{c^2 p(E)}

D'où l'expression de la vitesse de groupe :

\boxed{v_g(E) = \frac{c^2 p(E)}{E - V} = c\sqrt{1 - \frac{m^2 c^4}{(E - V)^2}}}

Caractère relativiste du modèle :

  • Pour une particule libre (V = 0), on retrouve la relation de dispersion relativiste exacte d'Einstein :

    E^2 = p^2 c^2 + m^2 c^4
  • La vitesse de groupe vérifie v_g(E) < c pour toute énergie finie, et tend vers la célérité de la lumière c lorsque E \to +\infty, respectant ainsi le postulat de la relativité restreinte.
  • L'équation de Klein–Gordon est d'ordre 2 en temps comme en espace (faisant intervenir l'opérateur d'Alembertien), ce qui lui confère l'invariance de Lorentz.

Le modèle associé à l'équation de Klein–Gordon est donc relativiste.

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Effet tunnel

Notions : effet tunnel, coefficient de transmission

Quelle est la nature de l'onde dans le domaine ? Quelles relations permettent de calculer et ? On ne demande pas de les exprimer ici ! Quel phénomène physique peut-on mettre ainsi en évidence ? Quelle est l'interprétation physique de ?

Voir l'indice

Constater que l'argument sous la racine devient négatif dans l'équation de Schrödinger pour E < V_0 (onde évanescente) et rappeler les conditions de raccordement en x=0 et x=a.

Voir la stratégie
  1. Pour déterminer la nature de l'onde dans [0,a], on analyse le signe du terme cinétique effectif E - V_0 < 0 dans l'équation de Schrödinger stationnaire.
  2. Les conditions aux limites découlent de la continuité imposée à la fonction d'onde et à sa dérivée première par l'équation différentielle spatiale du second ordre.
  3. On identifie le franchissement de la barrière malgré E < V_0 comme l'effet tunnel et on interprète |\underline{T}|^2 à l'aide des densités de courant de probabilité.
Voir la réponse courte

Onde évanescente dans la barrière, continuité de \psi et de sa dérivée en x=0 et x=a ; phénomène d'effet tunnel où |\underline{T}|^2 est la probabilité de transmission.

Voir le corrigé complet
  • Nature de l'onde dans le domaine x \in [0, a] : Dans ce domaine, le potentiel est constant et vaut V_0 > E. L'équation de Schrödinger indépendante du temps s'écrit :

    -\frac{\hbar^2}{2m} \frac{\mathrm{d}^2 \underline{\psi}}{\mathrm{d}x^2} + V_0 \underline{\psi}(x) = E \underline{\psi}(x) \iff \frac{\mathrm{d}^2 \underline{\psi}}{\mathrm{d}x^2} = K^2 \underline{\psi}(x)

    avec K = \frac{\sqrt{2m(V_0 - E)}}{\hbar} \in \mathbb{R}^{+*}. La solution générale s'exprime comme une combinaison linéaire d'exponentielles réelles :

    \underline{\psi}(x) = A \mathrm{e}^{-Kx} + B \mathrm{e}^{Kx} \quad (A, B \in \mathbb{C})

    Il s'agit donc d'une onde évanescente (ou onde non propagative / amortie).

  • Relations permettant de déterminer \underline{R} et \underline{T} : Le potentiel V(x) ne présentant que des discontinuités de première espèce (marches finies), la fonction d'onde spatiale et sa dérivée spatiale première doivent être continues en tout point, en particulier aux frontières de la barrière :

    \begin{aligned} \text{Continuité de } \underline{\psi}(x) \text{ en } x = 0 \quad &\text{et} \quad x = a \\ \text{Continuité de } \frac{\mathrm{d}\underline{\psi}}{\mathrm{d}x}(x) \text{ en } x = 0 \quad &\text{et} \quad x = a \end{aligned}

    Ces quatre conditions aux limites fournissent un système linéaire de quatre équations à quatre inconnues (A, B, \underline{R} et \underline{T}).

  • Phénomène physique mis en évidence : Bien que l'énergie mécanique E de la particule soit strictement inférieure à la hauteur de la barrière de potentiel V_0 (zone classiquement interdite), l'onde transmise pour x > a a une amplitude non nulle. Ce phénomène purement quantique est l'effet tunnel.
  • Interprétation physique de |\underline{T}|^2 : Puisque le potentiel est identique dans les régions x < 0 et x > a (V=0), la vitesse de groupe et l'impulsion p sont les mêmes pour l'onde incidente et l'onde transmise. Le courant de probabilité incident s'écrit j_{\text{inc}} = \frac{p}{m}|\underline{\psi}_0|^2 et le courant transmis j_{\text{trans}} = \frac{p}{m}|\underline{T}|^2 |\underline{\psi}_0|^2.

