BCE Maths approfondies HEC/ESCP ECS 2000
Epreuve de maths approfondies - ECS 2000
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Suites et séries de fonctionsProbabilités finies, discrètes et dénombrementAlgèbre généraleInformatiqueFonctions (limites, continuité, dérivabilité, intégration)
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Description
Annale de maths approfondies BCE HEC/ESCP pour la filiere ECS, session 2000.
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ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES
E.S.C.P. - E.A.P.
ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE DE LYON
CONCOURS D'ADMISSION SUR CLASSES PREPARATOIRES
OPTION SCIENTIFIQUE
MATHEMATIQUES II
Mardi 16 Mai 2000, de 8h. à 12h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Le problème consiste en l'analyse d'un algorithme de tri et l'étude de sa complexité.
On note le logarithme népérien d'un réel strictement positif
et
son logarithme en base 2 . On rappelle que
.
On note
Partie I: Étude d'une suite réelle
Dans cette partie la lettre
désignera toujours un entier naturel au moins égal à 2 .
On considère la suite définie par son premier terme
et vérifiant, pour tout
, la relation de récurrence :
.
On considère la suite
- a) Calculer
et en fonction de .
b) Montrer que, pour toutau moins égal à 3 , on a : . - Pour tout entier naturel
non nul, on pose : .
a) Pour toutau moins égal à 3 , exprimer en fonction de .
b) Déterminer deux réelset vérifiant, pour tout réel non nul et distinct de -1 , l'égalité:
c) Pour tout
, établir l'égalité :
.
3) Pour tout , on pose
et
.
a) Calculer en fonction de
et
.
b) Prouver l'égalité : .
c) Déterminer la nature de la série de terme général .
d) En déduire un équivalent de quand
tend vers l'infini.
e) Déterminer un équivalent de quand
tend vers l'infini.
3) Pour tout
a) Calculer
b) Prouver l'égalité :
c) Déterminer la nature de la série de terme général
d) En déduire un équivalent de
e) Déterminer un équivalent de
Partie II: Étude d'une suite de variables aléatoires
A. On considère un espace probabilisé dont la probabilité est notée
, une variable aléatoire
, définie sur cet espace, prenant un nombre fini de valeurs réelles notées
et un événement
de probabilité non nulle.
On note l'espérance de la variable aléatoire
pour la probabilité conditionnelle sachant
, i.e.
On note
Soit (
) un système complet d'événements tous de probabilité non nulle. Prouver l'égalité :
B. Toutes les variables aléatoires considérées dans cette sous-partie sont définies sur un même espace probabilisé dont la probabilité est notée
.
On considère une suite de variables aléatoires telle que, pour tout
non nul,
suit la loi uniforme sur l'ensemble
des entiers compris, au sens large, entre 1 et
.
D'autre part, on considère une suite de variables aléatoires ayant les propriétés suivantes:
On considère une suite
D'autre part, on considère une suite
-
est la variable constante égale à 0 - pour tout entier naturel
au moins égal à 2 , les lois conditionnelles de sachant et de sachant sont toutes deux égales à la loi de - pour tout entier naturel
au moins égal à 3 et tout entier tel que , la loi conditionnelle de sachant est égale à la loi de où et sont deux variables aléatoires indépendantes, ayant même loi que et ayant même loi que .
Par exemple, on a :
et aussi
ce qui, compte tenu des hypothèses, s'écrit :
, la somme étant étendue aux valeurs convenables de l'entier
.
- a) Montrer que
est une variable aléatoire presque sûrement constante égale à 1 .
b) Établir les égalités:et . Calculer l'espérance de qu'on notera . - Déterminer la loi de
et calculer son espérance qu'on notera . - En procédant par récurrence, montrer que, pour tout entier naturel
non nul, prend, presque sûrement, des valeurs entières inférieures ou égales à . - Soit
un entier naturel au moins égal à 2 . On note l'espérance de .
a) À l'aide des résultats de la sous-partie, établir l'égalité : .
b) À l'aide de la partie, donner l'expression de en fonction de ainsi qu'un équivalent de quand tend vers l'infini. - Pour tout entier naturel
non nul, on note la plus petite valeur (entière) prise par la variable avec une probabilité non nulle.
a) Soitet deux entiers naturels, l'entier étant au moins égal à 3 .
Montrer que
est nul si et seulement si les nombres
et
(l'entier
variant de 2 à
) sont nuls.
En déduire que est au moins égal au minimum des nombres
,
.
b) On considère la fonction définie, pour tout
strictement positif, par
.
i) Montrer que est convexe. Pour tout couple d'entiers (
) tel que
, en déduire l'inégalité :
.
ii) Pour tout entier naturel non nul, établir l'inégalité :
. En traitant à part les cas
et
, montrer que, pour tout entier naturel
non nul, on a :
.
6) En procédant par récurrence, établir, pour tout entier naturel non nul, l'inégalité:
En déduire que
b) On considère la fonction
i) Montrer que
ii) Pour tout entier naturel
6) En procédant par récurrence, établir, pour tout entier naturel
Partie III : Étude d'un algorithme de tri
A. On considère un entier naturel
non nul et un ensemble
où
sont des réels vérifiant
. On munit l'ensemble des permutations de
de la probabilité uniforme notée
. On considère les
variables aléatoires
qui, à toute permutation
de
, associent les images des éléments de
par
, i.e.
