La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Exercice 1
Partie 1 : étude d'un exemple
On note Id l'endomorphisme identité de et on considère l'endomorphisme de dont la matrice dans la base canonique est :
a) Déterminer un polynôme annulateur de qui soit de degré 2 .
b) En déduire les deux valeurs propres possibles et (avec ).
c) En Scilab, la commande renvoie dans la variable r le rang de la matrice .
Que peut-on conjecturer quant aux valeurs propres de et à la dimension des sous-espaces propres associés?
d) Donner une base de chacun des noyaux et .
2) a) Justifier qu'il existe une base ( ) de , où ( ) est une base de et une base de . On choisira ces vecteurs de façon que leurs composantes soient des entiers naturels les plus petits possible, la dernière composante de et la première de étant nulles.
b) On note un vecteur quelconque de . Déterminer, en fonction de et les coordonnées de dans la base .
Partie 2 : généralisation
Soit et deux entiers naturels tels que , soit un - espace vectoriel de dimension , et un endomorphisme diagonalisable de ayant valeurs propres, , deux à deux distinctes. On se propose de déterminer la décomposition de chaque vecteur de sur la somme directe , où désigne l'endomorphisme identité de .
3) Soit une base de dans laquelle la matrice de est une matrice diagonale .
a) En notant la matrice identité de , montrer que :
b) En déduire un polynôme annulateur .
Pour chaque de , on définit le polynôme .
4) a) En distinguant les cas et , calculer .
b) Montrer que ( ) est une base de .
c) Établir alors que :
d) En déduire que .
5) a) Montrer que, pour tout de , appartient à , où désigne l'image du vecteur de par l'endomorphisme .
b) En déduire la décomposition cherchée.
6) Vérifier que cette dernière décomposition redonne celle obtenue pour l'endomorphisme de la partie 1 , si l'on choisit et .
Exercice 2
Partie 1 : question préliminaire et présentation de deux variables aléatoires et
On rappelle que la fonction arc tangente, notée Arctan, est la bijection réciproque de la restriction de la fonction tangente à l'intervalle et qu'elle est de classe sur .
a) Rappeler l'expression, pour tout réel , de .
b) Donner la valeur de puis montrer que, pour tout réel strictement positif, on a:
c) Justifier l'équivalent suivant :
a) Vérifier que la fonction qui à tout réel associe peut être considérée comme une densité d'une certaine variable aléatoire à valeurs dans .
b) Déterminer la fonction de répartition de .
a) Vérifier que la fonction qui à tout réel associe peut être considérée comme une densité d'une certaine variable aléatoire à valeurs dans .
b) Déterminer la fonction de répartition de .
Partie 2 : étude d'une suite de variables aléatoires associée à
On considère une suite de variables aléatoires, définies sur un espace probabilisé , mutuellement indépendantes, et suivant toutes la même loi que .
Pour tout entier naturel non nul, on pose et on admet que est une variable aléatoire, définie elle aussi sur l'espace probabilisé .
4) a) Déterminer la fonction de répartition de .
b) On pose, pour tout entier de . Justifier que la fonction de répartition de , notée , est donnée par :
a) Déterminer, pour tout négatif ou nul, la valeur de .
b) Montrer que, pour tout strictement positif, on a :
c) En déduire pour tout strictement positif, la valeur de .
d) Déduire des questions précédentes que la suite de variables aléatoires converge en loi vers .
Exercice 3
Dans tout l'exercice, désigne un entier naturel non nul.
On se place dans un espace euclidien de dimension et on note une base orthonormale de .
Le produit scalaire des vecteurs et de est noté et la norme de est notée .
Partie 1 : définition de l'adjoint d'un endomorphisme de .
Dans toute cette partie, désigne un endomorphisme de .
On se propose de montrer qu'il existe un unique endomorphisme de , noté , qui à tout vecteur de associe le vecteur vérifiant :
a) Montrer que si existe, alors on a, pour tout de :
b) En déduire que si existe, alors est unique.