    La quantité |\underline{T}|^2 s'interprète donc comme le coefficient de transmission en probabilité :

    \boxed{|\underline{T}|^2 = \frac{j_{\text{trans}}}{j_{\text{inc}}}}

    Elle représente la probabilité pour une particule incidente de traverser la barrière de potentiel par effet tunnel.

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Effet tunnel

Notions : paradoxe de klein, équation de klein-gordon

Quelle est la nature de l'onde dans le domaine ? On notera qu'en introduisant , on a .

Voir l'indice

Vérifier le signe de la grandeur q^2 proposée lorsque V_0 - E > mc^2 pour déterminer si l'onde demeure évanescente ou redevient propagative.

Voir la réponse courte

Avec q^2 > 0, l'onde redevient progressive dans la barrière : pas d'atténuation exponentielle malgré le potentiel élevé (paradoxe de Klein).

Voir le corrigé complet

Dans le domaine x \in [0, a], le potentiel est constant et vaut V(x) = V_0.

Cherchons une solution stationnaire en énergie sous la forme \underline{\Psi}(x, t) = \underline{\psi}(x) \exp\left(-\frac{\mathrm{i}}{\hbar} E t\right). En injectant cette forme dans l'équation de Klein–Gordon (5) :

\hbar^2 c^2 \frac{\mathrm{d}^2 \underline{\psi}}{\mathrm{d}x^2} + \left(E - V_0\right)^2 \underline{\psi}(x) = m^2 c^4 \underline{\psi}(x)

En posant \varepsilon = E - V_0, l'équation différentielle spatiale s'écrit :

\hbar^2 c^2 \frac{\mathrm{d}^2 \underline{\psi}}{\mathrm{d}x^2} + \left(\varepsilon^2 - m^2 c^4\right)\underline{\psi}(x) = 0

Comme par hypothèse V_0 - E > mc^2, on a \varepsilon < -mc^2 < 0, de sorte que :

\varepsilon - mc^2 < 0 \quad \text{et} \quad \varepsilon + mc^2 < 0

Leur produit est donc strictement positif, ce qui justifie l'indication de l'énoncé :

q^2 = \frac{(\varepsilon - mc^2)(\varepsilon + mc^2)}{c^2} = \frac{\varepsilon^2 - m^2 c^4}{c^2} > 0

L'équation spatiale se met sous la forme canonique d'un oscillateur harmonique spatial :

\frac{\mathrm{d}^2 \underline{\psi}}{\mathrm{d}x^2} + \left(\frac{q}{\hbar}\right)^2 \underline{\psi}(x) = 0

avec q = \frac{\sqrt{\varepsilon^2 - m^2 c^4}}{c} \in \mathbb{R}_+^*.

La solution générale pour \underline{\psi}(x) est une combinaison linéaire d'exponentielles imaginaires pures :

\underline{\psi}(x) = \underline{A} \exp\left(\frac{\mathrm{i}}{\hbar} q x\right) + \underline{B} \exp\left(-\frac{\mathrm{i}}{\hbar} q x\right)
\boxed{\text{Dans le domaine } x \in [0, a], \text{ l'onde est de nature propagative (progressive ou oscillante).}}

Résultat

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Question 25

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
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  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Effet tunnel

Notions : résonance de transmission, paradoxe de klein

Déterminer la valeur maximale de . Commenter.

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Identifier les conditions sur l'angle \varphi = qa/\hbar qui maximisent le dénominateur de |T|^2 et commenter l'existence d'une transmission parfaite malgré une très haute barrière.

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  1. Exprimer le dénominateur de |\underline{T}|^2 sous forme d'une fonction réelle de la variable trigonométrique \sin^2\varphi.
  2. Étudier les extrema de cette fonction compte tenu de la propriété de la grandeur \alpha.
  3. Conclure sur la valeur maximale de |\underline{T}|^2 et commenter physiquement ce résultat en le confrontant au cas de l'effet tunnel non relativiste.
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La transmission maximale vaut 1 pour des résonances qa = n\pi ; pour un potentiel très grand, des paires particule-antiparticule peuvent être créées.

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Le module au carré du dénominateur s'écrit, pour \varphi réel :

\begin{aligned} |\cos\varphi - \mathrm{i}\alpha \sin\varphi|^2 &= \cos^2\varphi + \alpha^2 \sin^2\varphi \\ &= 1 - \sin^2\varphi + \alpha^2 \sin^2\varphi \\ &= 1 + (\alpha^2 - 1)\sin^2\varphi \end{aligned}

Comme p > 0 et q > 0, l'inégalité arithmético-géométrique donne :

\alpha = \frac{1}{2}\left(\frac{p}{q} + \frac{q}{p}\right) \geqslant 1

avec égalité si et seulement si p = q. Ainsi, le coefficient (\alpha^2 - 1) est strictement positif ou nul :