, et on note
le vecteur aléatoire (
). Pour toute liste (
) d'éléments distincts de
on a donc
- Déterminer la loi de la variable aléatoire
. - On suppose
au moins égal à 2 . Pour toute permutation de on note le premier élément de la liste inférieur à si un tel élément existe et sinon, le deuxième élément inférieur à si un tel deuxième élément existe et sinon, etc., le -ième élément inférieur à si un tel -ième élément existe et sinon.
Par exemple, si
et
alorset .
Soitun entier vérifiant .
a) Combien y a-t-il de listes () d'entiers vérifiant ?
b) Soit () une liste d'éléments distincts de . Établir l'égalité:
c) En déduire l'égalité :
où
désigne la probabilité conditionnelle de
sachant
.
Ainsi la loi conditionnelle de ( ) sachant
est uniforme.
B. Dans un programme écrit en langage Pascal on fait les déclarations suivantes :
Ainsi la loi conditionnelle de (
B. Dans un programme écrit en langage Pascal on fait les déclarations suivantes :
const n = «entier naturel non nul fixé par l'utilisateur» ;
type tableau = array [1..n] of integer;
Soit
une variable de type tableau qu'on suppose constituée d'éléments distincts. Si deb et fin sont deux entiers tels que
on dira qu'un élément
de la liste
est à sa place dans le sous-tableau
si les éléments
sont inférieurs à
et si les éléments
sont supérieurs à
(bien sûr, si
ou
, une seule de ces conditions subsiste).
Ainsi, si et
alors
est à sa place dans le sous-tableau
mais n'est pas à sa place dans le le sous-tableau
.
On dira que le tableau est trié si chacun de ses éléments est à sa place dans
.
On suppose qu'on dispose d'une procédure (écrite en langage Pascal) dont l'en-tête est
Placer (var T : tableau ; deb, fin : integer ; var pl: integer);
qui ne fait rien si fin et qui, si
, effectue, à l'aide de (
) comparaisons, les opérations suivantes:
i) d'une part, elle ne modifie que le sous-tableau de sorte que les éléments de ce soustableau plus petits que
"ont glissé" (sans permutation entre-eux) à gauche de
et les éléments de ce sous-tableau plus grands que
"ont glissé" (sans permutation entre-eux) à droite de
. Ainsi
[deb] se retrouve à sa place dans le sous-tableau modifié.
ii) d'autre part, elle met dans la variable l'indice
tel que
reçoit, au cours de la procédure, la valeur qui était stockée dans
deb
avant l'exécution de la procédure.
Ainsi, si
On dira que le tableau
On suppose qu'on dispose d'une procédure (écrite en langage Pascal) dont l'en-tête est
Placer (var T : tableau ; deb, fin : integer ; var pl: integer);
qui ne fait rien si fin
i) d'une part, elle ne modifie que le sous-tableau
ii) d'autre part, elle met dans la variable
Par exemple, si
l'instruction
une fois exécutée aura changé
en
et affecté la valeur 5 à la variable
, alors que l'instruction
aura laissé
inchangé et affecté la valeur 3 à la variable
.
Par ailleurs on considère la procédure suivante:
Par ailleurs on considère la procédure suivante:
procedure Tri(varT:tableau;deb,fin: integer);
var pl: integer;
begin
if fin > deb then begin Placer(T, deb, fin,pl);
if pl > deb then Tri(T, deb,pl-1);
if pl<fin then Tri(T,pl+1,fin);
end ;
end ;
- a) L'entier
étant compris entre 1 et , quel est l'effet sur la variable de l'instruction ?
b) Dans cette sous-question on suppose qu'initialement.
Déterminer la «trace»de l'instruction
en donnant la liste des procédures successives (avec les valeurs de leurs paramètres) qui sont effectuées et en indiquant à chaque fois les affectations des variables pl et
.
c) Expliquer succinctement l'effet et le principe de fonctionnement de la procédure Tri en indiquant, en particulier, pourquoi l'algorithme s'arrête.
2) On se place à nouveau dans le contexte probabiliste de la sous-partie et, si
est une permutation de
, on affecte la valeur
à la variable
de type tableau, i.e.
,
. On note
le nombre de comparaisons faites lors des différentes exécutions de la procédure Placer (et seulement au cours de celles-ci) quand on effectue la procédure
.
a) À l'aide de la sous-partie , montrer que la suite de variables aléatoires
vérifie les hypothèses de II.B. En déduire un équivalent de l'espérance de
lorsque l'entier naturel
tend vers l'infini.
b) Dans le cas où , donner (en le commentant de manière succincte) un exemple de tableau nécessitant
comparaisons pour être trié.
c) Dans le cas où , donner de même un exemple de tableau nécessitant 10 comparaisons pour être trié.
d) Déterminer une suite d'entiers pour lesquels, dans le cas où
, il existe un tableau d'éléments nécessitant
comparaisons pour être trié.
c) Expliquer succinctement l'effet et le principe de fonctionnement de la procédure Tri en indiquant, en particulier, pourquoi l'algorithme s'arrête.
2) On se place à nouveau dans le contexte probabiliste de la sous-partie
a) À l'aide de la sous-partie
b) Dans le cas où
c) Dans le cas où
d) Déterminer une suite d'entiers
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