2) a) Vérifier que l'application définie par l'égalité établie à la question 1a) est effectivement un endomorphisme de .
b) Conclure que cette application est solution du problème posé, c'est-à-dire que c'est l'unique endomorphisme de , appelé adjoint de , vérifiant :
Partie 2 : étude des endomorphismes normaux.
On dit que est un endomorphisme normal quand on a l'égalité :
Soit un endomorphisme symétrique de . Donner son adjoint et vérifier que est normal.
Dans la suite, u désigne un endomorphisme normal.
4) a) Montrer que: .
b) En déduire que .
5) Montrer que si est un sous-espace vectoriel de stable par , alors est stable par .
6) On suppose que possède une valeur propre et on note le sous espace propre associé.
a) Montrer que est stable par .
b) Établir que puis en déduire que est stable par .
Problème
Partie 1
Dans cette partie, désigne un entier naturel non nul. On considère une variable aléatoire prenant ses valeurs dans et on appelle fonction génératrice de , la fonction définie par :
Calculer .
Exprimer l'espérance de à l'aide de la fonction .
Établir la relation : .
Partie 2
On pose, pour tout de et .
4) a) Justifier que, pour tout entier naturel non nul, on a : .
b) Montrer alors que: .
c) En déduire un équivalent très simple de lorsque est au voisinage de .
5) Montrer que la suite est convergente.
Partie 3
Dans cette partie, désigne toujours un entier naturel non nul.
6) On admet que, si et sont des entiers tels que , la commande grand ( 1,1 , ' uin', a, b) permet à Scilab de simuler une variable aléatoire suivant la loi uniforme discrète sur .
Compléter le script suivant pour que les lignes (5), (6), (7) et (8) permettent d'échanger les contenus des variables et .
(1) n=input('entrez une valeur pour n :')
(2) A=1:n
\text { (3) } \mathrm { p } = \mathrm { n }
(4) for k=1:n
(5) j=grand(1,1,'uin',1,p)
(6) aux=----
7) A(j)=----
(8) A(p)=----
(9) }p=p-
(10) end
(11) disp(A)
On suppose dorénavant qu'après exécution du script précédent correctement complété, le vecteur A est rempli de façon aléatoire par les entiers de de telle sorte que les permutations soient équiprobables.
On considère alors les commandes Scilab suivantes (exécutées à la suite du script précédent) :
m=A (1)
c=1
for k=2:n
if A(k)>m then m=A(k)
c=k
end
end
disp (c)
a) Expliquer pourquoi, à la fin de la boucle for, la variable m contient la valeur .
b) Quel est le contenu de la variable c affiché à la fin de ces commandes ?
c) On rappelle qu'en Scilab, l'instruction find(test) permet de trouver à quelle(s) place(s) se trouvent les éléments d'une matrice satisfaisant au test proposé.
Compléter le script Scilab ci-dessous afin qu'il renvoie et affiche le contenu de la variable c étudiée plus haut :
c=find(---)
disp(c)
On admet que les contenus des variables sont des variables aléatoires notées et que le nombre d'affectations concernant la variable informatique effectuées au cours du script présenté au début de la question 7), y compris la première, est aussi une variable aléatoire, notée .
On suppose que ces variables aléatoires sont toutes définies sur le même espace probabilisé ( ). On note la fonction génératrice de son espérance et sa variance.
8) Donner la loi de .
9) a) Montrer que .
b) Déterminer et . En déduire les lois de et .
c) En considérant le système complet d'événements , montrer que :
d) Donner la loi de .
10) a) Vérifier que la formule obtenue à la question 9c) reste valable pour .
b) Établir la relation :
c) En déduire que :
En dérivant la relation (*), trouver une relation entre et puis montrer que
Recherche d'un équivalent de .
a) En dérivant une deuxième fois la relation (*), montrer que :
b) En déduire, pour tout entier naturel non nul, en fonction de et .
c) Montrer que .