\alpha^2 - 1 \geqslant 0

Le dénominateur vérifie donc en tout point :

1 \leqslant |\cos\varphi - \mathrm{i}\alpha \sin\varphi|^2 \leqslant \alpha^2

On en déduit que le facteur de transmission est borné par :

\frac{1}{\alpha^2} \leqslant |\underline{T}|^2 \leqslant 1

La valeur maximale de |\underline{T}|^2 vaut ainsi :

\boxed{|\underline{T}|^2_{\max} = 1}

Ce maximum est atteint pour \sin\varphi = 0, c'est-à-dire :

\varphi = \frac{qa}{\hbar} = k\pi \quad (k \in \mathbb{N}^*)

Commentaire :

  • Contraste avec la mécanique non relativiste : Dans le cadre de l'équation de Schrödinger (question Q23), pour une barrière telle que V_0 > E, l'onde dans la barrière est évanescente (q = \mathrm{i}K), ce qui conduit à un facteur de transmission par effet tunnel exponentiellement amorti avec l'épaisseur :

    |\underline{T}|^2 \propto \exp\left(-\frac{2Ka}{\hbar}\right) \xrightarrow[a \to +\infty]{} 0
  • Transmission résonante en régime relativiste : À l'inverse, pour l'équation relativiste de Klein-Gordon avec un potentiel très élevé (V_0 - E > mc^2), l'onde redevient propagative dans la barrière. L'interférence constructive des ondes aller et retour entre les parois x = 0 et x = a conduit à des résonances de transmission totale (|\underline{T}|^2 = 1), strictement identiques à celles d'une cavité de Fabry-Pérot ou à l'effet Ramsauer–Townsend, et ce quelle que soit la largeur a de la barrière.
  • Origine physique (paradoxe de Klein) : Cette pénétration sans atténuation exponentielle au travers d'une barrière d'énergie potentielle supérieure à l'énergie de la particule est la manifestation du paradoxe de Klein. En théorie quantique relativiste des champs, un tel potentiel électrostatique violent est capable d'arracher des paires particule-antiparticule au vide quantique : des antiparticules (d'énergie négative pour l'équation de Klein-Gordon) se propagent alors au sein de la région de fort potentiel.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 1 MPI 2025 ?

Surtout 4 chapitres : Interférences par division d'amplitude (38 % des questions, partie III), Cinématique et dynamique du point (18 %, partie I), Effet tunnel (12 %, partie IV) et Photons et dualité onde-corpuscule (10 %, partie II). Plus ponctuellement : Fonction d'onde et équation de Schrödinger, Quantification et confinement, Modèle scalaire de la lumière et cohérence et Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs.

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 1 MPI 2025 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

Peu : 6 questions sur 25 (24 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI : Q1 à Q3, Q5, Q7 et Q8. Avec les autres programmes de première année : 6 en PCSI, 6 en PTSI et 6 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 1 MPI 2025 ?

Environ 2 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 3 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 1 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 1 MPI 2025 ?

Q25 (résonance de transmission), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 1 MPI 2025 ?

Questions de cours : Q1 (impulsion), Q9 (interféromètre de michelson), Q10 (frange d'égale inclinaison), Q14 (formule de fresnel), Q20 (onde progressive) et Q23 (effet tunnel). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q8 (spectre de l'hydrogène), Q11 (différence de marche) et Q15 (doublet de sodium).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 1 MPI 2025 ?

Questions rapides et accessibles (difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 min au plus) : Q1, Q2, Q5, Q7, Q10, Q11, Q14, Q18 et Q20 à Q22. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q6.

Le sujet Mines-Ponts Physique 1 MPI 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le rapport signale plusieurs questions peu ou très mal traitées (Q7, Q8, Q16, Q18, Q24, Q25) et une question qualifiée de « difficile, très peu traitée ». Moyenne : 10,85/20 (écart-type 3,92, 939 présents).

L'onde progressive de la question Q20 forme-t-elle un état stationnaire ?

Oui : au sens quantique, tout état d'énergie bien déterminée présente une densité de présence |\psi(x,t)|^2 indépendante du temps, ce qui en fait un état stationnaire. Il ne faut pas confondre cette propriété avec celle d'onde stationnaire au sens ondulatoire, qui requiert des ventres et des nœuds d'amplitude fixes.

Pourquoi l'onde est-elle propagative dans la barrière de potentiel à la question Q24 ?

Parce que la barrière est très haute : pour V_0 - E > mc^2, la quantité \varepsilon = E - V_0 est inférieure à -mc^2. Les deux facteurs (\varepsilon - mc^2) et (\varepsilon + mc^2) sont strictement négatifs, ce qui donne q^2 > 0 et conduit à une onde oscillante non atténuée (paradoxe de Klein).

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 25 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 10,85 et d'écart-type 3,92 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.